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La Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

INTRODUCTION 1

Première partie : La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des


Compétences 2

Section 1 : Définition de la GPEC et de ses enjeux 3

1.1 Définition 3
1.2 Les concepts de base de la GPEC 5
1.3 Les différentes manières d’entrer dans une GPEC 7

Section 2 : Les étapes clés de la démarche GPEC 8

2.1 Identification des métiers et leurs évolutions 9


2.2 Analyse quantitative des ressources de l’entreprise 9
2.3 Diagnostic des écarts et évaluation des compétences 10

Deuxième partie : Un cas d’entreprise : Saint- Gobain Isover 12

Section 1 : La GPEC chez Saint-Gobain Isover 13


1.1 Présentation du groupe et de l’usine d’Orange 13
1.2 La politique de gestion des ressources humaines de Saint-Gobain 14
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

Section 2 : Construction d’une GPEC 15

2.1 Quels enjeux pour l’entreprise ? 15


2.2 Gestion prévisionnelle de l’effectif 16
2.3 Mise en place de descriptif de poste 19

Troisième partie : Un outil stratégique de management 22

Section 1 : Définition et objectifs de la stratégie de management 23


1.1 Définition et objectifs d’un outil stratégique 23

Section 2 : La GPEC un outil stratégique de management 25

2.1 Outil de recrutement et de justification de rémunération 25


2.2 Outil de formation 26
2.3 Outil d’appréciation des personnes et de gestion des carrières 26
2.4 Outil d’employabilité 26

Section 3 : Les conditions de succès d’une GPEC 27


3.1 La prise en compte des enjeux sociaux économiques 27
3.2 Favoriser l’implication et communication entre dirigeants et salariés 27
3.3 La pérennité du système 28

CONCLUSION 29

BIBLIOGRAPHIE 30
ANNEXES 31
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

INTRODUCTION

La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences n’est pas une notion
récente. De tous temps, l’entreprise a essayé de mettre en place des outils lui permettant
d’anticiper son mode de gestion et ses besoins futurs.

Mais aujourd’hui elle doit faire face à de nouveaux enjeux :


- Les nombreux départs à la retraite dus à l’évolution démographique.
- La nécessaire flexibilité du travail liée à la réduction du temps de travail.
- Les changements et mutations liés aux évolutions technologiques.
- L’adaptation de la version 2000 de la norme ISO.

Pour faire face à de tels enjeux, nombreuses sont les entreprises à avoir opté pour un
management basé sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. La mise en
place d’une telle démarche soulève un certain nombre de questions que nous allons essayer
d’éclaircir.

L’objet de ce mémoire va être d’illustrer en quoi la GPEC peut être considérée comme
un outil stratégique de management. Afin de valider ce thème, nous nous sommes posés les
interrogations suivantes :
- Quelle définition de la compétence ?
- Quels sont les outils liés à la GPEC ?
- Comment se met en place une démarche GPEC ?
- Quel est le rôle de la hiérarchie dans la gestion des compétences ?

Afin de répondre à ces différentes questions, nous verrons dans une première partie
comment se définit une GPEC et quels en sont les enjeux. La deuxième partie sera consacrée
à l’étude d’un cas d’entreprise Saint Gobain Isover qui nous permettra de mieux comprendre
comment s’articule et se gère une GPEC. Et enfin, dans la troisième partie nous tenterons de
démontrer que la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences est un outil
stratégique de management pour l’entreprise.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

PREMIERE PARTIE :

LA GESTION PREVISONNELLE DES EMPLOIS


ET DES COMPETENCES
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

Dans cette première partie, nous allons définir la Gestion Prévisionnelle des Emplois
et des Compétences et ses enjeux. Nous verrons ensuite les différentes manières d’entrer dans
une démarche GPEC.

Section 1 : Définition de la GPEC et de ses enjeux

La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences est une notion centrale de
la Gestion des Ressources Humaines. En effet, il s’agit de doter l’entreprise en ressources
humaines, en qualité et en quantité au moment voulu. Cette définition s’inscrit dans la
définition que donne JM Le Gall de la gestion des ressources humaines « c’est une fonction
d’entreprise qui vise à obtenir une adéquation efficace et maintenue dans le temps entre ses
salariés et ses emplois, en terme d’effectif et de qualification ».1

1.1 Définition :

La GPEC n’est pas une notion récente. Depuis plusieurs décennies, les entreprises
cherchent à prévoir leurs besoins et leurs ressources à court, à moyen et à long terme.
Dans les années 60, les entreprises se sont concentrées sur la gestion quantitative de
l’effectif en essayant de calculer le nombre de personnes nécessaires par niveau de
qualification, en s’appuyant sur des modèles de planification stratégique. Les années 70, vont
être axées sur la gestion des carrières. Ces années sont marquées par le choc pétrolier et la
croissance. C’est dans les années 80 que va réapparaître la notion de gestion prévisionnelle.
En effet, compte tenu de l’accélération des mutations économiques et technologiques,
les entreprises doivent faire face à une obsolescence rapide des qualifications. Il s’agit de
mesurer, d’analyser et réduire les écarts entre ce qui avait été prévu et le réalisé, entre les
besoins et les ressources disponibles. Aujourd’hui la notion de GPEC s’inscrit également dans
une notion de qualité. Nombreuses sont les entreprises à avoir mis en place une démarche
qualité, que ce soit au niveau de la production ou de l’environnement. Dans ce nouveau mode
de gestion, il ne faut pas oublier la fonction ressources humaines. Ainsi ISO 9001 préconise
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

l’élaboration de référentiels de compétences afin de décrire des fonctions et de mettre en


œuvre l’amélioration continue des compétences.

Quelles que soient les évolutions que la GPEC a connues, elle repose toujours sur le
principe qui est, de mesurer, d’analyser et de chercher à réduire les écarts entre ce qui avait
été prévu et ce qui est réalisé. Il s’agit de mettre en évidence les écarts constatés, entre
l’évolution prévisible des ressources de l’entreprise sur la période donnée et les besoins en
personnel nécessaires à ce moment.

