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Plan

I. Introduction

II. Production d’énergie à partir de réactions biochimiques

III. Génie de la réaction « biochimique »

IV. Matières premières pour les biocarburants

V. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

VI. Production de biodiesel de première génération

VII. Transformation de la biomasse ligno-cellulosique

VIII. Production de biocarburants de troisième génération

IX. Production de bio-hydrogène

X. Production de bio-gaz (bio-méthane)

XI. Production de carburants de quatrième génération


Sébastien Leveneur-Bioc-MRIE5
Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol

5.3 Comparaison ETBE et carburants

5.4 Les éthers-carburants

5.5 Butanol

5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol

5.7 Etude de cas

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol

5.3 Les éthers-carburants

5.4 Ethanol, ETBE, carburants

5.5 Butanol

5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol Ethanol Essence (standard)


Masse molaire (g/mol) 46,07 102,5
C (%
5.3 Les poids)
éthers-carburants 52,2 86,5
H (% poids) 13,1 13,5
5.4 Ethanol, ETBE, carburants
O (% poids) 34,7 0
Masse volumique (kg/m3) 794 735-760
5.5 Butanol
Chaleur latente de vaporisation (kJ/kg) 854 289
Point d'ébulition (°C) 78,4 30-190
5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol
Pouvoir calorifique inférieur massique (kJ/kg) 26805 42690
Pouvoir calorifique inférieur volumique (kJ/l) 21285 32020
Rapport stoechiométrique 8,95 14,5
RON 111 95
MON 92 85

Phase gaz (liquid en gaz)


Pas d’auto-détonation
Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
Qu’est ce qu’un biocarburant?

Diagram with the main byproducts of petroleum


Hernandez et al., The battle for the “green” polymer. Different approaches for biopolymer synthesis:
bioadvantaged vs. Bioreplacement, Org. Biomol. Chem., 2014, 12, 2834–2849
Leveneur_BIOC_MRIE5 7
Qu’est ce qu’un biocarburant?

20-30 % Alcanes
5 % Cycloalcanes
30-45 % hydrocarbures aromatiques

Diagram with the main byproducts of petroleum


Hernandez et al., The battle for the “green” polymer. Different approaches for biopolymer synthesis:
bioadvantaged vs. Bioreplacement, Org. Biomol. Chem., 2014, 12, 2834–2849
Leveneur_BIOC_MRIE5 8
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol Ethanol Essence (standard)


Masse molaire (g/mol) 46,07 102,5
C (%
5.3 Les poids)
éthers-carburants 52,2 86,5
H (% poids) 13,1 13,5
5.4 Ethanol, ETBE, carburants
O (% poids) 34,7 0
Masse volumique (kg/m3) 794 735-760
5.5 Butanol
Chaleur latente de vaporisation (kJ/kg) 854 289
Point d'ébulition (°C) 78,4 30-190
5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol
Pouvoir calorifique inférieur massique (kJ/kg) 26805 42690
Pouvoir calorifique inférieur volumique (kJ/l) 21285 32020
Rapport stoechiométrique 8,95 14,5
RON 111 95
MON 92 85

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol Ethanol Essence (standard)


Masse molaire (g/mol) 46,07 102,5
C (%
5.3 Les poids)
éthers-carburants 52,2 86,5
H (% poids) 13,1 13,5
5.4 Ethanol, ETBE, carburants
O (% poids) 34,7 0
Masse volumique (kg/m3) 794 735-760
5.5 Butanol
Chaleur latente de vaporisation (kJ/kg) 854 289
Point d'ébulition (°C) 78,4 30-190
5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol
Pouvoir calorifique inférieur massique (kJ/kg) 26805 42690
Pouvoir calorifique inférieur volumique (kJ/l) 21285 32020
Rapport stoechiométrique 8,95 14,5
RON 111 95
MON 92 85

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol


Ethanol Essence (standard)
Masse molaire (g/mol) 46,07 102,5
5.3 Les éthers-carburants
C (% poids) 52,2 86,5
H (%ETBE,
5.4 Ethanol, poids) carburants 13,1 13,5
O (% poids) 34,7 0
Masse volumique (kg/m3)
5.5 Butanol 794 735-760
Chaleur latente de vaporisation (kJ/kg) 854 289
5.6 Transformation par voie
Point d'ébulition (°C)chimique de l’éthanol 78,4 30-190
Pouvoir calorifique inférieur massique (kJ/kg) 26805 42690
Pouvoir calorifique inférieur volumique (kJ/l) 21285 32020
Rapport stoechiométrique 8,95 14,5
*Indice
RON
d’octane 95 : le carburant se comporte 111
du point 95
de vue de
l’auto-allumage
MON comme un mélange de 95% 92 d’iso-octane
85 (qui ne
détonne pas) et 5 % d’heptane (qui détonne).
*Si un carburant à faible indice d’octane : risque de s’enflammer
spontanément (cliquetis) Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.1 Comparaison Ethanol et carburants

