Vous êtes sur la page 1sur 44

Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

SOMMAIRE

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage I


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

REMERCIEMENTS

Le stage académique a pour but de nous faire découvrir le monde du travail, de mettre en
pratique nos connaissances et acquérir des expériences personnelles. Je profite dont de cette
occasion pour montrer ma gratitude et ma reconnaissance à ceux qui de près ou de loin ont
participé à ce travail. Je remercie :

 le Seigneur tout puissant qui me protège et me remplis de ses grâces tous les jours
 Mes parents, mes tantes, mes oncles : pour leur soutient financiers et morale, leur
conseils et ainsi que leur disponibilités
 Mes frères, mes sœurs : pour leur assistance, soutient morale et financier
 M. Outara Maher directeur générale de CINPHARM : qui m’a permis de réaliser ce
stage au sein de son entreprise.
 M.MOURAD : de m’avoir donné l’opportunité d’effectuer ce stage au laboratoire
dont il en est responsable
 Dr .NKO Vanessa : mon encadreur professionnel et responsable qualité pour l’accueil
chaleureux, son soutien et son aide pour la rédaction de ce rapport
 M.TABET Prosper Mérimé : pour ses conseils, son soutient
 Madame Isabelle : pour l’entretien
 Tous mes amis : pour leur soutien.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage II


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Vue d’accueil de CINPHARM.................................................................................2.

Figure 2 : Plan de localisation de CINPHARM........................................................................2.

Figure 3: Organigramme de CINPHARM................................................................................7.

Figure 4 : Les règles de l’assurance qualité............................................................................11.

Figure 5 : Circuit de traitement de l’eau à CINPHARM........................................................16.

Figure 6 :Principe de l’echange d’ion.....................................................................................18.

Figure 7 :Principe de l’osmose inverse...................................................................................19.

Figure 8 : Principe des échanges des ions électriques..........................................................21.

Figure 9 : Resultat Test des nitrates.......................................................................................32.

Figure 10: Résultats des substances oxydables.......................................................................32.

Figure 11  : Résultat des métaux lourds..................................................................................33.

Figure 12: solution de Chromate de potassium ( K2CrO4)......................................................34.

Figure 13:précipité rouge brique de chromate d'argent (Ag2CrO4)…………………………34.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage III


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Fiche signalétique de CINPHARM........................................................................3

Tableau 2 : Les différents produits de CINPHARM.................................................................4

Tableau 3 : Identification des tenues du personnel....................................................................6

Tableau 4 : critères de qualités des différents types d’eau......................................................13

Tableau 5 : Comparaison entre les différentesméthodes de production de l’eau purifiée.......20

Tableau 6 : Description des points de prélèvement de l’eau potable et l’eau purifiée............22

Tableau 7 : Résultats du résidu à l’évaporation.......................................................................31

Tableau 8 : Résultats de la concentration des chlorures..........................................................32

Tableau 9 : Résultats des AVT................................................................................................33

Tableau 10 : Résultats des germes pathogènes........................................................................33

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage IV


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

INTRODUCTION

L’industrie pharmaceutique regroupe l’ensemble des opérations de transformation


des matières premières en produits finis. Elle répond à des normes de qualités nationales et
international dans le but de garantir la qualité ,la sécurité et l’efficacité des médicaments
produits .La pharmacopée européenne insiste sur le contrôle physicochimique et
microbiologique, de chaque élément rentrant dans la fabrication du médicament que ce soit de
la matière première et les eaux de préparation et de rinçage ou du matériel .

L’eau est un élément naturel indispensable au développement de la vie et aux activités


humaines. Cependant elle peut être aussi une source de maladie raison pour laquelle elle doit
bénéficier d’une attention particulière, elle occupe un rôle central ;Elle répond à des hautes
exigences de qualité, que ce soit en tant que composant des produits ou lors des besoins de la
production. Les contrôles qualités physicochimiques et microbiologiques sont donc
essentiels pour cette dernière afin d’avoir une production conforme aux bonnes pratiques de
fabrication.

La quantité de chlore résiduel après traitement est inférieure à la norme recommandée par
l’OMS, cette situation d’insuffisance soulève des inquiétudes et nous amène à poser la
question suivante : quels sont les conséquences d’insuffisance du chlore dans l’eau potable
après traitement ? L’objectif général de notre travail est donc de faire un contrôle qualité de
l’eau à CINPHARM ;il s’agit spécifiquement de faire une analyse microbiologique et
physicochimique de l’eau, déterminer le volume d’eau de javel dans la cuve afin de ramener
la concentration du chlore à la norme.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 1


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

I.PRESENTATIONGENERALE DE LA ZONE D’ETUDE

I.1 Situation géographique

La Compagnie Industrielle Pharmaceutique (CINPHARM) est basée dans la ville de


Douala, arrondissement de Douala 5e au quartier MAKEPE à 100 m du carrefour Rhône
Poulenc. Cette firme industrielle est facilement repérable par un panneau sur lequel est inscrit
le nom de la société ainsi que son logo. A l’intérieur de l’industrie, nous sommes accueillis
par la façade illustrée ci-dessous

Figure 1 : Vue d’accueil de CINPHARM

Pour nous rendre à cinpharm nous avions le choix entre deux itineraires :

Figure 2 : Plan de localisation de CINPHARM

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 2


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

I.1.2 Adresse complète

Les informations relatives à l’industrie CINPHARM sont rassemblées dans la fiche


signalétique de l’entreprise ci-après :

Tableau 1 : Fiche signalétique de CINPHARM

Nom de l’entreprise Compagnie Industrielle Pharmaceutique

Forme juridique S.A. (Société Anonyme)


Secteur d’activité Secteur secondaire
Activité Fabrication des médicaments
Logo

Création 1989
Siege social DOUALA, Makepe, Rhône Poulenc
Chiffre d’affaire Plus de 100 000 000 F CFA
Site www .cinpharm.net
Fax +237 233 47 29 65
Téléphone +237 233 47 29 66 / +237 233 47 29 67

Boîte Postal 5650 Douala Cameroun

I.1.3 Historique

Dénommée Rhône Poulenc Santé Industrie (RPSI) cette entreprise a été créée en 1989
avec comme principal actionnaire Rhône Poulenc devenu SANOFI AVENTIS mais c’est en
1991 que la construction de l’usine a été achevée et la production des médicaments a
démarré. Elle a fonctionné jusqu’en 1996 et a été vendue à un holding d’opérateurs privés
camerounais et rebaptisée : CINPHARM et va fonctionner jusqu’en 2004. En 2006, Mr
Célestin TAWAMBA, PDG du groupe CADYST Invest décide de prendre le contrôle
majoritaire de CINPHARM, les activités reprennent en 2008 puis en 2014 elle est cédée au
groupe tunisien TERIAK. A nos jours CINPHARM est toujours sous la tutelle du groupe
TERIAK et en activité.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 3


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

 Différents dates historique de CINPHARM


- 1986 : Création de Rhône Poulenc Santé Industrie (RPSI) par la société française
Rhône Poulenc
- 1991 : RPSI devient SANOFI AVENTIS et fin de la construction de l'usine :
Révolution dans l'art de fabrication des produits pharmaceutiques
- 1996 : SANOFI AVENTIS est vendu à un holding d'opérateurs privés camerounais et
est baptisé CINPHARM (Compagnie Industrielle Pharmaceutique)
- 2002 : Changement radical sur la fabrication des médicaments
- 2004 : Dépôt de bilan de CINPHARM à cause de la technologie vieillissante et non
conforme aux normes courantes
- 2006 : Céléstin TAWAMBA, PDG du groupe CADYST Invest prend le contrôle
majoritaire de CINPHARM
- 2007 : Etude de la mise en place du nouveau CINPHARM
- 2008 : Reprise des activités à CINPHARM
- 2014 : CINPHARM est cédé au groupe tunisien TERIAK - 2019 : CINPHARM
appartient toujours au groupe tunisien TERIAK et actuellement en activité.

