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W59-03

Construction soudée en
acier (soudage à l’arc)
Avis juridique concernant les normes

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Service de mise à jour
des normes CSA
W59-03
Février 2004
Titre : Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
Nombre de pages : 319 pages (xiii pages liminaires et 306 pages de texte) qui
portent toutes la mention Février 2004

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NORMALISATION ASSOCIATION
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MISSISSAUGA ON L4W 5N6 MISSISSAUGA ON L4W 5N6
CANADA CANADA
Norme CSA

W59-03
Construction soudée en acier
(soudage à l’arc)

Édition française publiée en février 2004 par l’Association canadienne de normalisation,


un organisme sans but lucratif du secteur privé.
5060, Spectrum Way, bureau 100, Mississauga (Ontario) Canada L4W 5N6
1 800 463-6727 • 416-747-4044

Visitez notre boutique en ligne au www.ShopCSA.ca


ISBN 1-55397-450-6
Réviseur technique de la version anglaise : Ted Koza

© Association canadienne de normalisation — 2004

Réimprimé en novembre 2004 avec errata et les modifications de la Mise à jour nº 1 de la


version anglaise.

Tous droits réservés. Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite par
quelque moyen que ce soit sans la permission préalable de l’éditeur.
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Table des matières

Comité technique sur le soudage des ponts, des bâtiments et de la machinerie viii

Préface xi
1. Domaine d’application 1
2. Définitions et ouvrages de référence 2
2.1 Définitions 2
2.2 Ouvrages de référence 2
3. Exigences générales 6
3.1 Exigences de qualification 6
3.1.1 Entrepreneur 6
3.1.2 Procédés de soudage 6
3.1.3 Modes opératoires de soudage : conditions de préqualification 6
3.1.4 Sélection du type de préparation et du mode opératoire de soudage 7
3.2 Métal de base 7
3.2.1 Norme CSA G40.21, Aciers de construction 7
3.2.2 Normes ASTM 7
3.3 Terminologie 8
3.4 Symboles 8
4. Conception des assemblages soudés 8
4.1 Exigences générales 8
4.1.1 Dessins 8
4.1.2 Arrachement lamellaire (voir l’appendice Q) 9
4.1.3 Exigences relatives aux soudures 9
4.2 Valeurs de calcul 11
4.2.1 Contraintes admissibles 11
4.2.2 Résistances pondérées 11
4.3 Section, longueur, gorge et dimension efficaces des soudures 11
4.3.1 Soudures sur préparation 11
4.3.2 Soudures d’angle 14
4.3.3 Soudures en bouchon et soudures en entaille 15
4.3.4 Profondeur minimale de la préparation des soudures sur préparation à pénétration partielle et
longueur et dimensions minimales des soudures d’angle 15
4.4 Détails des soudures d’angle, en bouchon et en entaille 16
4.4.1 Détails des soudures d’angle 16
4.4.2 Détails des soudures en bouchon et en entaille 16
4.5 Joints obliques 17
4.6 Cales 18
5. Électrodes, exécution et technique de soudage 27
5.1 Généralités 27
5.2 Électrodes 27
5.2.1 Généralités 28
5.2.2 Électrodes employées pour le soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW) 29
5.2.3 Électrodes et flux employés pour le soudage à l’arc submergé (procédé SAW) 30
5.2.4 Électrodes et gaz de protection pour le soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, le soudage à l’arc
avec fil fourré de poudre métallique et le soudage à l’arc avec fil fourré (procédés GMAW, MCAW et
FCAW) 31

Février 2004 iii


W59-03 © Association canadienne de normalisation

5.2.5 Électrodes, flux et gaz pour le soudage vertical sous laitier et le soudage électrogaz (procédés ESW
et EGW) 31
5.3 Préparation du matériau 32
5.4 Assemblage 35
5.5 Détails relatifs aux modes opératoires de soudage 37
5.5.1 Généralités 37
5.5.2 Soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW) 38
5.5.3 Soudage à l’arc submergé (procédé SAW) 38
5.5.4 Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique et
soudage à l’arc avec fil fourré (procédés GMAW, MCAW et FCAW) 41
5.5.5 Soudage vertical sous laitier et soudage électrogaz (procédés ESW et EGW) 42
5.5.6 Soudage des goujons 42
5.6 Contrôle des déformations et des contraintes dues au retrait 49
5.7 Contrôle de la température de préchauffage, de la température entre passes et de l’apport
de chaleur 49
5.8 Tolérances dimensionnelles 51
5.9 Profils des soudures 52
5.10 Corrections 53
5.11 Martelage 53
5.12 Traitement thermique de relaxation des contraintes 54
5.13 Nettoyage des soudures 55
5.14 Coups d’arc 55
5.15 Formage thermique 55
6. Qualification de l’entrepreneur 65
7. Inspection du soudage 65
7.1 Généralités 65
7.2 Inspection des matériaux 65
7.3 Obligations de l’entrepreneur 65
7.4 Examens non destructifs 66
8. Examen des soudures par radiographie et ultrasons 67
8.1 Examen radiographique des soudures 67
8.1.1 Généralités 67
8.1.2 Étendue de l’examen 67
8.1.3 Procédures d’examen radiographique 68
8.1.4 Critères d’acceptation des soudures 70
8.1.5 Examen, rapport et disposition des radiogrammes 71
8.2 Examen par ultrasons des soudures sur préparation 71
8.2.1 Généralités 71
8.2.2 Étendue de l’examen 71
8.2.3 Qualification du personnel 72
8.2.4 Appareillage d’examen par ultrasons 72
8.2.5 Normes d’étalonnage 73
8.2.6 Étalonnage de l’appareillage 73
8.2.7 Étalonnage en vue de l’examen 74
8.2.8 Mode opératoire d’essai 74
8.2.9 Préparation et disposition des rapports 76
8.2.10 Étalonnage de l’appareil d’examen par ultrasons à l’aide du bloc IIS ou d’un autre bloc
d’étalonnage approuvé 76
8.2.11 Mode d’exploration pour l’examen par ultrasons 78
9. Renforcement et réparation des structures existantes 100
9.1 Généralités 100
9.2 Matériaux 100
9.3 Calcul 100

iv Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

9.4 Exécution des travaux 101


9.5 Amélioration de la durée de vie en fatigue 101
9.5.1 Méthodes 101
9.5.2 Augmentation de la gamme des contraintes 101
9.6 Qualité 101
9.6.1 Inspection visuelle 101
9.6.2 Examens non destructifs 102
10. Détails et exigences relatives au mode opératoire de soudage des joints
préqualifiés 102
10.1 Généralités 102
10.1.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées 102
10.1.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées 102
10.1.3 Exigences relatives à la préqualification des joints 102
10.1.4 Désignations des soudures et des assemblages* 103
10.2 Soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW) 104
10.2.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec
électrode enrobée 104
10.2.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec
électrode enrobée 104
10.2.3 Modes opératoires de soudage à l’arc avec électrode enrobée 105
10.3 Soudage à l’arc submergé 105
10.3.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à
l’arc submergé 105
10.3.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à
l’arc submergé 105
10.4 Soudage à l’arc avec fil fourré et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique (procédés
FCAW et MCAW) 106
10.4.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec
fil fourré et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique 106
10.4.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à l’arc avec fil
fourré et soudage à l’arc avec électrode fourrée de poudre métallique 106
10.4.3 Modes opératoires de soudage à l’arc avec fil fourré et de soudage à l’arc avec fil fourrée de
poudre métallique avec électrode unique 107
10.5 Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein : transfert en pluie (GMAW-P) 107
10.5.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées réalisées par soudage à l’arc sous
gaz avec fil plein 107
10.5.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées réalisées par soudage à l’arc sous
gaz avec fil plein 107
10.5.3 Modes opératoires de soudage à l’arc sous gaz avec fil plein avec électrode unique 108
11. Structures sous charge statique : calcul et fabrication 132
11.1 Domaine d’application 132
11.2 Métal de base 132
11.3 Dispositions relatives au calcul 132
11.3.1 Symboles 132
11.3.2 Valeurs de calcul 133
11.3.3 Métaux de base et électrodes correspondantes 133
11.3.4 Méthode de calcul de la contrainte admissible (CCA) 133
11.3.5 Méthode de calcul aux états limites 134
11.4 Détails de conception 134
11.4.1 Généralités 134
11.4.2 Combinaison de soudures 134
11.4.3 Combinaisons de soudures et de boulons 134
11.4.4 Résistance sous charge temporaire 134
11.4.5 Excentricité des raccords 135
11.4.6 Détails relatifs aux soudures d’angle 135

Février 2004 v
W59-03 © Association canadienne de normalisation

11.4.7 Assemblages à recouvrement 135


11.4.8 Transition d’épaisseur ou de largeur 135
11.4.9 Poutres et poutres-maîtresses 136
11.4.10 Entures dans les éléments comprimés 136
11.4.11 Entures dans les éléments tendus 136
11.4.12 Assemblages en T et en L 136
11.4.13 Raccordement des éléments de membrures composées 137
11.5 Exécution des travaux 137
11.5.1 Terminaison des soudures sur préparation 137
11.5.2 Support envers des soudures sur préparation 137
11.5.3 Tolérances dimensionnelles 138
11.5.4 Qualité des soudures 138
12. Structures sous charge cyclique : calcul et fabrication 150
12.1 Domaine d’application 150
12.2 Métal de base 150
12.3 Dispositions relatives au calcul 150
12.3.1 Symboles 150
12.3.2 Valeurs de calcul 151
12.3.3 Métaux de base et électrodes correspondantes 151
12.3.4 Méthode de calcul de la contrainte admissible (CCA) 151
12.3.5 Méthode de calcul aux états limites 152
12.3.6 Dispositions relatives aux contraintes de fatigue 152
12.4 Détails de conception 154
12.4.1 Généralités 154
12.4.2 Combinaison de soudures 154
12.4.3 Combinaisons de soudures et boulons 154
12.4.4 Résistance sous charge temporaire 155
12.4.5 Excentricité des raccords 155
12.4.6 Détails relatifs aux soudures d’angle 155
12.4.7 Assemblage à recouvrement 155
12.4.8 Transition d’épaisseur ou de largeur 155
12.4.9 Poutres et poutres-maîtresses 156
12.4.10 Entures dans les éléments comprimés 156
12.4.11 Entures dans les éléments tendus 156
12.4.12 Assemblages en T et en L 156
12.4.13 Raccordement des éléments de membrures composées 157
12.4.14 Types de joints et de soudures interdits 157
12.5 Exécution des travaux 158
12.5.1 Terminaison des soudures sur préparation 158
12.5.2 Support envers des soudures sur préparation 158
12.5.3 Tolérances dimensionnelles 159
12.5.4 Qualité des soudures 159
12.5.5 Soudures temporaires 161

Appendices
A — Exemples de soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par les
procédés SMAW, FCAW, MCAW et GMAW 182
B — Soudures en bouchon et en entaille 184
C — Prévention des fissures 185
D — Symboles de soudage 187
E — Définitions 193
F — Flou géométrique et modèles de rapport d’examen des soudures 237
G — Exemple d’exigences de qualité relatives aux soudures 240
H — Exigences relatives aux matériaux constituant les goujons et exigences relatives à la qualification de
la base des goujons 241

vi Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

I — Planéité des âmes des poutres-maîtresses : chapitre 11 248


J — Planéité des âmes des poutres-maîtresses : chapitre 12 252
K — Soudures par point à l’arc 258
L — Raccordements de profilés de charpente creux (PCC) 260
M — Résistance des soudures 265
N — Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (procédé GMAW) 268
P — Lignes directrices et commentaires relatifs aux autres méthodes de détermination du
préchauffage 273
Q — Arrachement lamellaire 294
R — Durée de vie en fatigue des structures et méthodes postsoudage d’amélioration de la durée de vie
en fatigue 299

Février 2004 vii


W59-03 © Association canadienne de normalisation

Comité technique sur le soudage


des ponts, des bâtiments et de
la machinerie

R. E. Southward Southward Consultants Limited président


Burlington (Ontario)

W. W. Baigent À la retraite, anciennement chez vice-président


CANRON Construction
Toronto (Ontario)

N. A. Paolini ProWeld Engineering vice-président


Etobicoke (Ontario)

C. Martin Bureau canadien de soudage secrétaire


Mississauga (Ontario)

G. F. W. Barrett Barrett Engineering Associates Ltd


Carlisle (Ontario)

P. Bedard Lincoln Electric Company of Canada Limited


Toronto (Ontario)

R. Bent Bent Engineering


Grimsby (Ontario)

N. K. Carrington Mandate Erectors & Welding Ltd comembre


Big River (Nouveau-Brunswick)

T. Culliton Atlantic Quality & Technical Services Ltd


Saint-Jean (Nouveau-Brunswick)

G. Girard Servimet Inc.


Tracy (Québec)

B. A. Graville Graville Associates Inc.


Georgetown (Ontario)

J. E. Henderson Henderson Engineering Services


Milton (Ontario)

W. Jaxa-Rozen Bombardier Transport


Saint-Bruno (Québec)

K. Kerluke KMK & Associates Inc.


Brampton (Ontario)

J. Kerr Kerr Inspection


Orangeville (Ontario)

viii Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

H. Krentz Institut canadien de la construction en acier comembre


Toronto (Ontario)

A. McCartney The Gooderham Centre for Industrial Learning


Mississauga (Ontario)

J. S. Mitchell Syncrude Canada Limited


Fort McMurray (Alberta)

B. M. Patchett Université de l’Alberta


Edmonton (Alberta)

M. J. Pates Nu-Tech Precision Metals Incorporated


Arnprior (Ontario)

J. R. Roy South River (Ontario)

S. Scola CN Rail
Montréal (Québec)

T. Verhey Walters Inc. comembre


Hamilton (Ontario)

J. H. Zirnhelt Canspec Group Inc.


Oakville (Ontario)

T. Koza CSA chargé de projet


Toronto (Ontario)

Outre les membres du comité CSA, les personnes suivantes ont apporté leur précieux concours à
l’élaboration de cette norme :

W. Hamilton Anciennement chez Alberta Transportation président sortant


and Utilities, Edmonton (Alberta)

J. Barone Anciennement chez Bureau canadien comembre


de soudage
Mississauga (Ontario)

J. T. Biskup* Anciennement chez Bureau secrétaire sortant


canadien de soudage
Mississauga (Ontario)

K. G. Morrison* Anciennement chez Nu-Tech Precision


Metals Incorporated
Arnprior (Ontario)

P. F. Negus Anciennement chez Babcock & Wilcox International comembre


Cambridge (Ontario)

A. Tork* Anciennement chez Morrison, Hershfield Ltd


Toronto (Ontario)

*Décédé

Février 2004 ix
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Dédicace
Cette édition de la norme CSA W59 est dédiée à la mémoire de
Joseph T. Biskup, ing.
dont l’intégrité et le dévouement sans relâche au domaine du soudage
tant au chapitre de la recherche, de l’enseignement que de l’élaboration
et de l’administration des normes nationales et internationales sur le
soudage, combiné à son travail exceptionnel pendant plus de 32 ans
font que sont nom demeurera associé à tout jamais à la norme W59
dans la mémoire de nombreuses personnes.
M. Biskup à participé activement à presque toutes les normes CSA sur
le soudage. Il a siégé pendant de nombreuses années au comité AWS D1
puis a présidé à la fois le comité AWS D1 et le comité CSA W59 de 1975
à 1981, ce qui ne s’était jamais fait auparavant.

x Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Préface

Ce document constitue la huitième édition de la norme CSA W59, Construction soudée en acier (soudage à
l’arc) et remplace les éditions précédentes publiées en 1989, 1984, 1982, 1977, 1970, 1946 et 1940.
Les modifications qui ont fait l’objet de la Mise à jour nº 1 de la version anglaise, et errata trouvés dans la
première impression de la version française, ont été incorporés au texte de cette édition, réimprimée en
novembre 2004. Contrairement à l’édition de 1989 qui avait été publiée en deux versions, soit une en
unités SI (métrique) et une en unités anglo-saxonnes, l’édition 2003 présente les deux systèmes d’unités.
Dans cette huitième édition, les unités SI (métriques) constituent la norme. Les unités anglo-saxonnes
équivalentes sont données entre parenthèses, lorsque cela est pertinent, à titre de renseignement
uniquement. Le texte, les tableaux et les figures ont été entièrement refaits électroniquement.
Voici un résumé des principaux changements apportés dans cette édition de la norme W59.
Le domaine d’application de la norme est énoncé au chapitre 1. Les modifications apportées au
domaine d’application résultent de la modification du titre du chapitre 12. L’ancien titre qui se lisait
comme suit : Charpentes sous charges dynamiques : conception et fabrication est devenu : Charpentes
sous charges cycliques : conception et fabrication afin de mieux faire ressortir que le chapitre 12 traite de
la nature répétitive des efforts structuraux (fatigue) plutôt que du rythme auquel la charge est appliquée.
On indique au chapitre 1 que le soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique est maintenant visé
par la norme. On y précise aussi que la norme s’applique aux métaux de base de 3 mm et plus. La norme
AWS D1.3 vise les aciers plus minces. On indique aussi au chapitre 1 qu’il est nécessaire d’adopter des
mesures de sécurité pendant le soudage, lesquelles font l’objet d’autres normes.
Au chapitre 2, les produits d’apport servant à déposer du métal fondu ayant une teneur en hydrogène
diffusible limitée ont été rebaptisés électrodes à bas hydrogène au lieu d’électrodes basiques. Autre
nouveauté, il existe dorénavant deux types d’ingénieurs : l’ingénieur au service de l’entrepreneur et
l’ingénieur agissant au nom de l’acheteur ou des pouvoirs de réglementation.
Les exigences de qualification que doivent satisfaire les entrepreneurs effectuant des travaux visés par
cette norme ont été déplacées du chapitre 3 au chapitre 6. On reconnaît au chapitre 3 que les joints
soudés par soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique ou soudage à l’arc sous gaz avec fil plein,
en mode de transfert en pluie, peuvent maintenant être jugés préqualifiés. De nombreuses nuances
d’acier ont été ajoutées à la liste des nuances préqualifiées.
Au chapitre 4, Conception des assemblages soudés, on utilise maintenant les lettres SCJP pour désigner
les soudures sur préparation à pénétration complète et PJP pour désigner les soudures sur préparation
à pénétration partielle. On qualifie maintenant de soudures d’angle, les soudures présentant des
angles entre les faces à souder de 60° à 135°. La section traitant des soudures à bords tombés a été
complètement réécrite et élargie aux soudures en demi-V à bord tombé et en V à bords tombés dans
des assemblages bout à bout et aux soudures en demi-V à bord tombé dans les assemblages en T. On a
ajouté la notion de soudure d’angle en demi-V à bord tombé. De légères modifications ont été apportées
à la section portant sur les soudures en bouchon et en entaille. On a ajouté un article sur les joints
obliques.
On a reformulé le chapitre 5 pour tenir compte du changement terminologique relatif aux électrodes
à bas hydrogène et de l’ajout de la notion de soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique. La
section portant sur l’entreposage et le conditionnement des électrodes a été réécrite. Le chapitre 5 traite
maintenant des parties de dessus des poutres et des ouvertures d’accès aux soudures de même que des
profilés des groupes 4 et 5. La section portant sur le soudage des goujons a été retravaillée.
Le contenu du chapitre 6 a été déplacé au chapitre 3.
Au chapitre 7, on cite en référence les normes CSA W178.1, CSA W178.2 et AWS QC1.
Au chapitre 8, la partie portant sur la radiographie a été réécrite et les modes opératoires comprennent
maintenant les I.Q.I. de type à trous et les I.Q.I. de type à fils.
Le chapitre 9, Renforcement et réparation des structures existantes, a été entièrement réécrit. On
accorde maintenant une plus grande importance à l’étude des contraintes, à l’exécution des travaux et
à la nécessité d’avoir un plan d’ensemble incluant l’inspection et la documentation. On traite aussi des
méthodes d’amélioration de la durée de vie en fatigue.

Février 2004 xi
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Au chapitre 10 on a revu toutes les figures afin de les uniformiser. L’ajout des géométries de joints
préqualifiés pour les procédés de soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique et de soudage à
l’arc sous gaz avec fil plein, en mode de transfert en pluie constitue une modification importante. En
outre, les géométries préqualifiées ont été ajoutées pour diverses soudures à bords tombés. On a éliminé
les géométries de joints à pénétration partielle par le procédé SMAW M1-1P, M2-1P et M4-1P. Les
gorges efficaces de deux autres géométries de joints à pénétration partielle ont été réduites, M1-2P et
M1-3P.
Très peu de changements on été apportés au chapitre 11 qui traite des structures sous charge statique.
On a conservé la méthode de calcul de la contrainte admissible. On a modifié uniquement la méthode
de calcul aux états limites. On peut désormais augmenter la résistance des soudures d’angle selon la
direction de l’application de la contrainte. On ne prend désormais plus pour acquis que les soudures sur
préparation à pénétration partielle soumises à une traction perpendiculaire à l’axe de la soudure sont
soumises au cisaillement.
Le titre du chapitre 12 a été modifié et se lit dorénavant comme suit : Structures sous charge cyclique :
calcul et fabrication. Cette modification avait pour but de mieux faire ressortir l’importance accordée
dans le chapitre aux effets des charges cycliques et répétitives (fatigue) plutôt que le rythme auquel la
charge est appliquée. La gamme de contraintes admissibles utilisées dans l’édition antérieure a été
remplacée par une équation continue. On reconnaît maintenant que la fatigue est causée par la charge
ou la déformation. On utilise la règle de Miner pour évaluer le dommage cumulatif attribuable à des
charges d’amplitudes variables. On aborde aussi les méthodes d’amélioration de la résistance à la fatigue
des soudures. On a ajouté des catégories de fatigue.
Étant donné que la norme CSA W59 ne contient aucun commentaire, on a ajouté des appendices non
obligatoires afin de mieux expliquer certains aspects de la construction soudée en acier. Les appendices
qui figuraient dans l’ancienne édition de la norme ont été revus afin d’en améliorer la clareté.
L’appendice H, qui est obligatoire et qui traite de la qualification des goujons a fait l’objet d’une
importante refonte.
L’appendice K a été modifié pour ne faire état que des résultats de recherches portant sur les points de
soudure.
L’appendice L a été entièrement réécrit pour faire ressortir l’importance des profilés de charpentes creux
dans les constructions soudées et la nécessité de mieux comprendre le calcul des raccordements.
L’ancien appendice N sur la résistance des soudures soumises au cisaillement a été remplacé par un
texte permettant de mieux comprendre les modes de transfert de métal en soudage à l’arc sous gaz avec
fil plein, en particulier dans le contexte de joints préqualifiés faisant appel au mode de transfert en pluie.
Peu de changements ont été apportés à l’appendice P en ce qui a trait à la détermination de la chaleur
de préchauffage.
On a ajouté l’appendice R pour aider à la compréhension des nouvelles équations portant sur
l’évaluation de la fatigue des structures et des méthodes d’amélioration de la durée de vie en fatigue.
La version française de cette norme a été préparée par l’Association canadienne de normalisation,
d’après l’édition anglaise publiée en août 2003, laquelle a été élaborée par le Comité technique sur le
soudage des ponts, des bâtiments et de la machinerie, sous l’autorité du Comité directeur stratégique sur
le soudage et les charpentes métalliques, et a été approuvée par le Comité technique.

Février 2004

Notes :
1) Dans cette norme, l’utilisation du masculin n’exclut pas le féminin. De même, l’emploi du singulier
n’exclut pas le pluriel (et vice versa) lorsque le sens le permet.
2) Bien que le but premier visé par cette norme soit énoncé sous sa rubrique Domaine d’application, il est
important de retenir qu’il incombe à l’utilisateur de juger si la norme convient à ses besoins particuliers.
3) Cette publication a été élaborée selon le principe du consensus, lequel est défini dans les Lignes directrices
CSA concernant la normalisation — Code de bonne pratique pour la normalisation comme étant «un accord
substantiel. Le consensus va beaucoup plus loin que la majorité simple, sans constituer nécessairement
l’unanimité». Par conséquent, un membre peut siéger au comité technique et ne pas être parfaitement
d’accord avec tous les articles du document.
4) Les normes de la CSA sont revues périodiquement. Toute suggestion visant à les améliorer sera soumise au
comité compétent.

xii Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

5) Toute demande de renseignements au sujet de cette norme, y compris les demandes d’interprétation, doit
être adressée à l’Association canadienne de normalisation, 5060, Spectrum Way, bureau 100, Mississauga
(Ontario) Canada, L4W 5N6.
Les demandes d’interprétation devraient :
a) énoncer le problème clairement en faisant référence à un article précis et, s’il y a lieu, comporter un
croquis ;
b) fournir une explication des conditions d’utilisation ;
c) être formulées de sorte qu’on puisse y répondre par un oui ou par un non.
Les interprétations du comité sont élaborées selon la publication Directives et lignes directrices de la CSA
concernant la normalisation et elles sont publiées dans le périodique de la CSA intitulé Info Update, lequel est
affiché sur le site Web de la CSA au www.csa.ca.

Février 2004 xiii


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

W59-03
Construction soudée en acier
(soudage à l’arc)

1. Domaine d’application
1.1
Cette norme traite des exigences de soudage pour tous les types de construction soudée en acier au
carbone et faiblement allié, excepté ceux dont il est question à l’article 1.2.
Les exigences communes à toutes ces structures font l’objet des chapitres 1 à 10 ; les dispositions
spécifiques aux structures sous charge statique et sous charge cyclique sont données aux chapitres 11
et 12 respectivement.

1.2
Cette norme ne vise pas les appareils sous pression ni les structures régis par des codes spéciaux tels ceux
de Lloyds, de l’American Petroleum Institute, de l’American Society of Mechanical Engineers ou de
l’American Water Works Association. Cette norme ne vise pas le soudage de l’acier inoxydable.
Note : Pour le soudage de l’acier inoxydable, il convient de se reporter à d’autres normes telles la AWS D1.6.

1.3
Cette norme contient des dispositions relatives aux procédés de soudage à l’arc avec électrode enrobée
(SMAW), à l’arc submergé (SAW), à l’arc sous gaz avec fil plein (GMAW), à l’arc avec fil fourré (FCAW),
à l’arc avec fil fourré de poudre métallique (MCAW), au soudage vertical sous laitier (ESW), au soudage
électrogaz (EGW) ainsi qu’au soudage des goujons (SW).

1.4
Cette norme ne vise pas les aciers dont la limite d’élasticité minimale est supérieure à 700 MPa
(100 000 lb/po2).

1.5
Cette norme vise le soudage des métaux de base d’une épaisseur égale ou supérieure à 3 mm (1/8 po).
Si des métaux de base d’une épaisseur inférieure à 3 mm (1/8 po) doivent être soudés à des métaux de
base d’une épaisseur égale ou supérieure à 3 mm (1/8 po), la AWS D1.3 et cette norme s’appliquent.
En cas de divergence entre la AWS D1.3 et cette norme, cette norme prime.
Note : Si des métaux de base d’une épaisseur inférieure à 3 mm (1/8 po) doivent être soudés à des métaux de
base d’une épaisseur inférieure à 3 mm (1/8 po), la AWS D1.3 peut s’appliquer.

1.6
Dans cette norme, les grandeurs exprimées en unités SI (métriques) constituent la norme. Les valeurs
entre parenthèses ne sont données qu’à titre de renseignements.

1.7
Cette norme ne prétend pas traiter des problèmes de sécurité associés au soudage et aux pratiques de
soudage.
Note : La norme CSA W117.2 traite de la sécurité en soudage, coupage et procédés connexes et devrait être
appliquée en plus de toute autre réglementation en vigueur sur la santé et la sécurité au travail. Il incombe à
l’utilisateur de cette norme d’établir les pratiques appropriées de santé et de sécurité et de déterminer les limites
d’application de la réglementation, avant le début des travaux.

Février 2004 1
W59-03 © Association canadienne de normalisation

2. Définitions et ouvrages de référence


2.1 Définitions
2.1.1
Les définitions suivantes s’appliquent dans cette norme :

Acheteur — le propriétaire ou son représentant.

Approuvé — approuvé par l’ingénieur.

Bas hydrogène — qualifie les produits d’apport qui servent à déposer du métal fondu ayant une limite
maximale spécifiée quant à la teneur en hydrogène diffusible ou les procédés dans lesquels les niveaux
d’hydrogène diffusible sont faible.

Bureau — Bureau canadien de soudage.

Entrepreneur — fabricant ou constructeur qui effectue le soudage.

Ingénieur — professionnel qualifié désigné comme représentant par le pouvoir de réglementation ou


l’acheteur, selon le cas.

Ingénieur au service de l’entrepreneur — ingénieur membre de sa corporation responsable envers


l’entrepreneur de tous les sujets visés par cette norme.

Organisme d’inspection en soudage — organisation qualifiée pour effectuer des inspections en


soudage, sans lien avec l’entrepreneur ou qui ne relève pas directement de la personne chargée de la
production du travail à inspecter.

Qualification des modes opératoires — approbation accordée par le Bureau ou l’ingénieur.


Le Bureau peut fonder son approbation sur l’un des points suivants, à sa discrétion :
a) les exigences des codes pertinents visant les joints préqualifiés ; ou
b) les preuves, accumulées par le Bureau, selon lesquelles les essais ont déjà été effectués ; ou
c) les preuves, accumulées par l’entrepreneur, selon lesquelles les essais ont été effectués en présence
d’un représentant d’une autorité indépendante ; ou
d) les essais effectués par le Bureau, seulement si l’alinéa a), b) ou c) ne s’applique pas.

2.1.2
Les termes de soudage utilisés dans cette norme sont définis à l’appendice E.

2.2 Ouvrages de référence


Lorsque la norme renvoie à d’autres publications, on doit se reporter à la plus récente édition approuvée
par l’organisme diffuseur. Cette norme fait référence aux publications suivantes ; l’année indiquée est
celle de la dernière édition offerte au moment de l’impression de l’édition anglaise.

CSA (Association canadienne de normalisation)


B95-1962 (confirmée en 2002)
Surface Texture (Roughness, Waviness, and Lay)

G40.20/G40.21-98
Exigences générales relatives à l’acier de construction laminé ou soudé/Aciers de construction

CAN/CSA-S6-00
Code canadien sur le calcul des ponts routiers

2 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

CAN/CSA-S16-01
Règles de calcul aux états limites des charpentes en acier

W47.1-92 (confirmée en 2001)


Certification des compagnies de soudage par fusion des structures en acier

W48-01
Métaux d’apport et matériaux associés pour le soudage à l’arc

W117.2-01
Règles de sécurité en soudage, coupage et précédés connexes

W178.1-01
Qualification des organismes d’inspection en soudage

W178.2-01
Qualification des inspecteurs en soudage

ASTM (American Society for Testing and Materials)


A 6/A 6M-01
Standard Specification for General Requirement for Rolled Structural Steel Bars, Plates, Shapes, and Sheet Piling

A 36/A 36M-01
Standard Specification for Carbon Structural Steel

A 53/A 53M-01
Standard Specification for Pipe, Steel, Black and Hot-Dipped, Zinc-Coated Welded and Seamless

A 106-02a
Standard Specification for Seamless Carbon Steel Pipe for High-Temperature Service

A 108-99
Standard Specification for Steel Bars, Carbon, Cold-Finished, Standard Quality

A 242/A 242M-01
Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Structural Steel

A 370-02
Standard Test Methods and Definitions for Mechanical Testing of Steel Products

A 441/A 441M (retirée en 1989)


Specification for High-Strength Low-Alloy Structural Manganese Wanadium Steel

A 496-02
Standard Specification for Steel Wire, Deformed, for Concrete Reinforcement

A 500-01
Standard Specification for Cold-Formed, Welded and Seamless Carbon Steel Structural Tubing in Rounds
and Shapes

A 501-01
Standard Specification for Hot-Formed, Welded and Seamless Carbon Steel Structural Tubing

A 514/A 514M-00
Standard Specification for High-Yield-Strength, Quenched and Tempered Alloy Steel Plate, Suitable for Welding

Février 2004 3
W59-03 © Association canadienne de normalisation

A 515/A 515M-01
Standard Specification for Pressure Vessel Plates, Carbon Steel, for Intermediate- and Higher-Temperature
Service

A 516/A 516M-01
Standard Specification for Pressure Vessel Plates, Carbon Steel, for Moderate- and Lower-Temperature Service

A 517/A 517M-99
Standard Specification for Pressure Vessel Plates, Alloy Steel, High-Strength, Quenched and Tempered

A 529/A 529M-01
Standard Specification for High Strength Carbon Manganese Steel of Structural Quality

A 570/A 570M-98 (retirée en 2000)


Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, Carbon, Hot-Rolled

A 572/A 572M-01
Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Columbium-Vanadium Structural Steel

A 588/A 588M-01
Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Structural Steel with 50 ksi (345 MPa) Minimum Yield
Point to 4 in (100 mm) Thick

A 606-01
Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, High-Strength, Low-Alloy, Hot-Rolled and Cold-Rolled, with
Improved Atmospheric Corrosion Resistance

A 607-98 (retirée en 2000)


Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, High-Strength, Low-Alloy Columbium or Vanadium, or Both,
Hot-Rolled and Cold-Rolled

A 618-01
Specification for Hot-Formed Welded and Seamless High-Strength Low-Alloy Structural Tubing

A 633/A 633M-01
Standard Specification for Normalized High-Strength Low-Alloy Structural Steel Plates

A 709/A 709M-03
Standard Specification for Carbon and High-Strength Low-Alloy Strucutral Steel Shapes, Plates, and Bars and
Quenched-and-Tempered Alloy Structural Steel Plates for Bridges

A 710/A 710M-01
Standard Specification for Age-Hardening Low-Carbon Nickel-Copper, Chromium-Molybdenum-Columbium
Alloy Structural Steel Plates

A 913/A 913M-01
Standard Specification for High-Strength Low-Alloy Steel Shapes of Structural Quality, Produced by the
Quenching and Self-Tempering Process (QST)

A 924/A 924M
Standard Specification for General Requirements for Steel Sheet, Metallic-Coated by the Hot-Dip Process

A 992/A 992M-02
Standard Specification for Steel for Structural Shapes for Use in Building Framing

4 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

A 1011/A 1011M-02
Standard Specification for Steel, Sheet and Strip, Hot Rolled, Carbon, Structural, High Strength Low-Alloy and
High Strength Low-Alloy with Improved Formability

E 92-82 (2003) e1
Standard Test Method for Vickers Hardness of Metallic Materials

E 94-00
Standard Guide for Radiographic Examination

E 140-02
Standard Hardness Conversion Tables for Metals Relationship Among Brinell Hardness, Vickers Hardness,
Rockwell Hardness, Superficial Hardness, Knoop Hardness and Scleroscope Hardness

E 165-02
Standard Test Method for Liquid Penetrant Examination

E 317-01
Standard Practice for Evaluating Performance Characteristics of Ultrasonic Pulse-Echo Examination Instruments
and Systems without the Use of Electronic Measurement Instruments

E 709-01
Standard Guide for Magnetic Particle Examination

AWS (American Welding Society)


A2.4-98
Standard Symbols for Welding, Brazing and Nondestructive Examination

A3.0-01
Standard Welding Terms and Definitions Including Terms for Brazing, Soldering Thermal Spraying, and
Thermal Cutting

A4.3-93 (confirmée en 1997)


Standard Methods for Determination of Diffusible Hydrogen Content of Martensitic, Bainitic, and Ferritic Steel
Weld Metal Produced by Arc Welding

A5.1-91 (confirmée en 1999)


Specification for Carbon Steel Electrodes for Shielded Metal Arc Welding

A5.5-96
Specification for Low-Alloy Steel Electrodes for Shielded Metal Arc Welding

A5.23/A5.23M-97
Specification for Low Alloy Steel Electrodes and Fluxes for Submerged Arc Welding

A5.28-96
Specification for Low-Alloy Steel Electrodes and Rods for Gas Shielded Arc Welding

A5.29-98
Specification for Low Alloy Steel Electrodes for Flux-Cored Arc Welding

D1.3-98
Structural Welding Code — Sheet Steel

D1.6-99
Structural Welding Code — Stainless Steel

Février 2004 5
W59-03 © Association canadienne de normalisation

QC1-96
Specification for AWS Certification of Welding Inspectors

ISO (Organisation internationale de normalisation)


2400:1972
Soudures sur acier — Bloc de référence pour l’étalonnage des appareils pour l’examen par ultrasons

3690:2000
Soudage et techniques connexes — Détermination de la teneur en hydrogène dans le métal fondu pour le
soudage à l’arc des aciers ferritiques

ONGC (Office des normes générales du Canada)


CAN/CGSB-48.9712-2000
Essais non destructifs — Qualification et certification du personnel

3. Exigences générales
3.1 Exigences de qualification
3.1.1 Entrepreneur
Les entrepreneurs qui exécutent des travaux en vertu de cette norme doivent être certifiés pour les
fabrications soudées lorsque la norme* de calcul appliquée l’exige. À défaut d’exigences spécifiques dans
la norme en question, le fabricant doit, à la discrétion de l’ingénieur :
a) être titulaire de la certification en vertu de la norme CSA W47.1 ; ou
b) démontrer, à la satisfaction de l’ingénieur, qu’il a la compétence pour produire les fabrications
soudées requises.
*Exemples : Norme CAN/CSA-S6-00, Code canadien sur le calcul des ponts routiers ; CAN/CSA-S16-01, Règles de
calcul aux états limites des charpentes en acier.

3.1.2 Procédés de soudage


3.1.2.1
Cette norme vise les procédés suivants : soudage à l’arc avec électrode enrobée (SMAW), à l’arc sous
gaz avec fil plein (GMAW), à l’arc avec fil fourré (FCAW), à l’arc submergé (SAW), à l’arc avec fil fourré de
poudre métallique (MCAW), soudage vertical sous laitier (ESW), soudage électrogaz (EGW) et soudage
des goujons (SW). Les métaux d’apport et les matériaux associés doivent être conformes à la norme CSA
W48 exception faite du soudage des goujons qui doit être conforme à l’article 3.1.2.2.
Tout procédé de soudage non régi par la norme CSA W48 ni par la présente norme doit satisfaire aux
critères d’acceptation de la norme CSA W47.1.

3.1.2.2
Les modes opératoires de soudage des goujons doivent satisfaire à l’article 5.5.6 et l’approbation de ces
modes opératoires doit être basée sur des essais de l’article H4 de l’appendice H.

3.1.3 Modes opératoires de soudage : conditions de préqualification


3.1.3.1
Les joints effectués par soudage à l’arc avec électrode enrobée, soudage à l’arc submergé, soudage à
l’arc avec fil fourré, soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique (mode de transfert en pluie) et
soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (mode de transfert en pluie)* conformément au chapitre 10 doivent
être considérés préqualifiés et par conséquent approuvés sans qu’il soit nécessaire de les soumettre à
des essais de qualification dans la mesure où les modes opératoires de soudage sont conformes aux
chapitres 4, 5 et 10.
*Voir l’appendice R pour plus de détails sur les modes de transfert dans l’arc.

6 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

3.1.3.2
Les dérogations au chapitre 10 ayant trait aux joints préqualifés ne sont admises que si l’entrepreneur
obtient une qualification en vertu de la norme CSA W47.1 des joints qu’il compte effectuer et du mode
opératoire de soudage qu’il compte utiliser.

3.1.4 Sélection du type de préparation et du mode opératoire


de soudage
La sélection du type et de la géométrie de la préparation, du procédé de soudage, ainsi que des modes
opératoires de soudage connexes incombe à l’ingénieur au service de l’entrepreneur, sous réserve de
l’approbation de l’ingénieur.

3.2 Métal de base


L’acier qui doit être soudé en vertu de cette norme doit satisfaire aux normes CSA ou ASTM énumérées
aux articles 3.2.1 et 3.2.2 ou à d’autres spécifications reconnues de soudabilité équivalente approuvées
par l’ingénieur. Le degré de soudabilité doit être déterminé en se fondant sur la composition chimique et
le carbone équivalent.

3.2.1 Norme CSA G40.21, Aciers de construction


L’acier qui doit être soudé en vertu de cette norme doit satisfaire à la norme CSA G40.21 s’il s’agit des
nuances suivantes :
a) 260W (33W) et 260WT (33WT) ;
b) 300W (44W) et 300WT (44WT) ;
c) 350W (50W), 350WT (50WT), 350R (50R), 350A (50A) et 350AT (50AT) ;
d) 380W (55W) et 380WT (55WT) ;
e) 400W (60W), 400WT (60WT), 400A (60A) et 400AT (60AT) ;
f) 480W (70W), 480WT (70WT), 480A (70A) et 480AT (70AT) ;
g) 550W (80W), 550WT (80WT), 550A (80A) et 550AT (80AT) ;
h) 700Q (100Q) et 700QT (100QT).

3.2.2 Normes ASTM


L’acier qui doit être soudé en vertu de cette norme doit satisfaire aux normes ASTM qui suivent s’il s’agit
des nuances énumérées aux tableaux 11.1 et 11.2 :
a) A 36 ;
b) A 53 ;
c) A 106 ;
d) A 242 ;
e) A 441 ;
f) A 500 ;
g) A 501 ;
h) A 514 ;
i) A 515M ;
j) A 516M ;
k) A 517M ;
l) A 529 ;
m) A 570 ;
n) A 572 ;
o) A 588, limite apparente d’élasticité de 345 MPa (50 ksi) pour 100 mm (4 po) d’épaisseur (dont les
propriétés conviennent au soudage) ;
p) A 606 (types 2 et 4 ; les propriétés du type 4 doivent convenir au soudage) ;
q) A 607 ;
r) A 618 ;
s) A 633 ;
t) A 710 ;
u) A 913 ;
v) A 992/A 922M ;
w) A 1011/A 1011M.

Février 2004 7
W59-03 © Association canadienne de normalisation

3.3 Terminologie
La plupart des termes de soudage utilisés dans cette norme sont une traduction des termes de la
AWS A3.0. Se reporter à l’appendice E pour une liste des définitions tirées de cette norme ; on y trouvera
également des définitions qui ne sont pas tirées de la AWS A3.0.

3.4 Symboles
Les symboles de soudage utilisés doivent être conformes à la AWS A2.4. La liste des symboles de même
que d’autres symboles élaborés spécialement pour la présente norme figurent à l’appendice D. Les
exigences particulières doivent être expliquées par des notes ou des détails supplémentaires.

4. Conception des assemblages soudés


4.1 Exigences générales
4.1.1 Dessins
4.1.1.1 Dessins de conception
4.1.1.1.1
Les dessins de conception doivent contenir les informations pertinentes à la préparation des dessins de
détails, d’exécution et de montage.

4.1.1.1.2
La conception des structures soudées doit permettre un accès relativement facile pour l’exécution des
joints.

4.1.1.1.3
Les exigences d’inspection doivent figurer sur les plans ou dans les cahiers de charges.

4.1.1.1.4
Dans le cas de soudures à pénétration partielle, la gorge efficace requise (E), tel qu’il est spécifié à l’article
4.3.1.4, doit être indiquée sur les dessins de conception.
Il est recommandé d’indiquer sur les dessins de conception les exigences relatives aux soudures sur
préparation, c.-à-d. pénétration complète (CJP) ou pénétration partielle (PJP), de la façon suivante :

( E2 )
CJP PJP
( E1 )

CJP — pénétration complète


PJP — pénétration partielle
E1 — gorge efficace sur le côté de la flèche
E2 — gorge efficace sur l’autre côté

Les détails particuliers relatifs aux préparations doivent être spécifiés, le cas échéant.

4.1.1.2 Dessins de détails, d’exécution et de montage


4.1.1.2.1
Les dessins doivent comporter des renseignements complets relatifs à l’emplacement, au type, aux
dimensions et à la longueur des soudures. On doit également spécifier s’il s’agit de soudures exécutées en
atelier ou en chantier. Se reporter à l’article D pour les symboles de soudage.

8 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

4.1.1.2.2
Dans le cas de soudures à pénétration partielle, la profondeur du chanfrein (S) et la géométrie nécessaire
pour obtenir la gorge efficace requise avec le procédé de soudage et la position à adopter doivent être
indiquées sur les dessins de détails ou d’exécution.

4.1.1.2.3
Lorsqu’il est important de réduire au minimum les contraintes dues au retrait ainsi que la déformation et
de contrôler la séquence générale des opérations de fabrication, des procédures spéciales de fabrication
doivent être préparées et annexées aux dessins ou imprimées sur ces derniers.

4.1.1.2.4
Les longueurs de soudure requises spécifiées sur les dessins doivent être les longueurs efficaces spécifiées
à l’article 4.3.

4.1.2 Arrachement lamellaire (voir l’appendice Q)


4.1.2.1
On doit, dans la mesure du possible, éviter les assemblages en L ou en T susceptibles de causer des
contraintes de traction dans le sens du travers-court attribuables au soudage exécuté dans des conditions
de bridage.
Sinon on doit prendre des mesures, telle la sélection de matériaux ayant des propriétés de ductilité sur
toute l’épaisseur, pour réduire au minimum l’arrachement lamellaire.

4.1.2.2
La préparation préférée pour les soudures sur préparation en demi-V ou en J dans les assemblages en L est
indiquée à la figure 4.1.

4.1.3 Exigences relatives aux soudures


4.1.3.1 Types de soudure
4.1.3.1.1
En ce qui a trait à cette norme, les soudures doivent être des soudures sur préparation, des soudures
d’angle, des soudures en bouchon ou des soudures en entaille.

4.1.3.1.2
Une soudure sur préparation à pénétration complète est une soudure dans laquelle la fusion du métal
fondu et du métal de base s’effectue sur toute l’épaisseur du joint.
Des renseignements supplémentaires concernant les conditions de préqualification de ce type de
soudure sont donnés à l’article 10.1.1.
Les joints soudés sur un côté, sur toute l’épaisseur du matériau, mais :
a) non visés par l’article 10.1.1 ; ou
b) dont la soudure doit être effectuée sur un support envers autre qu’en acier ; ou
c) où aucun support envers n’est utilisé et où le travail est effectué par un soudeur de catégorie T
seront considérés comme des soudures à pénétration complète seulement s’ils sont qualifiés
conformément aux exigences pertinentes de la norme CSA W47.1 (exception faite des soudures sur
préparation à bords tombés, article 4.3.1.6).
Les joints soudés sur deux côtés sans gougeage à l’envers seront également considérés comme des
joints à pénétration complète si leur utilisation est approuvée par l’ingénieur et s’ils sont assujettis aux
mêmes conditions de qualification. L’ingénieur peut fonder son approbation sur des dispositions
supplémentaires relatives à la qualité.

Février 2004 9
W59-03 © Association canadienne de normalisation

4.1.3.1.3
Une soudure sur préparation à pénétration partielle est une soudure dans laquelle la pénétration ne
s’effectue que sur une partie de l’épaisseur du joint.
Pour plus de renseignements concernant les soudures à pénétration partielle, voir l’article 10.1.2.

4.1.3.1.4
Les soudures sur préparation à bords tombés doivent être telles que définies à l’article 4.3.1.6 (voir aussi
l’appendice E).

4.1.3.2 Continuité des soudures


4.1.3.2.1
Les soudures sur préparation doivent être continues sur toute la longueur du joint sauf indication
contraire à l’article 4.1.3.2.2 ou si l’ingénieur l’autorise.

4.1.3.2.2
Dans le cas d’une charpente extérieure dont les éléments sont assemblés par des soudures sur
préparation ou des soudures d’angle sur toute la longueur des éléments, on peut exécuter des soudures
additionnelles afin de tenir compte de la charge extérieure. Toutefois, il n’est pas nécessaire que cette
soudure se prolonge sur toute la longueur des éléments.

4.1.3.2.3
Les soudures d’angle peuvent être continues ou discontinues. Se reporter à l’article 12.4.14 e) pour les
restrictions d’emploi des soudures discontinues dans des structures sous charge cyclique.

4.1.3.2.4
Les coins des entailles prévus pour les soudures d’angle doivent être arrondis et les soudures d’angle
doivent couvrir toute la périphérie des entailles (voir l’article 4.4.2.3). Une soudure d’angle exécutée d’un
seul côté d’une entaille ne peut être utilisée que si l’ingénieur l’approuve ou le prescrit.

4.1.3.3 Utilisation des soudures


4.1.3.3.1
Les soudures sur préparation et les soudures d’angle peuvent être utilisées pour transmettre n’importe
quelle combinaison de charges aux contraintes admissibles ou aux résistances pondérées, conformément
à l’article 11.3 pour les structures sous charge statique ou à l’article 12.3 pour les structures sous charge
cyclique.

4.1.3.3.2
Les soudures d’angle et les soudures sur préparation à pénétration partielle, réalisées d’un seul côté,
ne doivent pas être pliées selon leur axe longitudinal s’il en résulte une traction à la racine.

4.1.3.3.3
Les soudures d’angle peuvent servir dans des joints dont les faces à souder forment un angle inclus entre
60 et 135° (voir la figure 4.8). Des angles inférieurs à 60° sont permis. Toutefois, dans ces cas, la soudure
doit être considérée comme une soudure à pénétration partielle. Dans le cas des angles supérieurs à 135°,
les soudures d’angle ne doivent pas servir à transmettre la charge calculée (voir l’article 4.5).

4.1.3.3.4
Les soudures en bouchon et en entaille des assemblages à recouvrement peuvent servir à transmettre
le cisaillement, ou à empêcher le flambage ou la séparation des éléments qui se chevauchent, sauf
indication contraire à l’article 12.4.14 g). Les soudures en bouchon et en entaille sur des aciers trempés et
revenus sont permises uniquement si l’ingénieur au service de l’entrepreneur les approuve expressément.

10 Février 2004
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4.2 Valeurs de calcul


4.2.1 Contraintes admissibles
Les contraintes admissibles pour le métal de base et sur la gorge efficace des soudures dans le cas de
structures soumises à des charges statiques ou cycliques, établies selon la méthode de calcul de la
contrainte admissible, doivent être conformes aux articles 11.3.2 et 11.3.4 ou 12.3.2 et 12.3.4
respectivement. En ce qui a trait aux structures sous charge cyclique, le cas échéant, la gamme de
contraintes admissibles dans le métal de base et le métal fondu doit être conforme à l’article 12.3.6.

4.2.2 Résistances pondérées


Les résistances pondérées du métal de base et du métal fondu en ce qui a trait aux structures sous charge
statique ou cyclique, établies selon la méthode de calcul aux états limites, doivent être conformes aux
articles 11.3.2 et 11.3.5 ou 12.3.2 et 12.3.5 respectivement. En ce qui a trait aux structures sous charge
cyclique, la gamme de contraintes admissibles dans le métal de base et le métal fondu sous les conditions
de charge spécifiées doit être conforme à l’article 12.3.6.

4.3 Section, longueur, gorge et dimension efficaces des soudures


4.3.1 Soudures sur préparation
4.3.1.1
La section efficace d’une soudure sur préparation doit être égale au produit de la longueur efficace de la
soudure par la gorge efficace.

4.3.1.2
La longueur efficace d’une soudure sur préparation, perpendiculaire ou oblique par rapport à la direction
de la contrainte, doit être égale à la largeur de la pièce assemblée.

4.3.1.3
La gorge efficace d’une soudure sur préparation à pénétration complète doit être égale à l’épaisseur de la
pièce assemblée la plus mince. Aucune augmentation n’est permise pour la surépaisseur de la soudure.

4.3.1.4
La gorge efficace d’une soudure sur préparation à pénétration partielle dans le cas de joints sans
écartement à la racine doit être égale à la profondeur du chanfrein moins 3 mm (1/8 po) pour les
chanfreins formant un angle inclus à la racine inférieur à 60°, mais supérieur ou égal à 45°.
La gorge efficace d’une soudure sur préparation à pénétration partielle doit être égale à la profondeur
du chanfrein pour les chanfreins formant un angle inclus à la racine de 60° ou plus (voir la figure A1 de
l’appendice A).

4.3.1.5
La gorge efficace en ce qui a trait aux efforts de cisaillage d’une soudure sur préparation à pénétration
partielle renforcée par une soudure d’angle doit être égale à la plus courte distance entre la racine du
chanfrein et la surface de la soudure d’angle moins 3 mm (1/8 po) lorsqu’une telle réduction est exigée
en vertu de l’article 4.3.1.4 (voir la figure A1 de l’appendice A).
Si une soudure sur préparation à pénétration partielle renforcée par une soudure d’angle est soumise à
des efforts de traction perpendiculaires à l’axe de la soudure, la contrainte admissible obtenue selon le
tableau 11.2 a) où A w est déterminé par le produit de la gorge effective par la longueur de la soudure,
la résistance pondérée est obtenue selon le tableau 11.2 b).

4.3.1.6 Soudures sur préparation à bords tombés


Note : L’article 4.3.1.6 ne s’applique pas à la fabrication de poutrelles en acier à âme en treillis.

Février 2004 11
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4.3.1.6.1 Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les


assemblages bout à bout
4.3.1.6.1.1
Une soudure sur préparation en demi-V à bord tombé dans un assemblage bout à bout est la
configuration formée par l’assemblage d’une surface présentant un rayon et le bord d’une surface plane
(c.-à-d. le joint formé par la courbe d’une membrure de ferme PCC, d’un tube ou d’une barre de section
ronde et l’épaisseur de paroi d’une membrure d’âme affleurante PCC ; voir les figures 4.2 et 4.3 et
l’appendice E).

4.3.1.6.1.2
Les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages bout à bout réalisées d’un
seul côté peuvent être considérées comme des soudures sur préparation à pénétration partielle ou
complète. Seules les soudures effectuées sur un support envers doivent être considérées comme des
soudures sur préparation à pénétration complète (voir les figures 4.2 et 4.3).

4.3.1.6.1.3
Les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages bout à bout réalisées sur des
barres de support envers doivent être considérées comme des soudures sur préparation à pénétration
complète présentant une gorge efficace d’une épaisseur égale à l’épaisseur de l’extrémité plane ou à
l’épaisseur de paroi de la membrure PCC, en retenant la valeur la plus faible (voir la figure 4.2).

4.3.1.6.1.4
L’épaisseur de la gorge efficace des soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les
assemblages bout à bout ne doit pas être supérieure à l’épaisseur de paroi de la membrure PCC ou 60 %
de l’épaisseur de l’extrémité plane (voir la figure 4.3).

4.3.1.6.1.5
Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait
qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles de
l’article 4.3.1.6.1.4, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.1.6).

4.3.1.6.1.6
La qualification requise à l’article 4.3.1.6.1.5 doit comprendre le sectionnement d’un assemblage d’essai
constitué de la surface présentant un rayon, perpendiculairement à l’axe, à 50 mm (2 po) du début de la
soudure pour s’assurer que la gorge efficace soit réalisée en production. Ce sectionnement doit être
effectué pour un certain nombre de combinaisons de tailles représentatives des éléments utilisés par
l’entrepreneur. La méthode de qualification et toute modification à la gorge efficace doivent être
acceptées par l’ingénieur.

4.3.1.6.2 Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans des


assemblages en T
4.3.1.6.2.1
Une soudure sur préparation en demi-V à bord tombé dans un assemblage en T est la configuration
formée par l’assemblage d’une surface présentant un rayon et une surface plane (voir les figures 4.4
et 4.5).

4.3.1.6.2.2
Les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages en T réalisées sur des barres
de section ronde ou des tubes présentant des rayons inférieurs ou égaux à 10 mm (3/8 po) ou sur des
membrures PCC de section carrée ou rectangulaire (y compris les courbes à 90° dans les sections pliées)
présentant des rayons de bec inférieurs ou égaux à 10 mm (3/8 po) doivent être calculées comme des
soudures d’angles mais appelées soudures d’angles en demi-V à bord tombé. On suppose que la racine

12 Février 2004
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d’une telle soudure d’angle est l’intersection de la surface plane et de la tangente à la courbe du demi-V
qui est perpendiculaire à la surface plane (voir la figure 4.4).

