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27/10/2015

FILIERE SMC
Semestre 3
Module 16

Cours de
diagramme des équilibres
entre phases

1
Ali Atbir

1
27/10/2015

SOMMAIRE

INTRODUCTION
I – NOTION DE PHASES
II – VARIABLES D’UN SYSTÈME
III – VARIANCE D’UN SYSTÈME.
IV. LES DIFFÉRENTES PHASES DU CORPS PUR
IV.1. Allure générale des diagrammes de phases d’un corps pur
IV.2. Variance du système d’un corps pur
IV.3. Equation de Clapeyron
IV-4- Isothermes en diagramme de Clapeyron
IV-5- exemple de courbe d’analyse thermique isobare d’un corps pur
V. DIAGRAMME DE PHASES DES SYSTÈMES BINAIRES
V.1 – Equilibre liquide-solide d’un système binaire
V.2 – RÈGLE DES MOMENTS CHIMIQUES (OU DES LEVIERS)
V.4 – Principe de l’analyse thermique
V.5 – THÉORÈME DE TAMMANN

A. ATBIR 3

SOMMAIRE -suite-
VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE
VI.1–DIAGRAMME À SOLUTION SOLIDE CONTINUE (DIAGRAMMES
À MISCIBILITÉ COMPLÈTE)
VI. 2 – DIAGRAMME À MISCIBILITÉ PARTIELLE
VII – LES EQUILIBRES LIQUIDE-VAPEUR
VII -1 - Equilibre liquide – vapeur d’un mélange binaire idéal
VII-2- Equilibre liquide – vapeur d’un mélange binaire azéotropique
VII-3- Distillation d’un mélange azéotropique
VII-4- Applications de la distillation : Distillation simple et distillation
fractionnée (rectification)
VIII – DIAGRAMMES TERNAIRES
Notions préliminaires sur les diagrammes ternaires

A. ATBIR 4

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INTRODUCTION

Les diagrammes des équilibres entre phases ou diagrammes de


phases sont des représentations graphiques qui définissent les
domaines d’existence des phases présentes dans tous les composés
possibles lors des mélanges de deux ou plusieurs constituants.
Ces diagrammes sont dits unaires s’ils sont obtenus à partir d’un seul
constituant, binaires à partir de deux constituants, ternaires à partir de
trois etc…
L'étude des diagrammes de phases permet de comprendre un grand
nombre d'applications pratiques ou de techniques utilisées dans
l'industrie : distillation, cristallisation, extraction, séparation,
purification métallurgie etc…

A. ATBIR 5

I – NOTION DE PHASES
C’est l’état sous lequel on trouvera un constituant A ou un mélange de
constituants A+B. Pour définir une phase, il faut s’assurer que le système est
bien homogène (même composition chimique et mêmes propriétés en tout
point).
Phase gazeuse :
Tous les gaz sont miscibles en toutes proportions. Une phase
gazeuse peut avoir un ou plusieurs constituants : air (N2, O2, H2O…).
Phase liquide :
Certains liquides sont miscibles entre eux : eau + alcool (1 phase),
d’autres non : eau + huile (2 phases).
Phase solide :
En général les solides sont non miscibles et il y a autant de phases
que de constituants sauf dans le cas des solutions solides (alliages).

Un diagramme de phases représente donc les états sous lesquels


on retrouve les constituants dans les différents domaines de
température et de pression. 6
A. ATBIR

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II – VARIABLES D’UN SYSTÈME


Ce sont des variables intensives :
Variables d’action : T (température) et P (pression)
si T = Cste : Diagramme isotherme
si P = Cste : Diagramme isobare
Variables de position :
Nombre de constituants indépendants :
Dans la réaction : CaCO3(s) ↔ CaO(s) + CO2(g)

Il y a 3 constituants et 1 relation;
le nombre n de constituants indépendants est : n = i - r = 3 - 1 = 2
(avec r nombre de relations entre les constituants i ).
Dans un système à n constituants indépendants, il y a (n-1) variables de
position.
0668257811 DABIHI AHMED

A. ATBIR 7

Dans le système : AB ↔ A+B

il y a : n = 3 – 1 = 2 constituants indépendants;

Il suffit d'une variable de position pour fixer la composition :


% en mole ou en poids de A ou de B.

A. ATBIR 8

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III – VARIANCE D’UN SYSTÈME


La variance v d'un système est le nombre de facteurs que l'on peut faire
varier indépendamment les uns des autres sans provoquer la rupture de
l'équilibre.

Soit un système formé de φ phases (, β, γ, … ). Dans la phase  il y a i


constituants.
Si r est le nombre de relations entre les constituants, (n = i - r) est le
nombre de constituants indépendants).

En général la variance est donnée par la relation :


v = ( i - r ) + 2- φ
On obtient alors l'expression de la variance d'un système:
v = n+2- φ Règle des phases de GIBBS

Les facteurs physiques des équilibres entre phases sont la pression


et la température.
A. ATBIR 9

III – VARIANCE D’UN SYSTÈME


L’étude des diagrammes d’équilibres solide-liquide d’un système binaire
(n=2) se fait à pression constante (pression atmosphérique).
Dans ce cas la variance devient :
V=2+1-j=3-j
Par conséquent le nombre maximum de phases est trois (j  3).
- Si j = 1 , V = 2 : le système est dit bivariant ; il sera nécessaire de
fixer la température et la composition pour définir l’état du système.
- Si j = 2 , V=1 : le système est alors monovariant ; il suffit de fixer soit la
composition, soit la température pour que l’état du système soit
entièrement défini.
- Si j = 3 , V=0 : le système est invariant, dans ce cas la composition
et la température des trois phases en présence sont bien connues.
Des considérations précédentes, il ressort que la connaissance de la
température et de l’une des compositions des phases suffisent à définir
le système. A. ATBIR
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Exemples :
Glace —› Eau
n=2-1=1; φ=2 donc v = n+2- φ=1+2-2=1
Equilibre monovariant: il faut fixer soit T soit P

H2O —› H2 +1/2 O2 (à 2000°C)


n=3-1=2; φ=1 donc v = n+2- φ=2+2-1=3
Equilibre trivariant: il faut fixer T , P et une autre variable comme
la pression partielle de l'un des gaz.

Fe3O4 + 4CO —› 3FeO + 4CO2


n=4-1=3; φ=3 (2 solides et 1 gazeuse) donc v = n+2- φ =3+2-3=2
il faut fixer T et P pour définir l'équilibre.

