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UNIVERSITE SIDI MOHAMED BENABDALLAH

Faculté des Sciences Juridiques Économiques & Sociales


- Fès -

Département des Sciences Economiques et Gestion

Master Spécialisé : BANQUE ET Marchés FINANCIERS

exposé Sous le Thème :

Le monopole et le monopsone

Préparé :
MOUSSAOUI NACER
BELGHALI ISMAIL
SAYYAD YASSINE
ESSBIHIABDESLAM

 Sous la direction de :

Mr. El hassani : Professeur d’enseignement supérieur à la Faculté


des sciences juridiques, économiques et
sociales, Fès.

Année universitaire 2016/2017


Introduction

Le monopole est régulièrement et naturellement privilégié dans le domaine de la


production, de la distribution ou des services, chaque fois que des intérêts présentés
comme < supérieures > ou < collectifs> semblent pour être invoqués.

A l’époque féodale, l’exclusivité de la mise à disposition de certains équipements


collectifs (moulins, ponts, granges) par le seigneur féodal lui permet de percevoir
des redevances censées payer la protection qu’il assure vis-à-vis de ses sujets.

Au moyen âge, les corporations et les métiers assurent pour les activités qu’elles
encadrent strictement des obligations de respect de qualité et de formation des
apprentis et de leur employé.

A l’époque classique, les pouvoirs publics s’octroient des monopoles à des fins
fiscales (par ex : Gabelle tirée de la vente du sel)

Ou accordent ainsi des monopoles pour une durée déterminée acertainés opérations
internes ou externes. Ainsi la doctrine du mercantilisme (et notamment sa variante
française : le colbertisme) accorde le privilège de monopole pour mieux
promouvoir sur le plan économique des fins défensives ou offensives.

Des compagnies de commerces nationales (obtiennent selon les cas) le monopole


du commerce de certains produits ; ou les monopoles avec certaines régions.

Le monopole de commerce est établit avec certaines régions du monde pour la


métropole nationale, excluant de fait du marché les autres puissances européennes.

Problématique:
Notre travail basé sur la problématique suivante :

- C’est quoi le monopole et quelles sont ses caractéristiques et ses types ?


- Comment se détermine l’équilibre dans une situation de monopole ?
- Et quelles sont les raisons d’être du monopole ?
- Comment définir le monopsone, et quelle est sa situation et son courbe
d’offre ?

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Dans le cadre de notre travail nous allons essayer d’en répondre, pour ce faire nous
commencerons par traiter le coté concernant la définition et les caractéristiques du
monopole ainsi que l'équilibre de ce derniers. Par la suite nous exposerons la
situation de monopsone et son courbe d'offre

Enfin nous terminons avec un cas pratique concerné du monopole et un exercice


traite le cas du monopsone

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Chapitre I : Le monopole

Section 1 : généralités sur le monopole


Les modèles de monopole se rapportent aussi à une structure de marché dont
l’équilibre résulte mécaniquement du comportement de maximisation d’un
producteur rationnel unique qui produit un bien homogène .les demandeurs sont
supposés nombreux et rationnels.

I-1 : Définitions et caractéristiques

Le monopole est définie comme une situation économique dans laquelle la


concurrence n’existe pas en raison de l’extrême puissance d’une entreprise qui
domaine et dicte ses conditions au marché sur laquelle elle exerce son activité. Le
monopole est une forme de marché caractérise par :

L’existence d’un seul offreur : pour une multitude de demandeurs, sans qu’il soit
possible à de nouveaux concurrents d’accélération au marché.

Le produit fabriqué par le monopole n’a pas de substituts proches : l’élasticité


croisée entre la demande de bien que produit le monopole et le prix de tous les
autres biens est faible si non nulle.

L’entreprise représente à elle seule la totalité de la branche de production : cette


situation confère un certain pouvoir au monopole dans la mesure où il peut imposer
ses conditions sur le marché, notamment en termes de prix étant donné que la
totalité de la demande doit s’adresser à elle l’entreprise est alors < prise maker >.

I-2 : Les types du monopole


Les monopoles peuvent être classés en raison des sources de leur existence ou de
leur statut juridique privé ou public. On distingue ainsi classiquement les
monopoles naturels, local, et escriment :

 Le monopole légal : procédé l’intervention d’un organe réglementaire (Etat


ou Collectivité) qui retreint la concurrence sur un marché donné (aménagement du
territoire, bien stratégique…). Le monopole légal peut prendre la forme d’une
licence d’exploitation exclusive accordée à un agent privé ou celle d’un monopole

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public, opéré par la collectivité elle-même. En république démocratique du Congo,
notre pays, les exemples des monopoles sont nombreux, qu’on peut citer le secteur
de l’eau (la REGIDESO), le secteur de l’électricité (la SNL Société Nationale
d’Electricité) e plusieurs secteurs de services comme les assurances (avec la
SONAS ou Société Nationale de l’assurance), le service de dédouanement de
certains produits stratégiques comme le pétrole (avec SEP ou Service des
Entreprises Pétrolière), etc.
Cependant de la délivrance d’un monopole légal sur une durée déterminé et sur un
produit ciblé en échange de la publication des spécifications de ce produit constitue
l’instrument essentiel d’encouragement à l’innovation (brevet). Il s’agit alors de
permettre à l’innovateur à se rembourser de ses couts (recherche et développement)
et de recevoir une juste rétribution de son investissement grâce à la rente de
monopole qui lui est accordée. En contrepartie, il doit, pour le brevet, publier les
propriétés de fabrication ainsi protégées.

