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RAPPORT DE STAGE

THEME :
ETUDES TOPOGRAPHIQUES ET TECHNIQUES DES SEUILS
D’EPANDAGE ET DE MAGASIS COMMUNAUTAIRES
« CAS DE : BAKAOUSRI ET TANDAKOUNA »

Département : Génie Civil


Option : Travaux Publics

Présenté par : Dirigé par :


MAHAMAT NOUR YAYA MAHAMAT ABDELSALAM ADAM
Etudiant en Génie Civil, niveau 3Ingénieur chargé de suivi GIZ-GERTS
TCHAKNONE YANICK
Etudiant en Génie Civil, niveau 3
Du 17 Mai au 16 Juillet 2021
REMERCIEMENT

Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il apparait opportun de


commencer ce rapport de stage par des remerciements, à ceux qui nous ont beaucoup appris
au cours de ce stage, et de même à ceux qui ont eu la gentillesse de faire de ce stage un
moment très profitables.

Nous ne trouvons pas les mots pour exprimer notre gratitude envers M. MAHAMAT
ABDELSALAM ADAM, notre maître de stage. Ses conseils et ses encouragements ont
permis à ce travail d’aboutir. Ses capacités scientifiques et ses compétences étaient notre
grand support. Faire notre stage sous sa direction était pour nous un grand honneur et un
immense bonheur. La liberté qu’il nous a accordée et les responsabilités qu’il nous a confiées
ont beaucoup contribué à la formation de notre autonomie de travail.

Nous tenons à remercier vivement Mme AMHARBA WELETNA DJARANABI, la


responsable des projets et M. ADRAMAN KADRE HAROUN, le responsable administratif
et financier pour nous avoir accueillis dans le programme.
LISTE DES ABREVIATIONS

AFD : Agence Française au Développement

DDC : Direction du Développement et de la Coopération

GERTS : Gestion des Eaux de Ruissellement dans le Tchad Sahélien

GGO : Groupement de Gestion d’Ouvrages

GIE : Groupement d’Intérêts Économiques

GIZ : Coopération International Allemande au Développement

INSAMB : Institut National Supérieur des Arts et Métiers de Biltine

GCGR : Génie Civil –Génie Rural

2ID : Ingénierie, Innovation et Développement

ANADER : Agence National de Développement Rural

GPS : Global Position System


LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : la latrine en cours de construction à AKA

Photo 2 : Magasin communautaire d’AKA

Photo3 : Chantier des seuils d’épandage à Oumri

Photo 4 :

Photo 5 :

Photo 8 :

Photo 9 :

Photo 11 :

Photo 12 :

Photo 13 :
LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Fonctionnement d’un seuil d’épandage

Figure 2 : Composantes d’un seuil d’épandage


TABLE DES MATIERES
LISTE DES ABREVIATIONS................................................................................................3
LISTE DES PHOTOS..............................................................................................................4
LISTE DES FIGURES.............................................................................................................5
GLOSSAIRE.............................................................................................................................6
INTRODUCTION.....................................................................................................................7
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL............................8
I-1 Présentation de la GIZ............................................................................................................................... 8
I-2 Présentation du programme de GERTS...................................................................................................... 9
I-3 les objectifs.............................................................................................................................................. 9
I-4 approches............................................................................................................................................... 10
I-5 Présentation du personnel du programme GERTS....................................................................................12
CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DES
ARTS ET METIERS DE BILTINE (INSAMB)..................................................................13
II-1 Structures générale................................................................................................................................ 13
II-2 Structure fonctionnelle.......................................................................................................................... 13
II-3 Présentation du personnel de l’INSAMB................................................................................................. 14
CHAPITRE III : THEME ET OBJECTIF VISE PAR LE STAGE..................................15
III -1 Objectifs généraux............................................................................................................................... 15
III -2 Objectifs techniques............................................................................................................................ 15
CHAPITRE IV : PROGRAMME D’ENCADREMENT DES ETUDIANTS...................16
CHAPITRES IV : DEROULEMENT DE STAGE..............................................................17
IV- 1 Démarrage de stage............................................................................................................................. 17
IV-2 Travaux de terrain................................................................................................................................ 20
CONNAISSANCES ACQUISES LORS DE LA MISSION...............................................24
RÉCEPTION PROVISOIRE DE CINQ (5) MAGASINS COMMUNAUTAIRES À
BATHA....................................................................................................................................24
CHAPITRE V : ETUDE TECHNIQUE DE MAGASIN COMMUNAUTAIRE.............27
V- 1 Devis Quantitatif................................................................................................................................... 29
V- 1.2 Métré de Gros œuvres....................................................................................................................... 30
CHAPITRES VI : CONCEPTION D’UN SEUIL D’EPANDAGE....................................34
CHAPITRES VII : ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL............42
GLOSSAIRE

Vallée : espace allongé entre deux zones plus élevées (pli concave) ou espace situé départ et
d’autre du lit d’un cours d’eau, une dépression géographique ou une gorge de forme allongée
et plus ou moins large qui a été creusée dans le relief par un cours d’eau ou par un glacier.
Lit mineur : est la zone où les eaux s’écoulent en temps normal dans une vallée.
Lit majeur : est un espace occupé temporairement par les rivières lors de grandes crues dans
une vallée.
Bas-fonds est un terrain bas et enfoncé
Ruissellement est l’écoulement des eaux à la surface de la terre, notamment la surface des
sols, contrairement à celle y pénétrant par infiltration.
Irrigation est l’opération consistant à apporter artificiellement de l’eau à des végétaux
cultivée pour augmenter la production et permettre leur développement normal, en cas de
déficit d’eau induit par un déficit pluviométrique, un drainage excessif ou une baisse de
nappe, en particulier dans la zone aride.
Nappe phréatique est la nappe d’eau souterraine qui alimente les puits.
Chantier école est l’organisation de la formation autour d’un support concret « grandeur
nature », d’intérêt collectif ou d’utilité sociale, dans des domaines d’activité variés. Le
chantier école ne se veut pas être un atelier de formation, c’est un chantier avec une formation
au travail. Plusieurs projets « seuils » ont commencé la campagne de construction, chaque
année, avec un chantier-école. Il s’agit d’un chantier normal, si ce n’est que les équipes sont
composées surtout de chefs d’équipes, mâcons et de quelques manœuvres. Les meilleures
compétences à des niveaux différents sont recherchées. La formation consiste en un appui par
des spécialistes, mais également en un échange d’expériences entre les chefs de chantier et
des maçons
Couverture végétale désigne un ensemble de végétaux recouvrant le sol de manière
permanente et temporaire.
Sécurité alimentaire c’est lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès
physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de
satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaire pour mener une vie saine
et active.
INTRODUCTION
Dans notre formation en tant que technicien en génie civil à l’Institut National Supérieur des
Arts et Métiers de Biltine (INSAMB), nous devons effectuer un stage afin de satisfaire aux
exigences de mettre en pratique les connaissances théoriques reçues dans le cadre de sa
formation professionnelle.
Ce stage fait partie d’une démarche pédagogique à travers la quelle l’étudiant prend
personnellement contact avec le milieu professionnel dans lequel il sera appelé à évoluer plus
tard.
C’est dans cette optique que nous avons effectué notre stage à la GIZ pour une période de
deux mois allant de 17 mai au 16 juillet 2021 sous le thème « Étude topographiques et
techniques des seuils d’épandage et Magasin communautaire : cas de Bakaousri et
Tandakouna »dans la province de Wadi-Fira. La construction des seuils d’épandage et des
Magasins communautaires fait partis de l’une des composantes du programme GERTS.

