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UNIVERSITÉ DE THIES

UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHES


SCIENCES DE L’INGENIEUR
_____________________

Département de Génie Civil


Année : 2016/2017
N° d’ordre : 00110 GC 2017

PROJET DE FIN D’ETUDES


D’INGENIEUR DE CONCEPTION
Spécialité : Génie Civil
(Grade Master)

Présenté par :

Alico MANGUE
David NZALE

Conception d’un programme de calcul et étude


comparative avec Epanet pour le
dimensionnement d’un réseau d’alimentation en
eau potable et d’un château d’eau en béton
armé de 30m3 à 06m à BEMBOU.

Soutenu le 14 Juin 2017 devant le jury composé de :

Président Dr. Mathioro FALL Université de Thiès, UFR SI


Rapporteurs M. Ibrahima DIATTA Université de Thiès, UFR SI
M. Babacar P. KOUNTA
Examinateur M. N’Diouga CAMARA Université de Thiès, UFR SI
Dédicaces
C’est dans une joie immense que je saisis cette opportunité pour dédier ce
mémoire à :
 Ma mère Christine Mangué et toute la famille Mangué
 Madame Koussou Christine et le personnel de Makila
 Mon ami et frère keiba Gou
Que la grâce divine nous comble de ces riches bénédictions !
Alico MANGUE

Dédicaces
Ce travail est dédier à :
 La mémoire de ma mère Marie NZALE (paix a son âme)
 Mon père, ma familles et plus particulièrement à mon oncle pour sa foi en
moi.
 Toute ma promotion pour leur cohabitation chaleureuse en ces trois
dernières années.
David NZALE

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI i David Nzalé
Avant-propos
Nous tenons à travers ces quelques lignes adressées nos remerciements les plus sincères à tous
ceux qui n’ont ménagés aucun effort à la réussite de ce trava il à savoir :
 Nos parents et amis qui ont été d’un soutien inestimable et sans faille tout au long de
ces trois dernier années passées au sein de l’UFR/SI ;
 Le feus Pr. Meïssa FALL, ancien Directeur et membre fondateur de l’UFR SI pour
ses remarquables exploits qui ont été le socle du succès de l’UFR SI (Paix à son âme),
 Mr Babacar Pierre KOUNTA ingénieur de conception de la deuxième promotion de
l’UFR/SI, qui nous a proposé le thème et à bien voulu disposer de son temps pour
nous encadrer tout au long de la recherche ;
 Mr Ibrahima DIATTA enseignant chercheur à l’UFR/SI, de nous avoir enseigné ces
trois dernière années et en plus d’avoir accepté de nous encadrer sur notre mémoire de
fin d’étude ;
 Dr Oustasse Abdoulaye SALL, enseignant chercheur et chef de département génie
civil de l’UFRS/SI pour ses nombreux conseils, orientations et d’avoir été une pièce
maitresse à notre formation ;
 Dr Mathioro FALL, enseignant chercheur à l’UFR/SI, pour ses nombreuses
suggestions dans la rédaction de ce mémoire ;
 Mr Diouga CAMARA, enseignant chercheur à l’UFR/SI, pour sa contribution
inestimable dans notre formation ;
 Enfin, toute la 6eme Promotion de l’UFR/SI pour ce temps passé dans le plus cordiale
et intime respect des uns et des autres.

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI ii David Nzalé
Liste des sigles et des abréviations
W : Action du vent sur la structure
to : Age du béton au moment du chargement
Φ : Angle de frottement
Z1 : Cote du radier du réservoir
Z2 : Cote du point considéré 2
Ks : Coefficient de rugosité qui dépend de la nature de la conduite
Cps : Coefficient de pointe saisonnière
Cpj : Coefficient de pointe journalière
Cph : Coefficient de pointe horaire
k : Coefficient ;
ν : Coefficient de réduction de la résistance du béton fissuré en cisaillement
Ψ(t,to ) : Coefficient de fluage, définissant le fluage entre les temps t et t0, par rapport à la
déformation élastique à 28 jour
 c : Contrainte limite dans le béton
 s : Contrainte limite de l’acier
Cph : Débit journalier moyen
q : Débit unitaire de service en route
D : Diamètre des conduites (mm)
Q : Débit (m3 /s)
Qe : Débit entrant dans le tronçon
Qs : Débit sortant du tronçon
D : Diamètre intérieur ;
Φmin : Diamètre minimal d’armature
φ t : Diamètre des barres transversal
Ng : Effort normale permanent
Nq : Effort normale d’exploitation
NEd,se r : Effort normal de service
NEd,u : Effort normal ultime
VEd,u : Effort tranchant
Cmin : Enrobage minimal
Cmin : Enrobage nominal
a : Espacement entre les barres
e A : Excentricité au centre des aciers tendu
Nq: Facteur de la capacité
Nᵧ: Facteur de la capacité
: Coefficient partiel
ʎ : Coefficient d'élancement
F : Facteur de sécurité
ho : Hauteur de l'eau dans le réservoir
hl : Hauteur libre du niveau de l'eau
H : Hauteur totale du cylindre
h : Hauteur
h : Hauteur totale de la section droite
t : Instant considéré
fy : Limite d'élasticité de l'acier de béton armé
fyd : Limite d'élasticité de calcul de l'acier de béton armé
fyk : Limite caractéristique d'élasticité de l'acier de béton armé
fywd : Limite d'élasticité de calcul des armatures d'effort tranchant

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI iii David Nzalé
L : Longueur de la conduite (m)
lbr,qd : Longueur de recouvrement
Ec : Module d’élasticité du béton
Es : Module d’élasticité de l’acier
μlu : Moment limite réduit
Mg : Moment permanent
M Ed,ser : Moment fléchissant de service
M Ed,u : Moment fléchissant ultime
M Ed,Go : Moment au centre de gravité du béton
M Ed,Go : Moment au centre de gravité des aciers tendu
M q : Moment d’exploitation
nr : Pertes de distribution
J : Perte de charge (mm)
JT : Perte de charge totale
γte rre : Poids volume des terres
γe au : Poids volumique de l’eau
γbé ton : Poids volumique du béton
Gp : Poids propre du Poteau
Gp : Poids propre du Poteau amorce
Gc : Poids propre de la ceinture
Gp : Poids propre de la poutre
Gr : Poids propre du radier
Geq : Poids des équipements
Gf : Poids propre du radier
ρl : Pourcentage d'armatures longitudinales
P2 : Pressions au nœud 2
P1 : Pressions au nœud 1 (côte piézométrique)
i : Rayon de giration
ft : Résistance en traction de l'acier de béton armé
ftk : Résistance caractéristique en traction de l'acier de béton armé
fctk : Résistance caractéristique en traction directe du béton
fck : Résistance caractéristique en compression du béton, mesurée sur cylindre à 28 jours
Fyd : Résistance de calcul de l’acier
Fctm : Résistance à la traction
As1 : Section d’armature tendue
As2 : Section d’armature comprime
Asmin : Section minimal d’armature
G : Totales actions permanents
Q : Totales actions d’exploitations
W : Totales actions du vent
fcm : Valeur moyenne de la résistance en compression du béton, mesurée sur cylindre
fctm : Valeur moyenne de la résistance en traction directe du béton
Vdc : Volume dalle de couverture
V : Volume de la cuve
v : Vitesse d’écoulement de l’eau
Vc : Volume de la ceinture
Va: Volume du Poteau amorce
Vp : Volume du Poteau
Vp : Volume de la poutre
Vr : Volume du radier

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UFR SI iv David Nzalé
Vf : Volume du radier
AEP : Adduction d’eau Potable
BF : Borne fontaine
CCTP : Cahier des clauses techniques particulières
HA : Haute adhérence
OMS : Organisation Mondiale de la santé
OMD : Objectifs Millénaires de Développement
PMA : Pays les Moins Avancés
PMH : Pompe à Motricité Humaines
RSA : Robot Structural Analysis

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UFR SI v David Nzalé
Listes des figures
Figure 1. Superficie et densité de la population par département............................................ 3
Figure 2. Superficie et densité de la population par département.......................................... 12
Figure 3. Réseau de distribution d’eau potable de Bembou ................................................... 13
Figure 4. Interphase Epanet ................................................................................................... 16
Figure 5. Barre menu Epanet ................................................................................................. 17
Figure 6. Diagramme de pression Epanet .............................................................................. 20
Figure 7. Diagramme des débits Excel ................................................................................... 21
Figure 8. Diagramme des débits Epanet ................................................................................ 21
Figure 9. Vue en perspective du château d’eau...................................................................... 25
Figure 10. Poteau encastré et soumis à des charges .............................................................. 31
Figure 11. Poutre sous la dalle de fond .................................................................................. 39
Figure 12. Semelle isolé .......................................................................................................... 62

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UFR SI iii David Nzalé
Liste des tableaux
Tableau 1. Superficie et densité de la population par département en 2013............................. 2
Tableau 2. Calcul des paramètres hydraulique du réseau d’adduction d’eau potable .......... 14
Tableau 3. Etat des conduites du réseau................................................................................. 18
Tableau 4. Etat des nœuds du réseau...................................................................................... 19
Tableau 5. Récapitulatif des dimensions du réservoir ............................................................ 24
Tableau 6. Récapitulatifs des actions permanentes et exploitation ........................................ 29
Tableau 7. Calcul de la descente des charges ........................................................................ 29
Tableau 8. Géométrie du poteau.............................................................................................. 30
Tableau 9. Effort normal et moment fléchissant ..................................................................... 31
Tableau 10. Géométrie de la poutre ........................................................................................ 38
Tableau 11. Géométrie du voile .............................................................................................. 47
Tableau 12. Effort normal et moment fléchissant ................................................................... 47
Tableau 13. Géométrie de la dalle .......................................................................................... 52
Tableau 14. Géométrie du radier............................................................................................. 60
Tableau 15. Effort normal et moment fléchissant ................................................................... 60
Tableau 16. Géométrie du radier............................................................................................ 65

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UFR SI vi David Nzalé
Liste des Annexes
Annexe 1. Plan de ferraillage du poteau .................................................................................. 75
Annexe 2. Plan de ferraillage de la poutre ............................................................................... 76
Annexe 3. Plan de ferraillage de la dalle ................................................................................. 77
Annexe 4 . Plan de ferraillage du voile .................................................................................... 78
Annexe 5. Plan de ferraillage du poteau .................................................................................. 79
Annexe 6. Plan de ferraillage de la poutre ............................................................................... 80
Annexe 7. Plan de ferraillage de la dalle ................................................................................. 81
Annexe 8. Plan de ferraillage du voile .................................................................................... 85
Annexe 9. Plan de ferraillage du radier.................................................................................... 87

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UFR SI vii David Nzalé
Table des matières
Dédicaces ....................................................................................................................................... i
Avant-propos............................................................................................................................. ii
Liste des sigles et des abréviations ......................................................................................... iii
Listes des figures ...................................................................................................................... iii
Liste des tableaux .................................................................................................................... vi
Liste des Annexes.................................................................................................................... vii
Table des matiè res ................................................................................................................. viii
Résumé...................................................................................................................................... xi
Introduction générale ............................................................................................................... 1
1ère Partie : Dimensionne ment du réseau d’eau potable ....................................................... 2
Chapitre 1. -Présentation du village de Bembou ................................................................... 2
Introduction ............................................................................................................................ 2
1.1. Situation démographique ................................................................................................. 2
1.2. Situation climatique et géologique .................................................................................. 3
1.2.1. Situation climatique .................................................................................................. 3
1.2.2. Situation géologique ................................................................................................. 3
1.3. Situation hydrologique et hydrogéologique .................................................................... 3
1.4. Situation économique et sociaux ..................................................................................... 3
1.5. La protection sociale et environnementale ...................................................................... 4
Conclusion .............................................................................................................................. 4
Chapitre 2. -Généralité sur les besoins en eau et Dimensionnement du réseau d’eau
potable ....................................................................................................................................... 5
Introduction ............................................................................................................................ 5
2.1. La demande en eau .......................................................................................................... 5
2.1.1. Définition du concept ............................................................................................... 5
2.1.2. Les déterminants de la demande............................................................................... 5
2.3. Dimensionnement du réseau et programmation sur Excel .............................................. 7
2.3.1. Définition d’Excel .................................................................................................... 7
2.3.1. Dimensionnement du réseau de distribution ............................................................ 8
2.4. Conception d’un réseau ramifié....................................................................................... 9
2.4.1. Les paramètres hydrauliques .................................................................................... 9
2.4.2. Langage de dimensionnement .................................................................................. 9
2.4.3. La génération des débits ........................................................................................... 9
2.4.4. Les modes de desserte ............................................................................................ 10
2.5. Calcul du réseau ramifié par la méthode de Hazan Williams ....................................... 10
2.6. Calcul de dimensionnement sous logiciel Epanet ......................................................... 15
2.6.1. Présentation du logiciel EPANET .......................................................................... 15
2.7. Présentation des résultats du logiciel Epanet................................................................. 18
2.8. Analyse comparative des deux données de sorties Excel- Epanet ................................. 20
2.9. Analyse et étude comparative des pressions ................................................................. 21
Conclusion ............................................................................................................................ 22
2ème Partie : Dimensionne ment du château d’eau................................................................ 23
Chapitre 3. -Dimensionnement du château d’eau en béton armé ...................................... 23
Introduction .......................................................................................................................... 23
3.1. Choix du type ................................................................................................................ 23
3.2. Estimation de la capacité portante du sol ...................................................................... 23
3.3. Détermination préliminaire des dimensions de la cuve ................................................. 23
3.4. Actions........................................................................................................................... 26

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UFR SI viii David Nzalé
3.5. Combinaison d’actions .................................................................................................. 26
3.6. Descente des charges ..................................................................................................... 26
3.6.1. Calcul des actions permanentes .............................................................................. 27
3.6.2. Calcul des actions d’exploitation............................................................................ 28
3.7. Calcul des Paramètres généraux .................................................................................... 30
3.8. Vérification et calcul dimensionnement du poteau ....................................................... 30
3.8.1. Géométrie du poteau............................................................................................... 30
3.8.2. Sollicitations ........................................................................................................... 31
3.8.3. Calcul a l’état limite ultime .................................................................................... 31
3.8.4. Calcul a l’état limite de service .............................................................................. 32
3.8.5. Vérification de l’élancement .................................................................................. 32
3.8.6. Calcul de la flexion composé ................................................................................. 33
3.8.8. Calcul des aciers en flexion simple ........................................................................ 34
3.8.9. Calcul de la section d’acier tendu........................................................................... 34
3.9. Disposition constructive ................................................................................................ 35
3.9.1. Armatures longitudinales........................................................................................ 35
3.9.2 Armatures transversales........................................................................................... 36
3.10. Vérification a l’Etat limite de service.......................................................................... 38
3.11. Vérification et calcul dimensionnement de la poutre .................................................. 38
3.11.1 Géométrie de la poutre .......................................................................................... 38
3.11.2. Sollicitations ......................................................................................................... 39
3.11.3. Calcul de l’effort tranchant................................................................................... 41
3.11.4. Calcul de l’effort tranchant maximal.................................................................... 42
3.11.5. Dispositions constructives relatives aux armatures d’effort tranchant ................. 42
3.11.6 Espacement entre les armatures transversales ....................................................... 42
3.11.7. Disposition constructive relative aux armatures longitudinales et recouvrement 44
3.11.8. Vérification à l’Etat limite de service................................................................... 45
3.12. Vérification et calcul dimensionnement du voile ........................................................ 47
3.12.1. Géométrie du voile ............................................................................................... 47
3.12.2. Sollicitations ......................................................................................................... 47
3.12.3. Calcul à l’état limite ultime .................................................................................. 47
3.12.4. Calcul à l’état limite de service ............................................................................ 47
3.12.5. Calcul de la flexion composé ............................................................................... 48
3.12.7. Calcul des aciers en flexion simple ...................................................................... 49
3.12.8 Calcul de la section d’acier tendu.......................................................................... 49
3.12.10. Disposition constructive ..................................................................................... 50
3.13. Vérification et calcul dimensionnement de la dalle .................................................... 52
3.13.1. Géométrie de la dalle ............................................................................................ 52
3.13.2 Sens de porté.......................................................................................................... 52
3.13.3. Sollicitations ......................................................................................................... 53
3.13.4. Calcul à l’état limite ultime .................................................................................. 53
3.13.5 Calcul à l’état limite de service ............................................................................ 53
3.13.6 Calcul des armatures en flexion simple ................................................................. 54
3.13.7. Section minimale d’armatures .............................................................................. 55
3.13.8 Calcul de l’effort tranchant.................................................................................... 55
3.13.9 Calcul de l’effort tranchant maximal..................................................................... 55
3.13.10 Dispositions constructives relatives aux armatures d’effort tranchant ................ 56
3.13.11 Espacement entre les armatures transversales ..................................................... 56
3.13.12. Disposition constructive relative aux armatures longitudinales et recouvrement
.......................................................................................................................................... 58

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UFR SI ix David Nzalé
3.13.13. Vérification a l’Etat limite de service................................................................. 58
3.14. Vérification et calcul dimensionnement du radier....................................................... 60
3.14.1 Géométrie du radier ............................................................................................... 60
3.14.2. Sollicitations ......................................................................................................... 60
3.14.3. Calcul à l’état limite ultime .................................................................................. 60
3.14.4 Calcul l’état limite de service ................................................................................ 61
3.14.5 Condition de rigidité de la semelle ........................................................................ 61
3.14.6. Calcul des armatures tendues à l’E LU dans le cas du diagramme σ-ε à palier
incline ............................................................................................................................... 62
3.14.7. Dimensionnement de la section intérieur du radier .............................................. 65
3.14.8 Calcul des armatures tendues à l’ELU dans le cas du diagramme σ-ε à palier
horizontal .......................................................................................................................... 66
3.14 .9. Vérification a l’Etat limite de service.................................................................. 69
Conclusion ............................................................................................................................ 71
Conclusion Générale .............................................................................................................. 72
Références bibliographiques.................................................................................................. 73
Annexes.................................................................................................................................... 74

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UFR SI x David Nzalé
Résumé
Les objectifs millénaires de développement (OMD) est de faire en sorte que 88% de la
population ait accès à des points d’eau améliorés pour 2015, remplacer aujourd’hui par
l’Objectif de Développement Durable (ODD). Le gouvernement de la République du Sénégal
à travers le Programme Eau Potable et Assainissement du Millénaire (PEPAM) vise dans ce
sens à améliorer le taux d’accès à l’eau potable dans les milieux ruraux.
C’est ainsi que nous avons choisis de travailler sur le projet d’alimentation en eau potable du
village de Bembou constitué de 1200 habitants dans le département de Saraya, la région de
Kédougou.
En effet, les conditions actuelles d’alimentation en eau du village de Bembou se font à partir
de deux forages, équipés d’une pompe à motricité humaines (PMH) et de puits. Ainsi il est
prévu d’équiper un des forages avec une pompe immergée afin d’alimenter le réseau.
L’objectif de notre étude est de pouvoir dimensionner le réseau d’alimentation en eau avec le
logiciel Epanet et dimensionner le même réseau par un pro gramme Excel afin de pouvoir
comparer les deux données de pressions au niveau des nœuds. Modéliser et dimensionner
ensuite le château d’eau de 30m3 par le logiciel RSA et par un programme Excel afin de
pouvoir calculer la section des armatures et générer le plan de ferraillage.