Variance relative : v = n+1- φ


on néglige alors l'action de la pression: la pression est constante = 1atm
11
A. ATBIR

Expression de la composition
nA nB
X A XB
- fraction molaire : n A  nB ; n A  nB
avec XA+XB=1
mA mB
ZA  ZB 
- fraction massique : m A  mB ; m A  mB
avec ZA=ZB =1
soit en :
nA n
X A XB B
- pourcentage molaire: n A  nB *100 ; n A  nB *100
avec XA+XB=100
mA mB
-pourcentage massique: Z A 
m A  mB *100 ; ZB 
m A  mB *100

avec ZA+ZB=100
mi et ni sont respectivement la masse et le nombre de mole du constituant i.

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IV. Allure générale des diagrammes


de phases d’un corps pur
Tout corps pur peut se présenter sous trois
états (ou phases) différentes selon les
conditions de température et de pression:
solide, liquide et gaz.
Notre expérience la plus commune nous
apprend que le domaine solide se situe à
basse température et sous de fortes
pressions, tandis que le domaine gazeux
est caractérisé par de hautes températures
et de faibles pressions.
Fig. 1: Diagramme d’état du corps pur
Nous savons que la région de l'état liquide est intermédiaire
entre les deux précédentes. D'où l'aspect général d'un
diagramme de phases où les 3 courbes délimitent les
13
domaines de stabilité des 3 phases (fig.1).

IV. Allure générale des diagrammes


de phases d’un corps pur
Les changements d’état qui
correspondent au passage d’une
phase à l’autre du corps pur sont les
suivants :
 la fusion, passage du solide au
liquide et la transformation inverse
la solidification.
 la vaporisation passage du liquide
au gaz et la transformation inverse
Fig.1: Diagramme d’état du corps pur
la liquéfaction.
 la sublimation passage du solide
au gaz et la transformation inverse
la condensation A. ATBIR
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IV. Allure générale des diagrammes


de phases d’un corps pur
Sur l'une des courbes représentatives des
changements de phases que nous avons
portées sur la fig.1 :

le système est en équilibre et les deux


phases y coexistent.

T est un point triple : coexistence des


trois phases solide, liquide et gaz

Fig. 1: Diagramme d’état du corps pur

Un autre point particulier du diagramme d’état d’un corps pur se situe sur la
courbe de vaporisation. Il s’agit du point critique noté C au-delà duquel on
ne peut plus différencier les deux phases liquide et gaz : il existe alors une
seule phase appelée fluide. 15
A. ATBIR

A. ATBIR 16

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IV.2. Variance du système d’un corps pur


La variance du système : notée v, correspond au nombre de degrés de
liberté de celui-ci, c’est à dire le nombre de paramètres intensifs (T, p, xi)
qu’il faut se donner pour que l’état du système soit parfaitement défini.

Si on se trouve sur une courbe de changement d’état, on peut choisir


arbitrairement la pression, la température est imposée par la relation T
= f(p) et on est donc dans le cas d’un équilibre monovariant (v = 1).
Si on est en présence d’une seule phase, la variance vaut 2 : on peut
choisir indépendamment T et p pour déterminer la composition du
système.

Au point T sur le diagramme (point triple) le système est invariant (v=0).
Dans le cas d’un corps pur la variance du système se calculera par la
relation suivante :
v = 3 − φ où φ est le nombre de phases

A. ATBIR 17

IV.3. Equation de Clapeyron


La construction du diagramme d’état d’un corps pur est basée sur la loi de
Clapeyron

Où ΔH α → β correspond à la chaleur latente de la transformation α en β.

ΔVβ→α et ΔS β→α correspondent respectivement aux variations de


volume et d’entropie au cours de cette transformation permettant de
calculer ainsi la pente de la courbe p= f(T).

A. ATBIR 18

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IV.3. Equation de Clapeyron

Cas particulier : Si l’une des phases mises en jeu est la phase gazeuse
quelques simplifications peuvent être apportées :

Si on considère α la phase gazeuse et β la phase condensée (solide ou


liquide), on a :
ΔVβ→α ≈ Vα car le volume de la phase condensée est négligeable devant
celui de la phase gazeuse.
En prenant la loi des gaz parfaits, on a :Vα = RT / P

La relation de Clapeyron se simplifie et devient la loi de Clausius-


Clapeyron:

A. ATBIR 19

IV-4- Isothermes en diagramme de Clapeyron


(voir animation) http://www.wontu.fr/animation-diagramme-phases-1.htm
http://agora.enim.fr/hk/3A_Thermo_C1_Corps_purs/C1_Corps_purs_web.publi/web/co/C1_Corps_purs_19.html
Pour tracer les isothermes d’un corps pur en diagramme de Clapeyron, on
introduit le corps pur dans une éprouvette fixée sur une chambre de
pression contenant du mercure (fig.2).

20
fig.2 : dispositif expérimental de Clapeyron

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IV-4- Isothermes en diagramme de Clapeyron


On comprime ou on détend le fluide en tournant un volant qui agit sur un piston
faisant déplacer la colonne de mercure à la base du fluide.
L’éprouvette est entourée d’une cuve transparente qui permet de recevoir de
l'eau issue d’un thermostat pour maintenir le fluide à une température donnée.
On mesure les couples (P,V) au cours d’une compression isotherme. Pour que
la transformation soit isotherme, il faut opérer de façon suffisamment lente pour
que l’équilibre thermique entre le fluide et l’eau ait le temps de se réaliser.

21
fig.2 : dispositif expérimental de Clapeyron

IV-5- exemple de courbe d’analyse thermique isobare d’un corps pur

Paliers lors des changements d’état courbe d’analyse thermique


Variance = 3 – φ
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A. ATBIR

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Courbe d’analyse thermique isobare d’un corps pur


P T
P = 1 bar
C
Solide M
Vapeur,v = 2
liquide
Liquide = vapeur, v = 1
Teb
P = 1 bar
M Liquide, v = 2
Solide=liquide, v = 1
t Tfus

vapeur Retard possible au


changement d’état
Solide, v = 2

Tfus Teb
T temps
Paliers lors des changements d’état Variance = 3 - φ 23
A. ATBIR

V. DIAGRAMME DE PHASES DES SYSTÈMES BINAIRES

Les diagrammes binaires représentent l’évolution de la température (ou


de la pression) de changement d’état d’un mélange de deux composés A
et B en fonction de la composition du mélange (fraction molaire).

