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Janvier 2017

Stratégie nutritionnelle de santé


digestive et générale
Rachid Messoudi

Notre alimentation moderne est transformée, dénaturée, dévitalisée,


frelatée, polluée… Non seulement elle ne remplit plus sa fonction
nourricière et de préservation de la santé de notre organisme, mais elle
est devenue source de maladies modernes, dites maladies de
civilisation, que la médicine moderne n’arrive pas à enrayer. Revenir à
une alimentation telle que Dieu nous l’a prévue, et à un mode de vie
conforme aux sunan, ces lois qui régissent la Création et règlent notre
vie sur terre, est la condition sine qua non pour lutter contre les
maladies chroniques dégénératives.

Avicenna Clinic of Medical Herbalism


Finchley House, 707 High Road, London N12
0BT, United Kingdom
Email: phyto.clinic@gmail.com
www.alternatives-in-healthcare.co.uk
INTRODUCTION

Notre émission Dwakoum fi Yeddikoum sur la chaîne Almagharibia est diffusée chaque
vendredi à 15h.30 (heure de Londres) et répétée plusieurs fois dans la semaine. Toutes les
émissions enregistrées peuvent être consultées sur le site internet de la chaîne.

Nous insistons sur le fait que notre émission ne vise pas à donner des ordonnances
personnalisées, car toute ordonnance est strictement personnelle et, de ce fait, nécessite
une consultation en bonne et due forme du patient chez un praticien qualifié en médecine
naturelle. Que cela soit bien clair, s’il vous plait !

Nous devons bien comprendre que notre santé se maintient, non pas par les médicaments
des compagnies pharmaceutiques (Big Pharma), mais par une alimentation naturelle telle
que Dieu nous l’a créée : c’est-à-dire biologique, non transformée, non raffinée, sans
engrais chimiques, sans être aspergée de d’insecticides et herbicides et sans additifs
alimentaires et colorants. Si on transforme notre nourriture un tant soit peu, notre corps ne
la reconnait pas car sa structure n’est plus celle que Dieu a établie à l’origine pour être
acceptée par nos cellules. Raffiner ou transformer nos aliments un tant soi peu, c’est comme
si on disait que Dieu n’a pas bien fait les choses et que l’homme les fait mieux. Cette
attitude de l’homme qui s’érige en dieu sur terre est celle de la civilisation occidentale
depuis la révolution industrielle. C’est précisément à partir de ce moment-là que les
fameuses « maladies de civilisation », les maladies chroniques dégénératives invalidantes,
ont surgit, causent toujours des ravages et la médecine occidentale chimique ne trouve
aucune solution pour les enrayer. On se demande même si les médicaments en usage
courant ont été créés pour guérir… Informez-vous et vous constaterez que je ne dis pas des
bêtises.

À la fin de leurs études, les médecins prêtent le sermon d’Hippocrate de soigner avec
désintérêt et sans nuire aux patients. Hippocrate, est considérée aujourd’hui comme le père
de la médecine occidentale moderne qu’on utilise dans nos pays. Hippocrate disait pourtant:
« Que ton alimentation soit ton médicament ». Mais la médecine moderne et une bonne
partie des médecins, ont ‘oublié’ cette recommandation, sous l’influence du tout-chimique
qui remplit les poches des compagnies pharmaceutiques occidentales (informez-vous des
grands scandales des médicaments qui ont tué des milliers de personnes au 20e siècle et qui
continuent de tuer—prenez vos responsabilités et éviter d’en être victime un jour !). C’est
dire que lorsqu’on est malade le premier réflexe, après certains traitements naturels initiaux
(recommandés ici pour vous, ou bien prescrits par un praticien de médecine naturelle), c’est
de revenir à une alimentation naturelle non polluée, non transformée. Revenir à certaines
notions de base dans l’alimentation et dans le mode de vie, vous permettra de traiter avec
une efficacité étonnante un grand nombre de maladies. «L’alimentation d’hier doit prendre

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une grande place dans la médecine de demain», nous dit le docteur Jean Seignalet qui a
passé une bonne partie de sa vie à étudier les relations entre alimentation et santé.

