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Chapitre 1 : Définitions de base page 1

Chapitre 1 : Définitions de base

Plan du chapitre 1 :

1. Présentation
2. Définition "intuitive" d'un graphe
3. Définition mathématique d'un graphe
4. Ordre, orientation et multiplicité
4.1. Ordre
4.2. Orientation
4.3. Multiplicité
5. Relations entre les éléments d'un graphe
5.1. Relations entre sommets
5.2. Relations entre arcs et sommets
5.3. Qualificatifs des graphes
6. Matrices associées à un graphe
6.1. Matrice d'incidence sommet-arc
6.2. Matrice d'adjacence ou d'incidence sommets-sommets
6.3. Matrice d’incidence sommets-arrêtes
6.4. Forme condensée des matrices creuses
7. Autres représentation des graphes
7.1. Représentation par listes chaînées
7.2. Les représentations tabulaires
8. Vocabulaire lié à la connexité
8.1. Chaîne, chemin et longueur
8.2. Connexité
8.3. Circuit et cycle
8.4. Cocycle et cocircuit

1. Présentation
Les graphes modélisent de nombreuses situations concrètes où interviennent des objets en
interaction.
 Les interconnexions routières, ferroviaires ou aériennes entre différentes agglomérations,
 Les liens entre les composants d'un circuit électronique,
 Le plan d'une ville et de ses rues en sens unique,...
Les graphes permettent de manipuler plus facilement des objets et leurs relations avec une
représentation graphique naturelle. L'ensemble des techniques et outils mathématiques mis au

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point en Théorie des Graphes permettent de démontrer facilement des propriétés, d'en déduire
des méthodes de résolution, des algorithmes, ...
 Quel est le plus court chemin (en distance ou en temps) pour se rendre d'une ville à
une autre ?
 Comment minimiser la longueur totale des connexions d'un circuit ?
 Peut-on mettre une rue en sens unique sans rendre impossible la circulation en ville ?

2. Définition "intuitive" d'un graphe


Un graphe permet de décrire un ensemble (non vide et fini) d'objets et leurs relations, c'est à
dire les liens entre les objets.
 Les objets sont appelés les nœuds, ou encore les sommets du graphe.
 Un lien entre deux objets est appelé un arc (ou arête).

Exemple 1 :
Dans l’exemple ci-après, on a :
- Un ensemble de sommets : {1,2,3,4}
- Un ensemble d’arcs :

Fig.1. Exemple 1 de graphe


Exemple 2 :
Dans l’exemple ci-après, on a :
- Un ensemble de sommets : {1,2,3,4,5,6}
- Un ensemble d’arêtes :

Fig.2. Exemple 2 de graphe


3. Définition mathématique d'un graphe
Mathématiquement, un graphe 𝐺 est représenté par un couple de deux ensembles
𝐺 = (𝑋, 𝑈) où :

 𝑋 = {𝑥1 , 𝑥2 , … , 𝑥𝑛 } est l'ensemble des nœuds (ou sommets)

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 et 𝑈 = {𝑢1 , 𝑢2 , … , 𝑢𝑚 } est l'ensemble d’éléments du produit cartésien 𝑋 × 𝑋 =


{(𝑥, 𝑦)/𝑥 ∈ 𝑋, 𝑦 ∈ 𝑋}.

4. Ordre, orientation et multiplicité


4.1. Ordre
Le nombre de sommets présents dans un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est l'ordre du graphe.
L’ordre de 𝐺 est donc le cardinal de 𝑋 et noté |𝑋|.

Exemple :
Le graphe de la figure Fig.1. est d’ordre 4.
Le graphe de la figure Fig.2. est d’ordre 6.

4.2. Orientation
4.2.1. Graphe orienté :
Un graphe 𝐺 est orienté si ses liens ne peuvent être parcourus que dans un sens. L’orientation
des liens est indiquée par des flèches sur les liens. Un lien orienté est appelé un arc et est noté
𝑢 (voir Fig.1.).
L’arc 𝑢 se présente de la manière suivante :

Fig.3. Arc 𝑢 = (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 )


Le sommet 𝑥𝑖 est son extrémité initiale et 𝑥𝑗 son extrémité terminale.
Un arc (𝑥𝑖 , 𝑥𝑖 ) est appelé une boucle.

Fig.4. Boucle
4.2.2. Graphe non orienté :
Lors de l’étude de certaines propriétés, il arrive que l’orientation des liens ne joue aucun rôle.
On s’intéresse simplement à l’existence de lien(s) entre deux sommets (sans en préciser
l’ordre). Un lien sans orientation est appelé arête (voir Fig.2.).

𝑈 est constitué non pas de couples, mais de paires de sommets non ordonnés.

