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UNION POUR LA NATION CONGOLAISE

« U.N.C »
Parti politique enregistré par l’Arrêté Ministériel
n° 111/VPM-MIS/2010 du 19 juin 2010

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COMMUNIQUE DE PRESSE
L’Union pour la Nation Congolaise, UNC, s’est réveillée ce matin du 26
avril 2011 avec la triste nouvelle de l’assassinat ignoble et lâche de
Madame KANYANGIRE BIRINGANINE Consolate, Coordinatrice
Adjointe des Femmes UNC, Commune de KADUTU dans la Ville de
Bukavu et épouse de Monsieur Baudouin KABI, Coordonnateur de
l’UNC/WALUNGU.

En effet, vers 1h00’ du matin, des hommes armés en uniforme, non


autrement identifiés, se sont introduits dans la résidence familiale de
Monsieur KABI et ont tiré sur la porte d’entrée.

Pendant ce temps, quelques enfants KABI ont réussi à sortir de la


maison pour alerter la police commise à la garde d’une station d’eau
située à moins de cinq minutes de leur résidence. Malheureusement
pour ces enfants qui ont cru trouver le secours des éléments de la police
en poste à la dite station, ils se sont laissés entendre dire que la police
n’était pas là pour protéger les membres de l’UNC. Ces enfants se sont
ainsi retrouvés butés à un refus catégorique d’assistance à leur famille
agressée.

Ces hommes armés se sont introduits dans la maison familiale et ont


froidement abattu notre militante, la très regrettée KANYANGIRE
BIRINGANINE Consolate, en lieu et place de son mari qui était la vraie
cible des assaillants. Ces derniers ont promis, en se retirant, de revenir
pour exterminer le reste de la famille.

D’aucun peut se demander pourquoi en voulait-on à son mari au point


d’assassiner sa pauvre épouse en ses lieu et place ? Celui-ci, Monsieur
Baudouin KABI, Coordonnateur de l’UNC/WALUNGU venait de conduire
dans sa juridiction, une délégation de l’UNC en mission d’implantation du
parti.

siège : Avenue Croix-Rouge n° 3, Commune de Barumbu, Kinshasa,


e-mail : unc_sg@yahoo.fr , Tél. : 0815536742, 0813838077
www.unc-rdc.com et www.vital-kamerhe.com
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Cette mission avait été un réel succès, au point de susciter la jalousie


des adversaires de l’UNC parmi lesquels certaines grandes autorités de
Kinshasa, qui ont proférées des menaces à l’endroit des membres de la
délégation.

L’UNC se réserve le droit, en cas de persistance de l’insécurité sur ses


membres, de porter ces menaces et leurs auteurs sur la place publique.
Car, l’assassinat de Madame KANYANGIRE n’est rien d’autre que la
matérialisation des menaces proférées contre les membres de la mission
de l’UNC à Walungu, en ciblant la personne qui l’y a conduite.

Alerté peu de temps après cet événement tragique, le Bourgmestre de


KADUTU ne se présentera sur le lieu des faits qu’à 8h15’ du matin, soit
avec près de 7 heures de retard. Interrogé sur les raisons de l’abstention
coupable des policiers commis à la garde de la station d’eau des
environs, le Bourgmestre a répondu que cette police est uniquement
commise à la garde de la station et non à la sécurité des personnes et
de leurs biens. Cette interview est passée sur une radio locale ce matin
même.

Alors que l’UNC n’a pas encore fini de dénoncer les arrestations
arbitraires de ses membres à Kasongo et à Kindu dans la province du
Maniema parmi lesquels, Messieurs Juvénal KABWENDE, SABITI
RAMAZANI, Adolphe NGONGO DEBABA, ABEDI ABOUBAKAR
ABSAM, NGONGO RAMAZANI, MATANGA SABITI SHADARI, JOSEPH
KIPUTA SHALANGA, ASANI MASUDI, DAMI KIFININI et PITCHOU
AMISI SHABANI, la violence subie par ses membres à Shabunda dans
le Sud-Kivu, les ennemis de la démocratie viennent de passer à la
vitesse supérieure en décidant carrément d’ôter la vie à ses membres.

La situation de violation massive des droits humains déjà grave d’une


manière générale en RDC, atteint ainsi son paroxysme en ce qui
concerne l’UNC et ses membres. C’est à se demander si en fondant
l’UNC et en y adhérant, ses membres ont commis une infraction. Et
laquelle ?

A propos de ses membres mis en détention préventive par le Parquet


près le Tribunal de Grande Instance de Kindu, l’UNC a engagé deux
avocats à partir de Kinshasa pour aller y défendre leurs droits. Une fois
sur les lieux, les avocats ont saisi le Président de cette dernière
juridiction d’une requête de mise en liberté provisoire.
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Alors que l’audience de la chambre du Conseil pour ce faire devait se


tenir aujourd’hui 26 avril 2011, le Procureur de la République près ce
Tribunal qui a déjà fixé l’affaire devant la juridiction de jugement, a
bloqué le dossier qu’il a refusé de présenter et ce, d’ordre du
Gouverneur de la Province du Maniema.

C’est tout simplement inadmissible dans un pays qui s’appelle


République DEMOCRATIQUE du Congo.

Alors que l’UNC qui a écrit au Vice-Premier Ministre, Ministre de


l’Intérieur et de la Sécurité, continue à attendre de ce dernier la réponse
et la solution à ses problèmes, le constat est que le déni de cette autorité
chargée de la sécurité de toutes les congolaises, de tous les congolais et
des étrangers vivant sur le territoire national, contribue à l’aggravation de
l’insécurité des membres de l’UNC sur le terrain. Ce déni a tout l’air d’un
sauf-conduit, d’un laisser-faire. Aucun gouvernement responsable ne
peut sécuriser une partie de la population et en insécuriser une autre.