I.1.4 Secteur d’activité

CINPHARM s’inscrit dans le secteur secondaire, liée à la transformation de la matière


première ; cette société se donne pour mission de fabriquer les médicaments destinés à la
vente au Cameroun et dans les pays de la sous-région CEMAC.

Les produits fabriqués par CINPHARM sont consignés dans le tableau suivant :

Tableau 2 : Les différents produits de CINPHARM

FORME NOM DU PRINCIPE ACTIFS ROLE


PHARMACEUTI PRODUIT
QUE
PARA 5® Paracétamol 500 (Comprimé nu) antalgique
CINFLAM® Ibuprofène 400 (Comprimé antalgique
enrobé)
CINFLAM +® Ibu / Para 200/325 (Comprimé antalgique
nu
CINTAZOL® Métronidazole 250 (Comprimé vermifuge

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 4


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

nu)
CINFAQUIN® Quinine sulfate 300(comprime antiparasitaire
enrobe)
CINCOTRIM® Sulfaméthoxazole/trimethoprime antibiotique
Comprimés
400/80 (Comprimé nu
VERCIN® Mébendazole 100 (Comprimé vermifuge
nu)
PROLOXCIN® Ciprofloxacine 500 (Comprimé antibiotique
enrobé)
PILEPTAL® Phénobarbital 100 (Comprimé Anti
nu) convulsionnan
t
VERCIN® Mébendazole 100mg/5ml vermifuge

CARBOCYSTEI Carbocystéine 100mg/5mlA antitussif


poudres pour
NE®
suspension
CINCOTRIM® Sulfaméthoxazole/Trimethoprim antibiotique
buvable
e 200/40mg/5ml
CINAMOX® 250mg/5ml, 125mg/5ml antibiotique
PARA 5® Paracétamol 120mg/5ml antalgique
CINFLAM®
Sirops CINFERON® Fer /acide folique/vit B12 Anti anémique
CHLORURE DE
SODIUM 9%
GLUCOSE 5%
Solutions isotoniques injectables Solutés de
ET 10%
Solutés massifs remplissage
RINGER
vasculaire
LACTATE®
Gélules CINAMOX® Amoxicilline (500 mg) antibiotique

I.1.5 Le personnel

L’entreprise est dirigée par un Directeur Général Adjoint (DGA) qui est également
membre du conseil d’administration. CINPHARM emploie environ 79 personnes. Afin
d’identifier les employés des différents services, il existe plusieurs tenues de couleurs
différentes qui sont présentées dans le tableau suivant.

Tableau 3 : Identification des tenues du personnel

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 5


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Services Activités Tenue


Maintenance Assistance technique
préventive et curative Pantalon et blouse bleus ou
combinaison bleue
Laboratoire Analyses microbiologiques (salle de préparation) Blouse
blanche + pantalon bleu+
charlotte
(salle de manipulation)
Combinaison, cagoule,
surhausses à lacet bleues
Analyses Physico-chimiques Blouse blancheet charlotte
Génériques Conditionnement Pantalon et blouse à capuche
bleus
Production Combinaison et cagoule jaune
clair
Béta-lactamines Conditionnement Pantalon et blouse à capuche
verts
Production Combinaison et cagoule verts
Conditionnement Pantalon et blouse à capuche
bleus
Production Combinaison, cagoule,
surchausses à lacet blanches
LVP

I.1.6 Organigramme

La structure interne de la compagnie industrielle est hiérarchisée ainsi que

DGA

PHARMACIEN
RESPONSABLE
RESPONSABLE
VENTE ET
TECHNIQUE
MARKETING

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 6


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

SECRETARIAT RESPONSABLE RESPONSABLE RESPONSABL RESPONSABLE


DE D’ASSURANCE E DE DE
PRODUCTION QUALITE CONTROLE MAINTENANCE

RESPONSABLE DE RESPONSABLE
COMPTABILITE APPROVISIONNEMENT
ET GESTION DE STOCK

Figure 3 : Organigramme de CINPHARM

I.2 Composition de services

Les différents départements que comprend l’industrie sont :


 Le département contrôle qualité ;
 Le département d’assurance qualité ;
 Le département de production ;
 Le département technique ;
 Le département des ressources humaines ;
 Le département de comptabilité ;

I.2.1 Service de contrôle qualité

Ce service est représenté par deux laboratoires de contrôle qualités équipés aux normes
21CFR/2.

 Laboratoire microbiologique

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 7


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Le laboratoire de microbiologie, est mis en place pour le dénombrement des


aérobies viables totaux et la recherche des pathogènes des matières premières, l’eau, le
matériel, de personnel et le milieu de travail, pour voir si cela satisfait aux exigences des
normes microbiologiques.

 Laboratoire physico-chimique

Le laboratoire physico-chimique est mis en place pour examiner les propriétés


physicochimiques des matières premières (eau, excipients, principe actif) et aussi du produit
fini à savoir : pH, conductivité, résistivité, température, friabilité,
désintégration,dosage,humidité,etc. Il est subdivisé en 2 salles : un laboratoire équipé d’un
bureau et d’une laverie et une salle de machines.

I.2.2 Service de production

CINPHARM dispose de trois unités de productions dans lesquelles sont fabriqués les
différents types de médicaments à savoir :

 Une unité de formulation générale (les génériques) ;


 Une unité de fabrication des solutés massifs (injectables ou Large Volume Parentéral)
couramment appelés en entreprise LVP ;
 Une unité de fabrication des antibiotiques (béta-lactamines)

I.2.3 Service technique

Ce service est représenté par la maintenance qui veille au bon fonctionnement des
« machines de process » et des utilités comme présenté ci-dessous. Les utilités désignent tout
ce qui contribuent au fonctionnement des « machines de process » et sans lesquels l’entreprise
n’est en activité. Le service des utilités s’assure de la distribution de l’air, de l’eau, de la
vapeur au sein de l’usine. Il veille également à ce que la demande au niveau de la production
soit satisfaite.)

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 8


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

II.REVUE DE LITTERATURE

II.1 La qualité au sein de l’industrie pharmaceutique

II.1.1 Définition

La qualité est un élément incontournable dans l’industrie pharmaceutique .L’industrie


doit mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour garantir la qualité des matières
premières, du produit fini et les améliorer de façon continue.

Le chapitre premier des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) ou des « current Good
Manufacturing Practises » (cGMP) définit la gestion de la qualité comme étant la production
de médicaments « n’exposant les patients à aucun risque lié à des carences en matière de
sécurité, de qualité ou d’efficacité » (Bonnes Pratiques de Fabrication 2011/8bis Ch1.
Principe. 2011). L’assurance de la qualité doit couvrir tout ce qui peut impacter directement
ou indirectement la qualité finale du produit fini. De plus, une politique de qualité
performante garantit que les médicaments sont produits conformément à l’autorisation de
mise sur le marché et aux bonnes pratiques de fabrication pour satisfaire aux exigences.