La courbe de liquidus : courbe au-dessus de laquelle n’existe que du liquide

La courbe de solidus : courbe au-dessous de laquelle n’existe que du solide


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A. ATBIR

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V.1 – Equilibre liquide-solide d’un système binaire

T (°C ou K)
Mode de représentation :
à P = Cste : (v=n+1- φ = 3- φ).

On trace la température en fonction de la


composition (% molaire, % atomique ou
% massique)

La courbe de liquidus : courbe au-dessus


0,0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0
de laquelle n’existe que du liquide
A pur xB B pur
La courbe de solidus : courbe au-dessous
de laquelle n’existe que du solide

v=0 (point invariant) φ =3 , (transformation isotherme) le domaine est triphasé


liquide —› solide (1) + solide (2) c'est le cas de l'eutectique
solide (3) —› solide (1) + solide (2) c'est le cas de l'eutectoïde

v=1 (on fixe T) φ =2, Domaine biphasé


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v=2 (on fixe T et la composition), φ =1 , Domaine monophasé

V. DIAGRAMME DE PHASES DES SYSTÈMES BINAIRES

Les diagrammes binaires représentent l’évolution de la température (ou


de la pression) de changement d’état d’un mélange de deux composés A
et B en fonction de la composition du mélange (fraction molaire).

Trois possibilités sont susceptibles d’exister suivants les mélanges :


* Miscibilité totale : La miscibilité est dite totale lorsque un mélange de
deux composés A et B sont miscibles en toutes proportions, On obtient une
série continue d’alliage.
* Miscibilité partielle : La miscibilité est dite partielle lorsque les composés
A et B se mélangent partiellement l’un dans l’autre à des proportions finies.
* Miscibilité nulle : La miscibilité est dite nulle lorsque les composés ne
se mélangent pas.

Les gaz sont toujours miscibles.

Pour les mélanges liquide-liquide et solide-solide, il existe les trois cas


26
précédents.

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VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

VI-1 Particularités des mélanges binaires


Trois possibilités sont susceptibles d’exister
suivants les mélanges :

* Miscibilité partielle

* Miscibilité totale

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* Miscibilité nulle

V. DIAGRAMME DE PHASES DES SYSTÈMES BINAIRES


En règle générale, on peut classifier les diagrammes binaires en :
diagrammes binaires simples lorsque aucune phase intermédiaire n'est
susceptible de se former.
diagrammes binaires complexes lorsque au moins une phase intermédiaire
se forme.

Dans le cas des diagrammes binaires simples, il est commode de distinguer:

 les diagrammes à solubilité complète ne comportant aucun équilibre


triphasé
 les diagrammes eutectiques simples,
 les diagrammes péritectiques simples,
 les diagrammes tels qu'un équilibre triphasé de type monotectique ou
monotectoïde résulte de la démixtion d'une solution.

A. ATBIR 28

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Diagramme de phase TiAl

V.2 – RÈGLE DES MOMENTS CHIMIQUES (OU DES LEVIERS)


Dans un domaine biphasé, il est intéressant de connaître, pour une
température donnée, la proportion des phases en présence dans le mélange.

Principe du levier:
Quantité de liquide
= ef
Quantité de solide
de
d = composition du liquide, f = composition du solide
e = composition du mélange

d e f
D
liquidus
de ef
30
D’après cours en ligne de Winter
solidus

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V.2 – RÈGLE DES MOMENTS CHIMIQUES (OU DES LEVIERS)


Suivant la loi de la conservation de la masse et la règle des bras de levier
(valide pour les domaines biphasés des diagrammes binaires),
il est possible de calculer les proportions relatives de chacune des phases.
- analogie avec une balance

fraction de la phase 1 = (C2 - C) / (C2 - C1)

fraction de la phase 2 = (C - C1) / (C2 - C1).


A. ATBIR 31

fraction de la phase 1 = (C2 - C) / (C2 - C1)


fraction de la phase 2 = (C - C1) / (C2 - C1)

Soit un mélange C de +b contenant 65% de B


Tel que: C5 = 9 mass % B et C6 = 91 mass% B

=65%
Donc : fraction du solide b = (65 - 9) / (91 - 9) = 68 mass%32
fraction du solide  = (91 - 65) / (91 - 9) = 32 mass%

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V.2 – RÈGLE DES MOMENTS CHIMIQUES (OU DES LEVIERS)


A la température T, le mélange de composition X (point N) est constitué des
phases F1 (liquide) et F2 (solide) :
Si m1 est la masse de F1 (composition massique X1 en M)
Et m2 est la masse de F2 (composition massique X2 en P)
m masse du mélange de départ ( m = m1 + m2 ) :

Alors : m1.NM = m2.NP


33
A. ATBIR

V.2 – RÈGLE DES MOMENTS CHIMIQUES (OU DES LEVIERS)


Exemple : A 1180°C, 100g d’un mélange de Ge-Si à 20,5% en masse de
silicium est constitué du mélange d’un solide et d’un liquide tel que :

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A. ATBIR

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Suivant la loi de la conservation de la masse et la règle des bras de levier


(valide pour les domaines biphasés des diagrammes binaires),
il est possible de calculer les proportions relatives de chacune des phases.
- analogie avec une balance
Température

ftot = fL + fS = 1
?
Liquide
L+S
lS lL
T
fL (proportion
Solide de liquide)
fS

CS C0 CL Composition

A. ATBIR 35

Pour garder l’équilibre, F=0  f L + fS = 1


M=0  fL lL = fS lS
ou, lS = CO - CS
lL = CL - CO

Nous obtenons donc par substitution:


C L  C O
Fraction solide f S 
C L  C S

C O  C S
Fraction liquide f L 
C L  C S
Température

ftot = fL + fS = 1
?
Liquide
L+S lL
lS
T
Solide fL (proportion
fS de liquide)
36
CS C0 CL Composition

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Exemple - alliage 40% Cu - 60% Ni à 1300°C

CS CO CL

C L  C O
Fraction solide f S 
C L  C S CL  CO 53  40
C  C fS    0,72
Fraction liquide f L  O S CL  CS 53  35
C L  C S
f L  1 f S  0,28 37

Donc, en résumé, le diagramme d’équilibre donne une


représentation graphique du domaine de stabilité des phases.
Dans un domaine biphasé, il donne...
(a) les phases en présence (L, S, G)
(b) la composition de chacune des phases en équilibre à une
température donnée
(c) la proportion des phases en présence dans le cas d’un
alliage de composition C0

A. ATBIR 38

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V.3 – Principe de construction des équilibres


liquide-solide d’un système binaire

Voir l’animation interactive de PowerPoint


• Considérons maintenant un système à deux constituants A et
B. Sous une pression déterminée, dans un domaine de
température favorable à la formation d’une ou plusieurs phases
solides.

