Vous êtes sur la page 1sur 19

I- Introduction :

Les réactions chimiques ont lieu non pas entre des produits solides, mais en phase
liquide. Cette dernière facilite les interactions entre les différentes espèces lorsqu’elle est
homogène, alors que l’inverse se produit lorsqu’elle est hétérogène, seules de faibles surfaces
sont en contact.

L’étude des solutions et solvants a pour objectifs de :

-Connaitre les phénomènes mis en jeu lors de la mise en solution d’un produit.

-Savoir comment exprimer une quantité et une teneur.

-Savoir définir électrolyte fort et électrolyte faible.

-Savoir calculer la force ionique d’une solution et les coefficients d’activités des ions
présents dans cette solution.

-Faire la différence entre la concentration analytique d’un produit et sa concentration à


l’équilibre.

II-Généralités :

II-1- Définition :

1- Solution :

Une solution est définie comme un mélange homogène d’espèces chimiques


différentes constitué par un solvant liquide en grande quantité et un ou plusieurs solutés,
dissous en petites quantités.

1
2- Solvant :

Un solvant a la propriété de dissoudre ou de disperser d’autres substances appelées


solutés, sans provoquer des modifications chimiques de ces solutés et de lui-même, il peut
être un composé gazeux, liquide ou solide.

Il existe des interactions chimiques solvants- solutés.

On cite comme solvant liquide l’eau, qui est cependant largement utilisé.

3- Soluté :

Un soluté est un ensemble de particules ions ou molécules liées entres elles par des
liaisons. Ces liaisons sont dues soit à des forces coulombiennes classiques, soit à des forces
dites de Van der Waals.

Un soluté est souvent solide, il peut aussi être liquide ou gazeux.

II-2- Etude des solutions :

II-2-1- Caractère d’une solution :

-Absence de réactions chimiques entre solvant et soluté ; par évaporation, le corps qui
a été dissous se retrouve intact. Il a été dispersé physiquement dans la solution, mais il s’agit
de phénomènes réversibles.

-Homogénéité de la solution ; Au niveau macroscopique, la solution doit être


homogène, c’est-à-dire qu’elle doit contenir la même proportion de solvant et de soluté en
tout point. Ceci n’est pas en contradiction avec l’hétérogénéité évidente à l’échelle
moléculaire.

II- Dissolution et solvatation

II-1- Définition :

2
Quand l'énergie des liaisons des interactions solvant soluté est supérieure à celle du
réseau cristallin du soluté, ce dernier se disperse dans le solvant à l'état d'ions, de molécules
ou de groupes de molécules solvatées. On a formation d'une phase homogène.

La solution est réputée être une solution saturée lorsque le soluté dans la solution est
en équilibre dynamique avec le soluté non dissout.

On suppose que la formation d’une solution a lieu selon les trois étapes suivantes :
Etape 1 : Dispersion du soluté (le soluté est divisé en ses constituants individuels).
Etape 2 : Expansion du solvant (Rupture des forces intermoléculaire du solvant).
 Ces deux premières étapes sont endothermiques (exigent de l’énergie) car les
forces doivent être brisées pour permettre l’expansion du solvant et du soluté.
Etape 3 : Interaction du solvant et du soluté pour former la solution.
 Cette dernière étape est exothermique (libère de l’énergie).

II-2- Aspects réactionnels de la dissolution


II-2-1- Solvatation

Chaque molécule ou ion dissous s’entoure d’une enveloppe de molécules de solvant


plus ou moins liées coquille de solvatation.

Les molécules du solvant participant à la solvatation sont continuellement remplacées


par les molécules du solvant au voisinage, il y a donc échange continu.

Quand le solvant est l'eau on parle d’Hydratation.

Dans un mélange de 2 solvants on a une solvatation sélective : Un solvant présente un


pouvoir solvatant meilleur que l'autre (constante diélectrique plus élevée).

II-2-2- Ionisation

Le pouvoir ionisant du solvant provient de sa capacité d'agir comme accepteur ou


donneur d'électrons transformant ainsi une liaison covalente en liaison ionique.

L’ionisation permet d’obtenir des solutions d’électrolytes.

3
Les solutions d’électrolytes (sels, acides et bases…), du fait de la présence de cations
et d’anions, sont de bons conducteurs d’électricité.

