Vous êtes sur la page 1sur 138

Ecole Supérieure d’Economie

Macroéconomie appliquée

Manuel de Comptabilité National

SENOUCI Benabbou
Professeur

1
SENOUCI Benabbou
Professeur

Manuel de Comptabilité National


SOMMAIRE

Introduction
1er Chapitre : Structure de la Comptabilité Nationale

2e Chapitre : le champs de la production de la Comptabilité Nationale

3e chapitre : les agents et les opérations économiques

4e chapitre : Analyse des opérations sur Biens et Services

5e chapitre : Les agrégats de la production

6e chapitre : Analyse des opérations de Répartition et agrégats du Revenu

7e chapitre : Analyse des Opérations Financières

8e chapitre : les comptes des agents économiques 

9e chapitre : les tableaux centraux de la Comptabilité Nationale:

- Tableau Economique d’Ensemble TEE


- Tableau Entrées Sorties TES
- Tableau des Opérations Financières TOF
Introduction :

La comptabilité National (CN) est apparue en tant que tel entre les deux guerres sous la
pression de la théorie Keynésienne, et depuis que l’intervention de l’état s’est accrue.

Afin de quantifier ses interventions (qui visaient la relance de l’emploi et de la production), il


fallait connaitre les caractéristiques de l’économie nationale comme le PIB.

Le principal objectif de la comptabilité nationale est de fournir un cadre théorique et


comptable complet permettant de créer une base de données macroéconomiques convenant
pour l'analyse et l'évaluation des performances d'une économie 1.A partir du fait que la
comptabilité nationale est une méthode comptable qui utilise les résultats de la théorie
économique avec des données statistiques brutes, afin de donner une image chiffrée, globale,
et simplifiée de l’économie nationale pendant une période donnée.

« La comptabilité nationale appréhende la trace monétaire de l’économie d’un pays, et


elle est en fait une représentation intégrée par le biais d’un schéma comptable généralisé »2.

Nous pouvons aussi mentionner brièvement d’autres utilisations ou finalités de la


comptabilité nationale telles qu’elles sont perçues par le SCN 1993 :

• suivre le comportement d’une ou de plusieurs économies.

• effectuer des analyses macroéconomiques.

• la prise de décision et la formulation de politiques économiques.

• effectuer diverses comparaisons internationales ou régionales sur la structure


économique, la croissance et l’évolution économique, les niveaux de vie, etc.

• effectuer des prévisions et projections économiques.

• construire divers modèles économétriques du fonctionnement de l’économie, à cet


égard, les tableaux d’entrées sorties, de même que certaines autres parties des comptes,
sont largement utilisés pour construire des modèles destinés à simuler l’impact de
diverses politiques économiques ou sociales ou pour mesurer les retombées directes ou

H.V. GBOSSA « Le système des comptes nationaux » in « Comptes nationaux » Munich Centre for
1

Economic,Environmental and Social Statistics Munich 2001, p 35


2
M. Séruzier « Construire les comptes de la nation, selon le SCN 1993 » édition Economica, Paris 1996 p 31
indirectes de projets d’investissement ou de variations dans le niveau d’activité de
certaines industries.

Même si la comptabilité nationale est un instrument utile à de nombreux points de vue


et pour de multiples usages : pédagogique, théorique, pratique, politique économique,
institutionnels mais, elle a des limites et rencontre des difficultés à ne pas perdre de vue3 :

- Une représentation de la réalité économique mais non la réalité elle-même.

- Une comptabilité purement économique et monétaire

- Une précision illusoire, en réalité des marges d’erreur de l’ordre de 10% sont tout à
fait courantes (5% pour les meilleures évaluations, 20% pour les moins bonnes)4.

- Une comptabilité ex-post qui ne fait apparaître que les équilibres nécessairement
réalisés ex-post. Elle rend mal compte des déséquilibres existants ex-post et pas du tout des
déséquilibres ex-ante ni des phénomènes d'anticipation dont l'analyse économique moderne
souligne l'importance pour la compréhension des évolutions.

- Des difficultés croissantes pour rendre compte des phénomènes de valeur.

- Un cadre essentiellement national mal adapté à la réalité contemporaine de la


mondialisation.

Après avoir exposé quelques éléments de comptabilité nationale, on présentera tour à


tour les différentes catégories comptables dans le SCN et dans le SCEA, tout au long de cette
section, (et à chaque fois qu’il est possible de le faire).

1. Le Système de Comptabilité Nationale (SCN) de l’ONU

Dans cette sous section seront abordés l’aspect historique des systèmes de
comptabilité nationale de l’ONU notamment,le Système de Comptabilité Nationale (SCN) et
quelques éléments concernant les nouveautés de la quatrième révision qui est approfondie.

3
Voir à ce sujet :

- E. Archambault, « Comptabilité nationale », édition Economica, 6ème édition Paris 2003, p 587
- O.Arkhipoff « introduction à la comptabilité nationale » éditions Ellipses Paris 1996, chapitre
XIII pp 252-262
4
Ibid p 324
1.1. Bref aperçu historique

Les origines du SCN remontent au rapport du sous-comité des statistiques du revenu


national de la Société des Nations publié en 1947. Ce rapport et son annexe, ‘‘Définition et
mesure du revenu national et des agrégats sous-jacents’’ élaborés par Richard Stone, président
du sous-comité, montraient comment obtenir le revenu national et le produit national brut en
sélectionnant et en combinant les opérations élémentaires du système économique, en même
temps que la façon de présenter l’interdépendance de ces opérations.

En 1953, l’O.N.U. publie la première version de son " Système de comptabilité


nationale ", présenté comme un modèle pour les pays souhaitant se doter de comptes
nationaux selon les normes occidentales.

        L’évolution ultérieure est celle d’une diffusion internationale rapide de la


comptabilité nationale, doublée d’un mouvement d’extension de celle-ci, visant à couvrir des
dimensions jusque là délaissées : calculs à prix constants, intégration de tableaux d’entrées-
sorties, intégration de comptes financiers et patrimoniaux ; et d’efforts continus pour parvenir
à une plus grande homogénéisation internationale à partir des travaux réalisés par les experts
dans le cadre des organismes internationaux. La même année 1970, on voit apparaître un
nouveau système de l’ONU (SCN 70) et la première version du Système européen de
comptes économiques intégrés (SEC 70). L’effondrement de l’Union soviétique et la
dissolution du camp socialiste amène la disparition du système de Comptabilité du produit
matériel (SCPM) que les pays socialistes présentaient comme une alternative au SCN.

En 1993, une importante révision du système de l’ONU interviendra ensuite (SCN 93)
et sera suivie de la définition en 1995, d’un Système européen des comptes nationaux et
régionaux dans la communauté européenne (en abrégé SEC 95), cohérent avec le SCN 93,
adopté comme Règlement par le Conseil de l’Union européenne en 1996 appliqué, au plus
tard en 2005, dans tous les pays de l’Union Européenne.

Le Système de Comptabilité Nationale, Le "System of National Accounts 1993


(SNA)" a été préparé conjointement par les Nations unies, le Fond monétaire international, la
Commission des Communautés européennes, l’OCDE et la Banque mondiale.

De ce fait la collaboration entre le Fonds monétaire international (FMI) et les auteurs


du SCN-1993 a conduit à une harmonisation des nomenclatures du SCN-1993 avec les
normes du FMI en matière de balance de paiements et de statistiques financières des
gouvernements. Le même type d’intégration fut effectué avec les normes du Bureau
international du Travail (BIT) en ce qui concerne les statistiques de main-d’oeuvre et
d’emploi. Le SCN-1993 a aussi intégré dans ses normes la dernière Classification
internationale type, par industrie CITI, de toutes les branches d’activité économique, des
Nations Unies, ainsi que la classification centrale des produits du même organisme5.

1.2. Les nouveautés du SCN 1993

Le SCN 1993 a été favorablement accueilli et approuvé à l’unanimité par la


Commission de statistique des Nations unies, et devrait être utilisé comme cadre universel
pour l'établissement des comptes nationaux, afin de promouvoir l’intégration des statistiques
économiques et des domaines connexes. A ce titre il constitue une Tendance à l'universalité
et une harmonisation internationale des comptes économiques nationaux des pays membres
de l’ONU, notamment après la disparition de l’autre système de comptabilité Nationale de
l’ONU le SCPM avec la disparition du bloc socialiste.

Le SCN 1993 est un ensemble de comptes macro-économiques complet, cohérent et


souple visant à répondre aux besoins des analystes publics et privés, des responsables
politiques et des décideurs. Il a été conçu pour être utilisé dans des pays à économie de
marché, quel que soit leur niveau de développement, mais aussi dans les pays en transition
vers ce type d'économie6.

Depuis 1996, et à l’instar des autres pays membres de l’ONU, l’adoption du SCN
1993 en Algérie est à l’ordre du jour, mais jusqu’à présent rien n’a encore été fait.

Concernant les nouveautés du SCN 1993 qui est la quatrième révision 7. Les grandes
lignes du changement peuvent être résumées comme suit :

- révision de la structure des comptes et nouveaux soldes.

- Nouvelles définitions des unités statistiques, révisions des ventilations par


secteur.

5
D. Baribeau « La comptabilité nationale ou économique et certains de ses systèmes de classification » Institut
de la statistique du Québec, septembre 2000
6
System of National Accounts 1993 (SNA)

7
M. Séruzier « Construire les comptes de la nation, selon le SCN 1993 » op. Cit. p 128
- Une définition plus précise des opérations rentrant dans la frontière de la
production.

- Modification de l’évaluation et du traitement des impôts sur les produits.

- Distinction entre la production marchande et les autres types de production


non marchande.

- Elargissement et précisions des concepts d’actifs, de formation de capital, de


consommation de capital fixe, des instruments et d’actifs financiers.

- Mesure de prix et de volume et introduction de la notion de revenu réel.

- L’adoption de la révision de la nomenclature CITI (Cf. supra 1.2.2.1.1 les


Classification de l’ONU : la CITI REV 4).

- un gros effort d’explication, et une mise en cohérence complète des concepts


et définitions retenus, ce qui a donné des modifications dans la terminologie.

- une amélioration de l’analyse économique8, et un principe de flexibilité.

Aperçu sur le Système des Comptes Economiques Algériens SCEA

Pendant la période 1958-1978, c’est le système de la comptabilité Nationale


Algérienne (CNA) qui prévalait, inspiré de l’ancien système de comptabilité nationale
française (CNF). Afin d’adapter le système de comptabilité nationale avec la structure
socioéconomique d’un pays en voie de développement, les comptables nationaux algériens
ont mis en place le Système des Comptes Economiques Algériens (SCEA) qui est entré en
vigueur à partir de 1979.

L’avènement du SCEA est parti d’une meilleure connaissance de l’économie


algérienne, avec une prise en considération des besoins et des objectifs de la planification
nationale, où la finalité était aussi de traduire la présence d’un secteur public important, et
décrire clairement la production et les revenus9.

8
Ce point est considéré par M. Séruzier comme étant la principale innovation méthodologique du nouveau SCN,
Ibid p 129
9
M. Labidi “Manuel de comptabilité nationale”, édition OPU, Alger 1981, p 148
Le SCEA est inspiré de l’ancien système français (Méthodes de la comptabilité
nationale française /CNA), ainsi que des systèmes internationaux de comptabilité nationale de
l’ONU, le Système de Comptabilité Nationale (SCN 1968), et le système des comptes du
produit matière (SCPM 1971).
CHAPITRE PREMIER :
STRUCTURE DE LA COMPTABILITE
NATIONALE
Chapitre 01 : Structure de la Comptabilité Nationale

1) cadre comptable

2) cadre temporel

3) cadre spatial

Structure de la CN :

La représentation du circuit économique nous a donné un aperçu sur la façon que constitue le
cadre formel de la CN.

Dans le cadre, trois dimensions vous être aborder, la dimension comptable, temporel et enfin
spatial.

1) la dimension comptable :

Le système comptable permet a travers l’écriture symetrique de présenter une situation


équilibré grâce aux principes de la partie double qui permet le contrôle comptable et la
vérification que chaque opération a été enregistre et de ce fait, les comptes sont toujours
équilibrer car la somme des ressources est égale à la somme des revenus. Il s’agit bien sur
d’an équilibrer comptable export !

Il peut y avoir un équilibre comptable macroéconomique sans qu’il y soit forcement un


équilibre économique

2) la dimension temporel :

Il s’agit de distinguer entre les comptes de flux et les comptes de stocks, entre les variations
de stock et les variations de flux.les variations de stock sont datées mais n’ont pas la
dimension temporelle (le recensement de la population, la masse monétaire).

Les variations de flux ont une dimension temporelle car le flux s’effectue pendant une durée
déterminé la durée durant laquelle s’est effectuée l’observation. En CN, cette durée est
généralement l’année civile, ou l’opération économique enregistre entre le 1 er Janviers et le 31
décembre tout fois, il faut savoir les comptes trimestriels ou semestriels.

3) le cadre spatial :

La CN doit préciser l’ensemble des agents qu’elle décrit. Elle peut opter pour l’optique
juridique et à ce moment, elle va décrire l’activité économique des unités économiques qu’a la
nationalité Algérienne.
Elle peut aussi opter pour la critère géographique, et à ce moment,
elle va décrire l’activité des unités économiques qui exerce au
niveau du territoire national (ce critère étant établie par la CN). La
SCEA a délimité l’économie « Intérieur » qui concernera désormais
l’activité de l’ensemble des unités économiques résidente, c'est-à-
dire l’ensemble des unités économiques qui ont un centre d’intérêt
sur le territoire national. Autrement dit, l’ensemble des unités qui
effectue des opérations économiques sur le territoire national pour
une durée d’une année ou plus.
Il est aussi possible d’établir des comptes régionaux pour les besoins d’une politique de
décentralisation.
CHAPITRE DEUX :
LE CHAMP DE LA PRODUCTION DU SCEA
Chapitre 02 : Le champ de la production du SCEA

3.1.3. Le champ de production

Pour répondre aux interrogations posées à la fin de la sous section précédente, la


comptabilité nationale interpelle la théorie économique, en tenant compte de la réalité
socioéconomique de chaque pays, car la définition de la production et donc du champ de
production constitue l’identité de tout système de comptabilité nationale.

C’est à partir de cette définition que sera mesurée la production de chaque pays, du
moment que c’est la définition qui détermine le contenu des biens et des services.

Plus le champ de la production est large, plus le volume de la production est élevé, et
vis versa, plus le champ de la production est moins large, plus le volume de la production est
moins élevé.

Ainsi on ne peut s’en passer de la théorie économique, si on veut délimiter le champ


de la production. Le contenu du champ de la production a été beaucoup développé depuis les
physiocrates au XVIIIème siècle, qui considéraient que la terre est la source unique de la
production, les autres activités qui n’avaient aucune relation avec la terre étaient considérées
comme stériles et non productives. Le champ de la production a commencé à s’élargir avec A.
Smith (1722-1790) qu l’étend aux activités qui donnent la production de biens y compris le
commerce.

K. Marx maintient presque la définition de A. Smith ; mais d’un point de vue


différent, ainsi la production dans la définition marxiste est l’« activité économique qui
transforme les objets de travail afin de les rendre susceptible de subvenir aux besoins sociaux
et les valeurs d’usage »10.

Le champ de la production s’étend d’avantage avec les néoclassiques, pour ne pas se


limiter uniquement à la production des biens, mais tous les services, et cela en se basant sur la
théorie de la valeur utilité, où toute activité qui procure des biens ou des services est
considérée comme productive.

Afin de déterminer leur champ de la production, les deux systèmes de comptabilité de


l’ONU, le SCN et le SCPM -(avant sa disparition)-, se référaient à l’une des deux théories,
10
J. Ibarola, N. Pasquarelli « Nouveau dictionnaire économique et sociale » édition sociale, Paris 1981, p 500
marxiste ou néoclassique. Pour comprendre le champ de la production du SCEA, il est
important de le présenter brièvement dans les deux systèmes de comptabilité de l’ONU, vu le
fait que le SCEA s’en est inspiré d’eux.

1. Le champ de la production du SCPM

Le SCPM divise l’activité économique en deux secteurs :

- le secteur de la production matérielle  activité productive.


- le secteur des services  activité non productive.
Le travail productif est le travail de l’homme et son intervention au niveau de la nature
pour subvenir aux besoins, c’est-à-dire le travail fourni pour produire des biens matériels11.

Les secteurs productifs, sont les secteurs où le travail est incorporé sous forme de
biens matériels c’est-à-dire :

- des produits matériels (l’objet du travail, énergie).


- Les services matériels (transport, communication et commerce).
Les services matériels (productifs) sont des prolongements directs du processus de
production Ils sont nécessaires pour que l’utilisateur final puisse obtenir les produits
matériels. La valeur se crée essentiellement dans les branches des produits matériels ; en plus
d’une partie qui se crée par quelques activités de ces services matériels (emballage de
marchandises et son transport etc.).

Une ouverture du champ de la production a été opérée, à ce titre la version de 1985 du


SCPM introduit une balance des services non matériels12.

Le secteur de la production matérielle du SCPM contient des branches comme


l’industrie, le bâtiment, l’agriculture, le transport, le commerce et diverses activités
productives13.

11
Ibid p 107

12
A. Vanoli « Nomenclatures et systèmes comptables » in, X. Greffe, J. Mairesse et J-L. Reiffers (Editeurs)
« Encyclopédie économique » édition Economica Paris 1990, p 524
13
M. Labidi « manuel de comptabilité nationale » op cit p 53
Le secteur des services non matériels du SCPM contient les services publics, le
logement, l’éducation, la santé, les secteurs financiers, les assurances, l’administration et
autres.

Pour A. Vanoli le SCPM repose sur le choix idéologique d’une des interprétations
possible des textes marxistes, sans qu’un lien nécessaire apparaisse entre ce choix et la théorie
sous-jacente, ou les caractéristiques des pays qui l’ont effectué14.

14
Ibid p 524
2. Le champ de la production du SCN

Le champ de la production du SCN est basé sur le refus d’aucune distinction entre
l’activité économique productive, et l’activité économique non productive. Dans les pays
anglo-saxons où prédomine la théorie économique néoclassique, qui considère que toute
activité économique est utile même si elle n’est pas destinée à être échangé. Le SCN
considère comme productives toutes les unités qui vendent des biens et des services, y
compris l’administration et les travaux domestiques.

Le SCN définit les services comme étant « des sorties produites sur commande et
dont la commercialisation ne peut être dissociée de la production ; des droits de propriété ne
peuvent être établis sur des services et au moment même où la production d’un service se
termine, il doit être fourni au consommateur »15.

Cependant le SCN de 1993 réserve une place aux services de l’activité « des
technologies de l’information et de la communication », ainsi il fait une exception à la règle
précédente à un « groupe de branches d’activité généralement classées parmi les activités de
services dont certaines de leurs productions présentent des caractéristiques de biens ; il
s’agit des branches qui sont concernées par la fourniture, le stockage, la communication et la
diffusion des informations, des conseils, et des loisirs au sens le plus large de ces termes ; les
produits de ces branches d’activité, sur lesquels il est possible d’établir des droits de
propriété peuvent être classés soit comme des biens soit comme des services selon le support
sur lequel ces productions sont fournies »16.

Une simple comparaison entre les champs de production des deux systèmes le SCPM
et le SCN montre que le point de clivage est la sphère des services. On verra que le SCEA va
essayer de se positionner entre les deux systèmes.

3. Le champ de la production dans le SCEA

Par rapport à la problématique du champ de production, Le SCEA avait pris une


position intermédiaire entre les deux systèmes de comptabilité nationale de l’ONU de
l’époque de son élaboration.

15
OCDE « Système de comptabilité nationale, 1993 Glossaire »  OECD publications, PARIS 2000 p 50

16
Ibid p 50
Pour le SCEA sont considérées comme productives « toutes les activités productives
qui conduisent à la création de biens et de services échangés ou échangeables sur le
marché »17.

En plus des biens matériels, le SCEA inclut les services matériels productifs et les
services immatériels productifs.

Le SCEA subdivise les services en trois catégories :

a) les services matériels productifs qui englobent :


le transport et les annexes de transports, le commerce, hôtellerie, cafés et
restauration, intermédiaires et annexes du commerce et de l’industrie, les services des
bureaux d’études pour les entreprises, bâtiment (architecture), les services de
réparation, lavage, et location de matériel.

b) les services immatériels productifs qui englobent :


Les services marchands fournis aux ménages, comme les services de médecine
privée, les salons de coiffures, les salles de cinéma.

c) les services non productifs qui englobent :

Les services non marchands fournis par l’administration publique (santé publique,
éducation et autres), les institutions financières (banques, sociétés d’assurances etc.), les
affaires immobilières, les services domestiques.

On peut remarquer que la dernière catégorie de services n’est pas incluse dans le
champ de production du SCEA.

Mesure de la production

Après avoir délimité le champ de la production, une question se pose : comment est
mesurée cette production ? Pour commencer on peut dire que, même, si on essaie d’utiliser les
unités matérielles pour mesurer la production de biens et de services, sitôt qu’on veut
additionner les différents biens et services, se pose le problème de la différence des unités de
mesure qui ne permet pas l’agrégation à l’échelle macroéconomique.

17
K. Akacem « Comptabilité nationale le SCEA » édition OPU, p 33
Pour chaque problème de mesure, les comptables nationaux recourent au système des
prix qui permet d’évaluer les biens et les services avec la même unité monétaire du pays
concerné afin de procéder aux agrégations nécessaires. Cela est possible pour les opérations
sur biens. Mais pour les biens d’actifs, l’additivité n’est pas possible, et l’on doit recourir à
des solutions spécifiques.