C’est-là le but de notre émission Dwakoum fi Yeddikoum. En effet, à travers cette émission,
nous visons à informer les Maghrébins, partout où ils se trouvent, et à leur donner les
moyens de se prendre en charge dans la vie quotidienne en vue d'éviter les maladies
graves ou de les soigner. Il s’agit pour nous, en somme, de responsabiliser les gens—les
malades comme les bien-portants, leur faire prendre conscience que ce sont eux les
responsables de leur santé et non pas le médecin, que ce sont les remèdes de la nature, de
leur cuisine et leur mode de vie qui les protègent des maladies et non pas les médicaments
chimiques dont la plupart ont des effets secondaires très néfastes. De nos jours, les
maladies graves se répandent rapidement, discrètement encouragées par certains milieux
idéologico-financiers, et si nous ne prenons pas nos responsabilités vis-à-vis de nous-
mêmes et de nos familles, nous le paierons très cher en tant que personnes, familles et
peuples. Alors n’attendons pas qu’un cancer frappe dans la famille pour ensuite nous faire
intoxiquer avec la chimiothérapie ou bien nous faire griller avec la radiothérapie…
Informons-nous et regardons les statistiques : nous verrons que ni la chimio, ni la
radiothérapie guérissent vraiment mais, au contraire, nous font beaucoup plus de mal que la
maladie elle-même. Un cancer sur deux est due à de mauvaises habitudes alimentaires,
nous dit le professeur Henri Joyeux, vieux routier de la cancérologie. Alors, allons-nous
continuer à faire preuve d’irresponsabilité, d’inconscience même si notre conduite nous
mène fatalement au danger ? Allons-nous continuer à jouer avec le feu, à faire la politique
de l’autruche et avancer aveuglément vers le précipice?

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En définitive, le but de notre émission est de remettre en cause notre culture de dépendance
totale sur le médecin et sur les médicaments chimiques. Nous devons développer chez nous
tous une culture du ‘compter sur soi-même’ en premier lieu, de faire de la prévention.

Evidemment, lorsqu’une maladie grave se développe, revenir à une alimentation saine ne


suffit pas à elle seule. Les patients doivent, dans ce cas, d’abord et avant tout consulter le
médecin conventionnel et éventuellement faire les analyses requises. Mais, la médecine
conventionnelle peut s’avérer impuissante : le médecin n’arrive pas à poser un diagnostic
certain, ce qui arrive souvent ; les médicaments prescrits s’avèrent inefficaces ou bien
causent des effets secondaires dangereux… C’est àce moment-là qu’il faut agir, sans
attendre qu’une maladie devient impossible a traiter, pour se faire traiter par des
médications et thérapies naturelles. Dans ce il faudra une consultation en bonne et due
forme chez un praticien diplômé en thérapies naturelles, un traitement bien personnalisé et
un suivi.

Ce qu’il faut bien se mettre dans la tête d’emblée c’est que les maladies chroniques
dégénératives, une fois déclarées, ne sont pas une fatalité inévitable. Le docteur
Alexandre Salmanoff, médecin privé du leader soviétique Lénine et de sa famille, et
fondateur de la capillothérapie, affirme qu’il n’y a pas de maladies incurables. Nous
sommes de cet avis également car les preuves de guérisons dans des pathologies lourdes ne
manquent pas, même dans les cancers qui font des ravages. Des médecins et des praticiens
en médecines naturelles ici en Occident, et même dans nos pays du Maghreb, ont guéri des
cas classés comme ‘incurables’. Dans notre modeste pratique, qui allie une formation
médicale allopathique (médecine moderne) et les traitements naturels, nous avons eu des
résultats spectaculaires, inespérés chez des patients souffrant d’obésité, d’hypertension,
d’hypercholestérolémie, de diabète type 2 (ces quatre pathologies vont ensemble en
général), ainsi qu’un cas de lupus érythémateux disséminé juvénile, un cas d’Alzheimer
(vielle de 84 ans) et un cas de Parkinson (vielle de 78 ans) pour ne citer que ceux-là.
Guérisons obtenues sans utilisation de médicaments chimiques ! Cela rappelle le médecins-
chirurgien José Avendano de l’hôpital de Cusco (Pérou) qui a utilisé le chou (pensez-vous, le
chou !) comme medicament dans son service hospitalier pendant 10 ans et a guéri de
nombreuses pathologies lourdes, « des guérisons 100% naturelles—l’usage des
médicaments ou produits chimiques a été proscrit—bon marché, seulement du chou pour à
peine quelques euros au plus et sans effets collatéraux ! »1