Etant donné l’importance du projet, il sera impératif après les résultats obtenus par les
logiciels et programmation Excel de pouvoir faire une étude comparative des deux méthodes
afin de pouvoir faire une recommandation sur la méthode fiable pour les projets futurs en
matière des infrastructures hydrauliques tel que les châteaux d’eau.

Mots clés : Epanet- Excel-Réseau-Hydraulique-RSA-Château d’eau-Réservoir-Conduites.

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UFR SI xi David Nzalé
Introduction générale
Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de 2015 sur le progrès en
matière d’assainissement et d’alimentation en eau potable des populations, les objectifs
millénaires de développement (OMD) est de faire en sorte que 88% de la population ait accès
à des points d’eau améliorés pour 2015 ont été atteints et dépassé en 2010.
 6,6 milliards de personnes dans le monde ont accès à un point d’eau améliorée,
 Au niveau mondiale 663 millions de personnes n’ont pas accès à cette forme
d’approvisionnements. C’est la première fois que ce nombre passe sous la barre des 700
millions ;
 Les pays les moins avancés (PMA) n’ont pas atteint la cible, mais 42% de la population
actuelle a accédé à cette forme d’approvisionnement depuis 1990 ;
 En Afrique subsaharienne, pendant la période couverte par les OMD, 427 millions de
personne ont obtenu un accès à un point de ce type, soit en moyenne 47 000, personnes
par jour pendant 25ans.
Tout de même il faut noter que 2 millions de personnes environ, pour la plupart des enfants de
moins de cinq ans, meurent chaque année de maladies diarrhéique. Les populations les plus
touchées vivent dans les pays en développement, dans des conditions d’extrême pauvreté, en
zone périurbain ou rurale. Pour réduire la charge de morbidité causée par ces facteurs de
risque, il est d’une importance capitale de donner accès à des quantités suffisantes d’eau
potable, de fournir des installations pour l’évacuation hygiénique des excréta et de mettre en
place des comportements adéquats en matière d’hygiène.
C’est dans ce sens que le gouvernement sénégalais dans sa politique de développement en
faveur du monde rural qui représente 60 % de la population totale du Sénégal, à travers des
programmes de développements en synergie avec ses partenaires ont inscrit plusieurs projets
de construction des infrastructures hydrauliques tels que les bassins et réservoirs dans les
stations de traitement d’eau pour l’amélioration de l’alimentation en eau potable des
populations. Les conditions actuelles d’alimentation en eau du village de Bembou dans le
département de Saraya, Région de KEDOUGOU se font à partir de deux forages, équipés
d’une pompe à motricité humaines (PMH) et de puits. Le projet étudié par Aquassistance, à la
demande de l’association Initiatives Citoyennes et Solidaires consiste à équiper un des forages
d’une pompe immergée afin d’alimenter un mini réseau de bornes fontaines (6 BF), le Centre
de Santé, le collège et l’école.
Pour ce faire il est prévu la réalisation d’un réservoir et des bornes fontaines. L’objectif de
cette étude est de créer un programme Excel permettant le dimensionnement du réseau de
distribution d’eau potable et faire une simulation du même réseau de distribution d’eau
potable sur Epanet afin de faire une étude comparative des deux données. Il sera aussi créé un
programme sur Excel permettant de calculer de dimensionner et vérifier par les règles de
l’Eurocod 2 un château d’eau de 30m3 de volume et haut de 6m. Ensuite dimensionner le
même château d’eau sur le logiciel robot structural analysis (RSA) afin de générer les plans de
ferraillages des éléments et éventuellement les notes de calculs.
En effet, ce travail nous permettra de mettre en exergue les avantages et inconvénients des
deux méthodes afin de choisir le plus avantageux pour pouvoir optimiser et fiabiliser les
résultats de calcul de dimensionnement et aussi mettre en reliefs certaines limites à
l’exécution des calculs. Notre travail sera composé de trois chapitres à savoir :
 Chapitre 1 : Présentation du village de Bembou
 Chapitre 2 : Généralité sur les besoins en eau et dimensionnement du réseau d’eau
potable
 Chapitre 3 : Dimensionnement du château d’eau en béton armé

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UFR SI 1 David Nzalé
1ère Partie :
Dimensionnement du réseau d’eau potable
Chapitre 1. -P résentation du village de Bembou
Introduction : cette partie de l'étude consiste à présenter le site sous plusieurs aspects. Elle
donne ainsi un aperçu des caractéristiques essentielles de la zone étudiée.
Le présent projet concerne l’amélioration de l’alimentation en eau du village de Bembou, du
Centre de Santé, du collège et de l’école, situés dans la Communauté Rurale de Bembou dans
le département de Saraya, Région de Kédougou. Cependant les données démographique,
climatique, géologie, hydrologique, hydrogéologique et économique ont été faite sur
l’ensemble du territoire régional de Kédougou.
1.1. Situation dé mographique
Bembou est un petit village de 1200 habitants répartis dans toute sa superficie. Cependant
notons que ce village se modernise et les populations ont plutôt des habitudes de citadins.
Ceci est dû au fort taux d’exode rural. Avec une population de 151.357 habitants en 2013
selon les résultats définitifs du RGPHAE, la région de Kédougou ne représente que 1,1% de
la population du Sénégal. La région occupe la dernière place du point de vue démographique
par rapport aux autres régions du Sénégal.
La croissance s’est accélérée entre 2002 et 2013 (ANSD-RGPHAE 2013) pour atteindre une
moyenne de 3,5% par an sur la période. La croissance démographique de la région est l’une
des plus élevées du Sénégal durant cette dernière décennie. La densité de la population
régionale s’élève à 9 habitants au km2 en 2013. Le département de Kédougou est toutefois
nettement plus peuplé que les deux autres départements. Il concentre toujours plus de la
moitié de la population régionale, soit 52%. Il est suivi du département de Saraya (33%) et
enfin de Salémata (15%) des effectifs (figure1 et tableau 1). Le Département de Kédougou
représentait en 2002, 55% de la population régionale alors que celui de Saraya était à 29%.
Entre 2002 et 2013, la population s’est accrue de 3,5% par an en moyenne sur tout le territoire
régional. La population du Département de Saraya connait la plus forte hausse, avec une
augmentation de 4,9% par an, contrairement aux départements de Salémata et Kédougou dont
la hausse est moins marquée avec respectivement 2,7% et 3%. Cette tendance traduit
l’attractivité de ces territoires pour des populations en quête de revenu pour une meilleure
qualité de vie.
Tableau 1. Superficie et densité de la population par département en 2013.
Nom de la localité Population Superficie en km² Densité en km²
Département Kédougou 78521 6149 13
Département Salémata 22112 1970 11
Département de Sayara 50724 8777 6
Région de Kédougou 151357 16896 9

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Figure 1. Superficie et densité de la population par département
1.2. Situation climatique et géologique
1.2.1. Situation climatique
La région a un climat de type soudano-guinéen. On y distingue deux grandes périodes de
régime thermique. La période de basses températures, allant de Juillet à Février avec plus de
fraîcheur aux mois de Décembre et de Janvier et la période de hautes températures se situant
entre Mars et Juin. Les températures sont généralement élevées avec des maxima variant entre
34° et 42° et des minima de 21° à 25°. Elle est l’une des régions les plus pluvieuses du
pays avec au moins 1300 mm/an. La saison des pluies dure environ six (06) mois, de Mai à
Octobre, avec une saison sèche de six (06 ) mois également allant de Novembre à Mai.
Elle est soumise au harmattan pendant sept (07) mois (Octobre à Avril). Toutefois, cette
pluviométrie se caractérise par une grande variabilité spatio-temporelle, les mois d’Août et
Septembre étant les plus pluvieux.
1.2.2. Situation géologique
Les principaux types de sols de la région sont les suivants : les sols minéraux bruts d’érosion
(lithosols), les sols peu évolués d’érosion gravillonnaire, les sols ferrugineux tropicaux (non
lessivés, lessivés sans concrétions et lessivés avec concrétions), les vertisols, les sols hydro-
morphes et halomorphes. Il est à noter que les sols ferrugineux tropicaux et les sols peu
évolués d’érosion prédominent dans la région.
1.3. Situation hydrologique et hydrogéologique
Le réseau hydrographique est dense et dépend très fortement de la pluviométrie. La région est
arrosée par la Falémé et le fleuve Gambie et ses affluents tels que le Niokolo. La Gambie et la
Falémé qui constituent les deux grands fleuves, entrent en étiage par endroits et jouent un rôle
important dans le développement local (agriculture, alimentation en eau des hommes et du
bétail). La région compte également une multitude de petits cours d’eau, mais intermittents
dont le Diougol, le Daléma, le Dialé, le Diaguiri, le Diarra, le Thiokoye, le Sandoundou, etc.
1.4. Situation économique et sociale

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L’économie régionale qui était fortement tributaire de l’agriculture, est aujourd’hui dominée
par le secteur informel tel que le commerce qui a pris un grand essor grâce en partie, au
développement exponentiel de l’orpaillage. Cette dernière citée a fini de changer la
configuration de la région avec l’abandon progressif de l’agriculture, l’occupation anarchique
de l’espace et la ruée des populations de la sous-région vers les sites d’exploitation aurifère
(par exemple à Sambrambougou, au moins (14) nationalités y ont été recensées). Cette
nouvelle situation renforce la vulnérabilité de la région de Kédougou à l’insécurité
alimentaire. Compte tenu de tout ce qui précède donc, il urge de relancer et de renforcer les
politiques agricoles de l’Etat dans la région et ainsi éviter aux populations des risques de
famine. Par ailleurs, d’autres secteurs peuvent aussi être valorisés pour mieux booster la
croissance économique. Parmi ces secteurs, les mines semblent occuper une place de choix.
Pour ce faire, il est indispensable de promouvoir les PME/PMI qui s’activent directement ou
indirectement dans les activités minières, mais aussi organiser et réglementer dans les
meilleurs délais le secteur de l’orpaillage. D’autres secteurs tels que l’élevage, le tourisme,
l’artisanat et la culture doivent aussi être valorisés et ainsi contribuer au développement
économique de la région.
1.5. La protection sociale et environne mentale
Le niveau de pauvreté actuelle de la région de Kédougou fait que les couches les plus
vulnérables à savoir les personnes âgées, les handicapés, les enfants et les femmes sont de
plus en plus exposées. Parmi celles-ci, les enfants et les femmes sont les plus affectés par
cette vulnérabilité surtout au niveau des sites d’orpaillage appelés « Diouras » avec
l’utilisation de produits chimiques dangereux comme le mercure et le cyanure, la poussière et
les violences causées par les adultes. Ces mêmes produits causent des dégâts énormes sur
l’environnement avec notamment la pollution des eaux de surface et souterraines.
Par ailleurs, le statut de zone carrefour de la région, ainsi que les activités lucratives liées à
l’orpaillage favorisent l’utilisation à grande échelle des motos et cyclomoteurs avec pour
conséquences :
 De nombreux accidents souvent mortels,
 Des nuisances de toutes sortes (bruit, poussière, fumée).
Ainsi, la systématisation des études d’impacts environnementales et sociales et un suivi
rigoureux des plans de gestion de ces études aideraient à atténuer les éventuels impacts
négatifs sur les populations et l’environnement. Les collectivités locales doivent également
élaborer des plans de contingence et réaliser des ouvrages d’assainissement dans les grandes
agglomérations.
Conclusion : l’évolution de la population durant ces 37 dernières années (de 1976 à 2013),
révèle un taux de croissance démographique de plus en plus fort (le département de Saraya
avec un taux de croissance de 4,9%). Cette situation laisse entrevoir l’ampleur des besoins en
aménagement des infrastructures hydrauliques pour satisfaire dans un moyen ou a court
terme afin d’adapter cette population galopante au développement socio-économique de la
région. Avec une pluviométrie qui dure pendant (06) mois, elle est l’une des régions les
plus pluvieuses du pays avec au moins 1300 mm/an. Il est à noter aussi que les sols
ferrugineux tropicaux et les sols peu évolués d’érosion prédominent dans la région.
Précisément pour le village de Bembou qui a une population de 1200 habitants, il n’en
demeure pas moins exempt de la situation de la région.

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Chapitre 2. -Généralité sur les besoins en eau et Dimensionnement
du réseau d’eau potable
Introduction : dans ce chapitre, il est question de faire un dimensionnement du réseau d’eau
potable avec deux méthodes à savoir :
 Un programme Excel permettant de calculer les paramètres hydrauliques tels que les
pertes de charges, la conduite de distribution et la pression de l’eau au niveau de chaque
nœud tout en connaissant le débit véhiculé au niveau de chaque conduite soit évalué
d’après les besoins en eau de la population ou encore un débit de 1 l/s attribué à chaque
nœud par le maitre d’ouvrage,
 Dimensionner sur le logiciel Epanet qui fait une simulation du comportement hydraulique
et qualitatif de l’eau sur de longues durées dans les réseaux sous pression. Ce logiciel à
l’avantage de disposer d’un puissant moteur de calcul hydraulique ayant les
caractéristiques suivantes : la taille du réseau à étudier peut être illimitée, le calcul des
pertes de charges dues à la friction se fera à l’aide de la formule de Hazen-Williams, il
inclut aussi les pertes de charges singulières et les réservoirs peuvent avoir des formes
variées (variation du diamètre avec la hauteur). L’avantage de dimensionner le réseau de
distribution d’eau avec ces deux méthodes, est de pouvoir comparer les résultats obtenus
afin de faire un choix du résultat optimal.
2.1. La demande en eau
2.1.1. Définition du concept
Le besoin en eau d’un usager est ce qu’il consommerait en dehors de toute contrainte
économique. Dans la conception des systèmes, c’est une simple allocation de quantité d’eau
fixée par les pouvoirs publics ou le projeteur. La demande d’un usager est la consommation
qu’il a atteinte lorsque celui-ci intègre la synthèse de ses contraintes économiques, son
appréciation de la valeur sociale et sanitaire de l’eau. La notion de demande est née de la
nécessité de prendre en compte toutes les contraintes pour construire des systèmes,
économiquement viables, socialement acceptables et durables du point de vue de
l’environnement. Compte tenu de l’importance que prend aujourd’hui la valeur économique
de l’eau en raison de coûts de mobilisation de plus en plus élevés et de sa raréfaction, le
service de l’eau entre dans la logique qui veut que les installations et les quantités d’eau
produites soient perpétuellement adaptées à la demande solvable. Le service de l’eau potable
répond donc au jeu de l’offre et de la demande, avec un mécanisme d’ajustement qui est le
marché (E.I.E.R 2003).
2.1.2. Les déterminants de la de mande
La demande en eau est influencée par quatre facteurs principaux :
a) Les conditions socio-économiques des usagers
 Les revenus : la modification de la structure de consommation est influencée par la
fluctuation des revenus,
 Le comportement culturel des usagers vis-à-vis de l’eau : quelle valeur d’usage et
quelle importance de sa liaison à la santé ?
 Le niveau d’équipement sanitaire de l’habitat.
b. Le développe ment urbain

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Ce sont les traits caractéristiques de la localité sur le plan de l’organisation et de l’occupation
des sols, l’existence et le développement d’unités économiques consommatrices d’eau.
c. Les sources d’approvisionnement existantes
La qualité, la quantité, le coût et la fiabilité des sources d’approvisionnement alternatives au
système amélioré ont une influence considérable sur l’évolution de la demande. En
particulier, dans les pays en développement le trait caractéristique du marché de l’eau est
l’existence de relations de concurrence et de complémentarité entre différents systèmes
d’AEP (système classique, BF, porteurs d’eau, forages, puits saisonniers ou pérennes, cours
d’eau, etc.. . .). Certaines familles utilisent 1‘eau d ’un réseau pour la consommation, celle des
sources traditionnelles pour les autres usagers (lessive). Dans ces conditions, au moment de la
planification, une attention sera portée sur la demande en eau en provenance du système
amélioré et celle qui restera l’apanage des sources alternatives
d. La tarification
Une variation des tarifs entraîne un réajustement des quantités demandées, c’est l’élasticité
de la demande par rapport aux tarifs.
2.2.2.1. La demande domestique
La demande domestique qui compose 60 à 80% de la consommation en eau de la plupart des
petits et moyens centres urbains en Afrique subsaharienne est souvent difficile à cerner.
Surtout que la question comporte deux volets, à savoir la quantité d’eau à desservir et la
qualité de service liée au mode d’approvisionnement (BF, BP, autres). Les sources de
motivations des usagers et les éléments sur lesquels il faut les sensibiliser pour accroître leur
adhésion afin de maximiser les bénéfices pour la santé seront identifiés au cours de
l’évaluation de la demande. Plusieurs outils sont disponibles pour l’évaluation de la demande
en services améliorés en eau dans les localités non encore pourvues de systèmes modernes
d’approvisionnement en eau. Ils utilisent toutes deux approches, l’approche directe et
l’approche indirecte. En termes de quantité, La demande spécifique (l/j/hab.) est fonction du
niveau de vie, de la culture des populations et des niveaux d’équipement sanitaire. On
distingue deux niveaux dont les valeurs usuelles sont listées:
Les besoins vitaux : eau de boisson, cuisson d’aliments, hygiène corporelle, vaisselle et
lessive.
 milieu rural 15 à 25 l/j/hab,
 milieu urbain 20 à 35 l/j/hab ;
La demande liée au niveau de vie et les habitudes culturelles : WC à chasse, bain ou douche à
eau courante, évier et lavabo, nettoyage, arrosage de pelouse, piscine etc.….
 milieu urbain et semi- urbain 25 à 100 l/j/hab.
Dans les pays développés, les consommations spécifiques domestiques sont souvent stables,
actuellement en baisse. Dans les pays en développement, le niveau de service auquel chaque
ménage aura accès dépend de sa volonté et capacité de payer discutée supra. Dans les pays de
la sous-région l’on a les intervalles suivants :
 hydraulique rurale : 15 à 20 l/j/hab,
 bornes fontaines : 15 à 30 l/j/hab.
 branchements particuliers :
- un seul robinet de cours : 30 à 70 l/j/hab,
- avec installations sanitaires intérieures raccordées 60 à 100 l/j/hab.
Dans la pratique les consommations spécifiques dépendent des habitudes culturelles. Elles
sont souvent plus élevées en zone humide qu’en zone aride. Elles varient peu à l’intérieur
d’un même mode d’approvisionnement. Elles changent lorsqu’on passe d’un mode à un autre.

