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Organisation des Nations Unies République Algérienne

Pour l’Alimentation et l’Agriculture Démocratique et Populaire

CADRE PROGRAMMATION PAR PAYS


ALGERIE (2013 – 2016)

Décembre 2012
(mouture 2 – soumise à validation)
Table de matières

INTRODUCTION

1. La nouvelle démarche de programmation initiée par la FAO 1

Cadre de Programmation par Pays (CPP) et Plan de Travail par Pays (PTP) 1

Le CPP comme outil de coordination et de partenariat 2


Importance du CPP pour l'Algérie 2
ALGERIE : SITUATION ECONOMIQUE, SOCIALE ET ENVIRONNEMENTALE 2
2.1 LE CONTEXTE MACROECONOMIQUE ET DEMOGRAPHIQUE 3
Indices économiques 3
Population 5
Pauvreté et disparités régionales 6
Emploi 7
2.2 AGRICULTURE ET RESSOURCES NATURELLES 7
Caractéristiques principales et performances de l'agriculture 7
Ressources en eau 8
Ressources en sols 9
Forêts 9
Parcours 10
Biodiversité 10
Pêche 10
2.3 LA SECURITE ALIMENTAIRE 11
2.4 LES DEFIS PRINCIPAUX ET LES PRIORITES DE L’AGRICULTURE ALGERIENNE 12
Défis principaux 13
Priorités de l' Agriculture 13
2.5 LES PRINCIPAUX ACTEURS ET PARTENAIRES 15

3 LES PRINCIPAUX DOMAINES D’ACTION DE LA FAO EN ALGERIE 16


3.1 COMPETENCES ET AVANTAGES COMPARATIFS DE LA FAO 16
ACTIVITES ET REALISATIONS DE LA FAO EN ALGERIE 16
3.3 PRIORITES POUR L’ACTION DE LA FAO DANS LE CONTEXTE DU CPP 19
4 LES PRINCIPAUX PRINCIPES DU CCP
4.1 LE CONTEXTE DU 1ER RESULTAT DU CPP 21
4.2 LE CONTEXTE DU 2EME RESULTAT DU CPP 22
4.3 LE CONTEXTE DU 3EME RESULTAT DU CPP 23
23 IMPLEMENTATION,SUIVI ET EVALUATION DU CPP 24

ANNEXES
ANNEXE 1 : MATRICES DES RESULTATS DU CPP 28

i
ANNEXE 2: MATRICE DES PRIORITES DU CP 37
ANNEXE 3: RETROSPECTIVE DES ACTIVITES PASSEES ET EN COURS DE LA FAO
EN ALGERIE - LISTE DES PROJETS (INTITULES, OBJECTIFS, ENVELOPPES BUDGETAIRES, PERIODES
REALISATION) 42
ANNEXE 4 : AVANTAGES COMPARATIFS DE LA FAO 61
ANNEXE 5 : PRESENTATION SYNTHETIQUE DES STRATEGIES ET DES PROGRAMMES DES SECTEURS LES
PLUS DIRECTEMENT LIES AUX RESULTATS ATTENDUS DU CPP (SYNTHESE DES NOTES ELABOREES PAR
LES DEPARTEMENTS MINISTERIELS POINTS FOCAUX DU CPP) 64

ANNEXE 6 : ETAT DES LIEUX DES ACTIVITES DE COOPERATION EN SOUTIEN A LA MISE

EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE DE RENOUVEAU AGRICOLE ET RURAL 65

ANNEXE 7 : ETAT DES LIEUX DES ACTIVITES DE COOPERATION AVEC L'UNION EUROPEENNE : LE CAS
DU PROJET DIVECO

ANNEXE 8 : COMPTE RENDU DE L'ATELIER FAO/POINTS FOCAUX TENU LE 08 NOVEMBRE 2012

ANNEXE 8 : LISTE DES PARTICIPANTS A L'ATELIER FAO/POINTS FOCAUX TENU LE 08 NOVEMBRE


2012

ANNEXE 9 : COMPTE RENDU DE L'ATELIER DE FORMULATION TENU LES 16 ET 17 DECEMBRE 2012


(ET ANNEXES DE CE COMPTE RENDU)

ANNEXE 10 : ANNEXES STATISTIQUES : EVOLUTION DES PARAMETRES CLES

ANNEXE 11 : CONTEXTE DES RESULTATS DU CPP

ii
Abréviations
ASAL Agence Spatiale Algérienne

BADR Banque de l’Agriculture et du Développement Rural

GRAL (Réseau national de l’)Information Documentaire di secteur de l’Agriculture)

CC Changement climatique

CDARS Commissariat de Développement Agricole des Régions Sahariennes

CNCC Centre National de Certification et de Contrôle des semences et plants

CNES Conseil National Economique et Social

CNMA Caisse Nationale de Mutualité Agricole

CPP Cadre de Programmation par Pays

DA Dinar Algérien

DDAZASA Direction du Développement Agricole des Zones Arides et Semi-Arides

DFRV Direction de la Formation, de la Recherche et de la Vulgarisation

DGF Direction Générale des Forêts

DRDPA Direction de la Régulation et du Développement des Produits Agricoles

DPVCT Direction de la Protection des Végétaux

DSASI Direction des Statistiques Agricoles et des Systèmes Informatiques

EDIMA Entreprise de Distribution du Matériel Agricole

FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

FIDA Fonds International de Développement Agricole

FNDIA Fonds National de Développement des Investissements Agricoles

HCDS Haut Commissariat au Développement de la Steppe

IDH Indice de Développement Humain

INMV Institut National de la Médecine Vétérinaire

iii
INPV Institut National de la Protection des Végétaux

INRAA Institut National de la Recherche Agronomique d’Algérie

INRF Institut National de la Recherche Forestière

INSID Institut National des Sols, de l’Irrigation et du Drainage

INVA Institut national de la vulgarisation agricole

ITAFV Institut technique de l’arboriculture et de la viticulture

ITCMI Institut technique des cultures maraîchères et industrielles

ITGC Institut technique des grandes cultures

ITELV Institut Technique de l’Elevage

MADR Ministère de l’Agriculture et du Développement rural

OMC Organisation Mondiale du Commerce

ODM Objectifs de Développement Millénaire

PAM Programme Alimentaire Mondial

PASA Programme d’Ajustement Structurel Agricole

PRMI Patrimoine Rural Matériel et Immatériel

PIB Produit Intérieur Brut

PNDA Plan National de Développement Agricole

PNDAR Plan National de Développement Agricole et Rural

PNE Plan National de l’Environnement

PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement

RGA Recensement Général de l’Agriculture

SAU Superficie Agricole Utile

SNDDRD Stratégie Nationale Décennale de Développement Rural Durable

SNE Bureau Sous-régional pour l’Afrique du Nord de la FAO

SNU Système des Nations Unies

TCP Programme de Coopération Technique

UE Union européenne
iv
UNDAF Cadre des Nations Unies d’Aide au Développement

v
Introduction

En cette fin d’année 2012, pour des raisons à la fois internes, tenant au coût des importations de
produits alimentaires, et au niveau élevé des prix des produits agricoles sur les marchés, et
externes dues à la situation des marchés agricoles sur les marchés mondiaux, rendant plus
aléatoire et complexe l’accès aux importations de produits venant compléter l’offre locale, ainsi
que leur coût, la question de la sécurité alimentaire nationale est revenue et s’est installée au
premier rang des préoccupations. Il apparaît clairement que si des impacts indéniables ont pu
être obtenus grâce à la rénovation des différentes politiques sectorielles concernées, au centre
desquelles celles de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Aménagement du territoire et
de l’Environnement, des Ressources hydriques, du Commerce, de l’Industrie, de la Pêche et des
Ressources halieutiques, de la Recherche scientifique et du Développement technologique, et de
la Formation, la consolidation durable de la sécurité alimentaire représente une œuvre de longue
haleine exigeant une continuité et un renforcement conséquent des programmes initiés depuis le
début de la décennie 2000.

1. La démarche de programmation initiée par la FAO


1.1 Deux outils complémentaires : le Cadre Programmation par Pays (CPP)
et le Plan de Travail par Pays (PTP)

Le cadre de programmation par pays (CPP) a été adopté pour définir la réponse commune à
moyen terme du gouvernement et de la FAO aux besoins d’assistance du pays concerné,
conformément aux principes du cadre de programmation par pays, et vise des objectifs de
développement nationaux, les OMD et autres objectifs de développement convenus sur le plan
international au sein du cadre stratégique et des cadres régionaux de priorités de la FAO. Plus
spécifiquement, il définit les domaines prioritaires du pays et les résultats à obtenir avec l’appui
de la FAO sur une période de quatre à cinq ans en faveur des objectifs nationaux liés à
l’agriculture, au développement rural et à la sécurité alimentaire et nutritionnelle exprimés dans
les plans de développement nationaux (documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté,
pacte du PDDAA, programmes nationaux pour la sécurité alimentaire, stratégies nationales de
développement agricole, etc.). Il décrit également les types d’intervention et produits prévus
pour obtenir les résultats par le biais des fonctions essentielles de la FAO, qui incarnent le
mandat et les avantages comparatifs de l’Organisation. Le niveau de résultats détaillés le plus
adéquat devrait refléter le consensus existant entre le gouvernement, l’équipe pays des Nations
Unies, et les autres partenaires et la FAO.

Le plan de travail par pays (PTP) opérationnalise sur une période de deux ans les résultats de la
FAO convenus à moyen terme (au sein du cadre de programmation par pays et du processus de
programmation par pays UNDAF/Nations Unies); il conforme au Programme de travail et budget

1
de la FAO et il est révisé parallèlement à l’examen à mi-parcours du cadre de programmation par
pays. Il regroupe officiellement les contributions du bureau de pays et des unités du bureau sous-
régional, du bureau régional et du Siège pour l’obtention de ces résultats. Les plans de travail par
pays fournissent l’obligation redditionnelle pour une utilisation des ressources de la FAO
responsable et axée sur les résultats.

1.2 Le CPP comme outil de coordination et de partenariat

Avec des priorités de soutien de la FAO fondées sur l’évaluation des besoins en matière de
capacités et sur des résultats mesurables, les programmes de pays sont désormais plus axés sur
des priorités convenues conjointement qui sont plus cohérentes au regard du programme
d’action mondial et régional des Etats membres, évitant ainsi l’éparpillement des efforts de
mobilisation de ressources et des approches ponctuelles, et débouchant sur des interventions
plus durables.

Le CCP aide à rationaliser la collaboration interne et la cohérence des activités de la FAO au


niveau des pays : la formulation d’un cadre de programmation par pays et d’un plan de travail
par pays est conçue pour rallier toutes les unités de la Fao, à tous les niveaux (Siège, régional,
sous-régional et pays) sur une série de priorités et de résultats communs.

Etant défini comme outil de coopération et partenariat, le CPP permet ainsi le renforcement de la
représentation avec les partenaires en matière de développement, y compris les autres
institutions des Nations Unies : le gouvernement, les mécanismes de financement des Nations
Unies y compris le FEM, les donateurs et la FAO peuvent s’accorder sur la manière de prêter
assistance à l’alimentation et à l’agriculture et de mobiliser les ressources nécessaires.

1.3 L’importance du CPP pour l’Algérie

La nouvelle démarche méthodologique adoptée par la FAO sera d’une grande utilité, non
seulement à celle-ci pour améliorer l’efficacité de son intervention, mais également à l’Algérie
pour rendre encore plus significatifs les impacts de la Coopération sur les différents secteurs
concernés. Cette nouvelle approche sera certainement également bénéfique au plan de la
priorisation des activités appelées à être retenues par le programme à moyen terme, en
définissant de façon plus rigoureuse les modalités du processus participatif d’identification des
objectifs et des composantes devant bénéficier en priorité du soutien de la FAO.

Ce document est organisé comme suit : La partie suivante propose une analyse succinte de la
situation de l’Algérie qui inclut un bref aperçu sur le contexte socio-économique et
démographique du pays. La troisième partie du document s’intéresse aux besoins identifiés pour
soutenir les programmes et projets initiés, qui correspondent aux domaines d’action de la FAO

2
en Algérie, tout en tenant compte des avantages comparatifs de la FAO dans le pays. La dernière
partie développe les différents résultats du CPP.

2. Algérie : situation économique, sociale et environnementale


2.1 Le contexte macroéconomique et démographique

• Indices économiques

Après une première étape marquée à la fin de la décennie 1960, par la définition et la mise en
œuvre d’un projet national de développement économique et social fondé sur les options
d’orientation socialiste, de gestion planifiée, d’un rôle dominant des institutions et des
entreprises étatiques économiques et sociales, dont les résultats furent significatifs en termes de
création d’une base industrielle, de réformes agraires, de prise en charge des besoins sociaux
essentiels des larges couches populaires, mais insuffisants au plan des performances
économiques, vint l’ère des réformes, accélérée pour des raisons à la fois internes et externes,
avec le premier choc qu’a représenté la crise du marché des hydrocarbures de 1986.

Aujourd’hui, le pays a pu se sortir d’une série de chocs de grande ampleur, économiques et


sociaux, et les transformations du cadre institutionnel et économique ont atteint un niveau qui a
suscité un approfondissement de la réflexion autour des mesures nouvelles souhaitables pour
mener jusqu’à son terme le processus de modernisation des structures économiques. Un premier
train de mesures vient d’être pris dans ce sens après la mise en place d’un nouveau
gouvernement (septembre 2012). Il s’agit de dépasser les contraintes qui entravent la pleine
valorisation des ressources naturelles, humaines, et économiques du pays, qui sont d’une
dimension particulière comparativement à d’autres pays de la Région.

Le projet de loi de finances pour 2013 permet de mettre en relief la vision de l’Etat et les
indicateurs clés de la situation actuelle et des perspectives tracées. Les choix opérés se situent
dans la continuité de la mise en œuvre du plan quinquennal 2012-2014, avec la poursuite de la
rationalisation des dépenses budgétaires, le repli des dépenses courantes à moins de 12 %, et la
poursuite des projets d’investissement à caractère prioritaire. Au plan externe, le contexte est
surtout marqué par un relatif redressement des indicateurs de l’économie mondiale, reprise qui
demeure fragile, avec des conséquences éventuelles sur les ventes et les recettes en
hydrocarbures du pays, et l’instabilité des marchés mondiaux de produits agricoles entraînant à
la fois le renchérissement des prix des produits de base, et des risques de difficultés d’accès aux
produits.

Les estimations tablent sur une croissance économique mondiale qui pourrait atteindre 3,9 % en
2013, portée essentiellement par les pays émergents (5,9 %), alors que les niveaux seraient de
seulement 2,3 % aux USA et 0,7 % en zone euro.

3
En Algérie, la croissance du PIB qui atteignait 7 % en 1977/79, a chuté à 0,7 % après le choc
pétrolier de 1986, pour se situer à 2,3 % en 2007/2009, soit un niveau alors deux fois moindre
que celui des voisins Maroc et Tunisie. Au cours de ces dernières années, on constate que les
ressources mobilisées par l’Etat pour soutenir la croissance, évaluées à 500 milliards de dollars,
soit environ trois fois le PIB, ont eu un impact net. La croissance générée s’est élevée à 2,5 % en
2011, 2,6 % en 2012, alors que la loi de finances 2013 affiche une projection égale à 5 %
globalement, et à 5,3 % hors hydrocarbures. Ainsi, les résultats des mesures de remise en ordre
du système économique national et les programmes d’investissement publics, allant en
particulier à la mise à niveau des infrastructures de toutes natures, s’ils ont porté une
dynamique de reprise de l’activité économique et assuré des emplois et des revenus aux
populations, se concrétisent à un rythme qui peut être sensiblement amélioré. Les actions en
cours visent dans ce contexte à permettre au pays de se doter d’une capacité à transformer en
croissance solide et durable l’effort budgétaire consenti aux différents secteurs et les innovations
d’architecture et de mode de fonctionnement du système économique national. On le constate
très bien dans le cas du secteur agricole où les progrès en matière de diversification de la
production et de rendements, réalisés depuis 2009 notamment, ont été supérieurs à ceux fixés
par les Contrats de performances.

Il y a lieu de noter que le secteur agricole a joué un rôle clé reconnu au cours de la période
récente, dans cette dynamique, réalisant des taux de croissance significatifs et de plus
relativement stables, parvenant à tirer la croissance globale, aux côtés notamment de
l’agroalimentaire. La production agricole, en représentant en 2011 8,2 % du PIB global et 12,9 %
du PIB hors hydrocarbures (Rapport Banque de l’Algérie, sept 2012), voit sa contribution dans le
PIB national doubler par rapport à sa valeur moyenne des quatre dernières années soit 5 %, le
niveau ayant été de seulement 4,6 % en 2010. Ainsi, en 2009 et 2011, l’agriculture a enregistré la
plus forte croissance de l’ensemble des secteurs.

Le PIB/habitant, quant à lui, s’est élevé à 2172 $ en 2007/2009, enregistrant un accroissement


de 69 % par rapport à l’année de démarrage du processus de développement (1967/69). Ce
niveau équivaut à 72 % de celui de la Tunisie, et équivaut à 25 % de mieux que celui du Maroc.

La tendance à l’inflation s’est accentuée, atteignant en glissement annuel 7,9 % en septembre


2012, avec une prévision 2013 estimée à 4 % par la loi de finances. Les grandes tendances ayant
caractérisé le marché national sur le plan des approvisionnements et des prix de vente des
produits agricoles frais et de large consommation, durant la période allant de 2009 au mois de
mai 2012, sont caractérisées par une offre régulière, diversifiée et en quantités suffisantes. Des
prix relativement stables, en comparaison avec l’évolution du taux d’inflation moyen annuel
enregistré (4,5%), caractérisent aussi cette période (ONS).

L’existence et la mise en place des dispositifs relatifs à la subvention à la consommation des prix
des blés et de la poudre de lait ont certainement eu pour effet de limiter fortement
l’accroissement, pour les années 2010 et 2011, du taux d’inflation moyen global et celui
spécifique aux postes alimentaires.

4
Par ailleurs, la pomme de terre et des produits primeur cultivés sous serres, comme la tomate,
ont connu des perturbations durant le mois de mars et le début d’avril 2012, en raison des
conditions climatiques (pluies et neige) qu’a connues le pays au mois de février. La situation est
retournée à la normale, à partir de fin avril, début du mois de mai.

La fin de l’année 2012 a été par contre marquée par des hausses des prix des produits agricoles,
touchant divers produits agricoles frais : à l’exception des fruits frais (baisse de 7 %), et
également les poissons frais (15,63 %). Il faut noter que cela n’est pas le cas des produits
alimentaires industriels qui ont connu des hausses moindres, allant de 3% à 4,3 %. En sus des
conditions climatiques, des causes structurelles sont à l’œuvre, qui tiennent aux
dysfonctionnements qui caractérisent la sphère des marchés agricoles, entraînant un différentiel
très sensible de prix entre ceux perçus par les exploitants et ceux au niveau du détail, au terme
de circuits longs et d’intervention d’une multiplicité d’intermédiaires, et un partage de la valeur
ajoutée générée au détriment des producteurs, ainsi empêchés de disposer de revenus plus
significatifs et de capacités d’autofinancement tangibles de leurs investissements. Cette situation
est aggravée par la crise des marchés mondiaux de produits agroalimentaires, source d’inflation
importée pour les produits de base.

Ainsi, les produits alimentaires peuvent peser pour une part sensible dans l’inflation globale et,
compte tenu du poids élevé du budget alimentaire dans le budget global des ménages, être en
partie derrière des revendications récurrentes d’augmentations salariales qui peuvent
s’exprimer. Ces effets de l’inflation ont été, outre les revalorisations salariales, qui sont
considérées comme ayant pesé pour une part sensible dans cette évolution des prix, amortis par
les subventions des prix des produits alimentaires de base comme le pain et le lait, et le maintien
des prix de biens essentiels (énergie, ..). Plus largement, l’effort considérable en matière de
transferts sociaux au profit des franges des populations fragiles est appelé à être maintenu et
élargi, de même que celui de soutien à la création d’emplois et de revenus pour les ménages.

Cette situation permet de comprendre l’acuité des préoccupations des secteurs concernés et les
actions soutenues qui sont menées dans le cadre notamment de la politique du Renouveau pour
dépasser ces dysfonctionnements, avec le plan d’action visant à renforcer l’organisation des
filières, et l’attention apportée au fonctionnement efficace du dispositif dénommé SYRPALAC
(Système de régulation des produits agricoles de large consommation), qui a commencé par les
produits stratégiques, en particulier la pomme de terre, a abouti à des résultats très
encourageants, et va être élargi progressivement aux divers produits de base. En outre, un
programme de renforcement conséquent des infrastructures et de modernisation du
management des marchés a été initié par le ministère du Commerce et est en cours de mise en
œuvre (cf en annexe les Rapports de synthèse du MADR et du ministère du Commerce).

• Population

5
L’Algérie, comme les autres pays du Maghreb, a enregistré une croissance démographique
exceptionnelle tout au long de la seconde moitié du XX ème siècle, parallèlement aux
phénomènes d’exode rural et de concentration des populations dans les zones littorales. Cette
explosion démographique est cependant à présent en phase terminale, le pays étant engagé
dans la seconde phase de la transition démographique marquée par un net recul de la fécondité.
Le taux de croissance de la population est ainsi passé de 30 pour mille au cours des décennies
1960 et 1970, à moins de 15 pour mille. Il faut relever deux points essentiels : l’un, que ce
recul n’affecte pas la dynamique de croissance de la population à moyen terme (2030) ;
l’autre, relatif à la croissance des besoins sociaux, particulièrement en matière d’emplois,
dont la création suffisante au cours des deux prochaines décennies est devenue un défi majeur,
et une des causes de l’émigration.

Les autres caractéristiques concernent :

 La jeunesse de la population, plus de 40 % de celle-ci ayant moins de 20 ans, ce qui


représente à la fois un atout pour le développement, surtout avec l’effort considérable de
formation, mais également un défi d’avoir à répondre à l’ensemble des demandes sociales
(habitat, éducation, eau, santé, emploi, culture, …) ;

 La transformation progressive de la structure d’âge, avec un poids en hausse


sensible de la catégorie des personnes âgées, ce vieillissement étant de plus appelé à s’accélérer
au cours des prochaines décennies ;

 Cette baisse de la fécondité crée une situation démographique nouvelle,


favorables à l’épargne et à l’investissement des ménages, celle de la tranche des 20-40 ans étant
particulièrement représentée. Si la taille de la famille diminue, cette structure engendre une
concurrence plus forte sur le marché de l’emploi, dont la création suffisante au cours des deux
prochaines décennies est devenue un défi majeur, et une des causes de l’émigration.

Au total, il faut noter que le ralentissement de la croissance démographique est très récent,
puisqu’il ne s’est amorcé qu’à la fin des années 1980. Sur le court terme (horizon 2030), ce
ralentissement n’entame pas le potentiel de croissance de la population. En fait, un autre
processus est engagé, reposant sur le recul de la fécondité, l’élévation de l’âge au mariage, la
dissolution de l’organisation traditionnelle de type patriarcal, la place de plus en plus
significative de la femme dans les activités économiques et la gestion des institutions de toute
nature, d’où résultent déjà de profonds changements au sein de la société, qui sont appelés à
s’amplifier au cours des prochaines décennies.

• Pauvreté et disparités régionales

6
L’Algérie a accompli des progrès sur nombre d’indicateurs sociaux au cours de ces dix dernières
années. Le seuil de pauvreté a baissé de 14,1 % en 1995 à 12,1 % en 2000, pour atteindre 6,8 %
en 2004, ce qui représente un passage de 4 millions de personnes à 2,2 millions. Ces progrès sont
le résultat de la mise en place d’une stratégie de développement social et de l’augmentation des
dépenses publiques, notamment les transferts sociaux, ces derniers atteignant le montant
considérable de 10 % du PIB entre 2007 et 2009. On constate que l’incidence de la pauvreté est
plus prononcée en milieu rural qu’en zone urbaine, ce qui justifie l’effort conséquent consenti
notamment au travers des projets de développement rural de proximité (PPDRI), ainsi que des
programmes spécifiques au profit des régions steppiques, du Sud et de montagnes, visant la
réhabilitation des milieux naturels, la valorisation et la gestion durable des ressources naturelles,
pour l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.

• Emploi

Le taux de chômage est passé de 29 % en 2000, à 23,7 % en 2003, de 17,7 % en2004, puis 15,3 %
en 2005, et à moins de 12 % en 2008/2009. Les enquêtes auprès des ménages réalisées par
l’ONS (dernier semestre 2009, résultats publiés en juillet 2010), semblent révéler une précarité
des emplois, dans le secteur privé, touchant plus les femmes, les salariés permanents
représentant 80 % dans le secteur public, et seulement 8,8 % dans le privé. Les programmes de
soutien initiés par les différents secteurs intervenant en agriculture et dans le développement
rural, ont permis la cristallisation d’une dynamique de croissance générant des créations
d’emplois, au profit en particulier des femmes et des jeunes, dont le nombre se révèle significatif
(cf bilan des impacts de la politique du Renouveau agricole et rural, en annexe).