Lors de la combustion, l’addition de 5 à 10 % d’éthanol dans les essences :

-Réduit les émissions de CO et d’hydrocarbures imbrûlés jusqu’à 15 %,


-Tend à accroître les NOx…,
-Accroît significativement les émissions d’aldéhyde et notamment d’acétaldéhyde,
-Accroît les risques d’encrassement des soupapes d’admission….,
- Accroît les émissions par évaporation

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol

5.3 Comparaison ETBE et carburants

5.4 Les éthers-carburants

5.5 Butanol

5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol

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5.2 Production d’éthanol

5.2.1 Fermentation éthanolique

5.2.2 Extraction

5.2.3 Effluent et coproduit

5.2.4 Schéma des procédés

5.2.5 Amélioration potentielle de la production d’éthanol

5.2.6 Aspect économique

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5.2 Production d’éthanol

5.2.1 Fermentation éthanolique

5.2.2 Extraction

5.2.3 Effluent et coproduit

5.2.4 Schéma des procédés

5.2.5 Bilan énergétique

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation éthanolique

-Hydratation de l’éthylène de moins en moins courant


-Exploitée VI avant J.C
-1815 : Rendement de Gay-Lussac
C6H12O6 → 2 C2H5OH + 2 CO2
51,1 kg d’éthanol pour 100 kg de glucose
-1850 : Cagniard-Latour relie la production de l’éthanol au développement
des microorganismes
-1857 : Pasteur précise et quantifie les processus fermentaires anaérobies.
-Echelle industrielle : 90-92 % de rendement théorique

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation éthanolique

-Hydratation de l’éthylène de moins en moins courant


-Exploitée avant VI J.C
-1815 : Rendement de Gay-Lussac
C6H12O6 → 2 C2H5OH + 2 CO2
51,1 kg d’éthanol pour 100 kg de glucose
-1850 : Cagniard-Latour relie la production de l’éthanol au développement
des microorganismes
-1857 : Pasteur précise et quantifie les processus fermentaires anaérobies.
-Echelle industrielle : 90-92 % de rendement théorique

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation éthanolique
Microorganismes : Levure et bactérie
-Saccharomyces (genre) : cerevisiae, carlsbergensis, bayanus, uvarum
- Tolérantes à de fortes concentrations en éthanol 10-12 % en volume
- Ne sont pas inhibées par des teneurs élevées en sucres
- Stable à l’échelle industrielle
- Capable de se développer et de fermenter des sucres à des pH
acides [3-4]
- Facilement séparable par centrifugation ou filtration

- Levures amylolytiques : hydrolyse de l’amidon


peu productrice d’éthanol

-Souche bactérienne : Zymomonas mobilis


-Susceptibilité à la contamination par d’autres bactéries du fait de son
inaptitude à se développer à pH<5
-Faible rendement en éthanol
-Tolérance à l’alcool faible
-Séparation difficile (faible taille)

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation éthanoïque
Microorganismes : Levure et bactérie
-Saccharomyces (genre) : cerevisiae, carlsbergensis, bayanus, uvarum
- Tolérantes à de fortes concentrations en éthanol 10-12 % en volume
- Ne sont pas inhibés par des teneurs élevés en sucres
- Stable à l’échelle industrielle
- Capable de se développer et de fermenter des sucres à des pH
acides [3-4]
- Facilement séparable par centrifugation ou filtration

- Levures amylolytiques : hydrolyse de l’amidon


peu productrice d’éthanol

-Souche bactérienne : Zymomonas mobilis


-Susceptibilité à la contamination par d’autres bactéries du fait de son
inaptitude à se développer à pH<5
-Faible rendement en éthanol
-Tolérance à l’alcool faible
-Séparation difficile

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation éthanoïque
Microorganismes : Levure et bactérie
-Saccharomyces (genre) : cerevisiae, carlsbergensis, bayanus, uvarum
- Tolérantes à de fortes concentrations en éthanol 10-12 % en volume
- Ne sont pas inhibés par des teneurs élevés en sucres
- Stable à l’échelle industrielle
- Capable de se développer et de fermenter des sucres à des pH
acides [3-4]
- Facilement séparable par centrifugation ou filtration

- Levures amylolytiques : hydrolyse de l’amidon


peu productrice d’éthanol

-Souche bactérienne : Zymomonas mobilis


-Susceptibilité à la contamination par d’autres bactéries du fait de son
inaptitude à se développer à pH<5
-Faible rendement en éthanol
-Tolérance à l’alcool faible
-Séparation difficile