Phase 1 Phase 2 Phase 3 Phase 4


(instant t) (horizon x)
Ressources Ressources
actuelles futures Analyse Politiques
des écarts d’ajustement
Emplois Emplois
actuels futurs

Schéma de base de la GPE


D’après Mallet L, Gestion prévisionnelle de l’emploi des ressources humaines,
Paris, Editions Liaisons, 1991

La GPEC vise plusieurs objectifs :


- Adapter les ressources humaines. L’entreprise souhaite mettre en adéquation les
compétences des hommes et l’évolution des emplois.
- Maîtriser les conséquences des changements technologiques et économiques. Il faut
développer de nouvelles compétences.
- Maintenir l’employabilité des salariés, en anticipant et en maintenant une veille
technologique et en lui assurant la formation.
- Permettre une meilleure gestion des carrières, en développant des compétences et en
détectant les savoirs, savoir-être et savoir-faire de chaque individu (mobilité
intellectuelle).

1
J.M. Le Gall « La gestion des ressources humaines » PUF,Coll « Que sais-je ? », 2 éme édition 1992
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l’entreprise.

- Une flexibilité géographique, un référentiel commun facilite l’identification des


mobilités possibles, une souplesse fonctionnelle (polyvalence).
- Une réduction des coûts et des risques liés aux déséquilibres.
- Une meilleure efficience de la formation.
- Eviter la perte de savoir dans l’entreprise (départs en retraite, démissions).
- Acquérir un avantage compétitif pour faire face à la concurrence. Il ne s’agit plus de
gérer les compétences uniquement comme des ressources, mais comme des sources de
création de valeur.

Après avoir défini les objectifs de la GPEC et avant de se lancer dans cette démarche, il
convient de définir un certain nombre de concepts.

1.2 Les concepts de base de la GPEC :

A ce stade de la réflexion, il devient nécessaire de clarifier la signification que l’on


donne à la notion de compétence. Il existe de nombreuses définitions pour la compétence.
Autrefois, le terme compétence était strictement lié à la qualification, c’est-à-dire la maîtrise
de techniques très spécifiques. Aujourd’hui, on parle de l’analyse des compétences, au pluriel.
Il ne s’agit plus seulement d’évaluer des aptitudes mais plutôt de déterminer ce que sait faire
une personne et de favoriser son intégration, évolution et sa reconversion. La compétence se
définit comme un ensemble de savoirs, savoir-faire, savoir-être relatif à un domaine de
connaissance spécifique mais il faut également intégrer la notion de combinaison. En effet, on
devient compétent dès lors que l’on sait les combiner entre-eux , les organiser et les mobiliser
aux moments adéquats et à bon escient.

Voici quelques définitions2 qui vont éclairer notre étude :


- Les savoirs : l’ensemble des connaissances générales ou spécialisées à posséder. Il
peut s’agir de connaissances théoriques ou de la maîtrise de certains langages
scientifiques ou techniques.

2
B Martory, D Crozet, Gestion des Ressources Humaines, Pilotage social et performances, Dunod, 4 ème éd,
2001
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

- Les savoir-faire : ils concernent la maîtrise d’outils et de méthodes dans un contexte


bien spécifique.
- Les savoir-être : les attitudes et comportements au travail.
- Les savoir-évoluer : ils concernent à la fois les possibilités d’évoluer dans le métier ou
d’aller vers d’autres types d’activités.

EXEMPLE : Analyse du poste de contrôleur dans l’industrie électrique

LES SAVOIRS
Connaissance des lois
électriques et électroniques
les notions de « mesure »

LES SAVOIR-EVOLUER LES SAVOIR-FAIRE


Se former au contrôle Les compétences Maîtriser l’utilisation
approchées par le
Préventif, à la qualité métier des équipements de contrôle

LES SAVOIR- ETRE


Faire preuve d’initiative
D’autonomie dans l’organisation

B Martory, D Crozet, Gestion des Ressources Humaines, Pilotage social et performances,


Dunod, 4 ème éd, 2001

Certains auteurs comme Le Boterf vont encore plus loin dans la définition de la
compétence. Pour lui la compétence résulte de trois facteurs : le savoir agir qui suppose de
savoir combiner et mobiliser les ressources pertinentes ; le vouloir agir qui se réfère à la
motivation personnelle de l’individu ; le pouvoir agir qui renvoie à l’existence d’un contexte,
d’une organisation qui rend légitime la prise de responsabilité.
Il est important de préciser qu’une personne n’est pas compétente, ou non compétente.
Il existe des niveaux, une échelle qui permet de hiérarchiser chaque individu dans un domaine
défini. La compétence se constate et s’évalue lors de sa mise en œuvre en situation
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l’entreprise.

professionnelle, elle est fortement contextualisée, c’est-à-dire qu’elle dépend de


l’environnement et elle a une durée de vie limitée.
Après avoir éclairci la notion de compétence, nous pouvons maintenant définir les
différentes manières d’entrer dans une GPEC.

1.3 Les différentes manières d’entrer dans une GPEC :

Il existe différentes manières de démarrer une GPEC et l’entreprise doit se poser


certaines questions. En effet, il faut qu’elle identifie les raisons qui la poussent à mettre en
place un management par la compétence. De plus, l’entreprise doit choisir le mode d’entrée
qui lui convient en fonction de sa taille, de sa stratégie et surtout des problèmes concrets et
prioritaires d’adaptation en matière de gestion des ressources humaines.

Il y a trois raisons principales qui poussent une entreprise à se lancer dans une GPEC :
- Soit pour résoudre un problème lié à un projet d’entreprise, par exemple l’entreprise
n’a pas de classification.
- Soit pour mettre en place une stratégie, par exemple une décision de repositionnement
ou introduction sur un nouveau marché.
- Soit pour conduire un système global de management par la compétence.

Une fois que l’entreprise a clairement défini ses objectifs et les raisons de la mise en place
de cette démarche, il faut qu’elle choisisse son mode d’entrée.