4.3.1.6.2.3
Il n’est pas nécessaire que les soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages en
T réalisées sur des barres de section ronde ou des tubes présentant des rayons supérieurs à 10 mm
(3/8 po) ou sur des membrures PCC de section carrée ou rectangulaire présentant des rayons de bec
supérieurs à 10 mm (3/8 po) soit en affleurement avec la tangente à la courbe du demi-V qui est
perpendiculaire à la surface plane (voir la figure 4.5). Les soudures peuvent être réalisées entièrement
dans le demi-V, en affleurement avec celui-ci ou se prolonger à l’extérieur du demi-V par une soudure
d’angle. Pour les fins du calcul, la gorge efficace doit être indiquée par une surface supérieure ou égale à
un facteur égal à δ fois la gorge efficace requise, sous réserve de ce qui suit :
a) Pour le procédé SMAW, le facteur δ = 1,7.
b) Pur les procédés SAW, FCAW-G, MCAW et GMAW, le facteur δ = 1,5.
c) La gorge efficace doit être indiquée sur le symbole de soudage entre parenthèses à gauche du
symbole représentant la préparation en demi-V à bord tombé et la largeur de la surface de la soudure (W)
doit figurer sous le symbole représentant la préparation en demi-V à bord tombé (figure 4.5). Un dessin
de détail montrant la surface de la soudure devrait être ajouté au dessin d’atelier.
d) L’angle obtus α entre la surface de la soudure et la surface plane doit être supérieur ou égal à 90° et
inférieur ou égal à 140° (voir la figure 4.5).

4.3.1.6.2.4
Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait
qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles de
l’article 4.3.1.6.2.3, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.2.8).

4.3.1.6.2.5
La gorge efficace des soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les assemblages en T
réalisées sur des barres de section ronde, des tubes ou des membrures PCC en affleurement avec la
surface de la barre, du tube ou de la membrure doit être conforme au tableau 4.1. Comme alternative,
à la discrétion de l’ingénieur, on peut se conformer à l’article 4.3.1.6.2.3.

4.3.1.6.2.6
Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait
qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles illustrées au
tableau 4.1, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.2.8).

4.3.1.6.2.7
Si la gorge efficace exigée pour des soudures sur préparation en demi-V à bord tombé dans les
assemblages en T réalisées sur des barres de section ronde, des tubes ou des membrures PCC est
inférieure à celle produite par une soudure d’angle en affleurement avec la surface de la barre,
du tube ou de la membrure, l’entrepreneur peut fixer les dimensions requises par qualification (voir
l’article 4.3.1.6.2.8). La gorge efficace ne doit en aucun cas être inférieure aux valeurs du tableau 4.2.

4.3.1.6.2.8
La qualification requise aux articles 4.3.1.6.2.4, 4.3.1.6.2.6 et 4.3.1.6.2.7 doit comprendre le
sectionnement d’un assemblage d’essai constitué de la surface présentant un rayon, perpendiculairement
à l’axe, à 50 mm (2 po) du début de la soudure pour s’assurer que la gorge efficace soit réalisée en
production. Ce sectionnement doit être effectué pour un certain nombre de combinaisons de tailles
représentatives des éléments utilisés par l’entrepreneur. La méthode de qualification et toute modification
à la gorge efficace doivent être acceptées par l’ingénieur.

Février 2004 13
W59-03 © Association canadienne de normalisation

4.3.1.6.3 Soudures sur préparation en V à bords tombés dans les


assemblages bout à bout
4.3.1.6.3.1
Les soudures sur préparation en V à bords tombés peuvent être réalisées selon deux configurations. Dans
l’une des configurations il y a un contact longitudinal entre deux surfaces présentant un rayon (p. ex.,
le joint formé par l’assemblage côte à côte de barres de section ronde, de tubes ou de membrures PCC ;
voir la figure 4.6). Dans l’autre configuration possible, le bord chanfreiné d’une surface plane assemblé
longitudinalement à une surface présentant un rayon (p. ex., le joint formé par l’assemblage de
l’extrémité d’une plaque et la courbe de faible rayon d’une membrure PCC, sans écartement à la racine ;
dans ce cas, la pénétration exigée peut être réalisée uniquement en chanfreinant l’extrémité de la plaque
en forme de V ; voir la figure 4.7).

4.3.1.6.3.2
La gorge efficace d’une soudure sur préparation en V à bords tombés réalisée sur des barres de section
ronde, des tubes ou des membrures PCC en affleurement avec la surface doit être conforme au
tableau 4.1. Toutefois, dans le cas du procédé GMAW, pour des rayons ≥ 12 mm (1/2 po), la gorge
efficace doit être égale à 0,375 fois le rayon de la barre (voir la figure 4.6).

4.3.1.6.3.3
Lorsque, pour un ensemble donné de conditions relatives à une procédure, l’entrepreneur est satisfait
qu’il peut produire sans exception des gorges efficaces de dimensions supérieures à celles illustrées au
tableau 4.1, il peut demander la qualification de ces gorges (voir l’article 4.3.1.6.3.5).

4.3.1.6.3.4
Si la gorge efficace exigée pour des soudures sur préparation en V à bords tombés est inférieure à
celle produite par une soudure d’angle en affleurement avec la surface de la barre, du tube ou de la
membrure, l’entrepreneur peut fixer les dimensions requises de la soudure par qualification (voir
l’article 4.3.1.6.3.5). La gorge efficace ne doit en aucun cas être inférieure aux valeurs du tableau 4.2.

4.3.1.6.3.5
La qualification requise aux articles 4.3.1.6.3.3 et 4.3.1.6.3.4 doit comprendre le sectionnement d’un
assemblage d’essai constitué de la surface présentant un rayon, perpendiculairement à l’axe, à 50 mm
(2 po) du début de la soudure pour s’assurer que la gorge efficace soit réalisée en production. Ce
sectionnement doit être effectué pour un certain nombre de combinaisons de tailles représentatives des
éléments utilisés par l’entrepreneur. La méthode de qualification et toute modification à la gorge efficace
doivent être acceptées par l’ingénieur.

4.3.2 Soudures d’angle


4.3.2.1
La section efficace d’une soudure d’angle est le produit de la longueur efficace de la soudure par la gorge
efficace.

4.3.2.2
La longueur efficace d’une soudure d’angle doit être la longueur hors tout de la soudure d’angle,
y compris les contournements. Il ne doit y avoir aucune réduction de la longueur efficace au début
ni à la fin de la soudure si elle est pleine sur toute sa longueur.

4.3.2.3
La longueur efficace d’une soudure d’angle incurvée doit être mesurée le long de l’axe de la gorge
efficace. Si la section efficace d’une soudure d’angle dans un orifice calculée à partir de sa longueur est
supérieure à la section déduite de l’article 4.3.3, on doit utiliser la valeur de l’article comme valeur de la
section efficace de la soudure d’angle.

14 Février 2004
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4.3.2.4
La gorge efficace (E) doit être la plus courte distance entre la racine et la surface de la soudure
schématique pour tous les procédés sauf le SAW.
En ce qui a trait au soudage à l’arc submergé, on peut considérer la gorge efficace comme l’équivalent
de la soudure d’angle de la dimension immédiatement supérieure suivante exprimée en millimètres
(seizièmes de pouce), à condition que les côtés soient de dimension uniforme et qu’il ait été démontré
que le mode opératoire de soudage assure une pénétration suffisante de sorte que la gorge réelle soit
au moins l’équivalent de la gorge schématique de la soudure d’angle de la dimension immédiatement
supérieure suivante. Toutefois, la dimension requise de la soudure d’angle théorique doit être indiquée
sur les dessins de conception. La dimension réelle ne doit pas être inférieure aux valeurs minimales
spécifiées au tableau 4.4.

4.3.2.5
Le rapport entre la dimension efficace de la soudure d’angle (Seq), la dimension mesurée de la soudure
d’angle (S), l’écartement à la racine et l’angle formé par les faces à souder doit être conforme à la
figure 4.8. La dimension mesurée (S) de chaque soudure d’angle doit être le plus petit des deux côtés.
Des écartements à la racine de moins de 2 mm (1/16 po) sont négligeables.

4.3.3 Soudures en bouchon et soudures en entaille


La section efficace d’une soudure en bouchon ou d’une soudure en entaille doit être la section de l’orifice
dans le plan de la surface en contact lorsque la soudure est effectuée conformément à l’article 4.4.2.3.

4.3.4 Profondeur minimale de la préparation des soudures sur


préparation à pénétration partielle et longueur et dimensions
minimales des soudures d’angle
4.3.4.1 Soudures sur préparation à pénétration partielle
4.3.4.1.1
La profondeur minimale de la préparation d’une soudure sur préparation simple à pénétration partielle ou
de la préparation de chaque côté de soudures sur préparation double à préparation partielle doit être
conforme au tableau 4.3. La gorge efficace est définie aux articles 4.3.1.4 et 4.3.1.5. (Voir la figure A1 de
l’appendice A.)

4.3.4.1.2
La profondeur de la préparation d’une soudure sur préparation simple ou double à pénétration partielle
combinée à celle d’une soudure d’angle, doit être telle que la gorge efficace de la soudure combinée ne
soit pas inférieure :
a) aux valeurs qui conviennent aux exigences du tableau 4.3 pour ces préparations ; ou
b) à la dimension minimale de la soudure d’angle spécifiée au tableau 4.4.

4.3.4.2 Soudures d’angle


4.3.4.2.1
La dimension minimale de la soudure d’angle mesurée doit être conforme au tableau 4.4. Toutefois,
il n’est pas nécessaire que la dimension de la soudure d’angle soit supérieure à l’épaisseur de la pièce la
plus mince à moins qu’une dimension plus grande ne soit exigée en raison de la contrainte calculée. Pour
cette exception, on doit s’assurer que l’apport thermique est suffisant pour effectuer des soudures saines.
En ce qui a trait au soudage des attaches à des éléments qui ne sont pas soumis à des contraintes
calculées, il n’est pas nécessaire de respecter les valeurs du tableau 4.4.

4.3.4.2.2
La longueur efficace minimale d’une soudure d’angle doit être la plus grande des valeurs suivantes :
38 mm (1 1/2 po) ou quatre fois la dimension de la soudure.

Février 2004 15
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Lorsqu’en raison de la configuration du joint, il est impossible de déposer suffisamment de métal pour
couvrir la longueur efficace minimale, la dimension efficace de la soudure doit être égale à 0,25 fois sa
longueur efficace.

4.4 Détails des soudures d’angle, en bouchon et en entaille


4.4.1 Détails des soudures d’angle
4.4.1.1
La dimension efficace maximale d’une soudure d’angle à prendre pour le calcul doit être telle que les
contraintes dans le matériau de base adjacent ne dépassent pas les valeurs permises.

4.4.1.2
La dimension maximale pour une soudure d’angle le long des bords d’un matériau doit être :
a) l’épaisseur du matériau, pour un matériau d’une épaisseur inférieure à 6 mm (1/4 po) ; ou
b) inférieure de 2 mm (1/16 po) à l’épaisseur du matériau dans le cas d’un matériau d’une épaisseur
égale ou supérieure à 6 mm (1/4 po), à moins qu’il ne soit indiqué sur le dessin de détail que la soudure
doit être effectuée de façon à obtenir la gorge maximale. Dans le brut de soudage, la distance entre le
bord du métal de base et le raccordement de la soudure d’angle peut être inférieure à 2 mm (1/16 po),
si la dimension de la soudure d’angle peut être vérifiée.

4.4.1.3
Les soudures d’angle exécutées dans des orifices ou des entailles peuvent servir à transmettre le
cisaillement ou encore à empêcher le flambage ou la séparation des pièces assemblées. Ces soudures
ne doivent pas être considérées comme des soudures en bouchon ou en entaille. Dans tous les cas,
l’article 4.3.2.3 et les autres articles traitant des soudures d’angle devraient s’appliquer.
Le diamètre recommandé de l’orifice rond pour une soudure d’angle est de six fois la dimension de la
soudure d’angle. On peut utiliser un diamètre inférieur à six fois la dimension de la soudure d’angle si
on obtient une fusion adéquate à la racine. Le diamètre de l’orifice ne doit en aucun cas être inférieur à
l’épaisseur de la pièce dans laquelle il se trouve plus 8 mm (5/16 po).
La largeur minimale de l’entaille doit être égale à l’épaisseur de la pièce sur laquelle elle se trouve plus
8 mm (5/16 po).
Les extrémités de l’entaille doivent être semi-circulaires ou on doit arrondir les coins à un rayon au
moins égal à l’épaisseur de la pièce sur laquelle elles se trouvent. Toutefois, cette mesure ne s’applique
pas aux extrémités qui se prolongent jusqu’au bord de la pièce.

4.4.2 Détails des soudures en bouchon et en entaille


4.4.2.1
Le diamètre minimal de l’orifice dans le cas d’une soudure en bouchon doit être l’épaisseur de la pièce
sur laquelle l’orifice se trouve plus 8 mm (5/16 po). Le diamètre maximal doit être la plus grande des
valeurs suivantes : l’épaisseur de la pièce plus 12 mm (7/16 po) ou 2 1/4 fois l’épaisseur de la pièce.
L’espacement entre-axes minimal entre les soudures en bouchon doit être égal à quatre fois le diamètre
de l’orifice. On peut réduire l’espacement lorsque cela est prescrit ou approuvé par l’ingénieur.

4.4.2.2
La largeur minimale de l’entaille doit être égale à l’épaisseur de la pièce sur laquelle elle se trouve plus
8 mm (5/16 po). La largeur maximale de l’entaille doit être la plus grande des valeurs suivantes :
l’épaisseur de la pièce plus 12 mm (7/16 po) ou 2 1/4 fois l’épaisseur de la pièce.
La longueur maximale de l’entaille doit être égale à dix fois l’épaisseur de la pièce. On peut utiliser
des longueurs supérieures à dix fois l’épaisseur de la pièce lorsque cela est prescrit ou approuvé par
l’ingénieur.
Les extrémités de l’entaille doivent être semi-circulaires.
L’espacement entre-axes minimal entre les soudures en entaille perpendiculairement à leur longueur
doit être égal à quatre fois la largeur de l’entaille. L’espacement entre-axes minimal entre les soudures en

16 Février 2004
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entaille parallèlement à leur longueur doit être égal à deux fois la longueur de l’entaille. On peut réduire
l’espacement dans l’une ou l’autre direction lorsque cela est prescrit ou approuvé par l’ingénieur.

4.4.2.3
La profondeur de remplissage des soudures en bouchon et en entaille exécutées dans une pièce d’une
épaisseur de 16 mm (5/8 po) ou moins doit être égale à l’épaisseur de la pièce. Dans les pièces de plus de
16 mm (5/8 po) d’épaisseur la profondeur de remplissage doit être au moins égale à 0,5 fois l’épaisseur
de la pièce, sans être inférieure à 16 mm (5/8 po). On peut réduire la profondeur de remplissage lorsque
cela est prescrit ou approuvé par l’ingénieur.

4.5 Joints obliques


4.5.1
Le terme «joint oblique» décrit des assemblages en L et en T non orthogonaux. Les soudures entre des
faces à souder qui forment un angle de plus de 135° et de moins de 30° ne doivent pas servir à porter
des charges calculées sauf si cela est accepté par l’ingénieur (voir l’article 4.5.5).

4.5.2
Le rapport géométrique des soudures réalisées dans des joints obliques est illustré à la figure 4.8.

4.5.3
Les joints obliques ne sont pas représentés par les symboles de soudage normalisés. Ces joints doivent
être illustrés pour montrer le joint souhaité, la configuration de la soudure et ses dimensions, la gorge
efficace et tout autre détail pertinent (voir les figures 4.8 et 4.9). Pour des angles entre des faces à souder
entre 60° et 135°, il n’est pas nécessaire de donner de précision sur la gorge efficace (voir l’article 4.5.6).

4.5.4
Les dimensions minimales d’une soudure réalisée dans un joint oblique doivent permettre d’avoir une
section équivalente à celle déterminée à l’aide du tableau 4.4 en fonction de l’épaisseur du métal de base.

4.5.5
Dans le cas d’angles obtus dièdres, on peut ajouter une préparation pour obtenir la gorge efficace désirée
(voir la figure 4.9). Plus particulièrement, on peut utiliser une préparation pour permettre à la soudure de
porter une charge calculée si les angles dièdres sont supérieurs à 135°.
Si on utilise une préparation, on doit suivre les exigences pertinentes relatives aux soudures sur
préparation à pénétration partielle.

4.5.6
Le rapport entre l’angle dièdre et la gorge efficace doit être le suivant :
a) 60° ≤ θ ≤ 135° : on doit considérer que la gorge efficace (E) est égale à la gorge théorique (T) (voir la
figure 4.8) ;
b) 45° ≤ θ ≤ 60° : la gorge efficace doit être égale à la gorge théorique réduite de 3 mm (1/8 po) à
moins qu’une gorge efficace plus large soit établie par la qualification du mode opératoire (voir la
figure 4.9) ;
c) θ < 45° : la gorge efficace doit être établie par la qualification du mode opératoire
(voir la figure 4.9).

4.5.7
À l’exception des joints dont il est question à l’article 4.5.6 c), on considère que les joints obliques sont
préqualifiés si toutes les exigences pertinentes relatives à la géométrie du joint, aux procédés et aux
positions énoncées au chapitre 10 sont satisfaites.

Février 2004 17
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4.6 Cales
4.6.1
Les cales peuvent être utilisées :
a) pour le raboutage de pièces d’épaisseurs différentes ;
b) pour les assemblages lorsque, en raison d’un alignement géométrique existant, les décalages doivent
être compensés pour faciliter le raccordement.

4.6.2
Une cale d’une épaisseur égale ou inférieure à 6 mm (1/4 po) ne doit pas servir à transmettre un effort,
mais doit être de niveau avec les bords soudés de la pièce soumise à l’effort. Les dimensions des soudures
le long de ces bords doivent être égales à la dimension requise plus la valeur de l’épaisseur de la cale (voir
la figure 4.10).

4.6.3
Une cale mesurant plus de 6 mm (1/4 po) d’épaisseur doit se prolonger au-delà des bords de la tôle de
renfort ou des pièces à raccorder et la dimension de la soudure qui doit l’assujettir à la pièce sur laquelle
elle est placée doit être suffisante pour transmettre les contraintes à la tôle de renfort ou aux pièces à
raccorder. Les soudures réunissant la tôle de renfort ou les pièces à raccorder à la cale doivent être
suffisantes pour transmettre les contraintes à la tôle de renfort ou à la cale et suffisamment longues pour
éviter de soumettre la cale à des contraintes excessives au raccordement avec la soudure (voir la
figure 4.11).

Tableau 4.1
Gorges efficaces de soudures sur préparation à bords tombés
complètement remplies*
(voir les articles 4.3.1.6 et 4.3.1.6.2.6)

Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé Soudures sur préparation en V à bords tombés
0,3 R 0,5 R†
*Ne s’applique pas au soudage par le procédé GMAW avec transfert de métal par courts-circuits.
†0,375 R est admis pour le soudage effectué par le procédé GMAW si R est supérieur ou égal à 12 mm
(1/2 po).
Note : R est le rayon d’une barre ronde, d’un tube ou le rayon mesuré du coin d’une membrure PCC.

Tableau 4.2
Gorges efficaces minimales de soudures à bords tombés
(voir les articles 4.3.1.6.2.7 et 4.3.1.6.3.4)

Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé Soudures sur préparation en V à bords tombés
0,25 R 0,3 R
Notes :
1) La dimension d’une soudure en une seule passe ou de la passe de fond d’une soudure multipasse doit
être suffisante pour réduire au minimum le risque de fissuration.
2) R est le rayon d’une barre ronde, d’un tube ou le rayon mesuré du coin d’une membrure PCC.

18 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Tableau 4.3
Profondeur minimale de la préparation des soudures
sur préparation à pénétration partielle
(non combinées aux soudures d’angle)
(voir les articles 4.3.4.1, 10.2.2.3, 10.3.2.3, 10.4.2.3 et 10.5.2.3)

Profondeur minimale de la préparation*


Préparations en V, Préparations en J,
en demi-V en U
Géométrie de la
Épaisseur, t, de la partie à Angle d’ouverture Angle d’ouverture préparation
joindre la plus épaisse $ 45° et < 60° $ 60° préqualifiée
mm po mm po mm po mm po
t # 12 t # 1/2 8 5/16 5 3/16 5 3/16
12 < t # 20 1/2 < t # 3/4 10 3/8 6 1/4 6 1/4
20 < t # 40 3/4 < t # 1 1/2 11 7/16 8 5/16 8 5/16
40 < t # 60 1 1/2 < t # 2 1/4 12 1/2 10 3/8 10 3/8
60 < t 2 1/4 < t 16 5/8 12 1/2 12 1/2
*Pour la gorge efficace pertinente voir l’article 4.3.1.4.
Note : La dimension d’une soudure en une seule passe ou de la passe de fond d’une soudure
multipasse doit être suffisante pour réduire au minimum le risque de fissuration.

Tableau 4.4
Dimension minimale des soudures d’angle
(voir les articles 4.3.2.4, 4.3.4.1.2, 4.3.4.2.1, 4.5.4, 5.4.10, 5.5.6.4.13, 5.5.6.6.1, 12.4.6.1 et C2.1)

Épaisseur du matériau, t, de la pièce la plus épaisse Dimension minimale de la soudure d’angle


mm po mm po
t#6 t # 1/4 3 1/83)
6 < t # 12 1/4 < t # 1/2 5 3/16
12 < t # 20 1/2 < t # 3/4 6 1/4
20 < t 3/4 < t 8 5/16
Notes :
1) On doit utiliser des soudures en une seule passe.
2) La dimension minimale des soudures spécifiée dans ce tableau n’est pas exigée si les modes opératoires
de soudage utilisés sont reconnus pour donner des soudures exemptes de fissuration conformément à
l’article 5.7.
3) La dimension minimale pour des charpentes soumises à des charges cycliques est de 5 mm (3/16 po)
(voir l’article 12.4.6.1).

Février 2004 19
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Note : Les préparations illustrées ici sont conçues pour réduire au minimum le risque d’arrachement lamellaire.

Figure 4.1
Préparations préférées pour les soudures sur préparation
en demi-V ou en J dans les assemblages en L
(voir l’article 4.1.2.2)

(E)

T1 T2

E max > T1 ou T2

Figure 4.2
Soudure sur préparation en demi-V à bord tombé à pénétration
complète dans les assemblages bout à bout
(voir l’article 4.3.1.6.1)

20 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

(E)

T1 E T2

E max > T1 ou 0,6 T2

Figure 4.3
Soudures sur préparation en demi-V à bord tombé à pénétration
partielle dans les assemblages bout à bout
(voir l’article 4.3.1.6.1)

(0)
S OU

R # 10 mm (3/8 po)

R
S

Figure 4.4
Soudure d’angle sur préparation en demi-V à bord tombé dans
des assemblages en T
(voir l’article 4.3.1.6.2)

Février 2004 21
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Note : Ce symbole de soudage est


spécifique à la norme CSA W59.

W est la largeur de la
(E) surface de la soudure

R > 10 mm (3/8 po) W

R W
W =δ E
E
α W
δ =
E
α = 90º à 140º

Figure 4.5
Soudure sur préparation en demi-V à bord tombé à pénétration
partielle dans des assemblages en T
(voir l’article 4.3.1.6.2)

(E)

R Rayon mesuré

Figure 4.6
Soudures sur préparation en V à bords tombés à pénétration partielle
dans les assemblages bout à bout
(voir l’article 4.3.1.6.3 et les tableaux 4.1 et 4.2)

22 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Note : Ce symbole de soudage est


spécifique à la norme CSA W59.

15º
min.
(E)
15º
min. E T2

T1

E max > T1 ou 0,6 T2

Figure 4.7
Soudures sur préparation en V à bords tombés à pénétration
partielle dans les assemblages bout à bout
(voir l’article 4.3.1.6.3)

Février 2004 23
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θ
θ

Facteurs d’équivalence F S
S
Angle Facteur
dièdre d’équivalence
S
θ F R R S
60º 0,71
65º 0,76 T
T
70º 0,81
75º 0,86
S = 2 T sin ( θ
_) + R
80º 0,91 2
85º 0,96 S = (Seq x F) + R

2 sin ( θ
90º 1,00 _)
F=√
95º 1,03 2
100º 1,08 S dimension de la soudure d’un joint oblique
105º 1,12 T gorge théorique d’un joint oblique
110º 1,16 θ angle formé par les faces à souder (angle dièdre)
115º 1,19 R écartement à la racine
120º 1,23 F facteur d’équivalence pour la dimension de la soudure d’un joint
125º 1,25 oblique si la gorge théorique est la même que celle de la soudure
d’angle θ = 90º
130º 1,28
Seq dimension de la soudure d’angle entre les faces à souder à θ = 90º,
135º 1,31
la gorge théorique étant égale à T

Notes :
1) Le facteur d’équivalence F n’est pas pris en compte pour θ < 60º en raison de la perte
inhérente de pénétration.
2) L’écartement à la racine R de part et d’autre, y compris la tolérance de fabrication ne doit
pas excéder 5 mm (3/16 po).

Figure 4.8
Rapports géométriques des soudures réalisées dans des joints obliques
(voir les articles 4.1.3.3.3, 4.3.2.5 et 4.5)

24 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

W
S2 S3
α θ

S1 S3

E — doit être indiqué sur les dessins si θ < 60°.


Dans le cas d’angles aigus, on peut indiquer la largeur de la surface
de la soudure (W) au lieu de S3 pour faciliter l’inspection.

Figure 4.9
Détails relatifs à la représentation des joints obliques
(voir l’article 4.5)

Des soudures transversales sont admises


le long de ces extrémités

2 1

t
Dimension efficace La section efficace des soudures 2 doit être égale à celle des soudure
1, mais leur dimension réelle doit être leur dimension efficace plus
Dimension réelle
l’épaisseur de la cale “t”.

Figure 4.10
Cales de 6 mm (1/4 po) d’épaisseur ou moins
(voir l’article 4.6)

Février 2004 25
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Des soudures transversales sont admises


le long de ces extrémités

x x x x x

x x x x x

3 2 1

La section efficace des soudures 2 doit être égale à celle des soudures 1.
La longueur des soudures 2 doit être suffisante pour éviter de soumettre le
matériau d’apport à des contraintes excessives en cisaillement le long des plans
x—x.
La section efficace des soudures 3 doit être au moins égale à celle des soudures
1, et il ne doit y avoir aucune contrainte excessive des extrémités des soudures
3 résultant de l’excentricité des forces agissant sur la cale.

Figure 4.11
Cales de plus de 6 mm (1/4 po) d’épaisseur
(voir l’article 4.6)

26 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

5. Électrodes, exécution et technique de soudage


5.1 Généralités
5.1.1
Le soudeur ou l’opérateur, la pièce et les produits d’apport de soudage doivent être adéquatement
protégés des effets directs du vent, de la pluie et de la neige et il faut prendre tous les moyens nécessaires
pour que le soudeur ou l’opérateur puisse exécuter son travail dans un confort raisonnable.

5.1.2
Le soudage ne doit pas être effectué lorsque la température ambiante est inférieure à –18 °C (0 °F) sous
réserve du consentement exprès de l’ingénieur au service de l’entrepreneur.

5.1.3
Les dimensions et les longueurs des soudures ne doivent pas être inférieures à celles spécifiées par les
exigences de conception et les dessins de détails. Elles ne doivent pas non plus être considérablement
supérieures à ces exigences à moins d’une approbation de l’ingénieur. L’emplacement des soudures ne
doit pas être modifié sans l’approbation de l’ingénieur.

5.1.4
La préparation obtenue à la suite d’un gougeage à l’envers doit être dans une grande mesure conforme
à celle d’un assemblage en U préqualifié (voir le chapitre 10). Sa profondeur doit être suffisante pour
assurer la pénétration complète dans le métal fondu déjà déposé pour le procédé à utiliser.

5.2 Électrodes
La certification des électrodes utilisée dans cette norme est conforme à la norme CSA W48 ou à la série de
normes AWS A5. Le tableau qui suit présente les équivalences entre la nouvelle norme CSA W48 et les
normes CSA W48 antérieures.

Désignations équivalentes des électrodes

Ancienne série de normes CSA W48


Norme CSA W48-01 Unités anglo-saxonnes Unités SI
Enrobées en acier au carbone et en acier faiblement allié SMAW (antérieurement W48.1 et W48.3)
E43XX E60XX E410XX
E49XX(-X) E70XX(-X) E480XX(-X)
E55XX-X E80XX-X E550XX-X
E62XX-X E90XX-X E620XX-X
E69XX-X E100XX-X E690XX-X
E76XX-X E110XX-X E760XX-X
E83XX-X E120XX-X E830XX-X
Acier au carbone GMAW (antérieurement W48.4)
ER49S-X ER70S-X E480S-X
Acier au carbone FCAW (antérieurement W48.5)
E43XT-X E6XT-X E410XT-X
E49XT-X E7XT-X E480XT-X
Acier au carbone MCAW (antérieurement W48.5)
E49XC-X E7XC-X E480XC-X
Acier au carbone SAW (antérieurement W48.6)
F43XX-EXXX F60XX-EXXX F41XX-EXXX
F49XX-EXXX F70XX-EXXX F48XX-EXXX

Février 2004 27
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5.2.1 Généralités
5.2.1.1
L’électrode ou la combinaison électrode-flux pour les soudures sur préparation à pénétration complète
d’assemblages bout à bout doit être conforme au tableau 11.1 ou 12.1, selon le cas.

5.2.1.2
La résistance de l’électrode ou de la combinaison électrode-flux utilisée pour :
a) les soudures sur préparation à pénétration complète exécutées dans des assemblages autres que
bout à bout ;
b) les soudures sur préparation à pénétration partielle ;
c) les soudures d’angle peut être supérieure ou inférieure à celle spécifiée au tableau 11.1 ou 12.1,
à condition que les exigences du tableau 11.2 a), 11.2 b), 12.2 a) ou 12.2 b), selon le cas, soient
entièrement satisfaisantes.

5.2.1.3
Une fois retirés de leur emballage initial, les produits d’apport de soudage doivent être protégées ou
entreposées de façon que leurs propriétés spécifiées et leurs caractéristiques de soudage ne soient pas
altérées.

5.2.1.4
En ce qui concerne les aciers exposés à l’atmosphère, nus et non peints, visés par la norme CSA
G40.21-M, de nuances 350A, 350AT, 400A et 400AT (50A, 50AT, 60A, 60AT) et les aciers ASTM A 242
et A 588 exigeant du métal fondu dont les caractéristiques de résistance à la corrosion atmosphérique et
de couleur sont similaires à celles du métal de base, l’électrode, la combinaison électrode-flux ou la
nuance du métal fondu doit être conforme au tableau 5.1.
En ce qui a trait aux soudures multipasses, le métal fondu peut être déposé de façon qu’au moins deux
couches de l’un des métaux d’apport du tableau 5.1 soient déposées sur toutes les surfaces et tous les
bords exposés, à condition que l’un des métaux d’apport spécifiés au tableau 11.1 ou 12.1, selon le cas,
soit utilisé pour les couches sous-jacentes.
S’il est important que les couleurs soient identiques, on doit consulter le producteur de l’acier quant au
choix de l’électrode (voir le tableau 5.1).

5.2.1.5
Pour le soudage en une seule passe autre que le soudage vertical sous laitier ou le soudage électrogaz,
des aciers exposés à l’atmosphère, nus et non peints, visés par la norme CSA G40.21-M, de nuances
350A, 350AT, 400A et 400AT (50A, 50AT, 60A, 60AT) et des aciers ASTM A 242 et A 588 exigeant du
métal fondu dont les caractéristiques de résistance à la corrosion atmosphérique sont similaires à celles du
métal de base, mais où la correspondance exacte des couleurs n’est pas requise, les dérogations suivantes
au tableau 5.1 sont admises :
a) Soudage à l’arc avec électrode enrobée : des soudures d’angle en une seule passe mesurant
au plus 6 mm (1/4 po) et des soudures sur préparation pour un matériau d’une épaisseur égale ou
inférieure à 6 mm (1/4 po) en une seule passe peuvent être exécutées à l’aide d’électrodes à bas
hydrogène E49XX.
b) Soudage à l’arc submergé : des soudures d’angle en une seule passe mesurant au plus 12 mm
(1/2 po) et des soudures sur préparation en une seule passe ou en une passe de part et d’autre peuvent
être effectuées à l’aide d’une combinaison quelconque d’électrode nue en acier doux F49X-EXXX et
de flux.
c) Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein : des soudures d’angle en une seule passe mesurant au
plus 8 mm (5/16 po) et des soudures sur préparation en une seule passe ou en une passe de part et
d’autre peuvent être exécutées à l’aide d’électrodes ER49S-X.
d) Soudage à l’arc avec fil fourré : des soudures d’angle en une seule passe mesurant au plus
8 mm (5/16 po) et des soudures sur préparation en une seule passe ou en une passe de part et d’autre
peuvent être effectuées à l’aide d’électrodes E49XT-X avec désignation H16 ou moins représentant
l’hydrogène diffusible.

28 Février 2004
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e) Soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique : des soudures d’angle en une seule
passe mesurant au plus 8 mm (5/16 po) et des soudures sur préparation en une seule passe ou en une
passe de part et d’autre peuvent être effectuées à l’aide d’électrodes E49XC-X avec désignation H16 ou
moins représentant l’hydrogène diffusible.

5.2.1.6
Pour le soudage vertical sous laitier et le soudage électrogaz des aciers exposés à l’atmosphère, nus et
non peints visés par le norme CSA G40.21-M, de nuances 350A, 350AT, 400A et 400AT (50A, 50AT, 60A,
60AT) et des aciers ASTM A 242 et A 588 exigeant du métal fondu dont les caractéristiques de résistance
à la corrosion atmosphérique et de couleur sont similaires à celles du métal de base, les propriétés
mécaniques du métal fondu doivent être conformes à l’article 5.2.5.1 et aux exigences de composition
chimique du tableau 5.1.

5.2.2 Électrodes employées pour le soudage à l’arc avec électrode


enrobée (procédé SMAW)
5.2.2.1
Les électrodes servant au soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW) doivent être
conformes à la norme CSA W48.

5.2.2.2
On doit utiliser des électrodes à bas hydrogène pour le soudage de tous les aciers. Toutefois, elles ne sont
pas requises pour les aciers énumérés à la colonne 2 du tableau 5.3. Si la résilience des aciers dans cette
colonne est un critère important, on doit alors choisir des électrodes ayant des propriétés de résilience
appropriées.
Note : Se reporter à l’article 5.5.1.6 pour le soudage des aciers trempés et revenus.

5.2.2.3
L’article 5.2.2.2 ne vise pas à restreindre l’utilisation d’électrodes à bas hydrogène pour les soudures à
l’arc par point* utilisées dans les bâtiments pour le soudage en position à plat de tôles à des éléments
porteurs d’une épaisseur plus forte (voir l’appendice K) ni si l’ingénieur au service de l’entrepreneur
autorise ces électrodes pour des utilisations spécifiques où des électrodes autres qu’à bas hydrogène
conviennent. Dans ces cas, on doit tenir compte des exigences de préchauffage.
*Une soudure par point à l’arc est une soudure essentiellement circulaire, généralement effectuée en position à
plat par la fusion de tôles à des éléments porteurs en acier d’épaisseur supérieure.

5.2.2.4 Entreposage et conditionnement des électrodes


5.2.2.4.1 Électrodes à bas hydrogène
Les électrodes à bas hydrogène doivent être livrées dans des contenants scellée ou faire l’objet d’un
nouveau conditionnement conformément à l’alinéa a), b) ou c) de cet article. Si les contenants scellés
sont endommagés, les électrodes doivent faire l’objet d’un nouveau conditionnement conformément à
l’alinéa a), b) ou c). Les électrodes mouillées doivent être jetées.
a) Les électrodes en acier au carbone conformes à la norme CSA W48 doivent être cuites pendant au
moins 2 heures à une température entre 230 °C (450 °F) et 260 °C (500 °F) avant de les utiliser.
b) Les électrodes en acier faiblement allié conformes à la norme CSA W48 doivent être cuites pendant
au moins 1 heure à une température entre 370 °C (700 °F) et 430 °C (800 °F).
c) On peut utiliser d’autres températures de cuisson pour les électrodes à bas hydrogène si de telles
méthodes ont été mises au point et sont recommandées par le fabricant ; l’utilisation des ces autres
méthodes doit être approuvée par l’ingénieur.

5.2.2.4.2
Immédiatement après avoir ouvert les contenants scellés ou retiré les électrodes des fours qui ont servi au
conditionnement conformément à l’article 5.2.2.4.1, les électrodes doivent être entreposées dans des
fours dont la température est maintenue à au moins 120 °C (250 °F).

Février 2004 29
W59-03 © Association canadienne de normalisation

5.2.2.4.3
Sous réserve de l’article 5.2.2.4.4, les électrodes à bas hydrogène de type E49 qui ne sont pas utilisées
dans les 4 heures qui suivent leur retrait des fours doivent être soumises à un nouveau conditionnement
conformément à l’article 5.2.2.4.1.

5.2.2.4.4
On peut, sous réserve de l’approbation de l’ingénieur au service de l’entrepreneur, utiliser des contenants
auxiliaires afin d’allonger les périodes d’exposition permises des électrodes, conformément aux
dispositions qui suivent :
a) L’ingénieur au service de l’entrepreneur doit constater, à sa satisfaction, que ces contenants assurent
une protection adéquate des électrodes contre l’exposition à l’atmosphère ayant une humidité relative de
90 % et une température de 30 °C (86 °F) pendant toute la durée de stockage prévue.
b) Ces électrodes ne doivent pas produire des niveaux d’hydrogène diffusible dans le métal fondu
supérieurs aux exigences de la norme CSA W48.
Les électrodes à bas hydrogène de type E49 qui ne sont pas utilisées au plus dans les 10 heures qui
suivent leur exposition après avoir été retirées des fours et entreposées dans des contenants approuvés
doivent être soumises à un nouveau conditionnement conformément à l’article 5.2.2.4.1.
c) On peut, sous réserve de l’approbation de l’ingénieur au service de l’entrepreneur, modifier les
durées d’exposition selon les recommandations du fabricant de l’électrode.

5.2.2.4.5
Les électrodes à bas hydrogène dont les niveaux de résistance sont supérieurs à ceux des électrodes
du type E49 et qui ne sont pas utilisées dans un délai égal à 50 % de la durée d’exposition maximale
permise* pour les électrodes de type E49, conformément à l’article 5.2.2.4.3 ou 5.2.2.4.4, doivent être
recuites à une température entre 370 °C (700 °F) et 430 °C (800 °F) pendant 1 heure avant d’être
utilisées.
*Des périodes plus courtes doivent être envisagées dans des conditions d’humidité et de température élevées.
Note : Dans le cas du soudage d’aciers trempés et revenus, des exigences plus rigoureuses visant les
températures de cuisson et les durées d’exposition peuvent être nécessaires.

5.2.2.4.6
Les électrodes à bas hydrogène ne doivent pas être recuites plus d’une fois.

5.2.2.4.7 Électrodes autres qu’à bas hydrogène


Les électrodes autres que les électrodes à bas hydrogène doivent être entreposées dans des endroits
chauds et secs et doivent être protégées de l’huile, de la graisse et de toute autre matière nuisible
lorsqu’elles sont retirées des contenants et des emballages.

5.2.2.4.8
Des périodes d’exposition plus longues que celles recommandées aux articles 5.2.2.4.3 et 5.2.2.4.5 sont
permises si elles sont recommandées par le fabricant de l’électrode.

5.2.3 Électrodes et flux employés pour le soudage à l’arc submergé


(procédé SAW)
5.2.3.1
L’électrode et le flux doivent être conformes à la norme CSA W48 ou AWS A5.23.

5.2.3.2
Le procédé SAW est accepté comme procédé à bas hydrogène sans qu’un essai soit nécessaire,
à condition que l’entreposage et le conditionnement des matériaux soient conformes aux
recommandations du fabricant ou aux articles 5.2.3.3 et 5.2.3.4.

30 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

5.2.3.3
Les électrodes doivent être séchées et exemptes de rouille en surface et de corps étrangers.

5.2.3.4 Entreposage et conditionnement des flux


Le flux utilisé pour le soudage à l’arc submergé doit être sec et non pollué par la saleté, la calamine,
ou autre corps étranger. Le flux doit être livré dans des emballages pouvant être entreposés dans des
conditions normales pendant au moins six mois sans que cette période d’entreposage ne nuise à
ses caractéristiques de soudage ni aux propriétés du métal fondu. Le flux provenant d’emballages
endommagés qui ont subi une exposition à l’humidité doivent être jetés ou séchés [en couches peu
épaisses (50 mm (2 po) maximum)], avant l’utilisation, à une température d’au moins 260 °C (500 °F)
pendant au moins 1 heure ou selon les recommandations du fabricant quant à la durée et à la
température. On ne doit pas utiliser un flux qui a été mouillé.

5.2.4 Électrodes et gaz de protection pour le soudage à l’arc sous gaz


avec fil plein, le soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique et
le soudage à l’arc avec fil fourré (procédés GMAW, MCAW et FCAW)
5.2.4.1
Les électrodes en acier doux et les mélanges gazeux de protection pour le soudage à l’arc sous gaz avec
fil plein, le soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique et le soudage à l’arc avec fil fourré doivent
être conformes à la norme CSA W48.

5.2.4.2
Les électrodes en acier faiblement allié et les mélanges gazeux de protection pour le soudage à l’arc sous
gaz avec fil plein, le soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique et le soudage à l’arc avec fil
fourré doivent être conformes aux normes AWS A5.28 et A5.29.

5.2.4.3
Les fils fourrés et les fils fourrés de poudre métallique avec désignation H16 ou moins représentant
l’hydrogène diffusible doivent être utilisés pour le soudage de tous les aciers du tableau 5.3. Toutefois,
ils ne sont pas requis pour les aciers énumérés à la colonne 2 de ce tableau.

5.2.4.4
Le procédé GMAW, sauf s’il est utilisé avec des mélanges gazeux de protection contenant de l’hydrogène,
doit être accepté comme procédé à bas hydrogène sans essais.

5.2.4.5 État des électrodes


Les électrodes doivent être sèches et exemptes de rouille et de corps étrangers.

5.2.5 Électrodes, flux et gaz pour le soudage vertical sous laitier et le


soudage électrogaz (procédés ESW et EGW)
5.2.5.1 Exigences de qualification
L’acceptabilité de chaque combinaison de gaz de protection et de métal d’apport doit être déterminée
selon l’essai de qualification du mode opératoire effectué qui satisfait à la norme CSA W47.1.
Lorsque l’ingénieur l’exige, des essais supplémentaires, y compris des essais de résilience, peuvent être
effectués.

5.2.5.2 État des électrodes


Les électrodes et les guide-fils des produits d’apport doivent être secs, propres et en bon état.

Février 2004 31
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5.2.5.3 Entreposage et conditionnement des flux


Le flux utilisé pour le soudage vertical sous laitier doit être sec et non pollué par la saleté, la calamine,
ou autre corps étranger. Le flux doit être livré dans des emballages pouvant être entreposés dans des
conditions normales pendant au moins six mois sans que cette période d’entreposage ne nuise à
ses caractéristiques de soudage ni aux propriétés du métal fondu. Le flux provenant d’emballages
endommagés qui ont subi une exposition à l’humidité doivent être jetés ou séchés [en couches peu
épaisses (50 mm (2 po) maximum)], avant l’utilisation, à une température d’au moins 260 °C (500 °F)
pendant au moins 1 heure ou selon les recommandations du fabricant quant à la durée et à la
température. On ne doit pas utiliser un flux qui a été mouillé.

5.2.5.4 Matériaux de positionnement


Le matériau utilisé pour les bagues et autres dispositifs servant au positionnement des guide-fils des
produits d’apport doit être compatible avec le métal fondu et le laitier et ne doit pas causer d’effets
préjudiciables à la soudure terminée.

5.3 Préparation du matériau


5.3.1
Les surfaces et les bords à souder doivent être lisses, uniformes et exempts d’arêtes, de fissures ou autres
défauts susceptibles de nuire à la qualité ou à la résistance de la soudure. Les surfaces à souder doivent
également être exemptes, dans un rayon de 50 mm (2 po) d’une soudure, de calamine non adhérente à
la surface (exception faite de la calamine qui adhère fortement à la surface) de laitier, de rouille écaillée,
de peinture, de graisse, d’humidité et autre corps étranger qui rendraient impossible le soudage selon les
critères d’acceptation de cette norme.
Note : Dans le cas du soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, une légère oxydation comme des traces de rouille,
une faible quantité de calamine ou des oxydes résultant du coupage thermique ou du gougeage peut être
conservée si elle ne nuit pas au processus, ni n’altère les propriétés de la soudure.

5.3.2
On peut utiliser l’usinage, le gougeage à l’arc avec électrode en carbone et jet d’air ou le gougeage au
chalumeau, le piquage ou le meulage pour la préparation de l’assemblage, pour le gougeage à l’envers
ou pour le retrait d’une pièce défectueuse ou de matériau défectueux. On doit cependant éviter le
gougeage au chalumeau dans le cas d’aciers trempés et revenus.

5.3.3 Exigences relatives à la rugosité


La rugosité de surface des surfaces après coupage thermique ne doit pas être supérieure à 25 µm
(1000 µpo) pour des matériaux d’au plus 100 mm (4 po) d’épaisseur ni à 50 µm (2000 µpo) pour des
matériaux entre 100 et 200 mm (4 et 8 po) d’épaisseur, selon la norme CSA B95. Cette mesure ne
s’applique pas à l’extrémité des éléments (non soumis à l’effort calculé aux extrémités) ; la rugosité de
surface dans ces cas ne doit pas dépasser 50 µm (2000 µpo).

5.3.4
Les entailles occasionnelles n’excédant pas 5 mm (3/16 po) de profondeur, sur des surfaces par ailleurs
acceptables doivent être enlevées par usinage ou meulage. Des entailles occasionnelles mesurant plus de
5 mm (3/16 po) et moins de 10 mm (3/8 po) de profondeur dans des bords oxycoupés de tôles
mesurant au plus 100 mm (4 po) d’épaisseur qui n’ont pas à être soudées, peuvent, sous réserve de
l’approbation de l’ingénieur au service de l’entrepreneur, être réparées par soudage. Pour un matériau de
100 mm (4 po) d’épaisseur ou plus, la profondeur de l’entaille ne doit pas dépasser 15 mm (9/16 po).
Pour effectuer ces réparations, on doit préparer la zone à réparer de façon adéquate, souder à l’aide
d’électrodes à bas hydrogène selon un mode opératoire approuvé et meuler la soudure pour qu’elle soit
lisse et de niveau avec la surface adjacente de façon à obtenir un fini parfait.

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5.3.5 Inspection et réparation des discontinuités de planéité des bords


5.3.5.1 Domaine d’application
5.3.5.1.1
L’article 5.3.5 vise uniquement les discontinuités* de planéité des bords détectées par un examen visuel
avant la fabrication, sur les préparations et les bords de tôles et de profilés en U d’une épaisseur maximale
de 100 mm (4 po) destinés à des structures conçues conformément au chapitre 12 et soumises à des
charges cycliques.
*Le terme discontinuité est défini à l’appendice E.

5.3.5.1.2
L’article 5.3.5 ne s’applique pas aux tôles conçues pour être utilisées où elles ne seront soumises à aucune
contrainte importante dans le sens de l’épaisseur.

5.3.5.2
Les bords de tôles et les préparations des soudures, conformément à l’article 5.3.5.1.1, doivent faire
l’objet d’un examen visuel avant la fabrication, afin de déceler la présence de discontinuités* de planéité
parallèles à la surface de la tôle.
*Le terme discontinuité est défini à l’appendice E.

5.3.5.3
Lorsque la longueur d’une discontinuité visible à l’œil nu sur le bord est inférieure à 25 mm (1 po),
aucune mesure ne s’impose. Toutefois, lorsque la discontinuité se trouve sur le bord d’une tôle préparée
pour le soudage, elle doit être enlevée jusqu’à une profondeur maximale de 10 mm (3/8 po) (voir
tableau 5.2).

5.3.5.4
Lorsque la longueur d’une discontinuité sur le bord, visible à l’œil nu, est supérieure à 25 mm (1 po), elle
doit être examinée jusqu’à une profondeur maximale de 25 mm (1 po).

5.3.5.5
Lorsqu’un examen révèle une discontinuité d’une profondeur supérieure à 25 mm (1 po), l’entrepreneur
doit, avant d’effectuer les réparations prescrites au tableau 5.2, faire rapport à l’ingénieur et obtenir la
réponse de ce dernier quant aux mesures à prendre.

5.3.5.6
Les limites pour l’acceptation et la réparation des discontinuités sur les bords visibles à l’œil nu doivent
être conformes au tableau 5.2, à moins d’indication contraire de l’ingénieur en ce qui a trait à des
discontinuités faisant l’objet de l’article 5.3.5.5.

5.3.5.7
Lorsque la longueur totale des discontinuités sur les bords visibles à l’œil nu devant être réparées
conformément au tableau 5.2 est supérieure à 20 % de la longueur totale de la tôle, celle-ci ne peut-être
réparée que si l’ingénieur l’autorise.

5.3.5.8
Lorsque la discontinuité est enlevée et qu’aucun soudage subséquent n’est nécessaire, la dépression
doit être meulée de façon à se marier à la surface originale de la tôle avec une pente maximale de 1
sur 10 dans le sens longitudinal.
Les discontinuités peuvent être réparées par soudage, à l’aide de l’une ou l’autre des méthodes suivantes :
a) on doit mettre la discontinuité à nu en enlevant le matériau de la surface supérieure de la tôle et en
le remplaçant par du métal fondu ; ou

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b) on peut gouger la discontinuité à partir du bord de la tôle jusqu’à une profondeur de 25 mm


(1 po). On doit ensuite exécuter une nouvelle soudure et meuler de façon qu’elle soit de niveau avec la
surface. La préparation du chanfrein doit permettre l’exécution d’une soudure saine.
Toute soudure doit être exécutée conformément à un mode opératoire approuvé et à cette norme.
La soudure doit satisfaire aux critères d’acceptation de cette norme.

5.3.6 Coins rentrants


Les coins rentrants, à l’exception des coins des ouvertures d’accès aux soudures adjacentes à une semelle
doivent former un rayon minimal de 12 mm (1/2 po).
La transition de la surface incurvée à la surface droite doit être régulière et sans décalage.

5.3.7 Partie de dessus des poutres et ouvertures d’accès aux soudures


Le rayon du dessus des poutres et des ouvertures d’accès aux soudures doit assurer une transition douce,
sans entaille ni coupure au-delà des points de tangence entre les surfaces adjacentes et doit satisfaire aux
exigences relatives à la rugosité de surface de l’article 5.3.3.

5.3.8 Dimensions des ouvertures d’accès aux soudures


La longueur (ℓ), à partir du raccordement de la préparation, des ouvertures d’accès aux soudures requises
pour faciliter le soudage doit être égale à au moins 1,5 fois l’épaisseur du matériau dans lequel l’ouverture
est pratiquée. La hauteur (h) de l’ouverture doit être suffisante pour permettre de déposer une quantité
appropriée de métal fondu dans les tôles adjacentes et assurer un dégagement pour les matériaux de
renfort de la soudure et les appendices de la soudure dans le matériau dans lequel l’ouverture est
pratiquée, mais non inférieure à l’épaisseur du matériau. En ce qui a trait aux profilés laminés à chaud et
aux profilés composés, le dessus des poutres et les ouvertures d’accès aux soudures doivent être exempts
d’entailles ou de coins rentrants prononcés. Toutefois, si on réalise des soudures d’angle âme-semelle
dans des profilés composés, il est permis que l’ouverture se termine perpendiculairement à la semelle.
Il est interdit que les soudures d’angle se termine dans les ouvertures d’accès aux soudures (voir la
figure 5.1).
Note : Si les ouvertures d’accès aux soudures doivent être obturées pour des raisons esthétiques ou de
protection contre la corrosion, il est préférable d’utiliser une pâte de scellement plutôt qu’une soudure.

5.3.9 Profilés des groupes 4 et 5


En ce qui a trait aux profilés des groupes 4 et 5 et aux profilés composés présentant une âme d’une
épaisseur supérieure à 38 mm (1 1/2 po) visés par les normes CSA G40.20 et ASTM A 6, les surfaces
coupées à chaud des dessus de poutres et des ouvertures d’accès aux soudures doivent être meulées
jusqu’au métal sain et faire l’objet d’un examen magnétoscopique ou par ressuage. Si la section courbe
de la transition des ouvertures d’accès aux soudures et des dessus de poutres est constituée de trous
perforées ou découpés à la scie, il n’est pas nécessaire que cette section soit meulée. Il n’est pas
nécessaire que les ouvertures d’accès aux soudures et les dessus de poutres dans d’autres types de profilés
soient meulés ou fassent l’objet d’un examen magnétoscopique ou par ressuage.

5.3.10
On peut couper les rives de l’âme d’une poutre composite et d’une poutre-maîtresse selon la cambrure
prescrite en prévoyant le retrait dû au coupage et au soudage. Une cambrure modérée est admise ou il
est possible de corriger un écart par rapport à la tolérance de cambrure spécifiée par une application
contrôlée de chaleur conformément à l’article 5.15 et sous la direction de l’ingénieur au service de
l’entrepreneur.

5.3.11
Il est nécessaire d’obtenir l’approbation de l’ingénieur avant de procéder à la correction des cambrures
d’aciers trempés et revenus et d’aciers présentant des propriétés améliorées de résistance aux basses
températures par des méthodes thermiques.

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5.4 Assemblage
5.4.1
Les pièces à assembler par soudures d’angle doivent être aussi rapprochées que possible. L’écartement
entre les pièces ne doit normalement pas dépasser 5 mm (3/16 po). Toutefois, cette mesure ne
s’applique pas dans le cas de profilés et de tôles de 75 mm (3 po) ou plus d’épaisseur lorsque, après le
redressement et pendant l’assemblage, l’espace ne peut être réduit suffisamment pour satisfaire à cette
exigence. Des ces cas, un écartement maximal de 8 mm (5/16 po) est acceptable à condition d’effectuer
une soudure d’étanchéité ou d’utiliser un matériau de support envers* adéquat afin d’empêcher la pleine
pénétration de la soudure.
Si l’écartement est égal ou supérieur à 2 mm (1/16 po), le côté de la soudure d’angle doit être
augmenté de la dimension de cet écartement.
*Le support utilisé pour empêcher la pleine pénétration peut être un flux, un ruban de verre, de la poudre de
fer, ou un autre matériau semblable. On peut obtenir le même résultat au moyen de passes à la racine déposées
à l’aide d’électrodes à bas hydrogène ou d’électrodes convenant à d’autres procédés de soudage à l’arc avec
désignation appropriée représentant l’hydrogène diffusible.

5.4.2
L’écartement entre les surfaces de contact d’assemblages à recouvrement ne doit pas être supérieur
à 2 mm (1/16 po). Il est interdit d’utiliser des cales, sauf si leur emploi est spécifié sur les dessins ou
approuvé par l’ingénieur au service de l’entrepreneur et si elles sont utilisées conformément à l’article 4.6.

5.4.3
À l’exception des joints porteurs, les pièces qui doivent être réunies par une soudure sur préparation à
pénétration partielle parallèle à la longueur de l’élément doivent être aussi rapprochées que possible.
L’écartement entre les pièces ne doit pas être supérieur à 5 mm (3/16 po) sauf si les profilés laminés
ou les tôles ont une épaisseur supérieure à 75 mm (3 po) lorsque, après le redressement et pendant
l’assemblage, l’écartement ne peut être réduit suffisamment pour satisfaire à cette exigence. Dans ce
cas, un écartement maximal de 8 mm (5/16 po) est acceptable à condition d’effectuer une soudure
d’étanchéité ou d’utiliser un matériau de support envers* adéquat afin d’empêcher la pleine pénétration
de la soudure et pour que la soudure finale satisfasse aux exigences relatives à la dimension de la gorge.
En ce qui concerne les joints porteurs, les tolérances doivent être conformes au cahier des charges.
*Le support utilisé pour empêcher la pleine pénétration peut être un flux, un ruban de verre, de la poudre de
fer, ou un autre matériau semblable. On peut obtenir le même résultat au moyen de passes à la racine déposées
à l’aide d’électrodes à bas hydrogène ou d’électrodes convenant à d’autres procédés de soudage à l’arc avec
désignation appropriée représentant l’hydrogène diffusible.