II.1.2 L’assurance qualité et le contrôle qualité

D’ après la norme ISO 8402-94 l’’assurance qualité est définie comme « l’ensemble des
actions préétablies et systématique nécessaires pour donner la confiance appropriée en ce
qu’un produit ou service satisfera aux exigences données relatives à la qualité » ; elle englobe
la totalité des activités de l’entreprise afin de prévoir, de mettre en œuvre et d’améliorer les
conditions de production et la qualité du produit. En d’autres termes, il s’agit des actions
effectuées pour que le produit pharmaceutique soit de la qualité prévue dans le futur. De plus
l’Assurance qualité vise à rechercher des anomalies éventuelles de production ;Son action est
complémentaire au contrôle qualité qui procède à l’échantillonnage et aux contrôles
analytiques. Le contrôle qualité juge à réception de la conformité des matières premières, des
articles de conditionnement ainsi que des produits finis. L’assurance qualité a donc un rôle
majeur, en mettant en œuvre la politique qualité à tous les niveaux de la production
pharmaceutique jusqu’à la libération des produits finis.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 9


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Les différentes règles importantes de l’assurance qualité, sont basés sur le déroulement de la
roue de Deming ou roue PDCA (elle permet de montrer comment appliquer les principes de
la démarche de l’assurance qualité au processus projet)

Figure 4: Les règles de l’assurance qualité

II.1.3 Les textes de référence

L’industrie pharmaceutique utilise des référentiels réglementaires définis par des textes
de loi et des référentiels non opposables qui définissent des recommandations.

II.1.3.1 Les référentiels réglementaires

II .1.3.1.1 Les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF)

Les BPF constituent un ensemble de règles utilisées lors de la fabrication du médicament


pour en garantir la sureté, la bonne identification et la pureté. Autrement dit, elles représentent
l’ensemble des mesures pour assurer que les médicaments sont conformes et sont de qualité
requise pour l’usage auquel ils sont destinés (Bonnes Pratiques de Fabrication 2011/8bis Ch1.
Principe. 2011). Elles sont établies par les autorités de la tutelle telles que l’Agence Nationale
de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) lors d’inspections ou lors de

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 10


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

demandes d’autorisation de fabrication (agrément de « l’établissement pharmaceutique »).


(ANSM. Bonnes Pratiques de Fabrication 2011/8bis LD15.)

II.1.3.1.2 La pharmacopée

La pharmacopée est une norme pharmaceutique qui uniformise la composition


qualitative et quantitative des médicaments grâce à un recueil de monographies.

La pharmacopée européenne est élaborée par la Commission Européenne de


Pharmacopée composée de délégations nationales sous l’égide de la Direction Européenne de
la Qualité du Médicament (DEQM). La première version de la pharmacopée européenne a vu
le jour en 1964 et a permis de standardiser la qualité des produits pharmaceutiques au niveau
communautaire.

II. 1.3.2 Les référentiels non opposables

II.1.3.2.1 Les normes

Des normes éditées par des organismes officiels peuvent faire référence à plusieurs niveaux :

 National : les normes éditées par l’Association Française de Normalisation


(AFNOR).
 Communautaire : les normes issues du Comité Européen de Normalisation (CEN)
 International : les normes ISO (International Organization for Standardization)
définissent un référentiel international visant à uniformiser les pratiques industrielles
pour répondre à un standard de qualité.

Exemples des normes internationales utilisées dans l’industrie pharmaceutique

ISO 11238 : description des substances

ISO 11239 : formes des doses pharmaceutiques, unités de présentation, voies


d’administration

ISO 15372 : spécifiques aux emballages primaires pour médicament

II.2 Généralités sur l’eau pharmaceutique

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 11


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

L’eau est l’utilité la plus consommée dans l’industrie pharmaceutique. Elle est utilisée
en tant qu’excipient, pour reconstituer un médicament, lors des étapes de synthèse d’un
principe actif ou de la formulation d’un produit fini, comme l’élément principal ou comme
solvant dans le nettoyage des contenants, des équipements ou des conditionnements primaires.
( Quality of Water for Pharmaceutical use, CPMP/QWP/158/01, mai 2002 ) L’eau intervient
également dans la stérilisation des équipements et la sanitisation des systèmes (stérilisation à
la vapeur ou sanitisation à l’eau surchauffée). Elle entre donc en contact direct ou indirect
avec le produit qui sera administré au patient et c’est à ce titre que le législateur a imposé un
cadre réglementaire. D’une part, les Bonnes pratiques de fabrication européennes (BPF)
exposent les préceptes à appliquer dans l’exploitation, la maintenance et le suivi des systèmes
d’eaux à usage pharmaceutique et impose la sou- mission de ces systèmes au processus de
qualification. D’autre part, les pharmacopées décrivent les qualités physico-chimiques et
microbiologiques requises pour chacune des eaux « monographiées », les méthodes d’analyse
pour accepter leur conformité et leur(s) mode(s) de génération. La Pharmacopée américaine
(USP) et la Pharmacopée japonaise (JP) sont avec la Pharmacopée européenne (PE) les trois
référentiels intégrés dans le système d’harmonisation internationale des normes.

II.3 Les eaux inscrites à la pharmacopée européenne

II.3. 1 Eau purifiée (EP)

C’est l'unité la plus utilisée dans le domaine pharmaceutique, elle est destinée à la
préparation de médicaments autres que ceux qui doivent être stériles et exempts de pyrogènes,
sauf exception justifiée et autorisée. La qualité d'une eau purifiée est fonction de sa
conductivité électrique. Ainsi, en fonction de la pharmacopée en vigueur dans le pays où l'on
se trouve, on pourrait qualifier une eau de « purifiée ». Par exemple, selon la pharmacopée
américaine, la conductivité d'une eau purifiée vaut au plus 1,3 μS/cm à 25 °C. Mais selon la
pharmacopée Européenne elle peut arriver jusqu'à 4,3 μS/cm à 25°C. (Pharmacopée
Européenne, Monographie "Eau purifiée" 01/2009 :0008).

II.3.2  Eau hautement purifiée (EHP)

L'eau hautement purifiée (aqua valde purificata) est destinée à être utilisée dans la
préparation de médicaments lorsqu'une eau de qualité biologique élevée est nécessaire, sauf

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 12


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

dans le cas où l'emploi d'eau pour préparations injectables est requis. Obtenue par des
procédés appropriés à partir d’une eau destinée à la consommation humaine. Les procédés de
production de cette eau comportent, un système d’osmose inverse à double passage, combinée
à d’autres techniques appropriées telle l’ultrafiltration et la dés ionisation. (Pharmacopée
européenne, Monographie "Eau hautement purifiée" 01/2009 :1927)

II.3.3 Eau pour préparation des injectables

C’est une eau qui répond à deux qualificatifs, l’eau pour préparations injectables en
vrac et l’eau stérilisée pour préparations injectables destinée à être répartie dans des récipients
appropriés. La pharmacopée européenne impose que l’eau pour préparations injectables doit
être produite par un procédé de distillation. Cependant, la monographie de « l’eau hautement
purifiée » et les exigences de qualité de l’eau hautement purifiée sont identiques à l’EPPI.
L’EPPI est destinée à la préparation de médicaments pour administration parentérale à
véhicules aqueux (EPPI en vrac), soit à la dissolution ou la dilution de substances (eau
stérilisée pour préparations injectables). Elle est produite à partir d'eau potable ou d'eau
purifiée. La méthode prescrite par la pharmacopée européenne est la distillation ; dont, elle
doit être conforme aux valeurs limites pour les taux de particules visibles et non visibles.
L'eau PPI ne doit pas contenir d’additif. (Pharmacopée européenne, Monographie "Eau pour