Remarque :
Dans le cas non-orienté, au lieu de noter 𝐺 = (𝑋, 𝑈) et 𝑢 = (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ), on préfère souvent la
notation 𝐺 = (𝑋, 𝐸) et 𝑒 = ⌈𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ⌉.

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4.3. Multiplicité
On appelle multiplicité de l’arc 𝑢 le nombre 𝑚𝑖𝑗 défini par 𝑚𝑖𝑗 = |{𝑢 ∈ 𝑈/𝑢 = (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 )}|.
Deux arcs 𝑢1 et 𝑢2 sont dit parallèles s’ils ont les mêmes extrémités (initiales et finales).
Un ensemble de 𝑝 arcs parallèles est appelé arc multiple, 𝑝 est la multiplicité (𝑝 = 𝑚𝑖𝑗 ).
On appelle multiplicité du graphe 𝐺 le nombre 𝑚(𝐺) défini par :
𝑚(𝐺) = 𝑚𝑎𝑥𝑢∈𝑈/𝑢∈(𝑥𝑖 ,𝑥𝑗) {𝑚𝑖𝑗 }
On appelle p-graphe tel que 𝑝 = 𝑚(𝐺), un graphe dans lequel il n’existe jamais plus de 𝑝
arcs de la forme (𝑖, 𝑗) entre deux sommets quelconques.

Exemple :

Fig.5. 3-graphe d’ordre 3 Fig.6. 1-graphe d’ordre 3


Remarques :
- Un multigraphe 𝐺 = (𝑋, 𝐸) est un graphe pour lequel il peut exister plusieurs arêtes
entre deux sommets.
- Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝐸) est simple :
i. s’il n’est pas un multigraphe ;
ii. s’il n’existe pas de boucles.

Exemple :

Fig.7. Un multigraphe d’ordre 5 Fig.8. Un graphe simple d’ordre 5

5. Relations entre les éléments d'un graphe


5.1. Relations entre sommets
5.1.1. Adjacence :
Deux sommets sont adjacents (ou voisins) s’ils sont joints par un arc (ou une arrête).
5.1.2. Sommets successeurs et prédécesseurs :
- L’ensemble des successeurs d’un nœud 𝑥𝑖 se note par :
Г+
𝐺 (𝑥𝑖 ) = {𝑥𝑗 ∈ 𝑋 / 𝑢 = (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈}

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- L’ensemble des prédécesseurs d’un nœud 𝑥𝑖 se note par :


Г−
𝐺 (𝑥𝑖 ) ) = {𝑥𝑗 ∈ 𝑋 / 𝑢 = (𝑥𝑗 , 𝑥𝑖 ) ∈ 𝑈}.

- L’ensemble des voisins de 𝑥𝑖 par rapport au graphe 𝐺 se note par :


ГG (𝑥𝑖 ) = Г+ −
𝐺 (𝑥𝑖 ) ∪ Г𝐺 (𝑥𝑖 ).

Exemple :

𝑥1 𝑥2 Г+
𝐺 (𝑥1 ) = {𝑥1 , 𝑥5 } Г−
𝐺 (𝑥1 ) = {𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 }
+ −
Г𝐺 (𝑥2 ) = {𝑥1 } Г𝐺 (𝑥2 ) = {𝑥5 }
Г+
𝐺 (𝑥3 ) = {𝑥1 , 𝑥4 } Г−
𝐺 (𝑥3 ) = ∅
Г+
𝐺 (𝑥4 ) = {𝑥5 }

Г𝐺 (𝑥4 ) = {𝑥3 , 𝑥5 }
𝑥3 𝑥4 𝑥5 +
Г𝐺 (𝑥5 ) = {𝑥2 , 𝑥4 } Г−
𝐺 (𝑥5 ) = {𝑥1 , 𝑥4 }

Fig.9. 1-graphe d’ordre 5


Remarque :
Si 𝐺 est un 1-graphe, alors 𝐺 peut être défini par l’ensemble de ses sommets 𝑋 et par la
correspondance Г = Г+ . Г est dite application multivoque associée à 𝐺.