5.4.4
Les pièces à assembler bout à bout par soudure sur préparation doivent être alignées soigneusement.
Toutefois, un décalage ne dépassant pas 10 % de l’épaisseur de la pièce la plus mince, mais en aucun
cas supérieur à 3 mm (1/8 po) par rapport à l’alignement théorique est admis. Lorsqu’on corrige
l’alignement dans ces cas, les pièces ne doivent pas présenter une pente supérieure à 1 sur 25. Pour
mesurer le décalage, on doit se fonder sur l’axe des pièces à moins d’indication contraire sur le dessin.
Cet article ne prime pas sur l’article 5.4.9.2 en ce qui a trait aux soudures sur préparation exécutées sur
des supports envers.

5.4.5 Tolérances d’exécution


5.4.5.1
À l’exception du soudage vertical sous laitier, du soudage électrogaz et de l’article 5.4.5.2 en ce qui
a trait aux écartements à la racine de dimensions supérieures à celles permises dans le tableau 5.7, les
dimensions de la section des joints assemblés par une soudure sur préparation dont les variantes par
rapport aux tolérances d’exécution indiquées dans le tableau 5.7 sont supérieures aux valeurs indiquées
sur les dessins de détails doivent être corrigées conformément à l’article C1.1 f) de l’appendice C ou
soumises à l’ingénieur au service de l’entrepreneur pour approbation.

Février 2004 35
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5.4.5.2
Les écartements à la racine supérieurs à ceux permis à l’article 5.4.5.1, sans dépasser la plus petite des
valeurs suivantes soit deux fois l’épaisseur de la pièce la plus mince, ou 20 mm (3/4 po), peuvent être
corrigés en les soudant de façon à leur donner des dimensions acceptables avant d’assembler les pièces
par soudage. Les écartements à la racine supérieurs aux valeurs ci-dessus peuvent être corrigés par
soudage, seulement sur approbation de l’ingénieur au service de l’entrepreneur.

5.4.6
Les éléments à souder doivent être bien alignés et maintenus en position à l’aide de boulons, de brides,
de coins, de lignes de hauban, d’entretoises ou autre dispositif adéquat ou encore à l’aide de points de
soudures de pointage jusqu’à ce que la soudure soit terminée. Il recommandé d’utiliser des gabarits et
des accessoires de fixation lorsqu’il est possible de le faire. Des tolérances acceptables doivent être
prévues pour le gauchissement et le retrait.

5.4.7 Soudures de pointage


5.4.7.1
Les soudures de pointage qui sont incorporées à la soudure finale doivent satisfaire aux mêmes exigences
de qualité que la soudure finale. Toutefois :
a) le préchauffage n’est pas obligatoire pour les soudures en une seule passe lorsqu’on peut prouver
à la satisfaction de l’ingénieur que les soudures de pointage sont totalement refondues et incorporées à la
soudure finale ;
b) il n’est pas nécessaire de réparer les défauts tels les caniveaux, les caractères non remplis et les
soufflures, à condition que la qualité de la soudure finale soit acceptable.

5.4.7.2
Les soudures de pointage qui ne sont pas incorporées à la soudure finale doivent être enlevées. Cette
mesure n’est toutefois pas nécessaire dans le cas de structures soumises à des charges statiques, à moins
que l’ingénieur ne l’exige. Ces soudures doivent être conformes à l’article 4.3.4.2.1.
Les soudures de pointage qui sont incorporées à la soudure finale doivent être exécutées à l’aide
d’électrodes répondant aux exigences relatives aux soudures finales et doivent être nettoyées à fond. Pour
le soudage de barres de support envers au moyen de soudures de pointage voir l’article 12.5.2.2.
Les extrémités des soudures de pointage multipasses doivent être en cascade.

5.4.7.3
Les soudures de pointage situées à l’endroit de soudures d’angle mesurant 10 mm (3/8 po) ou moins ou
dans la racine de joints nécessitant une pénétration à la racine spécifique doivent être suffisamment
petites pour ne pas modifier de façon notable l’aspect de la surface de la soudure ou causer une
réduction de la pénétration ; si ce n’est pas le cas, elles devront être enlevées ou leurs dimensions devront
être réduites d’une façon quelconque avant le soudage.

5.4.8 Soudures temporaires


Les soudures temporaires doivent être conformes aux modes opératoires de soudage approuvés. Elles
doivent être enlevées lorsque l’ingénieur l’exige. Dans ce cas, la surface de la pièce doit être de niveau
avec la surface initiale. Pour des restrictions supplémentaires quant à l’emplacement des soudures
temporaires dans des structures sous charge cyclique, se reporter à l’article 12.5.5. Si les soudures
temporaires ne sont pas enlevées, elles doivent être conformes à l’article 4.3.4.2.1.

5.4.9 Support envers


5.4.9.1
Sous réserve de l’article 5.4.9.3, le support envers des soudures sur préparation doit être continu sur
toute la longueur du joint. Lorsque le support envers se compose de longueurs de barres, ces dernières
doivent être alignées avec soin et soudées de façon à former un élément continu.

36 Février 2004
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5.4.9.2
L’espace entre les tôles d’un assemblage bout à bout et son support envers en acier ne doit pas être
supérieur à 2 mm (1/16 po). Il est interdit d’utiliser une cale sauf indication contraire sur les dessins
ou sous réserve de l’approbation de l’ingénieur. Dans ce cas, son utilisation doit être conforme à
l’article 4.6.

5.4.9.3
Il n’est pas nécessaire que le support envers utilisé pour la réalisation des joints circulaires des entures des
sections de structures creuses et des tuyaux sous charge statique soit continu.

5.4.10 Soudures d’étanchéité


Lorsque des soudures d’étanchéité sont exigées, les exigences minimales de préchauffage de cette
norme s’appliquent. Les soudures d’étanchéité ne doivent pas être prises en compte dans les calculs de
résistance et il n’est pas nécessaire que les exigences du tableau 4.4 s’appliquent. Toutefois, étant donné
que les soudures d’étanchéité peuvent être soumises à des contraintes, on doit tenir compte des détails
relatifs aux ensembles soudés.
Les soudures d’étanchéité doivent satisfaire aux exigences relatives à l’exécution du travail et à la qualité
contenues dans cette norme. Toutefois, des modes opératoires de soudage approuvés ne sont pas exigés.
Note : Lorsqu’il est impossible de satisfaire à ces exigences, d’autres critères d’acceptation et de qualité
devraient être établis par l’ingénieur, en consultation avec l’entrepreneur.

5.5 Détails relatifs aux modes opératoires de soudage


5.5.1 Généralités
5.5.1.1 Matériau des appendices sous forme de barres, des tôles et des
supports
Les appendices sous forme de barres, les tôles ainsi que les supports envers utilisés pour le soudage des
aciers ayant une résistance à la traction minimale spécifiée ne dépassant pas 480 MPa (70 ksi) et dont il
est question à l’article 11.2.1 ou 12.2.1 peuvent être fabriqués de n’importe laquelle des nuances d’acier
énumérées.
Les appendices sous forme de barres, les tôles ainsi que les supports envers utilisés pour le soudage des
aciers ayant une résistance à la traction minimale spécifiée supérieure à 480 MPa (70 ksi) et dont il est
question à l’article 11.2.1 ou 12.2.1 doivent être constitués du même matériau que le matériau de base.
Les entretoises doivent également être du même matériau que le matériau de base.

5.5.1.2 Terminaison des soudures sur préparation


Les extrémités des soudures sur préparation dans un joint doivent assurer des soudures saines et des
gorges conformes. Lorsque la chose est possible, on devrait utiliser des appendices sous forme de barres
ou des tôles.
Lorsqu’on doit enlever les barres ou les tôles, l’extrémité de la soudure sur le matériau principal doit
être lisse.

5.5.1.3 Support envers des soudures sur préparation


Le métal fondu des soudures sur préparation sur support envers en acier doit être entièrement fusionné
avec le support.

5.5.1.4 Soudures sur préparation en position horizontale


Dans le cas de soudures sur préparation en demi-V et en J exécutées en position horizontale, la portion la
plus large de l’angle d’ouverture doit, de préférence, être placée sur l’élément supérieur de l’assemblage.

5.5.1.5 Rapport profondeur/largeur des passes de soudure


Pour tous les procédés excepté le ESW et le EGW, ni la profondeur ni la largeur maximale de la section du
métal fondu déposé dans chaque passe ne doit être supérieure à la largeur de la soudure à la surface de la
passe (voir la figure 5.2).

Février 2004 37
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5.5.1.6 Soudage des aciers trempés et revenus


Pour le soudage des aciers trempés et revenus, on doit tenir compte des recommandations du
producteur de l’acier quant à l’apport de chaleur maximal admis et aux températures de préchauffage et
entrepasses nécessaires pour effectuer une bonne soudure. Ces considérations doivent inclure l’apport
additionnel de chaleur dû au soudage simultané de chaque côté d’un même élément ou à l’utilisation
d’électrodes multiples.
Les électrodes utilisées pour le soudage des aciers trempés et revenus, peut importe leur type, doivent
avoir une teneur démontrée en hydrogène diffusible ne dépassant pas H4 (4 mL d’hydrogène
diffusible/100 grammes de métal fondu déposé) lorsqu’elle est mesurée selon la norme AWS A4.3 ou la
norme ISO 3690. On peut aussi utiliser la méthode de vérification de l’hydrogène de l’appendice P pour
déterminer les niveaux permis d’hydrogène selon le mode de bridage, la composition de l’acier et
l’apport thermique au soudage.

5.5.1.7 Combinaison des procédés de soudage


On peut utiliser une combinaison de procédés de soudage dans un même système d’arc en déplacement
à condition que les modes opératoires soient qualifiés.

5.5.2 Soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW)


5.5.2.1
Chaque fois que la chose est possible, le soudage doit être exécuté en position à plat.

5.5.2.2
Le type et le diamètre de l’électrode, ainsi que la longueur de l’arc, la tension et l’intensité doivent être
appropriés à l’épaisseur du matériau, au type de préparation, à la position de soudage et autres situations
propres au soudage.

5.5.3 Soudage à l’arc submergé (procédé SAW)


5.5.3.1 Généralités
5.5.3.1.1
Le soudage à l’arc submergé peut être effectué à l’aide d’une ou de plusieurs électrodes uniques,
d’une ou de plusieurs électrodes en parallèle, ou une combinaison d’électrodes uniques et en parallèle.
L’espacement entre les arcs doit être tel que le laitier qui couvre le métal fondu obtenu à l’aide d’un arc
principal ne se refroidisse pas suffisamment pour empêcher l’électrode qui suit ou l’électrode adjacente
de déposer du métal de façon adéquate. Le soudage à l’arc submergé avec des électrodes multiples peut
être utilisé or toute passe de soudure sur préparation ou de soudure d’angle.

5.5.3.1.2
Lorsqu’un joint nécessite une pénétration à la racine spécifique, l’entrepreneur peut être tenu de
préparer une section d’un joint échantillon en vue d’un examen macrographique, conformément à
l’article 5.5.3.1.3, afin de démontrer que le mode opératoire de soudage choisi permettra d’obtenir la
pénétration à la racine requise. L’ingénieur peut accepter un dossier comme preuve plutôt que l’essai
spécifié dans cet article.

5.5.3.1.3
À la discrétion de l’ingénieur, un joint échantillon de même section que le joint qui sera utilisé dans la
construction et d’une longueur d’au moins 600 mm (2 pi) doit être soudé en utilisant l’électrode, le flux,
le courant, la tension d’arc, la polarité et la vitesse de déplacement qui serviront pour la construction.
Une section du joint soudé doit être préparée en vue d’un examen macrographique afin de démontrer la
conformité à l’article 5.5.1.5 et l’article 5.5.3.2.4, 5.5.3.3.4 ou 5.5.3.4.4, selon le cas, doit être satisfait.

38 Février 2004
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5.5.3.1.4
Une fois déterminés, le courant de soudage, la tension d’arc et la vitesse de déplacement doivent être
maintenus dans les limites suivantes :
a) courant de soudage ou vitesse de dévidage ± 10 % ;
b) tension d’arc ± 7%;
c) vitesse de déplacement ± 15 %.
Toutefois, lorsque ces valeurs risquent de produire un apport de chaleur supérieur aux recommandations
du producteur des aciers trempés et revenus, elles ne s’appliquent pas.

5.5.3.1.5
Le diamètre des électrodes ne doit pas être supérieur à 6 mm (1/4 po).

5.5.3.1.6
Dans le cas des joints préqualifiés, toutes les soudures à l’arc submergé sauf les soudures d’angle doivent
être exécutées en position à plat.

5.5.3.2 Modes opératoires de soudage avec électrode unique


5.5.3.2.1
Une électrode unique est une électrode raccordée à une source d’alimentation pouvant être constituée
d’une ou plusieurs sources de courant.

5.5.3.2.2
Les soudures d’angle peuvent être exécutées en position à plat ou horizontale. Toutefois, une soudure
d’angle en une seule passe exécutée en position horizontale ne doit pas mesurer plus de 8 mm (5/16 po)
à moins que la qualification du mode opératoire ne permette une soudure d’angle de dimensions plus
grandes (voir l’article 2.1).

5.5.3.2.3
L’épaisseur des couches de métal fondu, à l’exception des couches à la racine et en surface, ne doit pas
être supérieure à 6 mm (1/4 po). Lorsque l’écartement à la racine est égal ou supérieur à 12 mm
(1/2 po), on doit utiliser une technique de soudage à couches multipasses. On doit également utiliser
cette technique dans les soudures multipasses lorsque la largeur de la couche est supérieure à 16 mm
(5/8 po).

5.5.3.2.4
Le courant de soudage, la tension d’arc, la vitesse de déplacement et l’emplacement des électrodes les
unes par rapport aux autres doivent être tels qu’il y aura fusion complète à chaque passe avec le métal de
base et le métal fondu adjacents et qu’il ne se formera aucune dépression ni aucun caniveau excessif au
raccordement de la soudure. On doit éviter la concavité excessive des premières passes afin d’empêcher
la fissuration à la racine des joints bridés.

5.5.3.2.5
Pour les soudures sur préparation en V ou en demi-V dont l’écartement à la racine est égal à zéro, le
courant de soudage maximal à utiliser pour la passe à la racine qui provoque la fusion des deux faces
de la préparation ne doit pas être supérieur à la valeur numérique égale à 10 fois l’angle d’ouverture.
Toutefois, on peut utiliser un courant supérieur pour le remplissage des soudures sur préparation en une
seule passe. Le courant maximal à utiliser pour les soudures d’angle exécutées en position à plat doit être
de 1000 A.

Février 2004 39
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5.5.3.3 Modes opératoires de soudage avec électrodes en parallèle


5.5.3.3.1
Des électrodes en parallèle sont deux électrodes raccordées en parallèle à la même source d’alimentation.
Les deux électrodes sont généralement alimentées par un même dévidoir. Le courant de soudage, le case
échéant, est le courant total des deux électrodes.

5.5.3.3.2
Les soudures d’angle peuvent être exécutées en position à plat ou horizontale. Toutefois, une soudure
d’angle en une seule passe exécutée en position horizontale avec des électrodes en parallèle ne doit pas
mesurer plus de 8 mm (5/16 po), à moins que la qualification du mode opératoire de soudage ne
permette une soudure d’angle de dimensions plus grandes (voir l’article 2.1).

5.5.3.3.3
L’épaisseur des couches de métal fondu n’est pas limitée. Lors de l’exécution de la passe à la racine d’une
soudure sur préparation, une électrode unique ou des électrodes en parallèle peuvent être utilisées. Les
barres de support envers ou les méplats doivent être d’une épaisseur appropriée pour empêcher la pleine
pénétration.
Lorsque la largeur d’une surface dans une préparation sur laquelle une couche de métal fondu doit être
déposée est supérieure à 12 mm (1/2 po), les électrodes en parallèle doivent être déplacées latéralement
ou on doit utiliser une technique de soudage à couches multipasses afin d’assurer une fusion adéquate
des bords. Lorsque la largeur d’une couche de métal déjà déposée est supérieure à 16 mm (5/8 po), on
doit utiliser une technique de soudage à couches multipasses en plaçant les électrodes en tandem*.
*Tandem signifie que les électrodes sont disposées suivant une ligne parallèle à la direction du soudage.

5.5.3.3.4
Le courant de soudage, la tension d’arc, la vitesse de déplacement et l’emplacement des électrodes les
unes par rapport aux autres doivent être tels qu’il y aura fusion complète à chaque passe avec le métal de
base adjacent et qu’il ne se formera aucune dépression ni aucun caniveau excessif au raccordement de la
soudure. On doit éviter la concavité excessive des premières passes afin d’empêcher la fissuration à la
racine des joints bridés.

5.5.3.3.5
Le courant de soudage maximal lors de l’exécution d’une soudure sur préparation doit être de :
a) 700 A pour des électrodes en parallèle lors de la passe à la racine d’une soudure sur préparation dont
l’écartement à la racine est égal à zéro et lorsqu’il n’y a pas remplissage du chanfrein par celle-ci ;
b) 900 A pour des électrodes en parallèle lors de la passe à la racine d’une soudure sur préparation
ayant un support envers en acier ou une barre d’espacement ;
c) 1200 A pour des électrodes en parallèle lors d’une passe quelconque à l’exception de la couche
finale ;
d) aucune restriction ne s’applique au courant de soudage pour la couche finale.

5.5.3.3.6
Le courant de soudage maximal qui doit être utilisé pour l’exécution d’une soudure d’angle avec des
électrodes en parallèle doit être de 1200 A.

5.5.3.4 Modes opératoires de soudage avec électrodes multiples


5.5.3.4.1
Les électrodes multiples sont une combinaison d’au moins deux électrodes uniques ou systèmes
d’électrodes en parallèle. Chacun des composants de ces systèmes est raccordé à une source
d’alimentation indépendante et alimenté par son propre dévidoir.

40 Février 2004
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5.5.3.4.2
Les soudures d’angle peuvent être exécutées en position à plat ou horizontale. Toutefois, une soudure
d’angle en une seule passe exécutée en position horizontale avec des électrodes multiples ne doit pas
mesurer plus de 12 mm (1/2 po).

5.5.3.4.3
L’épaisseur des couches de métal fondu n’est pas limitée. Lors de l’exécution de la passe à la racine d’une
soudure sur préparation, une électrode unique ou des électrodes multiples peuvent être utilisées. Les
barres de support envers ou les méplats doivent être d’une épaisseur appropriée pour empêcher la pleine
pénétration. Lorsque la largeur d’une surface dans une préparation sur laquelle une couche de métal
fondu doit être déposée est supérieure à 12 mm (1/2 po), on doit utiliser une technique de soudage à
couches multipasses afin d’assurer une fusion adéquate des bords. Lorsque la largeur d’une couche de
métal déjà déposée est supérieure à 25 mm (1 po) et qu’on n’utilise que deux électrodes, on doit utiliser
une technique de soudage à couches multipasses en plaçant les électrodes en tandem.

5.5.3.4.4
Le courant de soudage maximal lors de l’exécution d’une soudure sur préparation doit être de :
a) 700 A pour une électrode unique ou pour des électrodes en parallèle lors de la passe à la racine
d’une soudure sur préparation dont l’écartement à la racine est égal à zéro et lorsqu’il n’y a pas
remplissage du chanfrein par celle-ci ;
b) 750 A pour une électrode unique ou 900 A pour des électrodes en parallèle lors de la passe à la
racine d’une soudure sur préparation ayant un support envers en acier ou une barre d’espacement ;
c) 1000 A pour une électrode unique ou 1200 A pour des électrodes en parallèle lors d’une passe
quelconque à l’exception de la couche finale ;
d) aucune restriction ne s’applique au courant de soudage pour la couche finale.

5.5.3.4.5
Le courant de soudage maximal qui doit être utilisé pour l’exécution d’une soudure d’angle doit être de
1000 A avec une électrode unique, et de 1200 A avec des électrodes en parallèle.

5.5.4 Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, soudage à l’arc avec fil
fourré de poudre métallique et soudage à l’arc avec fil fourré (procédés
GMAW, MCAW et FCAW)
Note : En ce qui a trait au soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, voir l’appendice N pour plus de
renseignements sur les modes de transfert du métal dans l’arc et le procédé. Quant au soudage à l’arc avec fil
fourré (procédé FCAW), le cas échéant, on utilise l’abréviation FCAW-G si la protection est assurée par un gaz et
FCAW-S si le procédé est effectué en mode d’autoprotection.

5.5.4.1
Tous les modes opératoires de soudage à l’arc sous gaz avec fil plein doivent être qualifiés, sous réserve
de l’article 3.1.3.1.

5.5.4.2
Le courant de soudage ou la vitesse de dévidage, la tension d’arc, le débit de gaz, le mode de transfert du
métal et la vitesse de déplacement doivent être tels qu’il y aura fusion complète à chaque passe avec le
métal de base et le métal fondu adjacents et qu’il n’y aura ni recouvrement ni soufflure ou caniveau
excessifs.

5.5.4.3
Le soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, le soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique ou le
soudage à l’arc avec fil fourré avec une protection gazeuse extérieure ne doit pas être exécuté en
présence de courants d’air ou de vent à moins que le travail ne soit à l’abri. Le matériau et la forme de cet
abri doivent pouvoir réduite la vitesse du vent à proximité du travail à au plus 8 km/h (5 m/h).

Février 2004 41
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5.5.5 Soudage vertical sous laitier et soudage électrogaz (procédés ESW


et EGW)
5.5.5.1
Conformément à l’article 2.1, les modes opératoires de soudage vertical sous laitier et de soudage
électrogaz doivent être qualifiés.

5.5.5.2
Le soudage vertical sous laitier ou le soudage électrogaz des aciers trempés et revenus est interdit à moins
que l’ingénieur ne l’autorise expressément.

5.5.5.3
Lorsque des essais de résilience sont requis en vertu des plans ou du cahier des charges, ils doivent être
inclus dans la qualification du mode opératoire de soudage. Le mode opératoire d’essai de résilience doit
être conforme à la norme CSA W47.1. Les éprouvettes qui serviront aux essais de résilience doivent être
prélevées dans la zone thermiquement affectée ainsi que dans l’axe de la soudure.

5.5.5.4
Il est interdit de procéder au soudage électrogaz en présence d’un courant d’air ou d’un vent à moins
que le travail ne soit à l’abri. Le matériau et la forme d’abri doivent pouvoir réduire la vitesse du vent à
proximité de la soudure à au plus 8 km/h (5 m/h).

5.5.5.5
Des appendices appropriés sous forme de blocs ou de tôles doivent être utilisés au début et à la fin
des soudures. Lorsque cela est impossible, la longueur efficace de la soudure doit être réduite
proportionnellement.

5.5.5.6
Les conditions d’exécution du soudage doivent assurer la fusion complète avec le métal de base et
le support envers en acier, le cas échéant, et empêcher toute cavité ou tout caniveau excessif au
raccordement de la soudure.

5.5.5.7
Le début de la soudure doit être tel que l’apport de chaleur sera suffisant pour assurer la fusion complète
du métal fondu aux faces de la préparation du joint. Les soudures qui ont été interrompues en un point
quelconque pendant une période suffisamment longue pour que le laitier ou le bain de fusion commence
à se solidifier peuvent être poursuivies et terminées à condition que les soudures finies soient soumises à
un examen par ultrasons sur une distance d’au moins 150 mm (6 po), de chaque côté du point de reprise
de la soudure. Lorsque cela est possible de le faire, elles peuvent également être soumises à un examen
radiographique.
Les points de reprise des soudures doivent être consignés dans les dossiers et on doit faire rapport à
l’ingénieur. Toute technique adoptée pour reprendre la soudure après ce type d’arrêt doit faire partie
intégrante de la qualification du mode opératoire de soudage.

5.5.5.8
Étant donné l’apport de chaleur important propre à ces procédés, le préchauffage n’est généralement pas
requis. Toutefois, lorsque la température du métal de base est inférieure à 0 °C (32 °F), le point de départ
de la soudure doit être préchauffé à 10 °C (50 °F) avant le soudage.

5.5.6 Soudage des goujons


Note : L’article 5.5.6 énonce les exigences obligatoires pour le soudage des goujons qui seront utilisées dans
cette norme. Les exigences relatives au matériau et à la qualification de la base des goujons font l’objet de
l’appendice H.

42 Février 2004
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5.5.6.1 Domaine d’application


L’article 5.5.6 énonce les exigences particulières relatives :
a) à l’exécution des travaux, aux techniques, à la mise à l’essai avant la production, à la qualification de
l’opérateur et à la qualification de la pose des goujons, le cas échéant ;
b) à la réparation et à l’inspection du soudage des goujons durant la production.

5.5.6.2 Exigences générales


5.5.6.2.1
La conception des goujons doit convenir au soudage à l’arc sur des éléments en acier à l’aide d’une
machine à souder des goujons automatique. Le type, la dimension ou le diamètre des goujons doivent
être conformes aux plans, au cahier des charges ou aux dispositions spéciales approuvées par l’ingénieur
(se reporter à la figure H1 de l’appendice H pour les dimensions et les tolérances des connecteurs de
cisaillement standard).

5.5.6.2.2
Un dispositif de protection de l’arc (virole) en céramique thermorésistante, ou autre matériau adéquat,
doit être fourni avec chaque goujon.

5.5.6.2.3
Un flux désoxydant et stabilisateur d’arc convenant pour le soudage doit être fourni avec chaque goujon
mesurant 8 mm de diamètre au plus. Les goujons de diamètre inférieur à 8 mm (5/16 po) peuvent être
fournis avec ou sans le flux.

5.5.6.2.4
Seuls les goujons dont la base est qualifiée selon l’article H4 de l’appendice H doivent être utilisés.
Le dispositif de protection de l’arc utilisé lors de la production doit être du même type que celui utilisé
lors des essais de qualification des bases de goujon ou conformément aux exigences du fabricant.

5.5.6.2.5
Si l’acheteur le demande, l’entrepreneur doit soumettre les goujons des types utilisés en vertu du contrat
à une vérification de la qualification conformément aux modes opératoires décrits à l’article H4.
L’entrepreneur est responsable de l’exécution de ces essais. Les essais doivent être effectués par
l’entrepreneur ou le fabricant de goujons.

5.5.6.3 Exigences relatives à la qualification de la pose des goujons


5.5.6.3.1
Les goujons posés en usine ou sur place en position à plat sur une surface plate et horizontale sont
considérés être préqualifiés en vertu des essais de qualification des bases de goujons du fabricant
(appendice H), et aucun autre essai n’est exigé que de satisfaire au contrôle du mode opératoire de
l’article 5.5.6.5 et aux exigences relatives à l’inspection et au mode opératoire de réparation de
l’article 5.5.6.6. Les limites de la position à plat sont définies comme étant une inclinaison de 0 à 15°
de la surface sur laquelle est soudé le goujon.

5.5.6.3.2
Les cas suivants de pose non qualifiée des goujons doivent faire l’objet d’un essai :
a) les goujons posés sur des surfaces plates en position verticale ou en position au plafond ou sur des
surfaces qui ne sont pas plates ;
b) les goujons soudés dans des platelages (les essais devraient être effectués avec des matériaux
représentatifs des conditions de construction) ;
c) les goujons soudés sur des matériaux autres que les aciers du groupe 1, 2 ou 3 énumérés au
tableau 11.1 ou 12.1.
L’entrepreneur est responsable de l’exécution de ces essais. Les essais doivent être effectués par
l’entrepreneur ou le fabricant de goujons.

Février 2004 43
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5.5.6.3.3
Les éprouvettes doivent être préparées en soudant les goujons soumis à la qualification à des tôles
éprouvettes en acier 300W (44W) conforme à la norme CSA G40.21, ou à tout autre matériau spécifié
dans les groupes 1, 2 et 3 du tableau 11.1.

5.5.6.3.4
La position du soudage, la nature de la surface soudée, le courant et le temps de soudage doivent
être notés.

5.5.6.3.5
Dix éprouvettes doivent être soudées consécutivement en utilisant les modes opératoires et les réglages
recommandés pour chaque diamètre, position et configuration de la surface.

5.5.6.3.6 Essais de pliage (goujons non filetés)


Les 10 goujons éprouvettes doivent être soumis à un essai de pliage à 90° de leur axe original. On
considère que la pose du goujon est qualifiée si les 10 éprouvettes réussissent l’essai. Une défaillance peut
se produire dans le matériau de la tôle ou du profilé ou la tige du goujon mais non dans la soudure.

5.5.6.3.7 Essais de pliage (goujons filetés)


Cinq éprouvettes doivent être soumises à un essai de pliage conformément à l’article 5.5.6.3.6.

5.5.6.3.8 Essai de couple de serrage (goujons filetés)


Cinq éprouvettes doivent être soumises à un essai de couple de serrage en utilisant un appareil d’essai
conforme à la figure 5.3.

5.5.6.3.9
On considère que la pose d’un goujon fileté est qualifiée si les cinq essais de pliage spécifiés à
l’article 5.5.6.3.7 satisfont l’article 5.5.6.3.6 et si, en plus, les cinq éprouvettes de l’article 5.5.6.3.8
sont soumises à l’essai de couple de serrage jusqu’à destruction sans défaillance dans la soudure.

5.5.6.3.10
L’entrepreneur ou le poseur de goujons peut, s’il le désire, autoriser l’essai de pliage ou l’essai de couple
de serrage de 10 éprouvettes au lieu de l’essai de pliage de cinq éprouvettes et l’essai de couple de
serrage de cinq éprouvettes.

5.5.6.3.11
Les données de la qualification de la pose doivent comprendre les renseignements suivants :
a) les dessins illustrant la forme et les dimensions des goujons et des protections d’arc ;
b) une description complète des matériaux de la base et du goujon ainsi que la description (numéro de
pièce) de la protection d’arc ;
c) la position de soudage et les réglages (courant, temps).
Un rapport comprenant les données d’essai doit être préparé pour chaque qualification. Ce rapport doit
être conservé pour chaque contrat.

5.5.6.4 Techniques et exécution des travaux


5.5.6.4.1
L’équipement utilisé pour le soudage des goujons doit comprendre un dispositif automatique de
minutage et être raccordé à une source de courant continu de polarité normale. La tension, le courant,
le temps de soudage et le réglage de l’amorçage et de la plongée devraient être aux réglages optimaux
du chalumeau, selon les pratiques reconnues ou les recommandations du fabricant de l’équipement et
des goujons, ou les deux.

44 Février 2004
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5.5.6.4.2
Si deux pistolets de soudage de goujons ou plus doivent être alimentés à partir de la même source,
ils doivent être couplés, de façon que deux pistolets ne puissent fonctionner simultanément, et de
manière que la source d’alimentation soit pleinement rétablie avant d’exécuter une deuxième soudure de
goujon.

5.5.6.4.3
Pendant le fonctionnement, le pistolet doit être immobilisé en position jusqu’à solidification du métal
fondu.

5.5.6.4.4
Au moment du soudage, les goujons doivent être exempts de rouille, de piqûres, d’huile ou autre matière
susceptible de nuire au soudage.

5.5.6.4.5
La base du goujon ne doit pas être peinte, galvanisée ni cadmiée avant le soudage.

5.5.6.4.6
Les surfaces sur lesquelles les goujons doivent être soudés doivent être exemptes de calamine, de rouille,
d’humidité ou toute autre matière nuisible afin de permettre l’exécution de soudures satisfaisantes. Ces
surfaces peuvent être nettoyées de manière appropriées, par nettoyage à la brosse métallique, par
détartrage ou meulage.
La convenance des conditions de surface pour le soudage des goujons doit être établie en se fondant sur
l’article 5.5.6.5.

5.5.6.4.7
Les dispositifs de protection de l’arc ou viroles doivent être secs. Tout dispositif de protection de l’arc qui
présente de l’humidité sur sa surface en raison de la rosée ou de la pluie doit être séché à l’étuve à 120 °C
(250 °F) pendant 2 heures avant de l’utiliser.

5.5.6.4.8
Lorsque la température du métal de base est inférieure à –18 °C (0 °F), le soudage des goujons ne peut
être effectué que si l’ingénieur l’autorise expressément. Le soudage des goujons est interdit lorsque la
surface est mouillée, ou encore exposée à la pluie ou à la neige. Lorsque la température du métal de base
est inférieure à 0 °C (32 °F), un goujon additionnel pour chaque 100 goujons soudés doit être mis à
l’essai selon les méthodes spécifiées aux articles 5.5.6.5.4 et 5.5.6.5.5 ; l’angle utilisé lors de l’essai doit
être de 15° environ. Cet essai additionnel doit être effectué en plus de l’essai des deux premiers goujons
prélevés au début de chaque nouvelle production.

5.5.6.4.9
Les espacements longitudinal et latéral entre les goujons de cisaillement et entre les connecteurs et les
rives des poutres ou des semelles de poutres-maîtresses peuvent varier d’au plus 25 mm (1 po) par
rapport à l’emplacement indiqué sur les dessins. La distance minimale entre l’extrémité du goujon et
la rive d’une semelle doit être égale au diamètre du goujon plus 3 mm (1/8 po) mais ne doit pas,
de préférence, être inférieure à 38 mm (1 1/2 po). L’exactitude de l’emplacement des autres types de
goujon doit permettre un assemblage selon les règles de l’art des accessoires sans modification ni alésage.

5.5.6.4.10
Après le soudage, les dispositifs de protection de l’arc doivent être retirés du goujon de cisaillement et des
goujons d’ancrage et, lorsque la chose est possible, de tous les autres goujons.

Février 2004 45
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5.5.6.4.11
Les soudures de goujon doivent présenter un bourrelet sur toute la périphérie du goujon.
Note : On appelle bourrelet le métal en excès autour de la base du goujon, conformément à la définition de
l’appendice E. Il ne s’agit pas d’une soudure d’angle effectuée par un soudage à l’arc classique. Ce métal, en
excès du métal requis pour atteindre la résistance désirée, n’est pas nuisible ; au contraire, il est essentiel à
l’exécution de soudures saines. Ce métal fondu qui est contenu autour du goujon soudé par une virole permet
l’obtention d’une bonne fusion sur la section entière de la base du goujon.
Le bourrelet peut présenter un manque de fusion sur le côté vertical et un chevauchement sur le côté
horizontal. Il peut aussi présenter de petites fissures dues au retrait ou des discontinuités à la partie supérieure
du bourrelet dans le sens radial ou longitudinal, ou les deux, par rapport à l’axe du goujon. Un manque de
fusion sur le côté vertical du bourrelet doublé de petites fissures dues au retrait sont acceptables.

5.5.6.4.12
Les goujons qui doivent être utilisés dans des poutres composites constituées de sections ou de poutrelles
en acier reliées à un plancher cellulaire en acier recouvert d’une dalle en béton peuvent être soudés à
travers un maximum de deux feuilles en acier pour plancher. Chaque feuille doit mesurer au plus
1,7 mm (0,067 po) d’épaisseur y compris le recouvrement en zinc d’une nuance maximale de Z275,
(G90) (norme ASTM A 924/A 924M). Sinon, on doit perforer les feuilles pour les goujons. L’inspection
des goujons doit être conforme à l’article 5.5.6.6, les vérifications de mode opératoire ayant été
préalablement effectuées conformément à l’article 5.5.6.5.

5.5.6.4.13
À la discrétion de l’entrepreneur, les goujons peuvent être assemblés par des soudures d’angle comme
suit :
a) La dimension minimale de la soudure d’angle à utiliser doit être la plus grande des valeurs spécifiées
au tableau 4.4 ou 5.6.
b) Le soudage doit être effectué au moyen d’électrodes à bas hydrogène.
c) La base du goujon doit être préparée de façon que la circonférence extérieure du goujon s’ajuste
parfaitement au métal de base.
d) Les surfaces sur lesquelles les goujons seront soudés doivent être conformes à l’article 5.3.1.
L’extrémité des goujons doit également être propre.
e) Le métal de base auquel les goujons sont soudés doit être préchauffé, conformément au tableau 5.3.

5.5.6.5 Contrôle des procédures


5.5.6.5.1
L’entrepreneur doit conserver la documentation relative aux paramètres recommandés pour le soudage
des goujons, tels le courant, le temps, les réglages relatifs à l’amorçage et à la plongée, de même qu’en
ce qui a trait aux autres exigences pertinentes de cet article.
Note : Il n’est pas obligatoire que le Bureau accepte ces documents.

5.5.6.5.2
Avant le soudage en production d’un goujon de type et de dimensions données avec un appareil de
soudage et des paramètres particuliers et au début de la production de chaque équipe à chaque jour,
les deux premiers goujons soudés doivent être soumis à l’essai. La technique de soudage de goujon peut
être exécutée sur une pièce de matériau ayant une épaisseur et des propriétés semblables à l’élément de
production. L’épaisseur du matériau peut varier de ± 25 %, si l’on ne peut utiliser un matériau d’une
épaisseur égale à l’épaisseur réelle de production. Les goujons d’essai doivent être soudés dans la même
position exigée pour l’élément de production (à plat, verticale ou au plafond). Les essais sur le platelage
doivent être effectué sur le même matériau que celui utilisé en production.

5.5.6.5.3
L’équipement de soudage de production de goujons doit comprendre le chalumeau à souder et la source
d’alimentation ainsi que les paramètres tels le diamètre du goujon, le réglage de l’amorçage et de la
plongée, la longueur totale du conducteur de l’électrode, les changements de courant et de temps
supérieurs à ± 5 % et une diminution de la température du métal de base supérieure à 15 °C (60 °F).

46 Février 2004
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5.5.6.5.4
Les goujons d’essai doivent être soumis à un examen visuel. Ils doivent présenter un bourrelet sur toute la
périphérie du goujon.

5.5.6.5.5
En plus de l’examen visuel, l’essai doit comporter le pliage des goujons, une fois qu’ils ont refroidi,
à un angle de 30° environ de leur axe original en frappant les goujons à l’aide d’un marteau ou en
plaçant un tuyau ou un autre dispositif creux approprié sur le goujon pour le plier manuellement ou
mécaniquement. À des températures inférieures à 10 °C (50 °F), il est préférable d’effectuer le pliage en
appliquant lentement une charge de manière continue. Pour les goujons filetés, l’essai de couple de
serrage de la figure 5.3 et du tableau 5.5 doit être remplacé par un essai de pliage.
En présence d’une défaillance dans la zone soudée de l’un ou l’autre des goujons, des correctifs doivent
être apportés au mode opératoire et deux autres goujons doivent être soudés et mis à l’essai.
Des essais additionnels de soudage doivent être effectués jusqu’à ce que deux goujons soudés de suite
réussissent l’essai ; deux autres goujons doivent être soudés de suite à l’élément en question et soumis à
l’essai.
Les résultats des essais effectués doivent être satisfaisants avant de continuer le soudage de production
des goujons. Si les essais effectués sur l’élément en question ne sont pas satisfaisants, des correctifs
doivent être apportés aux modes opératoires en utilisant des matériaux échantillons avant d’effectuer le
soudage de deux goujons de suite sur l’élément en question conformément aux exigences ci-dessus.

5.5.6.5.6
Une fois que le soudage de production a débuté, pour tout changement apporté à l’appareil de soudage
et aux paramètres de soudage conformément aux articles 5.5.6.5.2 et 5.5.6.5.3, on doit effectuer les
essais spécifiés aux articles 5.5.6.5.4 et 5.5.6.5.5 avant de recommencer le soudage de production.
Lorsque les modifications apportées à l’épaisseur du métal de base sont supérieures à ± 25 % de
l’épaisseur originale du travail de production mis à l’essai, les deux premiers goujons de chaque épaisseur
de production différente doivent être soumis à l’essai de pliage selon l’article 5.5.6.5.5.

5.5.6.5.7 Qualification de l’opérateur


L’essai exigé avant le soudage de production à l’article 5.5.6.5.2, s’il est satisfaisant, doit aussi servir à la
qualification de l’opérateur.

5.5.6.5.8
Avant que les goujons de production ne soient soudés par un opérateur qui n’a pas participé à la
préparation avant production spécifiée à l’article 5.5.6.5.2, l’opérateur doit souder deux goujons et les
soumettre à l’essai conformément aux articles 5.5.6.5.4 et 5.5.6.5.5. Si les deux goujons soudés sont
jugés conformes aux exigences de l’essai, l’opérateur peut exécuter le soudage de production de
goujons.

5.5.6.6 Exigences relatives à l’inspection et procédures de réparation


5.5.6.6.1
Les goujons n’ayant pas un bourrelet sur toute la périphérie doivent, au choix de l’entrepreneur, être
remplacés par un nouveau goujon ou être réparés en ajoutant une soudure d’angle minimale, qui doit
être la plus grande de celles exigée au tableau 4.4 ou 5.6, à la place de la partie manquante au bourrelet.
La soudure de réparation doit se prolonger sur au moins 10 mm (3/8 po) de part et d’autre de chaque
extrémité de la discontinuité réparée.

5.5.6.6.2
Si la réduction de la longueur des goujons lors du soudage est inférieure à la normale, c.-à-d. la longueur
du goujon est supérieure de plus de 2 mm (3/32 po) à la longueur spécifiée, on doit interrompre le
soudage immédiatement et apporter les correctifs nécessaires avant de recommencer le soudage.

Février 2004 47
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5.5.6.6.3
Si un goujon a été enlevé d’un élément soumis à des contraintes de traction, la surface de laquelle a
été enlevé le goujon doit être lisse et de niveau. Lorsque du métal de base a été enlevé avec le goujon,
le soudage à l’arc doit être utilisé conformément à cette norme pour remplir les cavités et la surface de
la soudure doit être arasée par meulage.
Dans les zones où les éléments sont comprimés et où la défaillance des goujons se limite à la tige ou à
la zone de fusion, on peut souder un nouveau goujon à proximité de la zone où se trouve le défaut au
lieu d’effectuer une réparation ou un remplacement dans la zone de soudage (voir l’article 5.5.6.4.9).
Si du métal est arraché du métal de base de ces surfaces, les exigences relatives à la réparation doivent
être les mêmes que celles spécifiées pour les zones soumises à des contraintes de traction ; toutefois, si la
profondeur de la discontinuité est égale à la plus petite des valeurs suivantes : 3 mm (1/8 po) ou 7 %
de l’épaisseur du métal de base, la discontinuité peut être meulée de façon à se marier à la surface au
lieu de remplir la zone où se trouve le défaut avec du métal fondu. Lorsque l’on doit poser un goujon
de remplacement dans la zone endommagée, on doit effectuer la réparation du métal de base avant
d’exécuter le soudage du goujon de remplacement. Les goujons de remplacement (autres que de type
fileté, qui doivent être soumis à l’essai de couple de serrage) doivent être soumis à un essai de pliage à un
angle de 15° environ de leur axe original. Les surfaces des éléments bien en vue dans les structures finies
doivent être rendues lisses et de niveau lorsqu’un goujon a été enlevé.

5.5.6.6.4
Sauf indication contraire à l’article 5.5.6.6.5, au moins un goujon non fileté sur 150 goujons doit être
soumis à l’essai de pliage à un angle de 15°. En cas d’échec du goujon, on doit plier trois autres goujons.
Si l’un de ces trois goujons ne satisfait pas aux exigences de l’essai de pliage, on doit même à l’essai
10 autres goujons. Si l’un de ces dix goujons ne satisfait pas aux exigences de l’essai de pliage, tous les
goujons du groupe de 150 goujons doivent être mis à l’essai.
En présence des conditions de température spécifiées à l’article 5.5.6.4.8, le nombre de goujons mis à
l’essai doit augmenter en conséquence.

5.5.6.6.5
Tout goujon non fileté qui a été réparé par soudage, ou tout goujon non fileté dont la réduction de la
longueur lors du soudage est inférieure à la normale, doit être soumis à un essai de pliage à un angle
de 15°. Le pliage doit être effectué de préférence en appliquant lentement une charge de manière
continue. À des températures inférieures à 0 °C (32 °F), l’application d’une charge d’impact comme celle
obtenue en frappant à l’aide d’un marteau est interdite. Les goujons qui ne présentent aucun signe de
fracture peuvent être utilisés et laissés dans leur position pliée, sauf indication contraire de l’ingénieur. Les
goujons présentant des fissures dans la soudure, le métal de base, ou la tige lors de l’inspection doivent
être remplacés.

5.5.6.6.6
Tous les goujons filetés qui ont été réparés par soudage doivent être soumis à un essai de couple de
serrage conformément à la figure 5.3 et au tableau 5.5.

5.5.6.6.7
À moins d’indication contraire de l’acheteur ou si l’article 5.5.6.6.6 l’exige, il n’est pas nécessaire de
soumettre les goujons filetés à un essai de couple de serrage avant d’être utilisés.

5.5.6.6.8
Lorsque les conditions le permettent, l’ingénieur peut choisir un nombre raisonnable de goujons
additionnels pour les soumettre aux essais spécifiés à l’article 5.5.6.6.4 ou 5.5.6.6.6 selon le cas.

5.5.6.6.9
Les goujons de cisaillement et autres qui ont été pliés et qui ne présentent aucun signe de
défaillance ne doivent pas être dépliés si aucune portion du goujon n’est à une distance inférieure
à 25 mm (1 po) par rapport à une surface en béton.

48 Février 2004
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5.6 Contrôle des déformations et des contraintes dues au retrait


5.6.1
Le mode opératoire et la séquence de soudage doivent permettre de réduire au minimum la déformation
et le retrait imputables à l’assemblage ou à la réunion d’éléments d’une charpente ou d’éléments
composés et au renforcement de membres de structures.

5.6.2
Le métal fondu doit, dans la mesure du possible, être déposé selon une séquence qui équilibrera la
chaleur appliquée pendant le soudage.

5.6.3
Avant le début du soudage sur un élément ou une charpente dont l’aptitude à la fonction est susceptible
d’être altérée par les contraintes dues au retrait et la déformation, l’entrepreneur doit prévoir la séquence
de soudage et des moyens de contrôle de la déformation.

5.6.4
Le soudage sur un élément doit s’effectuer à partir des points où les pièces sont relativement bien
immobilisées les unes par rapport aux autres vers les points où les pièces sont plus libres de bouger.

5.6.5
Les joints pour lesquels on prévoit un retrait important doivent être soudés en premier (si cela est
possible), ces pièces étant moins immobilisées. Les joints pour lesquels on prévoit un retrait moins
important doivent être soudés ensuite.

5.6.6
Les entures effectuées en atelier dans chaque composant d’un élément plaqué ou composé doivent être
effectuées avant que ce composant ne soit soudé à un autre composant de l’élément. Sous réserve de
l’approbation de l’ingénieur, de longues poutres-maîtresses ou de longues sections de poutres-maîtresses
peuvent être obtenues par des entures effectuées en atelier sur des courtes sections, chacune étant
effectuée conformément à cet article.

5.6.7
Lorsque des soudures sont effectuées dans des conditions de contraintes extrêmes dues au retrait, le
soudage doit être continu jusqu’à la fin, ou jusqu’à un point à partir duquel il ne peut se produire aucune
fissuration avant que la température de l’assemblage ait pu atteindre une température inférieure à la
température minimale spécifiée pour le préchauffage et entre les passes.

5.7 Contrôle de la température de préchauffage, de la température


entre passes et de l’apport de chaleur
5.7.1
Les températures de préchauffage et entre passes doivent être suffisamment élevées pour empêcher la
fissuration. Les températures de préchauffage et entre passes doivent être conformes aux valeurs du
tableau 5.3, sauf lorsqu’on se conforme à l’article 5.7.2.
Des températures de préchauffage et entre passes supérieures aux valeurs minimales du tableau 5.3
peuvent être exigées :
a) pour des soudures sur des éléments fortement immobilisées ;
b) pour certaines combinaisons d’épaisseurs d’acier et d’apport de chaleur, lorsque l’acier contient du
carbone, du manganèse, du chrome et du nickel en quantité maximale selon les spécifications de l’acier ;
c) pour le métal fondu à haute résistance ;
d) pour les joints dans lesquels le transfert de l’effort de traction se produit dans le sens du travers
court.
Note : L’expérience a démontré que les températures minimales spécifiées au tableau 5.3 sont appropriées pour
empêcher la fissuration dans la plupart des cas. Toutefois, des températures de préchauffage plus élevées

Février 2004 49
W59-03 © Association canadienne de normalisation

peuvent être exigées dans les cas présentant des joints fortement bridés, une teneur en hydrogène supérieure,
un apport de chaleur inférieur lors du soudage ou une composition d’acier à la limite supérieure de la
spécification. D’autre part, des températures de préchauffage inférieures peuvent être appropriées pour
empêcher la fissuration, selon le niveau de bridage, la teneur en hydrogène et la composition réelle de l’acier
ou un apport de chaleur supérieur lors du soudage.
Les températures minimales de préchauffage et entre passes peuvent être déterminées selon la composition
de l’acier, en utilisant des méthodes de détermination ou des directives reconnues. Quelques méthodes
sélectionnées sont décrites en détail à l’appendice P. Ces méthodes sont basées sur les essais de résistance à la
fissuration effectués en laboratoire et peuvent permettre de déterminer que des températures de préchauffage
plus élevées que les températures minimales indiquées au tableau 5.3 sont nécessaires. L’appendice P peut être
utile pour identifier les cas où les risques de fissuration peuvent augmenter en raison de la composition, du
niveau de bridage, de la teneur en hydrogène, ou d’un apport de chaleur inférieur lors du soudage qui exigerait
en conséquence une température de préchauffage supérieure. D’autre part, l’appendice P peut être utile pour
définir les conditions pour lesquelles la fissuration due à l’hydrogène a moins de chance de se produire et où les
exigences minimales spécifiées au tableau 5.3 peuvent être appliquées moins rigoureusement.

5.7.2 Réduction des températures de préchauffage


5.7.2.1
Les notes au tableau 5.3 s’appliquent, que les exigences de préchauffage soient respectées ou non.

5.7.2.2
Les exigences du tableau 5.3 ne sont pas obligatoires dans le cas de soudures d’angle en une seule passe
exécutées par le procédé de soudage à l’arc submergé avec une longueur terminale normale à condition
que l’ajustement des pièces à réunir satisfasse à l’article 5.4.1 et que la dimension de la soudure soit
conforme au tableau 5.4 relatif aux dimensions minimales des soudures d’angle.
Si des soudures d’angle sont utilisées pour assembler des matériaux de compositions différentes, les
exigences doivent être établies en se fondant sur le matériau présentant le carbone équivalent le plus
élevé.

5.7.2.3
En ce qui a trait aux soudures effectuées sur des matériaux ayant une résistance à la traction minimale
spécifiée de 480 MPa (70 ksi) ou moins en une seule passe avec des électrodes manuelles et basiques
selon les procédés de soudage à l’arc submergé ou de soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, il est
permis d’utiliser une température de chauffage inférieure aux valeurs du tableau 5.3, sous réserve de
l’approbation de l’ingénieur, s’il est possible de démontrer que la combinaison du matériau et de l’apport
de chaleur ne provoquera pas un durcissement de la zone thermiquement affectée du métal de base
supérieur à 280 VHN.
Cette réduction de température ne s’applique pas aux soudures de pointage, aux soudures temporaires
ni aux soudures sur préparation à pénétration partielle.
Lors de la réduction des températures de préchauffage, il est important de vérifier avec soin le
conditionnement des produits d’apport de soudage afin d’éviter la fissuration du métal fondu. Lorsque le
soudage est exécuté par le procédé de soudage à l’arc submergé ou de soudage à l’arc sous gaz avec fil
plein, sans préchauffage, les exigences ci-dessus ainsi que le tableau 5.4 de l ‘article 5.7.2.2 s’appliquent.
Pour déterminer la dureté des zones thermiquement affectées on doit utiliser :
a) des sections transversales d’un échantillon d’essai d’un matériau de la même nuance que le matériau
de fabrication pour examen macrographique ;
b) la surface de l’élément pendant l’exécution du travail. Elle doit être meulée avant l’essai de dureté,
lequel doit être effectué sur au moins un endroit dans la zone thermiquement affectée et pour chaque
ensemble soudé, sur la pièce la plus épaisse, pour chaque longueur de soudure sur préparation ou de
paires de soudures d’angle de 15 m (50 pi). On peut cesser les déterminations de la dureté une fois que
le mode opératoire a été établi à la satisfaction de l’ingénieur.
La méthode permettant de déterminer la dureté sur une section préparée en vue d’un examen
macrographique doit permettre de mesurer la zone thermiquement affectée et le métal de base. La
dureté Vickers doit être déterminée conformément à la norme ASTM E 92. Si on utilise une autre
méthode d’essai de dureté, on doit déterminer l’indice de dureté équivalent en se fondant sur la norme
ASTM E 140, et l’essai doit être effectué conformément à la norme ASTM pertinente.

50 Février 2004
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5.8 Tolérances dimensionnelles


À moins d’indication contraire dans la norme de calcul ou le code pertinents, les dimensions des éléments
de charpente soudés doivent respecter les tolérances suivantes :

a) Écart de rectitude des poteaux soudés et des éléments en compression des fermes :

mm po
Longueur de 14 m et moins : Longueur de 45 pi et moins :
(L*/1000) mm, sans être supérieure à 10 mm (1/8 × L*/10) po, sans être supérieure à 3/8 po

Longueur de plus de 14 m : Longueur de plus de 45 pi :


10 + [(L* – 14 000)/1000] mm 3/8 + 1/8 [(L* – 45)/10] po

b) Écart de rectitude des poutres ou poutres-maîtresses soudées lorsqu’il n’y a pas de cambrure ou de
déviation latérale spécifiée :

mm po
(L*/1000) mm (1/8 × L*/10) po

c) Écart de la cambrure spécifiée des poutres ou poutres-maîtresses soudées :

mm po
±(6 + L*/4000) mm ±(1/4 + L*/320) po

*Dans chaque cas, L renvoie à la longueur en millimètres (pieds) du tronçon d’essai, et la tolérance, en
millimètres (pouces), est mesurée au milieu du tronçon.
d) Écart latéral entre l’axe de l’âme et l’axe de la semelle d’éléments composés en H ou en I à la surface
de contact : maximum 6 mm (1/4 po).
e) En ce qui a trait à l’écart de planéité de l’âme des poutres-maîtresses dans les bâtiments et les ponts,
se reporter aux articles 11.5.3.1 et 12.5.3.1 respectivement.
f) Le flambage et l’inclinaison combinés de la semelle de poutres ou poutres-maîtresses soudées
doivent être déterminés en mesurant le décalage au raccordement de la semelle par rapport à une ligne
perpendiculaire au plan de l’âme au point de croisement de l’axe de l’âme et de la surface extérieure de
la semelle. Ce décalage ne doit pas être supérieur à la plus grande des valeurs suivantes soit 1/100 de la
largeur totale de la semelle, ou 6 mm (1/4 po). Toutefois, les pièces à réunir pas assemblage bout à bout
doivent satisfaire à l’article 5.4.4.
g) Appui aux points de mise en charge — Les extrémités porteuses des raidisseurs-porteurs
doivent être de niveau avec l’âme et en contact avec la surface intérieure des semelles. Lorsque la surface
extérieure des semelles repose sur une base en acier, elle doit s’ajuster à 0,25 mm (0,010 po) sur 75 % de
la surface projetée de l’âme et des raidisseurs-porteurs sur la surface extérieure de la semelle. L’angle
inclus entre l’âme et la semelle ne doit pas être supérieur à 90° dans le sens de la longueur porteuse.
h) Ajustage des raidisseurs intermédiaires — Lorsque les raidisseurs intermédiaires doivent être
ajustés sans jeu, cet ajustage doit permettre un espace maximal de 1 mm (1/32 po) entre le raidisseur et
la semelle.
i) Autres tolérances dimensionnelles — Les tolérances dimensionnelles qui ne font pas l’objet de
cet article doivent être établies individuellement et acceptées par l’entrepreneur et le propriétaire en
tenant compte des exigences de montage.
j) L’écart maximal par rapport à la hauteur spécifiée des poutres et des poutres-maîtresses fabriquées
soudées, mesuré sur l’axe de l’âme, doit être comme suit :
(i) pour des hauteurs égales ou inférieures à 900 mm (36 po) : ± 3 mm (± 1/8 po) ;
(ii) pour des hauteurs supérieures à 900 mm (36 po) et égales ou inférieures à 1,8 m (72 po) :
± 5 mm (± 3/16 po) ;
(iii) pour des hauteurs supérieures à 1,8 m (72 po) : +8 mm (+5/16 po), –5 mm (–3/16 po).
k) Rectitude des raidisseurs intermédiaires — Tout en tenant compte des éléments qui peuvent
s’y rattacher, une variation latérale des raidisseurs intermédiaires, mesurée parallèlement au plan de l’âme

Février 2004 51
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et ne représentant pas plus de 1/100 de la hauteur de l’âme est admise. Toutefois, sur le côté extérieur
des poutres-maîtresses extérieures, la variation latérale admise ne doit pas dépasser la moitié des
tolérances ci-dessus.
l) Rectitude des raidisseurs d’appui — Le manque de rectitude des raidisseurs d’appui ne doit pas
être supérieur à 3 mm (1/8 po) pour un tronçon ne dépassant pas 1,8 m (6 pi) de longueur et l’axe
réel du raidisseur ne doit pas se trouver à l’extérieur du raidisseur dont l’épaisseur est mesurée à
l’emplacement théorique de l’axe.