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2.2.2.2. La demande sociale
La demande en eau des services et édifices publics dépend du niveau d’éq uipement sanitaire,
du taux et de la durée des fréquentations. Il faudrait donc en faire l’inventaire, évaluer le
niveau d’équipement actuel et futur ainsi que les habitudes de consommations observées. En
Afrique, les services publics sont peu équipés en installations sanitaires, les besoins en eau
sont en général limité aux besoins vitaux : A titre indicatif.
 École sans internat : 3 à 5 l/j/élève,
 École et caserne avec internat 30 à 60 l/j/pers ;
 Hôpitaux et dispensaires 150 à 200 l/j/lit ;
 Administration : 5 à 10 l/employé/j ;
 Marché équipé d’installations sanitaires : 0 ,4.m3/1000 occupants/j
 Arrosage parc, pelouse. 2 - 5 l/j/m².
2.2.2.3. La demande des activités économiques
L’estimation de la demande (industrie, artisanat, commerce) se fera par enquête a u niveau de
chaque unité. Cependant il faut tenir compte des besoins de l’artisanat qui sont quelque fois
diffusés à l’intérieur de la ville.
 Abattoir (par tête d’animal abattu)
 ovins-caprins 120 à1601,
 bovins 200à10001 ;
 porcins 100 à 400 1.
Généralement, dans les grandes et moyennes villes, la quantité d’eau utilisée pour l’abreuvage
du bétail est marginale. Mais dans certaines localités, souvent de petite taille, situées en zones
arides où l’élevage périurbain tend à se maintenir et se développer, les besoins du bétail
peuvent représenter une proportion importante de la demande en eau. Dans ce cas les
consommations spécifiques à prendre en compte sont les suivantes par tête, par jour: (Source
CILSS).
 bovins - caprins : 401,
 ovins - caprins : 51 ;
 arsins. 20 1 ;
 porcins 101 ;
 volailles 0, l - 0,2 1.
Il ne sera pas perdu de vue que ce sont des consommations spécifiques moyennes qui
enregistrent des fluctuations comparables à celles des consommations domestiques humaines.
2.3. Dimensionnement du réseau et programmation sur Excel
2.3.1. Définition d’Excel
Excel est un programme informatique développé et distribué par Microsoft Corp. Il s’agit
d’un logiciel qui permet de réaliser des taches comptables et financières grâces à ses
applications pour créer et travailler avec des feuilles de calcul. Ainsi pour notre travail,
l’utilisation essentielle du tableur Excel consistera à réaliser des calculs. Ces calculs
s’effectueront dans les cellules à l’aide des formules utilisant des opérations et/ou des
fonctions.

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2.3.1. Dimensionnement du réseau de distribution
2.3.1.1. Les fonctionnalités du système de distribution
Le système de distribution est le dernier maillon de la chaîne du système classique
d’approvisionnement en eau potable. Son rôle est de transporter l’eau du stockage jusque chez
les usagers et d’en assurer la livraison. Quatre exigences sont recherchées :
 L’accessibilité technique et financière aux usagers,
 Une qualité de l’eau répondant aux normes de potabilité ;
 La continuité du service ;
 Une pression de service suffisante.
2.3.1.2. La structure du réseau
 La classification des réseaux
Le système de distribution est souvent décliné en sous-réseaux afin de subdiviser ses
fonctions principales pour améliorer ses performances. Le choix des conduites composant
chacun des sous-réseaux dépend des débits en cause, de la taille du réseau et de l’importance
du maillon de conduite dans le fonctionnement du système. Le réseau primaire est constitué
des conduites qui desservent principalement les zones de distribution. Les conduites primaires
sont celles qui ont les plus grands diamètres. Le choix des conduites dites primaires est
consécutif à l’étude de sensibilité des conséquences de leur défaillance sur la qualité et la
continuité du service. Il faut alors minimiser les points de faiblesse sur ces conduites. C’est
pourquoi le réseau primaire ne comporte pas de points de livraison.
L’ensemble des conduites secondaires forme le réseau secondaire dont le rôle est d’assurer la
répartition des débits à l’intérieur d’une zone de distribution. Les dispositifs de défense contre
l’incendie y sont connectés et les raccordements des points de livraison y sont tolérés.
L’ensemble des conduites tertiaires transporte et distribue l’eau aux usagers. C’est sur ces
conduites que sont installés la plupart des points de livraison : branchements privés, bornes
fontaines. Les différents sous-réseaux d’un système de distribution sont agencés sous la forme
d’un réseau ramifié, un réseau maillé ou la combinaison des deux.
 Le réseau ramifié
Un réseau ramifié est un réseau construit sous forme d’arbre allant des conduites primaires
aux conduites tertiaires. L’écoulement s’y s’effectue de l’amont vers l’aval dans les
conditions normales de fonctionnement. Il est adapté aux réseaux de faible densité des points
de livraison et une continuité de service peu exigée. D’un coût relativement bas à
l’investissement, cet avantage par rapport au réseau maillé s’estompe avec les désavantages
liés aux pertes de charge élevées du système, l’apparition de zo nes mortes en cas d’arrêt ou
de baisse de consommation, la création de grandes zones d’interruption de la fourniture d’eau
en cas de défaillance. La sécurité du service est mal assurée et les frais de pompage sont
relativement peu élevés par rapport à un réseau maillé rendant un service de niveau
équivalent.
 Le réseau maillé
Un réseau maillé est un réseau de conduites dont la plupart des extrémités des tronçons sont
connectées pour former des mailles. Les points de rencontre des conduites sont des nœuds. Le
sens de l’écoulement de l’eau à l’intérieur des mailles dépend fortement de la demande. Il n’y
a pas de zones mortes tant qu’il y a un minimum de consommation ; ce qui contribue à
préserver la qualité de l’eau. Chaque point du réseau maillé peut être alimenté par deux
nœuds. En raison de ces deux degrés de liberté, la sécurité dans la distribution et la qualité du
service sont plus grandes. En cas de rupture de conduite, l’interruption de service se limite à

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la portion de réseau concernée, isolée par deux à trois vannes. Son coût de construction est
relativement élevé par rapport au réseau ramifié.
2.4. Conception d’un réseau ramifié
2.4.1. Les paramètres hydrauliques
 Le débit de dimensionnement du réseau est choisi pour les conditions les plus
Défavorables, c’est à dire à l’heure de pointe. En toute rigueur, l’on devra tenir compte du
débit nécessaire pour étouffer un incendie pendant l’heure de pointe. Mais en général, on
accepte une baisse de pression pendant cette période dont la probabilité d’occurrence est
quasiment nulle. Le débit de dimensionnement est donc le débit de pointe horaire Q ph généré
pour chaque tronçon à partir des points de livraison aux usagers.
 La pression de service est donnée dans le cahier de charges des sociétés de
distribution d’eau.
 Les conditions de vitesse sont voisines de celles de l’adduction (E.I.E.R 2003).

0,3m/s < V < 1m/s


2.4.2. Langage de dimensionnement
 Le nœud est la rencontre de deux ou plusieurs conduites, un lieu de concentration de
Points de livraison .de l’eau aux usagers.
 Un tronçon est la portion de conduite comprise entre deux nœuds. Le débit entrant et
Le débit sortant se définit par rapport au nœud et exprime le bilan des écoulements à ce nœud.
2.4.3. La génération des débits
Après avoir tracé le réseau, les débits desservis à chaque nœud (consommation ponctuelle
importante, antenne) ou de service en route sont identifiés :
 Le débit desservi à un nœud est la somme des débits ponctuels soutirés à ce nœud.
 Le débit desservi sur chaque tronçon peut être déte rminé de deux manières :
- une desserte uniforme sur la longueur de la conduite : Dans un secteur du réseau,
si les points de livraison, d’importance équivalente, sont uniformément répartis sur
les tronçons, la desserte peut être considérée uniforme sur la longueur des
conduites. Le débit desservi par chaque conduite est proportionnel à sa longueur ;
- une desserte uniforme sur la surface du secteur : Lorsque la répartition de la
demande est uniforme par rapport à la surface desservie, eu égard au type de
livraison choisi par les usagers, la desserte est considérée uniforme sur la surface
du secteur et exprimée en l/s/ha. Une triangulation est nécessaire pour affecter à
chaque tronçon la surface desservie et le débit résultant ;
- Le débit de calcul d’un tronçon : à partir des débits desservis, les débits transitant
sont répartis en respectant la loi des nœuds. Le débit initial de calcul de chaque
tronçon comporte deux éléments ;
- le débit transité par le tronçon pour desservir la demande du nœud situé à son
aval ;
- le débit desservi par le tronçon lui- même qui peut prendre deux formes, soit une
répartition de ce débit entre les deux nœuds, soit un service en route.
Dans tous les cas, la loi des nœuds qui exprime le principe de conservation de la matière doit
être respecté :

(2.1)

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Un report sur plan est nécessaire pour l’harmonisation des débits. Dans la majorité des villes
africaines subsahariennes, la densité de l’habitat, la qualité du service demandée sont
différentes suivant les quartiers et les ménages. La ségrégation de l’habitat est souvent faible.
On retrouve dans le même tissu urbain les bornes fontaines, les branchements particuliers de
cours, les branchements particuliers domestiques indifféremment distribués. C’est pourquoi
les deux méthodes de générations des débits seront judicieusement combinées pour générer
les consommations aux nœuds et les débits initiaux de calcul des conduites.
2.4.4. Les modes de desserte
Dans les réseaux AEP ; il existe deux modes de desserte.
 La desserte ponctuelle :
Le tronçon assure uniquement une fonction de transport. La desserte ponctuelle correspond à
la satisfaction d’un besoin à un point précis (usine, groupe d’immeubles, antenne de desserte)
dont le volume est significatif par rapport au débit transité.
 Le service en route ou desserte uniforme sur un tronçon :
Certaines conduites assurent à la fois une fonction de transport et de distribution. C’est le cas
en AEP lorsque des branchements particuliers sont exécutés sur les conduites de distribution.
Compte tenu de la configuration des lotissements, les branchements sont le plus souvent
raccordés à des intervalles réguliers sur les conduites et ont des débits quasi- identiques. On
parle alors de service en route. Pour faciliter les calculs des conduites, on recherche le débit
fictif de calcul qui entraîne la même perte de charge. C’est la formule du service en route. Le
débit fictif de calcul est Q f
Q f  0,55Qe  0,45Qs (2.2)
Où :

- Q e = Débit entrant dans le tronçon,


- Q s = Débit sortant du tronçon ;
- L = longueur de la conduite.
q = Débit unitaire de service en route
Qe  Qs (2.3)
q
L
2.5. Calcul du réseau ramifié par la méthode de Hazan Williams
L’objectif du calcul du réseau de distribution est la détermination des paramètres
géométriques et hydrauliques des canalisations formant le réseau de distribution c'est-à-dire le
diamètre D (m), le gradient de la perte de charge J, la vitesse de l’écoulement v (m/s) en
fonction d’une répartition arbitraire des débits Q (m3 /s) puis la vérification de la pression au
sol au niveau de chaque nœud qui doit être comprise entre 10 m.c.e et 40 m.c.e pour dire que
le calcul est acceptable ou non. Ce calcul ne peut se faire qu’après avoir évaluer les différents
débits susceptibles d’être évacuer par chaque tronçon et cela après avoir estimé les différents
besoins en eau de l’agglomération urbaine (population, industrie, équipements, etc.…).
L’équation de Hazen williams est une relation empirique utilisée en hydraulique pour calculer
les pertes de charges dues à la rugosité des conduites. Elle permet de décrire les écoulements
turbulents de l’eau avec une relative précision.
a) Le diamètre D : La détermination du diamètre géométrique D pour chaque tronçon en
fonction des débits des tronçons, des gradients J et le coefficient de rugosité sont
calculés par la formule de Hazen Williams. Cette évaluation repose sur le calcul des
paramètres suivants :

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0 , 38
 Q 
D  1,62 0,54  (2.4)
 J Ks 

- D : diamètre de la conduite (mm),
- Q : débit (m3 /s) ;
- Ks : coefficient de rugosité qui dépend de la nature de la conduite (PEHD
ks=150).
b) Le débit Q : la détermination du débit de dimensionnement pour chaque tronçon se
calcul par estimation des différents besoins en eau en fonction des paramètres suivant
 Le coefficient de pointe saisonnière Cps,
 Le coefficient de pointe journalière Cpj ;
 Le coefficient de pointe horaire Cph ;
 Le débit journalier moyen Djm ;
 Les pertes de distribution nr.
D jm  C ps  C pj
Q ph  C ph (2.5)
n  24 r

c) La perte de charge J : c’est la perte irréversible d’énergie de pression que subit un


liquide lors de son passage dans une conduite, cette perte d’énergie est liée à la vitesse
du fluide, la rugosité, le débit véhiculé et le diamètre de la conduite.
10,65  Q1,85
J  1,85 (2.6)
K s  D 4,87

- J : perte de charge (mm),
- D : diamètre de la conduite (mm) ;
- Q : débit (m3 /s) ;
- Ks : coefficient de rugosité qui dépend de la nature de la conduite (PEHD
ks=150).
d) La pression au niveau des nœuds de conduites
Le principe consiste à déterminer par calcul les paramètres qui suivent et de faire les
modifications nécessaires pour les conformer à des normes préétablies :
 la vitesse dans chaque conduite,
 les pertes de charge ;
 la pression aux différents nœuds.
Le tableau Excel dressé est relatif aux tronçons et aux nœuds pour permettre, l’appréciation
des vitesses dans les conduites et les pressions de service aux différents nœuds.
Les pertes de charge linaire et les vitesses sont obtenues par calcul en utilisant les formules de
pertes de charge de Hazen-Williams. La côte piézométrique est déterminée par soustraction
de la perte de charge entre le nœud considéré et la charge du nœud amont. On peut alors
calculer la pression en faisant la différence entre la côte piézométrique et la côte géométrique.
S’il y a des insuffisances de pression l’on procède à des modifications du réseau ou la
variation des conduites. La valeur de perte de charge singulière est pris égale a 10% de la
perte de charge linaire et le coefficient de rugosité Ks dû à la nature de la conduite qui est pris
égal à 150 (conduite PVC).
Ainsi le calcul de la pression au point P2 est égal :
P2 P1 Z  J T  (2,7)
Où :

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P2 : pressions au nœud 2
P1 : pressions au nœud 1 (côte piézométrique)
Z1 : cote du radier du réservoir
Z2 : cote du point considéré 2
JT : perte de charge totale

Figure 2. Schéma d’un réseau de distribution d’eau potable

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Figure 3. Réseau de distribution d’eau potable de Bembou

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Tableau 2. Calcul des paramètres hydraulique du réseau d’adduction d’eau potable
NŒUD Qm longueur U D Ks Pdc J (10-3 Jt Z* Z* Pression Pression
ΔZ
S (l/s) (m) (m/s) (mm) (mm) locales m/m) (m) amont aval 1 2
-
CE-F 8 41,00 1 90,00 150 10% 0,02 0,74 155,00 153,00 6,20
2,00 7,46
-
F-E 8 84,00 1 90,00 150 10% 0,02 1,52 153,00 151,00 7,46
2,00 7,94
E-BF6 1 60,00 1 63,00 150 10% 0,00 0,13 151,00 151,00 0,00 7,94 7,81
-
E-BF5 5 50,00 1 63,00 150 10% 0,04 2,15 151,00 150,00 7,94
1,00 6,79
-
E-H 2 113,00 1 63,00 150 10% 0,01 0,89 151,00 147,00 7,94
4,00 11,05
H-BF4 1 55,00 1 63,00 150 10% 0,00 0,12 147,00 147,00 0,00 11,05 10,93
H-BF3 1 110,00 1 63,00 150 10% 0,00 0,24 147,00 148,00 1,00 11,05 9,81
-
BF5-D 4 75,00 1 63,00 150 10% 0,03 2,13 150,00 149,00 6,79
1,00 5,66
D-C 4 35,00 1 63,00 150 10% 0,03 1,00 149,00 149,00 0,00 5,66 4,67
-
C-G 4 20,00 1 63,00 150 10% 0,03 0,57 149,00 148,00 4,67
1,00 5,10
-
G-B 2 40,00 1 63,00 150 10% 0,01 0,32 149,00 148,00 5,10
1,00 5,78
B-BF7 1 48,86 1 63,00 150 10% 0,00 0,11 149,00 149,00 0,00 5,78 5,67
B-B' 1 338,00 1 63,00 150 10% 0,00 0,74 149,00 149,00 0,00 5,78 5,04
B'-BF8 1 24,18 1 63,00 150 10% 0,00 0,05 149,00 149,00 0,00 5,04 4,99
-
G-A 2 160,00 1 63,00 150 10% 0,01 1,26 148,00 145,00 5,10
3,00 6,83
-
A-BF2 2 160,00 1 63,00 150 10% 0,01 1,26 145,00 142,00 6,83
3,00 8,57
BF2-
1 163,00 1 63,00 150 10% 0,00 0,36 142,00 144,00 2,00 8,57
BF1 6,22

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2.6. Calcul de dimensionnement sous logiciel Epanet
2.6.1. Présentation du logiciel EPANET
2.6.1.1. Description du logiciel
EPANET est un logiciel de simulation du comportement hydraulique et qualitatif de l’eau sur
de longues durées dans les réseaux sous pression. Un réseau est un ensemble de tuyaux,
nœuds (jonctions de tuyau), pompes, vannes, bâches et réservoirs. EPANET calcule le débit
dans chaque tuyau, la pression chaque nœud, le niveau de l’eau dans les réservoirs, et la
concentration en substances chimiques dans les différentes parties du réseau, au cours d’une
durée de simulation divisée en plusieurs étapes.
Epanet dispose d’un puissant moteur de calcul hydraulique ayant les caractéristiques
suivantes :
 La taille du réseau étudié est illimitée,
 Le calcul des pertes de charges dues à la friction se fait à l’aide des formules de
Hazen-Williams, Darcy-Weisbach et Chezy-Manning ;
 Il inclut les pertes de charges singulières aux coudes, aux tés etc. ;
 Il peut modéliser les pompes à vitesse fixe ou variable ;
 Il peut calculer l’énergie consommée par une pompe et son coût ;
 Il peut modéliser différents types de vannes, des clapets de non-retour ;
 Les réservoirs peuvent avoir des formes variées (variation du diamètre avec la
hauteur) ;
 Il peut modéliser des consommations dépendantes de la pression ;
 Le fonctionnement de la station de pompage peut être piloté par des commandes
(heures de mise en marche/ d’arrêt en fonction du niveau du réservoir) ou par des
commandes élaborées plus complexes ;
Les étapes classiques de l’utilisation d’EPANET pour modéliser un système de distribution
d’eau sont les suivantes :
 Dessiner un réseau représentant le système de distribution, ou importer une
description de base du réseau enregistrée dans un fichier au format texte,
 Saisir les propriétés des éléments du réseau;
 Décrire le fonctionnement système;
 Sélectionner un ensemble d’options de simulation;
 Lancer une simulation hydraulique ou une analyse de la qualité;
 Visualiser les résultats d’une simulation (voir le Chapitre 9).
2.6.1.2. Environnement du logiciel
L’environnement de travail de base d’EPANET est affiché dans la figure ci-dessous. Les
éléments d’interface sont: une Barre de Menu, deux Barres d’Outils, une Barre d’état, une
fenêtre du Schéma du Réseau, une fenêtre de Navigateur, et une fenêtre d’éditeur des
Propriétés. La description de chacun de ces éléments est réalisée dans les sections suivantes
(EPANET 2.0 2003).
 Vue d’ensemble

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Figure 4. Interphase Epanet
 Barre de menu
La Barre de Menu est situé dans la partie supérieure de l’environnement de travail d’EPANET
et contient un ensemble de menus utilisés pour contrôler le programme. Elle propose :
- Menu Fichier,
- Menu édition ;
- Menu Affichage ;
- Menu Projet ;
- Menu Rapport ;
- Menu Fenêtre ;
- Menu Aide.
Le navigateur des données
La rubrique Navigateur des Données permet l’accès aux différents objets du réseau classifiés
par catégorie (nœuds de demande, tuyaux, etc.). Les boutons du bas de la fenêtre sont utilisés
pour ajouter, supprimer ou modifier ces objets.

