Vous êtes sur la page 1sur 38

Module : Techniques d’expression écrite et orale (TEEO)

Enseignant : Dr Boukary NÉBIÉ, docteur en Sciences du langage


Enseignant-chercheur de grammaire française
Spécialiste de l’Analyse du discours/ Président de l’OPAD
Établissement : École supérieure de commerce (E.S.C.)
Filière d’étude : Tronc commun
Niveau d’étude : Licence 1 (L.1)
Année académique : 2021-2022
Volume horaire : Trente (30) heures
Téléphone et e-mail : 74738333 (nebie.boukary@yahoo.fr)

1
PLAN DU COURS
Première partie : Techniques d’expression écrite
Chapitre 1 : La ponctuation
Chapitre 2 : Les accents
Chapitre 3 : Les types et formes de phrase
Chapitre 4 : Les registres de langue
Chapitre 5 : L’emploi de la majuscule et des capitales
Chapitre 6 : Les abréviations
Chapitre 7 : L’accord du participe passé
Chapitre 8 : Les sujets collectifs et l’accord du verbe
Chapitre 9 : L’accord du participe passé quand le sujet est « Nous » de majesté ou « Vous »
de politesse
Chapitre 10 : Accord des adjectifs de couleur et des adjectifs composés
Chapitre 11 : Accord des adjectifs numéraux cardinaux et ordinaux
Chapitre 12 : Quelque (s)/ Quel (les) que/ Qu’elle…que / Quelquefois et quelques fois
Chapitre 13 : Tel que / Tel / En tant que tel
Chapitre 14 : Les écrits professionnels (lettre officielle, C.V., lettre de motivation)

Deuxième partie : Techniques d’expression orale


Chapitre 1 : Huit (08) astuces pour impacter l’auditoire
Chapitre 2 : Les qualités prosodiques d’un bon orateur

2
PREMIÈRE PARTIE : TECHNIQUES D’EXPRESSION ECRITE

Introduction
Le XXI e siècle est marqué par la vulgarisation dans l’utilisation de l’outil informatique.
On utilise l’ordinateur dans presque tous les domaines d’activité. On Cela pourrait amener
certains esprits naïfs à croire que c’est la fin de l’écriture. Mais loin c’est faux. En effet, dans
plusieurs circonstances de la vie nous sommes obligés de d’écrire pour demander un travail,
etc. Parfois même il nous est demandé de de fournir un texte manuscrit. D’où l’importe de
l’exprexion écrite.
Les techniques de l’expression écrite constituent l’ensemble des règles grammaticales,
orthographiques, syntaxiques et sémantique qu’il faut maîtriser afin de pouvoir nous exprimer
correctement à l’écrit. Cela passe par la maitrise de plusieurs éléments tels que la grammaire,
la conjugaison, l’orthographe, le vocabulaire. Ce sont entre autres éléments que se propose
d’analyser cette partie.

Chapitre 1 : La ponctuation
La ponctuation précise le sens de la phrase. Elle sert à marquer, à l’aide de signes
graphiques, les pauses et les inflexions de la voix dans la lecture ; à fixer les rapports
syntaxiques entre les propositions et les idées. Les principaux signes de ponctuation sont : le
point, le point d’interrogation, le point d’exclamation, la virgule, le point-virgule, le point de
suspension, les deux points, les guillemets, le tiret, les parenthèses.
1. Le point : Il marque une pause longue dans la lecture. Il indique la fin d’une
phrase. On l’emploie aussi dans les abréviations.
Exple1 : « Malgo sursauta. Le car venait de s’arrêter. L’immobilisme et la frayeur le tirèrent de
sa méditation. » (Hadiza SANOUSSI, Les deux maris, p.178)
Exple 2 : T.G.V. (Train à grande vitesse) - N.B. (Nota bene)
2. Le point d’interrogation : Il se met à la fin des phrases interrogatives.
Exple: Que pensez-vous de l’immigration ?
3. Le point d’exclamation : Il se met à la fin des phrases exclamatives, des
interjections.
Exple : « Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! » (Corneille)
4. La virgule : Elle marque une pause courte dans la lecture. Elle sert à séparer,

3
dans une phrase, les éléments de même nature ou de même fonction qui ne sont pas unis par
l’une des conjonctions et, ou, ni.
Exple : Les hommes, les femmes, les enfants étaient réunis dans le palais royal.
5. Le point-virgule : Il marque une pause moyenne dans la lecture. Dans une phrase, il
sert à séparer :
- des propositions liées plus ou moins étroitement par le sens
Exple : « Un écureuil a écorché les hautes branches du bouleau ; une odeur de miel vient de
descendre. » (Jean Giono)
- les parties semblables ou les propositions d’une certaine longueur dont les éléments sont déjà
séparés par des virgules.
Exple : « Je me trouvais triste entre les rideaux de mon lit ; je voulais me lever, sortir ; je voulais
surtout voir ma mère, ma mère à tout prix. » (P. Ploti)
6. Les points de suspension : Ils indiquent que la phrase est inachevée, marquent une
interruption causée par l’émotion, la surprise, l’hésitation.
Exple : « Ce soir, ta femme et toi, vous allez passer la nuit dans cette case avec moi. Tu feras
comme si je n’étais pas là. Tu essayeras de la posséder et… » (Hadiza SANOUSSI, Les deux
maris, p.100)
7. Les deux points : Ils annoncent les paroles de quelqu’un dans le cas du discours direct
- une énumération - une explication ou justification.
Exple1 : Zadig disait : « Je suis donc enfin heureux ! » (Voltaire)
Exple2 : J’ai horreur de trois choses : le mensonge, l’hypocrisie et l’ignorance.
Exple3 : L’hypocrisie : une maladie qui vous ronge et vous empêche de vous réaliser.
8. Les guillemets : Créés en 1525 par l’imprimeur Guillaume, ils servent à encadrer une
citation, les paroles de quelqu’un, une conversation.
Exple : « L’éducation est le logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir des
sociétés », Joseph KI-ZERBO.
9. Le tiret : Il marque le changement d’interlocuteur dans le cas du dialogue ; sert aussi
à lister les éléments.
Exple :
- Alors, ça va bien chez toi ?
- Très bien.
- Et Mariam et les enfants ?

4
- Tout le monde se porte bien. C’est après la prière que je me suis dit qu’il y avait longtemps
qu’on s’était vu et j’ai décidé de vous faire une petite visite. (Jean-Pierre Guingané, Le fou,
p.19)
10. Les parenthèses : Elles servent à isoler une idée, une réflexion qui pourraient être
supprimées sans altérer le sens de la phrase.
Exple : Pour faire un bon journaliste radio (il y a journaliste et journaliste), il faut une bonne
diction.

Chapitre 2 : Les accents


Les accents sont aussi importants que les lettres. À ce titre, l’on se doit de les maîtriser
et de les utiliser comme il faut. Il y a trois (3) accents en français : l’accent aigu, l’accent grave
et l’accent circonflexe.
1. L’accent aigu : Il se met sur la lettre e (e fermé) [e].
Exple : Satiété, général, étable.
2. L’accent grave : se met sur la lettres e (e ouvert) [Ɛ] mais aussi sur les lettres a et u.
Exple : Lumière, crème, à, là, çà, où
3. L’accent circonflexe : Il se met sur la lettre e (e ouvert) [Ɛ] mais aussi sur les lettres
a, i, o, u.
Exple : Chêne, bâton, gîte, icône, flûte.

Remarques
A- Les accents modifient la prononciation de a, e, i, o, u.
a) e accentué devient é [e], è [Ɛ], ê [Ɛ].
Exple : lévrier, lèpre, fête.

5
b) a, i, o, u portant l’accent circonflexe deviennent longs. L’allongement est plus sensible ans
â et ô que dans î et û.
Exple : bateau/ bâton ; cime/ abîme ; polaire/ pôle ; chute/ flûte.
B- L’accent circonflexe peut remplacer une lettre disparue, généralement un s ;
quelquefois un e, un a ou un u.
Exple : forêt (forest), sûreté (seureté), âge (eage ou aage), piqûre (piquure).
C- Les accents distinguent certains homonymes.
Exple : a (verbe), à (préposition) ; mur (nom), mûr (adjectif qualificatif) ; sur (préposition ou
adjectif qualificatif ayant le sens de aigre), sûr (adjectif qualificatif ayant le sens de d’assuré).
D- Les accents distinguent certaines formes verbales.
Exple : Elle chanta (passé simple). Qu’elle chantât (imparfait du subjonctif).

Chapitre 3 : Types et formes de phrase


Notion de phrase : Une phrase est une suite de mots organisés grammaticalement
correcte et sémantiquement compréhensible. Une phrase peut être verbale ou averbale (phrase
nominale). La phrase verbale est construite autour d’un verbe, généralement conjugué, qui en
constitue le noyau.
Exple : Le Président du Faso a accueilli les Étalons ce matin.
Elle est dite averbale ou nominale quand il n’y a pas un verbe principal comme noyau. Exple :
Accueil des Etalons par le Président du Faso ce matin

I. Les types de phrase


On en dénombre quatre : le type déclaratif, le type interrogatif, le type exclamatif et le
type impératif.
1. La phrase déclarative : Elle permet de donner une information, d’exprimer une idée.
À l’écrit, elle commence par une lettre majuscule et se termine par un point.
Exple : Les syndicats de l’éducation ont suspendu le mot d’ordre de boycott des devoirs.
2. La phrase interrogative : Elle permet de poser une question ou de demander une
information. Elle commence par une lettre majuscule et se termine par un point d’interrogation.