5.1.3. Application Multivoque d’un graphe


Exemple :

Fig.10. Application multivoque


Soit :
𝐺 = < 𝑋, 𝑈 >
𝑋 = {1,2,3}
𝑈 = {𝑢1 , 𝑢2 , 𝑢3 } = {(1,2), (1,3), (2,3)}
Sommet 1 : Г1 est l’ensemble des successeurs du sommet 1
Sommet 𝑖 : Г𝑖 est l’ensemble des successeurs du sommet 𝑖
Г𝑖 est l’application multivoque qui fait correspondre à 𝑋 une partie de 𝑋
Г𝑖 ∶ 𝑋 → 𝑃(𝑋)
Г1 = {2,3}
Г2 = {3}
Г3 = ∅
On peut également définir le graphe par son application multivoque :

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𝐺 =< 𝑋, Г >=< 𝑋, 𝑈 >


𝑋 = {1,2,3}
Г = {Г1 , Г2 , Г3 } tel que :
Г1 = {2,3}
Г2 = {3}
Г3 = ∅
Remarques :
- Si Г𝐺 (𝑥𝑖 ) = ∅ alors 𝑥𝑖 est un sommet isolé.
- Si 𝐴 ⊂ 𝑋, 𝑥 ∈ 𝑋 et 𝑥 ∉ 𝐴, on pose Г𝐺 (𝐴) = ⋃𝑎∈𝐴 Г𝐺 (𝑎). Si 𝑥 ∈ Г𝐺 (𝐴) alors on dit
que 𝑥 est un sommet adjacent à l’ensemble 𝐴.
Exemple :
Dans l’exemple de la figure Fig.9., si on définit l’ensemble 𝐴 comme suit :

𝐴 = {𝑥1 , 𝑥2 } ⊂ 𝑋, Г𝐺 (𝐴) = Г𝐺 (𝑥1 ) ∪ Г𝐺 (𝑥2 ) = {𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑥5 } ∪ {𝑥1 , 𝑥5 } = {𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑥5 }


alors 𝑥3 est adjacent à 𝐴 car 𝑥3 ∈ 𝑋, 𝑥3 ∉ 𝐴 et 𝑥3 ∈ Г𝐺 (𝐴).

5.1.4. Degré et demi-degré :


On appelle demi-degré extérieur d’un sommet 𝑥, et l’on note par 𝑑 + (𝑥) le nombre :

𝑑 + (𝑥) = |𝑢 ∈ 𝑈/𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑥𝑡𝑟é𝑚𝑖𝑡é 𝑖𝑛𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑢|

De même, le demi-degré intérieur de 𝑥, noté 𝑑− (𝑥), est le nombre :

𝑑 − (𝑥) = |𝑢 ∈ 𝑈/𝑥 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑥𝑡𝑟é𝑚𝑖𝑡é 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑢 |

On appelle degré d’un sommet 𝑥, noté 𝑑(𝑥), le nombre :


𝑑(𝑥) = 𝑑+ (𝑥) + 𝑑 − (𝑥)
et c'est le nombre d'arcs ayant une extrémité en 𝑥.

Remarque :
Une boucle est comptée deux fois.
Cas particuliers :
- Un sommet 𝑥 ∈ 𝑋 tel que 𝑑(𝑥) = 0 est dit sommet isolé.
- Un sommet 𝑥 ∈ 𝑋 tel que 𝑑(𝑥) = 1 est dit sommet pendant.
- On note par 𝛿(𝐺) = 𝑚𝑖𝑛𝑥∈𝑋 {𝑑(𝑥)}, le degré minimum de 𝐺 ;
et par ∆(𝐺) = 𝑚𝑎𝑥𝑥∈𝑋 {𝑑(𝑥)}, le degré maximum de 𝐺 .

Remarque :
Lorsque 𝛿(𝐺) = ∆(𝐺) = 𝑘 (i.e. ∀𝑥 ∈ 𝑋, 𝑑(𝑥) = 𝑘), le graphe 𝐺 est dit k-régulier.

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5.2. Relations entre arcs et sommets


5.2.1. Adjacence :
Deux arcs (ou deux arrêtes) sont adjacents (es) s’ils (si elles) ont au moins une extrémité
commune.

5.2.2. Sommet et arc incident :


Un sommet 𝑥 est dit incident extérieur à l’arc 𝑢 si 𝑥 est l’extrémité initiale de 𝑢.
Un arc 𝑢 est dit incident extérieur au sommet 𝑥 si 𝑥 est l’extrémité initiale de 𝑢.

Un sommet 𝑥 est dit incident intérieur à l’arc 𝑢 si 𝑥 est l’extrémité finale de 𝑢.


Un arc 𝑢 est dit incident intérieur au sommet 𝑥 si 𝑥 est l’extrémité finale de 𝑢.

Un arc pendant est incident à un sommet pendant.