Le comportement est très simple pour les systèmes dont


les liquides sont complètement solubles l’un dans l’autre
et pour lesquels les seules phases solides sont des
formes cristallines pures des deux constituants.

A. ATBIR 39

Description des équilibres


liquide-solide d’un système binaire
• Les courbes AE et BE (Fig. 3) montrent les températures d’équilibre entre
les solutions de diverses compositions et, respectivement les substances
pures solides.
• Le liquidus est formé des deux branches AE et BE, chacune relative à
l’équilibre de la solution avec un des constituants : Liq.+A ou Liq.+B.

La ligne droite CD appelé solidus


correspond à la température en
dessous de laquelle aucune phase
liquide n’existe.

Les courbes AE et BE ont un point en


commun, le point E, appelé point
eutectique.

Fig. 3 : diagramme de phases d’un système


40 binaire

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V.4 – Principe de l’analyse thermique

• Suivant la composition du liquide initial, l’un ou l’autre des


constituants cristallise à l’état pur.
• L'établissement d'un diagramme d'équilibre entre phases
nécessite parfois plusieurs techniques complémentaires.
Dans le cadre de ce cours nous décrirons la technique
d'analyse thermique simple.
• V.4 – Principe de l’analyse thermique
• Les diagrammes d’équilibre sont généralement établis à
partir des courbes d’analyse thermique simple T = f(temps).
Cette technique a pour objet de révéler des quantités de
chaleur et de mettre en évidence les transformations
correspondantes.
41

Coupe d’un creuset pour analyse thermique

L'analyse thermique simple est


réalisée en mesurant en continu
la température d'un mélange au
cours de son refroidissement ou
de son échauffement par un
thermocouple.

• Un thermocouple est constitué


par deux fils de faible diamètre
soudés l'un à l'autre

On suit la loi d’échauffement ou de refroidissement en fonction


du temps T = f(t) ; si celle-ci ne suit pas le programme thermique
imposé, il y a transformation. A. ATBIR 42

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Courbes d'analyse thermique


• On suit la loi d’échauffement ou de refroidissement en fonction du temps
T = f(t) ; si celle-ci ne suit pas le programme thermique imposé, il y a
transformation.
• Autrement dit, quand l’échantillon est le siège d’une transformation
(solidification, fusion ou dépôt de cristaux), il y’a soit un dégagement ou
une absorption de chaleur.
• Ceci se traduit par l’apparition sur la courbe T = f(t) de plusieurs accidents
thermiques (palier, changement de pente…).

43
corps solide(1), corps pur (2), alliage (3) ou (4)

Courbes d'analyse thermique


• Il est intéressant d’étudier ce qui se passe lorsqu’on refroidit des solutions
de concentrations différentes: M1, M2, M3, M4 et M5 ….
• Les résultats obtenus donnent la température des différents systèmes en
fonction du temps (voir la fig. 4).

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courbes de refroidissement
• Ces données constituent les courbes de refroidissement qui sont
utilisées pour établir le diagramme de phases d’un système binaire A-B.

• Dans la pratique, on utilise surtout le refroidissement : il est en effet plus


difficile d’obtenir un chauffage parfaitement régulier.

45

courbes d’analyse thermique simple

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A. ATBIR 47

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courbes d’analyse thermique simple

A. ATBIR 49

A. ATBIR 50

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Cas d’un corps pur


La courbe de refroidissement d’un mélange de composition XE
possède la même allure que celle d’un corps pur.
On dit que le mélange de composition XE se comporte au
refroidissement comme un corps pur.

• La courbe de
refroidissement présente un
palier dont l’ordonnée
correspond à la température
de solidification ( Tfus.)

A. ATBIR 51

Cas d’un corps pur


• Les métaux à l'état pur ne cristallisent que difficilement. La cristallisation ne
s'amorce qu'en dessous de Tfus.
• Le métal liquide présente une surfusion qui caractérise le degré de pureté
du métal.

• La courbe de refroidissement présente un palier dont l’ordonnée correspond


à la température de solidification.
• La longueur du palier de solidification est proportionnelle à la chaleur latente
de fusion et à la quantité de corps pur solidifié.

A. ATBIR 52

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Cas d’un mélange M


Considérons un mélange M0 dans le liquide est refroidir lentement. Le premier
cristal de A apparaît au point M1.
La composition du liquide suit la courbe M1E ; la phase liquide s'appauvrit en
A.
En E apparaissent les premiers cristaux de B

Au point M2 il y a
disparition de la
dernière goutte de
liquide.
La température
diminue encore et on
arrive à M3.
53

Cas d’un composé à fusion congruente

A. ATBIR 54

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Cas d’un composé à fusion non congruente

A. ATBIR 55

V.5 – THÉORÈME DE TAMMANN


Les longueurs li des paliers eutectiques, représentant les quantités de
chaleur misent en jeu lors du refroidissement eutectique,.
Ils sont proportionnelles à la masse de l’eutectique présente dans le
mélange.
En portant sur le diagramme les longueurs li des paliers eutectiques (axe li
dirigé vers le bas dans le prolongement de l’axe des températures), on obtient
un graphique calorimétrique de l’eutectique : diagramme de Tammann

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V.5 – THÉORÈME DE TAMMANN


L’intérêt de ce graphique réside dans l’effet qu’il est constitué de deux
segments de droite se coupant à la composition de l’eutectique (li
maximale ; maximum de l’effet calorifique).
Il est évident que ce graphique n’aura en principe une telle allure rectiligne
que si les deux conditions suivantes sont remplies :
1° / toutes les valeurs calorimétriques sont rapportées à des échantillons
de même masse totale.
2° / l’échelle des abscisses exprime une composition pondérale.