Tableau 4 : critères de qualités des différents types d’eau

paramètres origine EP EHP EPPI


origine PE /USP Eau potable Eau potable Eau purifiée
couleur PE Limpide et Limpide et Limpide et
incolore incolore incolore
odeur PE inodore inodore inodore
gout PE insipide insipide insipide
Conductivité à PE 4, 3 1,1 1,1
20°C en uS .cm-1
Conductivité à USP 1,3 1,3
25°C en uS .cm-1
COT PE /USP 500ppb 500ppb 500ppb
Nitrate PE 0,2ppm 0,2ppm 0,2ppm
Métaux lourds PE 0,1 0,1 0,1

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 13


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

GAT PE/USP 100UFC/ml 10UFC/100ml 10UFC /100ml

II.3.4 les eaux produites à CINPHARM


 Eau potable
 Eau purifiée
 Eau pour préparations injectables

II.4 Fonctionnement du système de traitement de l’eau à CINPHARM


Tout part de l’eau de forage qui est aspirée par une pompe renvoyé dans la cuve souterraine
ayant une contenance de 81000ml ,étant stocké dans la cuve elle est aspirée par les pompes et
déversée dans le grand filtre à sable ou elle est traitée, à la sortie du filtre, une partie d’eau
potable est stocké dans la cuve d’eau potable et une autre partie est transféré dans le petit
filtre à sable ou elle est adoucit et transférer dans la cuve d’eau adoucie .cette eau adoucie
qui est ensuite aspiré par les pompes , subit une ultrafiltration et va se stocker dans la cuve
d’eau ultra filtré ,une autre pompe aspire l’ eau ultra filtré et la déverse dans le filtre à
cartouche (qui permet de ramener la valeur normale du chlore dans l’eau),ensuite elle subir
une osmose inverse, une électrodes dés ionisateur ,enfin passera à la lame U.V ( qui a pour
rôle de stériliser l’eau en détruisant les bactéries nocives).Apres tous ces processus on a de
l’eau purifiée qui va se stocker dans la cuve d’eau purifiée ,la distillation de cette eau permet
d’obtenir l’eau pour préparations injectables .

Cuve de stockage Cuve de boisson


Forage Pompe Filtre stockage eau
souterraine cap : 81000L
à sable potable cap : toilettes
Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 14 3000L
Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Nettoyage
Solution d’hypochlorite de sodium salles en
générique

Cuve de
Chaudière Cuve de préparation de la
Adoucisseur
stockage eau saumure cap :
Tours de refroidissement
adoucie 300L
cap :10000L
Ultrafiltration

Cuve de stockage Osmose


eau ultrafiltrée Filtre à cartouche inverse
cap :1000L

Pompe Soude Pompe Electro desionisation


doseuse caustique doseuse
solution solution
MBSS anticalcaire Cuve de
stockage eau
Echangeur Lampe UV Pompe purifiéee Lampe UV
thermique cap :5000L

5 Distillateurs Cuve de stockage EPPI


cap :1000L/hr (80-85°C) cap : 5000L
Utilisation en
production

Figure 5: Circuit de traitement de l’eau à CINPHARM

II .4 .1 Les différentes méthodes de production de l’eau purifiée à CINPHARM

La pureté de l'eau est d'une importance cruciale pour les industries pharmaceutiques et
biochimiques. Les particules suspendues ou dissoutes, les composants organiques, les
impuretés et autres contaminants interdisent l'utilisation de l'eau du robinet dans les
applications de laboratoire et de recherche scientifique. Les paramètres tels que résistivité, la
conductivité, le sujet de la taille des particules et la concentration des micro-organismes sont
utilisés pour classifier la qualité de l'eau et par la même, spécifier les utilisations prévues pour
cette eau. (Pharmacopée Européenne, Monographie "Eau purifiée" 01/2009 :0008)

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 15


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

L’eau purifiée provient du réseau d’eau potable. La qualité de l’eau potable n’est pas
suffisante pour les utilisations courantes telles que les activités de process ou de nettoyage.
Les critères de potabilité n’atteignent pas les exigences définies par la pharmacopée
européenne. Le niveau de qualité exigée par l’utilisateur, oriente principalement les choix
technologiques. Les coûts de maintenances (préventive et curative), de contrôles et le
dimensionnement des installations sont également considérés. (Dubreuil, Aurélie. Dossier
"Eau pharmaceutique une matière première clé". Industrie Pharma. 07/08 2013, 73)

Le stockage et la distribution de l'eau purifiée obéissent à des exigences de qualité


rigoureuses. Les moyens mis en œuvre doivent maintenir la qualité de l'eau produite au cours
du temps et jusqu’aux points de distributions. Ces systèmes sont conçus autour de réseaux «
bouclés » associés à des pompes pour faire circuler l’eau rapidement entre la cuve de stockage
et le réseau de distribution. La qualité et la rugosité des matériaux doivent être homogènes sur
l’ensemble du réseau ou de la boucle. Ces systèmes sont conçus pour produire, stocker et
distribuer des eaux pharmaceutiques en accord avec les exigences physico-chimiques et
bactériologiques définies par la pharmacopée. (Yann boudier. universite toulouse iii
PaulSabatier faculté des sciences pharmaceutiques. thèse pour le diplôme d'état de docteur en
pharmacie. Qualification d’un système de production et de distribution d’eau pour
préparations injectables 28 mars 2014)

II.4.1 .1 adoucissement /échange d’ion

Traitement physico-chimique dont l’objectif est de limiter l’entartrage des


canalisations et des équipements de distribution de l’eau (dépôt de CaCO3, MgCO3). L’eau
est traitée par un adoucisseur qui comporte une résine échangeuse de cations divalents.

 Principe :

Le principe d’un adoucisseur est de faire passer de l’eau dure sur un lit de résine
cationique, préalablement chargées de sodium (Na+) qui échange les ions calcium (Ca2+) et
magnésium(Mg2+) responsables de la dureté de l’eau contre les ions sodium (Na +) ; Cette
résine se sature progressivement en fonction de la consommation d’eau et perd son
efficacité .Il est donc très important de régénérer les membranes de résine afin d’éviter leur
dégradation .Cette régénération se fait à l’aide du sel non Ionisé situé dans la saumure ;les

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 16


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

ions Na+ se fixent à nouveau sur la résine tandis que les ions Ca 2+ et Mg2+sont évacués sous
forme de CaCl2 et MgCl2.

Les adoucisseurs nécessitent un entretien soigneux et régulier par régénération


chimique, désinfection ou par détassage (desserrage) et changement de résines (Dr. Farshid
Sadeghipour, cours 2éme année master en pharmacie, introduction à la formulation
pharmaceutique. Eau pour l’usage pharmaceutique. Ecole de pharmacie Genéve – Lausanne
EGPL)

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 17


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Figure 6:Principe de l’échange d’ion

II.4.1.2 L’osmose inverse

Procédé physicochimique et antimicrobien utilisé pour déminéraliser l’eau potable qui


permet de produire d’une part une eau pure sans minéraux et d’autre part une eau saline à
évacuer

 Principe

Il est réalisé par passage de l’eau à traiter sur une membrane semi perméable qui assure la
rétention de la majorité des composés présents dans l’eau. Il consiste à appliquer une pression
supérieure à la pression osmotique sur la solution à filtrer (riche en molécules dissoutes) pour
obtenir de l’eau pure. Cette technique permet de filtrer les molécules dissoutes de petite taille,
les sels dissous ou les ions métalliques. En appliquant une pression "P" sur la partie "B"
contenant les matières dissoutes, les molécules d'eau diffusent vers l'eau purifiée de la partie
"A", donc la concentration de matières dissoutes dans l'eau de l'autre côté de la membrane
(partie "B") s'accroît

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 18


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Figure 7:Principe de l’osmose inverse

II.4.1.3 Ultrafiltration

C’est une technique de filtration sous pression qui permet de séparer les molécules en
fonction de leur taille à l’aide d’une membrane perméable très sélective.