Mais, les gens doivent prendre conscience que leurs santé est d’abord et avant tout entre
leurs mains, qu’ils peuvent faire beaucoup de choses, par eux-mêmes, chez eux, dans leur
vie quotidienne, et sans médicaments pharmaceutiques, pour éviter ces maladies ou pour
les soigner—avant même, dans bien des cas, de penser à voir le médecin. C’est bien trop
facile, dira-t-on. C’est en fait très facile ! Simplement à la base, il faut :

1 Texte de présentation de la conférence de Dr. José Avendano. Vendredi 26 juin 2015 à 19h00. Université de Liège, Faculté de
Philosophie, des lettres et des arts. Voir site : http://www.medicatrix.be/conference-medecine-naturelle-perou/

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1) prendre conscience de l’importance incontournable de l’alimentation saine c’est-à-dire
naturelle, biologique, non transformée et non polluée par des produits chimiques;

2) avoir le désir, la volonté et la détermination de changer nos habitudes alimentaires et


notre mode de vie. La clef de ce changement est la correction nutritionnelle et du mode
de vie: sans changement des habitudes alimentaires et du mode de vie, on ne peut
pas éviter les maladies chroniques et dégénératives, dites justement ‘maladies de
civilisation’. Nous répétons que la médicine moderne n’arrive pas à enrayer ce type de
maladies par les médications synthétiques, ce qui la conduit à les juger comme ‘incurables’.
Peut-être cela convient-il également à Big Pharma, ces compagnies pharmaceutiques
occidentales dont le profit se chiffrait à plus de 500 milliards de dollars en 2004).
Hippocrate, le «père de la médecine moderne» dit : «Il y a des maladies qui ne se
soignent que par l’alimentation», entendons par là une alimentation biologique, saine,
non frelatée—telle que Dieu l’a créée pour l’humanité. Répétons qu’il dit également : «Que
ton alimentation soit ton médicaments».

La réforme alimentaire est l’épine dorsale de notre médecine naturelle. Cette médecine est
dite holistique, c.à.d. qu’elle est la médecine de l’homme total : elle traite l’individu2 en tant
qu’un tout organisé fonctionnant en harmonie comme une horloge—la maladie comme
symptôme n’est pas sa priorité. Elle n’aborde pas le patient comme un ensemble d‘organes
que l’on soigne séparément (les maladies du foie traitées séparément des maladies de
l’estomac, séparément des troubles cardiaques, séparément des conditions neurologiques,
séparément des désordres hormonaux, séparément des affections ostéo-articulaires, etc.).
Fondamentalement, notre médecine holistique est ce qu’on appelle une médecine de
terrain : elle cherche à trouver puis à traiter les causes profondes des déséquilibres de la
santé et non pas à soigner les maladies qui sont, en réalité, l’aboutissement final de ces
causes. C’est ce qui a fait dire au célèbre docteur Alexandre Salmanoff ci-haut mentionné:
«La question n’est pas de trouver un traitement pour une maladie bien définie,
mais de restaurer le corps endommagé du patient, indépendamment du
diagnostic.»

COMMENT SE TRAITE-T-ON ET COMMENT GUERIR ?

Quand on aborde la question de guérir, on est confronté à un grand problème double :

1) Notre alimentation moderne—on l’a déjà dit— est raffinée, dénaturée, dévitalisée et
polluée par les engrais chimiques, les pesticides, les insecticides et les fongicides ; par
les colorants de gâteaux et de pâtisserie, les additifs alimentaires de tout genre, y
compris les perturbateurs endocriniens (MSG, Bisphénol A, etc.), les métaux lourds :
tous énormément nocifs à la santé à plus d’un titre, voire facteurs de cancérisation,

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Du Latin individuum, celui qui est ‘indivisible’

