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Travail effectué par:

 Adam Jakni
 Aymane kaffaf
 Hamza el mahdaoui
 Zakaria benzineb
 Sara anbari
 Ahmed errifi

Chapitre I : Aperçu sur la bourse de valeurs de Casablanca

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I- Aperçu historique de la BVC
1- Avant la réforme de 1993
2- Après la réforme de 1993
II- Les intervenants de la BVC
1- Les acteurs chargés de la gestion des titres cotés à la BVC
2- Les acteurs chargés de veiller au respect de la réglementation boursière

Chapitre II : Introduction en bourse

I- Conditions et modalités d’admission en bourse


1- Les conditions d’admission en bourse
2- Les modalités d’admission en bourse
II- Les avantages et les inconvénients d’introduction en bourse
1- Les avantages
2- Les inconvénients

NB : La radiation

Chapitre III : Cotation boursière

I- Les types de cotations


1- Cotation en continu
2- Cotation au fixing
II- Les ordres d’achat ou de vente
1- La forme des titres
2- Les types d’ordres

Chapitre IV : Performance boursière

I- Les indices boursiers


1- Masi
2- Madex
3- FTSE
II- La performance boursière Marocaine
1- Au niveau national
2- Au niveau Africain

Conclusion

Chapitre I : Aperçu sur la bourse de valeurs de Casablanca

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I- Aperçu historique de la BVC

La Bourse de Casablanca est une société anonyme en


charge de l’organisation et de la gestion du marché boursier.
Elle est placée sous la tutelle du Ministère des Finances et de
la Privatisation et ses parts sont détenues à parts égales par
les sociétés de bourse.
Sa gestion est définie par un cahier des charges et concerne
principalement l’organisation des introductions en bourse, la
gestion des séances de cotation, la diffusion des cours et des
indices et l’administration d’un système de compensation et
de garantie. Le périmètre et le contenu de ses actions sont
définis, sous forme de règles de marché, dans un Règlement
Général. 

Plus généralement, la Bourse de Casablanca veille à la


promotion et au développement du marché boursier
marocain.

3- Avant la réforme de 1993 :

La création de la Bourse de Casablanca remonte à 1929. A cette époque,


elle portait le nom d’Office de Compensation des Valeurs Mobilières. 

L’importance grandissante du marché des valeurs mobilières et l’instauration


du contrôle de change, incitèrent les autorités de l’époque à améliorer et à
réglementer son organisation et son fonctionnement. En 1948, l’Office de
Compensation des Valeurs Mobilières devint Office de Cotation des Valeurs
Mobilières. 

Toutefois, l’organisation du marché entravait son attractivité à un moment où


les épargnants manifestaient un intérêt grandissant pour l’investissement en
bourse.

Pour pallier cette carence, une réforme a été mise en place en 1967, dotant le
marché financier marocain d’une bourse juridiquement et techniquement
organisée.

A la suite de cette réforme et plus précisément en 1986, le Maroc a entamé un


Programme d’Ajustement Structurel qui s’est achevé dix ans plus tard. Ce
programme a permis au Royaume de consolider ses équilibres fondamentaux
et de maîtriser le problème de sa dette et de son inflation. 

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4- Après la réforme de 1993 :

2.1/ Les objectifs :

En 1993, une réforme majeure du marché boursier a été engagée pour


compléter et renforcer les acquis avec la promulgation de trois textes
fondateurs :

 le dahir portant loi n°1-93-211 relatif à la Bourse des Valeurs ;


 le dahir portant loi n°1-93-212 relatif au Conseil Déontologique des
Valeurs Mobilières et aux informations exigées 
des personnes morales faisant appel public à l'épargne ;
 le dahir portant loi n°1-93-213 relatif aux Organismes de Placement
Collectif en Valeurs Mobilières.

L’objectif de cette réforme était de moderniser, de manière


substantielle, le marché à travers : 
la création du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières qui a pour
mission de veiller à la protection de l’épargne ;

investir en valeurs mobilière ;

la création du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières qui a pour


mission de veiller à la protection de l’épargne ;

l’agrément des sociétés de bourse, intermédiaires spécialisés, qui sont les


seules habilitées à exécuter les transactions sur les valeurs mobilières
cotées ;

la création des Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières,


intermédiaires financiers ayant pour objet la gestion de portefeuille de
valeurs mobilières sur la base du principe de la répartition des risques ;

la création de la Société de Bourse des Valeurs de Casablanca « SBVC »,


société privée gestionnaire de la Bourse des Valeurs, dont le capital est
détenu à parts égales par les sociétés de bourse agréées.

2.2/Les évolutions de la BVC

 En 1995 : Création de la société de la bourse des valeurs de

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Casablanca (SBVC). En 2000 la SBVC devient « la bourse de
Casablanca » sous forme d’une société anonyme à conseil de
Surveillance et Directoire, conformément à la nouvelle loi sur la
S.A, et obéit à un cahier des charges. 
 En 1997 : Démarrage du système de cotation électronique grâce à
une promulgation de la loi n° 34-96 modifiant et complétant le
dahir portant loi n° 1-93-211 relatif à la Bourse de Casablanca.  De
même en 1998 le Démarrage de l'activité du dépositaire central
Maroclear, suite à la promulgation de la loi n° 35-96 relative à la
création d'un dépositaire central et à l'institution d'un régime
général de l’inscription en compte de certaines valeurs. C’est ainsi
que la mise en place du marché centrale et le marché en bloc en
remplacement du Marché Officiel et du Marché des Cessions
Directes.
 En 2001 : Délocalisation de la négociation électronique dans les
locaux des sociétés de bourse. Ainsi qu’une réduction du délai de
dénouement théorique des opérations réalisées en bourse de J+5
à J+3.
 En 2002 : Lancement des nouveaux indices de la Bourse de
Casablanca : MASI®, MADEX®, indices sectoriels, indices de
rentabilité et indices en devises. Ainsi le Démarrage du système
de garantie de bonne fin des opérations boursières. Avec la  
Suppression de la cote de la Bourse de Casablanca du Marché
des Pièces d'Or.
 En 2004 : Adoption de la capitalisation boursière flottante dans le
calcul des indices. Et aussi l’amendement du règlement général.

 En 2008 : Mise en place de la Version 900 du Nouveau Système


de Cotation. Et la publication de l'arrêté du Ministre de l'Economie
et des Finances n° 1268-08 ayant approuvé le Règlement Général
de la Bourse de Casablanca.
 En 2015 : La Bourse de Casablanca et le London Stock Exchange
Group signent un accord de partenariat pour lancer au Maroc le
programme « Elite » d’accompagnement des PME

II- Les intervenants de la BVC


1. Les acteurs chargés de la gestion des titres cotés à la BVC
1.1. Sociétés de bourse

Les sociétés de bourse ont été créé en 1995 par le Dahir portant Loi
n°1-93-211 du 21 Septembre 1993 et sont agrées par Le Ministère de
l’Economie et des Finances.

Les sociétés de bourse monopolisent le courtage et les négociations dans

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la bourse de Casablanca. Cela signifie que personnes désirant investir en
bourse doivent obligatoirement passer par ces sociétés. L’investisseur ne
peut jamais agir en dénouant des transactions tout seul. Il pourrait le faire
à travers ces sociétés, lesquelles reçoivent des ordres d’achat et de vente
de cet investisseur et les exécutent.

Outre cette monopolisation des négociations, les sociétés de bourse ont


pour missions :

* La garde des titres ;

* Le placement des titres émis par les personnes morales ;

* La gestion d’un portefeuille en vertu d’un mandat ;

* Le conseil de la clientèle ;

* Animer le marché des valeurs mobilières inscrites à la cote.

Lors des introductions en bourse, les sociétés de bourse assistent les


personnes morales faisant appel public à l’épargne dans la préparation
des documents d’information destinés au public, ainsi que dans la collecte
des souscriptions.

Ces sociétés détiennent à parts égales le capital de la bourse de


Casablanca.

