Vous êtes sur la page 1sur 48

Optimisation fiscale et

compétitivité
Projet professionnel

Membres de l’équipe :
Rida EL KAMALI
Ismail HAKKOU
Abderrazak AZIZI
Yassine ZAARAOUI

2010 - 2011
Sommaire

INTRODUCTION .............................................................................................................................. 4

CHAPITRE I : ASPECTS D’OPTIMISATION FISCALE ........................................................... 6


I. DETERMINATION DES CHOIX FISCALES .................................................................................. 6
1. Au regard de l’IR .............................................................................................................. 6
2. Au regard de l’IS .............................................................................................................. 6
3. Au regard de la TVA ......................................................................................................... 6
4. Au regard des droits d’enregistrement ............................................................................. 6
II. CAS POSSIBLES D’OPTIMISATION FISCALE ............................................................................. 7
1. Absence d’imposition ........................................................................................................ 7
2. Baisse de la base imposable ............................................................................................. 8
3. Diminution directe de l’impôt........................................................................................... 9
4. Autres aspects d’optimisation fiscale ............................................................................. 10
III. GESTION D’ENTREPRISE ET OPTIMISATION FISCALE ............................................................. 12

CHAPITRE II : LES OPERATIONS D’EXPLOITATION DE L’ENTREPRISE ET LA


GESTION FISCALE D’ENTREPRISE......................................................................................... 13
I. MANIEMENT DE LA TVA ..................................................................................................... 13
1. L’option pour l’imposition à la TVA .............................................................................. 13
2. L’adoption du régime d’imposition à la TVA :............................................................... 14
3. Choix de périodicité de paiement ................................................................................... 15
4. L’option pour l’achat en exonération de la TVA ............................................................ 15
5. L’optimisation de la base imposable à la TVA ............................................................... 16
II. GESTION DES RETENUS A LA SOURCE PAR L’ENTREPRISE ..................................................... 16
1. L’IR retenu à la source par l’entreprise ......................................................................... 17
2. L’impôt sur les sociétés retenu à la source par l’entreprise .......................................... 17
3. La retenue à la source .................................................................................................... 18

CHAPITRE III : LES OPERATIONS D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT


DANS L’OPTIMISATION FISCALE ........................................................................................... 19
I. GESTION FISCALE DES INVESTISSEMENTS ............................................................................ 19
1. Choix entre l’acquisition et la location .......................................................................... 19
2. Investissement matériel ou l’embauche de personnel .................................................... 20
3. Choix entre la création de succursale et celle d’une filiale ........................................... 20
II. OPTIMISATION FISCALE DES MOYENS DE FINANCEMENT ...................................................... 21

1
1. Le coût fiscal de l’autofinancement ................................................................................ 21
2. Le choix entre le financement par fonds propres et le financement par emprunt .......... 22
3. Le choix du financement par crédit-bail......................................................................... 23
4. L’incidence de la TVA sur la trésorerie ......................................................................... 24

CHAPITRE IV : ETUDE QUANTATIVE .................................................................................... 26


METHODOLOGIE ........................................................................................................................ 26
ANALYSE ..................................................................................................................................... 28

CONCLUSION ................................................................................................................................................... 32
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................... 33
TABLES DES MATIERES ............................................................................................................. 34
ANNEXE ........................................................................................................................................... 37

2
Remerciements

Il est toujours difficile au terme d’un travail de quatre semaines de citer de façon nominative
toutes les personnes ayant contribué de près ou de loin à son élaboration.

En revanche, ne nous pouvons oublier le concours de certaines personnes dont la contribution à


la réalisation de ce travail est à la fois remarquable et exceptionnelle.

Nos vifs remerciements vont alors et en premier lieu à nos professeurs, nous les remercions
d’abord pour avoir accepté d’encadrer ce travail, nous les remercions ensuite de leur rigueurs et de
leur implications dont ils ont fait preuve, de l’attention qu’ils ont apportée à ce travail, mais
également et surtout de leur patience et de leur compréhension. Autant d’éléments sans lesquels ce
travail n’aura jamais vu le jour.

Nos remerciements vont également à notre professeur Mr M. LAHLALI qui nous a aidés à
apprendre la méthode de réalisation d’un projet professionnel.

Nous restons enfin très reconnaissants aux chefs d’entreprise dont les conseils nous ont été d’une
grande utilité.

3
Introduction

L’optimisation fiscale concerne aussi bien les particuliers que les entreprises. Dans cette vision,
particuliers et dans une proportion plus importante les entreprises essayent de rendre plus efficient
leur gestion fiscale à travers l’optimisation du montant de l’impôt ou bien, d’en différer le paiement
en vue de bénéficier d’un gain de trésorerie.

D’où la nécessité de prendre aux sérieux cette composante pour alléger sa charge fiscale comme
pour toute les autres charges en vue de mieux gérer les intérêts de tous les acteurs de l’entreprise
notamment les salariées, les associés …

D’antan, l’utilisation de l’optimisation fiscale aurait été soupçonnée et associé incontestablement


à l’évasion fiscale et même à la fraude. Tandis qu’aujourd’hui l’optimisation fiscale n’est en aucun
cas un acte d’infraction aux lois fiscales, c’est une manière de gestion optimale de ces règles visant
à rendre l’entreprise compétitive dans son domaine.

Les entreprises le font pour la simple raison que les lois fiscales comprennent une multitude de
mesures d’aides fiscales et d’encouragements dont l’emploi peut pourvoir à l’entreprise des
avantages financiers à ne pas négliger, ainsi que le droit fiscal comporte plusieurs options dont
l’utilisation peut être judicieuse du point de vue fiscal et financier.

En exerçant certaines options ou non, en utilisant certains régimes, ou en choisissant une forme
sociale qu’une autre, l’entreprise réduit sa charge fiscale qu’elle pourrait supportée en omettant
certaines incitations.

En intégrant le paramètre fiscal dans le processus de marche de l’entreprise, cette dernière adopte
un comportement actif et offensif vis-à-vis du fisc en prenant en compte systématiquement les
mesures d’encouragements et d’incitations.

Il est donc nécessaire que les entreprises aient une perception active de la fiscalité, pour une
efficacité au côté fiscal intégré dans le cadre de la gestion fiscale. Il est aussi intéressant de noter
que les incitations et les encouragements fiscales et la multitude de régimes optionnels augmentent
et l’administration fiscale opère des changements sur la loi fiscale de plus en plus en vue
d’encourager les entreprises à évoluer leur activité. Pourtant l’intégration du paramètre fiscale dans
le processus de décision des entreprises est généralement ignorée et méconnue de la part des petites
et moyennes entreprises.

Problématique :

4
Comment l’entreprise peut-elle rendre plus efficiente sa gestion fiscale en vue d’être compétitive ?

Méthodologie de réalisation :

Un tel projet nécessitera une intervention à l’administration des impôts pour avoir le plus
d’information importantes à la compréhension et la maitrise des volets sur lesquels le gestionnaire
peut agir pour rendre efficace sa gestion fiscale.

On se basera pour notre étude sur la loi de finance 2011 et avec l’aide de notre encadrant, on
fera le point sur la liaison entre l’optimisation fiscale et la compétitivité de l’entreprise en agissant
sur deux niveaux :

- Sur les lois fiscales en retenant les options fiscales, parmi celles offertes par les différentes
lois fiscales, les mieux indiquées pour l’entreprise, et en exploitant tous les avantages
fiscaux offerts par les lois fiscales.
- Sur les choix de gestion en intégrant le paramètre fiscal dans la prise de décision.

On entamera également une étude quantitative sur le terrain pour avoir davantage des
informations sur l’état de lieux des entreprises marocaine sur leur utilisation de l’optimisation
fiscale ainsi que leurs pratiques.

5
CHAPITRE I : ASPECTS D’OPTIMISATION FISCALE

I. Détermination des choix fiscales

Il existe une multitude d’options fiscales qui englobe différent impôt en prenant en compte leurs
différences.

1. Au regard de l’IR
Dans le cadre de l’impôt sur les revenues, nous pouvons citer certaines possibilités qui sont les
suivant :

 Choisir une zone géographique ou s’installera l’entreprise qu’une autre ;


 Choisir un régime d’imposition entre les régimes mis en place par l’administration fiscale à
savoir le régime du résultat réel, le régime du résultat net simplifié et le régime du bénéfice
forfaitaire ;
 Opter pour l’IS pour les sociétés qui sont soumises à l’IR notamment les sociétés de
personnes ;
 Choisir d’adhérer à un centre de gestion et de comptabilité agréé ;
 …
2. Au regard de l’IS
Dans le cadre de cet impôt qui est l’IS, les possibilités sont les suivantes :

 Choisir une zone géographique ou s’installera l’entreprise qu’une autre ;


 Opter pour une imposition forfaitaire à un taux réduit de l’IS de 10%, pour les sociétés
étrangères ;
 Dans le cas d’une fusion d’entreprise, il y a lieu de citer la possibilité d’opter pour le régime
de faveur ;
 Durant l’exercice l’entreprise peut aussi opter au non-paiement de quelques acomptes
d’Impôt sur les sociétés ;
 Opter pour l’IS pour les sociétés qui sont soumises à l’IR notamment les sociétés de
personnes ;
 …
3. Au regard de la TVA
En matière de TVA, nous citerons les possibilités suivantes :

 Choisir la période de paiement de la TVA soit mensuellement ou trimestriellement ;


 Choisir l’un des régimes d’imposition notamment le régime des débits ou le régime des
encaissements ;
 Choisir ou non l’option d’achat en Hors Taxe, donc en exonération de la TVA ;
 Choisir ou non d’être assujetti à la TVA ;
 Choisir ou non l’imposition partiel à la TVA
 …

4. Au regard des droits d’enregistrement


En matière de droits d’enregistrement, les possibilités peuvent être les suivants :

6
 Opter pour le régime de faveur dans le cas d’une fusion de sociétés ;
 …

II. Cas possibles d’optimisation fiscale

L’optimisation fiscale se fait dans quatre cadres essentiels qui sont le suivant :

 Diminution de l’impôt soit directement, soit à travers la réduction de la base imposable


 Absence de l’imposition sous deux formes, définitive ou provisoire.