Dans son ouvrage «La gestion prévisionnelle et préventive des emplois et des
compétences», Editions L’Harmattan, avril 1990, Dominique THIERRY propose cinq modes
d’entrée dans une GPEC. Ces modes d’entrée peuvent être soit pris séparément ou être
associés.

• « L’entrée par le plan moyen terme » : il s’agit de prévoir l’adéquation ressources /


emplois dans le moyen terme. Ce mode d’entrée suppose des choix stratégiques précis
qui permettent d’évaluer les besoins futurs, mais également un système de
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l’entreprise.

quantification et de contrôle économique et social performant (indicateurs déjà


présents, il faut connaître l’évolution du marché, la politique d’investissement) .

• « L’entrée par les unités » : c’est le même principe que l’entrée précédente sauf que
l’on se situe ici au niveau des unités de production. Cela suppose un fort degré
d’autonomie. Cela permet d’adapter la GPEC aux problèmes spécifiques de l’unité.

• « L’entrée par les familles professionnelles » : Il s’agit d’identifier les emplois-types


de l’entreprise. On raisonne par famille, par exemple, les acheteurs, les
gestionnaires,…On a un découpage transversal de l’entreprise.

• « L’entrée par les investissements » : Pour chaque projet d’investissement, on regarde


l’impact qu’aura ce projet sur l’organisation de travail, les effectifs, les métiers, les
formations,…

• « L’entrée par les emplois sensibles » : il s’agit d’identifier les emplois-cibles qui
représentent pour l’entreprise des enjeux et des contraintes majeures. On parle des
« 20/80 », 20 % des emplois représentent 80 % des enjeux. Ce sont les emplois clés de
l’entreprise, ceux qui sont difficiles à trouver sur le marché du travail, ceux qui sont en
effectifs réduits, ceux dont le contenu doit évoluer,..

Nous allons dans cette seconde section définir les étapes clés d’une démarche GPEC.

Section 2 : Les étapes clés de la démarche GPEC

Dans la première partie, nous avons précisé la définition et les enjeux de la GPEC. Il
nous paraît utile dans cette seconde partie de détailler la méthodologie à adopter lorsque l’on
se lance dans un tel projet. L’analyse des ressources disponibles doit permettre de faire un état
des lieux le plus précis possible tant au niveau qualitatif que quantitatif.
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l’entreprise.

2.1 Identification des métiers et leurs évolutions

Dans cette étape, il s’agit de se poser les questions suivantes :


- Quelle structure pour demain ?
Compte tenu des réorganisations de plus en plus fréquentes des entreprises, que se soit au
niveau des unités ou au niveau global avec les fusions, les absorptions, il est primordial pour
l’entreprise de définir comment son organisation s’articulera ( par exemple pour éviter les
doublons,..).
- Quelles compétences et quels métiers pour demain ?
Il faut se livrer à une étude prospective sur les métiers dont l’entreprise a besoin demain et les
compétences qui permettent de faire face à ces futurs besoins.

2.2 Analyse quantitative des ressources de l’entreprise

La réflexion consiste à adapter les ressources exprimées en poste aux besoins de l’entreprise à
court et moyen terme. On réfléchit sur l’évolution des métiers et on simule l’affectation d’une
personne sur un poste. Pour cela nous pouvons déterminer un certain nombre de critères tels
que :

- Quel est l’âge moyen de l’effectif ?


- Etude de la pyramide des âges
- Evaluer le nombre de démissions, de licenciements, de départs en retraite
- Connaître la politique de promotion et son application pour prévoir et évaluer les
glissements
- Faire une analyse des flux dans les différents emplois-types : D’où viennent les
salariés dans chaque emploi ? Combien de temps restent-t-il? Où vont-ils?

Il existe différents outils déjà présents dans l’entreprise pour faciliter ces analyses :
organigramme, pyramides des âges et d’ancienneté, entretien annuel d’évaluation, le bilan
social, ..
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l’entreprise.

2.3 Diagnostic des écarts et évaluation des compétences

Ces études qualitatives et quantitatives permettent de se projeter dans le futur et


d’évaluer les écarts qui peuvent exister entre les exigences des emplois (compétences
requises) et les caractéristiques des ressources ( compétences disponibles).

Différents déséquilibres peuvent apparaître :


- Il peut s’agir de déséquilibre à court terme, par exemple se trouver en sous effectif en
raison d’un surcroît de travail. Dans ce cas là, la régulation peut se faire à l’aide de
modulation au niveau des heures, des contrats de travail, par l’utilisation de l’intérim,
de sous-traitants,..

- Il peut s’agir de déséquilibre à moyen et/ou long terme, c’est le cas par exemple de
départs en retraite, de licenciements, de mutations. Dans ces cas là, il convient
d’identifier précisément « qui fait quoi et comment ? ». D’où l’utilité de disposer dans
l’entreprise de référentiel métier/compétences. Il s’agit d’identifier, dans chaque
secteur d’activité, un ensemble de compétences repérables par des savoirs, des savoir-
être, savoir-faire liés à un profil et à une fonction. Cela permet d’établir une
cartographie des compétences. A partir de cette cartographie et des écarts constatés, on
pourra concevoir et proposer des formations qui permettront d’acquérir un niveau de
compétence adapté aux évolutions et aux besoins futurs.

La construction d’un référentiel se fait en plusieurs étapes (Voir annexe 1) :

1- Rassembler toutes les informations existantes : Il s’agit de faire l’état des lieux dans
chaque service, recenser les besoins et prévoir les évolutions. L’élaboration d’un
référentiel implique chaque membre de l’organisation car chacun est amené à réfléchir
sur ses pratiques et ses savoirs, pour identifier les modes d’emploi et les connaissances
nécessaires à la réalisation d’une tâche.
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l’entreprise.

2- Identifier les activités principales et les compétences correspondantes. Généralement


c’est la technique de l’entretien qui est utilisée pour apprécier la compétence d’une
personne. On s’appuie sur une trame méthodologique précise qui permet de conduire
l’entretien.