1.2. Maroclear (Dépositaire Central)

MAROCLEAR est l’unique dépositaire central des titres au Maroc. Il a


été créé sous forme de Société Anonyme dont le Capital est détenu par les
usagers de ses services, en vertu des dispositions du Dahir n° 1-96-246 du
9 janvier 1997, portant promulgation de la loi n°35-96 relative notamment,
à la création d’un dépositaire central. MAROCLEAR assure pour le compte
de ses affiliés la conservation des titres, leur circulation ainsi que leur
administration. Tant pour les négociations de bourse que pour les
transactions de gré à gré, MAROCLEAR est impliqué d'un bout à l'autre
dans la phase post-négociation. Les dispositifs mis en place par
MAROCLEAR permettent d'apparier et de dénouer, selon le principe du
règlement contre livraison, toute transaction sur les valeurs admises à ses
opérations. Concrètement, cela se traduit d'une part par des flux titres
imputés directement sur les comptes que MAROCLEAR conserve et

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d'autre part par des flux espèces correspondants, instruits
concomitamment auprès de Bank Al-Maghrib (Banque Centrale).
MAROCLEAR est soumis au contrôle du Ministère des Finances, d'un
Commissaire du Gouvernement, ainsi qu’au contrôle du Conseil
Déontologique des Valeurs Mobilières. Les principales missions de
Maroclear sont : Assurer la conservation des valeurs mobilières admises à
ses opérations, faciliter leur circulation et en simplifier l'administration pour
le compte de ses affiliés. Administrer les comptes courants de valeurs
mobilières, ouverts au nom de ses affiliés Opérer tout virement entre les
comptes courants sur instruction de ses affiliés Mettre en œuvre toute
procédure en vue de faciliter à ses affiliés l'exercice des droits attachés
aux titres et l'encaissement des produits qu'ils génèrent Assurer la
codification des valeurs admises à ses opérations.

2. Les acteurs chargés de veiller au respect de la réglementation


boursière

2.1. Société gestionnaire (Société de Bourse) :

L’organisation et la gestion de la bourse de Casablanca sont


confiées à une société. Il s’agit d’une société qui prend la forme juridique
d’une société anonyme à directoire et conseil de surveillance. Comme
toute société, la bourse de Casablanca dispose d’un capital. Celui-ci est
détenu à parts égales par les sociétés de bourse dont on parlera tout à
l’heure.

Cette gestion du marché boursier est définie dans un cahier des charges.
Elle concerne :

* L’organisation des introductions en bourse ;

* La gestion des séances de cotations ;

* La diffusion des cours et des indices ;

* L’administration d’un système de compensation et de garantie.

La bourse de Casablanca est une société à but lucratif. Elle dispose d’une
comptabilité qui lui permettra de connaitre sa situation patrimoniale au fil
des exercices comptables. Ainsi, à la clôture de chaque exercice, la
société dépose son bilan et montre le résultat généré au cours de
l’exercice.

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2.2. Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (CDVM
précédemment)

L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux est chargée de la


supervision du marché des capitaux. Ce changement se justifie par le fait
que le Dahir portant loi n°1-93-212 précité restreint le champ de contrôle
du CDVM aux «valeurs mobilières» alors qu’en pratique le champ de
contrôle de cette autorité s’étend à l’ensemble du marché des capitaux.

Par ailleurs, la mission de protection de l’épargne investie sur le marché


des capitaux a été déclinée en actions. Ainsi, et afin d’assurer la protection
de l’épargne investie en instruments financiers, l’Autorité Marocaine du
Marché des Capitaux sera également chargée de contribuer à l’éducation
financière des épargnants et d’habiliter des personnes physiques à exercer
certaines fonctions, au sein des opérateurs soumis à son contrôle.

La responsabilisation de l’Autorité Marocaine du Marché des


Capitaux en instituant les mécanismes de contrôle, par l’Etat, de cette
autorité à travers: L’institution du contrôle de cette autorité par un
commissaire du gouvernement

 nommé par le ministre chargé des finances. Le commissaire du


gouvernement est chargé de veiller au respect, par cette autorité, des
dispositions législatives régissant ses activités et s’assure en particulier
que le collège des sanctions dispose des moyens nécessaires pour
exercer son activité en toute indépendance; L’homologation des
circulaires de l’AMMC par le ministre chargé des finances afin :

 de s’assurer que ces circulaires respectent les dispositions légales ou


réglementaires en vigueur et qu’elles sont compatibles avec la politique
générale de développement du marché des capitaux; L’institution du
contrôle de l’AMMC par la Cour des comptes selon les formes

 prévues par la législation en vigueur; L’institution de l’obligation de


rendre compte à travers l’élaboration d’un rapport

 annuel relatif aux activités de cette autorité et celles du marché des


capitaux qui est présenté au Premier ministre

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Chapitre II : Introduction en bourse
L'introduction en bourse est une opération financière qui consiste pour une
société à la mise en vente de ses titres de capital, ou actions, sur un
marché boursier

I. Conditions et modalités d’admission en bourse


1. Les conditions d’admission en bourse

Une entreprise pourra être introduite en bourse par l’émission


d’actions sur l’un des trois marchés de cotation ou par l’émission
d’obligations cotées.
SUR LES MARCHES ACTIONS  :

Elle est éligible à une introduction en bourse sur l’un des trois
marchés actions (le Marché Principal, le Marché Développement et le
Marché Croissance) si elle répond aux principaux critères suivants:
Les préalables

Marché Marché Marché 


 Principal Développement Croissance

Entreprises de Entreprises en forte


Profil des entreprises Grandes entreprises
taille moyenne croissance
Capitaux propres
Pas de limite
minimum en millions 50 MDH Pas de limite fixée
fixée
de DH

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Chiffre d’affaires
minimum en millions Pas de limite fixée Plus de 50 MDH Pas de limite fixée
de DH
Nombre d’exercices
3 2 1
certifiés
Oui 
Comptes consolidés (Si l’entreprise dispose Facultatif Facultatif
de filiales)

Les conditions additionnelles

Marché
Marché Marché 
  Développeme
 Principal Croissance
nt

Nombre de titres 100 000 30 000


250 000 actions actions
minimum à émettre actions
Montant minimum à
émettre en millions 75 MDH 25 MDH 10 MDH
de DH (*)
Convention
Facultative 1 année 3 années
d’animation
 
(*) : Le montant minimum à émettre correspond à la somme que
l’entreprise souhaite lever sur le marché boursier. Il s’agit du nombre de
titres mis à la disposition du public multiplié par le cours d’introduction
retenu.
Exemple : la société A décide de diffuser auprès du public 100 000 titres
au prix de 200 DH/action. Le montant à émettre sera donc de 20
000 000,00 Dhs (100 000 x 200). La valeur sera donc cotée sur le Marché
Croissance.
SUR LE MARCHE OBLIGATAIRE
Sur ce marché, les critères sont les suivants : 
Entité émettrice

Nombre d’exercices certifiés 2


Comptes consolidés Oui (si l’entreprise dispose de filiales)
Montant minimum à émettre en
20 MDH
millions de DH

10
Maturité minimale (*) 2 années
(*) : La Maturité minimale  correspond à la durée minimale de
l’emprunt obligataire

2. Les modalités d’admission en bourse

Pour qu’une entreprise introduise la bourse, certaines étapes doivent être


franchies.

ETAPE 1 : CONSTITUER LE DOSSIER DE L’OPERATION

Cette première étape consiste à préparer le dossier d’introduction en


bourse de l’entreprise. Pour ce faire, elle aura à faire appel à :

 Les préalables

Le conseiller financier et coordinateur global de l’opération (banque


d’affaires) qui assistera et qui conseillera l’entreprise avant et pendant
l’opération à travers :

l’évaluation de votre entreprise ;


la réalisation d’aménagements juridiques, comptables et
fiscaux ;
l’établissement du calendrier indicatif de l’opération ;

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la détermination du prix de l’action offerte; 
le choix de la date de première cotation ;
l’élaboration de la Note d’Information;
 Les Commissaires aux Comptes

Les commissaires aux comptes se chargent de :

certifier les comptes sociaux des exercices précédant


l’introduction en bourse de l’entreprise;
conseiller dans la réalisation de restructurations préalables et
les modifications statutairesnécessaires à l’opération.
ETAPE 2 : LE DEPOT OFFICIEL DU DOSSIER

Pour franchir cette étape, l’entreprise devra solliciter l’intervention de deux


entités

 Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières

Etant l’autorité de contrôle du marché boursier, le CDVM reçoit en premier


le dossier d’introduction en bourse de l’entreprise. Celui-ci comprend un
ensemble de documents, notamment la Note d’Information. 