 Principe

Il consiste à faire passer l’eau à travers une membrane microporeuse, qui retient les
particules présentes en suspension dans l’eau.

II .4.1.4 Electrodesionisation
 Principe

Une cheminée EDI à la structure basique d'une chambre de dés ionisation. La chambre
contient une résine échangeuse d'ions, placée entre une membrane d'échange cationique et une
membrane d'échange anionique. Seuls les ions peuvent passer à travers cette membrane, l'eau
est bloquée. Lorsque le liquide entre dans le compartiment de dilution rempli de résine,
plusieurs procédés sont mis en marche. Les ions forts sont enlevés du courant d'alimentation

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 19


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

par les couches de résine. Sous l'influence d'un courant continu fort, un champ électrique est
appliqué à travers les composants. Les ions chargés sont retirés de la résine et envoyés ver les
électrodes respectives et de charges opposées. Dans cette voie, les espèces fortement chargées
sont continuellement éliminées et transférées dans les compartiments adjacents. Comme les
ions vont à travers la membrane, ils peuvent passer par la chambre de concentration mais ils
ne peuvent atteindre l'électrode. Ils sont bloqués par la membrane contiguë contenant une
résine de même charge .Autrement dit de l’eau à purifiée passe par des résines échangeurs de
cations puis par des échangeurs d’anions. Les ions de l’eau sont traités et échangés avec des
ions H+ et OH- ces derniers vont se combiner pour former les nouvelles molécules. Le
passage sur ces deux résines constitue la bi permutation. Elle donne une eau parfaitement
déminéralisée.(http://www.lenntech.fr/bibliotheque/edi/chaudiere/edi.htm#ixzz4QkSfIf10)

 Échangeurs de cations : la réaction d'échange de cations se déroule comme suit

2 R'H + Ca++ →R2Ca + 2 H+

R'H + Na+ → R'Na + H+

2 R’H + Ca(HCO3)2 → R’2Ca + 2H2CO3

La régénération chimique de la résine se fait avec de l’eau acidulée (H2SO4 ou HCl à 1%).

 Echangeurs d’anions : la réaction d'échange d’anions se déroule comme suit :

R''OH + Cl–→ R"Cl + OH-


2 R''OH + SO4-2 → R''2SO4 + 2 OH-
2 R''OH + H2SO4 → R''2SO4 + 2 H2O

Dans ce cas la régénération de l’échangeur se fait avec une solution alcaline de


Na2CO3 ou de NaOH

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 20


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Figure 8: principe des échanges des ions électriques

Tableau 5: Comparaison entre les différentes méthodes de production de l’eau purifiée

paramètres Echangeur Osmose ultrafiltration Electrodésionisation


d’ions inverse
Sels minéraux +++ ++ 0 0
Molécules + ++ ++ 0
organiques
Colloïdes 0 +++ +++ 0
Particules non 0 +++ +++ +++
dissoutes
microorganismes 0 +++ +++ 0
pyrogènes 0 +++ +++ +++

(0) : pas d’élimination, (+) : élimination faible, (++) : élimination importante, (+++) :
élimination totale ou presque totale.

* Pyrogènes : signifie qui « élève la température », « donne de la fièvre » qui accompagnant


un processus inflammatoire (produites par les microorganismes).

* Colloïdes : est la suspension d'une ou plusieurs substances, dispersées régulièrement dans


une autre substance, formant un système à deux phases séparées

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 21


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

II.5 Moyens de traitement de l’eau purifiée à CINPHARM

II.5.1 Traitement par les rayons ultraviolets (UV)

La lumière ultraviolette (UV) est une forme de lumière invisible pour l’œil humain. La
lumière UV inactive rapidement et efficacement les microorganismes par un processus
physique. Lorsque les bactéries, les virus et les protozoaires sont exposés aux longueurs
d’onde germicides de la lumière UV, ils deviennent incapables de se reproduire et perdent
leur pouvoir d’infection.

II.5 .2 Traitement par l’échange thermique

Il existe plusieurs méthodes de transfert de chaleur. Celle utilisé à CINPHARM est la


convection. L’échangeur thermique contient deux résines : l’une pour la vapeur d’eau et
l’autre pour l’eau purifiée. Le principe est basé sur l’entrée de la vapeur d’eau (provenant de
la chaudière) dans l’échangeur thermique qui va chauffer légèrement l’eau purifiée à une
température inférieur à 37°C .à la fin du processus il y’a formation des condensats qui sont
éliminés à travers les vannes.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 22


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

III.MATERIEL ET METHODE

III.1 Sites de prélèvement de l’eau

Le prélèvement de l’eau a été effectué au niveau de cinq points.

Tableau 6: Description des points de prélèvement de l’eau potable et l’eau purifiée

Type d’eau Point de prélèvement Description


J102 Entrée filtre à multicouches
Eau potable
J103 Sortie du filtre à multicouches
J141 Retour de l’eau
Eau purifiée J107 Entrée du filtre à cartouche
J113 Apres UV

III .1.1 Méthode de prélèvement

L'étape d'échantillonnage influence directement la qualité des résultats


analytiques obtenus. Des précautions élémentaires doivent être prises pour obtenir un
échantillon représentatif afin de minimiser les risques associés à la contamination de
l’échantillon par le préleveur. Les échantillons peuvent être contaminés par un manque de
soins dans l'application des techniques d'échantillonnage. Ainsi, il incombe au préleveur de
s’assurer de la qualité du prélèvement.

III .1.2 Prélèvement pour analyse physicochimique

 Mode de prélèvement
Une fois sur le site on a Porté les gants, puis ouvrir minutieusement les flacons
de 1000ml et recueillir de l’eau. Par la suite, nous avons fermé les flacons et amener
au laboratoire pour analyse.

III.1.3 Prélèvement pour analyse microbiologique

 Préparation des flacons

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 23


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

On a Préparé une solution de thiosulfate de sodium 30mg /ml et introduire 0,1ml


de cette solution dans les flacons de 250ml pour neutraliser le chlore jusqu’à 5mg/ml,
ensuite nous avons fermé les flacons et les envelopper d’une feuille d’aluminium, enfin
stériliser à 121°C pendant 20min.

 Mode de prélèvement

Une heure après le démarrage du système de traitement de l’eau Nous avons


premièrement étiqueté les flacons en mentionnant la date ,le point, et le visa de prélèvement
ensuite, nous avons lavé soigneusement les mains et désinfecter avec une solution d’alcool
isopropylique à 70°C puis on a Porté une paire de gants et un masque à proximité du point
de prélèvement ;deuxièmement, nous avons Pulvérisé le point de prélèvement à l’aide de
l’alcool isopropylique et ouvrir entièrement le robinet et laisser couler pour nettoyer la ligne,
troisièmement nous avons ajusté le débit d’écoulement de l’eau et ouvrir minutieusement le
flacon tout en évitant de contaminer la tête du flacon et Remplir immédiatement les flacons et
les fermer directement. Puis transporter (dans un sac auto lavable stérile) au laboratoire pour
faire les analyses.

III.2 Analyses

III.2.1 Analyses physicochimique

L’analyse physico-chimique de l’eau permet d’estimer le risque dû à des


substances physico-chimique (sels minéraux, métaux lourd, sulfate, nitrates  etc.) qui peuvent
conduire à des graves problèmes de santé.(Maladie de parkinson,hypertension, cancer)

III.2.1.1 Essais :
- Potentiel d’hydrogène

Le contrôle du potentiel d’Hydrogène (pH) assure une bonne clarification et


désinfection au cours des traitements des eaux

 Méthode

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 24


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

On a calibré l’appareil avec les solutions tampon de ph (4,01  ; 7,01 ; 10,01)puis,


Remplir un bécher de 100 ml avec l’échantillon d’eau à analyser en plongeant l’électrode et
en éliminant les bulles d’air puis on a lu la valeur du ph sur le ph mètre.