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes sucrières

PULPES

Lavage Sirops
Betterave sucrière Jus sucrés Concentration
Diffusion de sucre

Fermentation éthanolique

Canne à sucre Broyage Jus sucrés Concentration


Pressage (Vesou)

BAGASSES Distillation VINASSES

Déshydratation

ETHANOL A 99,8 %

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes sucrières
Raffinerie du sucre

Boues

Jus sucrés

Sirops Cristallisation
Epuration FILTRATION de sucre
(séparation liquide/solide)

Jus sucrés Ecumes

SUCRE

MELASSE

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes sucrières

PULPES
Raffinerie Mélasses
du sucre
Lavage Sirops
Betterave sucrière Jus sucrés Concentration
Diffusion de sucre

Fermentation éthanolique

Canne à sucre Broyage Jus sucrés Concentration


Pressage

BAGASSES Distillation VINASSES

Déshydratation

ETHANOL A 99,8 %

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes sucrières

PULPES
Raffinerie Mélasses
du sucre
Lavage Sirops
Betterave sucrière Jus sucrés Concentration
Diffusion de sucre

Fermentation éthanolique

Canne à sucre Broyage Jus sucrés Concentration


Pressage

BAGASSES Distillation VINASSES

Déshydratation

ETHANOL A 99,8 %

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédésGreat Molasses Flood
Boston 1919
Production d’éthanol ex plantes sucrières

PULPES
Raffinerie Mélasses
du sucre
Lavage Sirops
Betterave sucrière Jus sucrés Concentration
Diffusion de sucre

Fermentation éthanolique

Canne à sucre Broyage Jus sucrés Concentration


Pressage

BAGASSES Distillation VINASSES

Déshydratation

ETHANOL A 99,8 %

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes sucrières

PULPES
Raffinerie Mélasses
du sucre
Lavage Sirops
Betterave sucrière Jus sucrés Concentration
Diffusion de sucre

Fermentation éthanolique

Canne à sucre Broyage Jus sucrés Concentration


Pressage

BAGASSES Distillation VINASSES

Déshydratation

ETHANOL A 99,8 %

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation

Paramètres influençant la fermentation


Concentration en EtOH
Température
O2 : micro-aération favorise le développement des
microorganismes
Eléments minéraux : croissance, maintenance…azote, phosphore,
potassium,….

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation

Un fermenteur en mode fermé pour la production d’éthanol à


partir de jus de canne à sucre et de mélasse

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation

Procédés qui a longtemps été en fermé ou semifermé


Faible capacité de production
Fonctionnement par intermittence essentiellement pour le
traitement de la mélasse (3-4 mois/an)
Temps de fermentation long

Procédés en continu avec intégration : production de cellules,


éthanol, distillation…

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation
Etape de fermentation : Procédés en cascade

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation
Etape de fermentation : Procédés en cascade

AMIDON

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation
Etape de fermentation : Procédés en cascade Faible part de
l’hydrolysat qui
alimente les pré-
fermenteurs pour la
production de
1/3 cellules fraîches

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation
Etape de fermentation : Procédés en cascade Faible part de
l’hydrolysat qui
alimente les pré-
fermenteurs pour la
production de
1/3 cellules fraîches

2/3

« micro-aération »
CO2 dégagé est orienté dans les derniers réacteurs

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5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation
Etape de fermentation : Procédés en cascade Faible part de
l’hydrolysat qui
alimente les pré-
« micro-aération » fermenteurs pour la
production de
1/3 cellules fraîches

2/3

Dans les 2 premiers


réacteurs, la
transformation du CO2 dégagé est orienté dans les derniers réacteurs pour
sucre n’est pas homogénéiser le milieu et éviter le dépôt de levures
totale.
Augmentation de la
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productivité
5.2 Production d’éthanol
5.2.1 Fermentation
Etape de fermentation : Procédés en cascade

10 % vol. Etoh

4 % vol. Etoh

Processus exothermique : 1,2 MJ/kg d’éthanol produit


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5.2 Production d’éthanol

5.2.1 Fermentation éthanoïque

5.2.2 Extraction

5.2.3 Effluent et coproduit

5.2.4 Schéma des procédés

5.2.5 Bilan énergétique

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5.2 Production d’éthanol
5.2.2 Extraction de l’éthanol
Distillation

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5.2 Production d’éthanol
5.2.2 Extraction de l’éthanol
Distillation

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5.2 Production d’éthanol
5.2.2 Extraction de l’éthanol

Pressure Swing
Adsorption

Adsorption
modulée en
pression

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5.2 Production d’éthanol

5.2.1 Fermentation éthanoïque

5.2.2 Extraction

5.2.3 Effluent et coproduit

5.2.4 Schéma des procédés

5.2.5 Bilan énergétique

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5.2 Production d’éthanol
5.2.3 Les effluents et co-produits

Pulpes sèches : alimentation animale


1 tonne de betterave : 70 kg d’éthanol + 54,4 kg de pulpes sèches

Vinasses : effluent riche en sel et matières organiques non-


fermentescible en éthanol
Ces effluents peuvent être répandues sur les terres agricoles ou
valorisés en méthane.