5.9 Profils des soudures


5.9.1
Les faces des soudures d’angle peuvent être légèrement convexes, plates ou légèrement concaves.
Voir la figure 5.4 a) et b) pour les profils souhaitables ou acceptables et la figure 5.4 c) pour les profils
inacceptables.
À l’exception des assemblages en L extérieurs, la valeur de la convexité ne doit pas être supérieure à
(0,07W + 1,5) mm [(0,07W + 1/16) po], lorsque W est la largeur réelle de la soudure d’angle en
millimètres (pouces) [voir la figure 5.4 b)].

5.9.2
La dimension des soudures d’angle d’une soudure continue peut être inférieure de 2 mm (1/16 po) à la
dimension minimale requise sans que des corrections ne soient nécessaires, à condition que les soudures
sous-dimensionnées ne représentent pas plus de 10 % de la longueur de la soudure et ne soient pas
situées sur les extrémités de soudures réunissant une âme et une semelle à partir de l’extrémité d’une
longueur égale à deux fois la largeur de la semelle dans le cas de poutres-maîtresses.

5.9.3
Les passes de revêtement des assemblages bout à bout et en L doivent présenter une surépaisseur au
centre de la soudure ne dépassant pas 3 mm (1/8 po). Cette surépaisseur peut être enlevée, mais,
lorsqu’elle est laissée en place, elle doit être façonnée uniformément à partie de la surface du métal de
base de façon à être d’épaisseur maximale au centre de la soudure. Il ne doit y avoir aucune cavité ni
rainure le long du bord ou au centre de la soudure. Le métal déposé doit être lisse et uniforme en section.
Le métal des extrémités des assemblages bout à bout doit être sain et lisse et les extrémités doivent être
conformes à la section transversale du joint soudé [voir la figure 5.4 d)]. Elles doivent être exemptes de
défauts propres au joints soudés illustrés à la figure 5.4 e).

5.9.4
Les surfaces des assemblages bout à bout qui doivent être de niveau avec la surface doivent être finies de
façon à ne pas réduire l’épaisseur du métal de base ou du métal fondu le plus mince de la plus petite
des valeurs suivantes soit plus de 1 mm (1/32 po), soit 5 % de l’épaisseur ou de façon à produire une
surépaisseur supérieure à 1 mm (1/32 po). Toutefois, la surépaisseur doit être enlevée lorsque la soudure
fait partie d’une surface de contact. Toute surépaisseur doit se raccorder uniformément aux surfaces de la
tôle et les zones de transition doivent être exemptes de caniveaux sur le bord de la soudure. On peut
procéder par piquage à condition qu’il soit suivi d’un meulage. Lorsqu’un fini de surface est requis, la
valeur de rugosité ne doit pas être supérieure à 6 µm (0,25 µ po). Les finis de surface dont la valeur de
rugosité se situe entre 3 µm (0,125 µ po) et 6 µm (0,25 µ po) doivent être parallèles à la direction de la
contrainte primaire. Les finis de surface d’une valeur égale ou inférieure à 3 µm (0,125 µ po), peuvent
être dans n’importe quelle direction.

5.9.5
Les soudures doivent être exemptes de débordements.

5.9.6
Les valeurs admises pour les caniveaux sont données aux articles 11.5.4 et 12.5.4 pour les structures sous
charges statique et cyclique, respectivement.

52 Février 2004
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5.10 Corrections
5.10.1
Les éléments ou les pièces comportant un défaut, une soudure ou du métal de base de mauvaise qualité
peuvent être réparés au lieu d’être jetés. L’ingénieur doit spécifier quels défauts doivent lui être soulignés
et quelles réparations doivent être soumises à son approbation. À moins d’indication contraire et à la
discrétion de l’entrepreneur, les défauts doivent être corrigés soit en remplaçant la soudure
complètement, soit de la façon suivante :
a) Débordement ou convexité excessive : réduire en enlevant le métal fondu excédentaire.
b) Concavité excessive d’une soudure ou d’un cratère, de soudures trop petites, de caniveaux :
nettoyer et ajouter du métal fondu.
c) Soufflures et inclusions de laitier excessives, manque de fusion : enlever la partie défectueuse et
exécuter une nouvelle soudure. Toutefois, des soufflures peu profondes peuvent être enlevées par
meulage, sous réserve des restrictions indiquées à l’article 5.9.2 si l’on considère que les soufflures sont
nuisibles à la structure.
d) Fissures dans les soudures ou le métal de base : déterminer l’importance de la fissure par ressuage,
examen magnétoscopique ou l’équivalent ; enlever la fissure et exécuter une nouvelle soudure.
Le soudage et le resoudage selon les alinéas b), c) et d) de cet article doivent être conformes à cette
norme et les nouvelles soudures doivent être examinées par la méthode utilisée pour les soudures initiales
ou conformément aux spécifications de l’ingénieur.

5.10.2
L’enlèvement du métal fondu ou de portions du métal de base doit être exécuté par piquage, meulage,
oxycoupage, gougeage au chalumeau, gougeage au plasma ou gougeage à l’arc au carbone en prenant
soin de ne pas causer de caniveaux dans le métal fondu ou le métal de base restant. Le gougeage au
chalumeau ne doit pas être utilisé pour des aciers trempés et revenus. Les portions défectueuses d’une
soudure doivent être enlevées sans qu’une quantité appréciable du métal de base ne soit enlevée.

5.10.3
Le métal fondu ajouté pour corriger la dimension d’une soudure doit être déposé à l’aide d’une électrode
de préférence plus petite que celle utilisée pour la soudure originale et d’un diamètre maximal de 4 mm
(5/32 po). Les surfaces doivent être nettoyées à fond avant le début de l’opération.

5.10.4
Si la poursuite des travaux a rendu une soudure défectueuse inaccessible ou toute correction dangereuse
ou inefficace, on doit enlever les soudures ou les éléments gênant l’accessibilité, ou les deux, de façon à
rétablir les conditions initiales avant d’effectuer les corrections, sinon, la défectuosité doit être corrigée
suivant une nouvelle conception approuvée.

5.10.5
Les pièces mal ajustées peuvent être séparées et resoudées. Les éléments déformés par le soudage doivent
être redressés mécaniquement par l’application contrôlée et localisée d’une quantité limitée de chaleur,
ou par une combinaison des deux méthodes. L’application de chaleur doit être conforme à l’article 5.15.
Les pièces à chauffer en vue du redressement doivent être pratiquement libres de contraintes ou de forces
extérieures, à l’exception des contraintes imposées par les moyens mécaniques utilisés conjointement
avec l’application de chaleur.

5.11 Martelage
Le martelage ne doit être utilisé que lorsque l’ingénieur au service de l’entrepreneur le prescrit et sous la
supervision de l’ingénieur responsable du soudage. Le martelage est interdit à la racine ou sur la surface
d’une soudure. Le martelage des couches intermédiaires est permis, mais on doit prendre soin d’éviter le
surmartelage qui peut causer le débordement, l’écaillage, la fissuration, ou un écrouissage excessif des
soudures ou du métal de base. Le martelage des aciers trempés et revenus est interdit.
Note : L’article 5.11 ne vise pas l’amélioration de la durée de vie en fatigue. (Voir l’article R3 de l’appendice R.)

Février 2004 53
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5.12 Traitement thermique de relaxation des contraintes


5.12.1
Lorsque les dessins ou le cahier des charges l’exigent, les assemblages soudés doivent subir un traitement
thermique de relaxation des contraintes.

5.12.2
Le traitement thermique de relaxation des contraintes peut être justifié lorsque les assemblages soudés
doivent conserver une stabilité dimensionnelle au cours de l’usinage ou lorsqu’on est en présence de
corrosion sous contrainte. Si la stabilité dimensionnelle est un facteur important, l’usinage de finition doit
de préférence être effectué après la relaxation des contraintes. Dans certains cas, le traitement thermique
de relaxation des contraintes peut aussi améliorer la résistance à la fatigue des assemblages soudés.
Toutefois, le traitement thermique après soudage peut parfois nuire à la résilience du métal fondu et
de la zone thermiquement affectée et il peut à l’occasion se produire une fissuration intergranulaire
dans la zone à gros grain de la zone thermiquement affectée.

5.12.3
Le traitement thermique après soudage n’est généralement pas recommandé pour les assemblages
soudés d’aciers trempés et revenus comme les aciers ASTM A 514, A 517, A 709 de nuances 100 et 100W
et les aciers visés par la norme CSA G40.21 de nuances 700Q et 700QT et il ne devrait pas être appliqué
à des aciers cuprifères durcis par vieillissement comme l’acier ASTM A 710. La teneur en vanadium du
métal fondu des assemblages soumis à un traitement thermique après soudage ne devrait pas être
supérieur à 0,05 %.

5.12.4
Le traitement thermique de relaxation des contraintes doit être conforme aux exigences suivantes :
a) La température du four ne doit pas dépasser 315 °C (600 °F) au moment d’y placer l’assemblage
soudé.
b) À une température supérieure à 315 °C (600 °F), la vitesse de montée en température ne doit pas
être supérieure à 220 °C (400 °F) par heure pour des épaisseurs d’au plus 25 mm (1 po). Pour des
épaisseurs supérieures à 25 mm (1 po), la vitesse de montée en température ne doit pas être supérieure à
la plus grande des valeurs suivantes :
5500
(i) °C par heure ; ou
épaisseur de la pièce la plus épaisse, mm
(ii) 55 °C (100 °F) par heure.
Pendant la période de chauffe, la variation de température dans la portion chauffée ne doit pas être
supérieure à 140 °C (250 °F) pour chaque tronçon de 5 m (15 pi) de longueur.
c) Les températures pour traitement de relaxation des contraintes pour les aciers visés par la norme
CSA G40.21 de nuances 700Q, et par les normes ASTM A 514, A 517 et A 709 de nuances 100 et 100W
ne doivent pas être supérieures à la moindre des valeurs suivantes : 590 °C (1100 °F) ou la température
de revenu spécifiée par le fabricant moins 28 °C (50 °F) de manière à conserver la résistance. Une fois
cette température atteinte pour un acier trempé et revenu donné, ou une température moyenne entre
590 °C (1100 °F) et 650 °C (1200 °F) pour les autres aciers, la température de l’assemblage doit être
maintenue dans les limites spécifiées pendant une période au moins égale aux valeurs ci-dessous,
déterminée selon l’épaisseur de la soudure.
Lorsque la relaxation des contraintes spécifiée a pour but d’assurer la stabilité dimensionnelle, la période
pendant laquelle la température est maintenue ne doit pas être inférieure aux valeurs ci-dessous,
déterminée selon l’épaisseur de la pièce la plus épaisse :
(i) pour les pièces jusqu’à 50 mm (2 po) :
1) 1 h par 25 mm (1 po) ;
2) au moins 15 min ; ou
(ii) pour les pièces de plus de 50 mm (2 po), 2 h plus 15 min pour chaque 25 mm (1 po)
additionnels au-dessus de 50 mm (2 po).
Pendant la période de maintien de la température, l’écart entre les températures maximale et minimale
sur toute la portion chauffée de l’assemblage ne doit pas être supérieur à 85 °C (150 °F).

54 Février 2004
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d) À une température supérieure à 315 °C (600 °F), le refroidissement doit s’effectuer dans un four
fermé ou dans une chambre de refroidissement, à une vitesse ne dépassant pas 275 °C (500 °F) par heure
pour des épaisseurs d’au plus 25 mm (1 po).
Pour des épaisseurs supérieures à 25 mm (1 po), la vitesse de refroidissement ne doit pas être supérieure
à la plus grande des valeurs suivantes :
6875
(i) °C par heure ; ou
épaisseur de la pièce la plus épaisse, mm
(ii) 55 °C (100 °F) par heure.
On peut utiliser d’autres paramètres pour le traitement thermique de relaxation des contraintes que
ceux établis ci-dessus sous réserve de l’approbation de l’ingénieur.
Note : Il est à retenir qu’en ce qui a trait aux vitesses de montée en température et de refroidissement et aux
écarts de température, la conversion entre les degrés Celsius et les degrés Fahrenheit est différente de la
conversion normale entre les deux échelles de température. Pour les vitesses de montée en température et de
refroidissement et les écarts de température 1 °F = 5/9 °C et 1 °C = 9/5 °F. En ce qui a trait aux températures, on
doit savoir que les positions de 0° sur les deux échelles ne correspondent pas : 0 °C = 32 °F et 0 °F = –18 °C.
Ainsi, TF = 9/5 TC + 32 et TC = 5/9 (TF – 32) ou TC = 5/9 TF –18.

5.12.5
Les assemblages soudés dans des composantes ou des structures peuvent subir un traitement local de
relaxation des contraintes. L’article 5.12.4 s’applique.
On doit également soumettre à la relaxation une bande d’une largeur au moins égale à trois fois
l’épaisseur du matériau, se trouvant d’un côté ou de l’autre de la soudure. Le gradient de température ne
doit pas être supérieur à 2 °C par mm (100 °F par po) d’un côté ou de l’autre de la bande chauffée.

5.12.6
Sous réserve de l’approbation de l’ingénieur, des méthodes de relaxation des contraintes autres que le
traitement thermique peuvent être utilisées.

5.13 Nettoyage des soudures


Le laitier doit être enlevé des soudures finies et avant le soudage sur du métal déjà déposé.

5.14 Coups d’arc


Les coups d’arc, à l’extérieur de la zone où sont exécutées des soudures permanentes devraient être
évités, quel que soit le matériau. Lorsqu’ils se produisent dans des structures sous charge cyclique, la
surface du coup d’arc devrait être légèrement meulée et on devrait s’assurer qu’elle est saine à l’aide d’un
examen magnétoscopique.

5.15 Formage thermique


Si on applique de la chaleur pour courber ou redresser un produit, la température maximale des zones
chauffées, mesurée par des méthodes approuvées, ne doit pas être supérieure à 590 °C (1100 °F) pour
les aciers trempés et revenus ni à 650 °C (1200 °F) pour les autres aciers. Le refroidissement accéléré de
l’acier au-delà de 315 °C (600 °F) est interdit sous réserve de l’approbation de l’ingénieur.

Février 2004 55
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Tableau 5.1
3)
Exigences relatives au métal d’apport pour les aciers visés par la
norme CSA G40.21, de nuances 350A, 350AT, 400A, 400AT
(50A, 50AT, 60A, 60AT) et ASTM A 242 et A 588
(voir les articles 5.2.1.4 à 5.2.1.6)
Procédé de soudage
SMAW SAW GMAW, MCAW FCAW
6), 7) 6), 7)
Norme CSA W48 Norme AWS A5.23 Norme AWS A5.28 Norme AWS A5.295), 6)
E5516 ou 18-C3 F7AX4)-E(C)XXX-Ni1 ER80S-Ni1 E71T84)-Ni1
F8AX-E(C)XXX-Ni1 E80C-Ni1 E8XTX8)-Ni1
E4916 ou 18-C1L4) F7AX4)-E(C)XXX-Ni2 ER80S8)-Ni2 E71T84)-Ni2
E5516 ou 18-C1 F8AX-E(C)XXX-Ni2 E80C8)-Ni2 E8XTX8)-Ni2
E4916 ou 18-C2L4) F7AX4)-E(C)XXX-Ni3 ER80S8)-Ni3 E80T58)-Ni3
E5516 ou 18-C2 F8AX-E(C)XXX-Ni3 E80C-Ni3

F7AX4)-E(C)XXX-Ni4 ou F1
E7XTX-K24)
F8AX-E(C)XXX-Ni4 ou F1

E4915 ou 18-B2L ER80S8)-B2 E80T58)-B2L


E80C8)-B2

E49184)-W F7AX-E(C)XXX-W ER80S-G1), 2)


E5518-W F8AX-E(C)XXX-W E80C-G1), 2) E80T1-W
Notes :
1) La composition chimique du métal fondu déposé doit être la suivante :
C — 0,12 % max. P — 0,03 % max.
Mn — 0,50/1,30 % S — 0,04 % max.
Si — 0,35/0,80 % Ni — 0,40/0,80 %
Cu — 0,30/0,75 % Cr — 0,45/0,70 %
2) La composition chimique du métal fondu déposé doit être la même que celle de n’importe lequel des
métaux fondus du tableau 5 dans le cas du soudage à l’arc avec électrode enrobée, ou elle doit convenir au
métal de base.
3) Dans le cas de structures sous charge cyclique, le métal fondu déposé doit avoir une résilience minimale
de 27 J à –20 °C.
4) Ne convient pas aux aciers visés par la norme CSA G40.21 de nuances 400A et 400AT. En ce qui concerne
les aciers de nuances 350A et 350AT, il est permis d’utiliser un métal d’apport du même type ayant des
propriétés mécaniques immédiatement supérieures à celles spécifiées dans la norme CSA ou AWS relative au
métal d’apport.
5) Les électrodes utilisées pour les procédés FCAW et MCAW doivent porter la désignation H16 ou moins
représentant l’hydrogène diffusible. De plus, les électrodes utilisées pour les procédés FCAW et MCAW qui
satisfont aux exigences du type E49XX-G (ou -GS) de la classe H16 (ou moins) de la norme CSA W48 et sont
compatibles avec le métal de base peuvent être utilisées avec les aciers visés par la norme CSA G40.21 de
nuances 350A et 350AT et ASTM A 242 et A 588.
6) Les équivalents métriques sont :
F7AX = F49AX ER80S = ER55S E71T8 = E491T8
E80S = E55S E80T5 = E550T5
7) Légende :
pour le procédé SAW C — électrode composite (fourrée de poudre métallique) ;
aucune lettre pour désigner une électrode pleine (espace, EXXX)
pour le procédé MCAW C — électrode composite (fourrée de poudre métallique) ;
pour le procédé GMAW S — électrode pleine
8) En ce qui a trait à la classification, ces électrodes sont mises à l’essai en condition de traitement thermique
après soudage. Voir les normes AWS A5.28 et A5.29 pour plus de renseignements.

56 Février 2004
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Tableau 5.2
Limites pour l’acceptation et la réparation des discontinuités des bords
(voir l’article 5.3.5)

Mesures à prendre
Longueur* de la Profondeur de la
discontinuité, L discontinuité, d Bords non soudés Bords soudés
25 mm (1 po) ou Quelle qu’elle soit Aucune mesure (examen Enlever jusqu’à une profondeur
moins non nécessaire) maximale de 10 mm (3/8 po)
Plus de 25 mm # 3 mm (1/8 po) Aucune préparation À enlever — soudure non
(1 po) nécessaire
3 mm < d # 6 mm À enlever — soudure non Enlever et souder à nouveau
(1/8 po < d # 1/4 po) nécessaire
6 mm < d # 25 mm Enlever et souder à nouveau Enlever et souder à nouveau
(1/4 po < d # 1 po)
> 25 mm (1 po) †Enlever jusqu’à 25 mm (1 po) de profondeur et souder à
nouveau
*La longueur combinée maximale permise des soudures de réparation est égale à 20 % de la longueur de la
tôle. Si elle est supérieure à 20 %, l’autorisation de l’ingénieur est exigée. Le fait d’enlever du métal constitue
une réparation.
†Aucune réparation ne doit être effectuée sans l’autorisation de l’ingénieur.

Février 2004 57
W59-03
58

Tableau 5.3
Températures minimales de préchauffage et entre passes1) ,2) ,3)
(voir les articles 5.2.2.2, 5.2.4.3, 5.5.6.4.13, 5.7.1, 5.7.2, 10.2.3.2 et C3.1)
Procédé de soudage
SMAW avec électrodes SMAW électrodes à bas hydrogène SMAW électrodes à bas hydrogène
de type autre qu’à bas
hydrogène
FCAW et MCAW avec désignation
représentant l’hydrogène diffusible
FCAW et MCAW sans FCAW et MCAW avec désignation représentant l’hydrogène
Épaisseur de la partie la plus désignation désignation diffusible
épaisse au point de soudage, représentant GMAW et SAW électrodes en acier
mm (po) l’hydrogène diffusible GMAW et SAW doux ou faiblement allié
1 2 3 4 5
Norme CSA Norme CSA Norme CSA G40.21 Norme CSA G40.21
G40.21-M G40.21-M

260W (38W), 260WT 260W (38W),


(38WT) 260WT (38WT)

300W (44W), 300W (44W),


300WT (44WT) 300WT (44WT)

350W (50W), 350A (50A)


350WT (50WT) 350AT (50AT)

380W (60W),
380WT (60WT)

400A (60A) 400W (60W),

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400AT (60AT) 400WT (60WT)
480W (70W), 480WT (70WT), 700Q (100Q), 700QT (100QT)
480A (70A), 480AT (70AT)
ASTM ASTM ASTM ASTM
A 36 A 36
A 53 nuance B A 53 nuance B
A 106 nuance B A 106 nuance B
A 242†
A 441
A 500 nuance B A 500 nuances A, B, C
A 501 A 501 A 514
A 516M nuances 380, 415 A 515M jusqu’à A 515M nuances 415, 450 A 517M
Février 2004

nuance 415
A 516M toutes nuances
(à suivre)
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Février 2004

Tableau 5.3 (fin)


Procédé de soudage
SMAW avec électrodes de SMAW électrodes à bas hydrogène SMAW électrodes à bas hydrogène
type autre qu’à bas
hydrogène
FCAW et MCAW avec désignation
représentant l’hydrogène diffusible
FCAW et MCAW sans FCAW et MCAW avec désignation représentant l’hydrogène
Épaisseur de la partie la plus désignation désignation diffusible
épaisse au point de soudage, représentant l’hydrogène GMAW et SAW électrodes en acier
mm (po) diffusible GMAW et SAW doux ou faiblement allié

1 2 3 4 5
ASTM ASTM ASTM ASTM
A 529 A 529
A 570 toutes nuances A 570 toutes nuances A 572 nuances 60, 65
A 572 nuances 42, 50 A 572 nuances 42, 50
A 588
A 606 A 633 nuance E
A 607* nuances 45, 50 A 607 toutes nuances A 710 nuance A Classe 2 ≤ 50 mm
A 618
A 633 nuances A, C, D A 710 nuance A Classe 3 >50 mm
A 710 nuance A Classe 2 >50 mm A 913 nuances 60, 65
A 913 nuance 50
A 992/A 992M
mm (po)
jusqu’à 20 jusqu’à 3/4 aucune‡ aucune‡ 10 °C (50 °F) 10 °C (50 °F)
plus de 20 à 40 plus de 3/4 à 1 65 °C (150 °F) 10 °C (50 °F) 60 °C (150 °F) 50 °C (125 °F)
plus de 40 à 60 1/2 107 °C (225 °F) 65 °C (150 °F) 110 °C (225 °F) 80 °C (175 °F)
plus de 60 plus de 1 1/2 à 2 150 °C (300 °F) 107 °C (225 °F) 150 °C (300 °F) 110 °C (225 °F)

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)


1/2
plus de 2 1/2
*Uniquement pour les épaisseurs ne dépassant pas 8 mm (5/16 po).
†Nuances convenant pour le soudage. Voir l’article 3.2.2.
‡Lorsque la température du métal de base est inférieure à 0 °C (32 °F), le métal de base doit être préchauffé à au moins 10 °C (50 °F) et cette température doit être maintenue
pendant toute la durée du soudage.
Notes :
1) Aucun soudage ne doit être exécuté lorsque la température ambiante est inférieure à –18 °C (0 °F), sauf si l’ingénieur l’autorise expressément.
2) Lorsque la température du métal de base est inférieure à la température prévue pour le procédé de soudage utilisé et pour l’épaisseur du matériau à souder, le métal de base
doit être préchauffé, à moins d’indication contraire, de façon que la température des surfaces des pièces sur lesquelles du métal fondu est déposé soit égale ou supérieure à la
température minimale spécifiée pour une distance égale à l’épaisseur de la pièce à souder, sans être inférieure à 75 mm (3 po), de chaque côté de la soudure et avant celle-ci.
Les températures de préchauffage et entre passes doivent être suffisamment élevées pour empêcher la fissuration. Dans le cas d’aciers trempés et revenus, la température
maximale de préchauffage et entre passes ne doit pas dépasser 200 °C (400 °F) pour des épaisseurs allant jusqu’à 40 mm (1 1/2 po) et 230 °C (450 °F) pour des épaisseurs
supérieures. Lors du soudage d’aciers trempés et revenus, l’apport de chaleur ne doit pas être supérieur aux recommandations du producteur de l’acier.
3) Pour le type correspondant d’électrodes, voir les tableaux 11.1 et 12.1.
59
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Tableau 5.4*
Dimensions minimales des soudures d’angle en une seule passe
permettant d’éliminer le préchauffage (procédé SAW seulement)
(voir les articles 5.7.2.2 et 5.7.2.3)
Équivalents en carbone†
Épaisseur de la tôle, e 0,35 0,40 0,45 0,50 0,55 0,60
e # 12 soudée à e $ 40‡ 8 mm 8 mm 8 mm 10 mm 10 mm 12 mm
(e # 1/2 soudée à e $ 1 1/2‡) (5/16 po) (5/16 po) (5/16 po) (3/8 po) (3/8 po) (1/2 po)
e > 12 soudée à e $ 40‡ 8 mm 8 mm 10 mm 10 mm 12 mm 16 mm
(e > 1/2 soudée à e $ 1 1/2‡) (5/16 po) (5/16 po) (3/8 po) (3/8 po) (1/2 po) (5/8 po)
*Ce tableau ne vise pas les aciers trempés et revenus.

†Équivalent en carbone = C + ( 6
Mn + Si
)(+
5
Cr + Mo + V
15
)(+
Ni + Cu
)
La détermination de l’équivalent en carbone peut être obtenue à partir :
a) de l’analyse du matériau de la tôle ;
b) des certificats d’analyse après coulée ;
c) des analyses consignées sur les spécifications du matériau, en utilisant la composition maximale
permise.

‡Pour les aciers visés par les normes ASTM A 572 de nuances 60 et 65 et CSA G40.21 de nuances 400W,
400WT, 400AT, 480W et 480WT, cette épaisseur est de 20 mm (3/4 po).

Tableau 5.5
Couple requis pour la mise à l’essai des goujons filetés
(voir les articles 5.5.6.5.5, 5.5.6.6.6 et la figure 5.3)
Diamètre
nominal des Diamètre
goujons, Pas de filets, nominal des Pas de filets, Couple d’essai,
mm mm Couple d’essai, J goujons, po po pi-lb
6 1,00 7,4 1/4 28 UNF 6,6
20 UNC 5,9
8 1,25 17,9 5/16 24 UNF 13,3
18 UNC 11,9
10 1,50 35,5 3/8 24 UNF 24,3
16 UNC 21,5
7/16 20 UNF 37,9
14 UNC 34,8
12 1,75 61,9 1/2 20 UNF 58,5
13 UNC 52,2
14 2,00 98,5 9/16 18 UNF 83,9
12 UNC 75,2
16 2,00 153,7 5/8 18 UNF 117,1
11 UNC 103,8
20 2,50 299,9 3/4 16 UNF 205,0
10 UNC 184,1
22 2,50 408,0 7/8 14 UNF 327,3
9 UNC 297,1
25 3,00 518,5 1 12 UNF 498,3
8 UNC 445,4

60 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Tableau 5.6
Dimensions minimales des soudures d’angle pour goujons
de petit diamètre
(voir les articles 5.5.6.4.13 et 5.5.6.6.1)

Dimension minimale de la
Diamètre du goujon soudure d’angle
mm (po) mm (po)
6 à 11 1/4 à 7/16 5 3/16
12 1/2 6 1/4
16 à 22 5/8 à 7/8 8 5/16
25 1 10 3/8

Tableau 5.7
Tolérances d’exécution pour les soudures sur préparation
(voir l’article 5.4.5.1)

Racine non gougée Racine gougée


1. Face du méplat d’un joint ±2 mm (±1/16 po) Sans limite

2. Écartement à la racine dans les joints ±2 mm (±1/16 po) +2 mm (+1/16 po)


sans support envers en acier –3 mm (–1/8 po)
Écartement à la racine dans les joints +6 mm (±1/4 po) Sans objet
avec support envers en acier –2 mm (–1/16 po)
3. Angle d’ouverture d’un joint +10° +10°
–5° –5°

Février 2004 61
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Support envers le Support envers le


cas échéant5) cas échéant5)

h (note 6) R h (note 6)
R
(note 2)
(note 2)
Rayon obtenu à l’aide
R ≥ 1,5 tw d’une perceuse ou
R ≥ 1,5 tw d’une scie cylindrique
D ≥ 3/4 po
R ≥ 1,5 tw (20 mm)
h (note 6)
Angle de la R ≥ 1,5 tw
R ≥ 1,5 tw pente non
critique
R R
(note 2) (note 2) Tangence non requise
h (note 6) h (note 6) Entailles interdites

Méthode facultative pour


la réalisation de rayons
Profilé laminé ou profilé obtenu Profilé obtenu par
par soudure sur préparation1),3) soudure d’angle1),4)

Notes :
1) Pour les profilés et les profilés composés soudés visés par les normes ASTM A 6 et CSA G40.20, des groupes 4
et 5, ayant une âme d’une épaisseur supérieure à 38 mm (1 1/2), préchauffer à 65 ºC (150 ºF) avant le
coupage thermique et meuler et inspecter les bords ainsi coupés de l’ouverture d’accès aux soudures par
ressuage ou examen magnétoscopique avant d’exécuter des soudures d’enture de l’âme à la semelle.
2) Le rayon doit assurer une transition lisse sans entaille ; R ≥ 10 mm (3/8 po) [12 mm (1/2 po) type].
3) Ouverture d’accès pratiquée après le soudage de l’âme à la semelle.
4) Ouverture d’accès pratiquée avant le soudage de l’âme à la semelle. La soudure ne dépasse pas l’ouverture.
5) Détails typiques pour des assemblages réalisés par soudage d’un côté sur support envers. On devrait étudier
d’autres formes d’assemblage.
6) hmin = 20 mm (3/4 po) ou tw (épaisseur de l’âme), en retenant la plus grande de ces valeurs.

Figure 5.1
Dimensions des ouvertures d’accès aux soudures
(voir l’article 5.3.8)

62 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

Largeur de
Largeur de
la surface
la surface

Profondeur
Largeur
Profondeur

Largeur
a) Schéma d’une passe de soudure b) Schéma d’une passe de soudure
montrant que la profondeur et montant que la profondeur et
la largeur ne doivent pas être la largeur ne doivent pas être
supérieures à la largeur sur supérieures à la largeur sur
la surface la surface

Figure 5.2
Profondeur, largeur et largeur de la surface des soudures
(voir l’article 5.5.1.5)

Goujon

Écrou en acier

Rondelle

Manchon

Soudure

Élément

Les dimensions conviennent à la grosseur du


goujon. Les filets du goujon doivent être propres et
exempts de lubrifiant autre que ce qui reste de
l’huile utilisée pour le coupage.

Figure 5.3
Appareil d’essai de couple de serrage
(voir l’article 5.5.6 et le tableau 5.5)

Février 2004 63
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Note : La convexité, C, d’une soudure ou


d’un cordon de surface ne doit pas dépasser
Dimension 45° Dimension 0,07 fois la largeur de la surface de la
soudure ou du cordon respectivement, plus
1,6 mm (1/16 po).

Dimension Dimension C
a) Profils de soudures d’angle souhaitables

Note : La convexité, C, d’une soudure


ou d’un cordon de surface ne doit pas
Dimension Dimension dépasser 0,07 fois la largeur de la surface de
la soudure ou du cordon respectivement,
plus 1,6 mm (1/16 po).

Dimension C Dimension C

b) Profils de soudures d’angle acceptables

Dimension Dimension Dimension Dimension Dimension Dimension


Gorge Convexité Caniveau Débordement Côté Pénétration
insuffisante excessive excessif insuffisant inadéquate
c) Profils de soudures d’angle inacceptables

R
Note : La surépaisseur, R, ne
doit pas être supérieure à 3 mm
(1/8 po).

d) Profils de soudures sur préparation acceptables dans un assemblage bout à bout

Convexité excessive Gorge insuffisante Caniveau excessif Débordement

e) Profils de soudures sur préparation inacceptables dans un assemblage bout à bout

Figure 5.4
Profils de soudures acceptables et inacceptables
(voir l’article 5.9)

64 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

6. Qualification de l’entrepreneur
(Le chapitre 6 est laissé en blanc pour des raisons administratives. Les exigences visant la qualification des
entrepreneurs qui faisaient auparavant l’objet du chapitre 6 sont maintenant visées par l’article 3.1.)

7. Inspection du soudage
7.1 Généralités
7.1.1
L’inspection doit être conforme aux articles 11.5.4.1 et 11.5.4.2 ou 12.5.4.1 et 12.5.4.2 et à toute autre
exigence formulée selon l’article 7.4.1.

7.1.2
7.1.2.1
Si le contrat l’exige, l’inspection visuelle du soudage doit être réalisée par un inspecteur en soudage ou
un organisme d’inspection en soudage.

7.1.2.2
L’inspecteur en soudage doit être certifié selon la norme CSA W178.2 ou AWS QC1 ou avoir une
formation et une expérience appropriées, à la satisfaction de l’ingénieur, lui conférant la compétence
nécessaire pour accomplir les tâches d’inspection qui lui sont confiées.

7.1.2.3
Les organismes d’inspection en soudage doivent être certifiés selon la norme CSA W178.1 ou démontrer,
à la satisfaction de l’ingénieur, qu’ils sont en mesure d’effectuer l’inspection du soudage.

7.1.3
Les dessins de détail complets montrant les dimensions, la longueur, le type et l’emplacement des
soudures à exécuter doivent être mis à la disposition de l’inspecteur.

7.1.4
L’inspecteur ou l’organisme d’inspection doit être prévenu du début des opérations de soudage.

7.1.5
L’inspecteur doit avoir accès au travail de l’entrepreneur en tout temps dans les limites du raisonnable,
et celui-ci doit fournir à l’inspecteur l’aide nécessaire à l’inspection au cours de la fabrication et à la fin
des travaux.

7.1.6
L’inspecteur doit marquer les pièces ou joints qu’il a inspectés et acceptés.

7.2 Inspection des matériaux


L’inspecteur doit s’assurer que les matériaux utilisés sont conformes aux exigences du contrat.

7.3 Obligations de l’entrepreneur


7.3.1
Il incombe à l’entrepreneur de s’assurer qu’il a satisfait à toutes les exigences de contrôle de la qualité de
cette norme.

Février 2004 65
W59-03 © Association canadienne de normalisation

7.3.2
L’entrepreneur doit satisfaire à toutes les demandes de l’ingénieur visant à corriger une mauvaise
exécution des travaux ainsi qu’à enlever et à remplacer ou corriger toute soudure non conforme aux
dessins et au cahier des charges ou à cette norme.

7.3.3
Si une soudure défectueuse ou son enlèvement risque d’endommager le métal de base au point qu’il est
contraire à l’intention des plans et du cahier des charges de la conserver, l’entrepreneur doit enlever et
remplacer le matériau endommagé ou doit corriger autrement le défaut d’une manière approuvée par
l’ingénieur.

7.3.4
Si aucun examen non destructif autre qu’un examen visuel n’est spécifié dans le contrat mais est requis
par la suite par l’acheteur, l’entrepreneur doit effectuer tout examen requis ou permettre qu’un examen
soit effectué, conformément à l’article 7.4. L’acheteur doit être responsable de tous les frais, y compris les
frais relatifs à la manutention, à la préparation des surfaces, aux examens non destructifs et à la réparation
de défauts autres que ceux énumérés aux articles 11.5.4.1 et 12.5.4.1, selon le cas, à des tarifs qui
conviennent à l’acheteur et à l’entrepreneur. Toutefois, si les examens révèlent un manque flagrant de
conformité à cette norme, la réparation doit être effectuée au frais de l’entrepreneur.

7.4 Examens non destructifs


Note : Les utilisateurs de cette norme doivent prendre note que tout examen non destructif comporte des
limites en ce qui a trait à la détection de discontinuités situées à des endroits précis et orientées de façon
particulière. Les utilisateurs devraient se familiariser avec ces limites en consultant des sources techniques
appropriées et (ou) des organismes d’inspection en soudage certifiés.

7.4.1
Lorsqu’en vertu du contrat un examen non destructif est requis en plus de l’examen visuel exigé dans
cette norme, les soumissionnaires doivent en être informés. On doit préciser les soudures à examiner,
l’étendue de l’examen de chaque soudure et la méthode d’examen utilisée (voir également
l’article 7.3.4).

7.4.2
Lorsqu’on effectue un examen radiographique, la procédure et la technique doivent être conformes à
l’article 8.1 et les critères d’acceptation doivent être conformes à l’article 11.5.4.3 ou 12.5.4.3 de cette
norme.

7.4.3
Lorsqu’on effectue un examen par ultrasons, la procédure et la technique doivent être conformes à
l’article 8.2 et les critères d’acceptation doivent être conformes à l’article 11.5.4.4 ou 12.5.4.4 de cette
norme.

7.4.4
Lorsqu’on effectue un examen magnétoscopique, la procédure et la technique doivent être conformes à
la norme ASTM E 709 et les critères d’acceptation doivent être conformes à l’article 11.5.4.1, 11.5.4.3,
12.5.4.1 ou 12.5.4.3 de cette norme.

7.4.5
On peut procéder par ressuage pour déceler les discontinuités de surface. L’examen par ressuage doit
être effectué selon les méthodes standard qui font l’objet de la norme ASTM E 165 et les critères
d’acceptation doivent être conformes à l’article 11.5.4.1 ou 12.5.4.1 de cette norme.

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7.4.6
Les soudures doivent, au besoin, être réparées à l’aide des méthodes décrites à l’article 5.10 de cette
norme.

8. Examen des soudures par radiographie et ultrasons


8.1 Examen radiographique des soudures
8.1.1 Généralités
8.1.1.1
Les procédures et les critères qui font l’objet de ce chapitre visent l’examen radiographique des soudures
lorsque cet examen est requis en vertu de l’article 7.4 de cette norme. Ces procédures visent uniquement
l’examen de soudures sur préparation dans des assemblages bout à bout. L’examen radiographique des
soudures d’angle n’est pas recommandé.

8.1.1.2
Les variantes en ce qui a trait aux procédures, à l’appareillage et aux critères d’acceptation qui ne font
pas l’objet de l’article 8.1 sont admises sous réserve de l’approbation de l’ingénieur. Ces variantes
comprennent l’examen radiographique de soudures d’angle ou de soudures d’assemblages en T ou en L ;
les modifications de la distance source-film ; une utilisation inhabituelle du film pour des configurations
peu courantes ; une utilisation inhabituelle de l’indicateur de qualité de l’image (I.Q.I.) ; les types ou les
densités des films ainsi que les variantes en ce qui a trait au développement ou à l’exposition des films.

8.1.2 Étendue de l’examen


8.1.2.1
Les renseignements fournis aux soumissionnaires doivent définir clairement l’étendue de l’examen
radiographique.

8.1.2.2
Lorsqu’un examen complet est requis, il doit porter sur la pleine longueur de la soudure pour chaque
assemblage désigné.

8.1.2.3
Lorsqu’un examen partiel est requis, on doit stipuler clairement dans les contrats l’emplacement ainsi que
la longueur des soudures ou des catégories de soudures à soumettre à l’examen.

8.1.2.4
Lorsqu’on exige un examen ponctuel, les renseignements fournis aux soumissionnaires doivent
comprendre la catégorie d’assemblages soudés à examiner et définir l’unité de longueur de soudure
représentée par chaque radiogramme (p. ex., un radiogramme par mètre, un radiogramme par enture
d’âme, etc.). Ce genre d’examen exigeant un échantillonnage, le soumissionnaire ne devrait donc pas
être informé des zones spécifiques qui seront examinées. Chaque radiogramme devrait montrer une
longueur de soudure d’au moins 100 mm (4 po), l’image de la soudure se trouvant au centre du
radiogramme. Lorsqu’un tel radiogramme, représentatif d’une longueur donnée de soudure, révèle une
ou plusieurs discontinuités (voir l’article 8.1.4), les discontinuités doivent être marquées en vue d’une
réparation. On doit choisir deux autres radiogrammes de la même longueur de soudure afin de pouvoir
bien examiner le reste de cette soudure. Si des discontinuités apparaissent sur l’une ou l’autre de ces
radiogrammes, on doit procéder à l’examen radiographique de toute la soudure de cet assemblage.

Février 2004 67
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8.1.3 Procédures d’examen radiographique


8.1.3.1
Les radiogrammes doivent être effectués à l’aide de rayons x ou de rayons gamma. Ils doivent montrer
toutes les parties de l’assemblage soudé, y compris les zones thermiquement affectées, sans que les I.Q.I.
ou des repères d’identification ne nuisent à l’interprétation de l’image. Ils doivent être propres, exempts
de défauts de développement et avoir une densité entre 1,8 et 3,5. La densité d’un radiogramme ne doit
pas varier de plus de 0,5 pour une pièce d’épaisseur constante.
Les radiogrammes doivent montrer :
a) le contour de l’I.Q.I. ;
b) le trou de l’I.Q.I. et la grosseur du fil, conformément aux tableaux 8.1 et 8.1 a) et aux figures 8.1
et 8.1 a) ;
c) le numéro d’identification de l’I.Q.I. ;
d) l’identification du radiogramme et les repères de localisation, conformément aux figures 8.2, 8.2 a),
8.3 et 8.3 a) et à l’article 8.1.3.7 ;
e) le contour de la cale de compensation, le cas échéant.

8.1.3.2
On doit sélectionner les I.Q.I. requis en fonction des tableaux 8.1 et 8.1 a).

8.1.3.3
L’examen radiographique doit être effectué conformément aux exigences de sécurité pertinentes par un
personnel qualifié selon la norme CSA W178.1 ; ceci exige la certification selon la norme ONGC 48.9712.

8.1.3.4
Dans le cas d’une soudure effectuée sur un support envers qui doit faire l’objet d’un examen
radiographique, il n’est pas nécessaire d’enlever le support à moins que cela ne soit prescrit. De même,
il n’est pas nécessaire de meuler la surépaisseur, à moins que les irrégularités de surface ou du
raccordement avec le métal de base ne risquent de masquer des défauts internes inacceptables qui
devraient paraître sur le radiogramme.
Toutefois dans les deux cas, l’épaisseur de l’acier sous l’I.Q.I., y compris les cales de compensation, le cas
échéant, doit être égale à l’épaisseur combinée de la pièce examinée, du support envers et de l’épaisseur
admise de la surépaisseur, selon le cas.
On ne doit pas considérer le support envers comme participant à l’épaisseur de l’assemblage lorsqu’on
sélection l’I.Q.I.

8.1.3.4.1
Les appendices des soudures doivent être retirés avant l’examen radiographique, à moins d’approbation
contraire par l’ingénieur.

8.1.3.4.2
La méthodologie de l’examen radiographique doit être conforme à la norme ASTM E 94 (Standard Guide
for Radiographic Examination).

8.1.3.4.3
Le film radiographique doit être conforme à la norme ASTM E 94. On ne doit pas utiliser d’écrans
fluorescents.

8.1.3.5
Si les épaisseurs maximale et minimale des pièces soudées d’épaisseurs différentes ne présentent pas un
contraste adéquat sur un même film après une seule exposition, on doit utiliser une technique de double
film ou de double exposition afin d’obtenir un contraste adéquat pour les deux épaisseurs. Dans le cas de
joints de transition, les I.Q.I. doivent être sélectionnés et placés conformément aux figures 8.3 et 8.3 a).

68 Février 2004
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8.1.3.5.1
Les I.Q.I. de type à trous ou les I.Q.I. de type à fils doivent apparaître clairement sur chaque
radiogramme. Le nombre minimal de trous ou de fils et leur emplacement doivent être conformes à ce
qui suit :
a) Soudures réunissant des épaisseurs égales :
(i) si un radiogramme représente une longueur de soudure de 255 mm (10 po) ou plus, deux
I.Q.I. de type à trous ou à fils doivent être placés selon la figure 8.2 ;
(ii) si un radiogramme représente une longueur de soudure égale ou inférieure à 255 mm (10 po),
un I.Q.I. de type à trous ou à fils doit être placé selon la figure 8.2 a) ;
b) Soudures réunissant des épaisseurs inégales :
(i) si un radiogramme représente une longueur de soudure de 255 mm (10 po) ou plus, deux
I.Q.I. de type à trous ou à fils doivent être placés sur la partie la plus mince et un I.Q.I. de type à trous ou
à fils doit être placé sur la partie la plus épaisse ou deux I.Q.I. de type à fils doivent être placés à
l’emplacement des I.Q.I. de type à fils selon la figure 8.3 ;
(ii) si un radiogramme représente une longueur de soudure égale ou inférieure à 255 mm (10 po),
un I.Q.I. de type à trous doit être placé sur la partie la plus épaisse et un I.Q.I. de type à trous doit être
placé sur la partie la plus mince ou un I.Q.I. de type à fils doit être placé sur la soudure selon la
figure 8.3 a) ;
c) si un radiogramme représente moins que l’extrémité extérieure de la zone radiographiée, les fils de
l’I.Q.I. doivent être perpendiculaires au joint et le plus petit fil doit être sur l’extrémité extérieure de la
zone radiographiée ;
d) si une soudure circulaire est radiographiée totalement par une seule exposition et si la source de
rayonnement est au centre de la courbe, on doit utiliser au moins trois I.Q.I. de type à trous ou à fils
espacés également.

8.1.3.6
Les I.Q.I. doivent être placés du côté source (à l’exception des structures tubulaires), conformément aux
figures 8.2, 8.2 a), 8.3 et 8.3 a). Les I.Q.I. doivent être conformes aux figures 8.1 et 8.1 a).

8.1.3.7
Une marque d’identification permanente ayant une corrélation positive avec la soudure doit apparaître
sur le radiogramme. L’emplacement de cette identification doit être conforme aux figures 8.2, 8.2 a), 8.3
et 8.3 a). Cette information peut être sous forme de caractères en plomb ou être imprimée sur le film.

8.1.3.7.1
Les joints soudés doivent être radiographiés et les films doivent être indexés selon des méthodes qui
permettront une inspection complète et continue du joint dans les limites prescrites. Les limites des joints
doivent être apparentes sur les radiogrammes. Des films ou des écrans courts, des caniveaux excessifs
dus au rayonnement diffusé ou tout autre procédé qui obscurcit des portions de la soudure rend le
radiogramme inacceptable.

8.1.3.7.2
Les films doivent être suffisamment longs et ils doivent être placés de manière à permettre d’exposer
12 mm (1/2 po) directement à la source de rayonnement au-delà de chaque extrémité de la soudure.

8.1.3.7.3
Si on doit vérifier s’il y a rayonnement rétrodiffusé, fixer une lettre B en plomb de 12 mm (1/2 po)
de hauteur et de 1,6 mm (1/16 po) d’épaisseur au dos de chaque cassette. Si le «B» apparaît sur le
radiogramme, on doit rejeter le radiogramme et utiliser d’autres méthodes de vérification du
rayonnement rétrodiffusé.

8.1.3.7.4
La largeur des films doit être suffisante pour montrer toutes les parties du joint, y compris les zones
thermiquement affectées de même que les I.Q.I. et les marques d’identification du film sans nuire à la
visibilité de la zone d’intérêt.

Février 2004 69
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8.1.3.7.5
Les radiogrammes ne doivent présenter aucune imperfection mécanique, chimique ou autre susceptible
de masquer une discontinuité ou d’être prise pour une discontinuité dans la zone d’intérêt du
radiogramme. Ces imperfections comprennent notamment :
a) la nébulisation ;
b) des défauts de traitement tels des stries, des moirés ou des taches d’origine chimique ;
c) des égratignures, des marques de doigt, des ondulations, de la saleté, des effluves, du maculage ou
des déchirures ;
d) un manque de définition attribuable au mauvais contact de l’écran et du film ;
e) des indications erronées attribuables à des écrans en mauvais état.

8.1.3.7.6
Les renseignements qui doivent figurer sur le radiogramme sont : l’identification du contrat du
propriétaire, les initiales de l’entreprise qui fait le radiogramme, les initiales du fabricant, le numéro
d’ordre de fabrication du fabricant, la marque d’identification du radiogramme, la date et le numéro de
la soudure de réparation, le cas échéant.

8.1.3.8
Les radiogrammes doivent être effectuées avec une seule source de rayonnement placée
approximativement au centre de la longueur de la soudure examinée. Le flou géométrique du
radiogramme ne doit pas être supérieur aux valeurs données ci-après :

Épaisseur du matériau Flou géométrique


mm (po) mm (po)
jusqu’à : 25,5 1 0,127 0,005
plus de :
25,5 à 51,0 1à2 0,255 0,010
51,0 à 76,0 2à3 0,380 0,015
76,0 à 102 3à4 0,510 0,020
102 à 152 4à6 0,760 0,030
152 6 1,02 0,040
Note : Pour le calcul du flou géométrique se reporter à l’article F1 de l’appendice F.

8.1.3.8.1
La distance qui sépare la source du sujet ne doit pas être inférieure à la longueur totale du film exposé
dans un seul plan (ne s’applique pas aux expositions panoramiques) ni à sept fois l’épaisseur de la
soudure plus la surépaisseur et le support envers, le cas échéant. De plus, le rayonnement ne doit pas
traverser une portion de la soudure apparaissant le radiogramme à un angle supérieur à 26,5° à partir
d’une ligne perpendiculaire à la surface de la soudure.

8.1.3.9
Les épaisseurs minimales d’acier pour lesquelles on peut utiliser des radio-isotopes sont les suivantes :
a) Ir192 — 12 mm (1/2 po) ;
b) Co60 — 38 mm (1 1/2 po).
Lorsqu’il est impossible d’effectuer un examen radiographique en respectant ces recommandations,
ou lorsqu’on utilise des radio-isotopes autres que Ir192 ou Co60, on doit faire la preuve que la procédure est
satisfaisante en montrant la sensibilité requise sur l’épaisseur minimale du matériau radiographié.

8.1.4 Critères d’acceptation des soudures


Lorsque le radiogramme révèle des discontinuités inacceptables selon l’article 11.5.4.3 ou 12.5.4.3 de
cette norme, les soudures doivent être réparées selon les méthodes permises par l’article 5.10 ou elles
doivent être enlevées et remplacées par de nouvelles soudures.

70 Février 2004
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8.1.5 Examen, rapport et disposition des radiogrammes


8.1.5.1
L’entrepreneur doit fournir un négatoscope d’une puissance suffisante pour permettre la lecture sans
difficulté de radiogrammes d’une densité de 3,5. L’utilisation d’un négatoscope à intensité lumineuse
variable est recommandée.

8.1.5.2
Avant que l’acceptation d’une soudure soumise à un examen radiographique par l’entrepreneur au nom
du propriétaire ne soit accordée, l’entrepreneur doit soumettre tous ses radiogrammes, y compris ceux
qui révèlent des soudures inacceptables avant la réparation ainsi que les rapports d’interprétation, à
l’ingénieur. (Un modèle de formulaire de rapport d’examen radiographique est donné à l’appendice F,
figure F1.)

8.1.5.3
La série complète des radiogrammes de soudures soumises à un examen radiographique par
l’entrepreneur au nom du propriétaire, y compris ceux qui révèlent des soudures inacceptables avant
la réparation, doit être remise au propriétaire à la fin des travaux. L’obligation pour l’entrepreneur
de conserver les radiogrammes prend fin au moment de la remise de cette série au propriétaire, ou,
si cette remise n’a pas lieu, un an après la fin des travaux qu’il devait effectuer.

8.2 Examen par ultrasons des soudures sur préparation


8.2.1 Généralités
8.2.1.1
Les procédures et les exigences de l’article 8.2 visent l’examen par ultrasons des soudures sur préparation
dont l’épaisseur se situe entre 8,0 mm et 200 mm (5/16 po et 8 po), lorsqu’un tel examen est requis en
vertu de l’article 7.4.

8.2.1.2
Des variantes dans les procédures d’examen, notamment en ce qui a trait aux épaisseurs, à la
configuration des joints, à la taille des palpeurs, aux fréquences, aux agents de couplage, etc., ainsi
que des variantes de l’appareillage et des critères d’acceptation qui ne font pas l’objet de l’article 8.2
sont permises sous réserve de l’autorisation de l’ingénieur.

8.2.1.3
On recommande l’utilisation d’un examen radiographique ponctuel comme complément à l’examen par
ultrasons des assemblages bout à bout effectués par soudage vertical sous laitier et électrogaz pour les
matériaux d’une épaisseur de 50 mm (2 po) et plus afin de déceler la présence possible de soufflures
vermiculaires.

8.2.2 Étendue de l’examen


8.2.2.1
Les renseignements fournis aux soumissionnaires doivent définir clairement l’étendue de l’examen par
ultrasons.

8.2.2.2
Lorsqu’un examen complet est requis, il doit porter sur la pleine longueur de la soudure pour chaque
assemblage désigné.

8.2.2.3
Lorsqu’on exige un examen ponctuel, on doit préciser, dans l’information remise aux soumissionnaires,
le nombre de zones pour chaque catégorie désignée de soudure ou le nombre de zones requises pour

Février 2004 71
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une longueur de soudure donnée. Chaque zone examinée doit couvrir une longueur de soudure d’au
moins 100 mm (4 po). Lorsque l’examen ponctuel par ultrasons d’une longueur donnée de soudure
révèle des discontinuités, ces discontinuités doivent être marquées en vue d’une réparation. On doit
choisir deux autres zones de la même longueur de soudure afin de pouvoir bien examiner le reste de
cette soudure. Si des discontinuités apparaissent dans l’une ou l’autre de ces zones, on doit procéder à
l’examen par ultrasons sur toute la soudure de cet assemblage.

8.2.3 Qualification du personnel


Le personnel qui effectue l’examen par ultrasons devrait être qualifié comme opérateur de niveau 1, 2
ou 3, conformément aux exigences pertinentes des normes CSA W178.1 et ONGC 48.9712. Un
opérateur de niveau 1 ne peut travailler que sous la supervision directe d’un opérateur de niveau 2 ou 3.

8.2.4 Appareillage d’examen par ultrasons


8.2.4.1
Les appareils servant aux examens par ultrasons doivent être du type à impulsion et écho (technique par
réflexion). Ils doivent émettre, recevoir et afficher sur un écran des impulsions dont la fréquence est de
l’ordre de 1 à 5 MHz. L’affichage sur écran doit être du type vidéo, caractérisé par une trace nette.