Le présent rapport montre en trois parties les principaux axes du déroulement de notre stage.

- La première partie traite la présentation de la structure d’accueil, le programme


GERTS et la présentation de l’Institut ;
- La deuxième partie présente les détails du déroulement de stage,
- La troisième partie concerne l’étude de la conception des seuils d’épandage, les
principes des diagnostiques des dégradations des ouvrages et leurs réparations et en fin
les difficultés rencontrées
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL
I-1 Présentation de la GIZ
La DeutsheGesellshaft fur internationleZusammenarbeit(GIZ) GmbH est l’agence allemande
de la coopération internationale au développement durable qui opère sur tous les continents de
la planète. La GIZ é été fondé en 2011, elle fait partie de la fusion de la GTZ agence de
coopération technique fondé en 1974.Elle propose des solutions viables et d’avenir pour le
développement politique, économique, écologique et sociale dans un monde globalisé.
La GIZ gère depuis 2012 le programme de Gestion des Eaux de Ruissellement dans le Tchad
Sahélien auquel nous sommes admis pour notre stage.
I-2 Présentation du programme de GERTS
Le Tchad est sujet à des phénomènes climatiques intenses et récurrents, tels qu’une
pluviométrie fluctuante, une irrigation insuffisante ou désertification touchées par manque
d’eau, y compris les vallées, qui sont normalement des espèces propices à la fertilité de terres.
La faible couverture végétale et le mauvais état de sols réduisent l’infiltration des eaux de
pluies erratiques tout en augmentant les ruissellements de celles-ci dans les vallées. Le
rechargement de la nappe phréatique ne peut avoir lieu et les cultures agricoles restent
limitées, compromettant la sécurité alimentaire des ménages.
Ces raisons ont poussé la DDC à désigner le domaine Agriculture et sécurité alimentaire au
Tchad comme prioritaire et à financer des initiatives de développement visant à mieux gérer
les eaux de ruissellement, particulièrement dans la zone Sahélo-Sahélienne.
Le programme GERTS est l’un des programmes financés par la DDC qui a commencé depuis
2012 pour une période de 10ans sous organisme de tutelle, le Ministère de la Production, de
l’Irrigation et des Équipement Agricoles. Ce programme est reparti comme suit :
 Première phase : Août 2012à Novembre 2015
 Deuxième phase : Décembre 2015 à Novembre 2018
 Troisième phase : Décembre 2018 à Novembre 2022
Cofinancée par l’AFD, la troisième phase du projet GERTS contribue ainsi à améliorer les
conditions de vie des populations vivant dans les régions ciblées par la réhabilitation et
l’aménagement de plusieurs vallées dégradées
I-3 les objectifs
I- 3.1 Objectif global
Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations des
régions d’intervention du programme (Batha, Ennedi -Ouest, Ennedi –Est et Wadi-Fira)
I -3 .2 Objectif spécifique
Le programme cible les effets suivants :
- Les populations et les autorités locales assurent une gestion durable et concertée des
vallées aménagées par des seuils d’épandage
- Les producteurs agricoles et les éleveurs - notamment les femmes, les jeunes et les
personnes vulnérables - exploitent de manière durable et économique les espaces
aménagés avec des seuils d’épandage
- L’approche d’aménagement des bas-fonds par les seuils d’épandage est connue,
promue et mise à l’échelle avec l’appui d’institutions et organisations publiques et
privées
I-4 approches
le programme GERTS, privilégie une approche intégrée combinant une intervention
technique de construction de seuils et d’aménagement des vallées avec une dimension sociale
garantissant une démarche participative et d’appropriation des ouvrages par les communautés
locales. Les activités en découlant sont structurées autour de trois axes :
1. Pour garantir l’aménagement des vallées, le projet soutient les bureaux d’étude, les
entreprises et les structures privées afin d’assurer un travail de qualité lors des phases de
conception, de construction et de maintenance des seuils d’épandage.
2. Afin d’accroitre les productions agricoles et améliorer la gestion des ressources naturelles,
notamment des eaux et des sols, le projet coopère avec des agriculteurs pour leur fournir un
savoir-faire en matière de bonnes pratiques agricoles. Ceci leur permet aussi d’augmenter
leurs rendements et de garantir la sécurité alimentaire de leurs familles et des communautés
villageoises.
3. Dans l’optique de diffuser l’approche des seuils d’épandage afin qu’elle soit connue et mise
à l’échelle, le programme appuie entre autres les ministères impliqués dans gestion des eaux à
intégrer des seuils d’épandage dans leurs programmes sectoriels.
FIGURE I : ZONE D’INTERVENTION DU PROGRAMME GERTS
Phase III
I-5 Présentation du personnel du programme GERTS

Coordinateur du Programme
(CP)

Responsable de mise en œuvre-suivi et


évaluation Responsable Administratif et Financier (RAF)
Responsable de Construction (RC)

Assistance de Direction et
Chargé de la Chargé des Achats Contrats
communication (CC)

Technicien de
Ingénieur chargé de Suivi et de Surface (TS)
Agronome Chargé de base des données (SCBD)
Valorisation (ACV)
Assistant Logistique et
Magasinier (ALM)

3 Assistants Terrains (AT)


Chargé de la Gestion
des Ressources Assistance Comptable (AC)
Naturelles et
Développement
Communautaire 6 Chauffeurs
(CGRNDC)
CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’INSTITUT NATIONAL SUPERIEUR DES ARTS ET
METIERS DE BILTINE (INSAMB)

