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Lycée technique Unité : ATC Fonction : Acquérir Niveau : 2STE

Mohamed Abid Eljabiri


Les capteurs Année scolaire : 2016/2017
Bouârfa

I. Définition :
Un capteur est un composant technique qui transforme un événement physique se rapportant au
fonctionnement du système (présence d'une pièce, température, pression etc.) à un signal électrique
exploitable par la PC de ce système.
L’actigramme A-0 d’un capteur est donné par la figure ci-dessous :
Energie électrique

Grandeur Acquérir l’information Signal


physique (Détecter une grandeur physique) électrique

Capteur
1. Nature de l'information fournie par un capteur :
Suivant son type, L’information qu’un capteur fournit à la PC peut être :
 Logique : L’information ne peut prendre que les
valeurs 1 ou 0 ; on parle alors d’un capteur Tout ou
Rien (TOR).

La caractéristique d’un capteur de présence

 Analogique : L’information peut prendre toutes les


valeurs possibles entre 2 certaines valeurs limites ;
on parle alors d’un capteur analogique.

La caractéristique d’un capteur de température

 Numérique : L’information fournie par le capteur permet à la PC d’en déduire un nombre binaire sur n
bits ; on parle alors d’un capteur numérique.
2. Caractéristiques d’un capteur :
Certains paramètres sont communs à tous les capteurs. Ils caractérisent les contraintes de mise en
œuvre et permettent le choix d’un capteur :
 L'étendue de la mesure : c'est la différence entre le plus petit signal détecté et le plus grand
perceptible sans risque de destruction pour le capteur.

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 La sensibilité : ce paramètre caractérise la capacité du capteur à détecter la plus petite variation de


la grandeur à mesurer. C’est le rapport entre la variation V du signal électrique de sortie pour une
variation donnée  de la grandeur physique d’entrée : S = V / 
 La résolution : Plus petite variation de grandeur mesurable par le capteur.
 La fidélité : Un capteur est dit fidèle si le signal qu’il délivre en sortie ne varie pas dans le temps
pour une série de mesures concernant la même valeur de la grandeur physique  d’entrée. Il
caractérise l’Influence du vieillissement.
 Le temps de réponse : c'est le temps de réaction d'un capteur entre la variation de la grandeur
physique qu'il mesure et l'instant où l'information est prise en compte par la partie commande.
II. Capteurs Numériques (codeurs optiques) :
Pour contrôler la position et la vitesse de chariots de manutention, de machines
d’usinages, de bras de robots, etc … on utilise souvent des codeurs optiques rotatifs,
fixés à l’extrémité de l’axe de transmission de mouvement.

Un codeur optique rotatif est un capteur angulaire de position. Lié


mécaniquement à un arbre qui l’entraîne, son axe fait tourner un disque qui
comporte une succession de zones opaques et transparentes.

1. Principe de fonctionnement :
Tous les codeurs optiques exploitent des principes de fonctionnement similaires. Ils sont constitués d’un
disque comportant des zones opaques et des zones transparentes. Le nombre de ces zones et leur
disposition dépendent de la nature du codeur et du type d’information que l’on souhaite obtenir.
Des diodes électroluminescentes (LED) émettent une lumière qui peut traverser les zones
transparentes. Des phototransistors, situés de l’autre côté du disque en regard des LED, captent cette
lumière lorsqu’ils sont face à une ouverture et délivrent un signal électrique, image de la présence de cette
ouverture.

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2. Les types de codeurs optiques


Il existe deux principaux types de codeurs optiques:
Les codeurs incrémentaux qui délivrent une information de déplacement angulaire du disque sous forme
d’un train d’impulsions.
Les codeurs numériques de position (codeurs absolus), pour lesquels chaque position du disque
correspond à une valeur numérique différente identifiable par la fonction traiter.
3. Le codeur incrémental :
Les codeurs incrémentaux sont destinés à des applications de positionnement et de contrôle de
déplacement d’un mobile par comptage/ décomptage des impulsions qu’ils délivrent. Le disque d’un codeur
incrémental comporte deux types de pistes :
Piste extérieure (A,B), divisée en Piste intérieure (Z: top zéro), qui
intervalles d’angles égaux, ne comporte qu’une seule fenêtre
alternativement opaques et et qui délivre qu’un signal par
transparents. C’est le nombre de tour du disque. Ce «top zéro»
fenêtres ainsi créées qui détermine permet de réinitialiser la partie
la résolution du capteur commande et de connaître la
position d’origine.

