Vous êtes sur la page 1sur 93

REPUBLIQUE DU TCHAD UNITE - TRAVAIL - PROGRES ‫جمهورية تشاد‬

******** ********* ********


CONSEIL MILITAIRE DE TRANSITION ‫ﻮحدة – عمل – تقدم‬ ‫المجلس االنتقالي األعلى‬
*********** ***********
PRIMATURE ‫أولي‬
*********
*********
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, ،‫وزارة التعليم العالي‬
DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET DE ‫البحث واالبتكار‬
********
L’INNOVATION
‫سكرتارية الدولة‬
******** ********
SECRETARIAT D’ETAT ‫المديرية العامة للوزارة‬
******** ********
DIRECTION GENERALE DU MINISTERE ‫المعهد العالي للفنون والحرف ببلتن‬
********
INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DES ARTS ET
METIERS DE BILTINE (INSAMB)
***************
DIRECTION DES ETUDES
***************
DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL
Mémoire de fin d’étude en vue de l’obtention de Licence
Professionnelle en génie civil
Option : Travaux publique

Contribution à une meilleure gestion des


eaux pluviales dans la ville de N’Djamena :
cas de digue de la commune du neuvième
arrondissement

-------------------------------------------------------------------------------

No table of figures entries found.Error:


Présenté Reference
et soutenu sourcepar
publiquement notlefound
Binôme

MAHAMAT NOUR Yaya &TCHAKONONE Yanick

Matricule : 05-60-1516 Matricule : 05-77-1516

Encadreur :

MADJIMBAYE AGUID – MYA


CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

DÉDICACES

1 Je dédie ce mémoire :

2 A mes parents YAYA Ngoubdo et FATIME Alhadje. Tous les mots du monde
ne sauraient exprimer l’immense amour que je porte, ni la profonde gratitude
que je vous témoigne pour tous les efforts et sacrifices que vous avez fait pour
moi. Merci une fois de plus et que Dieu vous accorde une longue vie.

3 A mes frères et sœurs : MAHAMAT Yaya ; MAHAMAT DEF Ali  ;


IYAGANA Yaya MOUSTAPHA Yaya ; AMINA Yaya ; KHADIDJA ALI pour
votre affection et soutien.

MAHAMAT NOUR Yaya

Je dédie ce travail à mes parents pour les affections et considérations qu’ils


ont manifesté pour moi pendant ce moment difficile alors je ne cesserais de
les aimés toute ma vie. Ce pour moi une réelle pensé d’adresser à :
La famille PATCHANNE Osée et RONELYAM Adrienne ;
La famille HILENA, Faustin ;
La famille BEYAMRA ;
La toute ma famille d’Église ;
Mes enseignants et encadreurs ;
Mes amis, proches et de loin
En fin, à KALCHINBE CLAUESSE, KODANBE Valery et KEBFENE Grâce

TCHAKNONE Yanick
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

REMERCIEMENTS
Nous adressons nos remerciements en premier lieu : à Dieu le Tout Puissant qui nous a
accordé sa grâce, son intelligence et sa sagesse, et de nous avoir donné la volonté et le
courage d’élaborer ce travail. Nous tenons sincèrement à remercier plus profondément tous
ceux qui ont participé de près ou de loin à la bonne réalisation de ce travail :

 La direction de l’Institut National Supérieure des Arts et Métiers de Biltine


(INSAMB) et tous les corps enseignant dudit Institut pour toutes les disponibilités
prises et sacrifices consentis pour notre formation durant le cycle de licence ;

 M MAHAMAT Ousmane Adam, ingénieur en GENIE CIVIL, enseignant, le chef de


département de Génie Civil pour tous ses précieux conseils, sa noble disponibilité et
sa bonne volonté pour notre formation ;

 Notre directeur de mémoire, M. MADJIMBAYE AGUID - MYA ingénieur en Génie


civil, Enseignant-chercheur à l’l’Institut National Supérieure des Arts et Métiers de
Biltine pour avoir accepté de nous diriger tout au long de la réalisation de ce
travail de mémoire pour nous permettre de devenir les ingénieurs de demain, ses
encouragements, sa confiance, sa patience et pour tous ses conseils et disponibilité ;

 L’ensemble du corps professoral de l’Institut National Supérieur des Arts et Métiers


de Biltine pour tous les efforts consentis à faire de nous un produit utile pour la
société d’aujourd’hui et de demain ;

 A tous les corps ministériels qui ont facilité nos recherché. 

 A tous ceux qui nous ont soutenus et dont les noms ne figurent pas dans ce document.
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

LISTES DE TABLEAU
Tableau 2.1 Classification de la digue…………………………………………..……….…. 27
Tableau 3.1 Cause des dégradations et leur conséquences…………………..…………….
….31
Tableau 3.2 Pluviométrique ……………………………………………..………..……….…
32
Tableau 3.3 Température mensuelle ………………………………..……………..….…..
….33
Tableau 3.4 Représentation de type de relief ……………………………………..…………35
Tableau 3.5 Classification climatique …………………………………………..….……..…36
Tableau 3.6 Résultat de valeur …………………………………………..
…………………...36
Tableau 3.7 Caractéristique des altitudes de BV …………………………………………..…
37
Tableau 3.8
……………………………………………………….46
Tableau 4.1 Les résultats sont consignés dans le tableau…………………………..
………....59
Tableau 4.2 Valeur de largeur de crête ……………………………………………..
………..61
Tableau 4.3 Pente de la digue………………………………………….
……………………..62
Tableau 4.4: Pentes des talus en fonction de la hauteur et le type du barrage Pentes des talus
Hauteur du barrage (m) Type du barrage Amant Aval
……………………………………….63
Tableau 4.5 Valeur de coefficient de C …………………………………………...
………....64
Tableau 4.6 Valeur de C ……………………………………………………………..…..
…..65
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

Tableau 4.7 Caractéristique e la digue………….………..……...………………………..


…..68
Tableau 4.8 Résultat des valeurs……………………………………………….………..…...69
Tableau 4.9 Détermination du gradient d’infiltration admissible………………….
………....69
Tableau 4.10 Détermination de Ks…………………………………….………….
………...74
Tableau 4 .11 : Tracé de la ligne de saturation …………………………………………….…
80
Tableau 5 Plan de la mise en œuvre de mesure d’atténuation…………………….…….
…....82

LISTE DES FIGURES  

Figure 1 : carte du Tchad et carte administrative

Figure 2 : les composants d’une digue en remblai

Figure 3 : Digue en terre homogène

Figure 4 : Mécanisme de rupture des œuvres en remblai

Figure 5 : L’affouillement

Figure 6 : Ligne de saturation

Figure 7 : Différente type de rupture de circulation de talus

Figure 8 : Stabilité d’un talus


CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

Figure 9 : Abaque de calcul du coefficient de sécurité en rupture circulaire

LISTE DES ABRÉVIATION

Symboles
Hv= hauteur des vagues
Lpe = longueur du plan d’eau
Vv= vitesse de Vague
R = revanche
Lc = longueur en crête
C =coefficient qui dépend de la nature du terrain
Dd = densité de drainage
Ct =coefficient de torrentialité
F = fréquence des talweg élémentaires
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

N = nombre de talwegs
E = coefficient d’allongement
Fr : écoulement fluvial
Fs : coefficient de sécurité
Yh : profondeur hydraulique
Bb : largeur de la base
Ds : dénivelé spécifique
Ig : pente global, I : indice d’aridité
F : fetch
U : vitesse de vent
T : température
P : périmètre
Pmoy : pluviométrie moyenne
N :
Ht : hauteur totale
Hnd : hauteur normale de la digue

Htd : hauteur totale de la digue


Ts : tassement
Q : débit
hmax : hauteur maximale
hmoy : hauteur moyenne
hmin : hauteur minimale
Vmoy : vitesse moyenne
Hmin : altitude minimale
Hmax : altitude maximale
Hmoy : altitude moyenne
Sbv : surface du bassin versant
LTAB : longueur du tapis
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

TABLE DES MATIÈRES


DÉDICACES......................................................................................................................... I

REMERCIEMENTS............................................................................................................... II

LISTES DE TABLEAU......................................................................................................... III

LISTE DES FIGURES.......................................................................................................... IV

LISTE DES ABRÉVIATION................................................................................................... V

RESUME............................................................................................................................ IX

ABSTRACT.......................................................................................................................... X
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

INTRODUCTION GÉNÉRALE............................................................................................. 12

INTRODUCTION GENERALE............................................................................................. 13

CHAPITRE I : RECHERCHE ET ETUDE ANALYTIQUE DU SUJET.........................................16

........................................................................................................................................ 16

CHAPITRE I : RECHERCHE ET ETUDE ANALYTIQUE DU SUJET.........................................17

I.1- MÉTHODOLOGIES........................................................................................................ 17
I.2- MATÉRIEL...................................................................................................................17
I.3 - DÉFINITIONS...............................................................................................................18
I.4 - FONCTION D’UNE DIGUE................................................................................................19
I.5- LES DIFFÈRENT TYPES DE DIGUES.....................................................................................20
I.6 – TYPOLOGIE DES DIGUES SELON LEUR MODE DE RÉALISATION ............................................21
 Digue mixtes (partie remblai, poids)..............................................................................21
I.7 - LES COMPOSENTS DE DIGUE EN REMBLAI..............................................................25
I.8- CRITÈRES TECHNIQUES DE CHOIX DU TYPE DE DIGUE...........................................................26
 CONTRAINTES D’APPROVISIONNEMENT................................................................................27
I.9 -CONDITION DE CHOIX....................................................................................................27
I.10 -RUPTURE DES DIGUES EN REMBLAI..................................................................................27
I.12 LES INSTABILITÉS DES OUVRAGES EN TERRE.....................................................................31
I.13 CLASSES DES DIGUES.....................................................................................................32
I.14 -CRITÈRE DE CONCEPTION DES DIGUES..............................................................................34

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ET ANALYSE DIAGNOSTIQUE......29

II .1.1-Localisation est accès à la zone d’étude.......................................................................30


II.1.2-La zone d’étude...................................................................................................... 30
II.1.3-Climat................................................................................................................. 30
II.2 ANALYSE DIAGNOSTIQUE........................................................................................31
II.2.1-ETAT ACTUEL DES OUVRAGES...............................................................................31
II.2.1.2-Les causes des dégradations et leurs conséquences........................................................32
II .2.2- ETUDE HYDROLOGIQUE......................................................................................32
II.2.2.1- caractéristique climatique......................................................................................32
II.2.3-CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES DU BASSIN VERSANT..............................................36
Amplitude extrême moyenne.............................................................................................. 36
II .2.4-RELIEF DE LA ZONE D’ÉTUDE......................................................................................37
II.2.5-CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES..........................................................................39
Études des crues............................................................................................................ 39
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

Pluviométrie du bassin versant...........................................................................................43


Écoulement fluvial, critique et torrentiel...............................................................................45
CLASSIFICATION DE RÉGIME D’ÉCOULEMENT ..........................................................................45
II.2.6- ÉTUDE TOPOGRAPHIQUE..............................................................................................46
II.2.7-GÉOLOGIE.................................................................................................................46
II.2.8-MORPHOMÉTRIQUE DU CHARI.......................................................................................46
II.2.9- ETUDE GEOTECHNIQUE........................................................................................48
ANALYSE GRANULOMETRIQUE :......................................................................................49

FIGURE : COURBE GRANULOMÉTRIQUE DU SABLE1........................................................51

ESSAI PROCTOR NORMAL- MODIFIE..............................................................................53

CHAPITRE III : DIMENSIONNEMENT DE LA DIGUE...........................................................56

CHAPITRE III : DIMENSIONNEMENT DE LA DIGUE...........................................................57

III.1-GENERALITE.............................................................................................................57
III.2-CHOIX DE VARIANTE DE LA DIGUE............................................................................57
III.3-CONCEPTION DE LA DIGUE......................................................................................57
iii.3 .1-La hauteur de la digue...........................................................................................57
III.3.2 CALCUL DE LA REVANCHE...................................................................................58
Hauteur des vagues......................................................................................................... 58
III.3.3La vitesse de propagation des vagues...........................................................................59
III.3.4-Hauteur totale de la digue.......................................................................................60
III.3.5-Largeur en crête....................................................................................................61
III.3.6-Pente des talus de la digue.......................................................................................62
III.3.7-PROTECTION DES TALUS.....................................................................................63
III.3.7.2-PROTECTION DE TALUS AVAL ET DE LA CRETE....................................................66
Les filtres..................................................................................................................... 66
Les drains.................................................................................................................... 67
III.3.8-DIMENSIONNEMENT DE DRAINS TAPIS..............................................................................67
1.1.1 III.9-Vérification de résistance à l’infiltration des sols du corps et de la fondation...............69
III.4-ETUDE DE STABILITE............................................................................................... 72
III.5-ENTRETIEN DE LA DIGUE..........................................................................................76
IV.11-ENTRETIEN DES TALUS EN ENROCHEMENT.......................................................................77

CHAPITRE IV : ETUDE IMPACT ENVIRONNEMENTALE.....................................................80

IV. 1-TYPES D’IMPACTS..........................................................................................................80


IV.2-NOTICE IMPACT ENVIRONNEMENTAL (NIE)..........................................................................81
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

IV.2.1-Les impacts négatives sur l’environnement...................................................................81


IV.2.2-Les impacts positives sur L’ENVIRONNEMENT............................................................82
IV.3-PLAN DE LA MISE EN ŒUVRE DES MESURES D’ATTÉNUATION...................................................82
CONCLUSION ET RECOMMENDATION...........................................................................85
REFERENCE BIBLIOGRAPHIE.........................................................................................86
 WWW.ATRENVIRO.PRO..................................................................................................86

RESUME

Le but de ce projet de fin d’étude est la conception et dimensionnement de digue de


protection contre les inondations du neuvième d’arrondissement de la ville de N’Djamena
capital du Tchad.