1. Absence d’imposition

a. Définitive :
L’absence définitive de l’impôt peut avoir lieu soit sous forme d’exonération expresse, ou bien que
l’opération ne revient pas du champ d’application de l’impôt en cause.
Prenant l’exemple de l’impôt sur les revenus qui exclut les revenus de sources agricoles de son
champ d’application, un gain pour les entreprises opérantes dans ce secteur qui se fait par le simple
fait que l’activité n’est pas définit dans le champ d’application de l’impôt en cause.

Néanmoins, il subsiste des exonérations expresses telles que par exemple :

 L’exonération concernant l’impôt sur les revenus1 :

o des plus-values de cession de valeurs mobilières lorsque le montant annuel des cessions
ne dépasse pas 20.000 DH ;

o des résidences mises gratuitement à la disposition d’un membre de la famille pour en


constituer la résidence principale de ce dernier, ainsi que des locaux mis gratuitement à la
disposition des administrations publiques, des collectivités locales et des hôpitaux publics
;

o des revenus provenant de la location des constructions nouvelles et des additions de


construction pendant les 3 ans suivant celle de l’achèvement de leur construction ;

o des profits de cession d’un immeuble ou une partie d’immeuble occupé à titre
d’habitation principale depuis au moins 10 ans au jour de ladite cession par son
propriétaire, ou par les membres des sociétés à objet immobilier réputées fiscalement
transparentes ;

o du profit correspondant au prix ou à la partie du prix de cession n’excédant pas un million


de dirhams, réalisé sur la cession d’immeuble ou partie d’immeuble occupé à titre
d’habitation principale depuis 5 ans et moins de 10 ans à la date de la cession par son
propriétaire, ou par les membres des sociétés à objet immobilier. Toutefois, le profit
correspondant à la partie du prix de cession excédant la limite d’un million de dirhams,
bénéficie d’une réduction de 50% du montant de l’impôt ;

1
Source : Code général des impôts

7
o du profit réalisé par toute personne qui effectue dans l’année civile des cessions
d’immeubles dont la valeur totale n’excède pas 60.000 dirhams ;

o du profit réalisé sur la cession des droits indivis d’immeubles agricoles situés à l’extérieur
des périmètres urbains, entre cohéritiers ou co-indivisaires lorsque lesdits droits ont été
acquis depuis plus de 4 ans au jour de ladite cession ;

o du profit réalisé à l’occasion de la première cession des locaux à usage exclusif


d’habitation dont la superficie couverte et le prix de cession n’excèdent pas
respectivement 100 m2 et 200.000 dirhams ;

o des cessions à titre gratuit portant sur les biens précités effectués entre ascendants et
descendants et entre époux, frères et sœurs.

 L’exonération concernant l’impôt sur les sociétés

o Revenus des titres de capital : Dividendes

 L’exonération concernant l’impôt sur les revenus et l’impôt sur les sociétés

o Entreprises opérantes dans l’artisanat ;


o Etablissements d’hébergements : Hôtels ;
o Etablissements opérants dans l’enseignement privés ou dans les formations
professionnelles ;
o Emplacements de l’entreprise géographiquement : Zones franches ;
o Entreprises Financé à travers de dons provenant de l’Union Européenne ;
o Exportations de produits ou de services ;
b. Provisoire :

Dans le cas de l’absence provisoire de l’impôt, il y a lieu de citer deux situations qui sont les
suivantes :

 Tout impôt est intimement lié au fait générateur qui caractérise sa naissance fiscale, d’où
l’importance de gérer de façon les gains des entreprises qui résultent des opérations et
transactions qui peuvent être retardé de manière à retarder ainsi le fait générateur ;

 La naissance de l’impôt peut à elle aussi être gérer de façon optimale en profitant du délai
entre cette dernière et le moment du paiement au Trésor public : ce qui est appelé exigibilité
différée. A titre d’exemple, les plus-values résultantes d’une fusion peuvent être non
imposées pour les 10 ans qui suivent cette opération en fonction de l’exécution de l’option
qui résulte d’un régime de faveur qui l’autorise.

2. Baisse de la base imposable

Le volet de diminution de la base imposable qui est faite à travers des procédés légaux qui ont
pour but de réduire la base imposable et qui peuvent être résumés en trois point essentiels.

8
a. L’escompte du gain brut

En ce qui concerne la diminution du gain, elle peut être faite de plusieurs manières.

La première technique réside dans le choix du régime d’imposition, car en matière de l’impôt sur
les revenus, la personne morale assujettie peut avoir le choix, selon quelques critères, à savoir le
régime du résultat net réel ou le régime forfaitaire. Et en ce qui concerne l’impôt sur les sociétés, les
entreprises qui décrochent au Maroc des projets dans le secteur du BTP peuvent à tout moment
opter pour une imposition forfaitaire à un taux de 8% qui sera appliqué au montant total du projet
HT si elles trouvent que c’est plus judicieux de ne pas être soumis aux règles et obligations
d’imposition d’IS.

La deuxième technique est plus simple, et réside sur l’utilisation des abattements prévus par la loi,
et à titre d’exemple, en matière d’IR :

 Les pensions et rentes viagères de source locale bénéficie d’un abattement forfaitaire de
40%, et ceux de source étrangères bénéficie d’un abattement de 80%.

 Pour les revenus fonciers, ils bénéficient d’un abattement de 40%

b. L’accroissement des charges déductibles

En matière d’optimisation fiscale, la diminution de la charge fiscale peut bien se faire de différentes
manières comme il est précisé ci-dessus, en agissant sur l’impôt lui-même ou sur le gain brut, mais
aussi sur les charges déductibles en les augmentant pour diminuer le fardeau fiscal.
Il est claire que ce procédé peut se faire que ce soit en matières d’IS ou d’IR à travers :

 Les provisions déductibles telles que les provisions pour investissement, provisions pour
personnel au titre de prêt de logements,…

 Le choix de la méthode d’amortissement et bien entendu dégressif.

c. L’imputation des déficits fiscaux

L’imputation des déficits fiscaux est en l’occurrence liée au régime adopté, car en adoptant le
régime du résultat net simplifié, lors de la détermination du résultat fiscal imposable d’un exercice
en ce qui concerne les revenus professionnels, les déficits fiscaux antérieurs ne sont pas pris en
compte.

Néanmoins, en adoptant le régime net réel, il y a possibilité de déduire le déficit fiscal sous
certaines règles de déduction notamment durant les quatre ans qui suivent le déficit.

3. Diminution directe de l’impôt

Il existe deux techniques principales pour réduire directement l’impôt à savoir :

9
 Il est possible de réduire l’impôt directement en diminuant le taux d’imposition à travers
l’exécution de divers options qu’offre la loi fiscale marocaine, à titre d’exemple, une
entreprise soumise à l’IR appartenant à un entrepreneur et exerçant une activité qualifié
individuelle, peut à tout moment opter pour l’IS, ce qui veut dire qu’elle sera soumise à un
taux proportionnel de 30% et non à un taux progressif selon les revenus réalisés. Cette
solution et en effet conditionnée par un revenu assez bénéficiaire pour qu’elle soit
confirmée.

 Il est aussi opportun et possible de réaliser cette réduction de façon simple en profitant des
avantages et encouragements prévues par la loi fiscale à savoir :

o Les encouragements liés à l’emplacement de l’entreprise, une zone géographique plutôt


qu’une autre selon les règles fiscales prévues par la loi et qui caractérise quelques régions
telle que Tanger, …

o L’adhésion à un centre de gestion et de comptabilité agrée qui est en l’occurrence


bénéficiaire et permet un abattement de 15% assidu à la base imposable de l’IR et en
conséquent permet une réduction de l’impôt.

4. Autres aspects d’optimisation fiscale

a. Changement de la catégorie de revenu

De pays à un autre, l’imposition s’avère favorable ou défavorable en fonction de la catégorie du


revenu, et il est bien évident que les plus-values sont généralement réalisées sur les ventes d’actifs à
savoir les titres de capital, ou l’immobilier.

Au Maroc, il est plus opportun de faire des placements financiers et de spéculer sur l’immobilier
car ces plus-values sont imposer favorablement par rapport aux autres revenus assez classiques à
savoir les revenus des titres de créances, les intérêts d’obligations…

b. Changement du lieu d’imposition ou de la personne imposable

Les personnes qui réalisent des revenus importants et qui évidement sont imposés à au paiement
des impôts, soit l’IR ou l’IS, préfèrent les réaliser dans des secteurs exonérées notamment le secteur
agricole pour notre cas, et non dans des activités fortement imposés.

Donc ces personnes trouvent une solution pour imposer leurs revenus légèrement en profitant de
la fiscalité étrangère en réalisant leurs gains sous le nom de leurs enfants ou proches résidant à
l’étranger et non directement sous leurs propres noms.
c. Report de la date d’imposition

Depuis le temps, les taux d’impôt reste constants ou diminue d’année en année, donc la personne
assujetti retarde comme elle peut la réalisation de leurs revenus pour pouvoir être imposé à un taux
plus faible que l’ancien. Pareillement, il est aussi opportun de retarder le paiement de l’impôt ce qui

10
rentre dans la gestion optimale de sa trésorerie. Néanmoins, le retard peut être passible et punis ce
qui se résume dans les intérêts de retard.

Il est par conséquent pénalisants au Maroc de ne pas payer ses impôts dans les délais prévues par
les lois fiscales, étant donné que le code de recouvrement marocain envisage des pénalités et
majorations.