57

V.5 – THÉORÈME DE TAMMANN

58

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V.5 – THÉORÈME DE TAMMANN

59

V.5 – THÉORÈME DE TAMMANN

A. ATBIR 60

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V.5 – THÉORÈME DE TAMMANN

A. ATBIR 61

VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

VI-1 Particularités des mélanges binaires


Trois possibilités sont susceptibles d’exister
suivants les mélanges :

* Miscibilité partielle

* Miscibilité totale

62
* Miscibilité nulle

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VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

Les points singuliers les plus importants sont :


 les points eutectiques (mélange eutectique),
 Les points péritectiques
 les points correspondant aux compositions définies

Eutectique (v=0 ) en E: liquide ↔ solide (A) + solide (B)

Eutectique avec solution solide partielle


Eutectique simple les constituants A et B sont partiellement
les constituants A et B sont non miscibles à l'état solide : 63
miscibles à l'état solide cas d’une solution solide limitée

VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

2 Composés définis

Fusion congruente: Fusion non congruente:


A2B (sol.) —› A2B (liq) AB2 (sol.) —› B(sol.) + liq.
A. ATBIR 64

32
27/10/2015

VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

Eutectique simple Eutectique avec


diagramme de phase Al-Si: solution solide partielle
le silicium non miscible les constituants A et B sont
aluminium partiellement Partiellement miscibles à l'état solide :
miscibles à l'état solide cas d’une solution solide limitée 65

VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

66
Diagramme de phase du système binaire Pb- Sn

33
27/10/2015

VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

Les points singuliers les plus importants sont les points eutectiques (mélange
eutectique), points péritectiques et les points correspondant aux
compositions définies :

Composé défini

Fusion congruente: Fusion non congruente:


AB(sol.) —› AB (liq) AB(sol.) —› B(sol.) + liq.

67
Péritectique (v=0 ) en P: solide AB —› liquide (L) + solide (B)

Le diagramme isobare d’un mélange A-B comportant un composé défini AxBy


peut avoir deux allures différentes. Tout dépend en fait du comportement du
composé défini à la fusion.
Si le liquide qui se forme à la fusion du composé défini a même composition
que ce dernier, on parle de fusion congruente.
Le diagramme isobare se présente alors comme la mise bout à bout des
deux diagrammes A-AxBy et AxBy-B.

Diagramme isobare d’un mélange solide-liquide avec


composé défini à point de fusion congruent
A. ATBIR 68

34
27/10/2015

Mais si par contre le composé défini AxBy se décompose avant sa


température de fusion, on dit qu’il s’agit d’un composé défini à point de
fusion non congruent.

Diagramme isobare d’un mélange solide-liquide avec composé


défini à point de fusion non congruent

A. ATBIR 69

Diagrammes de phases liquide – solide BaCl2-CaCl2

1 eutectique E1 à 33 Atomes % de BaCl2


1 composé défini à fusion non congruente BaCaCl4 ( BaCl2 -CaCl2 ) 70
Décomposition péritectique (Liquide + BaCl2) à 630°C

35
27/10/2015

Diagrammes de phases liquide – solide Au-Pb

1 eutectique E1
3 composés définis à fusion non congruente 71
3 Décompositions péritectiques

VI – LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIAGRAMMES LIQUIDE-SOLIDE.

Composé défini

Fusion congruente: Fusion non congruente:


AB(sol.) —› AB (liq) AB(sol.) —› B(sol.) + liq.

Péritectique (v=0 ) en P: solide AB —› liquide (L) + solide


72 (B)

36
27/10/2015

variétés allotropiques
Dans le cas ou le composé solide présente des variétés allotropiques (
cristallisation dans des systèmes cristallins différents), la transition d'une
variété allotropique à une autre se manifeste sur le diagramme :
- soit par une ligne horizontale, constituant la frontière entre les domaines
des deux variétés allotropiques, lorsqu'il s'agit d'un corps pur ou d'un
composé défini.
- Soit par une ligne quelconque, s'il s'agit d'une solution solide : puisque dans
ce cas, la température de transition peut dépendre de la composition.
Exemple:

73

VI.1–DIAGRAMME À SOLUTION SOLIDE CONTINUE


(DIAGRAMMES À MISCIBILITÉ COMPLÈTE)
Dans certains cas, les deux éléments forment une solution solide de même
structure cristalline, au paramètre de maille près.
les éléments purs cristallisent dans le même réseau ;
Ils ont des rayons atomiques proches (écart inférieur à 15 %) ;
Ils et ont des propriétés physiques et chimiques proches, en particulier des
électronégativités (capacité à attirer les électrons) proches.
On a typiquement un diagramme de phase à un seul fuseau.

Évolution de la structure cristalline selon la


composition dans le cas d'éléments à
miscibilité totale

74

37
27/10/2015

Contrairement aux alliages totalement


miscibles, ces alliages particuliers ont
tendance à présenter des
transformations à l’état solide avec,
soit une zone de démixtion, soit un
ordonnancement comme dans le cas
de l’alliage or-cuivre avec formations
de composés AuCu ou AuCu3.

A. ATBIR 75

Système Cu-Ni
Règles de Hume-Rothery
différence de rayon atomique < 15%
structures cristallines identiques
valences égales
électro-négativités semblables

A. ATBIR 76

38
27/10/2015

VI.1–DIAGRAMME À SOLUTION SOLIDE CONTINUE


(DIAGRAMMES À MISCIBILITÉ COMPLÈTE)
Dans certains cas, comme par exemple pour les alliages argent-or, il n'y a
pas de composé défini. Dans ces cas-là, le diagramme binaire est comme
illustré ci-dessous :
On a:
TA la température de fusion du corps pur A ;
TB la température de fusion du corps pur B.
On définit :

A. ATBIR 77

Pour construire le diagramme de phase d’un alliage binaire A-B, il suffit


d’enregistrer les courbes de refroidissement pour chaque concentration de
B dans A en partant de A, métal pur jusqu’à B, métal pur.

Exemple de construction du diagramme de phase de l’alliage CuNi

78

39
27/10/2015

VI.1–DIAGRAMME À SOLUTION SOLIDE CONTINUE


(DIAGRAMMES À MISCIBILITÉ COMPLÈTE)
On définit :
 le liquidus : au-dessus de cette courbe, le produit est entièrement liquide ; le
liquidus définit la composition du liquide qui est à l'équilibre avec un solide à une
température donnée.
 le solidus : en dessous de cette courbe, tout le produit est solide ; le solidus définit
la composition d'un solide qui est en équilibre avec un liquide à une température
donnée.
Entre le liquidus et le solidus, il y a un mélange solide-liquide. Ce diagramme permet
de prédire la manière dont va se passer une solidification

79
Diagramme Cu - Ni

VI. 2 – DIAGRAMME À MISCIBILITÉ PARTIELLE


Dans la plupart des cas, la solubilité d'un élément dans un autre est limitée.
Le principe est le même que pour la saturation des solutions aqueuses :
si l'on dépasse une certaine teneur, appelée limite de solubilité, on observe
de la précipitation, les atomes se réorganisent localement pour former des
« composés définis », c'est-à-dire ayant une composition fixe (ou tout du
moins admettant peu d'écarts).
On va donc avoir des « lignes verticales » sur le diagramme binaire,
correspondant aux limites de solubilité ; ces lignes s'appellent « solvus ».