Pour un tour complet de l’axe du codeur, la partie commande reçoit autant d’impulsions électriques
qu’il y a de fenêtres, dont la durée dépend de la vitesse de rotation du disque.
Un codeur incrémental possède trois têtes de lecture:
Une tête de lecture est affectée à la piste intérieure et délivre une impulsion par tour, permettant à la
commande de compter le nombre d’impulsions reçues.
Deux têtes de lecture sont placées sur la piste extérieure. Chaque tête, permet à la partie commande de
déterminer l’angle de rotation du disque en comptant le nombre d’impulsions reçues.
Les deux têtes sont décalées l’une par rapport à l’autre d’un quart de largeur de fente. Ainsi, les signaux
émis sont décalés dans le temps. La partie commande, en détectant quelle voie change d’état en premier peut
déterminer le sens de rotation du disque.
4. Le codeur absolu :
Le codeur numérique de position est destiné à des applications pour lesquelles on souhaite obtenir
l’information de position sans traitement par la partie commande.
Il est constitué d’un disque comportant plusieurs pistes concentriques et d’une tête de lecture par piste.
Le nombre de piste détermine le nombre de positions différentes qui peuvent être définies à l’intérieur d’un
tour de disque. Les codeurs industriels comportent jusqu’à 24 pistes.

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La partie commande reçoit directement un code numérique sur n bits (n étant le nombre de pistes),
image de la position du disque à un instant donné.
A l’intérieur d’un tour de disque, cette information est donc une information de position absolue (à la
différence d’un codeur incrémental qui ne délivre qu’une information de déplacement par rapport à une
origine qu’il a fallu définir au préalable)
Les pistes du disque sont réalisées en utilisant le code Gray (binaire réfléchi) à la place du binaire pur.
L’avantage d’un tel codage est que d’une position à la suivante, un seul bit change d’état. Ainsi, tout
changement d’état perçu par la partie commande correspond réellement à un changement de position du
disque.

5. Comparaison des deux types de codeurs


Codeur incrémental Codeur absolu

• Insensible aux coupures de courant :


l’information de position est disponible dès
• Conception simple, donc plus fiable et
la (re)mise sous tension (d’où le nom
moins cher.
d’"absolu").
Avantages • Au maximum 5 fils pour un codeur "de
• Le système de traitement n’a pas besoin
base" (+,–, A, B, Z).
d’être très rapide : si une information est
• Encombrement réduit.
sautée, la position réelle n’est pas perdue car
elle sera valide à la lecture suivante.

• Sensible aux coupures de courant : la


position à la coupure est perdue et il faut
• Conception électrique et mécanique plus
réinitialiser le système (avec Z).
complexe  plus cher.
• Sensible aux parasites : un parasite peut
Inconvénients • Nombre important de fils  peut
être comptabilisé comme une impulsion.
monopoliser un nombre important d’entrées
• A et B peuvent avoir des fréquences
du système de traitement.
élevées  Le système de traitement doit
être assez rapide, sinon il y a erreur

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III. Les capteurs analogiques :


1. Types de grandeur physique
On peut classer les grandeurs physiques en 6 familles, chaque capteur s’associant à l’une de ces 6
familles :
- Mécanique : déplacement, force, masse, débit etc…
- Thermique : température, capacité thermique, flux thermique etc...
- Electrique : courant, tension, charge, impédance, diélectrique etc…
- Magnétique : champ magnétique, perméabilité, moment magnétique etc…
- Radiatif : lumière visible, rayons X, micro-ondes etc...
- (Bio) Chimique : humidité, gaz, sucre, hormone etc…
2. Classification des capteurs
On classifie les capteurs en deux grandes familles en fonction de la caractéristique électrique de la
grandeur de sortie. Cette classification influe sur le conditionneur qui lui est associé.
Capteurs passifs
Le capteur se comporte en sortie comme un dipôle passif qui peut être résistif, capacitif ou inductif.
Grandeur de traduction Transformations possibles

Résistance Résistance R : R=f(, L, S).


 résistivité, L longueur, S section.