Bagasse : unité de cogénération

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5.2 Production d’éthanol

5.2.1 Fermentation éthanoïque

5.2.2 Extraction

5.2.3 Effluent et coproduit

5.2.4 Schéma des procédés

5.2.5 Bilan énergétique

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes sucrières

PULPES Sucre
Raffinerie Mélasses
du sucre
Lavage Sirops
Betterave sucrière Jus sucrés Concentration
Diffusion de sucre

Fermentation éthanolique

Canne à sucre Broyage Jus sucrés Concentration


Pressage

BAGASSES Distillation VINASSES

Déshydratation

ETHANOL A 99,8 %

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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes amylacées Plusieurs produits
CEREALES

TREMPAGE
HUILE
EXTRACTION DE GERME&FIBRES

FIBRES
EXTRACTION DES PROTEINES

LIQUEFACTION-SACCHARIFACATION Gluten
Corn gluten meal
FERMENTATION

DISTILLATION DESHYDRATATION

CONCENTRATION
& SECHAGE DES EFFLUENTS
BIO ETHANOL A 99,8 %
CORN GLUTEN FEED

Production d’éthanol à partir de wet milling ou voie humide


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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes amylacées
CEREALES

NETTOYAGE-BROYAGE

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION

FERMENTATION

DISTILLATION

SEPARATION DES DRECHES

CONCENTRATION
DES VINASSES

SECHAGE DES D.D.G.S GRANULATION

D.D.G.S.
Drêches riches en protéines

Production d’éthanol à partir de dry milling ou voie sèche


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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes amylacées
CEREALES

NETTOYAGE-BROYAGE

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION

VINASSES RECYCLEES FERMENTATION

DISTILLATION

SEPARATION DES DRECHES

CONCENTRATION
DES VINASSES

SECHAGE DES D.D.G.S GRANULATION

D.D.G.S.
Drêches riches en protéines

Production d’éthanol à partir de dry milling ou voie sèche


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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes amylacées
CEREALES

NETTOYAGE-BROYAGE

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION CO2 LIQUIFIE

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION

VINASSES RECYCLEES FERMENTATION TRAITEMENT CO2

DISTILLATION DESHYDRATATION

SEPARATION DES DRECHES

CONCENTRATION BIO ETHANOL A 99,8 %


DRECHES
DES VINASSES

SECHAGE DES D.D.G.S GRANULATION

D.D.G.S.
Drêches riches en protéines

Production d’éthanol à partir de dry milling ou voie sèche


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5.2 Production d’éthanol
5.2.4 Schéma des procédés
Production d’éthanol ex plantes amylacées
CEREALES

NETTOYAGE-BROYAGE

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION CO2 LIQUIFIE

LIQUEFACTION-SACCHARIFICATION
Procédé par voie humide : production éthanol associée
FERMENTATION TRAITEMENT CO2
à d’autres produits (huiles, gluten et fibre)
VINASSES RECYCLEES

DISTILLATION DESHYDRATATION
Procédé par voie sèche : production éthanol + drêche
SEPARATION DES DRECHES

CONCENTRATION BIO ETHANOL A 99,8 %


DRECHES
DES VINASSES

SECHAGE DES D.D.G.S GRANULATION

Distillers Grains with Solubles D.D.G.S.


Drêches riches en protéines

Production d’éthanol à partir de dry milling ou voie sèche


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5.2 Production d’éthanol

5.2.1 Fermentation éthanoïque

5.2.2 Extraction

5.2.3 Effluent et coproduit

5.2.4 Schéma des procédés

5.2.5 Amélioration potentielle de la production d’éthanol

5.2.6 Aspect économique

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5.2 Production d’éthanol
5.2.5 Amélioration potentielle de la production d’éthanol

Prétraitement des produits amylacés

Fermentation éthanolique

Amélioration des performances énergétiques

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5.2 Production d’éthanol
5.2.5 Amélioration potentielle de la production d’éthanol

Prétraitement des produits amylacés


-Nouvelles enzymes capables de travailler à haute température (>60°C) et
diminuer les risques de contamination de la solution sucrée

Fermentation éthanolique

Amélioration des performances énergétiques

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5.2 Production d’éthanol
5.2.5 Amélioration potentielle de la production d’éthanol

Prétraitement des produits amylacés


-Nouvelles enzymes capables de travailler à haute température (>60°C) et
diminuer les risques de contamination de la solution sucrée

Fermentation éthanolique
Rechercher de levures pour augmenter le rendement en éthanol
Recherche de levures thermo-tolérantes