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Figure 5. Barre menu Epanet
2.6.1.3. Données d’entrée pour le dimensionne ment
L’utilisation du logiciel est sujette à la connaissance d’un certain nombre d’informations tant
pour les nœuds que pour les conduites du réseau. Ces informations sont appelées données
d’entrée. Il s’agit :
a) Pour les conduites
 De la longueur (m)
 Du diamètre intérieur (mm)
 De la rugosité
b) Pour les nœuds
 De l’altitude (m),
 De la demande de base (L/s).
Ces données sont insérées à l’aide des éditeurs de propriétés (figure 8) qui s’activent
spontanément si on double clic sur les objets concerné

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2.7. Présentation des résultats du logiciel Epanet
 Etat des conduites du réseau
Tableau présentant les différentes valeurs des conduites du réseau (Tableau 3).
Tableau 3. Etat des conduites du réseau
Longueur Diamètre Rugosité Débit Vitesse Perte de Charge Unitaire.
Conduite
(m) (mm) (mm/mce) (l/s) (m/s) (m/km)
BF2-BF1 163 63 150 1,00 0,32 2,57
G-B 40 50 150 2,00 0,64 9,41
B-BF7 48,86 50 150 1,00 0,51 8,19
H-BF3 110 50 150 1,00 0,51 8,19
B-B’ 338 50 150 1,00 0,51 8,19

B’-BF8 24,18 50 150 1,00 0,51 8,19


E-BF6 60 50 150 1,00 0,51 8,19

H-BF4 55 40 150 1,00 0,8 25,45


G-A 160 50 150 2,00 1,02 30,59
A-BF2 160 50 150 2,00 1,02 30,59
CE-F 41 90 150 8,00 1,26 21,71
F-E 84 90 150 8,00 1,26 21,71
E-H 113 63 150 2,00 0,64 9,41

E-BF5 50 63 150 5,00 1,60 54,74


BF5-D 75 63 150 4,00 1,28 35,51
D-C 35 63 150 4,00 1,28 35,51
C-G 20 63 150 4,00 1,28 35,51

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 Etat des nœuds du réseau
Tableau présentant les différentes valeurs des pressions au droit des nœuds (Tableau 4).
Tableau 4. Etat des nœuds du réseau
Altitude Demande Base Demande Charge Pression
Nœud (m) (l/s) (l/s) (m) (m)
Nœud 1 149 0 0,00 153,34 4,34
Nœud 2 149 0 0,00 156,11 7,11

Nœud 3 148 0 0,00 157,33 9,33


Nœud 4 149 0 0,00 158,04 9,04
Nœud 5 149 0 0,00 159,29 10,29
Nœud 7 151 0 0,00 164,69 13,69
Nœud 8 153 0 0,00 166,51 13,51
Nœud 10 142 1 1,00 147,54 5,54
Nœud 11 149 1 1,00 152,44 7,44
Nœud 6 149 1 1,00 153,14 4,14

Nœud 12 144 1 1,00 155,71 6,71


Nœud 13 149 1 1,00 147,12 3,12
Nœud 14 147 0 0,00 152,86 3,86
Nœud 16 147 0 0,00 152,37 5,37
Nœud 9 151 1 1,00 153,77 6,77
Nœuds 19 151 1 1,00 161,95 11,95
Nœuds 20 151 1 1,00 164,19 13,19
Réservoir 18 161,2 Sans Valeur -8,00 161,95 6,20

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2.8. Analyse comparative des deux données de sorties Excel-Epanet
 Diagrammes de pression au droit des nœuds
La figure suivante présente le diagramme des pressions au droit des nœuds obtenu par simulation sur Epanet en rouge et sur Excel en bleu (voir
figure 6).

Figure 6. Diagramme de pression Epanet

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 Diagramme des débits au droit des nœuds
La figure suivante présente le diagramme des débits au droit des nœuds calculés par Excel
(voir figure 7).

Figure 7. Diagramme des débits Excel


 Débits au droit des nœuds calculés par Epanet
La figure suivante présente le diagramme des débits au droit des nœuds (voir figure 9).

Figure 8. Diagramme des débits Epanet


2.9. Analyse et étude comparative des pressions
L’objectif principal de ce chapitre est la présentation de ces deux méthodes de calcul et la
détermination par ces méthodes des valeurs des données de sorties des pressions au droit des
nœuds, afin de pouvoir faire une étude comparative pour l’optimisation technico-économique
et choisir la méthode fiable dans le dimensionnement des réseaux d’adduction d’eau potable.

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L’optimisation technico-économique de certains diamètres de conduites ont permis
d’optimiser les vitesses, la pression en certains points, ainsi que la hauteur du réservoir. Le
choix définitif des diamètres de conduites obéit à quatre règles à savoir :
 Minimiser la valeur des diamètres de conduites pour réduire les stocks de réparation ;
 Faire des raccordements hydrauliques favorables entre les conduites aux
ramifications ;
 Choisir les valeurs des pressions minimales situé dans l’intervalle de la pression
nominal ;
 Optimiser économiquement et financièrement l’ensemble.
Ainsi après un bon paramétrage des données d’entrée, les valeurs des do nnées de sortie nous
ont permis de tracer le diagramme des pressions ou nous remarquons que les valeurs des
pressions du logiciel Epanet sont légèrement élevées que celles de la programmation Excel.
Cette différence de valeur s’explique principalement par la valeur des pertes de charges
singulières au niveau de changement de direction. Dans la programmation Excel avec la
formule de Hazen williams la valeur des pertes de charges singulières est pris égale à 10% de
la valeur de pertes de charges linaires. Par contre au niveau du logiciel Epanet les pertes de
charges singulières provoquées notamment par la croissance de la turbulence qui se produit
au niveau des coudes, des tés et des vannes pour les prendre en compte, il faut assigner au
tuyau un coefficient de perte de charge singulière.
En effet, le logiciel a tendance à calculer et fournir des résultats optimaux par la prises en
compte des coefficients des pertes de charges singulières liés au coudes, vannes, raccords, Tés
etc.
Conclusion
Nous voulons a travers cette étude montrée qu’à long terme il va falloir réfléchir sur comment
affiner la programmation en intégrant les coefficients des pertes de charges singulières pour
que le programme ne devient pas un programme figé mais qu’il change en fonc tion de la
réalité des projets cela permettra d’avoir un programme très viable et oser avoir les mêmes
résultats que le logiciel

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2ème Partie :
Dimensionnement du château d’eau
Chapitre 3. -Dimensionnement du château d’eau en béton armé
Introduction
Le stockage dans les systèmes de distribution est l’accumulation en un point de quantité d’eau
pour résoudre un problème technique et/ou un problème économique (coût de l’énergie).
Les stockages ont pour fonction principale de résorber ou d’atténuer les phénomènes
transitoires préjudiciables au fonctionnement des installations et participent à la sécurisation
du système de distribution, à la continuité du service et à l’amélioration de sa qualité.
Les réservoirs sont parmi les moyens de stockage les p lus utilisés dans de nombreuses
industries, notamment dans les industries pétrolières, gazières et pétrochimiques. Ils peuvent
être de forme cylindrique, sphérique. Ils sont aériens ou enterrés, horizontaux ou verticaux, en
fonction de la nature du produit stockée, son environnement et son utilisation. Les réservoirs
sont plus complexes en matière de dimensionnement, d’étude et de prise en charge du volet
sécurité .Ils sont en interaction avec le produit stocké, l’environnement extérieur tel que les
conditions climatique.
3.1. Choix du type
Dans le cadre de ce projet, nous optons pour un réservoir surélevé avec une coupole
cylindrique et un radier plat.
Le dimensionnement se fera suivant les règles du béton armé aux états limites de l’eurocode.
Le choix de la forme a été commandé par la faible capacité (30 rn3 ) du réservoir et par la
faible économie qu'entraînerait la mise en place de coupole avec fond et toiture coniques à
cause des coûts de leur coffrage et coulage.
Ainsi, les dimensions des différents éléments du château d'eau ont été choisies en respectant
les règles limites tout en restant économique.
3.2. Estimation de la capacité portante du sol
La capacité portante du sol est nécessaire pour voir si l'ouvrage projeté pourra être supporté
par le sol.
Mais vue la faible envergure de l'ouvrage (par rapport à un château d'eau de 500 à 1000 m3 ),
on peut se permettre de faire une estimation de la capacité du moment où on n'a que du sable
Nous prenons une capacité de σ = 150 kPa ; un angle de frottement de φ = 34° et un poids
volumique de = 19 KN/m 3
 Formule des facteurs de capacité (Meïssa Fall 2014).
π 
Nq  tg 2     e πtg (3.1)
4 2
Nγ  Nq  1 cotg
 Formule de la charge admissible :
   D   Nq  1  0,4    B  N 
Qadm    (3.2)
 F 
3.3. Détermination préliminaire des dimensions de la cuve
Des études menées concernant les réservoirs ont permis d'établir des relations entre certaines
dimensions de la cuve (Réf. : Techniques de J'ingénieur)
D  1,405  V  3 (3.3)
1

Où :
- D : diamètre intérieur ;
- V : volume de la cuve

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Comme nous disposons d'un réservoir de 30 m3 , alors on a :
D  1,405  30
1
3  4,36m
D  4,36m
Ainsi nous allons pouvoir déterminer la hauteur de l'eau dans le réservoir: ho
4 V
h0  (3.4)
  D2
4  30
h0   2m
  4,36 2
h0  2m
La hauteur libre du niveau de l'eau jusqu'à la couverture est déterminée par la relation
suivante :
hl  0,1  D (3.5)
hl  0,1  4,36  0,436m
hl  0,436m
Donc, la hauteur totale du cylindre est :
H  h0  hl (3.6)
H  2  0,436  2,44m
H  2,44m
Des règles de bonnes pratiques (par exemple minimiser les effets du vent) nous incitent à
prendre souvent une hauteur h pas trop différente du diamètre, ainsi nous allons réajuster ces
deux grandeurs. En définitive, nous allons considérer :
 H  3,5m
 D  4m
Des règles de bonnes pratiques (par exemple minimiser les effets du vent) nous incitent à
prendre souvent une hauteur h pas trop différente du diamètre, ainsi nous allons réajuster ces
deux grandeurs. Dans le cadre de ce projet, nous optons pour un réservoir surélevé avec une
coupole cylindrique et un radier plat. Le choix de la forme a été commandé par la faible
capacité (30m3 ) (CCTP-Réservoir et BF 2014) du réservoir et par la faible économie
qu'entraînerait la mise en place de coupole avec fond et toiture en coque à cause des coûts de
leur coffrage et coulage.
Comme épaisseur de la dalle de couverture, on prend 120 mm ec = 120 mm, et pour la dalle
de fond on prend 120mm vue le poids qu’il supporte on a jugé nécessaire de l’affecter cette
épaisseur ; ef = 120mm.
Pour la paroi, on prend une épaisseur de 150 mm ; ép. = 150 mm
Pour le radier, nous allons aussi choisir une dalle plate car l'érection de coupole serait très
onéreuse alors que l'économie sur le matériau du fait de la faiblesse des dimensions du
cylindre ne serait pas très appréciable. Son épaisseur est égale à er = 400 mm (tableau 5).
Tableau 5. Récapitulatif des dimensions du réservoir
Epaisseur Hauteur Diamètre Diamètre Epaisseur Epaisseur Epaisseur
du radier du intérieur extérieur dalle de dalle de paroi
réservoir couverture fond cylindrique
400 mm 350 mm 370 mm 400 mm 120 mm 120 mm 150 mm

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Figure 9. Vue en perspective du château d’eau

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3.4. Actions
L’actions des charges permanentes et des charges d'exploitation concernées doivent être
déterminées pour chacune des situations de projet identifiée conformément à l'EN 1990, 3.2.
a. Actions pe rmanentes
Dans les combinaisons d'actions, il convient de considérer le poids propre total des éléments
structuraux et des éléments non-structuraux comme une action unique (voir l’EN 1990
Tableau A.1.2 (B) note 3 EC0). Dans la plupart des cas, il convient de représenter le poids
propre des constructions par une valeur caractéristique unique, et de le calculer sur la base des
dimensions nominales et des valeurs caractéristiques des poids volumiques correspondants.
Ainsi on retiendra comme charge permanente:
 Poids volumique du béton γbéton = 25kN/m3
 Poids des équipements fixe : il sera fixé à 10kN
 Poids volume des terres : γterre = 20kN/m3
b. Actions d’exploitations
Sauf indication contraire figurant dans la présente norme, les charges d'exploitation doivent
être classées comme actions variables libres (voir 1.5.3 et 4.1.1 de l'EN 1990). Dans les
situations de projet dans lesquelles les charges d'exploitation agissent en même temps que
d'autres actions variables (actions dues au vent, à la neige, aux grues ou aux machines, par
exemple), les charges d'exploitation totales incluses dans le cas de charge doivent être
considérées comme une action unique. Ainsi on retiendra comme charge d’exploitation :
 Poids volumique de l’eau γeau = 10 kN/m3
 Poids du bonhomme d’entretien : il sera fixé à 10kN
c. Actions du vent
Les hypothèses pour le calcul du vent dépendront de la zone
D’implantation de l’ouvrage et de l’agressivité du milieu. Notre site choisi pour l’implantation
de l’ouvrage se situe dans la zone Sénégal oriental (Sud-est), donc on retiendra une valeur de
pression de l’air à 16,6 kPa. (Source : SENVENT/Carte des vents du Sénégal).
3.5. Combinaison d’actions
Les formats généraux de combinaison d'actions pour les états- limites ultimes et de service
sont donnés dans l'EN 1990, Section 6.
Le calcul des combinaisons d’actions vis-à-vis des états limites se feront comme suit :
 Etat Limite Ultime (ELU)
C1 : 1,35G + 1,5Q + W
 Etat Limite de Service (ELS)
C2 : G + Q + W

- G : Totales actions permanentes
- Q : Totales actions d’exploitations
- W : Totales actions du vent
3.6. Descente des charges
La descente des charges consiste à évaluer les différentes actions (permanente, exploitation,
vent etc.) pouvant agir sur la structure afin de pouvoir faire le dimensionnement des éléments
structuraux.

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3.6.1. Calcul des actions permanentes
 Dalle de couverture et dalle de fond de la cuve : La dalle de couverture et la dalle de
fond ont une forme circulaire avec les dimensions suivantes :
edc = 12cm, r = 200cm
Vdc  π  R 2  e dc (3,7)
Vdc  1,507m3
G dc  Vdc  γ béton (3.8)
G dc  37,68kN
La dalle de couverture et la dalle de fond sont de même dimension a lors on aura :
G dc  G df  37,68kN
 Poutre ceinture supérieure et infé rieure : Les poutres de ceinture inférieure et
supérieure sont aussi circulaires, dans la transmission des charges elles font le relais
entre les dalles er la cuve. Elles sont de dimensions suivantes :
b=20cm h=20cm L=1,256
Vcs  b  h  L (3.9)
Vcs  0,050m3
G cs  Vcs  γ béton
G cs  1,256kN
Etant donné que les dimensions de la poutre inferieure sont les même que la poutre supérieure
on aura donc :
G cs  G ci  1,256kN
 Cuve : La cuve appelée aussi cheminée est de forme cylindrique, son poids propre
peut être calculé par la formule suivante :
D = 4m r = 2m h=3,5m
π  Dé (3.10)
Vc  h
4
Vc  0,247m
G c  Vc  γ béton
G c  6,18kN
 Dalle supérieure : La dalle supérieure est de forme carré avec les dimensions
suivantes :
L = 2,5m l = 2,5m e ds = 12cm
Vds  L  l  e ds (3.11)
Vds  0,75m 3
G ds  Vds  γ béton (3.12)
G ds  18,75kN
 Poutre supérieure : Les poutres supérieures sont de section rectangulaire et ont les
dimensions suivantes :
b = 30cm h = 40cm L = 2,5m
Vp  b  h  L (3.13)
Vp  0,3m3
G p  Vp  γ béton (3.14)

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G p  7,5kN
 Poteau en élévation : Les poteaux en élévation sont de sections carrés et ont les
dimensions suivantes :
b = 40cm h = 40cm L = 6m
Vp  b  h  L (3.15)
Vp  0,96m3
G p  Vp  γ béton (3.16)
G p  24 kN
 Poteau en amorce : Les poteaux en amorces sont aussi de sections carrés et ont les
dimensions suivantes :
b = 40cm h = 40cm L = 1,5m
Va  b  h  L (3.17)
Va  0,24m 3
G a  Va  γ béton
G a  6kN
 Radier : Le radier constitue la semelle du château d’eau, elle est la structure qui
supporte toutes les charges de l’ouvrage et les transmet au sol. Ainsi la connaissance
de la charge permanente du radier no us permettra de calcul la contrainte du sol. Les
dimensions du radier sont les suivantes :
L = 4m l = 4m er = 0,4m
Vr  L  l  e r (3.18)
Vr  6,4m3
G r  Vr  γ béton
G r  160kN
 Equipements du château d’eau : La charge des équipements sont fixées de façon
forfaitaire. En effet, il est un peu délicat de connaître la valeur exactes des
équipements alors nous prenons une charge totale de : G éq  10kN
 Actions des terres : L’action des terres doit être prise en compte car sa charge est
importante et elle s’applique directement sur la fondation. Pour cela nous devons
calculer le volume de la fouille.
Vf  Ll  h (3.19)
V f  47,5m 3
G f  Vf  γ terre (3.20)
Gf  950 kN
3.6.2. Calcul des actions d’exploitation
Les charges d’exploitation sont désignées par la lettre Q et résultent de l’usage normal de
l’ouvrage. Ces charges sont provoquées par l’occupation temporelle de l’ouvrage ou des
parties de l’ouvrage. Dans notre cas le volume d’eau contenu dans le réservoir est donc
considéré comme action d’exploitation.
 Action de l’eau : Soit le volume d’eau à plein contenu dans la cuve et sa charge
correspondante. Cette charge correspondante est obtenu en déduisant le volume de la
cuve et la multipliée par la masse volumique d’eau.