 Monopole naturel : est un monopole dont l’existence découle d’économie


d’échelle si importante qu’une seule entreprise peut fournir l’ensemble du marché
tout en restant plus compétitive que tout autre concurrent. Dans ce type d’industrie,
la concurrence à encore tendra à diminuer au fur et à mesure qu’une entreprise,
souvent la première arrivée sur le marché, se développe et tire de parti d’un cout
moindre. Dans ce type d’industrie, le monopole peut être pus efficace que la
concurrence, bien que certains considèrent que cette conclusion ne soit toujours
robuste à des arguments d’efficacité dynamique, lorsque l’existence d’un monopole
empêche la mise en place d’une technologie concurrente plus efficace.
Le monopole naturel apparait lorsque les couts fixes sont très importants au regard
des couts variables, typiquement dans les industries nécessitant une lourde
infrastructure (eau, électricité, chemin de fer,..), il faut distinguer le cas de celui des
monopoles liés à effets de réseau, qui agissent sur la demande s’adressant à une
entreprise et non sur la structure des couts (télécommunication, logiciels,…)
L’existence d’un monopole naturel dans une industrie est liée à l’état de la
technologie. Ainsi, tant que les télécommunications passaient par des lignes de
cuivre, le marché conduisait à un monopole naturel. L’avènement de la téléphone
mobile a rompu cette situation, certains monopoles naturels peuvent être rompus

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par des décisions entreprises et en les mettant indépendants les unes par rapport aux
autres.
 Le monopole local : est une entreprise qui dispose d’une situation de monopole
dans une sous de l’espace géographique ou l’espace des produits. Ce concept sert à
désigner les entreprises qui sont en pratique en situation de monopole vis-à-vis de
leurs demandes, même si elles sont d’une taille réduite au regard tu marché
d’ensemble pour un bien.
 On peut prendre pour exemple le cas d’une station dans une
région isolée, sans concurrents à moins de 50 kilomètres. Une telle station
peut augmenter ses prix d’autant que cela coute aux automobilistes de faire
50 kilomètre pour aller chez le concurrent. Ce type de rente est
conceptuellement équivalent à celui des rentes issues d’un monopole. On
peut aussi penser aux restaurants de plage, ou aux cafés de certains musées
ou sites. Dans l’espace des produits, on peut penser à une entreprise servant
des biens très spécialisés, par exemple en étant la seule à importer un bien
exotique dont la demande est faible.
 Le monopole discriminant : dans le cas ci-dessus présenté le monopole vend son
produit à un prix unique. Soit il fixe un prix unique pour toutes les catégories
d’acheteurs, ici le monopole n’exploite pas la disponibilité à payer des plus riches
qui seraient prêt à payer plus pour obtenir le bien.
Le monopoleur peut, dans le cas d’un monopole discriminant, augmenter son profit
en faisant payer différents prix à des catégories d’acheteurs différents. C’est la
discrimination, car les plus riches sont toujours disposés à acheter unmême bien à
un prix élevé. La discrimination peut se faire de plusieurs manières : dans les
hôpitaux, pour un même service médical, le plus riche peut être disposé à payer
plus pourvu qu’il soit mis seul dans son propre appartement ; dans le terrain, la
place à occuper joue largement sur le prix ; dans des casinos, on peut réserver les
places vip (veryimpotantperson ), etc.

Section 2 : l'équilibre du monopole


Une entreprise en situation de monopole représente la seule source de produit, elle
a donc la possibilité de décider du prix de ventes de son produit. Dans cette
situation l’entreprise monopoliste est en effet confrontée à l’ensemble des
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demandes individuelles et la demande qui s’adresse à lui se confond avec la
demande totale sur le marché. Contrairement à la situation de concurrence où,
quelle que soit la quantité offerte par un producteur, l’offre est écoulée à un prix
constant, dans le cas de monopole, chaque niveau de production Q offert sur le
marché impose un niveau de prix spécifique permettant d’écouler exactement cette
quantité.

Ceci ne lui permet pas pour autant de fixer un prix élevé. En cherchant à maximiser
son profit le monopole doit tenir compte des dispositions à payer des
consommateurs. En effet, s’il fixe un prix trop élevé, peu de consommateurs
achèteront ses produits et sa recette sera faible. A l’opposé, s’il propose un prix
faible, de nombreux consommateurs seront prêts à acheter ses produits mais sa
recette sera également faible. Le monopole doit donc prendre en compte la
réaction des consommateurs vis-à-vis du changement de prix (l’élasticité de la
demande par rapport au prix).

Dans la situation de monopole les biens produits par le monopoleur n’ont pas de
substituts proches, par conséquent l’élasticité prix de la demande est faible ou
nulle.

Une entreprise en CPP est « Price Taker » la quantité qu’elle vend n’influence pas
les prix. Ainsi si elle décide de produire moins, son chiffre d’affaire chute et la
clientèle qu’elle ne satisfait plus s’adresse à la concurrence. A l’inverse une firme
en monopole ne connait pas de concurrence, les consommateurs n’ont ainsi qu’un
choix limité. Consommer plus ou moins d’un bien unique suivant le prix fixé, ce
qui confère au monopole le pouvoir d’être un faiseur des prix « Price Maker ».

Etant donnée que la demande est une fonction décroissante du prix, plus il produit,
plus il doit baisser son prix de vente. Le monopole doit donc déterminer le prix el la
quantité à produire qui maximisent son profit. C’est son niveau de production qui
va lui permettre de fixer son prix.

Le profit du monopole est toujours égal à la différence entre ses recettes et ses
coûts, mais ses recettes dépendent de la demande.