Ces pénalités de retard sont présentées comme suit :2

Pénalités pour paiement


Majoration de retard
Majoration tardif
pour Cas de Cas de titre de
Impôts diverses Cas de titre paiement régularisation
infractions Paiement de spontané
d’assiette spontané régularisation hors Assiette Recouvrement
délai
IS
- Acomptes Néant 10% 10% 5%+0,5% 5%+0,5% 0,5% entre la
date
- Complément 15% 10% 10% 5%+0,5% Jusqu’à la d’émission et
d’impôt à payer date la date de
d’émission paiement
- Retenue à la source 15% 10% 10% 5%+0,5%

IR
- Rôle primitifs 15% Néant 10% 5%+0,5% 5%+0,5% 0,5%
- Cotisation Néant 10% 10% 5%+0,5%
minimale 15% 10% 10% 5%+0,5% 5%+0,5% 0,5%
- Retenue à la source
TVA 15% 10% 10% 5%+0,5% 5%+0,5% 0,5%
- Droits 15% 10% 10% Néant 5%+0,5% 5%+0,5%
d’enregistrement
- Droits de timbre 15% 10% 10% Néant 5%+0,5% 5%+0,5%
- Taxe sur les
assurances
 Acomptes Néant 10% 10% Néant 5%+0,5% 0,5%
 Complément à 15% 10% 10% Néant 5%+0,5% 0,5%
payer
- Taxe notariale 15% 10% 10% Néant 5%+0,5% 5%+0,5%
- Taxe judiciaire Néant Néant Néant Néant 5%+0,5% 5%+0,5%

Impôt des patentes Néant Néant 10% Néant 5%+0,5% 0,5%


Taxe de licence Néant Néant 10% Néant 5%+0,5% 0,5%
Taxe urbaine Néant Néant 10% Néant 5%+0,5% 0,5%
Taxe d’édilité Néant Néant 10% Néant 5%+0,5% 0,5%

2
Résumé des pénalités tiré du Code général des impôts

11
D’un autre côté, les revenus sont liés intimement à leurs réalisations c’est le fait générateur
d’imposition, comme dans tous les systèmes fiscaux, chaque impôt nait par une opération donnée.

A titre d’exemple, les immobilisations prennent de la valeur avec le temps comme tout autre
actif, et la plus-value n’est pas imposable tant que la vente n’est pas encore faite.

III. Gestion d’entreprise et optimisation fiscale

Il est évident que dans le processus d’optimisation fiscale, les choix de gestion est la partie la plus
importante, de ce fait cette dernière peut être impliquée essentiellement sur :

 La forme juridique plutôt qu’une autre ;


 Le mode de financement de l’entreprise ;
 Le mode de rémunération des actionnaires ;
 La stratégie d’investissement de type financier ;
 La stratégie de l’entreprise face aux différentes opérations d’évolution telles que les fusions,
acquisitions,…

12
CHAPITRE II : LES OPERATIONS D’EXPLOITATION DE L’ENTREPRISE ET LA
GESTION FISCALE D’ENTREPRISE

Au cours de l’exploitation de l’entreprise, les dirigeants sont contraints d’être au cœur du processus
de prise de décision concernant :

 L’option de l’assujettissement à la TVA pour les sociétés pouvant y être exonérés telles
que :
 La nécessité de choisir le régime d’imposition à la TVA
 Lors de la création de l’entreprise, les dirigeants sont contraint de choisir le régime
d’imposition à la TVA à savoir le régime des débits ou d’encaissement ;
 La possibilité de l’option d’achat en exonération de la TVA concernant les actifs
immobilisés (immobilisations) ;
 La gestion de la base d’imposition

I. Maniement de la TVA
1. L’option pour l’imposition à la TVA

Cette partie s’articulera autour de l’option d’imposition à la TVA et les intérêts que rapporter à
l’entreprise une telle décision.
a. Le régime d’imposition à la TVA sur option

i. Les bénéficiaires de l’option


Quelques personnes physiques ou morales qui ne sont pas soumises à la TVA peuvent opter à
leur imposition à cette taxe et avoir de l’intérêt à y être imposer. Cette décision permet bien entendu
la récupération de la TVA relatif aux charges d’exploitation et sur les biens d’investissement.

ii. Les modalités pratiques de l’option

 La portée de l’option
En règle générale l’option porte sur toutes les opérations. Néanmoins, l’option en pratique porte
sur quelques opérations englobant l’activité de l’entreprise dans la mesure où l’entreprise exerce
une ou deux activités principale non imposable à la TVA et les autres imposables. Il est aussi
possible que l’option retient un seul client.

b. L’intérêt de l’option pour l’imposition à la TVA


En termes de l’intérêt de l’option pour l’imposition à la TVA, il faut distinguer deux cas
essentiels

13
i. Cas des exportateurs
Les exportateurs ont la possibilité d’opter à l’imposition à la TVA à un taux nul pour leur chiffre
d’affaires essentiellement réalisé à l’export

Le fait d’opter à la TVA à un taux nul permet à l’entreprise de récupérer ses taxes payées à
travers une demande de remboursement faite à l’administration des impôts et aussi la possibilité
d’acheter en faisant abstraction à la TVA auprès de leur fournisseurs imposé à cette taxe.

ii. Cas des petits fabricants, petits prestataires et les commerçants ayant un CA inférieur à 3
millions de DH

Pour ces personnes, l’option permet d’avoir deux avantages principaux :


- La déduction concernant les approvisionnements ;
- Le transfert du droit à déduction aux clients.

La TVA ne sera plus considérer comme charge car elle n’a pas d’incidence sur le CPC de la
personne physique ou morale choisissant l’option pour l’assujettissement. La TVA sera déductible
et concernera tous les achats.

Dès que la personne ayant opté pour l’assujettissement à la TVA traite avec des clients
imposables à la TVA, l’avantage de l’option demeure dans la facturation à un prix Hors Taxe en
permettant aux clients de récupérer la taxe sur le champ.

2. L’adoption du régime d’imposition à la TVA :

Le fait générateur de la taxe que ce soit pour le régime des débits ou régime des encaissements
ainsi que la périodicité de paiement de la TVA sont des critères essentiels du régime d’imposition à
la TVA.

a. Choix entre le régime des encaissements et le régime des débits

i. Le régime des encaissements

Le régime des encaissements ou le régime de droit commun est un régime qui est toujours retenu
par défaut par l’administration fiscale pour l’assujetti.

Principe général
Le régime des encaissements signifie que la taxe devient exigible selon l’encaissement qui peut
bien entendu être partiel sous forme d’acomptes ou d’avances… ou total du prix.

ii. Le régime des débits


Le régime des débits est un régime par option dont le fait générateur est la facturation donc il est
lié à la comptabilisation des opérations. L’entreprise voulant ce régime doit déclarer au service des
impôts l’adoption du régime.

14
iii. L’intérêt de l’option pour le régime des débits
Le point défavorable de l’option pour le régime des débits est en effet l’avancement de la date de
paiement de la taxe sur la valeur ajoutée. Néanmoins, il y a lieu de citer des avantages que peut
permettre l’option comme :

 La facilité de gestion quant à l’adoption du régime des débits ;

 Le règlement par effets permet la déduction de la TVA à partir de la date d’acceptation de


l’effet inversement avec le régime des encaissements qui est lié à la date d’encaissement de
l’effet.

3. Choix de périodicité de paiement

Le paiement de la TVA peut s’effectué soit par déclaration mensuelle, ou trimestrielle.


a. Le régime de la déclaration mensuelle

Le régime de la déclaration mensuelle est obligatoire dans les cas suivants :

 Pour ceux qui dépassent un chiffre d’affaire supérieure ou égale à 1 millions de dirhams
réalisé durant l’année écoulé ;

 Pour ceux qui effectue des opérations imposables et qui n’ont pas d’établissement au Maroc

Comme le régime des encaissements est lié directement à l’encaissement, le chiffre d’affaires est
donc considérer comme flux émanent des ventes.
Encore que, dans le régime des débits, le chiffre d’affaires émane du compte des résultats et des
charges soit les ventes facturées.

b. Le régime de déclaration trimestrielle

Les personnes qui sont imposés à la déclaration trimestrielle et en disposant de la possibilité


d’opter pour la déclaration mensuelle :

 Pour ceux qui leur chiffre d’affaire est inférieur à 1 millions de dirhams réalisé durant
l’année écoulé ;

 Pour ceux qui exploitent des activités saisonnières, occasionnelles, ou dans des
établissements saisonniers ;

 Les nouvelles personnes imposables à cette taxe de l’année civile en cours.

Les obligations déclaratives qui en résultent de ce régime, note que la déclaration du chiffre
d’affaire du trimestre doit être faite avant l’expiration du 1er mois du trimestre suivant.

4. L’option pour l’achat en exonération de la TVA

15
L’option pour l’achat en exonération de la TVA est accessible aux entreprises soumises à la TVA
avec droit à déduction sur les achats concernant les biens d’investissement devant être inscrits dans
un compte d’immobilisation.

Encore, il existe d’autres options telles que la séparation des activités, imposition partiel à la
TVA, …

5. L’optimisation de la base imposable à la TVA

a. Maîtrise des opérations taxables et des conditions de facturation de la TVA

Maitriser les opérations imposées et les conditions de facturation de la TVA suppose une
compréhension et connaissance des taux de la taxe selon chaque catégorie etc. Ainsi qu’une non
exagération sur la mention de la taxe sur la valeur ajoutée sur la facture.

b. La TVA sur la mise à disposition de personnel

Toute activité de l’entreprise qui consiste à exécuter des tâches en contrepartie d’un paiement en
utilisant son propre personnel, est pratiquement une partie du chiffre d’affaires taxables à la TVA.

Néanmoins, si le personnel de l’entreprise est payé directement par le client et que l’entreprise
mettant à la disposition de l’autre entreprise son personnel perçoit juste les charges sociales, la part
patronal etc. La rémunération est non incluse à la base imposable de la Tva.

c. La TVA sur les débours

Les dépenses réglées par une personne exerçant une profession libérale et qui sont afférentes aux
clients sont à déduire de la base imposable de ces assujettis qui exerce des professions libérales.

