Vous êtes sur la page 1sur 39

République algérienne démocratique et populaire

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université de Mohamed khider-Biskra-

Faculté des Sciences et de la Technologie

Département de Génie Electrique

Filière: Electrotechnique

Thème

Etude et modélisation des défauts des


transformateurs de puissance

Présenté par : G : N°01 Directeur de mémoire


*Cherif Bouabdallah *Dr. Rezig

*Akram Mohamed Lachouri

*Mohcen Bourmel

*Bachir chikhe

*Ahmed Barr

*Abd El kader Lamri

Année Universitaire

2019/2020
Remerciements
Grand merci à mon dieu de nous avoir donné la volonté, la

santé et le courage pour accomplir ce travail.

Au terme de ce travail, je tiens à exprimer mes profonds

remerciements à mes chers parents de leurs conseils et

encouragements pour élaborer ce mémoire.

Je remercie en particulier, mon encadreur Monsieur REZIG

pour son aide, ses orientations et ses précieux conseils.


Dédicace

Je dédie ce travail à mes parents


A mes frères
A mes sœurs
Je le dédie également à toute mes amies
Résumé

La consommation d'énergie électrique n'est pas limitée en termes de quantité, mais aussi
la qualité représente un élément essentiel.

Il existe des entreprises qui produisent et distribuent de l'énergie électrique, tel que
SONALGAZ, où leurs clients, en particulier de première, ne peuvent pas endurer des
défauts soudains, qui peuvent prendre du temps à réparer dont ils provoquent des infortunes
pertes. Pour cette raison, des méthodes de maintenance et de diagnostic des défauts des
transformateurs de puissance ont été découvertes et développées afin d'éviter les problèmes
mentionnés précédemment; il est devenu une question importante et nécessaire pour de
nombreuses équipes de recherche.

C'est pourquoi, dans cette recherche, nous essaierons de résoudre ce problème en


mentionnant les caractéristiques et les composants les plus importants des transformateurs
de puissance dans, dans la première partie, tandis que dans la seconde partie, les types
d'erreurs avec la méthode pour les ressources sont mentionnés.

Mots clés: Transformateur de puissance, Circuit magnétique, Défaut de transformateur,


Bobinage, Modélisation de transformateur
SOMMAIRE
Introduction générale………………………………………………………………………...1

Chapitre 01: Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

I.1. Introduction………………………………………………………………………………3
I.2. Invention…………………………………………………………………………………3
I.3. Définition de transformateur………………………………………………………….....4
I.4. Principe de fonctionnement……………………………………………………………...5
I.4.1. Schéma électrique équivalent…………………………………………………….....5
I.4.2. Essais sur le transformateur…………………………………………………………6
I.4.2.1. Essais à vide……………………………………………………………………6
I.4.2.2. Essais en court-circuit………………………………………………………..6-7
I.4.3. Bilan de puissance…………………………………………………………………..7
I.4.4. Rendement…………………………………………………………………………..7
I.5. Types de transformateur…………………………………………………………………8
I.5.1. Transformateur immergé……………………………………………………………8
I.5.2. Transformateur secs…………………………………………………………………8
I.5.3. Auto transformateur……………………………………………………………….8-9
I.6. Les composants d un transformateur de puissance………………………………………9
I. Circuit magnétique……………………………………………………………………..9-10
I.1. Types de circuit magnétique ……………………………………………………..10-11
I.2. Section des colonnes…………………………………………………………………11
I.3. Assemblage colonne et cuirassé……………………………………………………..11
II. Bobinage ……………………………………………………………………………….12
II.1. Emplacement………………………………………………………………………..12
II.2. Réalisation…………………………………………………………………………..13
III. Isolation…………………………………………………………………………………13
III.1. Isolation cellulosique………………………………………………………………13
III.2. Isolation liquide………………………………………………………………...13-14
III.3. Cuve ……………………………………………………………………………….14
III.4. Traversées………………………………………………………………………….15
III.5. Equipement………………………………………………………………………...15
III.5.1. Changeurs de prise…………………………………………………………….15
III.5.2. Refroidissement………………………………………………………………..15
III.5.3. Conservation…………………………………………………………………..16
III.5.4. Coffrer de l’auxiliaire…………………………………………………………16
III.5.5. Coffret de commande du change de prise en charge…………………………..16
I.7. Conclusion……………………………………………………………………………...16
Chapitre 02: Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

II.1. Introduction....................................................................................................................18

II.2. Défauts et leurs couses………………………………………………………………...18

II.2.1 Les défauts………………………………………………………………………….18

 Défaut d’ordre électrique……………………………………………………………18


 Défaut d’ordre et mo sphérique……………………………………………………..19
 Défaut mécanique…………………………………………………………………...20
 Défaut liés à la fabrication…………………………………………………………..20

II.2.2. Les couse……………………………………………………………………...20-21

II.2.3. La mesure………………………………………………………………………...21

II.3. Structure du transformateur………………………………………………………...21-22

II.4. Modélisation d’un transformateur de puissance………………………………………22

II.4.1. Circuit équivalent d’un transformateur………………………………………..22-23

II.4.2. Détermination des paramètres du circuit équivalent……………………………...25

II.4.2.1. Essais à vide………………………………………………………………….25

II.4.2.2. Essais en court –circuit……………………………………………………….26

Conclusion générale………………………………………………………………………...27
Liste des tableaux
Chapitre 01:
Tableau (I.1) Essais à vide.