L’étude de l’équilibre du monopole nécessite donc d’étudier la fonction de la


demande qui s’adresse à lui qui va elle même déterminer les fonctions de recettes.
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Pour maximiser son profit le monopole, doit d’abord déterminer ses coûts et les
caractéristiques de la demande à laquelle il doit faire face. La connaissance de la
demande et des coûts est nécessaire pour permettre à l’entreprise de prendre une
décision économique. Le monopole peut ainsi fixer librement la quantité qu’il doit
produire et vendre.

Le prix d’une unité de produit que perçoit le monopole découle directement de la


demande de marché.

 La demande du monopole
La fonction de la demande constitue pour le monopoleur une contrainte qui lui
interdit de fixer librement les prix et la quantité vendue, s’il choisit la valeur d’une
variable, la valeur de l’autre s’impose à lui.

Comme nous l’avons déjà dit la demande du monopole se confond avec la


demande du marché. Les fonctions des demandes au marché et à la firme sont
identiques :
QDM=QDF=f(p)
La courbe de la demande du monopole correspond à sa courbe de recette moyenne
puisqu’il est le seul offreur sur le marché. Toute la demande lui est ainsi adressée.

Cette courbe de la demande est décroissante avec le prix, donc la courbe de la


recette marginale est forcément située à un niveau inférieur. Cette demande peut
être notée Q=f(p) avec Q la quantité demandée en fonction du prix P. lorsque la
demande est continue et strictement décroissante, on peut définir la fonction :

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P = 𝑓 −1 (𝑄) qui est la fonction inverse de la demande. Cette fonction indique
le prix maximal auquel la quantité Q peut être écoulée sur le marché.

Plus le monopole produit plus il doit baisser son prix de vente. C’est pour cette
raison qu’il est judicieux d’exprimer le prix P en fonction de la quantité Q.
 Le prix diminue à mesure que la quantité vendue augmente.
 Le prix augmente à mesure que la quantité vendue diminue.

 Les fonctions de recette du monopole

La fonction de la recette totale RT(Q) définit le chiffre d’affaires du monopole


lorsque celui-ci produit la quantité Q, compte tenu du prix auquel cette production
peut être vendue, la recette totale est égale à :
RT(Q)=P.Q
La recette moyenne notée RM(Q) elle représente le chiffre d’affaires par unité
produite soit :
𝑹𝑻(𝑸)
RM(Q)= = p(Q)
𝑸

La fonction de recette moyenne n’est donc rien d’autre que la fonction de demande
inverse p=f(Q).
En situation de CPP la RM du producteur (price taker) est constante, quel que soit
le volume de la production, à l’inverse dans le cas du monopole la recette moyenne
est une fonction décroissante de Q, dans le cas d’une fonction de demande linéaire,
la fonction de la RM qui est la fonction réciproque elle est aussi linéaire.

RM = P= -a.Q+b avec: a>0 et b>0

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La fonction de la recette totale : RT = P.Q = RM. Q

𝑹𝑻 = −𝒂. 𝑸𝟐 + 𝐛. 𝑸 = 𝑸. (−𝒂. 𝑸 + 𝒃)

La recette marginale Rm(Q) définit le supplément de chiffre d’affaires qui resulte


de la production d’une unité supplémentaire de bien.
𝚫𝑹𝑻
Rm(Q) =
𝚫𝑸

Dans le cas d’une variation infinitésimale des quantités vendues, la recette


marginale est égale à la limite du rapport entre la recette totale RT et
l’augmentation des quantités vendues Q, lorsque cette augmentation des quantités
vendues tend vers zéro.
𝒅𝑹𝑻
𝐑𝐦 𝐐 = = 𝒑 𝑸 + 𝒑′ 𝑸 . 𝑸
𝒅𝑸

Où 𝒑′ 𝑸 représente la dérivée première de la fonction de la demande inverse


Rm(Q) = -2 a .Q + b < 0 car p(Q) est une fonction décroissante. La comparaison
des deux équations permet alors de vérifier que, quel que soit le niveau de
production, la recette moyenne c'est-à-dire le prix est supérieur à la recette
marginale.
Rm(Q) < RM(Q) car p(Q)=RM(Q). Produire et vendre une unité supplémentaire
de bien conduit le monopole à accepter une baisse des prix ; le supplément de
chiffre d’affaires apporté par une unité supplémentaire de production (Rm) est
donc nécessairement inférieure au prix auquel étaient vendues les unités produites
jusqu’alors (soit la recette moyenne).
Contrairement à la situation de CPP où la recette moyenne et la recette marginale
sont constantes et identiques au prix, en régime de monopole ces deux grandeurs
sont des fonctions spécifiques et décroissantes de l’offre Q. la figure 2 propose une
représentation usuelle de ces deux courbes.

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FIG 2

II . 1 : l'équilibre à court terme

L’entreprise en situation de monopole a la possibilité de fixer le prix de vente de