- Nitrates
 Méthode

Dans un tube à essai placé dans de l’eau glacée, on a introduit 5 ml d’eau


purifiée et ajouter 0,4 ml d’une solution de chlorure de potassium R à 100 g/l, 0,1 ml de
solution de diphénylamine R puis, goutte à goutte et en agitant, on a introduit 5 ml d’acide
sulfurique et Placer le tube dans un bain-marie à 50 °C. Le témoin a été préparé
simultanément et dans les mêmes conditions, en plus des solutions qu’on a introduit dans ce
dernier, nous avons ajouté un mélange de 4,5 ml d’eau exempte de nitrate R et de 0,5 ml de
solution à 2 ppm de nitrate (NO3) R. Si, après 15 min, il apparaît une coloration bleue, elle
n’est pas plus intense que celle d’un témoin (pharmacopéeeuropéenne 6.0 .01 /2008 :131096)

- Résidus à l’évaporation

C’est un paramètre qui permet d’obtenir la masse totale des sels minéraux
présent dans l’eau.

 Méthode

Nous avons Evaporé au bain marie à siccité 100ml d’eau purifiée et dessécher à l’étuve à 100
à 105°C  pendant une heure, puis on aplacé le bécher dans un dessiccateur pendant 10 min
pourprendre la température ambiante).La masse du résidu n’excède pas 1mg (0,001%).
(Pharmacopéeeuropéenne 6.0 .01 /2008 :131096).La formule permettant d’obtenir la masse du
résidu est la suivante :

Masse du résidu = B-A

A : masse de l’erlenmeyer vide

B : masse de l’erlenmeyer + résidus

- métaux lourds (plomb)

Selon les monographies des pharmacopées européennes et américaine (Ph. Eur.,


USP), pour la sécurité des patients, il ne faut pas que les métaux lourds dans les produits

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 25


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

pharmaceutiques finis et les matières premières dépassent des valeurs limites données et ils
doivent donc être analysés. Les métaux lourds peuvent être mêlés au produit via des
catalyseurs, des agents de synthèse ou par le processus de fabrication en lui-même.

 Méthode

Trois solutions ont été préparées : solution essais, solution témoin et


solution à blanc à partir d’une solution concentrée. Pour La préparation de cette dernière
nous avons chauffé au bain marie 150ml d'eau à analyser, jusqu’à réduction du volume à 15
ml.

La solution d'essai, ne contient que 12 ml de la solution concentrée.

La solution témoin, est constituée de 2 ml de la solution concentrée, 10 ml de la solution 1


ppm de Pb

La solution à blanc, renferme 2 ml de la solution concentrée, 10 ml d'eau distillée.

A chaque solution, nous avons ajouté 2 ml du tampon pH 3.5 et 1.2 ml de réactif


au thioacétamide puis on a mélangé immédiatement et examiner les solutions après 2min.

L’essai n’est valable que si la solution témoin montre une légère coloration brune
comparée à la solution à blanc. La substance à examiner est conforme à l’essai si la coloration
brune éventuelle de la solution à examiner n’est pas plus intense que celle de la solution
témoin.(Pharmacopéeeuropéenne 6.0 .01 /2008 :131096)

- Dosage des chlorures

Les titrages par précipitation, basé sur la formation de composés de


solubilité limitée, constituent une des plus anciennes techniques analytiques (milieu XIXe
siècle). Les halogénures Cl-, Br-, I-, excepté les fluorures, les cyanures CN-, les thiocyanates
SCN- et quelques acides organiques forment des composés insolubles avec les ions Ag+. Ces
composés pourront donc être dosés dans une solution par formation d’unprécipité avec l’ion
argent. Les méthodes de titrages basées sur le nitrate d’argent sont parfois appelées méthodes
argent métriques.(Université de Genève. Pharmacie 1ere année 2003-2004 Travaux pratiques
de chimie analytique, Argentimétrie Dosage des chlorures) La méthode utilisée est celle de
MOHR.

 Principe de la méthode de Mohr :

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 26


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Les chlorures sont dosés en milieu neutre par une solution titrée de nitrate d’argent en
présence de chromate de potassium comme un indicateur coloré. La fin de la réaction est
indiquée par l’apparition de la teinte rouge caractéristique du chromate d’argent.

La méthode de Mohr est un dosage direct, on précipite les ions chlorures par une solution de
nitrate d’argent. Les ions chlorure précipitent sous forme d’un précipité blanc de chlorure
d’argent

Ag+ + Cl- AgCl

A l’équivalence, les ions chromate se combinent avec les ions d’argent pour former le
chromate d’argent, de couleur rouge et de faible solubilité

2Ag+ + CrO42- Ag2CrO4

 Méthode

Pour préparer la solution de nitrate d'argent (AgNO3) 0,025 M, on a pesé


2,213 g d'AgNO3 et versée dans 500 ml d'eau purifiée. Par la suite nous avons introduit 100
ml d'eau à analyser dans un erlenmeyer de 250 ml avec deux à trois gouttes d’acide nitrique
pur puis une pincée de carbonate de calcium pur et trois gouttes de solution KCrO4 à
10%.Enfin nous avons titré avec La solution de nitrate d'argent ( au moyen d’une burette
graduée) jusqu'à apparition d'une teinte rougeâtre. "VE" est le volume en millilitres de nitrate
d'argent titré. (F. MOHR. Neue massanalytishe Bestimmung des chlors in Verbindungen,
Année 1856, 97, 355-358). La formule permettant d’obtenir la concentration du chlore
résiduel est la suivante :

[Cl-] en mg/l = VE * 10* 3,55

Pour connaitre le volume d’eau de javel à ajouter pour atteindre la


concentration souhaitée, il faut connaitre son degré chlorométrique qui doit figurer sur la
bouteille.Undegré chlorométrique correspond à 3,17g/l connaissant la connaissant la
concentration du chlore actif à utiliser, la formule suivante nous permet d’obtenir le volume
d’eau de javel à ajouter

Vj= C* V / (X* 3,17)

Vj : volume d’eau de javel

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 27


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

C : concentration du chlore actif

V : volume d’eau à traiter

X : degré chlorométrique

Selon l’OMS la concentration du chlore libre de l’eau traitée doit être de 0,2 à 0,5mg/l (E18-
le traitement de l’eau par chloration par FLICOTEAUX,le 05/12/2018)

- substances oxydables

 Méthode

100 ml d’eau purifiée ont été mélangés avec 10 ml d’acide sulfurique dilué
R (H2SO4) et 0.1 ml de permanganate de potassium 0.1M (KMnO4). Le mélange est chauffé
à ébullition pendant 5min. La solution reste légèrement rose. (Pharmacopée européenne 6.0 .
01 /2008 :131096)

III .2.2 analyse microbiologique

Elle permet d’apprécier les risques dus à des microorganismes (pathogènes


ou non pathogènes), susceptibles de se retrouver dans l’eau.