Tableau (I.2) Essai en court-circuit.

Chapitre 02:
Tableau (II.1) Les paramètres des essais du transformateur.

Tableau (II.2) Détails sur les enroulements du transformateur.

Tableau (II.3) Caractéristiques géométriques des enroulements (en pouce, 1 pouce=25.4mm).


Liste des figures
Chapitre 01:
Figure (I ,1) Transformateur monophasé.
Figure (I, 2) Transformateur triphasé.
Figure (I, 3) Symbole de transformateur de puissance de tension et courant.
Figure (I, 4) Schéma de principe de fonctionnement d’un transformateur de puissance.
Figure (I, 5) Schéma électrique monophasé.
Figure (I ,6) Schéma de bilan de puissance d’un transformateur.
Figure (I ,7) Transformateur immerge dans l’huile.
Figure (I ,8) Transformateur sec.
Figure (I, 9) Schéma d’un autotransformateur.
Figure (I ,10) Vue intérieur d’un transformateur type colonne.
Figure (I ,11) Circuit magnétique.
Figure (I ,12) Circuit magnétique de transformateur triphasé à 3 colonnes.
Figure (I, 13) Bobinage BT.
Figure (I, 14) Bobinage MT.
Figure (I ,15) La cure d’un transformateur de puissance.
Figure (I ,16) Traversé porcelaine.
Figure (I ,17) Traversé condensateur.

Chapitre 02:

Figure (II.1) Défaut de court circuit.

Figure (II.2) Défaut à cause d’une foudre.

Figure (II.3) Défaut suite au mauvais serrage sur borne BT.

Figure (II.4) Structure du transformateur étudié.


Figure (II.5) Circuit équivalent d’un transformateur.

Figure (II.6) Circuit équivalent ramené au primaire.

Figure (II.7) Circuit équivalent approximatif ramené au primaire.

Figure (II.8) Circuit équivalent approximatif ramené au secondaire.

Figure (II.9) Circuits simplifiés ramenés à un seul côté.


Figure (II.10) Circuit équivalent pour l’essai à vide.

Figure (II.11) Circuit équivalent pour l’essai en court-circuit.


Liste des symboles
I1 : Courant primaire.

I2 : Courant secondaire.

U1 : Tension primaire.

U2 : Tension secondaire.

N1 : Nombre des spaires primaire.

N2 : Nombre des spers secondaire.

ϕ: Flux magnétique.

Cos (ϕ) : Facteur de puissance.


𝟏
: Résistance shunt.
𝑹𝒇

𝟏
: Réactance shunt.
𝑿𝒎

Ze q : L’impédance équivalente.

Xeq : Réactance équivalente.

P1 : Puissance au primaire.

P2 : Puissance secondaire.

Pj1 : Pertes joule au primaire.

Pj2 : Pertes joule au secondaire.

Pfer : Pertes ferromagnétique.

Pu : Puissance utile.

η : Rendement.

HT : Haute tension.

BT : Bas tension.

MT : Moyen tension.

Pcc : Puissance en court-circuit.

Vcc : Tension en court-circuit.

Icc : Courant en court-circuit.

Req : Résistance equivalent.


Introduction générale

Introduction générale:
Le transformateur de puissance est l’élément clé dans le réseau électrique. Sa non
fiabilité n'affecte pas uniquement la disponibilité en énergie électrique, mais aussi, elle
conduit à des pénalités technico-économiques, très lourdes en conséquences (techniques,
financières, commerciales, environnementales) ; d’où la nécessité de détecter et d’identifier dès les
premiers stades les défauts latents pour une éventuelle action préventive.

Durant une défaillance ou un défaut, les intégrités mécanique, diélectrique et thermique du


transformateur sont souvent affectées et évoluées dans le temps. Ainsi elles provoquent une
dégradation d’isolement par de différentes causes telles que les courants.

De défaut (courant de court–circuit, courant d’enclenchement….) et les surtensions électriques


(transitoire, manœuvre, ou de foudre). Ces défauts sont généralement apportés par l’analyse de
l’huile du transformateur où la majorité des informations recueillies sont données et
exploitées pour des actions de maintenance.

Les défauts qui apparaissent dans un équipement électrique ont des causes variées. Ils peuvent
êtres dus au vieillissement des constituants du transformateur ou bien aux conditions d’utilisation
ou tout simplement à un défaut de fabrication dont l’effet serait imperceptible lors de la mise en
service. Ces pannes peuvent êtres d’origines Thermique (échauffement sur borne HT ou BT,
échauffement du bobinage, huile, papier isolante) ou électrique et magnétique (court circuit du
bobinage, déclassement de qualité d’huile, papier isolante ….). Des imperfections peuvent aussi être
dues à d’autres éléments de l’entraînement, telles que des défauts dans l’alimentation, dans la
charge ou dans les raccordements MT ou BT.

Afin d’éviter des défauts intempestifs, il est possible d’effectuer une maintenance périodique
durant laquelle les éléments de réseau sont remplacés après une durée d’utilisation finie. Une telle
maintenance présente.

Ce mémoire est constitué de deux chapitres

Dans le premier chapitre on trouve des généralités et constitution d’un transformateur de


puissance tels que le principe de fonctionnement et les différents éléments qui constituent cette
machine.