Les électrolytes vrais (ionophores) contiennent déjà à l’état pur des ions dans la maille
cristalline. Exemple : NaCl
Les électrolytes potentiels A-B (ionogène) ne forment des ions que par dissolution.
Exemple : acide acétique.

II-2-3- Dissociation :
On a dissociation de la paire d’ions.

Le pouvoir dissociant ou isolant du solvant est fonction de la constante diélectrique


ou la permittivité ε.

[ A+ B – ] → A+ + B-

A cet équilibre correspond une constante de dissociation Kd :


[A+ ] [ B- ]
Kd = ___________________________

[ A+ B- ]

Cette constante est d’autant plus grande que la constante diélectrique du solvant est
élevée.

II-2-4- Solvolyse :

Les ions ainsi séparés se trouvent en vertu de leurs charges entourées d'un nombre
de molécule de solvant.

Tous les types de liaisons peuvent se rencontrer entre le solvant et les ions.

Liaison de Van der Waals, liaisons hydrogène ou liaisons de transfert de charges (mise
en jeu d'e-)

III Facteurs influençant la solubilité :

III-1- La structure :

4
Conditionne la polarité d'un composé, il y a donc bien une relation entre la structure
d'un composé et sa solubilité.

Exp: Vitamine A : soluté non polaire, liposoluble ou hydrophobe.

*Composée essentiellement d'atomes de carbones et d'hydrogène (atomes dont


l'éléctronégativité est presque semblable), d’où la non polarité.

*Soluble dans un solvant non polaire comme l’huile.

*Non soluble dans les solvants polaires comme l’eau.

III-2- La température :

a) Soluté liquide ou solide :


- L'influence est difficile à prédire.
- Le seul moyen sûr de connaître la variation de la solubilité reste l'expérience.

b) Les gaz :

- La solubilité d'un gaz diminue toujours avec l’augmentation de la température.

III 3- La pression (loi de Henry):

-Peu d'influence sur la solubilité des solutés liquides et solides.

-Influence notable sur les solutés gazeux.

-Pour une pression constante d’un gaz les molécules de ce gaz entrent en solution à
la même vitesse qu’elles en sortent.

-Lors d’une augmentation soudaine de la pression, le gaz entre en solution plus vite
qu’il n’en sort.

→ la solution contient plus de molécules de gaz qu’auparavant.

→ la solubilité augmente.

La relation entre la pression du gaz et sa concentration porte le nom de la loi de Henry


:

5
P= K.C

P: pression partielle du soluté gazeux présent au dessus de la solution.

C: concentration du gaz dissous.

K: constante, caractéristique d'une solution donnée.

III-4- L’effet d'ion commun :

Selon le principe de Le Chatelier → diminution de la solubilité

Un excès d'ion commun dans la solution saturée d'un corps solide a pour effet de
favoriser la précipitation. Il en résulte une diminution de la solubilité.

Exemple : Diminution de la solubilité du Sulfate de Strontium dans une solution de


Sulfate de Sodium.

Na2SO4 → 2Na+ + SO42-

SrSO4 → Sr2+ + SO42-

L’ion commun est l’ion Sulfate SO42-

III-3-5- L’influence du pH :

Le pH peut influer sur la solubilité d'un soluté si ce dernier présente un caractère acide
ou basique.

Par exemple, en milieu acide, les composés alcalins sont généralement solubles =>
Solubilité du calcaire en milieu acide.

III-3-6- L’influence de la complexation :

La formation de complexes successifs avec des ions entrant dans divers précipités,
augmente la solubilité de ces ions.

Exemple :

6
La solubilité du sulfates de zinc ZnSO4 augmente par l'introduction de NaOH (milieu
basique) qui forme un complexe avec les cations Zn2+ de la solution et donne le
tétrahydroxyde de zinc Zn(OH)42-.

ZnSO4 → Zn2+ + SO42-

Zn2+ + 4OH- → [Zn(OH)4]2-

III-3-7- L’influence de l'état physique de la substance :

Les substances dites polymorphes (pouvant exister sous plusieurs formes physiques)
possèdent des solubilités différentes pour leurs différentes formes.

