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Ecoles d’ingénieurs - Tunisie

Formation cycle ingénieur en génie civil

Cours de stabilité des structures

Chapitre 1 : INSTABILITE ELASTIQUE

Cours de Mr. AbdelHamid R’MILI

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Chapitre 1
INSTABILITE ELASTIQUE DES STRUCTURES
1. ETATS D'EQUILIBRE
On peut parler de stabilité ou d’instabilité, d’un corps élastique, selon les positions d’équilibre.
Les états d’équilibre se présentent sous 3 formes :

- Etat d’équilibre stable :


L'équilibre d'un système mécanique est stable si, lorsque l'on déplace les points du système de leur
position d'équilibre à une faible vitesse initiale, les déplacements des différents points du système restent
contenus dans des limites imposées faibles. Ou bien si une fois l’action extérieure disparue, le système
retourne à sa position initiale, on dit que cette position est stable ;
- Etat d’équilibre neutre ou indifférent : toute position est un état d’équilibre ;
- Etat d’équilibre instable : Si le système n’y retourne pas, elle est instable.

Fig.1 : Trois stades d’équilibre

Le calcul d’une structure exige que sous toutes les combinaisons d’actions possibles définies
réglementairement la stabilité soit assurée.
Les actions développent diverses sollicitations qui génèrent des contraintes au sein du matériau et
des déformations des éléments. Afin de garantir le degré de sécurité souhaité de vérifier que les
contraintes et les déformations restent en dessous des limites admissibles. Deux cas de figures se
présentent
a- Le cas de petites déformations : Tant que l’on reste dans ce domaine des « petites déformations »
on admet que les sollicitations ne varient pas (ou varie peu) sous l’effet des déformations, ce qui
conduit simplement à vérifier que les contraintes restent inférieures à la contrainte admissible (effort
est proportionnel à la déformation).
b. Le cas de grandes déformations :
Dans ce cas, les déformations modifient considérablement les sollicitations qui les ont initiées et
nécessites des calculs spécifiques.
L’apparition de déformations importantes dans certaines pièces peut survenir :
- Dans le domaine élastique, lorsque la corrélation linéaire (Effort/Déformations) n’est plus
vérifiée, les déformations augmentent plus vite que les efforts appliquées.
- Dans le domaine élasto-plastique, lorsqu’il y’a écoulement plastique.

2. LES PHENOMENES D’INSTABILITE ELASTIQUE


Les grands déplacements affectent les zones comprimées des pièces. Elles peuvent présenter trois
types de comportements caractéristiques dénommés phénomènes d’instabilité :
• le flambement, qui affecte les barres simplement comprimées.
• le déversement, qui affecte les zones comprimées des pièces fléchies (semelles, membrures de
poutres de grande hauteur).
• le voilement qui affecte les âmes des poutres fléchies et les plaques.

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Fig. 2 : Formes d’instabilité

• L’étude des phénomènes d’instabilité élastique est particulièrement importante en construction


métallique, car ils sont très fréquents du fait de l’utilisation d’éléments minces et de grand
élancement.
• L’instabilité touche indifféremment les piles de ponts, les tours, les coques, les arcs, les plaques,
les colonnes de bâtiments, …

Fig.3: Phénomène de flambement

3. ETUDE DE STABILITE D’UNE COLONNE


3.1. Stabilité d’une colonne (poteau, membrure) rigide (sans déformation)

La membrure rigide est articulée sur une rotule et soumise à une force de traction ou à une force de
compression : le phénomène d’instabilité apparait dans le cas d’une sollicitation de compression.

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Fig.4 : Équilibre d’une colonne articulée sous un effort F

a- Détermination de la charge limite (critique)


Soit une colonne (membrure, poteau) rigide retenue par un appui élastique (fig.5) :
- Pour stabiliser la membrure sous un chargement en compression, on l’attache à l’aide d’un
ressort (appui élastique).
- Il suffit de déterminer la force P qui rend le système en équilibre neutre.

Fig.5 : Stabilisation d’une colonne articulée sous un effort F

On applique une petite force latérale F, la membrure subit une rotation θ (figure 6.2).