Dans le deuxième chapitre nous présentons les différentes de type des défauts (Défauts et
leurs causes ).
1
Chapitre 01
CONSTITUTION ET FONCTIONNEMENT D’UN TRANSFORMATEUR DE PUISSANCE

2
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

I.1. Introduction :

Ce premier chapitre introduit tout d’abord le contexte dans lequel s’inscrivent les

transformateurs de puissance. Puis les principaux éléments qui constituants et Principe de

fonctionnement.

I.2. Invention :
Les principes du transformateur ont été établis en 1831 par Michæl Faraday, mais ce
dernier ne s'en servit que pour démontrer le principe de l'induction électromagnétique et
n'en prévit les applications pratiques.

Lucien Gaulard, jeune électricien français, présente à l’Entreprise française des


électriciens, en 1884, un «générateur secondaire», dénommé depuis transformateur.

En 1883, Lucien Gaulard et John Dixon Gibbs réussissent à transmettre pour la


première fois, sur une distance de 40 km, du courant alternatif sous une tension de2 000
volts avec transformateurs avec un noyau en forme de barres. [1]

En 1884, Lucien Gaulard met en service une liaison bouclée de démonstration (133 Hz)
alimentée par du courant alternatif sous 2 000 volts et allant de Turin à Lanzo et retour
(80 km). On finit alors par admettre l'intérêt du transformateur qui permet d'élever la
tension délivrée par un alternateur et favorise ainsi le transport de l'énergie électrique par
des lignes à haute tension. La reconnaissance de Gaulard interviendra trop tardivement.[1]

Entre-temps, des brevets ont été pris aussi par d'autres. Le premier brevet de Gaulard en
1882 n'a même pas été délivré en son temps, sous prétexte que l'inventeur prétendait
pouvoir faire «quelque chose de rien» ! Gaulard attaque, perd ses procès, est ruiné, et finit
ses jours dans un asile d'aliénés. Le transformateur de Gaulard de 1886 n'a pas grand-
chose à envier aux transformateurs actuels, son circuit magnétique fermé (le prototype de
1884 comportait un circuit magnétique ouvert, d'où un bien médiocre rendement) est
constitué d'une grande variété de fils de fer annonçant le circuit feuilleté à tôles isolées.

Ainsi, en 1885, les Hongrois Károly Zipernowsky, Miksa Déry et Otto Titus Bláthy
mettent au point un transformateur avec un noyau annulaire commercialisé dans le monde
entier par la firme Ganz à Budapest. Aux États-Unis, W. Stanley développe des
transformateurs.

3
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

I.3. Définition de transformateur :

Le transformateur est un appareil électromagnétique statique destiné à transformer un


courant alternatif primaire en un autre courant secondaire de même fréquence ayant dans le
cas général d’autres caractéristiques en particulier, une autre tension et un autre courant.

Un transformateur se compose d’un noyau en tôles d’acier à transformateur, de deux ou


de plusieurs enroulements à couplage électromagnétique et dans le cas particulier d’un
autotransformateur, à couplage électrique.

Selon le nombre d’enroulements, le transformateur est dit à deux, trois ou à plusieurs


enroulements. Conformément au genre du courant on distingue, les transformateurs
monophasés, triphasés et polyphasés. On entend par enroulement d’un transformateur
polyphasé l’ensemble de tous les enroulements de phase de même tension reliés entre eux
d’une certaine façon. L’enroulement du transformateur auquel est amenée l’énergie du
courant alternatif est appelé enroulement primaire et l’autre enroulement duquel l’énergie
est prélevée est appelé enroulement secondaire. Conformément aux appellations des
enroulements toutes les grandeurs qui se rapportent à l’enroulement primaire, par exemple
la puissance, le courant, la résistance, etc., sont également appelées primaires et celles qui
se rapportent à l’enroulement secondaire sont dites secondaires.

L’enroulement connecté au réseau à tension plus élevée est appelé enroulement de haute
tension (HT) ; l’enroulement connecté au réseau de tension inférieure est appelé
enroulement de basse tension (BT). Si la tension secondaire est inférieure à celle primaire
le transformateur est appelé transformateur abaisseur, et lorsque cette tension est
supérieure à la tension primaire le transformateur est dit transformateur élévateur.

Figure (I.1) Transformateur monophasé. [2] Figure (I.2) Transformateur triphasé. [2]

4
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

 Symbole de transformateur :

Figure (I.3) Symbole de transformateur de puissance (de tension et courant).

I.4. Principe de fonctionnement :

Un transformateur comprend essentiellement deux circuits électriques montés sur un


circuit magnétique, l’un des circuits électriques dit enroulement primaire comporte N1
spires étant raccordé à une source de tension alternatif U1, le courant I1 qui traverse cet
enroulement donne naissance à un flux фm dans le circuit magnétique. Ce flux induit
une force électromotrice dans le deuxième enroulement dit « enroulement secondaire »
de N2 spires aux bornes duquel apparait une tension U2 [3].

Figure (I.4) Schéma de principe de fonctionnement d’un transformateur de puissance.


I.4.1. Schéma électrique équivalant :
Schéma électrique monophasé de transformateur réel représenté ce dissous [4].

Figure (I.5) Schéma électrique monophasé.


