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D3 LCA 2 - Mohamed EL SANHARAWI

Enoncés
LCA : Evaluation de l'effet structuromodulateur de la Diacéréheine dans la coxarthrose

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QUESTION N° 1

Quel est l’objectif principal de l’étude et est-il clairement indiqué dans l’article ?

QUESTION N° 2

Quelles pourraient être, selon les auteurs, les perspectives d’un tel traitement (la diacerhéine) si l’objectif de cette étude est
atteint ?

QUESTION N° 3

Quel est le critère de jugement principal ? Quelle justification est donnée par les auteurs pour appuyer leur choix ? Et quelles
sont les qualités de ce critère ?

QUESTION N° 4

Que pouvez-vous dire de la justification du nombre de sujets inclus ?

QUESTION N° 5

Que pouvez-vous dire de l’analyse en intention de traiter présentée par les auteurs ?

QUESTION N° 6

Le choix des critères d’efficacité clinique vous semblent-ils pertinents ? Commentez les résultats sur ces critères.

QUESTION N° 7

Cette étude prouve-t-elle que le traitement étudié ralentit ou évite la mise en place d’une prothèse totale de hanche ?
Expliquez.

QUESTION N° 8

Critiquez le premier paragraphe de la discussion.

QUESTION N° 9

Donnez un titre informatif à cet article.


LCA : Evaluation de l'effet structuromodulateur de la Diacéréheine dans la coxarthrose (corrigé
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Corrigés
LCA : Evaluation de l'effet structuromodulateur de la Diacéréheine dans la coxarthrose

QUESTION N° 1
Quel est l’objectif principal de l’étude et est-il clairement indiqué dans l’article ?

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’effet structural (1) de la diacerhéine (1), qui est un inhibiteur de l’interleukine-1β,
dans le traitement de l’arthrose de hanche (1). Il s’agit d’une étude comparative randomisée contre placebo (1).
L’objectif ainsi que la méthodologie de l’étude sont clairement indiqués dans l’article à la dernière phrase de
l’introduction (2).
Rmq : l’effet structural est défini ici comme étant la diminution de la progression radiologique du pincement articulaire.

QUESTION N° 2
Quelles pourraient être, selon les auteurs, les perspectives d’un tel traitement (la diacerhéine) si l’objectif de cette étude est
atteint ?

D’après les auteurs, si la diacerhéine est capable de freiner la progression du pincement articulaire au cours de la
coxarthrose (2), elle pourrait réduire la morbidité (2) et deuxièmement réduire les coûts économiques (2) représentés
majoritairement par le recours à la chirurgie prothétique (prothèse totale de hanche) (2).

QUESTION N° 3
Quel est le critère de jugement principal ? Quelle justification est donnée par les auteurs pour appuyer leur choix ? Et quelles
sont les qualités de ce critère ?

Le critère de jugement principal était un critère structural (1). Il s’agissait de l’évolution du pincement de l’interligne
articulaire (1) sur les radiographies de hanche réalisées en position debout (1). Les auteurs justifient leur choix dans la
première partie de la discussion. D’une part, en montrant que ce critère est proposé et admis par plusieurs comités
d’experts (2). D’autre part, il est démontré qu’en influençant l’évolution naturelle de l’arthrose en termes de
modification structurale, un bénéfice clinique à long terme survient chez un grand nombre de patients (2).
Les qualités de ce critère résident dans le fait que l’examen radiographique est réalisé de façon identique (1), c’est-à-dire
standardisée, selon un protocole précis. La lecture des radiographies est centralisée (1) ; faite de façon indépendante de
l’identité du patient (à l’aveugle) (1), du groupe de traitement (1), du côté symptomatique (1) et de la séquence des
examens radiographiques (1). La mesure était quantitative (1), précise (1) et reproductible (1).

QUESTION N° 4
Que pouvez-vous dire de la justification du nombre de sujets inclus ?

Il manque des éléments importants dans la justification du nombre de sujets inclus (1). Bien que le calcul du nombre
de sujets à inclure tient compte du critère de jugement principal (2), les auteurs ne donnent aucune information sur le
taux attendu de progression radiologique dans le groupe diacerhéine (2), ni sur la différence attendue entre le groupe
diacerhéine et le groupe placebo (2). Ces deux données sont en effet indispensables, avec le risque alpha et le risque bêta,
au calcul du nombre de sujets nécessaires dans chaque groupe.
D’autre part, il semble que les auteurs aient un peu sous-estimé le pourcentage de sortie de l’étude (10 à 15% par an)
(2), alors que les données de la littérature semblent montrer que le taux de sortie pour cette pathologie est situé entre
15 et 30% par an (cf. discussion) (1).