Exemple :

L'anhydride arsénieux présente des solubilités différentes dans l'eau selon qu'il existe
sous forme : *Vitreuse (S= 33g/l)

*Cristallisée (S = 17g/l)

IV- Etude des solvants :

IV Classification des solvants :

On classe les solvants selon :

IV-1 Nature chimique :

L’intérêt de cette classification réside dans le fait qu’un solvant dissout bien plus
facilement un composé qui renferme des groupements fonctionnels identiques ou analogues.
Un semblable dissout son semblable « Similia Similibus Solvantur »

-Solvants Hydroxylés :

*Alcool.

*Les acides carboxyliques.

*Les phénols.

-Solvants Oxygénés :

7
* Les éther oxydes.

* Les esters.

* Les cétones.

* Les acétals.

*Les sulfoxydes

- Solvants Azotés :

Amides : Solvants azotés et oxygénés ex : Diméthylformamide (DMF)

Amines : Primaires et Secondaires présentent une analogie avec les solvants


hydroxylés (OH, NH) et Tertiaires qui sont rapprochées aux ethers-oxydes.

Nitriles : Acétonitriles, voisins des cétones.

- Solvants halogénés, nitrés ou sulfurés :

Hydrophobes, le plus souvent dérivés du méthane (dichloromethane, chloroforme)

Ce sont d'excellents solvants de corps organiques (solutés lipophiles). Inconvénients :


Toxiques et inflammables.

- Hydrocarbures :

Excellents solvants mais toxiques et volatils.

*Benzène

*Toluène

*Xylène

IV-2- Propriétés physiques :

-Leur point d’ébullition :

*Solvants à bas point d’ébullition (Eb <100°C)

*Solvant à point d’ébullition intermédiaire (Eb=100-150°C)

*Solvant à point d’ébullition élevé (Eb>150°C)

-Leur viscosité :

8
*Solvants fluides (viscosité dynamique < 2 centipoises a 20°C)

*Solvants de viscosité intermédiaire (viscosité dynamique de 2 a 10 cp)

*Solvants visqueux (viscosité dynamique >10cp)

-Leur volatilité :

Elle est rapportée à l’éther dont l’indice de volatilité est de 1 à 20°C pour un degré
hygrométrique de 65 ± 5

*Solvants très volatils (indice de volatilité10)

*Solvants moyennement volatils (indice de volatilité compris entre 10 et 35)

*Solvants peu volatils (indice de volatilité supérieur à 35)

- leur polarité :

Les substances sont classées en polaires ou apolaires selon que leur moment dipolaire
était permanent ou nul.

Rappel sur le moment dipolaire: L'état de polarisation d'une liaison est caractérisé
par son moment dipolaire µ. Le moment dipolaire est une grandeur vectorielle. Il est orienté
du pôle négatif vers le pôle positif.

Remarque : la convention encore très répandue en chimie est l'orientation inverse,


mais elle ne doit plus être utilisée.

Dans une unité spécifique appelée le Debye (symbole D), le module noté µ de ce
vecteur est relié à la longueur de liaison et à la charge partielle :

Unité du système international : C.m (Coulomb. mètre)

Unité usuelle : le debye (symbole D) : 1 D = 3.336 .10-30 C .m

-La notion de polarité est plus complexe, c’est la somme de toutes les propriétés
moléculaires qui provoquent des interaction spécifiques et non spécifiques entre les
molécules du solvant et celles du soluté leur constante diélectrique ou permittivité relative:ε

9
Cette constante exprime le pouvoir diélectrique ou isolant du solvant. La constante
diélectrique indique la capacité d'un solvant à séparer les charges.

IV-3 Interactions solvant soluté :

*Solvants protiques polaires : comportant un hydrogène mobile et un moment


dipolaire permanent.

*Solvants aprotiques dipolaires : qui ne peuvent donc pas donner de protons mais qui
possèdent un moment dipolaire permanent.

*Solvant aprotiques apolaires : représentés essentiellement par les hydrocarbures et


leurs dérivés halogénés.

IV-4 Pouvoir Dissociant :

Le pouvoir dissociant d’un solvant ne dépend donc pas de sa polarité mais plutôt de
sa constante diélectrique.