8.2.4.2
La linéarité horizontale de l’appareil d’examen ne doit pas varier de plus de ± 5 % dans le domaine
linéaire qui doit comprendre 90 % du trajet de balayage apparaissant sur l’écran pour le plus long trajet
du signal ultrasonore à utiliser. On doit mesurer la linéarité horizontale selon les techniques exposées à
l’article 6.2 de la norme ASTM E 317. Toutefois, les résultats peuvent être présentés sous forme de
tableau plutôt que graphiquement.

8.2.4.3
Les appareils d’examen doivent comporter un dispositif interne de stabilisation de façon qu’une fois
l’appareil réchauffé, il ne se produise aucune variation dans la réponse de l’appareil supérieure à ± 1 dB
lorsque la tension d’alimentation varie de 15 % par rapport à la tension nominale ou, dans le cas
d’appareils alimentés par batterie, au cours de la durée utile de la charge de la batterie. L’appareil doit
être muni d’un dispositif d’alarme ou d’un indicateur destiné à signaler une chute de tension de la
batterie ou à interrompre le fonctionnement de l’appareil avant que la batterie ne soit déchargée.

8.2.4.4
L’appareil d’examen doit être muni d’une commande de gain (atténuateur) étalonnée, réglable par
incréments de 1 ou 2 dB sur une gamme d’au moins 60 dB. La précision des réglages de gain doit être
de moins de 1 dB et doit être étalonnée périodiquement conformément à l’article 8.2.6.1 selon les
techniques exposées dans la section 6.3 de la norme ASTM E 317.

8.2.4.5
L’inertie du faisceau d’affichage sur l’écran de l’appareil doit permettre de déceler facilement une
différence d’amplitude de 1 dB.

8.2.4.6
La zone active des palpeurs droits doit mesurer entre 323 mm2 (1/2 pouce carré) et 645 mm2 (1 pouce
carré). Les palpeurs doivent être ronds ou carrés et leur fréquence doit se situer entre 2 et 2,5 MHz. Ils
doivent être capables d’effectuer la résolution des trois distances, conformément à l’article 8.2.10.1.3.

8.2.4.7
Les palpeurs d’angle doivent comporter un palpeur et un coin (l’unité de palpage peut être constituée
des deux éléments distincts ou constituer une unité intégrée) :
a) La fréquence du palpeur doit se situer entre 2 et 2,5 MHz.

72 Février 2004
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b) Le cristal du palpeur peut mesurer entre 12 et 26 mm (1/2 et 1 po) de largeur et entre 12 et 21 mm


(1/2 et 13/16 po) de hauteur (voir la figure 8.4).
c) Le palpeur doit émettre un faisceau ultrasonore dans le matériau examiné se situant à ± 2° de l’angle
nominal : 70, 60 ou 45°, conformément à l’article 8.2.10.2.2.
d) La fréquence du palpeur, l’angle nominal de réfraction et le point d’incidence doivent être indiqués
clairement sur le palpeur. La procédure de localisation du point d’incidence fait l’objet de l’article
8.2.10.2.1.
e) Il ne doit se produire aucune réflexion interne du palpeur sur l’écran, pour une échelle d’affichage
supérieure à la ligne de référence horizontale, à la droite du point d’incidence du signal ultrasonore,
au-delà d’une distance équivalente à 13 mm (1/2 po) dans l’acier lorsque la sensibilité est réglée de la
façon suivante : 20 dB de plus que la valeur requise pour produire la ligne de référence horizontale la plus
élevée à partir du trou de 1,5 mm (0,06 po) de diamètre dans le bloc d’étalonnage de l’Institut
international de la soudure (IIS) [voir les figures 8.5 a) et 8.5 b)].
f) Les dimensions du palpeur doivent être telles qu’elles permettent à ce dernier de s’approcher de la
surépaisseur de la soudure à une distance qui ne soit pas supérieure aux valeurs de l’article 8.2.10.6.
Le palpeur doit être placé de manière à obtenir une sensibilité maximale à partir du trou de 1,5 mm
(0,06 po) de diamètre dans le bloc d’étalonnage IIS.
g) La combinaison du palpeur et de l’appareil d’examen doit permettre la mise en évidence des trois
trous dans le bloc d’étalonnage des figures 8.7 et 8.7 a). La position du palpeur est décrite à l’article
8.2.10.5. La résolution doit être évaluée, les commandes étant réglées pour les conditions d’essai
normales, et les indications des trous étant placées à mi-hauteur sur l’écran. La résolution doit être
suffisante pour permettre au moins la distinction des crêtes de signal pour ces trois trous.

8.2.5 Normes d’étalonnage


8.2.5.1
Le bloc d’étalonnage de l’Institut international de la soudure (IIS), définit dans la norme ISO 2400
et illustré à la figure 8.5 a), doit être utilisé pour l’étalonnage et la distance.
En ce qui a trait aux unités anglo-saxonnes, un bloc de type IIS présentant les dimension illustrées
la figure 8.5 b) est acceptable s’il est conforme à la norme ISO 2400 quant à toutes ses autres
caractéristiques.
Il est permis d’utiliser d’autres blocs d’étalonnage à condition que le niveau de sensibilité de référence
de la combinaison appareil/palpeur soit réglé de manière à être équivalent à celui d’un bloc IIS.

8.2.5.2
Il est interdit d’utiliser un réflecteur en coin pour l’étalonnage.

8.2.6 Étalonnage de l’appareillage


8.2.6.1
La justesse de l’étalonnage de la commande de gain de l’appareil doit être vérifiée tous les deux
mois, conformément à une procédure approuvée par le fabricant de l’appareil et doit satisfaire à
l’article 8.2.4.4.

8.2.6.2
On doit vérifier la linéarité horizontale après chaque période de 40 heures de service, selon les techniques
décrites à l’article 8.2.4.2.

8.2.6.3
Les palpeurs d’angles doivent être vérifiés après chaque période de 8 heures de service à l’aide d’un bloc
d’étalonnage approuvé pour assurer que la surface de contact est plate, que le point d’incidence du
signal ultrasonore est juste, et que l’angle d’incidence du faisceau respecte la tolérance admise de ± 2°.
Les palpeurs qui ne satisfont pas à ces exigences doivent être corrigés ou remplacés.

Février 2004 73
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8.2.6.4
Les trous dans les blocs d’étalonnage ISS ainsi que dans d’autres blocs d’étalonnage ou de résolution
doivent être propres et exempts de corps étrangers, y compris des fluides, qui pourraient agir comme
agent de mouillage et nuire à l’étalonnage et rendre impossible toute répétition de l’essai.

8.2.7 Étalonnage en vue de l’examen


8.2.7.1
L’étalonnage de la sensibilité et du balayage horizontal (distance) doit être effectué par l’opérateur
immédiatement avant l’examen, sur les lieux d’examen de chaque soudure et, par la suite, à des
intervalles de 30 minutes au cours de l’examen. On doit effectuer un nouvel étalonnage chaque fois que
l’on procède à un changement d’opérateur, un changement de palpeur, que l’on remplace la batterie ou
lorsque l’appareil alimenté par une source de 115 V est raccordé à une autre prise de courant.

8.2.7.2
L’étalonnage en vue de l’examen par faisceau droit doit être effectué de la façon suivante :
a) la vitesse de balayage horizontal doit être réglée pour l’étalonnage de distance de façon à montrer
sur l’écran une distance équivalente à au moins deux fois l’épaisseur du bloc d’étalonnage ;
b) la sensibilité doit être réglée dans une zone exempte de réflecteur de manière que l’amplitude du
premier écho de fond atteigne 50 à 75 % de la pleine hauteur de l’écran. À cette fin, la commande de
rejet (écrêtage) doit être à la position arrêt.

8.2.7.3
L’étalonnage en vue de l’examen par faisceau incliné doit être effectué de la façon suivante :
a) La vitesse de balayage horizontal doit être réglée à l’aide des blocs d’étalonnage appropriés illustrés
aux figures 8.5 a), 8.5 b) et 8.6 a) à 8.7 a) de façon à représenter la distance réelle du trajet du signal
ultrasonore. On doit effectuer l’étalonnage de distance en utilisant l’échelle de 125 mm (5 po) ou
250 mm (10 po) sur l’écran, selon le cas, à moins qu’en raison de la configuration ou de l’épaisseur de
l’assemblage il soit impossible de procéder à un examen complet de la soudure sur l’une de ces échelles ;
dans ce cas, on peut utiliser d’autres échelles. Les positions du palpeur sont illustrées à la figure 8.8.
b) L’appareil étant réglé conformément à l’article 8.2.4, on doit obtenir l’amplitude maximale de l’écho
sur le trou de 1,5 mm (0,06 po) dans le bloc IIS ou d’un réflecteur de référence équivalent dans d’autres
blocs acceptables. La sensibilité doit être réglée à l’aide de la commande de gain de façon que la crête
du signal vertical rejoigne le niveau horizontal de référence choisi sur l’écran. Ce niveau doit se situer
entre 50 et 75 % du niveau maximal de lecture verticale (limite verticale) (voir l’article 6.3 de la norme
ASTM E 317). Cette valeur de base de sensibilité devient alors le niveau zéro de référence pour
l’évaluation des discontinuités et doit être inscrite dans les rapports d’examen par ultrasons sous la
rubrique «Niveau de référence b» (voir l’exemple de formulaire de rapport d’examen par ultrasons à
la figure F2 de l’appendice F).

8.2.8 Mode opératoire d’essai


8.2.8.1
Un «Y» suivi d’un numéro d’identification de soudure dit figurer clairement sur le matériau à proximité de
la soudure, à l’extrémité gauche de chaque soudure soumise à un examen par ultrasons. Ce numéro
d’identification sert de point de référence pour la localisation des réflecteurs dans la soudure et de
numéro de rapport sur le formulaire de rapport.

8.2.8.2
Les surfaces explorées par un palpeur doivent être exemptes de projections de soudure, de saleté, de
graisse, d’huile et de calamine et leur contour doit permettre un bon couplage. Il n’est pas nécessaire
d’enlever les couches adhérentes de peinture à moins que l’épaisseur de celles-ci soit supérieure
à 0,25 mm (10 mils).

74 Février 2004
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8.2.8.3
L’agent de couplage doit être soit de la glycérine additionnée d’un agent mouillant, au besoin, ou un
mélange de pâte cellulosique et d’eau, de consistance adéquate. On doit utiliser le même agent de
couplage pour l’étalonnage et l’examen.

8.2.8.4
Le métal de base traversé par le faisceau ultrasonore au cours de l’examen doit être préalablement
examiné à l’aide d’un palpeur droit conforme à l’article 8.2.4.6 et étalonné conformément à l’article
8.2.7.2, pour assurer qu’il ne comporte aucun réflecteur plan. Si une région quelconque du métal de
base révèle une perte totale de l’écho de fond et se trouve dans une position susceptible de nuire à la
procédure normale d’exploration de la soudure, on doit utiliser la procédure suivante :
a) Déterminer les limites du réflecteur ainsi que la distance à laquelle il se trouve par rapport à la
surface et consigner ces données dans le rapport de l’examen par ultrasons.
b) Araser les deux faces de la soudure de façon à pouvoir effectuer une exploration complète de
celle-ci.
c) Examiner les parties inaccessibles de la soudure selon les modes d’exploration utilisables illustrés à la
figure 8.9 de façon à obtenir une évaluation complète de la soudure.

8.2.8.5
Les soudures doivent être examinées à l’aide d’un palpeur d’angle conforme à l’article 8.2.4.7, l’appareil
étant étalonné selon l’article 8.2.7.3 et l’angle d’incidence étant conforme aux données relatives à la
procédure du tableau 8.2. Après l’étalonnage et pendant l’examen, seul le réglage du niveau de
sensibilité de l’appareil, à l’aide de la commande de gain étalonné, est permis. Pour l’exploration
d’une soudure, la sensibilité doit être augmentée à partir du niveau de référence, conformément au
tableau 11.3 ou 12.5 (selon le cas), de la façon suivante :
a) Les soudures doivent être explorées à partir des deux côtés, sur la même face, lorsqu’il est possible
de le faire, selon le ou les modes d’exploration appropriés illustrés à la figure 8.9, afin de déceler des
réflecteurs longitudinaux et transversaux.
b) L’angle du palpeur doit être conforme au tableau 8.2 et sa dimension doit être conforme à
l’article 8.2.4.7 b).
c) Lorsqu’on décèle la présence d’un réflecteur sur un écran cathodique, la sensibilité doit être réglée
au moyen de la commande de gain de façon que la crête du signal vertical maximal rejoigne le niveau de
référence horizontal choisi sur l’écran. L’amplitude du signal doit être consignée, en décibels, dans le
rapport d’examen par ultrasons (voir la figure F2 de l’appendice F) sous la rubrique «Niveau de lecture a».
d) On obtient le facteur d’atténuation c qui figure dans le rapport d’examen (voir la figure F2 de
l’appendice F) en soustrayant 25 mm (1 po) de la distance du trajet du signal ultrasonore et en divisant le
reste par 12,7 (0,5).
e) Le facteur de lecture d, qui figure dans le rapport (voir la figure F2 de l’appendice F), est la différence
entre le niveau de référence b et le niveau de lecture après avoir corrigé le niveau de lecture par le facteur
d’atténuation :
(i) appareils avec gain en dB : d = a – b – c ;
(ii) appareils avec atténuation en dB : d = b – a – c.
f) La longueur d’un réflecteur inscrite dans le rapport d’examen sous la rubrique «Longueur du
réflecteur» doit être déterminée en localisant à chaque extrémité les points pour lesquels l’amplitude du
signal tombe de 6 dB et en mesurant la distance entre ces points, à partir du centre du palpeur.
g) Chaque réflecteur dans une soudure doit être accepté ou rejeté en se fondant sur son facteur de
lecture et sa longueur, conformément au tableau 11.3 pour les structures chargées statiquement ou au
tableau 12.5 pour les structures chargées cycliquement, selon le cas. Seuls les réflecteurs rejetables
doivent être consignés dans le rapport d’examen, sous la rubrique «Évaluation».

8.2.8.6
Chaque réflecteur rejetable doit être indiqué sur la soudure par une marque donnant sa localisation et sa
longueur. On doit noter le facteur de lecture du réflecteur et sa distance par rapport à la surface sur le
métal de base adjacent.

Février 2004 75
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8.2.8.7
Les soudures jugées inacceptables lors de l’examen par ultrasons doivent être réparées selon les méthodes
prescrites à l’article 5.10 de cette norme. Les soudures réparées doivent être soumises à un nouvel
examen par ultrasons et un rapport additionnel doit être préparé.

8.2.9 Préparation et disposition des rapports


8.2.9.1
Au moment de l’examen, l’opérateur doit remplir un formulaire identifiant clairement le travail et la zone
qui a fait l’objet de l’examen. Dans le cas des soudures jugées acceptables, l’identification de la soudure,
la signature de l’opérateur et une indication précisant que la soudure est acceptable suffisent. Un modèle
de ce formulaire est illustré à la figure F2 de l’appendice F.

8.2.9.2
Avant qu’une soudure soumise à un examen par ultrasons par l’entrepreneur au nom du propriétaire ne
soit acceptée, tous les rapports ayant trait à la soudure, y compris ceux qui indiquent une soudure de
qualité inacceptable avant la réparation, doivent être soumis à l’inspecteur.

8.2.9.3
Un jeu complet de rapports ayant trait aux soudures soumises à des examens par ultrasons par
l’entrepreneur au nom du propriétaire, y compris ceux qui indiquent une soudure de qualité inacceptable
avant la réparation, doit être remis au propriétaire à la fin des travaux. À partir du moment où
l’entrepreneur remet un jeu complet de rapports au propriétaire, ou si ce jeu n’est pas requis, à la fin de
l’année qui suit le parachèvement des travaux de l’entrepreneur, celui-ci n’est plus tenu de conserver les
rapports des examens par ultrasons.

8.2.10 Étalonnage de l’appareil d’examen par ultrasons à l’aide du bloc


IIS ou d’un autre bloc d’étalonnage approuvé (voir les figures 8.5 a), 8.5 b),
8.6 a) à 8.6 c) (ii), 8.7, 8.7 a) et 8.8)
8.2.10.1 Mode longitudinal
8.2.10.1.1 Étalonnage de l’échelle de mesure (distance)
8.2.10.1.1.1
La distance doit être étalonnée de la façon suivante (conversion arithmétique) :
a) Placer le palpeur dans la position G sur le bloc IIS, H sur le bloc ÉD ou M sur le bloc ÉDS.
b) Régler l’appareil de façon à obtenir des échos à 25, 50, 75, 100 mm (1, 2, 3, 4 po), etc. sur l’écran.

8.2.10.1.2 Amplitude
L’amplitude doit être étalonnée de la façon suivante :
a) Placer le palpeur dans la position G sur le bloc IIS, H sur le bloc ÉD ou M sur le bloc ÉDS.
b) Régler la commande de gain de façon que l’amplitude du premier écho de fond atteigne 50 à 75 %
de la hauteur de l’écran.

8.2.10.1.3 Pouvoir de résolution


Le pouvoir de résolution doit être vérifié de la façon suivante :
a) Placer le palpeur dans la position F sur le bloc IIS.
b) Observer le signal sur l’écran.
L’appareil doit permettre la résolution des trois distances.

8.2.10.2 Onde transversale


8.2.10.2.1 Point d’incidence du signal ultrasonore
Le point d’incidence du palpeur doit être localisé ou vérifié de la façon suivante :

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a) Placer le palpeur dans la position D sur le bloc IIS, J ou L sur le bloc ÉDS ou I sur le bloc ÉD.
b) Déplacer le palpeur selon un mouvement de va-et-vient jusqu’à ce que l’amplitude du signal
atteigne la valeur maximale. Le point sur le palpeur qui est aligné avec la ligne du bloc d’étalonnage
indique le point d’incidence du faisceau ultrasonore.

8.2.10.2.2 Angle de réfraction


L’angle de réfraction doit être vérifié ou déterminé de la façon suivante :
a) Placer le palpeur dans la position B sur le bloc IIS pour les angles de 40 à 60°.
b) Placer le palpeur dans la position C sur le bloc IIS pour les angles de 60 à 70°.
c) Placer le palpeur dans la position K sur le bloc ÉDS pour les angles de 45 à 70°.
d) Placer le palpeur dans la position N sur le bloc ÉS pour l’angle de 70°.
e) Placer le palpeur dans la position O sur le bloc ÉS pour les angles de 45°.
f) Placer le palpeur dans la position P sur le bloc ÉS pour les angles de 60°.
g) Déplacer le palpeur selon un mouvement de va-et-vient sur la ligne indiquant l’angle d’incidence du
palpeur jusqu’à ce que l’amplitude du signal atteigne la valeur maximale. Comparer ensuite le point
d’incidence du signal ultrasonore sur le palpeur au point de repère de l’angle sur le bloc d’étalonnage
(tolérance ± 2°).

8.2.10.3 Étalonnage de l’échelle de mesure (distance)


8.2.10.3.1 Bloc IIS
La distance doit être étalonnée de la façon suivante (conversion arithmétique) :
a) Placer le palpeur dans la position D sur le bloc IIS (quel que soit l’angle d’incidence). Régler l’appareil
de façon à obtenir des échos à 100 mm et à 200 mm (4 et 8 po) sur l’écran.
b) Placer le palpeur dans la position J ou L sur le bloc ÉDS (quel que soit l’angle d’incidence). Régler
l’appareil de manière à obtenir des échos à 25, 125 et à 225 mm (1, 5 et 9 po) sur l’écran dans la
position J ; ou encore régler l’appareil de manière à obtenir des échos à 75 mm et à 175 mm (3 et 7 po)
sur l’écran dans la position L.
c) Placer le palpeur dans la position I sur le bloc ÉD (quel que soit l’angle d’incidence). Régler l’appareil
de façon à obtenir des échos à 25, 50, 75, 100 mm (1, 2, 3, 4 po) etc., sur l’écran.

8.2.10.4 Étalonnage de l’amplitude


L’amplitude doit être étalonnée de la façon suivante :
a) Placer le palpeur dans la position A sur le bloc IIS (quel que soit l’angle d’incidence). Régler le signal
d’amplitude maximal obtenu à partir du trou de 1,5 mm (0,060 po) de manière à atteindre une ligne de
hauteur de référence horizontale.
b) Placer le palpeur dans la position L sur le bloc ÉDS (quel que soit l’angle d’incidence). Régler le signal
d’amplitude maximale obtenu à partir de l’entaille de 0,8 mm (1/32 po) de manière à atteindre une ligne
de hauteur de référence horizontale.
c) Placer le palpeur sur le bloc ÉS dans la position N pour un angle d’incidence de 70° ; O pour un
angle d’incidence de 45° ou P pour un angle d’incidence de 60°. Régler le signal d’amplitude maximal
obtenu à partir du trou de 1,6 mm (1/16 po) de manière à atteindre une ligne de hauteur de référence
horizontale.
d) Cette valeur d’amplitude est utilisée comme niveau de référence b sur le formulaire du rapport
d’examen (voir la figure F2 de l’appendice F).

8.2.10.5 Pouvoir de résolution


Le pouvoir de résolution doit être vérifié de la façon suivante :
a) Placer le palpeur sur le bloc d’étalonnage dans la position Q pour un angle d’incidence de 70°, R
pour un angle d’incidence de 60° ou S pour un angle d’incidence de 45°.
b) Observer le signal sur l’écran cathodique. L’équipement doit permettre la résolution des trois trous.

Février 2004 77
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8.2.10.6 Distance d’approche du palpeur


La distance d’approche du palpeur doit être vérifiée de la façon suivante :
a) Placer le palpeur dans la position A sur le bloc IIS, conformément à la figure 8.8.
b) Mesurer la distance X qui sépare l’extrémité de la semelle du palpeur du bord du bloc IIS :
(i) pour un palpeur d’angle à 70°, X minimum = 50 mm (2 po) ;
(ii) pour un palpeur d’angle à 60°, X minimum = 42 mm (1 5/8 po) ;
(iii) pour un palpeur d’angle à 45°, X minimum = 25 mm (1 po).

8.2.11 Mode d’exploration pour l’examen par ultrasons (voir la figure 8.9)
8.2.11.1
Afin de permettre la détection de réflecteurs longitudinaux, employer les mouvements d’exploration
suivants de façon à couvrir l’entière section de la soudure :
a) mouvement d’exploration A. Angle de rotation a = 10° ;
b) mouvement d’exploration B ;
c) mouvement d’exploration C. La distance de progression c doit être approximativement égale à la
moitié de la largeur du palpeur.
Note : Les mouvements A, B et C sont combinés pour ne former qu’un seul mode d’exploration.

8.2.11.2
Afin de permettre la détection de réflecteurs transversaux, utiliser les modes d’exploration suivants de
façon à couvrir l’entière section de la soudure :
a) le mode d’exploration D (lorsque les soudures sont arasées) ;
b) le mode d’exploration E (lorsque la surépaisseur de la soudure n’est pas arasée). L’angle
d’exploration e = 15° max.

8.2.11.3
Lors de l’examen des soudures électrogaz et verticales sous laitier (modes d’exploration supplémentaires),
utiliser le mode E de façon à couvrir l’entière section de la soudure. L’angle de rotation du palpeur e doit
se situer entre 45 et 60° (voir la figure 8.9).

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Tableau 8.1
Exigences relatives à l’indicateur de qualité
de l’image (I.Q.I.) de type à trous
(voir les articles 8.1.3.1 et 8.1.3.2)

Côté source Côté film2)


Gamme
Gamme d’épaisseurs1) d’épaisseurs1) Diamètre Diamètre
nominales du nominales du du trou du trou
matériau, mm matériau, (po) Désignation principal Désignation principal

Jusqu’à 6 Jusqu’à 0,25 10 4T 7 4T

Plus de 6 à 10 Plus de 0,25 à 0,375 12 4T 10 4T

Plus de 10 à 12 Plus de 0,375 à 0,50 15 4T 12 4T

Plus de 12 à 16 Plus de 0,50 à 0,625 15 4T 12 4T

Plus de 16 à 20 Plus de 0,625 à 0,75 17 4T 15 4T

Plus de 20 à 22 Plus de 0,75 à 0,875 20 4T 17 4T

Plus de 22 à 25 Plus de 0,875 à 1,00 20 4T 17 4T

Plus de 25 à 32 Plus de 1,00 à 1,25 25 4T 20 4T

Plus de 32 à 38 Plus de 1,25 à 1,50 30 2T 25 2T

Plus de 38 à 50 Plus de 1,50 à 2,00 35 2T 30 2T

Plus de 50 à 65 Plus de 2,00 à 2,50 40 2T 35 2T

Plus de 65 à 75 Plus de 2,50 à 3,00 45 2T 40 2T

Plus de 75 à 100 Plus de 3,00 à 4,00 50 2T 45 2T

Plus de 100 à 150 Plus de 4,00 à 6,00 60 2T 50 2T

Plus de 150 à 200 Plus de 6,00 à 8,00 80 2T 60 2T


Notes :
1) Épaisseur radiographique à simple paroi (structures tubulaires).
2) Applicables aux structures tubulaires.

Février 2004 79
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Tableau 8.1 a)
Exigences relatives à l’indicateur de qualité de
l’image (I.Q.I.) de type à fils
(voir les articles 8.1.3.1 et 8.1.3.2)

Gamme
Diamètre maximal du fil Diamètre maximal du fil
Gamme d’épaisseurs1) d’épaisseurs1)
côté source côté film2)
nominales du nominales du
matériau, mm matériau, (po) mm (po) mm (po)

Jusqu’à 6 Jusqu’à 0,25 0,25 0,01 0,20 0,008

Plus de 6 à 10 Plus de 0,25 à 0,375 0,33 0,013 0,25 0,01

Plus de 10 à 16 Plus de 0,375 à 0,625 0,41 0,016 0,33 0,013

Plus de 16 à 20 Plus de 0,625 à 0,75 0,51 0,02 0,41 0,016

Plus de 20 à 38 Plus de 0,75 à 1,50 0,63 0,025 0,51 0,02

Plus de 38 à 50 Plus de 1,50 à 2,00 0,81 0,032 0,63 0,025

Plus de 50 à 65 Plus de 2,00 à 2,50 1,02 0,04 0,81 0,032

Plus de 65 à 100 Plus de 2,50 à 4,00 1,27 0,05 1,02 0,04

Plus de 100 à 150 Plus de 4,00 à 6,00 1,6 0,063 1,27 0,05

Plus de 150 à 200 Plus de 6,00 à 8,00 2,54 0,1 1,6 0,063
Notes :
1) Épaisseur radiographique à simple paroi (structures tubulaires).
2) Applicables aux structures tubulaires.

80 Février 2004
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Tableau 8.2
Procédure
(voir l’article 8.2.8.5)
Procédure
Épaisseur du matériau, mm (po)
8,0 à 38,0 >38,0 à 45 >45 à 60 >60 à 90 > 90 à 110 >110 à 130 >130 à 160 >160 à 180 >180 à 200

Type de (5/16 (>1 1/2 (>1 3/4 (>2 1/2 (>3 1/2 (>4 1/2 (>5 (>6 1/2 (>7
soudure/ à 1 1/2) à 1 3/4) à 2 1/2) à 3 1/2) à 4 1/2) à 5) à 6 1/2) à 7) à 8)
d’assemblage * * * * * * * * *
Bout à bout 1 0 1 F 1G F 1G F 6 F 8 F 9 F 12 F 12 F
ou ou ou ou ou ou
4 5 7 10 11 13
En T 1 0 1 F 4 F 5 F 7 F 10 F 11 F 12 F — —
ou ou ou ou ou ou ou ou
XF XF XF XF XF XF 13 XF
En L 1 0 1 F 1G F 1G F 6 F 8 F 9 F 13 F — —
ou ou ou or ou ou ou ou ou ou ou ou ou
XF 4 XF 5 XF 7 XF 10 XF 11 XF 14 XF
Électrogaz ou 1 0 1 0 1G 1† 1G P1 6 P3 11 P3 11 P3 11 P3 11 P3
vertical sous ou ou ou ou ou ou ou ou
laitier 4 5 P3 7 15 15 15 15†

Face A Face A
Face A

Face C Face C

Face B
Face B Face B Examen avec deux palpeurs en tandem

Face A Surépaisseur de la soudure arasée

Quart supérieur 70˚

Moitié 70˚

Quart inférieur 60˚

À moins d’indication contraire, les examens doivent être effectués à partir de la face A et l’exploration doit s’effectuer à
partir des deux côtés de la soudure (sur la face A) lorsqu’il est possible de le faire. Les examens doivent être effectués dans la
zone du premier demi-pas, si possible, ou dans la zone du deuxième demi-pas seulement lorsque cela est rendu nécessaire
pour l’examen d’une zone de soudure inaccessible en raison d’une surface de soudure au contour non meulé. On ne doit
utiliser une distance maximale de trois demi-pas que si la largeur du cordon de soudure empêche l’exploration de certaines
parties de la soudure dans la zone du deuxième demi-pas.
Note : On doit suivre la procédure 1G, 6, 8, 9, 12, 14 ou 15 lors de l’examen de soudures arasées. Le meulage
peut avoir pour but de répondre aux exigences du contrat ou, à la discrétion de l’entrepreneur, d’assurer de
meilleures conditions pour l’exécution du travail. Les faces A des deux pièces assemblées doivent se trouver
dans le même plan.
*Requis uniquement lorsque l’amplitude du signal révèle une discontinuité dans la zone de fusion lors d’un
examen effectué à l’aide d’une procédure principale choisie dans la première colonne.
†Utiliser un étalonnage de distance entre 381 et 508 mm (15 et 20 po).
(à suivre)

Février 2004 81
W59-03 © Association canadienne de normalisation

Tableau 8.2 (fin)


Légende :
Face A — la face du matériau à partir de laquelle on effectue l’exploration initiale (pour les assemblages en T et
en L, se reporter aux croquis ci-dessus).
Face B — opposée à la face A (sur la même pièce).
Face C — la face opposée à la soudure sur l’élément transversal d’un assemblage en T ou en L.
F — évaluation additionnelle des réflecteurs de la zone de fusion à l’aide d’un palpeur d’angle (70, 60 ou 45°)
dont le faisceau ultrasonore sera le plus perpendiculaire possible à la zone de fusion.
G — araser la surface de la soudure.
O — non requis.
P — utiliser une technique d’examen avec deux palpeurs en tandem pour une évaluation supplémentaire de
la discontinuité dans la partie centrale de l’épaisseur du matériau seulement à l’aide de palpeurs équivalents
(d’angle d’incidence 45 ou 70°), placés du même côté de la soudure. (Il est préférable de maintenir les palpeurs
dans un montage afin de contrôler leur position, voir le croquis). On effectue normalement l’étalonnage
de l’amplitude pour la technique d’examen avec deux palpeurs en tandem en étalonnant un seul appareil.
Lorsqu’on utilise deux appareils pour l’examen, on devrait s’assurer que cet étalonnage ne change pas en raison
des caractéristiques des équipements.
X — vérifier à partir de la face C.

Procédures
Région de la soudure
Quart
Numéro de la supérieur, Quant inférieur,
procédure degrés Milieu, degrés degrés
1 70 70 70
2 60 60 60
3 45 45 45
4 60 70 70
5 45 70 70
6 70 G A 70 60
7 60 B 70 60
8 70 G A 60 60
9 70 G A 60 45
10 60 B 60 60
11 45 B 70* 45
12 70 G A 45 70 G B
13 45 B 45 45
14 70 G A 45 45
15 70 G A 70 A B 70 G B
*Utiliser un étalonnage de distance entre 381 et 508 mm (15 et 20 po).

82 Février 2004
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diamètre 4T
diamètre T
diamètre 2T

Numéro Les trous doivent


d’identification
X 26 mm
être circulaires,
exempts de bavure et
perpendiculaires à la
(1 po)
surface de l’I.Q.I.
X Ne pas chanfreiner
9,5
10 mm mm T
(3/8 po) (3/8 po)
19 mm Note : Les tolérances relatives à l’épaisseur
(3/4 po) de l’I.Q.I. et au diamètre du trou doivent
35 mm être égales à la plus petite des valeurs
(1 3/8 po)
57 mm suivantes : ± 10 % ou la moitié de la
(2 1/4 po) différence d’épaisseur entre deux tailles
d’I.Q.I. consécutives.
Dimensions des I.Q.I.
a) Épaisseur de 1,52 à 4,55 mm (0,060 à 0,179 po)

diamètre 4T
diamètre T
diamètre 2T

Numéro Les trous doivent


d’identification X 13 mm
être circulaires,
exempts de bavure et
(1/2 po) perpendiculaires à la
X surface de l’I.Q.I.
6,35 Ne pas chanfreiner
7 mm mm T
(1/4 po) (1/4 po)
11,1 mm Note : Les tolérances relatives à l’épaisseur
(7/16 po) de l’I.Q.I. et au diamètre du trou doivent
19,05 mm être égales à la plus petite des valeurs
(3/4 po) suivantes : ± 10 % ou la moitié de la
38 mm
(1 1/2 po) différence d’épaisseur entre deux tailles
d’I.Q.I. consécutives.

Dimensions des I.Q.I.


b) Épaisseur de 0,127 à 1,50 mm (0,005 à 0,059 po)

Figure 8.1
Dimensions des I.Q.I.
(voir l’article 8.1.3)

Février 2004 83
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Inséré entre deux


feuilles de plastique
vinylique transparent
de 0,76 mm (0,030 po)

6 fils espacés également

Pour les jeux A et B,


la distance minimale
entre l’axe des fils n’est
pas inférieure à 3 fois le
diamètre ni supérieure
à 5 mm (0,2 po) Jeux A et B
min. 25 mm (1 po)
Longueur :
Pour les jeux C et D, Jeux C et D
la distance minimale min. 50 mm (2 po)
entre l’axe des fils n’est
pas inférieure à 3 fois le
diamètre ni supérieure
à 19 mm (0,75 po)
≈ 5 mm (0,2 po)

Identification en plomb

Numéro de nuance du matériau Lettres d’identification du jeu

Diamètres de l’indicateur de qualité d’image (à fils)


Diamètre des fils, mm (po)

Jeu A Jeu B Jeu C Jeu D


0,08 (0,0032) 0,25 (0,010) 0,81 (0,032) 2,5 (0,10)
0,1 (0,004) 0,33 (0,013) 1,02 (0,040) 3,2 (0,125)
0,13 (0,005) 0,4 (0,016) 1,27 (0,050) 4,06 (0,160)
0,16 (0,0063) 0,51 (0,020) 1,6 (0,063) 5,1 (0,20)
0,2 (0,008) 0,64 (0,025) 2,03 (0,080) 6,4 (0,25)
0,25 (0,010) 0,81 (0,032) 2,5 (0,100) 8 (0,32)

Figure 8.1 a)
Indicateur de qualité d’image (dimensions des I.Q.I. à fils)
(voir l’article 8.1.3)

84 Février 2004
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Emplacements possibles
de l’I.Q.I. à fils
Numéro de l’entrepreneur,
identification de la soudure et po mm
du fabricant (emplacement 3/8 10
facultatif), voir l’article 8.1.3.7
3/4 19

3/8 po min. 10 255

t2
3/4 po min. (type)
I.Q.I. de type
I.Q.I. de type à trous ou à fils
t1 du côté source
à trous ou à fils
du côté source
t1 = t2
Le numéro d’identification du film en
plomb doit être placé directement sur les
numéros inscrits sur l’acier dans le but de 10 po et plus
permettre d’associer le film et la soudure
une fois le radiogramme terminé (voir
l’article 8.1.3.7)
Numéro de l’entrepreneur, Note : Il doit être permis de placer
identification de la soudure et du l’I.Q.I. côté source ailleurs dans le
fabricant (emplacement facultatif), cas de pièces tubulaires et autres
voir l’article 8.1.3.7 sous réserve de l’approbation de
l’ingénieur.

Figure 8.2
Identification du radiogramme et placement de
l’I.Q.I. sur des joints d’épaisseur approximativement
égale [10 po (255 mm) et plus de longueur]
(voir l’article 8.1.3)

Février 2004 85
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Note : Il doit être permis de placer


l’I.Q.I. côté source ailleurs dans le
cas de pièces tubulaires et autres
sous réserve de l’approbation de
l’ingénieur.

L’I.Q.I. de type à trous ou à fils du côté


Numéro de l’entrepreneur, source peut être placé n’importe où le
identification de la soudure et long du joint ainsi que de part et
du fabricant (emplacement d’autre du joint.
facultatif), voir l’article 8.1.3.7

3/8 po min.

t2
3/4 po min. (type)

t1 = t2 t1

Autre emplacement
possible de l’I.Q.I.
Le numéro d’identification du film en
plomb doit être placé directement sur les Moins de 10 po
numéros inscrits sur l’acier dans le but de
permettre d’associer le film et la soudure
une fois le radiogramme terminé (voir
l’article 8.1.3.7)
Numéro de l’entrepreneur, po mm
identification de la soudure et
du fabricant (emplacement 3/8 10
facultatif), voir l’article 8.1.3.7
3/4 19

10 255

Figure 8.2 a)
Identification du radiogramme et placement
de l’I.Q.I. sur des joints d’épaisseur approximativement
égale [moins de 10 po (255 mm) de longueur]
(voir l’article 8.1.3)

86 Février 2004
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Note : Il doit être permis de


placer l’I.Q.I. côté source
ailleurs dans le cas de pièces
tubulaires et autres sous
réserve de l’approbation de
l’ingénieur.

I.Q.I. de type à trous ou


Autre emplacement à fils du côté source
possible de l’I.Q.I.

3/8 po min. (type)

3/4 po min.
Numéro de l’entrepreneur,
identification de la soudure et
du fabricant (voir l’article
8.1.3.7)
Mesurer t2 au point
d’épaisseur maximale sous t2
l’I.Q.I. de type à trous ou
po mm
de type à fils placé sur la pente
3/8 10
Le numéro d’identification du film en plomb 10 po et plus
doit être placé directement sur les numéros t1 3/4 19
inscrits sur l’acier dans le but de permettre
10 255
d’associer le film et la soudure une fois le
radiogramme terminé (voir l’article 8.1.3.7)

Figure 8.3
Identification du radiogramme et placement
de l’I.Q.I. sur des joints de transition de
10 po (255 mm) de longueur et plus
(voir l’article 8.1.3)

Février 2004 87
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Note : Il doit être permis de placer


l’I.Q.I. côté source ailleurs dans le cas de
pièces tubulaires et autres sous réserve de
L’I.Q.I. de type à trous ou à fils du côté
l’approbation de l’ingénieur.
source peut être placé n’importe où le
long du joint

3/8 po min. (type)

3/4 po min.
Autre emplacement
Numéro de l’entrepreneur,
possible de l’I.Q.I.
identification de la
soudure et du fabricant
(voir l’article 8.1.3.7)
Mesurer t2 au point
d’épaisseur maximale sous t
2
l’I.Q.I. de type à trous ou de
type à fils placé sur la pente

Le numéro d’identification du film en plomb Moins de 10 po


doit être placé directement sur les numéros t1 po mm
inscrits sur l’acier dans le but de permettre
d’associer le film et la soudure une fois le 3/8 10
radiogramme terminé (voir l’article 8.1.3.7)
3/4 19

10 255

Figure 8.3 a)
Identification du radiogramme et placement
de l’I.Q.I. sur des joints de transition de moins
de 10 po (255 mm) de longueur
(voir l’article 8.1.3)

88 Février 2004
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Largeur

Hauteur

Figure 8.4
Convention permettant de déterminer
la dimension du cristal d’un palpeur
(voir l’article 8.2.4)

Février 2004 89
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2 9
3 µm
15 15
3 µm

Trou 1,5 diam.


55
100 91
50φ
3 R = 25
30

3 µm Type 1
35
165
300

Notes :
1) Il est permis d’utiliser d’autres blocs
d’étalonnage approuvés par l’IIS
présentant des dimensions ou des
entailles pour l’étalonnage de distance
légèrement différentes.
2) Les cotes sont en millimètres.

Type 2
23 6 µm

25

2 3 µm

300

R =100

200 100

Matériau : acier de nuance ASTM A 36 ou équivalente

Figure 8.5 a)
Bloc d’étalonnage d’examen par ultrasons (unités SI)
de l’Institut international de la soudure (IIS)
(voir les articles 8.2.4, 8.2.5, 8.2.7 et 8.2.10)

90 Février 2004
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0,080 0,400
125
0,600 0,600
125

Trou 0,060 diam.


2,200
4,000 3,600
2,000
0,125 R =1,000
1,200

125 Type 1
1,400
6,600
12,000

Notes :
1) Il est permis d’utiliser d’autres blocs
d’étalonnage approuvés par l’IIS
présentant des dimensions ou des
entailles pour l’étalonnage de distance
légèrement différentes.
2) Les cotes sont en millimètres.

Type 2
0,920 250

1,000

0,080 125

12,000

R = 4,000

8,000 4,000
Matériau : acier de nuance ASTM A 36 ou équivalente

Figure 8.5 b)
Bloc d’étalonnage d’examen par ultrasons (unités anglo-saxonnes)
de l’Institut international de la soudure (IIS)
(voir les articles 8.2.4, 8.2.5, 8.2.7 et 8.2.10)

Février 2004 91
W59-03 © Association canadienne de normalisation

25,0 100
12,5
6,3 6,3 25,0 25,0 25,0 25,0

R = 25,0
25,0
R = 50,0

50,0

Matériau : acier de nuance Les cotes sont en millimètres


ASTM A 36 ou équivalente État de surface : 3 µm
Tolérances dimensionnelles : ± 0,2

Type ÉD : bloc d’étalonnage de distance (unités SI)

1 4,000
0,500
0,250 0,250 1,000 1,000 1,000 1,000

R = 1,000
1,000
R = 2,000

2,000

Matériau : acier de nuance Les cotes sont en pouces


ASTM A 36 ou équivalente État de surface : 125 µ po
Tolérances dimensionnelles : ± 0,010

Type ÉD : bloc d’étalonnage de distance (unités anglo-saxonnes)

Figure 8.6 a)
Blocs d’étalonnage de distance
(voir les articles 8.2.7 et 8.2.10)

92 Février 2004
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42,1 32,0
38,9 30,7
36,3 29,5 32,0
b

9,6 1,60
18,2
22,8
13,25 1,60
4,50
b
33,4
Note : Les lignes indiquant le
35,1 point d’incidence du signal
37,0 ultrasonore et la valeur de l’angle
12,5 12,5 d’incidence doivent être gravées
50,80 sur la surface, comme il est
75,0 indiqué.

Matériau : acier de nuance ASTM A 36 Les cotes sont en millimètres


ou équivalente État de surface : b = 3 µm
Tolérances dimensionnelles : ± 0,125 autres = 6 µm

Type ÉS : bloc d’étalonnage de sensibilité (unités SI)

1,682 1,280
1,555 1,227
1,450 1,178 1,250
b

0,384 0,0625
0,728
0,905
0,521 0,0625
0,177
b
1,334
Note : Les lignes indiquant le
1,402 point d’incidence du signal
1,480 ultrasonore et la valeur de
0,500 0,500 l’angle d’incidence doivent être
2,000 gravées sur la surface, comme il
3,000 est indiqué.
Matériau : acier de nuance ASTM A 36 Les cotes sont en pouces
ou équivalente État de surface b = 3 µm
Tolérances dimensionnelles : ± 0,005 autres = 6 µm

Type ÉS : bloc d’étalonnage de sensibilité (unités anglo-saxonnes)

Figure 8.6 b)
Blocs d’étalonnage de sensibilité
(voir les articles 8.2.7 et 8.2.10)

Février 2004 93
W59-03 © Association canadienne de normalisation

76,20
66,70

58,60
52,30
47,10

35,80
33,00
30,50

25,40 20,40
12,30 12,30 19,00
25,40 17,80
b

R = 25,40
19,00

b 3,20
diam.
b
63,50 R = 6,40
R = 76,20
9,50
Matériau : nuance ASTM A 36
ou équivalente
Tolérances dimensionnelles : ± 0,125 b
Les cotes sont en millimètres
État de surface : b = 3 µm
0,80
autres = 6 µm

Type ÉDS : bloc d’étalonnage de distance et de sensibilité

Figure 8.6 c) (i)


Bloc d’étalonnage de distance et de sensibilité (unités SI)
(voir les articles 8.2.7 et 8.2.10)

94 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

3,000
2,625

2,308
2,061
1,856

1,410
1,299
1,200

1,000 0,804
0,484 0,484 0,750
1,000 0,699
b

R = 1,000
0,750

b 1/8
diam.
b
2,500 R = 0,250
R = 3,000
0,3
75
Matériau : nuance ASTM A 36
ou équivalente
Tolérances dimensionnelles : ± 0,005 b
Les cotes sont en pouces
État de surface : b = 3 µm
0,032
autres = 6 µm
Type ÉDS : bloc d’étalonnage de distance et de sensibilité

Figure 8.6 c) (ii)


Bloc d’étalonnage de distance et de sensibilité (unités anglo-saxonnes)
(voir les articles 8.2.7 et 8.2.10)

Février 2004 95
W59-03 © Association canadienne de normalisation

152
101
90,0
64,3
3 µm

22,2
26,1
29,9

34,1
38,1
42,1
50,0
53,9
57,8
76,2

3 µm
17,6
Notes : 18,6
19,6
Les cotes sont
en millimètres. 46,2
46,9
76,2 x 25,4 x 152 47,6
État de surface : 130,0
3 µm maximum sur 130,3
toutes les faces 130,7

Matériau : nuance ASTM A 36 ou équivalente


Trous de 1,6 mm de diamètre percés à 90˚ par rapport à la
surface.
Les lignes de repère doivent être gravées sur la surface,
comme il est illustré.
Les indications numériques doivent être marquées au
pochoir sur la surface, comme il est illustré.

Figure 8.7
Bloc d’essai du pouvoir de résolution (unités SI)
(voir les articles 8.2.4, 8.2.7 et 8.2.10)

96 Février 2004
© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

6,000
3,966
3,544

0,875
2,533
125

1,026
1,177

1,344
1,500
1,656
1,967
2,121
2,275
3,000

125
0,691
Notes : 0,731
0,771
Les cotes sont
en pouces. 1,819
1,846
3x1x6 1,873
État de surface : 5,117
125 µ pouce 5,131
maximum sur 5,145
toutes les faces
Matériau : nuance ASTM A 36 ou équivalente
Trous de 1/16 po de diamètre percés à 90˚ par rapport à la
surface.
Les lignes de repère doivent être gravées sur la surface,
comme il est illustré.
Les indications numériques doivent être marquées au
pochoir sur la surface, comme il est illustré.

Figure 8.7 a)
Bloc d’essai du pouvoir de résolution (unités anglo-saxonnes)
(voir les articles 8.2.4, 8.2.7 et 8.2.10)

Février 2004 97
W59-03 © Association canadienne de normalisation

X
A B

Q
C D

E F
R S

Bloc IIS Bloc de résolution

J K L H

N O
I
M
P

Bloc ÉDS Bloc ÉS Bloc ÉD

Figure 8.8
Positions types du palpeur
(voir les articles 8.2.7 et 8.2.10)

98 Février 2004
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Mode E

e e

Axe de la soudure
Mode D
c
a a

c
Mouvement A
Mouvement C

Mouvement B

Notes :
À l’exception de l’exploration D qui doit être effectuée directement dans
l’axe de la soudure, les modes d’exploration sont tous symétriques par
rapport à l’axe de la soudure.
Lorsqu’il est possible de le faire, on doit effectuer l’examen à partir des
deux côtés de la soudure.

Figure 8.9
Mode d’exploration pour l’examen par ultrasons
(voir les articles 8.2.8.4, 8.2.8.5 et 8.2.11)

Février 2004 99
W59-03 © Association canadienne de normalisation

9. Renforcement et réparation des structures existantes


9.1 Généralités
Sauf indication contraire dans le chapitre 9, les dispositions de cette norme relatives à des nouvelles
structures soudées visent également le renforcement et la réparation de structures existantes. L’ingénieur
doit préparer un plan complet du travail à effectuer. Ce plan doit viser, sans toutefois s’y limiter, le calcul,
l’exécution des travaux, l’inspection et la documentation.

9.2 Matériaux
9.2.1
On doit déterminer les types de métal de base concernés et établir qu’ils conviennent au soudage avant
de préparer les dessins et les cahiers des charges visant le renforcement ou la réparation.

9.2.2
Lorsqu’on doit assembler des métaux de base différents, on doit porter une attention spéciale aux choix
du métal d’apport et du mode opératoire de soudage.

9.3 Calcul
9.3.1
Avant de procéder au calcul de la réparation ou du renforcement d’une structure existante, on devrait
déterminer les points suivants :
a) le type de dommage ou de défaillance dans une pièce ou un raccordement à réparer ou à
remplacer, ainsi que l’importance de ce dommage ou de cette défaillance ;
b) si les réparations doivent consister uniquement à restaurer les éléments attaqués par la corrosion ou
autrement endommagés ou encore à remplacer les éléments entiers.

9.3.2 Étude des contraintes


On doit procéder à une étude des contraintes qui sollicitent les endroits où un renforcement a été
pratiqué. C’est à l’ingénieur qu’il incombe de décider si une étude des contraintes attribuables aux
réparations est nécessaire. On doit établir les niveaux de contraintes pour toutes les charges permanentes
et pour toutes les surcharges sur place. On doit tenir compte de l’accumulation des dommages que
peuvent avoir subi les éléments par le passé. On doit tenir compte des contraintes de fatigue auxquelles
les éléments ont été soumis par le passé et de toute charge cyclique ou répétitive prévue.

9.3.3
L’ingénieur doit déterminer dans quelle mesure un élément peut supporter la contrainte qui lui sera
imposée au cours du chauffage, du soudage ou de l’oxycoupage, en tenant compte de la température
qu’atteindra la section de l’élément en raison de l’opération exécutée.

9.3.4
Si la charge imposée sur l’élément n’est pas retirée au moment d’exécuter le renforcement, par étayage
ou autrement, les contraintes dues aux charges existantes et futures doivent être calculées et on doit en
tenir compte dans le calcul de l’élément renforcé.

9.3.5 Raccordements existants


Les raccordements existants dans des structures qui doivent être renforcées doivent être évalués quant à
l’exactitude du calcul et renforcés au besoin. L’exactitude du calcul pour une réparation donnée doit être
établie par l’ingénieur. Si des raccordements existants sont rivetés ou boulonnés à l’aide de boulons à
haute résistance, ils peuvent servir à supporter les efforts résultant des charges permanentes existantes et
les soudures doivent être dimensionnées pour supporter toute autre charge additionnelle. Si des rivets ou
des boulons sont soumis à des charges permanentes uniquement ou à des charges cycliques, on doit
ajouter une quantité suffisante de métal de base et de soudure pour supporter la charge totale.

100 Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

9.4 Exécution des travaux


9.4.1
Les surfaces d’un vieux matériau sur lesquelles on doit exécuter des soudures doivent être complètement
débarrassées des corps étrangers, y compris toute couche de peinture, dans la région adjacente à la
soudure.

9.4.2
Le métal de base ne doit être enlevé que si l’ingénieur l’exige.

9.4.3
Si l’épaisseur du métal de base est insuffisante pour permettre une soudure des dimensions requises ou
ayant la résistance requise, on doit, à la discrétion de l’ingénieur :
a) ajouter du métal fondu pour obtenir l’épaisseur requise ;
b) enlever du métal jusqu’à ce que l’épaisseur soit adéquate ;
c) ajouter du métal de base comme renforcement ; ou
d) enlever le métal de base et le remplacer par du métal de base d’une épaisseur ou d’une résistance
suffisante.

9.4.4 Redressement thermique


Si on utilise des méthodes thermiques pour redresser ou courber, l’application de chaleur doit être
conforme à l’article 5.15.

9.4.5 Séquences de soudage


Lorsqu’on redresse ou répare des éléments par ajout de métal de base ou de métal fondu, ou les deux,
le soudage et l’enchaînement des soudures doivent dans la mesure du possible, permettre d’obtenir un
apport thermique équilibré à l’axe neutre afin de réduire au minimum la déformation et les contraintes
résiduelles.

9.5 Amélioration de la durée de vie en fatigue


9.5.1 Méthodes
Les méthodes suivantes de reconditionnement des soudures critiques doivent être permises lorsque les
modes opératoires écrits ont été approuvées par l’ingénieur (voir l’article R3 à l’appendice R) :
a) meulage du raccordement : reformage des raccordements de soudure par meulage à l’aide d’une
fraise ou d’une meuleuse-crayon ;
b) martelage : grenaillage de précontrainte de la surface de la soudure ou martelage des raccordements
de soudure ;
c) dressage TIG : reformage du raccordement de soudure par refusion au moyen du procédé GTAW
(sans métal d’apport) ;
d) meulage du raccordement et martelage : quand ces méthodes sont utilisés conjointement, leurs
avantages sont cumulatifs.

9.5.2 Augmentation de la gamme des contraintes


L’ingénieur doit établir l’augmentation appropriée de la gamme de contraintes admissible.

9.6 Qualité
9.6.1 Inspection visuelle
Tous les éléments et toutes les soudures touchés par le travail doivent faire l’objet d’un examen visuel
mené conformément au plan de l’ingénieur.

Février 2004 101


W59-03 © Association canadienne de normalisation

9.6.2 Examens non destructifs


La méthode, l’importance et les critères d’acceptation des examens non destructifs doivent être spécifiés
dans les documents contractuels.

10. Détails et exigences relatives au mode opératoire de


soudage des joints préqualifiés
10.1 Généralités
10.1.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées
Une soudure sur préparation à pénétration complète est une soudure exécutée des deux côtés ou d’un
côté sur un support envers et dans laquelle la fusion s’effectue sur toute l’épaisseur du joint.
Il est essentiel pour la préqualification que les joints soudés des deux côtés par les procédés de soudage
à l’arc avec électrode enrobée, soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique, soudage à l’arc avec
fil fourré et soudage à l’arc sous gaz avec fil plein subissent un gougeage à l’envers jusqu’au métal sain*
avant le soudage de l’autre côté. Cependant, cette mesure ne s’applique pas lorsqu’il est dit clairement
que le gougeage à l’envers n’est pas obligatoire (voir les figures 10.1 et 10.5).
Toutefois, il est essentiel pour la préqualification que les joints soudés par le procédé de soudage à l’arc
submergé subissent un gougeage à l’envers uniquement :
a) lorsque l’écartement à la racine est supérieur à zéro ;
b) lorsque l’écartement à la racine est égal à zéro mais que les faces du méplat ne sont pas définies ou
sont supérieures aux valeurs maximales de la figure 10.3.
*Voir l’article 5.1.4 pour le détail des préparations.

10.1.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées


Une soudure sur préparation à pénétration partielle est une soudure dans laquelle la fusion ne s’effectue
pas sur toute l’épaisseur du joint. Ces joints préqualifiés sur préparation à pénétration partielle doivent
aussi comprendre :
a) les joints soudés d’un côté sans support envers en acier ;
b) les joints soudés des deux côtés sans gougeage à l’envers, sauf indication contraire pour le joint
M1-3 (procédé SMAW), figure 10.1, et le joint F1-3 (procédés FCAW et MCAW) figure 10.5 ; ou
c) les joints soudés par le procédé SAW dans lesquels un gougeage en U à l’envers n’atteint pas le
métal sain de la soudure à l’endroit (voir l’article 4.1.3.1.2).

10.1.3 Exigences relatives à la préqualification des joints


Note : La préqualification des joints sur préparation à bords tombés ne s’applique pas à la fabrication des
poutres en acier à treillis.