En plus de l’assassinat de KANYANGIRE, l’UNC déplore l’agression


d’un autre de ses membres, Monsieur Passy MALEKA habitant
Malueka, visité par les agents de sécurité, non autrement identifiées qui
lui ont cassé le bras pour la simple raison qu’il avait organisé, dans sa
résidence, une réunion du Parti, pourtant agrée par le Ministère de
l’Intérieur.

L’UNC rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale que cet acte


d’intolérance politique qui dénie et bafoue les libertés fondamentales
reconnues à tout citoyen congolais par la Constitution, vient exacerber et
alourdir une situation déjà assombrie par une série d’actes de
répression des militants de notre Parti sur l’ensemble du Territoire
national et ce ; depuis son lancement jusqu’à ce jour.

L’UNC ne saurait être exhaustive dans le cadre de ce communiqué de


presse, tant la liste des violations de ses droits et de ceux de ses
membres s’allonge chaque jour qui passe.

C’est pourquoi l’UNC :

1. réaffirme qu’elle est un parti politique légalement constitué. A ce


titre, elle entend exercer la plénitude des droits reconnus aux partis
politiques par la Constitution et les lois de la République.
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2. réaffirme encore qu’elle ne se laissera pas intimider et qu’elle


entend mener sa lutte, strictement par les moyens démocratiques
et non violents, jusqu’à la victoire finale, à la libération du peuple
congolais, de concert avec les autres forces politiques acquises au
changement, éprises de justice et de paix.

3. condamne fermement et avec la dernière énergie cet assassinat


odieux ainsi que tous les actes d’intimidation qui mettent en péril la
démocratie et hypothèquent dangereusement la tenue des
élections démocratiques, libres, transparentes et apaisées.

4. demande au Premier Ministre, au Vice-premier Ministre et ministre


de l’intérieur et Sécurité, au Ministre de la Justice et Droits
Humains ainsi qu’au Gouverneur du Sud-Kivu de diligenter et de
favoriser très rapidement une enquête indépendante pour que les
auteurs tant physiques qu’intellectuels de cet assassinat soient
connus et punis conformément à la loi.

5. exige la libération sans condition de ses onze cadres enlevés et


séquestrés à la prison de Kindu et regrette madame KANYIGIRE
ait connu le même sort que Floribert CHEBEYA, Fidèle BAZANA,
Armand TUNGULU d’illustre mémoire et toutes les autres victimes
de l’intolérance politique orchestrée par un régime manifestement
désespéré et déterminé à replonger le pays dans la dictature du
Parti Etat.

6. invite le Gouvernement à prendre ses responsabilités pour faire


cesser les violences, intimidations et assassinats contre les
membres de l’UNC qui, comme citoyens, ont le droit d’adhérer
librement au parti de leur choix et d’exercer les droits y attachés.

7. invite la CENI à s’intéresser davantage à l’amélioration de


l’environnement pré-électoral, sans laquelle son serment
d’organiser, en République Démocratique du Congo, des élections
libres, transparentes, démocratiques et apaisées risque de
demeurer un vœu pieux.

8. lance un appel pressant aux organisations de défense des droits


de l’homme pour qu’elles dénoncent les violations des droits
humains en général et des droits politiques en particulier, en cette
veille des élections. De même, que ces organisations diligentent
des enquêtes pour non seulement attester la véracité des
dénonciations de l’UNC, mais aussi en dénoncer les auteurs, et les
traduire devant les juridictions pour des sanctions conséquentes.

9. interpelle la communauté internationale, spécialement la


MONUSCO, sur les dérives que prend le processus électoral du
fait du pouvoir de la Majorité Présidentielle, lequel pouvoir intimide
les partisans des partis d’opposition, spécialement ceux de l’UNC,
dans le vilain dessein d’arracher par la terreur une réélection de
son candidat. La MONUSCO qui a, dans son mandat, la
sécurisation de la population civile, est invitée à accroître ses
moyens d’actions pour aider à garantir à tous les Congolais la
pleine jouissance, sans être inquiétés, de leurs droits dans les
limites de la loi.

10. avertit l’opinion tant nationale qu’internationale que le peuple


congolais en général et les militantes et militants de l’UNC en
particulier, fort de leurs droits, n’hésiteront pas à se prendre en
charge en cas de répétition de ces actes d’intimidation, de
répression politique, car tous ces cas déjà portés à la
connaissance des autorités du pays qui n’ont trouvé aucune
solution, sont une preuve que la fameuse « tolérance zéro » n’est
qu’un vain slogan propagandiste destiné à protéger les criminels
et assassins et, à écraser les faibles et les forces démocratiques
du pays.

Enfin, très touchés, l’UNC et son Président National, l’Honorable Vital


Kamerhe présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille
de la défunte Madame KANYANGIRE, martyre de l’intolérance et
renouvellent leurs encouragements aux familles de ses membres
injustement incarcérés à Kindu ainsi qu’au militant Passy MALEKA, dont
le bras a été cassé par les ennemis de la démocratie.

Que vive l’Union pour la Nation Congolaise.

L’UNC, toujours ensemble pour vaincre.

Fait à Kinshasa, le 26 avril 2011

Jean-Bertrand EWANGA ISEWANGA IYOKA