Amélioration des performances énergétiques

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5.2 Production d’éthanol
5.2.5 Amélioration potentielle de la production d’éthanol

Prétraitement des produits amylacés


-Nouvelles enzymes capables de travailler à haute température (>60°C) et
diminuer les risques de contamination de la solution sucrée

Fermentation éthanolique
Rechercher de levures pour augmenter le rendement en éthanol
Recherche de levures thermo-tolérantes

Amélioration des performances énergétiques


Optimiser l’intégration des différentes étapes du procédé

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5.2 Production d’éthanol

5.2.1 Fermentation éthanoïque

5.2.2 Extraction

5.2.3 Effluent et coproduit

5.2.4 Schéma des procédés

5.2.5 Amélioration potentielle de la production d’éthanol

5.2.6 Aspect économique

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FR Fonds de roulement

I8 Frais de démarrage

Capital amortissable CAAM


I7 Intérêts intercalaires
I6 Charges initiales
I5 Frais de contracteur

Capital fixe CFIX


I4 Stock de pièces de rechange

Investissements unités
I3 Engineering
Services généraux et
I2
stockages
Investissements en
I1 limites des unités de
fabrication
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Eléments de calcul
• II. Les coûts opératoires « operating cost »

• C’est l’ensemble des sommes pour faire financer l’outil industriel. On distingue
trois grandes rubriques :

– Charges variables (« variables charges or costs ») : résultats des bilans


matières et énergétiques
– Charges fixes (« fixed charges or costs ») : ne dépendent pas de la quantité
produite.
– Main d’œuvre opératoire (« labor ») : les opérateurs sont difficiles à classer
dans les deux catégories précédentes.

Attention, la main d’œuvre désigne les opérateurs postés.

Le personnel d’entretien, des services généraux et administratifs est


comptabilisé dans les charges fixes.
Frais généraux et de siège

Charges fixes
Taxes et assurances
Entretien
Frais financiers

Provision pour amortissement

Main-d'œuvre

Frais opératoires
Frais divers

Charges variables
Utilités : vapeur, électricité,
combustible…
Produits
Sous produits
chimiques

Matières premières

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5.2 Production d’éthanol

Coût de production ($/l) d‘éthanol à partir de la betterave et du blés en


Allemagne

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5.2 Production d’éthanol

Coût de production d’éthanol en 2002 sur 21 usines utilisant la voie sèche

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5.2 Production d’éthanol

Effet du volume de production sur le Effet du volume de production sur le


coût opératoire pour la production coût opératoire pour la production
d’éthanol par la voie sèche d’éthanol par la voie humide

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol

5.3 Les éthers-carburants

5.4 Les éthers-carburants

5.5 Butanol

5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

Années 1980 : Succès du développement du MTBE (Méthyl Tertio Butyl Ether) dans les
mélanges d’essence
Introduit dans les essences reformulées sans plomb à partir de 1985 aux EUA.

1990 : Clean Air Act Amendments imposent l’addition de composés oxygénés aux
essences dans les régions où les teneurs en CO et O3 dans l’atmosphère sont
supérieures aux normes

Le MTBE possède un indice d’octane élevé (118), son incorporation se traduit par la
réduction de certains polluants dans les émissions des moteurs.

Le programme Auto-Oil américain a montré que l’addition de 15 % de MTBE :


- ↓10 % de CO,
- ↓ 5 % d’hydrocarbures imbrûlées,
- ↓ 15 % de rejet de benzène et de 1,3-butadiène
- ↑25 % des émissions de formaldéhyde.
Pas d’observation sur les NOx et peu d’effet sur le potentiel de formation d’O3.
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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

2003-2004 : bannissement progressif du MTBE


Pollution progressive des ressources en eau portable provoquée par des fuites
accidentelles.
MTBE se diffuse rapidement, hautement soluble (48 g/l), détectable olfactivement à
faible concentration (2 μg/l) et peu biodégradable.
Estimation des coût de dépollution : 20 à 30 milliards de dollar.

Peut on avoir les mêmes avantages avec l’ETBE ?

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

2003-2004 : bannissement progressif du MTBE Ethanol Essence (standard) ETBE


Masse molaire
Pollution (g/mol) des ressources en eau portable
progressive 46,07 provoquée 102,5
par des fuites 102
accidentelles.
C (% poids) 52,2 86,5 70,6
MTBE se diffuse rapidement, hautement soluble
H (% poids) (48 g/l), détectable
13,1 13,5 olfactivement
13,7à
faible concentration (2 μg/l) et peu biodégradable.
O (% poids) 34,7 0 15,7
Estimation des coût
Masse volumique de dépollution : 20 à 30 milliards
(kg/m3) 794 de dollar. 735-760 750
Chaleur latente de vaporisation (kJ/kg) 854 289 321
Peut
Pointon avoir les
d'ébulition mêmes avantages avec l’ETBE
(°C) ?
78,4 30-190 72,8
Pouvoir calorifique inférieur massique (kJ/kg) 26805 42690 35880
Pouvoir calorifique inférieur volumique (kJ/l) 21285 32020 26910
Rapport stoechiométrique 8,95 14,5 12,1
RON 111 95 117
MON 92 85 101