Un arc 𝑢 est dit incident à 𝐴 ⊂ 𝑋 vers l’extérieur si l’extrémité initiale de 𝑢 ∈ 𝐴 mais pas son
extrémité finale et on note 𝑢 ∈ 𝜔𝐺+ (𝐴).
Un arc 𝑢 est dit incident à 𝐴 ⊂ 𝑋 vers l’intérieur si l’extrémité finale de 𝑢 ∈ 𝐴 mais pas son
extrémité initiale et on note 𝑢 ∈ 𝜔𝐺− (𝐴).
L'ensemble des arcs incidents à l'ensemble 𝐴 est noté : 𝜔𝐺 (𝐴 ) = 𝜔𝐺+ (𝐴) ∪ 𝜔𝐺− (𝐴)

5.3 Qualificatifs des graphes


5.3.1. Graphe symétrique :
Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est dit symétrique si et seulement si :
∀𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ∈ 𝑋, (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈 ⇒ ( 𝑥𝑗 , 𝑥𝑖 ) ∈ 𝑈
Exemple :

Fig.11.Graphe symétrique

5.3.2. Graphe antisymétrique :


Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est dit antisymétrique si et seulement si :
∀ 𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ∈ 𝑋, (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈 ⇒ (𝑥𝑗 , 𝑥𝑖 ) ∉ 𝑈

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Exemple :

Fig.12.Graphe antisymétrique

5.3.3. Graphe transitif :


Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est dit transitif si et seulement si :
∀ 𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 , 𝑥𝑘 ∈ 𝑋, (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈 𝑒𝑡 (𝑥𝑗 , 𝑥𝑘 ) ∈ 𝑈 ⇒ (𝑥𝑖 , 𝑥𝑘 ) ∈ 𝑈

Exemple :

Fig.13.Graphe transitif

5.3.4. Graphe complet :


Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est dit complet si 𝑚 𝑖𝑗 ≥ 1 pour tout arc 𝑢 = (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈.
On appelle graphe complet un graphe dont tous les sommets sont adjacents.
Si 𝐺 est un 1-graphe, il est complet si l’on a : ∀ 𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ∈ 𝑋, (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∉ 𝑈 ⇒ (𝑥𝑗 , 𝑥𝑖 ) ∈ 𝑈.

Remarque :
Un graphe complet et simple sur 𝑛 sommets se dénote 𝐾𝑛 et s’appelle une n-clique.
Exemple :

Fig.14.Graphe complet Fig.15.Graphe non complet

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5.3.5. Graphe complémentaire :


A un graphe simple 𝐺 = (𝑋, 𝑈), on peut définir un graphe complémentaire 𝐺̅ = (𝑋, 𝑈
̅)
̅ ⇔ 𝑢 ∉ 𝑈.
comme suit : 𝑢 ∈ 𝑈
C'est-à-dire : une arrête (un arc) appartient au graphe complémentaire (𝐺̅ ) si elle n’appartient
pas au graphe initial 𝐺.

Exemple :

𝑥1 𝑥2 𝑥1 𝑥2

(𝐺) son graphe complémentaire (𝐺̅ ) est :

𝑥3 𝑥4 𝑥3 𝑥4

Fig.16.Graphe complémentaire
Conséquence : 𝐺 ∪ 𝐺̅ est un graphe simple complet, donc un 𝐾𝑛 .
5.3.6. Graphe biparti :
Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est dit biparti si l’ensemble de ses sommets 𝑋 admet une partition en
deux classe 𝑋1 et 𝑋2 de sorte que : (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈 ⇒ 𝑥𝑖 ∈ 𝑋1 𝑒𝑡 𝑥𝑗 ∈ 𝑋2.

𝑥1 𝑥3

𝑥2 𝑥4

X1 X2
Fig.17. Graphe biparti
5.3.7. Graphe multiparti :
Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est multiparti si l’ensemble de ses sommets 𝑋 admet une partition en 𝑝
classes (𝑝 ≥ 3) {𝑋1 , 𝑋2 , … , 𝑋𝑝 }, de sorte que : 𝑠𝑖 (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈 𝑒𝑡 𝑥𝑖 ∈ 𝑋𝑘 ⇒ 𝑥𝑗 ∈ 𝑋𝑘+1.

𝑥1 𝑥3
𝑥5

𝑥2 𝑥4

X1 X2 X3
Fig.18. Graphe multiparti
5.3.8. Graphe vide :
On appelle graphe vide tout graphe qui ne contient aucun arc ou aucune arrête.

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Exemple :

Fig.19. Graphe vide


5.3.9. Sous-graphe, graphe partiel et sous-graphe partiel :
Pour caractériser de manière moins locale la structure d'un graphe, il est possible de
rechercher des parties remarquables du graphe, en restreignant soit l'ensemble des sommets
(sous-graphe), soit l'ensemble des arêtes (graphe partiel).

Un sous-graphe de 𝐺 consiste à considérer seulement une partie des sommets de 𝑿 et les


liens induits par 𝑼.
Le sous-graphe engendré par un ensemble 𝐴 ⊂ 𝑋 est le graphe 𝐺𝐴 = (𝐴, 𝑊) dont les
sommets sont les points de 𝐴 et dont les arcs 𝑊 sont ceux de 𝐺 ayant leurs 2 extrémités dans
𝐴.
Par exemple si 𝐺 représente les liaisons aériennes journalières entre les principales villes du
monde, un sous-graphe possible est de se restreindre aux liaisons journalières entre les
principales villes européennes.