On enlève la force F et la membrure demeure dans sa position inclinée (figure 6.3) si:

∑ 𝑀0 = 0 = 𝑃. 𝑥 − 𝑘. 𝑥. 𝐿
𝑃. 𝑥 = 𝑘. 𝑥. 𝐿 avec 𝑥 << 𝐿

Fig.6: Condition d’équilibre neutre

L’équation d’équilibre 𝑃. 𝑥 = 𝑘. 𝑥. 𝐿 a deux solutions :


• 𝑥 = 0 pour toute valeur de P ;
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• 𝑃 = 𝑘. 𝐿 pour toute valeur de𝑥 << 𝐿.
𝑃 = 𝑘. 𝐿 est appelé la charge critique 𝑃𝑐𝑟 : c’est le chargement de transition entre la région
d’équilibre stable et celle d’équilibre instable (figure 7).

Fig.7: Transition entre l’équilibre stable et l’équilibre instable

3.2. Stabilité d’une colonne rigide initialement inclinée

Soit une colonne installée avec un décalage latéral qui représente les imperfections de la membrure
(figure 8).
La membrure peut être déplacée d’une distance x de sa position verticale si :

∑ 𝑀0 = 0 = 𝑃. 𝑥 − 𝑘. (𝑥 − 𝑒). 𝐿
𝑥. (𝑃 − 𝑘. 𝐿) = −(𝑘. 𝐿). 𝑒 , avec Pcr = k l
𝑥. (𝑃 − 𝑃𝑐𝑟 ) = −𝑃𝑐𝑟 . 𝑒

𝒙 𝟏
=
𝒆 𝟏 − 𝑷⁄𝑷𝒄𝒓

Fig.8 : Condition d’équilibre d’une colonne initialement inclinée


𝑥 1
= 1−𝑃⁄𝑃 est la condition d’équilibre pour un système imparfait contenant un décalage initial, où
𝑒 𝑐𝑟
Pcr est la charge critique pour un système parfait.

Fig.9: Condition d’équilibre d’un système imparfait contenant un décalage initial


Exemple : Un vérin hydraulique articulé à sa base est chargé en compression. Si le vérin est considéré
comme une membrure rigide, la charge Pcr est déminée comme suit (fig.10).
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Fig.10 : Stabilité d’un vérin hydraulique
4. LE FLAMBEMENT
4.1. Définitions
Nous connaissons tous les premiers films de Charlie Chaplin dans
lesquels on le voyait souvent appuyé sur une canne constituée par une
mince tige de bambou : chaque fois que le comédien pèse de tout son
poids sur la canne, celle-ci se courbe vers l’extérieur.

Tous les éléments de structure longs et minces ont un comportement


similaire en compression. Lorsque la charge de compression augmente
lentement, on atteint une valeur pour laquelle l’élément mince, au lieu de
simplement se raccourcir, s’infléchit, et d’ordinaire se rompt. Cette
valeur critique est appelée : charge de flambement. Elle devient un facteur fondamental de
dimensionnement lorsque le matériau possède une résistance à la compression suffisante pour
permettre l’emploi d’une faible section, ce qui conduit à utiliser des éléments élancés.

• Le phénomène d’instabilité transversale sous un effort de compression porte le nom de


flambement.
Ce phénomène se traduisant par le fléchissement d’un élément vertical (apparition d’un moment de
flexion parasite) même si cet élément est soumis exclusivement à un effort normal centré.
Sous l’action d’une charge concentrée, l’élément vertical (poteau) par exemple subit des flexions
selon l’un ou l’autre de ces axes principaux d’inertie.
Le flambement n’apparait pas directement après l’application de la charge, mais se produit dès que la
charge axiale appliqué devient supérieur à une certaine valeur que l’on appelle charge critique de
flambement (fig. 10).
Le flambement touche tout élément soumis à une compression centrée dès que la charge critique de
flambement est dépassé et ce quel que soit le matériau constituant ce poteau (fig.11).

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Figure 1: quelques cas de flambement

4.2. Flambement d’Euler 1 (1774)


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Paul Euler Leonhard (1707 [Bâle]-1783 [Saint-Pétersbourg] : mathématicien et physicien suisse.

a- Résolution de l’équation différentielle d’équilibre


a1- Equation d’équilibre : Soit un élément d’une poutre de longueur ( x) dont on va faire l’équilibre
(fig.12).