son produit. Le monopoleur est price maker. Cependant il ne peut pas vendre à
n’importe quel prix car il est contraint par la demande.
Pour déterminer la position de profit d’un monopoleur, on met en commun les
informations recueillies sur ses recettes et ses coûts.
1- L’entreprise ne doit rien produire du tout à moins qu’il existe un niveau de
production pour lequel le prix est au moins égal au coût variable moyen.
2- Si elle décide de produire, elle doit opter pour un niveau de production où
son coût marginal correspond à sa recette marginale.
Lorsque le monopoleur s’assure qu’il y a égalité entre son coût marginal et sa
recette marginale il atteint sa position d’équilibre.
La recette marginale d’une entreprise monopoliste étant inférieure à son prix,
l’égalité de la recette marginale et du coût marginal implique que ce dernier sera
également inférieur au prix.
La détermination de la quantité d’équilibre et du prix d’équilibre qui maximiseront
le profit du monopole nécessite la réalisation des conditions d’équilibre. Notons
CT(Q) le coût total supporté par le monopoleur pour un niveau de production Q. le
profit de l’entreprise s’écrit 𝜋(Q) :
𝝅 𝐐 = 𝐑𝐓 − 𝐂𝐓 = 𝐏. 𝐐 − 𝐂𝐓
Les conditions d’équilibre du monopole sont divisées en deux catégories ;
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Le profit total est maximum lorsque :
 Les conditions du premier ordre qui sont obtenues par annulation de la
dérivée du profit par rapport à la production conduisent à la condition
d’optimalité :
𝐝𝛑𝐓 𝐝𝐑𝐓 𝐝𝐂𝐓
= 𝟎 => − = 𝐑𝐦 𝐐 − 𝐂𝐦 𝐐 = 𝟎
𝐝𝐐 𝐝𝐐 𝐝𝐐
=> 𝐑𝐦 = 𝐂𝐦
Le profit est donc maximal lorsque la dernière unité produite coûte autant de ce
qu’elle rapporte, c'est-à-dire le supplément de recette provenant de la vente d’une
unité supplémentaire est égal au supplément de coût occasionné par la production
de cette unité supplémentaire. Comme en CPP mais dans le cas du monopole la Rm
est une fonction décroissante de Q.
 Si Rm>Cm le monopoleur peut accroitre son profit en sa production.
 Si Rm<Cm le monopoleur peut accroitre son profit en diminuant sa
production.
Les conditions de second ordre :
𝐝𝟐 𝛑𝐓
𝛑"(𝐐) < 0 <=> = 𝐑𝐦′ − 𝐂𝐦′ < 0 <=> 𝑅𝑚′ < 𝐶𝑚′
𝐝𝐐𝟐

Le profit est donc maximal lorsque le taux d’augmentation de la recette marginale


est plus faible que le taux d’accroissement du coût marginal.
Si les conditions de second ordre sont satisfaites (la recette marginale est non
croissante et le coût marginale est non décroissant), il vient que le monopole
devrait produire jusqu’au point où la dernière unité produite rapporte autant qu’elle
coûte.
La représentation suivante révèle l’équilibre du monopole :

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FIG. 3
la production optimale Q* est définie par l’abscisse de l’intersection entre la courbe
de la recette marginale et la courbe du coût marginal. Le monopoleur peut écouler
cette production au prix P*. ce prix se lit sur la courbe de la demande du marché,
soit comme la courbe de la demande est identique à la courbe de la recette
moyenne, en regardant quelle recette moyenne (prix unitaire) peut être obtenue
pour une production Q*. le monopole réalise alors un profit égal au produit de la
quantité Q* et de la marge bénéficiaire (P*- CM(Q*)). Ce profit est représenté sur
le graphique par l’espace hachurée.
A la différence de l’entreprise en CPP le monopole maximise son profit en
produisant une quantité telle que son Cm de production est inférieur au prix payé
par les consommateurs.
II . 2 : l'équilibre à long terme
On sait pour qu’un monopole existe, il faut qu’il n’ait qu’une seule entreprise dans
la branche. Cela implique alors que l’entrée dans la branche soit fermée. Ainsi si
des profits économiques existent à courte terme, aucune nouvelle entreprise ne
serait tentée d’entrer dans l’industrie pour avoir des parts de ce profit, par
conséquent les profits ne seront pas éliminés dans le long terme comme le cas du
marché de CPP.

Pour maximiser ses profits à long terme, le monopoleur devra ajuster le volume de
sa production en fonction des conditions de la demande du marché. En effet à long
terme le monopole a le temps de développer la taille de se installations et
équipements pour atteindre une échelle optimale. Autrement, sa position serait plus
garantie et son maintien seul dans la branche serait remis en cause, car les

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monopoles ne durent pas longtemps, en raison de la stratégie offensive des
entreprises concurrentes.

L’avantage pour la firme déjà dans la branche, en l’occurrence le monopole


bénéficie des conditions de coûts qui lui sont favorable quand il ya des économies
d’échelle importantes et les coûts de production décroissante. Quelle que soit
l’importance de la demande de son produit, sa taille va permettre à cette entreprise
de fonctionner efficacement en produisant à meilleur marché et donc vendre à plus
bas prix. Si son échelle de production est inférieure à l’échelle optimale, le
monopole un profit pourra obtenir un profit plus élevé en augmentant sa capacité de
production, ceci est possible car à long terme tous les facteurs de production sont
variables et le monopole peut ajuster ses installations de manière efficiente pour
produire à un niveau optimal. Cette capacité de production va lui permettre de
concurrencer de façon beaucoup plus efficace les entreprises rivales qui essaient
d’entrer dans le marché et de s’assurer par la suite la totalité des bénéfices qui en
découlent.

La forme de la courbe de coûts moyens de long terme est le facteur essentiel pour
déterminer si un marché fonctionne de façon concurrentielle ou comme monopole.
Dans le cas d’un monopole, les rendements d’échelle croissants impliquent que le
coût moyen à long terme est décroissant, des économies d’échelle importantes et le
coût marginal toujours inférieur au coût moyen. D’autre part l’échelle optimale est
atteinte lorsque la courbe de coût moyen de courte terme est tangente à sa courbe
de coût moyen de long terme, l’équilibre de LT correspond donc au point
d’intersection des courbes de Rm, de Cm à long terme et de Cm à courte terme.