Le CDVM se charge de l’instruction de l’opération en vérifiant que celle-ci


est  conforme aux règles en vigueur.

A la fin de cette étape, le CDVM donne son visa, après approbation de


l’opération par la Bourse de Casablanca. 

Toutefois, ce visa ne cautionne aucunement l’approbation du CDVM quant


à l’opportunité de l’opération ou l’authentification des informations
présentées, mais plutôt la pertinence et la cohérence de l’information
donnée par l’entreprise sur l’opération d’introduction en bourse proposée
au public.   

 La Bourse de Casablanca

Il s’agit de la société gestionnaire du marché. Elle intervient, dans un


premier temps, avant l’obtention du visa du CDVM, dans le cadre de :

l’assistance dans le choix de procédure de la première


cotation ;
l’émission de l’avis d’approbation de l’opération ;

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la fixation du calendrier définitif de l’opération.
ETAPE 3 : L’ORGANISATION DES SOUSCRIPTIONS

Après validation du dossier de l’opération, le conseiller financier désignera


le syndicat de placement qui se chargera de placer les titres de l’entreprise
auprès du public.

Le syndicat de placement est constitué :

d’un chef de file à l’image d’un chef d’orchestre ;


des sociétés de bourse et/ou banques désignées pour
collecter les souscriptions.
Durant la période de souscription, les membres du syndicat de placement
collectent les bulletins de souscription.

La Bourse de Casablanca centralise les souscriptions remises par les


membres du syndicat de placement et prépare les résultats techniques qui
seront rendus publics. 

Ces résultats présentent de manière globale et détaillée l’opération,


notamment le nombre de souscripteurs par type d’ordres, par catégorie de
souscripteurs, par nationalité et par région.

ETAPE 4 : COTATION DES TITRES

Il s’agit de l’introduction effective de l’entreprise en bourse, appelée


également premier jour de cotation.

A partir de cet instant, la société sera officiellement cotée. Elle disposera


d’un « Ticker », diminutif de la raison sociale et d’un code valeur unique.

II.Les avantages et les inconvénients d’introduction en


bourse
1. Les avantages

L’introduction en Bourse procure aux entreprises de multiples avantages.

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Le financementsimple et à moindre coût

Les entreprises ont de forts besoins en capitaux, le marché boursier,


source inépuisable de financement, dispose de ressources importantes
pour financer leurs projets d'envergure et ce, en toute simplicité.

Les capitaux sont levés sur le marché boursier à l'occasion de leurs


introductions en bourse sans qu'aucune garantie ne leurs soit demandée.
Ils peuvent également continuer à l'être, à tout moment, en fonction des
besoins ou des opportunités de développement qui se présentent aux
sociétés.

Les sociétés accèdent ainsi à une nouvelle source de financement qui est
complémentaire à l'offre des organismes spécialisés (banques, leasing,
capital-risque) et de ce fait, leurs relations avec les banquiers s'en trouvent
ainsi améliorées.

En faisant appel au marché boursier, elles diminuent leurs frais financiers,


elles sécurisent la croissance de leurs entreprises et leurs augmentent son
indépendance financière. Les entreprises prendront sans conteste de la
hauteur.

Bénéfice des exonérations fiscales notables

En introduisant les sociétés en bourse, elles profitent d'exonérations


fiscales considérables. Une réduction de l'Impôt sur les Sociétés (IS) leurs
est accordée pendant trois années consécutives, à compter de l'exercice
qui suit celui de leurs inscriptions à la cote à savoir : une réduction de 50%
si les sociétés s’introduisent en bourse par augmentation de capital d'au
moins 20% avec abandon du droit préférentiel de souscription, ainsi
qu’une réduction de 25% si elles introduisaient en bourse par cession de
titres.

Obtentiondu label de bonne gouvernance

L'introduction en bourse est un label de prestige, de bonne gouvernance et


de citoyenneté qui marque la consécration d’une société et la pertinence
de son projet de développement. C'est un garant de qualité, reconnu au
Maroc et à l'étranger.

Une entreprise acquiert une forte crédibilité et améliore sa valorisation


financière. Ses comptes sont certifiés, publiés et analysés. Sur le plan
international, être coté en bourse procure également une crédibilité

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incontestable.

Leurs exportations ou leurs implantations éventuelles à l'étranger seront


facilitées.

Augmentation de la notoriété d’une société

L'introduction en bourse donne "un coup de projecteur" sur une entreprise,


ses produits, ses marques, ses capacités de production et son
management.

L'introduction en bourse devient alors un moyen privilégié de


communication de promotion qui offre un rapport coûts/ avantages
particulièrement intéressant.

L'ensemble des opérateurs du marché (analystes financiers, journalistes,


gestionnaires de fonds) communique autour de l’entreprise et ce, à titre
gracieux.

Pérennisation de l’avenir de la société

L'entrée d'investisseurs minoritaires dans le capital d’une entreprise à


travers la cotation sur les Marchés Actions ne remet pas en cause
l’indépendance et le pouvoir décisionnel.

Si la société ne souhaite pas ouvrir son capital, elle peut lever des fonds
importants à des conditions intéressantes, par le biais d'emprunts
obligataires cotés. Enfin, l'introduction en bourse pérennise l’avenir des
entreprises familiales car elle évite tout éclatement ou dissolution suite au
départ ou au décès de l'un des actionnaires majoritaires.

En effet, il est plus facile de partager des actions cotées que des actifs
industriels. Le prix de l'action est connu, incontesté et opposable aux tiers,
et peut donc permettre de liquidifier le patrimoine des actionnaires
historiques, si ceux-ci souhaitent se désengager partiellement.

Valorisation et mobilisation des collaborateurs

La société peut motiver ses collaborateurs lors de son introduction en


bourse en leur réservant une partie des titres à des conditions
avantageuses, en les faisant bénéficier des dividendes distribués par
l’entreprise et par conséquent en les impliquant davantage dans son
développement.

Satisfaction des actionnaires

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Introduire une entreprise en bourse permettra de satisfaire aux
actionnaires de cette dernière en leur assurant la liquidité de leur
patrimoine avec une meilleure visibilité quant à l’évolution future de
l’entreprise et l’existence d’une valeur marchande de leurs titres
incontestable opposable à des tiers.

2. Les inconvénients

 Les conditions et les remous, parfois chaotiques et imprévisibles,


du marché : Ces conditions affectent la liquidité et le prix des titres
de l'entreprise. L'évolution du titre n'est plus, alors, du seul fait de
la rentabilité et des performances de l'entreprise et fluctuera au gré
des rumeurs, des prévisions et de la conjoncture.
 L'obligation légale de communication financière régulière : En
effet, la publication régulière d'états financiers nécessite la mise en
place d'un système d'information efficace et rigoureux et de
l'existence de ressources humaines qualifiées capable de tenir ce
système. Un tel dispositif peut s'avérer coûteux pour l'entreprise.
En plus, le risque de divulgation d'informations supposées rester
confidentielles, surtout vis-à-vis de la concurrence, n'est pas
négligeable.
 Une opération coûteuse : Il faut aussi prendre en compte le coût,
aussi bien en termes de temps que d'argent, du processus
d'introduction qui peut s'avérer supérieur aux bénéfices
escomptés.
 le risque de perte de contrôle de l'affaire : En effet, l'actionnaire ne
sera plus seul maître à bord et ne pourra plus, en conséquence,
avoir une stratégie indépendante des paramètres financiers (Taux
de croissance …). Toute décision devant, en effet, obtenir l'accord
des nouveaux actionnaires.