Il a pour principal objectif de proposer une solution pour pallier les problèmes
d’inondations dans cette zone.

Pour atteindre ces objectifs nous avons dans un premier temps, parlé de la généralité sur les
digues et en second lieu le dimensionnement de la digue de protection contre les inondations
de WALIA.
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

Il a été d’abord fait un diagnostic de la digue existant pour situer les principaux problèmes
avant de proposer la meilleure solution tant du point de vue technique qu’économique. Pour
que l’ouvrage soit adapté et efficace, nous avons tenu compte dans sa conception des
caractéristiques météorologiques locales.

A partir des données topographiques, hydrologiques, géologiques et météorologiques, nous


avons déterminé les caractéristiques de la digue de protection : la hauteur totale de la
digue, la larguer de la crête, la typologie de digue et la pente de talus.

L’ouvrage proposé et réalisé permettra de protéger les populations riveraines et leurs biens
contre les inondations et même permettre l’évacuation des eaux de ruissellement du quartier.

A la fin, une évaluation environnementale du projet est abordée avec une proposition des
mesures d’atténuation et des bonifications des impacts négatifs.
Mots clés : inondation, digue, protection

ABSTRACT
The goal of this end-of –study project is the design and dimensioning of a flood protection
dike in the city of Ndjamena,the capical of Chad .

Its main objective is to propose a solution to alleviate the flooding problems is this area.

To achieve theseobjectives, we will first discuss the general nature of the dike and secondly
the sizing of the new flood protection dike in Walia.

A dignosis was first made of the existing dike to locale the main problemes before proposing
both from a technical and economic pont of view in order for the structure to be suitable and
efficient, we have taken into account local meteorogical characteristics in its design.
CONTRIBUTION A UNE MEILLEURE GESTION DES EAUX PLUVIALES DANS LA VILLE DE N’DJAMENA : CAS DE DIGUE DE LA
COMMUNE DU 9EME ARRONDISSEMENT

From topographic,hydrological data ,we determined the characteristics of the protection


dyke  : The total height of the dyke,the width of ridge,the type of dyke and the stop of the
embankment.

The proposed and completed work will protect local residents and their property local
residen,ts and their proerty against flooding and even allow the drainage of runoff from the
neighborhood.

At the end, an environnmental assessment of the project is approached with a proposal for
mitigation measures and bonuses for negative impacts.

Key words  : floods,dyke,protection


INTRODUCTION GÉNÉRALE

4
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

INTRODUCTION GENERALE
Le changement climatique est avéré, affect le régime des précipitations, et intensifie le cycle
hydraulique (Cycle évaporation /précipitation) provoquant localement les sécheresses et/ou
inondation.

L’Afrique est particulièrement vulnérable aux efforts du changement climatique, à cause de


sa dépendance à l’égard des rendements de l’agriculture sous pluie, de la pauvreté et du
manque de capacité.

A l’instar des autres pays d’Afrique, le Tchad est très vulnérable face au risque de
catastrophes naturelles surtout associés aux changements climatiques. Le pays a connu ces
dernières années des évènements météorologiques et climatiques extrêmes avec des
phénomènes de sècheresses prolongées et des inondations de plus en plus désastreuses dans
divers zones du pays. Les sécheresses de 2010 et les inondations de 2012 ont aussi mis à nu
des challenges importants, et des faiblesses en matière de capacité à divers niveaux auxquels
le Tchad fait face.

Compte tenu de la grande vulnérabilité du pays face aux dégâts naturels, le Gouvernement en
collaboration avec quelques partenaires internationaux a initié les actions de réduction des
risques de catastrophes au niveau national. C’est ainsi qu’avec l’appui du PNUD
(Programme des Nations Unies pour le Développement), le Gouvernement du Tchad a
élaboré un premier plan de contingence pour les inondations en 2013.Plusieurs digues ont été
alors construites dans la ville de Ndjamena surtout au neuvième arrondissement autour du
fleuve Chari. Cependant, l’état actuel de ces digues ne permet plus de jouer pleinement leur
rôle de protection contre les inondations à cause de leurs dégradations en plusieurs endroits
(ruptures, réduction d’hauteur…)

L’an 2020, l’OIM (Organisation internationale pour les migrations) estime qu’environ 11500
personnes ont été contraintes de quitter leur domicile suite d’inondations soudaines à
Ndjamena. Ces inondations, qui ont causé des dégâts catastrophiques, sont le résultat de la
montée des eaux qui a entrainé le débordement du fleuve Chari et une rupture de digue dans
le neuvième arrondissement de la ville de N’Djamena. Ainsi pour sauver ces populations
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

vulnérables qui souffrent depuis tant d’année, la reconstruction de la digue est d’une grande
importance. Pour ce fait, nous avons proposé pour notre travail de fin d’étude pour
l’obtention du diplôme de la licence en génie civil option travaux publics :

 « Contribution à une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena.
Cas de digue de la commune du 9eme arrondissement ».

Dans le but de la reconstruction de la digue du neuvième Arrondissement, ce travail de


mémoire se donne pour objectif générale, l’étude de conception et dimensionnement de
digue.

Conformément à l’objectif fixé, le présent mémoire est articulé autour de cinq axes suivants :

 Recherche et étude analytique du sujet ;

 Présentation de la zone d’étude et analyse diagnostic ;

 Dimensionnement ;

 Étude d’impact environnementale

En fin, une conclusion et des recommandations sont formulées pour une meilleure gestion
des ouvrages.

Questions de recherche

Face aux inondations que connait le 9eme ces dernières années nous nous sommes interrogés
sur les questions suivantes :

Comment contribuer à une meilleure gestion des eaux pluviales dans la commune de 9 eme
Arrondissement?

Telle est la question principale de notre étude. Cette question principale nous conduit aux
spécifiques à savoir :

1. L’actuelle digue remplit-elle ses fonctions de protection contre les inondations?


Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

2. La reconstruction d’une nouvelle digue permettra-t-elle d’assurer la protection de la


population du 9eme Arrondissement et leurs biens contre la crue de Chari ?

3. Quel type de digue faut-il construire ?

Hypothèse

Pour notre travail nos hypothèses sont les suivantes :

1- L’ancienne digue ne remplit pas ses fonctions à cause de sa dégradation en plusieurs


endroits.

2- La reconstruction de la digue permet de protéger le neuvième arrondissement contre


le risque d’une nouvelle crue de Chari.

3- La digue en terre homogène à protection amont est la digue propice pour notre zone
vue la présence des matériaux de construction de bonne qualité à la proximité.

Objectifs de l’étude

Objectif principal

L’objectif principal est de sécuriser les habitants du neuvième arrondissement et les


aménagements hydro agricole contre les inondations qui peuvent survenir des crues
du fleuve Chari et des eaux de ruissellement.

Objectif spécifique

Il est basé sur les points suivants :

- La reconstruction des infrastructures ;

- L’amélioration des moyens de subsistance grâce à des programmes efficaces


et durables, des capacités de gestion de risques de dégâts ;

- L’amélioration de la résilience de la population tchadienne face aux risques


naturels.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

CHAPITRE I : RECHERCHE ET ETUDE


ANALYTIQUE DU SUJET
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

CHAPITRE I : RECHERCHE ET ETUDE ANALYTIQUE DU SUJET

Dans cette partie nous allons aborder l’aspect théorique qui mettra en revue les connaissances
préliminaires à une bonne compréhension du sujet après avoir donné les démarches de la
recherche et les difficultés rencontrés.

I.1- MÉTHODOLOGIES
Pour atteindre les objectifs assignés à notre étude, la démarche méthodologique suivante a été
adoptée :

 Une recherche bibliographique ;


 Visites sur le terrain ;
 Entretien avec la mairie et la population ;
 Synthèse des données collectées ;
 Dimensionnement de l’ouvrage.

La revue/recherche documentaire et la collecte des données. Elles ont été réalisées grâce aux
autres mémoires publiés sur les digues et le guide technique de digues de lutte contre
l’inondation. Ce mémoire est le recueil de plusieurs mémoires sur les thèmes semblables. Les
éléments de base indispensable suivantes sont juste étaient collecter :
- Les données géotechniques
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

- Les données climatiques


- Les données hydrauliques
- Les données morphologiques
- Les crues de fleuve Chari
- Les inondations passées
- Les données topographiques.

I.2- MATÉRIEL
Pour atteindre nos objectifs fixés, du matériel spécifique et adopté suivant ont été utilisé :
- Le bassin versant a été tiré grâce aux images satellitaire prise sur Google Earth
ainsi que le plan de découpage administratif ;
- Les données hydrologiques tel que
- les débits annuels, les précipitations, la profondeur de Chari ont été fournis au
ministère hydraulique et ont été traitées par le tableur Excel ;
- Les données topographique grâce à l’application mesure altimètre pour Android ;
- Certaines données (longueur, largeur, écoulement de Chari,) ne sont pas en ligne
ni au ministère hydraulique

I.3 - DÉFINITIONS
Les mots et les concepts ont leur signification variante d’une discipline à une autre et d’un
contexte à un autre. Pour éviter les confusions et mettre un peu de précision dans le cadre de
l’étude scientifique, nous allons définir quelques mots et concepts clés qui composent notre
sujet

Changement climatique : désigne l’ensemble des variations des caractères climatiques en


un endroit donné, au cours du temps : réchauffement ou refroidissement. Ce phénomène peut
entrainer des dommages importants : élévation du niveau des mers, accentuation des
évènements climatiques extrêmes (sècheresse, inondation, cyclones,) déstabilisation des
forêts, menaces sur les ressources d’eaux douces, difficultés des maladies tropicales, etc.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Catastrophes naturelles : est un évènement d’origine naturelle, survenant subitement et


brusquement, résultant de l’intensité anormale d’un agent naturel et ayant pour conséquence
des bouleversements importants pouvant entrainer des grands dégâts sur le plans matériel et
humain.

La pluie : désigne généralement une précipitation d’eau à l’état liquide tombant des nuages
vers le sol. Il s’agit d’un hydrométéore météorologique qui fait partie de cycle de l’eau. La
pluie se forme à partir de la vapeur d’eau qui a été évaporé par le soleil, s’est condensée dans
le nuage par le refroidissement adiabatique dû au mouvement ascendant de l’air.

La crue : correspond à l’augmentation de la quantité d’eau qui s’écoule dans la rivière et


peut concerner l’ensemble du lit de la rivière. De façon pratique, on admet qu’une rivière est
en crue lorsqu’elle déborde des limites de son lit mineur. On parle de crue critique lorsqu’elle
peut engendrer une inondation sur les zones riveraines

Inondation : L'inondation est la submersion du sol par l'eau, elle se produit lorsque la
quantité d'eau tombée sur un sol dépasse sa capacité d'infiltration et que le sur plus souvent
ne trouve pas de débouché pour être évacué.
Elle est provoquée en général par des pluies importantes et peut se traduire par :
 Un débordement de cours d'eau plus ou moins rapide ;
 Une remontée de la nappe phréatique ;
 Une stagnation des eaux pluviales ;
 Un ruissellement en secteur urbain.

Une digue de protection contre les inondations ou submersions est un ouvrage linéaire, en
surélévation par rapport au terrain naturel, faisant partie d’un système de protection contre les
inondations de cours d’eau ou de mer. Elle permet, avec les autres structures de défense, de
protéger des zones inondables de la submersion. Sa fonction principale de protection est
réalisée par le système dans son ensemble. Elle réalise sa fonction avec d’autres éléments
anthropique tels que : barrages érecteurs de crues, canaux de dérivation, ouvrages de
ralentissement dynamique, déversoirs, zones d'expansion des crues, batardeau, stations de
pompage, vannes et clapets... mais des éléments naturels peuvent aussi participer à ce
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

système de protection : berges hautes, cordons dunaires ; coteaux, dunes, marais, tertres..."
WikiBarDig 2018.

Fetch : représente la distance sur laquelle le vent reste constant en vitesse et en direction.

I.4 - FONCTION D’UNE DIGUE


Une digue peut agir de trois façons différentes :

 Elle peut empêcher le passage de l’eau en retenant celle-ci en dehors de zone


protégée (fonction principale d’une digue de protection) ;

 Elle peut canaliser le flux d’eau vers une zone non protégée pour éviter
l’inondation dans la zone protégée ;

 Elle peut contenir l’eau dans une zone tampon située en amont pour réduire
l’inondation en aval. Dans ce cas, il peut s’agir d’un barrage (au sens
règlementaire). (Source référentiel technique digue maritimes et fluvial
wikibardig)

I.5- LES DIFFÈRENT TYPES DE DIGUES


II.5.1- Typologie de digue selon leur fonction principale
Il existe cinq (05) grands types de digue :

 Digue de protection contre les inondations ou submersion (fluviale marine, etc.)


 Digue de rivière canalisée
 Digue de canal (hydroélectricité, navigation, irrigation)
 Digue portuaire
 Digue de barrage, d’étang etc.

Digue canal

Les canaux sont généralement alimentés artificiellement. Les digues de canaux servent à
contenir l’eau à l’intérieur du canal.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Les remblais composants des barrages sont parfois appelés digue (exemple : digue d’étang),
mais pour éviter toute confusion, il n’est pas recommandé d’employer le mot digue pour
désigner un ouvrage transversal qui barre un cours d’eau. (Digue-Wikipédia Fr.
wikipedia.org) (1)

Digue portuaire

Plus ou moins longue faisant office d’écran aux vagues, sont appelés brise- lames. N’ayant
qu’une fonction de protection contre les vagues et courant de marée, elles n’ont pas vocation
à être étanches ; certaines digues sont basses et constituées de blocs de pierre ou de béton qui
atténuent les vagues sans empêcher d’eau d’y circuler.

