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Les grandes démarches scientifiques

Il y a trois grandes démarches scientifiques


• L’induction
• La déduction
• La démarche hypothético-déductive (HD)
La démarche inductive amène le chercheur qui l’utilise à élaborer des énoncés généraux se fondant sur plusieurs
expériences particulières, rigoureuses et systématiques. Après avoir observé plusieurs phénomènes similaires, le chercheur
élabore des énoncés généraux. Ce sont des hypothèses, des théories puis des lois scientifiques. En SH, la démarche
inductive est souvent utilisée de nos jours.
La démarche déductive se veut aussi scientifique que la démarche inductive. Le père fondateur de cette démarche n’est
autre que René Descartes, qui véhicule 3 thèses importantes :
• Il possède la méthode qui mène à la vérité
• La véritable connaissance ne peut se fonder sur les sens
• La certitude vient de la déduction de notre raison
La déduction débute avec l’intuition qui renvoie à des connaissances certaines. L’intuition est le concept que
l’intelligence pure et attentive forme avec tant de facilité et de distinction qu’il ne reste absolument aucun doute
sur ce que nous comprenons. A partir des intuitions, il faut déduire d’autres affirmations qui en sont les conséquences.
Une déduction est une démarche par laquelle nous entendons toute conclusion nécessaire tirée d’autreschoses connues
avec certitude. La démarche déductive est souvent négligée ou dénigrée, pourtant elle est souvent utilisée.
La démarche hypothético-déductive est la démarche classique de la science moderne. Elle découle de la méthode
expérimentale et est applicable en sciences humaines dans toutes les disciplines et avec plusieurs méthodes de recherches.
Les grandes étapes sont :
• Le chercheur pose une question de recherche
• Il procède à des déductions et/ou inductions selon les prémisses et connaissances empiriques du sujet et celle qu’il
possède
• Il adopte ou construit une théorie et hypothèse de recherche
• Il procède à des tests empiriques dont le but est de vérifier ou infirmer la/leshypothèses de recherche. La suite
dépend des résultats de la recherche.
Ce choix de démarche dépend de motifs essentiellement épistémologiques. Les démarches inductives et hypothético-
déductives sont les plus utilisées, mais on ne peut négliger l’importance de la démarche déductive. Le chercheur doit
toujours être en mesure de justifier le choix de sa démarche. Cette justification se fonde sur des principes épistémologiques.
Quelques particularités des sciences humaines
Même si les sciences humaines sont influencées par les sciences naturelles, elles sont distinctes. Pour faire des sciences
humaines avec conscience, il faut connaître les fondements de cette distinction.
Il y a 4 caractéristiques :
• La complexité des phénomènes humains. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les recherches en SH sont
généralement plus compliquées qu’en science naturelle.Pour étudier un phénomène humain, il faut tenir compte
de plusieurs facteurs propres aux SH. Une telle recherche doit intégrer une approche multidimensionnelle, c’est-
à-dire qu’elle doit tenir compte des multiples dimensions d’un phénomène humain. Il faut se méfier des
simplifications à outrance et être conscient que toute recherche est une simplification de la réalité.
• Le sujet et l’objet sont de même nature. Leur identité de nature rend l’objectivité plus difficile à réaliser. Selon
Weber, il est tout de même possible d’être objectif, il faut juste respecter le principe de neutralité axiologique,
c’est-à-dire que le chercheur se contente de faire des jugements de fait et évite les jugements de valeurs.
• L’existence de lois n'est pas évidente. On peut douter de leur existence car l’objet d’étude des SH est libre. Il
peut donc se libérer des prétendues lois qui sont souventdes habitudes, normes coutumes etc. Les sciences
peuvent difficilement avoir pour résultat de démontrer l’assujettissement des humains à des lois sociales etc. car
le but ultime de la science moderne est de permettre à l’humain de se servir des lois naturelles afin de contrôler,
dominer, voir ou modifier la nature. Grâce aux SH, nous tentons de mieux nous comprendre pour contrôler,
dominer ou modifier nos actions. Elles servent donc notre liberté et non notre assujettissement à des lois qui nous
gouvernent. Il convient d’être prudent en utilisant les expressions “lois”.
• La liberté des humains suppose qu'il adapte leur comportement en fonction d’une finalité, contrairement aux objets
d’études dans les sciences naturelles. Il faut donc ajouter une dimension herméneutique à notre recherche. La
notion d’herméneutique signifie méthode de connaissance fondée sur l’interprétation des signes sensibles ou
manifestations des éléments d’une culture. Adopter une approche herméneutiquesignifie qu'on cherche autant
à comprendre qu'à expliquer le phénomène étudié. La compréhension se démarque de l’explication car elle ne
cherche pas seulement les causes des phénomènes, elle tente de trouver les finalités produites par l’objet d’étude.
En somme, les SH sont plus herméneutiques que les SN.
Une recherche commence toujours par une étape interrogative et exploratoire. Ces 2 étapes se font en même temps. 3
taches sont nécessaires durant la 1e étape de la démarche scientifique.

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