A titre d’exemple, ces dépenses peuvent être des droits d’enregistrement réglés par un notaire
pour le client.

d. La TVA sur la vente de biens d’occasion

La vente de biens d’occasion est certainement soumise à la TVA que l’entreprise soit spécialisée
dans la vente des biens d’occasion ou non.

Néanmoins, concernant les biens d’investissement d’une société, leur cession n’est pas imposé à
la TVA sauf si le bien est vendu avant la l’expiration de sa durée d’utilisation fiscale.

II. Gestion des retenus à la source par l’entreprise

16
1. L’IR retenu à la source par l’entreprise

a. Les revenus concernés

L’entreprise procède à la retenue à la source de l’IR concernant :

 Le personnel (salariés ou non-salariés) ;


 Les revenus des actions ainsi que les produits similaires

b. Le mode d’imposition des différentes catégories de rémunérations du personnel

Les salaires et rémunérations du personnel et évidement soumise à l’IR par voit de retenue à la
source.
La loi relative à l’IR prévoit les règles régissant le calcul de la base imposable concernant ce
revenu.

Les déductions sur l’impôt comprennent :

 les frais professionnels ;


 les cotisations salariales à la retraite ;

L’article 66 de la loi relative à l’IR, énumère les éléments exemptés de l’impôt, dont notamment :
les indemnités destinées à couvrir les frais engagés dans l’exercice de la fonction ou de l’emploi,
dans la mesure où elles sont justifiées, qu’elles soient remboursées sur états ou attribuées
forfaitairement, les allocations familiales et d’assistance à la famille, et autres.3

2. L’impôt sur les sociétés retenu à la source par l’entreprise

a. Les obligations légales en matière d’IS

La fiscalité devient plus contraignante et difficile du fait de l’intervention d’acteurs étrangers


dans quelques opérations qui peuvent être résident ou non au Maroc. Les conventions fiscales quant
à eux régissent et explicitent l’imposition ou non selon la nature de l’opération, l’entreprise
étrangères, et la durée de l’opération ou contrat à savoir les interventions dépassant six mois.

Il est aussi possible qu’une société étrangère qui intervient ponctuellement au Maroc ait un
compte en dirhams convertibles selon les règles des changes.

Et donc dans ces cas, la base imposable convient au montant du produit brut HT selon les
conventions fiscales régissant ces opérations particulières.
b. Mode de calcul en matière d’IS

3
Source : Code des impôts

17
Le calcul de la retenue à la source en matière d’IS au taux de 10% se fait sur la base du chiffre
d’affaires hors taxes.

3. La retenue à la source

En matière de retenue à la source concernant la TVA, quelques personnes physiques ou morales


étrangères sont assujetties à la Tva selon le type de l’opération réalisée.

En conséquence, les opérations faites par ces personnes sont particulières car ils ne sont pas
résident, et le législateur a prévu des dispositions adaptées à ce type de personnes.
a. Les obligations légales

Selon la loi relative à la TVA, deux obligations sont à citer :

 Concernant les sociétés étrangères :


o Déclaration mensuelle ;
o Accréditation d’un représentant au ministère des Finances

 Concernant les sociétés Marocaine :


o Déclaration selon l’option, et paiement de pénalités dans le cas d’un paiement tardif.

b. Mode de calcul

La base de calcul de la TVA retenue à la source est le chiffre d’affaires facturé par la société
étrangère.

18
CHAPITRE III : LES OPERATIONS D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT
DANS L’OPTIMISATION FISCALE

La décision d’investissement est nécessairement liée au rendement et au risque. Cependant, il


faut toutefois intégrer le paramètre fiscal durant le processus d’investissement qui peut orienter
l’investissement. D’où la nécessité d’entamer une étude concernant la gestion fiscale des opérations
d’investissement notamment de placement financier.

I. Gestion fiscale des investissements


1. Choix entre l’acquisition et la location

Pour un investissement, les dirigeants de l’entreprise ont le choix entre acquérir un bien, matériel
etc. ou bien le louer, et ces deux choix ont des effets juridiques différents

Dans le cas où les dirigeants choisissent d’acquérir le bien, il faut évidemment établir les
démarches nécessaires pour mener à bien l’opération notamment un plan de financement selon la
nature du financement que ce soit par fonds propres ou externes qui aura un coût fiscal selon les
modalités.

L’acquisition du bien signifie la propriété du bien, d’où l’obligation de faire figurer au bilan le
montant de l’immobilisation. C’est en quelque sorte une information donnée au tiers sur la
composition du patrimoine de l’entreprise. Une acquisition est aussi suivie par un amortissement du
bien comptablement qui figurera dans les charges de l’entreprise et qui aura un impact sur le résultat
de l’entreprise.

Par ailleurs, une autre possibilité peut aussi avoir lieu à savoir le crédit-bail qui permettra à la
société d’utiliser le bien en payant des redevances qui figureront sur les charges de l’entreprise et
que l’entreprise peut acheter ou non selon le choix des dirigeants à la fin du contrat de crédit-bail à
une valeur résiduelle fixée au début.

Cette technique permet une grande souplesse, elle permet ainsi la déduction fiscale. Elle permet
aussi de différé l’impôt dans le temps grâce à la déduction des charges locative.

Fiscalement, déployer cette technique pour financier ses investissement permet à l’entreprise de
profiter de plusieurs avantages à savoir :

 La déductibilité des redevances (charges locatives)


Cela permet d’accéder à une économie d’impôt car les redevances annuelles sont supérieures aux
dotations d’amortissements annuelles dans le cas où le bien est acquis

 Dans le cas où la technique est utilisée pour un bien immobilier, les droits d’enregistrements
sont fixés à 300 dirhams. Ce qui permet aussi d’avoir une économie d’impôt

 Les sociétés qui sont hors champ d’application de la TVA telles que les entreprises
opérantes dans le secteur agricole, la technique permet aussi une économie d’impôt car la
société de financement facture la TVA sur les redevances à un taux réduit.

19
2. Investissement matériel ou l’embauche de personnel

Une problématique qui se pose lors de l’investissement, l’entreprise peut donc avoir le choix
entre :

 Un investissement matériel ;
 Recrutement de personnel

Dans la plupart des cas, pour une extension d’activité, les dirigeants préfèrent un mixte de ces
solutions, c’est-à-dire embaucher du personnel et investir en matériel.

Le fait d’investir en matériel, entraine les dirigeants dans un processus de décision à propos du
mode de financement selon toutes ces sources. Une acquisition implique toujours un choix du
monde d’amortissement que ce soit linéaire ou dégressif d’où un effet sur le résultat qui peut bien
entendu être négatif ou positif. Néanmoins, cette décision implique aussi un impact sur la taxe
professionnel qui se calcule sur une valeur locative du bien.

Bien entendu, le fait d’investir augmentera la base de calcul de cette taxe, d’où une augmentation
de l’impôt dû par l’entreprise.

De même, l’investissement permet aussi d’enregistrer des provisions pour investissement dans le
compte des résultats et des charges. Donc, il est possible de constituer une provision pour
investissement des biens que ce soit des équipements ou matériels sauf pour l’acquisition des
terrains ou biens pour des fins personnels.

Il est aussi possible d’acquérir des biens exonérés de TVA et cela permet d’avoir un avantage
pour l’entreprise, reste à satisfaire les conditions qui sont les suivants :

 L’inscription sans un compte d’immobilisations ;


 L’utilisation du bien dans des opérations assujetties à la TVA, ou bien exonérées avec droit à
déduction ;

Il est à noter par ailleurs, que dans l’obligation d’une minimisation de l’impact de l’impôt des
patentes et de la taxe urbaine sur la charge d’impôt globale de l’entreprise, la loi a limité la base de
calcul de ces deux impôts au montant de 50 millions de dirhams et ce, depuis le 01 janvier 2001.
Dans le cadre de l’extension de l’activité de l’entreprise, celle-ci peut recourir à l’embauche du
personnel en préférence de à l’investissement en matériel.
Dans ce cas, l’entreprise aura l’avantage dans un premier temps, de ne pas avoir à financer
l’acquisition de l’immobilisation. Mais l’embauche de personnel va entraîner à son tour divers coûts
sociaux et fiscaux.

3. Choix entre la création de succursale et celle d’une filiale

Une filiale offre d’avantage d’autonomie de gestion et plus de responsabilités juridiques,


économiques et financières en comparaison avec une succursale, succursale qui dépend du siège
pour toutes les grandes décisions de gestion.

20
En matière de droits d’enregistrements, la création d’une nouvelle entité juridique entraîne des
acquisitions patrimoniales (achat de biens immobiliers, de clientèles, etc.) qui rendent exigibles les
droits d’enregistrement. Mais cela suppose que, préalablement, la société mère ait acquitté les droits
d’enregistrement liés à la constitution.

De plus, si la succursale peut, sur un plan comptable, établir un résultat de son activité, celui-ci
est confondu avec le résultat du siège qui règle l’impôt à son niveau (sous réserve du principe de
territorialité, c'est-à-dire la non-imposition des résultats d’un établissement situé à l’étranger).

Dans la même optique, les opérations effectuées entre la société mère et la succursale sont
considérées comme des opérations internes à la société. En conséquence on ne tient pas compte de
la TVA dans le cadre de ces opérations entre les deux entités. Seul le siège existe juridiquement vis-
à-vis des tiers et acquitte la TVA.
La filiale a une personnalité fiscale et se trouve imposée à l’IS sur son résultat et à la TVA sur ses
ventes, ce qui implique des charges administratives plus importantes.

En ce qui concerne les impôts locaux, et notamment l’impôt des patentes, le choix entre
succursale et filiale est totalement neutre puisque cet impôt taxe une capacité d’exploitation
installée indépendamment des critères juridiques.

