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TD Droit des contrats 2

CONTRATS SYNALLAGMATIQUES ET UNILATÉRAUX

Les contrats synallagmatiques :

Il s'agit de contrats qui reposent sur la réciprocité des engagements des parties (art. 1102 C.
civ.). Ces contrats sont bilatéraux : ils créent des obligations interdépendantes, chacun
s’obligeant à quelque chose envers l’autre partie. C’est le cas de nombreux contrats, et
notamment le contrat de location, par lequel le propriétaire s’engage à donner des locaux
dont le locataire pourra jouir paisiblement en échange du paiement du loyer par ce dernier.
La réciprocité des engagements doit être démontrée par l'apposition des signatures de
toutes les parties contractantes pour les actes sous seing privé, ainsi que par l'établissement
du contrat « en autant d’originaux qu’il y a de parties ayant un intérêt distinct ».
En cas de non-exécution de l’une des parties, le contractant peut se prévaloir d’une
exception d’inexécution qui lui permet en retour de ne pas respecter son engagement. Il
peut également saisir les tribunaux, en demandant l’annulation rétroactive du contrat.

Les contrats unilatéraux :

Il s'agit d'un contrat par lequel seule une ou plusieurs parties s'engagent (art. 1103 C. civ.) :
l'obligation d'exécuter une prestation ne revient qu'à l'une des parties, l'autre ne s'étant en
rien engagée. Un seul original du contrat suffit donc dans ce cas ; il est remis au créancier.
C'est le cas des donations, qui n’engagent que celui qui donne ; néanmoins on écarte ces
contrats de la qualification de contrat unilatéral dans la mesure où ils exigent la
manifestation de volonté des deux parties (bien qu'une seule s’engage).
Les contrats unilatéraux peuvent devenir synallagmatiques lorsque l'insertion de clauses
tend à les modifier.
CONTRAT NOMMÉ ET INNOMÉ :
A l'époque romaine, les contrats n'étaient que des contrats nommés, seuls ceux qui étaient
prévus par le droit étaient considérés comme contrats. Dans le cas contraire ils n'étaient pas
considérés comme tels. Le contrat de vente est un contrat nommé puisqu'il est réglementé
par le Code civil, donc prévu par la loi. Mais, le contrat de sponsoring est innommé puisqu'il
n'est pas prévu par la loi. On peut en revanche trouver des contrats nommés qui sont prévus
dans les moindres détails et d'autres avec très peu de règlementation. Ce n'est pas parce
que le législateur a prévu des règles que celles-ci doivent prévaloir. Lorsque le législateur a
prévu des règles supplétives cela signifie que les parties ont la possibilité de prévoir autre
chose, mais en cas de règles impératives elles ne peuvent être évitées.
Le contrat nommé a tendance à être un contrat spécial dont la réglementation échappe à
toute modification, tandis que le contrat innommé relève à priori plus de la théorie générale
des obligations. Lorsqu'on est en présence d'un nouveau contrat on s'interroge sur la
volonté des parties, mais si sur un point la volonté n'est pas claire on va le rapprocher de
contrats qui existent déjà pour savoir quelle règlementation appliquer.
CONTRATS À TITRE ONÉREUX ET À TITRE GRATUIT

Aussi appelé contrat de bienfaisance, le contrat à titre gratuit procure à une partie « un
avantage purement gratuit ». Par ce contrat, on ne cherche pas l'engagement réciproque.
C'est le cas de la donation, par lequel aucun acte en retour n’est demandé au bénéficiaire ; il
s’agit d’action purement désintéressée.
Le contrat à titre onéreux engage chacune des parties à verser un avantage à l’autre. Il peut
s’agir d’une vente, d’un échange, etc.

CONTRAT COMMUTATIF ET CONTRAT ALÉATOIRE

Cette distinction est issue de la catégorie des contrats à titre onéreux, qui se subdivisent en
contrat aléatoire et contrat commutatif.
Le contrat commutatif existe lorsque « chacune des parties s’engage à donner ou à faire une
chose qui est regardée comme l’équivalent de ce qu’on lui donne, ou de ce que l’on fait pour
elle » (article 1105). Dans ce type de contrat, les obligations sont certaines et déterminées :
les prestations sont fixées dès la conclusion du contrat.
Au contraire, le contrat aléatoire existe « lorsque l’équivalent consiste dans la chance de
gain ou de perte pour chacune des parties, d’après un évènement incertain ». Cela suppose
la survenue d’un évènement qui n’aura pas nécessairement lieu, mais qui conditionnera les
termes du contrat lorsqu'il surviendra. Le contrat d’assurance est un contrat aléatoire car il
suppose la survenue d’un accident par exemple alors même que le contrat, lui, est déjà
signé.