Diagramme de phase du
système binaire Pb- Sn

80

40
27/10/2015

Système Pb-Sn
2 phases solides de
structures différentes
 CFC
b CC

A. ATBIR 81

Diagramme binaire plomb-étain

Il existe plusieurs cas


possibles, mais celui qui
nous concerne est celui de
l'eutexie.
Prenons le cas des alliages
plomb-étain (Pb-Sn), qui
présente un diagramme
simple.

Le solidus et le liquidus se
rejoignent au point le plus bas
du liquidus.
L’eutectique, qui est l'alliage
dont la composition correspond
à ce point, se solidifie donc à
température constante, comme
les corps purs.
82

41
27/10/2015

Remarque

Un domaine monophasé est toujours séparé par des domaines biphasés.


Les lignes horizontales sur un diagramme binaire correspondent à des
invariants de température (v=0).
Un composé défini (y compris A et B peut subir un changement de
structure (transformation allotropique) souvent dénotée par une lettre
grecque : par exemple . La transformation se traduit sur le diagramme
par une horizontale car v=0).
Les points singuliers des équilibres solide « solide ont une terminaison
en oïde : eutectoïde et peritectoïde

83

4. 1 - Diagrammes avec point eutectique


Dans ce type de diagramme existe un point invariant dont la température est inférieure
à la température de fusion des deux constituants.
Un des intérêts de ces alliages eutectiques et de pouvoir être utilisé en brasure.
Les températures de fusion de l’argent et du cuivre purs sont respectivement de
962°C et de 1083°C.
À 779°C, la solubilité du cuivre dans l’argent est de 8,8% massique et la solubilité de
l’argent dans le cuivre est de 8% massique.

84

42
27/10/2015

4. 1 - Diagrammes avec point eutectique


Pour les alliages compris entre ces deux intervalles, l’ensemble des courbes de
refroidissement présente un palier isotherme dont la longueur maximale se situe au
point eutectique ( point E situé à 779°C avec 60,1% d’argent et 39,9% de cuivre).
Au niveau du point E ou point eutectique, l’équilibre s’établit entre trois phases :
une phase liquide d’une part, et deux phases solides d’autre part. À ce point, un
liquide se transforme simultanément en deux phases solides :
LE ⇔ α + ß

85

1 – Diagrammes avec point eutectoïde


Le mécanisme de la transformation eutectoïde est très ressemblant à la
transformation eutectique, mais au cours de cette transformation, c’est une
phase solide qui se transforme simultanément en deux nouvelles phases
solides. y↔α+ß

1 : transformation péritectique
2 : transformation eutectique
3 : transformation eutectoïde
(solide-solide)

86
Diagramme de phases des alliages Fer-Carbone (% massique)

43
27/10/2015

A. ATBIR 87

2- Diagrammes avec point péritectique


Dans une transformation péritectique, une phase liquide et une phase solide se
transforment en une seule phase solide de composition définie.
Le point péritectique (point P, figure 13) est invariant, à température fixe avec un
équilibre entre les trois phases.
α+L↔ß
La partie supérieure du diagramme de phases de l’alliage argent platine (fig. 12)
illustre l’aspect typique d’une transformation du type péritectique.
Le point péritectique se situe à 1185°C pour une composition de 55%m de platine et
45%m d’argent.

88
Figure 12 : diagramme de phase de l’alliage Ag-Pt

44
27/10/2015

2- Diagrammes avec point péritectique


À cette composition(de 55%m de platine et 45%m d’argent), juste au-dessus
de 1185°C coexistent deux phases, une phase β solide de composition Cβ =
86% Pt et une phase liquide de composition Cl = 32% Pt. À 1185°C, ces
deux phases se transforment brutalement en une seule phase solide α de
composition Cα = 55% Pt.

Figure 12 : diagramme de phase de l’alliage Ag-Pt


Le liquidus (en rouge) et le solidus (en bleu) n’ont que deux points de rencontre
à 0% et à 100% de platine. Le point P est appelé point péritectique du 89
diagramme

3 - Diagrammes avec point péritectoïde


Le mécanisme de la transformation péritectoïde est très ressemblant à la
transformation péritectique, mais au cours de cette transformation solide, ce
sont deux phases solides qui se transforment simultanément en une nouvelle
phase solide. α + ß ↔ y

1 : transformation péritectique
2 : transformation eutectique
3 : transformation eutectoïde
(solide-solide)

Diagramme de phases des alliages Fer-Carbone (%massique)


90
A. ATBIR

45
27/10/2015

4 - Diagramme monotectique
C'est le cas d'une lacune de miscibilité à l'état liquide

A. ATBIR 91

4 - Diagramme monotectique
C'est le cas d'une lacune de miscibilité à l'état liquide

A. ATBIR 92

46
27/10/2015

5 – Résumé des réactions invariantes

93
A. ATBIR

5 – Résumé des réactions invariantes

A. ATBIR 94

47
27/10/2015

A. ATBIR 95

96
A. ATBIR

48
27/10/2015

VII – les Equilibres liquide-vapeur


VII -1 - Equilibre liquide – vapeur d’un mélange binaire idéal

On considère deux liquides A et B


miscibles. On prendra toujours A
plus volatil que B
Le diagramme et sous forme d’un
fuseau continu
Les espèces A et B qui composent
le mélange sont indépendantes les
unes des autres : idéales
TebA et TebB : Températures
d'ébullition de A pur et de B pur

courbe d'ébullition : Cette courbe est la séparation entre le liquide et le mélange


liquide -vapeur
courbe de rosée : Cette courbe est la séparation entre la vapeur et le mélange
97
liquide-vapeur A. ATBIR

A. ATBIR 98

49
27/10/2015

APPLICATION :

Distillation simple et distillation fractionnée (rectification)

Voir l’animation interactive de PowerPoint

La distillation fait partie des méthodes de purification ; elle est utilisée quand
on dispose d'une solution :

* la solution résulte de la dissolution d'un solide (soluté) dans un solvant (le


plus souvent l'eau) : dans ce cas on peut effectuer une distillation simple.

* la solution est un mélange de deux liquides dont les températures


d'ébullition sont différentes : dans ce cas on effectue une distillation
fractionnée.