Enfin, seule la filiale (passible de l’IS) peut distribuer des dividendes qui seront alors imposés
chez l’associé (société mère) sous réserve du régime d’exonération.

II. Optimisation fiscale des moyens de financement

Les entreprises en s’endettant tirent avantage :

 du fort taux d’inflation rendant plus léger le remboursement des dettes en dirhams courants
malgré les charges d’intérêt ;

 de l’encouragement indirect de l’endettement par le système fiscal qui permet à l’entreprise


la déduction des charges financières et la réalisation, en conséquence d’une économie
d’impôt dur les bénéfices.

Actuellement, la situation de sous-capitalisation des entreprises marocaines est préoccupante au


regard de la compétitivité internationale. C’est pourquoi, les pouvoirs publics ont mis en place des
incitations fiscales au renforcement des fonds propres des entreprises. Toutefois, ces mesures sont
insuffisantes.
Le financement d’origine interne repose essentiellement sur l’autofinancement généré par
l’activité d’exploitation. Les financements externes sont généralement de quatre natures : les
apports en capital, l’emprunt sous toutes ses formes, les titres convertibles et le crédit-bail.

1. Le coût fiscal de l’autofinancement

On différencie deux types d’autofinancement, dont le coût fiscal est légèrement différent :

21
 l’autofinancement courant (ou de maintien) représenté par les dotations aux amortissements
annuelles, qui permet de compenser quasi-totalement la dépréciation des immobilisations.
Cette encaisse disponible se trouve exonérée d’impôt et peut être réinvestie dans
l’entreprise.

 l’autofinancement de croissance formé des bénéfices nets d’impôt réinvestis dans


l’entreprise. Il est composé des résultats taxés au taux normal de l’IS.

De plus, il existe deux postes qui entrent dans les comptes de charges, mais ne correspondent pas
à des décaissements effectifs : il s’agit des dotations aux amortissements et aux provisions.

Néanmoins, certains amortissements et provisions ne constituent pas véritablement des charges


économiques, mais peuvent s’assimiler à des avantages fiscaux ayant pour but de réduire l’IS à
payer et de dégager, par conséquent, une somme disponible pour l’autofinancement.

a. Les amortissements
Le choix d’un mode d’amortissement influence de façon déterminante le montant du résultat
final.

En général, l’amortissement constate la dépréciation de la valeur d’un bien immobilisé. En


pratique, les amortissements comptabilisés sont souvent supérieurs au montant de la dépréciation,
en raison généralement, des durées d’amortissement (fixées par les usages) qui sont plus courtes
que les durées d’utilisation réelles desdites immobilisations.

Rappelons que le CGNC prévoit la distinction entre :

 d’une part, les amortissements économiques (dotations d’exploitation aux amortissements) ;


et

 d’autre part les amortissements dérogatoires (dotations non courantes aux provisions pour
amortissements dérogatoires).

Le choix du mode d’amortissement économique engage l’entreprise sur toute la durée du plan
d’amortissement selon la règle de performance des méthodes, et influe par conséquent, sur ses
possibilités de d’autofinancement. D’où l’intérêt pour l’entreprise de bien planifier le choix d’un
mode d’amortissement.

2. Le choix entre le financement par fonds propres et le financement par emprunt

a. Le financement par fonds propres

Modalités de financement par fonds propres


i. Apport de capital en numéraire
Le recours à l’augmentation de capital en numéraire, au cours de la vie de la société, est taxé de
la même façon que les apports initiaux. Cependant, pour que l’augmentation de capital en numéraire
procure de l’argent frais, la société devra envisager de consacrer une proportion suffisante de ses
bénéfices pour assurer la rémunération de ces apports sous forme de dividendes.

22
ii. Capitalisation de réserves
Une augmentation de capital par incorporation de réserves n’apporte aucun moyen de
financement nouveau à la société, mais elle stabilise les fonds mis en réserve en interdisant leur
distribution. En créant des actions gratuites, la société augmente la part de capital de chaque
actionnaire et les prédispose à investir de nouveau dans la société, et elle sous-entend qu’elle est
apte à rémunérer le nouveau capital.
En général, les incorporations de réserves sont acceptées favorablement par les actionnaires. Ceci
facilite les augmentations ultérieures de capital en numéraire.

b. Le financement par emprunt


Les capitaux empruntés créent pour la société emprunteuse des charges financières déductibles
fiscalement.
En fait, dans ce type de financement, on rencontre des emprunts réalisés auprès de certains
actionnaires ou dirigeants d’une part, des emprunts réalisés auprès d’entités indépendantes d’autre
part.

Modalités de financement par emprunt

i. Emprunts contractés auprès des associés


Il s’agit des sommes mises à la disposition de la société par les associés en comptes courants et
rémunérées par des intérêts. Juridiquement, ce sont des dettes à court terme vis-à-vis des associés,
inscrits dans les comptes de tiers au bilan et non dans les dettes financières.
Les avantages de ce mode de financement doivent être soulignés par rapport à l’augmentation de
capital :
 pas de droits d’enregistrement et de partage de pouvoir entre les associés, car les avances
constituent des dettes ;

 les intérêts sur comptes courants sont déductibles.

ii. Emprunts contractés auprès des tiers


Le coût associé à l’emprunt est généralement plus faible (en taux et en frais d’émission),
puisqu’il s’agit en général de titres sans risque ; il lui est associé un avantage fiscal, puisque les
intérêts sur emprunts sont déductibles du bénéfice imposable, etc.

3. Le choix du financement par crédit-bail


Cette opération a pour effet, pour l’entreprise locataire, de transformer les intérêts en loyers, ce
qui présente un certain nombre d’avantages par rapport à l’achat de crédit.
Son avantage est que la déduction parfois plus importante des loyers comparés aux intérêts
augmentés des amortissements qui pourraient être déduits dans le cadre d’un achat à crédit.
Toutefois, ce mode de financement coûte plus cher et peut donc nuire à la rentabilité de l’entreprise.

Modalités de financement par crédit-bail

a. Situation de l’entreprise utilisatrice pendant la durée de location


L’entreprise utilisatrice peut inclure dans ses charges déductibles, les redevances versées à la
société de crédit-bail, ce qui procure une économie d’impôt.
En matière de crédit-bail mobilier, les redevances sont passibles de la TVA.

23
Celle-ci est récupérable sauf si le bien loué fait partie des biens « exclus » du droit de déduction.

b. Situation de l’entreprise utilisatrice lors de l’achat du bien

L’achat de l’immeuble auprès de la société de leasing entraîne, en principe, l’exigibilité des droits
d’enregistrement.

c. Les cessions de contrats de crédit-bail

Si l’entreprise cède, avec l’accord du crédit bailleur, à un tiers le contrat dont elle titulaire, le prix
obtenu est considéré comme une plus-value imposable à
l’IS au taux normal.

Pour le nouveau titulaire du contrat, sa situation fiscale sera quasiment analogue à celle du
premier : c'est-à-dire la possibilité pour lui de déduire les redevances payées et la possibilité de
lever l’option d’achat à l’échéance du contrat de crédit-bail.

4. L’incidence de la TVA sur la trésorerie

La TVA, est en principe, neutre. Toutefois, ceci n’est pas toujours vrai. Il existe quelques cas
particuliers où elle grève la trésorerie de l’entreprise. De plus, la situation est aggravée avec la règle
dite du «décalage d’un mois » entre les encaissements et les décaissements puisque ces derniers ne
sont déclarés que le mois suivant celui de leur décaissement contrairement aux encaissements qui le
sont le même mois.

a. La situation de crédit de TVA

Dans certains cas, l’entreprise peut se trouver en situation de crédit de TVA à partir du moment
où la TVA récupérable excède la TVA facturée. Ceci peut être expliqué par deux raisons principales
:

 une raison conjoncturelle : lorsque l’entreprise réalise un investissement, la


TVA récupérable se trouve gonflée dans des proportions importantes ;

 une raison structurelle : elle s’explique par l’existence de plusieurs taux : la taxation des
ventes ou prestations de services à un taux réduit et celle des achats au taux normal
entraînant un excédent permanent de TVA récupérable.

De même, la TVA sur les exportations, qui n’est pas perçue, entraîne une diminution
proportionnelle de la TVA sur ventes par rapport à la TVA sur achats.

b. TVA et gestion de la trésorerie

L’étude des délais de règlements des fournisseurs et des encaissements auprès des clients clarifie
les effets de la TVA sur la trésorerie.

24
En plus de la règle du décalage d’un mois, il existe une contrainte administrative constituée par le
« délai de déclaration » que l’entreprise peut gérer à l’aide de la gestion de ses encaissements et de
ses décaissements.

L’entreprise paie la TVA du mois (m) au plus tard à la fin du mois (m+1) en même temps que le
dépôt de la déclaration.

De plus, et dans le cas d’adoption du régime des débits, une bonne gestion fiscale de la trésorerie
devrait aboutir à faire coïncider le paiement de la TVA au Trésor public et la réception de la créance
sur le client, ce qui n’est pas toujours possible et entraîne des décalages entre les encaissements et
les décaissements.

En effet, lorsqu’une entreprise accorde à ses clients des délais de paiement supérieurs au délai de
paiement effectif de la TVA sur ventes, elle se trouve amenée, dans le cas d’adoption du régime des
débits, à verser à l’Etat une taxe qu’elle n’a pas encore encaissée.
C’est pourquoi la situation optimale se trouve être celle d’un délai client court.
Ce qui dégage un gain de trésorerie.

25
CHAPITRE IV : ETUDE QUANTATIVE

METHODOLOGIE
I. La cible :
1. Les entreprises
Notre cible est bien claire, les entreprises dans différents secteur que ce soit dans le commerce,
industrie, etc. notre enquête sera essentiellement faite dans les villes de Casablanca et de Marrakech
en envoyant des mails aux responsables des entreprises.
2. Les individus
Les personnes ayant leurs centres d’intérêts surtout dans le monde des affaires, des
investissements, etc. de différentes catégories socioprofessionnelles.