L’Institut National Supérieur des Arts et Métiers de Biltine est une institution étatique crée en
2005 par la loi no 10/PR/2005 et rendue opérationnelle en 2009 avec l’ouverture de deux
départements sur les huit prévus par la loi no 10 et l’Arrêté no
182/PR/PM/MESRSERSFP/SG/ISAMB/2010 portant Règlement intérieur.. Le but de sa
création est de former les jeunes tchadiens dans les domaines professionnelles.
II-1 Structures générale
L’INSAMB compte en global huit départements
 Département de génie civil
 Département de génie urbain
 Département d’Architecture
 Département d’Art et design
 Département De l’Énergie Renouvelable
 Département de Cartographie
 Département de système d’information géographique
 Département de technique des matériaux

II-2 Structure fonctionnelle


De 2009 à 2012 l’Institut fonctionnait qu’avec deux départements : le département
d’Architecture et le département de Génie-urbain. Le département de Génie civil a vu le jour
en 2013.
II-3Présentation du personnel de l’INSAMB

Directeur Général
(DG)

Secrétaire General Agent Comptable (AG)


(SG)

Assistant de Direction
Directeur des Études
(AD)
(DE)

Trois chauffeurs

Chef de Service de la
Scolarité (CSS)

Deux plantons
Chefs de Département
(CP)

Trois gardiens

Enseignants

Un jardinier
Bibliothécaire
CHAPITRE III : THEME ET OBJECTIF VISE PAR LE STAGE

Le thème de notre stage est « Études topographiques et techniques des seuils d’épandage et
Magasin communautaires : cas de Bakaousri et Tandakouna. ».

Les objectifs visés par le stage sont de deux catégories.


III -1 : Objectifs généraux
 La mise en situation professionnelle ;
 Le développement des compétences techniques ;
 Le développement de l’aptitude aux relations humaines ;
 Acquérir de l’expérience sur le terrain ;
 S’adapter aux exigences du monde de l’entreprise ;
 Acquérir des responsabilités ;
 Mettre en pratique nos connaissances.
III -2 : Objectifs techniques
Pour ce stage nous visons d’approfondir nos connaissances sur :
 Les techniques de conception des seuils d’épandage ;
 L’implantation et matérialisation des données des seuils d’épandage ;
 Le suivi et réception de chantier de construction de seuils d’épandage et le
magasin communautaire ;
 Les connaissances sur les divers logiciels de conception
CHAPITRE IV : PROGRAMME D’ENCADREMENT DES ETUDIANTS

Période : Mai-juin-juillet

N0 Activités planifiées Province Site Début Fin Observations

I Prise de contact avec l’équipe Ouaddaï Abéché 17 – 17- Une (1) journée au bureau de GERTS pour la
du programme GERTS au mai mai connaissance du projet dans ces activités, suivre
bureau d’Abéché pour un une mise en niveau sur la notion de seuls
briefing de stage d’épandage
II Organiser d’un chantier école Wadi- Oumri et 18- 21- Les étudiants prendront part aux différentes
et suivi de chantier de Fira Aka mai mai phases de déroulement des travaux sur le terrain
construction de 2 seuils
d’épandage et un magasin
communautaire
III Remise des documents Ouaddaï Abéché 24- 24- Des documents seront remis aux étudiants en
techniques nécessaires à la mai mai vue de faciliter la rédaction de leurs rapports de
rédaction des rapports de stage stage

IV Synthèse des données terrain Ouaddaï Abéché 25- 28- Les étudiants fourniront les données recueilles
et Conception des seuils mai mai sur le chantier au programme et une
d’épandage sur la base des appréciation
données terrain
V Restitution et synthèse des Ouaddaï Abéché 31- 31- Une séance de restitution sera organisée entre
données terrain mai mai les étudiants et le programme
VI Mission de suivi des activités Wadi- Autour 01- 11- Les étudiants prendront part aux différentes
de terrain Fira d’Iriba juin juin phases de déroulement des travaux sur le terrain

VII Synthèse des données terrain Ouaddaï Abéché 14- 18- Les étudiants partiront de la documentation de
et Conception des seuils juin juin bases et des informations reçues du programme
d’épandage sur la base terrain pour la conception des seuils d’épandage

VII Mission réception du rapport Wadi- Autour 21- 30- Le programme apportera les corrections et

I et amendement par le Fira d’Iriba juin juin amendement nécessaire en vue de la finalisation
programme et des études et rapport de stage
Guéréda
IX Rédaction du rapport et Ouaddaï Abéché 01-juil 09- Les étudiants feront la restitution de leurs
amendement par le juil rapports de stage en vue de sa validation par le
programme programme
X Restitution et Validation de Ouaddaï Abéché 15 – 15 – Les étudiants feront la restitution de leurs
rapport de stage juil. juil. rapports de stage en vue de sa validation par le
programme
CHAPITRES IV : DEROULEMENT DE STAGE

Le déroulement de stage est la phase à laquelle nous allons faire ressortir toutes les activités
que nous avons effectuées au sein de la GIZ soit en mission sur le terrain, soit au bureau du
programme GERTS d’Abéché.

IV- 1 : Démarrage de stage


Dès lundi 17mai, après la prise de contact avec l’équipe du programme GERTS au bureau
pour un briefing de stage. Notre maître de stage nous a fait une présentation sur le programme
et ses activités, suivit d’une mise en niveau sur la notion de seuils d’épandage. Suite à ces
présentations, nous avons appris les notions et les concepts sur les seuils d’épandages, leurs
avantages, inconvénients et contraintes que nous allons détailler tout au long de ce présent
rapport.
IV -1. 1 : Les notions et concepts de seuils d’épandages
Les Seuils d’épandage sont des ouvrages simples et efficaces pour lutter contre l’érosion,
optimiser la gestion de la maitrise des ressources en eau et sols et accroitre durablement la
production agricole. Ils sont constitués des pierres naturelles et de ciment et se composent
d’un déversoir dans le véritable lit mineur, de contreforts latéraux pour stabilisation des
berges et les murs en aile qui traversent la vallée.
Fonctionnement
Les crues sont reparties sur les surfaces latérales en amont de l’ouvrage pour inonder les ailes
latérales et reversées lentement dans la direction du lit de fleuve en aval de l’ouvrage.

Figure 1 : fonctionnement d’un seuil d‘épandage

IV-1.1.1 : Les composantes d’un seuil d’épandage

Le déversoir d’un seuil est la partie centrale dans le lit mineur qui permet de déverser l’eau.
Le bassin de dissipation est un ouvrage situé juste en aval du déversoir, dans lequel plonge la
chute d'eau. Il est construit en vue de dissiper l'énergie potentielle de l'eau et d'éviter l'érosion
ou la destruction qu'elle pourrait provoquer à l'ouvrage ou à son environnement. Suivant les
cas de situations rencontrées, un seuil peut avoir plus de deux bassins de dissipations.