2.2 Agriculture et Ressources Naturelles

• Caractéristiques principales et performances de l'Agriculture

L’agriculture représente un secteur important pour l’économie algérienne, tant par sa


contribution au titre de sa fonction première de couverture des besoins alimentaires du pays,

7
qu’elle assure à hauteur de 70 % en moyenne, taux demeuré stable au cours de la période
récente et qui reflète les impacts des efforts réalisés pour faire face à l’accroissement et à la
diversification de la demande, qu’à celui de protection des ressources naturelles, et de
pourvoyeur d’emplois et de revenus.

En termes de productivité physique, des résultats probants ont été réalisés depuis la rénovation
des politiques agricoles et rurales, en termes de rattrapage des rendements relativement aux
pays de la zone méditerranéenne Sud.

Les systèmes de cultures enregistrent des transformations de grande ampleur, grâce à la relance
des investissements publics offrant notamment des facilités de transport et de désenclavement,
et un accès considérablement accru aux ressources en eau, eaux incitations au renforcement et
modernisation de l’outil de production au sein des exploitations.

La production agricole est dominée par les grandes cultures, en particulier les céréales, le
maraîchage, l’arboriculture, la phoeniciculture, et les productions animales ovines, bovines et
l’aviculture. Les exportations agricoles sont essentiellement représentées par les dattes et l’huile
d’olive, et depuis peu par les produits de l’agroalimentaire (pâtes, ..). Les programmes initiés
visent à donner une impulsion aux produits de terroir, en tablant notamment sur un effort
d’amélioration de la qualité dans le cadre de la mise en place de la labellisation. Les importations
agricoles portent sur des produits de base (céréales, légumes secs, lait, oléagineux, alimentation
fourragère), et on note une amorce de repli au cours de la période récente (automne 2012),
illustrant les progrès de certaines filières (cf infra).

L’industrie agroalimentaire, qui représente en 2012, 23555 PME, 140000 employés et 33 % de la


valeur ajoutée hors hydrocarbures, a connu un très net développement et modernisation au
cours de la décennie 2000. Des PME du secteur privé très dynamiques ont pu redonner sa place à
ce sous-secteur, après la crise des entreprises publiques, conséquence des politiques suivies et
de l’application des mesures d’ajustement structurel. De plus, un processus de ré-articulation
avec l’amont agricole des filières pour leur approvisionnement en matières premières est amorcé
qui va permettre de rétablir l’intégration intersectorielle.

• Ressources en eau

Les ressources en eau jouent un rôle central dans l’amélioration de la sécurité alimentaire, en
raison du climat semi-aride et aride qui caractérise une part prédominante du territoire. Les
ressources en eau superficielles renouvelables internes sont estimées à 10 milliards de m3/an
pour l’ensemble du pays. Les ressources en eau souterraine renouvelable contenues dans les
nappes du nord du pays sont d’environ 02 milliards de m3/an, alimentées irrégulièrement par les
précipitations. Les deux grands aquifères profonds du Continental Intercalaire et du Complexe
terminal au Sud, constituent des réserves importantes, mais faiblement renouvelables. Les

8
études estiment à un potentiel exploitable de 05 milliards/an, sur un total de 40000milliards de
m3.

La stratégie nationale vise à mobiliser et valoriser durablement ces ressources pour faire face aux
besoins des populations, et satisfaire ceux du secteur agricole. Un ambitieux programmes a été
arrêté et mis en œuvre, qui a permis d’atteindre le nombre de 28 grands périmètres en
exploitation en 2011, correspondant à une superficie équipée de 228787 ha. Un accroissement
significatif a ainsi pu être réalisé de la superficie agricole irriguée au cours de la décennie 2000,
celle-ci atteignant 1006198 ha fin 2011. L’objectif 2014 est arrêté à hauteur de 1470000 ha soit
près de + 50 %. Les projets en cours sont appelés à développer les superficies irriguées dans de
nouvelles zones, et de bénéficier de l’appoint devant résulter des projets de traitement des eaux
usées lancés, et de dessalement de l’eau de mer libérant des quantités appréciables pour
l’agriculture.

La promotion de la gestion durable et rationnelle par la généralisation de techniques appropriées


est entamée, avance à un rythme élevé, grâce au soutien de l’Etat aux exploitants, et va
bénéficier en particulier au développement des filières stratégiques, et en premier lieu l’irrigation
d’appoint des céréales.

• Ressources en sols

La réponse aux multiples défis que représentent la sécurité alimentaire et la gestion durable des
ressources naturelles se trouve dans la promotion, la consolidation et la généralisation, avec la
participation des acteurs, d’un nouveau modèle de croissance du secteur agricole. Ce nouveau
modèle doit autoriser la sortie du productivisme et le passage à une intensification durable des
systèmes de production agricole. Il s’agit alors de produire plus, mieux, avec moins de facteurs de
production mobilisés, d’améliorer la productivité rapportée à la même superficie.

C’est ainsi que sera réservée une attention particulière à la ressource en sols, très limitée et qui
diminue avec l’accroissement de la population et les ponctions du fait de l’urbanisation et du
développement des infrastructures. Cet objectif de protection et de valorisation maîtrisée
passera par une meilleure connaissance, la diffusion d’innovations technologiques, l’implication
des exploitants et agropasteurs, la rationalisation de l’utilisation des engrais chimiques et la
protection de la fertilité des sols en favorisant les apports complémentaires de la fertilisation
organique et biologique. L’atténuation des effets des changements climatiques devra bénéficier
des préoccupations à la mesure des risques encourus.

Par ailleurs, une composante essentielle concerne le programme de lutte contre la


désertification, qui a été consolidé au niveau de 30 wilayas de zones fragiles (08 wilayas
steppiques, 13 wilayas agro-pastorales et 09 wilayas sahariennes) et devra toucher, à l’échéance
2014, 965 communes, 2.323 localités et 99.621 ménages. Les projets de lutte contre la
désertification (PPLCD) sont l’outil principal de réalisation de ce programme.

En 2011, le nombre de projets de lutte contre la désertification (PPLCD) inscrits a atteint le chiffre
de 1.792, soit plus de 631 PPLCD par rapport à l’année 2010. Le nombre de PPLCD lancés en

9
2011 est de 713, ce qui représente 71% des 1.009 PPLCD en cours d’exécution, touchant 402
communes et 74 098 ménages. Fort de cette démarche, des réponses sont apportées aux
populations locales vivant dans des zones menacées par la désertification et ce, afin d’améliorer
leurs conditions de vie, la lutte contre la désertification étant également une lutte contre la
pauvreté.

• Forêts

Les objectifs visés du programme extension et gestion du patrimoine forestier, visant à assurer à
ce sous-secteur la place qui doit lui revenir pour garantir l’équilibre agro-sylvo-pastoral du pays,
sont : la protection du patrimoine par la réhabilitation des infrastructures ; l’amélioration de
l’état sanitaire des peuplements par des repeuplements et des techniques sylvicoles ; l’extension
du patrimoine forestier par de nouvelles plantations et l’intégration des terres à vocation
forestière.

Le programme de gestion et d’extension du patrimoine forestier concerne 672 communes qui


relèvent de 38 wilayas. Les réalisations enregistrées en 2011 portent d’abord sur
notamment l’extension du patrimoine forestier avec : plus de 12.500 hectares de reboisement ;
6.000 hectares en repeuplement de chêne liège ; et 20.000 hectares de travaux sylvicoles ;
ensuite sur une impulsion de la production forestière, avec l’exploitation de 118 835 m3 de bois,
la récolte de 47.847 quintaux de liège et de 320 tonnes d’alfa ; enfin sur des actions de
désenclavement, de lutte contre les incendies de forêts et de mobilisation de la ressource
hydrique, complétées par la modernisation des outils de gestion informatisée des forêts ; et
gestion des peuplements porte graines.

• Parcours

Les parcours représentent un patrimoine important qui a fait l’objet de programmes renforcés
depuis 2009, dans le cadre du Renouveau rural, portant les réalisations de mises en défens en
régions steppiques à 33048 ha, avec une recherche active de participation des populations
locales concernées, gage essentiel du succès des projets initiés. Les plantations pastorales ont
atteint une superficie de 3545 ha en 2011.

• Biodiversité

L’inventaire national de la faune et de la flore et des habitats qui consiste à actualiser les
connaissances anciennes, a été finalisée dans sa partie cahier des charges en 2011 en vuE de son
lancement en 2012. Cette étude fera l’inventaire national des connaissances existantes sur la
flore et sur la faune sauvages et déterminera pour la première fois leurs habitats naturels. Les
informations seront insérées dans une base de données cartographique et alphanumérique,
véritable tableau de bord pour les gestionnaires qui seront pourvus d’un plan d’action par wilaya.
Le plan d’action s’insère dans les projets PPDRI initiés, et la mise en œuvre se réalise en étroite
collaboration avec le ministère chargé de l’Environnement, impliquant les diverses parties
prenantes.

10
Une autre composante importante concerne l’activité des parcs nationaux qui comprend quatre
volets : la protection des ressources naturelles, l’éducation environnementale, notamment la
sensibilisation des écoliers et des étudiants, l’intégration des populations riveraines et la
recherche scientifique. Enfin, des projets d’envergure ont été réalisés (Centre de
Biotechnologies/Université de Constantine) ou sont en voie d’achèvement (Station centrale de
Biotechnologies appliquées à l’agriculture et Banque de gènes végétales, à l’INRAAA), et des
projets de recherche engagés, ainsi que des études, avec le soutien notamment de la FAO.

• Pêche

L’adoption de l’approche consignée dans le Schéma Directeur de Développement des Activités de


la Pêche et de l’Aquaculture à l’Horizon 2025, a permis de définir et mener une série d’actions à
vocation économique, fondées sur le concept de durabilité, intégrant ainsi la dimension de
préservation des ressources. Si le renforcement des capacités de pêche avait pour objectif une
contribution plus conséquente de ce secteur à la satisfaction des besoins alimentaires des
populations, parallèlement l’essor attendu de l’aquaculture est conçu comme une voie
permettant de faire face aux menaces pesant sur les ressources halieutiques. Il a été décidé dans
ce cadre d’atteindre progressivement une structure de la production partagée à égalité entre la
pêche maritime et l’aquaculture.

Par ailleurs, un chantier de réflexion a été ouvert par le secteur pour concevoir une vision future
2015-2025, tenant compte des défis à relever et des contextes interne et externe.

2.3 La Sécurité Alimentaire

Les insuffisances des politiques antérieures, mises en relief lors des bilans et analyses multiples
réalisés depuis la fin des années 1990, expliquent le niveau faible accusé par l’agriculture
nationale. Les performances insuffisantes ont conduit, d’abord en 2000, à l’avènement du PNDA
(Plan national de développement agricole), puis, après une étape d’approfondissement de la
réflexion et de renforcement des capacités, à celui intervenu en 2009 de la politique de la
politique du Renouveau agricole et rural, sur la base des leçons tirées et de l’identification des
diverses composantes du contexte interne et mondial.

La réorientation stratégique de la politique agricole et des autres politiques sectorielles liées, ont
permis des progrès tangibles de la sécurité alimentaire nationale. Le niveau de sécurité peut être
apprécié par la production et les disponibilités alimentaires. Les tableaux montrant l’évolution
de ces deux indicateurs pour la période 2000-2010 sont présentés en annexe.

La croissance de la production agricole, qui a atteint 13,8 % au cours des quatre années de mise
en œuvre de la politique de Renouveau agricole et rural (2009-2012), a été supérieure à l’objectif
initial qui s’élevait à 8,3 %. En valeur, la production totale est passée de près de 500 milliards de

11
dinars en 2001 à 1600 milliards de dinars en 2011, pour atteindre 2223 milliards de dinars en
2012, soit 29,3 milliards de dollars.

La facture des importations alimentaires de l’Algérie devrait s’établir à 8,5 milliards de dollars en
2012, réalisant une baisse par rapport à 2011. Le pays a importé environ 9,75 milliards de dollars
de produits alimentaires en 2011, contre 6,05 milliards en 2010. Selon les chiffres des Douanes
algériennes, les importations de produits alimentaires s’élèvent à 8,1 milliards de dollars pour les
11 premiers mois de 2012, équivalent à une baisse de 9,77 % par rapport à la même période de
2011. Ce recul est dû à une baisse des différents produits, en particulier les céréales, semoules et
farines, dont la facture est passée de 3,75 à 2,92 milliards de dollars (- 22, 19 %), et il en est de
même pour les laits et produits laitiers, reculant de 1,42 milliard à 1,19 milliard de dollars (- 16,21
%). Les mêmes avancées ayant été réalisées pour les autres produits (légumes secs, sucre), le
pays est aujourd’hui parvenu à produire 72 % de ses produits alimentaires. Après avoir d’abord
pu stopper la tendance à l’aggravation du poste importations de produits alimentaires, alors que
cette part était restée jusque là relativement stable, c’est-à-dire autour de 70 %, c’est une
tendance de redressement qui est ainsi amorcée. L'analyse de la composition de ces
importations (blé dur, blé tendre, orge, légumes secs, lait) révèle une nette baisse pour le blé dur
et l’orge ainsi qu’une nette augmentation pour le blé tendre, ce qui confirme les changements
observés à la fois dans le profil de la production animale – grande consommatrice de céréales –
et dans celui du panier alimentaire des ménages. Il faut souligner enfin que la part des
importations alimentaires dans les importations globales est restée relativement inchangée,
fluctuant dans une fourchette de 16 % à 20 % au cours de la période.

Une analyse de l’évolution du taux de croissance de la production agricole totale montre


qu’après une augmentation très faible entre 1962 et 1980, celle-ci a cru en moyenne annuelle
d’environ 3 % entre 1981 et 1990, de 3,2% entre 1991 et 2000 et de 7,3% entre 2001 et 2010. Cet
accroissement met en lumière le dynamisme soutenu que connaît le secteur agricole,
particulièrement depuis 2009. Les volumes de production de la plupart des produits ont doublé
ou triplé (pomme de terre, tomate industrielle, légumes secs, fourrages, …). Toutefois, cette
évolution est également marquée par des variations importantes d’une année à l’autre (- 7,4% en
2008, + 31,5 % en 2009), et des disparités entre régions, et la diminution des effets des aléas
climatiques comme le rattrapage des performances des zones en retrait représentent des
objectifs clés affichés.

Taux de croissances enregistrés en volume (2009-2012) :

 Rappel objectif moyen annuel 2009-2014 : 8,3 %.

 Résultats enregistrés :
- 2009 :31,5% ; 2010 : 8,5% ; 2011 : 10,6% ; 2012 :

- Moyenne 2009-2012 : 13,8 %.

Les disponibilités alimentaires en kg/calories par habitant et par jour enregistrent une
progression continue :

12
Evolution du nombre de calories totales disponibles par habitant

1963-69 1970-79 1980-89 1990-99 2000-2004 2011


1758 2160 2732 2944 3100 3500

Enfin, le facteur démographique ci-dessus évoqué représente un déterminant essentiel, pesant


sur le niveau des besoins alimentaires. Le taux d’accroissement naturel a évolué de 3,5 % dans
les années 1970-1980, qui ont connu une forte pression démographique, avant de descendre à
1,78 % en 2006 et reprendre progressivement depuis, pour atteindre 2,03 % aujourd’hui, un taux
qui correspond tout juste au renouvellement de la population (2012, ONS).

2.4 Les défis principaux et les priorités de l’agriculture Algérienne

Les deux dernières années 2011 et 2012 ont été caractérisées par une intense activité dans le
secteur de l’agriculture et du développement rural. L’ampleur de cette activité et sa qualité
tiennent en particulier à la poursuite de la mise en œuvre, sur le terrain, des réformes et des
décisions prises dans le cadre de la politique de Renouveau agricole et rural, annoncées lors des
Assises tenues à Biskra, en février 2009, présidées par le Président de la République, et à
l’exécution de mesures exceptionnelles, imposées par le contexte régional et national qu’a connu
le pays et prises en matière de régulation, d’approvisionnement en produits alimentaires
stratégiques et d’impulsion accentuée en matière d’offre d’emplois, en particulier au profit des
Jeunes.

Il faut noter qu’un bilan d’étape participatif des résultats des réformes multiples et intenses
menées dans le secteur depuis l’avènement de la politique du Renouveau agricole et rural, en
2009, avait permis de tirer des leçons significatives. C’est ainsi qu’ont pu être cernées les
contraintes prioritaires à lever et identifiés les principaux éléments de renforcement des
dynamiques engagées, qu’elles soient de nature institutionnelle, organisationnelle, écologique,
économique et sociale.

Les défis principaux

Les défis que doit relever le secteur sont essentiellement les suivants :

 Garantir durablement la sécurité alimentaire du pays fondée essentiellement sur la


production locale ;
 Réaliser la réhabilitation des milieux naturels, notamment des régions les plus
fragiles (Montagne, Steppe et Sud) ;
 Assurer la préservation durable des ressources naturelles contre toutes les formes
de dégradation et faire face au phénomène de désertification ;
 Garantir une contribution significative de l’agriculture à une croissance
économique nationale internalisée, soutenue et durable ;
 Assurer la survie de la catégorie des petites exploitations face aux chocs de la
libéralisation économique et de la mondialisation ;
 Assumer pleinement et durablement son rôle de préservation de la cohésion
sociale dans le monde rural et d’amélioration des conditions de vie des

13
populations, grâce à la revitalisation des territoires ruraux et au développement
local en général.

Priorités de L’Agriculture

1. L’amélioration durable des performances du secteur, notamment à travers :


• Le renforcement et l’extension du nouveau modèle économique agricole et rural ;
• La poursuite et la consolidation des réformes engagées ;
• La généralisation et l’appropriation par les divers acteurs du nouveau mode de
gouvernance des filières et des territoires ruraux ;
• Le renforcement des organisations professionnelles ;
• Le renforcement des capacités des institutions de recherche, de formation et de
vulgarisation, et de leur contribution à la modernisation des exploitations agricoles,
des entreprises en aval et des filières, ainsi que de territoires ;
• L’orientation pertinente des marges de progrès réalisées et l’exploitation judicieuse
des divers mécanismes mis en place au profit des agriculteurs et éleveurs pour
assurer le renforcement de la dynamique d’amélioration des performances et la
pérennité des rendements ;

2. La préservation et l’amélioration de la gestion des ressources naturelles physiques et


biologiques, en assurant la participation active des bénéficiaires reposant sur :

• La poursuite et la consolidation des programmes visant la réhabilitation des


écosystèmes et leur protection (lutte contre la désertification, actions palliatives des
effets des changements climatiques, ..) ;
• La meilleure maîtrise et l’approfondissement de la conduite participative et
intersectorielle impliquant notamment les populations rurales, des programmes de
protection et de gestion durable des ressources naturelles physiques (sols, eau) et
biologiques (végétales et animales) sols et eau ;
• Le renforcement de la mobilisation et de la valorisation des ressources naturelles au
profit de la sécurité alimentaire, notamment par la mise en œuvre efficace des
dispositions régissant la gestion du foncier agricole et devant assurer la meilleure
sécurisation des exploitants agricoles ;
• La mise au point et la diffusion d’innovations technologiques et institutionnelles
facilitant une intensification raisonnée et durable reposant sur des pratiques adaptées
à la diversité des milieux ;

3. Une promotion de la qualité et une meilleure valorisation à la fois locale de celle-ci et


par l’accès aux marchés à l’exportation des produits :

14
• La poursuite de l’adaptation et de l’amélioration des conduites culturales et
d’élevage ;
• L’amélioration de la qualité des produits grâce à des programmes spécifiques et
ciblés, visant particulièrement les produits de terroir par leur labellisation ;
• La promotion de l’agriculture biologique ;
• Le renforcement des préoccupations liées à la saisie des opportunités offertes par les
accords commerciaux régionaux ;
• La poursuite des activités liées à la protection des plantes et des animaux, et à la
sécurité des produits ;
• Le renforcement des diverses disciplines concernant la qualité et l’accès aux marchés,
ainsi que leur régulation, dans la valorisation de la qualité (normes de qualité, aspects
juridiques, marketing, plateformes logistiques, ….) ;

4. Une contribution significative au développement humain grâce à :

• La poursuite des programmes de développement des filières stratégiques, et des


projets de développement de proximité permettant le renforcement des moyens
d’existence durable des ménages ;
• L’amélioration des conditions de vie par la création d’emplois au niveau des terroirs et
agglomérations rurales, d’amélioration durable des revenus ;
• La prise en charge des besoins et préoccupations spécifiques des catégories les plus
fragiles, femmes et jeunes, catégorie des petits exploitants, par l’information, la
formation et l’accompagnement, facilitant l’accès aux soutiens de l’Etat pour initier et
concrétiser des projets individuels et collectifs ;
• La création de cadres de concertation, de recherche collective de voies de
développement et de modèles organisationnels plus avancés et adaptés aux
spécificités locales.

Il faut noter l’atout important que représente le fait qu’une volonté politique forte existe et que
des ressources budgétaires relativement très significatives, sont mobilisées pour la mise en
œuvre des programmes et projets affichés pour la période quinquennale en cours. En outre, le
dispositif des Contrats de performances, liant ressources affectées aux programmes (par filières,
régions et communes, par catégories ciblées (cf genre) …) et résultats attendus, assure la
responsabilisation de l’ensemble des parties prenantes et commence à être largement approprié
par les acteurs, notamment des institutions de l’Etat, des Collectivités régionales et de la
Profession, et ce à tous les niveaux.

2.5 Les principaux acteurs et partenaires

A partir de 2000, le Gouvernement a engagé un programme de relance de l’agriculture par le


biais d’un programme ambitieux de soutien à l’investissement dénommée PNDA qui par
l’inclusion de la dimension rurale s’est transformé en PNDAR. La mise en œuvre de ce plan a

15
permis une amorce et même une reprise de la croissance économique dans le secteur, ce qui a
nécessité une assistance technique conséquente pour sa mise en ouvre, son suivi et le
renforcement de capacités des cadres en charge de ce programme, notamment avec la FAO.

La fusion à partir de 2008/2009 des missions de développement agricole et rural, la mise en


cohérence des modalités d’exécution et des synergies entre les deux piliers-agricole et rural, a
permis un bond quantitatif et qualitatif appréciable. C’est ainsi que le lancement de la politique
de Renouveau agricole et rural (PRAR), a compte tenu des objectifs précis qu’elle s’est fixée et de
la visibilité qu’elle a apporté, engendré une densification et une diversification certaine des
activités de coopération technique aussi bien du point de vue des relations bilatérales que
multilatérales, notamment avec les institutions spécialisées du système des Nations Unies
(Banque mondiale, PNUD, FAO, FIDA …).

Les partenaires clés dans le domaine de l’agriculture sont notamment, au niveau multilatéral : la
Banque Mondiale, l’Union Européenne et la FAO. Au niveau bilatéral, en plus des pays du Nord
de la Méditerranée, des pays importants sur la scène internationale accompagnent l’Algérie sur
un certain nombre de thématiques majeures.

Il est à relever un large renouvellement des thématiques, permettant la prise en charge de


questions d’intérêt stratégique, notamment : i) les filières agricoles et agro-alimentaires (DIVECO,
PAI, Observatoires des filières…) ; ii) les statistiques agricoles, les systèmes d’information et le
suivi évaluation de la PRAR ; iii) le système d’appui et de conseil en direction des agriculteurs ; iv)
le renforcement de capacités des acteurs de la mise en œuvre de la PRAR ; v) l’appui à la
recherche-développement, de dimension significative et avec de multiples nouveaux partenaires,
portant en particulier sur l’amélioration et la valorisation des ressources naturelles physiques et
biologiques (Corée, Chine, Brésil. ..).

3. Les principaux domaines d’action de la FAO en Algérie


3.1 Compétences et avantages comparatifs de la FAO

La FAO est intervenue à divers degrés dans tous les secteurs relevant de son mandat et a ainsi
apporté un appui continu au Gouvernement Algérien pour faire face aux principaux défis comme
la croissance rapide de la population, l’urbanisation et la migration (exode rural plus
particulièrement), la pauvreté, les maladies des animaux et des plantes, la question de la
volatilité des prix agricoles, le changement climatique, etc.