5
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

I.4.2. Essais sur les transformateurs :


A partir de ces essais on peut déterminer les paramètres du circuit équivalant des
transformateurs représentés dans la figure (I.5). Il s’agit des essais suivants [1].

I.4.2.1. Essais à vide:


L’essai à vide consiste à appliquer la tension nominale en gardent le secondaire à
vide. La mesure du courant, de la puissance et de la tension permet la détermination des
paramètres et pertes fer (I2=0).
Le montage de mesure utilisé sont résumés dans le tableau (I.1).

Tableau (I.1) Essais à vide.

I.4.2.2. Essais en court-circuit :


L’essai en court-circuit permet la détermination des paramètres et pertes joule, consiste à
appliquer la tension réduite (valeur minimale) au primaire en gardent le secondaire en
court-circuit. Puis on augmente la tension primaire jusqu’à ce que le courant secondaire
atteigne sa valeur nominale. On mesure le courant et la puissance de court- circuit.

6
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

Le montage de mesure utilisé sont résumés dans le tableau (I.2).

Tableau (I.2) Essai en court-circuit.

I.4.3. Bilan de puissance:

Figure (I.6) Schéma de bilan de puissance d’un transformateur.

Bilan de puissance égale :


P1 =Pj1+Pfer+Pj2+P2

I.4.4. Rendement:
Le rendement de transformateur par définition égale le rapport de la puissance fournie
par le secondaire sur la puissance absorbée au primaire.

7
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

I.5. Types de Transformateurs :


I.5.1. Transformateur immergé :

Le transformateur est disposé dans un bain d’huile qui assure l’isolement et le


refroidissement. Ce transformateur est moins onéreux et a des pertes moindres que le
transformateur sec [5].

Figure (I.7) Transformateur immerge dans l’huile.

I.5.2. Transformateurs secs :


Les enroulements BT et les enroulements HT sont concentriques et enrobés dans
une résine époxy. Le transformateur sec peut être disposé dans une enveloppe de
protection qui permet de l’isoler du monde extérieur et d’assurer l’évacuation de la
chaleur au travers de ses parois.

Figure (I.8) Transformateur sec.

I.5.3. Autotransformateur :
Cet appareil présente l’avantage d’un dimensionnement plus faible que celui d’un
transformateur, à puissance traversant égale. Il se distingue du transformateur par le
fait qu’il existe un point commun aux enroulements primaire et secondaire. Etant
donné qu’il n’y a plus d’isolation galvanique entre les enroulements primaire et
secondaire, tout défaut se manifestant sur un réseau se propage immédiatement sur

8
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

le second [4].

Figure (I.9) Schéma d’un autotransformateur.

I.6. Les composants d’un transformateur de puissance :


La figure (I.13) suivant montre la constitution d’un transformateur de puissance triphasé.

Figure (I.10) Vue intérieure d’un transformateur, type colonne.

I- Circuit magnétique :

Le rôle du circuit magnétique est de canaliser le flux magnétique produit par l’excitation
de l’enroulement primaire vers l’enroulement secondaire [6].

Le noyau se compose d’un empilage de tôles ferromagnétique de haute perméabilité et à


grains orientés, isolées électriquement entre elles. Il doit être conçu de façon à réduire
les pertes par courant de Foucault et par hystérésis qui se produisent lors de la variation
périodique du flux magnétique.

Afin de minimiser les pertes on procède à :


 L’emploi d’acier magnétique doux ayant une petite surface du cycle d’hystérésis et
de faible perte par hystérésis.

9
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

 L’emploi de tôles dont l’épaisseur est choisie tel que les courants de Foucault
soient pratiquement sans effet.

Culasse

Noyau

Figure (I.11) Circuit magnétique.

I.1.Types de circuit magnétique :


Dans le circuit magnétique on distingue les colonnes sur les quels reposent les bobines,
des culasses fermants le circuit.
Suivant l’emplacement de ces deux composants on distingue trois types de
circuits :
-Circuit magnétique cuirassé: on aura
 Circuit à 5 colonnes : on aura le flux magnétique de retour à un
module très faible devant
 Circuit à 3 colonnes : c’est le type le plus utilisé.

Figure (I.12) Circuit magnétique de transformateur triphasé à 3 colonnes.

10
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

Le transformateur triphasé ainsi constitué est donc composé de trois paires de bobinages
indépendantes et par la suite connectées entre elles selon différents schémas récurrents.
Ces couplages permettent notamment l'adaptation des niveaux de courant et de tension aux
caractéristiques nominales du transformateur au sein de son réseau. On retrouve ainsi des
couplages dits en « étoile », en « triangle », ou en « zigzag », voire d'autres, dérivés de
ceux-ci et permettant la compensation de certains courants harmoniques.
I.2. Section des colonnes :

Si pour les faibles puissances les sections sont carrées, on réalise des sections circulaires
pour les grandes puissances .En effet, les bobines sont à section circulaire pour des raisons
de résistance aux efforts électrodynamiques entre spires en cas de court-circuit ainsi que
pour une réalisation plus facile
Pour avoir une meilleure utilisation du fer on doit donc se rapprocher de la section
circulaire ; on y parvient en réalisant des gradins.
Pour des puissances plus grandes les sections des colonnes comportent des canaux de
refroidissement.

