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I.P.E.I.

Monastir Année 2018-2019

M.P.1 11/12/2018


Solution de l'Examen d'Analyse n 1

Exercice :

1. Soit M = sup f (x) = sup g(x).


x∈[a,b] x∈[a,b]

(a) f et g sont continues sur le segment [a, b] donc il existe m, m0 ∈ R tels que f ([a, b]) =
[m, M ] et g([a, b]) = [m0 , M ] donc il exste α, β ∈ [a, b] tels que f (α) = M et g(β) =
M.
(b) Soit h = f − g , h est donc continue sur l'intervalle [a, b]. On a h(α) = f (α) − g(α) =
M − g(α) > 0 et h(β) = f (β) − g(β) = f (β) − M 6 0 ; d'après le théorème des
valeurs intermédiaires appliqué à h il existe c ∈ [a, b] tel que h(c) = 0 ou encore
f (c) = g(c).
n
2. G est continue sur l'intervalle I . On a en plus G(xi ) = (F (xi ) − F (xk )) 6 0 et
X

k=1
n
(F (xj ) − F (xk )) > 0. D'après le théorème des valeurs intermédiaires appliqué
X
G(xj ) =
k=1
1
à G, il existe C ∈ I tel que G(C) = 0 ou encore F (C) = (F (x1 ) + ... + F (xn )).
n

Problème :
I :

1. th est dénie, continue et dérivable sur R (théorèmes généreaux.) En plus ∀x ∈ R ;


sh0 (x)ch(x) − sh(x)ch0 (x) ch2 (x) − sh2 (x) 1
th'(x) = = = 2 > 0. Donc th est stricte-
ch (x)
2
ch (x)
2
ch (x)
ment croissante sur R ; th est impaire, th(0)=0,lim th = −1 et lim th = 1. th réalise donc
−∞ +∞
une bijection de R sur son image ] − 1, 1[= I.
ch2 (x) − sh2 (x)
2. On a ∀x ∈ R, th'(x) = = 1 − th2 (x).
ch2 (x)
3. Puisque th est dérivable sur R et ∀x ∈ R, th'(x) 6= 0 alors argth est dérivable sur I et
1 1 1
∀x ∈ I, argth0 (x) = = = .
th (argth(x))
0
1 − th (argth(x))
2
1 − x2
1 1
4. Posons pour tout x ∈ I , F (x) = ln(1 + x) − ln(1 − x). F est bien dénie sur l'intervalle
2 2
1 1 1 1 1
I , elle est dérivable et ∀x ∈ I, F (x) = (
0
)+ ( )= = argth0 (x) en plus
2 1+x 2 1−x 1 − x2
F (0) = 0 = argth(0)(car th(0)=0), la fonction argth est donc égale à F sur l'intervalle I.
II :

1
1. Soit f une fonction constante égale à C , solution du problème, alors nécéssairement on
2C
aC = 2
ce qui donne C(1 + C 2 ) = 2C puis C(C 2 − 1) = 0 enn C = 0, C = 1
1+C
ou C = −1. Réciproquement on vérie facilement que ces trois fonctions constantes sont
solutions du problème.
2. Un calcul similaire donne f (0) = 0, f (0) = −1 ou f (0) = 1 si f est solution.
2f ( x2 ) x
3. Soit f une solution, on a ∀x ∈ R, f (x) = x 2 . Posons a = f ( ), on a 1 + a + 2a =
2
1 + f(2) 2
2a
(1 + a)2 > 0 et 1 + a2 − 2a = (1 − a)2 > 0 donc 1 + a2 > |2a| et par la suite | |61
1 + a2
donc |f (x)| 6 1 d'où −1 6 f (x) 6 1.
4. Si f est solution alors −f est aussi dénie sur R, à valeurs réelles et dérivable en 0 en
plus :
2f (x) 2(−f )(x)
∀x ∈ R, f (2x) = 2
donne (−f )(2x) = .
1 + f (x) 1 + (−f (x))2
Donc −f est aussi solution.
5. La fonction th est dénie de R vers R, dérivable en 0 en plus :
sh(2x) 2sh(x)ch(x)
∀x ∈ R, th(2x) = = 2
ch(2x) ch (x) + sh2 (x)