Un graphe partiel de 𝐺 consiste à ne considérer qu'une partie des arêtes de 𝑼.


Le graphe partiel engendré par un sous-ensemble 𝑉 ⊂ 𝑈 est le graphe 𝐺’ = (𝑋, 𝑉).
Autrement dit, on élimine de 𝐺 les arcs de 𝑈 − 𝑉.
En reprenant le même exemple, un graphe partiel possible est de ne considérer que les liaisons
journalières de moins de 3 heures entre les principales villes du monde.

Un sous-graphe partiel de 𝐺, c'est un graphe partiel d'un sous-graphe de 𝐺.


Soit 𝐺 = (𝑋, 𝑈) un graphe et 𝐴 ⊂ 𝑋 et 𝑉 ⊂ 𝑈. le graphe 𝐺𝐴,𝑉 = (𝐴, 𝑉𝐴 ) tel que 𝑉𝐴 est
l’ensemble des arcs de 𝐺 ayant leurs 2 extrémités dans 𝐴.
Exemple :

Fig.20 .Un graphe G Fig.21. Un sous-graphe de G Fig.22. Un graphe partiel de G Fig.23. Un sous-graphe
partiel de G

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6. Matrices associées à un graphe


6.1. Matrice d'incidence sommet-arc
Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) sans boucle peut être représenté par une matrice 𝑛 × 𝑚 (𝑛 =
|𝑋| 𝑒𝑡 𝑚 = |𝑈|), dite d'incidence, pouvant contenir uniquement les valeurs 0, 1, −1. Chaque
ligne de la matrice est associée à un sommet et chaque colonne à un arc. Ainsi, une case
indique la relation qu'il existe entre un sommet et un arc :
 0 signifie que le sommet et l'arc ne sont pas adjacents,
 1 signifie que le sommet est l'extrémité initiale de l'arc,
 -1 signifie que le sommet est l'extrémité terminale de l'arc.

Exemple :
Soit le graphe ci-après :

Fig.24. Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈)


Ce graphe peut être représenté par la matrice suivante :
a b c d e f g h
1 1 1 0 0 0 0 0 0
2 -1 0 -1 1 0 0 0 0
3 0 -1 1 0 -1 0 -1 0
4 0 0 0 -1 1 1 0 -1
5 0 0 0 0 0 -1 1 1
6.2. Matrice d'adjacence ou d'incidence sommets-sommets
Définition 1 :
Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) peut être représenté par une matrice 𝑛 × 𝑛 (𝑛 = |𝑋|), dite
d'adjacence, pouvant contenir uniquement les valeurs 0, 1. Chaque ligne et chaque colonne de
la matrice représente un sommet. Ainsi, une case indique la relation qu'il existe entre deux
sommets :
 0 signifie que les deux sommets ne sont pas reliés par un arc,
 1 signifie que les deux sommets sont reliés par un arc orienté.

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Exemple :
Le graphe précédent (Fig.24.) sera représenté par la matrice suivante.
1 2 3 4 5
1 0 1 1 0 0
2 0 0 0 1 0
3 0 1 0 0 0
4 0 0 1 0 1
5 0 0 1 1 0

Définition 2 :
La matrice d'adjacence ou d'incidence sommets-sommets (appelée aussi matrice associée)
d'un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est une matrice carrée où chaque ligne correspond à un sommet de 𝐺
et chaque colonne correspond également à un sommet de 𝐺. Les éléments de la matrice
associée indiquent le nombre d’arcs orientés dans le même sens reliant deux sommets. Le
terme général de la matrice est : 𝑎𝑖𝑗 = 𝑚𝐺+ (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ).

𝑚𝐺+ (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) : la multiplicité d'une paire (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) est le nombre d'arcs (du graphe 𝐺 ) ayant
𝑥𝑖 comme extrémité initiale et 𝑥𝑗 comme extrémité finale.

Remarque :
Contrairement à la matrice d'incidence sommets-arcs, les boucles peuvent être représentées
grâce à cette matrice.