I.3. Assemblage colonne et cuirassé :

La réalisation de joints magnétiques qui réduisent le plus possible l’entrefer permet


d’obtenir la réluctance minimale du circuit donc des pertes faibles. :
 Joints en chevêtrés :
Les extrémités des tôles de la colonne et de la culasse sont enchevêtrés les unes avec les
autres

 Joints à coupe oblique :


Dans le cas des tôles à cristaux orientés qui favorisent le passage du flux dans le sens du
laminage, le joint doit être à 45°.Dans ce cas il faut un faible recouvrement obtenu en
décalant le joint.
Le serrage des tôles est effectué par des tiges filetés, régulièrement répartis et isolés du
circuit magnétique. Le serrage et l’assemblage des culasses et des noyaux sont obtenus par
des matériaux non magnétiques.

11
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

II- Bobinage :
Les enroulements sont conçus par une juxtaposition de couches successives, composées
elles même de multiples spires jointives. Pour des contraintes électriques et économiques,
les couches extérieures et intérieures sont généralement et respectivement associées aux
bobinages haute et basse tension. Le nombre de spires primaires et secondaires est imposé,
par la tension utilisée, en corrélation avec la valeur d’induction dans le circuit magnétique,
la section de celui-ci, la fréquence et le rapport de transformation.
Les conducteurs sont en cuivre ou en aluminium pour des puissances importantes, ces
matériaux sont préférés à d’autres pour leurs bonnes propriétés conductive, thermique,
mécanique, massique et économique. Ils se présentent sous différents aspects, on les
retrouve sous la forme de fils massifs, de section circulaire, carrée ou de type méplat, ou
encore laminés en fines feuilles.
II.1. Emplacement:
Selon l’emplacement des enroulements sur les colonnes on distingue :
 Bobinage concentrique :
L’enroulement BT est placé près de la colonne car la distance d’isolation entre la bobine et
la colonne sera la plus faible. Bobinage concentrique.
 Bobinage mixte :

Pour éviter les très forts DDP entre les spires d’extrémité de deux couches successives, on
réalise des bobines plates (galettes) qui sont montées en série les unes avec les autres.
Utilisé surtout en HT et THT.
 Bobinage alterné en galettes :

Les galettes MT et BT sont alternées, l’empilage est terminé par les galettes BT plus
faciles à isoler du circuit magnétique.

Figure (I.13) Bobinage BT. Figure (I.14) Bobinage MT.

12
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

II.2. Réalisation :

Suivant le mode de réalisation de bobinage on distingue les bobines en cylindre des ceux
en hélice :
 Enroulement en cylindre :

Ils sont soit en une seule couche, soit en plusieurs couches.


Ils sont utilisés surtout comme bobinage BT pour des courants < 800 A en conducteur plat.
Les bobines cylindriques en plusieurs couches en conducteur à section
circulaire sont utilisés comme enroulement HT pour une tension <36 kv.
 Enroulement en hélice :

La bobine est composée de spires utilisant de 4 à 20 conducteurs de section carrée en


parallèle.
Pour diminuer les pertes du au non symétrie de distribution du flux, on réalise une
transposition des conducteurs au sein des spires.
Les enroulements en hélice sont les plus robustes et sont utilisés comme bobinage BT pour
des transformateurs de grande puissance (I > 300 A)
III. Isolation :

Dans la partie active d’un transformateur de puissance on trouve deux types d’isolation
[7].

III.1. Isolation cellulosique :


Les matériaux isolants solides appliqués tels que le papier, compressé, le cylindre isolant
et le carton sont faits à partir des matériaux cellulosiques qui constituent le meilleur
compromis technico-économique de l’isolation du système imprégné dans
les transformateurs de puissance.

III.2. Isolation liquide :


L’huile du transformateur est souvent une huile minérale qui est faite d’un mélange
d’alcanes, de naphtènes, et des hydrocarbures aromatiques, raffinés à partir du pétrole brut.
Les processus de raffinage pourraient inclure le traitement par l’acide, l’extraction par
solvants, l’hydrotraitement, ou la combinaison de ces méthodes. Le raffinage lorsqu’il est
parfaitement achevé, peut rapporter les caractéristiques de l’huile minérale aux
spécifications exigées. Le rôle fondamental de l’huile est d’assurer l’isolation diélectrique
et le refroidissement du transformateur. Les huiles modernes procurent plus de stabilité
à la dégradation, et elles sont dépourvues du soufre en corrosif.

13
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

Au plus, elles devraient avoir les caractéristiques suivantes :

 Point d’inflammabilité élevée.


 Point de congélation basse.
 Rigidité diélectrique élevée.
 Basse viscosité.
 Bonne résistance à l’électrification statique.

III.3.Cuve :

La constitution de la cuve de transformateurs est liée aux calculs thermiques,


généralement elle est fabriquée en acier.
La cuve sert à la protection de la partie active du transformateur, elle est ajourée pour
permettre la circulation naturelle de l’air autour du transformateur elle assure plusieurs
rôles tels que :
 Réservoir d’huile.
 Assurer la résistance en court-circuit.
 Maintenir à l’intérieur de la cuve la majorité du flux de fuite produit par le
courant dans les enroulements [2].

Figure (I.15) La cuve d’un transformateur de puissance

14
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

III.4. Traversées :
Les traversées isolantes ont pour but d’assurer la liaison électrique entre les
extrémités des enroulements primaire et secondaire, d’une part, et les lignes d’arrivée et de
départ, d’autre part, à travers le couvercle ; d’où le nom de traversées. Leurs fonctions sont
principalement l’isolement du champ électrique et une fixation étanche et robuste sur le
couvercle.