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Mais en réalité dans notre projet, le volume d’eau est donné dans le cahier de charges et égal à
30 m3 , donc nous pouvons évaluer la charge comme suit :
Q eau  Veau * γ eau (3.21)
Q eau  300kN
 Surcharge d’entretien de la dalle supérieure : cette charge d’exploitation est le poids
du bonhomme pouvant intervenir dans le temps pour l’entretien et toute autre urgence
sur la dalle. Elle est prise égale à 1KN/m² (tableau 6 & 7).
Q ent  1 * S dal (3.22)
Qent  12,56kN
Tableau 6. Récapitulatifs des actions permanentes et exploitation
Actions
Elé ment de l’ouvrage Actions pe rmanentes Actions d’exploitation
G (kN) Q (kN)
dalle de couverture cuve 37,68
Poutre de ceinture supérieure 1,256
Cuve 6,18
Poutre de ceinture inferieure 1,256
dalle de fond 37,68
dalle supérieure 18,75
Poutre 7,5
Poteau en élévation 24
Poteau amorce 6
Radier 160
Poids des terres sur la fondation 950
Equipements du château d’eau 10
Poids de l’eau 300
Surcharge d’entretien 12,56
Tableau 7. Calcul de la descente des charges

Actions sur les structures

Elé ment de l’ouvrage Actions pe rmanentes Actions d’exploitation


G (kN) Q (kN)

dalle de couverture cuve 37,68 12,56

Poutre de ceinture supérieure 38,936 12,56


Cuve 43,35 312,56

Poutre de ceinture inferieure 44,61 312,56

dalle de fond 91,71 312,56

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 29 David Nzalé
dalle supérieure 43,15 312,56

Poutre 50,65 50
Poteau en élévation 74,75 50
Poteau amorce 80,65 50
Radier 720,648 312,56

3.7. Calcul des Paramètres généraux


Le projet est d’une durée de 50ans alors on est en projet de situation durable.
La classe d’exposition ici est XA1 avec une résistance caractéristique 30MPa
Ces paramètres nous permettent de calculer les caractéristiques du béton et de l’acier.
a. Béton
 Résistance de calcul
  0,8
c = 1,5 ; αcc = 1 ; k1 = 0,6 f ck = 30MPa  50 MPa  
  1

f cd =  cc f ck  1
30
 20MPa (3.23)
γ c
1,5

f cu = η f ck  1
30
 20MPa (3,24)
γ 1,5
c

 Résistance à la traction
f ck  30MPa
f ck  0,3 f ck   f ck  2,9MPa
2/3 (3.25)
 Contrainte limite à l’ELS
σ c  k1  f ck  0,6  30  18MPa (3.26)

b. Aciers
 Résistance de calcul
k3 = 0,8 ; fyk = 500 MPa
f yk 500
f yd    435MPa (3.27)
γ s 1,15
 Contrainte limite à l’ELS
σ s  k 3  f ck  0,8  500  400MPa (3.28)

3.8. Vérification et calcul dimensionne ment du poteau


3.8.1. Géométrie du poteau
Apres le pré-dimensionnement on obtient les dimensions du poteau voir (Tableau 8).
Tableau 8 : Géométrie du poteau
Longueur (cm) Hauteur (cm) Largeur (cm) Section (cm2 ) Volume (cm3 )
600 40 40 1 600 9600

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 30 David Nzalé
Figure 10. Poteau encastré et soumis à des charges
3.8.2. Sollicitations
On à déterminer les valeurs du tableau ci-dessous a l’aide du logiciel de calcul des structures
RDM6 voir (tableau 9).
Tableau 9. Effort normal et moment fléchissant
Effort normal Moment fléchissant
Nq (kN) Ng (kN) Mq (kN.m) Mg (kN.m)
0.04 50.65 0.008 18.89
3.8.3. Calcul a l’état limite ultime
 Effort normal ultime
N Ed,ELU  1,35 Ng  1,5 Nq  W (3.29)
N Ed,ELU = 71,51 kN
 Moment fléchissant ultime
M Ed,ELU  1,35  Mg  1,5  Mq  1,2  W  l
(3.30)
M Ed,ELU = 47,63 kN.m
 Excentricité

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 31 David Nzalé
M Ed,ELU 47,63
e 0,Ed    0,666 (3.31)
N Ed,ELU 71,51
e 0,Ed  0,666 m
3.8.4. Calcul a l’état limite de service
 Effort normal de service
N Ed,ser = Nq + Ng  W
(3.32)
N Ed,ser  53,76 kN
 Moment fléchissant de service
M Ed,ser = Mq + Mg  1,2  W  l
(3.33)
M Ed,ser  41,02kN.m
 Excentricité
M 41,02
e0, Ed  Ed ,ser   0,763 (3.34)
N Ed ,ser 53,76
e0, Ed  0,763m
3.8.5. Vérification de l’élance ment
2 2
l0  l   6
2 2 (3.35)
l 0  4,24m
Les valeurs suivantes sont données dans l’EC2
A = 0,7 ; B = 1,1 ; C = 0,7
Effort normal réduit :
N Ed 71,51 10-3
n=  (3.36)
A c  f cd 0,16  20
n  0,022
(Plan de flambement du fait du moment fléchissant) :
Puisque la section du poteau est carré le plan de flambement est la même pour toute direction.
Choisissons la direction suivant h
h 0,4
i min   (3.37)
12 12
i min  0,115m
l0 4,24
   36,74 (3.38)
imin 0,115
  36,74
l0 4,24
   36,74 (3.39)
imin 0,115
  36,74
20  A  B  C 20  0,7  1,1 0,7
λ lim   (3.40)
n 0,022
λ lim  72,11

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 32 David Nzalé
λ  36,74  λ lim  72,11
3.8.6. Calcul de la flexion composé
• Sollicitations corrigées pour le calcul en flexion composée
l 4,24 (3.41)
ei  0   0,0106m
400 400
l 4,24
ei  0   0,0106m
400 400
20mm
 (3.42)
Δe o  Max  h 400
 30  30  13,33mm
Δe o  20mm  0,02m
 sollicitations au centre de gravité de la section de béton seul
e0  e0, Ed  ei  Δe0  0,666  0,0106  0,02
(3.43)
e 0  0,696m
e0  e0, Ed  ei  Δe0  0,666  0,0106  0,02
(3.44)
e 0  0,696m
M Ed,GO  N Ed  e 0  71,51 0,696  49,821
(3.45)
M Ed,G0  49,821kN.m
 Sollicitations rame nées au centre de gravité des aciers tendus
Ultime
h 0,4
e A  e 0  (d  )  0,696  (0,36  )  0,857 (3.46)
2 2
e A  0,857m
M Ed,GA = N Ed  e A  89,21 0,857
(3.47)
M Ed,GA  61,26 kN.m
Service
 0,4 
e A = e 0 + (d - h/2)  0,696   0,36 -  (3.48)
 2 
e o  0,857 m
M Ed,GA = Ned  e A  53,76 0,857
(3.49)
M Ed,GA  46,06 kN.m
3.8.7 Armatures
Moment réduit agissant
h h 0,4  0,4 
μ BC  0,8  1  0,4    0,8   1  0,4   (3.50)
d d 0,36  0,36 
μ BC  0,494
M Ed,GA 61,26 103
μ CU   (3.51)
b  d 2  fcu 0,4  0,362  20
μ CU  0,059
μ BC = 0,494  μ CU = 0,059

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UFR SI 33 David Nzalé
 Alors la section est partiellement tendue
3.8.8. Calcul des aciers en flexion simple
M Ed,u 47,63
γM    1,33 (3.52)
M Ed,ser 41,01
N Ed,u 71,51
γN    1,33 (3.53)
N Ed,ser 53,76
N Ed,u 71,51
γN    1,33 (3.54)
N Ed,ser 53,76

NEd, u 71,51 10 3


νu   (3.55)
b  d  fcu 0,4  0,36  20
ν u  0,025
E
α e  s  1  φ e  (3.56)
E cm
Che rchons E cm et e
0,3
f   38 
0,3
E cm  22   cm   22     32,84 (3.57)
 10   10 
 
Mg  ψ2Mq 18,89  0,3  0,35
 e   t, to  2,0   1,975
Mg  Mq 18,89  0,35 (3.58)
Mg  ψ2Mq 18,89  0,3  0,35
 e   t, to  2,0   1,975 (3.59)
Mg  Mq 18,89  0,35
200
e   (1  1,975)  18,117 (3.60)
32,84
 e  18,117
 lu = 0,250 >  cu = 0,056  Alors on n’a pas besoin d’acier comprimé AS 2  0
3.8.9. Calcul de la section d’acier tendu

αu 
1
λ

 1  1  2  μ cu 
1
0,8
 
 1  1  2  μ cu  (3.61)

α u  0,053
 λ  α cu   0,8  0,053 
z c  d  1    0,36  1   (3.62)
 2   2 
z c  0,352
 λ  α cu   0,8  0,053 
z c  d  1    0,36  1   (3.63)
 2   2 
z c  0,352
M lu σ
A S1   A S2 S2,e
Z C  f yd σ S1,e
Or nous avons

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 34 David Nzalé
A
M Ed
A S2  0  A S1  (3.64)
Z C  f yd
Armatures en flexion composée
N Ed 61,26103 71,51103
AS1  AS1     5,682cm2 (3.65)
f yd 0,352 435 435
As1 = 5,682 cm2
 Condition de non fragilité
A f 0,16  2,9 104
A smin  c ctm   9,27 (3.66)
f yk 500
As, min = 9,27cm²
A  5,682 cm 2  A  9,27cm2
s1 s, min
Alors As, nom = 9,27 cm2

 Choix des armatures longitudinales


Soit φ  φ  8mm choisissons un HA20 avec un As = 3,14 cm²
l min
A 9,27
n  s1   2,95  3 barres
A s 3,14 (3.67)
Ce qui est égal a A s, nom= 9,42 cm2
Alors la section correspondante As1 = 9,42 cm2 soit 3HA20
3.9. Disposition constructive
3.9.1. Armatures longitudinales
 Enrobage minimal
C nom  C min  ΔC dev (3.68)
C min,b 
 
C min  max C min,dur  ΔC dur,γ  ΔC dur,st  ΔC dur,add  (3.69)
 
10mm 
Cmin,b  l  18mm
C min,dur  30mm5
ΔC dur, γ  0
ΔC dur,st  0
ΔC dur,add  0
18mm
 
C min  30mm  C min  30mm
10mm
 
ΔC dev  10mm

C nom  C min  ΔC dev  30  10  40mm


(3.70)
C nm  4cm

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 35 David Nzalé
 Distance entre les barres
k1 
  (3.71)
a  max 20mm 
d  k mm
 g 2 
k 1  1 
 
k 2  5mm 
d  25mm
 g 
1 20mm 
 
a  max 20mm   a  30 mm
25mm  5mm  30 mm
 
 Vérifications
Hauteur utilise :
φ 2
d  h  C nom  φ t   40  (4  1,00  )  34cm (3.72)
2 2
d  34  0,9h
Distances entre barre
bw  2  Cnom  2  t  4    3  a (3.73)
40cm  27cm  ok
3.9.2 Armatures transversales
 Choix des armatures transversales
φ t  6mm 
 
φ t   φ l,max 20   φ t  6mm (3.74)
   5mm
 4 4 
Mais on prendra pour la section d’armature
transversale pour ce type d’ouvrage un
t  10mm
 Espacement
En zone courante :
20.φ l,min  20  20  400mm
  (3.75)
Scl,tmax  min b  400mm   Scl,tmax  40cm
400mm 
 
 zone de recouvre ments
 σ
l b,rqd   sd
4 f bd (3.76)
σ sd  400MPa
f bd  2,25 η1 η 2 f ctd (3.77)
1 : bonne' conditiond' adhérence  (3.78)
η1     η1  1
0,7 : conditions' d' adhérence'mediocre

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 36 David Nzalé
1 :   32mm 
  (3.79)
η 2  132  φ   φ  18mm  32mm  η 2  1
 : φ  32mm
 100 
f (3.80)
f ctd  α c ctk,005
γs
f ctk  0,7  fctm  0,7  2,90  2,028MPa (3,81)
2,028
f ctd  1  1,763MPa
1,15
f  2,25111,763  3,967MPa
bd
2 400
l b,rqd    45,375cm
4 3,967
l b,rqd  50,415cm
 Longueur de recouvrement
 4   6  lb ,rqd 
  (3.82)
l0  max 15 
200mm 
 
Armatures sans soudures α1 =1
ρ1 (3.83)
α2   1;1,5
25
ρ =100% toutes les barres sont en recouvrement dans la même direction.
100
2   2  1,5   2  1,5
25
1 1,5  50,415  75,623mm
  (3.84)
l 0  max 15  20  300mm 
200mm 
 
l 0  75,623  75cm
 Nappes aux extré mités des recouvre ments (armatures de coutures)
Trois nappes d’armatures transversales à chaque extrémité du recouvrement, et une quatrième
nappe hors recouvrement
l0 75
s cl,t  3  3  25 (3.85)
2 2
Scl,t  25cm  40cm  ok
 Distance entre les trois groupes de nappes
d  l 0  2Scl,t  3φ  75  2  25  3  2  19 (3.86)
d  19cm
Vérifions si Scl,t  0,6  Scl,max  25  0,6  40  24cm
Condition non vérifier donc on adoptera la valeur S cl, t =23cm
Plan de ferraillage (voir Annexe 1)

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 37 David Nzalé
3.10. Vérification a l’Etat limite de service
 Contrainte de traction dans le béton
A ch  b  h  αe  As  40  40  18,11610,048  1782,3 (3.87)
A ch  1782,03cm2
b h2 0,4  0,42
 αe  As  d  18,11610,048 0,36 10 4 (3.88)
ν'  2  2  0,216
A ch 0,1782
ν'  0,216m
ν  h - ν'  0,4 - 0,216  0,183m
b  h3 0,4  0,43
I   αe  As  d 2  Ach  ν'2  
ch 3 3 (3.89)
(18,116 10,048 0,362  1782,03 0,2162 )  10  4  2,58.10 3
I  2,58.10 3 m 4
ch
b h2 h 0,4 (3.90)
νc '    0,2m
2 b h 2 2
0,45fck  13,5MPa  σ  0,43MPa  Fluage linéaire
ct
σ ct  0,43MPa  σ c  18MPa O.K Alors la section est non fissurer.
 Contrainte de traction dans l’armature
Les contraintes de traction dans les armatures doivent être limitées afin d'éviter les
déformations inélastiques ainsi qu'un niveau de fissuration ou de déformation inacceptable.
σ st  α e  ser  d  x   18,116  0,36  0,213
M 19,14
I 0,0017 (3.91)
σ st  30,588MPa  0,8fck  400MPa
D’après ces vérifications nous pouvons conclure que la limite des contraintes l’état limite de
service est vérifiée.
3.11. Vérification et calcul dimensionne ment de la poutre
3.11.1 Géométrie de la poutre
Apres le pré-dimensionnement on obtient les dimensions de la poutre voir (Tableau 10).
Tableau 10 : Géométrie de la poutre
Longueur (cm) Hauteur (cm) Largeur (cm) Section (cm2 ) Volume (cm3 )
210 40 30 1200 252 000

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 38 David Nzalé
Figure 11. Poutre sous la dalle de fond
3.11.2. Sollicitations
Pour une poutre de 0,3*0,4 (m2 ) on a les charges suivantes :
G = 24,119 kN/m et Q = 50,684 kN/m W=2,688kN/m
i. Calcul a l’état limite ultime
 Effort normal
Pu  1,35  G  1,5  Q  W (3.92)
Pu  111,274kN/m
 Effort tranchant
Pu  Leff 111,274 2,1
VEd,u    116,838 (3.93)
2 2
VEd,u  116,838kN
 Moment fléchissant
Pu  Leff 2 111,274 2,12 (
M Ed,u    61,34 3.94)
8 8
M Ed,u  61,34 kN.m
ii. Calcul a l’état limite de service
 Effort normal
Pser  G  Q  W (3.95)
Pser  77,491kN
 Effort tranchant

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 39 David Nzalé
Pser  leff 77,491 2,1
VEd,ser    81,365 (3.96)
2 2
VEd,ser  81,365kN
 Moment fléchissant
Pser  Leff 2 77,491 2,12
M Ed,ser    42,72 (3.97)
8 8
M Ed,ser  42,72 kN.m
 Coefficient
M Ed ,u 61,34
    1,44 (3.98)
M Ed , ser 42,72
  1,44
4. Calcul des armatures tendues à l’ELU dans le cas du diagramme σ-ε à palier horizontal
iii. Calcul des armatures en flexion simple
 Armature comprimée
M Ed,u 61,34  10 3
μ cu    0,079 (3.99)
b  d 2  f cu 0,3  0,362  20
μ cu  0,079
(3.100)
 1  e 
Ec
αe 
Ecm
Mg  ψ2Mq 17,969  0,3  41,909
 e   t, to    2,0   1,020 (3.101)
Mg  Mq 17,969  41,909
0,3
 fcm 
E cm  22     32,84MPa (3.102)
 10 
α e  12,302
A  75,3 fck  189,8  75,3 30  189,8  2069,2 (3.103)
B  5,6  fck  874,5  5,6  30  874,5  706,5 (3.104)
C  0,04  fck  13  0,04  30  13  11,8 (3.105)
  