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de maladies neurologiques... Notre nourriture est de ce fait déficiente et chimiquée,
donc normalement impropre à la consommation : c’est un cocktail explosif dans notre
organisme, qui justement mène inévitablement à la dégénérescence du corps humain
qui se traduit par les maladies chroniques dégénératives : cancers, polyarthrite,
sclérose-en-plaque, Alzheimer, Parkinson, maladies du colon, etc. Il faut donc
procéder à une correction de notre nutrition, à une réforme alimentaire comme
condition incontournable si l’on veut retrouver notre santé perdue, et en même
temps, éliminer de notre vie les facteurs de perturbation : produits chimiques de tous
genres à la maison, perturbateurs endocriniens, ondes électromagnétiques... Ce
changement doit être à vie si l’on veut bien se porter et éviter les maladies
modernes dites de civilisation.

2) Mais la réalité est que les gens n’ont pas le désir, la volonté et la détermination de
changer les habitudes incompatibles avec la nature, incompatibles avec le rythme
naturel de la vie, incompatibles avec le régime ancestral sain de nos grands-parents,
régime oublié ou considéré comme désuet, voire méprisé. Conditionnés à consommer
tout et n’importe quoi, les gens préfèrent attendre de tomber malades pour ensuite
compter, aveuglément, sur le médecin comme détenteur ultime de la solution miracle
à leurs maux, et sur les médicaments de synthèse qui devraient être le dernier
recours ou seulement l’acte médical d’urgence. Ceux qui sont dans cette catégorie
doivent bien réfléchir aux conséquences… et nous ne pouvons pas les aider.

Les conseils qui suivent couvriront aussi bien les pathologies digestives que bien d’autres
ennuis de la santé générale. Plus précisément les pathologies suivantes : troubles du colon et
de l’estomac—gaz intestinaux—cholesterol—triglycerides—hypertension—obésité/surpoids—
diabète type 2—rhumatismes et arthrose—hyperplasie de la prostate—foie gras (stéatose
hépatique)—affections de la peau, et bien d’autres symptômes systémiques «bizarres» que la
médecine conventionnelle n’a pu élucider.

LES RECOMMANDATIONS

JEȖNE THÉRAPEUTIQUE
Note : N’adoptez pas ce jeûne avant de consulter votre médecin si vous souffrez d’une
maladie importante, ou si votre médecin vous a prescrit de ne pas jeûner.

Pour commencer une réforme alimentaire, il faut commencer par détoxifier notre corps,
‘déboucher les tuyaux intérieurs’. On fait cela avec un jeûne partiel (thérapeutique) de 3 à 5

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jours selon sa capacité personnelle. Ce jeûne est très possible et on ne mourra pas de faim:
des expérimentations menées depuis les années 1930 ont montré que l’on peut jeûner
jusqu’à 45 jours d’affilée juste en buvant uniquement de l’eau... et faire disparaître des
maladies jugées incurables. Même le Cheikh al-Albani est connu pour avoir jeûné pendant
40 jours. Et des patients ont pu guérir la colite ulcéreuse hémorragique, des maladies
mentales (schizophrénie, etc.), les maladies ostéo-articulaires en jeûnant pendant un certain
nombre de jours. En 1956 le docteur Bertholet qui a expérimenté ce genre de jeûne jusqu’à
40 jours en prenant uniquement de l’eau, déclara : «Le jeûne est une opération sans
couteau, ce qu’il ne guérit pas, rien ne peut le guérir.» Depuis, les études et
expérimentations scientifiques qui confirment ces affirmations font légion.

Pendant ces jours de jeûne, ne prendre que :

1. Eau minérale : Ajouter à deux litres d’eau un/deux citrons fraîchement pressés (le
citron n’est pas acide dans l’estomac). Boire le tout dans la journée (environ un verre
de cette eau toutes les heures.
2. Jus de légumes : à extraire à l’aide d’un extracteur de jus. Utiliser de préférence :
céleri + fenouil + concombre + carotte + persil + 1 gousse d’ail. Remplacer le
concombre par le chou et/ou la betterave, l’épinard et le cresson en cas d’anémie ou
de cancer. Prendre un verre 3 fois/jour et jusqu’à 12 verres en cas de cancer (cure
Gerson, cure de Breuss). Extraire le jus fraîchement à chaque fois car il s’oxyde très
vite et donc ne se conserve pas, même au frigo.