Ainsi, en demeurant disponible à prendre en charge des besoins et préoccupations émergeant au


fur et à mesure de l’exécution des plans et programmes initiés, divers domaines clés ont pu
bénéficier d’une coopération technique étroite tels que l’intensification de la productivité et la
diversification de l’agriculture, l’accroissement de la production animale durable et plus
particulièrement la lutte contre les maladies animales transfrontières, la promotion de
l’utilisation et la gestion durable des ressources naturelles en particulier les forêts et les
ressources génétiques, la maîtrise de l’eau, la gestion et l’utilisation durables des ressources
halieutiques et aquacoles, le renforcement des mesures sanitaires pour améliorer le commerce

16
en particulier à travers le programme CODEX, le développement de la gestion des connaissances
et de l’information, etc. La FAO a mis en oeuvre ou soutenu différents projets visant à trouver
rapidement des solutions viables. Son appui est également à noter dans la formulation de
stratégies et de politiques nationales en matière d’agriculture, de développement rural, de forêts
et de gestion de l’eau. Tous les projets incluaient une composante substantielle sur le
renforcement des capacités, et notamment du fait qu’ils étaient exécutés selon une approche
participative, et en impliquant les divers secteurs et parties concernés, ont abouti à des résultats
satisfaisants.

3.2 Activités et réalisations de la FAO en Algérie

L'évaluation du Programme National de Développement Agricole (PNDA) de l'Algérie et la


définition des mécanismes et procédures à mettre en place pour assurer l’intégration organique
entre le PSSA et le PNDA ont abouti à la rédaction d'un rapport reprenant les principales leçons à
tirer des deux premières années de mise en oeuvre du PNDA.

S'appuyant en partie sur les recommandations de ce rapport, et sur les résultats d'un programme
intensif d'enquêtes participatives auprès des populations concernées, le Gouvernement algérien
a alors entrepris, avec le concours de la FAO, une refonte en profondeur du PNDA, avec pour
résultat une Stratégie Nationale de Développement Rural axée sur la sécurité alimentaire et
ayant pour finalité la revitalisation de l'espace rural algérien.

Le développement rural, dimension fondamentale du développement économique national, a


occupé de ce fait une place privilégiée dans les priorités de coopération avec la FAO. La nouvelle
approche de développement rural a privilégié l’intégration des actions et la participation des
acteurs locaux dans les dynamiques de projet et le projet de proximité de développement rural
(PPDR) devient ainsi outil principal des actions de développement rural.

Aujourd’hui, le Programme National de Développement Agricole et la Stratégie de


Développement Rural ont évolué pour aboutir en 2009 à ‘’La Politique du Renouveau de
l’Economie Agricole et du Renouveau Rural’’, qui constitue la réponse stratégique et
opérationnelle que le pays apporte à la question lancinante de la sécurité alimentaire. Cette
nouvelle politique exigeait une mobilisation large et efficiente de l’ensemble des acteurs du
développement agricole et rural notamment, y compris des partenaires de la Coopération. Dans
ce cadre précis, une requête formelle du Gouvernement algérien avait été adressée à la FAO
pour accompagner le pays dans la mise en oeuvre de cette stratégie. Le manque de fonds a
imposé l’approbation d’autres requêtes de même importance mais surtout anciennement
transmises au siège. La protection des cultures est également une composante essentielle de
cette coopération entre la FAO et le Gouvernement algérien afin de prévenir et de gérer
l'infestation des cultures par les ravageurs de manière à stabiliser les productions et à en
améliorer la rentabilité et donc la sécurité alimentaire.

Ainsi, les activités au cours de la période ont principalement porté sur (la liste détaillée des
projets figure en annexe) :

17
 le soutien à l’élaboration et à la mise en œuvre des plans et programmes entrant dans le
cadre de la Politique nationale de développement agricole (PNDA), de la Stratégie
nationale de développement rural durable (SNDRD) ;
 le soutien à la protection des cultures donnant lieu à l’élaboration de projets régionaux
(Red Palm Wievel) ;
 le soutien à lutte contre les maladies animales ;
 la contribution à la protection de la santé humaine avec l’appui à la création d’un Comité
national du Codex Alimentarius, comme à l’organisation d’un séminaire national et au
montage d’actions de formation ;
 le soutien à la création de deux sites pilotes de développement de l’aquaculture intégrés
et l’élaboration d’un projet de formation des personnels chargés de l’essor de
l’aquaculture ;
 l’appui à la mise en place d’un programme national de Petite et Moyenne hydraulique,
constituant un modèle de collaboration intersectorielle, , projet ayant donné lieu à la
réalisation de trois projets pilotes (projet d’Aménagement hydro(agricole à partir d’une
retenue collinaire ; projet de réhabilitation ; projet de mise en place d’une structure de
gestion).

Des expertises nationales et internationales ont été effectuées dans les domaines suivants :
 la formation ;
 la préparation et la gestion des projets ;
 le suivi-évaluation ;
 l’informatisation ;
 les domaines techniques propres à chaque zone agro-écologique (aménagement pastoral,
agriculture saharienne, forêts) ;
 l’hydraulique et les systèmes d’irrigation ;
 la communication et ses supports.

Aujourd’hui, l’Algérie a enregistré des avancés remarquables dans différents domaines en dépit
de la crise financière qui n’a épargné aucun pays et qui s’est vite transformée en une crise
économique et sociale. Un montant de 286 milliards de dollars a été alloué au plan quinquennal
2010-2014 avec 1.500 milliards de Dinars à l’appui au développement de l’économie nationale, et
notamment plus de 1.000 milliards de Dinars affectés au plan de développement agricole et
rural.

L’amélioration de la sécurité alimentaire, passant par la diversification et la modernisation de


l’agriculture, de même que par l’extension des surfaces agricoles et des surfaces irriguées,
demeurent l’objectif principal des pouvoirs publics. Plus de 16 milliards de Dinars seront alloués à
la Pêche pour, notamment, accompagner le développement de cette activité et la soutenir par de
nouvelles infrastructures et le développement de l’aquaculture, et permettre à ce secteur de
jouer pleinement le rôle qui lui revient dans la construction d’une sécurité alimentaire solide et
durable. Par ailleurs, ce programme à moyen terme alloue une part significative de son montant
(environ 40 %) à l’amélioration du développement humain.

Une grande partie du budget va au parachèvement des grands projets déjà entamés notamment
dans les secteurs du rail, des routes et de l’eau, pour un montant de 9.700 milliards de Dinars

18
(équivalent à 130 milliards de dollars). Cette mobilisation financière traduit la volonté du pays
d’assurer une impulsion forte au développement économique et social, et ces projets
d’investissements lourds de développement et modernisation des grandes infrastructures
commencent à avoir des effets nets sur les dynamiques économiques dans le monde rural
(désenclavements, facilitations pour les approvisionnements et l’écoulement des productions, ..).
La collaboration technique de la FAO s’inscrit dans ce cadre et vise à apporter un soutien en
prenant en considération les priorités définies par le pays, tout en tenant compte des avantages
comparatifs de l’Organisation, de façon à valoriser au mieux les capacités de cette dernière.

3. 3 Les priorités pour l’action de la FAO dans le contexte du CPP

Les domaines stratégiques sur lesquels FAO pourrait concentrer son assistance ont été
identifiés sur la base d’une revue des documents stratégiques et analyse des données, ainsi
que des contributions élaborées par les différents départements ministériels en charge des
secteurs les plus directement concernés, qui ont servi de base à la tenue d’un atelier de
formulation participative du Cadre de Programmation Pays (Algérie) pour identifier les
contraintes et opportunités et dégager les domaines prioritaires du CPP Algérie. Il a ainsi été
possible , en prenant ancrage dans les différentes stratégies nationales concernées (cf
synthèse en annexe), d’aboutir à des propositions de caractère intersectoriel, portant sur les
domaines prioritaires de collaboration entre la FAO et l’Algérie, ainsi que les résultats visés
au cours des quatre années à venir.

Les Contraintes essentielles repérées portent sur :

• La rareté et la fragilité des ressources naturelles physiques (sols ; eau) ;


• Le risque de déperdition pesant sur le patrimoine biologique végétal et animal ;
• Les périls que font peser les changements climatiques ;
• Les disparités régionales en matière du développement ;
• Le niveau insuffisant des performances techniques et économiques (rendements,
compétitivité du secteur agricole, marges des spéculations et marges par exploitation) ;
• Le niveau en progrès sensible mais qui demeure insuffisant d’organisation et de
régulation des filières et des marchés locaux de produits agricoles ;
• L’environnement général défavorable (crise financière mondiale ; dysfonctionnements
des marchés mondiaux de produits agroalimentaires ; hausse des prix) ;
• Le niveau insuffisant des capacités des institutions et des acteurs.

Les Opportunités identifiées concernent notamment :

• La volonté politique affirmée de soutien au secteur agricole, alimentaire et rural,


consacré secteur d’intérêt stratégique ;
• L’élaboration et l’adoption de stratégies de développement sectorielles et de programmes
à court et moyen terme (quinquennal) clairement affichés (cf Contrats de performances
agricoles, Objectifs arrêtés en matière de mobilisation des ressources en eau, …) ;

19
• La mobilisation de ressources budgétaires conséquentes pour appuyer les acteurs
économiques ;
• La grande diversité des zones naturelles et des vocations productives correspondantes ;
• La richesse des ressources naturelles biologiques (végétales et animales) ;
• La diversification et la croissance rapide de la demande locale en produits agricoles de
qualité ;
• Le potentiel d’exportation de produits agricoles correspondant à une demande spécifique
de produits bio et de terroir largement disponibles ;
• La ressource humaine jeune et formée ;
• L’intérêt marqué de partenaires étrangers intéressés pour contribuer à la concrétisation
des programmes ambitieux de développement agricole, agroalimentaire et rural ;
• La dynamique engagée bénéficie pour son élargissement de l’atout que représentent les
exemples multiples de succès d’investisseurs dans les diverses filières et régions du pays.

Les Priorités nationales de l’Algérie qui se dégagent des documents stratégiques sont les
suivantes :

• L’amélioration du niveau de contribution de la production locale à la couverture des


besoins alimentaires des populations ;
• Le Renforcement de la contribution du secteur agricole et agroalimentaire en matière de
création d’emplois et de revenus aux ménages, permettant la résorption de la pauvreté et
du chômage dans les campagnes ;
• La Promotion du développement rural par la revitalisation des territoires et la réduction
des disparités de conditions de vie entre zones ;
• La nécessité d’assurer la protection et la gestion durable des ressources naturelles, par
une meilleure conciliation entre intensification et durabilité, avec le passage à de
nouveaux modèles productifs, valorisant innovations de la recherche, et savoirs et savoir
faire accumulés ;
• L’amélioration de manière continue et durable de l’intégration de l’économie nationale,
par l’articulation renforcée entre l’amont et l’aval des filières, et la complémentarité et
synergie public/privé ;
• La garantie de la cohésion sociale par l’accès généralisé aux biens de base notamment les
biens alimentaires dont la disponibilité est assurée à des prix accessibles au plus grand
nombre, et aux fruits du développement national d’une manière générale ;
• La nécessité de prévenir les effets sur la santé par une meilleure maîtrise des modèles de
consommation alimentaire des diverses catégories de consommation ;
• Le renforcement des capacités d’adaptation aux changements climatiques et de la lutte
contre la désertification ;
• La contribution plus significative à l’équilibre de la balance commerciale agricole, par la
promotion de l’exportation des produits agricoles et agroalimentaires.

20
Dans ce contexte, les domaines prioritaires du CPP ont été identifiés comme suit :

I- Amélioration durable des performances techniques, économiques et


sociales ;
II- Amélioration de la gestion des ressources naturelles physiques (sols, eau)
et biologiques (végétales, animales et halieutiques) ;
III- Adaptation du cadre institutionnel et renforcement des capacités.

4. Les principaux résultats du CPP

4.1 Le contexte du 1er Résultat du CPP

Le contexte détaillé de chacun des trois Résultats figure en annexe. Pour le 1er Résultat, celui-ci
est marqué d’abord par la volonté politique de poursuivre les efforts engagés pour améliorer
durablement les performances de la production agricole, pour garantir d’abord la sécurité
alimentaire du pays, et par là même contribuer à la préservation de sa souveraineté. Il s’agit
ensuite de permettre au secteur d’assumer le rôle qui lui est dévolu dans la croissance
économique nationale. Comme pour les autres Résultats, les effets attendus seront le fait
d’activités conjointes et synergiques des divers secteurs concernés, en impliquant et mobilisant
les diverses parties prenantes, en premier lieu les véritables créateurs de richesses que sont les
opérateurs économiques (agriculteurs, éleveurs, entreprises de transformation, …), et leurs
organisations professionnelles et interprofessionnelles. Les effets et les produits ont été dégagés
comme suit :

Effet 1.1 : Systèmes alimentaires mis à niveau et améliorés

Produit 1.1.1 : Offre en produits diversifiée et durablement améliorée

Effet 1.2 : Renforcement des capacités humaines d’encadrement technique

Produit 1.2.1 : Institutions de Recherche, de Formation et d’Appui au Développement sont


renforcées et répondent au mieux aux besoins des acteurs de la filière

Effet 1.3 : Filières mieux organisées et intégrées

Produit 1.3.1 : Organisations professionnelles et interprofessionnelles mieux structurées et


représentatives

Produit 1.3.2 : Filières sont intégrées Amont/Aval

Produit 1.3.3 : Circuits de commercialisation sont correctement organisés et régulés

Effet 1.4 : Promotion de la qualité et valorisation des produits mieux assurées

21
Produit 1 .4.1 : Référentiels pour la promotion de la qualité sont définis et mis en place

Produit 1.4.2 : Mesures de traçabilité, étiquetage et labellisation, élaborées et appliquées

4.2 Le contexte du 2éme résultat du CPP ‘’Amélioration de la gestion


des ressources naturelles physiques (sols, eau) et biologiques
(végétales et animales)’’

Le second Résultat prioritaire du CPP concerne un champ qui a bénéficié de programmes


d’ampleur importante depuis l’indépendance, tel celui contre la désertification ou encore celui
visant la mobilisation des ressources en eau. Le bilan dressé au début de la décennie 2000,
notamment grâce aux enquêtes de grande ampleur initiées lors de l’élaboration de la stratégie
décennale de développement rural durable (MDDR/Etudes BNEDER et CENEAP), avait permis de
constater que les résultats n’avaient pu être conformes aux attentes. C’est ainsi que la révision
profonde intervenue avec l’élaboration des diverses stratégies sectorielles, dont notamment
celles du secteur de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, de l’Agriculture et du
Développement rural, et des Ressources hydriques, avait mis en exergue le caractère stratégique
de la meilleure connaissance et du suivi rigoureux de l’état des ressources naturelles, de leur
gestion durable, liée en particulier par l’implication des populations rurales et de tous les acteurs
concernés, conditionnalité fondamentale qui avait été perdue de vue au cours des décennie
1970-1990, de l’Etat stratège et opérateur éminent du développement.

Ces nouvelles politiques sectorielles, et les avancées réalisées en matière de mise en cohérence
et en synergie de celles-ci, ont donné des résultats tangibles. Il s’agit à présent d’assurer la
généralisation et l’appropriation des innovations technologiques et institutionnelles introduites,
d’élargir les impacts et de renforcer l’efficacité des programmes.

Ce Résultat se décompose comme suit en effets et produits correspondants :

Effet 2.1 : Besoins en eau sont durablement assurés

Produit 2.1.1. : Connaissance améliorée des ressources hydriques superficielles

Produit 2.1.2 : Programme de transferts d’eau mis en œuvre de manière efficace

Produit 2.1.3 : Capacités de mobilisation des acteurs en milieu rural renforcées

Produit 2.1.4 : Gouvernance technique, sociale et locale de gestion de l’eau améliorée à travers
des incitations adaptées

Produit 2.1.5 : Promotion réalisée de la valorisation des eaux usées traitées en agriculture

Effet 2.2 : Protection et gestion durable des sols assurées

22
Produit 2.2.1 : Connaissance améliorée des sols algériens

Produit 2.2.2 : Diffusion et appropriation réalisées des bonnes pratiques de gestion des sols par
les exploitants

Produit 2.2.3 : Renforcement et consolidation des programmes de lutte contre la désertification


assurés

Effet 2.3 : Ressources biologiques sont inventoriées, préservées, conservées et valorisées

Produit 2.3.1 : Inventaire national des ressources biologiques consolidé

Produit 2.3.2 : Base de données de l’agro-biodiversité, foresterie, micro-organismes et


halieutiques, mise en place

Produit 2.3.3 : Harmonisation de la base de données biodiversité réalisée

Produit 2.3.4 : Appui scientifique et technique pour la réalisation des inventaires des ressources
biologiques assuré

Produit 2.3.5 : Harmonisation de la caractérisation de la biodiversité assuré

Produit 2.3.6 : Appui scientifique et technique pour la caractérisation des ressources biologiques,
dont notamment l’évaluation de la biomasse des plans d’eau continental

Produit 2.3.7 : Valorisation des ressources biologiques, notamment des produits de terroirs et
ceux à faible valeur marchande, assurée

Produit 2.3.8 : Valorisation des ressources biologiques, notamment par des programmes
d’amélioration génétique (outils biotechnologiques), assurée

Produit 2.3.9 : Appui scientifique et appui à la conservation ex situ et in situ des ressources
biologiques, assuré

Produit 2.3.10 : Amélioration des revenus des ménages, par la valorisation des ressources
biologiques (produits de terroirs, plantes à intérêt alimentaire et médicinal, pêche artisanale et
aquaculture rurale), assurée

4.3 Le contexte du 3ème résultat du CPP ‘’Adaptation du cadre


institutionnel et renforcement des capacités’’

La rapidité avec laquelle s’est accrue la dimension des programmes d’investissements et accéléré
le rythme d’adaptation des cadres, dispositifs, approches et procédures d’élaboration et
d’implémentation de ceux-ci, quels que soient les secteurs concernés, a révélé l’exigence d’un
renforcement urgent des capacités des acteurs, aux différents niveaux. Les composantes
détaillées de ce contexte figurent en annexe, qui montrent les efforts et les résultats significatifs
obtenus, qui restent à élargir pour permettre une meilleure efficacité des politiques publiques
intervenant en matière de sécurité alimentaire, et de gestion et valorisation des ressources
naturelles, au profit du développement humain dans le monde rural en particulier, et plus

23
largement de développement économique et social national. La FAO, compte tenu de son
mandat et de ses avantages comparatifs, a un rôle tout à fait particulier à jouer, quelle accomplit
déjà et qui a été décisif, - par exemple en matière de renforcement des statistiques agricoles,
avec la réalisation du Recensement Général de l’Agriculture dont une nouvelle édition est sur le
point d’être lancée, en ce début 2013, ou de préservation, connaissance et gestion durable des
ressources naturelles - pour apporter le soutien en expertise, en formation et en
accompagnement indispensable pour l’adaptation du cadre institutionnel et de gouvernance.

Ce Résultat prioritaire III se décline en Effets et Produits comme suit :

Effet 3.1 : Observatoire national des prix des produits agroalimentaires (Agriculture et Pêche), mis
en place

Produit 3.1.1 : Observatoire de suivi et régulation des produits agricoles, agroalimentaires et de


la pêche, est opérationnel

Produit 3.1.2 : Base de données portant prix, quantités et qualité des produits agricoles,
agroalimentaires et de la pêche, conforme aux normes, est disponible

Produit 3.1.3 : Réseau national intersectoriel d’information des flux et prix des produits agricoles,
agroalimentaires et de la pêche, mis en place

Effet 3.2 : Capacités des organisations professionnelles et interprofessionnelles renforcées

Produit 3.2.1 : Organisations professionnelles et interprofessionnelles par filière, sont organisées


et intégrées

Produit 3.2.2 : Management des organisations professionnelles et interprofessionnelles


modernisées

Effet 3.3 : Organisation et régulation des marchés de produits agricoles, agroalimentaires et de la


pêche, durablement améliorées

Produit 3.3.1 : Marchés existants et nouveaux marchés créé dotés de modèles d’organisation et
de modes de fonctionnement modernes

Effet 3.4 : Capacités des institutions de recherche, formation et vulgarisation, renforcées

Produit 3.4.1 : Configuration institutionnelle du système d’appui évaluée et adaptée

Produit 3.4.2 : Institutions d’appui renforcées.

24
5. Implémentation, suivi et évaluation du CPP

Dans un tel contexte extérieur de crise mondiale, incluant un risque tangible sur les niveaux de
demande en énergie et de prix de celle-ci, dont pourrait découler une diminution des ressources
budgétaires, et d’un contexte interne enregistrant de profondes transformations sociales et de
défis nombreux à relever en matière de satisfaction des besoins sociaux de base (alimentation,
santé, enseignement et formation, habitat, ..), l’enjeu sécurité alimentaire revêt une acuité
nouvelle comme déterminant essentiel de la cohésion sociale indispensable à la poursuite du
processus de reconstruction et de développement du pays. La prise de conscience qui s’avère à
présent très forte pour l’ensemble des acteurs, y compris les larges couches de la population, de
cette situation, est de toute évidence salutaire pour la poursuite de la mise en œuvre du projet
national partagé de soutien au secteur agricole et alimentaire, pour à la fois garantir la
souveraineté du pays et concrétiser le potentiel de contribution du secteur au développement
socioéconomique national.

Au plan opérationnel, le dispositif de suivi-évaluation qui devra être mis en place, sera défini de
manière participative, en étroite collaboration entre la FAO et les institutions locales du pays, en
faisant appel à la contribution des diverses parties prenantes. La qualité du suivi-évaluation
pourra tirer parti de la réflexion approfondie et de l’expérience capitalisée au sein des différents
secteurs et d’autres institutions nationales, telle notamment celle du CNES, acquises lors de
l’élaboration du Rapport national sur le Développement humain, Algérie 2007, en coopération
avec le PNUD. D’autres facteurs sont favorables, comme les activités actuellement conduites par
le MADR en collaboration avec la Banque mondiale pour améliorer le système de suivi-évaluation
de la mise en œuvre des programmes de Renouveau agricole et rural.

Il apparaît clairement que ce volet du suivi-évaluation s’inscrit pleinement dans le cadre du


chantier de caractère stratégique d’amélioration de la gouvernance aux différents niveaux, par
filière, par territoire et région naturelle et administrative, sectorielle, et intersectorielle, qui doit
nécessairement prendre en considération les multiples dimensions, telle en particulier celle
relative à la durabilité et au genre.

25
ANNEXES

26
27
ANNEXE 1
Matrices des résultats

28
29
Domaine prioritaire 1 : Amélioration durable des performances techniques, économiques et sociales

Effets Produits Indicateurs, données de Moyens et sources de Hypothèses


références et objectifs vérification

Effet 1.1 :Systèmes Produit 1.1.1 : Offre en - Nombre de modèles améliorés de - Documents d’enquêtes - Système d’information mis à niveau
alimentaires mis à produits diversifiée et systèmes de production mis au statistiques - Coordination améliorée et mise en synergie
niveau et améliorés durablement améliorée point - Bilans périodiques DSA réalisée entre secteurs et entre divers
- Nombre de missions d’experts - Rapports de conjoncture acteurs économiques concernés
réalisées Observatoires filières - Participation active des organisations
- Nombre d’ateliers de formation - Rapports bilans sectoriels professionnelles et des associations de la
tenus et de participants - Rapports de missions société civile
experts
- Résultats de travaux de
recherche

27
Produit 1.2.1 : Institutions - Nombre de sessions de formation - Rapports d’évaluation des - La politique actuelle de développement des
Effet 1.2 : de Recherche, de Formation réalisées répondant aux besoins de DSA et Instituts institutions de recherche, de formation et de
Renforcement des et d’Appui au l’activité - Enquêtes développement est maintenue et renforcée
capacités humaines Développement sont - Nombre de missions d’experts - Rapports des organes des - Les conditions sont réunies pour valoriser
d’encadrement renforcées et répondent au réalisé organisations pleinement les actions de soutien par la FAO
technique. mieux aux besoins des - Niveau de satisfaction selon les professionnelles (adhésion et participation active des acteurs,
acteurs de la filière bénéficiaires - Bilans périodiques des planification participative et rigoureuse de
- Nombre d’innovations diffusées institutions l’implémentation des activités de soutien de
et appropriées - Listes des participants l’Organisation
- Nombre de brevets délivrés en - Indicateurs de production
termes d’innovation. scientifique.