Rm= Cm à CT = Cm à LT

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C’est ce qui est illustré sur le graphique :

FIG.4

Le monopoleur choisit donc la combinaison factorielle (L et K) maximisant leur


profit se longue période en fonction de la structure des coûts.

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Chapitre II : Le monopsone

Le monopsone est une forme de marché dans laquelle il y a un seul acheteur et une
infinité de vendeurs.il s’agit d’un exemple de la concurrence imparfaite qui est
symétrique du de production.

Alors que le monopsone peut être analysé pour tout type de marché.

Section I : la situation du monopsone


I-1 : définition

On appelle monopsone une situation de marché ou il n’y a qu’un seul acheteur face
à un grand nombre de vendeur.

Cette situation se rencontre le plus souvent :

Sur le marché du travail : c’est le cas dans une agglomération où il n’y a qu’une
seule entreprise.la faible mobilité des travailleurs (liée au cout de cette mobilité)
engendre une situation de monopsone.

Sur le marché de matières premières : une seule entreprise achète la totalité de la


production de nombreux petits entrepreneurs.

I-2 : le monopsone contrarié

En économie, un monopsone contrarié est une situation où, sur un marché, un seul
demandeur se trouve face à quelques offreurs. portail de l’économie catégorie.

Section 2 : le comportement du monopsone


:

II . 1 : la courbe d'offre du monopsone

Une situation symétrique a celle du monopole, mais qui se rencontre moins


fréquemment, est celle du monopsone. On dit en effet qu’une entreprise est un
monopsone lorsqu’elle est le seul acheteur sur le marché d’un de ses facteurs de
production, qu’il s’agisse d’un facteur primaire ou d’une consommation
intermédiaire.
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L’exemple classique du monopsone est celui d’une entreprise qui emploie a elle
seule l’ensemble de la main d’œuvre salariée d’une petite agglomération : elle est
en position de monopsone sur le marché local du travail.une grande entreprise du
secteur agro-alimentaire qui achète la totalité des productions de petits agriculteurs
correspond aussi a une situation de monopsone. Dans le premier cas, la position de
monopsone s’explique par la faible mobilité des salariés qui n’envisagent pas
d’aller travailler dans une agglomération voisine.

Dans l’autre cas, c’est l’absence de concurrence au stade de la transformation des


produits agro-alimentaires qui autorise le monopsone sur le marché des produits
agricoles.

 1 : La courbe d’offre et de dépense marginale du


monopsone :

Le raisonnement qui va être mené permet d’établir graphiquement la courbe d’offre


et de dépense marginale du monopsoneur.

 une entreprise qui achète un facteur de production sur un marché de


concurrence pure et parfaite n’affecte pas la formation du prix de ce facteur, en
raison du volume relativement faible qu’elle consomme (hypothèse
d’atomicité).
En revanche, l’entreprise en situation de monopsone est la seule à demander le
facteur de production. En conséquence, elle affectera la formation du prix de ce
facteur : plus elle consommera une quantité importante de facteur et plus le prix de
celui-ci augmentera.

 Ce phénomène se manifeste tout d’abord par une courbe d’offre de facteur (O)
à pente positive (graphique ci-après) ; le prix est ainsi une fonction croissante
des quantités utilisées.par ailleurs, le monopsoneur doit considérer sa fonction
de dépense marginale, qui représente le supplément de cout total lié a l’achat
d’une unité supplémentaire de facteur de production.
 Ainsi la courbe de dépense marginale (Dma) a une pente positive, est située a
gauche de la courbe d’offre, et croit plus vite que cette dernière. L’illustration
donnée parle tableau ci-dessous permet de comprendre pourquoi :

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Quantité de Prix unitaire du Cout total Dépense marginale
facteur utilisée facteur
1 10 10 -
2 12,5 25 15
3 15 45 20
4 17,5 70 25
5 20 100 30

Le cout total d’utilisation du facteur est égal au produit de la quantité de facteur


utilisée par le prix de ce dernier. Or, toute utilisation supplémentaire du facteur
entraine une augmentation de son prix, qui va se répercuter sur le cout total, dans
une proportion supérieure à l’augmentation du prix du facteur. Ainsi, si l’utilisation
de deux unités de facteur au lieu d’une entraine une variation du prix de 2,5 F
(12,5-10), le cout total sera de 25 Fau lieu de 10 F ; il aura donc augmenté de 15 F.1
En menant le même raisonnement pour chaque unité supplémentaire utilisée, on en
déduit la dépense marginale en facteur (Dma sur le graphique).

 Graphique 1 : Dépense marginale d’un monopsoneur sur le marché des


facteurs de production :
Offre et Dma Dépense marginale
(Dma) Offre (O)

L’exemple d’une entreprise en situation de monopsone sur le marché d’un facteur


peut être élargi. Le raisonnement serait le même pour une entreprise en situation de
monopsone sur le marché d’un produit : la dépense marginale représenterait sa
dépense additionnelle liée a l’achat d’une quantité supplémentaire de produit.
Le concept de dépense marginale est utile pour déterminer l’optimum du
monopsoneur.