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Adjonction d’ETBE présente des avantages par rapport à l’éthanol


-Pression de vapeurs des mélanges à base d’ETBE est maintenue voire
légèrement réduite,
-Phénomènes de démixtion en présence d’eau sont inexistants,
-Compatibilité avec les matériaux ne pose aucun problème,
-ETBE possède les mêmes avantages que l’éthanol en terme de gain d’indice
d’octane

❑ D’après les études menées par l’IFP :


-Réduction de CO de 5 à 15%,
-Réduction des hydrocarbures imbrûlés de 3 à 15%,
-Léger accroissement des NOx de 2 à 5 %,
-Comme pour l’éthanol, un accroissement significatif des émissions d’aldéhydes

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Différents éthers peuvent être utilisés ETBE


MTBE : Méthyl tert-butyl éther MTBE TAME
ETBE : Ethyl tert-butyl éther
TAME : Tert-Amyl Methyl Ether
TAEE : Tert-Amyl Ethyl Ether
DIPE : DiisoPropyl Ether
TAEE DIPE
❑ MTBE est le plus utilisé
Produit de la pétrochimie qui a connu la plus forte croissance ces dernières 25
années
1975 : Production de laboratoire ::::::: 1998 : 20 Mt/an

❑ Capacité de production du TAME est inférieure à 2 Mt/an

❑ Production d’ETBE est inférieure à 0,6 Mt/an

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Production de MTBE a débuté en Italie à la raffinerie de Ravenne

❑ Bannissement en Californie puis dans d’autres états de l’union bien que la toxicité
n’ait pas été démontré.

❑ L’UE, Russie, Chine et des pays du moyen orient continuent à admettre


l’introduction d’éther dans leur pool de carburants.

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Sources de matières premières pour la production d’éther-carburant

MTBE
Grande unité de production : 5 Mt/an
Unités situées de préférence à proximité des champs de production de gaz
Produits à partir de gaz naturel, transformé en gaz de synthèse et convertie en
méthanol

ETBE
Ethanol entrant dans la fabrication d’éther carburant est exclusivement d’origine
agricole

❑ Production d’éther se fait en présence d’alcool et d’hydrocarbures insaturés

Hydrocarbures contenus dans les coupes C4 et C5 issues du craquage


catalytique ou vapocraquage d’hydrocarbures plus lourds

Déshydrogénation de l’isobutane pour produire de l’isobutylène.

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.3 Les éthers-carburants

❑ Réaction d’éthérification
Henry Louis Le Chatelier (1850-1936)
-Réactions équilibrées et catalysées par les acides
-Loi de Le Châtelier : pour favoriser la production des éthers, il faut opérer avec
un excès d’alcool
-Addition d’alcool sur une oléfine est un processus exothermique
-MeOH est plus réactif qu’EtOH mais c’est la vitesse de formation du carbocation
qui dirige la réaction.

-A l’équilibre, la formation d’ETBE est défavorisée par rapport à celle du MTBE


-La conversion d’isobutylène est plus importante avec le méthanol

-L’expression de la constante de vitesse de la réaction d’éthérification fait


apparaître les effets négatifs de l’eau et de l’excès d’alcool

k0
k=
1 +  .Alcool +  .Eau 
a b

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Réaction d’éthérification

-Réactions équilibrées et catalysées par les acides


-Loi de Le Châtelier : pour favoriser la production des éthers, il faut opérer avec
un excès d’alcool
-Addition d’alcool sur une oléfine est un processus exothermique
-MeOH est plus réactif qu’EtOH mais c’est la vitesse de formation du carbocation
qui dirige la réaction.

-A l’équilibre, la formation d’ETBE est défavorisée par rapport à celle du MTBE


-La conversion d’isobutylène est plus importante avec le méthanol

-L’expression de la constante de vitesse de la réaction d’éthérification fait


apparaître les effets négatifs de l’eau et de l’excès d’alcool
Conversion de l'isobutène (% en poids)
k0
k=
Réacteur principal Réacteur + colonne catalytique
MTBE 1 +
97,5 . 
Alcool
a
+  .Eau
b
 99 
ETBE 89 95
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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Réactions secondaires

Méthanol
Obtenu à partir de gaz de synthèse, lui-même provenant du vaporeformage du
méthane
Obtenu avec une grande pureté
Seule impureté est le formiate d’éthyle et quelque ppm d’eau