K  A  B  αe  C  αe  2069,2  706,5 18,124  11,8  18,124  10
2 2
 4
 1,1 (3.106)
f ck
 lu  k (3.107)
(4,62  1,66   ) f ck  (165,69  79,62   )
30
 lu   1,1  0,279
(4,62  1,66  1,44)  30  (165,69  79,62  1,44)
 μ lu  0,279  μ cu  0,079
Alors on n’a pas besoin d’acier comprimé As2 = 0
 Armatures tendus
1

α u   1  1  2  μ lu 
λ
1
0,8
 
 1  1  2  0,279  0,418  (3.108)
Diagramme palier horizontal σ - ε  μ AB  0, 056  μ lu  0,279  Pivot B

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 40 David Nzalé
 λ   0,8 
z c  d  1   α u   0,36  1   0,37  0,343 (3.109)
 2   2 
z c  0,343m
M Ed,u 61,34  10 3
A s1    10 4  4,144cm2 (3.110)
z c  σ s 0,343 435
A s1  4,114cm2
 Section minimale d’armatures
Maitrise de la fissuration non requise
 h 
1,6    f ctm (3.111)
f ct,eff  f ctm,f l  Max  1000 
f
 ctm
 400 
1,6    2,9  3,48MPa
 Max  1000   f ct,eff  3,48MPa
2,9MPa

 f ct.eff  3,48
0,26  f  b  d 0,26   0,3  0,36 (3.112)
A smin  Max  yk  Max  500
0,0013 b  d 0,0013 0,3  0,36

A smin  1,95cm2  A s1  4,114 cm 2 O.K


Alors As, nom = 4,114 cm2
 Choix des armatures longitudinales
Soit φ  φ  8mm choisissons un HA14 avec un As = 1,538 cm²
l min
A 4,114
n  s1   2,675  3 barres (3.113)
A s 1,538
Ce qui est égal a A s, nom= 4,614 cm2
Alors la section correspondante As1 = 4,614 cm2 soit 3HA14
3.11.3. Calcul de l’effort tranchant
VEd  VRd,c

 C Rd,c  k  100  f ck  ρ1  k 1  σ cp  b  d  (3.114)
 max 
VRd,c

 ν min  k 1  σ cp  b  d 
(3.115)
0,18
C Rd,c   0,12
γc
200 (3.116)
k  1  1,745  2,0
d
As
ρ1   0,0085  0,02 (3.1117)
bd
k 1  0,15
N Ed fcd
σ cp   0,028MPa  0,2   6MPa (3.118)
Ac γc

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 41 David Nzalé
VRd,c  53,344kN  VEd  116,868kN
 Alors il y’a besoin d’armature transversal
3.11.4. Calcul de l’effort tranchant maximal
 f  (3.119)
ν  0,6  1  ck   0,528
 250 
ρ  0,9  d  0,324m (3.120)
On choisit l’inclinaison des bielles d’un angle ϴ = 45o et α = 90o
sin2θ (3.121)
τ max   0,5
2
VEd
τ Ed   0,114 (3.122)
b  d  ν  f cd
τ max  0,5  τ Ed  0,114  O.K (3.123)
VRd,max  0,5  b  d  ν  fcd  570,24 (3.124)
VRd,max  570,24 kN
3.11.5. Dispositions constructives relatives aux armatures d’effort tranchant
A sw VEd (3.125)
 8
S z  fywd  cotθ
A sw
 8 cm2 /cm
S
A sw f ck
( ) min  0,08  b  sinα   2,629 (3.126)
S f yk
A sw
) min  2,629cm2 /cm
S
A 0,5  α cw  ν  f cd  b
( sw ) max   36,432 (3.127)
S z  f ywd  cotθ
A sw
( ) max  36,432cm2 /cm
S
A A A
( sw ) min  sw  ( sw ) max  O.K
S S S
3.11.6 Espacement entre les armatures transversales
On choisit des HA10 (A = 0,785 cm2 )
 Espacement minimal
A  S 100 0,785 2 100 (3.128)
S0    9,812
A SW 16
S0  10cm
A  S  100 0,785 2  100 (3.129)
S0    9,812
A SW 16
S0  10 cm
 Espacement maximal

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 42 David Nzalé
Scl,tmax  0,75  d  100  27cm (3.130)
Scl,tmax  Min0,75  d  100;60  27cm
(3.131)
Donc nous allons prendre tout au long de la poutre un espacement des étriers de
Scl, max =20 cm.
 zone de recouvre ments
 σ (3.132)
l b,rqd   sd
4 f bd
σ sd  400MPa
f bd  2,25 η1 η 2 f ctd (3.133)
1 : bonne' conditiond' adhérence 
η1     η1  1
0,7 : conditions' d' adhérence'mediocre (3.134)
1 :   32mm  (3.135)
 
η 2  132  φ   φ  14mm  32mm  η 2  1
 : φ  32mm
 100 
f ctk,005 (3.136)
f ctd  α c
γs
f ctk  0,7  fctm  0,7  2,90  2,028MPa
2,028
f ctd 1  1,763MPa
1,15
f  2,25111,763  3,967MPa
bd
1,4 400
l b,rqd    35,292cm
4 3,967
l b,rqd  35,292 cm
 Longueur de recouvrement
α 4  α 6  l b,rqd 
 
l0  max 15φ 
200mm 
 
Armatures sans soudures α1 =1
ρ1
α2   1;1,5 ρ=100% toutes les barres sont en recouvrement dans la même direction.
25
100
2   2  1,5   2  1,5
25
1  1,5  352,92  529,38 mm
 
l 0  max 15  14  210mm 
200mm 
 
l 0  52,938  53cm
 Nappes aux extré mités des recouvre ments (armatures de coutures)
Trois nappes d’armatures transversales à chaque extrémité du recouvrement, et une quatrième
nappe hors recouvrement

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 43 David Nzalé
l0 53
s cl, t  3  3  8,833
2 2
S cl, t  8,833cm  20cm  ok
 Distance entre les trois groupes de nappes
d  l 0  4  S cl,t  4    53  4  8,833  4  1,4  12,068
d  12,068cm
Vérifions si Scl,t  0,6  Scl,max  8,833  0,6  20  12  ok
3.11.7. Disposition constructive relative aux armatures longitudinales et
recouvre ment
 Enrobage minimal
C nom  C min  ΔC dev
C min,b 
 
C min  max C min,dur  ΔC dur,γ  ΔC dur,st  ΔC dur,add 
 
10mm 
C min,b   l  14mm
C min,dur  30mm5
ΔC dur, γ  0
ΔC dur,st  0
ΔC dur,add  0
14mm
 
C min  30mm  C min  30mm
10mm
 
ΔC dev  10mm

C nom  C min  ΔC dev  30  10  40mm


C nom  4cm
 Distance entre les barres
k1 
 
a  max 20mm 
d  k mm
 g 2 
k 1  1 
 
k 2  5mm 
d  25mm
 g 
1  14mm 
 
a  max 20mm   a  30mm
25mm  5mm  25mm
 
 Vérifications
Hauteur utilise :

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 44 David Nzalé
 1,4
d  h  C nom  t   40  (4  0,6  )  34,7cm (3.137)
2 2
d  34,7  0,9h
Distances entre barre
bw  2  C nom  2   t  3    3  a (3.138)
30cm  22,4cm  ok
Plan de ferraillage voir (Annexe 2)
3.11.8. Vérification à l’Etat limite de service
3.11.8.1. Vérification des contraintes a l’ELS
 Contrainte de traction dans le béton
Mser (3.139)
σ bc  x
I
I  I bc  α e  A sc  x  d  (3.140)
2

(3.141)
α e  A st  b
2
 α e  A st   4  A st  d  α e 
x 2
b
18,116 16,07 0,4
2
 18,124 16,07   4  16,07  0,36  18,124
x 2
0,4
x  0,233m

b  x3 0,4  0,2333 (3.142)


I  αe  Ast  d  x    18,124 16,07  0.36  0,233
2 2

3 3
I  0,002m 4

19,4
σ bc   0,233  6,343
0,002
0,45fck  13,5MPa  σ bc  6,343MPa  Fluage linéaire
σ ct  6,343MPa  σ c  18MPa O.K
 Contrainte de traction dans l’armature
Les contraintes de traction dans les armatures doivent être limitées afin d'éviter les
déformations inélastiques ainsi qu'un niveau de fissuration o u de déformation inacceptable.
(3.143)
σ st  α e  ser  d  x   18,124  0,36  0,233
M 19,14
I 0,002
σ st  62,643MPa  0,8fck  400MPa  O.K
D’après ces vérifications nous pouvons conclure que la limite des contraintes est vérifiée.
3.11.8.2 Maitrise de la fissuration
La fissuration doit être limitée de telle sorte qu'elle ne porte pas préjudice au bon
fonctionnement ou à la durabilité de la structure ou encore qu'elle ne rende pas son aspect
inacceptable.
 Sections minimales d'armatures

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 45 David Nzalé
f ct,ef (3.144)
A smin  k c  k   Ac
σs
 N Ed   102,49 
   0,3  0,4  (3.145)
k c  0,4  1  bh   1,00  0,4  1   1,00
  h    1 
 k 1  h *   f ct,ef   1,5   1   3,48
   
 k c  0,33
h  0,4m  1m  h  h * ; N Ed effort de compression  k 1  1,5
h  400mm  k  0,93
3,48
A smin  0,33 0,93  0,16  3,97cm2
435
 Calcul de l'ouverture des fissures
w k  Sr,max ε sm  ε cm  (3.146)

 1  α e  ρ p,ef 
f ct,ef
σs  k t 
ρ p,ef σs
ε sm  ε cm   0,6  (3.147)
Es Es
As 16,07
ρ p,ef    0,107
A c,e f 5  30
h
 2  0,2

 h  x  (3.148)
h c,ef  min   0,05  h c,ef  0,05m
 3
2,5  h  d   0,1


ε sm  ε cm  0,002  0,0013; avec k t  0,4
k1  k 2  k 4  φ
Sr,max  k 3  c   0,13m (3.149)
ρ p,e f
w k  0,26mm
 Limitation des flèches
5p  L4 L (3.150)
f 
384  EI 250
f  0,028mm  8,4mm  O.K
La poutre est vérifiée à l’état limite de service.

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 46 David Nzalé
3.12. Vérification et calcul dimensionne ment du voile
3.12.1. Géométrie du voile
Apres le pré-dimensionnement on obtient les dimensions du voile voir (Tableau 11).
Tableau 11. Géométrie du voile
Longueur (cm) Hauteur (cm) Largeur (cm) Section (cm2 ) Volume (cm3 )
250 100 15 1 500 375 000
3.12.2. Sollicitations
La valeur des sollicitations sont présentées (Tableau 12)
Tableau 12. Effort normal et moment fléchissant
Effort normal Moment fléchissant
Nq (kN) Ng (kN) Mq (kN.m) Mg (kN.m)
60,71 3,100 50,592 1,55
3.12.3. Calcul à l’état limite ultime
 Effort normal ultime
N Ed,ELU  1,35 Ng  1,5 Nq  W (3.151)
N Ed,ELU = 98,40 kN
 Moment fléchissant ultime
M Ed,ELU  1,35  Mg  1,5  Mq  W  l (3.152)
M Ed,ELU = 87,43 kN.m
 Excentricité
M Ed,ELU 87,43 (3.153)
e 0,Ed    0,886
N Ed,ELU 98,40
e 0,Ed  0,886 m
M Ed,ELU 87,43 (3.154)
e 0,Ed    0,886
N Ed,ELU 98,40
e 0,Ed  0,886 m
3.12.4. Calcul à l’état limite de service
 Effort normal de service
N Ed,ser = Nq + Ng  W (3.155)
N Ed,ser  66,96 kN
 Moment fléchissant de service
M Ed,ser = Mq + Mg  1,2  W  l (3.156)
M Ed,ser  61,59kN.m
 Excentricité
M Ed,ser 61,59 (3.157)
e 0,Ed    0,920m
N Ed,ser 66,96
e 0,Ed  0,920m

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 47 David Nzalé
3.12.5. Calcul de la flexion composé
• Sollicitations corrigées pour le calcul en flexion composée
l 2,5 (3.158)
e i  eff   0,025 m
100 100
20mm
 (3.159)
Δe o  Max  h 1000
   0,33mm
 30 30
Δe o  33,33mm  0,033m
 sollicitations au centre de gravité de la section de béton seul
e 0  e 0,Ed  e i  Δe0  0,886  0,025  0,033
(3.160)
e 0  0,947m
M Ed,GO  N Ed  e 0  98,40 0,947  93,170 (3.161)
M Ed,G0  93,170 kN.m
Sollicitations rame nées au centre de gravité des aciers tendus :
Ultime
h 1 (3.162)
e A  e 0  (d  )  0,947  (0,9  )  1,347
2 2
e A  1,347 m
M Ed,GA = N Ed  e A  98,40  1,447 (3.163)
M Ed,GA  132,545kN.m
Service
h  1 (3.164)
e A = e 0 + (d - )  0,947   0,9 - 
2  2
e o  1,347 m
M Ed,GA = Ned  e A  66,96 1,347 (3.165)
M Ed,GA  90,195 kN.m
3.12.6 Armatures
 Moment réduit agissant
h h 1  1  (3.166)
μ BC  0,8  1  0,4    0,8   1  0,4  
d d 0,9  0,9 
μ BC  0,494
M Ed,GA 132,545 10 3 (3.167)
μ cu    0,0545
b  d 2  f cu 0,15  0,9 2  20
μ cu  0,0545

μ BC  0,494  μ CU  0,0545  Alors la section est partiellement tendue

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 48 David Nzalé
3.12.7. Calcul des aciers en flexion simple
M Ed,u 132,53
γM    1,470
M Ed,ser 90,16
N Ed,u 98,40
γN    1,470
N Ed,ser 66,96
N Ed,u 98,40  10 3
νu  
b  d  fcu 0,4  0,36  20
ν u  0,036
E
α e  s  1  φ e 
E cm
 Che rchons Ecm et e
0,3
f   38 
0,3
E cm  22   cm   22     32,84
 10   10 
 
Mg  ψ2Mq 1,55  0,3  50,592
 e   t, to   2,0   0,692
Mg  Mq 1,55  50,592
200
e   (1  0,692)  10
32,84
 e  10
 lu = 0,200 >  cu = 0,056  Alors on n’a pas besoin d’acier comprimé AS 2  0
3.12.8 Calcul de la section d’acier tendu

αu 
1
λ

 1  1  2  μ cu 
1
0,8
 
 1  1  2  0,0545 
α u  0,070
 λ  αu   0,8  0,070 
z c  d  1    0,9  1  
 2   2 
z c  0,875
M lu σ (3.168)
A S1   A S2 S2,e
Z C  f yd σ S1,e
Or nous avons
M Ed
A (3.169)
A S2  0  A S1 
Z C  f yd
3.12.9 Armatures en flexion composée
N 132,53103 98,40103 (3.170)
ΑS1  A S1  Ed    5,748cm2
f yd 0,875 435 435
As1 = 5,748cm2
Condition de non fragilité
A c  f ctm 0,15  2,9  104 (3.172)
A smin    8,69
f yk 500

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 49 David Nzalé
As, min = 8,69 cm²
A  5,748 cm2  A  8,69 cm2
s1 s, min
Alors As, nom = 8,69 cm2
 Choix des armatures longitudinales
Soit φ  φ  8mm choisissons un HA12 avec un As = 1,130 cm²
l min
A 8,69
n  s1   7,7  8 barres
A s 1,130
Ce qui est égal a A s, nom= 10,173 cm2
Alors la section correspondante As1 = 9,043 cm2 soit 8HA12
3.12.10. Disposition constructive
a. Armatures longitudinales
 Enrobage minimal
C nom  C min  ΔC dev
C min,b 
 
C min  max C min,dur  ΔC dur,γ  ΔC dur,st  ΔC dur,add 
 
10mm 
Cmin,b  l  18mm
C min,dur  30mm5
ΔC dur, γ  0
ΔC dur,st  0
ΔC dur,add  0
18mm
 
C min  30mm  C min  30mm
10mm
 
ΔC dev  10mm

C nom  C min  ΔC dev  30  10  40mm µ


C nm  4cm
 Distance entre les barres
k 1 φ 
 
a  max 20mm 
d  k mm
 g 2 
k 1  1 
 
k 2  5mm 
d  25mm
 g 
1  12 mm 
 
a  max 20mm   a  30 mm
25mm  5mm  30 mm
 
 Vérifications

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 50 David Nzalé
Hauteur utilise :
φ 12
d  h  C nom  φ t   100  (4  12   78cm
2 2
d  78cm  0,9h
 Distances entre barre
b w  2  C nom  2  φ  a
15cm  13,4cm  ok
b. Armatures transversales
 Choix des armatures transversales
φ min  6mm 
 
φ  max  16  φ t  6mm
t l, max
   4mm
 4 4 
Mais on prendra pour la section d’armature transversale la même section d’armature
longitudinale  t  12mm
 Espacement
En zone courante
20.φ l,min  20  12  240mm
 
S cl,tmax  min b  400mm   S cl,tmax  24 cm
400mm 
 
 zone de recouvre ments
 σ
l b,rqd   sd
4 f bd
σ sd  400MPa
f bd  2,25 η1 η 2 f ctd
1 : bonne' conditiond' adhérence 
η1     η1  1
0,7 : conditions' d' adhérence'mediocre
1 :   32mm 
 
η 2  132  φ   φ  12mm  32mm  η 2  1
 : φ  32mm 
 100 
f
f ctd  α c ctk,005
γs
f ctk  0,7  fctm  0,7  2,90  2,028MPa
2,028
f ctd  1  1,763MPa
1,15
f  2,25111,763  3,967MPa
bd
1,2 400
l b,rqd    30,249cm
4 3,967
l b,rqd  30,249cm
 Longueur de recouvrement