1
Micro économie tome 2
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II . 2 : l'équilibre du monopsone

Pour l’analyse, nous considérerons une fonction d’offre de facteur au monopsone


linéaire, donc de la forme :
P(0) = aQ +b
Graphique2 :L’équilibre du monopsoneur lorsque l’offre de facteur est linéaire :

Prix Cma = Dma

A O

Pm
Rvm

Qm Quantité utilisé
 La fonction d’offre inverse (q=f(p)) est représentée sur le graphique par la
droite (O), Les coûts totaux du monopsoneur sont :
CT = (Po, Q) = aQ²+bQ

 Le coût marginale (ou dépense marginale) lié a l’utilisation d’une unité de


facteur supplémentaire est égal a :
Cma = Dma=dCT/dQ=2aQ + b

 Comme nous l’avons mentionné, la courbe de revenu marginal lié à


l’utilisation d’une unité supplémentaire de facteur (Rma) est d’abord
croissante, puis décroissante
 Le monopsoneur a intérêt à augmenter son utilisation de facteur de
production jusqu'à ce que : Dma = Cma , Ceci correspond au point A sur le
graphique ( on peut démontrer que le point d’intersection situé plus à
gauche ne satisfait pas la condition de deuxième ordre de maximisation du
profit : cette dernière veut que le taux de variation du revenu marginal soit
inférieur au taux de variation du coût marginal. Au point d’intersection, la
courbe (Rma) doit donc avoir une pente inférieure à la courbe (Cma) . Or,
seul le point A satisfait cette condition). La quantité correspondante de

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facteur utilisée se lit en projetant à ce point sur l’axe des abscisses, c’est- à
–dire (Qm).Le prix unitaire du facteur de production se lit en projetant la
quantité utilisée sur la courbe d’offre, soit (Pm).

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Chapitre 3 : cas pratique – ONCF-
Après le rachat des deux concessions octroyées à la Compagnie des Chemins de Fer
du Maroc et la Compagnie des Chemins de Fer du Maroc Oriental, l'Etat marocain a
signé avec chacune d'elles une convention de prise en charge par l'Etat du service
1
public des transports ferroviaires.

Cet engagement de prise en charge à aboutit à la création l'Office Nationale des


Chemins de Fer à travers le Dahir n. 1-63-225 (B.O. 6 Août 1963, p. 1295 - modifié
pour d'autres Dahir) qui est un établissement public à caractère industriel et
commercial doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière et placé sous
la tutelle administrative du Ministère des travaux publics. Cet organisme est
gestionnaire de l'infrastructure et exploitant commerciale du Réseau Ferroviaire
marocain.

La direction générale de l'ONCF est assurée par le directeur général nommé par
dahir, son conseil d'administration est présidé par le directeur général lui-même, il
est composé par les représentants des départements ministériels.

Cependant, depuis juillet 2002, l'ONCF a entrepris la mise en œuvre d'un projet de
réorganisation de l'ensemble du Réseau par Centre de coûts et Unités d'affaires,
sachant que jusqu'à cette datte l'articulation de l'organisation générale du Réseau a
gravité autour de l'ensemble des grands services techniques que sont principalement
les services chargés de l'infrastructure, les matériels moteurs et remorqués,
l'exploitation et le commercial, auxquels il y a bien entendu lieu d'ajouter les
services financier et administratif.

Section 1 : présentation de l'ONCF


I .1 : historique de l’ ONCF

L’Office National des Chemins de Fer du Maroc (ONCF), Etablissement public à


caractère industriel et commercial (EPIC) crée par Dahir en 1963, assure la gestion
et l’exploitation de l’ensemble du réseau ferroviaire marocain dans les conditions
prévues dans les cahiers des charges approuvés en 1967.

1
Dahir n. 1-63-182, B.O. 9 Août 1963, p. 1294 et rectif. B.O. 16 Août 1963, p. 1330 et Dahir n. 1-63-183,
B.O. 9 Août 1963, p. 1294 et rectif. B.O. 16 Août 1963, p. 1330.
20
Les premières lignes construites à voie de 0,60m ont été établies à partir de 1916, et
ce n'est qu'en 1923 que la construction des voies à écartement normal a été confiée à
trois Compagnies concessionnaires privées :

- La compagnie franco-espagnole du chemin de fer de Tanger à Fès

- La compagnie des chemins de fer du Maroc (CFM)

- La compagnie des chemins de fer du Maroc (CMO)

L’ONCF est administré, sous la tutelle du Ministère chargé des transports, par un
conseil d’administration présidé par le ministre, et dirigé par un Directeur Général
nommé par un Dahir.

L’organisation, bien que simplifiée en 1995, a donné une importance aux fonctions
de production des services et ne répond pas parfaitement au souci de la satisfaction
du client. En vue de renforcer la compétitivité et l’orientation commerciale de sa
gestion, l’ONCF a mis en place à compter du 1er juillet 2002 de nouvelles structures
reposant sur des unités d’affaires (Voyageurs, Fret et Phosphate).

Aujourd’hui, l’Office a pris la voie de la modernisation et de l’optimisation de ses


structures visant à asseoir les bases d’un développement durable permettant de
renforcer son leadership dans le marché national du transport.

A cet effet, des actions ont été engagées pour préparer la transformation imminente
du cadre juridique de l’ONCF, l’ouverture du secteur ferroviaire et la réalisation de
grands chantiers.

21
Organisation

22
I . 2 : Missions et Activités

 Missions de l'ONCF
L'ONCF a depuis sa création gardé son statut d'entreprise publique ayant pour
objectif d'assurer les missions suivantes :

 l’exploitation du réseau ferroviaire national marocain ;

 les études, la construction et l’exploitation des lignes nouvelles des chemins


de fer ;

 l’exploitation de toutes les entreprises se rattachant directement ou


indirectement à l’objet des missions du secteur ferroviaire local.

 Suite aux mutations de l’environnement mouvant, les missions occupées


par l’ONCF ont connu un certain développement : c’est la raison pour la
quelle l’ONCF a fixé les grandes lignes des missions de l’office. Certes,
l’environnement a changé considérablement mais le principe reste le même
sauf que les nouvelles missions se trouvent adaptées au nouveau contexte.