Fig.12 : Equilibre d’un tronçon de poutre

Soient le moment fléchissant M, l’effort tranchant V (=T), la flèche y et la charge q, l’équilibre de


l’élément de poutre dx s’écrit :

∑ Fy = −V + (V + ∆V) + q(x). ∆x = 0
𝑑𝑉
Si ∆𝑥 → 0 + 𝑞(𝑥 ) = 0 (1)
𝑑𝑥
∆x ∆x
∑ M0 = −M + (M + ∆M) + V. + (V + ∆V). + P. ∆y = 0
2 2

En divisant partout par Δx et en négligeant les termes du second ordre, on obtient, si Δx→0:
dM dy
+ V + P. =0 (2)
dx dx

En dérivant (2) par rapport à x:


𝑑2 𝑀 𝑑𝑉 d2 y
+ + P. = 0 (3)
𝑑𝑥 𝑑𝑥 dx2

7
d2 y
On sait que : M = EI. (4)
dx2

En remplaçant (1) et (4) dans (3), l’équation d’une poutre –colonne en flexion et compression écrit :
𝑑4 𝑦 𝑑2 𝑦
𝐸𝐼. 4
+ 𝑃. = 𝑞(𝑥) (5)
𝑑𝑥 𝑑𝑥 2
Pour q(x) = 0, l’équation d’une poutre – colonne (poteau) en compression écrit :

𝒅𝟒 𝒚 𝒅𝟐 𝒚
𝑬𝑰. 𝟒
+ 𝑷. = 𝟎 (6)
𝒅𝒙 𝒅𝒙𝟐

a2- Solution pour une colonne élastique en compression

La solution générale de l’équation (6), s’écrit :


𝒚(𝒙) = 𝑪𝟏 + 𝑪𝟐 + 𝑪𝟑 𝐬𝐢𝐧( 𝒘. 𝒙) + 𝑪𝟒 𝐜𝐨𝐬( 𝒘. 𝒙) (7)
𝑃
Où 𝑤2 =
𝐸𝐼
𝑪𝒊 : Constante d’intégration à déterminer à partir des conditions aux rives (types d’ancrages aux
extrémités des poteaux par exemple). Il faut connaître au moins quatre de ces conditions. Les quatre
conditions seront:
• le déplacement latéral y (x) ;
𝒅𝒚
• La pente 𝝋 = 𝒅𝒙 ;
• le moment fléchissant M(x) ;
• l’effort tranchant V(x).
Les quatre conditions sont :
✓ le déplacement latéral :
𝑦(𝑥 ) = 𝐶1 + 𝐶2. 𝑥 + 𝐶3 sin(𝑤. 𝑥 ) + 𝐶4 cos(𝑤. 𝑥) (8a)

✓ Pente 𝜑(𝑥) :
𝑑𝑦
𝜑(𝑥 ) = = 𝐶2 + 𝐶3. 𝑤 cos(𝑤𝑥) −𝐶4. 𝑤 . sin(𝑤𝑥) (8b)
𝑑𝑥

✓ Moment fléchissant M :
𝑀(𝑥) 𝑑2 𝑦
= = −𝐶3 . 𝑤 2 sin(𝑤. 𝑥 ) − 𝐶4. 𝑤 2 cos(𝑤. 𝑥) (8c)
𝐸𝐼 𝑑𝑥 2

✓ Effort tranchant V :
𝑉(𝑥) 𝑑𝑀(𝑥)
= = −𝐶2. 𝑤 2 (8d)
𝐸𝐼 𝐸𝐼 𝑑𝑥
5- Exemples
a- Cas d’une colonne bi-articulée avec déplacement latéral bloqué

o Les équations d’équilibre (8) s’écrivent: Fig. 13 : Colonne bi-articulée


y(x) = C1 + C2 . x + C3 sin(w. x) + C4 cos(w. x)

φ(x) = C2 + C3 . w cos(w. x) −C4 . w . sin(w. x)