NB :

La radiation

La radiation peut se faire suite à l'absorption d'une filiale par une


société mère, à une opération de fusion/acquisition, voir parfois à la
liquidation d’une entreprise.  (la radiation de la cote intervient 6
jours avant son échéance).Est-ce l’entreprise qui décide d’elle-
même d’être radiée de la Bourse, ou est-ce le CDVM, gendarme de

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la bourse, qui prend cette décision? «Rares sont les cas où c’est le
Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) qui décide
de la radiation d’une entreprise. En fait, ce sont les émetteurs qui le
demandent»,
Par exemple en 2013, ce ne sont pas moins de cinq entreprises qui
ont été radiées de la Bourse de Casablanca. Un niveau de
radiation jamais survenu au niveau du marché financier marocain.
SofacCredit, Branoma, Fertima, ou encore la Société chérifienne
d’engrais et de Produits chimiques (SCE)

Périodes 1993 => 1999 2000 => 2015


Introduction 20 43
Radiation 34 21
 Le nombre des sociétés cotées en bourse en fin de 1992 : 68
sociétés
 Le nombre des sociétés cotées en bourse en fin 2015 : 76 sociétés

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Chapitre III : Cotation boursière
Dans le monde de la Bourse, la cotation désigne l'opération par laquelle un
titre financier entre sur le marché boursier. La cotation consiste à attribuer une
valeur de marché à un titre émis par une société. Pour cela, l'émetteur du titre
doit remplir certaines obligations. Il doit fournir des éléments comptables
relatifs à la société cotée, ou encore effectuer l'annonce de la cotation. Être
coté en Bourse permet à une société d'accéder au marché de capitaux pour
lever des fonds et financer ainsi son développement. Pour entrer en Bourse,
une société doit fixer ses besoins et déterminer combien elle souhaite lever de
fonds sur les marchés financiers. La cotation en bourse est une possibilité
donnée à des émetteurs de titres (actions, obligations,…) d’obtenir une valeur
le plus souvent quotidienne des titres qu’ils ont émis. La cotation en bourse
présente de nombreux avantages pour l’entreprise, notamment en termes de
notoriété, mais aussi pour les investisseurs qui y trouvent une plus grande
liquidité de leur investissement.

I. Les types de cotations


1. Cotation en continu :

La cotation en continu permet de négocier les titres les plus liquides de façon
permanente. Les ordres concernant ces titres peuvent s'exécuter pendant les
heures de négociation. Le prix (ou cours) de la valeur est modifié au fur et à
mesure de l'arrivée d'ordres exécutables. Le système confronte les ordres
d'achat et de vente en les triant par ordre de prix et d'arrivée.

o Tradingat last : (TAL) est une période de négociation supplémentaire à


partir du fixing de clôture.

2. Cotation au fixing :

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La cotation au fixing se traduit par la confrontation de tous les ordres
préalablement introduits par les sociétés de bourse dans le système de
cotation électronique et, le cas échéant, par la détermination d'un cours unique
pour chaque valeur. En fonction de la liquidité des valeurs, plusieurs fixings
peuvent être réalisés par séance de bourse.

3. Déroulement d’une journée de cotation :

On distingue cinq périodes dans une journée de cotation en continu :

Groupes 6 Groupe Groupe


Groupe 1 Groupe 3 et 8 11 13

Début de
séance/Pré- 09h00 09h00 09h00 09h00 09h00
ouverture
1ère ouverture 09h30 11h00 14h30 14h30 15h15

2ème ouverture - 13h00 - - -

3ème ouverture - 15h00 - - -

Pré-clôture 15h20 - - - -

Clôture 15h30 - - - -

Cotation au 15h30-  -  -  -  -
dernier cours 15h40
Fin de séance 15h40 15h30 15h30 15h30 15h30

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01 Actions cotées en Continu

03 Actions cotées selon trois fixings par séance de bourse


Obligations cotées en pourcentage selon un seul fixing par
06
séance de bourse
Obligations cotées en Dirhams selon un seul fixing par séance
08
de bourse
Lignes secondaires, rattachées aux valeurs du groupe 01,
11
cotées selon un seul Fixing par séance de bourse
Lignes secondaires, rattachées aux valeurs du groupe 03,
13
cotées selon un seul Fixing par séance de bourse

o La préouverture : A partir de 09h00 les ordres qui arrivent dans le


système de cotation de la bourse sont centralisés ,sans qu'aucune
transaction n'ait lieu. Pendant cette phase il est possible aussi de
modifier ou d'annuler un ordre existant sur la feuille de marché

Le carnet d'ordres synthétise les positions prises (quantités et prix proposés)


par l'ensemble des acheteurs et des vendeurs. Pour chaque valeur, les ordres
transmis par les investisseurs sont automatiquement classés dans le carnet
d'ordres:
selon leur sens (achat ou vente)

• par limite de prix


• par horaire d'arrivée sur le marché

Ce carnet d'ordre décrit : 


- 2 ordres représentant 150 titres à l'achat sur le titre à 10 MAD 
- 1 ordre d'achat de 200 titres à 9.5 MAD 

En contrepartie : 
- 1 ordre de vente de 100 titres à 10.5 MAD
- 2 ordres de vente représentant 200 titres à 11 MAD 

20
o L'ouverture : A l'heure précise fixée par la bourse pour chaque groupe
de cotation, il est procédé à une confrontation générale des ordres pour
fixer un cours d'exécution. Ce cours résulte d'un algorithme qui, sur la
base des ordres présents, détermine le cours qui permet de satisfaire le
maximum de quantités.
Ces deux phases sont un passage obligé pour toutes les valeurs de la
cote. Après l'ouverture, le traitement réservé aux valeurs dépend de leur mode
de cotation.
o la cotation :Pour les valeurs du fixing le fixage de cours à l'ouverture
est effectué une fois (fixing), ou renouvelé (plusieurs fixings par jour).
Pour les valeurs du continu, après l'ouverture, une phase de cotation en
continu permet l'exécution instantanée dès que deux ordres en sens
inverse sont compatibles.
o la pré clôture ou le début du fixage de clôture  : c’est à ce moment là
que les prestataires de services d’investissement vont essayer de
solder leurs positions ouvertes afin de réduire au maximum leurs appels
de marge calculés par rapport au cours de compensation de la veille
o la clôture ou le fixage du cours de clôture  :il ne concerne que les
actions et assimilés . ce cours de fixage est la référence pour la séance
de bourse du lendemain, et sert au calcul des différents seuils de
réservation et au calcul des différents indices

NB : La réservation  est une procédure qui consiste à interrompre la


cotation d'un titre lorsque le cours d'exécution est susceptible de dépasser les
seuils de variation autorisés. Sur la base du cours de référence de la valeur
(en général c'est son cours de clôture de la veille) la Bouse fixe le seuil haut et
le seuil bas à ne pas dépasser. Si le marché ne parvient pas à traiter à
l'intérieur des seuils, la cotation de la valeur est alors réservée. La Bourse de
Casablanca peut alors modifier les dits seuils pour le jour de cotation suivant.
Le cours d'exécution d'une valeur ne peut excéder une marge de 6%, à
la hausse ou à la baisse, par rapport à son cours de la veille. Pour les
valeurs nouvellement introduites, ce seuil est élargi à 10% pendant les
cinq premières séances de cotation du titre.
 Pour les valeurs cotées selon un seul fixing par jour, après la
réservation, la Bourse de Casablanca programme une deuxième
période de pré-ouverture :
- de 30 minutes pour les titres de créance .
- de 15 minutes pour les lignes secondaires du groupe de cotation 11 .
- de 5 minutes pour les lignes secondaires du groupe de cotation 13.
Si à l’issue de cette période, le cours théorique d’ouverture revient dans
les seuils autorisés, la valeur cote à l’ouverture. Sinon, la valeur reste
réservée jusqu’à la séance de bourse suivante.
Pour les valeurs cotées selon plusieurs fixings par jour, après la
réservation d’une valeur lors d’un fixing, la Bourse de Casablanca ne
programme aucune période de pré-ouverture supplémentaire.
 Pour les valeurs cotées en continu, la procédure de réservation
s’établit comme suit :