Les opérations sur services (services d’intermédiation financière, commerce de gros et


de détail, services aux entreprises, éducation, recherche et développement, santé, loisirs, etc.)
présentent aussi des difficultés de traitement .Les unités physiques correspondantes étant
difficiles à déterminer. Des conventions doivent être fixées et appliquées à l’ensemble de ces
services18.

Traditionnellement, la production est définie comme création d’un produit. Un produit


est quelque chose qui est caractérisé par une quantité physique q, un producteur, un
utilisateur, un marché et un prix p. Il possède par conséquent une valeur19 .

V=pxq

Ainsi la valeur de chaque bien ou service est obtenue en pondérant la quantité par le
prix unitaire.

Dans le SCEA les prix avec lesquels on pondère les quantités physiques, pour mesurer
et évaluer la production, sont appelés les prix du marché, c’est-à-dire les prix par lesquels les
agents économiques vendent et achètent pendant l’année de référence. Se sont les prix perçus
effectivement par les fournisseurs et payés par les acquéreurs.

A partir de là on peut dire que les prix ne sont pas les mêmes pour le même produit.
Cette différence s’explique par le point de vue à partir duquel on se place, celui du producteur
ou de l’acquéreur. A la lumière de cette explication passant en revue les différentes catégories
de prix utilisés par le SCN et le SCEA.

1. Différents ensembles de prix

M.M-katoula « prix et volume en comptabilité nationale »» in « Comptes nationaux » Munich Centre for
18

Economic,Environmental and Social Statistics Munich 2001p 69

19
O.Arkhipoff « introduction à la comptabilité nationale » op. Cit.p 91
Le prix est défini comme la valeur d’une unité de bien ou de service dont les quantités
sont parfaitement homogènes en termes physiques et en termes qualitatifs.

Un bref aperçu sera consacré aux différents ensembles de prix, dans le SCN et dans le
SCEA.

1.1. Catégories de prix du SCN

Les principales catégories de prix sont : les prix de base, les prix du producteur,
et les prix d’acquisition20.

• Le prix de base et le prix du producteur sont tous les deux des montants que le
producteur reçoit de l’acquéreur, pour une unité de bien ou de service produit, mais ils
diffèrent en ce qui concerne la comptabilisation des impôts sur les produits et des subventions.

• Le prix d’acquisition exclut les taxes déductibles telles que la TVA, et inclut les frais
de transport et commerce payés séparément par l’acquéreur pour prendre possession du
produit acheté, au lieu et moment requis.

1.2. Catégories de prix du SCEA

Le SCEA retient les catégories de prix suivantes :

Le prix de revient = le coût de la consommation intermédiaire + les rémunérations de


salariés + consommation de fonds fixes.

Le prix du producteur est le prix départ usine, c’est le prix du marché du point de vue
du producteur, puisqu’il exclut les frais de distribution (c’est-à-dire les marges commerciales,
et le coût de transport), il est égal à :

Le prix du producteur = le prix de revient + les impôts liés à la production – les


subventions d’exploitation perçus par le producteur + l’excédent net d’exploitation
(c’est le profit brut du producteur).

20
M.M-katoula « prix et volume en comptabilité nationale »» in « Comptes nationaux » Munich Centre for
Economic,Environmental and Social Statistics Munich 2001p 68
Le prix à la production, est le prix du producteur hors taxes. Les taxes contiennent la
taxes sur la valeur ajoutée (TVA), anciennement Taxe Unique Global à la Production
(TUGP).

Le prix du marché = le prix de revient + les taxes.

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt lié à la production et à l’importation
qui, collecté par les entreprises, est essentiellement supporté par les consommateurs finals de
biens et services, elle est reversée à l’administration publique.

Prix d’acquisition c’est le montant effectif payé par l’acheteur par unité de bien ou de
service achetée. Il comprend les impôts, la TVA ne comptant que pour sa partie non
déductible, et les subventions sur les produits sont déduites. Il comprend aussi les frais de
transport acquittés séparément par l’acheteur pour prendre possession des produits au moment
et au lieu voulus. Il exclut les intérêts qui viennent s’ajouter en cas d’octroi d’un crédit.

Le prix d’acquisition est le prix du marché du point de vue de l’acquéreur.

D’une façon générale on peut dire que la production est évaluée aux prix à la
production (c’est-à-dire hors taxes).

Ainsi dans les tableaux entrées-sorties (TES) du SCEA la valorisation des ressources
et des emplois des biens et des services se fait au prix du marché, c’est-à-dire le prix
effectivement versé par l’acheteur et perçu par le vendeur21.

Avant de terminer la discussion sur le champ et l’évaluation de la production,


signalons que les prix ne sont pas stables dans le temps, alors que les principales utilisations
de la comptabilité nationale est d’étudier les grandeurs économique à travers le temps. Ce qui
suppose que les prix ne varient pas, mais il est courant que l’évaluation des grandeurs
économiques se fait aux prix de l’année en cours. Pour trouver une issue à cette
problématique et afin de procéder à des comparaisons dans le temps la comptabilité nationale
utilise les prix constants par le biais de la déflation à l’aide des indices de prix et les indices de
volume.

21
MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES) 1979 » édition la direction
générale de la statistique, Alger janvier 1984, p 9
Maintenant on peut aborder aisément le tableau entrées-sorties (TES) dans le SCEA puisque
c’est ce dernier qui définit la forme et le contenu du TES, et c’est ce qui explique notre
insistance à présenter les aspects comptables qui sont en relation avec les tableaux entrées-
sorties (TES).

Traitement de la TVA :

TVA versé = TVA facturée -(TVA récupérable + TVA déductible)

- La loi fiscale en Algérie donne à l’entreprise le droit de récupérer la TVA payé sur ses
achats en produits intermédiaire et d’en déduire aussi la TVA payé par l’entreprise lors
de ses achats d’équipements.

- De ce fait, le montant de la TVA perçue par l’Administration fiscale est calculé sur la
base de la formule sus-citée.
CHAPITRE TROIS:

LES AGENTS ET LES OPERATEURS DE LA


COMPTABILITE NATIONALE
Chapitre 03: les agents et les opérateurs de la Comptabilité Nationale

Il est possible de procéder à plusieurs types de classification des agents économique.

La classification la plus élémentaire et celle de Colin Clark ou l’activité économique est


découpée en trois (3) secteurs.

-Secteurs primaire (agriculture et mines)

-Secteurs secondaire (activité industrielle)

-Secteurs tertiaire (services)

L’intérêt de ce découpage vient du fait qu’il nous permet de voir l’évolution de l’activité
économique à travers le temps ex : le secteur tertiaire au début du 20éme siècle n’a pas la
même importance qui connait maintenant le SCEA propose deux types de classification des
agents économique :

La classification de l’activité économique :

Il peut y avoir deux approches, une approche fonctionnelle et une autre


institutionnelle. La première nous donne une classification fonctionnelle en terme de
nomenclatures d’activités (branches et secteurs d’activité), et la seconde en terme de secteur
institutionnels

A)Classification fonctionnelle

Il s’agit en fait d’un découpage de l’activité économique  sous forme de


nomenclatures, des découpages de ce type sont établis par les institutions internationales,
comme les structures rattachées à l’ONU ou à l’Union Européenne (UE), ou des institutions
publiques nationales (propres à chaque pays). Cette sous section sera clôturée par un exposé
consacré au découpage du système productif algérien en terme des deux nomenclatures, celle
de la base 1980 et la toute dernière, celle de la base 2000.

1. Les nomenclatures d’activités


Sans nomenclature, il n’y a pas d'analyse économique possible22. Seule la
nomenclature permet de donner à ces mots qui occupent une si grande place dans les exposés
d'économie, " l'industrie électronique ", " l'industrie mécanique ", " la sidérurgie ", un contenu
suffisamment précis

Le mot " nomenclature " a de nombreux synonymes : systématique, typologie,


taxinomie, etc. Dans le langage des statisticiens, " la classification est l'opération par
laquelle on construit une nomenclature. «  La " nomenclature " est le produit concret,
disponible sous la forme d'un texte, de l'opération de classification. Le " classement " est
l'opération par laquelle on identifie la classe d'une nomenclature à laquelle appartient un
individu : on classe les établissements selon leur activité économique principale, les individus
selon leur métier, leur catégorie sociale, etc. »23.

Souvent la nomenclature comporte plusieurs " niveaux " correspondant à des degrés
de détail différents, effectivement « une nomenclature se caractérise par différents niveaux de
classification, emboîtés les uns dans les autres, de telle sorte que les rubriques du niveau
inférieur constituent un nouvel ensemble donnant lieu à une classification par le niveau
immédiatement supérieur. Pour chaque nomenclature du système il importe de procéder à la
définition des différents niveaux"24.

La figure ci-dessous illustre ce principe d’emboîtement ou d’arborescence (cf. figure


1.5 ci-dessous).

Figure 1.4. Le schéma d’une nomenclature

22
Bernard Guibert, Jean Laganier, Michel Volle « Essai sur les nomenclatures industrielles » Revue
" Économie et statistique " n° 20, février 1971 p7

23
M. Volle « Le métier Source : « Le métier
M. Volle édition
de statisticien » de statisticien »
Economica op. Cit.
2ème édition 1984,pp
125
124

24
M. Séruzier « Construire les comptes de la nation, selon le SCN 1993 » édition Economica, Paris 1996 p 58
1.1. Les Classifications de l’ONU : la CITI REV 4

La Classification Internationale Type par Industrie de toutes les branches de l’activité


(CITI, Rev 4)25, a été adopté par l’ONU en février 1989, son utilisation comme nomenclature
de base pour des projets nationaux, s’élargit de plus en plus.

La CITI est passée par plusieurs versions dont les plus connues ; CITI Rev 3 CITI Rev
3.1 et la toute dernière CITI Rev 4rév. 3, comporte une structure de classification à 4
niveaux :

17 sections (pas de sous-sections)


60 divisions
159 groupes
292 classes

Il existe d’autres classifications de l’ONU, telles que les nomenclatures de commerce


international du Système Harmonisé (SH) et de la Classification des Produits Centrale (CPC),
ces dernières regroupent en principe en une seule catégorie des biens et des services qui sont
normalement produits par une activité unique.

Les trois nomenclatures26, (CITI Rev 4, SH et CPC) forment le noyau de base


universel des principales nomenclatures (classifications), d’activités et de produits des
Nations Unies.

1.2. La Classification de l’UE : la NACE REV 1

L’union Européenne dispose de sa propre nomenclature appelée la Nomenclature des


Activités des Communautés Européennes (NACE REV 1).

La Nomenclature des Industries établies dans les Communautés Européennes (NICE)


a été élaborée entre 1961 et 1963. La Nomenclature du Commerce est apparue dans la CEE
(NCE) en 1965, elle couvrait l'ensemble des activités commerciales. En 1967, une
nomenclature des services a vu le jour, suivie d'une nomenclature des activités agricoles.
Enfin, en 1970, il y a eu l’élaboration de la Nomenclature générale des activités économiques
25
Division de statistique de l’ONU« Classifications » Bulletin d’informationn° 15, Décembre 2004 p 3

26
ibid p 5
dans les Communautés européennes, connue sous le sigle NACE, et ultérieurement NACE 70
ou NACE 1970.

La NACE 1970 a été remplacée par la NACE Rév. 1, qui a établi un lien direct entre la
nomenclature européenne et la nomenclature CITI rév. 3. Ces deux nomenclatures sont
directement compatibles au niveau à deux chiffres, et des niveaux plus détaillés de la CITI
rév. 3 peuvent être établis en agrégeant les niveaux plus détaillés de la NACE Rév. 127. Par
exemple la correspondance au niveau du groupe

NACE Rév. 1
17 sections (lettres A à Q)
31 sous-sections (codes alphabétiques à deux caractères)
60 divisions (codes à deux chiffres)
222 groupes (codes à trois chiffres)
503 classes (codes à quatre chiffres)

Le tableau suivant nous donne les correspondances entre CITI REV3 et NACE REV1,
ou on voit que la différenciation de classification commence dés le niveau trois niveau des
groupes.

Tableau 1.5. structure des nomenclatures d’activité


CITI REV 3 NACE REV 1
Sections 17 17
Divisions 60 60
Groupes 169 240
Classes 291 516

Les nomenclatures algériennes d’activités

Il s’agit de présenter le découpage officiel du système productif. Ce découpage a


connu deux moments. Le premier moment correspond au premier découpage qui a prévalu
des années 1980 jusqu’au 1999, Le second moment correspond au récent découpage (base
2000).

27
NACE Rév. 1, Nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne,
Introduction, Eurostat, mai 1996, règlements du Conseil (CEE) n° 3037/90 d'octobre 1990 et n° 761/93 d'avril
1993 sur la NACE Rév. 1; Eurostat
1. La nomenclature base 1980 (NAP 80)

Le premier découpage a été élaboré par le ministère de la planification et de


l’aménagement du territoire (MPAT) pendant la période (1979-1980), et à ce titre certains
auteurs estiment que la théorie des industries industrialisantes a eu une influence directe sur la
méthodologie du MPAT, quant au découpage du système productif. Cette influence est
présente dans les différents travaux et documents que ce ministère a publiés28.

Ce découpage est apparu dans le document29 qui présente les nomenclatures des
branches et des secteurs d’activités inspirées de la nouvelle nomenclature des activités et
produits (NAP)30.

Le critère de base retenu pour ce découpage, est la destination des biens, (dans le cadre des
différents documents des plans et de statistiques, et surtout lors de la mise en place des
comptes nationaux), il est nécessaire de connaître la destination des biens (biens
d’équipement, biens de consommation intermédiaires et les biens de consommation
finale)31.

Ainsi on retrouve dans le document (corrigée en août 1981), une classification de


99 branches (cf. tableau 1.7), dans le cadre de Nomenclature des activités et des produits
résumés (NAPR), comme il existe deux classifications en secteurs d’activités:

28
K. Tahari « La formation brute du capital fixe en Algérie, approche théorique et évaluation », Thèse de 3ème
cycle, p 49.

29
MPAT, ONS

- « Nomenclature des branches et des secteurs d’activités » Alger mai 1980 (corrigée en août 1981),
- « Nomenclature des activités et des produits résumés (NAPR) » Alger février 1983
- « Nomenclature des secteurs d’activités (NSA) » document de travail, Alger février 1985
30
Ce document a été publié dans le journal officiel, (arrêté du 13 mai 1980).
31
Ibid p 1
Tableau : Nomenclature des activités économiques et des produits résumés

NAPR base 1980

Code
NAPR LIBELLE

1 Produits de la pêche
2 Produits de la sylviculture et de l'exploitation forestières
03 à 06 Produits agricoles
7 Electricité
8 Gaz
9 Eau
10 Pétrole brut et gaz naturel
11 Produits pétroliers raffinés
12 Gaz naturel liquéfié
13 Transport d'hydrocarbures par canalisations
14 Services et travaux publics pétroliers
15 Charbon
16 Minerai de fer
17 Minerais métalliques non ferreux
18 Pierres à bâtir, argile et sable
19 Extraction du Sel
20 Minerais de phosphate
21 Minerais de matières minérales n.c.a
22 Sidérurgie et première transformation de la fonte et de l’acier
23 Production première transformation des métaux non ferreux
24 Fabrication de biens intermédiaires métalliques, mécaniques et électriques
25 Biens de consommations métalliques
26 Biens de consommations mécaniques
27 Biens de consommations électriques
28 Biens d'équipement métalliques
29 Biens d'équipement mécaniques
30 Biens d'équipement électriques
31 Véhicules industriels
32 Matériels ferroviaires
33 Produits de la construction aéronautique
34 Produits de la construction navale
35 Produits de mécanique de précision destinés à l'équipement
36 Produits de l'industrie de verre
37 Matériaux de construction (produits rouges)
38 Céramique vaisselle (porcelaine)
39 Liants hydrauliques
40 Produits en ciment en amiante et matériaux de construction divers
41 à 43 Produits du bâtiment et des travaux publics
44 Produits de la chimie minérale de base
45 Engrais et pesticides
46 Résines synthétiques, matériaux plastiques de base et de fibres artificielles
47 Autres biens intermédiaires plastiques
48 Produits de la chimie organique de base
49 Peintures
50 Produits pharmaceutiques
51 Autres produits chimiques
52 Produits en caoutchouc
53 Tabacs et allumettes
54 Corps gras
55 Produits de travail des grains
56 Sucres
57 Boissons alcoolisées
58 Boissons non alcoolisées
59 Laits et produits laitiers
60 Viandes et conserve de viandes et poissons
61 Conserve de fruits et légumes
62 Produits alimentaires non compris ailleurs
63 Produits pour l’alimentation des animaux
64 Biens intermédiaires en textiles
65 Biens de consommation en textiles
66 Biens intermédiaires en cuirs
67 Biens de consommation en cuirs
68 Produits de première transformation de bois
69 Mobilier en bois et en plastique
70 Mobilier métallique
71 Produit du travail du liège
72 Papiers
73 Imprimerie presse et édition
74 Produits des autres industries manufacturières
75 à 79 Transports et auxiliaires de transports
80 Services des postes et télécommunication
89 Services des hôtels cafés et restaurants
93 Services fournis aux entreprises
94 Services fournis aux ménages

Source : MPAT « Comptes économiques nationaux TES 1979 » Janvier 1984. p 232

- une classification de 17 secteurs, où l’industrie est répartie en biens d’équipement,


biens intermédiaires, et les biens de consommation.
Tableau 1.7. Nomenclature des secteurs d’activités N.S.A. 17 postes

NSA Libellés N.A.P.R.

A Pêche Agriculture et chasse, sylviculture et exploitation forestière, 01 à 06


vinification

B Industrie agroalimentaire 53 à 63

C Eau et énergie 07 à 09

D Hydrocarbures 10 à 13

15 à 24

36, 37, 39,


40, 44, 49,
E Industrie de biens intermédiaires 52, 64, 66,
68, 71 et 72

F Industrie de biens d’équipement 28 à 35

25 à 27, 38,
50, 51, 65,
G Industrie de biens de consommation 67, 69, 70,
73 à 74

H Bâtiment et travaux publics 41 à 43

I Services et travaux publics pétroliers 14

J Transports et communication 75 à 80

K Commerce 81 à 88

L Hôtels, restaurants et cafés 89

M Services fournis aux entreprises 93

N Services marchands fourni aux ménages 94

O Etablissements financiers 90, 91

P Affaires immobilières 92

Q Services non marchands fournis à la collectivité 95 à 99

Source : MPAT/ONS ’’Nomenclature de branche et de secteurs d’activités’’ op cit p 14

- une classification de 22 secteurs, il s’agit d’une classification classique qui a


existé dans le passé, où l’industrie est répartie selon sa nature, comme les Industries
Sidérurgiques, Métallurgiques, Mécaniques et Electroniques (ISMME), les industries des
hydrocarbures, l’industrie du textile etc.