10.1.3.1
Les soudures sur préparation à pénétration complète conformes aux articles suivants sont considérées
comme préqualifiées :
a) article 10.2.1 pour le soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW) ;
b) article 10.3.1 pour le soudage à l’arc submergé (procédé SAW) ;
c) article 10.4.1 pour le soudage à l’arc avec fil fourré (procédé FCAW) et le soudage à l’arc avec fil
fourré de poudre métallique (procédé MCAW) ;
d) article 10.5.1 pour le soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (GMAW-SP)
et effectuées conformément aux articles suivants :
e) articles 5.2.2, 5.5.2 et 10.2.3 pour le procédé SMAW ;
f) articles 5.2.3 et 5.5.3 pour le procédé SAW ;
g) articles 5.2.4, 5.5.4 et 10.4.3 pour les procédés FCAW et MCAW ;
h) articles 5.2.4, 5.5.4 et 10.5.3 pour le procédé GMAW ;
i) articles 5.1.4, 5.5.1.6, 5.7 et 5.13 pour tous les procédés de soudage.

102 Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

10.1.3.2
Les soudures sur préparation à pénétration partielle conformes aux articles suivants sont considérées
comme préqualifiées :
a) article 10.2.2 pour le soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW) ;
b) article 10.3.2 pour le soudage à l’arc submergé (procédé SAW) ;
c) article 10.4.2 pour le soudage à l’arc avec fil fourré (procédé FCAW) et le soudage à l’arc avec fil
fourré de poudre métallique (procédé MCAW) ;
d) article 10.5.2 1 pour le soudage à l’arc sous gaz avec fil plein (GMAW-SP) et effectuées
conformément aux articles suivants :
e) articles 5.2.2, 5.5.2 et 10.2.3 pour le procédé SMAW ;
f) articles 5.2.3 et 5.5.3 pour le procédé SAW ;
g) articles 5.2.4, 5.5.4 et 10.4.3 pour les procédés FCAW et MCAW ;
h) articles 5.2.4, 5.5.4 et 10.5.3 pour le procédé GMAW ;
i) articles 5.1.4, 5.5.1.6, 5.7 et 5.13 pour tous les procédés de soudage.

10.1.3.3
Les soudures d’angle conformes à l’article 5.5.3, 10.2.3, 10.4.3 ou 10.5.3 sont considérées comme
préqualifiées.

10.1.3.4
En dépit des articles 10.1.3.1, 10.1.3.2 et 10.1.3.3, l’ingénieur peut exiger un essai s’il existe un doute
quant à la technique de soudage adoptée par l’entrepreneur.

10.1.4 Désignations des soudures et des assemblages*


Les soudures et les assemblages doivent être désignés comme suit :
a) Symboles désignant les types d’assemblages
(i) B — assemblage bout à bout ;
(ii) C — assemblage en L ;
(iii) T — assemblage en T ;
(iv) BC — assemblage bout à bout ou en L ;
(v) TC — assemblage en T ou en L ;
(vi) BTC — assemblage bout à bout, en T ou en L ;
b) Symboles désignant l’épaisseur du métal de base au droit du joint et la pénétration
(i) L — épaisseur limitée — pénétration complète ;
(ii) U — épaisseur illimitée — pénétration complète ;
(iii) P — pénétration partielle ;
c) Symboles désignant les préparations
(i) 1 — préparation à bords droits ;
(ii) 2 — préparation en V ;
(iii) 3 — préparation en V double ;
(iv) 4 — préparation en demi-V ;
(v) 5 — préparation en demi-V double ;
(vi) 6 — préparation en U ;
(vii) 7 — préparation en U double ;
(viii) 8 — préparation en J ;
(ix) 9 — préparation en J double ;
(x) 10 — préparation à bords tombés ;
(xi) 11 — préparation à bords tombés (écartement à la racine) ;
(xii) 12 — soudure d’angle sur préparation à bords tombés ;
d) Symboles désignant les procédés de soudage autres qu’à l’arc avec électrode enrobée
(i) S — soudage à l’arc submergé ;
(ii) FC — soudage à l’arc avec fil fourré et soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique ;
(iii) G — soudage à l’arc sous gaz avec fil plein.

Février 2004 103


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*Pour faciliter l’identification des joints préqualifiés, le système de référence suivant a été adopté :
XY-ZP


X = M pour le procédé SMAW
F pour les procédés FCAW et MCAW
G pour le procédé GMAW
S pour le procédé SAW
Y le chiffre désignant les types de préparations de base, conformément à l’article 10.1.4
Z le chiffre désignant une variante d’un type de préparation
P soudures à pénétration partielle
Exemple : S5-3 signifie procédé SAW, préparation en demi-V double, variante n° 3.

10.2 Soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW)


10.2.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées
réalisées par soudage à l’arc avec électrode enrobée
10.2.1.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.1
sont assujettis aux articles 5.5.1 et 10.2.1.2.

10.2.1.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.1, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’épaisseur limite du matériau désigné par Tmax constitue l’épaisseur préqualifiée maximale à ne pas
dépasser.
b) La tolérance inférieure d’exécution des travaux ne s’applique pas à l’écartement à la racine désigné
par Gmin. Cet écartement ne doit pas dépasser par plus de 2 mm (1/16 po) les dimensions prescrites.
c) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
d) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U est la dimension minimale requise. Les préparations en U
peuvent être effectuées avant ou après l’ajustement.
e) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale.

10.2.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées


réalisées par soudage à l’arc avec électrode enrobée
10.2.2.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.2
sont assujettis à l’article 10.2.2.2.

10.2.2.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.2, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
b) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U est la dimension minimale requise. Les préparations en U
peuvent être effectuées avant ou après l’ajustement.
c) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale.

10.2.2.3
Le profil des préparations et l’épaisseur de la gorge efficace des soudures à pénétration partielle simples
ou doubles doivent être conformes à la figure 10.2. La profondeur minimale de chanfrein doit être
conforme aux valeurs du tableau 4.3.

104 Février 2004


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10.2.3 Modes opératoires de soudage à l’arc avec électrode enrobée


10.2.3.1
Le diamètre maximal de l’électrode, l’épaisseur maximale des couches et la dimension maximale des
soudures d’angle en une seule passe doivent être conformes au tableau 10.1.

10.2.3.2
Le soudage en position verticale doit être effectué en montant, sauf :
a) lorsqu’on utilise des électrodes conçues spécifiquement pour le soudage vertical en descendant
(E4948) ;
b) lorsque les passes à la racine doivent subir un gougeage à l’envers ;
c) lorsqu’on remplit des caniveaux, à condition toutefois que la température de préchauffage soit
conforme aux valeurs du tableau 5.3, sans être inférieure à 10 °C (50 °F).

10.3 Soudage à l’arc submergé


10.3.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées
réalisées par soudage à l’arc submergé
10.3.1.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.3
sont assujettis à l’article 10.3.1.2.

10.3.1.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.3, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’épaisseur limite du matériau désigné par Tmax constitue l’épaisseur préqualifiée maximale à ne pas
dépasser.
b) La tolérance supérieure d’exécution des travaux ne s’applique pas à la face du méplat désignée par
Rf maximum.
c) L’écartement à la racine d’un joint doit être égal à zéro lorsqu’il est spécifié.
d) La tolérance inférieure d’exécution des travaux ne s’applique pas à l’écartement à la racine désigné
par Gmin. Cet écartement ne doit pas dépasser les dimensions prescrites par plus de 2 mm (1/16 po).
e) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
f) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U est la dimension minimale requise. Les préparations
en U peuvent être effectuées avant ou après l’ajustement.
g) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale.

10.3.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées


réalisées par soudage à l’arc submergé
10.3.2.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.4
sont assujettis aux articles 10.3.2.2 et 10.3.2.3.

10.3.2.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.4, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’écartement à la racine d’un joint doit être égal à zéro.
b) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
c) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U peut être effectué avant ou après l’ajustement.
d) Si le méplat est inférieur à 6 mm (1/4 po), on doit effectuer au moins une passe du côté envers pour
empêcher la pleine pénétration de la soudure.

Février 2004 105


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e) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale, sous réserve des restrictions
de l’article 10.3.2.3.

10.3.2.3
Le profil des préparations et la gorge efficace des soudures à pénétration partielle simples ou doubles
doivent être conformes à la figure 10.4. La profondeur minimale de chanfrein doit être conforme aux
valeurs du tableau 4.3.

10.4 Soudage à l’arc avec fil fourré et soudage à l’arc avec fil fourré de
poudre métallique (procédés FCAW et MCAW)
10.4.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées
réalisées par soudage à l’arc avec fil fourré et soudage à l’arc avec fil
fourré de poudre métallique
10.4.1.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.5
sont assujettis à l’article 10.4.1.2.

10.4.1.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.5, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’épaisseur limite du matériau désigné par Tmax constitue l’épaisseur préqualifiée maximale à ne pas
dépasser.
b) La tolérance inférieure d’exécution des travaux ne s’applique pas à l’écartement à la racine désigné
par Gmin. Cet écartement ne doit pas dépasser les dimensions prescrites par plus de 2 mm (1/16 po).
c) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
d) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U est la dimension minimale requise. Les préparations en
U peuvent être effectuées avant ou après l’ajustement.
e) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale.

10.4.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées


réalisées par soudage à l’arc avec fil fourré et soudage à l’arc avec fil
fourré de poudre métallique
10.4.2.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.6
sont assujettis à l’article 10.4.2.2.

10.4.2.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.6, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
b) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U est la dimension minimale requise. Les préparations
en U peuvent être effectuées avant ou après l’ajustement.
c) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale.

10.4.2.3
Les profils des préparations et la gorge efficace des soudures à pénétration partielle simples ou doubles
doivent être conformes à la figure 10.6. La profondeur minimale de chanfrein doit être conforme au
tableau 4.3.

106 Février 2004


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10.4.3 Modes opératoires de soudage à l’arc avec fil fourré et de


soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique avec électrode
unique
10.4.3.1
La dimension maximale d’une soudure d’angle en une seule passe doit être :
a) de 12 mm (1/2 po) lorsqu’elle est effectuée en positon à plat ;
b) de 10 mm (3/8 po) lorsqu’elle est effectuée en positon horizontale.

10.4.3.2
Le diamètre maximal de l’électrode doit être de 4 mm (5/32 po).

10.4.3.3
L’épaisseur des couches de métal fondu, à l’exception des couches à la racine et en surface, ne doit pas
être supérieure à 6 mm (1/4 po). Lorsque l’écartement à la racine d’une soudure sur préparation est égal
ou supérieur à 12 mm (1/2 po), on doit utiliser une technique de soudage à couches multipasses, à
l’exception des couches de revêtement. On doit également utiliser cette technique pour toutes les
soudures multipasses lorsque la largeur de la couche est supérieure à 16 mm (5/8 po).

10.4.3.4
En ce qui a trait au soudage à l’arc avec fil fourré de poudre métallique, le mode de transfert de métal
dans l’arc doit être la pulvérisation exception faite de la passe à la racine lorsqu’on enlève le métal
jusqu’au métal sain en vue du soudage de l’autre côté.

10.5 Soudage à l’arc sous gaz avec fil plein : transfert en pluie
(GMAW-SP)
10.5.1 Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées
réalisées par soudage à l’arc sous gaz avec fil plein
10.5.1.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.7
sont assujettis à l’article 10.5.1.2.

10.5.1.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.7, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’épaisseur limite du matériau désigné par Tmax constitue l’épaisseur préqualifiée maximale à ne pas
dépasser.
b) La tolérance inférieure d’exécution des travaux ne s’applique pas à l’écartement à la racine désigné
par Gmin. Cet écartement ne doit pas dépasser les dimensions prescrites par plus de 2 mm (1/16 po).
c) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
d) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U est la dimension minimale requise. Les préparations
en U peuvent être effectuées avant ou après l’ajustement.
e) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale.

10.5.2 Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées


réalisées par soudage à l’arc sous gaz avec fil plein
10.5.2.1
Les joints sur assemblages bout à bout, en T et en L sans qualification du soudage illustrés à la figure 10.8
sont assujettis à l’article 10.5.2.2.

Février 2004 107


W59-03 © Association canadienne de normalisation

10.5.2.2
Les dimensions des soudures sur préparation spécifiées sur les dessins de conception ou les dessins de
détails peuvent être différentes de celles illustrées à la figure 10.8, en respectant toutefois les limites
suivantes :
a) L’angle d’ouverture illustré représente le minimum requis.
b) Le rayon en fond de chanfrein en J et en U est la dimension minimale requise. Les préparations en U
peuvent être effectuées avant ou après l’ajustement.
c) La profondeur de chanfrein des préparations doubles peut être inégale.

10.5.2.3
Les profils des préparations et la gorge efficace des soudures à pénétration partielle simples ou doubles
doivent être conformes à la figure 10.8. La profondeur minimale de chanfrein doit être conforme au
tableau 4.3.

10.5.3 Modes opératoires de soudage à l’arc sous gaz avec fil plein avec
électrode unique
10.5.3.1
La dimension maximale d’une soudure d’angle en une seule passe effectuée en positon à plat ou en
positon horizontale doit être :
a) de 6 mm (1/4 po) lorsque l’électrode mesure 0,9 mm (0,035 po) de diamètre ;
b) de 8 mm (5/16 po) lorsque l’électrode mesure 1,1/1,2 mm (0,045 po) de diamètre ;
c) de 10 mm (3/8 po) lorsque l’électrode mesure :
(i) 1,3/1,4 mm (0,052 po) de diamètre ;
(ii) 1,6 mm (0,063 po) de diamètre.

10.5.3.2
Le diamètre minimal de l’électrode doit être de :
a) 0,9 mm (0,035 po) s’il s’agit de soudures d’angle ;
b) 0,9 mm (0,035 po) s’il s’agit de soudures sur préparation lorsque l’épaisseur du métal de base
n’excède pas 12 mm (1/2 po) ;
c) 1,1 mm (0,045 po) s’il s’agit de soudures sur préparation lorsque l’épaisseur du métal de base
n’excède pas 25 mm (1 po) ;
d) 1,3 mm (0,052 po) s’il s’agit de soudures sur préparation lorsque l’épaisseur du métal de base
excède 25 mm (1 po).

10.5.3.3
La section d’une passe ne doit pas excéder une section équivalente à la soudure d’angle de dimension
maximale pour chaque grosseur d’électrodes définie à l’article 10.5.3.1.
Note : Les soudures sur préparation à une seule passe et multipasses sont normalement réalisées selon une
technique de déposition d’un cordon droit en avançant.

10.5.3.4
Le mode de transfert du métal dans l’arc doit être la pulvérisation exception faite de la passe à la racine
lorsqu’on enlève le métal jusqu’au métal sain en vue du soudage de l’autre côté.

108 Février 2004


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Tableau 10.1
Exigences maximales pour les joints préqualifiés effectués par
soudage à l’arc avec électrode enrobée (procédé SMAW)
(voir les articles 10.2.1 et 10.2.3.1)

Diamètre maximal de l’électrode 4 mm Toutes les passes des soudures d’angle et des soudures sur
(5/32 po) préparation à la verticale
5 mm Toutes les passes des soudures d’angle et des soudures sur
(3/16 po) préparation au plafond
Toutes les passes des soudures sur préparation à l’horizontale
Les passes à la racine des préparations avec support envers
lorsque l’écartement à la racine est inférieur à 6 mm (1/4 po)
en position à plat
Les passes à la racine des préparations sans support envers en
position à plat
6 mm Toutes les passes des soudures d’angle à l’horizontale
(1/4 po)
Les passes à la racine des soudures d’angle en position à plat
Les passes à la racine des préparations avec support envers
lorsque l’écartement à la racine est supérieur à 6 mm
(1/4 po) en position à plat
8 mm Toutes les passes qui suivent les passes à la racine des
(5/16 po) soudures d’angle et des soudures sur préparation en position
à plat
Épaisseur maximale des couches 6 mm Pour les passes à la racine des soudures sur préparation, la
(1/4 po) dimension minimale étant suffisante pour empêcher la
fissuration
5 mm Pour les couches subséquentes de soudures exécutées dans
(3/16 po) n’importe quelle position
Dimension maximale des 10 mm En position à plat
soudures d’angle en une seule (3/8 po)
passe
8 mm En position à l’horizontale ou au plafond
(5/16 po)
12 mm En position à la verticale
(1/2 po)

Février 2004 109


S
As ou
se du
m r 1 – Préparation à bords droits 2 – Préparation en V 4 – Préparation en demi-V
bl es

110
ag
W59-03

es

M1-1 M2-1 GTSM M4-1 (i) GTSM


S (i) S S
Soudage en position G G
(T) Pl, V, P seulement 45° 45°
ou
G ou
45° 0-15°
45° (ii) GTSM
Bout à GTSM S
S G G
bout T (ii) 45°
45°
(B) S S
T T
RF
G≥T RF
G Gorge efficace = T Gorge efficace = T
T ≤ 10 mm (3/8 po) RF ≥ 2 mm (1/16 po)
G RF ≥ 2 mm (1/16 po)
G ≤ 3 mm (1/8 po) G G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-L1a B-U2a B-U4a

M1-2 M2-2 S M4-2 θ S


GTSM θ 0°-15°
T(T) G T(T)
G G
θ θ
T T
T
Bout à
bout
(B) θ G Positions G
G G PI, P
20° 12 mm (1/2 po) seulement *min. 6 mm (1/4 po) pour la θ G Positions
G = T/2 Gorge efficace = T 30° 10 mm (3/8 po) PI, P position V (c.-à-d. la tolérance PI, P
seulement 20° 12 mm (1/2 po) seulement
G ≤ 5 mm (3/16 po) 6 mm (1/4 po) < T ≤ 12 mm (1/2 po) d’exécution n’est pas
45° 6 mm (1/4 po) PI, V, P 30° 10 mm (3/8 po) PI, P
Pour T ≤ 6 mm (1/4 po) utiliser M1-3 (B-L1c) appliquée) seulement
B-L1b B-U2b 60° 5 mm (3/16 po) PI, V, P B-U4b 45° 6 mm (1/4 po)* Toutes

M1-3 M2-3 GTSM M4-3 GTSM


Bout à (i) S 45° (i) S
Soudage en position G G
bout G Pl, V, P seulement 45° 45°
ou ou
(B) 45° S
T T (ii) GTSM
En T GTSM S
S (ii) S RF G
(T) G 45°
T 45°
G RF
45°−90°
Gorge efficace = T Gorge efficace = T
En L TMAX Positions
G ≥ T/2 Gorge efficace = T RF ≥ 2 mm (1/16 po)
(C) G G ≤ 3 mm (1/8 po)
GTSM n’est pas obligatoire 5 mm (3/16 po) Toutes RF ≥ 2 mm (1/16 po)
6 mm (1/4 po) Pl, V seulement G G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-L1c C-U2a TC-U4a

Voir les notes dans le coin inférieur gauche de la page suivante.


Figure 10.1
Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc (à suivre)
avec électrode enrobée (procédé SMAW)
(voir les articles 10.1 et 10.2.1)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
S
As ou
se du 2 – Préparation en V (suite) 4 – Préparation en demi-V (suite)
m r 1 – Préparation à bords droits (suite)
bl es 5 – Préparation en demi-V double
ag 3 – Préparation en V double
es

Février 2004
M1-4 S M2-4 S M4-4
(T) θ T(T) T(T)
G G
G θ θ θ
G
En T *min. 6 mm (1/4 po) pour
T Gorge efficace = T la position V (c.-à-d. la
(T)
T tolérance d’exécution n’est
T
pas appliquée)
Gorge efficace = T
En L θ G Positions
Gorge efficace = T 45°−90° θ G Positions
(C) 20° 12 mm (1/2 po) Pl, P seulement
G≥T G 20° 12 mm (1/2 po) Pl, P seulement
30° 10 mm (3/8 po) Pl, P seulement
T ≤ 6 mm (1/4 po) G 30° 10 mm (3/8 po) Pl, P seulement
45° 6 mm (1/4 po) Pl, V, P
C-L1a C-U2b 60° 5 mm (3/16 po) Pl, V, P TC-U4b 45° 6 mm (1/4 po)* Toutes
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S2
θ 45°
M1-5 M3-1 θ S GTSM M5-1 S2
GTSM S1 GTSM
Bout G 45° S1
G θ G
à bout S1 0-15° 45°
(B) RF T
S2
S2 Gorge efficace = T
En T T RF ≤ 3 mm (1/8 po) RF T
(T)
G
θ θ G Positions S1
Gorge efficace = T Entretoise :
20° 12 mm (1/2 po) Pl, P seulement
En L T ≤ 12 mm (1/2 po) G x 3 mm (1/8 po) ou plus G
0-15° Gorge efficace = T
G = T/2 ou une barre ronde ayant 30° 10 mm (3/8 po) Pl, P seulement
(C) G 45° 6 mm (1/4 po) Pl, V, P 45° RF ≥ 2 mm (1/16 po)
G ≤ 5 mm (3/16 po) un diamètre = G
TC-L1b G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-U3a 60° 5 mm (3/16 po) Pl, V, P B-U5a

45° 45°
Notes : M3-2 Soudage en position S2 M5-2 S2
Bout PI, V, P seulement GTSM GTSM
1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est suivi de 45° S1
GTSM, le gougeage au métal sain avant l’exécution du soudage
S1 G G
à bout 45°
sur l’autre côté est obligatoire. Voir la définition à l’article 5.1.4. 45° 45°
(B)
2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est S1
En T pratique ou nécessaire de le faire. S1
3) Voir les articles 10.2.1 et 10.2.3. RF T
(T) 4) Dans le cas des joints comportant des barres ou entretoises de RF T S2
support envers, le S du symbole de soudage signifie que le métal
utilisé est conforme à l’article 5.5.1.1. S2
En L G
Gorge efficace = T Gorge efficace = T
(C) G 45°
60°−90° RF ≥ 2 mm (1/16 po)
45° RF ≥ 2 mm (1/16 po)
G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-U3b G ≤ 3 mm (1/8 po) TC-U5a

(à suivre)
Figure 10.1 (suite)
Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc avec
électrode enrobée (procédé SMAW)

111
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
S
As ou
se du 6 – Préparation en U 9 – Préparation en J double
m 8 – Préparation en J
bl res

112
ag 7 – Préparation en U double 10 – Préparation en demi-V à bord tombé
W59-03

es
θ
M6-1 (i) GTSM M8-1 (i) GTSM M9-1
θ S S G
θ
G θ G 0°−15° S2
θ ou θ GTSM
ou 0°−15° S1
R
R S S1 G
GTSM
T GTSM S θ
Bout S
R S (ii) RF T
(ii) G
à bout RF G T θ
(B) θ S2
R
RF
G
θ Positions 0°−15° G
Gorge efficace = T Gorge efficace = T Positions θ Positions
20° Pl, P seulement G θ θ
Gorge efficace = T
RF ≥ 2 mm (1/16 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
20° Pl, P seulement RF ≥ 3 mm (1/8 po) 20° Pl, P seulement
G ≤ 3 mm (1/8 po) 45° Pl, V, P G ≤ 3 mm (1/8 po) G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-U6 R = 5 mm (3/16 po) B-U8 R = 10 mm (3/8 po) 45° Toutes B-U9 R = 10 mm (3/8 po) 45° Toutes

GTSM GTSM 45°


M6-2 (i) S M8-2 (i) S M9-2 45°
θ S2
G G GTSM
θ
45° S1
ou ou 45°
En T R G
S1
(T) R S GTSM GTSM 45°
S S
T (ii) RF T
G R S (ii)
T G
RF θ 45° S2
R
En L RF
(C) G Gorge efficace = T
G Gorge efficace = T θ Positions G Gorge efficace = T 45° RF ≥ 3 mm (1/8 po)
RF ≥ 2 mm (1/16 po) 20° Pl, P seulement 45°−90° RF ≥ 3 mm (1/8 po) G ≤ 3 mm (1/8 po)
G ≤ 3 mm (1/8 po)
60°−90°
G ≤ 3 mm (1/8 po) R = 10 mm (3/8 po)
C-U6 R = 5 mm (3/16 po) 45° Pl, V, P TC-U8 R = 10 mm (3/8 po) TC-U9
θ M10-1
M7-1 θ Notes :
S2 (E)
GTSM 1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est suivi de
S1
G
GTSM, le gougeage au métal sain avant l’exécution du soudage G
G sur l’autre côté est obligatoire. Voir la définition à l’article 5.1.4.
R S1
θ 2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est
pratique ou nécessaire de le faire.
Bout RF T
3) Voir les articles 10.2.1 et 10.2.3.
à bout R 4) Dans le cas des joints comportant des barres ou entretoises de
S2
(B) support envers, le S du symbole de soudage signifie que le métal
utilisé est conforme à l’article 5.5.1.1. T1 E T2
5) Pour les soudures sur préparation à pénétration complète
G Gorge efficace = T
θ Positions préqualifiées, la gorge efficace est toujours l’épaisseur de la tôle
θ RF ≥ 2 mm (1/16 po) 20° Pl, P seulement (E = t). G>– 6 mm (1/4 po)
G ≤ 3 mm (1/8 po) Emax > T1 ou T2
B-U7 R = 5 mm (3/16 po)
45° Pl, V, P B-U10

Figure 10.1 (fin)


Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
avec électrode enrobée (procédé SMAW)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
As Sou
se du
m 2 – Préparation en V
bl res
ag
1 – Préparation à bords droits 4 – Préparation en demi-V
es 3 – Préparation en V double

Février 2004
Bout
à bout
(B)

M2-2P θ M4-2P 45°


M1-2P S (E) S (E)
G
G
G θ
S S 45°
T T
© Association canadienne de normalisation

T RF RF
Bout
à bout B-P2b G G=0 G=0
G
(B) θ T Gorge efficace = E RF Positions B-P4b
G Gorge efficace = 0,75T T E = Gorge efficace RF
45˚ 8 mm (5/16 po) ≤ T ≤ 10 mm (3/8 po) S - 2 mm (S - 1/16 po) = 3 mm (1/8 po) Pl, P seul.
T ≤ 6 mm (1/4 po) 8 mm (5/16 po) ≤ T ≤ 10 mm (3/8 po) S - 2 mm (S - 1/16 po) = 3 mm (1/8 po)
45˚ T > 10 mm (3/8 po) S - 3 mm (S - 1/8 po) ≥ 3 mm (1/8 po) Pl, P seul.
G = 2 mm (1/16 po) T > 10 mm (3/8 po) S - 3 mm (S - 1/8 po) ≥ 3 mm (1/8 po)
B-P1b 60˚ T > 8 mm (5/16 po) S ≥ 3 mm (1/8 po) Pl, V, P

M1-3P M2-3P θ M4-3P


Bout S (E) 45° S (E)
(E) G G
à bout G θ
S S
θ
(B) T T
T RF RF
En L G=0
(C) C-P2b G G=0
E = 0,50T θ T Gorge efficace = E RF Positions G
G
T ≤ 6 mm (1/4 po) 45˚ 8 mm (5/16 po) ≤ T ≤ 10 mm (3/8 po) S - 2 mm (S - 1/16 po) = 3 mm (1/8 po) Pl, P seul. T E = Gorge efficace RF
En T G = T/2 45˚ T > 10 mm (3/8 po) S - 3 mm (S - 1/8 po) ≥ 3 mm (1/8 po) Pl, P seul. 8 mm (5/16 po) ≤ T ≤ 10 mm (3/8 po) S - 2 mm (S - 1/16 po) = 3 mm (1/8 po)
(T) B-P1c 60˚ T > 8 mm (5/16 po) S ≥ 3 mm (1/8 po) Pl, V, P T > 10 mm (3/8 po) S - 3 mm (S - 1/8 po) ≥ 3 mm (1/8 po)
TC-P4b
θ
M3-1P θ Notes :
S2 (E2)
S1 1) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique ou nécessaire
S1 (E1) G de le faire.
T θ 2) Voir les articles 10.2.2 et 10.2.3.
Bout S2
3) Voir l’article 4.1.3.3.2 pour l’utilisation des soudures sur préparation à
pénétration partielle.
à bout 4) En vertu de l’article 12.3.6, seuls les joints en LC-P (2b, 4b, 5, 6, 8, 9) doivent
G =0
G
(B) être utilisés [voir l’article 12.4.1.14 c)].
θ
5) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la figure 4.1.
θ Gorge efficace = E Positions
6) Voir l’article 4.1.3.3.2 pour l’utilisation des soudures sur préparation à
45° [S1 - 3 mm] + [S2 - 3 mm] ( [S1 - 1/8 po] + [S2 - 1/8 po] ) Pl, P seulement pénétration partielle.
S1+S2 Pl, V, P 7) Voir le tableau 4.3 pour l’épaisseur minimale de la préparation (S).
B-P3 60°

Figure 10.2 (à suivre)


Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
avec électrode enrobée (procédé SMAW)
(voir l’article 10.2.2)

113
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
S
As oud 8 – Préparation en J
se 6 – Préparation en U
m ures
bl 5 – Préparation en demi-V double 9 – Préparation en J double
ag
e
7 – Préparation en U double

114
W59-03

M5-1P 45° M6-1P M8-1P


S2 (E2) S (E) S (E)
45° θ
S1 (E1) G
G G
θ θ θ
S1 45°
R S
T T
Bout RF R S Gorge efficace = E
S2 T RF ≥ 3 mm (1/8 po)
à bout
G G=0
(B) Gorge efficace = E RF
R = 10 mm (3/8 po)
45° RF ≥ 3 mm (1/8 po)
θ E Positions G=0 G
G Gorge efficace = E
E1 = S1 - 3 mm (S1 - 1/8 po) 20° S Pl, P seulement R = 5 mm (3/16 po)
G =0 θ E Positions
E2 = S2 - 3 mm (S2 - 1/8 po) 45° S Pl, V, P 30° S Pl, P seulement
ETOTAL = E1 + E2 45° S Toutes
B-P5 B-P6 B-P8

M5-2P 45° M6-2P M8-2P


S2 (E2)
θ S (E) S (E)
45° S1 (E1) G
G
G θ
θ θ
En T 45° R S
S1 T
(T) Gorge efficace = E
RF R S RF ≥ 3 mm (1/8 po)
T
T G=0
Gorge efficace = E
S2 RF R = 10 mm (3/8 po)
En L G
RF ≥ 3 mm (1/8 po)
(C) G=0
Gorge efficace = E R = 5 mm (3/16 po) θ E Positions
45° θ E Positions G
E1 = S1 - 3 mm (S1 - 1/8 po) 30° S Pl, P seulement
G 20° S Pl, P seulement
E2 = S2 - 3 mm (S2 - 1/8 po) 45° S Toutes
45° S Pl, V, P
TC-P5 G =0 ETOTAL = E1 + E2 C-P6 TC-P8
Notes : M7-1P θ
θ
1) La préparation d’un jopot peut être poversée lorsqu’il est S2 (E2)
pratique ou nécessaire de le faire. S1 (E1)
2) Voir les articles 10.2.2 et 10.2.3. R S1 G
3) En vertu de l’article 12.3.6, seuls les jopots en LC-P θ
(2b, 4b, 5, 6, 8, 9) doivent être utilisés [voir l’article T
Bout à Gorge efficace = E
12.4.1.14 c)].
bout G=0
4) Pour les jopots en L, voir la préparation préférée à la R S2
(B) R = 5 mm (3/16 po)
figure 4.1.
5) Voir l’article 4.1.3.3.2 pour l’utilisation des soudures sur
préparation à pénétration partielle. G θ E Positions
6) Voir le tableau 4.3 pour l’épaisseur mpoimale de la θ 20° S1 + S2 Pl, P seulement
préparation (S). 45° S1 + S2 Pl, V, P
B-P7
(à suivre)
Figure 10.2 (suite)
Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
avec électrode enrobée (procédé SMAW)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
As Sou
se du 11 – Préparation à bords tombés
m
bl res 9 – Préparation en J double (suite) 10 – Préparation à bords tombés
ag
es 12 – Soudure d’angle en demi-V à bord tombé
M9-1P θ M10 – 1P M11 – 1P 15°
(E) (E)
min

Février 2004
S2 (E2) 15°
En T G min
θ S1 (E1) W
(T)

+
G W T1 T2
R θ R
S1
G
% % = 90º à 140º E
En L T Gorge efficace = E
(C) G=0
R S2 R = 10 mm (3/8 po)
E
G
R > 10 mm (3/8 po) pour les positions à plat et horizontale
Bout θ R > 14 mm (9/16 po) pour les positions verticale et au plafond
θ E Positions E > T1 ou 0,6 T2
G W = 1,7 E, Wmin = 6 mm (1/4 po)
à bout 30° S1 + S2 Pl, P seulement G<
G <– 3 mm (1/8 po) – 3 mm (1/8 po)
(B) 45° S1 + S2 Toutes
B-P9 TC – P10 B – P11
© Association canadienne de normalisation

M9-2P θ M10 – 2P M12 – 2F


(E) S
En T S2 (E2) OU
θ G
(T) S1 (E1) (0)
S
R G T E T
S1 R
θ + + +
En L T
R R
Gorge efficace = E S
(C)
S2
G=0
R
R = 10 mm (3/8 po)
E = 0,5R à max. de T
G G <– 4 mm (5/32 po) R # 10 mm (3/8 po)
θ S (Les notes a), b) et c)
Bout θ E Positions (Les notes a), b) et c)
G ne s’appliquent pas.)
à bout 30° S1 + S2 Pl, P seulement ne s’appliquent pas.)
(B) TC-P9 45° S1 + S2 Toutes Note : Voir l’article 5.4.1 pour les tolérances d’assemblage.
B – P10 TC –F11
M10 – 3P
(E) 10 – Préparation à bords tombés
Bout 9 – Soudures sur préparation en J double G Notes :
à bout Notes : a) On doit utiliser les électrodes E4918.
(B) 1) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique b) La passe à la racine doit être complétée au moyen
T1 E T2
ou nécessaire de le faire. d’une électrode d’un diamètre # 4,0 mm (5/32 po).
2) Voir les articles 10.2.2 et 10.2.3. c) L’angle aigu entre la surface de la soudure et la surface
En T 3) En vertu de l’article 12.3.6, seuls les joints en LC-P (2b, 4b, 5, 6, G plane doit être de # 40˚.
(T) 8, 9) doivent être utilisés [voir l’article 12.4.1.14 c)].
4) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la figure 4.1.
5) Voir l’article 4.1.3.3.2 pour l’utilisation des soudures sur
En L préparation à pénétration partielle.
Si T2 = T1, E = 0,6T1,2
(C) 6) Voir le tableau 4.3 pour l’épaisseur minimale de la préparation (S).
Si T2 $T1, E = 0,6T1
Si T1 $T2, E = 0,6T1 à max. de T2
B – P10 G = 3 à 5 mm (1/8 à 3/16 po)

Figure 10.2 (fin)


Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
avec électrode enrobée (procédé SMAW)

115
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
As Sou
se du
m re 1 – Préparation à bords droits 2 – Préparation en V 3 – Préparation en V double
bl s

116
ag
es
W59-03

G S2-1 S3-1 S2 θ
S1-1 θ S
(E2) θ S GTSM
T(T) G S1
(E1) G
G θ θ
E1 S1
T T
t1 RF T Gorge efficace = T
E2
Bout RF ≤ t1
S2
à bout
(B) G
G Gorge efficace = T G Entretoise : G x t1 ou
T ≤ 12 mm (1/2 po) θ G Notes θ une barre ayant un diamètre = G
E1, E2 > T/2
E1 + E2 > T G=0 20° ≥ 16 mm (5/8 po) La racine doit être effectuée en plusieurs passes θ G t1 GTSM Notes
30° ≥ 6 mm (1/4 po) — La racine doit être effectuée en
Note : Les soudures doivent être centrées sur le joint. 20° ≥ 16 mm (5/8 po) ≥ 6 mm (1/4 po) Obligatoire plusieurs passes
45° ≥ 3 mm (1/8 po) — 30° ≥ 6 mm (1/4 po) ≥ 6 mm (1/4 po) Obligatoire —
B-L1-S B-U2a-S B-U3a-S
S1-2 S2-2 S3-2 60°
GTSM 60° S2
(i) S 60°
G GTSM
G 60° S1 G
ou 60°
S S1
GTSM T
RF T Gorge efficace = T
T (ii) G RF RF = 2 mm (1/16 po)
Bout S2
G
G = 3 mm (1/8 po)
à bout
G
(B)
G 60°
Gorge efficace = T Gorge efficace = T
G=0 RF = 6 mm (1/4 po) Notes :
G=0 1) Déposer du métal par le procédé SMAW
ou FCAW sur au moins 10 mm (3/8 po) d'épaisseur.
B-U1-S B-U2b-S B-U3b-S 2) GTSM avant de procédé au soudage de l'autre côté.
G S2-3 S3-3 60°
S1-3 (E2) S2
GTSM Voir
(E1) S 60° S1 tableau
60° G G
Bout G 60° 60°
à bout E1
T S1
(B) E2 S RF T
Gorge efficace = T T
ou Gorge efficace = T
T ≤ 8 mm (5/16 po) RF S2
G=0
En L G=0
E1, E2 > T/2 G G Gorge efficace = T G
(C) 60°
E1 + E2 > T RF > 6 mm (1/4 po)
G=0 RF GTSM
Note : Les soudures doivent être centrées sur le joint. ≤ 6 mm (1/4 po) Non obligatoire
> 6 mm (1/4 po) Obligatoire
C-L1-S B-U2c-S B-U3c-S

Voir les notes dans le coin inférieur gauche de la page suivante


Figure 10.3 (à suivre)
Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par soudage
à l’arc submergé (procédé SAW)
(voir les articles 10.1.1 et 10.3.1)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
S
As ou
se du
m 1 – Préparation à bords droits (suite) 2 – Préparation en V (suite)
bl res
ag
es

S1-4 S2-4 θ

Février 2004
S
GTSM T(T) G
G θ
En T T
(T)
T

G
En L θ G Notes
(C) Gorge efficace = T 20° ≥ 16 mm (5/8 po) La racine doit être effectuée en plusieurs passes
G G=0 30° ≥ 6 mm (1/4 po) —
T-U1-S C-U2a-S 45° ≥ 3 mm (1/8 po) —
© Association canadienne de normalisation

S1-5 G S2-5
GTSM 60° GTSM
S
G
60°
S
T
En L T RF
(C)

Gorge efficace = T
G RF ≥ 6 mm (1/4 po)
Gorge efficace = T
G=0
G G=0
C-U1-S C-U2b-S
Notes : S2-6 60° S
1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est suivi G
d 60°
de GTSM, le gougeage au métal sain avant l’exécution du
soudage sur l’autre côté est obligatoire. Voir l’article 5.1.4 S
pour la définition. T
2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est RF
En L pratique ou nécessaire de le faire. d
(C) 3) Voir l’article 10.3.1. Gorge efficace = T
4) Dans le cas des joints comportant des barres ou RF ≤ 3 mm (1/8 po)
entretoises de support envers, le S du symbole de soudage G G=0
signifie que le métal utilisé est conforme à l’article 5.5.1.1.
Note :
5) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la Souder d’abord le côté arrière par le procédé
figure 4.1. SMAW ou FCAW par une soudure d’angle d’au
C-U2c-S moins 6 mm (1/4 po).

Figure 10.3 (suite) (à suivre)


Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage
à l’arc submergé (procédé SAW)

117
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
A S
ss ou
em du
bl re 4 – Préparation en demi-V 5 – Préparation en demi-V double 6 – Préparation en U

118
ag s
W59-03

es

S5-1 θ θ S6-1
S4-1 θ S S2
T(T) S GTSM 20° S
S1
G G G
θ S1 θ 20°
t1 RF T
T R S
S2 T
Bout
à bout Gorge efficace = T RF
G RF ≤ t1
(B) Entretoise : G x t1 ;
G θ G
B-U5a-S Pour G ≤ 10 mm (3/8 po) utiliser une barre ronde Gorge efficace = T
θ G Notes
θ G t1 Notes RF = 6 mm (1/4 po)
20° ≥ 16 mm (5/8 po) La racine doit être effectuée en plusieurs passes 20° ≥ 16 mm (5/8 po) ≥ 6 mm (1/4 po) La racine doit être effectuée en plusieurs passes G=0
30° ≥ 10 mm (3/8 po) — 30° ≥ 10 mm (3/8 po) ≥ 6 mm (1/4 po) — R = 5 mm (3/16 po)
B-U4a-S 45° ≥ 6 mm (1/4 po) — 45° ≥ 6 mm (1/4 po) ≥ 6 mm (1/4 po) — B-U6a-S
S4-2 S5-2 60° S6-2
60° S2 20°
GTSM GTSM GTSM
60° S S1 S
G G
60° 60° G
20°
S1 R S

Bout S RF T Gorge efficace = T


T T
à bout RF = 2 mm (1/16 po)
S2
RF G = 3 mm (1/8 po) RF
(B) Gorge efficace = T
RF > 6 mm (1/4 po)
G Gorge efficace = T Note : G=0
G 60°
RF > 6 mm (1/4 po) Déposer du métal par le procédé SMAW G R = 5 mm (3/16 po)
G=0 ou FCAW sur au moins 10 mm (3/8 po)
B-U4b-S B-U5b-S d’épaisseur. B-U6b-S
S4-3 S S5-3 60° S6-3
S2
T(T) GTSM 20° GTSM
Bout à θ G 60° S1 S
θ G
bout G
60°
(B) 20°
S1
R S
T T
RF T
En T
(T) S2 RF
Gorge efficace = T
45°−90° Gorge efficace = T RF ≥ 6 mm (1/4 po)
En L G=0 G=0
θ G Notes : G
(C) G 60° RF ≥ 6 mm (1/4 po)* G R = 5 mm (3/16 po)
20° ≥ 16 mm (5/8 po) La racine doit être effectuée en plusieurs passes *Si RF est inférieur à 6 mm (1/4 po) déposer
30° ≥ 10 mm (3/8 po) — du métal d’apport par SMAW ou FCAW de
TC-U4a-S 45° ≥ 6 mm (1/4 po) — B-U5c-S l’autre côté. C-U6a-S
Voir les notes dans le coin inférieur gauche de la page suivante
Figure 10.3 (suite) (à suivre)
Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par
soudage à l’arc submergé (procédé SAW)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
S
A ou
ss
em du
r 4 – Préparation en demi-V (suite) 5 – Préparation en demi-V double (suite) 6 – Préparation en U (suite)
bl es
ag
es

S4-4 S5-4 θ
θ S6-4

Février 2004
S2 S
S GTSM 20°
GTSM S1 G
S G d
60° G θ 20°
60° S1
En T
t1 RF T R S
(T) T
S S2 Gorge efficace = T
T RF ≤ t1 Gorge efficace = T
RF RF ≤ 3 mm (1/8 po)
RF Entretoise : G x t1 ;
En L d G=0
G Pour G ≤ 10 mm (3/8 po)
(C) R = 5 mm (3/16 po)
TC-U5a-S θ utiliser une barre ronde
d ≥ 6 mm (1/4 po)
Gorge efficace = T θ G t1 Notes G
G
RF ≥ 6 mm (1/4 po) 20° ≥ 16 mm (5/8 po) ≥ 6 mm (1/4 po) La racine doit être effectuée en plusieurs passes Note :
G=0 30° ≥ 10 mm (3/8 po) ≥ 6 mm (1/4 po) — Souder d’abord le côté arrière par le procédé SMAW ou
TC-U4b-S C-U6b-S FCAW par soudure d’angle sur au moins 6 mm (1/4 po).
© Association canadienne de normalisation

45° ≥ 6 mm (1/4 po) ≥ 6 mm (1/4 po) —

S5-5 60°
60° S2
GTSM
S1
G
En T 60°
(T) S1
Gorge efficace = T
RF T
RF = 2 mm (1/16 po)
S2 G = 3 mm (1/8 po)
En L
(C)
Notes :
G 60° 1) Déposer du métal par le procédé SMAW ou FCAW
sur au moins 10 mm (3/8 po) d’épaisseur.
2) GTSM avant de procédé au soudage de l’autre côté.
7 – Préparation en U double
TC-U5b-S

Notes : S5-6 60° S7-1 20°


60° S2
1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est suivi de GTSM, le GTSM 20° S2 Voir
Bout S1
gougeage au métal sain avant l’exécution du soudage sur l’autre côté est G S1 tableau
à bout obligatoire. Voir l’article 5.1.4 pour la définition. 60°
S1 G
(B) 2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique ou R S1
20°
nécessaire de le faire. RF T
3) Il est préférable d’exécuter les soudures suivies d’un X uniquement sur RF T
En T Gorge efficace = T
du métal de base d’une épaisseur minimale de 16 mm (5/8 po). S2
(T) G=0
4) Voir l’article 10.3.1. R S2
5) Dans le cas des joints comportant des barres ou entretoises de support Gorge efficace = T
En L envers, le S du symbole de soudage signifie que le métal utilisé est G G=0
conforme à l’article 5.5.1.1. 60° G
(C) RF ≥ 6 mm (1/4 po)* 20° RF GTSM
6) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la figure 4.1. *Si RF est inférieur à 6 mm (1/4 po)
déposer du métal d’apport par SMAW ≤ 6 mm (1/4 po) Non obligatoire
TC-U5c-S ou FCAW de l’autre côté. B-U7-S > 6 mm (1/4 po) Obligatoire

Figure 10.3 (suite) (à suivre)


Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage
à l’arc submergé (procédé SAW)

119
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
A So
ss
em udu
bl re 8 – Préparation en J 9 – Préparation en J double

120
ag s
W59-03

es

S8-1 20° S9-1 20°


S 20°
S2
R G GTSM
S S1
T 20°
R S1
RF G
Gorge efficace = T 20°
Bout B-U8a-S G
RF ≤ 6 mm (1/4 po) RF T
G=0
à bout S8-2 20° R = 12 mm (1/2 po)
R S2
(B)
R Gorge efficace = T
S
T GTSM RF ≥ 6 mm (1/4 po)
S
RF 20° G=0
G R = 12 mm (1/2 po)
G
20° G
B-U8b-S B-U9-S
S8-3 S9-2 20°
GTSM 20° S2
20° S GTSM
S1
En T G
20° R S1 G
(T) R S 20°
T
RF T
RF
En L R
S2
Gorge efficace = T
(C) Gorge efficace = T
RF ≥ 6 mm (1/4 po)
RF ≥ 6 mm (1/4 po) G=0
G G=0 20° R = 12 mm (1/2 po)
R = 12 mm (1/2 po)
G
TC-U8a-S TC-U9-S
S8-4 Notes :
S
1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est
20° d G
20° suivi de GTSM, le gougeage au métal sain avant
l’exécution du soudage sur l’autre côté est obligatoire.
En T R Voir l’article 5.1.4 pour la définition.
S
(T) T 2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il
Gorge efficace = T
est pratique ou nécessaire de le faire.
RF RF ≤ 3 mm (1/8 po)
3) Voir l’article 10.3.1.
En L d G=0
4) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la
(C) d ≥ 6 mm (1/4 po) figure 4.1.
G R = 12 mm (1/2 po)
Note :
Souder d’abord le côté arrière par le procédé SMAW ou
TC-U8b-S FCAW par soudure d’angle d’au moins 10 mm (3/8 po).

Figure 10.3 (fin)


Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage
à l’arc submergé (procédé SAW)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
Février 2004
Préparation en V Préparation en demi-V Préparation en U Préparation en J

As
s
d
2 Préparation en V

So em
3 Préparation en 4 Préparation en 5 Préparation en 6 Préparation 7 Préparation en 8 Préparation 9 Préparation en

u bl
10 Préparation à V double demi-V en U U double en J J double
demi-V double

ur age
es s
bords tombés
S2-1P S (S) S4-1P S6-1P S8-1P S (S)
G S (S) S (S)
Bout G
60° G G
60° α
60° 20° α
à bout 20°
60°
(B) R S
T
S
T S R S RF
T T
En T RF
RF
RF
(T)
G
© Association canadienne de normalisation

G
RF ≥ 6 mm (1/4 po)
G
ou G
G=0
RF ≥ 6 mm (1/4 po) R = 12 mm (1/2 po)
RF ≥ 6 mm (1/4 po) RF ≥ 6 mm (1/4 po)
En L G=0 G=0 G=0 α Joint
(C) R = 5 mm (3/16 po) C-P8-S 20° C-P8-S
BC-P2-S TC-P4-S BC-P6-S T-P8-S 45° T-P8-S
60° α
S10-2P S3-1P 60° Note : S5-1P Notes : S7-1P 20° S9-1P
(E) S2 (S2) S2 (S2) S2 (S2)
Bout Pour les joints en L, voir la S2 (S2)
G S1(S1) S1(S1) 1) La préparation d’un S1(S1)
à bout G préparation préférée à la
G joint peut être inversée S1(S1) G
60° figure 4.1. 60° α α
(B) 60°
lorsqu’il est pratique ou G
60° 20°
nécessaire de le faire. 20° R S1
E 2) Voir l’article 10.3.2.
S1 S1
+ + 3) Pour l’épaisseur R S1 RF T
En T R R RF T
RF T
minimale de S voir le RF T R S2
(T) S2
S2
tableau 4.3.
G R S2
G 4) Voir l’article 4.1.3.3.2
60° α
ou G
60°
pour l’utilisation des
G G
soudures sur préparation 20°
Gorge efficace = S1 + S2
S1 + S2 = Gorge efficace à pénétration partielle
E = 0,5R Gorge efficace Gorge efficace = S1 + S2 RF ≥ 6 mm (1/4 po) G = 0
RF > 6 mm (1/4 po) voir l’article 12.4.14 pour R = 13 mm (1/2 po)
En L G< – 2 mm (3/32 po) = S1 + S2
l’utilisation en vertu de RF > 6 mm (1/4 po)
G=0 RF ≥ 6 mm (1/4 po) G=0
(C) l’article 12.3.6. α Joint
G=0 R = 5 mm (3/16 po) C-P9-S 20° C-P9-S
B-P10-S B-P3-S TC-P5-S B-P7-S T-P9-S 45° T-P9-S

Figure 10.4
Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées
par soudage à l’arc submergé (procédé SAW)
(voir l’article 10.3.2)

121
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
o
As
s
1 – Préparation à

S em
2 – Préparation en V 4 – Préparation en demi-V 6 – Préparation en U 8 – Préparation en J

122
ud bla
bords droits
W59-03

ur ge
es s
F1-1 Position à plat seulement F2-1 Position à plat (i) GTSM F4-1 Position à plat ou horizontale seulement F6-1 F8-1 Position à plat ou horizontale
S S G (i)
seulement Position à plat seulement GTSM seulement
(T) 45° S
ou (i) GTSM
45° GTSM G S
G (i) S 20° 30°
GTSM ou 20°
S 45° G G
G 45°
(ii) 45° 30°
ou (ii) ou
T R S GTSM R
S S S
T T T GTSM
S (ii) GTSM S
S RF G
Bout RF T G 20° (ii)
RF G
45°
à bout G RF 30°
G
G
Gorge efficace = T Gorge efficace = T G Gorge efficace = T
(B) G
T ≤ = 10 mm (3/8 po) Gorge efficace = T RF ≥ 3 mm (1/8 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
RF ≥ 3 mm (1/8 po)
Gmin = T RF ≥ 3 mm (1/8 po) G=0 G=0
G=0 G=0
B-L1a-FC B-U2a-FC B-U4a-FC B-U6a-FC R = 5 mm (3/16 po) B-U8a-FC R = 10 mm (3/8 po)
F1-2 Position à plat F2-2 Position à plat seulement F4-2 F6-2 Position à plat seulement F8-2 Position à plat ou horizontale
Bout S S
seulement GTSM (i) seulement
(T) T (T) T(T) GTSM (i) GTSM
à bout G 20° S S
G G
30° 30° θ
θ G 30° G
(B) ou 20° 30°
ou
R S
T (ii) R GTSM
GTSM S S
En T T S T (ii)
RF G
T G 30°
(T) T 20° RF

ou Gorge efficace = T 45°-90°


Gorge efficace = T G RF ≥ 3 mm (1/8 po) Gorge efficace = T
En L G G
T ≤ = 12 mm (1/2 po) Gmin et θ RF ≥ 3 mm (1/8 po)
G G=0 G
(C) G=0 Gmin = Voir tableau = Voir tableau G=0
B-L1b-FC B-U2b-FC B-U4b-FC C-U6-FC R = 5 mm (3/16 po) TC-U8-FC R = 10 mm (3/8 po)
F1-3 Position à plat seulement F2-3 Position à plat seulement F4-3 Position à plat ou horizontale seulement Notes :
Bout à GTSM
Limitations for Joints
(i) S
45° G B-U2b-FC and C-U2b-FC 1) Pour tous les joints dont le
bout G 45° GTSM
(i) S
or 45° symbole de soudage est suivi
(B) S
G Protection Polarité G
GTSM 45° de GTSM, le gougeage au
T (ii) S ou
G Sans gaz Inverse ≥ 10 mm (3/8 po)
T RF 45° S métal sain avant l’exécution
En T T GTSM Sans gaz Directe ≥ 5 mm (3/16 po)
(ii) S du soudage sur l’autre côté est
RF G
(T) Gaz - ≥ 5 mm (3/16 po)
45° obligatoire. Voir l’article 5.1.4
G Gorge efficace = T 45°−90° pour la définition.
ou
Gorge efficace = T RF ≥ 3 mm (1/8 po) Gorge efficace = T 2) La préparation d’un joint
En L G G
T ≤ = 6 mm (1/4 po) G=0 RF ≥ 3 mm (1/8 po) Limitations for Joints peut être inversée lorsqu’il est
(C) G=0 G=0 B-U4b-FC and C-U4b-FC pratique ou nécessaire de le
B-L1c-FC C-U2a-FC TC-U4a-FC
faire.
F1-4 Position à plat seulement F2-4 Position à plat seulement F4-4 S Protection Polarité Position θ G 3) Voir les articles 10.4.1 et
GTSM
S T (T) Gaz - PI, H 30° ≥ 6 mm (1/4 po) 10.4.3.
G G
En T T (T) θ
G Sans gaz Directe PI, H 45° ≥ 5 mm (3/16 po) 4) Dans le cas des joints
T Gorge efficace = T 30° θ
(T) 30° Pl seul. 30° ≥ 10 mm (3/8 po)
T ≤ 12 mm (1/2 po) Sans gaz Inverse comportant des barres ou
G = 2 mm (1/16 po) Sans gaz Inverse PI, H 45° ≥ 6 mm (1/4 po) entretoises de support envers,
T
ou G T-L1b-FC le S du symbole de soudage
G
T
signifie que le métal utilisé est
En L GTSM
conforme à l’article 5.5.1.1.
T
(C) 45°−90° 5) Pour les joints en L, voir la
Gorge efficace = T G G
T ≤ 12 mm (1/2 po) Gmin et θ préparation préférée à la
G = 2 mm (1/16 po) Gmin = Voir tableau = Voir tableau figure 4.1.
G C-L1c-FC C-U2b-FC TC-U4b-FC

Figure 10.5 (à suivre)


Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc avec fil fourré
(procédé FCAW) et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique (procédé MCAW)
(voir les articles 10.1 et 10.4.1)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
So
ud

As
1 – Préparation à bords 3 – Préparation en 5 – Préparation en 7 – Préparation en 9 – Préparation en

se
ur

m
es

bl
droits (suite) V double demi-V double U double J double

ag
es
45° 45° Position à plat 20° 30°
F1-5 Position à plat S F3-1 S2 F5-1 Position à plat ou F7-1 F9-1 Position à plat ou

Février 2004
S2 S2
seulement Position à plat GTSM horizontale seulement GTSM seulement horizontale seulement S2
T (T) S1 GTSM GTSM
G S1 20°
G seulement G S1
30° S1
45° 45° 45°
45° G
20° G
En L R S1 R S1 30°
(C) T S1 S1
RF T RF T
RF T
RF T
R S2 S2
S2 R
S2
Bout Gorge efficace = T
G G G Gorge efficace = T
Gorge efficace = T 30°
à bout 20°
45° G Gorge efficace = T RF ≥ 3 mm (1/8 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
G=T RF ≥ 3 mm (1/8 po) 45° G=0 G
(B) RF ≥ 3 mm (1/8 po) G=0
C-L1a-FC T ≤ 10 mm (3/8 po) B-U3-FC G=0 B-U5-FC G=0 B-U7-FC R = 5 mm (3/16 po) B-U9-FC R = 10 mm (3/8 po)
F5-2 Position à plat ou 45° F9-2 Position à plat ou 30°
Notes : S2 horizontale seulement
horizontale seulement GTSM S2
S1 GTSM
1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est suivi de G 30° S1
45°
© Association canadienne de normalisation

En T 45°
GTSM, le gougeage au métal sain avant l’exécution du soudage sur G
(T) R S1 30°
l’autre côté est obligatoire. Voir l’article 5.1.4 pour la définition. S1

2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique RF T RF T

ou nécessaire de le faire. S2 S2
R
En L 3) Voir les articles 10.4.1 et 10.4.3.
45° Gorge efficace = T
45°- 90° 30°
(C) G Gorge efficace = T 45°- 90° RF ≥ 3 mm (1/8 po)
G
RF ≥ 3 mm (1/8 po) G=0
TC-U5-FC G=0 TC-U9-FC R = 10 mm (3/8 po)

10 – Préparation à
bords tombés
F10-1
G (E)
G

T1 E T2
G>– 6 mm (1/4 po)
Emax > T1 ou T2
B-U10 Position à plat ou horizontale seulement

Figure 10.5 (fin)


Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc avec fil fourré
(procédé FCAW) et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique (procédé MCAW)

123
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
So
ud

As
s
ur

em
es 2 – Préparation en V 4 – Préparation en demi-V 6 – Préparation en U 8 – Préparation en J

bl

124
ag
W59-03

es
F2-1P Position à plat seulement F4-1P Position à plat ou F6-1P Position à plat seulement F8-1P Position à plat ou
S (E) S (E) S (S) S (S)
G horizontale seulement horizontale seulement
Bout θ G
θ 20° G G
45° 45° 20°
à bout 30°
(B) S 30°
T S G=0 R S
T
RF T
En T RF R S
(T) RF T
G=0
ou RF
G G RF ≥ 3 mm (1/8 po)
En L θ T E = Gorge efficace RF
T E = Gorge efficace RF G=0
(C) 45°≤θ<60° 8 mm (5/16 po.) ≤ T ≤ 10 mm (3/8 po) S - 2 mm (S - 1/16 po) = 3 mm (1/8 po) G R = 5 mm (3/16 po)
8mm (5/16 po) ≤ T ≤ 10mm (3/8 po) S-2 mm (S- 1/16 po) = 3 mm (1/8 po)
45°≤θ<60° T > 10 mm (3/8 po) S - 3 mm (S - 1/8 po) ≥ 3 mm (1/8 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
60° - S ≥ 3 mm (1/8 po) T > 10 mm (3/8 po) S-3 mm (S- 1/8 po) ≥ 3 mm (1/8 po) G=0
G
BC-P2-FC BTC-P4-FC BTC-P8-FC R = 10 mm (3/8 po)
BC-P6-FC
So
ud

As
s
ur
3 – Préparation en V double 5 – Préparation en 7 – Préparation en U double 9 – Préparation en J double

em
es

bl
demi-V double

ag
es
F5-1P Position à plat ou 45° F7-1P Position à plat seulement 20° Position à plat ou 30°
F3-1P Position à plat seulement θ S2 (E2) F9-1P
S2 (E2) horizontale seulement S2 (S2) horizontale seulement S2 (S2)
S1(E1) 20°
Bout θ G S1(S1)
S1(E1) G 45° S1(S1)
45° G 30°
à bout θ 20° G
(B) S1 RF S1 30°
S1 R
T R S1
RF T RF T
En T S2
RF T
(T) S2
R S2
G RF ≥ 3 mm (1/8 po)
θ G=0 R S2
ou
45° Gorge efficace = E
θ E = Gorge efficace G
En L E = (S1-3 mm)+(S2-3 mm)
G 20° Gorge efficace = S1+ S2 Gorge efficace = S1+ S2
60° S1+S2 [ E = (S1-1/8 po)+(S2-1/8 po) ]
30°
(C) RF ≥ 3 mm (1/8 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
45°≤θ < 60° (S1-3 mm)+(S2-3 mm) [(S1-1/8 po)+(S2-1/8 po)] RF ≥ 3 mm (1/8 po)
G=0
G=0 G=0
G
R = 5 mm (3/16 po) R = 10 mm (3/8 po)
B-P3-FC BTC-P5-FC B-P7-FC BTC-P9-FC
Notes :
1) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique ou nécessaire de le faire.
2) Voir les articles 10.4.2 et 10.4.3.
3) Voir l’article 4.1.3.3.2 pour l’utilisation des soudures sur préparation à pénétration partielle et voir l’article 12.4.14 pour l’utilisation en vertu de l’article 12.3.6.
4) Pour l’épaisseur minimale de S voir le tableau 4.3.
5) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la figure 4.1.