Effet 1.3 :Filières Produit 1.3.1 :Organisations - Evolution des effectifs et du poids - Nombre d’ateliers de - Les organisations professionnelles sont
mieux organisées et professionnelles et économique des acteurs formation réalisés volontaires et disponibles pour collaborer
intégrées interprofessionnelles mieux structurés aux activités identifiées en mobilisant leurs
structurées et - Evolution du niveau de adhérents
représentatives. représentativité

Produit 1.3.2 : Filières sont - Nombre de personnes


intégrées Amont/Aval. - Cadre juridique et réglementaire formées - Des programmes d’activités associant
adapté et amélioré. - Enquêtes et audits. institutions de l’ Etat et de la Profession et
- Enquêtes participatives Associations de la vie civile (ONG) sont
d’évaluation élaborés et conduit

28
Produit 1.3.3 :Circuits de - Evolution du nombre de contrats - Liste de textes législatifs et - Concertation et collaboration améliorée
commercialisation sont entre différents acteurs d’une réglementaires adaptés et entre administrations et représentants de la
correctement organisés et même filière. promulgués Profession pour définir les options les plus
régulés - Nombre d’infrastructures de - Bilans périodiques des DSA adéquates
commercialisation modernisées et - Rapports des organes des - Entreprise publique créée à cet effet
mises aux normes. Associations opérationnelle et efficace
professionnelles et - Coordination et collaboration renforcée
Interprofessionnelles dans la conception et la mise en œuvre des
différentes politiques sectorielles concernées

Effet 1.4 : Promotion Produit 1.4.1 : Référentiels - Nombre désignés de qualité des - Rapports des DSA - Implication forte des différentes parties
de la qualité et pour la promotion de la produits concernés - Bilans et Rapports des prenantes (Administration, Profession,
valorisation des qualité sont définis et mis - Nombre d’ateliers de formation Associations Recherche, Développement, ..)
produits mieux en place - Nombre de participants professionnelles et
assurées interprofessionnelles
- Résultats des travaux de
recherche entrepris

Produit 1.4.2 :Mesures de - Nombre d’acteurs ayant - Rapports périodiques des - Les organisations professionnelles sont
Traçabilité, Etiquetage et bénéficié d’un accompagnement DSA mobilisées pour participer à l’élaboration des
Labellisation, élaborées et en matière de mesures de qualité - Rapports des organisations plans d’action et veillent au respect des
appliquées professionnelles et règles édictées
interprofessionnelles - Les infrastructures (laboratoires, ..) et les
Rapports et Notes de équipes spécialisées sont renforcées
conjoncture produits par les
Observatoires réhabilités et
renforcés des filières

29
Domaine prioritaire 2 : Amélioration de la gestion des ressources naturelles physiques (sols, eau) et biologiques (végétales et animales

Effets Produits Indicateurs, données de Moyenset sources de Hypothèses


références et objectifs vérification

Effet 2.1 :Besoins en eau sont Produit 2.1.1 : Connaissance - Cartes des ressources en - Cartes produites - Système d’information mis à niveau
durablement assurés améliorée des ressources eau souterraine élaborées et - Coordination améliorée et mise en synergie
hydriques superficielles diffusées réalisée entre secteurs et entre divers acteurs
économiques concernés

Produit 2.1.2 : Programme de - SNAT - Document SNAT - Participation active des organisations
transferts d’eau mis en œuvre de - Indicateurs d’avancement professionnelles et des associations de la
manière efficace du programme société civile

Produit 2.1.3 : Capacités de - Nombre d’ouvrages de - Rapports des ateliers - Contribution significative de la Recherche
mobilisation des acteurs en milieu captage et de mobilisation de de formation - Les collectivités locales contribuent à
rural renforcées la ressource en eau - Bilans périodiques des l’implication des communautés rurales
(barrages, forages, captage structures MRE, MADR - Ensemble des institutions et compétences
de sources, ..) (DSA et CF) nationales rassemblées dans un réseau
- Rapports d’évaluation national pour monter et mettre en œuvre le
des experts plan d’action
- Enquêtes (ANRH/INSID/NRAA/Universités/Profession…)
- Rapports

Produit 2.1.4 : Gouvernance - Nombre de cadres de Schéma de traitement - Promotion assurée de la contribution de la
technique, sociale et locale de gestion participative créés des Bassins versants Cartographie et de l’Imagerie satellitaire à
gestion de l’eau améliorée à - Nombre de projets pilotes - PNAEDD l’implémentation efficace des plans et
travers des incitations adaptées initiés - Rapport national de programmes initiés
- Nombre de sessions et l’état de
ateliers de formation réalisés l’environnement
- Indicateurs d’accès à la

30
ressource eau des différentes
catégories d’acteurs

Produit 2.1.5 : Promotion réalisée - Nombre de missions


de la valorisation des eaux usées d’expertise et
traitées en agriculture d’accompagnement
- Nombre de projets pilotes
initiés et mis en œuvre
- Indicateurs de valorisation
des EUT par l’agriculture (%
volumes d’ EU disponibles
traitées, superficies irriguées,
% de contribution des EUT à
la satisfaction des besoins de
l'agriculture

Effet 2.2 :Protection et gestion Produit 2.2.1 : Connaissance - Nombre de cartes élaborées - Rapports d’enquêtes - Plan d’action à moyen terme élaboré de
durables des sols assurées améliorée des sols algériens - Taux de couverture du pays d’évaluation manière participative par l’ensemble des
réalisé participative (avec parties prenantes et adopté
- Nombre de cadres et ensemble parties - Moyens financiers mobilisés
techniciens formés prenantes) - Soutien scientifique et technique FAO assuré
- Cartes élaborées et
validées
- Rapports d’expertise

31
Produit 2.2.2 : Diffusion et - Nombre d’innovations - Rapports bilans des - Programmes d’intervention coordonné et
appropriation réalisées des bonnes technologiques diffusées activités de formation cohérent des diverses institutions de soutien
pratiques de gestion des sols par - Taux d’appropriation et d’accompagnement concernées
les exploitants - Nombre d’ateliers initiés et (DSA, organisations
de participants sensibilisés professionnelles, - Dispositif de subventions maintenu et
associations, résultats renforcé
de recherche)

Produit 2.2.3 :Renforcement et - Cellules de veille en matière - Rapports et bilans - Programme national continue à bénéficier
consolidation des programmes de de lutte contre la périodiques du degré actuel élevé de priorité
Lutte contre la désertification désertification multipliées et
renforcées

Produit 2.3.1 : Inventaire national - Document d’inventaire - Rapports d’expertise - Plan d’action à moyen terme élaboré de
Effet 2.3 :Ressources biologiques des ressources biologiques élaboré et validé - Rapport final de manière participative par l’ensemble des
sont inventoriées, préservées, consolidé - Base de données aux validation participative parties prenantes et adopté
conservées et valorisées Produit 2.3.2 :Base de données de normes opérationnelle avec soutien expertise - Partenariat Institutions nationales et
l’agro-biodiversité, foresterie, - Nombre de missions et FAO diverses parties prenantes locales
micro-organismes et halieutiques, ateliers de formation réalisés - Rapports de mission concernées/FAO renforcé dans cadre CPP et
mise en place - Nombre de cadres et des experts fonctionne de manière efficace
Produit 2.3.3 :Harmonisation de la techniciens formés - Rapports et bilans des - Cadre en vigueur facilité implication des
base de données biodiversité - Nombre de projets de structures nationales et organisations professionnelles et des
réalisée labellisation bénéficiant de associations populations rurales dans la gestion et la
Produit 2.3.4 : Appui scientifique et l’expertise - Rapports d’enquêtes valorisation durables des ressources
technique pour la réalisation des - Banque de gènes mise en ciblées sur le terrain naturelles
inventaires des ressources place et fonctionnelle - Institutions de recherche sont renforcées et
biologiques assuré - Réseau visant la dynamisées
Produit 2.3.5 :Harmonisation de la préservation des ressources
caractérisation de la biologiques créé et
biodiversitéAssuré opérationnel

32
Produit 2.3.6 : Appui scientifique - Nombre de programmes et
et technique pour la projets ayant bénéficié du
caractérisation des ressources soutien et accompagnement
biologiques, dont notamment d’experts FAO
l’évaluation de la biomasse des - Nombre de projets de
plans d’eau continental recherche et de
Produit 2.3.7 : Valorisation des développement pilotes
ressources biologiques, soutenus
notamment des produits de
terroirs et ceux à faible valeur
marchande, assurée
Produit 2.3.8 : Appui à la
valorisation des ressources
biologiques, notamment par des
programmes d’amélioration
génétique (outils
biotechnologiques), assuré
Produit 2.3.9 : Appui scientifique et
technique à la conservation ex situ
et in situ des ressources
biologiques, assuré
Produit 2.3.10 : Amélioration des
revenus des ménages, par la
valorisation des ressources
biologiques (produits de terroirs,
plantes à intérêt alimentaire et
médicinal, pêche artisanale et
aquaculture rurale), assurée

33
Domaine prioritaire 3 : Adaptation du cadre institutionnel et renforcement des capacités
Effets Produits Indicateurs, données de références et Moyens et sources de Hypothèses
objectifs vérification
Effet 3.1 : Observatoire national Produit 3.1.1 : Observatoire de - Nombre de sessions et ateliers de - Documents d’études réalisées - Plan global de mise à
des prix des produits suivi et régulation des produits formation réalisés - Rapports de mission des niveau du Système
agroalimentaires (agriculture et agricoles, agroalimentaires et - Nombre de personnes formées experts d’information adopté et mis
pêche) mis en place de la pêche, est opérationnel en œuvre
- Adhésion et synergie
réalisée entre secteurs et
entre divers acteurs
économiques concernés

Produit 3.1.2 : Base de - Nature, nombre et qualité des produits - Bilans et rapports périodiques - Participation active des
données portant prix, de l’Observatoire accessibles des structures administratives et organisations
quantités et qualité des - Niveau de diffusion des données des organisations professionnelles et des
produits agricoles, - Degré de facilité d’accès des acteurs aux professionnelles associations de la société
agroalimentaires et de la données civile
pêche, conforme aux normes,
est disponible
Produit 3.1.3 : Réseau national - Nombre d’études réalisées - Etudes - Projet de création du
intersectoriel d’information - Taux de parties prenantes sensibilisées - Rapports d’évaluation des Réseau partagé élaboré et
des flux et prix des produits ayant intégré le réseau experts mis en œuvre
agricoles, agroalimentaires et - Niveau réalisé de mise aux normes - Enquêtes et rapports
de la pêche est mis en place - Nombre de projets initié et réalisé d’évaluation participative du - Structures et institutions
- Niveau réalisé de mise aux normes niveau d’amélioration des impliquées et mobilisées
capacités de mobilisation
- Bilans des structures et
associations professionnelles

34
Effet 3.2 : Capacités des Produit 3.2.1 : Organisations - Nombre de projets initié et réalisé
organisations professionnelles et professionnelles et
interprofessionnelles renforcées interprofessionnelles par
filière, sont organisées et
intégrées

Produit 3.2.2 :Management - Niveau réalisé de mise aux normes - Rapports restitution des - Plan d’action à moyen
des organisations sessions et ateliers de formation terme élaboré de manière
professionnelles et réalisés participative par l’ensemble
interprofessionnelles - Rapports et PV des réunions des parties prenantes et
modernisées des organes des organisations adopté
professionnelles - Moyens financiers
- Rapports d’évaluation mobilisés
qualitative des experts - Soutien scientifique et
-Bilans périodiques des technique FAO assuré
structures MRE, MADR (DSA et
CF)
- Id des acteurs locaux

Effet 3.3 : Organisation et Produit 3.3.1 : Marchés - Nombre de modèles mis au point et - Bilans des structures MRE et - Programmes d’intervention
régulation des marchés de existants et nouveaux marchés adaptés aux conditions locales introduits MADR coordonné et cohérent des
produits agricoles, créés dotés de modèles - Taux d’appropriation - Rapports de mission des diverses institutions de
agroalimentaires et de la pêche d’organisation et de modes de - Nombre de cadres formés experts FAO soutien concernées
durablement améliorées fonctionnement modernes - Rapports d’enquêtes - Dispositif incitatif
qualitatives maintenu et renforcé
- Programme national
continue à bénéficier du
degré actuel élevé de
priorité

35
Effet 3.4 :Capacités des Produit 3.4.1 : Configuration - Nombre de structures et institutions - Etudes et Rapports de
institutions de recherche, institutionnelledu système étudiées propositions
formation et vulgarisation d’appui évaluée et adaptée - Nombre de missions d’expertise et - Rapports de restitution des
renforcées accompagnement ateliers organisés
- Nombre de textes (organigrammes, ..) - Rapports des structures et
élaborés et promulgués organisations professionnelles
- Nombre de projets pilotes initiés et
appuyés

Produit 3.4. 2 : Institutions - Nombre de projets pilotes initiés et - Rapports d’expertise


d’appui renforcées appuyés - Rapports bilans des activités de
- Nombre d’entités bénéficiant du formation et d’accompagnement
soutien (DSA, organisations
- Nombre d’actions de formation professionnelles, associations,
montées et réalisées résultats de recherche)

36
ANNEXE 2
Matrice des priorités

37
Annexe 2 : Matrice des priorités du CPP

Matrice de priorités du CPP Les priorités du CPP

Alignement avec les priorités globales, régionales, Amélioration Amélioration de la Adaptation du cadre
durable des gestion des ressources institutionnel et
nationales et de la FAO performances naturelles physiques renforcement des
techniques, (sols, eau) et capacités
économiques et biologiques (végétales
sociales et animales)

Priorités sectorielles nationales :

- Consolidation de la sécurité alimentaire X X

- Gestion durable des ressources naturelles avec l’implication des X


bénéficiaires

- Gouvernance efficace en matière d’élaboration et mise en œuvre des X X


programmes et projets, à tous les niveaux

Priorités pertinentes du PNUAD :

38
- Promotion d’une gouvernance démocratique X

- Promotion d’un modèle économique et social inclusif et équitable X X

- Vers une réponse pertinente et efficace aux urgences immédiates et X X


futures

Priorités régionales de la FAO :

- Améliorer durablement la sécurité alimentaire et la nutrition X

- Stimuler la production agricole et le développement rural pour X X


améliorer les moyens d’existence durable

- Gérer durablement les ressources naturelles X

- Réagir aux effets du changement climatique, élaborer et X


implémenter des stratégies d’adaptation

- Se préparer et réagir aux situations d’urgence dans l’agriculture X X


et l’alimentation.

Les objectifs stratégiques de la FAO :

39
A- Intensification durable de la production X x X

B- Augmentation de la production animale durable X

C- Gestion et utilisation durables des ressources halieutiques et aquacoles X

D- Alimentation de qualité et sécurité sanitaire des aliments X

E- Gestion durables des forêts et des arbres X X

F- Environnement de marché porteur et amélioration des moyens X


d’existence

G- Amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition X X

H- Préparation et réaction aux menaces et aux situations d’urgence X X

I- Equité hommes-femmes dans l’accès aux ressources, biens, services et X


de prise de décision dans les zones rurales

J- Amélioration de l’efficacité des investissements dans l’agriculture et X X


le développement rural

40
Annexe 3
Rétrospective des activités passées et en cours de la FAO en
Algérie
(Source : Document FAO/Représentation en Algérie)

41
Annexe 3
Rétrospective des activités passées et en cours de la FAO en Algérie
(Source : Document FAO/Représentation en Algérie)

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET


L’AGRICULTURE
Mars 2011

A l’issue du Sommet du Millénaire tenu en septembre 2000 à New York, et à l’instar de la


Communauté Internationale, l’Algérie a adopté la Déclaration du Millénaire et s’ est
engagée à atteindre, d'ici à 2015, les Objectifs du Millénaire pour le Développement
(OMD) avec l'appui technique et financier du Système des Nations Unies. De même,
qu’elle reste fidèle aux autres engagements et reste convaincu de poursuivre les efforts
qu’elle s’est assignés pour relever les défis multiples du développement.

Toutefois, la situation du pays requiert une coopération renforcée, plus dynamique et


efficace entre les partenaires du développement pour une prise en charge coordonnée et
solidaire de l’ensemble des préoccupations.
La FAO est ainsi intervenue à divers degrés dans tous les secteurs relevant de son
mandat et a ainsi apporté un appui continu au Gouvernement Algérien pour faire face
aux principaux défis comme la croissance rapide de la population, l’urbanisation et la
migration (exode rural plus particulièrement), la pauvreté, les maladies des animaux et
des plantes et la question de la volatilité des prix agricoles, le changement climatique, …

Les activités conduites l’ont été dans le cadre des projets ci-après :

TCP/ALG/0065-«Appui au Programme de mise en valeur des terres agricoles


par les concessions »
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture
Budget : 352 000 dollars E.U
EOD : Octobre 2000
NTE : Septembre 2001

TCP/ALG/0166- « Assistance préparatoire au recensement général de


l'agriculture (RGA) et au dispositif de collecte des statistiques agricoles
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture
Budget : 363 000 dollars E.U
EOD: Mars 2001
NTE : Décembre 2002

TCP/ALG/2905 –«Assistance préparatoire au Recensement Général de


l'Agriculture (RGA) et au dispositif de collecte des statistiques agricoles –
(Phase II)
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture
Budget: 90 000 dollars E.U
EOD: Avril 2003
NTE : Décembre 2003

42
TCP/ALG/0168 – « Appui à la mise en oeuvre des actions d’urgence dans le
cadre du Plan national de développement agricole (PNDA)
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture
Budget : 315 000 dollars E.U
EOD : Novembre 2001
NTE : Octobre 2002

TCP/ALG/2901-« Formulation d'un Programme spécial de sécurité alimentaire


(PSSA) dans le cadre du Programme national de développement agricole de
l'Algérie (PNDA)»
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget: 241 000 dollars E.U
EOD : septembre 2002
NTE : Juin 2003
A l’occasion d’une visite du Directeur Général de la FAO, les plus hautes instances
du pays ont sollicité l’appui de la FAO pour la mise en place d’un PSSA pour
l’Algérie. Une mission exploratoire de la FAO a été convenue à cette occasion,
réalisée en septembre 2001. Cette mission a constaté la similitude entre les objectifs
du PNDA et ceux du PSSA, et la complémentarité entre leurs cadres d'intervention.
La mission exploratoire et le Gouvernement ont également constaté l'avantage de
prévoir spécifiquement, dans le cadre du PNDA, des activités définies et mises en
oeuvre selon les critères et méthodes mis au point par la FAO pour le PSSA.
Le projet mis en oeuvre a ainsi permis au Gouvernement de disposer d’un
Programme spécial de sécurité alimentaire (PSSA) dans le cadre du Programme
national de développement agricole de l'Algérie (PNDA) incluant la définition des
sites pilotes accompagné :

 d’une évaluation du Programme national de développement agricole de l'Algérie


(PNDA) et d’une définition des mécanismes et procédures à mettre en place pour
assurer l’intégration organique entre le PSSA et le PNDA;
 d’une formulation du Plan national d'opérations de la phase I (PNO), comprenant
une
série de projets bancables pour la mise en oeuvre de la phase I du PSSA pour
financement des bailleurs de fonds et/ou du Gouvernement sur accord de Fonds
fiduciaires unilatéraux (UTF).

ALG/03/003-« Assistance préparatoire pour la définition de la stratégie


nationale de développement rural
Bénéficiaire : Ministère délégué chargé du Développement Rural
Budge: t216 276 dollars E.U
EOD : Juin 2003
NTE : Décembre 2003
Dès la mise en place du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, un
processus renforçant le PNDA a été engagé visant la formulation de la Stratégie
Nationale du Développement Rural adapté à la réalité du monde algérien et couvrant
aussi bien les zones à vocation agricole que d’autres où l’agriculture ne joue qu’un
rôle de subsistance.
Dans cette dynamique, le MADR a, avec la collaboration de plusieurs partenaires
nationaux, initié une multitude d’actions dont l’objectif ultime est la formulation de
cette stratégie qui sera soumise à validation lors des assises du développement
rural. La formulation de ce document cadre a bénéficié de l’assistance technique de
la FAO qui a abouti à l’élaboration de quatre documents principaux ont été élaborés:
43
• Document 1 : La stratégie décennale de développement rural (SDDR);
• Document 2 : Le plan d’action de la SDDR;
• Document 3 : Les instruments et outils de la SDDR (financement, mode d’action,
mode de programmation...etc.);
• Document 4 : L’appui institutionnel à la mise en oeuvre de la SDDR (Organisation
professionnelles, formation, recherche, vulgarisation...etc.).

UTF/ALG/013/ALG-« Appui technique et formation dans la mise en oeuvre des


engagements d’adhésion à la zone de libre échange Euro Méditerranéenne
(ZLEEM) et renforcement des capacités institutionnelles du Ministère de
l’agriculture et du développement rural (MADR) en matière de négociations
pour l’adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) »
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget: 226 362 dollars E.U
EOD : 1 Janvier 2007
NTE : 31 Décembre 201
Ce projet intervient en vue d’appuyer le Gouvernement dans la mise en oeuvre des
engagements pris par le pays dans le cadre de processus d’intégration au niveau
multilatéral (OMC), régional (Accord d’association euro-méditerranéen, AAEM 2002)
et sous-régional (UMA).
Il devrait permettre de renforcer les capacités du MADR par la formation de ses
cadres en matière de:

a. maîtrise des outils d’analyses en matière d’évaluation des impacts de l’accord


d’association euroméditerranéen et des outils d’adaptation de l’Accord
d’ Association avec les Etats Méditerranéens (AAEM) ainsi que du partenariat
avec I’Union européenne (UE);
b. négociations agricoles au cours de la dernière étape du processus d’adhésion
à l’OMC, post Cancun, et éléments nécessaires à la définition d’une meilleure
stratégie pour la mise en oeuvre des accords de l’OMC;
c. maîtrise des techniques de mise en oeuvre du partenariat avec l’Union
européenne et des techniques de négociation dans le cadre du processus
d’adhésion à l’OMC;
d. valorisation et promotion des produits agricoles et besoins en informations
quantitatives et qualitatives.
Il permettra également au secteur de l’agriculture de disposer de documents
techniques couvrant les considérations majeures pour le Gouvernement dans le
cadre de la mise en oeuvre de l’Accord d’association
euro-méditerranéen et de l’adhésion à l’OMC.
La phase relative à la rédaction des différents documents et à la préparation des
mallettes pédagogiques est presque achevée. La 1ère session de formation devra
débuter avec le mois d’avril.

TCP/ALG/2906- « Appui à la préparation d’un programme national


d’investissement à moyen terme et à la formulation de projets bancables pour
la mise en oeuvre du PDDAA
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget: 134 000 dollars E.U
EOD : 1 Avril 2004
NTE : 31 Décembre 2005
. Amélioration de l’efficacité de l'investissement dans la sécurité
alimentaire
44
TCP/ALG/3102-« Appui à la préparation d’un programme national
d’investissement à moyen terme et à la formulation de projets bancables pour
la mise en oeuvre du PDDAA – Phase II de TCP/ALG/2906 (I)
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget: 74 000 dollars E.U
EOD : 1 Janvier 2006
NTE : 31 Octobre 2006

TCP/ALG/3103-« Etude sur le financement de l’agriculture en Algérie »


Bénéficiaire : Ministère des Finances
Budget: 38 000 dollars E.U
EOD : Mai 2006
NTE : Décembre 2006
anismes nuisibles et gestion des
pesticides

TCP/ALG/2802 –«Programme d’assistance à la lutte anti-aviaire»


Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Institut
National de la Protection des Végétaux)
Budget : 106 000 dollars E.U
EOD : Juillet 2002
NTE : Aout 2003

TCP/ALG/2903- «Renforcement des moyens de contrôle et d’analyse des


pesticides»
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Institut
National de la Protection des Végétaux)
Budget : 206 000 dollars E.U
EOD : Décembre 2002
NTE : Novembre 2003
TCP/RAB/2902- «Contrôle de la Mouche des pêches (Bactrocera zonata) au
Moyen-Orient et en Afrique du Nord»
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture
Budget : 376 000 dollars E.U
EOD : Décembre 2002
NTE : Novembre 2004

TCP/INT/3004Formation
à la lutte contre l’orobanche dans les cultures
légumineuses
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Institut
technique des Grandes Cultures)
Budget : 395 330 dollars E.U
EOD : Mai 2004
NTE : Avril 2006

45
TCP/RAB/3201-« Formation sur certains organismes nuisibles de quarantaine
dans les pays du Maghreb»
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Institut
national de la Protection des Végétaux)
Budget : 48 526 dollars E.U
EOD : Juin 2008
NTE : Mai 2009
’Institut Nationale de la Protection des Végétaux s’est chargée, quant à elle, de
l’organisation de l’atelier régional de formation sur les maladies du Bayoud et des
feuilles cassantes dans les pays du Maghreb. Cet événement s’est tenu à Ghardaia
du 9 au 14 mai 2009 et a connu la participation de représentants des pays de
l’Afrique du Nord et un nombre important de collègues algériens en Protection des
végétaux et conférenciers.