Le contrefort est la partie du seuil composé par le muret longitudinal au niveau de la berge et
le muret qui prolonge le seuil
Fonctionnement :
Le contrefort stabilise le seuil au niveau des berges et protège la berge en aval de celui-ci
contre l’érosion des eaux d’épandage. La hauteur du contrefort est donc choisie pour que les
grandes crues ne le déversent pas. Les crues exceptionnelles peuvent submergées le
contrefort.
La longueur du contrefort dépend des conditions en aval de l’ouvrage : la hauteur de la berge,
le niveau des écoulements dans le lit mineur et de la susceptibilité à l’érosion. L’eau
d’épandage qui traverse l’aile haute ne doit pas causer de dégâts importants en aval de
l’aile/contrefort, en particulier à l’endroit où elle rejoint le lit mineur.
Le déplacement du lit principal du cours d’eau, dû à une brèche dans l’aile ou contrefort est le
risque les plus important pour les seuils à part les effets de renard.
Les ailes prolongent les contreforts
Fonctionnement :
Les ailes font épandre les eaux d’épandage jusqu’aux bordures du bas fond, afin d’augmenter
la zone de submersion en amont et surtout en aval des ouvrages. Par leur horizontalité, elles
évitent des concentrations d’eau et permettent d’avoir le même débit par m sur toute la
longueur d’un niveau d’aile.
La hauteur des ailes influence la rétention temporaire en surface et l’infiltration.

Aile haute et basse Déversoir

Contrefort
Figure 2 : composantes de seuil d’épandage
IV-1.2 : Avantage, inconvénient et contraintes d’un seuil d’épandage

IV-1.2. 1 : Avantage d’un seuil d’épandage

Les seuils d’épandage prolongent des eaux de surface et relèvent progressivement le niveau
des nappes phréatiques de plusieurs mètres et apportent les changements durables tels que :
 meilleure disponibilité et accessibilité à l’eau
 amélioration de la couverture végétale
 amélioration de la qualité de la terre propice à l’agriculture
 récupération de terres dégradées
 abondance des pâturages
 meilleures productions animales
 création des mains d’œuvres locale
 développement de cultures maraichères
 allègement du travail des femmes et enfants
 changement dans l’alimentation : consommation plus fréquente de légume avec
conséquence diminution de la malnutrition
 apport d’un climat abordable et la lutte contre la désertification
 la réduction de la vitesse de l’écoulement

IV-1.2.2 : Inconvénients des seuils d’épandage

En dépit de ses avantages, un seuil d’épandage présente aussi des inconvénients à noter qui
sont entre autres :
 risque d’inondation en cas de forte crue
 risque de développement des maladies hydriques en cas stagnation de l’eau
 risque de conflit foncier
 Développement d’érosion hydrique
 Réduction des terres cultivables disponibles

IV-1.2. 3 : Contraintes des seuils d’épandage

La difficulté de l’installation des seuils d’épandage dépend avant tout de l’étendue de la


dégradation du ravinement. La pente de la vallée, le volume et l’écoulement et les
caractéristiques de sols sont les facteurs secondaires.
IV-2 : Travaux de terrain
A la suite de notre bref cours, une mission du 18 au 21 Mai accompagnée de notre maître de
stage, l’ordre de la mission est l’organisation d’un chantier école et le suivi des chantiers de
construction de deux seuils d’épandage et cinq magasins communautaires dans la province du
Wadi-Fira, département de Dar-Tama.
Ainsi nous avons quitté Abéché à 10 h 45mn pour arriver à Guéréda à 16h. le deuxième jour
avant la descente sur le terrain, une rencontre a eu lieu avec les autorités locales (le secrétaire
général du Dar-Tama), pour les civilités. Ensuite nous avons reçu ces documents (plan du
magasin et la description des travaux) de la part de notre maitre de stage pour le suivi des
différents chantiers. Les plans sont en annexe.
Site AKA : Construction d’un magasin communautaire
Étaient Présents :
Maitre d’ouvrage : GIZ représenté par ingénieur MAHAMAT ABDELSALAM ADAM
Bureau de contrôle : 2ID représenté par ingénieur BERAL HONORE
GIE : AL WATAN
État : AHMAT MAHAMAT BACHAR
Étudiants Stagiaires :
Date du passage : mercredi 19 mai et jeudi 20 mai 2021
Ordre du jour 
Réception technique
Observations/Recommandations
Observations Recommandations
Le chantier n’est pas nettoyé
la latrine est en cours de construction
les travaux de peinture ne sont encore faits
Le revêtement intérieur, la chape est sans Les travaux sont appréciables à 80%, ainsi un
barbotine délai de dix (10) jours est accordé aux
Les joints des tôles sont apparents responsables de construction (GIE) par le
La rampe n’est pas bien construite
Le revêtement extérieur nécessite une maître d’ouvrage pour finir les travaux et
correction corrigé tous les réserves

Photo 2 : la latrine en cours de construction Photo 3 : magasin communautaire d’AKA

Site Oumri : Construction de deux seuils d’épandage


Intervenant
Maître d’œuvre : GIZ / GERTS
Bureau de contrôle : Best GCGR
Date de passage
Ordre du jour :
Évolutions
Observations
Recommandation
Évolutions

Oumri 1 : Oumri 2 :

Fouille 100% Fouille 90%

Maçonnerie 90% Maçonnerie 15%

Observations

Oumri 1 Oumri 2
les travaux sont presque à la Le seuil est en phase de construction. Au niveau des
fin, il reste que la disposition fouilles, nous avons remarqué que certaines parties
des gabions n’atteignent pas la profondeur prévue aux plans, à cause
de la présence des roches.
Ensuite, nous avons remarqué que la liaison entre les
moellons n’est pas bien remplie par les mortiers ainsi que
leurs dispositions
Photo 3 : chantier des seuils d’épandage d’Oumri

Connaissances acquises lors de la mission

Sur le choix de site


Avant l’implantation des seuils d’épandage nous devons identifiés les sites où les seuils
d’épandages sont particulièrement adoptés :

Ainsi les seuils d’épandage sont adoptés :

 aux larges vallées plates qui ne sont plus inondées par les crues petites et moyennes à
cause du fort ravinement ;
 aux bas-fonds plus au moins intacts pour améliorer les possibilités de culture ;
 aux vallées qui ont un potentiel de production agricole élève.