Capacité C : C=f(S, e).


Capacité
S surface des armatures, e distance entre armatures,
 permittivité.

Inductance L : L=f(L, S, n, ).


Inductance
L longueur de la bobine,S surface d’une spire, n
nombre de spires,  perméabilité.

Remarque :
Les capteurs passifs sont souvent associés aux conditionneurs pour réaliser la mesure de la grandeur
physique sous forme d’un signal électrique. Les conditionneurs les plus généralement utilisés sont :
 Pont diviseur des tensions
 Pont de « Wheatstone ».
 Circuit oscillant dont la fréquence d’oscillations est fonction de l’impédance du capteur.
 Amplificateur dont le gain est paramétré par l’impédance du capteur.

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Capteurs actifs
Dans ce cas, la sortie du capteur est équivalente à un générateur. C’est un dipôle actif qui peut être du
type courant, tension ou charge. Les principes physiques mis en jeu sont présentés ci-dessous.

Mesurande Effet utilise Grandeur de sortie


Température Thermoélectricité (thermocouple) Tension
Force, pression, accélération Piézoélectricité Charge
Position Effet Hall Tension
Vitesse Induction Tension

3. Effets physiques les plus classiques


Thermoélectricité : c’est le principe de tout thermocouple. C’est un circuit constitué de deux conducteurs
de nature chimique différente et dont les jonctions sont à des températures différentes T1 et T2. Il apparaît
aux bornes de ce circuit une tension (force électromotrice) liée à la différence de température (T1-T2).
Pyroélectricité : certains cristaux présentent une polarisation électrique proportionnelle à leur température.
Ainsi, en absorbant un flux de rayonnement, le cristal pyroélectrique va s’échauffer et ainsi sa polarisation
va se modifier entraînant une variation de tension détectable.

Thermoélectricité Pyroélectricité

Piézoélectricité : l’application d’une force sur ce type de matériau engendre l’apparition de charges
électriques crées par la déformation du matériau. C’est un phénomène réversible.
Induction : la variation d’un flux magnétique engendre l’apparition d’une force électromotrice.

Piézoélectricité Induction

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Photoélectricité : sous l’influence d’un rayonnement lumineux, le matériau libère des charges
électriques et celles-ci en fonction du rayonnement.
Effet Hall : un semi-conducteur de type parallélépipède rectangle, placé dans une induction B et parcouru
par un courant I, voit l’apparition, dans la direction perpendiculaire au courant et à l’induction, d’une
différence de potentiel

Photoélectricité Effet Hall


4. Mesure de température
Il est possible de mesurer la température de plusieurs façons différentes qui se distinguent par le coût
des équipements et la précision ainsi que le temps de réponse. Les types les plus courants de capteurs sont
les sondes RTD, les thermistances et les thermocouples.
a) Les sondes RTD

Les sondes RTD (Resistance Temperature Detectors - capteurs de température à résistance)