21
- Réservation à l’ouverture : La Bourse de Casablanca programme une
deuxième période de pré-ouverture de 15 minutes. Si lors de la
deuxième ouverture, la valeur reste réservée, la Bourse de Casablanca
élargi le seuil de variation à 10% du cours de référence et programme
une ouverture à la tête de chaque heure, jusqu'à 15h00 (13h00 pour le
mois de ramadan), si la valeur reste réservée. Si la valeur reste réservée
avant le passage à la phase de pré-clôture, elle participe au fixing de
clôture.
- Réservation en séance suite à un gel :
- Gel intervenant entre 09h30 et 14h45 (entre 09h30 et 12h45 pour le
mois de ramadan) : La Bourse de Casablanca programme une deuxième
période de pré-ouverture de 5 minutes. Si lors de la deuxième ouverture,
la valeur est une nouvelle fois réservée, la Bourse de Casablanca élargit
le seuil de variation à 10% du cours de référence, le cas échéant, et
programme une ouverture à la tête de chaque heure, jusqu'à 15h00
(13h00 pour le mois de ramadan), si la valeur reste réservée. Si la valeur
reste réservée avant le passage à la phase de pré-clôture, elle participe
au fixing de clôture.
- Gel intervenant après 14h45 et jusqu’à 15h15 (après 12h45 et jusqu’à
13h15 pour le mois de ramadan) La Bourse de Casablanca élargit le
seuil de variation à 10% du cours de référence, le cas échéant, et
programme une deuxième période de pré-ouverture dont la durée est
définie en fonction du temps restant entre le moment de la réservation et
la pré-clôture. La durée maximale de la pré-ouverture ne peut dépasser
5 minutes. Si la valeur reste réservée avant le passage à la phase de
pré-clôture, elle participe au fixing de clôture.- Gel intervenant après
15h15 (13h15 pour le mois de ramadan) La Bourse de Casablanca élargi
le seuil de variation à 10% du cours de référence pour les valeurs du
groupe 01, le cas échéant, et la valeur participe au fixing de clôture.
- Réservation à la clôture : La réservation à la clôture n’est pas tenue en
compte si la valeur a un statut « non réservée » durant la pré-clôture.

Intervention Surveillance : La Bourse de Casablanca surveille et contrôle les


échanges. Elle est habilitée, si elle l'estime nécessaire, à interrompre
provisoirement les cotations ou à limiter les fluctuations de cours.

II. Les ordres d’achat ou de vente

La gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières implique de savoir choisir les


bonnes valeurs mais aussi de savoir profiter de toutes les potentialités offertes
par les différentes catégories d’ordres de bourse.

1. La forme des titres :

Pour investir en bourse, un épargnant doit ouvrir un compte titres auprès


d’un
Intermédiaire financier, puis passer des ordres d’achat et/ou de vente sur le
marché de cotation de la bourse.

22
 Lestitresontétédématérialisés.Lestitrespapiersontdisparuetlesvaleurs
Mobilièrescirculentobligatoirementsouslaformescripturalepardébitetcrédit.
Avant tout investissement en bourse, il convient d’ouvrir un compte
titreauprèsd’un intermédiaire.
Les achats sont comptabilisés au crédit et les ventes au débit, valeur par
valeur (un relevé est envoyé au titulaire du compte titre après chaque
opération).
Un compte titres peut accueillir tous types de valeurs mobilières (actions,
obligations, part d’OPCVM…) sans limite de nombre ni de montant.
Par contre, en aucun cas, un compte-titres ne peut êtres débiteur.

 La forme des titres (les valeurs mobilières peuvent revêtir différentes


formes de titres choisies par l’émetteur)

 Les titres au porteur :


Les détenteurs de titres au porteur ne sont pas connus de l’émetteur,
les titres sont dits occasionnellement nominatifs parce que le
détenteur, à son gré, peut demander à être connu de l’émetteur.

 Les titres nominatifs :


Les détenteurs de titres nominatifs sont, dans leur intégralité, connus
de l’émetteur. Les titres sont dits essentiellement nominatifs, À
chaque négociation c’est-à-dire à chaque changement de titulaire,
l’émetteur en est informé, Les détenteurs peuvent faire gérer leur
compte-titres directement chez l’émetteur (nominatif pur) ou chez un
intermédiaire de leur choix (nominatif administré).

 Les titres au porteur identifiable :


Toute société désirant opter pour cette forme de titres peut le faire
aisément, à condition de le stipuler dans ses statuts.
Les négociations s’effectuent sous la forme porteuse, mais
l’entreprise peut demander, autant de fois qu’elle le désire, à
connaitre son actionnariat 

2. Les types d’ordres :

L'investisseur qui souhaite acheter ou vendre des valeurs mobilières doit


passer un ordre de bourse auprès de son intermédiaire financier, qui va

23
effectuer l'opération pour son compte. Les ordres peuvent être transmis par
tout moyen : en agence, par internet, par fax, ou, par téléphone.

2-1. les informations que porte un ordre

Un ordre de bourse doit comporter un certain nombre d’informations


obligatoires

o le sens de l’opération (achat ou vente).


o les noms et, le cas échéant, le code de chaque valeur (code ISIN).
o la quantité de titres à négocier :
- La quantité minimale
L'ordre peut être conditionné par une quantité minimale d'exécution.
Cette mention n'est possible que pendant la l'exécution pour au moins
la quantité minimale spécifiée n'est pas possible, l'ordre est éliminé du
marché phase de cotation en continu. Au moment de son introduction,
si
- La quantité totale
C'est la quantité maximale que le client accepte d'acheter ou de vendre.
L'ordre peut recevoir une exécution partielle.

o le mode de règlement pour les valeurs éligibles au SRD (Service de


règlement différé).
o le type d’ordres et sa limite de validité :

24
- date limitée : C'est un ordre qui précise la date maximale de son
exécution. Si arrivée cette date l'ordre n'est pas exécuté ou n'a reçu
qu'une exécution partielle, la séance de bouse suivante, l'ordre ou le
reliquat de l'ordre, ne sera plus présenté dans la feuille de marché
- jour : L'ordre est valable un jour. A la fin de la séance de bourse les
ordres à validité jour non exécutés, ou le reliquat de la quantité en cas
d'exécution partielle, sont éliminés du marché.
- A révocation : L'ordre est valable 30 jours calendaires à partir de
sa date d’introduction

NB :La validité de l'ordre peut expirer sous l'effet de certaines opérations


sur titres par exemple :

- Le détachement d'un droit de souscription ou d’attribution

- Le paiement d'un dividende

- La radiation de la valeur

- La division ou le regroupement

2.2. Les différents ordres de bourse 

Les ordres Classiques :

 Ordre au marché
L’ordre au marché ou ordre à tout prix. On ne précise pas de prix pour cet
ordre qui est prioritaire sur tous les autres types d'ordres. Son exécution ne
peut être que totale. Il n'y a donc pas de fragmentation des ordres avec une
réponse partielle. Il est utilisé pour négocier des valeurs sur des marchés
peu liquides. On est ainsi sûr d'acheter ou de vendre les titres mais on
prend un risque sur le prix d'exécution.
Traitement à l’ouverture :

1er cas : les quantités disponibles permettent une exécution complète de


l’ordre (ou des ordres) “au marché” il est alors exécuté au cours
d’ouverture.
2éme cas : les quantités disponibles ne permettent pas une exécution
complète de l’ordre :

25
- pour les valeurs cotées en continu, la valeur est réservée et la phase de
pré-ouverture est prolongée (une seule fois seulement). Lors du fixing
établi à l’issue de cette prolongation, l’ordre “au marché” est exécuté au
maximum de la quantité disponible ; le solde (ou la totalité si l’ordre n’a pu
recevoir de début d’exécution) est mis en attente sur la feuille de marché
avec la mention MO

- pour les valeurs cotées en fixing seulement, lorsque l’exécution partielle


n’est pas possible, la valeur est réservée jusqu’au fixing suivant ;
lorsqu’une exécution partielle est possible, l’ordre est exécuté à hauteur
des quantités disponibles et le solde est mis en attente jusqu’au fixing
suivant.
Traitement en séance :
-l’ordre est exécuté au maximum des quantités disponibles
- la quantités non exécutée est afficher avec mention MO
1 Exemple 1 : un ordre d’achat de 100 titres “au marché” en séance
2

Achat Vente Derniers échanges


Quantité limite limite quantité heure quantité Cours
40 61,05 61,10 10 11 h 10 50 61,10
10 61,00 61,15 30 11 h 10 150 61,05
30 60,95 61,20 30 11 h 09 30 60,95
10 60,90 61,25 20 11 h 08 10 61,00
20 60,85 61,30 40 11 h 08 30 60,95
L’ordre est confronté aux ordres de vente présents sur la feuille de marché
et est exécuté pour 10 titres à 61,10MAD, pour 30 titres à 61,15 MAD ,pour
30 titres à 61,20 MAD ,pour 20 titres à 61,25 MAD et pour 10 titres à 61,30
MAD.
La feuille de marché devient
Achat Vente Derniers échanges
Quantité limite limite quantité heure quantité Cours
40 61,05 11h11 10 61,30
10 61,00 11h11 20 61,25
30 60,95 11h11 30 61,20
10 60,90 11h11 30 61,15
20 60,85 61,30 30 11h11 10 61,10