Cette approche permet de complètement détoxifier le corps, éliminer les carences dues à
une mauvaise alimentation et redonner à l’organisme les moyens physiologiques pour
combattre les maladies.

Le jeûne thérapeutique prolongé bien mené n’affame pas, il redonne la santé et l’énergie.
Au bout de 5 jours, on sera étonné de l’amélioration spectaculaire—je dis bien
spectaculaire—de notre santé. On peut refaire ce jeûne à chaque fois que l’on tombe
malade ou bien occasionnellement par mesure préventive pour éviter les maladies.

APRÈS LE JEȖNE : Corriger l’alimentation


Cette correction nutritionnelle, on dit aussi ‘reforme alimentaire’, est la condition
fondamentale pour que l’on puisse recouvrer une santé perdue. Sans elle, aucun espoir
de guérir de ces maladies chroniques invalidantes. Il faut se mettre bien dans la tête que
les médicaments du toubib ne changeront rien à vos maladies chroniques; pire encore,
les médications chimiques ne sont pas naturelles à notre organisme (et à celui des
animaux) ; notre corps les acceptent mal et elles finissent par nous empoisonner, ce qui
nécessitera d’autres médicaments qui causeront d’autres effets secondaires pour lesquels
il faudra d’autres médicaments et… le malade entre dans le cercle infernal qui peut le

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délabrer progressivement et mettre fin à ses jours. Ainsi, pourquoi ne pas faire les efforts
nécessaires pour revenir à une alimentation naturelle et a un mode de vie tels qu’Allah
nous les a prévus

Alors, comment corrige-t-on l’alimentation ?

1. Supprimer les Trois Blancs


Ce sont des denrées transformées (action contre les sunan ou lois cosmiques),
dévitalisées (contre les sunan), dénaturées (contre les sunan), polluées (contre les
sunan). , ce qui en fait les causes premières des maladies chroniques dégénératives.

Les Trois Blancs sont:

Farine blanche : On lui a arraché ses principaux nutriments. Je parle de la baguette, du


couscous blanc, du bercoukès, des macaronis, des spaghettis, etc. Il faut faire l’effort de
chercher et trouver (ou faire) de la farine complète et le couscous complet.

Sucre blanc : et les produits dont il fait partie: pâtisseries, confiseries, jus, gazouz,
Pepsi et Coca Cola, etc. Pour sucrer, on peut recourir au miel pur ou au sirop de dattes
(pour les gâteaux).

Sel blanc : lui préférer le sel de mer ou… du Sahara.

Ces trois denrées ont été raffinées, dénaturées et dévitalisées, dépossédées de plusieurs
des minéraux, diastases et vitamines qui en font partie. Elles n’ont donc pas une grande
valeur nutritionnelle en réalité et, au contraire, sont devenues les sources fondamentales
des dérèglements intestinaux et de l’organisme tout entier. Retourner à ces denrées dans
la composition naturelle que Dieu leur a donnée = redonner à votre corps tous les
nutriments qui maintiennent votre santé. Si vous dites « ou va-t-on les trouver ? », cela
veut dire que vous ne voulez pas faire l’effort de penser à quoi faire, car vous n’avez pas
vraiment pris conscience de l’ampleur du problème. La transformation par l’homme de
ces denrées naturelles de base est en fait un défi au Créateur qui a créé toutes choses
dans la perfection à notre intention. C’est comme si on Lui disait : « Dieu, tu n’as pas
parfait les choses que Tu as créées ; nous savons mieux que Toi et nous allons les
transformer à notre façon. Il va sembler bizarre à certains que l’on puisse raisonner de
cette manière, et pourtant c’est là le fond du problème: Dieu a créé l’univers et lui a mis
en place les sunan, ces lois cosmiques de la Création, pour le régir. Ce sont des lois
naturelles que l’être humain ne peut changer. Si on tente de les transgresser, on paie le
prix : par exemple, qui tenterait de sauter du 14e étage? On ne le fait pas parce que la
loi de la pesanteur est une loi cosmique (sunna kawniya) que personne ne peut
transgresser.