Il existe plusieurs types de traversée. Pour les tensions jusqu’à quelques dizaine de kV
le corps des traversées est généralement constitué d’un bloc unique de porcelaine, qui est
un matériau isolant.

Figure (I.16) Traversé porcelaine. Figure(I.17) Traverse condensateur.

III.5. Equipement :
III.5.1. Changeurs de prise :
Le changeur de prise est un ensemble de quelques spires qui sont condensés en série avec
les spires de l’enroulement haute tension. Elles permettent de modifier le rapport de
transformation en charge et hors charge d’un transformateur de puissance sur une plage de
réglage, on distingue deux types de changeur de prise en charge et hors charge (à vide).

III.5.2. Refroidissement :
Dans les transformateurs de puissance le refroidissement s’effectue via cette huile
circulant en circuit fermé de la partie active, siège des pertes vers une source froide
à la quelle il abandonne des calories celle-ci peut être [2].
 Directement la surface de la cuve pour les petites puissances.
 Des aéroréfrigérants.
 Des radiateurs.
 Des hydro réfrigérants.

15
Chapitre 01 Constitution et fonctionnement d’un transformateur de puissance

III.5.3. Conservation:
Le conservateur (réservoir d’expansion) est utilisé pour les transformateurs
dits « respirant » son rôle est de permettre la dilatation de l’huile en
fonction de la température.
La surface du diélectrique peut être en contact avec l’air ambiant (conservateur
classique) ou être séparée par une paroi étanche souple (conservateur à diaphragme)
[6].
III.5.4. Coffret des auxiliaires :
Le coffret des auxiliaires contient :

 Appareillage de commande et de protection des ventilateurs des pompes.


 Bordiers de raccordement des contacts des appareils de mesure et de protection.
 Résistance de chauffage. 

III.5.5. Coffret de commande du changeur de prise en charge :


Ces équipements permettent de commander les changeurs de prise en charge qui se
trouve à l’intérieur de la cuve du transformateur.
I.7. Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons présenté quelques généralités sur les transformateurs, nous
avons aussi donné un aperçu sur les principaux éléments qui les constituent, leur rôle et
leur importance dans cette machine statique.

16
Chapitre 02
DÉFAUTS ET MODELISATION DES ANSFORMATEURS DE PUISSANCE

17
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

II.1. Introduction :

Ce chapitre présente les types de défauts dans un transformateur de puissance et le


moyen de les diagnostiquer.

II.2. Défauts et leurs causes :


L’étude des défauts des transformateurs de puissance a un double objectif :
 Comprendre leur genèse de manière à prévoir leur gravité et leur développement.
 Analyser leur impact sur le comportement de transformateur et en déduire les
signatures permettant, à posteriori, de remonter jusqu’à la cause de la défaillance.
II.2.1. Les défauts :
Les principaux défauts intervenants dans d’un transformateur de puissance

 Défaut d’ordre électrique:

Les défauts dans les transformateurs sont de quatre types : les surcharges, les courts-
circuits, les défauts à la masse et les sur fluxages. Dans le premier cas, l'intensité traversant
le transformateur devient trop grande, ce qui conduit à une augmentation de la température
Les courts-circuits sont eux .interne du transformateur ce qui est nuisible à la durée de vie
de deux types : interne et externe. Les premiers sont dus à des arcs entre les enroulements,
ils entraînent une dégradation rapide de l'huile et la formation de gaz qui peuvent mener à
des incendies ou à l'explosion du transformateur. Les seconds entraînent principalement
une forte contrainte mécanique sur les enroulements et peuvent s'ils sont prolongés mener à
un court-circuit interne.

Figure (II.1) Défaut de court circuit

18
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

 Défauts d’ordre atmosphérique :

*- Humidité

*-Température

*-Oxygène

*-Les foudres

Les conditions environnementales et le fonctionnement dans des conditions extrêmes


affectent le fait que la durée d’exposition de tels facteurs à un transformateur dépend de sa
durée de fonctionnement avec des valeurs d’huile minimales, lorsque la température et
l’humidité affectent le transformateur et ses composants. L’influence à long terme de la
température élevée affecte négativement l’isolement du transformateur, accélérant son
vieillissement. En conséquence, cela peut entraîner des dysfonctionnements de
l’équipement. Si de l’humidité est présente dans le système d’isolation, elle conduit à la
décomposition des chaînes moléculaires, à l’accélération du processus de vieillissement de
la cellulose et à la dégradation des propriétés diélectriques. Le plus souvent, l’air pénètre
dans le transformateur par l’air, ce qui est facilité par des joints mal formés ou vieillissants.
Il convient de noter que de la vapeur d’eau peut se former à la suite de la dégradation de
l’isolant en papier. Plus le niveau d’humidité est élevé, plus la rigidité diélectrique de
l’isolant du transformateur est faible. À des niveaux élevés d’oxygène et d’humidité, des
bulles se forment dans l’huile, ce qui entraîne l’apparition de vides et de tensions locales.
Cela provoque des pannes et des accidents.

Figure (II.2) Défaut à cause d’une foudre

19
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

 Défauts d’ordre mécanique :

*- Vibrations.

*- Fuites.