Tableau 1.8. Nomenclature des secteurs d’activités N.S.A. 22 postes


NSA Libellés NAPR

I Agriculture, pêche, chasse, sylviculture et exploitation forestière (y.c. 01 à 06


vinification)

II Eau et énergie 07 à 09

III Hydrocarbures 10 à 13

IV Services et travaux publics pétroliers 14

V Mines et carrières 15 à 21

VI Industries sidérurgiques, métallurgiques, mécaniques et électroniques. 22 à


(I.S.M.M.E) 35.70

VII Matériaux de construction, céramique, verre 36 à 40

VIII Bâtiments et travaux publics (non pétroliers) 41 à 43

IX Chimies, caoutchouc, plastiques 44 à 52

X Industries agroalimentaires, tabacs, allumettes 53 à 63

XI Industries textiles, bonneterie, confection 64, 65

XII Industries des cuirs et chaussures 66, 67

XIII Industries du bois, liége, papier, imprimerie etc.… 68 ; 69,


71 à 73

XIV Industries diverses 74

XV Transports et auxiliaires des transports, communication (P.T.T.) 75 à 80

XVI Commerce 81 à 88

XVII Hôtels, restaurants et cafés 89

XVIII Services fournis aux entreprises 93

XIX Services marchands fourni aux ménages 94

XX Etablissements financiers 90, 91

XXI Affaires immobilières 92

XXII Services non marchands fournis à la collectivité 95 à 99

Source : MPAT/ONS ’’Nomenclature de branche et de secteurs d’activités’’ Alger fev 1983.


p15

Le choix et l’utilisation de l’une des deux classifications en secteurs d’activités NSA,


se fait selon le besoin (cf. infra tableaux 1.8 et 1.9).
A cet effet on remarque que les tableaux entrées-sorties (TES) des années 1979 et
1989, sont apparus avec deux versions, un tableau de 75 branches et 74 produits, et un
deuxième tableau en 19 secteurs et 18 produits, ce dernier étant inspiré de la seconde
classification en secteurs. Les trois dernières lignes ne figurent pas dans les TES, il s’agit  de
l’activité des:

- Etablissements financiers, NSA : XX

- Affaires immobilières ; NSA : XXI

- Services non marchands fournis à la collectivité ; NSA : XXII

Dans le chapitre consacré au cadre comptable on retrouvera l’explication relative à


la suppression de ces trois activités, lors du traitement des questions inhérentes au champ
de la production dans le SCEA (Cf. chapitre trois). Dans ce même chapitre on abordera
avec plus de détail, les TES élaborés en Algérie. Le tableau ci-dessous consacré aux
valeurs ajoutées dégagés par le système productif pour les années 1995 et 2003, nous
donne la nomenclature des secteurs d’activité NSA base 1980 composée de 19 secteurs.
Tableau : Valeur ajoutée des secteurs NSA (Algérie 1996-2003en millions de DA

NSA 1996 2003

Public 934,3 1245,1

01- Agriculture. Privé 276907,9 508787,9

Total 277842,1 510033

Public 25040,4 61774,6

02- Eau et Energie. Privé 0,0 0

Total 25040,4 61774,6

Public 724052,7 1727847,5

03- Hydrocarbures. Privé 26362,6 145359,3

Total 750415,3 1873206,8

Public 28024,7 45628,6

04- Services et Travaux Publics Pétroliers. Privé 0,0 0

Total 28024,7 45628,6

Public 5017,6 4388,5

05- Mines et Carrières. Privé 198,6 264,4

Total 5216,2 4652,9

06- I.S.M.M.E Public 36418,9 34680

Privé 2937,7 3561,3

Total 39356,6 38241,3

Public 23364,6 21266,7

07- Matériaux de construction. Privé 2782,6 11127,3

Total 26147,2 32394

08- B.T.P.H Public 90639,2 116918,2

Privé 127046,0 284096,2

Total 217685,1 401014,4


Public 13546,3 14191,6

09- Chimie, Caoutchouc, Plastique. Privé 1827,1 4165,7

Total 15373,4 18357,2

Public 36065,1 28895,6

10- Industries Agro-Alimentaires. Privé 24178,2 86496

Total 60243,4 115391,7

Public 4104,1 3651

11- Textiles, Confection. Privé 3939,8 9488,1

Total 8043,9 13139,1

Public 1171,0 448,7

12- Cuirs et Chaussures. Privé 893,6 2029

Total 2064,7 2477,7

Public 5951,1 7201

13- Bois, lièges et papiers. Privé 1817,9 5960,8

Total 7769,1 13161,8

Public 23817,2 43826,2

14- Industries Diverses. Privé 347,5 1452,5

Total 24164,8 45278,7

Public 50599,3 107202,6

15- Transports et Communications. Privé 98286,5 305234,6

Total 148885,8 412437,2

Public 32676,2 37616,7

16- Commerces. Privé 287899,2 514563,2

Total 320575,4 552179,9

Public 3018,2 7831,5

17- Hôtels, Cafés, Restaurants Privé 28870,0 51529


Total 31888,2 59360,5

Public 6815,4 12353,8

18- Services Fournis aux Entreprises. Privé 12647,0 31803,3

Total 19462,4 44157,1

Public 665,8 1430,7

19- Services fournis aux Ménages. Privé 38821,5 63640,5

Total 39487,3 65071,2

Public 1111922,0 2278398,5

ENSEMBLE Privé 935763,8 2029559,1

Total 2047685,9 4307957,6

Source tableau composé par nos soins à partir des données du site www.ons.dz

2.Les nouvelles nomenclatures base 2000

En vertu du décret exécutif n°02-282 de septembre 2002, il a été promulgué une


nouvelle classification appelée la nomenclature algérienne des activités et des produits
(NAP 2000)

Contrairement à l’ancienne nomenclature des activités et produits (NPA 80),


devenue obsolète, la nomenclature algérienne des activités et des produits (NPA 2000)
se compose de deux volumes distincts mais complémentaires :

- La nomenclature algérienne des activités (NAA), issue de la NACE.rev1, elle


comporte 559 classes, beaucoup de postes sont identiques à ceux de la NACE.rev1,
l’augmentation du nombre de postes correspond à des éclatements de postes de la NACE.
L’activité est codifiée par 4 chiffres.

- La nomenclature algérienne des produits (NPA), En plus des niveaux existants dans
la NAA, la NPA comprend les catégories codifiées par 5 chiffres et les sous catégories
(produits) codifiées par 6 chiffres.
A cet effet, les rédacteurs de la nouvelle nomenclature NAP 2000 estiment qu’ « Au
terme de 22 ans d’utilisation de la Nap 80, le paysage national des nomenclature algérienne
des activités et des produits est actuellement caractérisé par une hétérogénéité préjudiciable au
système national d’information statistique »32. Ces auteurs considèrent que la NPA 80
comporte de nombreuses insuffisances dont notamment l’absence de critères clairs de
définition de l’activité, absence de notes explicatives, des déséquilibres dans la classification.

Les critères de choix ayant prévalu en matière de changement de nomenclature ont


tenu compte de33 :

1. L’adaptation aux besoins nationaux.


2. La minimisation des coûts et des délais de production de la nomenclature.
3. la facilité de mise à jour.
4. la prise en compte des exigences ou de tendances internationales et régionales
(le Maghreb) en matière de nomenclature.
Le changement de nomenclatures d'activités et de produits (et de branches) est très
important. Cette mutation s'explique en partie par le vieillissement de la nomenclature base 80
(qui, par exemple, ne présentait pas une décomposition très fine des services parce que ceux-
ci étaient beaucoup moins développés et différenciés à l'époque de la mise en place de cette
ancienne nomenclature) mais surtout parce que ce changement s’inscrit dans le cadre d'un
mouvement international d'harmonisation des nomenclatures d'activités et de produits, (au
niveau maghrébin et international), de façon à faciliter les comparaisons et les
correspondances internationales.

32
ONS « Nomenclature Algérienne d’Activités » publications de l’ONS Alger 2005, volume I p 1.

33
Ibid p 2
Les changements apportés par la nouvelle nomenclature du point de vue
« dénombrement et appellation » se résument comme suit :
Ainsi les quatre-vingt-dix-neuf (99) branches d’activités deviennent soixante (60)
divisions et les secteurs d’activités deviennent à leur tour sections, les six cent quatorze
(614) activités deviennent cinq cent cinquante-neuf (559) classes, les deux milles vingt-
sept (2027) produits deviennent deux milles deux cent soixante et un (2261) Sous –
Catégories, (Cf. ci-dessous table de passage entre la NAP 1980 et la NAP 2000).

La nomenclature algérienne des activités comporte 559 postes (au 5 ème niveau) soit 43
postes de plus que la NACE REV1, l’augmentation du nombre de postes correspond à des
éclatements de postes NACE au niveau des classes , la codification est identique à celle de la
NACE.
Le deuxième volume de la NAP2000 traite de la nomenclature algérienne des
produits «NPA », qui a pour objet « le classement les produits (bien et services) ayant des
caractéristique communes pour l’élaboration de statistique sur la production, le
commerce, la consommation, le commerce extérieure et le transport de ces produits»34.

Même si les différents éléments sont articulés avec les activités objet du premier
volume 1 (NAA) de la NAP2000, à un certain niveau cette correspondance ne se vérifie pas.
Ainsi chaque produit- qu’il s’agisse d’un bien transportable ou non transportable, d’un
service- est rattaché à une seule activité de la NAA. Cependant cette mise en
correspondance étroite des produits et des activités n’a pu être réalisée que jusqu’à un certain
point. Ainsi, il convient de signaler que certains produits n’ont pu être rattaches qu’a une
activité d’un niveau supérieur a celui de la classe (par exemple, les fils et tissus de matière
textile), tandis que le classement de certains autres est régi par des conventions.

Concernant les principes utilises pour construire la classification ils varient selon les
trois niveaux, niveaux divisions et les groupes et niveaux classes :

.1) Niveau divisions et les groupes

a- La nature des biens produits et des services fournis en tenant compte de leur
composition physique, de leur stade de fabrication et des besoins qu’ils permettent de
satisfaire.
b- Les utilisations des biens et des services.
34
ONS « Nomenclature Algérienne d’Activités » publications de l’ONS Alger 2005, volume 2 p1
c- Les matières premières, les procédés, les techniques, l’organisation et le
financement de la production.

L’importance accordée aux critères varie d’une catégorie à une autre, la place
prédominante est souvent accordée à la composition physique et au degré d’élaboration du
produit.

Plus d’importance est donnée à l’utilisation final, à la technique et a


l’organisation de la production dans se cas du bien très élaborés.

.2) Niveau classes

a- la production de la catégorie de bien et de services qui caractérise une class


donnée doit constituer la majeure partie de la production des unités rangées dans cette class.

b- la class doit rassembler les qui fournissent la majeure partie de la catégorie


de bien et de services qui la caractérisent.

.pour les catégorie et les sous catégorie

Dans la NPA, les produits sont classés en fonction de l’activité dont ils
constituent une production caractéristique.

Tableau 1.10. Codification des catégories de la NPA


Intitulé Code
Section Une Lettre
Sous-Section Deux Lettres
Division Deux Chiffres
Groupe Trois Chiffres
Classe Quatre Chiffres
Source : ONS « Nomenclature Algérienne d’Activités » publications de l’ONS Alger 2005
volume 2 p7
Exemple de codification :

Section A : Agriculture, chasse, sylviculture

Sous section AA : Agriculture, chasse, sylviculture

Division 01 : Agriculture, chasse, services annexes codification de

l’activité

Groupe 01.1 : culture

Classe 01.11 : culture de céréales

Catégorie 01.11.0 : céréales

C : céréales propres à l’alimentation humaine, codification des

Animal ou un usage industriel issus de l’activité

CA : semences culture de céréale

NC : paille et céréale en vert (01.12.00) (01.11)

Sous catégorie 01.11.01 : blé dur

Sous catégorie 01.11.02 : blé tendre

C : indique les produits compris dans cette catégorie

CA : indique les autres produits qui sont compris dans cette catégorie
NC : indique les produits qui sont exclus dans cette catégorie

L’élaboration de cette nouvelle nomenclature a largement bénéficié des nomenclatures


internationales (SH, CITI, NACE) dans lesquelles elle s’inscrit parfaitement pour permettre
l’échange d’information ainsi que les comparaisons au niveau international.

La NPA est un système de classification comportant six niveaux hiérarchiques et un


niveau intermédiaire. La NPA étant alignée sur la structure de la NAA, les quatre premiers
niveaux, de même que le niveau intermédiaire, coïncident avec ceux de la NAA. Dans le
détail et le libellé des niveaux et leurs codages sont les suivants :

Tableau 1.11. Liste des sections de la NAA

 SECTION LIBELLE
A Agriculture, chasse et sylviculture
B Pêche, aquaculture
C Industries extractives
D Industrie manufacturière
E Production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau
F Construction
G Commerce; réparation automobiles et d'articles domestiques
H Hôtels et restaurants
I Transports, et communications
J Activités financières
K Immobilier, location et services aux entreprises
L Administration publique
M Éducation
N Santé et action sociale
O Services collectifs sociaux et personnels
P Services domestiques
Q Activités extra -territoriales
Source : ONS « Nomenclature Algérienne d’Activités » publications de l’ONS Alger 2005,
volume 2

Afin de pouvoir continuer le travail pour les périodes à venir avec des données
actualisées ou récentes, un appariement est nécessaire entre la NAP 1980 et la nouvelle NPA
2000 qui reste plus fine et elle permet de disposer d’un niveau de détail assez satisfaisant pour
permettre des comparaisons avec les pays constituant notre champ d’observation.
Un niveau intermédiaire comportant des rubriques identifiées par un code
alphabétique à deux caractères

Tableau 1.12.Liste des sous - sections de la NAA

 CODE LIBELLE
AA Agriculture, chasse, sylviculture
BB Pêche, aquaculture
CA Extraction de produits énergétiques
CB Extraction de produits non énergétiques  
DA Industries agricoles et alimentaires
DB Industrie textile et habillement
DC Industrie du cuir et de la chaussure
DD Travail du bois et fabrication d'articles en bois
DE Industrie du papier et du carton; édition et imprimerie
DF Cokéfaction, raffinage, industries nucléaires
DG Industrie chimique
DH Industrie du caoutchouc et des plastiques
DI Fabrication d'autres produits minéraux non métallique
DJ Métallurgie et travail des métaux
DK Fabrication de machines et équipements
DL Fabrication d'équipements électriques et électronique
DM Fabrication de matériel de transport
DN Autres industries manufacturières
EE Production et distribution d'électricité, de gaz, et d'eau
FF Construction
GG Commerce, réparations automobile et d'articles domestiques
HH Hôtels et restaurants
II Transports et communications
JJ Activités financières
KK Immobilier, location et services aux entreprises
LL Administration publique
MM Education
NN Santé et action sociale
OO Services collectifs, sociaux et personnels
PP Services domestiques
QQ Activités extraterritoriales
Source : ONS « Nomenclature Algérienne d’Activités » publications de l’ONS Alger 2005,
volume 2
Un deuxième niveau comportant des rubriques identifiées par un code numérique à
deux chiffres (Division).

Pour rendre plus facile le passage entre l’ancienne et la nouvelle nomenclature


l’Office National Des Statistiques (ONS) a élaboré une table de passage afin de permettre aux
utilisateurs de faire basculer les données selon la nouvelle nomenclature

Tableau 1.13 table de passage entre la NAP 1980 et la NAP 2000


NAP 1980 NAP 2000
Secteurs d’Activités NSA : 22 & 17 Secteurs 17 Sections
Branches d’Activités NAPR : 99 Branches 60 Divisions
Activités NAP : 614 Activités NAA : 559 Classes
Produits NAP : 2027 Produits NPA : 2261 Sous - Catégories
Source : ONS « Nomenclature Algérienne d’Activités » publications de l’ONS Alger 2005,
volume 1 p 7
B)Classification institutionnelle (ou les secteurs institutionnels)

Les activités économiques sont effectuées par des agents économiques, lesquels
peuvent différer et être regroupés et classifier différemment selon les activités à mesurer.

Pour le SCN l’entité économique de base est l’unité institutionnelle 35 qui peut être
définie comme étant l’entité économique susceptible, de plein droit, de détenir des actifs, de
contracter des passifs, et d'entreprendre des activités économiques et des transactions avec
d'autres unités. Les unités institutionnelles considérées sont celles qui sont résidentes.

Elle a pour principales caractéristiques :

- de pouvoir détenir des biens ou des actifs de son plein droit, et de pouvoir
échanger sa propriété de biens ou d'actifs dans des transactions avec d'autres unités
institutionnelles.

- de pouvoir prendre des décisions économiques et d'entreprendre des activités


économiques pour lesquelles elle est responsable devant la loi.

- de pouvoir contracter des passifs de son propre chef.

- de pouvoir faire l'objet d'une séquence complète de comptes.

H.V. GBOSSA « Le système des comptes nationaux » in « Comptes nationaux » Munich Centre for
35

Economic,Environmental and Social Statistics Munich 2001, p 30


Le SCN-1993 recommande de constituer des comptes pour les cinq regroupements ou
secteurs institutionnels suivants36 :

S.1 Ensemble de l’économie

• S.11 Sociétés non financières.

• S.12 Sociétés financières.

• S.13 Administrations publiques, y compris les administrations de


sécurité sociale.

• S.14 Ménages.

• S.15 Institutions sans but lucratif (ISBL) au service des ménages.

S2 Reste du monde.

Comme il a déjà était souligné dans le chapitre un (cf.1.1.1), il existe deux types de
classification. La première institutionnelle, et la seconde en branches et secteurs d’activité.

La classification institutionnelle du SCEA nous donne cinq secteurs institutionnels :

- les sociétés et les quasis sociétés productives et non financières résidentes,


leur fonction principale consiste en la production des biens et services marchands non
financiers échangeables sur le marché.
- Les ménages et les entreprises individuelles résidentes, leur fonction
principale consiste en la consommation des biens et services.
- Les institutions financières résidentes, leur fonction principale consiste dans
le financement de l’activité économique.
- Les administrations publiques qui ont pour fonction principale la
redistribution du revenu national.

36
M. Séruzier « Construire les comptes de la nation, selon le SCN 1993 » op. Cit. pp 90-92
- Le reste du monde. regroupe l’ensemble des unités économique non
résidentes qui sont en relation avec les unités résidentes. Les comptes du reste du monde
retracent les relations économiques entre les unités résidentes et non résidentes.

Cette classification institutionnelle est destinée pour l’élaboration de trois types de


comptes, les comptes de revenu et dépenses, comptes d’accumulation et les comptes
financiers.

La deuxième classification est une classification en branches et secteurs d’activité (cf. supra
1.2.2.2), qui servent à l’élaboration des comptes de production et des comptes d’exploitation.

Le secteur institutionnel se définit par l’ensemble des unités économique institutionnel qui ont
un comportement homogène. Ce comportement est déterminé essentiellement par la fonction
principale de l’unité.

Le SCEA définit cinq(5) types de secteurs institutionnels :

1-Secteur des sociétés et quasi sociétés(SQS)

2-Ménages et Entreprise individuelles(MEI)

3- Les Institutions Financières (IF)

4-Administrations Publiques(AP)

5- Reste du Monde(RDM)

1) Secteur des sociétés et quasi sociétés(SQS)

: Ce secteur se compose de l’ensemble des unités économique résidentes qui ont pour fonction
principal la production de B/S marchand.

Ce secteur est composé de sociétés, quasi sociétés non financières.Font parties des SQS les
entreprises qui tiennent régulièrement une comptabilité, et qui ont un nombre minimum de
salariés.

2) Ménages et Entreprise individuelles(MEI) :

Ce secteur contient l’ensemble des unités économique qui ont pour fonction principal la
consommation.

Le SCEA distingue les ménages individuels (ménages composés d’individus qui vivent sous
un seul toit) et les ménages collectifs (cités universitaires, casernes militaires...)

Les entreprises individuelles concernent les petites entreprises résidentes qui ne tiennent pas
forcement une comptabilité qui à une personnalité juridique.
3) Les Institutions Financières (IF)

Il s’agit de l’ensemble des unités économiques résidentes, les banques et les compagnies d’assurance,
qui ont pour fonction principale le financement de l’économie nationale. Sachant que les compagnies
d’assurance ont la particularité de mutualiser les risques et assurer un paiement en cas de sinistre

4) Les Administrations Publiques (AP)

- fonction principale : produire des services non marchands collectifs et procéder à des opérations de
redistribution du revenu entre agents économiques

5)Le Reste du Monde (RDM)

Se sont l’ensemble des agents économiques non résidents qui sont en relation avec les agents résident
à travers le mouvement des exportations et des importations.
Les diverses activités économiques ne peuvent être mesurées directement, elles sont
plutôt appréhendées par des estimations indirectes de diverses « opérations » effectuées par
les agents économiques.

Ces opérations sont, en fait, des actions économiques élémentaires qui ont trait à la
création, la transformation, l’échange ou le transfert de valeurs monétaires ou économiques.
Elles couvrent, par exemple, des transactions diverses sur des biens et services (achats,
ventes), des opérations de transfert de revenus de la part des gouvernements par le biais
d’impôts et de versements relatifs à divers programmes sociaux, diverses actions de
financement qui ont cours dans l’économie, etc.

Les opérations effectuées par les agents économiques du SCEA, sont au nombre de
trois :

 Les principales catégories d'opérationssur biens et services, (Production,


consommation intermédiaire, consommation finale, accumulation brute,
exportations de biens et de services, importations de biens et de services).
 les opérations de répartition, par lesquelles la valeur ajoutée, engendrée par la
production est distribuée entre la main-d’oeuvre, les entreprises et les
administrations publiques, et opérations de redistribution du revenu et de la
richesse (salaires, impôts, cotisations sociales, l’excédent net d’exploitation
etc.).
 les opérations financières, il s’agit de l’ensemble des opérations entre deux
unités institutionnelles portant sur des actifs ou des passifs financiers.
(emprunts, crédits etc.).
Quand c’est possible le SCEA distingue les opérations productives entre un agent
productif et un autre agent non productif37.

Le SCN de 1993 fournit la liste des opérations dont devrait normalement tenir compte un
système de comptabilité nationale, en plus des trois opérations du SCEA. Le SCN innove
dans sa dernière version avec la quatrième catégorie d’opérations ; les opérations de
patrimoines38.

37
Ibid p 151

38
O.Arkhipoff « introduction à la comptabilité nationale » op. Cit. p 211
CHAPITRE 04 :
ANALYSE DES OPERATIONS SUR BIENS &
SERVICES DU SCEA
Chapitre 04 Analyse des Opérations sur Biens & Services du SCEA

Ce genre d’opérations concerne les biens et les services productifs, elles désignent l’origine
des ressources (production et importation) disponible pendant une durée d’une année dans le
pays.Comme elle désigne aussi l’emploi intermédiaire, final, l’accumulation brute des fonds
fixes, la variation des Stocks, et les exportations.

P+M=CI+CF+ABFF + Stocks+X

Emploi intermédiaire emplois finals

ABFF+S=Accumulation brute=Investissement

a)Production:

Définition : La production est l’activité économique organisée socialement qui consiste en la


création de Biens & Servicesqui s’échangent généralement sur le marché et/ou crée à partir de
facteur de production qui s’échange sur le marché.

Le SCEA distingue entre :

-La production de Biens & Servicesproductifs évalué au prix à la production

- La production destinée à l’autoconsommation. Elle est évaluée au prix départ usine.

b) Les importations (M) :

Si on se réfère au critère de résidence et la définition de la production .Tel que c’est pratiqué


par le SCEA, on définit les importations comme étant la valeur des Biens & Services
productifs produit par les non-résidents et qui rentre définitivement dans le territoire
économique.