Figure 10.6 (à suivre)


Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par soudage à l’arc avec fil fourré
(procédé FCAW) et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique (procédé MCAW)
(voir l’article 10.4.2)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
So

As
ud
12 – Soudure d’angle en

se
ur

m
es 10 – Préparation à bords tombés 11 – Préparation à bords tombés

bl
demi-V à bord tombé

ag
es

Février 2004
F10 – 1P* F11 – 1P F12 – 1F
(E) (E)
Bout S
G OU
G
à bout W
(0)
(B) S
+ T1 E T2
R
W R
En T G +
% G
(T)
S

ou E
© Association canadienne de normalisation

*MCAW et FCAW-G seulement


En L Si T2 = T1, E = 0,6T1,2 S
R > 10 mm (3/8 po) Position à plat ou horizontale seulement
(C) Si T2 $T1, E = 0,6T1 R <– 10 mm (3/8 po)
W = 1,5 E, Wmin = 6 mm (1/4 po)
G <– 4 mm (5/32 po) Si T1 $T2, E = 0,6T1 à max. de T2 Position à plat ou horizontale seulement
% = 90º à 140º G = 4–5 mm (5/32–3/16 po)
Note : Voir l’article 5.4.1 pour les tolérances
TC – P10a B – P11a Position à plat ou horizontale seulement T – F12 d’assemblage.

F10 – 2P F11 – 2P
(E)
G
Bout (E)
à bout G 15°
15° min
(B) min

T E T T1 T2
En T + + E
(T) R R

ou
G

En L G
(C)
E = 0,5R à max. de T E > T1 ou 0,6 T2
G <– 3 mm (1/8 po)
Position à plat seulement
G <– 4 mm (5/32 po) Position à plat seulement
B – P10b B – P11b

Figure 10.6 (fin)


Soudures sur préparation à pénétration partielle préqualifiées effectuées par soudage à l’arc avec fil fourré
(procédé FCAW) et soudage à l’arc avec fil fourrée de poudre métallique (procédé MCAW)

125
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
So

A
ud

ss
ur

em
es 1 – Préparation à bords droits 2 – Préparation en V 3 – Préparation en V double 4 – Préparation en demi-V

126
bl
ag
W59-03

es
G1-1 Position à plat seulement G2-1 Position à plat Position à plat S2 G4-1 Position à plat ou
S (i) GTSM G3-1 S GTSM GTSM
seulement S seulement horizontale (i) S
G S1 G
(T) 60° θ G
45°
G
GTSM (ii) GTSM
S S1 S
60° G 0-15° G
(ii) 60° 45° 45°
RF T

Bout S2
T S
à bout T G
S
Gorge efficace = T T
(B) θ
RF RF ≥ 3 mm [1/8 po]
Entretoise : RF
G G x 3 mm (1/8 po) ou plus ou une barre
G ronde ayant un diamètre = G
Gorge efficace = T G Gorge efficace = T
G≥T θ G
T ≤ 8 mm (5/16 po) RF ≥ 2 mm (1/16 po) 30° 10 mm (3/8 po) RF ≥ 2 mm (1/16 po)
G ≤ 3 mm (1/8 po) 45° 6 mm (1/4 po) G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-L1a-G B-U2a-G B-U3a 60° 5 mm (3/16 po) B-U4a-G

G1-2 Position à plat seulement G2-2 Position à plat seulement G3-2 Position à plat seulement 60° G4-2
S S
S2
GTSM T(T) GTSM T(T)
G S1 θ G
(i) G 0°-15°
G θ θ
θ 60° 60°
GTSM
(ii) G
S1 T

Bout T
RF T
à bout
(B) T S2 G

G θ G Positions
θ G G
60° 30° 10 mm (3/8 po) Position à plat seulement
30° 10 mm (3/8 po) Gorge efficace = T
G = T/3 45° 6 mm (1/4 po) Position à plat ou horizontale
RF ≥ 2 mm (1/16 po)
Gorge efficace = T 45° 6 mm (1/4 po) 60° 5 mm (3/16 po) Position à plat ou horizontale
G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-L1b-G T ≤ 10 mm (3/8 po) B-U2b-G 60° 5 mm (3/16 po) B-U3b B-U4b-G

Notes :
1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est suivi de GTSM, le gougeage au métal sain avant l’exécution du soudage sur l’autre côté est obligatoire. Voir l’article 5.1.4 pour la
définition.
2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique ou nécessaire de le faire.
3) Voir les articles 10.5.1 et 10.5.3.
4) Le support envers doit être prescrit conformément à l’article 5.5.1.1.

(à suivre)
Figure 10.7
Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc sous gaz avec
fil plein (procédé GMAW-SP) en mode de transfert en pluie
(voir l’article 10.5.1)
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
So

As
ud

Février 2004
s
ur 1 – Préparation à bords droits 2 – Préparation en V 10 – Préparation en demi-V 4 – Préparation en demi-V

em
es

bl
(suite) à bord tombé

ag
es
G1-3 Position à plat seulement 45° G2-3 Soudure à plat GTSM G10-1 G4-3
(i) S Position à plat ou GTSM
seulement G (E) (i) S
60° horizontale seulement G
Bout GTSM 45°
45° G
à bout G
GTSM
G
(B) GTSM (ii) S GTSM
60° G (ii) S
60° 45° G
G
45°
En T
S
(T) S
T T
T
© Association canadienne de normalisation

RF RF
ou T1 E T2
45° 45°
G = T/3 Gorge efficace = T 45°−90°
En L Gorge efficace = T G RF ≥ 2 mm (1/16 po) Gorge efficace = T
(C) G G> G RF ≥ 2 mm (1/16 po)
T ≤ 10 mm (3/8 po) G ≤ 3 mm (1/8 po) – 6 mm (1/4 po)
Emax > T1 ou T2 G ≤ 3 mm (1/8 po)
TC-L1b-G C-U2a-G B-U10 TC-U4a-G
G1-4 Position à plat seulement G2-4 Position à plat seulement S Notes : G4-4 S
S
T(T) G
T(T)
(T) θ G
θ θ 1)Pour tous les joints dont le symbole de
G θ
soudage est suivi de GTSM, le gougeage
au métal sain avant l’exécution du
En T soudage sur l’autre côté est obligatoire. T

(T) T Voir l’article 5.1.4 pour la définition.


2)La préparation d’un joint peut être
ou T inversée lorsqu’il est pratique ou 45°−90°
nécessaire de le faire.
En L 3)Voir les articles 10.5.1 et 10.5.3. G
(C) 4)Le support envers doit être prescrit θ G Positions
G θ G
G conformément à l’article 5.5.1.1. 30° 10 mm (3/8 po) Position à plat seulement
30° 10 mm (3/8 po)
G≥T 5) Pour les joints en L, voir la 45° 6 mm (1/4 po) Position à plat ou horizontale
T ≤ 8 mm (5/16 po) 45° 6 mm (1/4 po) préparation préférée à la figure 4.1. 60° 5 mm (3/16 po) Position à plat ou horizontale
C-L1a-G C-U2b-G 60° 5 mm (3/16 po)
TC-U4b-G
(à suivre)
Figure 10.7 (suite)
Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
sous gaz avec fil plein (procédé GMAW-SP) en mode de transfert en pluie

127
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
So
u

As
5 – Préparation en 9 – Préparation en J double

du
se
6 – Préparation en U 8 – Préparation en J

m
re
s

128
bl
demi-V double

ag
W59-03

es
Position à plat ou 45°
G5-1 Position à plat ou 45° G6-1 Position à plat (i) GTSM G8-1 (i) GTSM G9-1 Position à plat ou
G
horizontale S horizontale S
S2 seulement horizontale
GTSM G G S2
S1 30° 45° GTSM
G 45° S1
45° 45° 0°-15°
GTSM GTSM G
0-15° S 45° S 45°
30° (ii) 0°-15° (ii) R
S1 G G S1
30° 45°
Bout R
RF T R S S RF T
à bout T T
(B) S2 S2
RF RF R

G G
0-15° G G 0°-15° Gorge efficace = T
45° Gorge efficace = T Gorge efficace = T Gorge efficace = T
45° 45°
RF ≥ 2 mm (1/16 po) RF ≥ 2 mm (1/16 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
G ≤ 3 mm (1/8 po) G ≤ 3 mm (1/8 po) G ≤ 3 mm (1/8 po) G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-U5a B-U6-G R = 5 mm (3/16 po) B-U8-G R = 10 mm (3/8 po) B-U9 R = 10 mm (3/8 po)

G5-2 Position à plat ou 45° G8-2 Position à plat ou G9-2 Position à plat ou 45°
G6-2 Position à plat (i) GTSM GTSM
horizontale S2 S horizontale (i) S horizontale G
GTSM seulement
S1 G S2
G 30° G GTSM
45° 45° S1
45° 45° 45°
30° G
GTSM GTSM 45°
S 45° S
En T S1 (ii) (ii) R
G S1
(T) G
R S 30° 45°
RF T T R RF T
S
ou T
S2 RF
RF S2
R
En L
G Gorge efficace = T
(C) 45° G G Gorge efficace = T
G RF ≥ 2 mm (1/16 po) 45° Gorge efficace = T 45°
45° RF ≥ 3 mm (1/8 po)
60°-90° Gorge efficace = T G ≤ 3 mm (1/8 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
R = 5 mm (3/16 po) 60°-90° G ≤ 3 mm (1/8 po)
RF ≥ 2 mm (1/16 po) C-U6-G G ≤ 3 mm (1/8 po)
TC-U5a G ≤ 3 mm (1/8 po) TC-U8-G R = 10 mm (3/8 po) TC-U9 R = 10 mm (3/8 po)
7 – Préparation en U double

G7-1 Position à plat seulement 30°


S2 Notes :
(i) GTSM
S1
30° 1) Pour tous les joints dont le symbole de soudage est suivi de GTSM, le gougeage au
G
30° métal sain avant l’exécution du soudage sur l’autre côté est obligatoire. Voir l’article
30° 5.1.4 pour la définition.
R S1
S2
(ii) GTSM 2) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique ou nécessaire de le
RF T S1
faire.
G
R S2 30° 3) Voir les articles 10.5.1 et 10.5.3.
4) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la figure 4.1.
Gorge efficace = T
G RF ≥ 2 mm (1/16 po)
30° G ≤ 3 mm (1/8 po)
B-U7 R = 5 mm (3/16 po)

Figure 10.7 (fin)


Soudures sur préparation à pénétration complète préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
sous gaz avec fil plein (procédé GMAW-SP) en mode de transfert en pluie
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
So

A
ss
ud
5 – Préparation en

em
ur
2 – Préparation en V 3 – Préparation en V double 4 – Préparation en demi-V

bl
es
demi-V double

ag
es
G2-1P Position à plat seulement θ G4-1P Position à plat ou G5-1P Position à plat ou
G3-1P Position à plat seulement θ

Février 2004
S (E) G S2 (E) S (E) horizontale
horizontale S2 (E2)
θ θ S1 (E) G
θ G S1 (E1)
θ θ θ G
θ
S1 θ
S S S1
T T T
Bout RF G =0
T
G =0
S2 RF
à bout
(B) T ≥ 12 mm (1/2 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po) S2
G G
RF ≥ 3 mm (1/8 po) G G =0
G =0 θ θ
θ Gorge efficace = E
θ Gorge efficace = E θ Gorge efficace = E G θ Gorge efficace = E
45° S -3 mm (S -1/8 po) 45° (S1 - 3 mm)+(S2 - 3 mm)
© Association canadienne de normalisation

45° S -3 mm (S -1/8 po) 45° S -3 mm (S -1/8 po)


((S1 - 1/8 po)+(S2 - 1/8 po))
60° S 60° S B-P5-G 60° S
B-P2b-G B-P3b-G 60° S1+S2 B-P4b-G
G2-2P Position à plat seulement G4-2P Position à plat ou G5-2P Position à plat ou θ
S (E) G horizontale S (E) horizontale
G S2 (E2)
θ θ θ S1 (E1)
θ G
θ
θ
S
En T T S S1
(T) T
RF G =0
RF T
ou
T ≥ 12 mm (1/2 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po) S2
En L G RF ≥ 3 mm (1/8 po) G =0
(C) G =0
G θ
θ Gorge efficace = E θ Gorge efficace = E θ Gorge efficace = E
G
45° S -3 mm (S -1/8 po) 45° S -3 mm (S -1/8 po) 45° S -3 mm (S -1/8 po)
60° S 60° S TC-P5-G 60° S
C-P2b-G TC-P4b-G

Notes :
1) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique ou nécessaire de le faire.
2) Voir les articles 10.5.2 et 10.5.3.
3) Pour l’épaisseur minimale de S voir le tableau 4.3.
4) Voir l’article 4.1.3.3.2 pour l’utilisation des soudures sur préparation à pénétration partielle et voir l’article 12.4.14 pour l’utilisation en vertu de l’article 12.3.6.
5) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la figure 4.1.

(à suivre)
Figure 10.8
Soudures sur préparation à pénétration partielles préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
sous gaz avec fil plein (procédé GMAW-SP) en mode de transfert en pluie
(voir l’article 10.5.2)

129
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
So

A
ss
ud
ur

em
es 6 – Préparation en U 7 – Préparation en U double 8 – Préparation en J 9 – Préparation en J double

bl

130
ag
W59-03

es
G6-1P Position à plat seulement G7-1P Position à plat seulement 30° G8-1P Position à plat ou G9-1P Position à plat ou 45°
S (E) horizontale S (E) horizontale
S2 (E2) S2 (E2)
G 30° S1 (E1) G 45°
30° 30° 45° S1 (E1)
45°
G G
30° 45°
R R S1
S1
Bout R S R S
T T T T
à bout
(B) RF RF S2
R S2 R
G G=0 G
G=0
R = 5 mm (3/16 po) G=0 45°
G G=0 RF ≥ 3 mm (1/8 po) R = 10 mm (3/8 po)
R = 5 mm (3/16 po) G
RF ≥ 3 mm (1/8 po) 30° R = 10 mm (3/8 po) Gorge efficace = S E = S 1+ S 2
Gorge efficace = S E = S 1+ S 2
B-P6-G B-P7-G B-P8-G B-P9-G
G6-2P Position à plat seulement S (E) G8-2P Position à plat ou G9-2P Position à plat ou 45°
horizontale S (E) horizontale
S2 (E2)
30° G G
30° 45°
S1 (E1)
45° 45°
G
45°
En T R
R S S1
(T) T R S T
ou RF T
RF R S2
En L
(C) G=0 G=0
G
R = 5 mm (3/16 po) R = 10 mm (3/8 po) 45° G=0
G G R = 10 mm (3/8 po)
RF ≥ 3 mm (1/8 po) RF ≥ 3 mm (1/8 po)
Gorge efficace = S Gorge efficace = S E = S 1+ S 2
C-P6-G TC-P8-G TC-P9-G

Notes :
1) La préparation d’un joint peut être inversée lorsqu’il est pratique ou nécessaire de le faire.
2) Voir les articles 10.5.2 et 10.5.3.
3) Pour l’épaisseur minimale de S voir le tableau 4.3.
4) Voir l’article 4.1.3.3.2 pour l’utilisation des soudures sur préparation à pénétration partielle et voir l’article 12.4.14 pour l’utilisation en vertu de l’article 12.3.6.
5) Pour les joints en L, voir la préparation préférée à la figure 4.1.

(à suivre)
Figure 10.8 (suite)
Soudures sur préparation à pénétration partielles préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
sous gaz avec fil plein (procédé GMAW-SP) en mode de transfert en pluie
© Association canadienne de normalisation

Février 2004
So

A
ud

ss
ur 12 – Soudure d’angle en

em
es 10 – Préparation à bords tombés 11 – Préparation à bords tombés

bl
demi-V à bord tombé

ag
es

Février 2004
G10 – 1P G11 – 1P G12 – 1F
(E) (E)
G S
G OU
Bout W
(0)
à bout S
(B) T1 E T2
+ R
En T W R
(T) G % G
+
S
ou
© Association canadienne de normalisation

En L Si T2 = T1, E = 0,6T1,2
R > 10 mm (3/8 po) Position à plat ou horizontale seulement S
(C) W = 1,5 E, Wmin = 6 mm (1/4 po) Si T2 $T1, E = 0,6T1
R # 10 mm (3/8 po)
G <– 4 mm (5/32 po) Si T1 $T2, E = 0,6T1 à max. de T2
Position à plat ou horizontale seulement
% =90° à 140° min G = 4–5 mm (5/32–3/16 po)
Note : Voir l’article 5.4.1 pour les tolérances
F – P10a B – P11a Position à plat ou horizontale seulement T – F12 d’assemblage.

G10 – 2P G11 – 2P
(E) (E)
G G
Bout 15° 15°
min min
à bout
(B)
T E T T1 T2
En T
+ +R E
(T) R

ou
G
En L G
(C)
Pour R < 12 mm Pour R > 12 mm E > T1 ou 0,6 T2
E = 0,5R à max. de T E = 0,375R G <– 3 mm (1/8 po)

B – P10b
G <– 4 mm (5/32 po) Position à plat seulement
B – P11b

Figure 10.8 (fin)


Soudures sur préparation à pénétration partielles préqualifiées effectuées par soudage à l’arc
sous gaz avec fil plein (procédé GMAW-SP) en mode de transfert en pluie

131
Construction soudée en acier (soudage à l’arc)
W59-03 © Association canadienne de normalisation

11. Structures sous charge statique : calcul et fabrication


11.1 Domaine d’application
11.1.1
Ce chapitre complète les chapitres 1 à 10 et doit être utilisé conjointement avec tout code ou toute
norme qui traite du calcul et de la fabrication des charpentes en acier soumises à des charges statiques.
Dans le contexte de cette norme, on peut considérer qu’une charge est statique si ni la vitesse à laquelle
la charge est appliquée, ni le nombre de cycles de répétition de la charge est jugé pertinent.

11.1.2
Les structures dans lesquelles la vitesse à laquelle la charge est appliquée ou le nombre de cycles de
répétition de la charge est pertinent doivent être calculées et construites conformément au chapitre 12.

11.2 Métal de base


11.2.1
Les aciers, utilisés comme métal de base, qui doivent être soudés en vertu de cette norme doivent être
conformes à la norme CSA G40.21* et (ou) aux normes ASTM énumérées au tableau 11.1, ou encore à
toute autre norme relative à un acier soudable approuvée par l’ingénieur. On peut souder ensemble toute
combinaison de ces aciers.
*Les types recommandés pour le soudage uniquement.

11.2.2
Lorsqu’on propose pour une construction soudée l’utilisation d’un acier qui ne figure pas au tableau 11.1,
on doit établir la soudabilité de cet acier. Le mode opératoire de soudage élaboré doit être qualifié par
l’entrepreneur conformément à la norme CSA W47.1, ou à toute autre exigence de l’ingénieur.

11.3 Dispositions relatives au calcul


11.3.1 Symboles
Les symboles suivants sont utilisés dans ce chapitre. Lorsque des symboles différents sont utilisés, une
note à cet effet figure dans le texte.
a) Am — la section de la face à souder efficace
(i) Pour les soudures d’angle :
Am — la dimension efficace d’un côté de la soudure d’angle x la longueur de la soudure
(ii) Pour les soudures sur préparation à pénétration complète (voir la figure M2 de l’appendice M) :
1) Assemblage bout à bout :
Am — l’épaisseur du métal de base x la longueur de la soudure
2) Assemblage en T :
Am — la dimension de la face du métal de base à souder x la longueur de la soudure
(iii) Pour les soudures sur préparation à pénétration partielle (voir la figure M3 de l’appendice M) :
Am — la dimension de la face du métal de base à souder x la longueur de la soudure,
Toutefois,
Am # l’épaisseur du métal de base x la longueur de la soudure
b) An — la section de la face à souder efficace perpendiculairement à l’effort de traction ou de
compression dans les soudures sur préparation à pénétration partielle
c) Aw — la section de la gorge efficace
(i) Pour tous les types de soudures à l’exception des soudures en bouchon et en entaille
Aw — la gorge efficace de la soudure x la longueur de la soudure
(ii) Pour les soudures en bouchon et en entaille
Aw — la section de la partie fusionnée de la surface de contact
d) Fu — la résistance à la traction minimale spécifiée du métal de base
e) Fy — la limite d’élasticité minimale spécifiée, le point d’écoulement, ou la limite d’élasticité du
métal de base

132 Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

f) T — la résistance à la traction admissible


g) Tr — la résistance à la traction pondérée
h) V — la résistance au cisaillement admissible
i) Vr — la résistance au cisaillement pondérée
j) Xu — la résistance à la traction maximale indiquée par le numéro de classe de l’électrode
k) φ — le coefficient de résistance pour le métal de base, 0,90
l) φW — le coefficient de résistance pour les raccordements soudés, 0,67

11.3.2 Valeurs de calcul


11.3.2.1 Valeurs de calcul du métal de base.
Les contraintes admissibles ou les résistances pondérées du métal de base doivent être celles qui sont
prescrites dans les spécifications pertinentes.

11.3.2.2 Valeurs de calcul des soudures


Les valeurs de calcul des soudures doivent être celles qui sont données aux articles 11.3.4 et 11.3.5.

11.3.3 Métaux de base et électrodes correspondantes


11.3.3.1
Les métaux de base et les électrodes correspondantes doivent être conformes au tableau 11.1. Pour les
exceptions, se reporter à la colonne 6 du tableau 11.2 a) pour la méthode de calcul de la contrainte
admissible ou à la colonne 5 du tableau 11.2 b) pour la méthode de calcul aux états limites. Voir
également la note 1 du tableau 11.2 a) ou 11.2 b), selon le cas.

11.3.4 Méthode de calcul de la contrainte admissible (CCA)


11.3.4.1
La contrainte admissible pour les soudures et les résistances admissibles des joints doivent être conformes
au tableau 11.2 a). La résistance de la membrure doit être établie de façon indépendante.

11.3.4.2
La valeur de calcul du cisaillement dans le métal fondu est la contrainte de cisaillement admissible égale
à 0,30 Xu où Xu est défini à l’article 11.3.1.

11.3.4.3
La contrainte qui résulte de charges provoquant un cisaillement longitudinal et transversal dans les
soudures doit être égale à la somme vectorielle des composantes et ne doit pas être supérieure aux
valeurs prescrites au tableau 11.2 a).

11.3.4.4
La résistance des joints sollicités en compression réunis par des soudures sur préparation à pénétration
partielle doit être fondée sur la section de la gorge efficace des soudures plus la section du métal de base
assemblé par contact.

11.3.4.5 Contraintes admissibles supérieures


Lorsqu’en vertu de la spécification pertinente il est permis, pour une raison quelconque, d’utiliser des
contraintes admissibles supérieures dans le métal de base, on peut appliquer une augmentation
correspondante des contraintes admissibles pour les soudures.

11.3.4.6
Les soudures en bouchon et en entaille doivent être considérées comme travaillant uniquement en
cisaillement dans le plan des pièces assemblées.

Février 2004 133


W59-03 © Association canadienne de normalisation

11.3.5 Méthode de calcul aux états limites


11.3.5.1
La résistance pondérée des joints soudés doit être conforme au tableau 11.2 b).

11.3.5.2
La valeur de calcul du cisaillement dans le métal de base correspond à la résistance au cisaillement
pondérée, laquelle, à moins d’une spécification contraire dans la norme de calcul pertinente, est égale
à Vr, conformément au tableau 11.2 b).

11.3.5.3
La résistance à la compression pondérée des soudures sur préparation à pénétration partielle doit être
basée sur la section de la face à souder efficace perpendiculairement à l’effort de compression de la
soudure plus la section du métal de base en contact.

11.3.5.4
La somme vectorielle des contraintes de cisaillement pondérées longitudinale et transversale ne doit pas
être supérieure aux résistances pondérées de la colonne 4 ou 6 du tableau 11.2 b) à moins qu’une
analyse de la résistance à la rupture acceptée par l’ingénieur ne soit utilisée.

11.3.5.5
Les soudures en bouchon et en entaille sont considérées comme travaillant uniquement en cisaillement
dans le plan des pièces assemblées.

11.4 Détails de conception


11.4.1 Généralités
La conception doit permettre de réduire au minimum les contraintes, favoriser un comportement ductile,
éviter la multiplicité des soudures au même endroit et permettre un accès adéquat pour l’exécution des
soudures.

11.4.2 Combinaison de soudures


11.4.2.1
Si on utilise séparément deux types de soudure ou plus dans un même assemblage, on doit calculer
distinctement la résistance de chaque type de soudure en tenant compte de l’axe du groupe afin de
déterminer la résistance admissible de la combinaison.

11.4.3 Combinaisons de soudures et de boulons


11.4.3.1
Les boulons ordinaires ou les boulons à haute résistance utilisés en combinaison avec des soudures dans
des raccords porteurs ne doivent pas être considérés comme assumant une partie de la charge en
combinaison avec les soudures. On considère que les soudures utilisées portent la charge complète aux
raccords.
Toutefois, les raccords soudés à un élément et boulonnés à l’autre sont permis. (Pour le renforcement et
la réparation des charpentes existantes, voir le chapitre 9.)

11.4.4 Résistance sous charge temporaire


On doit calculer les soudures pour s’assurer qu’elles peuvent supporter des charges temporaires
imputables à la manutention et à la construction.

134 Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

11.4.5 Excentricité des raccords


11.4.5.1
On doit, dans la mesure du possible, éviter l’excentricité entre les pièces et les éléments qui se croisent.

11.4.5.2
Si l’excentricité est inévitable, on doit prendre les dispositions nécessaires en ce qui a trait aux contraintes
ainsi provoquées. Cette mesure ne s’applique pas aux raccords dont il est question à l’article 11.4.5.3.

11.4.5.3
En ce qui a trait aux raccords aux extrémités de cornières simples, doubles, et autres profilés semblables,
il n’est pas nécessaire d’équilibrer parfaitement les soudures par rapport aux axes neutres de ces
éléments.

11.4.6 Détails relatifs aux soudures d’angle


11.4.6.1
Les soudures d’angle latérales ou d’extrémité interrompues sur le côté ou à l’extrémité de pièces
ou d’éléments doivent, chaque fois que la chose est possible, être poursuivies sans interruption en
contournant le coin sur une longueur au moins égale à deux fois la dimension nominale de la soudure.
Des contournements sont obligatoires dans le cas de soudures d’angle sur les côtés et le dessus reliant des
cornières d’attache, des assises de poutres et autres attaches semblables. Ces contournements doivent
être indiqués sur les dessins.

11.4.6.2
On peut utiliser des soudures d’angle discontinues pour supporter la charge calculée.

11.4.7 Assemblages à recouvrement


11.4.7.1
Le chevauchement minimal des pièces tendues assemblées par recouvrement doit être égal à cinq fois
l’épaisseur de la pièce la plus mince mais non inférieur à 25 mm (1 po). À moins que la déformation
latérale des pièces ne soit empêchée, elles doivent être réunies par deux soudures d’angle transversales
ou longitudinales le long des bords ou dans les entailles (voir la figure 11.1).

11.4.7.2
À moins qu’un scellement ne soit exigé tout autour de la soudure, les soudures d’angle exécutées sur les
côtés opposés d’une surface de contact commune à deux pièces doivent s’arrêter au coin commun aux
deux soudures (voir la figure 11.2). Si un scellement est exigé tout autour de la soudure, l’article 5.4.10
s’applique. Les soudures conçues pour être soumises à des contraintes et les soudures d’étanchéité
doivent être identifiées sur les dessins.

11.4.7.3
Les soudures d’angle exécutées dans des orifices ou des entailles doivent être conformes à l’article 4.4.1.3.
On doit déterminer la résistance de la pièce en se fondant sur la section critique nette du métal de base.

11.4.8 Transition d’épaisseur ou de largeur


11.4.8.1
Sauf indication contraire à l’article 11.4.8.2, dans un assemblage bout à bout en tension, la transition
entre deux tôles d’épaisseurs ou de largeurs différentes doit présenter une pente n’excédant pas 4 sur 10.
On doit obtenir la transition en chanfreinant la pièce la plus épaisse, en réduisant la largeur de la pièce
la plus large, en donnant une pente au métal fondu ou par toute combinaison de ces mesures (voir la
figure 11.3).

Février 2004 135


W59-03 © Association canadienne de normalisation

11.4.8.2
Les exigences relatives à la transition spécifiées à l’article 11.4.8.1 ne visent pas les assemblages bout à
bout soumis à des contraintes de traction inférieures à un tiers des contraintes admissibles ou à des
charges de traction pondérées inférieures à un tiers de la résistance pondérée de l’élément le plus faible.

11.4.8.3
Une zone de transition pour des tôles d’épaisseurs ou de largeurs différentes n’est pas requise pour les
assemblages bout à bout comprimés.

11.4.9 Poutres et poutres-maîtresses


11.4.9.1
Les raidisseurs peuvent être soudés aux semelles tendues et comprimées. Toutefois, lorsqu’ils sont utilisés
sur un seul côté de l’âme, ils doivent être soudés à la semelle comprimée.

11.4.9.2
À moins d’indication contraire de l’ingénieur, les soudures sur préparation utilisées pour effectuer des
raccordements ou des entures dans les poutres ou les poutres-maîtresses doivent être à pénétration
complète.

11.4.9.3
Les entures entre les tronçons de poutres laminées ou de poutres-maîtresses fabriquées doivent de
préférence être exécutées dans la même section. Les entures des âmes et des poutres-maîtresses
fabriquées effectuées en atelier avant que les âmes et les semelles ne soient assemblées les unes aux
autres peuvent se trouver dans la même section ou dans des sections différentes.

11.4.9.4
Les raccords d’extrémité d’une poutre soudée doivent être calculés conformément aux hypothèses
relatives au degré de rigidité du type de construction choisi.

11.4.10 Entures dans les éléments comprimés


11.4.10.1
Lorsque des éléments (autres que des poteaux) comprimés seulement sur leur section, quelles que soient
les conditions de charge, sont conçus pour être appuyés aux entures, les soudures et le matériau utilisés
pour l’enture doivent être disposés de façon à conserver l’alignement des pièces et être calculés de façon
à porter 50 % de la charge calculée dans l’élément, à moins d’indication contraire de l’ingénieur ou dans
les spécifications pertinentes. Lorsque l’extrémité de ces éléments est usinée et que ces derniers reposent
entièrement sur des tôles de base, les soudures doivent être suffisantes pour les maintenir en place.

11.4.10.2
Lorsque des poteaux comprimés sur leur section seulement, quelques que soient les conditions de
charge, sont conçus pour être appuyés aux entures, les soudures doivent être suffisantes pour maintenir
solidement les pièces en place.

11.4.11 Entures dans les éléments tendus


À moins d’indication contraire de l’ingénieur, les soudures sur préparation utilisées pour effectuer les
entures d’éléments tendus doivent être à pénétration complète.

11.4.12 Assemblages en T et en L
Lorsque des soudures d’angle combinées à des soudures sur préparation sont exigées pour une transition
régulière dans les assemblages en T et en L, elles doivent avoir une dimension au moins égale à t/4 où t
est l’épaisseur de l’élément comportant une soudure sur préparation sans être supérieure à 10 mm

136 Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

(3/8 po). Ces soudures d’angle combinées à des soudures sur préparation sont obligatoires pour les
assemblages en T soumis à une traction perpendiculaire à l’axe de la soudure.

11.4.13 Raccordement des éléments de membrures composées


11.4.13.1
Aux extrémités d’une membrure comprimée composée, tous les éléments en contact doivent être joints
par des soudures continues sur une longueur au moins égale à la largeur de la membrure.

11.4.13.2
Sauf indication contraire dans les spécifications de calcul pertinentes, ou à moins qu’un espacement
plus étroit ne soit requis pour transférer la charge ou sceller les surfaces inaccessibles, l’espacement
longitudinal entre les soudures intermittentes des membrures comprimées composées ne doit pas être
supérieur aux valeurs suivantes, selon le cas* :
a) En ce qui a trait aux éléments comprimés constitués de deux ou plusieurs profilés laminés en contact
ou séparés par des cales intermittentes, le rapport d’élancement d’un profilé quelconque entre les points
de raccordement ne doit pas être supérieur au rapport d’élancement de la membrure composée. Le plus
petit rayon de giration de chaque élément doit servir au calcul du rapport d’élancement de cet élément
entre les points de raccordement avec d’autres éléments ;
b) 330t / (
Fy 125t / )
Fy , sans toutefois dépasser 300 mm (12 po), lorsque l’élément extérieur de la
membrure composée est constitué d’une tôle et que les soudures discontinues le long des bords de
celle-ci ne sont pas alternées [t est l’épaisseur de la tôle extérieure en mm (po) ; Fy est la limite d’élasticité
minimale spécifiée en MPa (ksi)] ;
c) 525t / (
Fy 200t / Fy ) , sans toutefois dépasser 450 mm (18 po), lorsque l’élément extérieur de la
membrure composée est constitué d’une tôle et que les soudures discontinues sont alternées [t est
l’épaisseur de la tôle extérieure en mm (po) ; Fy est la limite d’élasticité minimale spécifiée en MPa (ksi)].
*Les espacements requis sont des exigences maximales qui n’assureront pas toujours un ajustement sans jeu
continu entre les éléments en contact. Lorsque le milieu ambiant peut causer un sérieux problème de
corrosion, il peut être nécessaire de réduire l’espacement entre les soudures en deçà des valeurs maximales
spécifiées.

11.4.13.3
Sauf indication contraire dans les spécifications de calcul pertinentes, les éléments tels que profilés, tôles
ou barres constituant un élément en traction et séparés par des cales intermittentes doivent être joints à
celles-ci en conservant un espacement tel que le rapport d’élancement d’un élément quelconque entre
les points de raccordement ne soit pas supérieur à la plus faible des valeurs suivantes soit 300, soit le
rapport d’élancement calculé de l’élément en traction. Dans le cas d’éléments tendus constituées de deux
tôles en contact ou d’un profilé et d’une tôle en contact, les éléments doivent être joints de façon que
l’espacement entre les soudures ne soit pas supérieur à 36 fois l’épaisseur de la tôle la plus mince sans
excéder 450 mm (18 po). Dans le cas d’éléments en traction constitués de deux profilés en contact ou
plus, les éléments doivent être joints de façon que l’espacement entre les soudures ne soit pas supérieur à
600 mm (24 po). Toutefois, lorsqu’il est possible d’établir qu’un espacement plus grand ne nuirait pas au
rendement satisfaisant de l’élément, cette mesure ne s’applique pas.

11.5 Exécution des travaux


11.5.1 Terminaison des soudures sur préparation
À moins que l’ingénieur ne l’exige, il n’est pas nécessaire d’enlever les appendices sous forme de barres
ou les tôles de soudures sur préparation.

11.5.2 Support envers des soudures sur préparation


À moins que l’ingénieur ne l’exige, il n’est pas nécessaire d’enlever les supports envers en acier utilisés
pour les soudures sur préparation.

Février 2004 137


W59-03 © Association canadienne de normalisation

11.5.3 Tolérances dimensionnelles


11.5.3.1
Les dimensions des éléments de charpente doivent respecter les tolérances spécifiées à l’article 5.8. De
plus, des âmes ayant une hauteur, D, et une épaisseur, t, dans des panneaux entourés de raidisseurs et de
semelles, ou les deux, dont le plus petit panneau est égal à, d, les écarts de planéité ne doivent pas être
supérieurs aux valeurs suivantes :
a) Raidisseurs intermédiaires de part et d’autre de l’âme :
(i) où D/t < 150 — écart maximal = d/100 ;
(ii) où D/t ≥150 — écart maximal = d/80.
b) Raidisseurs intermédiaires d’un seul côté de l’âme :
(i) où D/t < 100 — écart maximal = d/100 ;
(ii) où D/t ≥100 — écart maximal = d/67.
c) Sans raidisseurs intermédiaires :
écart maximal = D/150.
Si en vertu de considérations d’ordre architectural des tolérances plus sévères que celles prescrites
ci-dessus sont requises, on doit inclure une référence spécifique dans les soumissions.
Les écarts de planéité des âmes des poutres-maîtresses doivent être déterminés en mesurant les
décalages par rapport à une règle dont la longueur est au moins égale à la plus petite dimension d’un
panneau. La règle doit être placée dans la position présentant l’écart maximal sur l’âme, les extrémités de
la règle étant près des bords opposés du panneau (voir l’appendice I).

11.5.3.2
Les extrémités des âmes des poutres-maîtresses qui ont été percées ou poinçonnées et alésées en
cours d’assemblage ou lors de la préparation à l’aide d’un gabarit peuvent présenter une déformation
supérieure aux tolérances de l’article 11.5.3.1 à condition que, lorsque les tôles d’enture sont boulonnées,
l’âme présente une tolérance dimensionnelle adéquate.

11.5.4 Qualité des soudures


Toutes les soudures doivent être soumises à un examen visuel.
Note : Une qualité minimale d’exécution des travaux est implicite dans cette norme. Toutefois, afin de vérifier
cette qualité, des critères spécifiques ont été élaborés pour chaque méthode d’inspection et font l’objet de
l’article 11.5.4. Si l’on rencontre des défauts constituant un non-respect flagrant de la norme, l’article 7.3.4
s’applique.

11.5.4.1 Examen visuel


Une soudure soumise à un examen visuel uniquement est acceptable si ce dernier :
a) ne révèle aucune fissure superficielle ;
b) ne révèle aucun manque de fusion entre les soudures et le métal de base ;
c) ne révèle aucun cratère ;
d) montre des profils de soudure conformes à l’article 5.9 ;
e) montre que la somme des diamètres des soufflures visibles n’est pas supérieure à 10 mm (3/8 po)
pour chaque longueur de soudure de 25 mm (1 po) et à 20 mm (3/4 po) pour chaque longueur
de 300 mm (12 po) de soudure. Le diamètre de chaque soufflure ne doit pas être supérieur à 2,5 mm
(3/32 po) ;
f) quelle que soit la longueur de la soudure, la profondeur des caniveaux n’est pas supérieure aux
valeurs de la figure 11.4 pour la catégorie de sens d’application de la contrainte primaire applicable à la
zone où se trouvent les caniveaux. De plus, la profondeur des caniveaux peut être égale au double de
celle permise par la figure 11.4 (pour la catégorie de charge pertinente) pour une longueur cumulative
de 50 mm (2 po) pour chaque longueur de 300 mm (12 po) de soudure ; les caniveaux ne doivent en
aucun cas mesurer plus de 1,6 mm (1/16 po). En ce qui a trait à des longueurs de soudures inférieures
à 300 mm (12 po), la longueur cumulative permise pour les caniveaux doit être proportionnelle à la
longueur réelle de la soudure.

138 Février 2004


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11.5.4.2
L’examen visuel de joints soudés fortement bridés ou de joints d’aciers trempés et revenus, ou les deux,
doit être retardé le plus longtemps possible, c.-à-d. que l’examen doit avoir lieu, de préférence plus de
48 heures après l’exécution des soudures.

11.5.4.3 Examens radiographique et magnétoscopique


Les soudures soumises à un examen radiographique ou magnétoscopique en plus de l’examen visuel
ne doivent présenter aucune fissure. Elles doivent être jugées inacceptables si des soufflures ou des
discontinuités, dont la plus grande dimension excède 2,5 mm (3/32 po) présentent des caractéristiques
dimensionnelles et quantitatives supérieures aux limites suivantes :
a) Toute discontinuité dont la plus grande dimension est supérieure aux deux tiers de la gorge de la
soudure en cause. Toutefois, en dépit de ce qui précède, aucune discontinuité ne doit excéder 20 mm
(3/4 po).
b) Un groupe de discontinuités alignées dont la somme de la plus grande dimension de chacune est
supérieure à t (t étant l’épaisseur de la gorge de soudure en cause), pour une longueur de 6t, et si
l’espace entre chaque paire de discontinuités adjacentes est inférieur à trois fois la plus grande dimension
de la plus grosse discontinuité. Lorsque la longueur de la soudure examinée est inférieure à 6t, la somme
admise des plus grandes dimensions de toutes les discontinuités doit être proportionnellement
inférieure à t.
c) Toute discontinuité plus près que trois fois sa plus grande dimension de l’extrémité d’une soudure
sur préparation soumise à une contrainte primaire ou à proximité d’une soudure transversale.
d) En dépit des alinéas a), b) et c), la somme de la plus grande dimension des soufflures dispersées
et des discontinuités inférieure à 2,5 mm (3/32 po) ne doit pas être supérieure à 10 mm (3/8 po) par
25 mm (1 po) linéaire de soudure.

11.5.4.4 Examens par ultrasons


Les soudures soumises à un examen par ultrasons en plus de l’examen visuel doivent être exemptes
de fissures. Les autres discontinuités doivent être acceptées ou rejetées en se fondant sur les critères
d’acceptation et la longueur nominale, conformément au tableau 11.3.

11.5.4.5 Examen par ressuage


Les soudures soumises à un examen par ressuage doivent être évaluées en se fondant sur les exigences
relatives à l’examen visuel. L’évaluation doit permettre de comparer les dimensions de la discontinuité à
la norme acceptable établie pour l’examen visuel.

11.5.4.6
Lorsqu’un examen non destructif est requis, l’examen des joints soudés fortement bridés ou des joints
d’aciers trempés et revenus, ou les deux, doit être retardé le plus longtemps possible, c’est-à-dire que
l’examen doit avoir lieu de préférence plus de 48 heures après l’exécution des soudures.

Février 2004 139


W59-03
140

Tableau 11.1
Classification des métaux de base et des électrodes correspondantes pour
les structures sous charge statique
(voir les articles 3.2.2, 5.2.1.1, 5.2.1.2, 5.2.1.4, 5.5.6.3.2, 5.5.6.3.3, 11.2 et 11.3.3.1)
Notes : En ce qui a trait à l’utilisation obligatoire des électrodes à bas hydrogène (procédé SMAW) et des électrodes pour les procédés FCAW et MCAW avec désignation représentant
l’hydrogène diffusible, voir les articles 5.2.2.2 et 5.2.4.3 et le tableau 5.3.
1), 2)
Métal de base Norme CSA W48, classification des électrodes et des flux
Résistance à la
traction
minimale SMAW
o
N de spécifiée du Acier
groupe métal de base, Norme CSA Norme CSA Acier au faiblement GMAW, FCAW,
6)
d’acier MPa (ksi) G40.21 G40.21 ASTM carbone allié MCAW MCAW SAW
1 Jusqu’à 400 A 36 [t >203 mm (8 po)] E43XX E49XX-X ER49S-X E43XT-X F43XX-EXXX
lorsque Fy < A 441 [t normalisé >102 mm (4 po)] E49XX E49XT-X F49XX-EXXX
250 (jusqu’à 60 A 500 nuance A E43XC-X
lorsque Fy < 36) A 515M nuances 380 & 415 E49XC-X
A 516M nuances 380 & 415
A 1011 nuance 30/A 1011M nuance 205
A 1011 nuance 33/A 1011M nuance 230
2 Jusqu’à 400 260W 38W A 36 [t ≤ 203 mm (8 po)] E49XX E49XX-X ER49S-X E49XT-X F49XX-EXXX
lorsque Fy ≥ 260WT 38WT A 441 [102 mm ≤ t ≤ 203 mm (8 po) ou E43XT-X F43XX-EXXX
250 (jusqu’à 60 300W(HSS) 44W(HSS) normalisé 38 mm (1 1/2 po) < t <102 mm E49XC-X
lorsque Fy ≥ 36) (4 po)] E43XC-X
A 500 nuance B
A 501
A 572 nuance 42
A 1011 nuance 36/A 1011M nuance 250
A 1011 nuance 40/A 1011M nuance 275

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3), 4)
3 Plus de 400 à 300W 44W A 242 E49XX E49XX-X ER49S-X E49XT-X F49XX-EXXX
480 (plus de 60 300WT 44WT A 441 [t ≤ 102 mm (4 po) ou E49XC-X
à 70) 350W t normalisé ≤ 38 mm (1 1/2 po)]
350WT 50W A 500 nuance C
3)
350A 50WT A 516M nuances 450 & 485
3) 3)
350AT 50A A 572 nuance 50
3) 3)
380W(HSS) 50AT A 588
380WT(HSS) 55W(HSS) A 618
55WT(HSS) A 710 nuance A, Classe 2 > 50 mm
A 913 nuance 50
A 992/A 992M
A 1011 nuance 45/A 1011M nuance 310
A 1011 nuance 50/A 1011M nuance 340
Février 2004

A 1011 nuance 55/A 1011M nuance 380


(à suivre)
© Association canadienne de normalisation
Février 2004

Tableau 11.1 (fin)


1) ,2)
Métal de base Norme CSA W48, classification des électrodes et des flux
Résistance à la
traction
minimale SMAW
o
N de spécifiée du Norme Acier
groupe métal de base, Norme CSA CSA Acier au faiblement GMAW, FCAW,
6)
d’acier MPa (ksi) G40.21 G40.21 ASTM carbone allié MCAW MCAW SAW
4 Plus de 480 à 400W 60W A 572 nuances 60 & 65 E55XX-X ER80S-XX E8XTX-X F8XX-EXXX
550 lorsque 400WT 60WT A 710 nuance A, E80C-XX E8XCX-X F8XX-ECXXX
3) 3)
Plus de 70 à 80 400A 60A Classe 2 ≤ 50 mm
3) 3)
lorsque 400AT 60AT A 710 nuance A,
Classe 3 > 50 mm
A 913 nuance 60, 65
A 1011 nuance 60/A 1011M nuance 410
A 1011 nuance 65/A 1011M nuance 450
5 Plus de 550 à 480W, 70W, A 1011 nuance 70/A 1011M nuance 480 E62XX-X ER90S-XX E9XTX-X F9XX-EXXX
620 lorsque 480WT 70WT E90C-XX E9XCX-X F9XX-ECXXX
3) 3)
Plus de 80 à 90 480A 70A
(3) 3)
lorsque 480AT 70AT
6 Plus de 620 à A 514 [64 mm (2 1/2 po) < t < 152 mm (6 po)] E69XX-X ER100S-XX E10XTX-X F10X-EXX
700 lorsque A 1011 nuance 80/A 1011M nuance 550 E10XCX-X F10X-ECXXX
Plus de 90 à
100 lorsque
5)
7 Plus de 700 700Q, 100Q, A 514 [t < 64 mm(2 1/2 po)] E76XX-X ER110S-XX E11XTX-X F11X-EXXX
5)
Plus de 100 700QT 100QT A 517M E11XCX-X F11X-ECXXX

A5.28 A5.29 A5.23

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)


AWS

Notes :
1) Voir les tableaux 11.2 a) et 11.2 b) pour les exceptions.
2) En cas d’exception en vertu de la note 1, si le numéro de classe des électrodes utilisées est inférieur à celui indiqué, la valeur de Xu est celle des électrodes indiquées. Toutefois, si
le numéro de classe des électrodes utilisées est supérieur à celui indiqué, la valeur de Xu est celle des électrodes correspondantes.
3) Lorsqu’il n’y a pas de peinture et que la soudure doit avoir des propriétés de résistance à la corrosion atmosphérique équivalentes, ou une couleur semblable à celle du métal de
base, ou les deux, les articles 5.2.1.4 et 5.2.1.5 s’appliquent.
4) Seuls les types présentant des propriétés convenant au soudage.
5) Il est possible que des soudures sur préparation à pénétration complète effectués à l’aide des électrodes correspondantes n’aient pas la résistance à la traction minimale spécifiée
pour le métal de base.
6) Seulement lorsque Xu > 480 MPa (70 ksi).
141
W59-03
142

Tableau 11.2 a)
Contraintes admissibles pour les soudures et résistance des
joints pour les structures sous charge statique
(voir les articles 4.3.1.5, 5.2.1.2, 11.3.3.1 et 11.3.4)
Type de charge et Correspondance Absence de correspondance
orientation par rapport Exigences relatives à Contrainte admissible sur Résistance du Importance de l’absence Contrainte admissible sur
Type de soudure à l’axe de la soudure la correspondance (1) la gorge d’une soudure joint (7) de correspondance la gorge d’une soudure Résistance du joint
1 2 3 4 5 6 7 8
Soudure sur Non obligatoire, mais si
préparation à on utilise une classe
Traction ou Classe inférieure ou
pénétration correspondante, voir la Identique à celle du Identique à celle du
compression supérieure à la classe
complète (2) parallèle à l’axe de col. 4. Pour une absence correspondante métal de base (3) métal de base (3)
de correspondance, voir
la soudure (3)
les col. 6, 7 et 8.

Traction perpendiculaire
à l’axe de la soudure
Identique à celle du Identique à celle
Obligatoire calculée pour le
métal de base
métal de base
Traction perpendiculaire
à l’axe de la soudure

La plus faible des


Obligatoire (se reporter valeurs suivantes :
Classe inférieure à la
à la note (2) et aux 0,3Xu de la classe a) métal de base
Cisaillement classe correspondante
col. 6, 7 et 8 pour les utilisée V=0,4AmFy ou
exceptions) b) métal fondu
V=0,3AwXu
Soudures sur Non obligatoire, mais si on
préparation à Traction ou utilise une classe corre- Identique à celle Identique à celle
Classe inférieure ou
pénétration compression parallèle spondante, voir la col. 4. calculée pour le Identique à celle du calculée pour le
supérieure à la classe
à l’axe de la Pour une absence de métal de base métal de base (3) métal de base (3)
partielle (4) correspondante

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soudure (3) correspondance, voir les Identique à celle du
col. 6, 7 et 8. métal de base
Compression
Obligatoire Voir la note (5)
perpendiculaire à l’axe
de la soudure
La plus faible des La plus faible des
valeurs suivantes : valeurs suivantes :
Non obligatoire, mais si a) métal de base a) métal de base
Traction perpendiculaire on utilise une classe
à l’axe de la soudure T=0,6AmFy ou T=0,6AmFy ou
correspondante, voir la b) métal fondu b) métal fondu
col. 4. 0,3Xu de la classe V=0,3AwXu Classe inférieure à la V=0,3AwXu
0,3Xu de la classe
correspondante classe correspondante
Les conditions admises (article 11.3.4.2) La plus faible des utilisée La plus faible des
d’absence de valeurs suivantes : valeurs suivantes :
correspondance
Février 2004

a) métal de base a) métal de base


Cisaillement figurent aux col. V=0,4AmFy ou V=0,4AmFy ou
6, 7 et 8. b) métal fondu b) métal fondu
V=0,3AwXu (6) V=0,3AwXu (6)

(à suivre)
© Association canadienne de normalisation
Février 2004

Tableau 11.2 a) (fin)


Correspondance Absence de correspondance
Type de charge et
orientation par rapport Exigences relatives à Contrainte admissible sur Résistance du Importance de l’absence Contrainte admissible sur
Type de soudure à l’axe de la soudure la correspondance (1) la gorge d’une soudure joint (7) de correspondance la gorge d’une soudure Résistance du joint
1 2 3 4 5 6 7 8
Soudures d’angle Non obligatoire, mais
si on utilise une classe
Traction ou Classe inférieure ou
correspondante, voir Identique à celle du Identique à celle Identique à celle du Identique à celle
compression supérieure à la classe
la col. 4. Pour une métal de base calculée pour le métal de base (3) calculée pour le
parallèle à l’axe de correspondante
absence de métal de base métal de base (3)
la soudure (3)
correspondance, voir
les col. 6, 7 et 8.