Exemple :
Soit le graphe ci-après :

Fig.25. Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈)

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Ce graphe peut être représenté par la matrice suivante :


a b c d e f g h
a 0 0 0 0 0 0 0 0
b 0 0 0 0 0 0 0 1
c 0 0 1 0 0 0 0 0
d 0 0 0 0 1 0 0 1
e 0 0 0 0 0 1 0 1
f 0 0 0 0 2 0 0 0
g 0 0 1 0 0 0 0 0
h 0 0 0 0 0 0 0 0
6.3. Matrice d’incidence sommets-arrêtes
Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝐸) peut être représenté par une matrice 𝑛 × 𝑚 (𝑛 = |𝑋| 𝑒𝑡 𝑚 = |𝐸|),
dite d'incidence, pouvant contenir uniquement les valeurs 0, 1. Chaque ligne de la matrice est
associée à un sommet et chaque colonne à une arrête. Ainsi, une case indique la relation qu'il
existe entre un sommet et une arrête.
 0 signifie que le sommet et l'arrête ne sont pas adjacents,
 1 signifie que l’arrête est incidente au sommet.

6.4. Forme condensée des matrices creuses


On remarque immédiatement que les deux matrices d'incidence précédentes sont des matrices
creuses : de nombreux termes sont nuls. Il est donc possible d'écrire chacune des matrices
sous forme condensée, c'est à dire de "repérer" les termes non nuls par leur position dans la
matrice ou bien la matrice SIF ["Sommet Initial Sommet Final"] si les arcs sont numérotés.

Exemple :
Les arcs de la figure Fig.24. étant numérotés de 𝑎 à ℎ, on peut écrire la matrice SIF comme
suit :

𝐴𝑟𝑐 𝑆𝐼𝑁𝐼𝑇 𝑆𝐹𝐼𝑁


𝑎 1 2
𝑏 1 3
𝑐 3 2
𝑑 2 4
𝑒 4 3
𝑓 4 5
𝑔 5 3
ℎ ( 5 4 )

La forme condensée de la matrice d'incidence sommets-sommets du graphe de la figure


Fig.25. est la suivante :

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𝑥𝑖 𝑥𝑗 𝑚𝐺+ (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 )
𝑏 ℎ 1
𝑐 𝑐 1
𝑑 𝑒 1
𝑑 ℎ 1
𝑒 𝑓 1
𝑒 ℎ 1
𝑓 𝑒 2
(𝑔 𝑐 1)
7. Autres représentation des graphes
7.1. Représentation par listes chaînées
Un graphe peut être représenté par des listes. Nous proposons ici une possibilité mais de
nombreuses autres peuvent convenir. On définit tout d'abord une liste des nœuds et à chaque
nœud, on associe une liste de nœuds successeurs et une liste de nœuds prédécesseurs.

Exemple :
Le graphe de la figure Fig.24. sera représenté de la manière suivante :

7.2. Les représentations tabulaires


7.2.1. Représentation par table des arcs
On utilise pour cela deux tableaux 𝑆𝐼 et 𝑆𝑇 où :
𝑆𝐼[𝑖] = 𝐼(𝑢𝑖 ) ; extrémité initiale de l’arc 𝑢𝑖 , 𝑖 = 1 … 𝑚.
𝑆𝑇[𝑖] = 𝑇(𝑢𝑖 ) ; extrémité terminale de l’arc 𝑢𝑖 , 𝑖 = 1 … 𝑚.
Exemple :
Soit à représenter le graphe donné par la figure Fig.24. par table des arcs :
a b c d e f g h
SI 1 1 3 2 4 4 5 5

a b c d e f g h
ST 2 3 2 4 3 5 3 4

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7.2.2. Représentation par table des successeurs


On utilise pour cela deux tableaux 𝑃𝑆 et 𝐿𝑆 où :

𝑃𝑆[𝑖] : (pour tout 𝑥𝑖 ∈ 𝑋) pointe sur le 1ier successeur du sommet 𝑥𝑖 dans la liste 𝐿𝑆.

𝐿𝑆 : contient pour chaque sommet l’ensemble de ses successeurs.


Exemple :
Soit à donner la représentation, par la table des successeurs, du graphe donné par la
figure Fig.25.:
a b c d e f g h
PS 0 1 2 3 5 7 9 0

1 2 3 4 5 6 7 8 9
LS h c e h f h e e c

Remarque :
L’absence de successeur pour un sommet est codée par un zéro dans PS.

8. Vocabulaire lié à la connexité

8.1. Chaîne, chemin et longueur

Dans un graphe il est naturel de vouloir se déplacer de sommet en sommet en suivant les
arêtes. Une telle marche est appelée une chaîne (graphe non orienté) ou un chemin (graphe
orienté).

Un certain nombre de questions peuvent alors se poser :


 Pour 2 sommets du graphe, existe-t-il un chemin pour aller de l'un à l'autre ?
 Quel est l'ensemble des sommets que l'on peut atteindre depuis un sommet donné ?
 Comment trouver le plus court chemin pour aller d'un sommet à un autre ?