Digue de rivière canalisée

Ce type de digues a pour fonction de contenir un cours d’eau naturel dans emprise choisie par
l’homme (wikibardig)

I.6 – T YPOLOGIE DES DIGUES SELON LEUR MODE DE RÉALISATION


Selon leur mode de réalisation, on distingue trois types de digues différentes :

 Digue en remblai (ou terre)

 Digue type poids (maçonnerie ou béton)

 Digue mixtes (partie remblai, poids)

1) Digues types poids

Dans les secteurs ou l’emprise disponible au sol était réduit (zone urbaine en général), on a
édifié des murs poids épais, en maçonnerie de pierres appareillées. (Cas de digue d’hôpital
samaritain).

Souvent, ces murs, au parement fortement pentu cote fleuve, sont épaulés coté aval par un
remblai en terre ou en matériau grossier qui, par exemple supporte une voie de circulation
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

(voir figure). Dans la technique moderne, le béton a remplacé la maçonnerie en laissant


parfois encore une place à cette dernière comme traitement esthétique des parements vus.

2) Digue mixte

Elle renferme les deux autres digues, son utilisation fréquente. Son utilisation remonte à la
nuit de temps.

3) Digues en remblais

On appelle digue en remblais, toute la digue construit avec des matériaux terreux. Cette
catégorie de digue regroupe plusieurs catégories différentes par les types de matériaux
utilisés et la méthode employée pour assurer l’étanchéité. Ainsi les matériaux de construction
peuvent avoir une granulométrie étendue avec une gamme de grains allant du très fins au
grossier. L’utilisation de matériaux locaux généralement bon marché surtout par une
mécanisation presque totale des travaux, a au fils du temps imposé le type de digue en terre
comme la solution idéale. L’utilisation des matériaux locaux généralement bon marché et
leurs disponibilités à proximité du site fait que la solution digue en remblais est intuitivement
choisis par rapport aux autres types de digues considérés rigides et s’adaptent difficilement
aux assises non rocheuses.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

3.a )Les digues en terre homogènes

Ils sont totalement construits avec un seul matériau qui est le plus souvent argileux
remplissant simultanément les deux fonctions d’écran et de masse. Ce matériau doit présenter
des caractéristiques permettent de garantir une étanchéité suffisante et une stabilité du
remblai. Leur simplicité a permis de développer une technique de réalisation bien maîtrisée
tout en assurant une grande sécurité, néanmoins ce type de barrage est surtout adopté pour la
réalisation de retenue collinaires et de petits barrages en terre homogène.

3.b) les digues en terre à noyau étanche


Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Ces recharges peuvent être au nombre variables et disposées différemment d’une digue à un
autre en fonction de la nature du matériau et des conditions spécifiques à chaque barrage. Ce
type de barrages présente toutefois l’inconvénient d’une mise en œuvre plus compliquée et
onéreuse surtout si la vallée est étroite et où le travail mécanisé devient plus compliqué. Un
autre inconvénient, est la nécessité de séparer par des filtres de transition les différentes
zones. Par contre, pour les ouvrages importants, les matériaux grossiers de recharges sont
plus résistants que les matériaux argileux, on peut donc construire des talus plus raides et on
contrôle mieux les écoulements dans le corps du barrage. Notons que le noyau étanche peut
être vertical ou incliné et parfois remplacé par un diaphragme en béton au ciment ou
bitumineux

3.c) Digues en terre à masque amont

Les barrages en terre à masque sont des remblais perméables avec un écran imperméable
appelé masque placé sur le parement amont. Le corps du barrage est construit Dans le cas où
la quantité des matériaux imperméables disponibles sur site est insuffisante pour réaliser tout
le corps du barrage, on opte le plus souvent pour un ouvrage à zones avec un noyau en argile
assurant l’étanchéité. La stabilité du massif sera assurée par des zones perméables appelées
recharges avec un matériau quelconque pour autant qu’il soit peu déformable et pouvant
assurer la stabilité au glissement de l’ensemble de l’ouvrage.
Le masque qui assure l’étanchéité peut être en béton, en produits bitumineux ou en géo
membrane. La présence de ce masque sur le parement amont présente un double avantage de
pouvoir faire des réparations en cas de dégradation du masque et de permettre de faire des
vidanges rapides sans risque de glissement

I.7 - LES COMPOSENTS DE DIGUE EN REMBLAI


 Fondation ou sol support
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

C’est un élément qui n’appartient pas directement à la digue mais plutôt à son
environnement. Cependant elle joue un rôle fonctionnel important et doit être traitée avec
attention. La fonction principale de la fondation est de jouer le rôle de support de la digue.

 Le corps de digue

Très suivent constitue de matériaux prélevés à proximité immédiate du site (argile, limon,
sable, graves…). Le corps de digue est un composant incontournable qui mobilise les
volumes les plus importants. Reposant sur la fondation, son rôle est d’assurer l’instabilité de
la digue.

 Crête 

C’est la partie la plus haute, supportant généralement une piste, espace roulant permettant au
passage es engin et piéton.

 Talus de digue

Liaison entre la crête et le terrain naturel, le franc bord ou la rivière. Celui qui retient l’eau
est appelé talus amont, par opposition, le talus aval se situe côté pleine.

Revêtements ils protègent les talus contre l’action des vagues (en amont) et de la pluie (en
aval), ils sont souvent construits par des enrochements en amont.

 Bermes

Elles permettent la réalisation et la réparation des revêtements de talus. En outre, elles


donnent la stabilité aux digues et réduisent la vitesse des eaux qui glissent sur les surfaces de
talus aval, en contribuant à éviter l’érosion. Elles servent aussi d’appui aux revêtements de
talus en amont.

 Filtre et drainage

Il s’agit de dispositifs qui contrôlent et évacuent les eaux infiltrées à intérieur du corps de la
digue.

 Organe d’étanchéité (noyau/masque)


Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Contrairement au corps de digue, le noyau est un élément qui n’est présent que pour certains
types de digue constitue d’argile compacte ou d’autre matériel de faible perméabilité.

 Butée de pied ou para fouille.

Présente sur certains ouvrages, la butée de pied contribue à la stabilité et surtout la


protection. Elle assure la jonction entre ouvrage et son environnement.

Figures : Les composants d’une digue en remblai

Source : Référentielle des digues

I.8- CRITÈRES TECHNIQUES DE CHOIX DU TYPE DE DIGUE


En général, les critères techniques relatifs aux choix du type de digue à retenir sont liés aux
conditions suivantes : (4)

 Condition hydraulique

 La profondeur de l’eau ;
 L’intensité du marnage ;
 La hauteur de la houle.

 Conditions géotechniques
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Il s’agit essentiellement des conditions liées aux paramètres du sol, sa nature et


caractéristiques.

 Conditions de constructions

 Matériaux disponibles ;
 Engin, matériels et équipement requis ;
 Aires nécessaires (zone de préfabrication, aire de stockage…).
 Contraintes d’approvisionnement.

I.9 -CONDITION DE CHOIX


Pour définir son/ses systèmes d’endiguement, il faut :

 Recenser les types de risque d’inondations et les enjeux de son territoire a protégé qui
sont exposés à ces risques ;
 Observer si ces zones à enjeux sont déjà protégées ou non par les ouvrages existants
protègent la zone exposée jusqu’à niveau souhaité ;
 Repérer les zones avec peu d’enjeu et les ouvrages qui les protègent, pour éventuellement
les exclure du S.E. si ceux créent une charge hydraulique que l’autorité compétente juge
dangereuse, une neutralisation/mise en transparence peut être effectuée ;
 Définir le système d’endiguement en prenant en compte les ouvrages qui protègent les
zones à enjeux éventuellement les projets de construction de nouveaux ouvrages. Le
système d’endiguement comporte ‘’une ou plusieurs digues ainsi que tout ouvrage
nécessaire à son efficace et à son fonctionnement’’, comme les ouvrages mixtes qui
complètent la prévention et les dispositifs des écoulements hydrauliques.

I.10 -RUPTURE DES DIGUES EN REMBLAI


Une rupture de digue est définie comme étant une destruction totale ou partielle de l’ouvrage,
de ses appuis ou de ses fondations le rendant complètement inopérant. Les causes de rupture
de l’ouvrage peuvent être de différents ordres

1) Problèmes techniques
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Peuvent entrainer la rupture d’un ouvrage. Il peut s’agit d’un défaut de fonctionnement des
vannes permettant l’évacuation des crues ou bien d’un vice de conception, de construction ou
de matériaux. Le type de digue, les matériaux utilise, les natures de fonctions ainsi que l’âge
de l’ouvrage vont avoir une influence sur apparition de ces problèmes.

2) Causes naturelles

Peuvent également être à l’origine de rupture de digue. Il en est ainsi des crues
exceptionnelles, d’intensité supérieure à celle retenue pour dimensionnement des ouvrages
évacuateurs, appelé crue de projet. Les digues en terre ne supportent pas la submersion et
sont donc vulnérables aux débordements.

Les glissements de terrains, soit de l’ouvrage lui-même soit des terrains entourant la retenue
sont également une cause de rupture.

3) Causes humaines

Peuvent enfin être à l’origine d’accidents : études préalables pas assez approfondies, contrôle
d’exécution insuffisant, erreur d’exploitation, défaut de surveillance et d’entretien ou encore
actes de malveillance

I-11.LES MECANISMES DE RUPTURE DES OUVRAGES EN REMBLAI

Il existe trois mécanismes de ruptures pour ouvrages hydrauliques en remblai à savoir :


l’érosion externe, l’érosion interne et les instabilités des digues en remblai.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Figure 4 : mécanisme de rupture des ouvrages en remblai

1. Erosion externe

L’érosion externe regroupe tous les mécanismes qui provoquent des départs de matériaux
sous l’effet des sollicitations s’appliquant sur la surface extérieure de la digue. Ces départs de
matériaux induisent une diminution de la section de la digue, un raidissement des talus et
conduit à saper résistance. Ils conduisent à l’apparition de creusement dans les matériaux
érodés dénomme affouillement.

a) Érosion cotée zone protégée

L’érosion côté zone protège (ZP) se développe sous l’effet des interactions avec le milieu
environnement de la digue et les usages qu’elle supporte. Les agressions météoriques (pluie,
ruissellement), les activités humaines et notamment le passage d’engin motorises et les
animaux peuvent génère d’important départ des matériaux et d’apparition d’instabilité de
surface.

b) Érosion cotée eau

Des affouillements se développent sous l’effet de l’action des vagues, des courants et des
turbulences. Ces sollicitations peuvent être frontales ou obliques à l’ouvrage (vague houle
…) mais également longitudinales (courant d’une rivière, dérive littorale). Les affouillements
sapent la base de l’ouvrage et conduit à leurs déchaussements lorsqu’ils affectent les sont
support (avant plage, berges). Ils peuvent aussi démanteler la protection puis altérer
directement le corps de l’ouvrage.

c) La surverse

La sur verse, lorsqu’elle est incontrôlée, est un des facteurs d’érosion externe les plus
important et le plus dévastateur. Ce mécanisme constitue l’une des causes principales des
ruptures des digues en remblai. Les débordements de l’eau par-dessus la crête de la digue
conduit à des écoulements de forte vitesse sur la crête et le versant aval de la digue. Cet
écoulement incontrôlé génère une érosion régressive du talus pouvant rapidement conduit à
la brèche.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

2. Erosion interne

Lorsque la digue est en eau (crue, marée haute),il se produit des écoulements d’eau au travers
du corps de l’ouvrage en remblai ,ou dans les sols des fondations ,ces écoulements peuvent
être à l’origine de départ et de migration de matériaux lorsque le gradient hydraulique atteint
un seuil appelé gradient critique des matériaux constituants la digue ou sa fondation .Ces
phénomène sont particulièrement sensible aux hétérogénéités des perméabilité ,les secteurs
les plus perméable concentrant les flux et accroissant les gradient et vitesse des
écoulements .Elles sont entre autre :

- Érosion régressive

Les matériaux sont arrachés en sortie du réseau d’écoulement lorsque le gradient


d’écoulement excite le gradient critique de flottabilité du sol. Un conduit se crée
progressivement de l’aval vers amont l’amplifiant au cours du temps le gradient et les
vitesses d’écoulement.

- Érosion concentrée ou de conduit

Les départs de matériaux se produisent le long des bords d’une fissure ouverte ou de vide
interconnectes lorsque les forces de cisaillement induites par le courant sont supérieur a une
valeur critique liée aux caractéristiques des matériaux. Ce type d’érosion peut
particulièrement se développe le long de structure associes telles que des conduits entrés ou
des murs.

- Érosion de contact

Ce type d’érosion se développe à une interface horizontale entre deux matériaux granulaires
ou entre un matériau fissuré. Les particules les plus fines sont entrainées par l’écoulement
dans l’espace poreux de la couche de matériaux grossiers ou dans les fissures ouvertes du
matériau fissuré.

- La suffusion

Est un phénomène affectant certains types de sols instables où les particules les plus fines
sont entrainées au sein du squelette du sol que constituent les matériaux les plus grossiers.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

I.12 LES INSTABILITÉS DES OUVRAGES EN TERRE


Elles se composent de :

 Les glissements superficiels : Sous l’effet des agents météoriques, les caractéristiques
mécaniques des matériaux situés en surface du corps de digue peuvent se dégrade. Des
glissements superficiels intéressant les matériaux altères du corps de digue peuvent
alors apparaitre lorsque la résistance au cisaillement de ces matériaux sera insuffisante
et a leur tenue dans la configuration géométrique des pentes de talus initiales de
l’ouvrage.