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2. Donner la priorité aux légumes
Crus en salade, en soupe/potage, cuits vapeur, en ragouts.

Les crudités doivent constituer 70% de nos repas : il s’agit de préparer des salades
variées avec des légumes aussi importants que la betterave, la carotte, le cèleri, la
tomate, l’oignon, l’ail, le navet, le chou. Les 30% restant peuvent se composer de :
a. légumes cuits vapeur et servis avec citron/vinaigre de pomme et huile d’olive non
transformée, ou bien sautés (plutôt que frits) dans un peu d’huile d’olive. Il faut
penser aux pommes de terre en robe des champs, au chou, chou-fleur, cèleri, poireau
b. ragouts (djouaz, tadjines) cuits dans très peu d’huile d’olive et pas trop longtemps ;
c. plats cuits au four.
d. viande plutôt blanche que rouge biologique autant que possible. En consommer peu à
cause des produits chimiques cancérigènes utilisées dans l’élevage des volailles et des
vaches (voir le rapport de l’OMS—Centre international de Recherche sur le Cancer—
concernant la viande rouge et les viandes rouges transformées, 26 Octobre 2015).
Préférer à la viande, dans la mesure du possible, les poissons, surtout les gras
(sardines, hareng, thon, etc.).

3. Les épices
Ils sont d’une importance capitale : surtout cannelle, girofle, gingembre, cumin, carvi et
curcuma. Leur utilisation quotidienne dans l’alimentation est un très bon préventif du des
maladies digestives et du cancer entre autres. Pour plus d’information sur les épices, voir
mes émissions Dwakoum fi Yeddikoum (Almagharibiachannel/Playlist/Dwakoum fi
Yeddikoum).

4. Le cas du chou : médecin du pauvre


NOTE : Les personnes souffrant d’insuffisance thyroïdienne doivent utiliser le chou avec
précaution, ou consulter d’abord leur médecin, car il peut freiner la glande thyroïde.

Les propriétés thérapeutiques du chou sont innombrables et nous ne pouvons ici que
vous donner les principales. Consulter des livres pour plus de précision.

Ce qu’il faut retenir du chou en priorité:


C’est un GRAND et TRES IMPORTANT reminéralisant, reconstituant, réparateur général
à essayer dans toutes les affections chroniques et dégénératives, pris intérieurement en
salade, en jus fraichement extrait à la centrifugeuse, ou en application externe en sur les
affections de tout genre.

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C’est un remède à une multitude de désordres et de problèmes de santé :
 Affections digestives: ulcères gastriques et du duodénum, indigestion, colite,
gastrite, etc.
 Egalement : fatigue générale, diabète, anémie et une foule d’autres déséquilibres de
santé.
 Concernant la colite (ulcéreuse ou non), le Dr. Jean Valnet propose ce qui suit: en
application externe, 3 ou 4 épaisseurs de feuilles sur le ventre chaque soir, à garder
toute la nuit. Intérieurement, on prend 1, 2 ou 3 verres par jour entre les repas
jusqu'à la cessation des symptômes. Poursuivre aussi longtemps que nécessaire. Mais
si la durée dépasse un mois, faire une pause d’une semaine puis reprendre jusqu'à
amélioration. On peut mélanger le jus de chou avec le jus de carotte pour en améliorer
le gout.
 Problèmes hépatiques et vésiculaires, cirrhose hépatique: stimulant dans
l’insuffisance hépatique, apaisant les douleurs dans les coliques et favorisant
l’élimination dans les troubles de la vésicule biliaire. Appliquer sur la région du foie 3
ou 4 épaisseurs la nuit et maintenir jusqu’au matin. En applications externes, le chou
décongestionne et rétablit la circulation sanguine là où les feuilles sont appliquées
(foie, cœur, bas ventre, pancréas, etc.).
 Rhumatisme, goutte, varices, douleurs musculaires, hémorroïdes, lumbago,
sciatique : prendre 4 ou 5 feuilles, enlever la cote centrale et les repasser rapidement
avec un fer à repasser ensuite les appliquer chaudes sur l’endroit affecté et les
maintenir en place pendant quelques heures (ou bien toute la nuit).