Ethanol
Obtenu à partir de fermentation du glucose
Traces d’acide acétique et d’acétaldéhyde: composés doivent être inférieure à
150 ppm
Teneur en eau est primordiale : effet sur la cinétique et réagit sur l’isobutène pour
fournir de l’alcool tertiobutylique (TBA) solide à température ambiante

La concentration en TBA est limitée à 0,5% en poids dans le MTBE et de 1,5% en


poids pour l’ETBE.
LA teneur en eau dans l’alcool doit être inférieure à 3000 ppm

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Catalyseurs d’éthérification

Résine échange de cations : Bayer, Dow et Röhm&Hass


Bille de diamètre 0,2 à 1 mm
Instable pour des températures supérieures à 100°C
Durée de vie de 3 ans
En marche normale T°C = 80°C

CH 2 CH 2

+ -O 3S CH 2
H
n m

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Procédés d’éthérification

La plupart des unités d’ETBE sont des anciennes installation de MTBE


Transformation s’effectue facilement sans nouveaux investissements.

Unités de production sont précédées d’un lavage à l’eau de la charge


hydrocarbonée pour éliminer les impuretés basiques et les nitriles (poison du
catalyseur)

Alcool et charge hydrocarbonée (contenant l’isobutène) sont mélangés et traités


dans la section réactionnelle contenant la résine d’échangeuse de cations.

Les bailleurs de licence proposent diverses technologies :


> Axens/IFP : réacteur à chambre opérant en lit fixe
>UOP (Universal Oil Products) : réacteur à chambre opérant en lit fixe
avec pour ces deux bailleurs le recyclage d’effluents.

>SnamProgretti (devenuSAIPEM) : réacteurs multitubulaires

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Procédés d’éthérification

Les bailleurs de licence proposent diverses technologies :


> Axens/IFP : réacteur à chambre opérant en lit fixe
>UOP : réacteur à chambre opérant en lit fixe Composés Téb °C
avec pour ces deux bailleurs le recyclage d’effluents. MTBE 55,2
Méthanol 64,7
>Snam Progretti : réacteurs multitubulaires Isobutène -6.9

Stratégie : contrôler la température de la réaction pour éviter un emballement


thermique conduisant à la polymérisation incontrôlée des oléfines.

Design : Section réactionnelle est suivie par une colonne de distillation


(débutaniseur ou dépentaniseur) permettant de récupérer l’éther en fond de
colonne avec la pureté voulue et en tête les hydrocarbures avec l’alcool qui n’ont
pas réagi

Coupes légères d’hydrocarbures forment des azéotropes avec les alcools : les
alcools sont donc majoritaires en tête de colonne bien qu’ils aient un point
d’ébullition plus élevé.
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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.3 Les éthers-carburants

❑ Procédés d’éthérification

MTBE : la teneur en MeOH dans l’éther est de 1000 ppm du poids


ETBE : impossible d’avoir moins de 1 % d’éthanol dans l’éther

Plus la masse moléculaire de l’alcool est élevée plus la séparation sera facile

Page 109 important

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol

5.3 Les éthers-carburants

5.4 Les éthers-carburants

5.5 Butanol

5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

*Chao Jin, Mingfa Yao, Haifeng Liu, Chia-fon F. Lee, Jing Ji; Progress in the production and
application of n-butanol as a biofuel; Renewable and Sustainable Energy Reviews 15 (2011)
Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
4080– 4106
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

*Chao Jin, Mingfa Yao, Haifeng Liu, Chia-fon F. Lee, Jing Ji; Progress in the production and
application of n-butanol as a biofuel; Renewable and Sustainable Energy Reviews 15 (2011)
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4080– 4106
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

*Chao Jin, Mingfa Yao, Haifeng Liu, Chia-fon F. Lee, Jing Ji; Progress in the production and
application of n-butanol as a biofuel; Renewable and Sustainable Energy Reviews 15 (2011)
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4080– 4106
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Bien que les propriétés des 4 isomères sont différents, les principales applications sont les
mêmes: Solvants, nettoyant industriel et additifs

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Bien que les propriétés des 4 isomères sont différents, les principales applications sont les
mêmes: Solvants, nettoyant industriel et additifs
Tous ces isomères peuvent être produits à partir des matières fossiles
Biobutanol = n-butanol

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Pouvoir calorifique inférieur supérieur au méthanol et éthanol


La consommation de carburant sera plus faible et un meilleur
kilométrage sera obtenu

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Faible volatilité
Diminution des problèmes de vapor lock c’est-à-dire transformation en
gaz (problème dans le système de distribution)

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Moins de problème d’allumage


Chaleur de vaporisation du butanol est deux fois moins élevée que
l’éthanol
Moteur fonctionnant avec du butanol démarera plus facilement par
temps froid
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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Solubilité
Le butanol peut se solubiliser dans l’essence et diesel

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Sécurité
Faible pression de vapeur saturante et haut point éclair donc carbutant
plus sûr à haute température

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Fermentation de la biomasse
Mélange avec le diesel et l’essence
Faible production comparée à l’éthanol

Meilleur distribution
Moins corrosif que l’éthanol
Pas de phénomène de démixtion en présence d’eau

Pourrait être distribuer à travers les pipes


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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Biobutanol peut être produit à partir des mêmes matières premières que celle du
bioéthanol

Les unités de production de bioéthanol peuvent être remplacées par le biobutanol


(changement mineur dans les système de distillation et de fermentation)

PCI est toujours inférieure à celui des carburants fossiles.