 Par ailleurs, nul doute que les mutations profondes qui caractérisent
l’environnement à l’aube du 21ème siècle imposent à l’entreprise ferroviaire
de doubler d’efforts pour réadapter en permanence son offre aux nouvelles
données du marché, tout en œuvrant pour la mise à niveau de son appareil de
production moyennant la réhabilitation de l’augmentation de la capacité du
réseau

 L’ONCF mène des actions vigoureuses sur les plans : commercial,


organisationnel et technique en vue d’améliorer la qualité de ses prestations
et ses méthodes de gestion, consolider sa position dans le marché national de
transport et par voie de conséquence développer le réseau ferroviaire en tant
qu’outil incontournable de relance socio-économique.

C’est ainsi que les nouvelles missions de l’ONCF s’articulent autour des
axes suivants : Les nouvelles missions de l’ONCF sur :

o Le plan commercial:
On peut citer :

23
 Une meilleure maîtrise des coûts ;

 Le développement de l’activité de l’entreprise par une connaissance


approfondie des besoins de la clientèle ;

 L’offre de produits compétitifs répond à leurs besoin, et ce par la


diversification des prestations ferroviaires et par l’amélioration de la qualité
sur le plan vitesse, confort, accueil, information, sécurité, fréquence,
régularité, tarifs…

o Le Plan organisationnel :

Sur le plan organisationnel, les efforts de l’ONCF sont d’autant plus


importants :

 La mise en œuvre de mesures organisationnelles et de méthodes de gestion


modernes visant l’efficacité, l’économie et l’optimisation des moyens de
production ;

 L’optimisation de la gestion des stocks et des charges de fonctionnement en


maîtrisant les coûts de maintenance des installations fixes et du matériel
roulant ;

 La valorisation des ressources humaines et la rationalisation des effectifs


avec refonte du cadre de travail ;

 L’adoption d’une culture d’entreprise fondée sur l’esprit de rentabilité et le


principe de recherche de gisements de progrès pour la satisfaction du client ;

 Le renforcement des canaux et circuits de communication internes et


externes ;

 L’amélioration de l’image de marque de l’ONCF en associant son nom à la


compétence, à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité…de sorte à inciter le
voyageur à penser d’abord au train.

o Le plan technique :
 La desserte de la Ligne Grande Vitesse (TGV);

 La desserte de 2 nouvelles gares : Souk El Arbaa et Mechraa Belksiri&;

24
 Le renforcement des installations de sécurité et de signalisation ;

 L’acquisition de nouvelles rames voyageurs de haut standing ;

 Une formation rigoureuse du personnel et du contrôle permanent ;

 La maintenance et la modernisation des installations fixes ;

 Le rajeunissement du parc matériel roulant.

 Activité de l'ONCF
Pour ce qui est de l'activité de transport, l'ONCF opère sur 3 marchés
stratégiquement indépendants, à savoir:

 Le transport des phosphates.

 Le transport de Fret (marchandises diverses).

 Le transport des voyageurs.

Section 2 : structure et vision de L'ONCF


II . 1 : structure de l’ONCF

Les principes fondamentaux de la nouvelle organisation reposent sur la mise en


place de six pôles soutenus dans leurs missions par quatre directions supports.

- Pôle Voyageurs : Ce pôle accompagne le développement du transport


classique voyageurs et d'introduire le transport nouveau à grande vitesse. Il
permet également d'accroître notre activité pour le transport de proximité.

- Pôle Fret & Logistique : Il est, en charge du développement commercial sur


les marchés traditionnels ONCF, Fret et Phosphates, ainsi que de positionner
le groupe ONCF dans la logistique.

- Pôle Maintenance Matériel : Ce pôle assure la maintenance du matériel


roulant et interviendra vis-à-vis des Pôles Voyageurs et Fret & Logistique
comme un prestataire interne. Il définit la politique de maintenance et élabore
ses règles, sa consistance, sa périodicité et décide de l'aptitude du matériel à
circuler.

25
- Pôle Infrastructure et Circulation: Ce pôle est chargé des activités
d'infrastructure et de circulation dans la continuité par rapport à l'existant tout
en veillant à garantir la disponibilité, la sécurité et la qualité de l'infrastructure
ferroviaire.

- Pôle Développement : Ce Pôle a en charge la concrétisation du méga projet


«Ligne à Grande Vitesse» et aura en charge également la valorisation du
patrimoine de l'ONCF de manière à en faire un axe de développement et de
profit pour l'office.

- Pôle sécurité et contrôle : ce pôle veille sur l’animation du management, de la


sécurité ainsi que des aspects d’audit et d’inspection.

- Directions et supports : Ces directions se chargent de mettre à la disposition


de des pôles les moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions : ressources
humaines, moyens financiers, conseil juridique, stratégie et communication. Il
s’agit des directions ressources humaines et juridiques, finances et contrôle de
gestion.

Ainsi la nouvelle organisation constitue également une opportunité de


développement de carrière pour l'ensemble des collaborateurs par la création de
nouveaux métiers et de nouvelles perspectives professionnelles.

II . 2 : Chiffres clés 2015

"2015 a été une année charnière pour l’ONCF, caractérisée par l’achèvement d’un
cycle riche en réalisations et l’amorce d’un nouveau tournant dans le processus de
son développement. Les efforts se sont accentués sur tous les fronts pour maintenir
le cap de la modernisation du réseau ferroviaire national, et l’ONCF a pu démontrer
encore une fois sa capacité à relever les défis et à produire de la valeur, dépassant
même les objectifs qui lui étaient assignés"1

1
Mot du directeur Général
26
 Le transport de passagers
2015 est une année marquante, avec le franchissement pour la première fois dans
l’histoire de l’entreprise du cap des 40 millions de voyageurs (39.5 millions de
passagers en 2014 contre 38 millions en 2013) ! L’activité Voyageurs suit une
progression régulière (+1,3 %) avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de
dirhams. Ce succès est le fruit d’efforts continus pour améliorer la qualité de nos
services, à travers la ponctualité, la sécurité, l’information, le confort, etc., et
répondre à notre ambition d’offrir des services à la hauteur des attentes de nos
clients.