TCP/ALG/3202- Lutte intégrée contre la mineuse de la tomate


Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget : 150 000 dollars E.U
EOD : Mars 2009
NTE : Juin 2011
GTFS/REM/070/ITA-« Regional Integrated Pest Management (IPM) Programme
In the Near East
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Institut
National de la Protection des Végétaux)
Budget : 7 609 371 dollars E.U
EOD : 1 Avril 2004
NTE : 31 Décembre 2011

OSRO/GLO/504/MUL-« Emede croissance et de bio-pesticides pour la


realization rgency assistance for the control and prevention of avian influenza”
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Direction
des Services Vétérinaires)
Budget : 45 000 dollars E.U
EOD : 1 Décembre 2005
NTE : 31 Décembre 2010
et
TCP/RAB/3006- Assistance d’urgence pour la détection précoce et la
prévention de la grippe aviaire en Afrique du Nord
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget : 400 000 dollars E.U
EOD : Novembre 2005
NTE : Avril 2007
animale durable et prévention
des maladies animales
TCP/RAB/3301- Assistance pour la prévention et le contrôle de la peste des
petits ruminants (PPR) au Maghreb
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget : 364 000 dollars E.U
EOD : Janvier 2011
NTE : Décembre 2011

CP/RAB/001/SPA- “Renforcement de la surveillance et des mesures de lutte


46
contre l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène dans les pays du Maghreb et
en Egypte ”
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Direction
des Services Vétérinaires)
Budget : 1 500 000 dollars E.U
EOD: Février 2007
NTE: Janvier 2009

GCP/RAB/002/FRA-“ Renforcement de la surveillance et des systèmes d’alerte


pour la Bluetongue, la Fièvre du Nil Occidental et la Rage au Maroc, en Algérie
et en Tunisie
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Direction
des Services Vétérinaires)
Budget : 250 000 dollars E.U
EOD: Janvier 2007
NTE: Décembre 2009

GCP/RAB/010/SPA « Renforcement des systèmes de prévention et de contrôle


des maladies animales transfrontalières au Maghreb et en Egypte : vers la
consolidation du Réseau Méditerranéen de Santé Animale (REMESA)
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Direction
des Services Vétérinaires)
Budget : 1 035 503 dollars E.U
EOD: Juin 2010
NTE: Mai 2013

GCP/ALG/014/CAN –Etablissement d’un Mécanisme national de mise en


commun d’information sur la mise en oeuvre du Plan d’action mondial sur les
ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et préparation
d’un Rapport national sur l’état des ressources phytogénétiques pour
l’alimentation et l’agriculture
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Institut
National de la Recherche Agronomique d’Algérie)
Budget : 24 000 dollars E.U
EOD : Mars 2006
NTE : Février 2007

GCP/GLO/012- “Conservation et Gestion Adaptée des Systèmes Ingénieux du


Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM)”
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Institut
National de la Recherche Agronomique d’Algérie)
Budget : 17 946 872 dollars E.U
EOD : Mai 2008
NTE : Avril 2013
place d’un système d’organisation et de
gestion de l’information dans l’Agence de bassin hydrographique Algérois –
Hodna – Soummam»
Bénéficiaire : Ministère des ressources en Eau
Budget : 201.000 dollars E.U
EOD : Avril 2003
NTE : Juillet 2004
47
TCP/ALG/3104- « Valorisation de l'eau par une approche participative et
intégrée en petite et moyenne hydraulique (PMH)
Bénéficiaire : Ministère des Ressources en Eau
Budget : 153 000 dollars E.U
EOD : Novembre 2006
NTE : Octobre 2008

TCP/ALG/3001- « Assistance d'urgence aux ménages agricoles affectés par le


séisme de mai 2003 en Algérie »
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget : 400 000 dollars E.U
EOD : Février 2004
NTE : Décembre 2004

TCP/ALG/3002 – « Etudes sur la salubrité des aliments en Algérie


Bénéficiaire : Ministère du Commerce
Budget : 10 000 dollars E.U
EOD :Juin 2003
NTE :Décembre 2004

TCP/ALG/3003- Appui à la création et au renforcement d’un Comité National du


Codex Alimentarius
Bénéficiaire : Ministère du Commerce
Budget : 111 048 dollars E.U
EOD : Mai 2004
NTE : Avril 2005

TCP/ALG/3004-« Etude de faisabilité d’un système national de gestion de


l’information agricole
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural
Budget : 37 000 dollars E.U
EOD : Août 2004
NTE : Octobre 2004

TF/ALG/011/ALG - « Échange d’expériences de développement local et


territorial autour du bassin Méditerranéen»
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Direction
Générale des Forêts)
Budget : 4 889 dollars E.U
EOD : Octobre 2005
NTE : Octobre 2005

UTF/ALG/012- “Formation des cadres formateurs de la Direction Générale des


Forêts”
48
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Direction
Générale des Forêts)
Budget : 179 670 dollars E.U
EOD : Février 2006
NTE : Avril 2007

TCP/ALG/3101-« Stratégie nationale d’aménagement et de développement


durable des ressources forestières et alfatières »
Bénéficiaire : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Direction
Générale des Forêts)
Budget : 200 000 dollars E.U
EOD : Janvier 2006
NTE : Juin 2007

GCP/REM/057- COPEMED
GCP/INT/006/EC –”COPEMED - Phase II”
Bénéficiaire : Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques (Centre National
de Recherche et de Développement de la Pêche et l'Aquaculture)
Ce projet a permis de renforcer les capacités techniques
du CNRDPA à travers leur participation à plusieurs
ateliers de formation et réunions sur divers domaines
sachant que l’objectif voulu est d'assurer un
développement durable de la pêche et la protection des
écosystèmes marins, en prenant en considération les
aspects environnementaux, biologiques, économiques,
sociaux et institutionnels.
A travers ce projet, l’Algérie a pu également prendre
part aux travaux de la Commission Générale des
Pêches en Méditerranée (CGPM) et de son Comité
Scientifique Consultatif (CSC).
L. Pêche et aquaculture
TCP/ALG/3103-«Support à l’aquaculture saharienne et valorisation des étangs
salés»
Bénéficiaire : Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques
Budget : 304 903 dollars E.U
EOD : Mars 2008
NTE : Août 2009
TCP/ALG/3301-« Assistance pour la mise en place d’un Observatoire
Socioéconomique
et Statistique National des Pêches»
Bénéficiaire : Ministère de la Pêche et des Ressources Halieutiques
Budget : 298 000 dollars E.U
EOD : Septembre 2010
NTE : Août 2012

ALG/001/00-« Formulation d’une stratégie visant à renforcer le statut social,


économique et politique des femmes dans le processus de développement»
Bénéficiaire : Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme
Hospitalière
Budget : 107.500 dollars E.U
EOD : Septembre 2000
49
NTE : Décembre 2003
• Une formation soutenue des populations rurales dans les techniques de
maîtrise de l’eau, de l’intensification et de la diversification de la production
alimentaire;
• Un accroissement significatif des revenus des ménages et une amélioration
nutritionnelle assurée;
• Une réduction sensible de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté.
Sur la base des remarques et observations émises par les deux contreparties, une
version amendée de l'accord tripartite Togo-Algérie-FAO se trouve actuellement au
siège (FAO) pour signature et ce depuis le 27 octobre 2010.
nre
N. Coopération Sud-Sud
Pour sa part, le Ministère de l’Agriculture et du développement Rural a sélectionné
les CV des techniciens susceptibles de postuler pour les postes sollicités.
Dans le cadre de l’initiative engagée par le Bureau Régional de la FAO pour le
Proche-Orient pour la préparation d’une ‘’ Stratégie Régionale Cadre pour le Proche-
Orient (SRC)’’ le Gouvernement algérien a contribué à cet exercice par la formulation
d’une ‘’ NOTE DE STRATEGIE NATIONALE CADRE’’ qui présente en particulier les
domaines prioritaires pour l’amélioration du développement agricole et rural et de la
sécurité alimentaire et positionnement stratégique de la FAO dans chaque domaine.
I. Projets financés par le Programme de Coopération Technique de la FAO
(TCP)
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
TCP/ALG/6701 Intervention d'urgence pour la Lutte
Contre la Processionnaire du Pin
1977-08 132,000
TCP/ALG/6702 Lutte Contre Une Epizootie de
Fievre Aphteuse
1977-09 142,000
TCP/ALG/6703 Amenagement de l'Environnement
Rural, Notamment des
Parcsnationaux
1977-12 8,800
TCP/ALG/8801 Formation Dans l'Audiovisuel de
Vulgarisateurs Agricoles
1978-08 17,000
TCP/ALG/8902 Perfectionnement en Projets
d'Investissement Agricoles
1979-12 126,000
TCP/ALG/0001 Mise en Place du Centre National
de Documentation Agricole (Phase
Preliminaire)
1980-08 54,000
TCP/ALG/0103 Rehabilitation du Reseau de
Distribution pour l'Irrigation de la
Wilaya d'El-Asnam - Perimetre
Ouest - Rive Droite
1981-01 88,000
TCP/ALG/0102 Rehabilitation des Stations de
50
Pompage pour l'Irrigation Dela
Wilaya d'El-Asnam - Perimetre-
Ouest - Rive Droite
1981-01 212,000
TCP/ALG/0104 Detection et Controle du Bayoud 1981-04 117,000
TCP/ALG/0105 Lutte Contre la Processionnaire du
Pin
1981-10 45,000
TCP/ALG/0106 Formation Dans l'Audio-Visuel de
Vulgarisateurs Agricoles
1981-12 24,000
TCP/ALG/2201 Intensification de la Protection des
Cultures
1982-05 76,351
TCP/ALG/2202 Developpement du Secteur
Vitivinicole
1982-06 19,732
TCP/ALG/2303 Organisation et Renforcement des
Activites du Controle de la Qualite
des Denrees Alimentaires
1983-02 44,787
TCP/ALG/4501 Etude pour la Creation d'un Centre
National de Ressources
Phytogenetiques
1985-03 48,615
TCP/ALG/4502 Developpement des Petits et
Moyens Exploitation
Cerealieresdans la Wilaya de Tiaret
1985-10 150,111
TCP/ALG/6752 Culture de Tissus Vegetaux 1987-02 84,790
TCP/ALG/6652 Culture de Tissus Vegetaux 1987-02 2,466
Annexe: Liste des projets mis en oeuvre par la FAO en Algérie depuis 1977

Code du projet Titre du projet Date


d’approbation
Budget
global
TCP/ALG/6651 Analyses du Sol en Vue de
l'Intensification de la Production
Agricole
1987-06 10,118
TCP/ALG/6751 Analyses du Sol en Vue de
l'Intensification de la Production
Agricole
1987-06 134,973
TCP/ALG/7851 Lutte Contre le Criquet Pelerin 1988-07 250,000
TCP/ALG/8952 Surveillance Prevention et Controle
de la Lucilie Bouchere
1989-06 250,000
TCP/ALG/8953 Evaluation d'Investissement
Agricole et Developpement Rural
1989-08 190,000
51
TCP/ALG/9051 Prevention de la Peste Equine 1990-01 45,000
TCP/ALG/9052 Fourniture d'Urgence de Vaccins
contre la Fievre Aphteuse
1990-05 181,000
TCP/ALG/0153 Travaux Preparatoires au
Recensement General de
l'Agriculture
1991-08 65,000
TCP/ALG/0154 Preparation et Evaluation de Projets
d'Investissement Agricole et de
Developpement Rural (Phase II)
1991-09 44,000
TCP/ALG/0155 Etudes Preparatoires d'Evaluation
des Sols et l'Agro-Climat.
1991-10 10,000
TCP/ALG/0156 Amenagement des Parcs
Nationaux, des Zones Proteges et
de la Faune Sauvage
1991-10 50,000
TCP/ALG/2252 Identification d'un Projet de Creation
de Radios Rurales Locales
1992-04 26,000
TCP/ALG/2251 Appui a la Mise en Place d'une
Chambre d'Agriculture
1992-04 207,000
TCP/ALG/2253 Formation a l'Evaluation des
Donnees Pedologiques et
Agroclimatologiques
1992-08 136,479
TCP/ALG/2254 Renforcement des Capacites des
Gestion pour le Developpement
Forestier
1992-12 35,000
TCP/ALG/2355 Integration des Femmes dans le
Developpement Rural
1993-07 85,000
TCP/ALG/2356 Travaux Preparatoires au
Recensement General de
l'Agriculture (Ph.II)
1993-12 40,000
TCP/ALG/2357 Assistance pour la Lutte Contre le
Criquet Pelerin
1993-12 95,180
TCP/ALG/4551 Appui a la Formation pour la Lutte
Contre les Sauteriaux Etautres
Ravageurs
1995-10 130,000
TCP/ALG/4553 Formation a l'Analyse des Donnees
Pédologiques et Agro-
Climatologiques (Phase II)
1995-10 40,000
43
52
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
TCP/ALG/5611 Intégration de la Femme dans le
Développement Rural dans la
Wilaya de Jijel
1996-08 22,000
TCP/ALG/6612 Renforcement des Capacités de
Contrôle Phytosanitaire et de
Quarantaine Végétale
1996-09 178,000
TCP/ALG/6714 Renforcement des Capacités de
Contrôle de Qualité sur les Denrées
Alimentaires d'Origine Animale et
des Eaux
1997-09 275,049
TCP/ALG/6713 Intégration de la Femme Rurale
dans le Développement
1997-12 379,000
TCP/ALG/7821 Lutte Biologique Contre la Mineuse
des Feuilles de Citrus (Phase II
ALG/4552)
1998-03 27,000
TCP/ALG/8922 Appui a la Lutte Contre la Fièvre
Aphteuse
1999-08 285,000
TCP/ALG/0065 Appui au Programme de Mise en
Valeur de Terres Agricoles par les
Concessions
2000-09 141,495
TCP/ALG/9065 Appui au Programme de Mise en
Valeur de Terres Agricoles par les
Concessions (recoded from
TCP/ALG/0065)
2000-09 120,202
TCP/ALG/9167 Identification des Immédiates
d' Urgence dans le Cadre de la Mise
en Oeuvre du Plan National de
Développement Agricole
2001-03 90,000
TCP/ALG/0166 Assistance Préparatoire au
Recensement General de
l`Agriculture et au Dispositif de
Collecte des Statistiques Agricoles
2001-06 124,228
TCP/ALG/9166 Assistance préparatoire au
recensement général de
l'agriculture et au dispositif de
collecte des statistiques agricoles
(recoded from TCP/ALG/0166)
2001-06 128,463
53
TCP/ALG/0168 Appui à la mise en oeuvre des
actions d’urgence dans le cadre du
Plan national de développement
agricole (PNDA)
2001-11 315,000
TCP/ALG/2801 Formulation du Programme
National pour la Sécurite
Alimentaire (Advance Allocation)
2002-05 15,000
TCP/ALG/2902 Programme d`Assistance à la Lutte
Anti-Aviaire (Recoded to
TCP/ALG/2802 - Return Flow)
2002-07 66,144
TCP/ALG/2802 Programme d`Assistance a la Lutte
Anti-Aviaire - Recoded from
TCP/ALG/2902
2002-08 49,624
44
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
TCP/ALG/2901 Formulation du Programme
National pour la Sécurité
Alimentaire
2002-09 276,375
TCP/ALG/2903 Renforcement des moyens de
contrôle et d`analyse des pesticides
2002-11 206,000
TCP/ALG/2905 Assistance Préparatoire au
Recensement General de
l`Agriculture (RGA) et au Dispositif
de Collecte des Statistiques
Agricoles (Phase II)
2003-05 90,000
TCP/ALG/2904 Etude et mise en place d`un
système d`organisation et de
gestion de l`information pour
l`Agence de bassin hydrographique
algérois - Hodna - Soummam
2003-05 19,4921
TCP/ALG/2906 Appui à la préparation d’un
programme national
d’investissements à moyen terme et
à la formulation de projets
bancables pour la mise en oeuvre
du PDDAA
2003-12 61,506
TCP/RAB/3001 Assistance for the Processing of
Regional Trade Statistics of
Agricultural Trade Commodities
2004-01 152,144
54
TCP/ALG/3001 Assistance d`urgence aux ménage
agricoles affectés par le séisme de
21 mai 2003 en Algérie
2004-01 399,397
TCP/RAF/3007 Assistance for the Establishment of
the African Common Market for
Basic Food Products
2004-03 5,992
TCP/ALG/3002 Facilité PCT pour le Représentant
FAO
2004-03 10,000
TCP/ALG/3003 Appui à la création et au
renforcement d’un Comité National
du Codex Alimentarius (CNCA)
2004-05 107,969
TCP/ALG/3004 Etude de faisabilité d`un système
national de gestion de l`information
agricole
2004-08 37,000
TCP/ALG/3102 Appui à la préparation d’un
programme national
d’investissements à moyen terme et
à la formulation de projets
bancables pour la mise en oeuvre
du PDDAA – Phase II de
TCP/ALG/2906
2006-01 74,000
45
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
TCP/ALG/3101 Stratégie nationale d’aménagement
et de développement durable des
ressources forestières et alfatières
2006-02 189,121
TCP/ALG/3103 Dispositif du PCT pour les
Représentants de la FAO
2006-05 172,927
TCP/ALG/3104 Valorisation de l`eau par une
approche participative et intégrée
en petite et moyenne hydraulique
(PMH)
2006-09 174,000
TCP/ALG/3201 TCP Facility 2008-10 43,180
TCP/ALG/3202 Lutte intégrée contre la mineuse de
la tomate
2009-03 150,000
TCP/ALG/3301 Assistance pour la mise en place
d’un Observatoire Socioéconomique
et Statistique National
des Pêches
55
2010-08 298,000
46
II. Projets régionaux financés par le Programme de Coopération Technique
(TCP)
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
TCP/INT/0165 Integrated Production and Protection
Management (IPP) of Greenhouse
Crops
2001-12 396,000
TCP/RAB/2902 Management of the Peach Fruit Fly
(Bactrocera zonata) in the Middle East
and North Africa
2002-12 376,000
TCP/RAF/2917 Advisory Support to the NEPAD
Secretariat
2003-08 382,334
TCP/RAF/2924 Incorporating Forestry, Fisheries and
Livestock Sectors in the NEPAD -
Comprehensive Africa Agriculture
Development Programme (CAADP)
2003-12 174,031
TCP/RAB/3001 Assistance for the Processing of
Regional Trade Statistics of Agricultural
Trade Commodities
2004-01 152,144
TCP/RAF/3007 Assistance for the Establishment of the
African Common Market for Basic Food
Products
2004-03 5,992
TCP/RAB/3003 Improving the training capacity of the
Arab Insitute for Forestry and Range
2004-04 208,789
TCP/INT/3001 Assistance d`urgence à la lutte contre le
Criquet pèlerin
2004-04 394,463
TCP/INT/3004 Training on Orobanche management in
leguminous crops
2004-06 395,330
TCP/INT/3006 Assistance d`urgence à la lutte contre le
criquet pèlerin
2004-08 376,077
TCP/RAF/3013 Regional and subregional capacity
building for the exchange of official
phytosanitary information under the New
Revised Text of the IPPC
2005-08 242,000
TCP/RAB/3006 Emergency assistance for early
detection and prevention of avian
influenza in the region of North Africa
56
2005-11 400,000
TCP/RAF/3104 Assistance for the establishment of the
African Common Market for basic food
products - Phase II of TCP/RAF/3007
2006-02 318,000
TCP/RAF/3105 Support to the implementation of major
African Union policy and strategic
initiatives on fisheries
2006-05 98,000
TCP/RAF/3107 Assistance for the implementation of the
integrated plan of the Comprehensive
Africa Agriculture Development
Program (CAADP) and the Syrte
Declaration
2006-05 27,3447
TCP/RAF/3108 Assistance to the formulation and
initiation of the African Seed and
Biotechnology Program and Action
Plan for its implementation
2006-10 250,000
TCP/RAB/3201 TCP Facility 2008-02 78,667
47
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
TCP/INT/3301 Support to policy consultation and
actions to boost sustainable use of
water and energy resources for
agricultural production and livelihood
improvement in the Near East and North
Africa Region in the context of climate
change
2010-04 436,000
TCP/RAB/3302 Prévention et contrôle de la peste des
petits ruminants dans les pays du
Maghreb
2010-12 364,000
48
III. Projets financés par le Programme de Coopération avec les
Gouvernements (GCP) et d’autres Fonds Fiduciaires
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
GCP /ALG/007/IDA Appui au Projet d'Emploi Rural 1996-09 63,616
GTFS/REM/070/ITA Regional Integrated Pest Management
(IPM) Program in the Middle Eastern
Countries
2003-12 76,09,370
GCP /INT/918/EC Fisheries Statistics and Information
System in the Mediterranean
57
(MedFIsys)
2004-07 243,427
OSRO/RAF/409/IDB Emergency assistance for desert locust
control in Northwest and West Africa
2004-08 1,000,000
OSRO/RAF/410/AFB Assistance d`urgence à la lutte contre le
Criquet pèlerin
2004-08 2,000,000
OSRO/RAF/425/AUL Emergency assistance for desert locust
control in the Sahelian countries
2004-09 178,537
OSRO/RAF/418/IFA Large scale field testing of the efficacy
of the insect pathogen Metarhizium
anisopliae Varacridium to control
Desert Locust
2004-10 181,000
OSRO/RAF/429/CEH Assistance to the current desert locust
Up surge in West and Northwest Africa
2004-10 40,004
OSRO/RAF/431/NET Emergency assistance for desert locust
control
2004-10 3,103,250
OSRO/RAF/417/IFA Small Grants for the Desert Locust
Emergency in Chad, Mali, Burkina
Faso, Senegal, Mauritania, Niger, The
Gambia, Sudan, Algeria and Morocco
2004-11 1,190,000
OSRO/RAF/432/GER Assistance to the current desert locust
upsurge in the Sahelian countries -
Alternative locust control methods
2004-12 80,0250
OSRO/RAF/504/IRE Assistance to Desert Locust Control
Campaign in Maghreb
2005-03 12,2910
GCP /INT/964/IFA Development of a preventive and
environmentally safe approach to a
Desert Locust control methodology
2005-07 1,500,000
GCP /ALG/014/CAN Establishment of a National Information
Sharing Mechanism on the
implementation of the Global Plan of
Action on PGRFA and the preparation
of a Country Report on the state of plant
genetic resources for food and
agriculture.
2006-05 45,687
49
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
OSRO/RAB/601/SPA Refuerzo de los sistemas de
58
vigilancia y control de la Influenza
Aviar altamente patógena (IAAP) en
el Magreb y Egypto
2006-05 508,000
GCP /RAB/002/FRA Renforcement de la surveillance et
des systèmes d’alerte pour la
Bluetongue, la Fièvre du Nil
Occidental et la Rage au Maroc, en
Algérie et en Tunisie
2007-02 250,002
GCP /RAB/001/SPA Strenghthening Surveillance and
Control of Highly Pathogenic Avian
Influenza in the Maghreb and Egypt
(Refuerzo de los Sistemas de
Vigilancia y Control de la Influencia
Aviar Altamente Pátogena en el
Maghreb y Egipto)
2007-03 1,679,453
GCP /INT/006/EC Co-ordination to Support Fisheries
Management in the Western and
Central Mediterranean - CopeMed
Phase II – (Year 1)
2007-12 176,475
GCP /RAF/422/FRA Traitement environnemental de la
lutte anti-acridienne en Afrique de
l’Ouest et du Nord Ouest
2008-03 1,498,000
GCP /GLO/212/GFF Conservation and Adaptive
Management of Globally Important
Agricultural Heritage Systems
(GIAHS) - Full-Sized Project
2008-06 3,500,000
GCP /INT/006/EC Coordination to Support Fisheries
Management in the Western and
Central Mediterranean - CopeMed
Phase II - (YEAR 2)
2009-04 239,869
GCP /RAB/010/SPA Strengthening systems of prevention
and control of transboundary animal
diseases in the Maghreb and Egypt:
towards a Mediterranean Animal
Health Network (REMESA)
2009-09 1,035,502
GCP /INT/113/FRA Appui à la surveillance
épidémiologique et à la lutte anti
acridienne et études sur les
rémunérations des externalités
2010-07 1,700,680
EP /INT/911/GEF Strategic Partnership for the Med Sea
Large Marine Ecosystem – Regional
Component: Implementation of
agreed actions for the protection of
59
the environmental resources of the
Mediterranean Sea and its Coastal
Areas - FSP
2010-09 800,000
GCP /INT/006/EC Coordination to Support Fisheries
Management in the Western and
Central Mediterranean - CopeMed
Phase II - (YEAR 3)
2010-10 361,770
50
IV. Projets financés par des Fonds Fiduciaires Unilatéraux (UTF)
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
UTF /ALG/004/ALG /A Assist. Tech. au Projet Pilote de
Developpement Forestier
1992-11 2,975,121
UTF /ALG/006/ALG Formation a l'Etranger, Algeria 1995-06 437,774
UTF /ALG/009/ALG Appui au Proj. d'Emploi Rural Premier
Cycle du Prog. de formation à la Planification
et la Gestion de Projets Décentralisés
1998-06 0
UTF /ALG/009/ALG Appui au Projet d'Emploi Rural 1999-09 280,157
UTF /ALG/011/ALG Echange d`expériences de
développement local et territorial
autour du Bassin Méditerranéen
2005-03 117,916
UTF /ALG/013/ALG Appui technique et formation dans la
mise en oeuvre des engagements
d`adhésion à la zone de libre échange
euro-méditerranéenne
2007-01 226,362
UTF /ALG/012/ALG Formation des formateurs de la
Direction Générale des Forêts
2007-01 179,670
51
V. Projets financés par le Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD)
Code du projet Titre du projet Date
d’approbation
Budget
global
ALG/77/001/ /01/12 Production des Pêches 1977-01 1,572,554
ALG/77/027/ /01/12 Institut de Culture Maraichères 1980-01 1,028,174
ALG/81/010/ /01/12 Protection des Cultures 1982-01 2,239,202
ALG/80/008/ /01/12 Développement Intégré des Zones
Oleicoles
1983-01 1,293,840
ALG/83/013/ /01/12 Protection Phytosanitaire des Forêts 1984-01 362,600
ALG/82/019/ /01/12 Agricultural Statistics 1984-01 504,214
ALG/83/002/ /01/12 Formation et Vulgarisation 1985-01 1,795,520
60
ALG/86/024/ /01/12 Evaluation Mission 1986-01 23,434
ALG/86/001/ /01/12 Contrôle de la Qualité des Denrées
Alimentaires
1986-01 1,601,911
ALG/87/004/ /01/12 Vulgarisation Agricole 1987-01 603,729
ALG/87/032/ /01/12 Elevage Ovin 1987-01 63,753
ALG/87/022/ /01/12 Programme Agro-Alimentaire 1987-01 222,542
ALG/90/011/ /01/12 Elevage Bovin 1990-01 364,000
ALG/89/012/ /01/12 Laboratoire Central 1990-08 148,032
ALG/94/006/ /01/99 Appui/Mise En Place/Renforcement
Capacités Nat.Domaine Envi.Intro.de
l'Educat.Env. dans l'Enseignement
Primaire/Second
1994-01 180,000
ALG/94/01T/ /08/12 Organisation de la Profession
Agricole
1994-02 9,291
ALG/00/001/ /08/12 Formulation d'une Stratégie
Genre/Femme
2000-07 118,005
ALG/03/003/ /01/99 Assistance préparatoire pour la
définition de la stratégie nationale de
développement rural
2003-11 82,280
52
VI. Projets TeleFood
Code du projet Titre du projet Budget total
TFD-02/ALG/001 Création de 04 jardins scolaires dans la Commune de
Sériana, Wilaya de Batna
9,994
TFD-03/ALG/001 Jardin scolaire dans la wilaya de Boumerdes 10,000
TFD-03/ALG/003 Production de plantes médicinales, aromatiques, et
d`arbres fruitiers traditionnels
9,000
TFD-03/ALG/004 Conservation des produits de la pêche 8,000
TFD-03/ALG/005 Projet pilote d`agriculture biologique 9,881
TFD-04/ALG/001 Valorisation des jardins potagers 9,983
TFD-04/ALG/002 Promotion de l’élevage fermier de dinde 9,162
TFD-05/ALG/001 Développement de l’apiculture en zones de montagne 4,600
TFD-05/ALG/002 Elevage extensif d`ovins en zones de montagne 2,900
TFD-05/ALG/003 Petit élevage Caprin 9,760
TFD-05/ALG/004 Elevage d`engraissement d`ovins 10,000
TFD-06/ALG/001 Préservation et réhabilitation de la race ovine locale 9,760
TFD-06/ALG/002 Fabrication de couscous traditionnel 9,865
TFD-06/ALG/003 Elevage de chèvre avec fromagerie 10,000
TFD-06/ALG/004 Développement de l`aviculture traditionnelle 10,000
TFD-07/ALG/001 Culture de Plantes Médicinales 10,000
TFD-07/ALG/002 Développement de l’apiculture de maquis 9,276
TFD-09/ALG/001 Préservation et réhabilitation de la race ovine locale 9,991

61
Annexe 4
Avantages comparatifs de la FAO

62
Annexe 4 - Avantages comparatifs de la FAO

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) joue le rôle de Chef
de file dans les efforts internationaux pour l'amélioration de la sécurité alimentaire et sanitaire
dans le monde. Elle aide les pays en développement et les pays en transition à moderniser et à
améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, et à garantir une bonne nutrition
pour tous.

