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Introduction sur le dossier de Pierre Valentin « 

l’idéologie woke »

« Faîtes-leur manger le mot et vous leur ferez avaler la chose » - apocryphe attribuée à
Lénine.
Le « wokisme », terme dérivant du mot anglais « awake » signifiant éveillé, est un
mouvement idéologique radical prônant la lutte contre les inégalités subies par les minorités. Cette
idéologie amène à repenser la société sous un nouveau prisme ; un prisme façonné par différentes
idées telles que sont le « privilège blanc », signifiant qu’un individu blanc est privilégié par rapport
à une personne d’une autre couleur de peau, ceci faisant fi des classes sociales de ces-dits
individus ; ou bien la « cancel culture » qui, quant à celle-ci, cherche l’effacement, la suppression
d’une partie de notre histoire menant à une restructuration de celle-ci, afin qu’elle respecte les codes
moraux actuels. En est un bon exemple le déboulonnage de la statue de Colbert, ministre de Louis
XIV en lien avec la promulgation du Code Noir, un édit codifiant le droit des noirs en France. Ici,
les termes usités sont donc voués à s’encrer dans la langue française afin d’étrécir, de créer des
sillons pour la pensée des citoyens français. Ce mouvement, comme l’on peut le remarquer
aisément à l’aune des mots utilisés par celui-ci, est d’origine américaine. Ce dernier à refait surface
après une cinquantaine d’années, en 2014, lors de la période d’essor de l’avènement « Black Lives
Matter ». Depuis lors, il est arrivé en France. Les premières tendances ont été perçues en 2018, bien
qu’une grande partie des français ignorent ce qu’est ce phénomène. En effet, selon l’étude de
l’IFOP (L’Institut Français d’Opinion Publique) menée en 2021, 14 pourcents des français
uniquement connaissent le terme « wokisme ».

Clivant, le « wokisme » fait débat dans le domaine politique. L’extrême gauche s’inspirant de celui-
ci, l’extrême droite conspuant ce dernier. La première, dans le rôle de l’avocat, défend les airs
justiciers du « wokisme », luttant pour l’égalité de tous les êtres humains. La deuxième, montre du
doigt l’envie du « wokisme » de détruire la civilisation française bâtie sur un socle de principes, de
mœurs et de traditions. Les autres bords politiques, quant à eux, restent taciturnes sur la question.

Ces divers points de vue amènent à penser la chose suivante: dans le contexte actuel, dans lequel la
civilisation occidentale, déchristianisée, à la recherche de nouveaux dogmes, devrait-elle s’appuyer
sur les valeurs wokistes ? Une alternative autre est elle possible ?

En d’autre termes, dans quelle mesure le « wokisme » est-il à même de répondre aux besoin de la
population occidentale ?

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