Un chemin de x à y est une chaîne dans laquelle les arcs sont orientés et tels que :
 x est l'extrémité initiale du premier arc,
 y est l'extrémité terminale du dernier arc,
 tous les voisins suivants d’un sommet dans un chemin (orienté) sont ses descendants,
 tous les voisins précédents d’un sommet dans un chemin (orienté) sont ses ancêtres,
 l'extrémité terminale d'un arc est l'extrémité initiale de l'arc qui le suit dans la
séquence.

La longueur du chemin ou chaîne correspond au nombre d’arcs ou d'arêtes parcourues.


Un chemin simple est un chemin qui ne contient pas plusieurs fois le même arc.

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Une chaîne simple est une chaîne qui ne contient pas plusieurs fois la même arête.
Un chemin élémentaire est un chemin qui ne passe pas plus d'une fois par un nœud.
Une chaîne élémentaire est une chaîne qui ne passe pas plus d'une fois par un nœud.
Exemple :
Soit le graphe ci-après :

 𝑐ℎ1 = ((𝐴; 𝐶), (𝐶; 𝐸)) est un chemin de 𝐴 à 𝐸 de longueur 2


 𝑐ℎ2 = ((𝐴; 𝐶), (𝐶; 𝐹), (𝐹; 𝐴), (𝐴; 𝐶), (𝐶; 𝐸)) est un chemin de 𝐴 à 𝐸 de longueur 5.
 𝑐ℎ3 = ((𝐴; 𝐶), (𝐶; 𝐹), (𝐹; 𝐷), (𝐷; 𝐶), (𝐶; 𝐸)) est un chemin de 𝐴 à 𝐸 de longueur 5.
 𝑐ℎ4 = ((𝐴; 𝐵), (𝐵; 𝐷), (𝐷; 𝐸)) est une chaîne de 𝐴 à 𝐸 de longueur 3.
 𝑐ℎ5 = ((𝐴; 𝐵), (𝐵; 𝐷), (𝐷; 𝐶), (𝐶; 𝐴), (𝐴; 𝐵), (𝐵; 𝐷), (𝐷; 𝐸)) est une chaîne de 𝐴 à 𝐸
de longueur 7.
 𝑐ℎ6 = ((𝐴; 𝐵), (𝐵; 𝐷), (𝐷; 𝐶), (𝐶; 𝐹), (𝐹; 𝐷), (𝐷; 𝐸)) est une chaîne de 𝐴 à 𝐸 de
longueur 6.

8.2. Connexité
8.2.1. Connexité dans un graphe non orienté

On définit sur l’ensemble des sommets d’un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) la relation binaire 𝑅, appelée
relation de connexité, définie par :

𝑥 = 𝑦 (𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑡 𝑖𝑠𝑜𝑙é)
𝑥 𝑅 𝑦 (𝑥 𝑒𝑡 𝑦 𝑜𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑥𝑖𝑡é) ⇔ { 𝑜𝑢
∃ 𝑢𝑛𝑒 𝑐ℎ𝑎î𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑎𝑛𝑡 𝑥 à 𝑦

Un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est connexe si ∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝑋, il existe une chaîne entre 𝑥 et 𝑦.


La relation binaire R est une relation d'équivalence (notée ≡) car :
𝑥≡𝑥 (𝑟𝑒𝑓𝑙𝑒𝑥𝑖𝑣𝑖𝑡é)
{ 𝑥≡𝑦 ⇒𝑦≡𝑥 (𝑠𝑦𝑚é𝑡𝑖𝑟𝑒)
𝑥 ≡ 𝑦 𝑒𝑡 𝑦 ≡ 𝑧 ⇒ 𝑥 ≡ 𝑧 (𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é)

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Chapitre 1 : Définitions de base page 17

On appelle composante connexe le sous-ensemble de sommets tels que entre deux sommets
quelconques, il existe une relation de connexité. De plus, tout nœud en dehors de la
composante n'a pas de relation de connexité avec aucun des éléments de la composante.

Un graphe est dit connexe s’il ne possède qu’une seule composante connexe. Chaque
composante connexe est un graphe connexe.