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 51 David Nzalé
 4   6  lb ,rqd 
 
l0  max 15 
200mm 
 
Armatures sans soudures α1 =1
ρ1
α2   1;1,5 ρ =100% toutes les barres sont en recouvrement dans la même direction.
25
100
2   2  1,5   2  1,5
25
1  1,5  30,249  68,063mm
 
l 0  max 15  18  270mm 
200mm 
 
l 0  45,374  46cm
 Nappes aux extré mités des recouvre ments (armatures de coutures)
Trois nappes d’armatures transversales à chaque extrémité du recouvrement, et une quatrième
nappe hors recouvrement
l0 46
s cl,t  3  3  7,67
2 2
S cl,t  7,67cm  24cm  ok
 Distance entre les trois groupes de nappes
d  l 0  4Scl,t  4φ  46  4  7,67  4  1,2  6,92
d  6,92cm
Vérifions si Scl,t  0,6  Scl,max  7,67  0,6  24  14,4  OK
Plan de ferraillage voire (Annexe 3)
3.13. Vérification et calcul dimensionne ment de la dalle
Pour le dimensionnement de la dalle, les hypothèses de calcul se feront de la même façon que
celui de la poutre.
En effet il suffit d’appliqué le même cheminement et les même formule pour dimensionner
une dalle sauf bien sûr au niveau de la largeur dont on considère 1m de la dalle.
3.13.1. Géométrie de la dalle
Apres une pré-dimensionnement on obtient les dimensions de la dalle carré appuyé sur quatre
poteaux (tableau 13).
Tableau 13. Géométrie de la dalle
Longueur (cm) Epaisseur (cm) Largeur (cm) Section (cm2 ) Volume (cm3 )
250 15 100 1200 300 0

3.13.2 Sens de porté


l x  2,5m  l y
lx
α  1  0,5
ly
μ x  0,037;μ y  1

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 52 David Nzalé
La dalle est portée dans les 4 coté
3.13.3. Sollicitations
Pour une poutre de 1,0*0,12 (m2 ) on a les charges suivantes :
G = 14,683 kN/m et Q = 24,885 kN/m
3.13.4. Calcul à l’état limite ultime
 Effort normal
p u  (1,35 G  1,5  Q)  l  142,875kN/m (3.173)
Pu = 142,875 kN/m
 Effort tranchant
Pu  Leff 1 142,875 2,5 1 (3.174)
VEd,u x      119,063
2 1 α 2 1 1
2 2
VEd,u x  119,063kN
Pu  Leff 119,875 2,5
VEd,u y    119,063 (3.175)
3 3
VEd,u y  119,063kN  VEd,u x  119,063kN
 Moment fléchissant
M Ed,u x  μ x  Pu  Leff 2  0,037  142,875 2,52  33,04 (3.176)
M Ed,u x  33,04kN.m
M Ed,u y  μ y M Ed,u x  1  33,04  33,04 (3.177)
M Ed,u y  33,04kN.m  M Ed,u  33,04kN.m
3.13.5 Calcul à l’état limite de service
 Effort normal
Pser  (G  Q)  l (3.178)
Pser  (14,685 24,885)* 2,5  98,921kN/m
Pu = 98,921 kN/m
 Effort tranchant
Pser  Leff 1 98,921 2,5 1 (3.179)
VEd,s x      82,434
2 1 α 2 1 1
2 2
VEd,u x  82,434kN
Pser  Leff 98,921 2,5
VEd,s y    82,434 (3.180)
3 3
VEd,s y  82,434kN  VEd,s x  82.434kN
 Moment fléchissant
M Ed,s x  μ x  Pser  Leff 2  0,037  98,921 2,5 2  22,875 (3.181)
M Ed,s x  22,875kN.m
M Ed,s y  μ y M Ed,s x  1  33,04  22,875 (3.182)
M Ed,s y  22,875kN.m  M Ed,ser  22,875kN.m
 Coefficient

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 53 David Nzalé
M Ed,u 33,04 (3.183)
γ   1,44
M Ed,ser 22,875
γ  1,44
3.13.6 Calcul des armatures en flexion simple
 Armature comprimée
M Ed,u 33,04  10 3
μu    0,091
b  d 2  f cu 1  0,1352  20
μ u  0,091

 1  e 
Ec
αe 
Ecm
Mg  ψ2Mq 33,04  0,3  22,875
 e   t, to    2,0   1,427
Mg  Mq 33,04  22,875
0,3
 fcm 
E cm  22     32,84MPa
 10 
α e  14,784
A  75,3  fck  189,8  75,3  30  189,8  2069,2
B  5,6  fck  874,5  5,6  30  874,5  706,5
C  0,04  fck  13  0,04  30  13  11,8

K  A  B  αe  C  αe
2
  2069,2  706,5 14,784  11,8 14,784  10
2 4
 1,509
f ck
 lu  k
(4,62  1,66   ) f ck  (165,69  79,62   )
30
 lu   1,509  0,130
(4,62  1,66  1,444)  30  (165,69  79,62  1,444)
 μ lu  0,130  μ u  0,091
Alors on n’a pas besoin d’acier comprimé As2 = 0
 Armatures tendus
1

α u   1  1  2  μ lu 
λ
1
0,8
 
 1  1  2  0,130  0,175 
Diagramme palier horizontal σ - ε on a une classe de ducttilité B  μ AB  0 ,056  μ lu  0,175
 Pivot B
 λ   0,8 
z u  d  1   α u   0,135 1   0,175  0,126
 2   2 
z u  0,126 m
M VEd,u 33,04 10-3
A s1    6,053cm2
z u  σ s 0,126 435
A s1  6,053 cm 2

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 54 David Nzalé
3.13.7. Section minimale d’armatures
Maitrise de la fissuration non requise
 h 
1,6    f ctm
f ct,eff  f ctm,f l  Max  1000 
f
 ctm

 150 
1,6    2,9  4,2MPa
 Max  1000   f ct,eff  4,2MPa
2,9MPa

 f ct.eff  4,2
0,26  f  b  d 0,26   0,15  1
A smin  Max  yk  Max  500
0,0013 b  d 0,0013 0,15  1

A smin  2,033cm2  A smin  6,053 cm 2 O.K
Alors As, nom = 6,053 cm2
 Choix des armatures longitudinales
Soit φ  φ  8mm choisissons un HA12 avec un As = 1,130 cm²
l min
A 6,053
n  s1   5,355  6 barres
A s 1,130
Ce qui est égal a A s, nom= 6,782 cm2
Alors la section correspondante As1 = 6,782 cm2 soit 6HA12
3.13.8 Calcul de l’effort tranchant
VEd  VRd,c

 C Rd,c  k  100  f ck  ρ1  k 1  σ cp   b  d 
VRd,c  max 

 ν min  k 1  σ cp   b  d 
0,18
C Rd,c   0,12
γc
200
k 1  2,21  2,0
d
As
ρ1   0,002  0,02
bd
k 1  0,15
N Ed fcd
σ cp   1,28.10-3 MPa  0,2   6MPa
Ac γc
VRd,c  4,19kN  VEd  119,063kN
 Alors il y’a besoin d’armature d’effort tranchant
3.13.9 Calcul de l’effort tranchant maximal

 f ck 
  0,6  1    0,528
 250 
  0,9  d  0,121m

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 55 David Nzalé
On choisit l’inclinaison des bielles d’un angle ϴ = 45o et α = 90o
sin2θ
τ max   0,5
2
VEd
τ Ed   0,093
b  d  ν  f cd
τ max  0,5  τ Ed  0,093  O.K
VRd,max  0,5  b  d  ν  fcd  712,8
VRd,max  712,8KN
3.13.10 Dispositions constructives relatives aux armatures d’effort tranchant
A sw VEd
  23
S z  fywd  cotθ
A sw
 16cm2 /cm
S
A sw f ck
( ) min  0,08  b  sinα   8,763
S f yk
A sw
) min  8,763cm2 /cm
S
A 0,5  α cw  ν  f cd  b
( sw ) max   121,44
S z  f ywd  cotθ
A sw
( ) max  121,44cm2 /cm
S
A sw A A
( ) min  sw  ( sw ) max  O.K
S S S
3.13.11 Espacement entre les armatures transversales
On choisit des HA12 (A = 1,13 cm2 )
 Espacement minimal
A  S  100 1,13 2  100
So    10,031
A sw 16
So  10,031cm  10cm
 Espacement maximal
S lmax  0,9  d  100  12,15cm
S tmax  min0,9  d  100;60  12,15cm
Donc nous allons prendre tout au long de la poutre un espacement des étriers de
Scl,tmin =12 cm.
 zone de recouvre ments
 σ
l b,rqd   sd
4 f bd
σ sd  400MPa
f bd  2,25 η1 η 2 f ctd

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 56 David Nzalé
1 : bonne' conditiond' adhérence 
η1     η1  1
0,7 : conditions' d' adhérence'mediocre
1 :   32mm 
 
η 2  132  φ   φ  12mm  32mm  η 2  1
 : φ  32mm
 100 
f ctk,005
f ctd  α c
γs
f ctk  0,7  fctm  0,7  2,90  2,028MPa
2,028
f ctd 1  1,763MPa
1,15
f  2,25111,763  3,967MPa
bd
1,2 400
l b,rqd    30,249cm
4 3,967
l b,rqd  30,249 cm
 Longueur de recouvrement
 4   6  lb ,rqd 
 
l0  max 15 
200mm 
 
Armatures sans soudures α1 =1
ρ1
α2   1;1,5 ρ =100% toutes les barres sont en recouvrement dans la même direction.
25
100
2   2  1,5   2  1,5
25
1  1,5  30,249  453,73mm
 
l 0  max 15  12  180mm 
200mm 
 
l 0  45,37cm
 Nappes aux extré mités des recouvre ments (armatures de coutures)
Trois nappes d’armatures transversales à chaque extrémité du recouvrement, et une quatrième
nappe hors recouvrement
l0 45,37
s cl,t  3  3  7,56
2 2
S cl,t  7,56cm  12cm  ok
 Distance entre les trois groupes de nappes
d  l 0  4  S cl,t  4    45,37  4  7,56  4  1,2  10,321
d  10,321cm
Scl,t  0,6  Scl,max  7,56  0,6  12  7,2  non verifier
Vérifions si
donc on prendra Scl,t  7cm

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 57 David Nzalé
3.13.12. Disposition constructive relative aux armatures longitudinales et
recouvre ment
 Enrobage minimal
C nom  C min  ΔC dev
C min,b 
 
C min  max C min,dur  ΔC dur,γ  ΔC dur,st  ΔC dur,add 
 
10mm 
C min,b   l  12cm
C min,dur  30mm5
ΔC dur, γ  0
ΔC dur,st  0
ΔC dur,add  0
12mm
 
C min  30mm  C min  30mm
10mm
 
ΔC dev  10mm

C nom  C min  ΔC dev  30  10  40mm


C nom  4cm
 Distance entre les barres
k1 
 
a  max 20mm 
d  k mm
 g 2 
k 1  1 
 
k 2  5mm 
d  25mm
 g 
1  12mm 
 
a  max 20mm   a  30mm
25mm  5mm  25mm
 
 Vérifications
Hauteur utilise :
 1,2
d  h  C nom   t   15  (4  0,6  )  9,8cm
2 2
d  9,8  0,9h
 Distances entre barre
b w  2  C nom  2  φ t  3  φ  3  a
100cm  17,8cm  ok
3.13.13. Vérification a l’Etat limite de service
a. Vérification des contraintes a l’ELS

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 58 David Nzalé
 Contrainte de traction dans le béton
Mser
σ bc  x
I
I  I bc  α e  A sc  x  d 
2

 α e  A st  (α e  A st   4  A st  d  α e  )
2 b
x 2
b
 15,52  7,693  (15,52  7,693  4  7,693 0,135 15,52  )
2 1
x 2
1
x  0,135m
b  x3 1  0,1353
I  αe  Ast  d  x    15,52  7,693 0,135  0,135
2 2

3 3
I  0,015m 4

22,875
σ bc   0,135  0,206
0,015
0,45fck  13,5MPa  σ bc  0,206MPa  Fluage linéaire
σ ct  0,206MPa  σ c  18MPa O.K
 Contrainte de traction dans l’armature
Les contraintes de traction dans les armatures doivent être limitées afin d'éviter les
déformations inélastiques ainsi qu'un niveau de fissuration o u de déformation inacceptable.
σ st  α e  ser  d  x   15,52   0,135  0,135
M 22,875
I 0,015
σ st  0MPa  0,8fck  400MPa  O.K
D’après ces vérifications nous pouvons conclure que la limite des contraintes est vérifiée.
b. Maitrise de la fissuration
La fissuration doit être limitée de telle sorte qu'elle ne porte pas préjudice au bon
fonctionnement ou à la durabilité de la structure ou encore qu'elle ne rende pas son aspect
inacceptable.
 Sections minimales d'armatures
f
A smin  k c  k  ct,ef  A c
σs
 N Ed   357,188 
   1  0,15 
k c  0,4  1  bh   1,00  0,4  1   1,00  k c  0,378
 k  h f   1,5   1   4,2 
 1  ct,ef     
 h *  1
h  0,15m  1m  h  h * ; N Ed effort de compression  k 1  1,5
h  150 mm  k  0,93
4,2
A smin  0,378 0,93   0,16  5,43 cm2
435
 Calcul de l'ouverture des fissures

Projet de Fin d’Etudes d’Ingénieur de Conception Alico Mangué


UFR SI 59 David Nzalé
w k  Sr, max ε sm  ε cm 

 1  α e  ρ p,ef 
f ct,ef
σs  k t 
ρ p,ef σs
ε sm  ε cm   0,6 
Es Es
As 7,693
ρ p,ef    7,693
A c,e f 0,01 100
h
 2  0,075

 h  x 
h c,ef  min   0,005  h c,ef  0,0001m
 3
2,5  h  d   0,0125


ε sm  ε cm  0,005  0,0013; avec k t  0,4
k1  k 2  k 4  φ
Sr,max  k 3  c   0,13m
ρ p,e f
w k  0,26mm
 Limitation des flèches
5p  L4 L
f 
384  EI 250
f  0,016mm  10mm  O.K
La dalle est vérifiée à l’état limite de service.
3.14. Vérification et calcul dimensionne ment du radie r
3.14.1 Géométrie du radier
Voici les valeurs de pré-dimensionnement du radier voir (Tableau 14) suivant :
Tableau 14. Géométrie du radier
Longueur (m) Hauteur (m) Largeur (m) Section (m2 ) Volume (m3 )
4 0,4 4 16 6,4
3.14.2. Sollicitations
Pour le dimensionnement du radier, nous avons opté pour la méthode suivant :
On a un radier de section carré appuyé par quatre poteaux de sections égaux disposés de façon
symétrie. Alors on subdivise le radier en quatre sections égales pour obtenir une semelle isolé
de section carré (1,9*1,9m2 ) appuyé par un poteau. Suite à cette procédure nous allons
dimensionnement le radier en partant du dimensionnement de la semelle dont les sollicitations
sont les suivantes voir (tableau 15) :
Tableau 15. Effort normal et moment fléchissant
Effort normal Moment fléchissant
Nq (kN) Ng (kN) Mq (kN.m) Mg (kN.m)
80,65 75,062 49,121 50,808
3.14.3. Calcul à l’état limite ultime
 Effort normal

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UFR SI 60 David Nzalé
N Ed  (,35Ng  1,5Nq  221,471kN (3.184)
NEd = 221,471 kN
 Effort tranchant
N  L eff 221,471 1,9 (3.185)
VEd,u  Ed   210,4
2 2
VEd,u  210,4 kN
 Moment fléchissant
N  l 2 221,471 1,9 2 (3.186)
M Ed,u  Ed   99,94
8 8
M Ed,u  99,94kN.m
3.14.4 Calcul l’état limite de service
 Effort normal
N ser  (G  Q)  155,712kN (3.187)
Pu = 155,712 kN
 Effort tranchant
N  l 155,712  1,9 (3.188)
VEd,,ser  ser   147,927
2 2
VEd,ser  147,927kN
 Moment fléchissant
N  l 2 155,712 1,9 2 (3.189)
M Ed,ser  ser   70,27
8 8
M Ed,ser  70,27 kN.m

 Coefficient
M Ed,u 99,94 (3.190)
γ   1,42
M Ed,ser 70,27
γ  1,42
3.14.5 Condition de rigidité de la semelle
M Ed,u 99,94 (3.191)
e   0,45m
N Ed,u 221,71
b 1,9
  0,95m (3.192)
2 2
b
e
2
Alors l’interface de la semelle est entièrement comprimée semelle.
Schéma illustratif de la semelle :

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UFR SI 61 David Nzalé
Figure 12. Semelle isolé
b'b 1,9  0,4 (3.193)
  0,75m
2 2
3h  3  0,4  1,2m
b'b
h  3h
2
Si h ≤ (b’-b)/2 ≤ 3h  semelle semi- rigide  interpolation entre la méthode B-T et la
méthode par flexion.
 Méthode B-T
L’effort de traction dans le tirant principal :
NEd b' b (3.194)
TC  (b' b)   0,375
8Z 4
T  0,375kN
T 0,375 (3.195)
As    10  0,0086
fyd 435
A sBT  0,0086cm2
 Méthode flexion simple
La méthode flexion simple se fait comme celui pour le dimensionnement des poutres ou des
dalles.
Calcul du moment fléchissant dans la section d’encastrement de la semelle sur le poteau.
M fz  N Ed  e  221,471 0,2  44,29 (3.196)
M fz  44,29 kN.m
3.14.6. Calcul des armatures tendues à l’E LU dans le cas du diagramme σ-ε à
palier incline
a. Calcul des armatures tendues
M Ed,u 99,939 10 3
μu    0,020
b  d 2  f cu 1,9  0,362  20
μ u  0,020

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UFR SI 62 David Nzalé
 1  e 
Ec
αe 
Ecm
Mg  ψ2Mq 49,131 0,3  50,808
 e   t, to    2,0   1,288
Mg  Mq 49,131 50,808
0,3
 fcm 
E cm  22     32,84MPa
 10 
α e  13,937
A  75,3  fck  189,8  75,3  30  189,8  2069,2
B  5,6  fck  874,5  5,6  30  874,5  706,5
C  0,04  fck  13  0,04  30  13  11,8
   
K  A  B  αe  C  αe 2  2069,2  706,5 14,83  11,8  14,832  104  0,99
γ  1,42 ; α  13,937 On a C30/37
 μ lu  0,220  μ u  0,020
Alors on n’a pas besoin d’acier comprimé As2 = 0
 Aciers tendus
1

α u   1  1  2  μ lu 
λ
1
0,8
 
 1  1  2  0,220  0,315 
La classe de ductilite B500B  μ AB  0,056  μ u  0,020  Pivot A
 λ   0,8 
z c  d  1   α u   0,36  1   0,315  0,315
 2   2 
z c  0,315 m
M Ed,u 99,94 10-3
A s1    7,304cm2
z c  σ s 0,315 435
A s1  7,304 cm 2
 Section minimale d’armatures
Maitrise de la fissuration non requise
 h 
1,6    f ctm
f ct,eff  f ctm,f l  Max  1000 
f
 ctm

 400 
1,6    2,9  3,48MPa
 Max  1000   f ct,eff  3,48MPa
2,9MPa

 f ct.eff  3,48
0,26  f  b  d 0,26   1  0,36
A smin  Max  yk  Max  500
0,0013 b  d 0,0013 1  0,36