 Fret et Logistique
A fin 2015, le volume de marchandises transportées atteint 31,7 millions de tonnes,
générant ainsi un chiffre d’affaires de 1 950 millions de dirhams, soit une
progression par rapport aux prévisions budgétaires de 5 % en produits de trafics et
10 % en volumes. Les secteurs d’activité les plus concernés par ces bons
résultats étant ceux de l’automobile, de l’agriculture et des hydrocarbures.

 Projet d'investissement
7,5 milliards de dirhams mobilisés en 2015, dont 4 milliards pour la Ligne à
Grande Vitesse, et 3,5 milliards pour la modernisation du réseau existant.
Rappelons qu’il s’agit notamment du triplement de la voie ferrée entre Casablanca
et Kenitra, du doublement complet de la ligne Casablanca- Marrakech, du
renforcement des installations de sécurité et de sûreté, mais aussi de la construction
ou la modernisation de nouvelles gares, etc.
Tous ces travaux, y compris ceux de la Ligne à Grande Vitesse, sont sur la bonne
voie et ainsi nous permettent de voir l’avenir avec optimisme !
Aussi avec plus de 33 milliards de dirhams d’investissement, le contrat
programme 2010-2015 passé avec l’État a permis d’initier une gigantesque
remise à niveau de l’ensemble du réseau et des gares ferroviaires du Maroc.
Le pays est aujourd’hui un leader continental du secteur, qui s’apprête à
déployer la première Ligne à Grande Vitesse d’Afrique.
L’ONCF s’y prépare d’autant mieux, que ce nouveau bon technologique
devrait lui permettre, plus que jamais, de promouvoir une mobilité durable
et partagée par tous.
27
Fiche signalétique
Raison sociale l’Office National des Chemins de Fer

Forme juridique Etablissement semi public d’ordre


commercial
Date de constitution 1963
Chiffre d'affaire (2015) 3,9 milliards de MAD
Effectif 7845
Téléphone +212 5 37 68 00 65
FAX +212 5 37 68 00 84
Adresse 8 bis, Rue Abderrahmane El Ghafiki
Rabat Agdal.
Site corporate www.oncf.ma
Direction Mohammed Rabie Khlie
Activités principales Le transport des voyageurs, le transport
des marchandises diverses et le
transport des phosphates

28
Le carte ferroviaire marocaine

29
Quelques chiffres

30
Conclusion
A l’étude, un monopole peut servie de levier tant à la construction d’une position
dominante qu’à l’exploitation abusive de cette position sur le marché ; par
conséquent, on est en droit de penser que le monopole de propriété industriel
semble confirmer la règle selon laquelle << tout monopole est dangereux pour la
concurrence>>. A une époque où la clientèle est devenu pour les entreprise un
durée rare, la propriété industriel risque donc facilement de devenir un simple
instrument d’abus commercial, voir une arme anticoncurrentielle.
En réalité, e risque n’est point propre à l’espace OAPI, aux Etats-Unis aussi une
tendance admis sans tergiversation que le titulaire d’un brevet possède d’un
pouvoir suffisant pour que sa conduit tombe sous le coup des lois auxtitres. Bien
plus, le danger ne s’arrête pas là. En effet, les contrats de licence que les titulaires
des droits de propriété industrielle concluent sont susceptibles de dissimuler des
ententes illicites voir des concentrations d’entreprise.

31
Bibliographie :

 jean noël ory : Micro économie, tome 2, les marchés

 Bernard thiny : Introduction à la micro économie Hal R.


Varian,traduction de 7 eme édition américain

 http://www.oncf.ma/

 https://fr.wikipedia.org/

 Rapport Annuel 2015 de l'ONCF

32
Introduction .................................................................................................... 1
Problématique: ............................................................................................... 1
Chapitre I : Le monopole ...................................................................... 3
Section 1 : généralités sur le monopole ........................................................................................ 3
I-1 : Définitions et caractéristiques............................................................................................ 3
Section 2 : l'équilibre du monopole ............................................................................................... 5
II . 1 : l'équilibre à court terme ................................................................................................ 10
Chapitre II : Le monopsone .............................................................. 15
Section I : la situation du monopsone ......................................................................................... 15
I-1 : définition .......................................................................................................................... 15
I-2 : le monopsone contrarié ................................................................................................... 15
Section 2 : le comportement du monopsone............................................................................... 15
II . 1 : la courbe d'offre du monopsone ................................................................................... 15
II . 2 : ‫‏‬l'équilibre du monopsone .............................................................................................. 18
Chapitre 3 : cas pratique – ONCF- ........................................ 20
Section 1 : présentation de l'ONCF .............................................................................................. 20
I .1 : historique de l’ ONCF ....................................................................................................... 20
I . 2 : Missions et Activités ....................................................................................................... 23
Section 2 : structure et vision de L'ONCF ..................................................................................... 25
II . 1 : structure de l’ONCF........................................................................................................ 25
II . 2 : Chiffres clés 2015 ........................................................................................................... 26
Conclusion ......................................................................................................... 31
Bibliographie : ............................................................................................... 32

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