 Les glissements rationnels ou translationnels : L’augmentation des ouvrages


hydrauliques liée sa a un épisode de crue ou l’augmentation des charges liées à un
rechausse ou à une modification substantielle du profil de la digue ou de l’ouvrage sa
crête, peuvent conduire à l’apparition de glissement rationnels ou translationnel de
grande ampleur intéressant l’ensemble des matériaux consécutif de l’ouvrage.

 Les tassements : :L’apparition de tassement peut être liée a de mauvaise compactage


des matériaux mis en œuvre lors de la réalisation du corps de digue ou à des
phénomène de consolidation et/ou de fluage associée à la présence de niveau
compressibles dans le sol de fondation de l’ouvrage ,par exemple, le phénomène se
rencontre fréquemment lorsque la digue traverse un ancien chenal ;l’érosion interne
peut également être à l’origine de tassement de crête .L’abaissement de la topographie
de la crête induit par ces tassements diminue la hauteur de protection effective de
l’ouvrage qui sera alors susceptible d’être affectée plus rapidement par une sur verse.

 La liquéfaction : Dans certaines conditions de sollicitation notamment cycliques


(séismes, houle), certains matériaux particuliers peuvent voir leurs caractéristiques
mécaniques de cisaillement se dégrader brutalement.

 Effondrement : La présence et l’instabilité de cavités préexistantes dans le substratum


de fondation des ouvrages peut conduire à d’importance détériorations associées a des
montées de fontis dans le corps de l’ouvrage
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

I.13 CLASSES DES DIGUES


Si les digues sont définies par le règlement, certaines d’entre elles possèdent une existence
administrative. Lorsqu’elles ont été au titre des règlementations antérieures celui-ci identifiait
quatre classes de digues en fonction de la hauteur de la digue(H) et du nombre de personnes
protégées (P).

Tableau : 2 .1 Classification de la digue


Classe de A B C D
l’ouvrage.
Caractéristiques Ouvrage pour Ouvrage non Ouvrage non Ouvrage
- Hauteur lequel H ≥ 1m et classé et pour classé A ou B pour lequel
- Population P≥ 50.000 hab lequel H ≥1m et lequel H ≥ 1m H< 1m et
protégée 1000≤P≤50.000 et 10≤P≤100 P<10
hab. hab habitants.

Lorsque le classement d’un ouvrage a été effectué par le service de l’état, l’ouvrage est
considéré comme une digue.

En application de la loi de 2014, le décret n⁰ 2015526 du 12 mai 2015 est venu préciser les
règles applicables à ces ouvrages pour qu’ils soient bien gérés et que leur fonction de
protection puisse être correctement assurée. Il a modifié les classes des digues : on parle
désormais du classement d’un système d’endiguement ne sont plus classées.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

Les digues ayant une hauteur inférieure à 1,5m (sauf demande de l’autorité en matière de
GEMAPI). A chaque classe correspondent des obligations particulières. Suivant ce tableau,
notre reste une digue de « classe A » en fonction de la population. En effet, cette population
dépasse 15000 habitants.

Classe Population protégée

A >30.000

B 3.000<P<30.000

C 30<P<3000

I.14 -CRITÈRE DE CONCEPTION DES DIGUES.


La conception d’une digue devra répondre aux sept (07) critères suivants :

1. La digue devra être sécurisée contre les sur verses vis-à-vis des crues par
l’aménagement d’un évacuateur de crue de capacité suffisante. À cet aspect devra
s’ajouter celui de la possibilité de vidange.
2. La digue devra être conçue de manière-là ne pas imposer des pressions excessives a la
fondation (capacité portante de fondation).
3. Les pentes des talus devront être stables pendant la construction, pendant la mise en
eau et la mise en exploitation de l’ouvrage, ainsi que dans le cas de vidange rapide.
4. Les infiltrations à travers la digue et le sol de fondation doivent être limitées et
contrôlés de façon à éviter les risques de renard.
5. La digue doit être sécurisée vis-à-vis de l’effet des vagues.
Contribution a une meilleure gestion des eaux pluviales dans la ville de N’Djamena : cas de digue de la commune du 9eme arrondissement

6. Le talus amont doit être protégé contre le batillage (pompage des matériaux par
l’action des vagues), la crête et talus aval contre l’érosion du au vent et au
ruissellement des eaux des pluies.
7. Si le barrage est dans une région sujette à des séismes, sa conception sera tel que le
séisme le plus sévère, raisonnablement prévisible, n’endommage pas la fonction de la
structure.
CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA
ZONE D’ETUDE ET ANALYSE
DIAGNOSTIQUE
CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ET ANALYSE
DIAGNOSTIQUE

II .1-PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE

II .1.1-L OCALISATION EST ACCÈS À LA ZONE D’ÉTUDE

Le site du projet est localisé dans la ville de N’Djamena, la capitale du Tchad. La ville de
N’Djamena se situe entre le 1207’de latitude Nord et 1503’de longitude Est. La ville de
N’Djamena est administrativement composée de dix arrondissements communaux .

II.1.2-L A ZONE D’ÉTUDE

La digue en projet est située dans le neuvième arrondissement et longe l’aménagement


hydro-agricole du dit arrondissement sur la rive gauche du fleuve Chari sur une longueur de

II.1.3-CLIMAT
II.2 ANALYSE DIAGNOSTIQUE
Dans cette partie, le diagnostic est utilisé pour les différentes parties concernant la démarche
technique pour les différentes collectes des données : hydrauliques, géotechniques,
topographiques et morphologiques.

II.2.1-ETAT ACTUEL DES OUVRAGES


Construite depuis 2013 et sans entretien, la digue présente des dégradations en plusieurs
endroits causées par des passages des engins motorisés, des griffes d’érosion, la décharge des
eaux de ruissellement. Elle est réalisée en tout- venant
Photo n0 rupture de la digue par s

Source :
Photo n0 Matériau de construction de digue en tout venant

Source :

II.2.1.2-L ES CAUSES DES DÉGRADATIONS ET LEURS CONSÉQUENCES


Les causes de la pathologie relevée lors des visites terrains peuvent trouver leurs origines
dans plusieurs points comme consignés dans le tableau ci-dessous.
Tableau : 3.1causes des dégradations et leurs conséquences

Ouvrages Partie d’ouvrages Cause des dégradations Conséquences

1 Remblai en tout-venant Dégradation et présence de


Corps de digue non compacté dépression sur la digue
Passage des engins Infiltration
Digue Fissuration
Couche de Submersion de la digue Trou de renard
couronnement Griffes d’érosion des eaux
de ruissellement de la crête
Absence de protection
Talus de la digue

Crête Absence de protection

II .2.2- ETUDE HYDROLOGIQUE


L’étude hydrologique pour la réalisation d’un ouvrage hydrotechnique révèle une importance
considérable. Le but est mis en pratique des paramètres hydrologiques telques : les débits de
crue, les apports du bassin versant ….
Les caractéristiques intervenantes sont :
 Caractéristiques climatiques
 Caractéristiques morphologiques du bassin versant (BV)
II.2.2.1- CARACTÉRISTIQUE CLIMATIQUE
Dans cette partie, nous allons faire ressortir les données nécessaires pour notre
dimensionnement, car la liste de données climatiques est exhaustive. Nous retenons surtout
les données pluviométriques, température, vitesse de vent.

1. Pluviométrie
Pour montrer la variation au cours des mois et pas seulement les totaux mensuels, nous
montrons l’accumulation de pluie au cours d’une période glissante de 31 jours centrée sur
chaque jour de l’année. Ndjamena connait des variations saisonnières extrêmes en ce qui
concerne les précipitations de pluie-mensuelles.

La période pluvieuse de l’année dure 5,6 mois du 1 mai au 19 octobre avec une chute de
pluie d’au moins 13mm sur une période glissant de 31 jours. La plus grande accumulation de
pluie au lieu au cours des 31 jours centrés aux alentours du 7 aout avec une accumulation
total de 15mm. La période sèche de l’année dure 6,4 mois du 19 octobre au 1 er mai. La plus
petite accumulation de pluie au total moyen de 0 mm Ce tableau donne les valeurs
pluviométriques annuelles moyennes de la ville de Ndjamena (la pluviométrie annuelle du
Tchad varie entre 100 à 1000 mm).

Tableau : 3.2 pluviométrique


Anné Avril Mai Juin Juille Aout Septembr Octobre Novembre Déce Moyenne
e t e mbre
2008 0 44, 50,5 215,8 297,8 38,5 8 0 0 655,3
7

2009 0 0 12,7 145 232,4 111,1 54,1 0 0 555,3

2010 0 1,8 51,5 215,3 122,6 155,7 20,7 0 0 567,3

2011 0 10, 72,2 59,6 180,6 156,2 0 0 0 484,1


8

2012 0 30, 53,8 154,3 266,9 94,3 13,8 0 0 613,2


1

2013 0 3,3 26,6 140,5 249,9 86,1 1,7 0 0 508

2014 1,9 28, 4,6 173,1 189,8 114,1 17,1 0 0 529


4

2015 0 0,9 81,2 243,4 200,6 81,9 1,1 0 0 609,1

2016 0 25, 47,9 211,2 210,4 137,7 25,2 0 0 558,2


8

2017 0 27, 49,1 153,9 134,4 118,1 16,2 0 0 499,5


8

2018 30,5 61 58,7 300,7 227,3 64,4 11,9 0 0 754,5

2019 0 65, 58,1 180,4 141,3 128,7 59,1 0 0 632,8


8

Source : Météo N’Djamena

Par rapport à ce tableau l’année de pointe est celui de 2018 avec P=754,5mm où les menaces
pluviométries sont remarquable. La quantité de pluie moyenne (ligne continue) accumulée au
cours d’une période glissante de 31jours centrée sur le jour en question, avec bande du 25 eau
75 percentile et du 10e au 9e percentile.

2. Notion sur le vent de N’Djamena


Cette section traite du vecteur moyen horaire étendu (vitesse et direction) à 10m au-dessus de
sol. Le vent observé à emplacement donnée dépend fortement de la topographie locale et
d’autres facteurs, et la vitesse et la direction du vent instantanée varient plus que les
moyennes horaires.

La vitesse horaire moyenne du vent à Ndjamena connait une variation saisonnière


considérable au cours de l’année. La période la plus venteuse de l’année dure 5,5 mois, du
6novembre au 22 avril, avec des vitesses de vent moyenne supérieure à 14,1km/h. Le jour le
plus venteux du vent est le 17fevrier avec une vitesse moyenne du vent de 19,4 km/h.

La période la plus calme de l’année dure 6,5mois du 22avril au 6 novembre. Le jour le plus
calme de l’année est de7km/h

3. Température

Les données de la température de la ville de Ndjamena ainsi que la prise en compte nette de
leurs variations (jours -nuit) sont des éléments fondamentaux qui conditionnent les
potentialités hydriques ; particulièrement par effet de l’évaporation en matière de bilan de
l’eau. Le tableau ci-dessous donne les valeurs moyennes de la température mensuelle.

Tableau : 3.3 Température mensuelle

Mois J F M A M J J A S O N D
Tmin 15 18 23 25 26 26 23 22 23 22 19 17
Tmax 35 40 44 46 43 38 35 33 36 39 39 35
Source : Météo N’Djamena

Histogramme de température
50

40
temperature
mimimale
30

20
Colonne1

10

i er rie
r
ar
s ril ai in et ût br
e
br
e
br
e
br
e
nv v m av m ju i ll ao o
ja fé ju em t m m
pt oc ove éce
s e n d

II.2.3-CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES DU BASSIN VERSANT

AMPLITUDE EXTRÊME MOYENNE


(M-m) est un élément climatique qui intervient dans le calcul du quotient pluviométrique
d’Emberger.
M=46OC ou 319Ok
m =15O C ou 288 Ok
M-m<15 climat insulaire
15<M-m<25 climat littoral
25<M-m<35 climats semi continental
35<M-m climat continental
L’élément M-m de Ndjamena est 31OC alors le climat est semi continental.

II .2.4-RELIEF DE LA ZONE D’ÉTUDE


Dénivelé spécifique (Ds)
La dénivelée spécifique Ds ne présente pas l’inconvénient (de compactage), elle dérive de la
pente globale Ig en la corrigeant de l’effet de surface admis étant inversement proportionnel a
√ A . Elle est donnée par l’équation suivante :

Ds = Ig.√ A (III.1)

Avec Ig= 0,026/√ A × 100

Ds = 0,026/√ A × 100 (IIII.2)

Ds=¿26

Tableau : 3.4 Représentation de type de relief en fonction de Ds (Metreveli, 1990)

1 Relief très faible Ds<10


2 Faible 10<Ds<25
3 Assez faible 25<Ds<50
4 Modéré 50<Ds<100
5 Assez fort 100<Ds<250
6 Fort 250<Ds<500
7 Très fort 500<Ds
On a Ds = 26m<50 alors on aura un relief assez faible.

Indice d’aridité

I = P/(T+10) (IIII.3)

Tmoy = 463℃/12 = 38,58℃ et Pmoy=745mm

AN: I = 745/ (38, 58+10) = 15,33mm/℃

Tableau 3.5 classification climatique


Valeur de I Type de climat
I≤5 Désertique
5<I≤10 Aride
10<I≤20 Sec
20<I≤30 Semi-aride
I>30 Semi humide

Comme 10< I<20 alors le climat est sec.


Le fleuve de Chari de Mandjaffa,chagoua, Djambal-Bahr à Milegi fait environ la longueur de
27,29km et sur une largeur traversant les deux pont avec 550m environ, sur un périmètre
P=72,20km et l’Aire de 19,92km2
Tableau : 3.6 Résultat de valeurs
Climat Type sec
Relief Assez faible
Écoulement de fleuve Fluvial
Vent critique Forte (19,94km/s)
Vitesse d’écoulement :
Moyenne 25,45m/s
Maximale 62,24m/s
Minimale 4,41m/s
Sol Argilo-sableux (limon)

Enseuillement Forte

Tableau : 3.7 Caractéristique des altitudes du bassin versant.