6
Exple : Est-ce que les syndicats de l’éducation ont suspendu le mot d’ordre de boycott des
devoirs ?
3. La phrase impérative : Elle permet de donner un ordre ; de donner des conseils ; de
formuler un vœu, un souhait ou une prière. À l’écrit, elle commence par une lettre majuscule et
se termine par un point.
Exple 1 : Sors vite de mon bureau. (ordre)
Exple 2: Vous devez prendre deux comprimés chaque soir après le repas. (conseil)
Exple 3 : Seigneur, accorde-nous santé et prospérité. (prière)
4. La phrase exclamative : Elle permet d’exprimer un sentiment de joie, de satisfaction,
d’étonnement, etc. À l’écrit, elle commence par une lettre majuscule et se termine par un point
d’exclamation.
Exple : Quelle est magnifique votre robe !

II. Les formes de phrase


On dénombre plusieurs formes de phrase organisée en couple.
1. Forme affirmative Vs Forme négative
Exple 1 : Les policiers observent un mouvement d’humeur. (forme affirmative)
Exple 2 : Les n’observent pas un mouvement d’humeur. (forme négative)
2. Forme active Vs forme passive
Exple 1 : Le président reçoit en audience les organisateurs du colloque. (forme active)
Exple 2 : Les organisateurs du colloque sont reçus en audience par le président du Faso. (forme
passive)
3. Forme neutre Vs forme emphatique
Exple 1 : Le bucheron a abattu l’arbre. (forme neutre)
Exple 2 : C’est le bucheron qui a abattu l’arbre. (forme emphatique)

Chapitre 4 : Les registres de langue


Il existe essentiellement trois (3) registres de langue (encore appelé niveau de langue) en
français écrit : le registre familier, le registre courant et le registre soutenu.
1. Le registre familier (ou relâché)

7
Comme son nom l’indique, ce registre est surtout employé quand on ne prend aucune
précaution pour s’exprimer, c’est-à-dire donc entre proches : membres de la famille, amis,
camarades de classe, collègues de travail… son principe de base est la simplicité, voire la
simplification. Le familier, par ignorance ou de façon consciente, ne s’embrasse guère de soin
et de courtoisie dans le langage et c’est pourquoi il présente les caractéristiques suivantes, qui,
à la vérité, constituent des fautes, en tout cas pour les puristes. Dans le registre familier l’on
peut avoir :
- L’abandon de tout mot non indispensable au sens ou qu’on peut deviner.
Exple1 : Tu viens pas (Tu ne viens pas).
Exple 2 : Ya rien (Il n’y a rien).
-Les abréviations par troncation ou contraction
Exple : les maths (les mathématiques) ; le prof (le professeur) ; une info (une information) ;
une manif (une manifestation) ; un doc (un document) ; la télé ou TV (la télévision) ; la compo
(la composition) ; etc.
-La récurrence du pronom démonstratif « ça » (ceci ou cela) et du pronom personnel
indéfini « on »
Exple 1 : Mon ami écoute ça (Mon ami écoute ceci).
Exple 2: Il faut qu’on se parle (Il faut que l’on se parle).
- La forme « aller à l’imparfait +infinitif » au lieu du conditionnel
Exple : Si j’avais de l’argent j’allais me marier (Si j’avais de l’argent, je me marierais).
-Un vocabulaire particulier
Exple : char (moto) ; fiol (carburant) ; gosse (enfant) ; etc.

N.B. : Le registre familier est à bannir absolument dans toute situation de communication qui
se veut sérieuse.
2-Le registre courant (ou médian)
C’est celui de la langue usuelle, telle que pratiquée quotidiennement à la télévision, à la
radio, par le professeur s’adressant aux élèves, par quiconque s’adressant pour la première fois
à quelqu’un qu’il ne connait pas ou peu… Il se distingue du familier par le respect des règles
de la grammaire, mais il ne s’agit pas encore du soutenu, car il se contente de la langue
commune, sans recourir aux termes spécialisés, sans recherche d’originalité, d’élégance, de
style. La majorité des mots et constructions d’une langue relève du registre courant. Ce registre
sert généralement de repère pour l’étude du registre inférieur (le familier) et du registre
supérieur (le soutenu).

8
3. Le registre soutenu (ou soigné, ou recherché)
Ce registre, qui se maintient à un niveau de courtoisie, de pureté et d’élégance, apparait
dans toute situation où il faut surveiller son langage : échange avec un supérieur hiérarchique,
correspondance administrative, articles journalistiques ou syndical, prêche etc. Ses principales
caractéristiques sont :
-Un vocabulaire rare et très varié
Exple : Les cieux, le firmament, l’azur (le ciel) ;
-L’inversion sujet à l’interrogation directe
Exple : Les manifestants ont-ils saccagé les installations ?
-L’inversion du sujet après des adverbes tels que peut-être, aussi, ainsi, sans doute, encore,
ou pour des effets stylistiques
Exple : Les élèves deviennent de plus en plus indisciplinés. Peut-être faut-il que l’on soit plus
rigoureux dans les conseils de discipline.
NB : L’inversion du sujet après ces adverbes peut aussi s’expliquer par un simple choix
stylistique.
Chapitre 5 : L’emploi de la majuscule et des capitales
La majuscule est une lettre plus grande que les autres et de forme différente, que l’on
met aux noms propres, à la première lettre d’une phrase, au début d’un vers. Aussi appelée lettre
capitale, le contraire de la majuscule est la minuscule. Cependant, en outre les quelques cas
d’emploi de la majuscule que nous venons de mentionner, il existe encore plusieurs cas
d’emploi.
Cas 1 : On ne met la majuscule qu’au nom indiquant la nationalité ou l’appartenance à
une région ou à une race.
Exple 1 : Il avait la possibilité de changer de nationalité, mais il a choisi de rester
Burkinabè.
Exple 2 : Nous avons rencontré deux Français au cours de la randonnée.
Mais on écrira par exemple :
- Malgré toutes les tentations, il a décidé de garder sa nationalité burkinabè.
- Nous avons rencontré deux touristes français au cours de la randonnée.
NB : Si la règle ci-dessus vous semble difficile à assimiler, l’on retiendra tout simplement que
le mot ne prend pas une majuscule quand il est analysé comme un adjectif qualificatif épithète.
Exple : J’ai reçu la visite d’un ami ivoirien (adj. qual., épit. du nom ‘’ami’’) /

9
J’ai reçu la visite d’une amie ivoirienne

Cas 2 : « Jours et mois » : les noms des jours et des mois prennent seulement la
majuscule que s’ils sont en début de phases. Autrement, ils s’écrivent avec une minuscule dans
le corps de la phrase.
Exples : Avril est un mois d’intense chaleur au Burkina Faso.
Dimanche prochain j’irai rendre visite à ma tante.
Mais on écrira :
-Je redoute le mois d’avril en raison de l’intense chaleur.
-J’irai rendre visite à ma tante le dimanche prochain.

Cas 3 : L’écriture de ‘’Saint’’ : Le mot « Saint » prend la majuscule quand, avec le nom qu’il
accompagne, il forme un véritable nom propre désignant une personne, une famille, un État,
une rue, etc.
Exple : Le Saint-Père, le Saint-Esprit ; l’Esprit-Saint, la Sainte-Trinité, la Sainte- Alliance, fêter
la Saint-Nicolas ou la Saint- Sylvestre.
NB : Remarquer qu’il existe un trait d’union entre les deux particules. Mais pas de trait d’union
dans la « Sainte Vierge ».
En revanche le mot « Saint » ne prend pas la majuscule quand on désigne le saint lui-même.
Exple : L’évangile selon saint Jean ; la fête de saint Nicolas
Il en est de même quand le mot « saint » qualifie simplement un nom sans former avec lui
un véritable nom propre. Exple : La sainte Bible, la sainte Église catholique, les saintes
écritures, la semaine sainte (ou la Semaine sainte).
NB : Comme on peut le constater, dans les exemples où « saint » ne prend pas une majuscule,
il n’y a pas de trait d’union ; sauf dans les expressions :
• À la saint-glinglin
• Tout le saint-frusquin

Cas 4 : Titres d’ouvrages, d’œuvres, etc.


Traditionnellement, les titres d’ouvrages ou d’œuvres commençant par un article
s’écrivent avec une majuscule aussi bien pour le premier mot (l’article) que pour le second mot.
Exple : Le Parachutage (Norbert ZONGO)/ Le Mal de peau (Monique ILBOUDO)
Mais l’usage actuel tend vers une simplification. On peut ne mettre la majuscule qu’au
premier mot seulement (et aux noms propres qui interviennent dans le titre).

10
Exple : Les femmes savantes (Molière)/ Les lignes de la main (Jean Pierre GUINGANE)/ Mon
oncle Benjamin ( ?)
NB : Daniel BLAMPIN fait remarquer que pour les journaux, on emploie la majuscule
seulement au début du deuxième mot. Exple : le Soir, le Monde, le Pays, le Quotidien,
l’Observateur paalga.

Cas 5 : Points cardinaux : Les points cardinaux ne s’écrivent avec une majuscule que quand
ils désignent des noms géographiques d’une région déterminée.
Exple : Il est né dans le Nord/ les valeurs de l’Occident/ l’Afrique du Sud ou l’Afrique du Nord.

En revanche, pas de majuscule quand le point cardinal exprime seulement une direction.
Exple : Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest. / Mon école est au nord.