Sur les phases d’implantations de seuils d’épandage


Les études topographiques offrent des données de base pour la conception des seuils
d’épandage. Elles commencent d’abord par la détermination de l’axe de l’ouvrage qui doit
couper l’axe perpendiculairement le lit mineur et se prolonge dans le lit majeur. Les sommets
et points particuliers de l’axe sont matérialisés par des repères de barres de cornières enfoncés
et leurs coordonnées GPS sont relevées. Ces repérages sont renforcés par de marquages à la
peinture rouge sur des arbres et rochers. Enfin, on effectue le levé du profil en long de l’axe
de l’ouvrage qui servira à la conception.

Deuxième mission
Nous avons effectué notre deuxième mission du lundi 07au 11juin 2021 dans le Batha. Le but
de la mission est la réception provisoire de cinq (5) magasins communautaires et la réception
technique de trois (3) seuils d’épandage.

Nous avons quitté Abéché à 12h pour arrivé à Oumhadjer à 15h 45mn. Le deuxième jour
avant de descente sur le terrain comme pour la première mission, une rencontre avec les
autorités locales dans le but de nous accompagner pour assurer toutes les réceptions des
magasins communautaires et seuils d’épandage.

Réception provisoire de cinq (5) magasins communautaires à Batha

Étaient présent :
Secrétaire Général du département de Batha-Est
Délégué de l’agriculture
Délégué de l’élevage
Délègue de l’environnement
Maître d’œuvre : GIZ/GERTS représenté par Ingénieur MAHAMAT ABDELSALAM
ADAM
Technicien d’ANADER
GIE
GGO
Communautaires
Étudiants stagiaires
Date du passage : De 08 au 09 juin 2021
Sites Observations
DOURBAN Le dosage de la chape n’est pas respecté
CHOURANE Le travail est appréciable
ADREITE Le site n’est pas nettoyé
La rampe de l’entrée du magasin est raide
La fondation de la latrine nécessite de raccord
Les marches de la latrine ne sont pas bien dosées
Le mur acrotère est sans enduit
AMSOUYOUFA Le mur acrotère est sans enduit
Micros-fissures au niveau de chape
KABARE La latrine est construite sans le vide prévu pour l’aération
Le mur acrotère est sans enduit
La pente de la latrine n’est pas bien orientée vers le trou

Recommandations
Une réunion est tenue avec GGO et les communautaires après l’inspection de chaque
magasin. Ainsi, lors des différentes réunions ces recommandations ont été faites aux
bénéficiaires :
 planter des arbres devant le magasin
 valorisation de magasin communautaire
 veiller à l’entretien des équipements du bureau et magasin
 éviter l’utilisation personnelle
 disposer une caisse collective et les registres pour toutes les entrées et les sorties des
stocks et pour cela il faut choisi une personne qui connait lire et écrire
 le magasin ne doit pas être un lieu d’hébergement
SITE AMZIEFE : Construction de trois (3) seuils d’épandage

Étaient présent :

Maître d’œuvre : GIZ/GERTS représenté par Ingénieur MAHAMAT ABDELSALAM


ADAM
Bureau de contrôle : BEST GCGR
Entreprise : ABNAN ABOUHALA
Etudiants stagiaires
Chef de canton
Etat :
Représentant de Secrétaire Général du département de Batha-Est
Technicien de Génie Rural
Technicien d’ANADER
Délégué de l’agriculture
Délégué de l’élevage
Délègue de l’environnement

Date du passage : De 09 au 10 juin 2021


Ordre du jour : Réception technique

Seuils Observations Recommandations

Seuil 1 Les travaux presque à la fin


Les gabions ne sont pas encore disposés
Les déblais de fouilles dans le lit mineur de
la vallée
Seuil 2 Les travaux presque à la fin
Les gabions ne sont pas encore disposés Au regard de tout ce qui
Les déblais de fouilles dans le lit mineur de précède, un délai d’une semaine
la vallée est accordé à l’entreprise pour
Seuil 3 Les travaux sont en cours de réalisation finaliser et corriger toutes ces
Les gabions ne sont pas encore disposés erreurs
Il y a les déblais de fouilles dans le lit
mineur de la vallée
Les joints ne sont pas bien remplis

CHAPITRE V : ETUDE TECHNIQUE DE MAGASIN COMMUNAUTAIRE

Le programme GERTS construit des magasins communautaires pour le stockage des produits
agricoles aux personnelles vivantes autour de la vallée où les seuils sont construits. Le
magasin sera construit sur une superficie de 11,5 m x 5,95m et comprendra :

Espace Surface Fonctions


Terrasse 41,12 m2 Espace aménagé à l’entrée du magasin pour recevoir et amortir
les eaux venant de la toiture (muret-bordure et gravier)
Un bureau 15 m2 Un local bureau dédié au GGO pour l’archivage et les
rencontres. Il est équipé d’une table bureau, de trois chaises et
d’une étagère
Un magasin 40 m2 Un local servant au stockage des produits agricoles
2
Une latrine 7,48 m Pour les besoins des usagers du magasin
Les travaux seront essentiellement constitués de :

Gros œuvre
No Travaux Dispositions techniques
1
Implantation et Fouille en rigole 40 x 30cm
terrassement Fouille en puits 1,2 x 1,2 cm avec une profondeur de 120cm

2 Fondation Semelle isolée de (100x100x20) cm


Longrine 20x20 avec l’armature longitudinale 4HA10 et transversales
HA6 espacée de 15cm
Dallage d’épaisseur 15cm en maille de fer de 8 espacé de 20cm
Mur de soubassement 60cm de hauteur en agglos plein de 20cm
Poteau amorce de 20x20cm

3 Elévation Poteau 15x15 cm² avec une armature longitudinale 4HA10 et transversale
HA6 épaisseur de 15 cm
Chainage linteau 15x20cm²
La maçonnerie en élévation en brique de 15
4 Toiture

La toiture est composée d’un solivage en IPN de 8O et de fer rectangulaire


de 40x60mm. La toiture sera en tôle bac à quatre ondulations

5 Assainissement
Les travaux de réalisation d’une fosse tout usage de capacité de11.5m  3 en
parpaing de 15 d’élévation et la couverture en tôle bac ordinaire