Avantages et inconvénients :
Populaires pour leur stabilité, les RTD présentent le signal le plus linéaire de tous les capteurs
électroniques en matière de température. Toutefois, ils coûtent généralement plus cher que leurs équivalents
à cause de leur construction plus délicate et le recours au platine.
Les RTD se caractérisent aussi par un temps de réponse lent et par une faible sensibilité. En outre,
parce qu'ils nécessitent une excitation en courant, ils sont sujets à une élévation de température. Les RTD
peuvent mesurer des températures pouvant atteindre 850°C.
Principe de fonctionnement :
Les RTD fonctionnent sur le principe des variations de résistance électrique des métaux purs et se
caractérisent par une modification positive linéaire de la résistance en fonction de la température.
Concrètement, une fois chauffée, la résistance du métal augmente et inversement une fois refroidie, elle
diminue. Les éléments types utilisés pour les RTD incluent le nickel (Ni) et le cuivre (Cu) mais le platine
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(Pt) est de loin le plus courant, en raison de l’étendue de sa gamme de températures, de sa précision et de sa
stabilité. Faire passer le courant à travers une sonde RTD génère une tension à travers la sonde RTD. En
mesurant cette tension, vous pouvez déterminer sa résistance et ainsi, sa température.
Allure des caractéristiques
Les RTD sont habituellement classés par leur résistance nominale à 0°C. Les valeurs de résistance
nominale types pour les RTD à film fin en platine sont comprises entre 100 et 1 000 Ω.
La relation entre la résistance et la température est presque linéaire et respecte l’équation suivante :
Pour T > 0 °C, RT = R0 (1 + aT + bT2)
Avec: RT = résistance à la température T, R0 = résistance nominale, a et b = constantes utilisées pour
mettre à l’échelle le RTD.
Exemple : sonde à résistance (Pt100)
La résistance électrique d’une sonde Pt100 varie (pratiquement) linéairement avec la température selon
la relation simplifiée suivante :
𝐑𝛉 ≈ 𝐑𝟎. ( 𝟏 + 𝛂. 𝛉 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 α = 3,850 x 10−3 °C et R0 = 100 Ω

Application : Calculez la température du fluide lorsque la sonde PT100 présente une résistance de 300Ω
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b) Thermistance

Avantages et inconvénients :
En règle générale, les thermistances ont une sensibilité de mesure très
élevée (~200 Ω/°C), ce qui les rend très sensibles aux variations de
températures. Bien qu’elles présentent un taux de réponse de l'ordre de la
seconde, les thermistances ne peuvent être utilisées que dans une gamme de
températures ne dépassant pas 300 °C.
Cette caractéristique, associée à leur résistance nominale élevée, contribue
à garantir des mesures précises dans les applications à basse température.
Principe de fonctionnement :
Les thermistances, comme les capteurs de température à résistance (RTD), sont
des conducteurs thermosensibles dont la résistance varie avec la température. Les
thermistances sont constituées d’un matériau semi-conducteur d’oxyde métallique
encapsulé dans une petite bille d’époxy ou de verre.
En outre, les thermistances présentent généralement des valeurs de résistance nominale plus élevées que
les RTD (de 2 000 à 10 000 Ω) et peuvent être utilisées pour de plus faibles courants.
Allure des caractéristiques
Chaque capteur a une résistance nominale propre qui varie de manière proportionnelle en fonction de
la température selon une approximation linéaire. Les thermistances ont soit un coefficient de température
négatif (CTN), soit un coefficient de température positif (CTP). Dans le premier cas (CTN), le plus
courant, la thermistance a une résistance qui diminue lorsque la température augmente, tandis que dans le
second (CTP), on constate une résistance accrue lorsque la température augmente. La relation entre la
résistance et la température n’est pas linéaire (exponentielle)

Résistance en fonction de la température pour une thermistance et un RTD

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c) Thermocouple

Avantages et inconvénients :
Les thermocouples sont les capteurs les plus souvent utilisés pour la
mesure de températures, car ils sont relativement peu onéreux, tout en étant
précis, et peuvent fonctionner sur une large gamme de températures.
Les thermocouples présentent un taux de réponse rapide (de l'ordre de la
milliseconde)
Principe de fonctionnement :
Un conducteur génère une tension lorsqu'il est soumis à
une variation de température ; cette tension
thermoélectrique est appelée tension Seebeck. La mesure de
cette tension nécessite l'utilisation d'un second matériau
conducteur générant une tension différente pour une même
variation de température (sinon la tension générée par le
deuxième conducteur qui effectue la mesure annule tout simplement celle du premier conducteur).
En s'appuyant sur le principe de Seebeck, il est clair que les thermocouples ne peuvent mesurer que des
différences de température entre le point de référence (soudure froide) et le point de mesure (soudure
chaude). Ceci nécessite que la température de référence soit connue.