Depuis sa création en 1945, elle a consacré une attention particulière au développement des
zones rurales de la planète, où vivent 70 pour cent des populations pauvres ou en situation
d’insécurité alimentaire.

La FAO transforme le savoir en action. En tant qu’Organisation détentrice de savoirs, la FAO crée
et partage des informations déterminantes concernant l’alimentation, l’agriculture et les
ressources naturelles qui font partie des biens publics mondiaux.

La FAO est aussi engagée dans un processus de réforme pour:

 S’inscrire dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement ;


 Renforcer sa capacité de réagir aux préoccupations des producteurs face aux marchés,
des consommateurs en termes de sécurité alimentaire des aliments ; des menaces
transfrontalières (criquet pèlerin) ; et de la dégradation des ressources naturelles ;
 Se préoccuper des menaces du changement climatique ; de la biodiversité et des
évolutions des sociétés rurales.
Au vu des réformes en cours de la FAO, il apparaît, dès lors, impératif de clarifier les avantages
comparatifs de la FAO, qui sont liés aux différentes composantes ci-après :

1. Mandat et statut en tant qu'organisation intergouvernementale mondiale : En tant


qu'organisation intergouvernementale, elle est en mesure de traiter les problèmes, à la
fois au plan national qu’international, directement et en partenariat avec d'autres
organisations ;
2. La FAO, « honnête courtier » : En identifiant et en préconisant des solutions communes
qui soient indépendantes de perspectives idéologiques et nationales données ;
3. Une source d'informations et une mémoire institutionnelle inégalées : La masse de
données d'expérience et d'informations recueillies, analysées et diffusées en
permanence, constitue un atout unique, qui est mis à la disposition des Membres ;
4. Capacité d'établissement de vastes réseaux avec des Membres et d'autres partenaires : La
FAO participe à un grand nombre d'initiatives internationales et est en mesure d'offrir un
cadre institutionnel pour la coopération entre les pays, au-delà des divisions
géographiques, voire politiques et culturelles ;
5. Capacités décentralisées : La présence au plan national (par l'intermédiaire des
représentants de la FAO) et aux plans sous-régional et régional (par le biais des bureaux
régionaux et sous-régionaux) est essentielle pour assurer une réponse rapide aux
demandes et la prise en compte des besoins locaux ;
63
6. Compétence et pluridisciplinarité du personnel : Les compétences et le dévouement d'un
personnel pluridisciplinaire et multilingue, attaché à la cause du multilatéralisme et lié par
les règles de conduite de la fonction publique internationale, peuvent être considérés
comme un avantage comparatif primordial ;
7. Capacité de répondre aux besoins imprévus des pays membres: Les ressources
extrabudgétaires sont étayées et complétés par le PCT qui fournit un mécanisme précieux
permettant de répondre aux besoins immédiats et/ou imprévus des pays membres.
8. Bonne gestion financière et administrative : La FAO a une gestion financière et
administrative saine et judicieuse. Les contrôles financiers et internes sont très efficaces.
Les comptes de la FAO ont toujours été approuvés sans réserve par le Commissaire aux
comptes, et que l'Organisation n'a jamais été insolvable.

Par ailleurs, la FAO a la capacité d'aider le pays à concevoir et mettre en œuvre des projets de
développement par l'intermédiaire de fonds fiduciaires unilatéraux (UTF). Ces projets peuvent
être financés par les propres ressources du Maroc ou par une tierce partie (institutions
financières internationales, donateurs bilatéraux et multilatéraux, ou institutions des Nations
Unies).

Durant les quatre années du CPP, les interventions de la FAO auront pour ambition majeure de
contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à accroître les revenus des
populations notamment les plus vulnérables en appuyant les stratégies nationales en cours de
mise en œuvre dans le pays. Les programmes et projets du CPP s’inscrivirent dans le cadre des
priorités nationales définies de manière participative avec les partenaires nationaux et
s’inscrivent également dans le cadre des cinq objectifs stratégiques de la FAO, à savoir :

1. Éradiquer la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition ;


2. Intensifier et améliorer de manière durable la fourniture de biens et de services par
l’agriculture, la foresterie et les pêches ;
3. Réduire la pauvreté rurale ;
4. Veiller à la mise en place de systèmes alimentaires plus efficaces et plus ouverts aux
niveaux local, national et international ;
5. Améliorer la résilience des moyens de subsistance face à des menaces ou en situation de
crise.
Outre les domaines d’intervention définis pour chaque objectif stratégique, trois thèmes
transversaux seront adoptés par la FAO :
A. l'égalité hommes-femmes ;
B. la gouvernance ;
C. la fourniture de connaissances techniques, la qualité et les services pour les travaux de
l’Organisation, en incluant les activités normatives de base.

64
65
Annexe 5
Présentation synthétique des stratégies et des programmes des
secteurs les plus directement liés aux défis de la sécurité
alimentaire et de la gestion durable des ressources naturelles,
et donc à l’atteinte des Résultats prioritaires du CPP
(Source : Notes de présentation élaborées par les Départements ministériels
Points Focaux concernés ; Synthèse élaborée remise aux participants de l’Atelier
de formulation)

66
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

Document de synthèse
des Notes élaborées par les Ministères Points Focaux
dans le cadre de la préparation de la tenue de l’Atelier

d’’élaboration du Cadre de Programmation par Pays (CPP), organisé par la FAO,

à Alger, les 16 et 17 Décembre 2012

REF / mlc/12 Décembre 2012

67
En application des décisions prises lors des réunions regroupant les
différents départements ministériels retenus comme Points Focaux dans le
cadre de l’élaboration initiée par la FAO dans chacun des pays de la région, ces
Points Focaux ont procédé à l’élaboration de Notes de synthèse.

Ces Notes visent à présenter d’une manière concise l’état des lieux, la
vision, la stratégie de développement du secteur, pour ce qui a trait aux
activités liées à la promotion de la sécurité alimentaire et du développement
rural, les contraintes à lever, de sorte à cibler les domaines et axes stratégiques
à inscrire dans la programmation de la coopération de l’Algérie avec la FAO.

Ces propositions vont être débattues lors de l’Atelier évoqué afin de


déboucher sur des propositions pouvant être partagées par les différentes
catégories d’acteurs qui ont été invitées à participer.

Il faut noter que les séances de travail tenues avec les Points Focaux et
la FAO, ont permis des échanges qui ont permis de cerner les problématiques
essentielles et en particulier :

 De convenir qu’il paraissait judicieux de structurer l’ensemble du


champ des objectifs et des activités prioritaires de coopération
avec la FAO, partenaire clé en matière de coopération relative à
la sécurité alimentaire et au développement rural, en trois
grands Domaines :
Domaine I : Amélioration durable des performances techniques
et économiques ;
Domaine II : Protection et gestion durable des ressources
naturelles physiques et biologiques, et développement humain
au niveau des territoires ruraux ;
Domaine III : Adaptation du cadre institutionnel et Renforcement
des capacités ;

 De retenir comme ancrage la structure générale des objectifs


adoptée par la politique de Renouveau agricole et rural, les
propositions des autres secteurs pouvant venir s’y insérer, selon
les modalités pratiques convenues, de façon à aboutir à un
résultat intersectoriel ;

Les propositions élaborées par les différents secteurs permettent de


constater la convergence des axes et objectifs visés, ce qui reflète les progrès
sensibles obtenus au cours de la période récente, en matière de renforcement
68
de la cohérence et de la synergie entre départements ministériels, à la fois lors
de l’élaboration des politiques et le montage des programmes et projets, et en
termes de coordination au cours de la mise en œuvre de ces derniers.

Eléments clés des propositions par secteur


Aménagement du Territoire, de
l’Environnement et de la Ville
 Volonté continue de l’Algérie de gérer rationnellement ses
ressources naturelles (RN) ;
 Place privilégiée reconnue aux RN biologiques (RNB) ;
 Pression anthropique accrue et développement incontrôlé de
l’urbanisation et des activités sur les sites, les paysages et les
RNB ;
 Pour y faire face, mise en œuvre des dispositifs institutionnels et
législatifs ;
 Stratégie et Plan d’Action National d’Utilisation Durable de la
Diversité Biologique (SPAN), défini en 1997, conforté en 2002
par l’élaboration et la mise en œuvre du Plan National d’Action
pour l’Environnement et le Développement Durable (PNAE-
DD) ;
 1er Grand Objectif : Protection du Patrimoine Naturel : adoption
de la loi relative aux aires protégées (terrestres et marines),en
2011 : lancement d’études de classement et d’aménagement de
05 aires protégées ; évaluation des résultats et actualisation
lancée de la Stratégie nationale de préservation et d’utilisation
durable de la diversité biologique (qui date de 2000) et de
définition d’un Plan d’Action à horizon 2020, conformément au
NOUVEAU Plan Stratégique 2010-2020 de la Convention sur la
Diversité Biologique ;
 2ème Grand Objectif : Amélioration du Cadre de vie : lancement
d’études d’aménagement et de réhabilitation des espaces verts,
en application de la loi n° 07-06 relative aux espaces verts, afin
de préserver et améliorer le ratio espace vert/habitant ;
activités d’inventaire, de classement, de réhabilitation et de
développement des espaces verts et parcs urbains ;

69
Agriculture et développement rural
 Développement certain enregistré ces dernières années ;
 Impacts ont montré l’étendue de la marge de progrès à
accomplir ;
 Avancement des réformes structurelles ont permis délestage de
l’Etat du rôle de producteur direct, et prise en charge par
acteurs directs ;
 Dynamique de professionnalisation appelée à se renforcer avec
la dynamique d’investissement et de soutien de l’Etat ;
 Atouts tangibles en termes de RN physiques et biologiques, de
ressource humaine jeune et formée, la consécration de la place
centrale dévolue à l’Agriculture (Rencontre sur le Renouveau
agricole et rural, Biskra, février 2009) ;
 1er Grand Objectif : Amélioration continue et durable de la
sécurité alimentaire du pays, devenue un enjeu de sécurité
nationale et de souveraineté ;
 2ème Grand Objectif : contribuer efficacement aux exigences d’un
développement harmonieux, équilibré et durable des territoires
ruraux, par leur revitalisation, par la mise en œuvre des projets
de proximité et de développement ruraux intégré (PPDRI),
permettant une amélioration durable des conditions de vie ;
 Vision et stratégie : approche de développement intégré,
participatif et décentralisé, reposant sur une nouvelle forme de
gouvernance avec recentrage du rôle de l’Etat, promotion de
nouvelles relations entre acteurs du monde agricole et rural,
construction d’un véritable partenariat public/privé ;
 Grands Axes consacrés à l’issue des 1ères Assises de l’Agriculture
de Biskra : 1- une agriculture au service de la croissance, de la
sécurité alimentaire et de la sécurité nationale ; 2- un cadre
législatif et réglementaire adapté aux exigences du nouveau
contexte ; 3- des acteurs mieux mobilisés et mieux impliqués ; 4-
une mise à niveau et un développement conséquent de l’agro-
industrie en amont et en aval ; 5- une régulation économique
plus efficace ; 6- un appareil d’encadrement et de recherche-
formation-développement plus performant ; 7- une
commercialisation assurant une meilleure valorisation de la
production ; 8- une mobilisation et une valorisation durables de
la ressource hydrique ; 9- un renforcement nécessaire de la
fonction de contrôle ;
 Renforcement des capacités techniques et de l’Appui technique :
modernisation des méthodes de l’administration agricole ;
70
investissement plus conséquent en R-F et V, pour assurer une
production et une diffusion d’innovations technologiques en
milieu producteur ;
 Renforcement des capacités matérielles et humaines de toutes
les institutions et organismes chargés de l’appui aux
agriculteurs et opérateurs du secteur ;
 Renforcement des services de contrôle et de protection
phytosanitaires et vétérinaires, de certification de semences et
plants, de contrôle technique et de lutte contre les incendies de
forêts ;

 Chantiers ouverts et contraintes à lever :


1. La poursuite de l’intensification durable des systèmes de
production et sa généralisation dans les filières fondées sur une
approche actualisée ;
2. L’amélioration de la productivité des ressources hydriques
utilisées dans l’agriculture, qui doit être considérée comme centrale
dans la dynamique de croissance et d’amélioration de la sécurité
alimentaire nationale, avec une mobilisation plus forte des
ressources en eau classiques et non conventionnelles ;
3. Le développement de la mécanisation et d’une automatisation
adapté aux systèmes agricoles et d’élevage ;
4. La poursuite et le renforcement de l’amélioration de la fertilité
des sols ;
5. La dynamisation des capacités de production des semences,
plants et géniteurs animaux ;
6. La réhabilitation et la modernisation des services de proximité et
des infrastructures d’élevage ;
7. Le renforcement du cadre incitatif :
 La modernisation du mode de gestion des risques agricoles ;

 La simplification et le renforcement de la cohérence du système


fiscal en agriculture ;

8. Le renforcement institutionnel et l’adaptation de l’organisation


de l’administration centrale et locale du MADR :
9. Le renforcement des actions d’appropriation des innovations et
des progrès technique par les acteurs, grâce en particulier à
l’introduction de l’approche ‘’champs école’’ ;
10. Le renforcement de la programmation et de la cohérence
du programme du Renouveau agricole et rural au niveau des
Grandes Zones naturelles et l’amélioration du ciblage, de la
programmation et de l’intégration des différents programmes du
Renouveau agricole et rural (Montagnes, Hauts Plateaux, Sahara) ;
71
11. La mise en œuvre des nouvelles mesures
organisationnelles et réglementaires adoptées par le gouvernement
pour les Zones Sahariennes, et l’application de la même démarche
pour les Zones de Montagnes et des Hauts Plateaux.

Ministère des Ressources en eau

 Les ressources en eau superficielle renouvelables internes


totalisent environ 10 milliards de m3/an pour l’ensemble du
pays, dont le Sahara, bassin le plus important par la surface,
ne renferme que 0,2 milliard de m3 ;
 Les ressources en eau souterraine renouvelable contenues
dans les nappes du nord du pays sont estimées à près de 02
milliards de m3/an, alimentées irrégulièrement par les
précipitations ;
 Les deux grands systèmes aquifères profonds du Continental
Intercalaire et du Complexe Terminal au Sud, constituent des
réserves importantes, faiblement renouvelables et
caractérisés par des contraintes physiques et géologiques,
qui en font un patrimoine fragile, nécessitent une gestion
rationnelle pour sa durabilité. Les études montrent que sur
un potentiel de 40.000 milliards de m3, 05 milliards de m3
peuvent être exploités annuellement et ce, sans impact sur la
durabilité de ces nappes ;
 1er Grand Objectif de la Stratégie des Ressources en Eau
(REE) : la sécurisation de l’alimentation en eau potable des
populations ;
 2ème Grand Objectif de la SREE : l’amélioration de la
couverture alimentaires par les possibilités offertes à
l’extension des superficies irriguées ;
 Objectifs détaillés arrêtés par le Plan National d’Actions Pour
l’Environnement et le Développement Durable, adopté par le
gouvernement algérien en juin 2002 :
1) l’amélioration de l’accès des citoyens aux services
d’alimentation en eau potable en mettant l’accent sur la
gestion intégrée de la ressource (gestion de l’offre, de la
demande et de la conservation de la ressource),
l’intégration des technologies qui augmentent l’efficacité
de son utilisation ;
2) l’amélioration du service public de l’assainissement : gérer
rationnellement les stations d’épuration et développer
les services d’assainissement en milieu rural ;
72
3) l’adoption de technologies de production adaptées : gérer
de manière rationnelle les eaux d’irrigation et développer
des directives opérationnelles pour la réutilisation des
eaux usées épurées dans le domaine agricole ;
4) la rationalisation de l’utilisation des ressources en eau par
l’industrie et la diminution des pollutions industrielles
par des contrats de performance environnementale ;

Activités à initier ou à renforcer dans le domaine des


Ressources en eau

Axe 1, Mobilisation des ressources en eau

• Planification des aménagements hydrauliques et consolidation des


investissements acquis ;

• Exploitation des systèmes hydrauliques complexes ;

• Mise en place de réserves régionales stratégiques de ressources en


eau ;

• Valorisation des eaux non conventionnelles (eaux usées épurées –


réutilisation des eaux de drainage – déminéralisation des eaux
saumâtres), prise en charge de la problématique depuis la
mobilisation jusqu’à l’utilisation à la parcelle ;

Axe 2, Gouvernance de l’eau

• Durabilité de la gestion des ressources en eau ;

• Economie d’eau dans ses différents usages domestiques,


agricole et industriels ;

• Gestion intégrée de l'eau dans ses différents usages


domestiques, agricole et industriels ;

• Gestion concertée de l’eau à l’échelle des bassins


hydrographiques ;

Axe 3, « Eau agricole », à développer en étroite


collaboration avec le MADR

• Gestion durable de l’eau en agriculture par une approche


participative et intégrée de la gestion des aménagements
d’irrigation. (GPI et PMH) ;

73
• Maîtrise des techniques d’irrigation et de drainage ;

• Qualité et préservation de l’eau ;

• Approches socio économiques de l’eau en agriculture ;

• Collecte et valorisation des eaux pluviales.

Ministère de l’Industrie, de la PME et de la


Promotion de l’Investissement
• L’industrie agroalimentaire constitue un secteur important, à la fois
par son poids en termes socioéconomiques et par ses effets
d’entraînement. Elle constitue en fait la locomotive du
développement agricole, rôle que l’industrie de transformation
devra pouvoir assumer pleinement. Sa position au sein de
l’économie nationale est contrastée entre la place qu’elle occupe et
son apport au développement de la nation ;

• Les IAA dans notre pays sont, en fait, déconnectées de l’amont


agricole et encore trop peu présentes, particulièrement dans les
territoires ruraux. Elles intègrent trop faiblement les productions
nationales et sont fortement dépendantes de l’importation de
matières premières et de la grande majorité des intrants. Focalisées
sur le marché local et totalement détachées du marché extérieur,
elles sont marquées par un faible degré d’intégration verticale en
amont et en aval, l’absence d’intégration des méthodes modernes
d’organisation et de management ;.

• Le secteur des industries agro-alimentaires occupe une place


privilégiée dans le processus de structuration et de mise à niveau de
l’économie ;

• Les entreprises agro-alimentaires doivent en effet entreprendre des


efforts importants pour faire face aux multiples contraintes qui les
caractérisent et répondre d’une manière efficace aux changements
rapides de l’environnement national et international ;

• On peut considérer que les industries agro-alimentaires jouent


présentement un rôle primordial dans le système alimentaire du
pays mais ne participent que marginalement à l’amélioration de la
sécurité alimentaire du pays, ne contribuent pas au développement
du secteur agricole et ne s’inscrivent pas encore dans une stratégie
de développement durable ;

74
• Les PME à caractère industriel sont au nombre de 63.890 entités en
2011, contre 61.228 en 2010, soit une progression de 4,35%,
croissance bien en deçà du niveau global de croissance des PME (A
fin 2011, il a été dénombré 19.172 entreprises et plus de 120 000
travailleurs, dans le domaine de l’agroalimentaire) ;

• Une vingtaine de grandes entreprises privées employant quelque


16 000 travailleurs ;

• 77 EPE (16 entités affiliées aux groupes avicoles régionaux exclues)


employant 18.604 travailleurs selon ECOFIE ;

• Une valeur ajoutée des IAA évaluée à 197 milliards de DA, dont 86
% provenant du secteur privé ;

• La stratégie de développement des IAA est focalisée sur la sécurité


alimentaire du pays. Elle est projetée dans le cadre d’une approche
interne et régionale et cible les potentiels de croissance existants, en
particulier les filières ou industries d’exportation et/ou permettant
une substitution des inputs afin de réduire la facture des
importations ;

• La nouvelle stratégie de développement du secteur des IAA proposée a


pour objectifs la consolidation de la production nationale,
l’amélioration de la compétitivité de ce secteur et le développement
des filières à l’exportation ;

• Quatre Grands Axes de la nouvelle stratégie

 La substitution aux importations ;

 La promotion des exportations ;

 Un positionnement massif des produits algériens à


l’international ;

 La mise à niveau des entreprises ;

• Objectifs stratégiques
a. Accroître la contribution des IAA au PIB
industriel :
Un plan de relance concerté des activités sera mis en œuvre dans
le cadre du PNDIAA et qui se traduira notamment par la
rentabilisation et l’extension des capacités existantes, des
créations d’entreprises au sein des technopoles et l’amélioration
de la productivité au regard des actions de mise à niveau
75
projetées. Il est attendu un accroissement sensible de la
contribution des IAA dont la part dans le PIB passera de 50%
actuellement à 60% en 2014 ; Objectif fixé d’accroissement de la
contribution des IAA au PIB industriel de 10% à 2014 ;
b. Densifier le tissu des IAA, avec un objectif de création
de 500 entreprises au sein de technopoles entre 2010 et 2014,
chaque entreprise disposant à échéance d’une moyenne de 200
travailleurs, soit une création globale de 100.000 emplois à 2014 ;
c. Intégration de la production nationale et
substitution aux importations ;
L’un des problèmes majeurs de l’agro-alimentaire est celui d’un
ajustement optimal entre la production de matières premières
(assurée par le secteur agricole) et les exigences des
consommateurs en termes de caractéristiques et de prix des
produits. Véritable “ point noir ” pour les industriels,
l’approvisionnement en matières premières en quantité et
qualité dans des délais satisfaisants semble bien constituer la
priorité majeure des entreprises. Cette régulation ne peut être
réalisée que par une bonne coordination entre acteurs au sein
des filières et par la mise en œuvre de contrats incluant des
cahiers des charges techniques et des clauses économiques. La
création d’un Agropole devrait faciliter l’interfaçage
agriculture/industrie/commerce. L’objectif d’intégration visé est
variable et évoluera de 10 à 80% selon les filières ;
d. Mise à niveau des entreprises de l’IAA aux normes
internationales (amélioration des process, des équipements,
gestion de la qualité totale) et son environnement administratif
(normes et contrôles officiels) technique (par exemple chaîne du
froid) et d’appui (expertise), et l’amélioration ou le maintien du
niveau de qualité
e. Renforcer les capacités d’exportation des IAA
Il s’agit de créer 5 consortiums d’exportation devant arriver à
l’horizon 2014 à multiplier par 10 le volume des exportations de
produits agroalimentaires.
Il s’agit tout d’abord d’aider les entreprises à repérer les
opportunités de couples produits-marchés à l’étranger
(information et appui), de développer une mentalité favorable à
l’exportation (formation/sensibilisation), de mettre en place des
conseils pour l’adaptation des produits et de favoriser les
partenariats avec des entreprises étrangères. Il reste que nos
principaux compétiteurs étrangers ont des coûts mieux maîtrisés
et bénéficient de systèmes de production et de transformation
intégrés ; L’objectif attendu est de passer de 120 millions à 1,2
milliard de $ d’exportation à 2014 ;

76
f. Renforcer les compétences managériales et
qualifier les ressources humaines : L’objectif visé est de relever le
niveau d’encadrement des entreprises IAA de 5 à 10 % à
l’horizon 2014, grâce à :
1. La mise à niveau des acteurs de base
La mise à niveau n’est pas à limiter aux seuls segments internes
de l’entreprise (équipement, formation, management,
certification) ou de l’exploitation agricole car les réformes se
présentent en un package où tous les facteurs interagissent ;

2. Le développement des ressources humaines,


L’industrie nationale connaît une véritable crise d’offre de
compétences et de qualifications : le taux d’encadrement est de
5% dans toute l’industrie.