3- Hiérarchiser les compétences et définir le niveau de maîtrise, il s’agit de définir le


niveau de l’individu la présence de pré-requis (cela correspond aux diplômes souhaités
pour le poste). Ensuite les compétences sont hiérarchisées, on évalue si la personne est
débutante, confirmée ou expérimentée.

Le référentiel de compétences constitue le premier outil de la GPEC. Le référentiel doit


être structuré autour des domaines clés du métier, il ne doit pas comprendre plus de dix
situations professionnelles. Il ne doit pas être trop complexe et rester facilement
compréhensible et appropriable par les personnes concernées.
La mise en place d’un tableau de compétences permet d’avoir une vision globale des
compétences détenues. Il permet de repérer rapidement les degrés de polyvalence, de détecter
les points critiques et de prévoir des actions correctives.

Comme on l’a dit précédemment le référentiel métier/compétences est un des outils de


la GPEC, mais nous allons voir dans la partie suivante qu’il peut être complété par une étude
plus approfondie qui est l’étude des descriptifs de postes. Nous illustrerons cette méthode par
l’étude de cas Saint-Gobain Isover.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

DEUXIEME PARTIE

UN CAS D’ENTREPRISE :
LA SOCIETE SAINT-GOBAIN ISOVER
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

Comme nous l’avons dit précédemment, l’élaboration d’une politique de Ressources


Humaines adaptée aux évolutions et mutations technologiques passe par la réalisation
d’études sur les compétences pour pouvoir répondre à l’objectif de qualité et de performance
qui est assigné à toute organisation engagée dans la compétition nationale et internationale.

Section 1 : La GPEC chez Saint-Gobain Isover

Dans un premier temps, nous allons présenter le groupe Saint-Gobain et l’usine


d’Orange, lieu où s’est déroulé mon stage, afin de connaître les caractéristiques du groupe.

1.1 Présentation du groupe Saint-Gobain et de l’usine d’Orange

Le groupe Saint-Gobain est un groupe français dont le siège social est situé à Paris. Il
est un des cent premiers groupes industriels dans le monde et l’un des dix premiers français. Il
est présent dans 47 pays avec plus de 1000 sociétés et emploie 172 000 personnes dont 34 000
en France. Le groupe réalise 70 % de son chiffre d’affaire à l’étranger et à l’exportation.
Il développe huit activités dont la plupart sont en relation avec le verre, réparties dans
3 pôles (pôle habitat, verre et matériaux de haute performance).
Le chiffre d’affaire se repartit de la façon suivante au 30/01/2003

Céramiques et
Plastiques et
Abrasifs
12%
Distribution
Conditionnement bâtiment
14% 35%

Isolation et
Renforcement
11% Canalisation
Vitrage 4%
Matériaux de
14% construction
10%
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l’entreprise.

En France, Isover Saint-Gobain est le premier producteur de matériaux isolants pour le


bâtiment et l’industrie. Il est le seul fabricant français détenteur des deux procédés laine de
verre et laine de roche. La branche isolation en France est constituée de quatre usines dont
celle d’Orange spécialisée dans la fabrication de laine de verre. Cette entreprise fabrique 250
tonnes de laine par jour et emploie 300 salariés.

2.1 La politique de Gestion des Ressources Humaines de Saint-Gobain

La politique de Gestion des Ressources Humaines de Saint-Gobain constitue un


élément majeur de sa stratégie. Elle a pour but d’anticiper les besoins de l’organisation qui
composent le Groupe, de créer les conditions de l’adhésion des salariés aux objectifs de
l’entreprise et de répondre à leurs attentes, notamment par la prise en compte de leurs projets
professionnels et des conditions de travail.

La gestion des ressources humaines repose sur 4 grands principes qui sont :

¾ Diversifier les approches par :


- La féminisation : Les femmes constituent aujourd’hui 18,6% de l’effectif et continuent
à progresser en particulier au sein de l’encadrement. L’objectif est d’atteindre un
meilleur équilibre entre femmes et hommes et ainsi d’augmenter l’efficacité des
équipes par une diversité des approches et une meilleure prise en compte des
différences.
- L’internationalisation : Une des forces du Groupe est sa dimension mondiale. Les
échanges entre les pays et l’internationalisation des équipes font partie intégrante de
sa compétitivité.

¾ Offrir des carrières :


- La variété des expériences, la mobilité géographique et fonctionnelle permettent aux
salariés de réelles perceptives de carrières.
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l’entreprise.

¾ La formation :
- L’amélioration des performances du Groupe s’appuie sur le développement des
compétences. En 2002 le groupe a dépensé 2,1 % de masse salariale totale pour la
formation.

Cette formation s’organise autour de cinq axes principaux qui sont :


• le renforcement des compétences et de l’expertise technique
• le développement de la capacité d’innovation et des compétences commerciales
• le transfert du savoir-faire
• l’amélioration de l’efficacité des équipes
• la consolidation de la culture du groupe

¾ Recruter en préparant l’avenir en :


- Renouvelant les générations, en recrutant des jeunes dans un souci d’équilibre de la
pyramide des âges. Une partie des filiales industrielles d’Europe occidentale doivent
renouveler leur personnel à cause des départs en retraite des tranches d’âges du « baby
boom »
- Attirant de nouveaux talents.

Pour mettre en place cette politique, le groupe s’appuie sur une gestion prévisionnelle des
emplois et des compétences.

Section 2 : Construction d’une GPEC

Nous allons nous appuyer sur un exemple réel, celui de l’usine d’Orange pour illustrer
la démarche GPEC.