CONTRATS CONSENSUELS, SOLENNELS ET RÉELS

Le contrat consensuel est seulement formé par un échange entre les parties qui s’engagent,
sans aucune formalité. Les parties conviennent donc de dispositions sur un simple accord.
Le contrat solennel nécessite au contraire un écrit, et donc un certain formalisme. Il s'agit
d’actes authentiques (établis par le constat d’huissier ou de notaire) ; la conformité à cette
formalité est utile en cas de litige, notamment de saisie, qui ne nécessitera pas l’autorisation
du juge.
Les contrats réels supposent la remise d’une chose : c'est l’objet même du contrat. En cas de
défaut de remise, le contrat est donc considéré comme non formé.

CONTRATS À EXÉCUTION INSTANTANÉE OU À EXÉCUTION SUCCESSIVE

Le contrat instantané repose sur une exécution immédiate : les prestations sont exécutées
en un trait de temps. Ainsi d’une vente.
Le contrat à exécution successive s’amorce dans le temps, pour une durée déterminée ou
non. C'est par exemple le cas du bail, contrat par lequel il existe un rapport juridique
permanent d’obligation ; en revanche, pour les contrats à exécution échelonnée, il s’agit
d’opérations relativement indépendantes qui établissent des contrats peu dépendants.

CONTRAT DE GRÉ À GRÉ ET CONTRAT D’ADHÉSION


Le contrat d'adhésion est celui dont les conditions générales soustraites à la négociation sont
déterminées à l'avance par l'une des parties. Le contrat de gré à gré est au contraire
librement négocié entre les parties, ce qui place ces dernières sur un même pied d’égalité.

CONTRAT A DURÉE DETERMINÉ :


Un contrat à durée déterminée est conclu pour une durée limitée et précisée, au départ,
dans le contrat. Il prend fin soit à la date fixée soit - en l’absence de terme précis - lorsque se
réalise l’objet pour lequel il a été conclu (retour du salarié remplacé, fin de la saison…). La
durée totale, compte tenu du ou des deux renouvellement(s) éventuel(s), ne doit pas
dépasser la limite maximale autorisée.

CONTRAT A DURÉE INDETERMINÉ :


En droit français du travail, un contrat de travail à durée indéterminée (ou CDI) est la forme
normale du contrat de travail passé entre deux personnes : l'employeur (une personne
morale ou un commerçant exerçant en nom propre ou un artisan ou un « particulier-
employeur ») et le salarié, sans limitation de durée.

CONTRAT-CADRE :
En France, un contrat-cadre est un contrat par lequel les parties prévoient la conclusion de
contrats ultérieurs selon certaines modalités. La Cour de cassation, en assemblée plénière, à
l'occasion d'arrêts rendus le 1er décembre 1995, a considéré que l'indétermination du prix de
ces contrats ultérieurs dans la convention initiale n'affecte pas leur validité, sauf dispositions
légales particulières. L'abus dans la fixation du prix peut néanmoins donner lieu à la
résiliation, ou à l'indemnisation. La notion de contrat-cadre figure dans le Code civil,
depuis l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats,
du régime général et de la preuve des obligations ; d’après l’article 1111 du Code civil, « [l]e
contrat cadre est un accord par lequel les parties conviennent des caractéristiques générales
de leurs relations contractuelles futures » et « [d]es contrats d'application en précisent les
modalités d'exécution ».

CONTRAT D’APPLICATION :
Viens préciser l’application du contrat-cadre.

CONTRAT DE COLLABORATION ET CONTRAT D’INTÉGRATION :


Les premiers sont passés par des personnes qui veulent collaborer à la réussite d'un projet,
c'est la poursuite d'un but commun, par exemple des entreprises unissent leurs forces pour
collaborer à la réussite de ce projet qu'elles pourront par la suite commercialiser.

Dans le cadre d'un contrat d'intégration, l'une des parties, l'un des contractants, doit obéir. Il
est en situation d'infériorité. C’est le cas par exemple, des diffusions exclusives et sélective,
le producteur conclu un contrat avec un distributeur, et le distributeur doit obéir à un
certain nombre de contraintes (publicité, vente, présentation etc…). En contrepartie le
distributeur bénéficie d'une protection sur son territoire, c'est à dire qu'il ne peut avoir de
concurrence directe. Le producteur ne va pas engager un autre distributeur.

Cette position d'infériorité est la raison pour laquelle le législateur est intervenu pour
protéger le producteur contre le distributeur.

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