Paramètres altitudes Symboles Unité Valeur

Altitudes maximales Hmax Mètre 304,8


Altitudes minimales Hmin Mètre 290,6
Altitudes la plus fréquente Hfreq Mètre 289

Altitude moyenne. Hmoy Mètre 294,9̴̴ =295

II.2.5- CARACTÉRISTIQUES MORPHOLOGIQUES


L’utilisation des différents types de paramètres morpho métriques a pour but la quantification
des factures caractéristique de milieu physique d’un bassin versant.
Données visuelles (source Ministère hydraulique de N’Djamena)
Qmax= 507m3/s Ht=700cm
Qmin = 87,9 (20/6) hmin= 190cm (2016)
Qmoy = 1240m3/s (2014) hmoy = 273cm
S = 19,92km2 Largeur l = 0,55km
Vitesse de vent = 19,4km/h (valeur critique)

ÉTUDES DES CRUES


Du point de vue pratique, le dimensionnement de certains ouvrages hydro- techniques et plus
particulièrement de dimensionnement de l’évacuateur de crue est essentiellement fonde sur
l’estimation des caractéristiques importantes de la crue, à savoir :

 Le débit maximum ;
 Le volume de la crue
 L’hydro gramme de la crue,

Les formules ci- dessous nous donnent juste les méthodes de calcul mais en effet, ces valeurs
sont déjà obtenues au ministère d’hydraulique.

 Formule de SOKOLOVSKY

Cette formule est Basée pour déterminer les crues, à partir des valeurs pluviométriques
journalières.
Q p% = 0,28PTC FSα/(Tc)
(III.4)

F : coefficient de forme hydrographique F = 12/ (4+ 3f)


α : coefficient de ruissellement en fonction de la fréquence (α=2,6)
PTC : quantité de pluie pour une fréquence donnée.
 Formule de TURAZZA
α It S (III.5)
Qp% = (prise égale a 2,60)
3,6
754
It : intensité de pluie fréquentielle en mm/h I t= =188,5 ⇒ I t =1m m/h
4

Qp%(2014) = 1240m3/s P2014 = 529mm


α It S
Q p% = (III.6)
3,6

3,6 Q p %
 α= It S

Longueur du rectangle équivalent (L)

p+ √ p2 −16 S (III.7)
L=
4

72.2+ √72,22−16 × 19,92


L= = 35,53
4
L= 35,53km d’où V = 1109681,30 ≈11096810 m3

Donc pour une période annuelle les volumes des apports liquide bassin versant sont estimes a
11096810m3.

 Réparation interannuelle des apports


Cette dernière a été établie à l’aide d’équation suivante :
(III.8)
Amens = Ce.S.Pmens
S : surface (19,92km2)

Amens : apport liquide mensuel en km3


Pmens : pluie mensuelle en mm (300,7mm)
Ce : coefficient d’écoulement
Amens = 771,56 ×19,92× 0,3007=61,47 => Amens = 61,47km3

 Indice de Graveluis, ou coefficient de forme.

Elle est donnée par la formule :


P
Kc= 0.28 S
(III.9)

72,20
=> Kc= 0,28 19,92 = 1,01

=>Kc= 1,01
Selon la valeur de Kc, on peut dire que notre bassin est allongé. (Étude de barrage en terre
(Digue) barrage quedHalib(W.Setif[5]
Valeur moyenne :

AoS+ AoM + AoD (III.10)


Aom= 3

(5,64+ 0,59+4,97) 106


=> Aom= = 3,72Aom= 3,72m3
3

Donc, ont choisi la formule qui donne des valeurs les plus proches des moyennes, c’est-à-
dire la formule de Samie de Medinger donc l’apport moyenne international est de 4,97
106

 Valeur de coefficient d’écoulement


¿
Ce = P avec Le : lame d’eau écoulé en mm

P : précipitation moyenne interannuelle.


(III.11)
2
1,024(P−0,26)2
Ce= 1,024(P−0,26)
AN = P = 771,56
754
Ce = 771,56
 Valeur évacuatrice des apports d’eau

(III.12)
V= KeSbvP

=>V = 771,56×19,92 ×72,2 = 1,1.106


 Temps de concentration (5)

C’est le temps que met une particule d’eau provenant de la partie du bassin la plus éloigné
pour arriver à l’exutoire. Il peut être calcule par plusieurs formules entre- autres :

 Formule de Giandotti

4 √ S +1,5 L (III.12)
TC =
0,8 √ Hmoy −Hmin

Ig = 5,82m/km et LT = 27,2km

L : longueur du talweg principale en km ou LT

Hmoy ,Hmin respectivement la hauteur moyenne et minimale du bassin versant en mètre(m).

S : surface du bassin versant.

 Formule de Kripich
TC = 0,6615¿0,77 . Ig−0,385 (III.13)

=> TC = 4,27
Ig: indice de pente globale.
 Formule anonyme


0,75

19,92

TC = S .< ¿ ¿
Ig
×27,2
0,75
(III.14)

TC = (
√ 5,82
) = 2,82

 Tem = 3,54h => alors on prendra Tc = 4h. Coefficient de torrentialité (Ct)

Le coefficient de torrentialité est le produit de la densité de drainage par la fréquence des


talwegs élémentaires.

Vitesse de Ruissellement
Elle est donnée par la formule : III .1.5.1-
¿
Vr= Tc (III.15)

27,2
=> Vr = =6,8 => Vr= 6,8km/h
4

PLUVIOMÉTRIE DU BASSIN VERSANT


Il est nécessaire d’étudier et de déterminer tout d’abord les caractéristiques pluviométriques
et leur repartions statistique dans le temps sur bassin.

 Apport liquides
Il est donné par les formules suivantes :
Formule de SamieI
(III.16)
Le = p ¿) en mm
2

Formule de Dery.
(III.17)
Ao= 0,915 P2,684 . S0,842 = Le. S

Ao= apport inter annuel en hm3


Formule de Medinger
(III.18)
2
Le =Le
Avec 1,024 ( P−0,26)
: lame d’eau écoulée en mm.
AoD= 0,910,754 2,684 ×(19,92 ×106 )0,842= 5,9105m3
LeM= 1,024(0,754−0,26)2 = 0,24
AoM = 19, 92106 ×0,24=4,97.106 m3
LeS = 0,754 2(293-2,2√ 19,92) = 283,18 103
AoS= 19, 92×283,18=5,64km3

AoS= 5,64.106m3

 Indice de forme ou de capacité (KG)

KG= 0,282× P . S−0,5 (III.19)


AN: KG= 0,282×72,2 ×19,92 = 4,56 => KG= 4,56m

 Calcul des écoulements

 Valeurs de vitesses

On prendra la valeur de débits pendant 26 années, la maximum et minimum respectivement


Q26QmaxQmin a ses débits.

S= 19,92km2

On sait que Q=Vs => V=Q/S

V= Q26/S = (506+1) / 19, 92 = 25,45

Qmax (III.20)
Vmax = S
1240
Vmax¿ 19. 92 =62.24

Qmin (III.21)
Vmin= S
87.9
Vmin¿ 19.92 =4.41

Alors durant le 26 ans, la vitesse d’écoulement vaux :

V26 = 25,45m/s, Vmax = 62,24m/s et Vmin = 4,41m

ÉCOULEMENT FLUVIAL , CRITIQUE ET TORRENTIEL

Le nombre de Froude qui est le rapport entre les forces d’inertie et celles de gravite.il permet
la classification des régimes d’écoulement (Bennis, 2004)

V S
Fr= (III.22) Avec Yh=
gYh B

Yh : profondeur hydraulique


B : largeur au miroir du canal

V : vitesse moyenne


Yh=7m => Fr = 25,45/√ 7× 9,81 = 0,98 d’où Fr= 0,98
Calcul de :
gh=7× 9,81 = 68,67mN/kg.
V= 25,45m/s

CLASSIFICATION DE RÉGIME D’ ÉCOULEMENT

Si :

- V>gh,Fr >1 alors le régime est torrentiel

- V<gh, Fr<1 alors le régime est fluvial

- V=gh, Fr=1 alors le régime est critique

Fr<1 et V<gh alors le régime est fluvial. Donc on conclura que le fleuve de Chari augment
avec la quantité de pluie annuelle recueillir dans le bassin.

II.2.6- ÉTUDE TOPOGRAPHIQUE  


Les coordonnées géographiques pour Ndjamena sont 12,107⁰ de latitude, 15,044⁰ de
longitude de 299m d’altitude.

La topographie dans les 3km entourant Ndjamena ne présente que des variations légères de
l’altitude avec une variation maximum de l’altitude de 31m est une altitude moyenne au-
dessus du niveau de la mer de 296m. Dans les 16km, présente aussi seulement de légères
variations de l’altitude (33m). Dans les 80m, présente aussi seulement de légères variations
de l’altitude (41 m). La région dans un rayon de 3km de Ndjamena est couverte par des
surfaces artificielles (44%) et des terres cultivées (26%), dans un rayon 16 km par des terres
cultivées (26%) et une végétation éparse (21%) et dans un rayon de 80 km des terres
cultivées (34%) et des pâturages (20%).

Cette ville est assise sur un vaste planimétrique et altimétrique que les pentes sont faibles,
orientées vers le Nord. Ces conditions ne permettent pas l’écoulement des eaux pluviales vers
les fleuves Chari. Ce qui se traduit par des risques d’inondations permanent en période de
crue (10) En effet, Walia présente une topographique particulière, vers le Chari la latitude
12’.08.la coté de fleuve Chari présente une altitude 290,6m et 304,8m du côté de la route
ayant une dénivelée ou variation d’altitude de 14,02m

II.2.7- GÉOLOGIE
Sur le plan géologique, la ville de Ndjamena est caractérisée par les alluvions quaternaires
qui sont disposées les unes sur les autres au sol cristallin précambrien. Les sols sont en
grande partie du type (argilo-sableux) et continental des petits nœuds de calcaire, leur faible
perméabilité ne facilite pas l’infiltration des eaux pluvieuse (cas de Walia). Par conséquent
ils (sols)ne facilitent pas l’implantation des équipements.

II.2.8- MORPHOMÉTRIQUE DU CHARI


Le bassin du Chari possède un régime tropical qui se caractérise par une crue bien
individualisée et un étiage prolonge. Ce régime tropical se singularise par un décalage entre
du maximal des précipitations et maximal des hauteurs d’eau.

Le lit du Chari dont le façonnement s’effectue dans une plaine alluviale, se caractérise ainsi
par sa grande mobilité. Celle-ci s’explique par une érosion latérale qui affecte les berges de la
rive concave du fleuve. L’ampleur de ce phénomène inquiétés les autorités municipales de
Ndjamena. Parallèlement la rive convexe subit une accumulation des dépôts sédiments.

- Morphologie du lit mineur

Le lit majeur constitue d’alluvions subactuelles a actuelles est un ensemble de terrasse


surplombant d’anciens chenaux. Des levés topographiques effectues en 1950 montrent que la
haute terrasse se situe à la coté 297 alors que talweg est sensible à la coté 289. Le lit majeur
montre donc une dénivelée de 5 à 8m compris entre deux cotes.il combine différentes formes
de terrasse qui se distingue aussi bien par leur construction que par leur disposition les unes
par rapport aux autres. Les premières sont des levées alluviales remaniées le vent en saison
sèche, surplombant les anciens chenaux de 3 à 4m. Morphologiquement, elle se présente à
Walia, à Sabangali comme une terrasse d’aspect massif ou fusiforme, s’allongement sur 20 a
plus de 100m. Les extrémités en amont et en aval sont allongées alors que la partie centrale
de ces fuseaux de sable qui, par ailleurs, épuisent la forme des méandres.

La seconde forme de terrasse et souvent emboitée dans la première en conte bas et se


présente sous forme de replat de largeur.

Quel que soit leur modèle, les différentes levées ont une pente forte du côté du Chari actuel et
une pente faible (3 à 4%) vers les anciens chenaux. En effet, suite aux nombreuses
immersions consécutives aux diffèrent crues, elles ont reçu des sédiments très fins de nature
argileuse et limoneux. Les matières en suspensions qui sont détestées au moment de leur
retrait (GAC 1979). Cela a eu pour conséquence un durcissement de la couche superficielle
sur une épaisseur de 10 à 20cm coiffant une couche sous-jacente sableuse soustraite a
l’action de l’érosion. La surface de ces terrasses est également soumise au rugissement des
eaux ayant pour conséquence de ravines qui échancrent leur diffèrent versant.

II.2.9- ETUDE GEOTECHNIQUE


Les données de l’étude géotechnique sont tirées des données normalisées déjà effectuées
dans certaines études de mémoires. Par manque des moyens nous nous sommes focalisés sur
les valeurs déjà traitées par nos ainés au laboratoire de l’École Nationale Supérieurs des
Travaux Publics et les données traités par l’entreprise de construction routier SAHEL
Consulting lors de stage certains de nos camarades.

Pour le matériau filtre (sable du Chari), on se refaire à l’essai granulométrique effectuée par
DJEGUEDEM Azer et MADJITOLOUM Onésime. La courbe granulométrique est en
annexe.