En divisant le numérateur et le dénominateur par ch2 (x) (6= 0), on obtient th(2x) =
2th(x)
. La fonction th est donc solution.
1 + th2 (x)
x0
6. Puisque la suite ( ) tend vers 0 et que f est continue en 0 (car elle est dérivable en 0) :
2n
x
la suite (un ) = (f ( n0 )) est donc convergente et converge vers f (0) = 1.
2
x0
x0 2x0 2f ( 2n+1 ) 2un+1
7. un = f ( n ) = f ( n+1 ) = x0 2 = , donc un et un+1 sont de même signe
2 2 1 + f ( 2n+1 ) 1 + u2n+1
et par conséquent la suite (un ) garde un signe constant.
2un+1 un+1 (1 + u2n+1 ) − 2un+1 un+1 (u2n+1 − 1)
∀n ∈ N, un+1 − un = un+1 − = = .
1 + u2n+1 1 + u2n+1 1 + u2n+1
un+1 − un est de même signe que −un+1 car u2n+1 − 1 6 0 puisque un+1 ∈ Im(f ) ⊂ [−1, 1],
en plus la suite (un ) garde un signe constant celui de u0 . Conclusion : si u0 6 0 alors (un )
est croissante sinon elle est décroissante.
8. D'après ce qui précède : si u0 6 0 alors ∀n ∈ N, un 6 0 en contradiction avec lim un = 1 ;
et si u0 > 0 mais on a aussi u0 = f (x0 ) 6= 1 donc 0 < u0 < 1 alors la suite (un ) est
décroissanteé donc ∀n ∈ Nun 6 u0 < 1 en contradiction aussi avec lim un = 1.
9. Si l'hypothèse "f (0) = 1" est remplacée par l'hypothèse "f (0) = −1" alors −f (0) = 1 et
puisque −f est solution du problème alors on aboutie aussi à une contradiction.
10. Conclusion : si f est solution et si f (0) = 1 alors f est forcément constante égale à 1 et
si f (0) = −1 alors f est constante égale à -1.
11. Par l'absurde : supposons qu'il existe a ∈ R tel que f (a) = 1 et considérons la suite
a 2Un+1
(Un ) = (f ( n
)) alors, d'une part Un tend vers f (0) = 0, et d'autre part Un =
2 1 + Un+1
et la suite (Un ) est constante égale à 1 et ne peut converger vers 0. On raisonne de même
si f (a) = −1 ou bien on utilise que −f est solution.

2
12. On a pour tout réel x :
1 1 + f (2x) 1 1 + f (x) 2
g(2x) = ln( ) = ln(( ) ) = 2 argth (f (x)) = 2g(x).
2 1 − f (2x 2 1 − f (x)

13. g est composée de la fonction f qui est dérivable en 0 et de argth qui est dérivable en
f (0) = 0 donc dérivable en 0.
g( 2xn )
14. Soit x ∈ R : on dénit la suite (vn ) par : ∀n ∈ N, vn =
?
x .
2n
g(t) − g(0) g(t) x
(a) On a g(0) = 0 et lim = lim = g 0 (0) or la suite ( n ) tend vers 0 donc
t→0 t−0 t→0 t 2
la suite (vn ) est convergente et converge vers g 0 (0).
x x
g(2 2n+1 ) 2g( 2n+1 )
(b) ∀n ∈ N, vn = x = x = vn+1 . Donc la suite (vn ) est constante égale à
2 2n+1 2 2n+1
g(x)
v0 = .
x
15. De la question précédante on peut déduire que, si on note C = g 0 (0), alors pour x ∈ R?
on a g(x) = Cx relation encore valable pour x = 0. g est donc linéaire.
16. Conclusion : si f est solution du problème posé alors :
(a) Si f (0) = −1 alors f est constante égale à -1.
(b) Si f (0) = 1 alors f est constante égale à 1.
(c) Si f (0) = 0 alors il existe un réel C tel que pour tout réel x, argth(f (x)) = Cx ce
qui donne f (x) = th(Cx).
Et récipoquement, ces fonctions sont bien solutions du problème, donc sont les seules
solutions du problème posé.