METHODE : En cuisine : ne pas faire bouillir le chou dans l’eau. Par contre, l’utiliser en
salade finement coupé avec huile d’olive et citron. On peut le faire cuire à la vapeur
douce sans trop cuire ; le prendre en jus (fraîchement extrait à chaque fois—un/deux
verres par jour). A couper avec du jus de carotte et quelques gouttes de citron si vous
trouvez le goût insupportable. A l’extérieur en cataplasme sur les blessures, endroits
enflammées3 ou douloureux, les congestions pelviennes (métrites, règles douloureuses,
etc.) : enlever la cote centrale de trois/cinq feuilles, les repasser au fer et les placer sur
les endroits affectés. On peut aussi les ébouillanter quelques minutes dans de l’eau très
chaude avant de les utiliser. Dans ce dernier cas, utiliser les feuilles de chou le soir et
maintenir toute la nuit; répéter jusqu’à obtention des effets voulus. Pour les masques de
beauté (femmes et hommes !), faire des cataplasmes de chou pillé et les maintenir toute
la nuit (visage/coup, etc..) ; pour les affections de la peau, recourir aux lotions de suc de
chou pour baigner les parties affectées.

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Le chou peut dans certains cas exacerber l’inflammation. Si cela s’avère être le cas, arrêter son utilisation.

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5. L’Oignon
Grand stimulant général (nerveux, hépatique, urinaire) ; régulateur de la glycémie
(antidiabétique), dépuratif, décongestionnant pelvien (anti-prostatique—voir plus loin la
recette), entre autres effets.

METHODE : Son acide phosphorique fait pleurer, mais c’est lui qui pénètre dans le sang
et aide à le purifier des bactéries diverses et autres déchets qui s’y accumulent.

6. L’huile
Celle du commerce (l’huile ‘sans goût’, etc.) a été dénaturée pour lui permettre de ne
pas s’altérer à l’air, à la lumière et à la chaleur lors du stockage. Mais comme telle, elle
ne convient pas à notre organisme. Donc utiliser très peu d’huile pour la cuisson—si
vraiment on ne peut pas s’en passer. Par contre, deux cuillerées 3 fois/jour d’une huile
d’olive de qualité, non raffinée, doivent être utilisées directement dans votre propre
assiette une fois votre repas servi. De cette façon, l’huile d’olive est d’un grand bénéfice
pour la santé.

7. Eviter les boissons gazeuses et jus du commerce car pleines d’additifs


chimiques. Les éviter car elles détraquent le système digestif et polluent l’organisme à
long terme. Préférer de la limonade fraîche au citron, à cannelle, au gingembre, etc.
(les recettes algériennes et maghrébines anciennes existent et sont excellentes pour
le système digestif en particulier—A vous de les faire revivre.)

-Jus fraîchement exprimé de carotte : 1 ou 2 petits verres/jour loin des repas. A


alterner avec les autres jus de légumes si vous en prenez ;

6. Repas : En résumé, donner la place de choix aux : salades très variées (incluant le
chou) + citron + huile d’olive.

 Le petit déjeuner : doit, normalement, être le repas principal, un repas copieux; c’est
l’essence pour le « voyage » de la journée : céréales complètes fraîchement moulues,
crues ou cuites, fromage blanc maigre, huile d’olive bio, noix, noisettes, fruits de
saison;

 Déjeuner : Djouaz/grillades + grande salade variée avec huile d’olive et citron;

 Dîner : très léger car on n’a pas besoin de ‘remplir l’essence’ pour aller dormir et
quand le corps est fatigué. Donc bouillon léger (comme décrit plus bas) + fruits de
saison—et pas plus tard que 18-19 heures si possible. Ceci est particulièrement
recommandé à ceux qui ont dépassé la cinquantaine.