Exemple 2 : un ordre d’achat de 100 titres “au marché” en séance

Achat Vente Derniers échanges


Quantité limite limite quantité heure quantité Cours
40 61,05 61,10 10 11h 10 50 61,10

26
10 61,00 61,15 30 11h 10 150 61,05
30 60,95 61,20 30 11 h 09 30 60,95
10 60,90 11 h 08 10 61,00
20 60,85 11 h 08 30 60,95
L’ordre est confronté aux ordres de vente présents sur la feuille de marché et
est exécuté pour 10 titres à 61,10 MAD , pour 30 titres à 61,15 MAD et pour
30 titres à 61,20 MAD ; le solde de 30 titres est positionné à l’achat sur la
feuille de marché qui devient:

Achat Vente Derniers échanges


Quantité limite limite quantité heure quantité cours
30 MO 11 h 11 30 61,20
40 61,05 11 h 11 30 61,15
10 61,00 11 h 11 10 61,10
30 60,95 11 h 10 50 61,10
10 60,90 11 h 10 150 61,05

 Ordre à cours limité


L'ordre de bourse le plus fréquemment utilisé est l'ordre à cours limité. Il est
assorti d'un prix maximal en cas d'achat ou d'un prix minimal en cas de vente.
Cet ordre limite les risques liés à la volatilité des cours et offre donc une
grande sécurité à l’investisseur. Il présente toutefois le risque de ne pas être
exécuté si le cours limite n'est pas atteint ou bien de n’être exécuté que
partiellement. Enfin, il y a une priorité des ordres en fonction de leur
ancienneté, les plus anciens étant traités en premier (principe de
l’horodatage).

Traitement à l’ouverture :
tous les ordres d’achats limités à des prix supérieurs et tous les ordres de
vente limités à des inférieurs au cours d’ouverture sont éxécutés en totalité
[ selon le principe PEPS ]

Traitement en séance :
L’exécution d’un ordre dépend de l’existence d’une contrepartie suffisantes à
un ou plusieurs prix compatibles avec sa limite
Exemple :un ordre d’achat de 100 titres “à cours limité” à 61,20 MAD en
séance

27
Achat Vente Derniers échanges
Quantité limite limite quantité heure quantité cours
40 61,05 61,10 10 11 h 10 50 61,10
10 61,00 61,15 30 11 h 10 150 61,05
30 60,95 61,20 30 11 h 09 30 60,95
10 60,90 61,25 20 11 h 08 10 61,00
20 60,85 61,30 40 11 h 08 30 60,95

L’ordre est instantanément exécuté pour 10 titres à 61,10 MAD ; pour 30


titres à 61,15 MAD et pour 30 titres à 61,20 MAD
Et l’ordre s’affiche pour le solde, soit 30 titres demandés à 61,20 MAD ; la
feuille de marché devient
Achat Vente Derniers échanges
Quantité limite limite quantité heure quantité cours
30 61,20 11 h 11 30 61,20
40 61,05 11 h 11 30 61,15
10 61,00 11 h 11 10 61,10
30 60,95 61,25 20 11 h 10 50 61,10
10 60,90 61,30 40 11 h 10 150 61,05

 Ordre à la meilleure limite


L'ordre à la meilleure limite se justifie pour des valeurs très liquides que
l'on veut acquérir ou vendre rapidement. Cet ordre sera exécuté au mieux de
l'offre ou de la demande du marché, c'est à dire qu'il n'offre aucune garantie
sur le prix.
Traitement à l’ouverture
L’ordre “à la meilleure limite”est transformé en ordre limité au cours
d’ouverture. Il est donc exécuté en fonction des soldes disponibles, après
les ordres “au marché” selon le cas et après les ordres limités. En cas
d’exécution partielle ou de non exécution, l’ordre reste inscrit sur la feuille
de marché comme ordre “à cours limité” à ce cours d’ouverture,

Traitement en séance
L’ordre “à la meilleure limite” devient un ordre “à cours limité” au prix
de la meilleure offre en attente s’il s’agit d’un ordre d’achat et au prix de la
meilleure demande en attente s’il s’agit d’un ordre de vente.
Exemple d’un ordre d’achat de 100 titres “à la meilleure limite” en séance

28
Achat Vente Derniers échanges
Quantité limite limite quantité heure quantité cours
40 61,05 61,10 10 11 h 10 50 61,10
10 61,00 61,15 30 11 h 10 150 61,05
30 60,95 61,20 30 11 h 09 30 60,95
10 60,90 61,25 20 11 h 08 10 61,00
20 60,85 61,30 40 11 h 08 30 60,95
Un client donne un ordre d’achat de 100 titres “à la meilleure limite”.
L’ordre est exécuté pour10 titres à 61,10 MAD (quantité et prix de la
meilleure offre disponible à cet instant) et reste affiché pour 90 titres
demandés à 61,10 MAD sur la feuille de marché qui devient:
Achat Vente Derniers échanges
Quantité limite limite quantité heure quantité cours
90 61,10 61,15 30 11 h 11 10 61,20
40 61,05 61,20 30 11 h 10 50 61,10
10 61,00 61,25 20 11 h 10 150 61,05
30 60,95 61,30 40 11 h 09 30 60,95
10 60,90 61,35 50 11 h 08 10 61,00

Les ordres Complexes :

 Ordre à seuil de déclenchement


L'ordre à seuil de déclenchement se déclenche lorsque le cours de la valeur
franchit le niveau déterminé dans l'ordre. Pour un achat si le cours de la valeur
franchit un seuil à la hausse et inversement pour la vente, lorsque le cours de
la valeur passe en dessous d’un seuil. Lorsqu'il atteint le prix fixé, l'ordre à
seuil se transforme en ordre à tout prix et il n'y a aucune garantie du prix
d'exécution.

Pour ce type d'ordre, le cours spécifié doit être supérieur au dernier cours
de la veille pour un achat, ou inférieur au dernier cours de la veille pour une
vente.

 Ordre à plage de déclenchement


La plage de déclenchement permet de fixer une fourchette de prix pour
l'exécution. Au contraire de l'ordre à seuil de déclenchement, l’ordre à plage
de déclenchement est assorti d’une limite au-delà de laquelle l'ordre ne doit
plus être passé. L'ordre n'est exécuté qu'à l'intérieur de la plage déterminée

29
par le client qui fixe le cours minimal à ne pas dépasser pour une vente (et
maximal pour un achat).

Cet ordre peut être exécuté partiellement, voire pas du tout, si le cours sort
des limites.
Traitement à l’ouverture :

Ne sont acceptés et exécutés au cours d’ouverture que les ordres qui sont
compatibles avec le seuil ou la plage de déclenchement c.à.d. :

- les ordres d’achat dont le seuil de déclanchement est supérieur au


cours de clôture de la veille, ou du précédent fixage
- les ordres de ventes dont le seuil de déclenchement est inférieur au
cours de la veille ou de fixage

Traitement en séance :

Un ordre n’est pris en compte que si leurs seuil est supérieur (achat) / inférieur
(vente) au dernier cours coté lors de leur arrivé sur le système de cotation

En séance, la réception d’un ordre à déclenchement ne provoque pas de


négociation immédiate .une transaction doit nécessairement intervenir entre
l’enregistrement et le déclenchement de l’ordre.