L’explication est donnée par la loi de Coulomb :

* Les forces de Coulomb qui lieraient dans le vide deux ions de charges opposées z+ et
z- et distant de R, sont données par la loi suivante :

Z+ Z-

F = _____________

*Une fois dans le solvant de constante diélectrique ε, ces forces d’attraction dues aux
interactions électrostatiques entre ions sont divisées par ε →elles sont donc très atténuées,
au point que ces ions peuvent être considérés comme indépendants les uns des autres →il y’a
donc dissociation

10
Z+ Z-

F= ___________ lorsque ε ↑, F ↓ → dissociation.

εr

Tableau : Pouvoir dissociant en fonction de la permittivité

Nature du solvant Permittivité Exemples

Solvant dissociant ε>40 Eau, H2SO4, DMSO

Solvant intermédiaire Ε= (15-40) Ethanol,acétone,


nitrobenzène
Solvant faiblement ε<15 Pyridine, acide acétique,
dissociant éther

IV-5 Selon l’évaluation du risque :

Certains solvants (provenant de matières premières) peuvent persister lors de la


fabrication de médicaments, ces solvants sont dits résiduels.

On en distingue 3 classes selon leur dangerosité :

-Classe 1 : Solvants à éviter.

Cancérigènes connus ou suspectés

-Classe 2 : Solvant dont l’utilisation est soumise à une limitation.

Cancérigènes animaux, autres effets toxiques irréversibles comme les neurotoxiques


ou les tératogènes et effets toxiques importants réversibles

-Classe 3 : Solvants à faible potentiel toxique.

Faible potentiel toxique pour l’homme, aucune limite relative à l’exposition n’est
exigée.

11
V- Aspect quantitatif :

V-1- L’activité :

-Théorie de Debye et Huckel : (Prix Nobel en 1936)

Elle est définie par la fraction de la concentration qui participe effectivement au


processus chimique lorsqu’il s’agit de réaction ou physique dans le cas d’une fusion.

Dans les solutions très diluées, il n’y a pas d’interactions éléctrostatiques entre les
molécules ou ions du soluté, la solution possède un comportement idéal. Plus la dilution
augmente, plus on pourra confondre concentration et activité.

Activité= Concentration efficace

Nous utilisons alors la relation entre l’activité (a) et la concenration molaire (C)

A=  C

 : Coefficient d’activité

Pour calculer le coefficient d’activité il faut évaluer l’encombrement ionique dans la solution
grâce à la force ionique « I »

V-2- Expression des concentrations


12
• La Molarité M (mole/litre)

Nbre de moles de soluté Nbre de millimoles de soluté

_________________________________ = __________________________________________
Cx =

Nbre de litres de solution Nbre de millilitres de solution

• La Molalité (mole/ Kg)

Elle exprime la quantité de soluté en mole contenue dans 1000g (1 Kg) de solvant.

• l’équivalents-grammes (eq-g

• La Normalité N

Elle exprime le nombre d’équivalents grammes de soluté par litre de solution.

N = Mn
n est le nombre de proton ou nombre d’électron

Une solution qui contient 1 équivalent-gramme de soluté par litre de solution est dite
solution normale.

Les solutions de même normalité se correspondent volume à volume.

Par exemple, une solution de H2SO4 (1N) permet de neutraliser une solution de NaOH
(1N) de même volume.

• Fraction molaire
13
• Concentration pondérale / concentration massique

• La concentration massique en pourcentage: %(m/m)

C'est le nombre de "grammes" de substance dissoute dans 100g de solution.

Masse de soluté
%(m/m) = ____________________________________ x 100

Masse de solution obtenue

• Le pourcentage volumique : %(v/v)

C'est le nombre de millilitres de soluté liquide dans 100ml de solution.

Volume du soluté

%(v/v) = _____________________________x 100

Volume de la solution

Le pourcentage volumique est utilisé pour spécifier la concentration d'une solution


préparée en diluant un liquide pur avec un autre liquide.

• Cppm: concentration en partie par millions:

14
pour les solutions diluées

Masse soluté
_____________________________
Cppm = x 106

Masse de solution

1ppm = 1mg/l. (Pour une solution aqueuse)

• concentration en partie par billions :


Masse soluté
_____________________________ 9
Cppb= x 10
Masse de solution
1ppm = 1µg/l. (Pour une solution aqueuse)

VI Solution idéale et non idéale

On appelle solution idéale toute solution régit par la loi de RAOULT

Loi de RAOULT : Elle concerne les pressions de vapeur de solution contenant des solutés non
volatils. Elle s’exprime par l’équation :

P° solution = X solvant . P° solvant pur

X = fraction molaire.