II. Elaboration du questionnaire :


 Le questionnaire devra bien entendu répondre à nos objectifs.
 Les questions seront précises et adéquates par rapport au contexte d’optimisation fiscale.
 La nature des questions sera essentiellement directe de façon à ne pas s’éloigner de notre
sujet, en plus d’autres questions ouvertes.
 La fiche signalétique de notre enquête sera aussi présente sur le questionnaire de façon à
catégorisé les interviewés selon leurs âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, profession.

III. Plan d’échantillonnage :


Le nombre des interviewés dépendra essentiellement de :

1. Nombre d’enquêteurs
Comme nous ne possédons pas d’un budget suffisant pour mener à bien notre enquête et avoir un
nombre d’enquêteur suffisant, et avec la complexité du thèmes choisi qui est l’optimisation fiscale
qui nécessite un certain nombre de connaissance concernant la fiscalité, la comptabilité, la finance,
l’économie etc. on répartie notre équipe qui se compose de quatre personnes selon leurs
connaissance approfondie du sujet et ainsi les orienter vers les entreprises ou vers les individus.
2. Nombre de sorties
Compte tenu de contraintes liées aux études et à la présence, les questionnaires seront administrés
les week-ends.
3. Calcul
Selon les contraintes citées ci-dessus, la taille de notre échantillon sera comme suit :
- 2 enquêteurs * 1 sortie par semaine * 2 semaines * 5 questionnaire par sortie = 30 entreprises à
questionner.
Les questionnaires seront bien entendu contrôler pour une fiabilité de l’information.

26
IV. Méthodes d’échantillonnage :
Pour avoir un échantillon représentatif qui nous permettra d’avoir une information assez complète
pour mener à bien notre étude, la méthode d’échantillonnage se fait en tenant compte des critères
suivants :

 Objectifs de l’étude ;
 Taille de la population de chaque structure ;
 Données disponibles ;
 Traitement des données statistique.

V. Méthodologie d’analyse :

L’analyse des questionnaires a été faite grâce au logiciel Sphinx Plus, qui a permis d’avoir des
résultats marquants. Ces derniers ont permis d’avoir des interprétations qui ont été obtenus. Les
interprétations ont surtout tourné au tour de la fiscalité des entreprises interviewées, des décisions
d’investissements, des manières et méthodes utilisés pour l’optimisation fiscale.

Un comportement assez explicite a été clarifié de ces entreprises interviewées par rapport à
l’impôt. Ce comportement a aussi démontré les volets sur lesquelles les dirigeants agis pour réduire
le fardeau fiscal à savoir les zones géographiques, les secteurs les moins imposables, …

27
ANALYSE

I. Le poids fiscal sur la firme marocaine

30,80%

Très fiscalisée
Pas trop
61,50% A la moyenne
7,70%

D’après le schéma, nous constatons que la majorité des compagnies marocaines supportent une sur
fiscalisation avec un taux représentatif qui est de 61,50% ainsi 30% jugent que le poids fiscale au
Maroc est comparable à celui des autres pays. Alors que 7,7% des firmes trouvent le poids fiscal
modéré.

II. Les causes principales de l’évasion et la fraude fiscale principales évasion

5,30%

36,80% Taux élevé


Les exonérations
52,60%
La multiplicité des impôts
Autres

5,30%

Soit 52,60%, plus que la moitié, des entreprises annoncent que la cause principale de l’évasion et
de la fraude fiscale est due au taux élevé de l’impôt, ainsi que 36,80% est due également à la
28
multiplicité des impôts, par contre les autres entreprises ont cité quelque cause comme la
corruption, les failles du champ d’exonération, etc.

III. Solutions pour alléger le fardeau fiscal

Soit 90% des entreprises ont demandé une suppression de quelques impôts et aussi un élargissement
de l’assiette avec réduction des taux, alors que 9,5% ont voué l’option autres, afin d’allégé le
fardeau fiscale.

IV. L’impact de l’augmentation des charges fiscal sur l’emploi

29
Suite à l’augmentation des charges fiscales, plus que la moitié des entreprises (53,8%) se prévoient
dans une réduction proportionnelle de ses effectifs, ainsi que 38,5% comptent rester indifférents à
cette augmentation et 7,70% ont choisi d’opter pour une réduction plus que proportionnelle.

V. L’existence d’un indicateur unique pour évaluer l’impact des charges


fiscales

76,90%

80,00%
70,00%
60,00%
50,00% 23,10%
40,00%
30,00%
20,00%
10,00%
0,00%
Oui Non

D’après ce diagramme en bâton, on peut comprendre que 76,9% des entreprises ont répondu
favorablement tandis que 23,1% défendent le cas contraire, afin de déterminer l’indicateur unique
pour évaluer l’impact des charges fiscales.

VI. Moyens de financement des projets

Ce schéma représente que 61,5% des entreprises qui financent leurs projets en faisant appel à
l’emprunt et 23,1% à leurs actionnaires, par contre 15,4% se servent d’autre source de financement
tel que le crédit-bail, la titrisation.

30
VII. Fiscalité, endettement et méthode d’amortissement

Au Maroc, la loi fiscale permet de déduire les intérêts liés aux dettes, ce qui évidemment permet
de gagner en termes d’impôt.

Également, l’amortissement fiscale est aussi déductible et permet aussi d’avoir une économie
d’impôt selon les méthodes adoptées. L’amortissement dégressif est ainsi autorisé pour permettre
aux entreprises d’amortir plus vite les biens acquis au contraire de l’amortissement linéaire qui lui
n’est pas rapide.

Néanmoins, le coefficient de dégressivité dépend de la durée d’amortissement, la longueur de


cette période détermine alors l’avantage que peut en profiter l’entreprise. Donc il est nécessaire de
souligner que l’économie d’impôt dépend des agrégats économiques à savoir l’inflation et aussi des
réglementations fiscales en termes de durée d’amortissement fixée.

L’économie d’impôt généré par la déductibilité de l’amortissement est donc mitigée par
l’inflation puisque les dotations aux amortissements sont calculées sur la base du coût historique.

La méthode de l’amortissement dégressif réduit le poids de l’impôt, puisque les déductions


d’annuités d’amortissement sont plus élevées en début de vie de l’actif. Par ailleurs nous constatons
que la méthode de l’amortissement dégressif est plus favorable en cas de l’endettement. Les
dotations d’amortissement sont plus importantes pendant les premières années de la vie de l’actif,
ce qui réduit en termes de valeur actuelle, la différence entre les dépréciations économiques et les
dépréciations fiscales.

L’effet compensatoire de la déductibilité des intérêts est donc amplifié dans ce cas, ce qui
explique pour l’amortissement dégressif les TIME (Taux d’Imposition Marginal Effectif) plus
faibles ressortis dans l’étude. Pour un niveau de 50% l’endettement net est d’autant plus favorable
que le taux d’intérêt est élevé. Ceci est vrai dans un système non indexé où les intérêts nominaux
sont supérieurs aux taux réels.

31
Conclusion

Jusqu’à une date récente, le système fiscal marocain se caractérisait par sa complexité et sa
lourdeur. Il était constitué d’une pléthore d’impôts difficiles à gérer et qui rapportaient peu. Les
taux étant très élevés et handicapant la compétitivité des firmes, l’Etat accordait à ces derniers tant
de dérogations qu’en définitive seul un petit nombre d’elles payait l’impôt. Le système fiscal ainsi
conçu, géré par une administration faiblement dotée de moyens humains et matériels ne pouvait que
générer contrebande, fraude et évasion fiscales.

Conscient des défaillances du système, le gouvernement marocain, a entrepris de réformer en


profondeur le paysage fiscal. La réforme fiscale a été la pierre angulaire de la politique d’ajustement
structurel et devait jouer un rôle moteur dans la croissance économique et le retour aux équilibres
macro-économiques.

Pouvons-nous affirmer que les objectifs visés ont été atteints ? Certes des progrès incontestables
ont été réalisés dans le sens de la modernisation et de la simplification du système fiscal, mais les
distorsions sont-elles éliminées, la charge fiscale effective des firmes a-t-elle été réduite ? Et quel
est le niveau d’affirmation atteint ?

L’étude que nous avons présentée a permis de constater que la charge fiscale réellement
supportée par l’entreprise a connu une importante réduction. Mais, les questions qui se posent, est
ce que vraiment, cette diminution est largement suffisante pour permettre à l’entreprise marocaine
d’être compétitive, que ce soit sur l’échelle nationale qu’internationale ? Comment l’Etat va pouvoir
fournir à l’entreprise la contrepartie obligatoire en ce qui concerne principalement le contexte
institutionnel, l’infrastructure et la formation des employés, et comment elle traitera le phénomène
de la fraude et l’évasion fiscales ?

En attendant, l’entreprise devra faire tout pour optimiser sa charge fiscale, ainsi elle évitera toute
incidence de prélèvements fiscaux sur les coûts de ses produits, et maintiendra sa décision
d’investissement.

Il découle de cela qu’il est important d’intégrer la fiscalité dans l’analyse des opérations de
l’entreprise et la considérer comme un paramètre et un critère important dans la décision
d’investissement.

La fiscalité est donc une variable active de stratégie de l’entreprise. Toutefois, elle ne devrait pas
être considérée isolément dans la prise de décision d’investissement.

32
Bibliographie

Mohamed MARZAK, « Fiscalité marocaine de l’entreprise », 4éme édition mise à jour 2001.

Stéphane GRIFFITHS, Jean-Guy DEGOS, « Gestion financière », éditions d’organisation


deuxième tirage 2001.

Hervé HUTIN, « Toute la finance », EYROLLES éditions d’organisation deuxième tirage 2007.

Ministère des Finances et de la privatisation, « Code générale des impôts » Direction générale des
impôts 2010.