Pour la fondation de la digue, nous proposons des sables limoneux provenant de Klessoum,
l’essai d’identification a été effectuer par SAHEL CONSULTING et tableau suivant montre
la synthèse de résultat

Tableau 3.8 : résultats des essais d’identification du sol de fondation

Référe Natur Granulométrie : Limites Proctor CBR Gonf MO


nce e du Passants (%) d’Atterbe modifié à95 lt (%)
rg %
Matér
iau Obte
nu

4J
imb
5 2 0,5m 80µ L IP w% Γg/
m m m L% % cm
m m 3
PK5+000/ Sable 100 98,9 94,6 28,5 26,4 10,9 9,6 1,95 22,4 0,05 -
G limoneux

05-04-20

PK6+000/ Sable 100 97,7 93,7 28,0 27,2 11,8 10,5 1,98 22,9 0,06 -
G limoneux

11-04-20

PK7+000/ Sable 100 99,5 95,3 27,5 29,6 13,3 8,4 1,96 36,9 0,07 -
G limoneux

25-04-20

Observation : Ces sols peuvent être utilisés pour remblais de fondation conformément au
CCTP. En effet les CBR obtenus sont supérieurs à 15, les IP sont inférieurs à 25% et la
matière organique inférieure à 2%.

LES ESSAIS CARACTERISTIQUES REALISES

ANALYSE GRANULOMETRIQUE  :
L’analyse est faite à l’aide des normes NF EN 933-1[N, 1997] ; NF EN 933-2 [NF, 1996] ;
NF P 94-056 [N, 1996]. Les résultats sont dans les tableaux suivants et les courbes sont dans
l’annexe 5 et 6 :
FICHE POUR ANALYSE GRANULOMETRIQUE
Norme NF P 94-056
Echantillon N0 1 Nature : Sable du Chari
Provenance : Pont de Chagoua/ENSPT
Date de l’essai : 30/12/2017 0pérateur :
TAMIS Poids de % de % de Poids initial sec : 600g
Module Diamètre refus refus tamisât
(mm) cumulés cumulés cumulés

50 80 Poids sec après lavage : 585,6g


49 63
48 50
47 40
46 31,5 GRANULOMETRIE
45 25 FRACTIONNEE

44 20 Poids <2mm :
43 16 POID ANALYSE :
42 12,5 RAPPORT :
41 10 Poids %
40 8 refus tamis
cumulés ât
%refus
39 6,3 Sur cumu
Sur cumulés
Total lés
38 5,0 0 0 100 fraction
<2mm
35 2,50 3,4 0,56 99,43 analysée
34 2,00 6,5 1,08 98,91
32 1,25 21,1 3,51 96,48
31 1,00 5,39 89,8 91,015
29 0,63 86,7 14,45 85,55
28 0,50 130,6 21,76 78,23
27 0,400 182,6 30,43 69,56
25 0,250 354,3 59,05 40,95
24 0,200 455,5 75,91 24,08
23 0,160 515,00 85,83 14,16
22 0,125 553,2 92,20 7,80
21 0,100 564,4 94,06 5,93
20 0,080 571,9 95,31 4,68
Poids d’inférieurs à 0,080mm :4g
FIGURE : COURBE GRANULOMÉTRIQUE DU SABLE1

Courbe de l'analyse granulométrique du sable2


100

80
Tamisats cumulés en %

60

40
Sable2
20

0
m m m m m m m m m m m m m m
5m ,5m 2m 25m 1m 63m ,5m ,4m 25m ,2m 16m 25m ,1m 08m
2 1, 0, 0 0 0, 0 0, 1 0 0,
0,

Diamètre des tamis


FICHE POUR ANALYSE GRANULOMETRIQUE

Norme NF P 94-056

Echantillon N0 2 Nature : Argile

Provenance : Walia/ ENSPT

Date de l’essai : 30/12/2017 0pérateur :

TAMIS Poids de % de % de Poids initial sec : 600g


MODULE DIAME refus refus tamisât
TRE cumulés cumulés cumulé
(mm) s

50 80 Poids sec après lavage : 585,6g


49 63
48 50
47 40
46 31,5 GRANULOMETRIE FRACTIONNEE
45 25
44 20 Poids <2mm :
43 16 POID ANALYSE :
42 12,5 RAPPORT :
41 10 Poids refus %
40 8 cumulés tamis
Sur % refus ât
39 2.5 100 cumulés cumu
Sur fraction Total
38 2 0.5 99.95 analysée lés
<2mm
35 1,6 1 99.90
34 1.25 1.6 99.84
32 1 2.3 99.77
31 0,63 4.2 99.58
29 0,50 6.5 99.35
28 0,40 9.8 98.10
27 0,315 19 95.78
25 0,250 42.7 90.33
24 0,200 96.5 81.39
23 0,160 186.1 71.68
22 0,125 380.5 64.35
21 0,100 447 55.30
20 0,080 492.5 50.75
Poids d’inférieurs à 0,080mm :
12.2g
Courbe à l’annexe

ESSAI PROCTOR NORMAL- MODIFIE

Echantillon :  3 Nature : Sable Argileux

Provenance : ENTP Date :

Eau de 8% 440 10% 550 12% 660 14% 770


moulage
Poids total 8661 8836 8702 8539
humide
Poids du moule 4212.3 4212.3 4212.3 4212.3
Poids du sol 4448.4 4623.7 4489.7 4326.7
humide
Volume du 20900 20900 20900 20900
moule
Densité humide 21.28 22.12 21.48 20.70
Densité sèche 19.47 20.06 18.87 17.93

NO de la tare 24 20 BCB ARN A LB BN 24

Poids total humide 59.5 69.3 60.9 65.49 68.9 72.3 79.9 69.20
Poids total sec 56.00 65.1 56.4 60.5 62.9 65.8 71.3 62.5
Poids de la tare 18.9 18.9 18.7 18.5 18.8 18.7 18.9 18.7
Poids d’eau 3.5 4.2 4.5 5 6 6.5 8.4 6.5
Poids de sol sec 37.1 46.2 37.7 42 44.1 47.1 52.4 43.8
Teneur en eau 9.43 9.09 10.07 11.90 13.83 13.80 16.00 14.80
Moyenne 9.26 10.96 13.81 15.40
Teneur en eau 12.35

Densité maximale (KN/m3) Ƴmax= 20.1

Teneur en eau optimal ωop=11 %

Ƴh=21.4 KN/m3

Ƴd=19 KN/m3

Teneur en eau ω

Poids volumique sec Ƴd

Poids humide Ƴh ou Ƴ

(III.21)
Ƴs= Ƴh / 1+W

Ƴh =PMT /Vmoule (III.23)

C %=Ƴs / Ƴdmax
(III.24)

C= 19.10/20.1 x 100

D’où C= 95  %

Eau de ménage Em

(III.24)
Em= 550(Wop – Ƴd) x 3/100

W <Wop : sol sec lubrifaction des grains lord du compactage

W >Wop :sol humide l’eau absorbe l’énergie de compactage


Comme W >Wop dans notre cas alors il faut eau pour un bon compactage

Intérêt Génie-civil

L’essai Proctor consiste à simuler le compactage pour déterminer les conditions optimales de
mise en œuvre des matériaux sur le chantier.

Essai Proctor normal : Energie de compactage modérée pour remblai en terre (Barrage en
terre, digue)

Essai Protor modifié : énergie de compactage intense pour fondation des chaussées, piste
d’aérodrome) . Il correspond au compactage maximum que l’on peut obtenir au chantier avec
des engins de compactage puissant.

Conformément à la courbe sable-gravillon, nous avons :

D60= 0.63mm

D30= 0.315mm

D10=0.20mm

D70=1.00mm

Le coefficient de courbure : Cc = (D30)2/ D10 x D60

Cc = 0.78

Coefficient d’uniformité : Cu = D60/ D10

Cu = 3.15
Résultat des essais du laboratoire
Nature de matériau Analyse granulométrique Limite
d’Atterberg

Passant à 5mm 2mm 0.4mm 0.08mm WL IP


100%
Argile grise 3.50-4.00 6 99.8 99.4 95.1 84.8 74 35
Argile humide 3.50- 6 99.5 99.2 92.4 81.5 72 31
4.00

Nature de matériau Œdomètre Cisaillement Perméabilité

eo σ' p Cc C φ' C
Argile grise 3.50-4.00 0.95 0.84 0.3 15.7 1015 10 0.1
Argile humide 3.50- 0.98 1.5 0.2 14.9 1015 15
4.00

Analyse granulométrique pour la texture.

Limites d'Atterberg pour les limites de liquidité, de plasticité et l'indice de plasticité

Essai Proctor normal, pour la densité max. requise correspondant à une teneur en eau
optimum définie par l'énergie de compactage.

Essai à l'Œdomètre pour la résistance à compression et au cisaillement.

Essai triaxial pour la détermination de l'angle de frottement interne, cohésion spécifique et


éventuellement les contraintes normales et tangentielles admissibles.

Essai de perméabilité. • Essais chimiques : « Teneur en carbonates et valeur au bleu de


méthylène
CHAPITRE III :
DIMENSIONNEMENT DE LA
DIGUE
CHAPITRE III  : DIMENSIONNEMENT DE LA DIGUE

III.1-GENERALITE
Les digues en terre peuvent être constitués par des matériaux de caractéristiques très diverses. Le
terme « terre » couvre donc tout une gamme de matériaux allant de l’argile pure très fine a des
éléments très grossiers, dans certains cas même, on utilise des roches altères facilement
compactable tel que des latérites, des schistes et grès tendres…

Le choix du type de la digue se fait en fonction des caractéristiques locales en particulier de la


nature du sol de fondation et de la forme de vallée, des problèmes de transport et
d’approvisionnement, de disponibilité en matériel et en main d’œuvre, de l’extraction de
matériaux de construction des zones d’emprunt ainsi que des conditions économiques.

La construction de la digue en matériaux disponibles aux environs du site de la retenue est objet
de première importance.

III.2-CHOIX DE VARIANTE DE LA DIGUE


La quantité du limon argileux disponible au niveau de la zone d’emprunt est suffisante, donc
nous choisissons la digue homogène qui est la plus économique et la plus simple a réalisée. Mais
elle doit être protégée dans sa partie amont contre les effets de la vague. Elle doit être aussi
munie dans sa partie aval d’un dispositif de drain qui intercepte et évacue les eaux d’infiltration.

III.3-CONCEPTION DE LA DIGUE
III .3 .1-L A HAUTEUR DE LA DIGUE
La hauteur de la digue est égale à la somme de la hauteur du niveau maximale des eaux et de la
revanche. Elle est d’une grande importance car les digues en terre ne sont pas submersibles et un
sous dimensionnement pourrait être fatal. A l’oppose, un surdimensionnement augmente le coût.

Elle est donnée par : (IV.1)


Hd = CPHE –Cf +R
Hd hauteur de la digue

R : la revanche en m
CPHE : côte de plus hautes eaux en mNGA

Cf : côte du fond en m

III.3.2 CALCUL DE LA REVANCHE

La revanche est une tranche comprise entre la côte des plus eaux (PHE) de la crête de la digue.
C’est une marge de sécurité contre la submersion de la digue due aux effets de déferlement des
vagues pendant les grandes tempêtes. Pour sa détermination on tient compte de la hauteur des
vagues et de leur vitesse de propagation.

Vv (IV.2)
( )
R = A Hv + 2 g (m)

R= revanche
Hv= hauteur de vague (m)
Vv=vitesse de propagation des vagues
A=0,75 le coefficient de corrections
H AUTEUR DES VAGUES
La hauteur des vagues dépend de la distance et la vitesse des vents ainsi que de leur durée, mais
aussi du fetch et de profondeur de l’eau.

Il existe des formules empiriques donnant la hauteur de vague en fonction du fetch et la vitesse
du vent.

1 - STEVENSON

Pour F¿ 18 km Hv=0,75+0,34 √ F (IV.3)

Hv=0,34 √ F
Pour F¿ 18 km , (IV.4)
Avec F=fetch en km et h=hauteur des vagues en m

Ces formules ne sont pas valables que pour le vent ne dépassant pas 100km/h.
2-MOLITOR
Pour F< 30 km Hv=0,76+0,032 √ UF −0,26 ∜ F (IV.5)

Pour F> 30 km Hv=0,032 √ UF (IV.6)

Avec U=Vitesse de vent en km/h


III.3.3L A VITESSE DE PROPAGATION DES VAGUES

La vitesse de propagation des vagues peut être approximativement évaluée par la formule de
GAILLARD :

Vv=1,5+2 Hv (IV.7)

Pour un fetch d’un kilomètre, on calcul la hauteur des vagues pour plusieurs vitesses de vent,
avec la formule de MOLITOR, la vitesse de propagation est estimée avec la formule de
GAILLARD et la revanche est calculée avec la formule ci -haut. Les résultats sont consignés
dans le tableau suivant

Tableau : 4.1 Correspondance des valeurs en fonction de U


U Hv Vv R
20 0,643 2,786 0,870
30 0,675 2,850 0,912
40 0,702 2,904 0,948
50 0,727 2,954 0,882
60 0,749 2,998 1,011
70 0,768 3,036 1,036
80 0,787 3,074 1,063
90 0,800 3,100 1,080
100 0,820 3,140 1,120
Pour notre cas où la vitesse maximale critique de vent est de 19,4km/h ≈ 20 km/h alors on aura :

Hv =0,643m
Vv=2,786km/h

R=0,870m ainsi on obtiendra la valeur de :

Hd=Ht + R
( IV .8)alors on a: Hd=7,870 m

III.3.4-HAUTEUR TOTALE DE LA DIGUE

Évaluation de tassement (Ts)

Si la hauteur ¿ 40 m alors

Ts=0,001 Ht (IV.9)

Si la hauteur ¿ 40 m alors

Ts=0,015 Ht (IV.10)

Par l’application on aura : Ts=0,015×7,870=0.11805 alors

Ts=0,11805m

Cette valeur convient d’adoptée une sur élèvement de la hauteur de la digue calculée en
comptant sur la valeur de tassement.