QUESTION N° 5
Que pouvez-vous dire de l’analyse en intention de traiter présentée par les auteurs ?

L’analyse en intention de traiter aurait dû porter théoriquement sur les 521 patients inclus et randomisés au début de
l’étude quel que soit leur devenir (2). Or les auteurs n’ont réalisé l’analyse statistique que sur 446 patients (1). En effet,
14 patients ont été exclus de l’analyse en ITT au motif qu’ils remplissaient les critères d’exclusion après le tirage au
sort (1) ; et 61 patients ont également été exclus de cette analyse car ils n’avaient pas eu d’évaluation radiologique
après randomisation (1). Les auteurs ont qualifié leur analyse en ITT de « modifiée » (1). Ceci constitue bien évidemment
une limite aux résultats présentés. En effet les patients ainsi exclus de l’analyse peuvent être différents de ceux
effectivement analysés (2), entrainant alors des biais importants dans les résultats (1). Aucune donnée dans le texte
ne permet de répondre à cette interrogation (comparabilité des patients inclus et exclus de l’analyse en ITT modifiée)
(1).

QUESTION N° 6
Le choix des critères d’efficacité clinique vous semblent-ils pertinents ? Commentez les résultats sur ces critères.

Les critères cliniques d’évaluation de symptômes, qui sont la douleur, la fonction, la consommation d’antalgique et d’anti-
inflammatoires, sont pertinents (1) et adaptés à la pathologie étudiée (1).
Les résultats de sont pas différents pour les critères symptomatiques (2) sauf en analyse a posteriori (analyse de
covariance) (2), qui est en faveur d’un effet bénéfique de la diacerhéine sur l’indice de Lesquene (p<0.05) (1) et la
douleur (p=0.063) (1). Cette analyse post hoc a utilisé comme covariables les valeurs initiales des paramètres, la durée
d’administration du traitement et la consommation d’antalgiques et d’AINS.
L’absence d’effet sur les critères cliniques peut être liée au fait que l’effectif des sujets n’était pas calculé pour mettre
en évidence une différence pour ces critères (2).

QUESTION N° 7
Cette étude prouve-t-elle que le traitement étudié ralentit ou évite la mise en place d’une prothèse totale de hanche ?
Expliquez.

Non (2). En effet, les résultats ont pu être biaisés par le fait que les critères de décision de mise en place d’une
prothèse totale de hanche n’ont pas été définis au préalable (c’est-à-dire non prévus dans le protocole) (2) et ont pu
être différents dans les centres participants ce qui limite la portée des résultats présentés (2). Le recours à la
chirurgie prothétique est en faveur du groupe diacerhéine mais là encore sans différence statistiquement significative
(2).
Cette étude ne prouve pas que ce traitement ralentit le délai ou évite la mise en place d’une prothèse totale de hanche.

QUESTION N° 8
Critiquez le premier paragraphe de la discussion.

Le premier paragraphe de la discussion est normalement dédié au résumé des résultats de l’étude (1). Les auteurs
doivent mentionner en une phrase le résultat principal de leur recherche (2). Ceci est le cas dans l’article présent (1),
où les auteurs concluent que la « diacerhéine ralentit la progression du pincement de l’interligne articulaire au cours de
la coxarthrose » (2).

QUESTION N° 9
Donnez un titre informatif à cet article.

« La diacerhéine réduit la progression du pincement articulaire (ou l’évolution radiologique ou l’évolution structurale)
de la coxarthrose (3). Résultat d’une étude prospective, randomisée, contrôlée (ou contre placebo), multicentrique sur
trois ans (3). »
Ou
« Évaluation de l’effet radiologique (ou structural) de la diacerhéine dans la coxarthrose (3). Résultat d’une étude
prospective, randomisée, contrôlée (ou contre placebo), multicentrique sur trois ans (3). »

LCA : Evaluation de l'effet structuromodulateur de la Diacéréheine dans la coxarthrose (corrigé


vidéo partie 2)

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