III.2.2 .1 Dénombrement des AVT

Ces germes représentent la flore microbienne globale capable de pousser en


présence d’oxygène à une température de 25 -30°C ce sont principalement des bactéries, mais
certains champignons sont également capables de se développer. Ce sont des indicateurs
sanitaires qui permettent d’évaluer le nombre UFC (Unité Formant Colonies) présents dans
l’eau. Plus l’eau contient de la matière organique, plus le nombre des AVT sera élevée et par
conséquent la qualité de l’eau sera mis en doute selon sa pureté, tout ceci impactera sur l’état
sanitaire du consommateur. La formule permettant d’avoir le nombre d’AVT dans l’eau est la
suivante :

AVT (en UFC/ml) = BT + CT

BT : Bactéries Totales

CT : Champignons Totaux


Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 28
Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

La méthode utilisée pour ce dénombrement est celle par boites de pétrie


(dénombrement sur milieu solide). Cette méthode est simple à réaliser, mais elle présente un
inconvénient qui est les multitudes des boites à gérer.

Méthode par boites de pétrie (dénombrement sur milieu solide)

Nous avons Prélevé 1ml d’eau dans chaque flacon et introduire dans 20 boites
de pétri ; dans 10 boites nous avons ajouté environ 20ml d agar de trypticase soja agar en
surfusion et dans les 10autres boites 20ml de sabouraud dextrose agar en surfusion. Puis on
a Homogénéisé et laissé solidifier, ensuite nous avons Incubé à 30-35°C pendant 5 jours pour
le Trypticase soja Agar pour avoir le nombre de bactéries totales et à 20-25°C pendant 5jours
pour le Sabouraud dextrose Agar pour avoir le nombre de champignons totaux.

NB : A l’aide d’un marqueur nous avons écrire le nom du milieu de culture, le numéro du
point de prélèvement et le temps d’incubation.

III.2.2.2 Recherche des pathogènes

La recherche des germes pathogènes permet d’évaluer la qualité de l’eau. Ils sont
responsable de nombreuses maladies raison pour laquelle la pharmacopée européenne à
énumérer les germes qui peuvent impacter la qualité de l’eau et la santé du consommateur ce
sont notamment : les entérobactéries,Pseudomonas aeruginosa et staphylococcus aureus

Pseudomonas aeruginosa, est une bactérie gram négative du genre Pseudomonas. Germe
ubiquitaire, vivant dans les sols et en milieu humide (nuages, robinets, bouchons), très
résistant à de nombreux antiseptiques (résistance aux antibiotiques), fréquent au milieu
hospitalier. Elle peut survivre dans de l'eau distillée ou salée, voire se développer dans
certaines solutions antiseptiques ou antibiotiques. Elle fait partie des germes couramment
recherchés lorsque l'on procède à une analyse microbiologique d'un échantillon d'eau. Les
formes de pathologie qu'elle engendre sont diverses : infection de l'œil, des plaies (surtout
brûlures et plaies opératoires), des urines (surtout après sondages), gastro-intestinales et des
poumons (par exemple après bronchoscopie), des méningites d'inoculation, des septicémies
comme stade terminal d'infections graves ou complication chez des malades soumis à un
traitement immunodépresseur, des leucémiques, etc. Elle induit facilement des infections
systémiques chez les immunodéprimés (par une chimiothérapie ou par le sida) et chez les
victimes de brûlures et de fibrose kystique (mucoviscidose).(Cryz. S, L. Pitt, E. Furer, et R.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 29


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Germanier, 1984, Role of lipopolysaccharide in virulence of Pseudomonas aeruginosa. Infect.


Immun. 44 :508-513)

Staphylococcus aureus est une bactérie Gram+ capable de survivre dans l’eau, elle engendre
ou provoque des maladies diverses tels que la septicémie, panaris etc.

Les entérobactéries (E .Coli, Salmonella) sont des bactéries Gram -aérobies-anaérobies


facultatifs capable de survivre dans l’eau responsables de certaines maladies telles que les
méningites, fièvre typhoïdes.

 Méthode

Pour la recherche de ces pathogènes dans l’eau nous avons préparé les milieux de
culture spécifique à chaque microorganisme, Introduire ces milieux dans les boites de pétri et
incuber pendant 24h à 35-37°C.par la suite nous avons mis 100ml d’eau dans 100ml de
bouillon tryptone soya broth double force préalablement préparé et incuber pendant 48h à une
température de 35 37°C.

Pour la détection d’E.Coli on a pris quelque goutte du bouillon, faire des stries sur
les milieux marc conkey agar et incuber pendant 48H à 35 -37°C

Pour la détection de pseudomonas aeruginosaon a pris quelque goutte du bouillon,


faire des stries sur le milieu cetrimide et incuber pendant 24h à 35- 37°C

Pour la détection de staphylococcus aureus on a pris quelque goutte du bouillon,


faire des stries sur le milieu mannitol et incuber pendant 24h à35- 37°C

Pour la détection des salmonelles, on a introduit 1ml du bouillon dans les tubes à essai
contenant le bouillon sélénite et incuber pendant 24h .Ensuite on a pris quelques gouttes de
bouillon sélénite et faire des stries sur le milieu XLD, incubé pendant 24h à 35 -37°C

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 30


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

IV.RESULTAS ET DISCUSSION

IV.1 Analyses physicochimiques


- Nitrates

La coloration bleue constaté dans la solution témoin est plus intense à la solution sur
tous les points de prélèvement d’eau purifiée d’où le test de nitrates est conforme

Figure 9: Résultat Test des nitrates

-substances oxydables

La couleur rose légère observable dans la figure ci-dessous, signifie que le test des
substances oxydables est conforme selon la pharmacopée Européenne. La couleur est obtenue
sur tous les points de prélèvement, cela signifie l’efficacité de la station de traitement qui
assure l’absence quasi-totale des substances oxydables. La présence de la couleur rose
explique la non transformation de MnO4- en Mn2+ par conséquence, l'absence des substances
oxydables.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 31


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Figure 10: Résultats des substances oxydables

-Métaux lourds (plomb)

La figure ci-dessous montre que la solution témoin présente une coloration brune
comparée à la solution à blanc et plus intense que la solution à examiner  selon la
pharmacopée .le test est conforme.

Figure 11 : Résultat des métaux lourds

-Résidus à l’évaporation

La masse de résidu obtenu dans les différents points dans le tableau ci-dessous sont
inferieur à 1mg. Elle est conforme selon la pharmacopée européenne. Cette masse permet
d’évaluer l’état de l’eau en fonction de la quantité des sels minéraux présente. Dans notre cas
il s’agit d’une eau faiblement minéralisée ainsi elle est exempt des impuretés ionisés qui
peuvent influencer son comportement électrique.

Tableau 7 : Résultats du résidu à l’évaporation

Points de Masse de Masse de Masse du résidu


prélèvement l’erlenmeyer vide l’erlenmeyer +
résidus

J141 176,65590g 176,65940g 0,0035% (0,35mg)

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 32


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

168,19655g 168, 19655g 0,00005%(0,005mg)


J113 88,58818g 88,58912g 0,00094% (0,94mg)
168,44360g 168,44370g 0,0001% (0,1mg)

-Dosage des chlorures

Figure 12: solution de K2CrO4 Figure13 : précipité rouge brique d’Ag2CrO4

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 33


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Les concentrations des chlorures en milligramme par litre dans le tableau ci-dessous
sont hors de l’intervalle définit selon l’OMS. La présence du chlore dans l’eau permet de
détruire les microorganismes dans l’eau, cette insuffisance permet de déduire une inefficacité
de désinfection de l’eau.vu que c’est une eau consommée par le personnel de l’entreprise, la
santé de ces derniers est également mis en jeu.