Cas 6 : Titres et fonctions :


On met généralement une majuscule au titre qui précède (avec l’article) ou suit (sans
article) la signature au bas d’une lettre ou d’une circulaire.
Exple : Le Président
On met toujours la majuscule quand on s’adresse à la personne.
Exple : Monsieur le Professeur/ Madame la préfète/ Monsieur l’Abbé
Mais on écrira :
- Le président du Conseil (des ministres),
- Le Premier ministre
- Le ministre de l’Intérieur,
- Le Ministère des Enseignements secondaire et supérieur.

Chapitre 6 : Les abréviations


Du verbe abréger (diminuer, réduire), une abréviation est la réduction d’un mot à une
suite plus courte d’éléments (premières syllabes), ou la réduction d’un composé à ses initiales
(S.N.C.F. = Société nationale des chemins de fer français).
Dans notre monde d’aujourd’hui, caractérisé par l’utilisation des TIC (Technologies de
l’information et de la communication) et la course effrénée vers la recherche de biens divers
(ainsi personne n’a plus le temps !), la tendance est que l’on s’adonne à divers types
d’abréviations (dans les SMS, les mails, même dans des copies d’élèves et étudiants). Certes

11
chacun peut se trouver un système d’abréviation qui lui permette d’aller un peu plus vite dans
ses prises de note, mais cela ne doit pas nous faire oublier qu’il existe des règles bien codifiées
en termes d’abréviation et celles-ci doivent être connues et appliquées par qui veut donner du
sérieux à un écrit destiné à d’autres personnes. Il existe plusieurs types d’abréviation.
I. sigles et acronymes
L’on parle de sigle ou acronyme pour désigner toute forme d’abréviation consistant à ne
retenir que les seules initiales des mots. Cependant, une différence s’observe entre les deux.
Quand les initiales sont prononcées lettres par lettre, il s’agit d’un sigle. Dans ce cas, l’on
met nécessairement un point après chaque lettre. Ce point, appelé point abréviatif, ne sert
nullement à séparer les différentes lettres ; mais il indique que des lettres ont été omises. D’où
l’absolue nécessité de ne pas omettre voire négliger le point après la dernière lettre dans un
sigle.
Exple : le C.I.L.F. (le Conseil international de la langue Française) ; la C.G.T. (la Confédération
générale du travail)
Quand le sigle se prête à être prononcé comme un seul mot, on parle d’acronymes. Dans ce
cas on supprime les points abréviatifs ; et il y a même une tendance dans ce cas à ne mettre la
majuscule qu’au début de cet ensemble.
Exple : L’OTAN ou l’Otan (organisation du traité de l’atlantique Nord) ; l’UNESCO ou
l’Unesco (organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture)
NB : Quant au genre donné au sigle, c’est normalement celui du nom de base de l’ensemble,
donc on dira par exemple le C.I.L.F. / la C.G.T.

II.L ’abréviation par apocope


L’abréviation par apocope consiste à supprimer une ou plusieurs syllabes finales d’un mot.
L’abréviation par apocope prend la marque du pluriel.
Exple : Un amphi (un amphithéâtre) / des amphis (des amphithéâtres)

III.L’ abréviation des adjectifs numéros ordinaux


On abrège les adjectifs numéros ordinaux (deuxième, troisième, quatrième, etc.), en écrivant
le chiffre et on ajoute la dernière lettre du numéral ordinal. Ainsi donc on aura les abréviations
suivantes : deuxième (2e)/ troisième ((3e) / centième (100e)

12
Attention : Pas de trait horizontal sous la ou les lettres mises à droite du chiffre comme on le
constate souvent (2e, 3e, 100e).
Quant aux numéraux ordinaux (premier, première, second, seconde), la règle est d’écrire
le chiffre et on ajoute les deux dernières lettres du numéral ordinal en question. On aura donc :
- le premier : le 1er
-la première : la 1re
-le second : le 2nd
-la seconde : la 2de
NB : Notons que si le numéral ordinal est au pluriel, la forme abrégée prend également cette
marque du pluriel.
Exemple : les premiers : les1ers / les premières : les 1res

IV. Autres abréviations


-Monsieur s’abrège M. (Remarquer bien le point abréviatif après la lettre M) et non Mr
(qui est l’abréviation anglaise de Mister) encore moins MR
-Messieurs s’abrège MM.
-Madame/ Mesdames s’abrège Mme / Mmes
-Mademoiselle/ Mesdemoiselles s’abrège Mlle / Mlles
-Professeur s’abrège Pr
-Docteur s’abrège Dr
-Monseigneur / Messeigneurs s’abrège Mgr / Mgrs
-Sa majesté s’abrège : S.M.
-Son excellence s’abrège S. Exc. (et non S.E. comme on le voit souvent même dans le milieu
de la presse. Par exemple Son Excellence Monsieur le Président : SEM)
-C’est-à-dire s’abrège c.- à-d.
-Saint / sainte : St / Ste
-Son Altesse s’abrège S.A.
-et cetera s’abrège etc. (Adverbe dérivé du latin et signifie « et le reste »)
-Par exemple s’abrège P.ex.
-Confer s’abrège cf.
-Page / Pages s’abrège P. / PP.
-Minute s’abrège min
-Heure s’abrège h
-Seconde s’abrège s

13
Exple : Deux heures 10 minutes 15 secondes (2h 10min 15s)
-Franc s’abrège F
Exple : mille francs CFA (1000F CFA)

Chapitre 7 : L’accord du participe passé


Nous analyserons essentiellement plusieurs types d’accord du participe passé.
I. Le participe passé employé sans auxiliaire
Règle : Employé sans auxiliaire, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le nom
auquel il se rapporte ; c’est-à-dire comme un adjectif qualificatif épithète ou apposé.
Exple : - Arrivée très vite sur les lieux, la police a pu libérer les otages. (Qui est arrivée ? →
La police) - Les pièces fournies seront utiles aux enquêteurs.

II. Le participe passé employé avec l’auxiliaire « être ».


Règle : Employé avec l’auxiliaire « être », le participe passé s’accorde en genre et en nombre
avec le sujet du verbe.
Exemples :
-Après le drame de Yirgou, les dirigeants sont allés constater les faits.
-Les récalcitrants ont été sanctionnés.
-Une somme importante aurait été emportée par les braqueurs.

III. Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir »


Avant de donner la règle, retenons bien que le participe passé employé avec l’auxiliaire
« avoir » ne s’accorde jamais avec le sujet du verbe.
Règle : Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » s’accorde en genre et en nombre
avec le complément d’objet direct (C.O.D.) quand ce C.O.D. est placé avant le participe.
Exple :
- Les festivaliers ont beaucoup dansé. (Le participe passé « dansé » reste invariable, c’est-à-
dire qu’il ne s’accorde pas parce que la phrase n’a pas de C.O.D.).
- Les congressistes ont bien apprécié la communication. (Le participe passé « apprécié » reste
invariable, c’est-à-dire qu’il ne s’accorde pas parce que le C.O.D. « la communication » est
placé après le participe).

14
- La lettre que mon frère a envoyée est sur la table. (Le participe passé « envoyée » a été
accordé car le C.O.D. « la lettre » repris par le pronom relatif « que » est placé avant le
participe).
NB : Pour trouver ce C.O.D., on posera la question suivante : Mon frère a envoyé quoi ? → La
lettre.
Exceptions à la règle
1. Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » reste invariable quand le
complément d’objet direct placé avant le participe est le pronom « en ».
Exple : Mon cousin m’a envoyé des mangues. J’en ai beaucoup mangé (Participé passé
invariable).
2. Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » reste invariable (même si la
phrase comporte un C.O.D. placé avant le participe !) quand le participe passé est suivi d’un
verbe (infinitif) transitif direct.
Exple: Les arbres que j’ai vu abattre encombraient la rue. (Le participe passé « vu » reste
invariable car il est suivi du verbe « abattre » qui est un verbe transitif direct).
NB : Mais quand l’infinitif qui suit le participe passé est un verbe intransitif, alors il y a accord
du participe passé.
Exple : Les arbres que j’ai vus grandir encombraient la rue. (Il y a accord du participe passé
« vus » avec le C.O.D. « les arbres » parce qu’il est suivi de l’infinitif « grandir » qui est un
verbe intransitif.

IV. Le participe passé des « verbes pronominaux »


La règle largement enseignée au sujet de l’accord du participe passé des verbes
pronominaux est celle de la distinction entre « verbes pronominaux à sens passif » et « verbes
pronominaux à sens réciproque ». Mais comme l’indique Sidiki TRAORE (2012 : p.28), cette
règle reste peu pratique, surtout quand l’on s’adresse à de jeunes apprenants.
Par conséquent, nous convenons avec lui de raisonner en termes de « verbes pronominaux
de nature » et de « verbes pronominaux par emploi ». Aussi retiendra-t-on les règles suivantes :
a) Le participe passé des verbes pronominaux de nature, c’est-à-dire essentiellement
pronominaux ; donc ne correspondant à aucun verbe transitif ou n’ayant aucun rapport de sens
avec le transitif ; s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe.
Exple : La conférencière s’est abstenue d’évoquer les questions brûlantes.