A s1  7,304 cm 2  A smin  10,302 cm 2
Alors As, nom = 10,302 cm2
 Section finale d’acier du radie r

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A s  λ  A sfl  (1  λ)  A sBT (3.197)
1  b'b   1  1,9  0,4  
λ  ,    1      1  0,438 (3.198)
2  2  h   2  2  0,4  
A s,def  0,438 10,302  (1 - 0,438) 0,00862  4,715
A s,def  4,715cm2
 Choix des armatures longitudinales
Soit φ  φ  8mm choisissons un HA12 avec un As = 1,130 cm²
l min
A 5,715
n  s1   4,171  5 barres
A s 1,130
Ce qui est égal a A s, nom= 5,652 cm2
Alors la section correspondante As1 = 5,652 cm2 soit 5HA12
b. Résistance au poinçonnement d’une semelle de poteau
VEd  VRd,c

 C Rd,c  k  100  f ck  ρ1  k 1  σ cp   b  d 
VRd,c  max 

 ν min  k 1  σ cp   b  d 
0,18
C Rd,c   0,12
γc
200
k 1  2,21  2,0
d
As
ρ1   0,002  0,02
bd
k 1  0,15
N Ed fcd
σ cp   1,28.10-3 MPa  0,2   6MPa
Ac γc
VRd,max  0,5  ν  fcd
 fck   30 
ν  0,6  1    0,6  1    0,528
 250   250 
VRd,max  0,5  0,528 20  5,28MPa

c. Vérification de la valeur maximale de calcul de la résistance au


poinçonne ment
 Contrainte maximale de poinçonnement
VEd,red  VEd  ΔVEd (3.190)
(3.191)
ΔVEd  Rs  Ro  548,54  540,658  7,881
ΔVEd  7,881kN
VEd,red  102,854kN
VEd = effort tranchant appliqué,
ΔVEd = valeur nette de la force de réaction verticale à l’intérieur du contour de
contrôle considéré

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 Cas d’une charge centrée
VEd ,red
v Ed 
u1  d
u1 = périmètre du contour de contrôle,
VEd = effort agissant (charge poinçonnant),
d = hauteur utile moyenne de la semelle :

dx  dy
d
2
dx  h  c(enrobage)  0,36m
3
dy  h  c(enrobage)   φ  0,264m
2
v Ed  8,001kN ; d  0,312m
 Vérification
Il convient de vérifier le long du contour de l’aire chargée la condition suivante :
V 38,14
v Ed  β  Ed  1,15   0,176MPa
uo  d 0,8  0,312
u o  Contour de l’aire chargée
  1,15
v Ed  0,176MPa  v Rd,max  5,28MPa
La condition est vérifier, alors il n’est pas nécessaire de mettre des armatures de
poinçonnement.
3.14.7. Dimensionnement de la section intérieur du radier
Cette partie du radier sera dimensionner sous forme d’une dalle renverse dont on considèrera
l’effort agissant au pied du radier.
3.14.7.1 Géométrie
Voici les valeurs de pré-dimensionnement de cette partie du radier voir (Tableau 16) suivant :
Tableau 16. Géométrie du radier
Longueur (m) Hauteur (m) Largeur (m) Section (m2 ) Volume (m3 )
2,5 0,4 1,9 4,75 1,9
3.14.7.2 Sens de porté
l x  2,5m;l y  1,7m
lx
α  0,68  0,5
ly
μ x  0,068;μ y  0,436
La dalle est portée dans les 4 coté
3.14.7.3 Sollicitations
Pour une poutre de 1,0*0,4 (m2 ) on a les charges suivantes :
G = 45,041kN/m et Q = 18,75 kN/m

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UFR SI 65 David Nzalé
3.14.7.4 Calcul à l’état limite ultime
 Effort normal
Pu  (1,35 G  1,5  Q)  l  222,334kN/m
P = 222,334 kN/m
 Effort tranchant
Pu  Leff 1 222,334 2,5 1
VEd,u x      207,401
2 1 2 1  0,68
2 2
VEd,u x  207,401kN
Pu  Leff 222.334 2,5
VEd,u y    185,278
3 3
VEd,u y  185,278kN  VEd,u  207,401kN
 Moment fléchissant
M Ed,u x  μ x  Pu  Leff 2  0,068  222,334 2,5 2  94,492
M Ed,u x  94,492kN.m
M Ed,u y  μ y M Ed,u x  0,436  94,492  41,198
M Ed,u y  41,198kN.m  M Ed,u  94,492kN.m
3.14.7.5 Calcul à l’état limite de service
 Effort normal
Pser  (G  Q)  l  159,483kN/m
Pu = 159,483 kN/m
 Effort tranchant
Pser  Leff 1 159,483 2,5 1
VEd,s x      148,77
2 1 α 2 1  0,68
2 2
VEd,u x  148,77 kN
Pser  Leff 159,483 2,5
VEd,s y    132,902
3 3
VEd,s y  132,902kN  VEd,s x  148,77 kN
 Moment fléchissant
M Ed,s x  μ x  Pser  Leff 2  0,037  159,483 2,5 2  67,78
M Ed,s x  67,78 kN.m
M Ed,s y  μ y M Ed,s x  0,436  67,78  29,552
M Ed,s y  29,552 kN.m  M Ed,ser  67,78 kN.m
 Coefficient
M Ed,u 94,492
γ   1,4
M Ed,ser 67,78
γ  1,4
3.14.8 Calcul des armatures tendues à l’ELU dans le cas du diagramme σ-ε à palier
horizontal
a. Calcul des armatures tendues

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UFR SI 66 David Nzalé
M Ed,u 94,492  10 3
μu    0,036
b  d 2  f cu 1  0,362  20
μ u  0,036

 1  e 
Ec
αe 
Ecm
Mg  ψ2Mq 17,1  0,3  4,65
 e   t, to    2,0   1,7
Mg  Mq 17,1  4,65
0,3
 fcm 
E cm  22     32,84MPa
 10 
α e  16,449
A  75,3  fck  189,8  75,3  30  189,8  2069,2
B  5,6  fck  874,5  5,6  30  874,5  706,5
C  0,04  fck  13  0,04  30  13  11,8
   
K  A  B  αe  C  αe 2  2069,2  706,5  16,449  11,8  16,4492  10  4  1,2
 μ lu  0,225  μ u  0,036
Alors on n’a pas besoin d’acier comprimé Asc= 0
 Aciers tendus
1

α u   1  1  2  μ lu 
λ
1
0,8
 
 1  1  2  0,225  0,323 
Diagramme palier horizontal σ - ε on a une classe de ducttilité B  μ AB  0 ,056  μ lu  0,225
 Pivot A
 λ   0,8 
z u  d  1   α u   0,135  1   0,323  0,313
 2   2 
z u  0,313m
M 94,492 10-3
A s1  VEd,u   6,933cm2
z u  σs 0,313 435
A s1  6,933cm2
 Section minimale d’armatures
Maitrise de la fissuration non requise
 h 
1,6    f ctm
f ct,eff  f ctm,f l  Max  1000 
f
 ctm

 400 
1,6    2,9  3,48MPa
 Max  1000   f ct,eff  3,48MPa
2,9MPa

 f ct.eff  3,48
0,26  f  b  d 0,26   0,36  1
A smin  Max  yk  Max  500
0,0013 b  d 0,0013 0,36  1

A smin  5,422cm2  A s1  6,933cm2

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UFR SI 67 David Nzalé
Soit :
HA12 on a As1= 1,13 cm2
As 6,933
N= = = 6,13  6 barres
As1 1,13
Ce qui est égal a A snom= 6,782cm2
2
HA14 on a As1= 1,5386 cm
As 6,933
N= = = 4,5  5 barres
As1 1,538
Ce qui est égal a A snom= 7,693cm2
Alors on choisit les HA14, la section correspondante As = 7,693 cm2 c’est à dire 5HA14
Espacement :
b 100
eb    25cm
N 1 5 1
e b  25 cm ; c  1,03cm
Schémas de ferraillage (voir Annexe 5)
b. Calcul de l’effort tranchant
VEd  VRd,c

 C Rd,c  k  100  f ck  ρ 1  k 1  σ cp   b  d
 
VRd,c  max 

 ν min  k 1  σ cp   b  d
 
0,18
C Rd,c   0,12
γc

200
k 1  1,745  2,0
d
As
ρ1   0,001 0,02
bd
k 1  0,15
σ cp  0
VRd,c  11,174kN  VEd  148,71kN
 Alors il y’a besoin d’armature d’effort tranchant
c. Calcul de l’effort tranchant maximal
 f 
ν  0,6  1  ck   0,528
 250 
ρ  0,9  d  0,324m
On choisit l’inclinaison des bielles d’un angle ϴ = 45 o et α = 90o
sin2θ
τ max   0,5
2
VEd
τ Ed   0,043
b  d  ν  f cd
τ max  0,5  τ Ed  0,043  O.K
VRd,max  0,5  b  d  ν  fcd  1900,8
VRd,max  1900,8kN

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d. Dispositions constructives relatives aux armatures d’effort tranchant
A sw VEd
  11
S z  fywd  cotθ
A sw
 11cm2 /cm
S
A sw f ck
( ) min  0,08  b  sinα   8,763
S f yk

A sw
) min  8,763cm2 /cm
S
A 0,5  α cw  ν  f cd  b
( sw ) max   121,44
S z  f ywd  cotθ
A sw
( ) max  121,44cm2 /cm
S
A sw A A
( ) min  sw  ( sw ) max  O.K
S S S
e. Espacement entre les armatures transversales
On choisit des HA12 (A = 1,13 cm2 )
 Espacement minimal
A  S  100 1,13  2  100
So    10,031
A sw 16
So  10,031cm  10cm
 Espacement maximal
Slmax  0,9  d  100  12,15cm
Stmax  Min0,9  d  100;60  12,15cm
Donc nous allons prendre tout au long de la poutre un espacement des étriers de
St =100 mm.
3.14 .9. Vérification a l’Etat limite de service
a. Vérification des contraintes a l’ELS
 Contrainte de traction dans le béton
Mser
σ bc  x
I
I  I bc  α e  A sc  x  d 
2

 α e  A st  (α e  A st   4  A st  d  α e  )
2 b
x 2
b
 16,449 7,693  (16,449 7,693  4  7,693 0,0,36  16,449 )
2 1
x 2
1
x  0,36m

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UFR SI 69 David Nzalé
b  x3 1  0,3593
I  αe  Ast  d  x    16,449 7,693 0,36  0,359
2 2

3 3
I  0,015m 4

67,78
σ bc   0,36  1,57
0,015
0,45fck  13,5MPa  σ bc  1,57MPa  Fluage linéaire
σ ct  1,57MPa  σ c  18MPa O.K
 Contrainte de traction dans l’armature
Les contraintes de traction dans les armatures doivent être limitées afin d'éviter les
déformations inélastiques ainsi qu'un niveau de fissuration o u de déformation inacceptable.
M
σ st  α e  ser  d  x   16,449  0,36  0,359
67,78
I 0,015
σ st  0MPa  0,8f ck  400MPa  O.K
D’après ces vérifications nous pouvons conclure que la limite des contraintes est vérifiée.
b. Maitrise de la fissuration
La fissuration doit être limitée de telle sorte qu'elle ne porte pas préjudice au bon
fonctionnement ou à la durabilité de la structure ou encore qu'elle ne rende pas son aspect
inacceptable.
 Sections minimales d'armatures
f ct,ef
A smin  k c  k   Ac
σs
 N Ed   222,334 
   1  0,4 
k c  0,4  1  bh   1,00  0,4  1    1,00  k c  0,357
  h     0,4  
 k 1  h *   f ct,ef   1,5   0.4   3,48
       
h  0,4m  1m  h  h * ; N Ed effort de compression  k 1  1,5
h  400 mm  k  0,93
3,48
A smin  0,357  0,93   0,4  10,63 cm 2
435

w k  Sr, max ε sm  ε cm 

 1  α e  ρ p, ef 
f ct, ef
σs  k t 
ρ p, ef σs
ε sm  ε cm   0,6 
Es Es
h
 2  0,2

 h  x 
h c, ef  min   0,013  h c, ef  0,0125m
 3
2,5  h  d   0,0125

 Calcul de l'ouverture des fissures

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As 7,693
ρ p,ef    6,15
A c,e f 0,0125100
ε sm  ε cm  0,002  0,0012; avec k t  0,4
k1  k 2  k 4  φ
Sr, max  k 3  c   0,13m
ρ p,e f
avec k1  0,8 pour les HA; k2  0,5 en flexion ; k4  0,425 et k3  3,4 ; c  40mm
w k  0,27mm
 Limitation des flèches
5p  L4 L
f 
384  EI 250
f  7,72  10-5 mm  10mm  O.K
La dalle est vérifiée à l’état limite de service.
Conclusion
Le dimensionnement d’un réservoir est une étape délicate nécessitant un savoir- faire pointu
pour répondre aux exigences de la norme et des réglementations en vigueur (fascicule 74,
Eurocode). La prise en charge du volet sécurité est primordiale et nécessite des réflexions qui
dépassent l’étude à l’utilisation finale pour se rendre compte de toutes les éventualités et
éviter la défaillance. C’est pourquoi dans la combinaison des charges la valeur de la force du
vent est prise en compte pour le calcul des sollicitations sur les structures.
Ainsi par les formules de l’Eurocode nous avons pu déterminer la section des différents
éléments de structure (poteau, poutre, voile, dalle et radier), les dispositions constructives et
plans de ferraillages sont à l’annexe du présent document.

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UFR SI 71 David Nzalé
Conclusion Générale
Les travaux réalisés au cours de notre mémoire de fin d’étude sur le thème : ‘’ Conception
d’un programme de calcul et étude comparative avec Epanet pour le dimensionnement d’un
réseau d’alimentation en eau potable et d’un château d’eau en béton armé de 30m3 à 06m à
Bembou’’ nous ont conduit à faire une conciliation de toutes les connaissances nécessaires
pour la bonne exécution de notre programme de calcul hydraulique à comparaitre avec les
données du logiciel Epanet, et aussi la complexité de l’étude de dimensionnement des
ouvrages tels que les château d’eau avec les règles de l’Eurocode qui nécessite de faire des
hypothèses de calcul de la combinaison des charges jusqu’au calcul de la section des
armatures et aussi de prendre en compte les multiples paramètres souvent préjudiciables qui
devrons être pris en compte et les caractéristiques des matériaux constituants la structure
doivent répondre à des exigences particulières de qualité.
Avant d’aborder notre étude de dimensionnement nous avant fais une étude de présentation
du village de Bembou situé dans le département de Saraya dans la ré gion de Kédougou faisant
l’objet de notre projet.
Dans le chapitre deux nous avons obtenus les valeurs de p ression au droit des nœuds avec les
deux méthodes de calcul qui ont permis de faire une comparaison à savoir les valeurs du
logiciels Epanet sont légèrement au dessus des valeurs de la programmation Excel. Cela
s’explique par le coefficient de majoration de 10.% au niveau des pertes de charges
singulières de la programmation Excel, alors que le logiciel a tendance à calculer et fournir
des résultats optimaux par la prises en compte des coefficients des pertes de charges
singulières liés au coudes, vannes, raccords, Tés etc.
Pour l’aspect vérification et dimensionnement du château d’eau, nous avons vu la limite des
calculs manuels et la complexité des calculs de dimensionnement de ces ouvrages dits
spéciaux. Étant donné que les châteaux d’eau sont des ouvrages spéciaux leur
dimensionnement nécessite l’utilisation des logiciels spécifiques tels que le logiciel robot
structurale Analysis pour pouvoir non seulement calculer la sections des armatures et
générer le plan de ferraillage, mais aussi de faire une simulation du portement de l’ouvrage
sous différentes sollicitations et voir la directions de déformation si la hauteur de l’ouvrage est
considérable.
Ce projet tente d’être aussi complet que possible pour pouvoir servir de référence dans le
cadre de l’alimentation en eau potable des villages du Sénégal pour lesq uels l’eau est une
denrée rare et que chaque goutte d’eau compte.
Nous ne pouvons finir ce projet sans énumérer quelques recommandations découlant des
résultats de l’étude :
- Lors des vérifications et dimensionnements de ce genre de projet utilisé si possible
le logiciel RSA et autres,
- Faire une étude de dimensionnement de la bâche à eau et le dimensionnement de la
pompe pour la partie refoulement;
- Projeter le réseau vers les villages environnant si le besoin se fait sentir ;
- Prévoir une bouche d'incendie au nœud ayant la plus grande pression. la réserve
incendie ayant été prise en compte dans le calcul de la capacité du réservoir.

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UFR SI 72 David Nzalé
Références bibliographiques
ANDS. (2013). - Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Kédougou-138
pages.
Aquassistance. (2014). - CCTP : cahier des clauses techniques particulières et Borne fontaine
-25 pages.
EPANET 2.0. (2003). -Simulation Hydraulique et Qualité pour les Réseaux d’Eau sous
Pression -214 pages.
Eurocode 2. (2011). - Calcul des structures en béton-198 pages.
E.I.E.R. (2003). -Ecole Inter - Etats Ingénieurs de I ’Equipement Rural Cour
d’approvisionnement en eau potable-134 pages.
FALL, M. (2014). -Cour calcul des fondations -113 pages.
Fascicule 74. (1998). -Construction des réservoirs en béton armé-123 pages.
GUERRIN, A. tome6. (2010). -Réservoirs château d'eau et piscine-416 pages.
Maitrise de l’Eurocode 2. (2008).-335 pages.
MULTON, S. (2012). - BETON ARME Eurocode 2-154 pages.
ROUX, J. (2009). ²- Pratique de l’eurocode 2, G12044, 530 pages.

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UFR SI 73 David Nzalé
Annexes

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UFR SI 74 David Nzalé
Annexe 1 : Plan de ferraillage du poteau

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UFR SI 75 David Nzalé
Annexe 2 : Plan de ferraillage de la poutre

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UFR SI 76 David Nzalé
Annexe 3 : Plan de ferraillage de la dalle

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UFR SI 77 David Nzalé
Annexe 4 : Plan de ferraillage du voile

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UFR SI 78 David Nzalé
Elé ments ferraillés sur le logiciel RSA
Annexe 5 : Plan de ferraillage du poteau

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UFR SI 79 David Nzalé
Annexe 6 : Plan de ferraillage de la poutre

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UFR SI 80 David Nzalé
Annexe 7 : Plan de ferraillage de la dalle

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UFR SI 83 David Nzalé
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UFR SI 84 David Nzalé
Annexe 8 : Plan de ferraillage du voile

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UFR SI 85 David Nzalé
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UFR SI 86 David Nzalé
Annexe 9 : Plan de ferraillage du radier

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UFR SI 89 David Nzalé
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