Par contre la hauteur totale de la digue est :

Htd=Ht +Ts (IV.11)

Htd=7,98≈ 8 m

III.3.5-L ARGEUR EN CRÊTE


La largeur en crête d’une digue doit être suffisante pour permettre la circulation des engins lors
de la mise en œuvre de l’ouvrage et ultérieurement pour son entretien, elle doit également
protégée la digue contre tout risque de submersion par la vague surtout lorsque la retenue est
pleine. Elle est fonction de la hauteur de la digue, la largeur en crête peut être évaluée par les
formules suivantes :

 Formule de KNAPPEN :

Lc=1,65 √ Hd (IV.12)

 Formule de PREECE:

Lc=1,1 √ Hd+1 (IV.13)

 Formule simplifiée:

Lc=3,6 √3 H √−3 (IV.14)

Pour une hauteur de la digue de 7,980m les résultats sont donnés le tableau souvent :

Tableau : 4.2 Valeur de largeur de crête

Formules Lc(m)
KNAPEN 4,91
PREECE 4,27
Simplifiée 7,72
Valeur moyenne 5,63
On optera pour la valeur la plus proche de la valeur moyenne alors on a Lc=4,91≈ 5 m

III.3.6-P ENTE DES TALUS DE LA DIGUE


Le choix des pentes des talus amonts et aval est en fonction des matériaux utilisés et leurs
caractéristiques, ainsi que la hauteur du barrage, elles sont corrigées si nécessaire lors de l’étude
de stabilité, les pentes des talus doivent assurer la stabilité statique de ces talus, on peut les
prendre d’après le tableau ci-après : « Source : Technique des barrages en aménagement rural ».
Tableau 4.3: Pentes des talus en fonction de la hauteur et le type du barrage Pentes des talus
Hauteur du barrage (m) Type du barrage Amant Aval
Hauteur du Pentes de talus
barrage(m) Type de barrage Amont Aval
Homogène 1/2.5 1/2
Inférieure à 5 A zone ½ 1/2

Homogène à granulométrie étendue 1/2 1/2


5 à10 Homogène à grande pourcentage d’argile 1/2.5 1/2.5
A zone ½ 1/2.5

Homogène à granulométrie étendue 1/2.5 1/2.5


10 à 20 Homogène à grande pourcentage d’argile 1/3 1/2.5
A zone ½ 1/3

Le tableau suggère, avec un barrage homogène de 5 m de largeur de crête une pente amont de
1/2 et une pente avale de 1/2. Le calcul de stabilité permettra de savoir si cette pente est adéquat
ou pas.

III.3.7-PROTECTION DES TALUS


Les talus sont susceptibles à plusieurs dangers, le ruissellement de l’eau de pluie peut causer
l’érosion de la digue. Les renards provoqués par les infiltrations peuvent également provoquer
des dommages par érosion progressive et en fin l’agressivité des vagues sur les talus amont est
souvent source de problème

III.3.7.1- P ROTECTION A MONT


Pour protéger le parement amont de déferlement des vagues ainsi que les averses violentes on
prévoit un revêtement de protection en enrochement en vrac, car elle présente l’avantage d’être
réalisable dans un court délai, en plus elle permet d’éviter l’érosion des matériaux terreux sous
l’action des vagues qui peut atteindre plus d’un mètre d’épaisseur en quelques années pour les
digues non protégées.
Dimensionnement de l’enrochement et des blocs

L’épaisseur minimale de la couche d’enrochement peut être évaluée par la relation suivante
utilisée par la ‘TENNESSE VALLEY AUTHORITY(TVA)’’

e=CV 2 (IV.15)

V=Vitesse des vagues calculée par la formule de GAILLARD

C=Coefficient dépendant de pente de talus et du poids spécifique de l’enrochement utilisée.

e=épaisseur minimale de la couche d’enrochement en m

Le tableau suivant, tiré de « TECHNIQUE DES BARRAGES EN TERRE EN


AMENAGEMENT RURAL donne la valeur de C

Tableau : 4.4 La valeurs de C pour différents poids spécifiques


Pente de talus δ =2,5 δ =2,65 δ =2,80
½ 0,024 0,022 0,020
¼ 0,027 0,024 0,022

1/3 0,028 0,025 0,023


¼ 0,031 0,028 0,026
1/1.5 0,036 0,032 0,030
1/1 0,047 0,041 0,038

Les enrochements étant constitués d’élément tel que 50 % de l’enrochement soit constitué d’un
poids égal ou supérieure aux poids calculés par la formule :

P=0,52e 3 Avec P en tonnes et e en mètres

Le tableau suivant utilisée par les ingénieurs de l’US Amy corps of Engineers,donne l’épaisseur
minimum de la couche d’enrochement ainsi que les dimensions minimales des blocs en fonction
de la hauteur des vagues (Hv=0,643m) et ainsi selon le bulletin 94 de la CIGB « barrage en
remblai, protection du talus- amont-synthèse et recommandation » parut en juin 1993, l’épaisseur
de la couche de protection en enrochement du talus amont est la fonction de la hauteur de vague
et est donnée par le tableau ci- après.

Tableau : 4 .5 Épaisseur minimale de la couche d’enrochement


Hauteur de vague Hv(m) Épaisseur de l’enrochement (m) D50 de blocs (m)

0 à 0,3 0,30 0,20


0, 3 à 0,6 0,40 0,25
0,6 à 1,20 0,45 0,30
1,2 à 1,80 0,55 0,40
1,80 à 2,40 0,70 0,45
2,40 à 3,00 0,80 0,55
En utilisant ce tableau et le tableau, nous retenons la valeur de e=0,45m. Pour les dimensions
des blocs ; nous proposons des éléments tels que 50% des pierres aient un diamètre supérieur à
25cm, et les éléments plus petits n’ayant pas un diamètre inférieur a 10cm.

D IAMÈTRE MOYEN DE LA PIERRE

La valeur est donnée par la formule :

(IV.16) Avec
Dp: ( 0,54.Q δp )0,33

0,52 l 4 δp λ Hv ²
Q= δp−1 √ 1+m1² (IV.17)
(
δw )
-3
δp : 25 kgm la masse volumique de la pierre

δw :10 kg/ m 3 la masse volumique de l’eau

λ: longue d’onde de la vague donnée par la formule

λ=0 , 07 V √ F /ε (IV.18)
Avec la valeur de coeffient ε=0,05

Dp : diamètre moyenne de la pierre en m

Q : poids d’une pierre

Hv : hauteur de la vague en m

Tableau : 4.6 Le résultat des valeurs

Correspondances Valeurs

Q(KN) 6,28

Dp(m) 0,15

λ(m) 3,9

III.3.7.2-PROTECTION DE TALUS AVAL ET DE LA CRETE


Les revêtements du talus ont pour rôle la protection contre l’effet des actions atmosphériques. Ce
sont essentiellement les précipitations qui peuvent provoquer l’affouillement du talus, et les
températures élevées qui peuvent causer des fissures.

La protection en gazon naturelle peut être une solution adéquate mais pendant la saison sèche, on
doit veiller à ce qu’il ne soit pas détruit par les agents environnementaux (hommes et animaux)  

La crête doit être protégée par une couche de 20cm de latérite.

LES FILTRES
Les enrochements doivent reposer sur un filtre pour la migration des matériaux de remblai qui
pollue ainsi les enrochements. Les filtres sont constitués des couches successives dont la
granulométrie est de plus en plus fine dans le sens de l’écoulement de l’eau. Pour éviter que les
éléments des filtres ne soient entrainés ou colmatées, les matériaux filtre doit satisfaire à certains
critères. D’après TERZAGHI les conditions à respecter sont :

d 15/d 85<4 (IV.18)


d15 : diamètre des particules du sol protègent correspondant à 15% (0.2mm)

d85 : diamètre du sol protégé correspondant à 85% (0.35mm)

Ils sont déterminés d’après les courbes granulométriques.

Vérification : alors 0.57<4 ; la condition est vérifiée

LES DRAINS
Les drains sont destinés réceptionner et évacuer les eaux filtrées de sols du corps de la fondation
sous la formation, à abaisser la ligne phréatique éviter l’écoulement sur le talus aval et réduire la
zone de saturation de la digue.

III.3.8-DIMENSIONNEMENT DE DRAINS TAPIS


D’après BELKONOOV dans son ouvrage ≪ Barrage en materieaux locaux ≫

Lb (IV.19)
Ld=
4

Ld=longueur du drain tapis

Lb=longueur transversale du barrage

L b=Lc +(m1+m2) Ht (IV.20)

Avec Ht et Lc sont respectivement la hauteur totale de la digue et la largeur de la crête

D’où Lb= 5+ (2+2)7,91=36,64m alors Ld=1/4×36,64=¿9,16m

On prendra la valeur de Ld=9m pour la raison de l’économie.

III.8.1- D IMENSIONNEMENT DE PRISME


Hauteur :
h dr =(0,15 ≈ 0,20) Hd (IV.21)
Alors hdr=0,2×7,91=1,58
Alors hdr=1,6m
Largeur de la crête
Bdr=(1 /3 ≈ 1/4 )h dr (IV.22)

On prend Bdr=1/3×1,6=0,53 ≈ 0,5


D’où Bdr=0,5m
Fuit de talus m1= (1≈ 1,75 ¿m2 = (1, 5 ≈ 2,5 ¿

III.8.2-L ES BERMES
Pour la digue des grandes hauteurs, les bermes sont exécutées pour faciliter les travaux au cours
de construction de la digue, et pendant les éventuelles réparations lors de l’exploitation.
Les bermes servent aussi de protéger les talus contre les affouillements, et elles augmentent la
stabilité des talus, en général on prévoit une berme tous les 5 à 20m, ceci permet la facilité
l’accès à tous les endroits de biefs.

Tableau : caractéristique de la digue

Désignations Valeurs
Hauteur de vague Hv 0.643 m
Vitesse de vague Vv 2.78 km /h
Revanche R 0.870 m
Hauteur totale de la digue Htd 7.98 m≈ 8 m
Longueur de crete Lc 5m
Hauteur de digue Hd 7.87 m
Ld 9m
Lb 36.64 m
Hdr 1.6 m
Bdr 0.5 m
Ts 0.11 m
Pente de talus 1 :2
1.1.1 III.9-VÉRIFICATION DE RÉSISTANCE À L’INFILTRATION DES SOLS DU CORPS ET DE LA
FONDATION

III.3.9.1-F ONDATION DE LA DIGUE


Cette vérification s’effectue en utilisant l’expression d’après Pdaux

Jcr (IV.23)
Jf≤ Ks

Jcr: gradient d’infiltration critique est déterminé en fonction du type de sol de fondation d’après le
tableau ci-dessous.

Tableau : 4.8 Détermination du gradient d’infiltration admissible


Sol de fondation Jcr

Argile 1,20
Limon 0,65
Sable gros 0,45
Sable moyen 0,38
Sable fin 0,29
Ks : coefficient de sécurité déterminé d’après le tableau.
Tableau : 4.9 Détermination de coefficient de sécurité Ks

Classe de barrage I II III IV


KS 1 ,25 2, 00 1 ,15 1,10

Jf : gradient d’infiltration dans la fondation du barrage, on le détermine d’après la formule


suivante :
∆H (IV.24)
Jf=
L+0,88 Tc

Tc : profondeur de calcul de la zone d’infiltration de la fondation (Tc=2m)


L : longueur de base égal à 36,6m

∆H : différence de niveau d’eau amont et aval est 7m


Pour notre barrage qui appartiens à la IIIème classe avec une fondation limoneuse ks=115 et

Jcr =065

0,65
Alors la vérification est : 0 , 093 ≤ =0,56 condition vérifiée
1,15

III.3.9.2-C ORPS DE LA DIGUE

Trace de la ligne de saturation dans le mur de la digue

La ligne de saturation est caractérisée’ par le réseau d'écoulement, c'est une ligne qui séparé ou
délimite la partie sèche et la partie humide (saturée). La pression hydrostatique à ce niveau est
nulle.

Cet écoulement a été étudié par KOZENY qui a montré que dans un barrage en terre Homogène,
la ligne de saturation (phréatique) peut être assimilée à une parabole.

La parabole de KOZENY est définie par l'équation suivante :

y²-y0²-xy0=0

Figure 6 : Ligne de saturation


x, y : les coordonnées de la courbe de saturation. Y o : coordonnées de la ligne de saturation à
l'aval, elle est donnée par la relation suivante :

Y 0= √h ² +d ²−d (IV.25)

Avec L= largeur de la b= la projection horizontale de la partie


mouillée du amont
base de la digue (40m)
d = L – l – d=40−9 ( 0.7 ×15.2 )=20.36
l= largeur du drain (9m)
0.7b
Alors d= 20.36m
Connaissant d nous pouvons déterminer la
valeur de Yo

Yo =√ d ²+h ² −d

Yo= √ 20.36²+7²−20.36 = 1.17

YO = 1.17 m

La parabole de KOZENY est définie par l'équation

y ²− y 0 ²−xy 0=0 (IV.26)

Donc : y² = yo² + xyo

Y=√ yₒ ²+ xyₒ (IV.27)

Y=√ 1.36+1.17 x

Tableau 4.10 Tracé de la ligne de saturation

X 0 1 2 3 4 5 6 7 10 20 30
Y 1.17 1.6 1.92 2.2 2.45 2.65 2.89 3.09 3.61 4.94 6.03
III.4-ETUDE DE STABILITE
Les problèmes de stabilité des talus sont systématiquement posés en conditions de déformation
plane qui cause le glissement (rupture par déplacement en bloc d’une partie du massif), on
distingue trois grandes catégories de glissements :

 Cercle de pente (ou de flanc de talus)


 Cercle de pied de talus
 Cercle profond (de rupture profond).