15
Quelques verbes essentiellement pronominaux : s’abstenir, s’apercevoir, s’arroger,
s’effondrer, s’écrouler, s’exclamer, s’évader, se lamenter, se souvenir, s’entraider,
s’exprimer, etc.
Exception : Bien qu’étant un verbe essentiellement pronominal, c’est-à-dire un verbe
pronominal de nature, « s’arroger » est toujours suivi d’un complément d’objet direct, et c’est
avec ce dernier que le participe passé s’accorde. Mais une fois encore, il faut que ce C.O.D. soit
placé avant le participe.
Exple : La fondatrice s’est arrogé de nouveaux pouvoirs. → Les nouveaux pouvoirs que la
fondatrice s’est arrogés.
b) Par contre, le participe passé des verbes pronominaux par emploi (s’armer, se
combattre, se sourire, se regarder, se servir, se dire, etc.) s’accorde seulement lorsque le pronom
est analysable comme un C.O.D.
Exple : Aicha s’est regardée dans la glace (Aicha a regardé qui ? → elle- même. « Elle-même :
C.O.D. mis « s »).

V. Le participe passé de « faire »


Règle : Le participe passé « fait » est invariable devant un infinitif.
Exple : Je les ai fait venir.
Il en est de même dans le verbe impersonnel.
Exple : La chaleur qu’il a fait hier était infernale.

VI. Le participe passé de « se faire »


En règle générale, le participe passé de « se faire » reste invariable quand le participe est suivi
d’un infinitif. Dans le cas contraire il y a accord.
Exple : - Elle s’est fait connaitre.
- La présidente s’est fait insulter.
- Les indisciplinés se sont fait remarquer.
- Les costumes qu’elle s’est fait faire.
Exemples avec accord
- La blessure qu’il s’est faite (accord avec le C.O.D. « la blessure »).
- Elle s’est faite elle-même (accord)
- Ces fromages se sont faits en quelques jours.

VII. Le participe passé de « se faire face » « se faire vis-à-vis », « se faire jour ».

16
Le participe passé de tous ces verbes reste invariable, car le pronom réfléchi « se » est
complétement d’objet indirect (on dit faire face ou vis à vis à quelqu’un).
Exple : La vérité s’est fait jour. (est apparue)
Les lutteurs se sont fait face.
N.B. : Il en est de même pour le participe passé de « se faire mal » (on dit « faire mal à
quelqu’un)
Exple : Ma sœur s’est fait mal au doigt.

VIII. Le participe passé de « laisser » dans « s’être laisser ».


Règle : « laissé » dans « s’être laissé » suivi d’un infinitif s’accorde quand le sujet de « se
laisser » est aussi celui de l’infinitif ; sinon, il reste invariable.
Exple : Elle s’est laissée mourir (accord)
Elle s’est laissé prendre (par la gendarmerie → pas d’accord).

IX. Accord des participes passés « approuvé », « attendu », « certifié »,


« compris », « y compris », « non compris » « entendu », « fourni », « excepté », « mis à
part », « ôté », « oui », « supposé », « vu », « reçu », « refait » « venu »
Les participes passés ci-dessus restent invariables quand ils sont employés sans
auxiliaire devant le nom ou le pronom (cette invariabilité s’explique par une assimilation à des
prépositions ou par une ellipse) ; mais variables après le nom.
Exple : - Oté cette phrase, le texte est bon.
- Approuvé les corrections ci-dessus.

X. Accord des participes passés « ci – annexé », « ci-joint », « ci-inclus »


Placés à l’intérieur d’une phrase, les participes passés « ci annexé », ci-joint », « ci inclus »
suivi d’un nom ayant un article ou un adjectif peuvent être considérés comme des adverbes (ils
sont dans ce cas invariables) ou comme des adjectifs (ils sont alors variables).
Exple : veuillez trouver ci-joint la facture que vous nous avez demandée. (ou : veuillez trouver
ci jointe la facture que vous nous avez demandé.
Placés en tête d’une phase, les participes passés « ci-annexé » « ci-joint », « ci-inclus »
sont considérés comme des adverbes et restent donc invariables.
Exple : ci-joint la facture demandée.
Ci-inclus les pièces nécessaires.

17
Lorsqu’à l’intérieur d’une phrase, les participes passés « ci annexé, « ci-joint », « ci
inclus » précédent un nom employé sans article ou adjectif (démonstratifs, possessif), ils sont
toujours considérés comme des adverbes et restent invariables.
Exple : J’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint copie de la réponse du ministre

XI. Accord du participe passé « excepté»


Lorsque dans une phrase, le participe passé « excepté » est immédiatement placé avec le nom
ou le pronom, il est considéré comme une préposition et reste donc invariable.
Exple : Toutes étaient présentes à la cérémonie excepté Jacqueline.

XII. Accord du participe passé « étant donné »


Suivie d’un nom ou d’un pronom, l’expression « étant donné » peut être considérée comme une
préposition (elle est alors invariable) ou comme un adjectif (elle est alors variable).
Exple : Etant données les circonstances, je ne pouvais dire mot (ou : étant donné les
circonstances, je ne pouvais dire mot).*

XIII. Le participe passé « fini »


Placé en tête de phrase, le participe passé « fini » reste invariable quand on le considère comme
se rapportant au pronom « ce » sous-entendu (Exple : C’est fini, les vacances) ; et s’accorde
quand on considère que le verbe « être » est sous-entendu (Exple : Les vacances sont finies).
Ainsi on peut donc écrire : Fini les vacances ou finies les vacances.

XIV. Le participe passé « passé»


En dehors de l’indication de l’heure où il reste invariable (Passé dix heures : après dix heures),
on a le choix. Ainsi, assimilé à « après » devant un nom, « passé » reste souvent invariable,
mais on peut aussi l’accordé.
N.B. : Blampin conseille cependant l’invariabilité
Exple : Passé l’adhésion/ Passsée la porte ouverte

XV. Le participe passé des « verbes impersonnels »


Règle : Le participe passé des verbes impersonnels ou pris impersonnellement reste toujours
invariable, quel que soit l’auxiliaire.
Exple : - Les orages qu’il y a eu.
- Il est arrivé plusieurs accidents.

18
- Il s’est trouvé des personnes malveillantes pour l’accuser.

Chapitre 8 : Les sujets collectifs et l’accord du verbe


Si le sujet est un nom collectif précédé de l’article indéfini (une ou un) et suivi d’un
complément du nom pluriel, le verbe s’accorde soit avec le collectif soit avec le complément
du nom.
Exple1 : Une foule de gens viendront à ce spectacle.
Exple2 : Une foule de gens viendra à ce spectacle.
Ces collectifs (précédés d’un article indéfini) sont : une armé de, une centaine de, une dizaine
de, une douzaine de, une foule de, un grand nombre de, une masse de, une nuée de, un
paquet de, un petit nombre de, une poignée de, une rangée de, un régiment de, une troupe
de, etc.
Mais si ces collectifs au singulier sont précédés d’un article défini (le ou la), d’un
possessif ou d’un démonstratif, le verbe se met au singulier.
Exple1 : La foule des spectateurs s’éloignera du stade.
Exple2 : Cette armée de supporters est très bruyante.
Cependant le nom collectif peut aussi remplir par lui-même la fonction sujet en gardant
sa pleine valeur de nom suivi d’un complément. Dans ce cas, le verbe s’accorde au singulier
avec le collectif.
Exple : Une majorité d’opposants peut rejeter le projet de loi.
N.B. : Dans de nombreux cas, on peut indifféremment choisir l’accord au singulier ou au pluriel
Exple1 : Une partie des objets volés ont été restituée.
Exple2 : Une partie des objets volés a été restitués.

REMARQUE : Quand le groupe sujet comprend les compléments « d’entre nous », «


d’entre vous », le verbe se met le plus souvent au pluriel et à la 3e personne.
Exple1 : Le plus grand nombre d’entre nous apprécient l’initiative.
Exple2 : La plupart d’entre vous chantent bien.
Mais l’accord peut aussi se faire avec nous ou vous, c’est-à-dire à la 1ère ou à la 2ème personne
du pluriel.
Exple : La plupart d’entre vous le connaissez.
N.B. : Cet accord en personne peut avoir lieu aussi si « d’entre nous » ou « d’entre vous » est
complément d’un adverbe, d’un numéral ou d’un infini.
Exple : Beaucoup d’entre nous le savent (ou le savons).

19
Exple : Cinq (ou plusieurs) d’entre vous écrivent (écrivez) lisiblement.

Chapitre 9 : Accord du verbe avec « nous » de majesté et « vous » de politesse

1- Le « nous » de majesté ou « nous » de modestie


Le « nous » de majesté, comme son nom l’indique, est un « nous » qui, en réalité, est
l’équivalent de « je ». Mais, pour des raisons de majesté ou de modestie, le locuteur dira
« nous » au lieu de « je ». Dans une telle situation, l’adjectif ou le participe s’accordent selon
le genre de la personne représentée par le pronom (« nous » ou « vous ») et sont au singulier.
Exple : S’adressant à la foule, le Président du Faso dit ceci : « Nous sommes satisfait
de votre mobilisation ». Le « Nous » dans cette phase se réfère à une seule personne (le
Président du Faso). C’est donc un « nous » de majesté par conséquent le participe passé satisfait
doit être bel et bien au masculin singulier.
A supposé que le propos ait été tenu par une reine, on aura : « Nous sommes satisfaite
de votre mobilisation ». Ici, le participe satisfaite est au féminin singulier car « nous » renvoie
à « la reine ». Il en est de même pour le « nous » de modestie. En effet, il est recommandé
d’éviter le pronom « je « dans des articles scientifique et même dans les rapports de stage, dans
les mémoires de maîtrise master, thèse de doctorat, etc. Ainsi, un étudiant qui, dans le cadre de
ses recherches, a rencontré assez de difficultés ne dira pas « lors de mes recherches j’ai été
confronté à …… » mais plutôt « lors de nos recherches, nous avons été confronté à ….. ».
« Confronté » est masculin singulier car « Nous » se réfère à « un étudiant ».