Exemple : un ordre d’achat de 100 titres à seuil de déclenchement à 61,15


MAD en séance
Achat Vente Derniers échanges
quantité limite Limite quantité heure quantité cours
40 61,05 61,10 10 11 h 10 50 61,10
10 61,00 61,15 30 11 h 10 150 61,05
30 60,95 61,20 30 11 h 09 30 60,95
10 60,90 61,25 20 11 h 08 10 61,00
20 60,85 61,30 40 11 h 08 30 60,95

L’ordre est accepté par le système (61,15 est supérieur au dernier cours
61,10)

Enregistré est mis en réserve en attendant une transaction au cours égal au


supérieur a 61,15

À 11h20 la feuille de marché devient


Achat Vente Derniers échanges

30
quantité limite limite quantité heure quantité Cours
40 61,05 61,15 20 11 h 20 10 61,15
10 61,00 61,20 30 11 h 20 10 61,10
30 60,95 61,25 20 11h10 50 61,10
10 60,90 61,30 40 11h10 150 61,05
20 60,85 61,35 60 11 h 09 30 60,95

L’ordre “à seuil de déclenchement” est automatiquement activé et transformé


en ordre d’achat “au marché” selon les cas ;

Il est exécuté pour 20 titres à 61,15 MAD 30 titres à 61,20MAD, 20 titres à


61,25 MAD et 30 titres à 61,30 MAD

Si l’ordre avait été donné “à la plage de déclenchement” à 61,15/61,25, il


aurait été enregistré et déclenché dans les mêmes conditions mais exécuté
pour 20 titres à 61,15 MAD ,30 titres à 61,20 MAD et 20 titres à 61,25MAD et
se serait affiché pour le solde comme un ordre d’achat de 30 titres “à cours
limité” de 61,25 MAD.

La feuille de marché serait alors devenue :

Achat Vente Derniers échanges


quantité limite limite quantité heure quantité Cours
30 61,25 61,30 40 11 h 20 20 61,25
40 61,05 61,35 60 11 h 20 30 61,20
10 61,00 61,40 120 11 h 20 20 61,15
30 60,95 61,45 150 11 h 20 10 61,15
10 60,90 61,50 180 11 h 20 10 60,10

31
Chapitre IV : Performance boursière

La performance d’une bourse peut être mesurée par plusieurs indices


boursiers, tels qu’un indice principal mesurant la performance globale de la
bourse oudes indices sectoriels mesurant la performance d’un sous-
ensemble de compagnies ayant des caractéristiques semblables.

I- Les indices boursiers :

L’indice boursier est une donnée disponible pour tout public indiquant la
santé du marché des capitaux d’un pays. Un indice boursier est, en effet, une
moyenne pondérée des cours boursiers du pays.
Le plus important pour l’indice boursier, c’est d’être représentatif au maximum
de la réalité financière au temps T. On le calcule grâce au rassemblement en
masse des titres d’entreprises diverses, elles peuvent représenter un secteur
bien défini ou rassembler tous les secteurs économiques d’une région donnée.

1. MASI :
Pour le Maroc, le MASI ou Moroccan All Shares Index, comme son nom
l’indique, prend en considération toutes les valeurs cotées auprès de la
Bourse de Casablanca. Il permet donc d’avoir une idée globale sur la
performance du marché et l’enthousiasme de tous les investisseurs. Le MASI
considère plus de valeurs que le MADEX.
Toutes les entreprises inscrites à la bourse de Casablanca sont évaluées
dans le MASI et actuellement sont au nombre de 76 sociétés.

2. MADEX :

Le MADEX ou Moroccan Most Active Shares Index quant à lui procure


l’image de l’économie et des changements des cours boursiers : il prend en
compte uniquement les valeurs les plus liquides et actives de la Bourse de
Casablanca. Le MADEX regroupe donc des valeurs très actives du marché
boursier marocain.

32
NB : - Dans le cadre de sa stratégie de développement et d’ouverture à
l’international, la place de Casablanca s’est dotée d’une série de nouveaux
indices boursiers : FTSE CSE Morocco. Fruits d’un partenariat entre FTSE
Group et la Bourse de Casablanca, ces nouveaux indices ont été conçus en
utilisant les règles rigoureuses de FTSE en termes d’éligibilité, de flottant et de
liquidité.

 FTSE CSE Morocco 15 Index : il se compose des 15 principales valeurs


de la Bourse de Casablanca. Ces valeurs sont classées selon la
capitalisation boursière. Il est calculé toutes les 15 secondes.
• FTSE CSE Morocco All-Liquid Index : Cet indice de référence retrace la
performance de toutes les valeurs liquides de la Bourse de Casablanca. Il
est calculé toutes les 15 secondes.
o Les indices sectoriels :
Un indice sectoriel est un Indice compact composé des valeurs appartenant
au même secteur d'activité.
(Secteur : Télécommunications, Transport, Boissons, Mines …)

II- La performance boursière Marocaine


1. Au niveau national

Les entreprises qui sont présentes sur la Bourse de Casablanca ont


dégagé un résultat net combiné de 14,2 milliards de dirhams (1,5 milliard $) au
cours du premier semestre 2014, grâce à des performances bien orientées qui
se sont caractérisées par une hausse de leurs chiffres d'affaires qui a
globalement atteint 124 milliards de dirhams, en hausse de 5,6% comparé aux
performances de la même période en 2013.

Les principaux contributeurs à cette performance sont les entreprises du


secteur des banques notamment Attijariwafa, BMCE Bank ou encore  Banque
Populaire du Maroc qui ont profité des confortables marges et aussi les
entreprises du secteur de l'énergie, notamment la dernière rentrée sur la
cote, JorfLasfarEnergyCompany dont le bénéfice d'une compensation
financière de 378 millions de dirhams a été une bouffé d'air dans ces
opérations.

Sur le troisième trimestre de 2014,  le volume global des échanges a bondi


atteignant jusqu'à 6,8 milliards de dirhams, contre 2,7 milliards de dirhams
pour la même période en 2013. Mais il faut dire qu'il y a eu une évolution en
dents de scie. Le rebond survenu au mois d'août (3,5 milliards de dirhams) a
été suivi d'un recul à 2,3 milliards de dirhams. Une croissance qui est aussi
tributaire du recul des offres des titres du gouvernement, qui emprunte de

33
moins en moins, mais aussi de la hausse des transactions de bloc (1,87
milliard de dirhams), contre 88 millions de dirhams une année plus tôt.
L'information devrait séduire dans un contexte marqué par la progression qui
est constatée sur les principaux indices de ce marché financier.  Le marché
affiche au 31 octobre 2014 des performances annuelles de ses principaux
indicateurs de +13,58 % pour le MASI et +10,74 % pour le FTSE CSE
Morocco 15. Et surtout, depuis le début de l’année, la capitalisation boursière
a enregistré une hausse de 13,1% et était à 497 milliards de dirhams au 31
septembre 2014
De plus  le marché financier marocain  se présente comme étant moins
rémunérateur comparé à celui des obligations, même avec un volume en
recul. Au 30 septembre, le taux de rendement obtenu en divisant le bénéfice
net sur la capitalisation boursière globale est  de 2,8%, un taux qui reste faible
comparé aux rendements moyens des emprunts du gouvernement sur 6 mois
qui se hissent à 3%

En 2015, la place casablancaise a clôturé l’exercice sur une contre-


performance de 7,22% à 8.925,71 points malgré un début d’année plutôt
prometteur. En valeur, la capitalisation boursière lâche quelques 30 milliards
de DH pour s’établir à 453,3 milliards de DH.

Mais ce sont les déboires des acteurs de l’immobilier cotés qui ont le plus
pesé sur le marché boursier en 2015. Couplée à la baisse importante des
mises en chantier, la situation financière difficile de certains grands acteurs du
secteur a eu un impact significatif sur la capitalisation globale. «La
capitalisation boursière d’Addoha, Alliances et Résidences Dar Saada s’est
effritée de 9,3 milliards de DH pour s’établir à 11,5 milliards». Addoha, dont le
cours a chuté de 37%, a pesé pour moitié dans cette baisse. Pis encore, le
titre d’Alliances a dégringolé de 85%. Compte tenu de cette baisse, la plus
forte baisse du marché en 2015, la valeur ne dépasse pas les 41 DH (soit une
capitalisation de 519 millions de DH). Alliance n’a plus aucun «prestige» en
Bourse. Elle qui pesait encore 3,5 milliards de DH fin 2014 a perdu 1,82
milliard de capitalisation. L’industrie a également fortement impacté les
performances du Masi en 2015. «Le raffineur Samir est encore loin d’avoir
trouvé une issue favorable à sa situation financière avec ses créanciers. En
Bourse, le titre a cédé 47%». D’où, une capitalisation effritée de 1,34 milliard
de DH. Samir n’est pas le seul industriel à connaître des déboires. «Managem

34
subit de plein fouet la baisse des prix des métaux à l’international. Il a
abandonné 30% en 2015. Sa capitalisation diminue de 2,66 milliards de DH».
Dans ce sillage, Centrale Danone concède 2,35 milliards de DH et Sonasid 2
milliards de DH.