Second œuvre
No Travaux Dispositions techniques
1 Revêtement Le revêtement intérieur/extérieur des murs et la chape au sol
seront en enduit de ciment dosé à 300kg/m3
2 Menuiserie Les portes et fenêtres en métallique en tôle pleine et le
recouvrement en peinture anti rouille au moment de leur
livraison
3 Peinture Les travaux de peinture sont prévus à l’intérieur (peinture
vinylique) sur toute la surface du bureau et la peinture à l’huile
sur toute l’aire métallique
Equipement du bâtiment
4 Bureau Une table avec ossature en bois blanc vernis et aire de travail
en panneaux, trois chaises en bois, une étagère de dimensions
(profondeur =30cm largeur=150cm et hauteur =200cm)
V-1 Devis Quantitatif

Désignations Unités Quantités Prix unitaire Prix total

Installation - repli de chantier


Installation
Décapage m3 1 3.51
Fouille en puits m3 28.08
Fouille en rigole m3 4.66
Remblai de fouille après m3 24.83
Terrassement coulage de semelles et
poteaux amorces
Remblai sous dallage m3 22
Gros œuvre
Béton armé pour semelles m3 2.6
BA pour Poteau amorces m3 0.65
Béton armé pour Longrine m3 1.55
Fondation Béton armé pour Dallage m3 9.10
Béton de propriété sous m3 0.94
semelles
Elévation Chainage de couronnement m3 0.58
BA pour Poteau d’élévation m3 1.11
BA pour chainage linteau 1.16

Béton pour m3 0.4


Rampe à l’entrée
du magasin
Marche à l’entrée m3
du bureau
Maçonnerie Agglos pour mur 303
de soubassement
Agglos pour mur 1985
d’élévation
Mortier pour pose m3 3.3
des briques
Toiture Tôle 21
Panne (IPN80 de 10
6m)
Traverse 12
Second œuvre
Revêtement Revêtement
intérieur
Revêtement
extérieur
Chape
Menuiserie Porte (210X140) 1
Porte (210X90) 1
Fenêtre 2
(120X100)
Aération 8
(100X40)
Peinture Portes et fenêtres L 6.25
Intérieur bureau L 17.28
CHAPITRES VI : CONCEPTION D’UN SEUIL D’EPANDAGE
VI.1 : ETUDES TOPOGRAPHIQUES
VI.1 .1 : Implantation provisoire de l’axe du seuil
L’implantation provisoire des ouvrages est réalisée selon les étapes suivantes :
- Implantation de l’axe du seuil au niveau du lit mineur : elle est faite à l’aide des jalons
posés perpendiculairement au sens de l’écoulement ;
- Prolongement de l’implantation aux contreforts et au commencement des ailes. Cette
partie est également implantée toujours perpendiculairement au lit mineur.
- Levé topographique de l’implantation partielle et détermination du niveau 00 (la moyenne
d’altitudes des points levés dans le lit mineur ou altitude du point le plus bas) dans le lit
mineur et ensuite le niveau moyen ou représentatif du lit majeur (zone d’épandage).
- Conception en hauteur des différentes parties du seuil (seuil, contreforts et les ailes) par
rapport au niveau 00. La conception provisoire au terrain facilite la conception définitive
au bureau par la définition du niveau des ailes par rapport au TN (niveau du terrain
naturel) du lit majeur, la hauteur du seuil et sa différence avec les ailes. Ce qui permet de
s’assurer que le profil levé est suffisant.
- Implantation avec des jalons des ailes, suivant les courbes de niveau proches du niveau
moyen défini du lit majeur, jusqu’au dépassement de son point d’ancrage au TN (cote TN
sensiblement égale à la cote aile) d’une certaine distance.
- Vérification et adoption de l’implantation si le profil semble suffisant en termes
d’épandage ou certaines caractéristiques du terrain.

VI.1 .2 : Implantation définitive de l’axe du seuil


L’implantation définitive de l’axe du seuil correspond à la matérialisation des sommets et
points particuliers de l’axe :

- Bornes en béton ou cornières ;


- Relevé des coordonnées GPS des bornes ;
- Marquage des peintures sur les arbres ou rochers à proximité des repères et indication de
leurs distances par rapport aux repères respectifs ;
- Réalisation du croquis de repérage de l’axe avec les points marquants. Le croquis de
repérage doit permettre l’implantation de l’axe lors de l’exécution. Il comprend l’axe du
seuil, les repères de l’axe avec leurs positions par rapport aux points remarquables (arbres,
rochers …) et les coordonnées GPS.

VI.1.3 : Lever du profil TN de l’axe du seuil


IL s’agit de procéder au levé du profil TN définitif de l’axe de l’ouvrage en passant par les
repères (nivellement).
VI.1 .4: Lever topographique en planimétrie en amont de chaque site
Le levé de détails est fait au moins sur 500 mètres en amont de l’axe du seuil et c’est sur toute
la largeur du bas-fond. Ce qui permet de réaliser le plan de masse en amont du site
comportant principalement les courbes de niveau et les points cotés.

VI.1 .5 : Rattachement des côtes entre les sites


Le rattachement des côtes entre les sites (axes des seuils) est enfin réalisé pour apprécier la
pente longitudinale de la vallée. Cette tâche est un vrai pénible périple à cause des distances
parfois importantes qui séparent les sites.

VI-2 : ÉTUDES HYDROLOGIQUES

VI-2.1 : Délimitation des bassins versants


La délimitation des bassins versants s’effectue généralement à partir des cartes numérisées
IGN-Tchad au 1/200 000 des zones des ouvrages.

VI-2.2 : Détermination des caractéristiques physiques des bassins versants


1. Superficie et périmètre
La superficie (S) et le périmètre (P) des bassins versants sont généralement déterminés par le
logiciel MapInfo Professional
Leurs valeurs sont exprimées respectivement en Km2 et en Km.

2. Longueur du rectangle équivalant

P+ √ P2 −16 ×S
Le =
4
Avec :
Le : la longueur du rectangle équivalent (m)
S : la superficie du bassin versant (Km2) ;
P : le périmètre du bassin versant (Km).

3. Indice de compacité

P
K G =0,28 ×
√S
Avec :
KG : l’indice de compacité ;
S : la superficie du bassin versant (Km2) ;
P : le périmètre du bassin versant (Km).

VI-3 : Étude des caractéristiques des cours d’eau principaux


A. Longueur du cours d’eau principal
L’estimation de la longueur du cours d’eau principal s’est effectuée à partir des images
satellitaires interactives de Google Earth.
B. Pente moyenne du cours d’eau principal
Les pentes moyennes de cours d'eau sont calculées à partir du profil longitudinal du cours
d'eau principal. La méthode utilisée pour calculer la pente longitudinale du cours d'eau
consiste à diviser la différence d'altitude entre les points extrêmes du profil par la longueur
totale du cours d'eau :
∆ H max
Pmoy =
L
Avec :
Pmoy: la pente moyenne du cours d'eau (m/km) ;

ΔHmax : la dénivellation maximale de la rivière (m) (différence d'altitude entre le point le

plus éloigné et l'émissaire) ;


L : la longueur du cours d'eau principal (km).