2.1 Quels enjeux pour l’entreprise ?

Comme nous l’avons dit dans le paragraphe précédent, de nombreuses entreprises se


trouvent confrontées à des départs en retraite. Cela est dû à la fin de la période d’activité de la
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l’entreprise.

vague du baby boom. Compte tenu de cette réalité, la priorité actuelle pour l’entreprise est de
maintenir les compétences que les salariés ont acquises durant leur activité, afin de minimiser
les pertes de connaissances. Le défi pour l’entreprise est d’identifier les emplois prioritaires
qui vont être touchés par ce phénomène et déterminer ceux qui sont stratégiques pour
l’entreprise, c’est-à-dire ceux qui représentent un risque majeur pour la sécurité, la qualité, la
productivité.
L’objectif de cette démarche est d’assurer une compétence adaptée à chaque opérateur
lors de sa titularisation au poste, de maintenir la production et la qualité des produits et le
développement d’un savoir.
Pour cela il convient de se livrer à une analyse quantitative et qualitative de l’effectif.

2.2 Gestion prévisionnelle de l’effectif

Afin de définir une évolution des effectifs, il convient de fixer des hypothèses de
situation en prenant en compte différents paramétres (la législations, le turn over,….)
Dans un premier temps, il convient d’étudier l’évolution de l’effectif par âge :

Pyramide de l'âge

NB Nom Prénom
45
40
35
30
25 Somme
20
15
10
5
0
20 à 25
25 à 30
30 à 35
35 à 40
40 à 45
45 à 50
50
51
52
53
54
55
56
57
58
59
Moins de 20 ans

Age2
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

Ce graphique a été réalisé en fixant l’âge de la retraite à 60 ans et en tenant compte des
démissions, des licenciements, des mutations, des décès. On constate que 41 % des salariés
ont plus de 50 ans et 14 % ont plus de 55 ans .

Ensuite un second graphique peut être réalisé en analysant l’évolution de l’effectif à 3


et 5 ans en fonction des différentes catégories sociaux professionnelles.

Prévision des départs par CSP

45
40
35
30
Nombre

25 3 ANS
20 5 ANS
15
10
5
0
AGM CAD EMP HMA OUV TOTAL
CSP

On constate que la catégorie la plus touchée par ces départs en retraite est la catégorie
« ouvrier ». Une attention particulière leur devra être apportée, car nous sommes dans le cas
d’une entreprise industrielle et ce sont les ouvriers qui agissent et qui connaissent le mieux le
processus de production.
D’ici cinq ans l’entreprise devra faire face à plus de 40 départs en retraite soit plus de
13 % de son effectif.

Après cette analyse démographique, il est utile d’identifier les postes les plus touchés.
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l’entreprise.

Le graphique suivant met en évidence les postes de production qui vont être concernés
par un départ.

Age de l’effectif par poste


Age (Tous)

Nombre de Nom Prénom


4

Age2
3
59
58
2
57
56
1 55

0
CONDUCTEUR LIGNES

FONDEUR-FIBREUR

FOUR/COMPO/ENCOLLAGES
OPERATEUR OXYMELT

REGLEUR

SURFACEUR
CHEF DE POSTE NORD-SUD

TECHNICIEN SECTEURS
EMPLOYE TECHNIQUE
AGENT CHARGES

AGENT EAUX RECYCLEES

AIDE REGLEUR

TECHNICIEN PROCESS
AIDE LIGNE

APPROVISIONNEMENT

MECANICIEN FIBRAGE
CARISTE DECHETS SECS
PALETTISEES

FIBRAGE/ETUVE
PRODUCTION

PRODUCTION
CARISTE

TECHNICIEN

PRODUCTION

Niveau direction libelle Poste libelle

Ce graphique définit les postes qui vont être touchés par un départ. Par exemple on
s’aperçoit que trois des cinq agents charges palettisées ont plus de 56 ans, de même la
personne qui tient le poste de technicien secteurs fibrage/étuve est âgée de 59 ans.

Cette étude permet d’identifier les emplois sensibles et ainsi pouvoir anticiper afin
d’éviter la perte d’un certain savoir-faire précieux à l’entreprise et de mieux gérer sa
transmission.
Une fois que ces emplois ont été identifiés, il convient de savoir ce qui est fait dans
chacun d’eux, d’où l’utilité de descriptif de poste précis.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

2.3 Mise en place de descriptif de poste

Le descriptif de poste est un document qui permet d’avoir une connaissance


approfondie du poste. Il se nourrit du référentiel compétences. C’est un document de
référence qui regroupe l’ensemble des fonctions nécessaires à l’atteinte des objectifs d’une
organisation et c’est également une étape indispensable de la Gestion des Ressources
Humaines. Il existe différentes méthodes comme la méthode Corbin ou Hay qui permettent la
formalisation des fonctions.
Dans de nombreuses organisations on ne trouve pas de profil de poste ou alors ce sont
de simples documents écrits à la hâte, à l’initiative de n’importe qui, sans mode d’emploi
précis et validé. Dans un tel contexte, chacun peut alors interpréter son poste à sa guise, faire
certaines tâches qui ne lui incombent pas et délaisser d’autres qui sont indispensables au
poste.
Il s’agit de rédiger un mode d’emploi de la fonction, en prévoyant les différentes
situations auxquelles le titulaire devra faire face et auquel il pourra se référer.
Le descriptif de poste doit être réalisé en collaboration avec le titulaire du poste et
validé au niveau N+1 et N+2, puis par le responsable des Ressources Humaines. Le descriptif
de poste se réalise en plusieurs étapes :

¾ Recueil d’informations : Généralement il s’agit d’un entretien individuel guidé avec le ou


les titulaires du poste.

¾ Rédaction du descriptif de poste : A partir des informations tirées de l’entretien, on rédige


le descriptif de poste selon la méthodologie que l’on a définie.

¾ Validation du titulaire du poste : il s’agit de vérifier l’accord du titulaire sur le descriptif.

¾ Prise en compte des remarques et redéfinition : Il s’agit d’harmoniser le descriptif en


prenant en compte les remarques du titulaire du poste.

¾Validation hiérarchique : Le descriptif est validé par les différents niveaux hiérarchiques.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

¾Validation par le RH : C’est l’ultime étape, il faut s’assurer que le poste n’a pas été
surdimensionné. Il peut aussi réévaluer le poste dans sa qualification.