2- Le « vous de politesse ».
C’est la même règle d’accord du participe ou de l’adjectif que dans le « nous » de
majesté ou de politesse, car c’est un « vous » qui, en réalité, désigne une seule personne.
Exple : S’adressant à son professeur, un étudiant dira par exemple « Professeur, vous
êtes très modeste ». L’adjectif qualificatif « modeste » » est au singulier et non au pluriel car
« vous » fait référence à une seule personne : le professeur.

Chapitre 10 : Accord des adjectifs de couleur et des adjectifs composés


I. Accord des adjectifs de couleur
Les adjectifs de couleur s’accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils se
rapportent.
Exple : Ses chaussures sont noires.

20
Adjectifs de couleur invariables
1. Les adjectifs de couleur composés, c’est-à-dire formés de deux adjectifs ou d’un
adjectif et d’un nom, restent invariables.
Exple1 : Le ministre a porté une cravate bleu foncé.
Exple 2 : Il a acheté des gants bleu roi.
2. Les noms employés comme adjectifs de couleur restent invariables.
Exple1: Les deux camps sont séparés par des rubans orange. (de la couleur de l’orange).
Exple2 : La mariée et la dame de compagnie portent des robes marron (de la couleur
du marron).
Exceptions : Ecarlate, fauve, mauve, pourpre et rose, indiquant une couleur, ne sont plus
perçus comme des noms : alors ils s’accordent.
Exple : Un tissu mauve (des tissus mauves) ; Une soie rose (des soies roses).
II. Accord des adjectifs composés
1. Si les adjectifs composés sont formés de deux adjectifs, tous deux s’accordent en
genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent.
Exple : Un enfant sourd-muet (sourd et muet), des enfants sourds-muets.
2. Si les adjectifs composés sont formés d’un adjectif et d’un adverbe (ou d’une
préposition), l’adjectif s’accorde mais l’adverbe ou la préposition restent invariables.
Exple : Un enfant nouveau-né (nouvellement né), des enfants nouveau-nés.
L’avant-dernière page (les avant-dernières pages)
Des points extra- fins ; des mots sous-entendus
REMARQUE : « Nouveau » ne s’accorde que quand le participe passé est substantivé
Exple : Les nouveaux mariés, les nouvelles venues.
3. Si les adjectifs sont composés d’un adjectif et d’un élément abrégé terminé par i ou o,
l’adjectif seul s’accorde.
Exple : une aventure tragi-comique (des aventures tragi-comiques)
Une monnaie gallo-romaine (des monnaies gallo-romaines).

Chapitre 11 : L’accord des adjectifs numéraux cardinaux et ordinaux


1-Les adjectifs numéraux cardinaux
Les adjectifs numéraux cardinaux (quatre, cinq, sept, huit, neuf, onze, douze, treize,
vingt-deux, quarante-quatre, etc.) sont des mots généralement invariables.
Exple 1 : Les trente-quatre élèves sont rentrés en classe.
Exple 2 : Ils sont douze par classe. Les douze y sont.

21
Cas particuliers
• Un est variable en genre.
Exple : Les trente et une premières pages du livre m’ont plu.
• Vingt et cent sont invariables quand ils sont employés seuls ou suivis d’un autre numéral.
Exple 1: Nous avons vingt-cinq élèves par rangée.
Exple 2 : J’ai acheté cet objet à deux cent quatre francs.
Exple 3 : J’ai gagné trois cent onze mille francs à la loterie.
Cependant, ils prennent « s » quand ils sont précédés d’un autre numéral et qu’ils ne sont suivis
d’aucun autre numéral.
Exple 1 : Quatre-vingt francs (mais quatre-vingt-deux francs.
Exple 2 : Trois cents francs (mais trois cent trois francs)
Remarque : Les cardinaux employés avec le sens d’un adjectif numéral ordinal (après le nom)
restent invariable, y compris « vingt » et « cent ».
Exple : Page quatre-vingt ; page deux cent ; page trente et un, etc.
• Mille est invariable.
Exple : Il y avait trois mille personnes au stade.
Cependant les noms de nombre million, milliard, millier prennent « s » au pluriel.
Exple : Deux millions de francs ; trois cents millions, des milliers de victimes, trois
milliards de voisins.
2- Les adjectifs numéraux ordinaux
Les adjectifs numéraux ordinaux (premier, deuxième, troisième, quatrième, vingtième,
centième, millième, etc.) s’accordent avec le nom auquel ils se rapportent.
Exple : Les premiers arrivants seront primés.

Chapitre 12 : Quelque (s)/ Quel (les) que/ Qu’elle…que / Quelquefois et quelques fois
1. Quelque (s)
« Quelque » peut être un adverbe ou un adjectif indéfini.
1.1.« Quelque » adverbe : Adverbe, il est invariable. Il est adverbe dans les cas suivants :
- Lorsqu’il est immédiatement suivi d’un adjectif numéral cardinal. Il signifie alors « environ ».
Exple1 : Cela fait bientôt quelque cinq ans qu’ils ont divorcé.
Exple2 : Les quelque quarante visiteurs ont remis un tableau au roi.
N.B. : Dizaine, douzaine, centaine, millier, etc. sont des noms. La règle ne s’applique donc pas
à eux.

22
- Lorsqu’il est immédiatement placé avant un autre adverbe.
Exple1 : Quelque adroitement qu’il s’y est pris, il n’a pas pu échapper au coup.
Exple2 : Elle semble quelque peu surprise.
- Lorsqu’il est placé devant un adjectif inséré entre « quelque » et « que ».
Exple1 : Quelque grands que soient ces hommes, je les mépris.
Exple2 : Quelque bons orateurs qu’ils soient, ils n’ont pas réussi à les convaincre.
N.B. : L’absence d’accord dans ces constructions est due au fait que « quelque » porte sur
l’adjectif, sur son degré, et non sur le nom qui suit. C’est aussi pour cette raison que l’adjectif
ne peut être supprimé ici.
Comparons les exemples ci-dessus aux phrases suivantes :
Phrase1 : Nous avons encore au Burkina quelques bons magistrats.
Phrase2 : Quelques bons analystes que j’ai entendus se sont dits favorables à la question.
Dans ces derniers exemples, « quelque (s) » retrouve son sens de quantité indéterminée
et se rapporte au nom qui suit l’adjectif.
N.B. : L’adjectif peut être supprimé.

1.2. « Quelque » adjectif indéfini : « Quelque (s) » devant un nom est toujours un adjectif
indéfini et est donc, en principe, variable en nombre. Il exprime une indétermination, nuancée
selon le contexte.
Exple : Nous aurons besoin de quelques élèves pour nettoyer la salle des professeurs.
Remarque : Il reste cependant au singulier, en accord avec le nom, quand l’indétermination
porte sur l’identité ou la quantité.
Exple : Je cherche s’il y a quelque maison à vendre dans ce quartier.
Exple2 : Il lui est arrivé quelque chose ?
Exple3 : Il y a quelque temps que je vous attends.
Mais il se met au pluriel quand l’indétermination porte sur le nombre, toujours petit :
Exple1 : Elle a commis quelques erreurs dans la dictée.
Exple2 : Ces quelques comprimés suffiront à guérir ton mal.

2. Quel (les) que


« Quel que » s’écrit en deux mots quand il est suivi du verbe « être » ou d’un verbe similaire
(pouvoir être, devoir être, etc.) qui est toujours au subjonctif. « Quel » qui est l’attribut du sujet
placé après s’accorde avec lui.
Exple1 : Quelles que soient les difficultés, il réussira.

23
Exple2 : Quels que puissent être les problèmes, vous devez y aller.
Remarque : Il arrive qu’un pronom « en » ou « il, elle, ils, elles » s’intercale entre « que » et le
verbe, la règle reste inchangée.
Exple1 : Quels qu’en doivent être les résultats, il faut essayer.
Exple2 : Quelles qu’elles soient, ces étudiantes doivent être sanctionnées.

3. Qu’elle …que
Soit la phrase : Qu’elle soit la phrase correcte que tu cherchais à construire ou pas, l’idée est
mal exprimée.
« Qu’» est une conjonction introduisant une proposition subordonnée conjonctive. Elle est
associée à un pronom personnel, « elle », qui peut varier si le référent change. Si l’on remplace
« la phrase » par « l’énoncé », ce pronom deviendra « il » et on aura :
Qu’il soit l’énoncé correct que tu cherchais à construire ou pas, l’idée est mal exprimée.
N.B. : Le second « que » est un pronom relatif mis pour un nom placé avant.

4. Quelquefois et quelques fois


« Quelquefois » est synonyme de « parfois, rarement » et antonyme de « souvent » :
Exple1 : Il m’arrive quelquefois de me tromper sur l’orthographe du mot. (parfois)
« Quelques fois » signifie « un petit nombre de fois »
Exple : Les quelques fois qu’elle a décroché mes appels, c’était pour m’exposer ses
problèmes.

Chapitre 13 : Tel que / Tel / En tant que tel


1. Tel que : Dans une phrase, quand on emploie « tel que », tel s’accorde en genre et en
nombre avec le premier terme de la comparaison (autrement, tel s’accorde en genre et
en nombre avec le nom ou avec le groupe nominal qui le précède.
Exple : Les fruits tels que la mandarine et la banane apportent de la vitamine.
N.B. : L’accord de « tels » est fait avec fruits.