Figure 7 : Différents types de rupture circulaire

La stabilité d’un talus dépond de la relation entre :

• Les moments moteurs dont le terme principal est le poids du massif

. • Les moments résistants dus essentiellement à la résistance au cisaillement le long de ligne de


rupture.

Les risques d’instabilité seront donc dus :

• Soit à une augmentation des moments moteurs (surcharge au sommet d’un talus, modification
de la géométrie de talus, action hydrodynamique dus à l’écoulement d’eau)

• Soit à une diminution des moments résistant (suppression de masse en pied de talus,
diminution des caractéristiques mécaniques du massif du fait d’infiltration d’eau important). La
stabilité des talus concerne aussi bien des pentes naturelles que les talus artificiels tel que les
barrages, les remblais Etc.

Les glissements de terrains sont généralement spectaculaires et engendrent des dégâts humains
et matériels considérables.
L’étude de la stabilité des talus consiste à évaluer le rapport des forces résistantes aux forces
motrices. Cette étude nécessite la connaissance des conditions géologique, hydrologique et
topographique du terrain ainsi que les propriétés physique et mécanique du sol.

Les méthodes de calculs, dites de rupture, sont basées sur des constatations expérimentales.
Quand un glissement se produit, il y a une masse de terre qui se détache du reste du massif
suivant une surface de rupture, donc le problème est comment assurer la stabilité de la partie « a
» par rapport à la partie « b »

Figure 8 : Stabilité d’un talus

L’expérience a montré que s’il n’y pas d’erreur grossier sur les hypothèses de calcule et les
propriétés du sol :

• Les talus seront toujours stables si le coefficient de sécurité : Fs > Fadm

• Le glissement était pratiquement inévitable si : Fs < Fadm

Nous allons faire le calcul par la méthode de BISHOP (1954) qui se prête bien à la prise en
compte de matériaux différents (remblai, sol de fondation) et de caractéristiques variées.

D’après les abaques de PILOT et MOREAU (1973) on pourra trouver les facteurs de sécurité qui
ne doivent en aucune manière être inférieurs à 1,5 pour tous tronçons.

En calculant
τ (IV.28)
N=
γd × H

(H est la hauteur du remblai) et D/H on lit directement le facteur de sécurité sur les abaques de
la page suivante.

Avec

τ =Cu+σtanφ (IV.29)

Cu : 3.15

φ: 15o pour argilehumide et σ =Ƴ d × H+ D× Lb

Ld=9m

τ : Contrainte de cisaillement

H= 8m et D=2m

Ƴd= 19KN/m3

N=45.84/20× 8=0.3

Ainsi pour N=0.3 et D/H = 0.25 alors FS=1.8

Figure 9 : Abaque de calcul du coefficient de sécurité en rupture circulaire (Pilot et Moreau
1974)
III.5-ENTRETIEN DE LA DIGUE
Pour que la digue fonctionne normalement et pendant longtemps, elle doit être entretenu.
L’entretien permettra d’assurer la pérennité de la digue et elle sera mieux acceptée par le public

L’entretien des digues repose sur les axes suivants :

 La pratique régulière de surveillance visuelle des ouvrages, de routine et postérieure aux


crues ;
 Le contrôle de la végétation sur la digue elle-même, et si nécessaire sur ses raccords ;
 La lutte contre les dégâts animaux fouisseurs :
 L’entretien des parties d’ouvrage
Contrôle de végétation
Le contrôle de la végétation répond à un triple objectif :
 Maintenir des conditions de parfaite visibilité des talus et des pieds de digues
 Éviter le développement de racine (arbres ou arbustes) dans le corps de digue qui, d’une
part aggrave le risque de renard hydraulique et d’autre part, déforme ou démantèle les
maçonneries des pierres
 Éviter la présence des arbres qui, lors de leur chute par l’action de l’eau ou du vent
emporte une partie de la digue

IV.11-ENTRETIEN DES TALUS EN ENROCHEMENT


Dégradation Causes probables Réparation envisageable
Déchirure du Resistance insuffisante du Dégager l’enrochement et le géotextile
géotextile géotextile sur la partie dégradée, enlever les
Aspérités de la couche aspérités de la couche sous-jacente,
jacente mettre un nouveau géotextile plus
Blessure de la texture lors de résistant (géotextile anti poinçonnant),
la pose de des enrochements avec recouvrement de 0.5 m minimum
sur le géotextile laisse en place, et
repose les enrochements.

Trous d’animaux Idem ci-dessous et ajouter un grillage


Dégradations Géotextile exposé Idem ci-dessous veiller bien à bien
physico-chimiques directement au rayonnement assurer la « fermeture » de la couche
du géotextile solaire d’enrochements pour éviter le
rayonnement direct sur le géotextile ou
protection du géotextile par couche
granulaire
Dégradation des Pierres friables, nature Réparation ponctuelle ou réfection
enrochements géologique inadaptée complète de la couche d’enrochement
selon l’ampleur du problème

Enrochements Sabot de pied sous- Engraisser le sabot de pied


glissés dimensionné Compléter la couche d’enrochements
en tête du talus protégé

Pente trop fort Engraisser la couche d’enrochement


(en élargissent également le sabot
pente
Augmenter) de façon à adoucir la
La stabilité des enrochements en le
liant avec le béton ou mortier

Enrochement Taille insuffisante des Diagnostique approfondi et


emportés enrochements, épaisseur redimensionnement de la protection
insuffisante de la couche
CHAPITRE IV : ETUDE IMPACT
ENVIRONNEMENTALE
CHAPITRE IV : ETUDE IMPACT ENVIRONNEMENTALE
Aujourd’hui, la plupart des organismes internationaux de financement qui soutiennent des projets
de développement ont intégré une obligation d’évaluation des impacts environnementaux dans
leur procédure d’approbation des projets. Dans plusieurs pays, la loi exige également qu’une EIE
satisfaisante ait été effectuée avant la mise en œuvre de projets susceptibles de porter atteinte à
l’environnement. Elle vise à :
 Réduction de coût du projet à long terme ;
 Acceptation accrue du projet par les publics et les principales parties prenantes ;
 Meilleure conception du projet et meilleure sélection d’un site ;
 Décision plus soucieuse de l’environnement ;
 Responsabilité et transparence accrues pendant le processus de développement ;
 Meilleure intégration des projets dans leurs contextes environnemental et social ;
 Réduction des atteintes à l’environnement.

IV. 1-TYPES D’IMPACTS


Depuis la deuxième moitié du xxe siècle, la construction de barrage ou de la digue fait de plus en
plus systématiquement l’objet d’étude d’impact, pour prévoir les conséquences
environnementales et sociales de projet, et de mettre en place dans le cas échéant, des mesures
pour limiter, atténuer et compenser les impacts négatifs. Dans les pays industrialisés, ces études
d’impacts s’inscrivent dans le processus réglementaire d’approbation mis en place par les
autorités et s’accompagnent souvent d’un processus d’examen et de consultation publique. La
préparation d’une étude d’impact complète et d’un suivi en matière d’environnement est une
condition nécessaire au financement des projets de barrage étudiés par la banque mondiale en
2011.Dans le cas de barrage, les impacts peuvent être regroupés en trois grandes catégories :

 Les impacts sur le milieu physique ;


 Les impacts sur le milieu naturel ;
 Les impacts sur les communautés humaines.
Les digues peuvent donc avoir des impacts sur l’environnement en modifiant les habitats et en
changeant les processus hydrologiques et géomorphologiques. ’L’altération des processus
chimiques, biologiques et physiques peuvent avoir les effets positifs et négatifs sur la qualité de
l’eau, les espèces aquatiques, les flores, la faune terrestre, ainsi que sur les activités de loisir,
l’esthétique des lieux et les pratiques culturelles’’ (source Stillwater science, 2006)

Le développement de la réflexion globale sur les impacts des barrages ou digues au cours des
dernières années et aussi mis en évidence la nécessité de prendre en compte le change climatique
et le droit de l’homme dans une perspective transversale (source, international hydro power
Association.2011, 23.). Outre, les impacts, l’étude d’impact comprend les éléments suivants :

 Une analyse de l’eau initiale du site et son environnement ;

 Une analyse des efforts directs et indirects du projet sur l’environnement ;

 Les mesures envisagées pour supprimer, réduire, et ; si possible, compenser les défis en
causes.

IV.2-NOTICE IMPACT ENVIRONNEMENTAL (NIE)


IV.2.1-LES IMPACTS NÉGATIVES SUR L’ENVIRONNEMENT
Les impacts négatifs se représentent sur le milieu humain et biophysique. IL s’agit de/des :

 La coupe des arbres et la destruction de certain écosystème du milieu ;

 L’insécurité, la pollution de l’air (gaz d’échappement, poussière), nuisances provoquées


par la circulation des engins (faible portée et temporaire) ;

 La destruction de biens privés et les habitations situées dans l’emprise ou à proximité du


projet impliquant ainsi le déplacement involontaire des populations ;

 Accidents d’animaux lors de l’abreuvement si des aménagements ne sont pas prévus pour
l’accès à l’eau par les animaux ;

 La pollution de l’eau ;

 Érosion du massif ;

 etc.

IV.2.2-LES IMPACTS POSITIVES SUR L’ENVIRONNEMENT


Le projet, une fois réalisé produira les impacts positifs suivants :
 L’amélioration de condition de vie de la population de la zone du projet ;
 La création d’emplois ;
 L’accroissement des revenues ;
 L’esthétique du bord de fleuve ;
 Création de l’espace de détente ou espace vert ;
 La réduction de l’inondation ;
 La protection de la zone à risque.

IV.3-PLAN DE LA MISE EN ŒUVRE DES MESURES D’ATTÉNUATION

Tableau 5 : Plan de la mise en œuvre des mesures d’atténuation


Impacts négatives Mesures d’atténuation
Risque de blesser lors du déboursement et Sensibiliser les ouvriers sur le terrain, doter
dessouchage, remblaiement et déblaiement chaque équipe d’une trousse de premier secours
Perturbation de la circulation locale Faire respecter les normes
pendant les travaux
Destruction de la végétation Sensibilisation du personnel travaillant sur les
respects de l’environnement
Aménagement des berges de la digue pour
assurer la protection
Risqué d’accident sur les animaux Installation des panneaux de signalisation
Érosion et ensablement Aménagement de la berge selon la règle de
construction
Démolition des maisons Assurer le déplacement des usagers concernés
vers autre zone

Difficulté d’accès pour le chargement de Assurer un système d’entrée et sortie sans


sable, remblai commerçant nuisance
Pollution des eaux par les prélèvements Interdiction de prélèvement au niveau des points
abusifs d’eau sensibles
Pollution des eaux par le polluant sur le sol Sensibilisation des employés sur le chantier
Les maladies liées aux pollutions Veiller à la bonne santé de la population
Modification totale de la zone Sensibilisation à l’amont de projet
Ouvrage collectif Sensibilisation de la population à l’utilisation
CONCLUSION ET
RECOMMENDATION
CONCLUSION ET RECOMMENDATION
Le travail de recherche de fin de formation sur la contribution à une meilleur gestion des eaux
pluviales dans la ville de Ndjamena : cas de digue de Walia commune du neuvième
arrondissement qui s’est axé sur les objectifs qui étaient de sécuriser les habitants du neuvième
arrondissement et les aménagements hydro agricoles contre les inondations qui peuvent survenir
des crues du fleuve Chari et des eaux de ruissellement.

Ce projet s’est principalement centré sur l’étude de la conception et dimensionnement de la


digue. A partir des données topographiques, hydrologiques et géologiques, les caractéristiques de
la digue ont été déterminées.

La hauteur totale de la digue est de 8m y compris la revanche de 0.87m. La largeur de la crête est
de 5m, la pente de talus amont et aval seront de 1/2. La digue sera en terre homogène, l’argile
sera utilisée comme matériau de remblai pour le corps et le limon pour la fondation. La
protection de talus sera assurée par enrochement (0.45m) d’épaisseur en amont et la partie aval
sera protégée par une couche de terre végétale de 0.2m pour diminuer l’érosion et créer un
environnement vert. La crête est protégée par une couche de latérite bien compactée (0.2m).

Au regard de toutes les études faites et les résultats obtenus, nous pouvons dire que notre objectif
est atteint, car la reconstruction de la digue protégera les habitants de Walia et les aménagements
contre les crues du fleuve Chari et les eaux de ruissellement.

Par ailleurs, nous recommandons :

- Veiller au bon compactage et le respect du cahier de charge lors de sa réalisation


- Assurer la bonne gestion de cette digue ;
- Veiller à la pérennité de la digue
REFERENCE BIBLIOGRAPHIE
 BCEOM. 1964.Essais de protection des berges. Tchad

 WWW. ATRENVIRO .PRO contact atrnviro.p.

 Chari Wikipedia

 Direction d’hydraulique la Walia @Saide (Algérie)

 Référence technique digue maritime et fluvial

 Mémoire interne en génie civil

 Mémoire ,2IE, conception et dimensionnement du barrage de Guidissi,province du


Bazéga

 Mémoire ,2IE, Etude Technique pour la ré habitation de la digue de protection de


Gouydel,ville de Niamey(Niger),2007

 Digue Wikipedia fr.m.Wikipedia.ogr (1)

 INRAE-UNRRECOVER-EQUIPEG2DR (2)

 Support @ Weatherspark.com (3)

 Support @ Waethespark.com (5)

 Mémoire de conception et dimensionnement d’une digue à talus cas de la digue de Doui


Wilia de Saida (6)

 CEPRI. Centre Européen de prévention du risque d’inondation (7)

 Rapport du ministère de l’agriculture, direction générale du génie rural et d’hydraulique


agricole service d’hydraulique (8)

 Wikibardig 2018 (9)

 Mémoire d’INSAMB, GU, 2012 (10)


Annexes

Vous aimerez peut-être aussi