Principe de la distillation simple : Au cours du chauffage, seul le solvant


s'évapore. En refroidissant les vapeurs on recueille le solvant pur.
A. ATBIR 99

Principe la distillation fractionnée :


La solution à distiller est un mélange de
liquides dont les températures d'ébullition
sont différentes.
Si on considère un mélange de deux
liquides :
celui dont la température d'ébullition est
la plus basse est le plus volatil.
Si on chauffe doucement ce mélange, le
liquide le plus volatil bout donc le premier et
le distillat alors recueilli est constitué par ce
liquide.
Le liquide le moins volatil reste dans le
ballon si on arrête le chauffage.
Si on continue à chauffer, le liquide le
moins volatil bout alors à son tour et on
recueille dans un autre erlenmeyer le
second liquide. A. ATBIR 100

50
27/10/2015

Application: Distillation simple


objectif : obtenir un liquide enrichi en composé le plus volatil.

Système ouvert

101
A. ATBIR

Principe de la distillation fractionnée:


Le liquide de composition x0 est chauffé jusqu'à son point d'ébullition q1.
Les 1eres bulles de vapeur de composition x1 plus riche en A (plus volatil).
En condensant cette vapeur et en réchauffant le liquide obtenu jusqu'à
q2, on aura une vapeur de composition x2 encore plus riche en A.
Cette opération est répétée plusieurs fois jusqu'à ce qu'on aboutisse à A
pur

A. ATBIR 102

51
27/10/2015

La séparation des constituants d'un mélange s'effectue dans une colonne de


distillation.
La vapeur s'élève dans la colonne dont la température diminue de bas en
haut.
Il existe des équilibres liquide vapeur aux points de température q1,q2, ...
Les lieux où sont réalises ces équilibres sont appelés des plateaux.
A q1, on a un équilibre entre le liquide de composition x0 riche en B.
A q2, l'équilibre est réalisé entre le liquide x1 et la vapeur x2, encore moins
riche en B.
Si un nombre suffisant de plateaux est réalise, on récupère en haut de la
colonne, le produit A pur, c'est le distillat.

A. ATBIR 103

Visualisation des plateaux théoriques : colonnes à plateaux


0 1 xB
x 1l x 2l x3l x4l x5l Vapeur ascendante
*
M T B
Liquidel descendant
x5 x5v
T5
T4
x4v x4l
T3
x 3l x 3v
LIQUIDE
x2l
T2
x2v
x1v
T1
VAPEUR A liq  B liq miscibles
*
T
A x 1v x2v v
x 3 x 4v v
T
x1l
104
T x5 CHAUFFAGE

52
27/10/2015

Production de O2 et N2:
(1) Purification
(2) Liquifaction de l’air
(3) Distillation Fractionnée de l’air liquide

105
A. ATBIR

Raffinage du Petrole brut : séparation des composants par distillation

A. ATBIR 106

53
27/10/2015

Raffinage du Petrole brut

107
http://www.footprints-science.co.uk/fractional.htm

108

54
27/10/2015

VII-2- Equilibre liquide – vapeur d’un mélange binaire azéotropique

Le mélange (A + B) non idéal. A et B sont miscibles.


Tous les mélanges ne donnent pas un diagramme binaire isobare
simple sous forme d’un fuseau.
Exemple :
Eau + acide nitrique = azéotrope à maximum (ou négatif)
Eau + éthanol = azéotrope à minimum (ou positif)

109

Définition :
Un azéotrope est un mélange de constituants dans des proportions bien
définies qui bout à température constante (sous pression fixée) et dont la vapeur
émise à la même composition que le liquide. Il se comporte comme un corps pur.
Cette composition dépend de la pression.
Quand on distille un mélange de deux liquides, la température d'ébullition n'est
pas toujours comprise entre celles des deux constituants ; elle peut présenter :
1. un point d'ébullition supérieur au point d'ébullition des constituants purs
(azéotrope négatif)
2. ou un point d'ébullition inférieur au point d'ébullition des constituants purs
(azéotrope positif).
Dans l'un et l'autre des cas, la distillation fractionnée ne permet pas de séparer
les deux liquides, mais seulement l'un d'entre eux et le mélange azéotrope
correspondant au point d'ébullition maximal ou minimal.

110
azéotrope positif (minimum) azéotrope négatif (maximum)

55
27/10/2015

VII-3- Distillation d’un mélange azéotropique


* Les vapeurs émises ne sont pas forcément plus riches en composé de
Téb le plus bas.
Ex : HNO3 / eau à 30 % en acide émet une vapeur de composition en
acide plus faible.
* Par distillations successives, on aboutit au mélange azéotrope que l’on
ne peut séparer.
Ex : si, par distillations successives sous Patm, on arrive à concentrer
l’alcool jusqu’à 96%, on ne peut pas aller au-delà.

111

A moins de :
• changer la pression.
Ex : si P < 0,12 atm, l’azéotrope eau/ éthanol disparaît, on obtient un
mélange idéal.
• éliminer un constituant par voie chimique ou autre.
Ex : déshydratation d’une phase organique par MgSO4 anhydre.
• faire une distillation extractive en présence d’un constituant supplémentaire
Ex : eau / éthanol distillé en présence de benzène donne alcool absolu.

Par exemple l'alcool à 96 ° (soit


96% d'éthanol et 4% d'eau) est un
mélange azéotropique qui bout à
78,1 °C, température inférieure à
celle de l'éthanol pur (Téb:
78,4 °C).
En pratique, une différence de
température d'ébullition de 0,3 °C
est difficile à exploiter...
112
A. ATBIR

56
27/10/2015

Les applications usuelles de la distillation sont les suivantes :

-élimination d'un produit en cours d’une réaction chimique

- isolement de plusieurs composés obtenus après réaction chimique

- élimination d'un solvant

-isolement d'un composé naturel

- purification d'un composé.