Le descriptif de poste est constitué de différentes rubriques (Voir annexe 2):

- Identification et intitulé de la fonction : Le descriptif de poste doit comporter des


indications relatives à l’entreprise, au service et aux personnes qui ont contribué à
l’analyse. Figurent également la date, le nombre de révision, le coefficient et statut du
poste.
- Résumé synthétique de la fonction : il s’agit en 3 ou 4 lignes de définir les finalités du
poste.
- La place de la fonction dans la structure hiérarchique
- La position de la fonction dans le réseau de relations (fournisseurs, clients, internes et
externes)
- Les attributions, responsabilités et missions essentielles
- Les informations utiles, disponibles et à rechercher : cela correspond aux règles et aux
procédures à respecter en matière de sécurité, d’environnement et de qualité
- Les domaines de compétences et les niveaux requis : Il s’agit des savoirs, savoir-être
et savoir-faire liés au poste
- Les conditions de travail
- Les moyens disponibles : les matériels, logiciels et méthodes de travail utilisés.
- Les qualités requises
- Autres renseignements

Le descriptif de poste a plusieurs finalités pour l’entreprise et pour l’individu. Il s’agit


d’un document évolutif qui sert de base à un recrutement. Il favorisera l’accueil et
l’intégration d’un nouvel embauché dans une fonction et servira d’outil d’évaluation pour
l’entretien annuel et permettra de revoir et d’actualiser les classifications.

Après avoir vu dans les deux premières parties comment s’articulait une démarche GPEC,
nous allons voir dans cette troisième partie, en quoi la GPEC peut être un outil stratégique de
management pour l’entreprise. Car une fois que l’analyse des besoins et des ressources de
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

l’entreprise est faite, il convient de mettre en place des politiques de ressources humaines
adaptées à la structure de l’entreprise.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

TROISIEME PARTIE

LA GPEC : UN OUTIL STRATEGIQUE DE


MANAGEMENT POUR L’ENTREPRISE
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

La Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est un outil stratégique de


management pour l’entreprise si elle est intégrée à la politique stratégique. Elle permet de
faire une analyse prospective de la structure de l’entreprise et c’est un outil qui sert de base
aux politiques que l’entreprise va mettre en place pour réduire les déséquilibres. Dans une
première section, nous définirons ce qu’est un outil stratégique, ensuite nous verrons en quoi
la GPEC en est un, et enfin quelles en sont les conditions de succès.

Section 1 : Définition et objectifs de la stratégie de management

1.1 Définition et objectif d’un outil stratégique

La démarche stratégique répond à plusieurs définitions qui sont :


- « Plan d’utilisation et d’allocation de ressources disponibles dans le but de modifier
l’équilibre concurrentiel et de le stabiliser à l’avantage de l’entreprise considérée »
(Sallenave)

- « Voie qu’emprunte une entreprise pour obtenir un avantage concurrentiel qui déterminera
sa performance » (Porter)

La stratégie, c’est donc se fixer des objectifs à long terme, pour atteindre ses objectifs il
faut planifier, mettre en œuvre des actions cohérentes et en contrôler les résultats.
La GPEC s’inscrit donc dans cette démarche stratégique puisqu’elle est un moyen de mise
à la disposition de l’entreprise pour prévoir l’emploi, les évolutions, développer les
compétences de ses salariés,… en vue d’obtenir un avantage concurrentiel. La compétence
constitue un facteur clés de succès pour l’entreprise.
En effet, une entreprise dispose de trois catégories de ressources qui sont sources
d’avantage concurrentiel :

- les ressources de capital physique (usines, équipements, finances, technologies)


- les ressources de capital humain (compétences, intelligence, capacités d’apprentissage des
salariés)
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

- les ressources de capital organisation (structure, planification, contrôle, la coordination,


système de gestion)
Vu le contexte actuel, les entreprises ont tout intérêt à investir dans le capital humain pour
faire face aux exigences de renouvellement, de réactivité, de flexibilité et de complexibilité .

Le schéma suivant présente la démarche stratégique de la GPEC

PLAN STRATEGIQUE

DIAGNOSTIC

ANALYSE BESOINS-RESSOURCES
DIAGNOSTIC D’ECARTS INTEGRATION
STRATEGIQUE

GESTION
MOYENS COLLECTIFS
D’ADAPTATION

RECRUTEMENT MOBILITE ET ORGANISATION FORMATION DEPARTS ET


RECONVERSIONS ET RECONVERSIONS
INTERNES AMENAGEMENT EXTERNES
DU TRAVAIL

Du plan stratégique au pilotage social


B Martory, D Crozet, Gestion des Ressources Humaines, Pilotage social et performances,
Dunod, 4 éme éd, 2001
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

Nous verrons, dans la seconde section, en quoi la GPEC et les différentes études qui
en résultent peuvent servir d’outil de management et de régulation des écarts.

Section 2 : La GPEC est un outil stratégique de management pour l’entreprise.

La GPEC est un outil stratégique comme on l’a vu précédemment mais surtout un outil
de management. En effet, la mise en place d’une telle démarche facilite les choix des
dirigeants, des managers et des collaborateurs identifiant et souscrivant à des niveaux de
compétences pré-requis pour l’embauche, la promotion, la formation, l’évolution ou la
reconversion du personnel. Elle est également un outil de management, dans la mesure où
cette étude est réalisée de manière participative entre les différents niveaux hiérarchiques et
les titulaires des postes.
C’est également un outil de management car il permet d’encourager l’employé au
quotidien, d’apprécier son travail et de renforcer sa motivation à partir de situations connues
et en fixant des objectifs réalisables qui lui permettent d’avancer dans le professionnalisme et
d’être en progression continue.