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PROSTATE : l’hyperplasie bénigne de la prostate

L’hyperplasie ou ‘gonflement’ de la prostate est très courant principalement après la


soixantaine. Voici un remède facile à faire et à utiliser. Il décongestionne la prostate et vous
vous sentirez mieux. Mais il ne dispense pas du médecin :

Prendre 7 oignons de taille moyenne avec leur peau (ne pas les éplucher). Entiers ou coupés
en deux n’a pas d’importance, vous les faire bouillir dans un litre et ¼ d’eau à feu doux
pendant 20 minutes. Boire tout le liquide dans la journée. Répéter l’opération pendant 3-5
jours.

EN GENERAL
- Précéder chaque repas, si possible, par un grand verre d’eau chaude (5 mn avant le
repas) ;

- Diminuer la consommation de pain, même complet ;

- Éviter les conserves autant que possible;

- Privilégier les salades et légumes crus (environ 60%) et cuisson à la vapeur/au


four/en grillade/en ragouts (40%) ;

- Citron + huile d’olive tous les jours ;

- Djouaz variés cuits avec très peu d’huile d’olive, plusieurs fois/semaine surtout pour
le déjeuner. Surtout ne pas trop cuire (20 mn) et à feu doux ;

- Poulet cuit/rôti ou poisson 1 ou 2 fois/semaine. Peu de viande ;

- Fruits autant qu’on peut se permettre ;

- Epices importantes: habbat hlawa, qarfa, qrounfoul, zandjabil, korkom, kemmoun,


besbès, carouiya, felfel akhal… en fait, toutes les épices de rass-El-Hanout;

- Bouillon de céleri + poireaux + oignons + carottes + navets + persil + épices.


Surtout pour le dîner pour que le réveil soit facile le matin ;

- Prendre le temps de manger, d’apprécier ce que l’on mange ;

- Ne pas manger lorsqu’on est en colère, sous stress ou sous un choc émotionnel :
boire de l’eau froide plutôt.

- Eau : Boire 2 litres d’eau au moins/jour, additionnée de citron fraîchement pressé.

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- Coucher : Pas plus tard que 23 heures, car cette heure est importante pour un
sommeil réparateur.

PLANTES MEDICINALES

 Tisanes en décoction : (un jour sur deux) : Faire bouillir 15 mn 2 bâtons de cannelle
(qarfa) + deux clous de girofle (qrounfoul) dans un litre d’eau. Boire le tout en 4 fois
dont une au coucher (normalement sans sucre, mais si on aime les boissons sucrées,
utiliser un bon miel). A alterner avec :

 Tisane en infusion pour le soir: (un jour sur deux) : Mettre une cuillerée à café d’un
mélange de camomille (babounedj), de lavande (khuzama) et de basilic (hbaqq) dans
une tasse. Verser de l’eau bouillante ; couvrir et laisser infuser 8 mn ; passer et
boire. 3 fois/jour loin des repas dont une au coucher; Voir un herboriste localement
pour vous conseiller des plantes du pays.

Egalement pour bien digérer et perdre des kilos :

 Tisane des quatre graines ‘chaudes’ : Habbat hlawa (anis) + Kemmoun (cumin) +
karwiya (carvi) + Bèsbès—5 g de chaque à faire infuser une heure dans un litre
d’eau bouillante. Prendre 3-4 tasses/jour.
Note : Tisane à utiliser 3-4 fois/jour, et surtout lors d’un jeûne thérapeutique.
Résultat : perte de poids et autres soulagements.

Ce sont-là des conseils de base très efficaces. Si vous les suivez proprement, votre
santé s’améliorera très vite—wa al-chifa’ min ‘indi Allah. Si, malgré tout, après trois
semaines cela ne marche pas pour vous, il vous faudra une consultation et une
prescription bien personnalisées.

MOT DE LA FIN
Si vous avez bénéficié de ces conseils, écrivez-nous pour partager votre expérience
avec les téléspectateurs d’Al-Magharibia et, surtout, faites-nous des du’as. Mais ayons
tous conscience du fait que dans le Coran, Allah nous dit : « En vérité, Dieu ne
change rien à l’état d’un peuple jusqu'à ce qu’il change ce qui est en lui-même. »

Bonne santé
Wa Allahu Huwwa al-Chaafi

Rachid Messoudi
Phytothérapeute clinique
Londres

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Email : phyto.clinic@gmail.com
www.alternatives-in-healthcare.co.uk

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