De ce point de vue la, les services non productifs payer par les résidents à l’extérieur du
territoire ne sont pas considère comme des importations mais plutôt comme une opération de
transfert.

Les importations sont évaluées au prix CAF (couts de transport et fret) hors taxes (TVA et
Droits de Douanes).

Cette définition précise le cout du bien jusqu'à l’arrivé aux frontières du pays.

Ces deux premières opérations : production les importations, constituent les ressources dont
dispose l’économie du pays. Le reste des opérations étant les emplois.
c)La consommation productive (CP) :

Uniquement les biens et les services productifs peuvent faire l’objet d’une consommation
(productive ou finale) car le SCEA considère que les services non productifs, se paye mais ne
se consomme pas.

La consommation intermédiaire se distingue de l’accumulation brute de fond fixe par le fait


qu’il s’agit de biens qui ont une durée de vie qui ne dépasse pas une année.

La consommation intermédiaire ne contient pas l’amortissement des équipements. Ce dernier


on le retrouve dans les consommations des fons fixes(CFF). Seuls les agents productifs ont
une consommation intermédiaire. Les agents non productifs ont une consommation finale.

La consommation intermédiaire est évaluée au prix d’acquisition hors TVA récupérable.

d) La consommation finale (CF):

C’est la consommation de l’ensemble des agents non productifs c'est-à-dire les ménages, les
AP et les IF

1) La consommation finale individuelle des ménages : Il s’agit d’une consommation finale


effectué par les ménages résident selon le critère de résidence, elle contient les achats de biens
(durables et non durables), les services productifs.Ne sont pas inclus le loyer et les biens qui
ont une durée de vie qui dépasse l’année.

La consommation finale est évaluée au prix d’acquisition TTC.

La consommation finale inclue aussi tous les avantages en nature acquis par les ménages, et
l’autoconsommation en hors taxes.

2) La consommation finale des AP : C’est la différence entre les achats et les ventes des AP
résidentes de bien et de services productifs au sein de territoire.Sont exclus les biens
d’équipements, les avantages en nature fournis aux ménages.

3) La consommation finale des IF : elle respecte la consommation finale nette. C’est la
différence entre les achats de ces institutions (papiers, fournitures de bureau …) et les
ventes(Agios, locations de coffres forts…)

e) L’Accumulation Brute des Fonds Fixes (ABFF) :

Elle est évaluée au prix d’acquisition hors TVA déductible. On distingue entre les fonds fixe
productifs (usine et équipements) et les fonds fixes non productifs (logements).
L’ABFF est le fait des agents résident.

f) Les variations de stocks :

C’est l’augmentation ou la diminution des stocks, elle est mesurée par la différence entre les
stocks de fin de période et les stocks de début de période.Elle est évaluée au prix moyen de la
période.

Le stock concerne les matières première des produits fini non commercialiser et les produits
semi-fini ; les travaux en cours, stock stratégique...

L’investissement est égal à l’ABFF plus la variation de stocks.

g) Les exportations (X):

A l’instar des importations, le SCEA définit les exportations en se référent au critère de


résidence (frontière des champs de la production)

Il s’agit des biens et services productifs produits par les résidents et quittent définitivement le
territoire économique.

Les exportations sont évaluées au prix FOB ? C’est-à-dire au prix de départ des frontières
économiques.
CHAPITRE QUATRE :

LES AGREGATS DE LA PRODUCTION


Les agrégats de la production

Les agrégats sont des indicateurs synthétiques qui mesurent le résultat de l'activité de
l'ensemble de l'économie. Ce sont des grandeurs de référence essentielles pour l'analyse
macroéconomique et pour les comparaisons dans le temps et dans l'espace. On s’intéresse
principalement aux agrégats de production, d’autres agrégats existent comme les agrégats de
revenu.

A) Notion de production brute et de valeur ajoutée brute :

Prenons l’exemple suivant39, soitdeux entreprises A et B

60 75 200
A B

50 30

Production brute de l’entreprise A= 75 + 50 = 125

Production brute de l’entreprise B=200 B

Production brute des entreprises A et B= 125 + 200 = 325

Valeur AjoutéeBrute VAB de A = 125 – 60 = 65

VAB de B = 200 – (75 + 30) = 95

VABde A + VAB de B = 65 + 95 = 160

Apres fusion des entreprises A et B

Production brute = 200 + 50 = 250

Valeur AjoutéeBrute = 250 – (60 + 30) = 160

La production brute d’une unité économique pour une période donnée est composée de
l’ensemble des B/S produits durant cette période pour d’autres agents économiques ou bien
pour l’autoconsommation.

39
M Labidi « Comptabilité Nationale » OPU 1982.
L’exemple ci-dessus permet de savoir que la notion de production brute ne permet pas de
mesurer la performance économique car la valeur de la production est déterminer par la façon
dont l’économie est organisée.

Par contre, le même exemple nous a montré que la notion de Valeur Ajoutée n’est pas
influencée par la façon dont sont organisées les unités productives.

B) Agrégat brut, agrégat net : Les amortissements :

Agrégat net= Agrégat brut - Amortissement

La dépréciation annuelle de la valeur de l’équipement est un amortissement.

L’amortissement est soit matériel ou moral. Dans les deux cas, il est appelé amortissement
économique.

A la fin de la durée de vie d’un équipement, la somme des amortissements économiques doit
être égale à la valeur initiale de l’équipement.

La législation fiscale permet aux entreprises de déduire de ses bénéfices imposable un


montant appelé amortissement fiscal.

D’une façon générale, l’amortissement fiscal est plus rapide que l’amortissement économique.

Le SCEA adopte l’amortissement économique sous le nom de Consommation des fonds


fixes(CCF).Même s’il est contraint à utiliser l’amortissement fiscal.

Les amortissements ne sont pas compris dans la consommation intermédiaire. Soit on les cite
a part (entant que CFF), ou on les trouve avec un autre agrégat brut(ABFF)

ABFF = ANFF + CFF

PIB = PIN + CFF

C) Les agrégats de la production

Pour sa part le SCN 1993 retient une série d’agrégats, mais le Produit Intérieur Brut
(PIB), est considéré comme le principal, il mesure la totalité du revenu généré au cours de
l’année par les unités productrices résidentes40, il appartient aux trois équilibres comptables
suivants :

PIB =  VAB + impôts sur les produits – subventions sur les produits

40
Ibid p 127
PIB = Consommation Finale + Formation Brute de Capital Fixe +
variations de stocks + les exportations - les importations

PIB = Rémunération des Salariés + Autres impôts sur la production -


les subventions sur la production + Consommation de Capital Fixe + excédent
net d’exploitation / revenu mixte

Les agrégats de production représentent le résultat final de l’activité de production


des unibbtés productrices résidentes, le SCEA retient deux agrégats de production :

- la Production Intérieure Brute (PIB)

- la Production Totale Brute (PTB) 

PTB = PIB + la somme des consommations intermédiaires

Le calcul de la Production Intérieure Brute (PIB), peut être effectué selon trois
optiques différentes41. Ces trois optiques peuvent être calculées aisément à partir du TES ;
dans tous les TES on retrouve une cartouche qui nous donne la valeur de la PIB (ou du PIB
selon le pays). Les trois optiques sont les suivantes :

1. L’optique production

La PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs
institutionnels ou des différentes branches d’activité, augmentée de la TVA et droits et taxes à
l’importation :

PIB =  VAB + TVA et droits et taxes à l’importation.

2. L’optique revenu

La PIB est égal à la somme des emplois des comptes d’exploitation des secteurs
institutionnels : rémunération des salariés (RS), impôts lié à la production (ILP) moins les
subventions d’exploitation (SE), excédent brut d’exploitation (EBE)

PIB = RS + (ILP – SE) + EBE

Office National des Statistiques (ONS), « Rétrospectives des comptes économiques de 1963 à 2004 », édition
41

ONS Alger octobre 2005. p 50


3.1.2.3.3. L’optique dépenses

La PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services
[consommation finale (CF), Accumulation brute de fonds fixe (ABFF), variations de stocks
(∆S)], plus les exportations (X), moins les importations (M)

PIB = CF + ABFF + ∆S + (M – X)

Le passage du PIB (SCN) à la PIB (SCEA), se fait en tenant compte des valeurs
ajoutées brutes (VAB) des Branches Non Productives (BNP), qui regroupent, les affaires
immobilières, les institutions financières, et les Administrations Publiques, et en retranchant
ce qui est considéré comme consommation intermédiaire par le SCN. La formule est la
suivante42 :

PIB (SCN) = PIB (SCEA) +  VAB des Branches Non Productives – services
non productifs payés par les branches productives (loyer et services financiers :
assurance et frais financiers) – ajustement pour services bancaires imputés.

Il est possible de calculer Les agrégats de production à partir du tableau entrées-


sorties, la partie pratique nous permet de vérifier cela.

Avant de présenter les agrégats de la production, il est important de distinguer entre la notion
de production brute et la notion de valeur ajoutée entre agrégats brute et agrégats net.

L’ONS nous fournit le tableau ci-dessous nous donne la Production de la Nation selon
l’activité et le secteur juridique entre 2007 et 2010. ’est l’optique production puisqu’on a les
valeurs ajoutées des secteurs d’activité.

42
Voir :

- Office National des Statistiques (ONS), « Rétrospectives des comptes économiques de 1963 à 2004 »,
édition ONS Alger octobre 2005. p 59.
- Office National des Statistiques (ONS), « Rétrospectives statistiques de 1970 à 2002 », édition ONS
Alger 2005. p 234
Le passage de la PIB (SCEA) au PIB (SCN) s’effectue en incluant la « production » des
branches non productives, ainsi que l’Ajustement pour Services Imputés Bancaires, et en
retranchant les services non productifs payés par les branches productives du moment qu’ils
sont considérés comme une consommation intermédiaires du point de vue du SCN :

PIB (SCN) = PIB (SCEA) + ∑ VAB bnp – SNP payés par les bp + Ajustement pour Services
Imputés Bancaires.

Les deux tableaux ci-dessous nous donnent, la Production Intérieure Brute (SCEAN) et son
affectation, ainsi que le Produit Intérieur Brut (SCN) et son affectation, (source ONS).
CHAPITRE SIX:

ANALYSE DES OPERATIONS DE


REPARTITION ET AGREGATS DUREVENU
Chapitre 06 : Analyse des opérations de répartitionet agrégats du Revenu

En se référant à son champ de production, le SCEA distingue entre deux (2) sortes de
revenus : des revenus productifs et des revenus nom productifs les revenus productifs sont
représentés par les rémunérations de l’activité productive. Ce sont des revenus occasionner
par la production de B/S productifs et qui font l’objet d’une répartition primaire entre les
détenteurs de facteurs de production.(le revenu de l’entreprise et du travail).

Ces revenus font l’objet d’une autre opération de répartition appeler répartition secondaire du
revenu, et qui donne naissance a des revenus non-productifs, obtenus a travers des transferts.

1) Les rémunération des salariés :

Il s’agit de tout ce que peut dépenser l’employeur à l’occasion de recrutement d’un salarié.
Elle comporte le salaire de base, les primes, les avantages, en nature, les versements
forfaitaire, les cotisations sociales payer à la CNAS, les cotisations sociales fournis aux
salariés et leurs familles.

2) L’excèdent brut d’exploitation :

C’est la différence entre la V.A brute des branches productifs, diminuer les rémunérations
des salariés et les ILP net de subvention.

3) Le revenu de la propriété :

Il s’agit des intérêts, des dividendes, le loyer et autres revenus (rente, brevets d’invention).

4) Les revenus d’entreprise :

Pour l’entreprise individuelle ; le revenu est égal à l’excédent d’exploitation diminué des
revenus de propriétés redevable aux tiers (intérêt, dividendes, loyer,…).

Pour ce qui est de SQS, leur revenu est constitué par la différence entre d’un cote l’excédent
d’exploitation et les revenus de la propriété perçus et d’autre coté les revenus redevables aux
tiers à l’exception des dividendes des actionnaires (destinés à la réparation).

5) Les impôts indirects :

Il s’agit de prélèvent effectuer par l’administration fiscale qui touche la production et


l’importation de B/S ou l’Utilisation des moyens de production.

Ces impôts sont exigible qu’elle que soit le résultat de l’exercice.


On distingue entre :

- Les impôts liés à la production (Versement Forfaitaire, taxe sur l’achat)

- Les impôts indirects non liés à la production. Ex : impôts indirectes payé par les
institutions financiers

- Les impôts liés à l’importation (DD)

- T.V.A : c’est une taxe qui touche les B/S, elle ne figure dans l’emploi d’aucun agent, elle
est payée par les ménages.

6) Les Subventions d’exploitation (SE) :

Il s’agit de transfert courant payés par l’administrations aux unités productives afin de
subventionner le prix de quelques produits , ou bien permettre une rémunération
suffisante des factures de production.

Les S.E sont des ILP négatif. Elles sont enregistré aux ressources du comptes
d’exploitation des SQS et on les retrouve dans le coté emploi du compte de
l’administration publique.

7) Les revenus prélèves par les entrepreneurs (individuel et des SQS) :

Il s’agit de prélèvement par ces derniers pour leurs besoins personnels à partir des
ressources d’exploitation et de revenu net.

8) Les impôts directs :

Il s’agit essentiellement des impôts prélevé par l’AP à partir des revenus de la propriété,
de rémunération du capital et les autres revenus tels que l’IRG, BIC...

9) L’assurance risque :

Il s’agit de prime d’assurance sur le risque, les payes, les polices d’assurances aux société
d’assurance, afin de couvrir les risques (incendie, accident) . La contre partie c’est que
verse en cas de sinistre l’assureur à son assurance.

10) Les prestations sociales :

Il s’agit de tout payement(en nature ou en espèce) effectues par l’ E/se a ses salariés et
tous leurs famille, ou bien l’administration (l’organisme de l’assurance social)

11)Les transferts courants :


Il s’agit essentiellement des revenus non productifs ou de revenus sans aucune
contrepartie (bourse des étudiants)

12)Les transferts capitalistique :

Il s’agit essentiellement des subventions des investissements que l’on retrouve dans le compte
d’accumulation-Elles sont payées par l’administration est perçus par lesbranches productives.

Les transferts capitalistiques peuvent êtres des dons intergouvernemental.

*Beaucoup d’opérations de répartitions de revenus qui n’ont pas été cités peuvent etre classé
avec les transferts.

Exercice :

Considérons une économie simplifiée. Compte tenu d’une première catégorie d’opérations
économiques:

- Production (P) = 7200 unités monétaires (um), - Investissement (I) = 250 um,

- Dépense publiques (G) = 3500 um, - Consommation (CF) = 5700 um,

- Total des Emplois 9600 um,

- Le solde de la balance commerciale est négatif = -2250 um.

En outre une deuxième catégorie d’opérations économiques a été notifiée.

- Rémunérations des salariés (RS) versées par les entreprises (E/ses) aux ménages :

RS = 5000 um

- RS, et prestations sociales (PS) versées par les administrations publiques (ADM), aux
ménages F = 1370 um

- Versement des E/ses aux ADM (impôts et cotisations sociales) Te = 1570.

- Versement des ménages aux ADM (impôts directes et cotisations sociales) Tm = 320

Travail à faire :

1- Définissez les agents composant l’économie en question.

2- Définissez les deux catégories d’opérations économiques mentionnées dans les énoncés.

3- Tracer le circuit économique et montrez l’équilibre comptable macroéconomique, en


déduisant la valeur du PIB.
4- Etablir les comptes des agents économiques, en mettant en évidence l’équilibre entre le total
des capacités financement et le total des besoins de financement.

Les agrégats de revenus :

Le Revenu national, est l’agrégat de revenu le plus usuel, il est la somme des revenus
primaires perçus par les différents secteurs institutionnels. C’est donc la somme des revenus
distribués à l’occasion de la production aux unités résidentes et des impôts liés à la production
et à l’importation, nets de subventions.

Remarque : le Revenu National correspond au Produit National Net.

RN aux prix du marché = PIB - consommation de capital fixe

- impôts liés à la production et à l’importation (nets de subventions) versés aux institutions


communautaires

+ revenus nets du travail, de la propriété et de l’entreprise en provenance du RDM

Revenu national des facteurs

C’est la somme des revenus primaires des seuls facteurs de la production : le capital et
le travail ; les seuls revenus primaires qui ne rémunèrent pas un facteur sont les impôts sur la
production et à l’importation nets de subventions.

RN des facteurs = RN aux prix du marché

- impôts liés à la production et à l’importation nets de subventions

Revenu Disponible Brut

C’est la somme des revenus disponibles des différents secteurs résidents, c’est-à-dire
des revenus après prélèvements et paiements de transfert.
RDB = somme des revenus disponibles bruts des divers secteurs résidents, c’est-à-dire solde
des comptes de revenu

= consommation finale nationale + épargne brute nationale

= PIB + solde des opérations courantes de répartition avec le RDM


Le SCEA définit trois agrégats de revenu :

- Revenu Intérieur RI

- Revenu national RN

- Revenu National Disponible=RND

1) Revenu Intérieur RI

RI=PIN=PIB-CFF

=RS+ (ICP-SE) +ENE

2) Revenu national RN

RN =RI+Soldes des transferts courants avec RDM du revenu de la propriété de l’êtes et des
transferts des salariés.

Il s’agit du revenu intérieur, de la revenue nationale et du revenu national brut disponible.

Les deux premiers agrégats concernent les revenues qui sont la production comme contre
partie (V.A

3) le revenu national disponible=RND

RND=RN+le solde des inters transferts en prévenance du RDM


AUTRES AGREGATS

PIB marchand et non marchand :

Les Principaux intérêts Exemple


Toujours marchand -produits alimentaire

Production de biens Prix du coût de production -machines-outils


moyen -habillements-automobiles
Marchands lorsque plus de -commerce-transport-crédit
50% des ressources -assurance-cliniques privés
proviennent des ventes
Non-marchand -L’enseignement et la
Production de service
-services gratuits ou semi recherche
gratuits -Adm-publique-déf.nat+police

-moins de 50% de -hôpitaux publics


proviennent des ventes -services culturels et sportifs

La définition de la production évoquée précédent, nous permet de distingues l’activité prod.


Et l’activité non-productive. Ce qui nous permet d’aborder le sujet de l’activité marchande et
non-marchand, du PIB marchand et non-marchand.

Deux idées ont souligné :

- La production contente des B/S

-La production est marchande et non marchande.

La problématique posée ici est relative aux services, car la production est marchande lorsque
on procède a l’échange des B/S sur un marché avec un prix qui couvre au moins le cout de la
production.

Les biens sont marchands par définition, alors que les services sont considéré comme
marchand s’ils font l’objet de vente et d’achat sur le marché, et qu’ils sont produit par l’unité
productif qui a 50°/° au moins de ses ressources proviennent de la vente de ce service.
Lorsque les services sont fournis a titre gracieux, ou semi-gracieux (c'est-à-dire avec un prix
qui couvre moins de 50°/° des ressources)

Le tableau ci-dessus nous indique les différents cas de figures.

Autre agrégats :

Le PNB : cet agrégat est utilisé dans certains pays et dans certaines organisations
internationales ( BM,FMI) afin de procédé a des comparaison entre les pays.

Le PNB diffère du PIB parce qu’il prend en considération le solde des transferts de revenu
avec le RDM.

PNB=PIB+S.T des revenus avec le RDM des salaires de l’E/se, des salariés et de la propriété

PNN : PNN=PNB-Amortissements.

-le PIB vert = PIB-(la valeur des dégâts causé a l’environnement)

-La communion strige 7z-SEN

-IDH
CHAPITRE SEPT :

ANALYSE DES OPERATIONS FINANCIERES


OU LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE
NATIONALE
Chapitre 08 : Analyse des opérations financières ou Le financement de l’économie nationale

L’analyse des opérations de répartition précédemment nous a montré comment s’effectuaient


les répartitions, tant primaire que secondaire, des revenus « produits » et des transferts, au
cours d’une année donnée. Pour chaque agent, le solde de ces opérations de répartition est ce
qu’il a épargné cours de l’année. Cette épargne servira, en particulier, à financer les
investissements de l’agent. Mais le montant des investissements peut être supérieur à
l’épargne dégagée par l’agent. Ceci se traduit alors par un besoin de financement chez l’agent
concerné. Par contre si les investissements sont inférieurs à l’épargne de l’agent, celui-ci
gagera alors une capacité de financement.

La satisfaction de ce besoin de financement, et utilisation de cette capacité de financement


(soldes ONF) donnent naissance à une nouvelle catégorie d’opérations économiques qui
montrent comment sont financés les besoins de financements des agents économiques, et
comment sont utilisées leurs capacités de financement. Ce sont, ce qu’on appelle les
opérations financières (0F) qui décrivent l’évolution au cours d’une année donnée, des
créances et des dettes des agents économiques. Plus précisément, ce sont principalement des
opérations relatives à la création et la circulation des moyens de paiement qui sont des
créances immédiatement utilisables), des moyens de placement qui servent à collecter
l’épargne dégagée par les agents économiques, et des instruments de financement pour la
répartition des disponibilités financières, et enfin aux réserves techniques d’assurance.

En tant que moyen de payement, une opération financière est considérée comme la
contrepartie de la livraison d’un bien, ou de la prestation d’un service, ou d’un droit
correspondant à une opération de répartition, puisque dans la plupart des cas, les 0BS aussi
bien que les OR, donnent naissance à un transfert de monnaie.