33
Tables des matières

INTRODUCTION .............................................................................................................................. 4

CHAPITRE I : ASPECTS D’OPTIMISATION FISCALE ........................................................... 6


I. DETERMINATION DES CHOIX FISCALES .................................................................................. 6
1. Au regard de l’IR .............................................................................................................. 6
2. Au regard de l’IS .............................................................................................................. 6
3. Au regard de la TVA ......................................................................................................... 6
4. Au regard des droits d’enregistrement ............................................................................. 6
II. CAS POSSIBLES D’OPTIMISATION FISCALE ............................................................................. 7
1. Absence d’imposition ........................................................................................................ 7
a. Définitive : .................................................................................................................... 7
b. Provisoire : .................................................................................................................... 8
2. Baisse de la base imposable ............................................................................................. 8
a. L’escompte du gain brut ............................................................................................... 9
b. L’accroissement des charges déductibles ..................................................................... 9
c. L’imputation des déficits fiscaux .................................................................................. 9
3. Diminution directe de l’impôt........................................................................................... 9
4. Autres aspects d’optimisation fiscale ............................................................................. 10
a. Changement de la catégorie de revenu ....................................................................... 10
b. Changement du lieu d’imposition ou de la personne imposable ................................ 10
c. Report de la date d’imposition .................................................................................... 10
III. GESTION D’ENTREPRISE ET OPTIMISATION FISCALE ............................................................. 12

CHAPITRE II : LES OPERATIONS D’EXPLOITATION DE L’ENTREPRISE ET LA


GESTION FISCALE D’ENTREPRISE......................................................................................... 13
I. MANIEMENT DE LA TVA ..................................................................................................... 13
1. L’option pour l’imposition à la TVA .............................................................................. 13
a. Le régime d’imposition à la TVA sur option .............................................................. 13
i. Les bénéficiaires de l’option ................................................................................... 13
ii. Les modalités pratiques de l’option ........................................................................ 13
b. L’intérêt de l’option pour l’imposition à la TVA ....................................................... 13
i. Cas des exportateurs ................................................................................................ 14
ii. Cas des petits fabricants, petits prestataires et les commerçants ayant un CA inférieur
à 3 millions de DH .......................................................................................................... 14
2. L’adoption du régime d’imposition à la TVA :............................................................... 14
a. Choix entre le régime des encaissements et le régime des débits ............................... 14

34
i. Le régime des encaissements .................................................................................. 14
ii. Le régime des débits ................................................................................................ 14
iii. L’intérêt de l’option pour le régime des débits ....................................................... 15
3. Choix de périodicité de paiement ................................................................................... 15
a. Le régime de la déclaration mensuelle ........................................................................ 15
b. Le régime de déclaration trimestrielle ........................................................................ 15
4. L’option pour l’achat en exonération de la TVA ............................................................ 15
5. L’optimisation de la base imposable à la TVA ............................................................... 16
a. Maîtrise des opérations taxables et des conditions de facturation de la TVA ............ 16
b. La TVA sur la mise à disposition de personnel .......................................................... 16
c. La TVA sur les débours .............................................................................................. 16
d. La TVA sur la vente de biens d’occasion ................................................................... 16
II. GESTION DES RETENUS A LA SOURCE PAR L’ENTREPRISE ..................................................... 16
1. L’IR retenu à la source par l’entreprise ......................................................................... 17
a. Les revenus concernés ................................................................................................ 17
b. Le mode d’imposition des différentes catégories de rémunérations du personnel ..... 17
2. L’impôt sur les sociétés retenu à la source par l’entreprise .......................................... 17
a. Les obligations légales en matière d’IS ...................................................................... 17
b. Mode de calcul en matière d’IS .................................................................................. 17
3. La retenue à la source .................................................................................................... 18
a. Les obligations légales ................................................................................................ 18
b. Mode de calcul ............................................................................................................ 18

CHAPITRE III : LES OPERATIONS D’INVESTISSEMENT ET DE FINANCEMENT


DANS L’OPTIMISATION FISCALE ........................................................................................... 19
I. GESTION FISCALE DES INVESTISSEMENTS ............................................................................ 19
1. Choix entre l’acquisition et la location .......................................................................... 19
2. Investissement matériel ou l’embauche de personnel .................................................... 20
3. Choix entre la création de succursale et celle d’une filiale ........................................... 20
II. OPTIMISATION FISCALE DES MOYENS DE FINANCEMENT ...................................................... 21
1. Le coût fiscal de l’autofinancement ................................................................................ 21
a. Les amortissements ..................................................................................................... 22
2. Le choix entre le financement par fonds propres et le financement par emprunt .......... 22
a. Le financement par fonds propres ............................................................................... 22
i. Apport de capital en numéraire ............................................................................... 22
ii. Capitalisation de réserves ........................................................................................ 23
b. Le financement par emprunt ....................................................................................... 23
i. Emprunts contractés auprès des associés ................................................................ 23
ii. Emprunts contractés auprès des tiers ...................................................................... 23
3. Le choix du financement par crédit-bail......................................................................... 23
a. Situation de l’entreprise utilisatrice pendant la durée de location .............................. 23
b. Situation de l’entreprise utilisatrice lors de l’achat du bien ........................................ 24
c. Les cessions de contrats de crédit-bail ........................................................................ 24
35
4. L’incidence de la TVA sur la trésorerie ......................................................................... 24
a. La situation de crédit de TVA ..................................................................................... 24
b. TVA et gestion de la trésorerie ................................................................................... 24

CHAPITRE IV : ETUDE QUANTATIVE .................................................................................... 26


METHODOLOGIE ..................................................................................................................... 26
I. LA CIBLE : ........................................................................................................................... 26
1. Les entreprises ................................................................................................................ 26
2. Les individus ................................................................................................................... 26
II. ELABORATION DU QUESTIONNAIRE : ................................................................................... 26
III. PLAN D’ECHANTILLONNAGE :.............................................................................................. 26
1. Nombre d’enquêteurs ..................................................................................................... 26
2. Nombre de sorties ........................................................................................................... 26
3. Calcul.............................................................................................................................. 26
IV. METHODES D’ECHANTILLONNAGE : .................................................................................... 27
V. METHODOLOGIE D’ANALYSE :............................................................................................. 27
ANALYSE ..................................................................................................................................... 28
I. LE POIDS FISCAL SUR LA FIRME MAROCAINE ....................................................................... 28
II. LES CAUSES PRINCIPALES DE L’EVASION ET LA FRAUDE FISCALE PRINCIPALES EVASION ..... 28
III. SOLUTIONS POUR ALLEGER LE FARDEAU FISCAL ................................................................. 29
IV. L’IMPACT DE L’AUGMENTATION DES CHARGES FISCAL SUR L’EMPLOI................................. 29
V. L’EXISTENCE D’UN INDICATEUR UNIQUE POUR EVALUER L’IMPACT DES CHARGES FISCALES30
VI. MOYENS DE FINANCEMENT DES PROJETS ............................................................................. 30
VII. FISCALITE, ENDETTEMENT ET METHODE D’AMORTISSEMENT .............................................. 31

CONCLUSION ................................................................................................................................. 32
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................... 33
TABLES DES MATIERES ............................................................................................................. 34
ANNEXE ........................................................................................................................................... 37

36
Annexe

37
38
FORMULAIRE
- 39 -

FICHE D’IDENTIFICATION DE PROJET

1. Présentation du projet

Titre : Optimisation fiscale No du projet : P240640

Client : ESIG Code de projet : DF

Entité : ………ESIG………………………………. Budget supporté par :

1.1 Responsables
Rédacteur de la FIP : Equipe Téléphone : …………Voir charte d’équipe……………………….
Email : …………………………………………………………………..
Représentant du Client : ESIG Téléphone : …………Voir charte d’équipe……………………….
Email : …………………………………………………………………..
Commanditaire : ESIG Téléphone : …………Voir charte d’équipe……………………….
Email : …………………………………………………………………..
1.2 Objet de projet
Dans notre présent projet on se focalisera sur la compréhension des mécanismes fiscaux qui seront
nécessaires pour qu’une entreprise optimise sa charge fiscale en vue d’être compétitive.

2. Analyse préliminaire
Phases Charge interne Charge externe Durée estimée Budget estimé
estimée (j/h) estimée (j/h) (semaines)
Initialisation 07 jours

Planification 12 jours

Réalisation et Contrôle : 08 jours

Clôture 05 jours

Total : moyenne salaire


Contingence % 32 jours
d’estimation
Total :

Typologie du projet X Petit Projet Moyen Projet Grand Projet

39
Autres solutions ou alternatives considérées et non retenues
Description sommaire Principale raison du rejet
-

3. Pertinence du projet
Avantages Inconvénients
- Aide à la rédaction d’un rapport
- Apprentissage de la méthode de réalisation du projet de - Perte de temps lors de la réalisation d’un projet
fin d’études réel
- Gestion de temps et travail en équipe - Beaucoup de travaux en ce moment.
- Mécanismes d’optimisation des charges fiscales au - Contrainte des cours en même temps que la
Maroc réalisation du projet
- Pas assez de temps libre pour réaliser le projet
Impacts de ne pas faire le projet
- Ne pas valider le module

Recommandations
- Néant

Nom du rédacteur de la FIP Signature Date


25/01/2011
Equipe

4. Commentaires / Approbation
Commentaires :
……………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………
Nom du commanditaire Signature Date :

Désignation du chef du projet


Nom du Chef de projet désigné : Signature Date :

40
FICHE GESTION DE PROJET

PROJET : Optimisation fiscale

Objectifs à Atteindre :
 Dans notre présent projet on se focalisera sur la compréhension
Date du projet :………
des mécanismes fiscaux qui seront nécessaires pour qu’une
entreprise optimise sa charge fiscale.
Durée du projet………

Mesures de Succès :
 Respect du délai
 Qualité du travail
 Qualité de présentation
 Rapport de qualité
 Persévérance
 Suivi et contrôle continu