2.1 Outil de recrutement et de justification de rémunération

La GPEC peut servir comme outil de recrutement. En effet, l’analyse quantitative peut
être une base pour identifier les postes sensibles de l’organisation et le descriptif de poste
permet de lister l’ensemble des compétences liées au poste. Cette étude est utile pour
comparer les candidats entre eux et choisir le candidat dont le profil est le plus en adéquation
avec le poste. La GPEC permet de réduire les risques liés à un recrutement dont la première
étape, le profil est la plus délicate à réaliser.
De plus, c’est aussi un outil de justification de rémunération dans la mesure où le
descriptif positionne chaque fonction sur une échelle de compétences qui sont les principaux
déterminants du salaire.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

2.2 Outil de formation :

La GPEC va de pair avec la formation. Elle sert de base à l’élaboration du plan de


formation, puisqu’elle permet de mettre en évidence les écarts qui peuvent exister entre le
niveau de connaissances acquis et celui requis pour le poste.
La mise en place d’une démarche GPEC au sein d’une entreprise a permis de passer
d’une logique de formation-catalogue à une logique de formation-développement. La
formation est un moyen d’accroître les compétences du salarié.

2.3 Outil d’appréciation des personnes et de gestion des carrières :

Le descriptif de poste peut servir de base à l’entretien annuel d’évaluation. On analyse


les performances de l’individu, en étudiant les écarts entre les résultats attendus par le poste et
ceux réellement obtenus. Cet entretien permet de dialoguer avec l’individu, de comprendre
pourquoi les objectifs qui ont été fixés ne sont pas atteints et de mettre en place un plan
d’action qui permettra de les réduire.
La GPEC et le descriptif de poste sont des outils de gestion des carrières, car cela
permet au DRH d’avoir une vision globale de l’organisation. Il peut mettre en œuvre des
hypothèses d’évolution en fonction des modifications de la structure et des évolutions
technologiques.

2.4 Outil d’employabilité :

C’est un outil de management qui permet d’encourager le salarié. Il se sent


intégré dans l’analyse et l’appréciation de son travail. Le salarié et le responsable
hiérarchique travaillent en collaboration pour fixer des objectifs cohérents avec les
choix stratégiques de l’entreprise et permettant l’amélioration continue des
compétences et des performances de l’individu.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

Section 3 : Les conditions de succès d’une GPEC

3.1 La prise en compte des enjeux sociaux économiques :

En effet, ce sont ces enjeux économiques et sociaux qui poussent les entreprises à se
lancer dans une telle démarche. L’entreprise doit prendre en compte les modifications et les
évolutions économiques du secteur et les intégrer à sa propre politique. L’entreprise doit
adapter son organisation, sa culture et ses modes de fonctionnement aux bouleversements.
Ainsi, une entreprise passe d’une « culture de statut » à « une culture de gestion des
compétences ».

3.2 Favoriser l’implication et la communication entre dirigeants et salariés :

L’engagement de la direction et l’implication des managers et des salariés sont


indispensables pour la réussite d’un tel projet. Il est fondamental que ces trois parties
travaillent ensemble. La direction doit montrer l’intérêt qu’elle porte à une telle démarche en
l’intégrant dans l’élaboration de la stratégie d’entreprise et dans les plans d’action. Elle doit
jouer sur la transparence de l’information, sur les enjeux qui la poussent à entamer une telle
démarche. Cette étude doit faire l’objet de discussions avec les différents partenaires sociaux
pour favoriser un bon climat social.
Les responsables opérationnels doivent être eux aussi associés à cette étude, car ce
sont eux qui connaissent le mieux les hommes et les emplois. Ils détiennent des informations
utiles, sur lesquelles se construit l’analyse des postes. De plus, ils ont aussi une vision globale
de l’organisation de leur service. Ils connaissent les aptitudes et motivations de leurs salariés.
Ils auront un rôle à jouer dans l’ajustement par promotion ou par glissement.
La démarche GPEC doit s’accompagner d’une politique active de communication qui
permet de savoir où en est et où va l’entreprise dans un contexte de compétitivité. Il faut tenir
le salarié au courant de l’état d’avancement du projet.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

3.3 La pérennité du système :

L’étude et la mise en place d’une GPEC dans une entreprise demandent du temps et
des moyens, c’est pourquoi il est primordial que cette étude continue à vivre à travers le
temps. Cet outil doit évoluer et être complété au fil du temps, par exemple il pourra être mis à
jour lors des entretiens annuels d’évaluation et complété par les formations que l’individu a
suivies.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.

CONCLUSION

La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences est devenue une des
préoccupations centrales de la gestion des Ressources Humaines. En effet, l’entreprise doit
concevoir, mettre en oeuvre et suivre des politiques visant à réduire l’écart entre les besoins et
les ressources, en fonction de son plan stratégique, des évolutions et des mutations
technologiques.
La GPEC doit s’intégrer dans la stratégie de l’entreprise, trop souvent les entreprises
ont choisi cet outil comme variable d’ajustement des effectifs. Or la GPEC, ne peut se limiter
à de simple calcul quantitatif des emplois. En effet, elle doit être intégrée et construite en
fonction des différentes politiques de formation, recrutement, gestion des carrières que
l’entreprise souhaite mettre en place.
La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, un outil stratégique de management pour
l’entreprise.
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(or to related matters) and contains nothing that could fall directly
within that overall subject. (Thus, if the Document is in part a
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them.

The "Invariant Sections" are certain Secondary Sections whose titles


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section does not fit the above definition of Secondary then it is not
allowed to be designated as Invariant. The Document may contain zero
Invariant Sections. If the Document does not identify any Invariant
Sections then there are none.

The "Cover Texts" are certain short passages of text that are listed,
as Front-Cover Texts or Back-Cover Texts, in the notice that says that
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pixels) generic paint programs or (for drawings) some widely available
drawing editor, and that is suitable for input to text formatters or
for automatic translation to a variety of formats suitable for input
to text formatters. A copy made in an otherwise Transparent file
format whose markup, or absence of markup, has been arranged to thwart
or discourage subsequent modification by readers is not Transparent.
An image format is not Transparent if used for any substantial amount
of text. A copy that is not "Transparent" is called "Opaque".