En tant qu’instruments de placement et de financement, les opérations financières (OF) sont


des opérations “pures”, en ce sens qu’elles ne sont la contre—partie d’aucune opération non
financière (ONF).

1.2. Nomenclature et contenu des opérations financières

Le SCEA adopte la même nomenclature que le SCN pour les opérations financières, elles sont
classées selon leur fonction financière en :

1.2.1. Instruments de paiement


1.2.1.1. Instruments de paiement internationaux :

- L’or considéré comme une créance du pays sur le reste du monde (non inclus l’or destiné à
des usages industriels).

- Les devises considérées également comme des créances du pays sur le RDM.

1.2.1.2. La monnaie : considérée comme une dette pour l’institution qui l’a émise et comme
une créance pour l’agent économique qui la détient. La monnaie ou les numéraires et les
dépôts à vue transférable, (comme elle est intitulée dans le SCN) comprend les billets et les
pièces métallique en circulation, et les dépôts à vue transférables (comptes courants bancaires,
comptes des particuliers auprès des chèques postaux…).

1.2.2. Instruments de placement (pour la collecte de l’épargne). Ils comprennent :

1.2.2.1. Les autres dépôts : dépôts à la caisse d’épargne, les dépôts à terme… tous les dépôts
non monétaires”, c’est à dire tous les dépôts non transférables à vue.

1.2.2.2. Les titres à court terme (effets et bons à court terme) : ce sont les effets et bons à
échéance initiale de moins d’un an.

1.2.2.3. Les obligations et les bons à long terme à échéance initiale d’un an ou plus.
1.2.2.4. Action de sociétés et parts de capital social : actions, parts, certificats, participations.
1.2.2.5. Apports en capital des propriétaires dans les quasi-sociétés

1.2.2.6. Autres

1.2.3. Les instruments, de financement. Ils comprennent

1.2.3.1. Les prêts à court terme non désignés ailleurs, ce sont tous les prêts non désignés
ailleurs à échéance initiale de moins d’un an : prêts consentis aux entreprises, aux ménages,
aux administrations.

1.2.3.2. Les crédits commerciaux et acomptes crédits consentis aux entreprises, aux ménages,
aux administrations et acomptes sur travaux en cours ou avance sur travaux commandés.
1.2.3.3. Les prêts à long terme non désignés ailleurs ce sont les prêts à échéance d’un an-ou
plus.

1.2.4. Droit des ménages sur les réserves techniques d’assurance vie et de pension :
engagements que les compagnies d’assurance-vie les caisses de pension et mutuelles, ont
envers les assurés ou les bénéficiaires d’assurances . Ils correspondent à des réserves que ces
organismes sont tenus de constituer, à des fins d’indemnisation des assurés en cas de sinistres.
Ils représentent donc des créances pour les assurés, et des dettes pour les organismes
assureurs.

CHAPITRE HUIT :

LES COMPTES DES SECTEURS


INSTITUTIONNELS
Chapitre 08 : Les comptes des secteurs institutionnels

INTRODUCTION

Le SCN 1993 définit le compte comme étant « un instrument qui permet
d’enregistrer, pour un aspect donné de la vie économique, (a) les emplois et les ressources ou
bien (b) les variations d’actifs et les variations de passifs et/ou (c) le stock d’actifs et de
passifs existant à un moment donné ; les comptes de flux incluent un solde comptable qui sert
à équilibrer les deux côtés du compte (c’est à dire les ressources et les emplois) et qui
constituent, par eux mêmes, des mesures significatives de performance économique »43.

Les comptes sont élaborés, d’une façon que chaque compte peut être relatif à une
opération, à un secteur institutionnel, ou une branche donnée etc. ces comptes permettent
d’étudier l’activité économique d’un agent donné (comme les comptes de l’administration
publique ou les comptes des sociétés et quasi sociétés) ou d’une branche donnée (comme
l’agriculture ou la chimie), (cf. les comptes des sociétés et quasi sociétés).

Chaque compte est un tableau en T équilibré qui nous montre une grandeur, avec deux
optiques différentes, d’un coté les ressources et de l’autre coté les emplois, pour ce qui est des
opérations non financières. Pour les opérations financières, on a d’un coté les variations
d’actifs et de l’autre coté, les variations de passifs. Les comptes sont classés par succession,
les soldes assurent l’articulation entre les comptes.

Nous donnons les comptes des secteurs institutionnels selon le SCN 1993, suivis des
comptes des secteurs institutionnels du SCEA.

43
OCDE « Système decomptabiliténationale 1993, Glossaire »  OECD publications, Paris 2000 p 17
1. Les comptes des secteurs institutionnels selon le SCN 1993

Nous produisons ci-dessous Les comptes des secteurs institutionnels selon le SCN
1993.

Les comptes des secteurs institutionnels selon le SCN 199344

II) comptes courants

44
Source :

- H.V. Gbossa « Le système des comptes nationaux » op cit pp 35-45


- M. Séruzier « Construire les comptes de la nation, selon le SCN 1993 » op. Cit. pp 122-125
On souligne quelques discordances entre la présentation des comptes chez les deux auteurs, comme c’est le cas
avec le compte II.3 : Compte de redistribution du revenu en nature (pas de cotisations sociales coté emplois chez
H.V. Gbossa, chez ce même auteur, le compte II.4.2 : Compte d'utilisation du revenu disponible, est scindé en
deux : « Compte d'utilisation du revenu disponible » et « Compte d'utilisation du revenu disponible ajusté », avec
un traitement particulier de la consommation finale.
II) comptes d’accumulation
I) comptes de patrimoine
2. Les comptes des secteurs institutionnels selon le SCEA

Les comptes des secteurs institutionnels diffèrent selon qu’il s’agit d’un secteur
considéré comme productif ou non du point de vue de la définition du champ de la production
du SCEA Pour ne pas trop alourdir notre exposé, nous nous limitons à présenter l’exemple
des comptes de secteur institutionnel du SCEA en l’occurrence les comptes des sociétés et
quasi sociétés (SQS),

Les comptes des sociétés et quasi sociétés (SQS) non financières du SCEA

I) compte de production

Emplois Ressources
Consommation intermédiaire (CI) Production brute (PB)

Valeur ajoutée brute (VAB)


(solde)
Total Total

II) compte d’exploitation

Emplois Ressources
Rémunération des salariés (RS) Valeur ajoutée brute (VAB)

Impôts lié à la production (ILP) Subventions d’exploitation

Excédent brut d'exploitation (EBE)


(solde)
Total Total

III) compte revenu dépenses

Emplois Ressources
Achats de biens et services pour Excédent brut d'exploitation (EBE)
activité non productive Ventes de services non productifs
Achats de services non productifs (loyer)
(loyer) Revenu de la propriété
Rémunération des salariés pour
activité non productive Primes d’assurance

Impôts indirects pour activité non Autres transferts


productive

Revenu de la propriété versé

Revenu des entrepreneurs des SQS

Polices d’assurance

Impôts directs

Autres transferts

Prestations sociales aux travailleurs


(PS)

Consommation de fonds fixes (CFF)

Epargne nette (EN) (solde)


Total Total

IV) compte d’accumulation

Emplois Ressources
Accumulation brute de fonds fixes Epargne nette (EN)
(ABFF) Consommation de fonds fixes (CFF)
variations de stocks (∆S) Transferts nets de capitaux
achats nets de terrains et d’actifs
incorporels

Capacité de financement (+) (solde)

Besoin de financement (-)


(solde)
Total Total

V) compte financier
Variations d’actifs Variations de passifs
Variations nettes d’actifs Variations nettes de passifs

Solde des créances et des


dettes
Total Total

2. Compte de produit

Les comptes que propose le SCEA nous permettent de comprendre les règles sur
lesquelles est basé le tableau entrées-sorties (TES) de ce système.

Les comptes qui nous intéressent ici sont le compte de produit, le compte de
production et le compte d’exploitation. Nous précisons que les comptes de production et
d’exploitation, désignés ici sont les comptes des branches ou des secteurs d’activité et non pas
les comptes des secteurs institutionnels.

Le produit est un bien ou service qui est considéré comme le résultat d’une activité
économique donnée45. Le produit est défini en se référant à la nomenclature des activités (Cf.
supra chapitre 1), dans le SCEA on se réfère à la nomenclature des activités et des produits,
base 1980 (NAP 80)46, il existe une nomenclature résumée nomenclature des activités et des
produits résumée (NAPR), composée de 99 produits et activités.

Le compte de produit est une balance des ressources et des emplois de chaque produit
(biens et services) dont dispose durant l’année comptable (cf. Tableau 3.1. Le compte du
produit P dans le SCEA). « Ceci montrera que le TES se présente bien comme un tableau de
l’ensemble des comptes des ressources et emplois des produits »47.

45
M. Labidi « manuel de comptabilité nationale » op cit p 168

Office National des Statistiques (ONS), « nomenclature des activités et des produits résumée (NAPR),
46

nomenclature des secteurs d’activité (NSA) », document de travail ONS Alger février 1985. pp 1-13

47
K. Akacem « Comptabilité nationale le SCEA » op. Cit. , p 324
On trouve du côté des ressources le produit P composé du produit caractéristique de
la branche P on ajoute le même produit P composé produit caractéristique de la branche P
obtenu des autres branches, c’est-à-dire il est considéré comme produit secondaire pour ces
branches, c’est un transfert de produit, d’où la ligne transferts de produit dans les TES, plus
Les importations en produit P aux prix CAF plus la TVA plus les droits et taxes à
l’importation du Produit P caractéristique de la branche P et enfin les marges commerciales.
Tableau 3.1 Le compte du produit P dans le SCEA

Emplois Ressources
Consommation intermédiaire (CI) des Produit P caractéristique de la
branches productives (hors TVA récupérable). branche P, obtenu au sein de la branche
(hors TVA).
Consommation finale CF :
produit caractéristique de la
- Institutions Financières IF
branche P, obtenu des autres branches
- Affaires immobilières AI
(hors TVA).
- Administrations Publiques AP
Les importations (imp) en produit
- Ménages P aux prix CAF

Accumulation Brute de Fonds fixes TVA.


(ABFF) Variations de stocks (VS)
Droits et taxes à l’importation
(DT/imp) du Produit P caractéristique de

Les Exportations (exp) du produit P aux la branche P.


prix FOB Les marges commerciales.

Total Total
Source : Source : tableau composé par nos soins à partir du TES de l’année 1989

Coté emploi, on trouve, les consommations intermédiaires (CI) des branches


productives (hors TVA récupérable), la consommation finale CF, (CF des institutions
financières IF, CF des Affaires immobilières AI, CF des Administrations Publiques AP, et
enfin la CF des ménages).

On trouve aussi du coté emplois, l’Accumulation Brute de Fonds fixes (ABFF),


Variations de stocks (VS) et Les Exportations (exp) du produit P aux prix FOB.
Tableau : le compte du produit ISMMEE dans le SCEA 1989 (en millions de DA)

Emplois Ressources
C I des branches 25982, Produit P caractéristique des 2
productives (hors TVA 2 ISMMEE, obtenu au sein de la branche 4464,0
récupérable). (hors TVA).

C F  dont : 33885, produit caractéristique de la -4085,


8(125,6) branche P, obtenu des autres branches 7
- IF
(hors TVA).
(26,6)
- AI
imp en produit P aux prix CAF 25705,4
(1914,4)
-AP
Importations sans paiement 24468,4
(31819,2)
- Ménages Droits et taxes à l’importation du 2
Produit P caractéristique de la branche 386,1
P.
Taxes compensatoires 2489,
7
Accumulation 386 TVA (ex TUGP) 6
Brute de Fonds fixes 2,1 206,9
Variations de 300 Les marges commerciales 16
stocks 5,1 712,9
Exportation du 161
produit P aux prix FOB 2,5
Total 9834 Total 98
7,7 347,7
Source : tableau composé par nos soins à partir du TES de l’année 1989

On remarque, à travers le compte du produit des industries sidérurgiques,


métallurgiques, mécaniques, électroniques et électriques (ISMMEE), que les ressources se
trouvent dans la sixième colonne du TES de l’année 1989, tandis que les emplois du même
compte se trouvent dans la sixième ligne du même tableau.

Signalons que le compte de produit et le compte de production sont différent, dans la


mesure où le compte de production d’une branche ne retrace en ressources que la production
de la branche, où les importations du produit en question ne sont pas incluses. Alors qu’un
compte de produit retrace l’ensemble des ressources (produits importés aussi bien que locales)
mises à la disposition du système productif.

D’autre part un compte produit retrace en emplois toutes les utilisations dont ont fait
l’objet les ressources en ce produit, un compte de production d’une branche retrace en
emplois les consommations intermédiaires nécessaires à la réalisation de la production de la
branche et la valeur ajoutée dégagée par celle-ci.

L’illustration est donnée par l’exemple ci-dessous du compte de production du secteur


des industries sidérurgiques, métallurgiques, mécaniques, électroniques et électriques
ISMMEE qu’on a établi à partir du TES de l’année 1989, comparé au comte de produit des
ISMMEE.

Tableau 3.3. Le compte de production du secteur des ISMMEE 1989 (en millions de DA

Emplois Ressources
Consommation intermédiaire (CI) Production Brute
14074,5 24464,0

Valeur ajoutée brute


10389,5
Total Total
24464,0 24464,0
Source : Source : tableau composé par nos soins à partir du TES de l’année 1989

Où apparaît un total des ressources (ou emplois), du compte de produit égal à 98347,7
millions de DA, un montant différent du total des ressources (ou emplois), du compte de
production qui de 24464,0 millions de DA.

Les soldes des comptes sont synthétisés dans les comptes consolidés de la nation ou
dans les tableaux centraux, à ce sujet le SCEA prévoit les tableaux centraux suivants :

3.1.2.4.3. Les tableaux centraux

- Le Tableau Economique d’Ensemble (TEE), ce tableau consolide les comptes des


secteurs institutionnels.
- Le Tableau Entées-Sorties (TES). L’analyse de la structure du système productif et
de l’interdépendance entre les branches et les secteurs productifs passe nécessairement par les
TES (Cf. sous section infra pour plus de détail concernant le TES du SCEA).

- Le Tableau de Création et Répartition de Revenu (TCRR). Ce tableau n’a jamais été


élaboré en Algérie.

- Le Tableau des Opérations Financières (TOF). Aucun TOF du SCEA, n’a été
élaboré, le dernier tableau est celui de 1969. En tout, trois tableaux ont été établis ceux de
1967, 1968 et 196948.

L’objectif recherché à travers ces tableaux est de synthétiser les différents comptes
pour avoir une vision globale au vu des flux inter secteurs institutionnels ou interbranches des
systèmes productifs.

Le SCEA prévoit aussi d’établir des comptes satellites pour des secteurs spécifiques
comme l’éducation et la santé, mais aucun de ces comptes n’a encore été réalisé.

Après avoir exposé les structures comptables dans le SCEA et dans le SCN, il y a une
question que n’importe quel comptable national est en mesure de se poser ; qu’est ce qu’on
doit mesurer, pour donner une vision réelle du niveau d’activité économique ? Autrement dit,
quel est le champ de production ou du revenu, (en tant que mesure monétaire de la
production), qu’il faut prendre en considération pour quantifier d’une façon rationnelle
l’activité productive ?

Par conséquent quel est le champ de production des agrégats des branches productives
retenu dans le tableau entrées-sorties notamment celui du SCEA ?

48
Office National des Statistiques (ONS), « Rétrospectives des comptes économiques de 1963 à 2004 », édition
ONS Alger octobre 2005. pp 100-105
Les comptes des agents économiques  :

Le SCEA défini 5 types de comptes économique destinés pour le secteur institutionnel.

Les secteurs institutionnels considéré comme productives ont 5 comptes ; les SINP ont
uniquement 3 comptes. Les comptes s’articulent par le billet des soldes.

1) Principe de la partie double :

La technique comptable de la CN s’inspire de la partie double. Selon ce principe, chaque


opération est enregistré 4 fois.2 enregistré décrivent l’objet de l’opération (flux réel)c a d
l’origine et la destination du flux, et 2 autres enger comptable qui décrivent la contrepartie
financière.

En réalité, la CN n’applique pas strictement le principe de la partie double a cause du


problème de l’information statistique.

Ce problème a permis d’introduire une simplification qui consiste à distinguer d’un coté entre
les opérations financières et la contrepartie financière sur les OBS et les opérât de répartition.

D’un autre coté, entre l’objet des OF dans des comptes non financière.

2)Les comptes des secteurs institutionnels :

-compte de production

-compte d’exploitation

-compte revenu dépense

-compte d’accumulation

-compte financier

Section INST SQS MEI AP IF

Les comptes

Production x x
d’exploitation x x
Revenu/dépense x x X x
Accumulation x x X x
Financier x x X x
-Le tableau ci –dessus nous montre chaque secteur institutionnel en fonction de leurs activés
productive ou non.

* Le SCEA réserve un traitement particulier pour le SI RDM. Il est prévu deux comptes :

Le 1erconcerne les transactions courantes (Xet M) et les transferts de revenu.

Le 2éme concerne les mouvements des capitaux.

Les opérations économiques effectuées par les SI se répartissent dans les comptes suscités,
chaque compte contient un ensemble homogène d’opération ou de même nature.

Les comptes s’articulent entre eux à travers les soldes , le solde de chaque compte à un intérêt
particulier pour l’analyse économique , car pour un seul montant il résume tout une série
d’opération homogène .

Les comptes sont présenter sous la forme d’un tableau du cote droit, on retrace les ressources
du cote gauche des emplois.

Le compte production

Le compte s’intéresse à la fonction de production, donc il n’est pas concernés que les secteurs
institutionnels productifs, en l’occurrence les SQS et MEI. Ce compte décrit la relation entre
la pro des B/S et la consommation intermédiaire nécessaire à cette production.

Ce compte ne contient que les OBS. Son solde est la V.A qui exprime la contribution du
secteur dans le PIB

Le compte d’exploitation

Le compte décrit la répartition primaire de la V.A.B ,C.A.D.

La distribution du revenu obtenu a l’occasion de la prod.et de ce fait, ce compte ne contient


que des Ode répartition de revenu effectues par les agents concernes.

Coté ressource, on trouve la V.A.B et SE du cote emploi on trouve RS ,ILP net pour la TVA
et enfin le solde de ce compte qui est l’EBE ,il désigne ce qu’il reste au secteur après avoir
rémunérer les salaries et payer les ILP, le solde est proche du concept théorique du profit
bruti.il est indépendant delà source du capital (propre ou emprunté) affecté a la production
ex : les intérêts que le secteur doit payer en cas d’emprunt sont enregistré dans le compte
suivant :

Parfois, on fait usage de quelques ratios comme le taux de la marge= EBE/VAB


Le compte revenu et dépense 

Ce compte décrit la répartition secondaire du revenu C.A.D les opérations d’acquisition et de


redistribution du revenu des secteurs. Chaque secteur institutionnel a son propre compte
revenu et dépense.

Coté ressource, on retrouve la EBE pour ce qui est des SQS et MEI. Pour ce dernier, on
retrouve comme principale ressource l’ars, les transferts, les revenus de la propriété (intérêt,
dividende ,revenu des terres des actifs incorporels) le loyer.

Pour ce qui est des AP ,on retrouve surtout les prélèvements délégatoire (Impôts cotisation,
social pour les IF ,on retrouve les agios , les intérêts et les polices d’assurances.

Coté emploi sont enregistres tout les transferts de revenu effectues par le secteur, et qui ne
soit pas lies directement à la prof et la consomma.

Ex pour les SQS on retrouve les loyers payes (services payes par les branches) les indirects
sur les activités non producteur revenue de la propriété paye.

Revenus prélèves par les entrepreneurs des SQS police d’assurance.

Pour ce qui est des MEI la principale dépense c’est la cf. loyer.

Pour les AP on retrouve la RS .la CF loyer revenu de la propriété (verses) SE transfert courant
pour les ménages.

Les IF la CF achats de services financier RS ,II loyer revenue de la propriétés verses I direct
d’autre transfert courant.

Le solde du compte revenu dépense c’est l’E pagne brut (EB) il est d’un grand intérêt pour
l’analyse économique.

Si on retranche la valeur des CFF de la période on détient l’épargne nette (EN) qui décrit
l’enrichissent du secteur institutionnel pendant la période.

L’EN mesure la croissance des avoir en volumes.

L’EB représente la valeur du montant que le secteur va utiliser pour financer les I brut sans
recourir à l’emprunt il s’agit enfaite de l’auto financement du secteur institutionnel.

Les comptes d’accumulation


Les deux derniers comptes (accumulation et le C/financier reflètent l’ensemble des flues qui
forment la fonction d’accumulation car ils décrivent comment le secteur remplace les
équipements utilises et la structure qu’ils donnent à la croissance de son patrimoine mesure
par l’épargne net (EN) on lit dans ces comptes aussi comment le secteur institutionnel a
épaisse son épargne en bâtiments équipements en stocks crédits valeurs immobilière en
devise.

Le compte d’accumulation décrit l’accumulation sous forme d’actifs réels alors que le compte
financier décrit l’accumulation sous formes d’actifs financier l’objet du C accumulation c’est
la description des opérations liées à l’investissement dans les actifs réels et les transferts
capitalistique.

Cotes ressources, on retrouve l’épargne brut et le transfert capitalistique.

Du cote emploi on retrouve l’ABFF variations de stock (DS) acquisition nette vente de terre
et des actifs et les transferts capitalistique verse.

Le solde est soit une capacité de financement ou un besoin de financement.