Un graphe non connexe apparait comme la juxtaposition d'un ensemble de graphes : ses
composantes connexes. On note par 𝑝(𝐺) le nombre de connexité du graphe 𝐺 qui est
simplement le nombre de composantes connexes.
Exemples :

Fig.26. Un graphe non orienté connexe

Fig.27. Graphe 𝐺 non orienté non connexe avec 𝑝(𝐺) = 2

8.2.2. Connexité dans un graphe orienté


On définit sur l’ensemble des sommets d’un graphe 𝐺 la relation binaire 𝑅’, appelée relation
de forte connexité, définie par :
𝑥 = 𝑦 (𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑡 𝑖𝑠𝑜𝑙é)
𝑥 𝑅’ 𝑦 (𝑥 𝑒𝑡 𝑦 𝑜𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑡𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑒𝑥𝑖𝑡é) ⇔ { 𝑜𝑢
∃ 𝑢𝑛 𝑐ℎ𝑒𝑚𝑖𝑛 𝑟𝑒𝑙𝑖𝑎𝑛𝑡 𝑥 à 𝑦

Un graphe orienté 𝐺 = (𝑋, 𝑈) est fortement connexe si ∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝑋, il existe un chemin


reliant 𝑥 à 𝑦, autrement dit, il existe un chemin du sommet 𝑥 au sommet 𝑦 et du sommet 𝑦 au
sommet 𝑥, donc il existe nécessairement au moins un circuit dans un graphe fortement
connexe.

Un graphe orienté est faiblement connexe s'il y a une chaîne entre n'importe quelle paire de
sommets dans le graphe si l'on ne considère plus l'orientation des arcs.

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Chapitre 1 : Définitions de base page 18

Remarque :
Un graphe orienté est connexe si le graphe non orienté associé est connexe.

On appelle composante fortement connexe le sous-ensemble de sommets tels que entre deux
sommets quelconques, il existe une relation de forte connexité. De plus, tout nœud en dehors
de la composante n'a pas de relation de forte connexité avec aucun des éléments de la
composante.
Un graphe est dit fortement connexe s’il ne possède qu’une seule composante fortement
connexe. Chaque composante fortement connexe est un graphe fortement connexe.
Exemples :

Fig.28. Deux graphes orientés connexes

Fig.29. Graphe 𝐺 non connexe avec 𝑝(𝐺) = 3

Fig.30. Graphe orienté fortement connexe

Fig.31. Graphe 𝐺 orienté non fortement connexe avec 𝑝(𝐺) = 3

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Chapitre 1 : Définitions de base page 19

8.3. Circuit et cycle


Un circuit contenant un nœud 𝑥 est un chemin de 𝑥 à 𝑥. Un circuit est une séquence circulaire
d'arcs et donc, contrairement au chemin, un circuit n'a ni début, ni fin.
De même, un cycle contenant un nœud 𝑥 est une chaîne de 𝑥 à 𝑥. Un cycle est également une
séquence circulaire d'arêtes.
Un circuit (ou un cycle) est élémentaire si le chemin (ou la chaîne) associé(e) est élémentaire.

Exemple :

(𝑢2 , 𝑢4 , 𝑢3 ) 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 3


(𝑢1 , 𝑢5 , 𝑢9 , 𝑢7 , 𝑢2 ) 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 5
Fig.32. Un exemple de circuit et de cycle

8.4. Cocycle et cocircuit

8.4.1. Cocycle
Etant donné un sous-ensemble de sommets 𝐴 d'un graphe 𝐺 = (𝑋, 𝑈), 𝐴  𝑋, on définit :
 𝑤 + (𝐴) = {𝑢 = (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈/𝑥𝑖 ∈ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥𝑗 ∉ 𝐴} : l'ensemble des arcs ayant leur extrémité
initiale dans 𝐴, et leur extrémité finale dans (𝑋 − 𝐴) (appelé ensemble des arcs incidents
extérieurement à 𝐴).
 𝑤 − (𝐴) = {𝑢 = (𝑥𝑖 , 𝑥𝑗 ) ∈ 𝑈/𝑥𝑖 ∉ 𝐴 𝑒𝑡 𝑥𝑗 ∈ 𝐴} : l'ensemble des arcs ayant leur extrémité
finale dans 𝐴, et leur extrémité initiale dans (𝑋 − 𝐴) (appelé ensemble des arcs incidents
intérieurement à 𝐴).
 𝑤(𝐴) = 𝑤 + (𝐴) ∪ 𝑤 − (𝐴) : ensemble des arcs incidents à 𝐴.
Tout ensemble d'arcs de la forme 𝑤(𝐴) est appelé cocyvle de 𝐴

8.4.2. Cocircuit
Un cocircuit est un cocycle dont tous les arcs sont orientés dans le même sens, c’est-à-dire un
ensemble d’arcs de la forme 𝑤 + (𝐴) (vers l’extérieur de 𝐴) ou bien 𝑤 − (𝐴) (vers l’intérieur de
𝐴).

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Chapitre 1 : Définitions de base page 20

Exemple :

{3} ∪ {4,9} 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑐𝑦𝑐𝑙𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐴 = {𝑒, 𝑑, ℎ}


{9} 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑖𝑡 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐴′ = {𝑒, 𝑑, ℎ, 𝑓}

Fig.33. Un exemple de cocyle et cocircuit

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