Traction
perpendiculaire à
l’axe de la soudure
Non obligatoire, a) Classe inférieure a) 0,3Xu de la
mais si on utilise à la classe classe utilisée
une classe La plus faible des correspondante La plus faible des
correspondante, valeurs suivantes : valeurs suivantes :
voir la col. 4. 0,3Xu de la classe a) métal de base a) métal de base
Cisaillement
correspondante V=0,4 AmFy ou V=0,4AmFy ou
b) Classe d’électrode b) 0,3Xu de la
Les conditions
b) métal fondu immédiatement classe correspondante b) métal fondu
admises d’absence
V=0,3 AwXu inférieure ou V=0,3AwXu
Soudures en bouchon de correspondance
supérieure à la
et en entaille figurent aux
classe correspondante
col. 6, 7 et 8.
Cisaillement

Notes :
1) Pour les électrodes et les matériaux correspondants, se reporter au tableau 11.1.

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)


2) Les électrodes d’une résistance inférieure pour le groupe de métal de base correspondant du tableau 11.1 peuvent servir aux soudures sur
préparation à pénétration complète sous réserve de l’approbation de l’ingénieur.
3) Si les contraintes de cisaillement sont transmises entre les éléments, la valeur de calcul est la plus petite valeur du métal de base ou du
métal fondu.
4) Pour les profilés de charpente creux, on peut utiliser les dispositions de l’appendice L.
5) La résistance du joint = (Am + la section du métal de base en contact d’appui) × la contrainte de compression admissible dans le métal
de base (article 11.3.4.4).
6) Voir l’appendice M, figure M3.
7) La résistance de l’élément doit être déterminée séparément.
143
W59-03
144

Tableau 11.2 b)
Résistances pondérées des soudures pour des structures sous charge statique
(voir les articles 5.2.1.2, 11.3.3.1 et 11.3.5)
Type de charge et Correspondance Absence de correspondance
orientation par
Type de rapport à l’axe de Exigences relatives à la Importance de l’absence de
soudure la soudure correspondance (1) Résistances pondérées correspondance Résistances pondérées
1 2 3 4 5 6
Soudures sur Traction ou Non obligatoire, mais si on utilise
préparation à compression une classe correspondante, voir la Classe inférieure ou supérieure à Identique à celle calculée pour le
pénétration parallèle à l’axe col. 4. Pour une absence de la classe correspondante
correspondance, voir les col. 5 et 6. métal de base (3)
complète (2) de la soudure
Compression Identique à celle calculée pour le
perpendiculaire à métal de base
l’axe de la soudure Obligatoire
Traction perpendiculaire
à l’axe de la soudure
La plus faible des valeurs suivantes :
La plus faible des valeurs suivantes :
a) métal de base
a) métal de base
Obligatoire (se reporter à la note Classe inférieure ou supérieure à Vr = 0,67ΦwAmFu ou
Cisaillement Vr = 0,67ΦwAmFu ou
(2) et aux col. 5 et 6 pour les la classe correspondante b) métal fondu
b) métal fondu
exceptions) Vr = 0,67ΦwAwXu
Vr = 0,67ΦwAwXu Xu de la classe d’électrode correspondante
Soudures sur Traction ou Non obligatoire, mais si on utilise
préparation à compression une classe correspondante, voir la Identique à celle calculée pour le Classe inférieure ou supérieure à
Identique à celle calculée pour le
pénétration parallèle à l’axe col. 4. Pour une absence de métal de base la classe correspondante
métal de base (3)
partielle(4)(6) de la soudure correspondance, voir les col. 5 et 6.
Compression
perpendiculaire à Obligatoire Voir la note (5)
l’axe de la soudure
La plus faible des valeurs suivantes :
Tr = ΦwAnFu ≤ ΦAgFy (a) Tr = ΦwAnFu ≤ ΦAgFy ou

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(b) Tr = ΦwAnXu ≤ ΦAgFy
Soudures sur préparation à
pénétration partielle combinée à Soudures sur préparation à pénétration
Tension une soudure d’angle partielle combinée à une soudure d’angle.
perpendiculaire La plus faible des valeurs suivantes :
Non obligatoire, mais si on utilise Tr = Φw (AnFu)2+(AwXu)2 ≤ ΦAgFy
à l’axe de la
une classe correspondante, voir a) Tr = Φw (AnFu)2+(AwXu)2 ≤ ΦAgFy ou
soudure Classe inférieure ou supérieure
la col. 4. où An est la soudure sur préparation à
(7)(9)(10) à la classe correspondante
pénétration partielle et Aw est la b) Tr = Φw (AnXu)2+(AwXu)2 ≤ ΦAgFy
Les conditions admises soudure d’angle
d’absence de correspondance Xu de la classe d’électrode utilisée
figurent aux col. 5 et 6. La plus faible des valeurs suivantes :
La plus faible des valeurs suivantes :
a) métal de base
a) métal de base
Vr = 0,67ΦwAmFu ou
Cisaillement Vr = 0,67ΦwAmFu ou
Février 2004

b) métal fondu
b) métal fondu Vr = 0,67ΦwAwXu
Vr = 0,67ΦwAwXu Xu de la classe d’électrode utilisée

(à suivre)
© Association canadienne de normalisation
Février 2004

Tableau 11.2 b) (fin)


Type de charge et Correspondance Absence de correspondance
orientation par
Type de rapport à l’axe de Exigences relatives à la Importance de l’absence de
soudure la soudure correspondance (1) Résistances pondérées correspondance Résistances pondérées
1 2 3 4 5 6
Soudures Traction ou Non obligatoire, mais si on utilise
d’angle compression une classe correspondante, voir Identique à celle calculée pour le Classe inférieure ou supérieure à Identique à celle calculée pour le
parallèle à l’axe la col. 4. Pour une absence de métal de base la classe correspondante métal de base (3)
de la soudure correspondance, voir les col. 5 et 6.
La plus faible des valeurs suivantes :
a) métal de base
La plus faible des valeurs suivantes : Vr = 0,67ΦwAmFu ou
Traction ou a) métal de base b) métal fondu
compression Vr = 0,67ΦwAmFu ou Vr = 0,67ΦwAwXu(1,00+0,50sin1,5θ) (8)
perpendiculaire b) métal fondu Xu de la classe d’électrode inférieure
à l’axe de la Vr = 0,67ΦwAwXu(1,00+0,50sin1,5θ) (8) correspondante OU de l’électrode
soudure Non obligatoire, mais si on correspondante si on utilise une classe
utilise une classe correspondante, Classe d’électrode supérieure à la classe correspondante
voir la col. 4. immédiatement inférieure
ou supérieure à la classe La plus faible des valeurs suivantes :
Les conditions admises correspondante a) métal de base
Cisaillement d’absence de correspondance
La plus faible des valeurs suivantes : Vr = 0,67ΦwAmFu ou
figurent aux col. 5 et 6. b) métal fondu
a) métal de base
Soudures en Vr = 0,67ΦwAmFu ou Vr = 0,67ΦwAwXu
bouchon et b) métal fondu Xu de la classe d’électrode inférieure
en entaille Vr = 0,67ΦwAwXu correspondante OU de l’électrode
Cisaillement
correspondante si on utilise une classe
supérieure à la classe correspondante

Notes :

Construction soudée en acier (soudage à l’arc)


1) Pour les électrodes et les matériaux correspondants, se reporter au tableau 11.1.
2) Les électrodes d’une résistance inférieure pour le groupe de métal de base correspondant du tableau 11.1 peuvent servir aux soudures sur
préparation à pénétration complète sous réserve de l’approbation de l’ingénieur.
3) Si les contraintes de cisaillement sont transmises entre les éléments, la valeur de calcul est la plus petite valeur du métal de base ou du
métal fondu.
4) Pour les profilés de charpente creux, on peut utiliser les dispositions de l’appendice L.
5) La résistance pondérée des joints est calculée de la même façon que pour le métal de base, mais sur la surface A = section de la face à souder
efficace perpendiculaire à l’effort de compression + section du métal de base en contact d’appui.
6) Voir l’appendice M, figure M3.
7) Si on recherche un comportement ductile (c.-à-d., un élément cède avant la fracture de la soudure), AnFu doit être supérieur à AgFy.
8) θ est l’angle de l’axe de la soudure par rapport à la ligne d’action de l’effort (0º pour une soudure longitudinale et 90º pour une soudure
transversale). De façon prudente, (1,00 + 0,50sin1,5θ) peut être considéré égale à 1,0.
9) An est la section efficace de la face à souder perpendiculaire à l’effort de traction.
145

10) Ag est la section efficace de l’élément en traction.


W59-03
146

Tableau 11.3
Critères d’acceptation des structures sous charge statique soumises à un examen par ultrasons
(voir les articles 8.2.8.5, 11.5.4.4 et 12.5.4.4)

Niveaux d’acceptation minimaux (décibels)

Épaisseur de la soudure (mm) et angle du palpeur

8 à 20 > 20 à 38 > 38 à 65 > 65 à 100 > 100 à 200


(5/16 à 3/4 po) (>3/4 à 1 1/2 po) (>1 1/2 à 2/1/2 po) (>2 1/2 à 4 po) (>4 à 8 po)
Nature du
réflecteur 70° 70° 70° 60° 45° 70° 60° 45° 70° 60° 45°

Grand réflecteur +6 +3 –1 +2 +4 –4 –1 +1 –6 –3 0

Petit réflecteur +7 +4 +1 +4 +6 –2 +1 +3 –4 –1 +2

Très petit +8 +5 +3 +6 +8 +3 +3 +5 +3 +3 +4
réflecteur
Notes :
1) Les discontinuités qui présentent des caractéristiques nominales supérieures à celles des très petits réflecteurs doivent être espacées d’au moins 2L, L étant
la longueur de la plus grande discontinuité. Les discontinuités qui ne sont pas espacées d’au moins 2L sont considérées comme une seule discontinuité
dont la longueur est déterminée par la longueur combinée des discontinuités plus la distance qui les sépare.
2) Les discontinuités qui présentent des caractéristiques nominales supérieures à celles des très petits réflecteurs ne doivent pas commencer à moins de 2L des
extrémités de soudures soumises à des contraintes de traction primaires, L étant la longueur de la discontinuité.
3) Les discontinuités dans la région du méplat des soudures sur préparation à pénétration complète, sur préparation en V doubles, en J doubles, en U doubles
et de demi-V doubles en traction seulement relevées lors de l’exploration doivent être évaluées à un niveau d’acceptation d’une sensibilité de 4 dB
supérieure à la valeur prescrite dans ce tableau, c’est-à-dire qu’on doit ajouter quatre unités à la valeur donnée dans le tableau.
4) En ce qui a trait au soudage vertical sous laitier et au soudage électrogaz, les discontinuités supérieures à 50 mm (2 po) de longueur dans la partie centrale
des soudures doivent être évaluées à un niveau d’acceptation d’une sensibilité de 6 dB supérieure aux niveaux ci-dessus.
Grands réflecteurs : toute discontinuité, quelle que soit sa longueur, ayant une caractéristique nominale supérieure (chiffre plus petit) à ce niveau doit être
rejetée.

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Petits réflecteurs : toute discontinuité mesurant plus de 20 mm (7/8 po) de longueur et ayant une caractéristique nominale supérieure (chiffre plus petit) à
ce niveau doit être rejetée.
Très petits réflecteurs : seules les discontinuités mesurant plus de 50 mm (2 po) de longueur et ayant une caractéristique nominale supérieure (chiffre plus
petit) à ce niveau doivent être rejetées.

Niveau d’exploration

Distance du signal ultrasonore

mm (po) N° de référence au-dessus de zéro (dB)

Jusqu’à 65 Jusqu’à 2 1/2 +14


Plus de 65 à 125 Plus de 2 1/2 à 5 +19
Février 2004

Plus de 125 à 250 Plus de 5 à 10 +29


Plus de 250 à 380 Plus de 10 à 15 +39
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t
t1
t > t1
s = la valeur exigée
s s
5t1 min.
[pas moins de 25 mm (1 po)]

Figure 11.1
Assemblage à recouvrement à deux soudures d’angle :
structures sous charge statique
(voir l’article 11.4.7.1)

Interrompre la soudure aux coins

Figure 11.2
Assemblage à recouvrement dont les soudures d’angle sont de part et
d’autre d’un même plan : structures sous charge statique
(voir l’article 11.4.7.2)

Février 2004 147


W59-03 © Association canadienne de normalisation

4
10 4
10

10
4 Transition obtenue en effectuant une pente dans la soudure

À enlever après le soudage À enlever après le soudage


conformément à l’article 11.4.8.1 conformément à l’article 11.4.8.1
4 4
10 10

10
4
Transition obtenue en effectuant une pente dans la soudure et en chanfreinant

4 Chanfreiner avant de souder 4 Chanfreiner avant de souder


10 10

10
4 Transition obtenue en chanfreinant la pièce la plus épaisse

Alignement centré Alignement centré


(applicable en particulier aux semelles) (applicable en particulier aux semelles)
La préparation de joint peut être de n’importe quel type permis ou préqualifiée.
Les pentes de transition illustrées sont les valeurs maximales admises.

a) Transition d’épaisseur dans un assemblage bout à bout d’épaisseurs inégales

4
10
Assemblage bout à bout

Largeur de la pièce Largeur de la pièce


la plus large la plus étroite

10
4

b) Transition de largeur dans un assemblage bout à bout de largeurs inégales

Figure 11.3
Transition d’épaisseur ou de largeur dans les éléments en traction
(voir l’article 11.4.8)

148 Février 2004


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2,0 0,079
Aucune contrainte calculée
1,8 0,071
1,6 0,0625 (1/16)
Profondeur du caniveau
(de chaque côté), mm

1,4 0,055
1,2 0,05
Contrainte primaire en traction parallèle
1,0 au caniveau ; cisaillement, compression 0,04

(po)
dans n’importe quelle direction
0,8 0,03
Contrainte primaire en traction transversale
0,6 par rapport au caniveau 0,024
0,4 0,016
0,2 0,01
0
0 25(1) 50(2) 75(3) 100(4) 125(5) 150(6)
4,5 (3/16)
7,5 (5/16)
16,0 (5/8)

Épaisseur de l’élément, mm (po)

Figure 11.4
Profondeurs admises pour un caniveau
(voir l’article 11.5.4.1)

Février 2004 149


W59-03 © Association canadienne de normalisation

12. Structures sous charge cyclique : calcul et fabrication


12.1 Domaine d’application
12.1.1
Ce chapitre complète les chapitres 1 à 10 et peut être utilisé conjointement avec tout code ou toute
norme qui traite du calcul et de la fabrication des charpentes en acier soumises à des charges cycliques
(répétitives) ou à la fatigue tels les ponts, les chemins de roulement de grues et la machinerie. Si les
charges sont importantes (p. ex., impact ou choc), on doit apporter une attention particulière au besoin
d’effectuer une analyse dynamique et à l’effet de la ténacité.

12.2 Métal de base


12.2.1
Les aciers, utilisés comme métal de base, qui doivent être soudés en vertu de cette norme doivent être
conformes à la norme CSA G40.21* et (ou) aux normes ASTM énumérées au tableau 12.1, ou encore à
toute autre norme relative à un acier soudable approuvée par l’ingénieur. On peut souder ensemble toute
combinaison de ces aciers.
On doit tenir compte des exigences minimales relatives à la résilience dans les structures sous exposées à
des températures de service peu élevées.
*Les types recommandés pour le soudage uniquement.

12.2.2
Lorsqu’on propose pour une construction soudée l’utilisation d’un acier qui ne figure pas au tableau 12.1,
on doit établir la soudabilité de cet acier. Le mode opératoire de soudage élaboré doit être qualifié par
l’entrepreneur conformément à la norme CSA W47.1, ou à toute autre exigence de l’ingénieur.

12.3 Dispositions relatives au calcul


12.3.1 Symboles
Les symboles suivants sont utilisés dans ce chapitre. Lorsque des symboles différents sont utilisés, une
note à cet effet figure dans le texte.
a) Am — la section de la face à souder efficace
(i) Pour les soudures d’angle :
Am — la dimension efficace d’un côté de la soudure d’angle x la longueur de la soudure
(ii) Pour les soudures sur préparation à pénétration complète (voir la figure M2 de l’appendice M) :
1) Assemblage bout à bout :
Am — l’épaisseur du métal de base x la longueur de la soudure
2) Assemblage en T :
Am — la dimension de la face du métal de base à souder x la longueur de la soudure
(iii) Pour les soudures sur préparation à pénétration partielle (voir la figure M3 de l’appendice M) :
Am — la dimension de la face du métal de base à souder x la longueur de la soudure. Toutefois,
Am ≤ l’épaisseur du métal de base x la longueur de la soudure
b) An — la section de la face à souder efficace perpendiculairement à l’effort de traction ou de
compression dans les soudures sur préparation à pénétration partielle
c) Aw — la section de la gorge efficace
(i) Pour tous les types de soudures à l’exception des soudures en bouchon et en entaille
Aw — a gorge efficace de la soudure x la longueur de la soudure
(ii) Pour les soudures en bouchon et en entaille
Aw — la section de la partie fusionnée de la surface de contact
d) fsr — la gamme de tensions
e) Fsr — la résistance à la fatigue
f) Fsrt — la gamme de tensions seuils à amplitude constan te
g) Fu — la résistance à la traction minimale spécifiée du métal de base
h) Fy — la limite d’élasticité minimale spécifiée, le point d’écoulement, ou la limite d’élasticité du
métal de base

150 Février 2004


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i) n — le nombre de cycles pour une condition de charge particulière


j) Na — les cycles admissibles pour une valeur donnée de résistance à la fatigue
k) Nc — le nombre de cycles de gamme de tensions pour la durée de vie
l) T — la résistance à la traction admissible
m) Tr — la résistance à la traction pondérée
n) V — la résistance au cisaillement admissible
o) Vr — la résistance au cisaillement pondérée
p) Xu — la résistance à la traction maximale indiquée par le numéro de classe de l’électrode
q) γ — la constante de la durée de vie en fatigue (fsr ≥ Fsrt)
r) γ’ — la constante de la durée de vie en fatigue (fsr < Fsrt)
s) φ — le coefficient de résistance pour le métal de base, 0,90
l) φW — le coefficient de résistance pour les raccordements soudés, 0,67

12.3.2 Valeurs de calcul


12.3.2.1 Valeurs de calcul du métal de base
Les contraintes admissibles ou les résistances pondérées du métal de base doivent être celles qui sont
prescrites dans les spécifications pertinentes.

12.3.2.2 Valeurs de calcul des soudures


Les valeurs de calcul des soudures doivent être celles qui sont données aux articles 12.3.4 et 12.3.5.

12.3.3 Métaux de base et électrodes correspondantes


Les métaux de base et les électrodes correspondantes doivent être conformes au tableau 12.1. Pour les
exceptions, se reporter à la colonne 6 du tableau 12.2 a) ou à la colonne 5 du tableau 12.2 b), selon
le cas.

12.3.4 Méthode de calcul de la contrainte admissible (CCA)


12.3.4.1
La contrainte admissible pour les soudures et les résistances admissibles des joints doivent être conformes
au tableau 12.2 a). La résistance de l’élément doit être établie de façon indépendante.

12.3.4.2
La contrainte de cisaillement admissible dans le métal fondu doit être égale à 0,30 Xu où Xu est défini à
l’article 12.3.1.

12.3.4.3
La contrainte qui résulte de charges provoquant un cisaillement longitudinal et transversal dans les
soudures doit être égale à la somme vectorielle des composantes et ne doit pas être supérieure aux
valeurs prescrites au tableau 12.2 a).

12.3.4.4
La résistance des joints sollicités en compression réunis par des soudures sur préparation à pénétration
partielle doit être fondée sur la section de la gorge efficace des soudures plus la section du métal de base
assemblé par contact.

12.3.4.5 Contraintes admissibles supérieures


Lorsqu’en vertu de la spécification pertinente il est permis, pour une raison quelconque, d’utiliser des
contraintes admissibles supérieures dans le métal de base, on peut appliquer une augmentation
correspondante des contraintes admissibles pour les soudures.

Février 2004 151


W59-03 © Association canadienne de normalisation

12.3.5 Méthode de calcul aux états limites


12.3.5.1
La résistance pondérée des joints soudés doit être conforme au tableau 12.2 b).

12.3.5.2
La résistance au cisaillement pondérée, à moins d’une spécification contraire dans la norme de calcul
pertinente, doit être égale à Vr, conformément au tableau 12.2 b).

12.3.5.3
La résistance à la compression pondérée des soudures sur préparation à pénétration partielle doit être
basée sur la section de la face à souder efficace perpendiculairement à l’effort de compression de la
soudure plus la section du métal de base en contact.

12.3.5.4
La somme vectorielle des contraintes de cisaillement pondérées longitudinale et transversale ne doit pas
être supérieure aux résistances pondérées de la colonne 4 ou 6 du tableau 12.2 b) à moins qu’une
analyse de la résistance à la rupture acceptée par l’ingénieur ne soit utilisée.

12.3.6 Dispositions relatives aux contraintes de fatigue


12.3.6.1
En plus de satisfaire aux exigences du chapitre 12 visant les charges cycliques (répétitives) ou la fatigue,
un élément ou un raccordement doit aussi satisfaire aux exigences visant les charges statiques des normes
de calcul pertinentes et de l’article 12.3.4 ou 12.3.5 en ce qui a trait aux soudures.
Les éléments et les raccordements doivent être calculés, fabriqués et installés de manière à réduire au
minimum les concentrations de contraintes et les changements de section soudains.

12.3.6.2
L’état limite de fatigue, qui se caractérise par la propagation lente d’une fissure dans un élément de
charpente, peut entraîner des surcharges ou une déformation locale dans la structure. Dans cette norme,
on les appelle des phénomènes de fatigue due aux charges ou des phénomènes de fatigue due à la
déformation, respectivement.

12.3.6.3
Lorsqu’une charge ne sera pas appliquée plus de 10 000 fois à une structure au cours de sa durée utile,
il n’est pas nécessaire d’évaluer la résistance à la fatigue selon l’article 12.3.6.6.5.

12.3.6.4
Lorsqu’une charge sera appliquée plus de 10 000 fois à une structure au cours de sa durée utile, les
éléments et les raccordements doivent être calculés de façon à résister à la fatigue selon le code ou la
norme en vigueur, le cas échéant, ou en utilisant les meilleures données existantes. En l’absence de
renseignements plus précis, on doit utiliser ce chapitre pour le calcul de la fatigue.

12.3.6.5 Structures à cheminement d’effort unique


On doit porter une attention particulière aux structures dans lesquelles la défaillance due à la fatigue
d’un seul élément pourrait avoir des conséquences catastrophiques. À cette fin, on peut procéder à des
inspections, utiliser des méthodes de fabrication particulières et (ou) des techniques d’amélioration de la
durée de vie en fatigue telles le dressage GTAW, le martelage et le meulage (voir l’article 12.3.6.8), la
mise sur pied d’un programme d’inspection et d’entretien périodiques et (ou) l’utilisation de gammes de
contraintes inférieures à celles permises à l’article 12.3.6.6.

152 Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

12.3.6.6 Fatigue due à la surcharge et gamme de contraintes


12.3.6.6.1
La caractéristique principale de la fatigue due à la surcharge est la gamme de contraintes à laquelle les
éléments sont soumis pendant un cycle donné. La gamme de contraintes est la différence algébrique
entre la contrainte maximale et la contrainte minimale en un point donné pendant un cycle. Seules les
contraintes attribuables à des surcharges spécifiées peuvent être utilisées dans le calcul de la fatigue.

12.3.6.6.2
Le calcul de la fatigue doit être basé sur les contraintes obtenues par analyse élastique à partie de charges
spécifiques. Les contraintes ne doivent pas être amplifiées par les coefficient de concentration de
contrainte des discontinuités géométriques.

12.3.6.6.3
Une charge spécifiée inférieure à la charge maximale spécifiée, mais agissant selon un nombre plus grand
de cycles, peut avoir préséance et doit être prise en compte (voir l’article 12.3.6.6.7).

12.3.6.6.4
Il n’est pas nécessaire que les dispositions relatives à la fatigue due à la surcharge soient appliquées
uniquement aux endroits soumis à une contrainte de traction. Aux endroits ou les contraintes résultant
des charges permanentes sont des contraintes de compression, on peut ignorer la fatigue due à la
surcharge uniquement si la contrainte de compression est au moins égale au double de la surcharge en
traction.

12.3.6.6.5
Les éléments, les raccordements et les soudures doivent être dimensionnées de façon que la gamme de
contraintes calculée fsr ne soit pas supérieure à la résistance en fatigue Fsr :

fsr ≤ Fsr

La résistance en fatigue Fsr d’un élément doit être calculée comme suit :

Fsr = (γ/Nc)1/3

γ la constante de durée de vie en fatigue du tableau 12.3 pour la catégorie de détail déterminée à
partir du tableau 12.4 et de la figure 12.1
Nc le nombre de cycles de gamme de contraintes pour la durée de vie prévue. Si le nombre de cycles
est calculé à partir du nombre de passages d’une charge mobile, le nombre de cycles de gamme de
contraintes causé par chaque passage de la charge doit être pris en compte.
Les valeurs de résistances en fatigue pour des nombres de cycles spécifiques sont données au
tableau 12.3.

12.3.6.6.6 Gammes de contraintes à prendre en compte


Si on a établi que la structure est soumise à des charges d’amplitude constante uniquement, seule une
gamme de contraintes égale ou supérieure à Fsrt (où Fsrt est la gamme de contraintes seuil d’amplitude
constante donnée au tableau 12.3) doit être prise en compte (voir l’article R1 de l’appendice R).
Dans les autres cas, des gammes de contraintes inférieures à Fsrt doivent aussi être prises en compte (voir
l’article 12.3.6.6.7).

12.3.6.6.7 Charges d’amplitude variable


La plupart des données relatives à la fatigue due à la charge connues des concepteurs proviennent
d’essais à amplitude constante tandis que la majorité des problèmes de fatigue sont attribuables à des
charges d’amplitude variable. Dans certains cas, le spectre de charges peut être caractérisé par une seule
charge utilisée pour le calcul de la fatigue (p. ex., les ponts routiers). En l’absence d’une charge de fatigue
caractéristique, on doit prendre en compte différentes combinaisons de charges. Ainsi, les poutres de

Février 2004 153


W59-03 © Association canadienne de normalisation

chemin de roulement supportent-elles non seulement une ou plusieurs grues, mais aussi diverses charges
utiles. Dans ces cas, on doit se conformer à la règle des dommages cumulatifs linéaires (règle de Miner)
(voir l’article R2 de l’appendice R).

Σ(n/Na)= n1/Na1 + n2/Na2 + n3/Na3 +… inférieur ou égal à 1,0


n le nombre réel de cycles pour une condition de charge particulière dans la pièce à l’étude
Na le nombre admissible de cycles pour la gamme de contraintes qui s’exerce sur la pièce
Na γ /(fsr)3 pour fsr $ Fsrt
Na γN/(fsr)5 pour fsr < Fsrt

12.3.6.7 Fatigue due à la déformation (contraintes secondaires)


Les contraintes secondaires dues à la déformation et aux mouvements hors plan peuvent constituer une
source potentielle de fissuration due à la fatigue. Il est donc conseillé de porter une attention technique
particulière aux structures conçues pour supporter des charges répétitives dans lesquelles ces sources de
contraintes pourraient être présentes. Dans le cas de structures telles des chemins de roulement de grues,
ces contraintes sont courantes et on doit donc faire très attention au moment de tracer le cheminement
des efforts et aux raccordements.

12.3.6.8 Amélioration de la résistance à la fatigue


On peut utiliser des méthodes permettant d’améliorer la résistance à la fatigue des joints soudés,
y compris les méthodes qui pourraient modifier la catégorie du joint, sous réserve de l’approbation de
l’ingénieur. L’article R3 de l’appendice R traite de bon nombre de ces méthodes.

12.4 Détails de conception


12.4.1 Généralités
La conception doit permettre de réduire au minimum les contraintes, favoriser un comportement ductile,
éviter la multiplicité des soudures au même endroit et permettre un accès adéquat pour l’exécution des
soudures.

12.4.2 Combinaison de soudures


12.4.2.1
Si on utilise séparément deux types de soudure ou plus dans un même assemblage, on doit calculer
distinctement la résistance admissible de chaque type de soudure en tenant compte de l’axe du groupe
afin de déterminer la résistance admissible de la combinaison.

12.4.2.2
Les soudures sur préparation des pièces ou des éléments dont le calcul tient compte de la fatigue ne
doivent pas être renforcées au moyen de tôles d’enture.

12.4.3 Combinaisons de soudures et boulons


12.4.3.1
Les boulons utilisés avec des soudures ne doivent pas être considérés comme assumant une partie de la
charge et les soudures doivent être utilisées pour porter la charge complète. Les boulons utilisés peuvent
être laissés en place si leur enlèvement n’est pas spécifié. Si les boulons doivent être enlevés et les trous
remplis, ces derniers ne doivent pas être remplis par soudage, à moins que l’ingénieur ne l’autorise. (Pour
le renforcement et la réparation des structures existantes, se reporter au chapitre 9.)

154 Février 2004


© Association canadienne de normalisation Construction soudée en acier (soudage à l’arc)

12.4.4 Résistance sous charge temporaire


On doit calculer les soudures pour s’assurer qu’elles peuvent supporter des charges temporaires
imputables à la manutention et à la construction.

12.4.5 Excentricité des raccords


12.4.5.1
On doit, dans la mesure du possible, éviter l’excentricité entre les pièces et les éléments qui se croisent.

12.4.5.2
Si l’excentricité est inévitable, on doit tenir compte de son effet sur le calcul des éléments et du joint (voir
aussi l’article 12.4.5.3).

12.4.5.3
Dans le cas des cornières sous charge axiale, le centre de gravité des soudures doit se trouver entre la
ligne du centre de gravité de la section de l’angle et l’axe du côté raccordé. Si le centre de gravité de la
soudure est hors de cette zone, la charge totale, y compris la partie due à l’excentricité du centre de
gravité de l’angle, ne doit pas être supérieure aux valeurs de calcul permises en vertu de cette norme.

12.4.6 Détails relatifs aux soudures d’angle


12.4.6.1
La plus petite soudure d’angle permise dans une structure sous charge cyclique doit mesurer 5 mm
(3/16 po) (voir le tableau 4.4).

12.4.6.2
Les soudures d’angle effectuées sur les côtés ou les dessus des cornières d’attache, des assises de poutres,
et autres attaches semblables doivent être poursuivies sans interruption en contournant le coin sur une
longueur au moins égale à deux fois la dimension nominale de la soudure. Ces contournements doivent
être indiqués sur les dessins.

12.4.7 Assemblage à recouvrement


12.4.7.1
Le chevauchement minimal des pièces porteuses assemblées par recouvrement doit être égal à cinq fois
l’épaisseur de la pièce la plus mince mais non inférieur à 25 mm (1 po). À moins que la déformation
latérale des pièces ne soit empêchée, elles doivent être réunies par deux soudures d’angle transversales
ou longitudinales le long des bords ou dans les entailles (voir la figure 12.2).

12.4.7.2
Les soudures d’angle exécutes sur les côtés opposés d’une surface de contact commune à deux pièces
doivent s’arrêter au coin commun aux deux soudures (voir la figure 12.3).

12.4.7.3
Les soudures d’angle exécutées dans des orifices ou des entailles doivent être conformes à l’article
4.4.1.3. On doit déterminer la résistance de la pièce en se fondant sur la section critique nette du métal
de base.

12.4.8 Transition d’épaisseur ou de largeur


12.4.8.1
Lorsque des pièces d’épaisseurs ou de largeurs différentes sont aboutées par soudure, la transition entre
les surfaces ou les bords décalés doit être régulière et présenter une pente ne dépassant pas 4 sur 10 par
rapport à la surface ou au bord de l’une ou l’autre pièce [voir les figures 12.4 a) et b)]. On obtient la
transition d’épaisseur en donnant un angle aux soudures, en chanfreinant la pièce la plus épaisse ou par
une combinaison de ces méthodes. En ce qui a trait à la charge qui fait l’objet de l’article 12.3.6.4,

Février 2004 155


W59-03 © Association canadienne de normalisation

la catégorie de la gamme de contraintes doit être choisie en fonction de la finition de surface,


conformément au tableau 12.4.

12.4.8.2
En ce qu a trait aux assemblages bout à bout dans des aciers trempés et revenus, l’article 12.4.11
s’applique. Toutefois, les transitions de largeur incurvées illustrées à la figure 12.4 b) (B.2), en plus des
finitions de surface sont obligatoires pour que ces assemblages soient qualifiés pour la catégorie de
gamme de contraintes appropriée du tableau 12.4.

12.4.9 Poutres et poutres-maîtresses


12.4.9.1
Les raidisseurs peuvent être soudés aux semelles tendues et comprimées. Toutefois, lorsqu’ils sont utilisés
sur un seul côté de l’âme, ils doivent être soudés à la semelle comprimée.
Note : Lorsqu’on désire souder des raidisseurs à des semelles tendues, on devrait tenir compte du risque de
fragilisation, et ces soudures devraient faire l’objet d’un examen magnétoscopique.

12.4.9.2
Les soudures sur préparation utilisées pour effectuer des raccordements ou des entures dans les poutres
ou les poutres-maîtresses doivent être à pénétration complète. Lorsque l’article 12.3.6.3 s’applique, les
raccordements ou entures effectués par soudures d’angle doivent être conçus pour au moins 75 % de la
résistance statique de l’élément.

12.4.9.3
Les entures entre les tronçons de poutres laminées ou de poutres-maîtresses fabriquées doivent de
préférence être exécutées dans la même section. Les entures des âmes et des poutres-maîtresses
fabriquées effectuées en atelier avant que les âmes et les semelles ne soient assemblées les unes aux
autres peuvent se trouver dans la même section ou dans des sections différentes.

12.4.10 Entures dans les éléments comprimés


Lorsque des éléments comprimés seulement sur leur section, quelles que soient les conditions de charge,
sont conçus pour être appuyés aux entures, les soudures et le matériau utilisés pour l’enture doivent être
disposés de façon à conserver l’alignement des pièces et être calculés de façon à porter 50 % de la
charge calculée dans l’élément, à moins d’indication contraire de l’ingénieur ou dans les spécifications
pertinentes. Lorsque l’extrémité de ces éléments est usinée et que ces derniers reposent entièrement sur
des tôles de base, les soudures doivent être suffisantes pour les maintenir en place.

12.4.11 Entures dans les éléments tendus


Les soudures sur préparation utilisées pour effectuer les entures d’éléments tendus doivent être à
pénétration complète. Lorsque l’article 12.3.6.3 s’applique, les raccordements ou les entures effectués par
soudures d’angle doivent être conçus pour au moins 75 % de la résistance statique de l’élément ou, si
l’élément est soumis à des charges répétitives, la contrainte ou gamme de contraintes maximales dans ce
raccordement ou cette enture ne doit pas être supérieure à la contrainte de fatigue permise en vertu de la
spécification appropriée.

12.4.12 Assemblages en T et en L
Lorsque des soudures d’angle combinées à des soudures sur préparation sont exigées pour une transition
régulière dans les assemblages en T et en L, elles doivent avoir une dimension au moins égale à t/4 où t
est l’épaisseur de l’élément comportant une soudure sur préparation sans être supérieure à 10 mm
(3/8 po). Ces soudures d’angle combinées à des soudures sur préparation sont obligatoires pour les
assemblages en T soumis à une traction perpendiculaire à l’axe de la soudure.

156 Février 2004


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12.4.13 Raccordement des éléments de membrures composées


12.4.13.1
Aux extrémités d’une membrure comprimée composée, tous les éléments en contact doivent être joints
par des soudures continues sur une longueur au moins égale à la largeur de la membrure.

12.4.13.2
Sauf indication contraire dans les spécifications de calcul pertinentes, ou à moins qu’un espacement
plus étroit ne soit requis pour transférer la charge ou sceller les surfaces inaccessibles, l’espacement
longitudinal entre les soudures intermittentes des membrures comprimées composées ne doit pas être
supérieur aux valeurs suivantes, selon le cas* :
a) En ce qui a trait aux éléments comprimés constitués de deux ou plusieurs profilés laminés en contact
ou séparés par des cales intermittentes, le rapport d’élancement d’un profilé quelconque entre les points
de raccordement ne doit pas être supérieur au rapport d’élancement de la membrure composée. Le plus
petit rayon de giration de chaque élément doit servir au calcul du rapport d’élancement de cet élément
entre les points de raccordement avec d’autres éléments ;
( )
b) 330t / Fy 125t / Fy , sans toutefois dépasser 300 mm (12 po), lorsque l’élément extérieur de la
membrure composée est constitué d’une tôle et que les soudures discontinues le long des bords de
celle-ci ne sont pas alternées [t est l’épaisseur de la tôle extérieure en mm (po) ; Fy est la limite d’élasticité
minimale spécifiée en MPa (ksi)] ;
c) 525t / (
Fy 200t / Fy ) , sans toutefois dépasser 450 mm (18 po), lorsque l’élément extérieur de la
membrure composée est constitué d’une tôle et que les soudures discontinues sont alternées [t est
l’épaisseur de la tôle extérieure en mm (po) ; Fy est la limite d’élasticité minimale spécifiée en MPa (ksi)].

12.4.13.3
Sauf indication contraire dans les spécifications de calcul pertinentes, les éléments tels que profilés, tôles
ou barres constituant un élément en traction et séparés par des cales intermittentes doivent être joints à
celles-ci en conservant un espacement tel que le rapport d’élancement d’un élément quelconque entre
les points de raccordement ne soit pas supérieur à la plus faible des valeurs suivantes soit 300, soit le
rapport d’élancement calculé de l’élément en traction. Dans le cas d’éléments tendus constituées de deux
tôles en contact ou d’un profilé et d’une tôle en contact, les éléments doivent être joints de façon que
l’espacement entre les soudures ne soit pas supérieur à 36 fois l’épaisseur de la tôle la plus mince sans
excéder 450 mm (18 po). Dans le cas d’éléments en traction constitués de deux profilés en contact ou
plus, les éléments doivent être joints de façon que l’espacement entre les soudures ne soit pas supérieur à
600 mm (24 po). Toutefois, lorsqu’il est possible d’établir qu’un espacement plus grand ne nuirait pas au
rendement satisfaisant de l’élément, cette mesure ne s’applique pas.

12.4.14 Types de joints et de soudures interdits


Note : En ce qui a trait au calcul de raccordements de PCC pour des charges cycliques, consulter le chapitre
12 du document Hollow Structural Section Connections and Trusses, A Design Guide, Packer and Henderson, ICCA,
(voir l’appendice L).
Les types suivants de joints et de soudures sont interdits :
a) les soudures sur préparation à pénétration partielle dans des assemblages bout à bout, sauf
indication contraire aux articles 12.3.4.4, 12.3.5.3 et 12.4.10 ;
b) les soudures sur préparation à pénétration partielle exécutées sur un côté seulement dans des
assemblages en T soumis à une traction perpendiculaire à l’axe de la soudure ;
Note : Des soudures sur préparation à pénétration partielle exécutées sur les deux côtés dans des assemblages
en T soumis à une traction perpendiculaire à l’axe de la soudure peuvent également être interdites par d’autres
normes.
c) les soudures sur préparation exécutées sur un côté seulement :
(i) avec support envers en acier, à moins que la fusion avec le support ne soit complète,
conformément à l’article 5.5.1.3 ;

Février 2004 157


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(ii) avec support envers autre qu’en acier, ou sans support envers (voir l’article 4.1.3.1.2) à moins
que le mode opératoire de soudage ne soit qualifié par l’entrepreneur, conformément à la norme
CSA W47.1, ou aux exigences de l’ingénieur ;
Note : Les restrictions des alinéas c), (i) et (ii) ne s’appliquent pas :
a) aux éléments secondaires ou aux éléments soumis à aucune charge ;
b) aux assemblages en L, parallèles à la direction de la charge calculée et réunissant des membrures composées
conçues principalement pour la contrainte axiale.
d) les soudures sur préparation discontinues (voir l’article 4.1.3.2.1) ;
e) les soudures d’angle discontinues, à l’exception :
(i) du soudage de raidisseurs à des poutres ou poutres-maîtresses ;
(ii) d’éléments en compression constante constitués de deux profilés laminés ou plus,
conformément à l’article 12.4.13 ;
(iii) du raccordement, en compression constante dans une simple membrure supportée composée
ou laminéee, à une autre section ou autre tôle laminée [voir l’alinéa f)] ;
f) en ce qui a trait aux exceptions de l’alinéa e), les disposition suivantes s’appliquent :
(i) chaque soudure doit avoir une longueur nominale de 40 mm (1 1/2 po) ;
(ii) le joint doit être soudé sur au moins 25 % ;
(iii) l’espacement maximal entre les soudures doit être égal à 12 fois l’épaisseur de la pièce la plus
mince, sans être supérieur à 150 mm (6 po) ;
(iv) il doit y avoir une soudure à chaque extrémité d’un joint comportant une soudure d’angle
discontinue ;
g) les soudures en bouchon et en entaille :
(i) sur des éléments non critiques de structures non hyperstatiques et sur les éléments en traction
primaire ;
(ii) dans toutes les autres utilisations à moins de se conformer à l’article 4.1.3.3.4 et sous réserve de
l’approbation de l’ingénieur. Dans ce cas, la classe de fatigue E pour le métal de base et E1 pour le métal
fondu s’applique.

12.5 Exécution des travaux


12.5.1 Terminaison des soudures sur préparation
Les appendices sous forme de barres ou les tôles de soudures sur préparation doivent être enlevées une
fois la soudure terminée.

12.5.2 Support envers des soudures sur préparation


12.5.2.1 Responsabilité de l’ingénieur
Les articles 12.5.2.2 et 12.5.2.3 doivent être appliqués comme l’exige l’ingénieur, en conformité avec les
exigences de fatigue de l’article 12.3.6.

12.5.2.2 Soudage su support envers


Le support envers peut être fixé au moyen de soudures à l’intérieur ou à l’extérieur du chanfrein. À
l’extérieur du chanfrein, le soudage peut consister en soudures de pointage ou en des soudures d’angle
continues (voir le tableau 12.4, Condition générale, Assemblages bout à bout avec support envers pour la
catégorie appropriée). Les soudures de pointage, le cas échéant, doivent être à au moins 12 mm (1/2 po)
de l’extrémité des joints. Dans tous les cas, l’article 12.5.2.1 s’applique.
Note : Il convient de consulter d’autres normes qui renvoient à la W59 quand il est question de soudage pour
des joints ou des soudures interdit pas cette norme.

12.5.2.3 Enlèvement du support envers


Le support envers en acier peut être laissé en place ou enlevé. Si le support envers en acier utilisé pour les
soudures transversales par rapport à la direction de l’application de la charge est enlevé, le joint doit être
meulé ou autrement fini de façon à présenter une surface lisse. Il n’est pas nécessaire d’enlever le support
envers en acier lorsqu’il est utilisé pour des soudures longitudinales par rapport à la direction de la charge
ou lorsqu’il n’est pas soumis à une charge calculée ou exposé à la corrosion, à moins que l’ingénieur ne
l’exige. Dans tous les cas, l’article 12.5.2.1 s’applique.

158 Février 2004


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12.5.3 Tolérances dimensionnelles


12.5.3.1
Les dimensions des éléments de charpente doivent respecter les tolérances spécifiées à l’article 5.8. De
plus, des âmes ayant une hauteur D et une épaisseur t dans des panneaux entourés de raidisseurs et de
semelles, ou les deux, dont le plus petit panneau est égal à d, les écarts de planéité ne doivent pas être
supérieurs aux valeurs suivantes :
a) raidisseurs intermédiaires de part et d’autre de l’âme :
(i) poutres-maîtresses intérieures :
où D/t < 150 — écart maximal = d/115 ;
où D/t ≥ 150 — écart maximal = d/92 ;
(ii) poutres-maîtresses de toit :
où D/t < 150 — écart maximal = d/130 ;
où D/t ≥ 150 — écart maximal = d/105 ;
b) raidisseurs intermédiaires d’un seul côté de l’âme :
(i) poutres-maîtresses intérieures :
où D/t < 100 — écart maximal = d/100 ;
où D/t ≥ 100 — écart maximal = d/67 ;
(ii) poutres-maîtresses de toit :
où D/t < 100 — écart maximal = d/120 ;
où D/t ≥ 100 — écart maximal = d/80 ;
c) sans raidisseurs intermédiaires :
écart maximal = D/150.
Si en vertu de considérations d’ordre architectural des tolérances plus sévères que celles prescrites
ci-dessus sont requises, on doit inclure une référence spécifique dans les soumissions.
Les écarts de planéité des âmes des poutres-maîtresses doivent être déterminés en mesurant les
décalages par rapport à une règle dont la longueur est au moins égale à la plus petite dimension d’un
panneau. La règle doit être placée dans la position présentant l’écart maximal sur l’âme, les extrémités de
la règle étant près des bords opposés du panneau (voir l’appendice J).

12.5.3.2
Les extrémités des âmes des poutres-maîtresses qui ont été percées ou poinçonnées et alésées en cours
d’assemblage ou lors de la préparation à l’aide d’un gabarit peuvent présenter une déformation jusqu’à
deux fois les tolérances de l’article 12.5.3.1 à condition que, lorsque les tôles d’enture sont boulonnées,
l’âme présente une tolérance dimensionnelle adéquate.

12.5.4 Qualité des soudures


Toutes les soudures doivent être soumises à un examen visuel.
Note : Une qualité minimale d’exécution des travaux est implicite dans cette norme. Toutefois, afin de vérifier
cette qualité, des critères spécifiques ont été élaborés pour chaque méthode d’inspection et font l’objet de
l’article 12.5.4. Si l’on rencontre des défauts constituant un non-respect flagrant de la norme, l’article 7.3.4
s’applique.

12.5.4.1 Examen visuel


Une soudure soumise à un examen visuel uniquement est acceptable si ce dernier :
a) ne révèle aucune fissure superficielle ;
b) ne révèle aucun manque de fusion entre les soudures et le métal de base ;
c) ne révèle aucun cratère ;
d) montre des profils de soudure conformes à l’article 5.9. Pour les soudures calculées conformément
à l’article 12.3.6.3, l’ingénieur peut exiger des profils plus restrictifs. Ces profils devraient figurer dans le
contrat ;
e) montre que le nombre de soufflures visibles dans une soudure d’angle n’est pas supérieur à 1
pour chaque 100 mm (4 po) de longueur, et que le diamètre maximal n’est pas supérieur à 2,5 mm
(3/32 po) ;
f) montre que pour les soudures d’angle reliant des raidisseurs transversaux intermédiaires à une âme,
la somme des diamètres des soufflures visibles n’est pas supérieure à 10 mm (3/8 po) pour chaque

Février 2004 159


W59-03 © Association canadienne de normalisation

25 mm (1 po) linéaire de soudure ni à 20 mm (3/4 po) pour chaque longueur de soudure de 300 mm
(12 po) ;
g) montre que les soudures sur préparation ne comportent aucune soufflure visible ;
h) ne révèle aucun caniveau d’une profondeur supérieure à 0,25 mm (0,01 po), dans la direction
perpendiculaire à la contrainte primaire qui s’exerce dans la portion contenant le caniveau, ne révèle
aucun caniveau d’une profondeur supérieure à 1 mm (1/32 po), dans la direction parallèle à la contrainte
primaire qui s’exerce dans la portion contenant le caniveau. En ce qui a trait aux éléments non soumis à
une contrainte primaire, tout caniveau dont les dimensions sont supérieures aux valeurs indiquées doit
être soumis à l’approbation de l’ingénieur.

12.5.4.2
L’examen visuel de joints soudés fortement bridés ou de joints d’aciers trempés et revenus, ou les deux,
doit être retardé le plus longtemps possible, c.-à-d. que l’examen doit avoir lieu, de préférence plus de
48 heures après l’exécution des soudures.

12.5.4.3 Examen radiographique et magnétoscopique


Les soudures soumises à un examen radiographique ou magnétoscopique en plus de l’examen visuel ne
doivent présenter aucune fissure et doivent être jugées inacceptables si des soufflures ou des
discontinuités présentent des caractéristiques dimensionnelles et quantitatives supérieures aux limites
suivantes :
a) Pour les soudures soumises à une contrainte de traction, quelle que soit la condition de charge,
la plus grande dimension d’une soufflure* ou d’une discontinuité† qui mesure 2 mm (1/16 po) ou plus ne
doit pas être supérieure à la valeur de la figure 12.5 en ce qui a trait à la dimension du défaut B pour
l’épaisseur de la gorge efficace ou la dimension de la soudure en cause. La distance qui sépare une
soufflure ou une discontinuité, conforme à la description ci-dessus, d’une autre discontinuité, d’un bord
ou de toute soudure qui croise la discontinuité ou la soufflure ne doit pas être inférieure au dégagement
minimal permis C à la figure 12.5 pour la dimension examinée de la discontinuité.
*On appelle soufflures de petites bulles de gaz ou toute cavité semblable de type globulaire.
†On entend par discontinuité les inclusions de laitier, un manque de fusion, un manque de pénétration et
toute autre marque semblable, de type allongé, dans le métal fondu.
b) Pour les soudures soumises à la compression seulement, et identifiées comme telles sur les dessins
de conception, la plus grande dimension d’une discontinuité, soit 2 mm (1/16 po) ou plus, ne doit pas
être supérieure à la dimension B ; l’espace entre des défauts adjacents ne doit pas être inférieur au
dégagement minimal admis C illustré à la figure 12.6 pour la grosseur du défaut à l’étude.
c) Pour les soudures soumises à des contraintes de cisaillement, la plus grande dimension d’une
discontinuité, soit 2 mm (1/16 po) ou plus, ne doit pas être supérieure à la dimension B ; l’espace entre
des défauts adjacents ne doit pas être inférieur au dégagement minimal permis C illustré à la
figure 12.6 pour la grosseur du défaut à l’étude.
d) Les restrictions illustrées aux figures 12.5 et 12.6 pour un joint ou une gorge de soudure mesurant
40 mm (1 1/2 po) d’épaisseur s’appliquent à tous les joints ou à toutes les gorges d’épaisseur supérieure.
e) En dépit des alinéas a), b) et c), la somme de la plus grande dimension des soufflures dispersées et
des discontinuités inférieure à 2 mm (1/16 po) ne doit pas être supérieure à 10 mm (3/8 po) par 25 mm
(1 po) linéaire de soudure.

12.5.4.4 Examens par ultrasons


Les soudures soumises à un examen par ultrasons en plus de l’examen visuel doivent être exemptes de
fissures et elles doivent satisfaire aux exigences suivantes :
a) les soudures soumises à un effort de traction, quelles que soient les conditions de charge, doivent
satisfaire au tableau 12.5 ;
b) les soudures soumises à la compression seulement et indiquées comme telle dans les dessins de
conception doivent être conformes au tableau 11.3.

160 Février 2004


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12.5.4.5 Examen par ressuage


Les soudures soumises à un examen par ressuage doivent être évaluées en se fondant sur les exigences
relatives à l’examen visuel. L’évaluation doit permettre de comparer les dimensions de la discontinuité à
la norme acceptable établie pour l’examen visuel.

12.5.4.6
Lorsqu’un examen non destructif est requis, l’examen des joints soudés fortement bridés ou des joints
d’aciers trempés et revenus, ou les deux, doit être retardé le plus longtemps possible, c’est-à-dire que
l’examen doit avoir lieu de préférence plus de 48 heures après l’exécution des soudures.

12.5.5 Soudures temporaires


À moins d’une autorisation formelle de l’ingénieur, il ne doit y avoir aucune soudure temporaire dans
les éléments en traction primaire ni dans les semelles en traction de poutres ou de poutres-maîtresses.
Les soudures temporaires, le cas échéant, doivent être enlevées, meulées et soumises à l’examen
magnétoscopique ou par ressuage. Les soudures temporaires dans d’autres types d’éléments doivent être
illustrées sur les dessins d’atelier et exécutées à l’aide d’électrodes bas hydrogène E49XX ou portant la
désignation H16 représentant l’hydrogène diffusible.

Février 2004 161


W59-03
162

Tableau 12.1
Classification des métaux de base et des électrodes correspondantes pour
les structures sous charge cyclique
(voir les articles 3.2.2, 5.2.1.1, 5.2.1.2, 5.2.1.4, 5.5.6.3.2, 12.2 et 12.3.3)
Notes : En ce qui a trait à l’utilisation obligatoire des électrodes à bas hydrogène (procédé SMAW) et des électrodes pour les procédés FCAW et MCAW avec désignation
représentant l’hydrogène diffusible, voir les articles 5.2.2.2 et 5.2.4.3 et le tableau 5.3.
1),2)
Métal de base Norme CSA W48, classification des électrodes et des flux
Résistance à SMAW
la traction
minimale
spécifiée du
o
N de métal de Acier
6),
groupe base, MPa Norme CSA Norme CSA Acier au faiblement GMAW FCAW,
d’acier G40.21 G40.21 MCAW 6)
(ksi) ASTM carbone allié MCAW SAW
4)
1 Jusqu’à 400 A 36 [t>203 mm (8 po)] E43XX ER49S-X E43XT-X F43XX-EXXX
4)
lorsque Fy < A 441 [t normalisé >102 mm (4 po)] E49XX E49XT-X F49XX-EXXX
250 (jusqu’à A 500 nuance A E43XC-X
60 lorsque Fy A 515M nuance 380 & 415 E49XC-X
< 36) A 516M nuances 380 & 415
A 1011 nuance 30/A 1011M nuance 205
A 1011 nuance 33/A 1011M nuance 230
4) 4) 4)
2 Jusqu’à 400 260W 38W A 36 [t ≤ 203 mm (8 po)] E43XX E49XX-X ER49S-X E49XT-X F49XX-EXXX
4)
lorsque Fy ≥ 260WT 38WT A 441 [102 mm ≤ t ≤ 203 mm (8 po) ou E49XX E43XT-X F43XX-EXXX
4) 4)
250 (jusqu’à 300W(HSS) 44W(HSS) normalisé 38 mm (1 1/2 po) < t < 102 mm (4 po)] E49XC-X
4)
60 lorsque Fy A 500 nuance B E43XC-X
4)
≥ 36) A 501
4)
A 572 nuance 42

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A 1011 nuance 36/A 1011M nuance 250
A 1011 nuance 40/A 1011M nuance 275

4) 4) 4)
3 Plus de 400 à 300W 44W A 441 [t ≤ 102 mm (4 po) ou E49XX E49XX-X ER49S-X E49XT-X F49X-EXXX
480 (plus de 300WT 44WT t normalisé ≤ 38 mm (1 1/2 po)] E49XC-X
4) 4)
60 à 70) 350W 50W A 500 nuance C
350WT 50WT A 516M nuance 450 & 485
3) 3) 4)
350A 50A A 572 nuance 50
3) 3) 3)
350AT 50AT A 588
4) 4) 4)
380W(HSS) 55W(HSS) A 618
4) 4)
380WT(HSS) 55WT(HSS) A 710 nuance A, Classe 2>50 mm
A 913 nuance 50
A 992/A 992M
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A 1011 nuance 45/A 1011M nuance 310


A 1011 nuance 50/A 1011M nuance 340
A 1011 nuance 55/A 1011M nuance 380
(à suivre)
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Février 2004

Tableau 12.1 (fin)


1) ,2)
Métal de base Norme CSA W48, classification des électrodes et des flux
Résistance à SMAW
la traction
minimale
spécifiée du
o 6)
N de métal de Acier GMAW ,
groupe base, MPa Norme CSA Norme CSA Acier au faiblement 6) FCAW,
(ksi) G40.21 G40.21 ASTM MCAW MCAW SAW
d’acier carbone allié
4) 4) 4)
4 Plus de 480 à 400W 60W A 572 nuance 60 & 65 E55XX-X ER80S-XX E8XTX-X F8XX-EXXX
550 (plus de 400WT 60WT A 710 nuance A, E80C-XX E8XCX-X F8XX-ECXXX
3) 3)
70 à 80) 400A 60A Classe 2 ≤ 50 mm
3) 3)
400AT 60AT A 710 nuance A,