Le compte d’accumulation d’un secteur institutionnel nous montre si son épargne lui suffit
pour financer ses investissement jusqu'à quel point peut s’auto financer si l’investissement est
inferieur à l’épargne ya capacité à financer le cas échéant on obtient un besoin de
financement.

Le compte d’accumulation nous permet de calculer le temps d’auto financement du secteur.

Généralement les SQS ont un taux d’auto financementinferieur à 1 contrairement aux


ménages et aux IF.

Exercice

Ci-dessous les donnes relatives à une économie fictive composent des SQS, AP ménage

Les OBS.

PIB =460 .000, ABFF=130.000 (dont 20.000 des AP avec CFT ap= 500 )
VS=10000(dont 200des AP)

X=55000, M=60000 CF ménage =250000

OR

RSsqs=19000, RS reçue par les M= 235000


CS reçus= 65000

Impôts verses par les secteurs = 90,000

Etablir le compte revenu dépenses et le compte accumulation des AP ensuite calculez le RDB
et le taux d’autofinancement (Tx)

Solution

PIB=CF +ABFF+DS+XM

1/CF= PIB-(ABFF+DS+X-M)

=460000 – (130000+10000+55000-60000)

=325000

CF AP= 325000-25000=7500

RSM=RSAP+RSSQS<=>RSAP=RSM-RSSQS

=235000-190000

=45000

E C.R/D R E c/Accumulation R
CF = 75000 Impôts = 90 000 ABFF=20000 EN=30000

DS=2000 cff=5000

RS= 45000 CS= 65000 c F=13000

EB= 35000

2/RDB =CF ap +EB ap

75000+35000

110.000

Taux d’autofinancement = EB/AB=1.59

Le compte financier

La première des choses qui attire l’attention c’est le changement du principe des OF qui est
différent du mode d’enseignement des O non financière a vu jusqu'à présent.
Les O.F sont enregistres avec des variations des créances de dettes qui a deux raisons qui
justifient ce changement de principe d’enregistrement.

Changement du principe d’enregistrement

L’enseignement de ces opérations non fin comme on la déjà vu s’effectue des cotes des
ressources et des emplois l’enregistrement des O.F au niveau du compte financier s’effectue
en terme flux net des créances et flux net des dettes

Deux raisons expliquent cela.

1/ L’enregistrement des O.F de cette façon lui donne une signification et une dimension
purement fin.

2/Cette méthode d’enregistrement permet le passage du compte fin au compte du patrimoine.

Le compte fin contient des opérations négatives.

Comme le recouvrement des créances ou le payement des dettes.

Le C.F nous montres l’accumulation financière des secteurs institutionnels et les variations
des créances fins c’est à dire comment le secteur en question a effectues les O F pour subvenir
a ses besoins de fins ou dans le échéant comment il a utiliser ses capacités de fins le solde du
C.F est appelés le solde des créances et des dettes il a la même signification économique que
celui du solde capacité de fin besoin de fin et théoriquement le solde du compte fin est la
contre partie fin dusolde du compte d’accumulation c’est-à-dire. si toute les opérations
économiques effectuer par le secteur en question en été enregistrer sans erreur et sans aucune
erreur de report alors le solde du compte doit être égal et dans le cote opposes au solde du
compte d’accumulation dans la pratique cette égalité n’est pas vérifies toujours car les o fin et
non fin privément de source statistique différente de plus certaines transactions ne figure pas
des les comptes non fin alors qu’elle a une contre partie fin comme les transactions illicites le
facteur temps peut aussi être responsable décalage entre la date d’enregistrement de
l’opération et la date de payement.

Le compte des opérations de la nation avec le RDM

Le RDM n’est pas un secteur institutionnel comme les 4 autres secteurs et de ce fait son
compte ne concerne que les opérations effectuer par les unités économiques résidentes avec
les unités économiques non résidente.
De ce point de vue le SCEA a mis en place un compte des opérations avec le RDM composé
de deux tableaux.

- le tableau des opérations courantes (opérations non financières).

- le tableau des opérations de capitaux.

Emploi c/ opérations courantes Ressource

Expert B+S important en B+S


RS verse RS reçues
Revende la propriété et l’expert verse revenu de la propriété et de l’EDR reçu
Autres Transferts Courants reçus
A.T.C verse
Solde des O.C avec RDM
Total

Emploi c/ opérations de capitaux Ressource

Transfert de capitaux acquis du RDM achats nets du RDM d’actifs incorporel


Transfert de dette solde des opérations courantes avec le RDM

CHAPITRE DIX :

LES TABLEAUX CENTRAUX DU SCEA


Chapitre 10 : les tableaux centraux du SCEA

Introduction

Du point de vue des structures le SCEA comprend un cadre central et un ensemble


d’annexes.

Le cadre central regroupe tous les comptes consolidés de la nation, les comptes des secteurs
institutionnels, et les tableaux centraux. Quant aux annexes, elles étudient des champs
spécifiques, il s’agit des comptes satellites des secteurs comme celui de la santé, l’éducation,
où la protection sociale, (jusqu’à présent aucun compte satellite n’a été élaboré en Algérie).

les tableaux centraux regroupent :

- Tableau Economique d’Ensemble TEE


- Tableau Entrées Sorties TES
- Tableau des Opérations Financières TOF

10.1. Le Tableau Economique d’Ensemble TEE

Comme son nom l’indique il présente la synthèse de tous les comptes de flux de la CN

Il résume l’ensemble de l’activité économique pour une période d’une année.

1/ L’architecture du TEE

Le TEE a connu plusieurs formes d’architecture il est compose de 3 parties :

-Une partie centrale réserve pour les opérations (non fins)

-la partie droite est destine pour les ressources du secteur institutionnel.

La partie gauche pour l’emploi des ces même secteur si le classement des opérations
économiques selon leurs natures ou selon l’ordre de ces opérations dans les comptes
économique qui fait la différence entre les différents architecture du TEE.

Dans notre TEE on retient le classement des opérations qui se fait selon (SCEA), en suivant
l’ordre des comptes c'est-à-dire pour chaque couple de colonnes (ressource emploi) indique
un compte d’un secteur institutionnel et que chaque ligne est un compte d’une opération
économique au solde comptable le TEE ne contient que les opérations non financières, ses
dernière (of) on les dans le TOF.

Donc les OP sont classes selon l’ordre établi dans les comptes des secteurs institutionnel.
D’abord les comptes des opération du compte prod ensuite les opération du c/ exploitation les
opération .c/revenu dépense et enfin les opération du c/accumulation de sorte que chaque
ligne chaque opération est équilibrée les opération de répartitions sont nécessairement
équilibres du moment que chaque opération de répartition constitue comme une ressource
pour un secteur comme un emploi pour un autre secteur (ou plus) alors que les OBS sont
équilibrés d’une façon artificielle a travers une colline spéciale appelé compte B/S l’objectif
de ce compte fictive.

Il montre la TVA qui touche les produits et les DD qui sont des ressources pour les AP sans
qu’elles ne soient un emploi de la part des secteurs instit.

Cette colonne joue le rôle du compte écran les OBS du point de vue macro économique sont
équilibrés P+M+TVA+DD=CI+CF +ABFF+DS+X la présence du C/BS permet d’équilibre
les OBS ligne par ligne .le compte B/S est présente d’une façon inverse les ressources des B/S
sont enregistres du cote emploi et les emplois des B/S sont enregistres cote ressource.

Cet équilibre ligne par ligne est artificiel et il ne répond qu’a des exigences de symétrie.

Pour ce qui est des soldes comptables VAB EBE EB ils sont enregistrés dans les emplois du
compte des secteurs et dans les ressources du compte qui suit et l’enregistrement s’effectue
sur la même ligne et du coup l’équilibre est obtenu.

Pour le solde capacité du financement il y a un équilibre globale de tous les secteurs (résident
et RDM) et non pas par secteur ou par ligne CAF ou BAF.

UN besoin de financement des secteurs institutionnel résident a pour contre partie une CAF
du RDM si les dettes des secteurs résidentiels augmentent cela signifie une augmentation des
créances du RDM

LE c f est subdivises en c f sur le territoire national et la c f des secteurs résidents en dehors


du territoire national.

La lecture du TEE ne pose aucun pt ou on peut lire les comptes du secteur verticalement a
gauche pour les emplois et a droite pour les revenus.

Les utilisations du TEE

Le TEE nous présente la base qui permet de faire des prévenons économique a c f et un degré
moins a MT.
Le TEE nous donne des année un aperçue sur la faucon dont l’équilibre a été obtenu si ou
disposait d’une série statistique temporelle de TEE on peut suivre l’évolution des structure
économique et l’impact des différents politique économique.

Il est possible de faire des comparaisons dans le temps TEE actuel avec celui de l’année
passée ou dans l’espace. Ces comparaisons peuvent être simplifie a travers l’extinction du
TEE degré et de nations de comportement.

SQS MEI AP B/S TOTA SQS MET AP B/S TOTAL


L
1170.2 1170.2 P.B 1000 170.2 1170.2

320 60 380 C.produ 380 380

ctive
680 110.2 790.2 V.A.B 680 110.2 790.2

100 100 S.E 100 100

200 4 204 ILP 204 204

170 30 104 304 RS 304 304

410 76.2 486.2 EBE 410 76.2 486.2

14 12 10 36 R.PROP 24 10 2 36

100 30 130 IMPOT 130 130

40 40 CS 40 40

60 60 P social 60 60

260 260 CF 260260

320 108 102 530.2 EP 530.2

370.2 40 120 530.2 AB 530.2 530.2

-50.2 68.2 -18 0 solde


Epargne meI= (304+76.2+10+60) (30+40+12+260)

ECF=EBF

68.2=50.2+18

LE tableau ci-dessus représente un TEE incomplet d’une économie fictive fermée compose de
3 agents les SQS les MEI et les AP.

1/ complétez le tableau.

2/Etablir les comptes des 3 secteurs

3/Extraire les agrégats susceptible d’être calcule.

4/ Qu’elle est la situation économique de chaque secteur de la nation économique.

LES comptes des AP

C/revenue dépense

SE.100 Impôts=130

RS.104 ILD.204

PS.60 CS.40

RP.10 RP.2

Epergne .102

C/ ACCUMULATION

AB120 Epergne 102

Sold BF -18

Tableau entrées – sorties (TES)

Le tableau ci-dessous fourni par l’ONS Le tableau économique d’ensemble TEE de l’année
2009.
Avant d’aborder en détail, le tableau entrées-sorties (TES) dans le SCEA, on
présentera succinctement les types de TES élaborés en Algérie. Une attention particulière sera
réservée aux tableaux des années 1989 et 2004, où des aspects d’ordre méthodologiques
seront abordés. Par exemple, le traitement des marges commerciales lié au problème de la
taille de la matrice des consommations intermédiaires (le passage de la matrice rectangulaire à
la matrice carrée), ou les transferts de produits et autres.

3.2.1. Les (TES) élaborés en Algérie

Les tableaux entrées-sorties (TES) concernent les années 1963, 1969, 1974, 1979,
1989, et le dernier est celui de l’année 2004, les deux derniers tableaux répondaient aux
normes du SCEA.

Le tableau de 1963 est très agrégé car il se compose de douze (12) secteurs et ne
contient pas les chiffres qui indiquent les détails des ressources et des emplois, il est clair que
la simplicité du tableau s’explique par la faiblesse de l’appareil statistique de cette époque.

Cependant les tableaux des années 1969 et 1974 sont plus élaborés et leur structure est
composée de cinq quadrants (Cf. figure ci-dessous, architecture du TES de l’année 1963) Les
tableaux d’avant celui de 1979, sont appelés les Tableaux d’Echanges Interindustriels (TEI) :
- le quadrant (A) est un cadre réservé aux ressources, il donne pour
chaque secteur la somme
Figure des ressources
2: Architecture dontantérieur
des TES dispose l’économie
au SCEA nationale de l’année
concernée, et ces ressources se compose de l’ensemble de la production brute du
secteur avec les prix intérieurs de la production, des importations du secteur, les taxes
sur les importations, les marges commerciales, et les transferts de produits (produits
A B C
secondaires des secteurs, autres que le produit principal).

- le quadrant (B) est le cadre des consommations intermédiaires, il représente un


tableau à doubles entrées, la colonneD nous donne la consommation intermédiaire de
chaque secteur de chaque produit. Cependant la ligne exprime ce que fournit le secteur
E
aux autres secteurs. La valeur des consommations intermédiaires est exprimée aux
prix courant, c’est-à-dire aux prix effectivement payés pour l’achat du produit.
- le quadrant (C) est un cadre réservé aux emplois, leur somme est égale aux
consommations intermédiaires plus le total des emplois finals (la consommation
finale, la formation brute de capital fixe (FBCF) , les variations de stocks, et les
exportations).
- le quadrant (D) nous donne les valeurs ajoutées de chaque secteur.
- le quadrant (E) nous donne les éléments du compte d’exploitation et le revenu
de chaque secteur.

Nous verrons plus de détails sur le contenu des quadrants à l’occasion de la


présentation des TES des années 1989 et 2004, même si l’architecture est différente.
3.2.2. Présentation du tableau entrées-sorties du SCEA

En gardant presque la même architecture de base et les mêmes principes généraux, les
tableaux des années 1979, 1989 et 200449, diffèrent des tableaux élaborés précédemment dans
les points suivants :

- D’abord l’appellation de tableau des échanges interindustriels (TEI) a été


abandonnée, pour retenir celle de tableau entrées-sorties (TES). Une appellationuniverselle
admise par les deux systèmes de comptabilité nationale de l’ONU.

- Le champ de la production a été revu, en conséquence la branche affaires


immobilières a été éliminée du champ de la production du SCEA Ainsi, le loyer ne figure ni
dans la production, ni dans les consommations intermédiaires. Le loyer du point de vue du
SCEA devient une opération de répartition de revenu.

- Une nouvelle méthode d’évaluation est retenue, la valorisation des ressources et des
emplois des biens et des services se fait au prix du marché, c’est-à-dire, le prix effectivement
versé par l’acheteur et perçu par le vendeur 50. Donc à la différence du tableau de 1974, la
production est valorisée hors TUGP facturée (l’actuelle TVA), la consommation intermédiaire
est valorisée hors TUGP récupérable, et l’accumulation brute des fonds fixes est valorisée
hors TUGP déductible.

- La nomenclature des branches et des produits NAP a été révisée, une


nouvelle classification a été retenue : La nomenclature des branches et des produits
résumés ( NAPR).

- L’architecture du tableau a été un petit peu modifié, comme on va le voir


maintenant.

3.2.3. Description du tableau entrées-sorties du SCEA

Le tableau entrées-sorties (TES) présente synthétiquement les comptes de production


et d’exploitation de chaque branche. Il établit l'équilibre comptable ressources-emploi des

49
Cf annexes :
- pour les TES des années 1974, 1979, et 1989 cf Office National des Statistiques (ONS), « Rétrospectives des
comptes économiques de 1963 à 2004 », édition ONS Alger octobre 2005. pp 94-99.
- pour le TES de l’année 2004, Cf. Office National des Statistiques (ONS), « Tableau des Entrées-Sorties -
Exercice 2004 »ONS/ DTCCN, Elaboré le 06 novembre 2005
50
MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES) 1979 » édition la direction
générale de la statistique, Alger janvier 1984, p 9
biens et services51. Du point de vue de son architecture , le tableau d'entrées-sorties (TES) du
SCEA est composé de quatre tableaux (quadrants) , comme c’est indiqué dans la figure ci-
dessous

Figure 2 architecture le tableau d'entrées-sorties (TES) du SCEA

Source : MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES)


1979 » édition la direction générale de la statistique, Alger janvier 1984, p 3

- le quadrant A représente la matrice des consommations intermédiaires, on lit


en ligne la consommation intermédiaire de chaque produit par les différentes branches, en
colonne on lit la consommation intermédiaire de chaque branche, en différents produits, la
relation est biunivoque où chaque branche a un seul produit qui lui correspond, exception faite

51
MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES) 1979 » édition la direction
générale de la statistique, Alger janvier 1984, p 3
pour la branche commerce qui n’a pas le produit commerce, de plus amples développement
sont prévus à ce sujet (cf. infra 2.2.2.2).

Ce qui explique le fait que la matrice des consommations intermédiaires est une
matrice rectangulaire composée de dix-neuf (19) branches et dix-huit (18) produits pour la
version (NSA), on y reviendra pour de plus amples explications (Cf. infra 2.2.2.2).

- Le quadrant B présente les comptes de production et d’exploitation pour


chaque branche. Sachant que le compte de production décrit la relation entre la production et
la consommation des biens et services nécessaires, et son solde est la valeur ajoutée. Alors
que le compte d’exploitation décrit les opérations de distribution de la valeur ajoutée aux
éléments liés directement à la production (Rémunération des Salariés (RS), impôts liés à la
production (ILP), Excédents Bruts d'Exploitation (EBE)).
-
- Le quadrant C donne le détail des ressources, en l’occurrence la production
brute des branches, les transferts de produits, les ventes des administrations, les importations,
droits de douanes, la TVA, et les marges commerciales.
- Le quadrant D présente la composition des emplois finals de chaque produit,
il s’agit de la consommation finale, (des ménages, de l’administration publique et des
institutions financières), de l’accumulation brute des fonds fixes, des variations des stocks, et
les exportations, on reprendra en détail les emplois plus bas.

Il faut signaler que le TES de l’année 2004, dans la version dont nous
disposons ne figurent pas certains postes des quadrants B et C, contrairement au TES
de 1989.

Ainsi les postes  qui ne figurent pas dans le quadrant B:

- Subventions d'exploitation

- Cotisations sociales

- Impôts sur les salaires


Et les postes  qui ne figurent pas dans le quadrant C sont :

- Transferts de produits

- Ventes des Administrations Publiques

- Importations sans paiement

- Taxes compensatoire

3.2.4. Lecture des TES des années 1989 et 2004

A présent, procédons à une lecture du tableau d'entrées-sorties (TES) du SCEA,


chaque fois que c’est possible et pour des exemples chiffrés, on utilise le TES de l’année
2004. Quand il s’agit de parler des éléments qui lui font défaut comme les transferts de
produits, ou les ventes des Administrations Publiques, on utilise celui de l’année 1989 du
moment où c’est la version du TES (SCEA) qui est la plus complète.

Cette lecture n’est qu’une relecture approfondie des quadrants A, B, et C, où il est


question de présenter la matrice des consommations intermédiaires, et d’aborder la spécificité
de la branche commerce, pour développer les opérations qui paraissent parmi les ressources et
celles qui paraissent parmi les emplois. L’exposé s’articule autour des points suivants :

- les consommations intermédiaires.

- la spécificité de la branche (secteur NSA) commerce.

- les ressources en produits.

- les emplois finals.

3.2.4.1. Les consommations intermédiaires

Comme on l’a vu précédemment, le quadrant A représente la matrice des


consommations intermédiaires (productives) des produits. On a en lignes la consommation
intermédiaire de chaque produit par les différentes branches, et en colonnes on lit la
consommation intermédiaire de chaque branche en différents produits.
Le TES de l’année 1989 existe en deux versions, la première en nomenclature
branches (NAPR) avec soixante quinze colonnes (75 branches) et soixante quatorze lignes (74
produits. Une deuxième version de TES, en nomenclature secteurs d’activité (NSA) composé
de dix-neuf colonnes (19 secteurs), et dix-huit lignes (18 produits). Pour le TES de l’année
2004, nous nous disposons que de la version NSA dix-neuf colonnes (19 secteurs), et dix-huit
lignes (18 produits).

Toutefois, pour des raisons de commodité, et pour des exemples chiffrés nous nous
référons à la version NSA du TES de l’année concernée.

Le SCEA définit la consommation intermédiaire, appelée aussi la consommation


productive, comme étant « l’ensemble des biens et services autres que les fonds fixes, utilisés
par une unité économique pour produire. Seules les entreprises ont des consommations
productives. Les administrations publiques, les institutions financière et les ménages n’ont pas
de consommation productives, mais une consommation finale »52.

Les biens repris en consommation productives, sont soit détruits, soit incorporés dans
des produits plus élaborés et disparaissent totalement, au cours de la période dans le processus
de production. Cependant, les biens durables de faible valeur sont comptabilisés en
consommations productives.

Les unités productives peuvent acquérir des biens et services pour les fournir à leurs
salariés gratuitement ou à un prix réduit. Si ces biens et services représentent un avantage
pour les salariés, ils constituent un salaire en nature et sont traités comme consommation
finale des ménages.

En revanche, si les biens et services en question profitent également à l’unité


productrice, ils sont classés en consommations productives de celle-ci.

De même, les voyages professionnels et les frais de transport du personnel sont


considérés comme étant à la charge des unités productrices et entrent dans leurs
consommations productives.

Les consommations productives sont évaluées au prix d’acquisition hors TVA


récupérable.