V(x)
= −C2 . w 2
EI

8
𝑃
𝑤=√
𝐸𝐼
o Les conditions aux limites (ancrage aux extrémités) sont:

• y(0)=0 ➔ 𝐶1 + 𝐶4 = 0 (a)
𝑀(0)
=0 ➔ −𝐶4 . 𝑤 2 = 0 (b)
𝐸𝐼
y(L)=0 ➔ C1 + C2 . L + C3 sin(w. L) + C4 cos(w. L)=0 (c)
𝑀( 𝐿)
=0 ➔ −𝐶3 . 𝑤 2 sin(𝑤. 𝐿) − 𝐶4 . 𝑤 2 cos(𝑤. 𝐿)=0 (d)
𝐸𝐼

o Système aux valeurs propres de 4 équations à 4 inconnues :


y(0)=𝐶1 + 𝐶4 = 0 (a)
𝑀(0)
= −𝐶4 . 𝑤 2 = 0 (b)
𝐸𝐼
y(L)= C1 + C2 . L + C3 sin(w. L) + C4 cos(w. L)=0 (c)
𝑀( 𝐿)
= −𝐶3 . 𝑤 2 sin(𝑤. 𝐿) − 𝐶4 . 𝑤 2 cos(𝑤. 𝐿) = 0 (d)
𝐸𝐼

Il y a deux solutions possibles :


• Solution 1 :
- La solution triviale 𝐶1 = 𝐶2 = 𝐶3 = 𝐶4 = 0, cette solution ne permet pas d’obtenir 𝑃𝑐𝑟 .
• Solution 2 :
Les équations (a) et (b) 𝐶4 = 𝐶1 = 0
𝑃
L’équation (d) 𝐶3 . sin(𝑤. 𝐿) = 0 car 𝑤 = √𝐸𝐼 ≠ 0
L’équation (c) 𝐶2 = 0
- Pour 𝑃 = 𝑃𝑐𝑟 , le système est en état d’équilibre neutre et la flèche a une valeur quelconque,
- La valeur de 𝐶3 est donc arbitraire, mais non -nulle. 𝐶1 = 𝐶2 = 𝐶4 = 0 𝑒𝑡 𝐶3 ≠ 0.
𝐶3 . sin(𝑤. 𝐿) = 0
Puisque 𝐶3 ≠ 0, ⇒ sin 𝑤. 𝐿 = 0 ⇒ 𝑤. 𝐿 = 𝜋, 2𝜋, 3𝜋 … 𝑁𝜋.
𝑃 𝑁.𝜋 (𝑵.𝝅)𝟐 .𝑬𝑰
D’où : 𝑤 = √𝐸𝐼 = 𝐿 ➔ 𝑷𝒄𝒓 =
𝑳𝟐

o Interprétation physique des solutions : Colonne rotule-rotule, déplacement latéral bloqué :

Figure 1a : Déformée en fonction des cas de flambement.

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Figure 2 : Force critique en fonction des cas de flambement.

Pour trouver Pcr seulement, il est plus simple de solutionner le système aux valeurs propres en
écrivant les équations sous forme matricielle :
Résolution matricielle :
Les 4 conditions s’écrivent :

Autre méthode résolution de l’équation de déformée des poutres :

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4.3. Forme générale de la formule d’EULER
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Euler a développé en 1744 la formule de la force critique déterminée, dans le cas d’une colonne bi-
𝜋2 𝐸𝐼
articulée : 𝑃𝑐𝑟 = 𝐿2
𝜋2 𝐸𝐼
La formule d’Euler a été généralisée sous la forme:𝑃𝑐𝑟 = (𝛼𝐿)2
Dans laquelle on appelle le facteur (𝛼L) la longueur équivalente.