*-Fonctionnement du changeur de prise.

*-Défauts liés conditions de transport.

*-Percement de la cuve qui provoque les fuites d’huile.

*-Les fissures ou les cassures de isolateurs des bornes HT /BT.

*-Le mauvais serrage des connections HT/BT provoque leurs l’échauffement.

Figure (II.3) Défaut suite au mauvais serrage sur borne BT

 Défauts lies à la fabrication :


*-Le mélange des impuretés dans l’alliage constituant le circuit magnétique.
*-Le non isolement des conducteurs des enroulements primaire ou secondaire.
*-Mauvaise étanchéité au niveau des bornes HT ou BT.
*-Un tel défaut peut provoquer une fuite d’huile. En effet, la sur échauffement du
bobinage, accroissant ainsi les risques des courts circuits.

II.2.2. Les cause :


Les causes des défauts sont multiples. Elles peuvent êtres classées en trois groupes :

 Les initiateurs de défauts : surchauffe du transformateur, usures des éléments des


contactes, cassures des isolateurs de bornes HT, BT de fixations, problème
d'isolation électrique notamment du bobinage, surtension transitoire.

20
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

 Les contributeurs aux défauts : surcharge fréquente, température ambiante élevée,


ventilation défaillante, humidité, mauvaise terre, vieillissement.

 Les défauts sous jacents et erreurs humaines : défauts de fabrication, composants


défectueux, protections inadaptées (fusibles sur calibrer), fausses manœuvres côté
HT, absence de maintenance.

 Les effets sont principalement dus à un problème : thermique, électrique, et


environnemental, électromagnétique.
II.2.3 La mesure :

Les paramètres caractéristiques d’un transformateur de puissance peuvent servir de très


bons indicateurs de défaut sont :

II.3. Structure du Transformateur :


La figure II.6 montre la géométrie et structure du transformateur qui sera étudié dans
notre travail. C’est un transformateur triphasé à deux enroulements. Le noyau de fer est de
type de 3 colonnes et 2 culasses. Pour chaque phase le primaire (HT) et le secondaire (BT)
sont montés sur une même colonne, la HT est extérieure et la BT est à l’intérieur

Figure (II.4) Structure du transformateur étudié

21
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

Pour comprendre mieux la structure du transformateur, quelques détails sur les essais et sur
les enroulements de HT et BT sont montrés dans les tables II.1, II.2 et II.3,
respectivement. [A. LEFEVRE 01]

Table (II.1) Les paramètres des essais du transformateur

Table(II.2) Détails sur les enroulements du transformateur

Table (II.3) Caractéristiques géométriques des enroulements (en pouce, 1


pouce=25.4mm)

II.4. Modélisation d’un Transformateur de puissance :

Les transformateurs sont des éléments essentiels dans le système de transport


d’énergie. Ils permettent d’enlever les tensions, relativement basse issues des générateurs,
à des niveaux très élevés pour un transport efficace de l’énergie. Aux points d’utilisateurs
les transformateurs réduits les tensions à des valeurs plus appropriées pour l’utilisation.
Dans ce chapitre, nous présentons une modélisation des transformateurs et on voit
l’avantage de cette dernière.
II.4.1. Circuit équivalent d’un transformateur :
Le modèle équivalent du transformateur monophasé est montré en Figure (II.5). Le
circuit équivalent est constitué d’un transformateur idéal de rapport de
transformation ainsi que des éléments qui représentent les imperfections du
transformateur réel. Un transformateur idéal aurait des enroulements d’une résistance nulle

22
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

avec un noyau sans pertes d’une perméabilité infinie (Reluctance nulle).

Figure (II.5) Circuit équivalent d’un transformateur.

Assumant un flux sinusoïdal ∅ = Фmax 𝐜𝐨𝐬 𝒘𝒕, la tension instantané e1 est :

De même, la tension efficace E2 aux bornes du secondaire du transformateur idéal qui


représente la tension induite dans l’enroulement secondaire par le flux mutuel est :

Dans un transformateur idéal, le noyau est assumé avoir une reluctance nulle et il y a une
force magnétomotrice équilibrée entre le primaire 2et le secondaire. Si I2’ est la
composante du courant pour neutraliser la f.m.m du secondaire :

Dans un transformateur réel à reluctance finie, tout le flux n’est pas commun aux
enroulements primaire et secondaire à la fois. Le flux a trois composantes : le flux
mutuel, le flux de fuite primaire, et le flux de fuite secondaire. Le flux de fuite associé à
un enroulement ne relie pas l’autre, et les chutes de tension causé par le flux de fuite sont
exprimés en termes de réactances de fuite X1 et X2. Finalement R1 et R2 représentent les
résistances de l’enroulement 1 et 2.
Pour obtenir les caractéristiques de performance d’un transformateur, il convient
d’utiliser un modèle du circuit équivalent ramené à un côté du transformateur.

23
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

La relation (2) est la KVL du côté secondaire ramené au primaire, et le circuit équivalent
de la Fig.1 peut être redessiné en Figure (II.6), donc les mêmes effets sont produits dans
le primaire comme au secondaire.

Figure (II.6) Circuit équivalent ramené au primaire.