VI-4 : Estimation des caractéristiques pluviométriques


Il s’agit de :

Estimation de la hauteur moyenne de précipitation annuelle (Pan)


Estimation de la hauteur d'averse décennale ponctuelle (P10)

VI-4.1 : Estimation du débit de la crue du projet


A l’issue de la caractérisation du bassin versant, nous procédons à une analyse fréquentielle
des pluies en utilisant la loi de Gumel pour la série de pluie maximale journalière (à cause de
la nature de la nature extrême du phénomène) et la loi de GAUSS pour la série de l’annuelle
moyenne.
La crue d’un projet peut être calculée en utilisant deux méthodes :
 La méthode de CIEH(ref. Crues et apports : Manuel pour l’estimation des crues
décennales et des apports annuels pour les petits bassins versants non jaugés de
l’Afrique sahélienne et tropicale sèche).
 La méthode d’ORSTOM
A. La méthode de CIEH

Pour la méthode CIEH, le débit de crue décennal est calculé à partir de la formule suivante :

Q10 = a * Ss * Panp*Igi*Kr10k
*Dcoefficients
Avec : a, s, p, i, k, d, …, sont des dd à déterminer dans le tableau 11 du
bulletin FAO 54
S : la superficie du bassin versant en km2
Pm10 : la hauteur de pluie journalière décennale moyenne sur le bassin en mm
Ig : l’indice global de pente en m/km
Kr10 : le coefficient de ruissellement correspondant à la crue décennale en %
Dd : la densité de drainage en km/km2.
B. Méthode ORSTOM

Cette méthode permet de déterminer le débit de pointe correspondant au ruissellement


superficiel de la crue décennale est calculé par la relation suivant :

Qr10 =A∙P10∙Kr10∙α10∙S/Tb10

Avec A : le coefficient d’abattement


Qr10 : débit maximum décennal ruisselé (m3/s)
P10 : pluie maximale journalière de fréquence décennale (mm)
Kr10 : Coefficient de ruissellement décennal (%)
α10 : Coefficient de pointe de la crue. Il a été pris égal à 2,6

 Pente longitudinale
La pente longitudinale du bassin versant est déterminée à l’aide de la formule simplifiée de
GRESILLON.
0,026
I=
√S
 Indice globale de pente
En raison de l’impossibilité d’établir les courbes hypsométriques pour la détermination de
l’indice globale de pente, il sera alors assimilé à la pente longitudinale du bassin versant.

VI-4.2  Estimation de précipitation décennale moyenne sur le bassin (Pm10)


La précipitation moyenne sur le bassin Pm10est obtenue en multipliant la hauteur de
précipitation ponctuelle P10par le coefficient d'abattement A, déterminé par l'équation
simplifiée de Vuillaume (1974) :

Pm 10= A × P10

Avec :
( 161−0,042× P an)
A=1− [ 1000
×logS ]
S : la superficie du bassin, en km2 ;
Pan: la hauteur moyenne de précipitation annuelle, en mm.

VI-4.3  Estimation du débit de point (Q10)


L’estimation du débit de crue décennale à partir de la méthode CIEH se fait essentiellement
sur la base d’un schéma de régression multiple et se présente sous la forme suivante :

Q10=a × S s × Pan
p
× I ig × K kr 10 × Ddd … … …
Où :
a, s, p, i, k, d… sont des coefficients à déterminer ;
S est la surface du bassin versant (Km2) ;
Ig est l’indice global de pente (m/Km) ;
Pan est la pluie annuelle moyenne (mm) ;
Kr10 est le coefficient de ruissellement décennale (%) ;
Dd est la densité de drainage (Km-1).

VI-3 : DIMENSIONNEMENT ET CALAGE DES OUVRAGES

VI-3 .1 : Dimensionnement Des Bassins De Dissipation

Les bassins de dissipation sont dimensionnés en fonction des lames d’eau et de leurs hauteurs
de chutes. Il s’agit donc de la détermination de leurs longueurs, profondeurs et les dimensions
de leur protection en aval par enrochement libre.

Dimensions principales en cm, en fonction de la hauteur


Source : Heinz. B (2009)

VI-3.1.1 : Détermination des lames d’eau sur les différentes parties du seuil
Le calcul de ces hauteurs est effectué par la loi de débit sur le seuil, en le supposant dénoyé :
Q=mLh √(2 gh)
Avec :
Q : débit sur le seuil/ailes basses ou hautes (m3/s)
L : longueur déversant correspondante (m),
h : charge recherchée sur le seuil/ailes (m)
m : coefficient de débit du seuil (nous travaillons avec la valeur 0,39 correspondant au
déversoir à paroi épaisse)
g : accélération de la pesanteur (g= 10 m/s2)
Les calculs se fait de manière itérative en fonction des hauteurs d’eau sur les différentes
parties du seuil (les hauteurs d’eau sur les ailes dépendent de celles du seuil) jusqu’à
l’approximation du débit de la crue de projet calculé, c’est-à-dire la somme des débits calculés
sur les différentes parties du seuil doit être supérieure ou égale au débit de crue du projet.

VI-3.1.2 : Détermination des débits spécifiques (m3/s/ml)


Le débit spécifique de chaque partie, qi (m3/s/ml) est donné par la formule :
Q
q i= i
Li

VI-3.2 : Dimensionnement des bassins de protection des ailes et


contreforts

Pour les ailes, le dimensionnement est effectué sur la base de l’aile la plus haute et évacuant
un débit spécifique le plus important.
La connaissance des hauteurs d’eau sur les différentes parties du seuil, correspondant à
L’évacuation du débit du projet, est indispensable pour le dimensionnement (stabilité et
protection contre les affouillements) de ces ouvrages. Le calcul de ces hauteurs est effectué
par la loi de débit sur le seuil, en le supposant dénoyé :

Q= mhL√ 2 gh

Avec Q : débit sur le seuil/ailes basses ou hautes (m3/s) ;


L : longueur déversant correspondant (m) ;
Sources : DURANT et al. (1999)
h : charge recherchée sur le seuil/ailes (m) ;
En suivant la classification de Heinz BENDER en fonction de la crue et de l’épaisseur
g : accélération de la pesanteur (g = 9,81m/s2).
de la lame d’eau.
m : coefficient de débit du seuil (m = 0,39 pour le déversoir à crête épaisse) ;

Tableau : Classification de type de bassin de dissipation selon BENDER (2009)


VI-4 : Stabilité au renversement

Sous l’effet de la poussée de l’eau, l’ouvrage tend basculé vers l’avant (mouvement de
rotation au tour du pied aval. C’est le poids de l’ouvrage qui s’oppose à cet effet de
renversement. Comme tout mouvement de rotation, le renversement de l’ouvrage est
déterminé par le moment force par leur bras de levier.