A. ATBIR 113

0 1 xB
x 1l x 2l x3l x4l x5l
Vapeur ascendante
*
M T B
Liquidel descendant
x5 x5v
T5
T4
x4v x4l
T3
x 3l x 3v
LIQUIDE
x2l
T2
x2v
T1 x1v

VAPEUR A liq  B liq miscibles


*
TA x 1v x2v x3 vxv
T
x1l
114
4 x5v
T A. ATBIR CHAUFFAGE

57
27/10/2015

Application: Mélange H2O-NaCl P=P


atmosphérique

T
0°C Liquide L GLACE ORDINAIRE A – 11°C
m glace = 9,17 kg or ωNaCl min= 0,15
m2sel
1 de 1 cm
-11°C m NaCl = 1,62 kg

V = 0,01 m3 µ = 917 kg.m-3


Glace + L
-21,6°C E

Glace + sel: solides non miscibles ωNaCl


0,15 0,23

Si on ajoute du sel à la glace dans des conditions


isothermes à Text et si Text>TE, si la teneur en sel est
115
suffisante, la glace fond. A. ATBIR

Utilisation de glycol comme antigel

- 10 °C

Liquide
CCP, 2007,
Chimie1, PC
Eau solide
+
Liquide

ω = 23,6 %
Pour qu’un mélange antigel ne gèle pas à – 10 °C, il faut
ajouter au moins 310 g de glycol à 1 litre d’eau. 116

58
27/10/2015

Application: conditions adiabatiques


Mélange réfrigérant eau-NaCl P=P
atm Liquide L:
T
Solution aqueuse de NaCl
0°C

Glace + L
-21,6°C
Glace + sel: solides non miscibles ωNaCl
0,23
Ajouteau-glace
Equilibre de NaCl à 0°C
Le sel se dissout dans l’eau Equilibre Glace pure et eau/NaCl liquide
La température diminue
117
A. ATBIR

VIII - DIAGRAMMES TERNAIRES


Dans certains cas, on s'intéresse à un alliage de trois éléments.
On peut dans ce cas-là utiliser un diagramme ternaire : il s'agit d'un
diagramme isotherme (pour une température donnée) en forme de triangle,
chaque point correspondant à une composition de l'alliage
Lecture d'un diagramme ternaire
Soit un diagramme ternaire pour trois éléments (ou composés) A, B et C.
Chaque sommet correspond à un élément pur.

Dans l'exemple ci-contre, le point


rouge correspond donc à 20 % de
A, 20 % de B et 60 % de C.

A. ATBIR 118

59
27/10/2015

VIII - DIAGRAMMES TERNAIRES


La composition correspondant à un point quelconque du diagramme se
détermine comme suit :
Pour l'élément A, on trace la parallèle au côté opposé au sommet A ;
on détermine l'intersection de cette droite avec le côté portant la mention
« %A » ; la valeur est celle indiquée par l'échelle de ce côté.
DE MÊME :
Pour l'élément B, on trace la parallèle au côté opposé au sommet B
Pour l'élément C, on trace la parallèle au côté opposé au sommet C

Dans l'exemple ci-contre, le point


rouge correspond donc à 20 % de
A, 20 % de B et 60 % de C.
A. ATBIR 119

VIII - DIAGRAMMES TERNAIRES


Systèmes de représentations triangulaires.
Représentations triangulaires
Soit un point L (fig.A), par ce point traçons les A
trois parallèles aux trois côtés du triangle
équilatéral.
Le principe de cette représentation repose
sur le fait que la somme des segments
LM + LN + LP = AB. Par définition on pose :
- masse de A = wA = a LM = a Ba
- masse de B = wB = a LP = a Cb
- masse de C = wC = a LN = a Ac
Où a est un coefficient de proportionnalité

Donc, si Ba représente la concentration de A, tous les mélanges ayant


cette concentration se trouvent sur le segment aP et ainsi sur chacun
des trois côtés.
Cette représentation, quoique très judicieuse, oblige à établir le sens des
120
graduations des pourcentages. A. ATBIR

60
27/10/2015

VIII - DIAGRAMMES TERNAIRES


Systèmes de représentations triangulaires. B
Il existe une autre façon plus commode de lire ce
diagramme.
En effet, si d’un point intérieur L (fig. B) on élève les trois
hauteurs relatives à chacun des côtés, les segments LM,
LN et LP, la somme LM + LN + LP = AH quelle que soit la
position du point L.
Par définition on pose :
- masse de A = wA = b LM
- masse de B = wB = b LN
- masse de C = wC = b LP

Notons que les deux modes de représentation conduisent à la même


position du point L pour un mélange de composition donnée.
Quoiqu’il en soit, dans chacune des deux approches, un mélange ne
contenant pas de A se trouve représenté par un point du côté BC.
A. ATBIR 121

A. ATBIR 122

61
27/10/2015

composition xA = 0.30, xB = 0.45, and xC = 0.25 123

Comment lire la composition d’un diagramme de phase ternaire


• Draw a tie line from the point to the
axis defining the content of material A
A (ie. BA).
– The line must be parallel to the
axis opposite the ‘pure material
A’ corner (ie. CB). i
– The intercept yields the % of A in 75
the ternary composition (75% A). %

• Draw a tie line from the point to the 50


B axis (ie. CB). %
– Line is parallel to AC axis.
– Intercept on B yields 20% B. 25
%
• Draw tie line from
point to C axis (AC).
0%
– Parallelle à AB. C
0% 25 50 75 B
– Intercept: 5% C. % % %
124
A. ATBIR %Mas. B

62
27/10/2015

EXERCICE : Quelle est la composition des mélanges représentés


par les points colorés ? A

i) 75, 20, 5
i 75%
ii) 60, 25, 15
%Mas.C % Mas. A
iii) 25, 75, 0
ii 50%
iv)20, 50, 30
v) 5, 5, 90
25%
iii
iv
v 0%
C 0% 25% 50% 75% B

On note que la somme des %Mas. B


compositions est toujours égale à 100% 125
A. ATBIR

A. ATBIR 126

63
27/10/2015

A. ATBIR 127

En Conclusion, A quoi servent les diagrammes d'équilibre ?


Utilité et applications des diagrammes d'équilibre
La connaissance des diagrammes est un outil de base pour le métallurgiste
et le métallographe. Les diagrammes de phases renseignent sur :
- les types de transformations qui doivent se produire pendant la
solidification et le refroidissement du solide (ou inversement au chauffage);
- les températures de début et de fin de transformation;
- la nature des phases en présence;
- la composition de ces phases à l'équilibre;
- la proportion des phases présentes à une température donnée (règle des
segments inverses appliquée sur les concentrations exprimées en masse
%).
- la composition à choisir pour obtenir les caractéristiques voulues (liées à
la nature des phases formées), ou pour éviter la formation de composés
indésirables...
- la température minimale à laquelle il faut chauffer un alliage donné pour
qu'il soit totalement liquide,
- la composition des alliages à bas point de fusion avantageux en fonderie
(diagrammes eutectiques par exemple). 128
A. ATBIR

64
27/10/2015

FIN DU
COURS

et

BONNE
CHANCE
A. ATBIR 129

A. ATBIR 130

65

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