Examples of suitable formats for Transparent copies include plain


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A section "Entitled XYZ" means a named subunit of the Document whose


title either is precisely XYZ or contains XYZ in parentheses following
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"Dedications", "Endorsements", or "History".) To "Preserve the Title"
of such a section when you modify the Document means that it remains a
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from that of the Document, and from those of previous versions
(which should, if there were any, be listed in the History section
of the Document). You may use the same title as a previous version
if the original publisher of that version gives permission.
B. List on the Title Page, as authors, one or more persons or entities
responsible for authorship of the modifications in the Modified
Version, together with at least five of the principal authors of the
Document (all of its principal authors, if it has fewer than five),
unless they release you from this requirement.
C. State on the Title page the name of the publisher of the
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D. Preserve all the copyright notices of the Document.
E. Add an appropriate copyright notice for your modifications
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G. Preserve in that license notice the full lists of Invariant Sections
and required Cover Texts given in the Document's license notice.
H. Include an unaltered copy of this License.
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to it an item stating at least the title, year, new authors, and
publisher of the Modified Version as given on the Title Page. If
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stating the title, year, authors, and publisher of the Document as
given on its Title Page, then add an item describing the Modified
Version as stated in the previous sentence.
J. Preserve the network location, if any, given in the Document for
public access to a Transparent copy of the Document, and likewise
the network locations given in the Document for previous versions
it was based on. These may be placed in the "History" section.
You may omit a network location for a work that was published at
least four years before the Document itself, or if the original
publisher of the version it refers to gives permission.
K. For any section Entitled "Acknowledgements" or "Dedications",
Preserve the Title of the section, and preserve in the section all
the substance and tone of each of the contributor acknowledgements
and/or dedications given therein.
L. Preserve all the Invariant Sections of the Document,
unaltered in their text and in their titles. Section numbers
or the equivalent are not considered part of the section titles.
M. Delete any section Entitled "Endorsements". Such a section
may not be included in the Modified Version.
N. Do not retitle any existing section to be Entitled "Endorsements"
or to conflict in title with any Invariant Section.
O. Preserve any Warranty Disclaimers.

If the Modified Version includes new front-matter sections or


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These titles must be distinct from any other section titles.

You may add a section Entitled "Endorsements", provided it contains


nothing but endorsements of your Modified Version by various
parties--for example, statements of peer review or that the text has
been approved by an organization as the authoritative definition of a
standard.

You may add a passage of up to five words as a Front-Cover Text, and a


passage of up to 25 words as a Back-Cover Text, to the end of the list
of Cover Texts in the Modified Version. Only one passage of
Front-Cover Text and one of Back-Cover Text may be added by (or
through arrangements made by) any one entity. If the Document already
includes a cover text for the same cover, previously added by you or
by arrangement made by the same entity you are acting on behalf of,
you may not add another; but you may replace the old one, on explicit
permission from the previous publisher that added the old one.

The author(s) and publisher(s) of the Document do not by this License


give permission to use their names for publicity for or to assert or
imply endorsement of any Modified Version.

5. COMBINING DOCUMENTS

You may combine the Document with other documents released under this
License, under the terms defined in section 4 above for modified
versions, provided that you include in the combination all of the
Invariant Sections of all of the original documents, unmodified, and
list them all as Invariant Sections of your combined work in its
license notice, and that you preserve all their Warranty Disclaimers.

The combined work need only contain one copy of this License, and
multiple identical Invariant Sections may be replaced with a single
copy. If there are multiple Invariant Sections with the same name but
different contents, make the title of each such section unique by
adding at the end of it, in parentheses, the name of the original
author or publisher of that section if known, or else a unique number.
Make the same adjustment to the section titles in the list of
Invariant Sections in the license notice of the combined work.

In the combination, you must combine any sections Entitled "History"


in the various original documents, forming one section Entitled
"History"; likewise combine any sections Entitled "Acknowledgements",
and any sections Entitled "Dedications". You must delete all sections
Entitled "Endorsements".

6. COLLECTIONS OF DOCUMENTS

You may make a collection consisting of the Document and other documents
released under this License, and replace the individual copies of this
License in the various documents with a single copy that is included in
the collection, provided that you follow the rules of this License for
verbatim copying of each of the documents in all other respects.

You may extract a single document from such a collection, and distribute
it individually under this License, provided you insert a copy of this
License into the extracted document, and follow this License in all
other respects regarding verbatim copying of that document.

7. AGGREGATION WITH INDEPENDENT WORKS

A compilation of the Document or its derivatives with other separate


and independent documents or works, in or on a volume of a storage or
distribution medium, is called an "aggregate" if the copyright
resulting from the compilation is not used to limit the legal rights
of the compilation's users beyond what the individual works permit.
When the Document is included in an aggregate, this License does not
apply to the other works in the aggregate which are not themselves
derivative works of the Document.

If the Cover Text requirement of section 3 is applicable to these


copies of the Document, then if the Document is less than one half of
the entire aggregate, the Document's Cover Texts may be placed on
covers that bracket the Document within the aggregate, or the
electronic equivalent of covers if the Document is in electronic form.
Otherwise they must appear on printed covers that bracket the whole
aggregate.

8. TRANSLATION

Translation is considered a kind of modification, so you may


distribute translations of the Document under the terms of section 4.
Replacing Invariant Sections with translations requires special
permission from their copyright holders, but you may include
translations of some or all Invariant Sections in addition to the
original versions of these Invariant Sections. You may include a
translation of this License, and all the license notices in the
Document, and any Warranty Disclaimers, provided that you also include
the original English version of this License and the original versions
of those notices and disclaimers. In case of a disagreement between
the translation and the original version of this License or a notice
or disclaimer, the original version will prevail.

If a section in the Document is Entitled "Acknowledgements",


"Dedications", or "History", the requirement (section 4) to Preserve
its Title (section 1) will typically require changing the actual
title.

9. TERMINATION

You may not copy, modify, sublicense, or distribute the Document except
as expressly provided for under this License. Any other attempt to
copy, modify, sublicense or distribute the Document is void, and will
automatically terminate your rights under this License. However,
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10. FUTURE REVISIONS OF THIS LICENSE

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differ in detail to address new problems or concerns. See
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