Le développement de l’innovation et l’absorption des


technologies nécessitent la disponibilité d’un capital humain très
qualifié et spécialisé, qui fait défaut actuellement, pour générer et
diffuser les savoirs, développer les filières scientifiques et
technologiques cruciales à l’industrie et à la nouvelle économie.
L’effort sera axé sur :

- l’expression des besoins en


compétence et formation;

- l’élaboration de programmes de
formation continue spécifique;

- la formation de pôles d’excellence,


engagés dans la compétition internationale, avec pour objectif la
réunion, au meilleur niveau, des activités de formation, de
recherche et d’innovation.

3. La promotion de l’investissement agricole et industriel : Il


s’agira d’adapter le cadre juridique et de rechercher un meilleur
ciblage des avantages en faveur des activités créatrices de valeur
ajoutée. ;

4. L’appui à l’innovation dans les systèmes agro-alimentaires


(agriculture, industrie), qui constitue un facteur de
développement et de compétitivité : l’innovation a pris une
nouvelle orientation où le consommateur est désormais le centre
d’intérêt. L’entreprise fonde sa stratégie sur une dynamique
d’innovation pour capter et fidéliser la clientèle. Elle s’appuie sur
un management de l’information intégrant tous les facteurs
intervenant dans le succès commercial d’un produit. L’entreprise
77
devient ainsi le point de jonction des activités scientifiques,
technologiques et de marketing ;

5. La promotion des partenariats et IDE orientés vers


l’exportation : les IDE représentent un moyen d’amélioration des
performances industrielles. Les sociétés transnationales peuvent
être des agents actifs du développement industriel et de
l’internationalisation de l’appareil de production national et une
source : -d’acquisition de capitaux, -d’introduction et de diffusion
du progrès technologique, -d’amélioration des compétences et
des aptitudes de gestion, d'accès aux marchés.

Afin d’atteindre les objectifs tracés, les attentes du secteur de l’industrie en


termes d’appui de la FAO, portent notamment sur :

• Le renforcement des compétences managériales et la


qualification des ressources humaines ;
• L’élaboration d’études de filières ;
• L’échange d’expériences.

Ministère de la Pêche et des Ressources


Halieutiques

 Durant la dernière décennie, le Ministère de la Pêche et des


Ressources Halieutiques a entrepris une série d’actions à travers
des programmes à vocation économique, basés sur le concept du
développement durable, selon une harmonieuse symbiose entre
d’une part, une exploitation optimale de la ressource et, d’autre
part, sa préservation ; il s’agit d’une approche consignée dans le
Schéma Directeur de Développement des Activités de la Pêche et de
l’Aquaculture à Horizon 2025 ;

 Durant cette période, la priorité fût accordée à la réalisation des


infrastructures d’accueil et de soutien ainsi qu’à la promotion de
l’outil de production à travers l’injection, quantitative et
qualitative, d’un nombre conséquent d’unités de pêche à même
de permettre l’exploitation des ressources marines à la limite
des taux de captures tolérés, déterminés par les différentes
campagnes d’évaluation des ressources halieutiques menées
jusque-là ;

 En même temps, ont été mis en place les jalons d’une aquaculture
naissante, à travers un programme de développement ayant
78
bénéficié du soutien financier de l’Etat et ayant abouti à la
réalisation d’un certain nombre de projets à caractère productif ;

 Le contexte du secteur est caractérisé par : 1- le fait reconnu que


les ressources halieutiques sont menacées et que la plupart des
stocks sont en déclin du fait de la surexploitation et des effets
néfastes des pêches illicites ;

2- Une croissance continue des besoins en consommation de


poissons, qui engendre un déséquilibre inquiétant entre l’offre et
la demande ;

 La solution préconisée par la FAO pour pallier ce déficit est celle


du développement de l’aquaculture à des niveaux de production
égalant ceux de la pêche maritime (50 ℅pêche maritime et 50 ℅
aquaculture) ;

 L’Algérie s’inscrit dans cette logique, et a retenu comme une des


priorités de l’actuel programme quinquennal, le développement
de l’aquaculture ;

 Quant à la pêche maritime, la priorité est accordée à la


connaissance (évaluation) des ressources, à l’aménagement des
pêcheries, à la commercialisation des produits de la pêche et à
leur valorisation ;

Deux Objectifs globaux


Ils sont au nombre de deux :

 Contribution à la sécurité alimentaire selon le concept de la


durabilité ;

 Développement de systèmes productifs locaux ;

Quatre Objectifs spécifiques

 Assurer la disponibilité des produits de la pêche et de l’aquaculture ;

 Assurer la consolidation et la préservation des emplois ;

 Réaliser l’amélioration des dispositifs inhérents à la protection


sociale des professionnels ;

 Atteindre les objectifs fixés en termes de développement, en termes


de performances, des moyens et des instruments de gestion
durable et de partage des ressources halieutiques ;

79
Trois grands Objectifs opérationnels

 La finalisation du programme quinquennal 2010-2014 ;

 La valorisation des investissements sectoriels et intersectoriels ;

 La mise en place d’une vision future 2015-2025 ;

Cinq Axes d’intervention


 La modernisation et l’intégration des filières de la pêche maritime ;

 La promotion et le développement des filières aquacoles ;

 La valorisation et l’amélioration des moyens de subsistance des


ménages à travers la pêche artisanale et l’aquaculture rurale ;

 La mobilisation des systèmes d’informations, de la recherche-


développement et de la coopération internationale, pour
l’accompagnement des professionnels et des opérateurs
économiques ;

 La consolidation de la gouvernance des activités de la pêche et de


l’aquaculture aux niveaux national et local.

80
Annexe 6
Etat des lieux des activités de coopération en soutien à la mise
en œuvre de la politique du Renouveau agricole et rural
(Source : MADR/DPIEE)

81
RADP
MADR

LE PROGRAMME DE COOPERATION INTERNATIONALE :


Les projets initiés et mis en œuvre en soutien à la mise en
Œuvre des programmes du Renouveau agricole et rural
Bilan 2012

INTRODUCTION

Le programme de coopération bilatérale et multilatérale est :

• centré sur la prise en charge des besoins liés à la mise en œuvre et à l’efficience des
instruments de la politique de Renouveau agricole et rural en termes d’expertise,
de formation et de transfert technologique ;

• orienté vers la coopération économique – sous forme de partenariat –, notamment


au niveau des fermes pilotes (sites de démonstration) ; le but recherché est
d’apporter de nouveaux moyens techniques et une expérience scientifique, de
participer à la résolution des problèmes de logistique (chaîne de froid,
conditionnement, transport) qui se posent, etc.

L’année 2011 a été également marquée par l’organisation à Alger de plusieurs événements
importants, notamment :

• La réunion régionale africaine préparatoire de la 10ème Conférence des Parties à la


Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (Corée du 10 au
21 octobre 2011), du 07 au 09 septembre 2011 en collaboration avec le Secrétariat
Exécutif de l’UNCCD ;

• Salon Agro-Expo Filaha 2011 – avec le Maroc invité d’honneur – et un Forum


algéro-marocain consacré à l’agriculture et au développement rural, les 21 et 22
novembre 2011.

I. LES PROJETS DE COOPERATION BILATERALE

1. Le projet Algéro-Coréen « Amélioration des techniques de production de semences de


pomme de terre »

82
- Localisé dans la wilaya de Tiaret ;

• Structures chargées de la mise en œuvre: INRAA– DPVCT-ITCMI – CNCC – ITGC ;

• La 1ère phase de réalisation (2007-2009) a permis la production de semences de


pré-base de pomme de terre à partir de mini tubercules de laboratoire (culture in-
vitro) ;

• La 2ème phase a été lancée le 31 mars 2011 pour une durée de quatre (4) ans : elle
permettra de développer la technologie et de renforcer les capacités des ressources
humaines dans le domaine de la production des semences de pomme de terre

2. Le projet Algéro–Espagnol « Laboratoire de contrôle des caractéristiques


techniques des équipements d’irrigation et formation de cadres techniques en
technologie d’irrigation »

• Structure chargée de mise en œuvre : INSID ;

• Il vise l’amélioration de l’utilisation de l’eau d’irrigation à travers le contrôle des


caractéristiques techniques des équipements d’irrigations et la formation des
cadres techniques d’irrigation ;

• Il a démarré en 2005 et est en cours de réalisation.

3. Projet Algéro-Italien « Programme de Certification des Plants pour l’amélioration


des cultures fruitières en Algérie »

• Structure chargée de la mise en œuvre: DPVCT

• Date de démarrage : 2009.

• Objectif visé : la modernisation du secteur de l'arboriculture fruitière en Algérie et


l’amélioration qualitative et quantitative de la production.

4. Projet Algéro-Italien (Région Sardaigne) « Développement de la Filière laitière et


Fromagère »

• Structure de mise en œuvre : ITELV

• Démarrage : 2010, pour une durée de 24 mois.

83
5. Projet Algéro-Français «Développement de la filière laitière en Algérie»

• Structures chargées de la mise en œuvre: ITELV-ONIL


• Objectif visé : coordonner les efforts pour mettre en place une filière lait intégrée
qui rassemble les différents acteurs, à travers des activités de formation, de
transfert technologique et d’échange d’expériences.

• Durée du projet : trois (03) ans.

• Wilayas concernées : Souk Ahras (Est), Blida (Centre) et Relizane (Ouest).

6. Projet de coopération Algéro-Néerlandais «Modernisation du secteur laitier en


Algérie»

• 1ère phase : Réalisation d’une étude de faisabilité pour la mise en place d’une ferme
de démonstration et de formation pour l’amélioration de la filière laitière ;
• Structures chargées de la mise en œuvre: DFRV-ONIL-SGP/SGDA-SGP/PRODA-DSA
Guelma

7. Projet de coopération Algéro-Chinois «Amélioration des terres agricoles salines en


Algérie»

• Structure chargée de la mise en œuvre : INRAA

• Sites du projet : Laboratoire central à Mehdi Boualem (Alger) et la station


expérimentale Hmadena (Relizane).

II. LA COOPERATION AVEC LES INSTITUTIONS INTERNATIONALES

1. Coopération avec l’Union Européenne (UE)

1.1 Projet de coopération avec l’Union Européenne « Programme d’Appui au Plan National de
Développement Agricole et Rural – Proximité Rurale»

• Structures chargées de la mise en œuvre: DGF-DDAZASA

• Objectifs du projet : développer des stratégies et des approches de développement


rural spécifiques adaptées à la diversité de trois régions (Bouira, M’Sila et
84
Ghardaïa) en s’appuyant sur des modèles de développement rural fondés sur
l’initiative des bénéficiaires finaux, d’une part, et sur le renforcement des capacités
de l’encadrement technique et administratif de ce développement d’autre part.

• Démarrage du projet : 2008, pour une durée de (3) ans.

1.2 Projet de coopération avec l’UE « Diversification de l’économie »

• Partenaires algériens : secteurs Agriculture, Industrie alimentaire et Tourisme.

• Structure chargée de la mise en œuvre: INRAA

• Objectif : vise notamment à renforcer les capacités institutionnelles du secteur, à


améliorer les capacités d’intervention des instituts techniques spécialisés dans la
promotion et la valorisation des filières et à renforcer les capacités de gestion et de
conseil des organisations professionnelles des filières agricoles.

• Projet démarré en 2010 (cf détails annexe suivante)

1.3 Projet de coopération avec l’UE «Programme d’appui à la mise en œuvre de l’Accord
d’association avec l’Union Européenne « P3A », -Volet Agriculture-«

• Programme piloté par le Ministère du Commerce

• Structure de mise en œuvre : DPIEE

• Démarrage : 2010

 INRAA : Réalisation de plusieurs missions d’expertises à l’INRAA pour la mise en


place du projet de jumelage intitulé «Développement de l’ Observatoire des
filières agricoles et agroalimentaires à l’INRAA ».

 DOFPP : Mission d’expertise à Alger, en appui au projet intitulé «Valorisation des


produits agricoles du terroir par les systèmes de qualités », en vue de la
préparation de la fiche du projet Jumelage.

2. Coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et


l’Agriculture (FAO)

85
• Trois (03) projets techniques (2 TCP et 1 UTF), ont été réalisés au titre de l’année
2011 pour un montant estimé à 170 000 US$. Le secteur a bénéficié des activités de
sept (07) projets régionaux dont le montant global est de l’ordre de 7 418 049 US$.

• Les domaines d’intervention : Lutte anti- aviaire ; Appui à la lutte biologique contre
les parasites nuisibles ; Renforcement institutionnel en matière de négociation ;
Appui aux populations rurales pauvres par le programme de Télé-Food.

Projets UTF : Initiation par le MADR de deux projets UTF en collaboration avec la
FAO :
- La formation des formateurs des cadres de la Direction Générale des Forêts, en
particulier pour les aspects liés aux outils de communication, à la chasse et au
développement cynégétique, la conservation des eaux et des sols ainsi que la lutte
contre la désertification ;
- Projet UTF/013/ALG : Appui technique et formation dans la mise en œuvre des
engagements d’adhésion à la Zone de Libre- Échange Euro Méditerranéenne
(ZLEEM) et Renforcement des capacités institutionnelles du Ministère de
l’Agriculture et du Développement Rural (MADR) en matière de négociations pour
l’adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Coopération Sud- Sud

Le secteur a donné son accord pour l’apport de son appui technique en termes de
participation des cadres dans l’exécution d’un projet inscrit dans l’initiative de
coopération Sud-Sud entre l’Algérie et le Togo au titre du PSSA/FAO.

3. Coopération avec le Centre Arabe d’Etudes des Zones Arides et Terres Sèches
(ACSAD)

• Trois (3) projets techniques et six (6) programmes exécutifs sont en cours de
réalisation.

• Domaines concernés : irrigation, céréales, arboricultures fruitières, productions


animales, Filière lait.

4. Coopération avec l’Organisation Arabe pour le Développement de l’Agriculture


(OADA)

• Activités en cours au titre de l’année 2011 : formation, sessions de vulgarisation,


études, acquisition d’équipements, acquisition de 36 000 plants oléicoles ;
• Cadre de réalisation : projet d’Appui à la politique du Renouveau agricole et rural
(1ère phase/ Wilayas de Tébessa – Om El Bouaghi – Batna- M’Sila).

86
5. Coopération avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)

• Six (06) projets dont certains ont démarré en 2007, sont toujours en cours de
réalisation et couvrent plusieurs domaines (Hydraulique agricole, Filière céréale,
Ressources naturelles, Protection phytosanitaire et sanitaire vétérinaire).

Principaux acquis:

• Renforcement des capacités techniques des cadres du secteur par les formations et
les stages visant notamment à certaines techniques notamment moléculaires;

• Développement du niveau d’expertise;

• Renforcement des laboratoires nationaux ;

• Obtention de nombreux résultats tels que la mise au point de protocoles


reproductibles, l’obtention de matériel biologique prometteur, le développement
de la technique de stérilisation d’insectes, ...

6. Coopération avec la Banque Mondiale (BIRD)

• Trois projets sont en cours avec la Banque Mondiale dans le cadre de l’Assistance
Technique Remboursable (ATR) :

- Création de Pôles Agro-alimentaires Intégrés (PAI) ;


- Statistiques Agricoles, Systèmes d’Information et Suivi-Evaluation (SASISE) ;
- Programme de Soutien au Renouveau Rural (PSRR).

7. Coopération avec la Banque Africaine de Développement (BAD)

• Quatre opérations sont retenues, mentionnées ci-après par ordre de priorité.

- Appui au Programme de création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage


(projet à lancer début 2012);
- Appui au Programme d’Economie de l’Eau d’Irrigation ;
- Appui à la mise en place d’Agropoles intégrés ;
- Changements climatiques et Renouveau Agricole et Rural.

87
II. CADRES JURIDIQUES DE COOPÉRATION

79 textes juridiques (Accords, Mémorandums, Protocoles d’Accord, Conventions) ont été


signés avec plusieurs pays dans différents domaines, dont cinq (05) en 2011.
• Agriculture
- Mémorandum d’Entente avec le Maroc signé 18 juin 2011 à Alger
- Mémorandum d’Entente de coopération avec la Hongrie signé 29 septembre 2011 à
Budapest
- Convention de coopération avec le Burkina Faso signée 04 novembre 2011 à
Ouagadougou

• Protection des végétaux et quarantaine végétale


- Accord de coopération avec le Maroc signé le 18 juin 2011 à Alger

• Recherche agronomique
- Convention de coopération avec le Maroc signée le 18 juin 2011 à Alger
(Convention signée entre l’INRAA et l’Institut National de la Recherche agronomique du
Maroc)

III. PROPOSITIONS D’ACTIONS ET DE PROJETS DE COOPÉRATION

71 projets de coopération proposés dans différents domaines:

- Coopération bilatérale : 44 projets


- Coopération multilatérale : 27 projets

• Allemagne : 04 projets (Productions animales, Semences et plants, Biotechnologies


et génie génétique, Appui institutionnel)

• Italie : 04 projets (Développement rural, Filière lait, Filière oléicole)

• Argentine: 05 projets (Biotechnologies et génie génétique, Filière lait (02), Appui


institutionnel (02))

• Corée du Sud : 05 projets (Cultures fourragères, Biotechnologies et génie


génétique, Régulation des produits agricole, Préservation des ressources
naturelles, forêt)

• Chine : 03 projets (Semences et plants, Foncier agricole, Lutte contre la


désertification)

• France : 05 projets (Productions animales, Valorisation des produits agricoles,


Forêt, Appui institutionnel (02))
• Canada : 01 projet : Filière pomme de terre

88
• Hongrie : 04 projets (Irrigation agricole, Biotechnologies et génie génétique, Filière
avicole, forêt)

• Pologne : 02 projets (Filière lait, Appui institutionnel)

• Iran : 01 projet : Irrigation agricole

• Japon : 03 projets (Semences et plants, Protection phytosanitaire, Ressources


naturelles)

• Mexique : 03 projets (Forêt, Ressources naturelles (02))

• Cuba : 01 projet : Irrigation agricole

• Usa : 01 projet : Biotechnologies et génie génétique

• Russie : 02 projets (Biotechnologies et génie génétique, Statistique agricole)


• FAO : 09 projets (Développent rural, Statistique agricole, Régulation des produits
agricoles
• Protection phytosanitaire (03), Protection sanitaire vétérinaire ; Appui
institutionnel (02))

• AIEA : 07 projets (Productions animales, Biotechnologies et génie génétique (04),


Ressources naturelles, Protection sanitaire vétérinaire)

• FIDA: 03 projets (Développement rural, Appui institutionnel (02))

• BAD : 03 projets (Irrigation agricole, Ressources naturelles, Appui institutionnel)

• BIRD/FEM : 05 projets (développement rural, Ressources naturelles)

1.1 CONCLUSION

Des efforts sont déployés pour recentrer le programme de coopération autour des besoins
spécifiques générés par la mise en œuvre des programmes de Renouveau agricole et rural,
notamment dans les domaines pour lesquels l’assistance étrangère est indispensable.

89
90
Annexe 7
Etat des lieux des activités de coopération avec l’Union
Européenne : Le Projet DIVECO

91
Annexe 7 : Etat des activités de coopération internationale

La contribution de l’Union Européenne : le cas du Projet DIVECO

Le Programme DIVECO a pour objectif général d’appuyer la stratégie de diversification de


l’économie algérienne, notamment les secteurs de l’Agro-alimentaire et du Tourisme, afin
d’améliorer leurs performances économiques tant sur le marché national qu’à l’exportation.

Le Programme DIVECO doit également permettre à l'économie algérienne de tirer un


meilleur parti des opportunités qui découlent de l’Accord d’Association avec l’Union
Européenne, entré en vigueur en 2005, en développant les organismes de contrôle
indispensables pour que les produits et services algériens répondent aux exigences des
marchés européens.
Les objectifs spécifiques du Programme DIVECO sont de développer, en accord avec les
parties prenantes, des stratégies de développement des filières afin d’aboutir à des modèles
de développement économique efficaces fondés sur l’initiative des bénéficiaires finaux, d’une
part, et de renforcer les capacités institutionnelles ainsi que l’encadrement technique de ce
développement, d’autre part.
Le programme appuiera les ministères chargés de l’Agriculture et du Développement Rural,
de l'Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l'Investissement, du
Tourisme et de l’Artisanat, ainsi que les divers organismes liés, à améliorer le pilotage
sectoriel.
Les résultats principaux assignés portent sur :
 le renforcement des capacités institutionnelles des ministères concernés à travers la
mise en place d'outils de planification, de pilotage et d'évaluation ;
 la promotion et la valorisation des productions agricoles et des filières agro-
alimentaires afin d'améliorer la qualité des productions en mettant en place :
 (i) des démarches de normalisation, de certification, de traçabilité et de
labellisation ainsi que le respect de la sécurité alimentaire (démarche HACCP), et
 (ii) un programme de mise à niveau des laboratoires d'analyse sanitaires et
phytosanitaires ainsi que des instituts techniques d’appui aux secteurs agricole et
agro-alimentaire ;
 le renforcement des capacités de conseil des organisations professionnelles existantes
telles que les associations de producteurs et les chambres d'agriculture et de
commerce, ou à créer (coopératives de commercialisation), en vue de la mise en place
des outils et techniques d'une gestion moderne en matière de production, de stockage
des produits, de transport et de conditionnement ;
 l'amélioration de l'image de la destination Algérie pour le tourisme à travers la mise
en œuvre d'une stratégie de communication et de promotion ainsi que
l'accompagnement à la mise en œuvre opérationnelle d'un pôle d'excellence
touristique ;

92
 l'appui au développement de la formation et de la gestion des ressources humaines
dans les domaines de l’agriculture, l’agro-alimentaire et du tourisme en terme
d'ingénierie de formation et de formation des formateurs.
Les résultats attendus sont répartis entre des composantes qui reflètent les spécificités des
activités de chaque bénéficiaire.
COMPOSANTE 1 : AGRICULTURE
RÉSULTAT 1 : Les capacités institutionnelles du Ministère de l’Agriculture et du
Développement Rural ainsi que celles des organismes liés sont renforcées.
RÉSULTAT 2 : La promotion et la valorisation des filières agricoles sont améliorées
durablement.
RÉSULTAT 3 : Les capacités de gestion et de conseil des organisations professionnelles sont
renforcées.
 entre organisations professionnelles de l’agriculture et de l’industrie alimentaire.
RÉSULTAT 4 : La formation et la gestion des ressources humaines sont consolidées
spécifiquement par :
 la formation des acteurs et des bénéficiaires aux signes de qualité.
 la formation des bénéficiaires aux normes de l’UE en matière de qualité, traçabilité,
labellisation et certification.
 la formation aux aspects d’environnement et de genre dans les filières agricoles
identifiées
COMPOSANTE 2 : INDUSTRIE ALIMENTAIRE
RÉSULTAT 1 : Les capacités institutionnelles des ministère chargés de l’Industrie, de la Petite
et Moyenne Entreprise et de la Promotion de l’Investissement ainsi que celles des
organismes liés sont renforcées.
RÉSULTAT 2 : Le Centre technique de l’Agro-alimentaire est constitué et opérationnel.
RESULTAT 3: Les capacités de gestion et de conseil des organisations professionnelles de l’agro-
alimentaire sont renforcées.
RÉSULTAT 4 : La formation et la gestion des ressources humaines sont durablement
améliorées
COMPOSANTE 3 : TOURISME
RÉSULTAT 1 : Les capacités institutionnelles des ministères chargés du Tourisme et de
l’Artisanat ainsi que celles des organismes liés sont renforcées.