4.4. Limites d’application de la formule d’Euler


La formule d’Euler est limitée au domaine élastique:

• 𝝈𝒄𝒓 ≤ 𝑹𝒆
𝝅𝟐 𝑬 𝝅𝟐 𝑬
• 𝝈𝒄𝒓 = ( = ( 𝝀)𝟐
𝑳𝒄𝒓⁄𝒓)𝟐

𝝅𝟐 𝑬
• ( 𝝀)𝟐
≤ 𝑹𝒆

𝝅𝟐 𝑬
• 𝝀≥√𝑹 = 𝝀𝒍𝒊𝒎.
𝒆

𝑬
• 𝝀𝒍𝒊𝒎𝒊𝒕𝒆 𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 = 𝝅√𝑹 : Elancement limite d’Euler
𝒆

Notion de l’élancement réduit

• L’élancement réduit 𝛌𝐫é𝐝𝐮𝐢𝐭 , nombre ayant pour expression :


𝛌
• 𝛌𝐫é𝐝𝐮𝐢𝐭 = 𝛌
𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞 𝐄𝐮𝐥𝐞𝐫

• La contrainte critique :
(𝝀𝒍𝒊𝒎𝒊𝒕𝒆 𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 )𝟐 𝑹𝒆 𝑹𝒆
• 𝝈𝒄𝒓 = 𝑹𝒆 = 𝝀 =
𝝀𝟐 ( )𝟐 𝝀𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕𝟐
𝝀𝒍𝒊𝒎𝒊𝒕𝒆 𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓

• La charge critique :

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𝑹𝒆 .𝑺
• 𝑷𝒄𝒓 = 𝝈𝒄𝒓 . 𝑺 =
𝝀𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕 𝟐

5. FLAMBEMENT DE RANQUINE
Dans le cas de pièces courtes (𝝀 < 𝝀𝒍𝒊𝒎𝒊𝒕𝒆 𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 ), on utilise la

formule de Rankine:
𝑹𝒆
• La contrainte critique : 𝝈𝒄𝒓 =
(𝟏+𝝀𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕𝟐 )

et
𝑹𝒆 . 𝑺
• La charge critique : 𝑷𝒄𝒓 =
(𝟏+𝝀𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕𝟐 )

Pour le calcul de vérification de pièce soumise au flambement:

• 𝝈 ≤ 𝝈𝒂𝒅𝒎 𝒇𝒍𝒂𝒎𝒃𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
𝑷 𝝈𝒄𝒓
• ≤
𝑺 

 le coefficient de sécurité
Conditions d'EULER
𝑹𝒆 .𝑺
• 𝑷𝒂𝒅𝒎 𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 =
𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 .𝝀𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕𝟐

𝑳𝒇 ⁄𝒊𝒈𝒎𝒊𝒏 𝑳𝒇 ⁄√𝑰𝒎𝒊𝒏 ⁄𝑺
• 𝝀𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕 = =
𝝅𝟐 .𝑬 𝟐
√ √𝝅 .𝑬
𝑹𝒆 𝑹𝒆

d’où
𝝅𝟐 .𝑬.𝑰𝒎𝒊𝒏
• 𝑷𝒂𝒅𝒎 𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 =  𝟐
𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 .𝑳𝒇

𝑷.𝑬𝒖𝒍𝒆𝒓 .𝑳𝒇 𝟐
• 𝑰𝒎𝒊𝒏 ≥ 𝝅𝟐 .𝑬

Conditions de Rankine
𝑹𝒆. 𝑨
• 𝑷𝒂𝒅𝒎 𝑹𝒂𝒏𝒌𝒊𝒏𝒆 =
𝑹𝒂𝒏𝒌𝒊𝒏𝒆 .(𝟏+𝝀𝒓é𝒅𝒖𝒊𝒕𝟐 )

• En remplaçant 𝜆𝑟é𝑑𝑢𝑖𝑡 2 par sa valeur :


𝑨 𝝅𝟐 .𝑬
• 𝑷𝒂𝒅𝒎 𝑹𝒂𝒏𝒌𝒊𝒏𝒆 = 𝟐
𝝅𝟐 𝑳𝒇 .𝑺
𝑹𝒂𝒏𝒌𝒊𝒏𝒆 .( + )
𝑹𝒆 𝑰𝒎𝒊𝒏

• 2 inconnues : la section S et l’inertie minimale Imin.

• Il faut commencer par la formule d’Euler et, ensuite, vérifier par Rankine

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8- Considérations Pratiques

- Quelques formes de poteaux en BA

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a- Colonne rotule-rotule soumise à une charge excentrée
Conditions de rives :

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