2. Tel : Dans une phrase, quand on emploie « tel » (sans qu’il ne soit suivi de « que »),
tel peut s’accorder soit avec le premier terme de la comparaison soit avec le second
terme de la comparaison.

24
Exple 1 : Les animaux tels la panthère, le lion, etc. sont devenus rares au Sahel. (Dans
cette phrase, l’accord de « tels » est fait avec animaux).

Exple 2 : Les animaux telle la panthère, le lion, etc. sont devenus rares au Sahel. (Dans
cette phrase, l’accord de « telle » est fait avec panthère).

3. En tant que tel : « Tel » dans en tant que tel s’accorde en genre et en nombre avec
le terme auquel il renvoie.

Exple 1 : La phrase en tant que telle est mal formulée. (L’accord de « telle » est fait
avec phrase).

Exple 2 : L’énoncé en tant que tel est bien formulé. (L’accord de « tel » est fait avec
énoncé).

Chapitre 14 : Les écrits professionnels


I : La lettre officielle
La disposition formelle :
- Respect des marges en haut et en bas mais aussi à droite et à gauche de la feuille (elle
peut être une double feuille quadrillée : format A4, 210 x 297) ;
- En haut et à gauche figurent les coordonnées de l’émetteur s’il n’appartient pas à une
administration ; autrement, en lieu et place, le timbre (la dénomination de son
institution) ;
- En haut et à droite, la date (le lieu suivi d’une virgule, le jour et le mois en toute lettre
et l’année en chiffre complets) ;
- En dessous de la date, les cordonnées de l’émetteur et du récepteur ;
- Sous les cordonnées de l’émetteur et à gauche : l’objet de la lettre ; il indique le contenu
global de la lettre, il tient en quelques mots précis (demande d’autorisation d’absence,
de sortie, de congés, etc.). A cette même place, on rappelle les référence du document
officiel ou de l’annonce (lettre de candidature) ;
- La formule d’appel, toujours suivie d’une virgule comme dans la lettre privée, s’intitule
comme suit : Monsieur/Madame et le titre de la personne ;
- Le texte de la lettre suit immédiatement la formule d’appel ; il contient des formules
consacrées ;
- Le texte de la lettre peut se poursuivre au verso. Toutefois on ne peut y inscrire
uniquement la formule de politesse ;
- La formule de politesse :
o Exprime le sentiment manifesté à l’égard du destinataire ;

25
o Se compose de trois éléments écrits au même registre de langue ;
o En bas de la lettre et à droite, la signature de l’intéressé(e) qui a écrit.

II : La lettre de motivation
1. Définition
La lettre de motivation :
- est l’un des éléments essentiels du dossier de candidature ;
- accompagne toujours de la C.V. ;
- vise à décrocher un entretien ;
- doit éveiller la curiosité du lecteur ;
- présente la personnalité et les aspirations du demandeur d’emploi ;
- suggère ce que celui-ci peut apporter à l’entreprise.
2. Présentation
- En haut à gauche les coordonnées du demandeur d’emploi ;
- En haut à droite :
o La date et le lieu d’envoi du courrier ;
o Les coordonnées du destinataire.
La lettre de motivation :
- doit tenir sur une seule page (3 à 4 paragraphes sans jamais excéder une quinzaine de
ligne) ;
- est manuscrite de préférence ;
- doit être écrite sans faute d’orthographe.
Elle expose dans l’ordre :
o la nature précise de l’emploi auquel le demandeur postule ;
o la raison pour laquelle il le fait au regard de sa formation ;
o le résumé bref du C.V. (rappeler judicieusement la ou les réalisation (s) qui
saura ou sauront éveiller la curiosité du lecteur et mettre en avant ses
qualités personnelles) ;
o la connaissance de l’entreprise et de son activité ;
o l’origine de l’intérêt pour l’entreprise en question ;
o la conclusion qui sollicite un entretien qui permette de mieux se présenter ;
o la signature (en bas à droite).

III : Le Curriculum Vitae (C.V.)


1.Définition
Il met en évidence toutes les informations relatives a :
- son état civil,
- sa formation,
- son expérience professionnelle,
- ses capacités.

26
2. Présentation
2.1. Rubrique « état civil »
• Mentionner dans l’ordre : le nom (en lettre capitales, suivi le cas échéant du
nom de jeune fille), le prénom usuel, la date et le lieu de naissance, la
nationalité, la situation de famille, enfin l’adresse.
• Mentionner sa situation vis-à-vis du service militaire pour les jeunes
(service national de développement).
• Mentionner un numéro de téléphone où on peut être joint rapidement.

2.2. Rubrique « formation »


• S’attacher aux diplômes les plus importants et significatifs par rapport au
poste convoité ;
• Indiquer clairement la date d’obtention et le titre précis du diplôme obtenu,
ainsi que l’appellation exacte de l’institution qui vous l’a octroyé ;
• Ne pas détailler les études secondaires si l’on a suivi des études supérieures,
mentionner la date d’obtention du baccalauréat et la série (ajouter la
mention si elle est valorisante) ;
• Mentionner les formations parascolaires ou para universitaires, les sessions
à l’étranger, les séminaires s’ils contribuent à fortifier le projet
professionnel ;
• Mentionner les années d’études non couronnées de succès interrompues et
fournir des explications à ce sujet lors de l’entretien.

2.3. Rubrique « langues »


• Indiquer clairement les niveaux écrit et parlé des différentes langues
connues ;
• Tout ce qui parait justifier la mention d’un niveau de langue est bon à noter :
séjour, stages ou études à l’étranger, voyages linguistiques, cours suivis
dans les centres culturels, diplômes de langue.

2.4. Rubrique « expérience professionnelle »


• Mentionner les postes occupés durablement, mais aussi (pour les débutants)
les stages effectués dans le cadre d’une scolarité ou en dehors, les emplois
saisonniers, les remplacements ;
• Indiquer clairement les dates, le lieu de l’emploi, la fonction ou le poste
occupé et le nom de l’entreprise où l’on a travaillé spécifier aussi le domaine
d’activité ;

27
• Mettre en avant les emplois qui manifestent plus particulièrement la
compétence dans un domaine spécifique, détailler les tâches effectuées dans
ces emplois.

2.5. Rubrique « divers »


• Mentionner les informations susceptibles de valoriser vos compétences ou
de mieux cerner votre personnalité, et qui qui n’auront pas pu être placées
dans les rubriques précédentes ;
• Donner les contacts de deux ou trois personnes pouvant fournir des
informations vous concernant ;
• Mentionner la possession d’un permis de conduire et d’un véhicule, la
connaissance poussée d’un tel système d’informatique.

28
Exemple de C.V.

Etat civil
Nicole GALBANE
Née le 26 décembre 1990 à zabré
Burkinabè
Mariée un (01) enfant
BP 2132 Ouagadougou
Service national de développement : dispensée
Tél : 04 93 56 61 88
Formation
2015 Master II en Lettres modernes (Université Joseph KI-ZERBO)
2013 Licence en Lettre modernes (Université Joseph KI-ZERBO)
2009 Baccalauréat A4 (mention Très Bien)
Expérience professionnelle
2014 Employée à temps partiel à l’hôtel Laïco (3 mois)
2012 Hôtesse d’accueil à temps partiel pour l’agence de voyage Air- Burkina (3
mois)

Langues
Espagnol bilingue
- Mère d’origine espagnole
- Nombreux séjours en Espagne
- 3 mois d’études de la langue et de la civilisation espagnoles à l’université de
Salamanque (Erasmus, 1996)
Anglais courant
- 6 mois de formation linguistique au Ghana
- 3 séjours linguistiques de 2 semaines en Grande-Bretagne (entre 1990et 1993)
- Abonnée à Times depuis 1996
Divers
• Musique Guitare (3 années d’apprentissage en cours du soir)
Membre de la chorale « A chœur déployé »
• Membre du Bureau des élèves au Lycée de l’Espoir 1993
• Voyage 2 mois en Guinée Bissau (été 1994)
1 mois en Ouganda

29
Exemple d’une lettre de motivation

Jacques COMPAORE Ouagadougou, le 02 avril


2005
02 BP 3567 Ouagadougou 02
Tél : 50 42 63 54

A Monsieur le Président Directeur


Général de l’Entreprise EBTP
01 BP 2304 Ouagadougou 01

Monsieur,
Je me permets de vous solliciter en vue d’un engagement dans le cadre d’un contrat de qualification
portant sur le métier de dessinateur technique en bâtiment et architecture.

Je dispose d’une formation initiale reconnue en la matière, étant titulaire d’un bac pro en dessin
technique bâtiment-architecture. Constatant que cette formation n’était pas suffisamment adaptée
aux besoins actuels des entreprises, je suis actuellement sur les rangs pour une formation CAO-PAO
reconnue officiellement dans le dispositif “contrats de qualification’’ et qui me dotera de toutes les
compétences informatiques complémentaires à ma formation initiale.

Cette formation durera deux ans.

Je suis donc à la recherche d’entreprise ayant un besoin de compétences en la matière, et désireux


également de mieux maîtriser l’évolution des technologies dans ce métier.

Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de ma considération distinguée…

30
DEUXIÈME PARTIE : TECHNIQUES D’EXPRESSION ORALE

Introduction
La communication est l'un des piliers des relations humaines, qu'elles soient
professionnelles ou personnelles. Il existe maintes façons de communiquer à l'oral : échanger
verbalement, parler avec les signes, rire, échanger des regards, mimer, crier, chuchoter, etc.
Dans un monde de plus en plus compétitif, il ne suffit pas seulement que l’on soit détenteur
d’un diplôme pour être sélectionné à un poste. En effet, il arrive parfois que nous ayons
certaines compétences mais malheureusement nous maquons des ressources pour les exprimer
à l’oral. D’où la nécessité de développer les aptitudes qui peuvent nous aider à prendre la parole
quand il le faut et faire mouche. C’est l’objectif principal que vise ce module : permettre aux
apprenants d’acquérir les outils nécessaires à même de les aider à parler aisément devant
n’importe quel public. Ainsi entendons-nous par « techniques d’expression orale », l’ensemble
des stratégies que tout orateur, face à un auditoire, doit s’évertuer à mettre en œuvre afin que
son message soit reçu. Ses stratégies sont de diverses nature allant des du verbal au non verbal
(force de la voix, direction du regard, de la posture, gestuelle, art vestimentaire, etc.). Certains
ont des facilités pour communiquer à l'oral, d'autres moins. Mais cette capacité à échanger avec
autrui se travaille, notamment grâce à quelques techniques de base et à la mise en place de
stratégies efficaces.
Que l'on soit face à une seule personne, un petit groupe ou bien tout un auditoire, ou
bien encore sur le point de passer un coup de téléphone important, on peut parfois perdre ses
moyens et ne plus savoir comment dire ce que l'on a à dire ou bien se trouver tellement mal à
l'aise que notre message sera bloqué avant même d'avoir été prononcé.
En effet, communiquer oralement ne se résume pas à prononcer des mots, cela va bien
plus loin : ton, posture, regards, etc. sont autant de composantes à prendre en considération afin
de communiquer efficacement. C'est majoritairement au travers de cette communication
appelée " non verbale " que tout message oral est avant tout transmis - et donc réceptionné par
vos interlocuteurs. Maîtriser l'art oratoire vous permettra d'affirmer votre leadership au sein de
votre équipe, développer un certain charisme et devenir un leader inspirant.

Chapitre 1 : Huit (08) astuces pour impacter l’auditoire


Dans ce chapitre, nous allons répondre à huit (08) questions indispensables que tout
orateur doit se poser quand il entre en scène.

31
1. Comment susciter l’intérêt et maintenir l’attention ?
Tout but poursuivi par tout orateur est de susciter l’intérêt de l’auditoire et maintenir
ainsi son attention. En effet, comme le dit si bien un adage « on ne peut mobiliser les hommes
que sur la base de leurs intérêts ». De la même façon, si un orateur veut que son public l’écoute
attentivement, il doit amener ce public à trouver de l’intérêt dans ce qu’il dit. Pour ce faire doit :
✓ Savoir à qui il s’adresse ;
✓ Développer sa conscience de la situation ;
✓ Adapter sa communication ;
Développer l’impact de mes messages (structurer ses messages, valoriser ses idées, adopter le
ton juste).
2. Comment réussir son intervention ?
Tout orateur qui veut réussir son intervention doit :
✓ Se préparer à l’avance : Préparer votre intervention en amont est le gage d'un
message clairement transmis et entendu. Il doit s’entraîner, répéter, encore et encore, jusqu'à
atteindre ses objectifs en matière de communication orale. Comme toujours, ici encore, lorsque
l'on est en passe de communiquer une information majeure ou bien transmettre un message
crucial, il est important de préparer son intervention afin d'en optimiser l'efficacité. Aussi, avant
une communication orale, préparez votre message : il s'agit de répondre aux questions "Quel
est mon objectif final ?", "Qu'est-ce que j'attends de cette intervention ?", "Qui est mon public
?". Cela vous permettra de structurer votre discours et de l'adapter à vos interlocuteurs.
✓ Développer la confiance en soi : Chercher les raisons de sa crainte de
parler en public ; se préparer convenablement (ne jamais apprendre son texte par cœur,
assembler et classer les idées à l’avance, parler de son sujet avec ses amis) ; être d’avance
certain de son succès (se pénétrer de son sujet, éviter toute réflexion négative susceptible de
vous troubler ; pratiquer l’autosuggestion ; agir avec confiance.
3. Comment communiquer efficacement ?
Plusieurs éléments sont à prendre en compte et doivent être parfaitement maîtrisés pour
espérer communiquer efficacement. Si notre communication dite verbale - utilisation du verbe
- est estimée représenter environ 7% de notre communication avec autrui, il n'en demeure pas
moins qu'elle mérite d'être travaillée également. Diction, articulation, vocabulaire utilisé... sont
autant d'éléments à choisir avec attention et en toute intelligence pour transmettre efficacement
notre message.
4. Communiquer non verbalement : le corps au service des mots

32
Le langage corporel a une grande importance et une forte influence dans notre façon de
communiquer avec les autres. Les gestes, la posture, le timbre de la voix, la façon d'articuler le
message, etc. tous ces éléments non verbaux transmettent à eux seuls 93% de du message de
l’orateur. C'est dire qu’il est important que tout orateur s’y intéresse d'un peu plus près et de les
travailler.
5. Comment devenir un communicateur qui crée un impact ?
Tout orateur ou communicateur qui veut créer un impact doit :
✓ Avoir des intentions bénéfiques pour tout l’auditoire,
✓ Eprouvez de l’empathie,
✓ Communiquez clairement son message,
✓ Vérifiez régulièrement la compréhension de son message.
6. Comment capter l'attention de l’auditoire ?
Pour capter l’attention de l’auditoire, l’orateur doit :
✓ Maintenir le contact visuel
✓ Avoir une accroche percutante
✓ Préparer le récepteur à recevoir son message,
✓ Emettre son message en allant à l'essentiel (garder en tête l'objectif et parler
suffisamment claire et fort pour être entendu),
✓ Chercher à recevez le feedback (échanger avec les interlocuteurs en pratiquant l'écoute
active),
Conclure sa communication par quelque chose de concret (planification d'une nouvelle
rencontre, mise en place d'une solution, etc.).
7. Quel comportement l’orateur doit adopter face à son auditoire ?
Il doit :
✓ Être enthousiaste,
✓ Être chaleureusement sincères,
✓ Obtenir l’attention immédiatement en commençant par un événement qui éveille la
curiosité,
✓ Evitez tout ce qui produit une attention défavorable,
✓ Faire des compliments sincères,
✓ S’identifier à son auditoire,
✓ Dialoguer avec son auditoire,
✓ Être modeste,
✓ Montrer du respect et de la sympathie pour son auditoire.

33
8. Comment acquérir les techniques de base de la parole en public ?
Toute personne qui souhaite développer en lui les aptitudes d’un orateur hors pair :
✓ Doit prendre du courage à parler en public en s’inspirant de l’expérience

des autres car il n’existe pas d’orateur-né,


✓ Ne doit pas perdre de vue son objectif,

✓ Doit être d’avance certain de son succès,

✓ Doit saisir toutes les occasions de pratiquer.

Chapitre 2 : Les qualités prosodiques d’un bon orateur


Le message oral possède ses propres caractéristiques ; les éléments prosodiques, entre
autres, qui reposent essentiellement sur la manière de parler de l’émetteur, sur les modulations
de sa voix. Les notions qui suivent vous seront utiles autant pour analyser votre propre
production orale que pour interpréter tout message que vous devrez écouter. Les éléments
prosodiques se réalisent en faisant intervenir l’intensité, la quantité, la durée et la hauteur du
son. Même s’ils ont parfois une fonction purement expressive, les phénomènes prosodiques
jouent un rôle important dans les échanges verbaux, puisqu’ils guident l’interlocuteur et lui
permettent d’anticiper, donc de décoder le message du locuteur (émetteur) plus efficacement.
Parmi les éléments que la prosodie étudie, on compte entre autres : l’accent, le rythme,
le ton, le débit et l’intonation. À ces critères d’analyse d’une présentation orale peuvent
s’ajouter le timbre, le volume et la prononciation. En outre, lors des exposés oraux, on évaluera
également quelques points complémentaires : maintien, mimiques, gestes et direction du regard.
1. La prononciation : La prononciation que l’on a d’un mot est la façon de le dire, la
manière d’articuler les sons de la langue. La prononciation ne change pas le sens du mot, mais
provient du contexte dans lequel on l’a appris : l’époque, l’endroit où l’on est né ou bien où
l’on vit, mais aussi la classe sociale et l’éducation.
2. L’accent : Le terme accent, lui, désigne une prononciation généralement plus subtile.
L’objectif, lors d’un exposé oral, est de s’assurer de bien prononcer les mots afin que l’auditoire
comprennent bien ce que l’on veut dire. Il vaut mieux éviter d’escamoter certaines syllabes
comme on le fait souvent à l’oral. L’accent est le relief sonore donné à certaines syllabes dans
la chaîne parlée. On en distingue deux types : l’accent tonique, inhérent à la langue, qui
contribue au rythme de la parole ; et l’accent expressif (ou accent d’insistance), facultatif, qui
est employé pour exprimer une émotion ou pour mettre un élément en évidence. En français,
l’accent tonique est principalement déterminé par la durée et l’intensité de l’articulation.