RÉSULTAT 2 : L’image de la destination Algérie est améliorée durablement.


RÉSULTAT 3 : Le développement de la Formation et la gestion des ressources humaines est
consolidé.
RÉSULTAT 4 : Un pôle d’excellence est opérationnel et sert de modèle.
DUREE DU PROGRAMME
93
La convention de Financement a été signée le 30/12/2009 pour une durée de 6 ans.
Le programme à une durée opérationnelle de 4 ans à partir de la date de signature de la
Convention de Financement dans le respect de l'Article 4 des Conditions spécifiques.
2.6 FINANCEMENT
Le projet bénéficie d’un financement de 20 Millions € dont 17,5 millions € à charge de
l'Union européenne.

94
ANNEXE 8
Compte rendu de l’Atelier FAO/Points Focaux tenu le 08
Novembre 2012

95
96
97
Annexe 9
Compte rendu de l’Atelier de formulation ayant regroupé la
FAO, les Points focaux et les diverses catégories de parties
prenantes, les 16 et 17 Décembre 2012

98
Compte rendu de l’Atelier de formulation ayant regroupé la FAO,
les Points focaux et les diverses catégories de parties prenantes,
les 16 et 17 Décembre 2012

Organisation des Nations Unies République Algérienne

Pour l’Alimentation et l’Agriculture Démocratique et Populaire

Représentation de la FAO en Algérie Points Focaux

Et Sous-Région Afrique du Nord (Tunis) et Parties prenantes invitées

Atelier
de formulation participative du Cadre de
Programmation Pays (Algérie)
Compte-rendu

Alger, les 16 et 17 décembre 2012

Hôtel El Riadh, Sidi-Fredj

REF : mlc/17 Déc 2012/Mouture 1 à valider

99
Plan

1. Introduction et rappel des activités de préparation en amont

2. Objectifs de l’Atelier

3. Déroulement de l’Atelier
a. Cérémonie d’ouverture
b. Travaux de la matinée
c. Travaux en Groupes thématiques
d. Présentation des résultats des travaux en Groupes et débat
e. Séance de clôture

Annexes

100
1. Introduction et rappel des activités de préparation en
amont

La tenue de l’Atelier de formulation participative avait été préparée en amont par des
activités menées par les différents départements ministériels retenus comme Points focaux,
coordonnées par le Consultant national et l’équipe de la Représentation de la FAO en Algérie.

 Un premier Atelier avait été organisé en date du 08 novembre 2012, qui


avait pour objet de lancer le processus d’élaboration du Cadre Programmation
Pays en Algérie, avec la participation des représentants des départements
ministériels désignés Points focaux. Il avait permis la présentation des
objectifs visés, et la démarche préconisée, afin de déboucher sur une vision
unifiée et arrêter de manière concertée un plan de travail et un calendrier
conforme aux délais fixés à l’échelle de la Région.

 Cette rencontre avait permis : 1- une initiation des représentants en


matière de genèse, vision, et démarche méthodologique de l’outil nouvellement
introduit par la FAO, dénommé Cadre de Programmation par Pays (CPP), grâce
à une présentation de Mme Aysen Tanyeri-Abur, Expert FAO, Fonctionnaire
principale chargée des analyses économiques et politiques agricoles/Bureau
Sous-Régional de la FAO pour l’Afrique du Nord/Tunis, et aux débats et
éclaircissements suscités. ; 2- d’arrêter le plan de travail et l’échéancier
d’élaboration au niveau de chaque Point focal ; 3- de décider de tenir une
seconde réunion des Points focaux le 05 décembre 2012, pour faire le point de
l’avancement, afin de parvenir à une plateforme partagée de domaines et effets
de la matrice des résultats, et faciliter la réussite de l’Atelier de formulation
élargi prévu.

 La seconde réunion des Points focaux, tenue comme prévu le 05


décembre 2012, avait donné lieu à la présentation d’un avant projet de matrice
des résultats élaborée par le Consultant national, ainsi que de propositions des
représentants des Points focaux. Les travaux avaient abouti à : 1- l’adoption
de l’option proposée par le MADR, de se limiter à trois Grands Domaines, soit :
I- Amélioration durable des performances techniques et économiques ; II-
Protection et gestion durable des ressources naturelles physiques et
biologiques et III- Adaptation du cadre institutionnel et renforcement des
capacités, les différents secteurs venant insérer leurs propositions selon ce
découpage, de façon à aboutir à un résultat intersectoriel ; 2- de convenir de la
composante des participants à l’Atelier de formulation, en considérant que le
réceptacle de la politique agricole et de développement rural étant constitué
par la Commission nationale de Développement rural, dont les membres sont
les mieux informés au sein de chaque secteur, et doivent en conséquence
participer à l’Atelier ; de faire en sorte que la composante soit un mélange
101
harmonieux de toutes les catégories de parties prenantes concernées, en
veillant à accorder la place qui leur revient aux Organisations professionnelles,
aux acteurs de la société civile comme aux scientifiques ; 3- de limiter
cependant le nombre de participants, autour de 70 personnes au total, de façon
à garantir un niveau satisfaisant d’efficacité ; 4- de convenir que chaque Point
focal propose la liste des participants correspondant à son secteur ; 5-
d’avaliser la proposition du Représentant de la FAO en Algérie, de rester très
succint en matière de propositions pour la matrice des résultats, le détail des
objectifs et activités devant intervenir ultérieurement, en notant de plus que
cette démarche s’avère adaptée, compte tenu de l’évolution de la situation et
des besoins pouvant émerger tout au long de la période de planification
retenue ; 6- de finaliser les Notes de synthèse sur les stratégies, politiques et
programmes initiés par chaque Point focal, de façon à ce que les participants
de l’Atelier de formulation puissent disposer de repères essentiels ; 6- suite à
la question posée par le représentant des AE, confirmation est donnée qu’il
s’agit d’un Atelier d’information et de formulation intersectorielle et
participative de propositions de matrices de résultats prioritaires attendus et
d’activités correspondantes, et que le processus de validation finale des
résultats obtenus, sera entrepris avec les différentes autorités et secteurs après
la tenue de l’Atelier ; 7- de convenir de différents aspects logistiques et
organisationnels relatifs au déroulement de l’Atelier.

2. Objectifs de l’Atelier de formulation des 16 et 17


décembre 2012
Les Termes de référence de l’Atelier de formulation étaient structurés comme
suit :

a. Présentation de la démarche d’élaboration du CPP et initiation rapide


des participants à la méthodologie d’identification des effets, produits et
activités de soutien et accompagnement attendues de la FAO ;

b. Présentation et échanges autour des visions et priorités des


insuffisances et contraintes clés à lever telles qu’appréhendées par
chaque secteur et catégorie de parties prenantes représentés lors des
travaux, et des solutions préconisées ;

c. Identification de propositions partagées, reposant sur l’option de


privilégier la dimension intersectorielle, de formulation de matrices de
résultats pour chacun des Domaines prioritaires qui seraient retenus,
matrices qui représenteront le résultat final essentiel de l’Atelier ;

d. Consignation de toutes les remarques et propositions qui seront


formulées lors des travaux, qui pourraient s’avérer être utiles pour la
suite du processus de formalisation et d’implémentation du CPP Algérie.

102
3. Restitution du déroulement

a. Cérémonie d’ouverture

Elle a donné lieu à trois interventions (cf annexes):


 Mr Nabil Assaf, Représentant de la FAO en Algérie, qui a souhaité la
bienvenue à l’ensemble des participants, en exprimant sa satisfaction de voir
l’intérêt des diverses institutions qui se reflète dans le nombre de participants.
Il met ensuite l’accent sur les objectifs attendus de la mise en œuvre de cette
nouvelle démarche que constitue le Cadre Programmation par Pays, dont est
attendue une efficacité accrue de la contribution de la FAO à l’amélioration de
la qualité et de la mise en œuvre des programmes de développement initiés ;
 Mr Djoumaa, Sous-Directeur, Représentant du ministère des Affaires
étrangères, qui exprime l’adhésion à la nouvelle démarche initiée par la FAO,
dont peuvent résulter des améliorations sensibles de la programmation et de
la réalisation des projets de coopération en Algérie, par notamment un ciblage
plus pertinent des priorités et des activités correspondantes ;
 Mr Ferroukhi, Secrétaire Général du ministère de l’Agriculture et du
Développement rural, qui adresse ses remerciements à la FAO d’avoir organisé
cet événement, en soulignant tout l’intérêt que le MADR porte à cet exercice
d’élaboration du Cadre de Programmation par Pays. Il dit être convaincu que la
nouvelle démarche méthodologique adoptée par la FAO sera d’une grande
utilité, non seulement à celle-ci pour améliorer l’efficacité de son intervention,
mais également à l’Algérie pour rendre encore plus significatifs les impacts de
la Coopération sur les différents secteurs concernés. Au plan méthodologique,
il formule des propositions relatives d’une part à l’harmonisation des périodes
de programmation retenues et d’autre part à la définition souhaitable de
nouveaux outils financiers visant à amplifier l’intervention de la FAO en
Algérie, et ce par la prise en charge budgétaire par l’Algérie, d’activités de
soutien et d’accompagnement prioritaires par l’Organisation de la FAO.

b. Travaux de la matinée
Ils ont donné lieu aux communications ci-après :
 Mme Aysan Tanyeri-Abur, FAO Tunis, ‘’Introduction au concept
de Cadre de Programmation Pays (CPP)’’ ;
 Mr Idir Baïs, Directeur d’études, SGMMADR, ‘’La politique de
Renouveau agricole et rural – Premiers résultats 2009-2012’’ ;
 Mr Nabil Assaf, Représentant de la FAO en Algérie, ’’Axes
d’intervention de la FAO en Algérie’’ ;
103
 Mr Mohammed Larbi Cherfaoui, MADR/INRAA Division
Economie agricole, agro-alimentaire et rurale, Consultant national,
‘’Introduction au CPP Algérie’’.
Ces communications ont suscité des demandes de clarifications et
commentaires des participants, et surtout de demandes de précisions sur la
méthodologie d’élaboration des matrices, qui ont conduit les organisateurs à
ajouter une intervention de Mme Aysen Tanyeri-Abur, portant sur la
terminologie et les séquences d’élaboration des matrices, en début d’après
midi, avant le démarrage des travaux en Groupes.

c. Travaux en Groupes

Trois Groupes thématiques ont été mis en place, leurs composantes ayant été
arrêtées au préalable sur la base des vœux exprimés par les participants qui
avaient renseigné les Formulaires d’enregistrement qui leur avaient été
adressés. L’après midi de la 1ère Journée et la matinée de la 2ème Journée ont été
consacrés à ces travaux en Groupes, ces derniers ayant dégagé eux-mêmes
leurs Présidents et Rapporteurs.

d. Présentation des résultats des travaux en Groupes et débat


Les résultats des travaux en Groupes thématiques furent présentés, donnant
lieu à débat et soulevant les points clés ci-après :
 Commission III ‘’ Adaptation du cadre institutionnel et
renforcement des capacités’’
• Nécessité de préciser les types de marchés concernés ;
• Indicateurs de qualité : nécessité d’être plus précis en
matière d’indicateurs d’amélioration réalisée de la qualité
(par exemple : augmentation en % de la quantité de produits
certifiée, selon catégorie de qualité) ;
• Importance à accorder aux aspects liés aux systèmes de
marchés ;
• Groupe a sciemment retenu un nombre de priorités réduit,
écartant l’option d’ une ‘’shopping list’’ trop longue non
priorisée ;
• Les axes à caractère intersectoriel ont été favorisés ;
• Société civile et mouvement associatif n’apparaissent pas ;
• Adaptation de la formation devrait intervenir par rapport aux
Programmes et non aux Activités comme proposé par la
Commission ;
104
• Il s’agit plutôt d’adapter la formation aux différents métiers,
et tenir compte de l’offre et de la demande en profils du
secteur économique ;
• Le terme Organisations professionnelles intègre les
Associations qui n’ont donc pas été omises par la
Commission ;
• Il s’agit des ONG, et il est nécessaire d’être précis ;
• Il faut rappeler que les Programmes de soutien par le MADR
aux investisseurs exigent des bénéficiaires à participer à des
stages de courte durée ;
• Indicateurs Formation : retenir nombre de personnes
formées ;
• Populations défavorisées, telle la frange des acteurs de la
pêche artisanale, aux revenus très bas : les programmes qui
seront élaborés ultérieurement devront déglobaliser et cibler
des catégories affinées ;
 Commission II ‘’Protection et gestion durable des ressources
naturelles physiques et biologiques’’
• Il est nécessaire de bien faire apparaître les points les plus
importants, tel celui des ONG, qui ne ressortent pas
suffisamment ;
• Il faut bien faire la différence entre les eaux usées, qui nous
concernent ici (eaux usées traitées pour l’irrigation), et l’eau
potable ;
• L’indice le plus approprié pour le programme Eaux usées, est
celui du taux de réutilisation des eaux usées ;
• Pour le problème cité de la remontée des eaux à Ouargla et El
Oued, qui a donné lieu à un investissement colossal de l’Etat,
la nature du problème posé n’apparaît pas clairement ;
• Le sens visé par la Commission est celui d’une répartition
plus équitable de la ressource eau potable entre zones ;
• Cette question de l’accès à l’eau potable a sa place ici, car la
FAO intervient en matière d’amélioration des conditions de
vie des ménages ;
• Il faut relever que la composante du Groupe a opté pour être
très large en brassant les diverses questions touchant les
zones rurales, la possibilité existant de ne maintenir que les
points clés dans une seconde étape, après l’Atelier ;
• Pas vraiment convaincu par ces résultats de ce Groupe II, en
raison de l’impression que c’est pratiquement tout le
Programme du ministère des Ressources en eau, qui est
exposé, avec une seconde partie qui correspond au
Programme du ministère de l’Agriculture et du
Développement Rural ;
105
• Un très grand travail a été réalisé concernant la connaissance
des Sols d’Algérie, notamment l’Etude de caractérisation des
sols, par l’INSID (Institut National des Sols, de l’Irrigation et
du Drainage/MADR), à l’échelle du 1/50000ème, c'est-à-dire
opérationnelle, qui n’est pas indiqué par le rapport exposé
qui ne cite que les travaux de l’ANRH ;
• Si ces études ont effectivement été réalisées, il est cependant
important de relever que l’Algérie est jusqu’à présent
démunie d’un Atlas des Sols ;
• L’ANRH dispose d’une Base de données qui recense
l’ensemble des études réalisées par les structures nationales
et par des partenaires dans le cadre de la Coopération, de
Sols réalisées de 1963 à ce jour, et effectivement l’INSID a
fait un gros travail ;

 Commission 1 ‘’Amélioration durable des performances


techniques et économiques’’
• Pas de remarques.

e. Séance de clôture

• Mme Aysan Tanyeri informe d’abord les participants sur les


activités à accomplir pour finaliser l’élaboration du CPP
Algérie à la date arrêtée, soit fin décembre 2012 :

- Les trois Groupes devront revoir et consolider leurs Rapports


pour 1- prendre en compte les remarques et orientations données ;
2- compléter les Indicateurs et 3- les Hypothèses ;
- Mr M.L. Cherfaoui, va finaliser le Document, qui sera transmis aux
différents Points Focaux pour éventuelles remarques, une réunion
des Points Focaux ayant été proposée à cet effet pour valider de
manière participative la mouture qui sera transmise à la FAO ;

 Au terme de cet Atelier, Mme Aysan Tanyeri, FAO/Tunis, exprime


ses remerciements à l’ensemble des participants, sa satisfaction
devant leur intérêt et leur participation active, comme de la large
représentativité de la composante où figurent des représentants
des diverses parties prenantes, également de la proportion
significative de participantes et, de ce fait, du respect de la
dimension Genre ;

 Mr Nabil Assaf, Représentant de la FAO en Algérie, exprime sa


grande satisfaction devant les résultats obtenus et l’important
travail réalisé dans un délai très court ; il remercie vivement
106
l’ensemble des participants. Le Document sera à présent affiné,
consolidé, et distribué pour remarques et suggestions, puis la
mouture ainsi obtenue sera acheminée à travers les Affaires
Etrangères. Ce Cadre de Programmation Pays permettra de mieux
planifier et ajuster l’appui pour cibler les besoins clés et réellement
prioritaires. La volonté politique est très nette, à preuve la
participation et le contenu de la communication de Monsieur le
Secrétaire Général du ministère de l’Agriculture et du
Développement rural, comme du Représentant du ministère des
Affaires Etrangères. Ceci révèle les attentes politiques et la
demande forte de soutien et d’accompagnement adressée par
l’Algérie à la FAO ;
 Mr I. Baïs, au nom du MADR, adresse également ses remerciements
à l’ensemble des participants, et dit sa conviction que le travail
réalisé est important et conforme aux attentes. Il insiste sur le fait
très important que les différents Points Focaux ont pleinement joué
le jeu, ce qui a permis d’aboutir à un exercice réellement
participatif et pluri-institutionnel, et de dégager de grands axes et
des priorités partagés.
 Renouvelant ses remerciements, Mr Nabil Assaf, Représentant de
la FAO en Algérie, clôture l’Atelier.

----------

107
Annexes du Compte rendu
de l’Atelier de
formulation

108
Annexe A
Programme de l’Atelier de formulation du CPP Algérie

109
Annexe B
Synthèse de l’intervention de Monsieur
le Représentant du ministère des Affaires Etrangères

110
Annexe C
Synthèse de l’intervention de Monsieur Ferroukhi,
Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural

Monsieur le Secrétaire général adresse d’abord ses remerciements à la


FAO d’avoir organisé cet événement, en soulignant tout l’intérêt que le MADR porte à
cet exercice d’élaboration du Cadre de Programmation par Pays. Il dit être convaincu
que la nouvelle démarche méthodologique adoptée par la FAO sera d’une grande
utilité, non seulement à celle-ci pour améliorer l’efficacité de son intervention, mais
également à l’Algérie pour rendre encore plus significatifs les impacts de la
Coopération sur les différents secteurs concernés. Cette nouvelle approche sera
certainement également bénéfique au plan de la priorisation des activités appelées à
être retenues par le programme à moyen terme, en définissant de façon plus
rigoureuse les modalités du processus participatif d’identification des objectifs et des
composantes devant bénéficier en priorité du soutien de la FAO.

Au plan méthodologique, il a exprimé son souhait que la programmation


de la FAO puisse se rapprocher des périodes retenues en Algérie, de façon à améliorer
l’efficience de l’assistance de la FAO, compte tenu du fait que celle-ci vient en appui à
la programmation nationale. Il serait ainsi souhaitable d’examiner cette question de
l’harmonisation des périodes/phases de programmation.

Il note également que certains aspects devraient être pris en charge


pour réunir les conditions d’une valorisation la plus large des activités que la FAO
apparaît en mesure de prendre en charge qui correspondent à ses domaines de
compétence et ses avantages comparatifs. C’est notamment le cas de l’élaboration que
nous pensons très souhaitable, par les institutions nationales concernées, de
nouveaux outils financiers visant à amplifier l’intervention de la FAO en Algérie, et ce
par la prise en charge budgétaire par l’Algérie, d’activités de soutien et
d’accompagnement prioritaires par l’Organisation de la FAO.

Monsieur le Secrétaire général achève son intervention en renouvelant


ses remerciements à la FAO, en exprimant sa satisfaction de voir la large participation
des diverses institutions nationales contribuant directement à relever les défis de la
sécurité alimentaire et du développement des territoires ruraux, qu’il remercie
également, et souhaite enfin à l’assistance plein succès dans ses travaux.

111
Annexe D
Présentation de Mme Aysen Tanyeri-Abur, Expert , FAO
Tunis

112
Annexe E
Présentation de Mr Idir Baïs, Directeur d’études, SG/MADR

113
Annexe F
Présentation de Mr Mohammed Larbi Cherfaoui, INRAA,
Division Economie Agricole, Agro-Alimentaire et Rurale,
Consultant national

114
Annexe G
Liste des participants aux travaux de l’Atelier de
formulation

115
Annexe 10
Annexes statistiques : Evolution des paramètres clés

116
Iindicateurs 2011 Filière CEREALES

1. Volume d'affaires 2011 : 449,57 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 156,52 milliards DA (35%) 704 420 EEP


1.2 Importations : 293,05 milliards DA (65 %)

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en BLES


1. SETIF 1. Babar (Khenchela) 1 Production nationale : 80,2 kg/hab
2. OUM EL BOUAGHI 2. Fkirina (Oum El Bouaghi) 2 Importations : 205,4 kg/hab
3. TIARET 3. Ain Abid (Constantine) 3 Total : 285 kg/hab

Iindicateurs 2011 Filière LEGUMES SECS

1. Volume d'affaires 2011 : 28,63 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 7,91 milliards DA (28 %)


1.2 Importations : 20,72 milliards DA (72 %)

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en légumes secs


1. TLEMCEN 1. Bou Medfaa (Ain Defla) 1 Production nationale : 2,2 kg/hab
2. AIN TEMOUCHENT 2. Ain Abid (Constantine) 2 Importations : 6,8 kg/hab
3. AIN DEFLA 3. Ain Lechiakh (Ain Defla) 3 Total : 9 kg/hab

Indicateurs 2011 Filière POMME DE TERRE

1. Volume d'affaires 2011 : 142,71 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 142,71 milliards DA (100%) 81 670 EEP


1.2 Importations :

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en pomme de terre


1. EL OUED 1. Hassi Khelifa (El Oued) 1 Production nationale : 106,4 kg/hab
2. AIN DEFLA 2. Ourmes (El Oued)
3. MASCARA 3. Reguiba (El Oued)

Indicateurs Filière Arboriculture NOYAUX PEPINS

1. Volume d'affaires 2011 : 162,24 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 138,68 milliards DA (85,5%) 71 060 EEP


AU
1.2 Importations : 23,56 milliards DA (14,5 %)

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en noyaux pépins


1. BLIDA 1. Sidi Lakhdar (Ain Defla) 1 Production nationale : 40,9 kg/hab
2. AIN DEFLA 2. Benhar (Djelfa) 2 Importations : 11,4 kg/hab
3. BATNA 3. Djelida (Ain Defla) 3 Total : 52,29 kg/hab

117
Indicateurs 2011 Filière DATTES

1. Volume d'affaires 2011 : 123,10 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 123,10 milliards DA 128 040 EEP


AU
1.2 Importations :

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en dattes


1. BISKRA 1. Djamaa (El Oued) 1 Production nationale 19,9 kg/ha
2. EL OUED 2. Sidi Amrane (El Oued)
3. OUARGLA 3. Tolga (Biskra)

Filière VIANDES ROUGES

1. Volume d'affaires 2011 : 332,95 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 320,96 milliards DA (96,4%) 799 760 EEP


AU
1.2 Importations : 11,99 milliards DA (3,6 %)

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en viandes rouges


1. DJELFA 1. Ain El Ibel (Djelfa) 1 Production nationale : 11,6 kg/hab
2. EL BAYADH 2. Maamora (Saida) 2 Importations : 1,3 kg/hab
3. MSILA 3. Brezina (El Bayadh) 3 Total : 12,9 kg/hab

Indicateurs 2011 Filière LAIT

1. Volume d'affaires 2011 : 185,58 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 73,18 milliards DA (39,4 %) 115 440 EEP


AU
1.2 Importations : 112,40 milliards DA (60,6 %)

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en lait


1. SETIF 1. Mechroha (Souk Ahras) 1 Production nationale : 83 l/hab
2. SIDI BEL ABBES 2. Bazer Sakhra (Sétif) 2 Importations : 69 l/hab
3. SKIKDA 3. Hanencha (Souk Ahras) 3 Total : 152 l/hab

118
Indicateurs 2011 Filière VIANDES BLANCHES

1. Volume d'affaires 2011 : 91,1 milliards DA 2. Emploi :

1.1 Prod. nationale : 91,1 milliards DA 77 990 EEP


AU
1.2 Importations :

3. Wilayas leaders 4. Communes leaders 5. Disponibilités alimentaires en viandes blanches


1. BOUIRA 1. Guerrouma (Bouira) 1 Production nationale : 9,3 kg/hab
2. BATNA 2. Bir Ouled Khelifa (Ain Defla)
3. SETIF 3. Guidjel (Sétif)

119
120

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