Rien ne va plus à la Bourse de Casablanca. La capitalisation du marché


n’arrive pas à redresser la barre. Pire, dans son édition du jour, L’Economiste
constate que «la contre-performance du Masi (-7,22%) et le retrait de la cote
de la CGI ont pesé sur la capitalisation boursière». S’établissant à 453
milliards de DH en 2015, celle-ci chute de 31 milliards de DH. «Déjà 5 milliards
de DH se sont évaporés après six séances en 2016».

2. Au niveau Africain

- La progression de la bourse de Casablanca figure parmi les dix meilleures de


l’année 2014 sur le continent africain, selon le pointage de l’agence Ecofin
publié le 20 janvier 2015. Mais sans gloire. Pointant au neuvième rang, selon
Ecofin, l'indice principal de la place de Casablanca aura augmenté de
seulement 5,55 % sur l’année.
La Tanzanie est en tête avec près de +35% mais la progression la plus
remarquable du panel est celle, au vu de son poids, de l’Egyptian Stock
Exchange qui a gagné plus de 31% en 2014, conséquence financière de la
"normalisation" économique qui a suivi, l’an dernier, le coup d’Etat militaire de
juillet 2013. Le Caire a repris son rang de deuxième place financière du
continent, derrière Johannesbourg et devant Lagos. Plombé par la chute du
prix du baril, l'indice "All Share" de la place nigériane a pour sa part cédé
16,14% en 2014.
Pour mémoire avec une valeur de l'ordre de 1 000 milliards de dollars
Johannesbourg, reste de très loin le premier marché du continent noir qui
compte environ 25 bourses de valeurs.
Casablanca figurait en 2014 au 4ème rang des places africaines par la
capitalisation derrière Johannesbourg, Le Caire et Lagos. Mais elle a sans
doute désormais dépassé d'une courte tête la bourse du Nigeria en devise du
fait de la plongée de la naira, la monnaie nigériane. Hier, Casablanca affichait
une capitalisation de 522 milliards de dirhams, soit 48 milliards d’euros, celle
de Lagos tourne autour de 45 milliards d'euros.

Les dix meilleures places boursières de l'Afrique en termes de


performance et de capitalisation en 2014
Performance boursière Capitalisation boursière

35
Dar es Salaam Stock +34.9 Johannes burg Stock
1 330.287
Exchange (Tanzanie) 9% 1 Exchange (Afrique du
MM$
Egyptian Stock +31,6 Sud)
2
Exchange (Egypte) 1% Nigerian Stock
82,813
2 Exchange
MM$
Uganda Securities +26,5 (Nigeria)
3
Exchange (Ouganda) 7%
Egyptian Exchange 63,716
3
Nairobi Stock (Egypt) MM$.
+19,2
4 Exchange
0%
(Kenya)
Bourse de Tunis +16,1 Bourse des Valeurs de 55.446
5 4
(Tunisie) 7% Casablanca (Maroc) MM$.
Lusaka Stock +16,0
6 Nairobi Stock
Exchange (Zambie) 1% 22,675
BRVM  5 Exchange
+11,2 MM$. 
7 (Côte d'Ivoire - 8 pays (Kenya),
3% Bourse Régionale des
UEMOA)
Valeurs Mobilières
Namibian Stock +10,1 11,203
8 (Bénin, Burkina Faso,
Exchange (Namibie) 6% 6 MM$. 
Guinée-Bissao, Côte
Bourse de Casablanca +5,55 d’Ivoire, Mali, Niger,
9 Sénégal et Togo)
(Maroc) %
Bourse des Valeurs
Ghana Stock 7,770
+5,40 7 Mobilières de Tunis
10 Exchange MM$.
% (Tunisie)
(Ghana)
Stock Exchange of
Mauritius 7,248
8
(L’Ile Maurice) MM$.

Ghana Stock
6,085
9 Exchange
MM$.
(Ghana)
Zimbabwe Stock 5,214
10
Exchange (Zimbabwe) MM$.

o LA BOURSE DES VALEURS DE CASABLANCA A RETROGRADÉE :

Mais à l’inverse, deux retraits de la cote sont déjà dans les tuyaux, à savoir
ceux de Mediaco Maroc (location de matériel) et de la compagnie immobilière
CGI, filiale du groupe public CDG.

36
Le marché financier marocain pourrait néanmoins se réveiller du fait des
prévisions de croissance meilleures pour 2015 que celle de l'année passée ou
de l'intérêt des investisseurs pour le statutCasablanca Finance City visant à
faire rayonner la capitale économique marocaine sur l'Afrique de l'ouest.

Mais en 2014 du fait de sa trop faible activité, la "Bourse des valeurs de


Casablanca" a été rétrogradée par plusieurs organismes financiers (FTSE,
S&P) de "marché émergent" à "marché frontière".
Revenant sur la performance boursière de la place casablancaise au titre de
l’exercice 2014, les analystes font remarquer que, malgré la reprise, la Bourse
de Casablanca a affiché en 2014 une croissance boursière modeste
comparativement aux principales places boursières comparables (Région
MENA, Afrique du Sud). Alors que l’indice MASI a clôturé l’année 2014 avec
un gain de 5,6%, les Bourses d’Egypte et de la Tunisie ont bouclé l’année
avec des performances annuelles respectives de 32,0% et 16,0%. La place de
Johannesburg (Afrique du Sud) a réalisé une performance presque identique
(6%) à celle de Casablanca.

37
Conclusion :
Les marchés financiers, comme ceux des obligations et des actions, jouent un
rôle décisif pour parvenir à une plus grande efficacité économique car ils
orientent les fonds des agents qui n’en font pas une utilisation productive vers
ceux qui peuvent les utiliser. Des marchés financiers qui fonctionnent bien
sont un facteur clé pour réaliser une croissance économique élevée, alors que
des marchés financiers inefficaces sont une des raisons pour lesquelles de
nombreux pays dans le monde restent désespérément pauvres.
Les activités sur le marché financier ont également des effets directs sur la
richesse individuelle, sur le comportement des entreprises et des
consommateurs, et sur le cycle conjoncturel des économies.
Ensuite, la bourse en tant qu'instrument de placement, permet aux particuliers
de devenir les associés des plus grandes entreprises privées industrielles et
commerciales par le biais des actions. Ou de devenir les créanciers de ces
sociétés et de collectivités publiques comme l'Etat et les grandes entreprises
nationales en achetant des obligations.
Toutes les entreprises qui rentrent en bourse ne sont pas comparables, en
effet à côté des poids lourds de la côte qui pèsent des centaines de milliards,
on trouve des PME familiales de capitalisation modeste, de plus les produits
négociables en bourse sont de natures différentes, par conséquent plusieurs
compartiments de cotation ont été créés.
Enfin, Le marché marocain des valeurs mobilières, qui a vu le jour le 14
novembre 1967 a certainement connu des progrès incontestables depuis sa
réforme en 1993, mais le bilan de son activité est, dans son ensemble, en de
ça des attentes. L'émergence de la bourse reste donc un objectif non atteint,
et la marche vers l'économie de marché un but loin d’être réalisé. Au-delà
d'une architecture raffinée de dispositions réglementaires, il faudra encore
davantage d'initiative et d'imagination pour mettre définitivement la réforme.
En particulier, un effort considérable devra être réalisé en matière de
communication et de vulgarisation de nouveaux produits financiers auprès des
opérateurs potentiels.
Le développement du marché financier constitue aujourd'hui le moyen de
financement par excellence, un moyen de mobilisation de l'épargne
domestique, un puissant vecteur d'investissement pour les capitaux étrangers,
bref, un point de passage obligé de développement économique.
Cependant, le recours au marché boursier pour le Maroc, comme moyen de
financement reste marginalisé, et le marché Boursier Marocain reste étroit par
rapport à celui des autres pays.

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