P° = pression de vapeur du solvant pur.

2. Solution non idéale :

C’est une solution pour laquelle la pression de vapeur observée est différente de celle prédite
par la loi de RAOULT.

15
Les déviations observées par rapport à
la loi de Raoult sont deux sortes :

déviation positive : la P totale est


supérieure à la valeur calculée selon la
loi de Raoult.

déviation négative : la P totale est


inférieure à la valeur calculée selon la
loi de Raoult.

VII solution d'électrolytes


Les solutions d'électrolytes ont la
propriété de conduire le courant
électrique du à la présence d'ions.

Dans un bain d'électrolyse, on met une solution


d'électrolytes et on y trompe 2 électrodes :
- La résistance (R) est définie commue suit :
R =  L / S (exprimée en )
L = distance entre les 2 électrodes.
S = surface des électrodes.
Constante = «  » (exprimée en .cm) c’est la résistance spécifique
(résistivité)
- On parle également de conductance :
La conductance (G) est définie comme étant l’inverse de la résistance (R)
observée.
-1
G = S/ L (unité : Siemens S =  )
La conductivité spécifique est l’inverse de la résistivité
C’est la Quantité de courant électrique que laisse passer la solution entre deux
électrodes.
-1 -1 -1
 = 1/ ( unité  .cm ou Simens(S).cm )

16
On peut également exprimer la conductivité spécifique par la relation suivante
:
i/S
__________________
 = i / E . L/S =
E/L
E : différence de potentiel appliquée entre les 2 électrodes.
i : intensité du courant.
L: distance entre les 2 électrodes.
S: surface des électrodes.

Conductivité équivalente  :

- Caractéristique de chaque ion donné.


- Exprimer par la relation :
= /C

Rappel des Notions importantes !!


1. Tableau d’avancement:

A + B => C + D
T=0 1mol 1mol 0 0
Tà Eq 0 0 1mol 1mol

2 Réactif limitant :

A + B => C + D

T=0 10mol 1mol 0 0

Tà Eq 9 0 1mol 1mol

3. degré de dissociation (α):

A B <=> A + B
T=0 n0 0 0

Tà Eq n0 - n n n
17
α

Quand la dilution augmente l’équilibre est déplacé dans le sens (1)


donc à dilution infinie l’ionisation est totale dans ces conditions
C’est la loi de dilution d’Ostwald

4. La fonction P :

Les scientifiques expriment fréquemment la concentration d'une


espèce en terme de sa fonction P. La fonction P est le logarithme
décimal changé de signe (-) de la concentration molaire d'une espèce.

pX = - log[X]
Exemple: pH, pOH, pKa, pKs……
La fonction p offre l'avantage de permettre d'exprimer des données
numériques peu maniables à l'aide de petits nombres généralement
positifs

18
VI- Conclusion :
Les solutions sont très largement utilisées dans les méthodes analytiques :

VI-1- Volumétriques :
- Solutions acido-basiques (Solution de NaOH)

- Solutions oxydo-reductirices (Solution de Permanganate de Potassium KMnO4)

- Solutions de complexation (Solution d'EDTA)

- Solutions d'indicateurs colorés (Phénolphtaléine, bleu de méthylène)…

VI-2-Chromatographiques :
- Solution de transparence pour bandes d’acétate.

- Révélateur pour chromatographie.

-Éluant pour chromatographie.

VI-3-Spectrophotométrie :
- Solutions étalons.

- Solutions "blanc"…etc.

D’une manière plus générale les solutions sont importantes par leur :

-Influence sur les réactions chimiques.

-Influence sur la qualité et la fiabilité des résultats.

-Influence sur le choix des méthodes analytiques de dosage.

-Ce sont des auxiliaires incontournables, dans l'industrie pharmaceutique bien sûr,
mais également dans une majorité de secteurs industriels.

-Les solvants sont impliqués dans de nombreux processus de production et de


transformation chimique.

19

Vous aimerez peut-être aussi