𝑉𝑜𝑢𝑡 = 𝛼(𝑇𝑗𝑢𝑛 − 𝑇𝑐𝑜𝑙𝑑 )

Allure des caractéristiques


Vous pouvez choisir parmi différents types de thermocouples désignés par des lettres majuscules qui
indiquent leurs compositions selon les conventions ANSI (American National Standards Institute). Parmi les
types de thermocouples courants, citons les B, E, J, K, N, R, S et T.
Type de thermocouple Conducteurs –Positifs Conducteurs –Négatifs
B Platine rhodié à 30 % Platine rhodié à 6
E Alliage nickel/chrome Alliage cuivre/nickel
J Fer Alliage cuivre/nicke
K Alliage nickel/chrome Alliage nickel/aluminium
N Alliage nickel/chrome/silicone Alliage nickel/silicone/magnésium
R Platine rhodié à 13 % Platine
S Platine rhodié à 10 % Platine
T cuivre Alliage cuivre/nickel

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Exercice d’application :
Un thermocouple est constitué de deux fils métalliques de natures différentes (Exemple : Fer et cuivre ;
Nickel et cuivre...). Deux soudures unissent ces deux fils. On maintenant une des deux soudures à une
température fixe, 0°C par exemple, et en chauffant l’autre soudure, une tension apparaît entre les deux
jonctions. Cette tension est mesurable en intercalant un voltmètre sur un des fils joignant les deux soudures.
Un thermomètre permet de relever la température.

Le tableau suivant indique les résultats des mesures effectuées à l’aide d’un thermocouple, θ étant la
température de la soudure chaude, et U la tension mesurée à l’aide du voltmètre.

1) A l’aide de synchronie, construire la courbe représentative de U = f (θ).


2) Le thermocouple est utilisable sur la plage de températures pour laquelle U = f(θ) est une fonction
linéaire de température. Quelle est cette plage de température ?
3) Quelle est la température de la soudure chaude lorsque la valeur de la tension U est 1,02 V ?
4) Citer un avantage du thermocouple par rapport aux autres capteurs étudiés.

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5. Mesure de position
a) Capteur de position inductif à courants de Foucault :
Même principe que pour les détecteurs de proximité inductifs, mais l'étage de sortie du capteur est plus
élaboré et permet de transformer l'approche d'un écran métallique de la face sensible en une variation de
courant proportionnelle à la distance face sensible / écran grâce à une conception spéciale du circuit
oscillant.
Gammes de mesure varient de 25µm à 60mm.
b) Capteur de position inductif type " NAMUR " :
Ce capteur " 2 fils " est tel que le courant qu'il absorbe est modifié par l'approche d'un objet métallique.
c) Capteur de position à effet Hall :
Constitué comme le détecteur de même nom, il délivre une tension électrique proportionnelle à
l'induction magnétique. Généralement le capteur est fixe alors que le circuit magnétique (aimants
permanents) est lié à l'objet à détecter.
d) Capteur de position magnéto-résistif:
Il est constitué d'une résistance dont la valeur dépend de l'induction magnétique dans laquelle elle est
placée.
Une relation quasiment linéaire peut être obtenue entre la variation de résistance et le déplacement de
l'objet magnétique à détecter.
e) Capteur de position capacitif :
Ils sont réalisés soit à partir de condensateurs plans soit de condensateurs cylindriques. Le déplacement
d’une des armatures entraîne une variation de la capacité.
• Dans le cas d’un condensateur plan l’armature peut se déplacer :
* dans son propre plan (variation surface)
* perpendiculairement à son plan (variation de la distance entre les plaques)
• Dans le cas d’un condensateur cylindrique uniquement parallèlement à l’axe.
6. Mesure de déplacement
Le signal analogique de sortie traduit le déplacement de l'objet mobile étudié. L'objet est lié
mécaniquement à l'une des parties du capteur. Il existe des capteurs de déplacement rectilignes et angulaires
a) Capteur de déplacement résistif
Cette catégorie est essentiellement représentée parle potentiomètre résistif. La simplicité du principe
utilisé conduit à des capteurs de coût modéré. Un potentiomètre est constitué d'une résistance fixe sur
laquelle peut se déplacer un contact électrique (le curseur) ; celui-ci est solidaire de la pièce dont on veut
traduire le déplacement. Il en existe deux sortes :

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- Les potentiomètres linéaires, la longueur de la piste définit directement l’étendue de mesure du


capteur :