52
MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES) 1979 » Op. Cit p 4
Tableau 3.4 Emplois intermédiaires des secteurs NSA en produit ISMMEE pour les
années 1989 et 2004 (en millions de DA)
Co 19 20
de NSA Intitulés des NSA 89 04
59 61
1 Agriculture, sylviculture et pêche 1,2 94,6
15 51
2 Eau et Energie 1,5 15,2
69 13
3 Hydrocarbures 1,8 108,0
48 98
4 Services et Travaux Publics Pétroliers 7,6 99,7
20 17
5 Mines et carrières 9,8 84,9
93 53
6 ISMMEE 78,0 002,4
48 34
7 Matériaux de Construction 1,5 62,1
83 17
8 BTPH 48,1 6331,4
47 44
9 Chimie, Plastiques, Caoutchouc 0,1 49,1
49 34
10 Industries Agro-alimentaires 6,9 12,3
19 21
11 Textiles, confection, bonneterie 9,9 11,5
67, 25
12 Cuirs et Chaussures 1 6,6
32 21
13 Bois, Papiers et lièges 5,2 01,3
18 17
14 Industries diverses 8,9 37,8
15 35
15 Transport et communications 69,9 454,3
17 12
16 Commerce 88,9 471,8
10 84
17 Hôtels-cafés-restaurants 1,3 0,3
99, 99
18 Services fournis aux entreprises 8 0,8
33 26
19 Services fournis aux ménages 4,9 03,0
25 33
  Total Consommations Intermédiaires (CI) 982,2 5327,1
99, 17
Moyenne arithmétique 8 648,79
Source : données tirées des TES des années 1989 et 2004, ONS op cit

Ainsi dans le TES de l’année 1989, pour prendre l’exemple du secteur des industries
sidérurgiques, métallurgiques, mécaniques, électroniques et électriques (ISMMEE), on lit la
ligne numéro six les produits, sur un total de 25982,20 millions de dinars, on a une
consommation intermédiaire moyenne d’un montant de 1367,48 millions de dinars.

Voyons maintenant pour l’année 1989 quels secteurs d’activité qui utilisent le plus la
production des ISMMEE.

On remarque que après le secteur des ISMMEE avec ces 9378,0 millions de dinars
d’intra consommations, vient le secteur du Bâtiments et Travaux Publics (BTP) (colonne
numéro huit) qui occupe la seconde position de meilleur client, avec un montant de 8348,1
millions de dinars. Ces deux secteurs, à eux seuls, consomment presque 70% des produits des
ISMMEE. En troisième position , le secteur Commerce avec un montant de 1788,9millions de
dinars, suivi du secteur de transport et communications (colonne numéro quinze), avec un
montant de 1569,9millions de dinars. En cinquième position, le secteur des Hydrocarbures
avec un montant de 691,8 millions de dinars.
Au plus bas de l’échelle, on trouve le secteur Cuirs et Chaussures (colonne numéro
douze), avec un montant de 67,1millions de dinars.

Ainsi dans le TES de l’année 2004, pour prendre l’exemple du secteur des industries
sidérurgiques, métallurgiques, mécaniques, électroniques et électriques (ISMMEE), on lit la
ligne numéro six les produits, sur un total de 335327,1 millions de dinars, on a une
consommation intermédiaire moyenne d’un montant de 17648,7922 millions de dinars.

On remarque que les cinq premiers secteurs meilleurs clients du secteur des ISMMEE
de l’année 1989 sont les mêmes pour l’année 2004 à quelques permutation près.

De ce fait le secteur Bâtiments et Travaux Publics (BTP) (colonne numéro huit) passe
en première position en consommant presque la moitié des produits des ISMMEE avec un
montant de 176331,4 millions de dinars, vient en seconde position les intra consommation du
secteur des ISMMEE lui-même avec un montant de 53002,4 millions de dinars. En troisième
position, le secteur transport et communications (colonne numéro quinze), avec un montant de
35454,3 millions de dinars, suivi du secteur des Hydrocarbures avec un montant de 13108,0
millions de dinars. La cinquième position est occupée par le secteur commerce avec le
montant de 12471,8 millions de dinars.

Au plus bas de l’échelle, on trouve le secteur Cuirs et Chaussures (colonne numéro


douze), avec un montant de 256,6 millions de dinars.

On observe que après le secteur des industries sidérurgiques, métallurgiques,


mécaniques, électroniques et électriques (ISMMEE), avec ces 9378,0 millions de dinars
d’intra consommations. Le secteur Mines et carrières (ligne cinq) occupe la seconde position
de meilleur fournisseur, avec un montant de 939,4millions de dinars. Ces deux secteurs  , à
eux seuls, fournissent presque 70% des consommations intermédiaires du secteur des
ISMMEE. En troisième position, le secteur transport et communications avec un montant de
844,2 millions de dinars, suivi du secteur de Chimie, Plastiques, Caoutchouc (ligne numéro
neuf), avec un montant de 622,4 millions de dinars En cinquième position , le secteur
Services fournis aux entreprises avec un montant de 595,6 millions de dinars.

Pour ce qui est de la demande (achats) du secteur des ISMMEE en consommations


intermédiaires, pour l’année 1989 on obtient ce qui suit.
Au plus bas de l’échelle, on trouve le secteur Cuirs et Chaussures (ligne numéro
douze), avec un montant de 5,5 millions de dinars, suivis des deux secteurs qui n’ont rien
fournis au secteur des ISMMEE. Il s’agit des secteurs Services et Travaux Publics Pétroliers
et Services fournis aux ménages.

Tableau 3. 5 La demande du secteur des ISMMEE en consommation intermédiaire


pour les années 1989 et 2004 (en millions de DA)

Co 19 20
de NSA Intitulés des NSA 89 04

36, 31
1 Agriculture, sylviculture et pêche 2 5,7
28 51
2 Eau et Energie 7,2 66,2
22 11
3 Hydrocarbures 9,8 67,0
4 Services et Travaux Publics Pétroliers 0,0 0,0
93 96
5 Mines et carrières 9,4 2,7
93 53
6 ISMMEE 78,0 002,4
25 33
7 Matériaux de Construction 6,8 3,3
18 75
8 BTPH 5,2 2,1
62 10
9 Chimie, Plastiques, Caoutchouc 2,4 52,4
40, 14
10 Industries Agro-alimentaires 1 0,8
74, 15
11 Textiles, confection, bonneterie 1 3,1
12 Cuirs et Chaussures 5,5 19,
2
37 88
13 Bois, Papiers et lièges 5,2 8,3
61, 39
14 Industries diverses 0 9,7
84 11
15 Transport et communications 4,2 498,2
14 70
17 Hôtels-cafés-restaurants 3,8 9,2
59 18
18 Services fournis aux entreprises 5,6 79,2
19 Services fournis aux ménages 0,0 0,0

14 78
  Total Consommations Intermédiaires (CI) 074,5 439,5

78 43
Moyenne arithmétique 1.91 57,75

Source : données tirées des TES des années 1989 et 2004, ONS op cit

Cependant pour l’année 2004, en matière d’achats du secteur des industries


sidérurgiques, métallurgiques, mécaniques, électroniques et électriques (ISMMEE), en
consommations intermédiaires, il y a des secteurs qui ont quitté leur position respective et
d’autres sont montés.

Ainsi, on remarque que le secteur des ISMMEE maintient sa position du premier


fournisseur de son propre secteur avec ces 53002,4 millions de dinars d’intra consommations.
Le secteur de transport et communications (ligne cinq) monte à la seconde position de
meilleur fournisseur, avec un montant de 11498,2 millions de dinars. Ces deux secteurs , à
eux seuls, fournissent presque 80% des consommations intermédiaires du secteur des
ISMMEE. En troisième position ,vient le secteur Eau et Energie avec un montant de 5166,2
millions de dinars, qui prend la place du secteur de Chimie, Plastiques, Caoutchouc (ligne
numéro neuf), (ce dernier descend à la sixième place avec un montant de 1052,4 millions de
dinars). Le secteur Services fournis aux entreprises monte en quatrième place avec un
montant de 1879,2 millions de dinars. Le secteur Hydrocarbures monte en cinquième position
avec un montant de 1167,0 millions de dinars.

Au plus bas de l’échelle rien n’a changé par rapport à l’année 1989, on trouve le
secteur Cuirs et Chaussures (ligne numéro douze), avec un montant de 19,2 millions de
dinars, suivis des deux secteurs qui n’ont rien fournis au secteur des ISMMEE. Il s’agit des
secteurs Services et Travaux Publics Pétroliers et Services fournis aux ménages.

Pour les années 1989 et 2004, la consommation intermédiaire du secteur des ISMMEE
est égale respectivement à 14074,5 millions de dinars (ressources), et 78439,5 millions de
dinars. Les consommations (emplois) intermédiaires du produit correspondant à tous les
secteurs sont égale à 25982,2 millions de dinars pour l’année 1989 et de 335327,1 millions de
dinars pour 2004. Les deux consommations intermédiaires respectives sont différentes pour
chaque année par le fait que les premières sont représentées par plusieurs produits différents,
les secondes sont relatives à un seul et même produit.

A l’échelle de l’économie nationale, on obtient l’égalité suivante :

 Consommations intermédiaires des secteurs =  consommations intermédiaires des


produits

Pour l’année 1989, le total était de 198092,3 millions de dinars, et de 2204704,4


millions de dinars.

3.2.4.2. Spécificité de la branche commerce.

On a déjà évoqué la question de la dimension de la matrice des consommations


intermédiaires dans les TES du SCEA. A la différence de ce qui est connu dans la littérature
de l’analyse entrées sorties, cette matrice est rectangulaire au lieu qu’elle soit une matrice
carrée, dix-neuf branches et dix-huit produit. Le produit qui manque aurait pu être celui le
produit commerce, mais les comptables nationaux algériens ont considéré que la branche
commerce n’a pas de produit, bien qu’elle est une branche comme les autres branches, elle a
sa production c’est-à-dire les marges commerciales et sa consommation intermédiaire.

Les causes invoquées pour ne pas considérer les marges comme produit, à l’instar de
la comptabilité nationale française, peuvent être résumées comme suit :
- le fait que les consommations intermédiaires sont valorisées aux prix
d’acquisition (y compris les marges commerciales).
- Pour permettre de valoriser la production brute des branches (ou des
secteurs) aux prix à la production, où les marges commerciales ne figurent pas53.
- Et la cause qui explique tout cela est que les marges commerciales ne font
pas l’objet d’aucun emploi54.

Pour toutes ces raisons, on ne trouve pas dans les TES du SCEA et même ceux
d’avant le SCEA la ligne produit commerce.

Les marges commerciales représentent la différence entre la valeur au prix à la


production ou au prix d’importation, et la valeur au prix d’acquisition. Finalement, c’est un
élément parmi les éléments qui composent les ressources, on y reviendra avec plus
d’explication plus bas.

3.2.4.3. Les ressources en produits

Les ressources en produits sont représentées dans le quadrant D qui nous donne dans
chaque colonne et pour chaque produit toutes les ressources en biens et services (locales ou
importées) dont dispose l’économie nationale pendant la période en question. Ces ressources
se composent de :

- La Production Brute.

- Les transferts de produits.

- Les ventes des Administrations Publiques.

- Les importations.

- TVA (anciennement TUGP) et droits et taxes à l'importation.

- Les marges commerciales.

3.2.4.3.1. La production brute

53
K. Akacem « Comptabilité nationale le SCEA » op. Cit. , p 340

54
MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES) 1979 » Op. Cit p 10
Le SCEA55 mesure la production brute d’une unité économique au cours d’une période
donnée par « l’ensemble des biens et services produits au cours de cette période pour d’autres
agents ou pour l’utilisation par elle-même au cours d’une période ultérieure. La production du
commerce est mesurée par les marges commerciales prélevées sur chaque produit.

Dans le tableau entrées-sorties la production brute est évaluée au prix départ-usine


hors TVA facturée.

Selon la définition du champ de la production, cette dernière est le fait des


entreprises : sociétés et quasi sociétés et entreprises individuelles, les autres secteurs
institutionnels résidents sont exclus.

La production brute n’est pas un bon indicateur en soi de la performance de la branche


ou du secteur, le recours à l’agrégat valeur ajoutée est plus judicieux. Effectivement, il y a des
secteurs qui sont bien classés en fonction de leurs production brute et qui seront vite déclassés
dès que nous introduisons le critère de valeurs ajoutée (Cf. le tableau n° 2 Production Brute
des secteurs d’activités pour les années 1989 et 2004).

Tableau 3. 6. Production Brute des secteurs d’activités pour les années 1989 et 2004 (en
millions de dinars)
Code NSA Intitulés des NSA PB 1989 PB 2004

1 Agriculture, sylviculture et pêche 68568,9 709014,7


2 Eau et Energie 5843,8 108593,2
3 Hydrocarbures 113222,1 3009063,5
4 Services et Travaux Publics Pétroliers 6875,2 96237,4
5 Mines et carrières 2280,3 9887,4
6 ISMMEE 24464,0 119201,1
7 Matériaux de Construction 6685,6 57597,2
8 BTPH 80679,4 836361,5
9 Chimie, Plastiques, Caoutchouc 8615,6 52909,7
10 Industries Agro-alimentaires 48841,2 459517,2
11 Textiles, confection, bonneterie 14546,3 44599,5
12 Cuirs et Chaussures 2929,9 6950,6

55
Ibid p 4
13 Bois, Papiers et lièges 7256,2 30091,1
14 Industries diverses 2781,8 54619,7
15 Transport et communications 31327,4 735804,5
16 Commerce 78679,8 723406,9
17 Hôtels-cafés-restaurants 8241,7 85416,2
18 Services fournis aux entreprises 8692,9 60383,5
19 Services fournis aux ménages 8904,8 79801,2

Total 529436,9 7279456,1

Source : données tirées des TES des années 1989 et 2004, ONS op cit

A titre d’exemple, le secteur des BTPH qui était classé en deuxième position en 1989
après les Hydrocarbures avec 80679,4 millions de dinars de production brute, passe à la
quatrième position en tenant compte du critère de la Valeur Ajoutée Brute avec 47814,2
millions de dinars pour les autres secteurs cf. tableau ci-dessous n° 3- (Valeur Ajoutée Brute
des secteurs d’activités pour les années 1989 et 2004).

Tableau 3.7 Valeur Ajoutée Brute des secteurs d’activités pour les années 1989 et
2004 (en millions de dinars)

VAB VAB

Code NSA Intitulés des NSA 1989 2004

1 Agriculture, sylviculture et pêche 57407,8 578886,7


2 Eau et Energie 3969,3 70251,1
3 Hydrocarbures 72147,1 2329341,6
4 Services et Travaux Publics Pétroliers 3416,4 45183,0
5 Mines et carrières 1651,9 4838,0
6 ISMMEE 10389,5 40761,6
7 Matériaux de Construction 3965,1 36652,4
8 BTPH 47814,2 458674,1
9 Chime, Plastiques, Caoutchouc 2104,5 20042,1
10 Industries Agro-alimentaires 10167,1 119240,7
11 Textiles, confection, bonnéterie 7725,8 13481,7
12 Cuires et Chaussures 893,6 2688,7
13 Bois, Papiers et lièges 3350,4 14178,0
14 Industries diverses 1084,9 46700,5
15 Transport et communications 19561,0 503879,8
16 Commerce 64779,2 607052,6
17 Hôtels-cafés-restaurants 5810,5 62640,6
18 Services fournis aux entreprises 7401,0 50694,9
19 Services fournis aux ménages 7705,1 69563,6
Total 331344,5 5074751,7

Source : données tirées des TES des années 1989 et 2004, ONS op cit

2. Les transferts de produits.

Comme il a déjà été indiqué précédemment la branche est l’activité qui conduit à la
production d’un seul et un seul produit (selon les produits de la nomenclature officielle). De
ce fait la branche est l’ensemble des unités productrices homogènes qui ne produisent qu’un
seul et un seul produit de la nomenclature des produits.

Ainsi et selon la définition retenue la production de la branche devait être égale à la


production du produit qui lui correspond,Compte tenu du principe de correspondance
biunivoque branche-produit, la production d’une branche i devrait être pure (que du produit i)
et complète (tout le produit i).

Or, ce principe est difficile à appliquer pour la production de certains produits ou un


même processus de production donne naissance fatalement à plusieurs produits de la
nomenclature, deux raisons expliquent cela :

- soit la production de deux produits est techniquement liée, c’est le cas des produits
fatals et les produits liés.
- La deuxième raison qui explique la présence de la ligne de transferts dans le TES
est le manque d’information, on ne peut pas comptabiliser pour chaque produit les
amortissements et les autres coûts nécessaires à sa production, c’est le cas des produits
imputés56.
56
Ibid p 12
Les transferts des produits fatals concernent essentiellement des produits issus de
processus de production chimique, mais également des services marchands de recherche,
d’ingénierie etc. qui sont produits par les diverses branches industrielles et transférés à la
branche « recherche et développement »

Quant aux transferts de produits liés, ils concernent essentiellement l’agriculture,


négatifs pour la branche « Agriculture », positifs pour les autres branches comme le cas de la
branche des industries agro-alimentaires IAA : (exemple de la viande, de la laine, fournis par
l’élevage des animaux domestiques

Ainsi pour respecter l’équilibre emplois-ressources de chaque produit parmi les


produits du TES, on passe de la production de la branche à la production du produits qui lui
correspond. Ce passage s’effectue par le biais de la ligne « transferts » où on ajoute à la
production de la branche les produits caractéristiques obtenus dans d’autres branches, et on
retranche les produits non caractéristiques obtenus dans la branche elle-même de tel sorte que
le total des transferts est nul, du moment que chaque montant qu’on rajoute à la branche (dans
la même ligne), on le retranche d’une branche ou des autres branches, et vis versa chaque
montant qu’on retranche de la branche (dans la même ligne), on le rajoute à une branche ou à
d’autres branches.

Ce principe se vérifie dans les TES du SCEA, où le total de la ligne transferts est nul.

Si nous nous référons au TES de 1989 (c’est le dernier TES en date établi avec la ligne
transferts), en prenant l’exemple du secteur des industries sidérurgiques,métallurgiques,
mécaniques, électroniques et électriques (ISMMEE), secteur numéro six (6ème colonne) du
TES de l’année 1989, on ajoute à la production brute de ce secteur, qui est d’un montant de
24464,0 millions de dinars, on retranche le montant 4085,7 millions de dinars qui représente
des ISMMEE destinés à d’autres secteurs.

Quand on additionne (24464,0 - 4085,7), nous obtenons le montant de la production


en produit ISMMEE 20378,3 millions de dinars.

Si on prend un autre exemple ou la valeur des transferts est positive, c’est le cas
notamment du secteur des Industries Agro-alimentaires (IAA). La production en produit IAA
est égale à un montant de 48841,2 millions de dinars (production brute) augmenté 630,9
millions de dinars la valeur des produits caractéristiques du secteur obtenue des autres
secteurs, le montant total de la production en produit IAA est de 49472,1 millions de dinars.
3. Les Ventes des administrations publiques

Selon la conception du champ de la production du SCEA, les administrations


publiques n’ont pas d’activité productive, du coup ces administrations publiques ne
produisent pas de biens et services.

Néanmoins le SCEA considère que si un organisme administratif vend couramment


des biens et services et possède une comptabilité autonome, il n’est pas considéré comme une
administration, mais comme une entreprise .C’est le cas des P.T.T qui ont été séparés des
administrations et classés parmi les entreprises.

Mais déjà à cette date, on parlait de certains établissements publiques qui peuvent faire
exception, ainsi les administrations des postes et télécommunications (PTT) de l’époque ne
sont pas considérées comme des administrations, mais comme des entreprises, puisqu’elles
vendent couramment des biens et services et possède une comptabilité autonome57.

Mais certaines administrations peuvent, à titre accessoire, vendre des biens et


services dont il n’est pas possible d’évaluer les différentes charges nécessaires à leur
production, et qui ne sont donc pas repris dans la production des branches.

Ces ventes de biens et services apparaissent dans le T.E.S parmi les ressources de
produits dans la ligne « ventes des administrations publiques ».

A ce titre le TES de l’année 1989 nous donne un total de « ventes des administrations
publiques » qui s’élève à 1657,4 millions de dinars, ce montant se répartit entre les secteurs
suivants :

- Le secteur « Eau et Energie » avec un montant de 334,0 millions de dinars, notant


qu’actuellement les choses ont changé dans la mesure ou le réseau de distribution de l’eau est
assuré par une entreprise à caractère économique (EPIC) en l’occurrence « l’Algérienne Des
Eaux (ADE) ».
- Le secteur mines et carrières avec un montant de 1241,7 millions de dinars, il
s’agit de ventes de sable et gravier par certaines collectivités locales.

57
Ibid p 8
- Le secteur Bois, Papiers et lièges avec un montant de 334,0 millions de dinars,
comme la vente de bois par les domaines, ventes de polycopiés et manuels par les
établissements universitaires etc.
- , Hôtels-cafés-restaurants avec un montant de 334,0 millions de dinars, il s’agit
d’établissements dépendants des collectivités locales, dont la gérance est assurée par une tiers
personnes.
- Services fournis aux ménages avec un montant de 334,0 millions de dinars, il
s’agit des cantines de certaines administrations et écoles et les restaurants universitaires.

4. Les importations

Les importations sont l’un des éléments du quadrant des ressources, les TES dont nous
disposons ne distingue pas entre les importations destinées à la consommation intermédiaire
et celles destinées à l’emploi final, ce qui constitue une limite pour l’évaluation de la matrice
des coefficients techniques. De même que la matrice des consommations intermédiaires
englobe à la fois les consommations intermédiaires importées et non importées58.

Signalons la nouveauté introduite dans le TES de 1989, où la distinction est faite entre
les importations qui sont payées par les canaux officiels tels que les banques, et les
importations qui ne sont pas payées comme l’autorisation d’Importation de Véhicules (AIV),
et le commerce informel tel que le commerce de la valise etc. donc dans le TES de 1989 il y a
une ligne « importations » et une autre ligne en dessous « les importations sans paiement ».
Est ce une première tentative de la part de l’organisme de statistiques publiques (ONS) pour
mesurer et quantifier l’économie informelle ? Même si c’est un début qui apparaît timide, il a
été vite abandonné, car on ne trouve pas de trace dans le TES de l’année 2004.