A vide, la chute de tension primaire est très faible, et V1 peut être utilisé à la place de E1
pour calculer le courant à vide I0. Donc la branche shunt peut être déplacée à gauche de
l’impédance série avec une perte d’exactitude très négligeable. De cette manière les
quantités primaires R1 et X1 sont rassemblées avec les quantités secondaires ramenées R’2
et X’2 pour obtenir les quantités Re1 et Xe1 primaires.

Figure (II.7) Circuit équivalent approximatif ramené au primaire

Le circuit équivalent ramené au secondaire est aussi montré en Figure (II.8). À partir de
cette figure, la tension primaire ramenée V’1 est donnée par :

Les transformateurs de puissance sont généralement désignés avec une perméabilité du


noyau très élevée et des pertes dans le noyau très faibles. En conséquence, une
approximation supplémentaire du circuit équivalent peut être réalisée en enlevant la
branche shunt comme montré en Figure (II.9).

24
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

Figure (II.8) Circuit équivalent approximatif ramené au secondaire.

Figure (II.9) Circuits simplifiés ramenés à un seul côté.


II.4.2 Détermination des paramètres du circuit équivalent :

II.4.2.1. Essai à vide :

Dans cet essai, on applique une tension nominale aux extrémités d’un enroulement alors
que les extrémités de l’autre enroulement sont à vide. On mesure V1, le courant de non
charge I0, et la puissance d’entrée P0. Si le circuit secondaire 2est ouvert, le courant
secondaire ramené I2’ sera nul et seulement un petit courant à vide I0 , sera fourni. En
effet, la chute de tension primaire (R1 + j X1)IO peut être négligée et le circuit équivalent est
réduit sous la forme montrée en Figure (II.10).

Figure (II.10) Circuit équivalent pour l’essai à vide.


Puisque les pertes Joules au secondaire sont nulles et ceux au primaire R1I02 sont
négligeables, la puissance à vide à l’entrée P0 représente les pertes dans le noyau (Pertes
fer) :

25
Chapitre 02 Défauts et modélisation des transformateurs de puissance

III.4.2.2. Essai en court-circuit :

Dans cet essai, on applique une tension réduite aux extrémités d’un enroulement alors que
les extrémités de l’autre enroulement sont court-circuitées. On mesure Vcc, le courant
à l’entrée Icc, et la puissance d’entrée Pcc . La tension primaire requise pour produire le
courant nominal est seulement quelques pourcentages de la tension nominale. À la basse
tension correspondante du flux du noyau, le courant d’excitation I0 et les pertes dans le
noyau (fer) sont entièrement négligeable, et la branche shunt peut être omise. Donc la
puissance à l’entrée représente les pertes Joules des enroulements Figure(II.11).

Figure (II.11) Circuit équivalent pour l’essai en court-circuit

II.5.Conclusion:

Dans ce chapitre nous avons présenté quelques les défauts sur les transformateurs, nous
avons aussi donné un aperçu sur les défauts et modélisation transformateur.

26
Conclusion générale

Conclusion générale :
L’élément que nous avons étudié c'est le transformateur de puissance, vue son
importance dans le domaine du marché électro-énergétique avant d’entamer notre étude,
nous avons décris d’une manière non exhaustive tous les éléments constituant le
transformateur de puissance afin de situer l’importance de chaque élément et les défauts
auxquels les transformateurs de puissance peuvent être soumis qui consiste à défaut
électrique, atmosphérique, mécanique et défauts lies à la fabrication.

Un transformateur de puissance subit une dégradation avec le temps. Comme ce sont des
appareils extrêmement coûteux, il est beaucoup moins onéreux de procéder à des analyses
et maintenances régulières comparativement à ce que coûte une interruption de la
fourniture d'énergie électrique à la suite d'une défaillance du transformateur. De par son
importance dans les réseaux électriques et vu la difficulté de s'en passer, même pour une
courte période, on tente d'éviter l'arrêt total d'un transformateur pour maintenance. Par
ailleurs, à cause de ses dimensions et donc du coût de transport, un retour en usine
systématique serait très problématique. Pour ces raisons, de nombreuses méthodes de
diagnostic sur place ont été développées afin de contrôler l'état des transformateurs sans
que cela n'ait trop d'incidences. Les diagnostics ont pour enjeu de déterminer la durée de
vie restante du transformateur et ainsi de pouvoir anticiper leur remplacement.

27
Bibliographie
[1] YAHIOU ABDEGHANI, « Contribution à l’étude et à l’analyse du régime transitoire
dans les transformateurs de puissance » Mémoire de magister, Université de Sétif.

[2] ABDELKEBIR AMIR et SAADI NASSIM, « Application de la logique floue pour le


diagnostic des transformateurs de puissance par analyse des gaz dissous » Mémoire de
magister, Université Mohamed Bougara de Boumerdes.

[3] Nortice technique sur les centrales thermique « Fascicule n 21 le transformateur »


électricité de France.

[4] JEAN SANCHEZ, « Aide au diagnostic défauts des transformateurs de puissance »


Université Grenoble

[5] Document « SONELGAZ » Ecole technique de Blida « Les transformateurs de


puissance »

[6] Pauwels international service « Formation générale sur les transformateurs de


puissance GRTE »

[7] REKIK BADRI « Etude et modélisation des défauts de transformateur de puissance »


Mémoire de magister, Université Badj Mokhtar de Annaba

[8] L.BOUFENNECHE « Cours modélisation des transformateurs électriques »

Vous aimerez peut-être aussi