34
3. Le rythme : Le rythme est créé par l’alternance plus ou moins régulière des syllabes
accentuées, des syllabes inaccentuées et des pauses. Lors d’une communication orale, on peut
lui donner diverses caractéristiques : calme et posé, rapide et dynamique, saccadé et nerveux,
etc. Par rapport au rythme, on notera également les pauses qui serviront à laisser le temps à
l’auditoire d’assimiler le message. On s’en servira également pour marquer les grandes parties
de la présentation (structure) et pour mettre en évidence certains propos que l’on considère
importants. Enfin, on peut faire une pause pour souligner la gravité de certaines paroles.
4. Le ton : Le ton se manifeste généralement par une variation de la hauteur de la voix
au cours de l’articulation des mots. En français, il ne sert pas à distinguer des mots différents,
mais bien pour marquer l’expressivité et est étroitement lié à l’intention, à l’état d’esprit ou aux
sentiments de l’auteur. On peut parler alors de tons : neutre (informer), humoristique (divertir),
didactique (instruire), favorable (convaincre), défavorable (combattre), élogieux, alarmiste,
ironique, hautain, moqueur, sarcastique, distant, sec, familier, solennel, froid, etc. Le choix du
vocabulaire et certaines tournures de phrases donnent le ton à la communication. Ainsi,
lorsqu’un auteur veut convaincre ses destinataires, il emploiera des termes persuasifs (verbes,
qualificatifs, adverbes, etc.)
5. Le débit : Le débit désigne la vitesse d’élocution, la vitesse à laquelle le message est
dit. On dira qu’un locuteur à un débit lent, moyen ou rapide lorsqu’on veut spécifier sa manière
de parler. Cela pourrait être lié à l’intention de l’auteur (lent pour s’assurer de la compréhension
du message ou pour réconforter ; moyen pour informer, compléter, préciser ses propos ; rapide
pour stimuler le destinataire, pour se montrer dynamique, entraînant, etc.) Ainsi, le débit peut
très bien varier lors d’un exposé selon les intentions de l’émetteur.
6. L’intonation : Elle correspond à la variation de la hauteur de la voix au cours de
l’énonciation. En français, par exemple, un énoncé comme « Il réfléchit », articulé avec une
courbe intonative montante puis descendante, est habituellement perçu comme déclaratif ; le
même énoncé, prononcé avec une courbe montante en finale, est plutôt interprété comme une
question (Il réfléchit ?). Ainsi, on pourra déterminer l’intention de l’émetteur (déclarer,
ordonner, s’exclamer ou interroger par exemple) ou de retenir les points essentiels du message
selon l’intensité qu’il mettra à prononcer certains énoncés (marque d’insistance). Une bonne
intonation aide à maintenir l’intérêt des auditeurs puisqu’elle peut éviter un ton monotone ou
monocorde en accentuant certaines syllabes.
7. Le volume : Le volume est caractérisé par la force de la voix et peut être fort, moyen
ou faible. Il faut savoir ajuster le volume selon l’auditoire et les éléments sonores ambiants :
plus doux lorsque le public est restreint et les sons ambiants limités ; plus élevé lorsque

35
l’auditoire est plus étendu ou que les sons ambiants sont plus dérangeants. L’important est de
s’assurer que les destinataires du message entendent et comprennent bien ce qu’on cherche à
leur communiquer. Le volume peut jouer un rôle important, lié à l’intonation, lorsqu’on veut
insister sur certains points que l’on considère primordiaux et qu’on veut mettre en évidence en
y ajoutant plus de force : on veut que les gens s’en souviennent !
8. Le timbre : Le timbre est la sonorité particulière d’une voix. En général, un locuteur
à la voix claire et agréable fera passer un message plus facilement qu’un autre dont la voix est
moins harmonieuse. Il arrive aussi qu’un timbre de voix bien particulier attire davantage
l’attention des auditeurs et des téléspectateurs.
9. Les nuances de la voix : Ainsi, tous ces éléments peuvent permettre de nuancer la
présentation orale d’un émetteur. Les variations d’intonation de même que des changements
dans le débit du locuteur ou dans le volume et le timbre de sa voix nous révèlent la valeur
particulière que le locuteur accorde à un mot ou à une idée, ou le sentiment que ce mot lui
inspire. Un auditeur ou un téléspectateur attentif aux nuances de la voix percevra plus
facilement la pensée de l’émetteur.
10. Le maintien ou la posture : Le maintien lors d’un exposé est essentiel si l’on veut
avoir un impact chez l’auditoire. Ainsi, quelqu’un qui a une posture droite et ouverte sera plus
proche de son public. On peut voir sa détermination et peut-être même sa confiance en lui. Une
posture plus molle, le dos rondi, marque le manque de confiance, la fermeture sur soi.
11. Les mimiques et les gestes : Ils peuvent servir à exprimer un état d’esprit ou une
émotion de sorte à faire passer le message désiré. Ils marquent parfois les grands points d’une
présentation. Mais d’autres fois, ils révèlent la nervosité de la personne qui parle. Vaut mieux
éviter alors d’avoir un objet dans les mains pour ne pas distraire l’attention des auditeurs.
Imaginez un orateur qui froisse ses feuilles de notes, qui joue avec un crayon ou qui bat l’air
avec ses bras tout le temps : il est certain que votre concentration sera plus difficile. Le bruit
peut enterrer le discours et les yeux peuvent être orientés vers les gestes posés. Ainsi, on perd
l’intérêt du public et l’impact du message diminue.
12. Le regard : La direction du regard doit être orientée vers l’auditoire dans la mesure
du possible. Cela permet d’observer les réactions et de s’assurer de la compréhension des
auditeurs. Quelqu’un qui est toujours penché sur ses feuilles de notes ne verra pas les réactions,
sa voix risque de moins porter et son attitude devient plutôt fermée : l’intérêt du discours
diminue d’autant.
13. L’écoute active : Ecouter pleinement pour mieux comprendre, sans juger, sans
penser tout d'abord à la réponse que l'on va apporter... L'exercice est bien plus ardu qu'il n'y

36
paraît. Peu de personnes savent réellement écouter. Pourtant, c'est une qualité essentielle, qui
plus est lorsque l'on est amené à encadrer des collaborateurs. Ecouter activement induit une
totale disponibilité à l'autre et une attention sur ce qu'il/elle dit, non seulement avec ses mots,
mais surtout à travers ce que ces gestes, sa posture, son langage corporel exprime.
14. La gestion du stress et du trac : Le stress dégage une énergie hautement négative
qui influe sur nos comportements, notamment lors de nos échanges avec les autres. Par ailleurs,
lorsque l'on doit intervenir devant un public, que ce soit quelques collègues ou un auditoire
beaucoup plus large, il est courant d'avoir le trac. Le trac est la peur que l’on éprouve quand on
doit prendre la parole en public. Pour communiquer efficacement, il est essentiel de savoir
transformer cette énergie négative en stress positif et d'en faire un moteur plutôt qu'un frein.
Plusieurs techniques de gestion du stress existent (respiration, méditation, sport, etc.). Il
est avant tout nécessaire d'apprendre à connaître son fonctionnement afin de repérer les vecteurs
de stress ainsi que les premiers signes de sur pression afin d'agir au plus vite pour retrouver le
calme intérieur, essentiel à une bonne communication avec autrui.
15. La diction : Elle désigne la manière dont un orateur s’exprime ; la manière dont un
acteur parle ou recite. Pour avoir une bonne diction, il faut bien prononcer les sons. Il faut éviter
d’escamoter certaines syllabes, surtout les syllabes finales. Par exemple, pour un mot comme
« constitution », la bonne diction commande qu’on évite de prononcer « constition ». Pour ce
faire, chaque syllabe doit être bien rendue « cons-ti-tu-tion ». Dans la même veine, la bonne
diction permet d’éviter de dire par exemple (missié ou miché au lieur de monsieur) ; (serser au
lieu de chercher) ; (séséresse au lieu de sécheresse) ; etc.
16. La gestuelle : La gestuelle peut être considérer comme un langage corporel. On
entendra par l’expression « langage corporel », l’ensemble des mouvements des différents
éléments du corps que nous utilisons pour accompagner nos paroles (bras, yeux, etc.). Un savant
usage de la gestuelle permet de rendre notre discours plus vivant, attrayant et permet de
communiquer avec l’auditoire. Un bon orateur ne doit pas être avare en gestuelle. Mais en même
temps, il doit éviter d’avoir des mouvements de bras très amples. Tout doit être fait avec de la
mesure.
17. Le tic : Un tic désigne une manie dans le langage ou dans les gestes. Autrement
termes, il s’agit d’une certaine habitude langagière ou comportementale qui amène certains
orateurs à répéter certains mots ou à avoir certains gestes lors de leur prise de parole. Imaginez
une personne qui prend la parole et qui dit ceci : « Bon d’accord voilà, je suis venu vous dire
que voilà, nous n’allons pas voyager aujourd’hui voilà, le voyage est reporté à demain voilà ».
En réalité, cet orateur ne se rend même pas compte qu’en 10 secondes, il a employé « voilà » 4

37
fois. Très souvent le tic langagier porte sur des termes comme (ok, donc, voilà, d’accord,
genre…). Le tic comportemental concerne les gestes. Certaines personnes passent toujours la
main sur les cheveux, se caressent le menton ou le ventre, ajustent la chemise ou la veste, etc.

Conclusion
En somme nous retiendrons que le moyen le plus rapide et facile pour bien parler en
public consiste à traiter un sujet que vous connaissez par expérience ou par étude, traiter un
sujet qui vous tient à cœur et avoir le désir ardent de communiquer avec son auditoire.

38

Vous aimerez peut-être aussi