Les importations de biens et services dans le SCEA comprennent tous les biens, neufs
ou existants qui entrent définitivement sur le territoire économique, et tous les services rendus
par des non résidents à des résidents, à l’exception des services consommés à l’extérieur par
les ménages résidents. Les importations de biens sont également saisies au passage des

58
Monsieur H. Zidouni Directeur de la comptabilité nationale Office National des Statistiques - ONS -,
nous a expliqué dans l’entretien qu’il nous a accordé, que lors des enquêtes menées par l’ONS pour
l’élaboration des TES, les entreprises ne fournissent aucun détail sur l’origine locale ou étrangère de
leurs consommations intermédiaires, et que les écritures comptables ne permettent pas non plus cette
distinction.
frontières douanières et sont évaluées aux prix C.A.F (coût, assurance, fret), c'est-à-dire au
prix de la marchandise lorsqu’elle entre sur le territoire59.

En 1989 le montant global des importations était de 76434,5 millions de dinars, et les
importations sans paiement s’évaluent à 44688 millions de dinars, par contre en 2004 le
volume des importations s’élève à 1586394,0 millions de dinars. Quelques exemples de
secteurs des plus grands importateurs peuvent être avancés :

Le secteur des ISMMEE a réalisé le montant le plus important avec 25705,4 millions
de dinars en 89 et de 754968,77 millions de dinars en 2004.

Le secteur des « Industries Agro-alimentaires » occupe la seconde position pour


l’année 1989 avec 13374,8 millions de dinars, en 2004 il descend à la quatrième position avec
151129,6 millions de dinars.

La troisième place est réservée pour les deux années 1989 et 2004 au secteur
« Agriculture, sylviculture et pêche », avec un montant de 12310,3 millions de dinars en 1989,
en 2004 le montant est de 156532,29 millions de dinars.

Le secteur « Chimie, Plastiques, Caoutchouc » en 1989 occupe le quatrième rang avec


10272,8 millions de dinars. En 2004 il passe à la seconde position avec le montant de
181302,36 millions de dinars.

Le secteur « services fournis aux entreprises » est un autre secteur qui améliore sa
position en passant de la sixième position en 1989 avec un montant de 2631 millions de
dinars, à la cinquième position en 2004 avec un montant de 122945,3 millions de dinars.

5. TVA et Droits et taxes à l’importation (DTI)

Les lignes qui figurent dans le quadrant C réservé aux ressources en l’occurrence,
droits et taxes à l’importation, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) anciennement 60 la taxe
unique globale à la production (TUGP), et les marges commerciales servent à équilibrer entre
les ressources et les emplois de chaque produit. Car les emplois finals de chaque produit sont
valorisés aux prix d’acquisition toutes taxes comprises (la TVA et DTI) et marges

59
MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES) 1979 » Op. Cit. p 8

Ce changement est en vigueur depuis 1992, ce qui explique que dans le TES de 1989 on trouve la
60

TUGP, et dans le TES de 2004 elle est remplacée par la TVA.


commerciales. Par contre, on sait que les emplois (de la production) sont évalués aux prix
d’acquisition (TVA, DTI, et marges commerciales).

La TVA est un impôt qui grève les produits bien que collectée par les entreprises
(TVA facturé sur tout produit vendu). Elle est essentiellement payée par le consommateur
final, puisque les entreprises ont la possibilité61 :

-de récupérer la TVA sur leurs achats de biens entrant dans leurs consommations
intermédiaires (TVA récupérable).

-de déduire du montant de la TVA qu’elles doivent, la TVA sur leurs achats de biens
d’équipement (TVA déductible).

Finalement, l’équilibre sera obtenu en ajoutant aux ressources une ligne « TVA
payée » qui est égale à la différence entre la TVA récupérable et déductible, et qui est
effectivement perçue par l’administration fiscale, se sont les montants qui existent au niveau
de la ligne TVA des TES du SCEA.

Notons la présence dans le TES de 1989 d’une ligne consacré à la « Taxe


compensatoire ».

6. Les marges commerciales

Comme on l’a déjà mentionné, le SCEA considère que la branche commerce n’a
aucun produit qui lui est associé, mais elle a une production représentée par les marges
commerciales qui ne font l’objet en tant que telles, d’aucun emploi.

Les marges commerciales représentent la différence entre la valeur aux prix à la


production ou à l’importation et la valeur au prix d’utilisation 62.  Elles constituent en même
temps l’un des éléments des ressources de chaque produit (cf. fig n° 3 le compte de produit)
dont elles viennent majorer la valeur, ce qui permet en dernier ressort de contribuer à obtenir
l’équilibre.

Les marges commerciales apparaissent ainsi deux fois dans ce tableau, une fois en tant
que production de la branche « commerce », et une seconde fois sur la ligne  « marges
commerciales ». Pour éviter cette double comptabilisation, le SCEA prévoit d’inscrire, au

61
Ibid p 9

62
Ibid p 10
croisement de la colonne « commerce » et des lignes « marges », la somme des différentes
marges avec un signe négatif , ce qui donne un total nul de la ligne des marges commerciales.

Ainsi le total des marges pour l’année 1989 est de 77428,6 millions de dinars, contre
723406,9 millions de dinars en 2004.

Toute fois, dans le TES de l’année 1979 les marges sont ventilés, pour chaque produit,
suivant les différents emplois du produit, ce qui explique la présence des quatre lignes, ligne
marges commerciales sur consommations productives, ligne marges commerciales sur
consommation final, ligne marges commerciales sur l’accumulation brute de fonds fixes, et
enfin la ligne marges commerciales sur exportations. En dessous on trouve la ligne « total des
marges ».

Après avoir abordé le sujet des ressources dans les TES des années 1989 et 2004, tant
du point de vue de la comptabilité nationale algérienne, que du point de vue contenu dans les
quelques exemples qu’on a avancé. Voyons maintenant, comment on dispose de ces
ressources, c’est le sujet des emplois finals.

Les emplois finals

Le sujet des emplois finals a déjà été abordé lors de la présentation du quadrant D de
la structure du TES algérien, puisque on a vu qu’il présente la composition des emplois finals
de chaque produit représentée par :

- La consommation finale CF, (des institutions financières (IF), des Affaires


immobilières (AI), des Administrations Publiques (AP), et enfin des ménages).

- L’Accumulation Brute de Fonds fixes (ABFF).

- Variations de stocks (VS).

- Les Exportations.

Nous présentons avec un peu plus de détail chaque élément.

.1. La consommation finale


Le SCEA définit La consommation finale d’un bien ou d’un service comme étant « la
valeur de ce bien ou de ce service qui satisfait les besoins des agents économiques sans
concourir directement à l’accroissement de la production63.

La définition de la consommation finale est liée à celle qui a été retenue pour la
production : seuls les biens et services qui ont été produits, au sens de la comptabilité
nationale algérienne, entrent dans la consommation finale (ainsi, la consommation finale ne
comprend pas les loyers).

La consommation finale porte sur des biens durables et non durables et inclut
l’autoconsommation. Par convention, la consommation finale de ces biens a lieu au moment
de leur achat et ne donne pas lieu à la constitution des stocks.

La consommation finale s’élève en 1989 à 274329,8 millions de dinars et à 2598129


millions de dinars en 2004 est évaluée :

- au prix d’acquisition pour les produits achetés sur le marché.


- au prix de détail pour les produits auto-consommés.
- Au prix à la production pour les biens et services produits par l’employeur et
cédés à ses salariés.
Le SCEA définit trois secteurs institutionnels (agents économiques) concernés par la
consommation finale. Il s’agit des ménages, des administrations publiques et des institutions
financières.

Tableau 3.8. La consommation finale année 1989 (en millions de dinars)

19 20
89 04

25 23
La consommation finale des ménages 9530,0 19678,3

13 26
La consommation finale des administrations publiques 612,7 0310,7

81 15
La consommation finale institutions financières 4,4 767,1

La consommation finale affaires immobilières 37 23

63
Ibid p 5
2,7 72,7

27 25
Consommation Finale totale 4329,8 98129

Source : données tirées des TES des années 1989 et 2004, ONS op cit

3.2.4.4.1.1. La consommation finale des ménages

Il y a introduction de deux critères à la fois le critère de résidence et celui du


territorialité :

- la consommation finale des ménages résidents sur le territoire économique.


- la consommation finale des ménages résidents hors du territoire économique.
- la consommation finale des ménages non résidents sur le territoire économique.
La consommation finale des ménages qui apparaît dans le TES et qui est ventilée par
produit est la consommation finale sur le territoire économique. Elle inclut les dépenses en
Algérie des ménages non résidents, mais exclut les dépenses à l’extérieur des ménages
résidents. Elle s’élève en 1989 à 259530,0 millions de dinars et à 2319678,3 millions de
dinars en 2004.

- Ceci conduit à exclure des importation de service ceux qui sont consommés à
l’extérieur par des ménages résidents et des exportations les services consommés par des
ménages non résidents sur le territoire économique.

La consommation finale comprend :

- les achats de biens neuf et de services marchands


- l’autoconsommation.
- Les avantages en nature fournis par les employeurs à leurs salariés.

3.2.1.4.1.2. La consommation finale des Administrations publiques.


La comptabilité nationale algérienne (SCEA) mesure la consommation finale des
administrations publiques par la différence entre les achats de biens et services, autres que
ceux entrant dans leur ABFF, et nécessaires à leur fonctionnement, et les ventes de biens et
services qui ne sont pas repris dans la production des branches (ventes d’eau, produits des
carrières, des cantines, des établissements culturels et de loisirs : cinéma, théâtre, stade . . .).

Signalons que la consommation finale des Administrations publiques qui apparaît


dans le TES est leur consommation brute, c’est-à-dire déduction non faite de leur vente des
biens et services. Elle correspond globalement aux dépenses inscrites dans les budgets de
fonctionnement relatives aux achats des biens et services et aux acquisitions de biens
durables analogues à ceux consommés par les ménages (véhicules de tourisme, mobiliers,
appareil ménagers etc.)Elle s’élève en 1989 à 13612,7millions de dinars et à 260310,7
millions de dinars en 2004.

3. La consommation finale institutions financières

Elle obéit aux mêmes règles que la consommation finale des administrations
publiques64.

2. L’Accumulation Brute de Fonds fixes (ABFF)

Le SCEA définit l’accumulation brute de fonds fixes65 (ABFF) d’un agent ou de la


nation comme étant la valeur des accroissements apportés au cours d’une période au
patrimoine de cet agent en biens d’équipement.

Elle comprend les biens neufs et le gros entretien ou les grosses réparations de ces
biens qui permettent d’en prolonger la durée d’utilisation ou d’en accroître la valeur.

Elle ne comprend pas les terrains et les bâtiments existants, ainsi que les biens
d’équipements d’occasion (sauf s’ils sont importés) .Le petit outillage et les biens durables de
faible valeur ne sont pas repris dans l’accumulation brute de fonds fixes mais sont traités

64
K. Akacem « Comptabilité nationale le SCEA » op. Cit. , p 368

65
MPAT « Comptes économiques nationaux : le tableau entrées-sorties (TES) 1979 » Op. Cit p 6
comme consommations productives, de même que les frais d’étude et de recherche, à
l’exception de la recherche pétrolière.

L’acquisition d’un bien d’équipement est comptabilisée en accumulation brute de


fonds fixes au moment de la livraison .Dans le cas du bâtiment et des travaux publics, c’est la
valeur des travaux réalisés au cours de la période qui est classée en l’accumulation brute de
fonds fixes.

L’accumulation brute de fonds fixes des ménages ne comprend que l’acquisition, la


construction et le gros entretien des logements. Tous les autres biens durables achetés par les
ménages sont considérés comme consommation finale.

L’accumulation brute de fonds fixes pour la nation s’élève en 1989 à


119610,2millions de dinars et à 1476902,6 millions de dinars en 2004.

3. Variation des stocks

Les services sont exclus des stocks, ces derniers ne concernent que les biens autres
que les biens de fonds fixes.

Les stocks comprennent tous les biens, autre que les fonds fixes, détenus à un moment
donné par les unités productives en vue d’utilisation ou de ventes futures.

Dans le T.E.S et dans les comptes de flux, seule apparaît la variation des stocks qui
est l’augmentation ou la diminution de ces biens au cours d’une période.

Les biens durables acquis par les consommateurs finals (ménages, administrations
publiques, institutions financières) entrent suivant le cas dans leur consommation finale ou
dans leur accumulation brute de fonds fixes, mais jamais dans la variation des stocks.

Les stocks de biens sont constitués de produits industriels ou agricoles. Les services
ne font pas l’objet de stocks.

Pour le bâtiment et les travaux publics, l’inclusion dans l’accumulation brute de fonds
fixes de l’ensemble des travaux effectués au cours de l’année, conduit à exclure des stocks les
« stocks de travaux en cours ».

Pour les produits agricoles, seuls sont saisis au niveau de la production les stocks de
céréales et de vins, ainsi que les jeunes animaux.
La variation des stocks s’élève en 1989 à 13612,7 millions de dinars et à 568265,2
millions de dinars en 2004.

4. Les exportations

Les exportations et les importations de services sont évaluées sur la base des
règlements effectués entre résidents et non résidents. De ce fait « les exportations de biens et
de services se composent des ventes, opérations de troc et dons de biens et de services par des
résidents à des non-résidents »66.

Pour le SCEA les exportations de biens et services comprennent tous les biens, neufs
ou existants, qui sortent définitivement du territoire économique, et tous les services rendus
par des résidents à des non résidents, à l’exception des services consommés sur le territoire
économique par les ménages non résidents.

Les exportations de biens sont saisies au passage des frontières douanières et sont
évaluées F.O.B (free on board), c'est-à-dire au prix de la marchandise lorsqu’elle quitte le
territoire.

Les exportations s’élèvent en 1989 à 78139,2 millions de dinars et à 2462919,7


millions de dinars en 2004.

66
OCDE « Système decomptabiliténationale, 1993Glossaire »  OECD publications, PARIS 2000 p 25
Exercices sur le TES

Branche

DF

Y1
Y2

YI
YN

YI

RJ R1 R2 RJ RN RN

Total X1 X2 XJ XN XN 1*  NIJ +Y1=YI


Resso
urce

2*  XJ+RJ=XJ

I = II

X= NIJ +  Y1 =  XIJ+RJ

AIJ= XIJ/XJ = Coefficient technique

DIJ= XIJ/XI = Coefficient des débouches

RS
RJ= VAB EBE + Marge
Impôt

Selon M. Dowidar la définition du TES en tant que système comptable est l’instrument qui
fournit le cadre pour la mesure des flux import /out pout courante entre les différentes
branches du systheme productifs au cours d’une certaine période tout en prenant comme
donnée la demande finale et sa décomposition ainsi que la valeur ajoute et ses éléments (RS

ILP SE EBE) Le tableau met relief la demande intermédiaire et ses composante il s’intéresse
alors a laprod de chaque branche plutôt qu’a l’auto put finale de l’économie toute entière.

Le tableau Inputs Outputs est composé de cinq (5 ), parties qui retracent les flux économiques
et matériels qui circulent entre les agents collectifs et entre ces derniers et les consommateurs
finaux.

Les agents productifs qui sont au nombre de n sont appelés les branches.

Si le systheme productif est devise en branche avec l’indice J (j=1.2.3…….) chaque branche
produit un (01) seul coproduit avec i comme indice (i=1.2……..) alors les notations
mathématique suivantes.

X j valeur monétaire de ce que consomme la branche j du produit i.

X j valeur monétaire de la production total de la branche j elle est aussi la valeur total des
ressources

Xi valeur monétaire du total des emplois du produit i.

Yi  valeur monétaire de la demande finale en produit.

Rjvaleur monétaire des ressources de la branche j.

Sans la consommation intermédiaire ( CI) il s’agit en faite de la valeur brute et des


importation.

A partir de ces relations le TES et les relations fondamentales se présente comme sus-
indique.

Champ d’application de l’analyse entrée sortie

L’intérêt des analyses I/O réside dans le fait qu’elle est applicable dans plusieurs domaines et
l’interprétation économique des relations inter sectoriel car la hiérarchisation des branches
composant l’économie nationale et soumise à des statistiques n’ayant aucune relation avec
l’économie mais avec le traitement des lignes et des colonnes de la matrice des coefficients
techniques on peut quelques fois aboutir a une modélisation de la structure économique.

On cite aussi comme application des domaines

-Prévision éco

-Analyse de la balance de paiement.

- Analyse des prix et des salaires


- Analyse des politiques de l’emploi.

- Analyse des structures des investissements.

- Analyse de l’impact non humain.

- Analyse de la pollution de l’environnement. (Effets du combustible pesticide …….).

-Analyse de l’effet de l’impôt et fiscalité.

- Analyse spatiale dans l’économie régional.

Branches

Agr i1 Ind i2 S/ces i3 CI Yi Xi

Agr 1j 50 75 6565 190 199 389

Ind 2j 64 48 98 150 691 841

S/ces 3j 15 18 82 115 175 290

CI 129 141 185 455

VAB 260 700 105

Yj =PB 389 841 290

On dispose d’une économie fermée.

Chaque branche autoconsommée ; 50, 48,82.

AGR ; 64, S/as ; 15.

IndAgr; 75, S/as: 18.

S/ as Agr ; 64 Ind 38.

La VAB de chaque branche 260, 700,105.

1- Etablir le TES en indiquant les relations mathématique

2- Calculez ce qui devait être produit en T+1 afin de couvrir l’augmentation de la DF


15°/° , 25°/° 0%
3- Calculez la matrice au coefficient et des débouchés

4- Aij = xij (coefficient technique)


Xj
A11 = 50 = 0.12
389

A 12= 75 = 0.089
841
A 13=65 = 0.22
290
A 21= 64 = 0.16
389
A 22= 48 = 0.05
841
A 23=38 = 0.13
290
A 38=15 = 0.03
389
A 32=18 = 0.02
841
A 33=82 = 0.28
290
D iJ= Xij (coefficient de débouchés)
Xi
D i1= 0,12 64
D i2= 0,19 841

Xt+1 = (I –A)-1 Y T+1


EN GUISE DE CONCLUSION

On voit à travers de ce qui a été avancé dans ce chapitre que le système de


comptabilité nationale algérien, le SCEA est désuet. Ces structures et ces tableaux ne
correspondent pas à la réalité économique actuelle. Le canevas qui a été arrêté en 1997 67 pour
le passage au système de comptabilité nationale de l’ONU (SCN 1993), a pris un retard
considérable. Et les activités économiques qui ne se reconnaissent pas dans le champ de la
production du SCEA ne seront pas représentées dans les TES étudiés, malgré leur importance
prépondérante dans l’économie nationale.

De même l’absence de secteurs aussi important que celui des nouvelles technologies
de l’information et de la communication (NTIC), de la nomenclature du TES illustre bien
cette situation surprenante, malgré la poussée importante du secteur de la téléphonie en
Algérie depuis l’année 2000.

Tableau 3.9. Le marché de la téléphonie en Algérie68 (en milliards de DA)

2003 2004

Chiffre % du Chiffre % du PIB

67
Dans l’entretien que nous a accordé Monsieur H. Zidouni Directeur de la comptabilité nationale Office
National des Statistiques - ONS -. L’application du SCN 1993 de l’ONU en Algérie, débutera en 2007, et que
les premières publications sont prévues au mois d’avril 2007 et elles concerneront les comptes du premier
trimestre de cette même année.

68
Les deux colonnes ombrées du tableau représentent des calculs des pourcentages que nous avons effectués
nous même, sur la base de la production intérieure brute (PIB optique SCEA) telle que c’est indiquée dans les
documents de l’ONS, dont le TES de l’année 2004. on remarque que les nouveaux pourcentages augmentent
d’avantage la part du secteur de téléphonie.
d’affaire PIB d’affaires
s

Algérie Télécom 53,9 1,07 73,9 1,23


fixe 1,14 1,34

Algérie Télécom 7,8 0,15 21 0,35


Mobile 0,17 0,38

Total AT 61,7 1,22 1,31 95 1,59 1,72

OTA 22,15 0,44 0,47 55 0,92 1,00

WTA 0,00 1 0,02 0,02

Total opérateurs 83,85 1,66 1,78 151 2,52 2,74

Services 16,17 0,33 30 0,50


périphériques 0,34 0,54

Marché total 100,62 1,99 2,14 181 3,02 3,28

PIB 5044 4 710,10 5992 5520

Source : Benachenhou. A « Les nouveaux investisseurs ». Edition Alpha Design Alger mai
2006. p 51

Les colonnes ombrées calculées par nos soins.

A ce titre le tableau 3.9 nous donne la part du marché de la téléphonie en Algérie pour
les années 2003 et 2004. Cette part était de 100,62 millions de dinars en 2003 représentant
2,14 % du PIB, elle est passée à 3,02 millions de dinars en 2004 représentant 3,28 % du PIB.

Après avoir exposé le cadre comptable avec ces différentes dimensions nécessaires à la suite
de notre travail, il est temps de passer à la présentation des méthodes de repérage des secteurs
et branches stratégiques du système productif algérien à travers les TES des années 1989 et
2004.

Vous aimerez peut-être aussi