Mpoids = Pp x bras de levier du poids

Mpoussé = Poussé x bras de levier de la poussée 

Théoriquement l’ouvrage est en équilibre si Mpoids= Mpousséé

En pratique, on applique un coefficient de sécurité et on considère que l’ouvrage est stable si :

Mpoids= 2×Mpousséé

VI-4 .1: Calcul du moment de poussée

VI-4 .1.1: Calcul de l’intensité de la poussée

En chaque point du mur amont di seuil, l’eau exerce une pression perpendiculaire à la surface
de ce mur. Cette pression croit proportionnellement à la profondeur selon la loi
P = De × h

Avec :

De : Densité de l’eau (De = 1000Kg /m 3 )

h : profondeur (m)

P : la pression (kg/m2)

VI-4 .1.2 : Détermination du bras de levier

(Point d’application)

D’après le calcul du barycentre d’un trapèze

X= ¿

VI-4 .2 : Moment de renversement

Moment de renversement de la poussée de l’eau est : Mres = Q .X

Calcul du moment du poids du seuil d’épandage

Calcul de l’intensité du poids

P = Dou S

( a+b)
Avec S= D ×hs
2

Calcul du bras de levier

Y est le bras de levier du poids

1 a( a+2 b)
[
Y = 2 ( b−a ) +
3 b+ a ]
VI-4 .3 : Moment stabilisant

Mstab = P. y

Bref l’ouvrage est stable si :

M stab
≥2
M ren
VI-4 Plan

 Plan
Les plans de conception (les profils en long, en travers, les croquis du terrain) et les coordo

nnées X et Y, les cotes seront mentionnées dans l’annexe.

VI-5 : Devis

VI-5 .1: Devis quantitatif


Les études nous permettent de d’établir le devis quantitatif et estimatif des ouvrages
élémentaires. En effet le débit nous permet de déterminer le coût global de l’ouvrage (seuil
d’épandage). Par manque de données nous vous présentons une feuille de calcul estimatif et
quantitatif des différents matériaux et matériels nécessaires à la construction des seuils.

Quantit
N° Désignations Unité é P. unitaire P. total
1 Installation - repli de chantier
1.1 Installation Ff      
Total installation repli chantier
2 Maçonnerie et protection
2.1 Maçonnerie en moellon m3  1330.13    
3
2.2 Ecran en Béton m  45.7    
Enrochement en pierre maçonné pour
protection bassin en aval du mur y
2.3 compris la fouille pour la fondation m3  248.54    
Perré maçonnerie sur bassin de
dissipation en géotextile y compris la
2.4 fouille pour la fondation m3  130.51    
protection en gabions en aval des
2.5 déversoirs  m3  122.4    
Total maçonneries et protections
TOTAL
VI--6 : Photologie

Pathologies Causes Types Réparations

Dégradation - Affaissement - Décollement ou Ces désordres


de différentiel du fissuration de nécessitent un
Maçonnerie fondation l’enduit diagnostic
- Mauvaise qualité des - Fissure ouverte approfondi
matériaux ou sans fuite Les dispositions a
- Les phénomènes - Affouillement prendre sont en
physico-chimiques ou pied des fonction des causes
maçonneries de l’origine
- Les
affaissements
Désorganisati - Altération des
on des perrés moellons de mauvaise L’enlèvement des pierres dégradées ainsi
qualité que celles environnantes
- Désorganisation de Pose de moellons de taille et de qualité
moellons sous l’effet satisfaisante
des vagues d’eau
- Glissement des
moellons dû à une
mauvaise pose
Dégradation - Les pliages répétés - Basculement Si les causes
des gabions des fils ou choc des gabions métalliques ne sont
- La corrosion en zone - Affaissement pas déterminées, il
de marnage des gabions suffit de faire les
- Rupture des fils gabions et de
- Désagrégement remplacer les
de la pierre moellons
dans les cages désagrèges par des
métalliques moellons de
- Départ des meilleur qualité 
matériaux de la Dans le cas
zone de contact échéant, les zones
remblai pet endommagées
gabions doivent être
défaites et reprises
avec des nouveaux
matériaux (cages et
moellons) de
bonne qualité.
CHAPITRES VII : Etude d’impact environnemental et social

Au cours des travaux, les dispositions environnementales et sociales liées à la réalisation des
travaux, seront synthétisées dans un tableau récapitulatif indiquant les impacts et les mesures
d’atténuation prévues (environnementales et sociales) seront expliquées et appliquées par
l’ensemble des personnels des entreprises et dont l’effectivité sera vérifiée sur le terrain par la
mission de contrôle et la supervision par le programme à travers ses équipes techniques
(Assistant terrain et personnel technique du siège). Le tableau suivant donne les informations.

De plus, les activités liées à la gestion et aux suivis des mesures environnementales sociales
devront être consignées dans un classeur dédié.

Tableaux récapitulatifs des impacts et atténuations


Aspects environnementaux

Impacts /
Solutions /atténuation
Problématique
Implantation des Eviter de couper les arbres et arbustes tant que possible.
axes des Les études avaient pris en compte cet aspect en évitant que les arbres et arbustes
ouvrages (seuils) ne soient pas dans l’emprise des travaux
Eviter le stockage en désordre des matériaux de déblais aux alentours des
ouvrages
Produits des
Les matériaux de déblais seront saignement étalé et compacté en amont des
fouilles /Déblais
murets amont des seuils de sorte à éviter la stagnation des eaux aux droits
immédiats des parties concernés (contrefort et ailes)
Entretien Eviter de verser les huiles de vidange dans la nature.
logistique /huile Les huiles de vidange seront stockées dans les récipients et acheminées hors de
de vidanges la zone pour être traitées dans un endroit agrée par l’Administration
Eviter les jeter les ordures ménagères dans la nature
Gestion de la Prévoir des poubelles pour le stockage des ordures ménagères
base-vie Eviter de couper le bois comme bois de chauffe
Prévoir les foyers à gaz pour les faire cuire les aliments et repas

Aspects sociaux

Impacts / Problématique Solutions /atténuation


Eviter les nuisances sonores
Gestion de la base-vie
Se conformer aux us et coutumes de la zone

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