ETAPES DU PROJET RESSOURCES


I- Initialisation
II- Planification HUMAINES :
 Membres de notre équipe qui compte quatre
III- Réalisation et contrôle
étudiants.
IV- Clôture
FINANCIERES :
 Néant
SAVOIR FAIRE :
 Connaissance de la loi de finance 2011
 Fiscalité marocaine

Actions Début Délégué Fin

I- IDENTIFICATION :
Etablissement de : 24/01/2011 EQUIPE 31/01/2011
 un plan de communication
 une fiche de gestion de risque
 une charte d’équipe

II- PLANIFICATION
EQUIPE
 Rencontre pour réaliser un brainstorming 05/02/2011 05/02/2011
06/02/2011 06/02/2011
 Définir et répartir les tâches et le rôle de
chacun
 Etablir la fiche de gestion du projet 01/02/2011 01/02/2011
 Définir un planning de rencontre et de RDV 04/02/2011 04/02/2011
 Visite à la direction d’impôt 08/02/2011 08/02/2011
 Rencontre avec Mr SAIB ancien fiscaliste à 15 et 25 -
la direction d’impôt à Marrakech 02/2011

41
III- REALISATION ET CONTROLE

20/02/2011 20/02/2011
 Réalisation des tâches de chacun EQUIPE
 Réunion de l’équipe pour le contrôle de 25/02/2011 25/02/2011
l’avancement de la réalisation du projet.
 Réalisation d’un pré rapport 26/02/2011 26/02/2011
 Approbation du rapport par notre encadrant 26/02/2011 26/02/2011
Mr SAIB.
 Rectification du pré rapport suivant les 26/02/2011 26/02/2011
remarques de l’encadrant
 Finalisation du rapport. 27/02/2011 27/02/2011

IV- CLOTURE EQUIPE


 Réalisation du PowerPoint pour la soutenance 28/02/2011
 Dépôt du rapport 05/03/2011

42
Charte d’équipe
Nom de l’équipe :

Préambule
« Adhérer à une équipe, c’est participer à un projet commun, s’entendre sur les moyens à prendre
pour atteindre les buts fixés, assumer sa part de responsabilités et partager ensemble les échecs
comme les sucées.
Il s’agit de savoir tirer profit des différences pour en extraire la bonne idée ; celle qu’un membre du
groupe n’aurait pu trouver seul ».

1- Noms des membres de l’équipe

Noms Tél E-mail


HAKKOU Ismail 0661183651 Hakkou.ismail@gmail.com
Rida ELKAMALI 0668632189 Rida.elkamali@gmail.com
AZIZI Abderrazak 0661841402 Azizi.abderrazak9@gmail.com
Yassine ZAARAOUI 0661708899 Yassine.zaaraoui@live.com

2- Représentant de l’équipe

Les membres de l’équipe ont désigné Yassine Zaaraoui comme représentant de l’équipe pour la
période allant du 24/01/2011 au 03/03/2011 .
M Rida ELKAMALI agira à titre de substitut en cas d’absence.

3- Mission de l’équipe (problématique et but)

Notre équipe a pour mission de relever ensemble des défis et partager des ressources en vue
d’atteindre les objectifs organisationnels communs.

4- Objectifs de l’équipe

Accomplir nos travaux d'équipe dans l'harmonie, l'enthousiasme et le désir du travail bien fait dans les
délais prescrits et ces, en utilisant de façon efficace les ressources de chacun et la synergie de notre
groupe. Il s’agit notamment de comprendre les mécanismes fiscaux qui seront nécessaires à une
entreprise afin d’optimise sa charge fiscale en vue d’être compétitive.

5- Valeurs privilégiées :

5.1 Les valeurs de l’équipe

 Persévérance.
 Excellence.
 Originalité.
 Sens des responsabilités.

5. 2. Relations, attitudes et comportement

Tout en restant ouvert sur l’environnement externe et sachant que le groupe regroupe des
compétences et des talents complémentaires les membres de l’équipe consacrent leur énergie à :

- Atteindre un objectif commun;


- Gérer et surmonter les conflits internes ;
- Reconnaître la contribution de chacun ;

43
5.3- Droits et devoirs des membres
 Droits de chacun des membres

Participer activement à toutes les taches.


Donner son avis
Participer à la réalisation du projet
Réalisation les taches attribuées

 Devoirs vis à vis des membres de l’équipe

Faire acte de présence, présence active.


Ecoute active des autres membres du groupe.
Sens des responsabilités, respects des délais travail soigné.

1- Organisation des rencontres et règles de conduite

 Rôles et responsabilités des membres de l’équipe

Tous les membres de l’équipe doivent apporter leur touche personnelle à la réalisation du travail.
- Yassine ZAARAOUI : Responsable communication (administration et encadrant)
- Rida ELKAMALI : Recueil des informations transmises par les membres.
- Ismail HAKKOU : Veiller et suivre la réalisation des travaux / des tâches.
- Abderrazak AZIZI : Responsable communication à l’externe.

 Prise de décisions

La prise de décisions se fait avec l’accord de toute l’équipe.

 Absences et retards

Pour chaque absence le paiement d’un petit déjeuner


2- Ressources et qualité personnelles
6- Ressources et qualité personnelles
Nom et prénom
Hakkou ismail Collecter les informations sur le net
Nom et prénom

Azizi abderrazak
Hakkou ismail Relations
Collecter les extérieurs/négociation
informations sur le net
Rida el kamali Maitrise du Pack MS Office
Yassine
Azizi Zaaraoui
abderrazak Rédaction
Relations extérieurs/négociation

Rida
3- el kamali Limites personnelles Maitrise du Pack MS Office

Yassine
Nom etZaaraoui
prénom Rédaction
Hakkou ismail Désorganiser : distrait et n’arrive pas à focaliser son attention sur un
sujet précis

7- Limites personnelles Manque de confiance en soi : n’exprime pas son opinion et son
Azizi abderrazak
point de vue
Rida Elkamali Tolérant : renonce facilement a ses opinions et points de vue, pour
Nom et prénom échapper aux conflits intragroupe
Yassine Zaaraoui Têtu : a du mal accepter et adhérer aux idées et points de vue des
Hakkou ismail autres
Désorganiser : distrait et n’arrive pas à focaliser son attention sur un
sujet précis

Manque de confiance en soi : n’exprime pas son opinion et son


Azizi abderrazak
point de vue

44
Rida Elkamali Tolérant : renonce facilement a ses opinions et points de vue, pour
échapper aux conflits intragroupe

Têtu : a du mal accepter et adhérer aux idées et points de vue des


Yassine Zaaraoui autres

8- Les irritants

Nom et prénom

Hakkou ismail Discussion hors sujet

Discussion hors sujet


Azizi abderrazak

Rida Elkamali Cigarette

Yassine Zaaraoui Téléphone

9- Durée de l’entente
La présente entente est valide pour la durée de la session de gestion du projet. Les membres de l’équipe se
donnent la prérogative d'apporter des modifications à l'entente à tout moment jugé nécessaire par
l'ensemble des membres de l’équipe.

10- Approbation

Les soussignés déclarent avoir lu la présente entente d’équipe avec attention, en comprendre et en accepter
tous et chacun de ses termes et dispositions.

Date et signatures des membres de l’équipe du projet

45
FORMULAIRE

PLAN DE COMMUNICATION DU PROJET

Titre du projet Date

Activité Objectifs Responsable Calendrier/Fréquence Partiçipants Cibles Documents à préparer Obs

communication intra projet

Réunion Rida Elkamali 04/02/2011 Ismail hakkou Nous même Compte rendu
Suivi Azizi Abderazak 13/02/2011 Ismail hakkou Rapport

communication interne

Encadrant Yassine Zaaraoui 03/02/2011 Rida Elkamali Encadrant Rapport

46
Encadrant Yassine Zaaraoui 23/02/2011 Rida Elkamali Encadrant Rapport
Administration Equipe - Equipe Rapport

communication externe

Administration fiscale Equipe Equipe Rapport


FORMULAIRE

FICHE DE GESTION DES RISQUES

Date: Version: 1,1

Réf. Date Description Probabilité Impacts probables Mesures identifiées Responsable de l'action
du risque sur le projet

Déterminer et définir les compétences


de chacun des menbres du groupe afin
1 01/02/2011 Répartition des tâches 1 2 d'attribuer à chacun des Rida Elkamali
responsabilités et des objectifs à
atteindre.
Recenser et énumérer toutes les
sources d'informations. Collecte et
2 01/02/2011 L'accès à l'information 1 8 abderrazak AZIZI
transmission de l'information
disponible aux membres du groupe.
Sanctions et mesures à prendre pour
3 01/02/2011 Absence d'un membre 2 2 combler le retard due a l'absence d'un Ismail Hakkou
menbre.

47
Déterminer et définir la source du
probleme. Déterminer, definir et
examiner toutes les solutions
Difficulté a atteindre un objectifs fixé,
4 01/02/2011 1 8 possibles entre les menbres du Yassine Zaaraoui
la problématique
groupes. Discuter avec l'encadrant du
problemes et s'entendre sur une
mesures
Suivi de l'avancement du projet.
Examiner les ecarts par rapports aux
5 01/02/2011 Etat d'avancement et suivi 2 4 Ismail Hakkou
objectifs fixés. Mesures a prendre pour
rectifier l'ecart.
Arbitrage des menbres du groupes.
désarcord et divergence de point de Yassine Zaaraoui / Rida
6 01/02/2011 2 8 S'assurer de l'unanimité pour valider
vue entre les menbres du groupes Elkamali
les décisions.
Etablir un calendrier de rendez vous
7 01/02/2011 1 8 avec l'encadrant. Suivi et rappel des abderrazak AZIZI
Non disponibilité de l'encadrant dates aupres de l'encadrant.

* Probabilité : 1 (Faible) - 2 (moyen) - 4 (fort) - 8 (très fort)


** Niveau d'impact : 1 (mineur) - 2 (moyen) - 4 (important) - 8 (majeur)