Tableau 8: Résultats de la concentration des chlorures

Point de prélèvement Volume titrée de l’AgNO3 [Cl-] en mg/l


J102 4ml 0,14
2,5ml 0,08
J103 10ml 1,42
3ml 0,11

IV.2 Analyses microbiologiques

-Dénombrement des Aérobies viables totaux (AVT)

Le tableau ci-dessous montre que le nombre d’AVT varie selon les mois, mais reste tout
de même dans les normes selon la pharmacopée européenne. La croissance de ces germes
peut être dû à l’inefficacité de la désinfection de l’eau en amont, ou provenir des tuyaux de
distributions ou d’une surveillance non rigoureuse (maintenance et régénération) des
différentes machines de production d'eau purifiée qui conduit à la formation des bio films
(adhésion des microorganismes).

Tableau 9: Résultats des Aerobies Viables Totaux

Germes Aérobies viables totaux en UFC/ml


Point de J113 J141 J107 J102 J103
prélèvement
Mois
Aout 00 00 00 00 00
septembre 0,5 00 6,5 00 00
Octobre 05 00 15 07 05

-Recherche des pathogènes

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 34


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

Le tableau ci-dessous montre que il y’a absence des germes pathogènes dans l’eau .donc elle
est conforme selon la pharmacopée européenne.

Tableau 10 : Résultats des germes pathogènes

Germes E. coli, salmonelle, pseudomonas aeruginosa, staphylococcus aureus

Mois J113 J141 J107 J102 J103

Aout 00 00 00 00 00
septembre 00 00 00 00 00
Octobre 00 00 00 00 00

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 35


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

CONCLUSION

Tout au long de cette étude dont le but était de faire l’analyse de l’eau dans l’industrie
CINPHARM nous avons constaté une insuffisance du chlore résiduel dans l’eau potable ,ce
qui nous a donc poussé à évaluer la qualité de l’eau purifiée (vu qu’elle est produite à partir de
l’eau potable) afin de voir si cette insuffisance pouvait avoir un impact négatif sur cette
eau.au vue de nos recherches nous avons pu trouver une formuler qui permet d’obtenir le
volume d’eau de javel à ajuster dans l’eau afin d’obtenir la concentration en chlore résiduel
souhaitée .l’application de cette formule nous permis d’obtenir un volume de 3L il serait donc
judicieux pour l’entreprise d’ajuster ce volume afin d’avoir une eau potable avec une
concentration en chlore dans les normes .les analyses physicochimiques et microbiologiques
ont montré que l’eau purifiée utilisé par CINPHARM est de bonnes qualité selon les normes
de la pharmacopée européennes d’où l’insuffisance du chlore n’a pas un impact
négatif .Néanmoins ,il est nécessaire d’ajuster ce volume afin d’avoir une efficacité de la
désinfection du chlore dans l’eau ce qui permet d’assurer la santé du personnel.

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage 36


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Bonnes Pratiques de Fabrication 2011/8bis Ch1.principe.2011.

2. Quality of Water for Pharmaceutical use, CPMP/QWP/158/01, mai 2002

3. Pharmacopée Européenne, Monographie "Eau purifiée" 01/2009 :0008.

4. Pharmacopée européenne, Monographie "Eau hautement purifiée" 01/2009 :


1927)5.Pharmacopée européenne, Monographie "Eau pour préparations injectables"
01/2009:0169).

6. Dubreuil, Aurélie. Dossier "Eau pharmaceutique une matière première clé". Industrie
Pharma. 07/08 2013, 73

7.Yann boudier. Universitetoulouse iii paul sabatier faculté des sciences pharmaceutiques.
Thèse pour le diplôme d'état de docteur en pharmacie. Qualification d’un système de
production et de distribution d’eau pour préparations injectables 28 mars 2014

8. Dr. Farshid Sadeghipour, cours 2éme année master en pharmacie, introduction à la


formulation pharmaceutique. Eau pour l’usage pharmaceutique. Ecole de pharmacie Genéve –
Lausanne EGPL

9. pharmacopée européenne 6.0 .01 /2008 :131096

10. Qualité de référence eau potable 7.19 chlorure

11. E18-le traitement de l’eau par chloration par FLICOTEAUX, le 05/12/2018

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage V


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE..............................................................................................................................I

REMERCIEMENTS...............................................................................................................II

LISTE DES FIGURES...........................................................................................................III

LISTE DES TABLEAUX......................................................................................................IV

INTRODUCTION.....................................................................................................................1

I. PRESENTATION GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE..........................................2

I.1 Situation géographique......................................................................................................2

I.1.2 Adresse complète............................................................................................................3

I.1.3 Historique....................................................................................................................3

I.1.4 Secteur d’activité.........................................................................................................4

I.1.5 Le personnel................................................................................................................6

I.1.6 Organigramme.............................................................................................................6

I.2 Composition de services....................................................................................................7

I.2.1 Service de contrôle qualité..........................................................................................7

I.2.2 Service de production..................................................................................................8

I.2.3 Service technique........................................................................................................8

II. REVUE DE LITTERATURE...........................................................................................9

II.1 La qualité au sein de l’industrie pharmaceutique.............................................................9

II.1.1 Définition...................................................................................................................9

II.1.2 L’assurance qualité et le contrôle qualité..................................................................9

II.1.3 Les textes de référence............................................................................................10

II.1.3.1 Les référentiels réglementaires............................................................................10

II .1.3.1.1 Les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF).....................................................10

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage VI


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

II.1.3.1.2 La pharmacopée.................................................................................................11

II. 1.3.2 Les référentiels non opposables...........................................................................11

II.1.3.2.1 Les normes.........................................................................................................11

II.2 Généralités sur l’eau pharmaceutique........................................................................12

II.3 les eaux inscrites à la pharmacopéeeuropéenne.............................................................12

II.3. 1 Eau purifiée (EP)....................................................................................................12

II.3.2  Eau hautement purifiée (EHP)................................................................................13

II.3.3 Eau pour préparation des injectables.......................................................................13

II.3.4 les eaux produites à CINPHARM...........................................................................14

II.4 Fonctionnement du système de traitement de l’eau à CINPHARM..............................14

II .4 .1 les différentes méthodes de production de l’eau purifiée à CINPHARM.............15

II.4.1 .1 adoucissement /échange d’ion............................................................................16

II.4.1.2 L’osmose inverse.................................................................................................17

II.4.1.3 Ultrafiltration........................................................................................................18

II .4.1.4 Electrodesionisation.............................................................................................18

II.5 Moyens de traitement de l’eau purifiée à CINPHARM.................................................21

II.5.1 Traitement par les rayons ultraviolets (UV)................................................................21

II.5 .2 Traitement par l’échange thermique.........................................................................21

III. MATERIEL ET METHODE.........................................................................................22

III.1 Sites de prélèvement de l’eau........................................................................................22

III .1.1 méthode de prélèvement............................................................................................22

III .1.2 prélèvement pour analyse physicochimique.............................................................22

III.1.3 prélèvement pour analyse microbiologique..............................................................22

III.2 Analyses........................................................................................................................23

III.2.1 analyses physicochimique..........................................................................................23

III.2.1.1Essais :..................................................................................................................23

III .2.2 analyse microbiologique...........................................................................................27

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage VII


Contrôle qualité de l’eau dans une industrie pharmaceutique : cas de CINPHARM

III.2.2 .1 Dénombrement des AVT....................................................................................27

III.2.2.2 Recherche des pathogènes..................................................................................28

IV. RESULTAS ET DISCUSSION......................................................................................30

IV Analyses physicochimiques.............................................................................................30

IV.2 Analyses microbiologiques..........................................................................................32

CONCLUSION.....................................................................................................................34

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES...............................................................................V

TABLE DES MATIERES.....................................................................................................VI

Rédigé par KAMGUEA NANA Thérese SandraPage VIII

Vous aimerez peut-être aussi