- Les potentiomètres circulaires, l’étendue de mesure est légèrement < à 360° pour les monotours. Il
existe des potentiomètres multitours (piste en forme d’hélice) : 𝐕 = 𝛂⁄𝛂𝐌 . 𝐄

7. Mesure de vitesse (tachymètre) :


C’est une machine à courant continu, à très faible inertie, accouplée de façon rigide à l’arbre de la
machine entraînante, qui fonctionne en génératrice. En tournant elle développe une force électromotrice qui
est proportionnelle à la vitesse
Le flux produit par des aimants permanents étant constant, le fém délivrée est proportionnelle à la
vitesse de rotation : E = k.n
Exemple : génératrice 6 mV par tour par minute (6 V pour 1000 tr/min)

La génératrice permet, en outre, de détecter le


passage à vitesse nulle ( E = 0 ) ainsi que
l’inversion du sens de rotation.

Les constructeurs précisent la valeur de la fém.


pour 1 ou 1000 tours par minute.

8. Capteurs de lumière
a) Photorésistance LDR
C’est un résistor qui possède une résistance qui varie en fonction de l’intensité lumineuse reçue. Cette
résistance est très élevée dans l’obscurité (de 1 à 100 MΩ), puis elle diminue pour atteindre quelques
centaines d’Ohms sous un éclairement intense (103 lux par exemple).

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b) Photodiode PD
C’est une diode à jonction qui fonctionne en polarisation inverse. Son boîtier est transparent à une de
ses extrémités et comporte une lentille convergente pour la concentration des rayons lumineux. Ces rayons
éclairent la jonction, créant un courant inverse, appelé courant photoélectrique, qui est proportionnel à
l’intensité lumineuse reçue.

c) Photopile ou Photocellule :
Utilisant le principe de la photodiode, une cellule photovoltaïque (aussi appelée souvent pile solaire ou
photopile) se comporte comme un générateur en présence de lumière. On la distingue d'une photodiode par
le fait que sa surface est nettement plus grande et par ce qu’elle génère une tension à ses bornes.
9. Mesure de niveau
Un capteur de Niveau est un instrument permettant la mesure d’une hauteur h1 séparant, dans un
réservoir, un plan de référence et un plan de séparation entre liquide-gaz, solide en poudre-gaz ou deux
liquides. Ce plan de séparation s’appelle l’INTERFACE.

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Le résultat de la mesure s’exprime a priori en mètres, mais il est évident que cette unité de mesure ne
présente aucun intérêt pour le procédé. C’est pourquoi, la hauteur mesurée sera donnée en pourcentage : le
plan de référence représente 0% de l’étendue de mesure, tandis que h représente 100% de cette même
étendue.
Il convient de distinguer :
 La détection de niveau : le capteur signale qu’une hauteur prédéterminée est atteinte. Il s’agit d’un
résultat en « Tout Ou Rien » (T.O.R.). Cette hauteur prédéterminée fixe la position du capteur.
 La mesure de niveau : le capteur mesure en continu le niveau au-dessus du plan de référence, c’est à
dire que, le transmetteur envoie un signal proportionnel à la hauteur mesurée.
a) Mesure hydrostatique de niveau
Pour un liquide homogène donné, la pression relative en
fond de réservoir est proportionnelle au niveau de celui-ci. La
mesure de cette pression nous informe directement sur le niveau
de liquide, mais dépend de la masse volumique du liquide :
𝜌 : masse volumique (Kg/m3)
𝑷=𝝆×𝒈×𝑳 𝑔 : intensité de gravitation (m/s-2)
L : niveau du liquide
b) Flotteur
Le flotteur se maintient à la surface du liquide, il est soumis à la
poussée d’Archimède exercée par le liquide, laquelle se traduit par un faible
déplacement du flotteur qui est solidaire d’un capteur de position qui délivre
un signal électrique correspondant au niveau. Sa position est peu dépendante
de la masse volumique de liquide. Les flotteurs sont généralement des
détecteurs de niveaux.
c) Capteur ultrasonique
La mesure ultrasonique est basée sur la réflexion d’impulsions sonores par la
surface du produit. La durée de propagation « t » entre impulsion émise et
écho recueilli est convertie en un signal proportionnel à la hauteur mesurée.

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