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

1862 : Pasteur montre que le butanol est un produit de la conversion de l’acide


lactique.

1912-1916 : Production industrielle de butanol et d’acétone via la fermentation ABE


(acétone, éthanol et butanol).

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

1862 : Pasteur montre que le butanol est un produit de la conversion de l’acide


lactique. Clostridium acetobutylicium
1912-1916 : Production industrielle de butanol et d’acétone via la fermentation ABE
(acétone, éthanol et butanol).

solvant
Acides
organiques

Gaz

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

1862 : Pasteur montre que le butanol est un produit de la conversion de l’acide


lactique.

1912-1916 : Production industrielle de butanol et d’acétone via la fermentation ABE


(acétone, éthanol et butanol).

Depuis les années 1950 : Déclin de la fermentation ABE et le butanol est produit par
voie pétrochimique

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

1862 : Pasteur montre que le butanol est un produit de la conversion de l’acide


lactique.

1912-1916 : Production industrielle de butanol et d’acétone via la fermentation ABE


(acétone, éthanol et butanol).

Depuis les années 1950 : Déclin de la fermentation ABE et le butanol est produit par
voie pétrochimique

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

1862 : Pasteur montre que le butanol est un produit de la conversion de l’acide


lactique.

1912-1916 : Production industrielle de butanol et d’acétone via la fermentation ABE


(acétone, éthanol et butanol).

Depuis les années 1950 : Déclin de la fermentation ABE et le butanol est produit par
voie pétrochimique

1970 : Choc pétrolier >> éthanol


Non réalisation de la difficulté de distribution de l’éthanol et difficulté d’évaporation
Regain pour le biobutanol

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Production de biobutanol

BP et DuPont ont annoncé leur partenariat pour développer et commercialiser du


biobutanol et veulent construire une usine de capacité de 30 000 t de biobutanol/an
dans une ancienne usine fabricant du bioethanol.
Ils ont montré qu’on pourrait utiliser 10 % de biobutanol dans les essences.

Microorganismes : Clostridia (bactérie)

Toxicité de solvant : les cellules cessent toute activité en présence de 20 g/L de


solvant.

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

Production of butanol from different substrates using Clostridium beijerinckii

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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.4 Biobutanol*

The biorefinery concept used for ABE fermentation plants in Russia


major substrates and products are shown in bold boxes. Only the processes of the
biorefinery concept marked in bold print were realized.)
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5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération

5.1 Comparaison Ethanol et carburants

5.2 Procédés de production d’éthanol

5.3 Comparaison ETBE et carburants

5.4 Biobutanol

5.5 Transformation par voie chimique de l’éthanol


l
5.6 Transformation par voie chimique de l’éthanol

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.5 Transformation par voie chimique de l’éthanol

5.5.1 LA production d’hydrogène

Carburant susceptible d’alimenter une pile à combustible


Produit à partir d’hydrocarbures issus du gaz naturel, du GPL ou du naphta.
Hydrogène pourra être utilisé comme vecteur énergétique

5.5.1.1 Production d’hydrogène par vaporeformage de l’éthanol.

Vaporeformage est le procédé industriel le plus utilisé pour fabriquer l’hydrogène.

Traitement à la vapeur en présence d’un catalyseur spécifique conduisant à la


formation de gaz de synthèse

Chimie et mécanisme réactionnels du vaporeformage de l’éthanol

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.5 Transformation par voie chimique de l’éthanol

5.5.1 Les autres voies de transformation de l’éthanol

Oligomérisation directe de l’éthanol en hydrocarbures (Guerbet)

Conversion en éthylène

Conversion de l’éthanol en butadiène

Transformation en en butanol-1

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
Vision Anglo-Saxonne des coûts de production

Sébastien Leveneur-Evaleco-CFI4
Feedstocks and utilities
Operations (labor-related) (O)
Direct wages and benefits (DW&B) 35 $/operator.hour (operateur.heure)
Direct salaries and benefits 15 % of DW&B
Operating supplies and services 6 % of DW&B
Technical assistance to manufacturing 60000$/(opérateur/quart).an
Control laboratory 65000$/(opérateur/quart).an

Maintenance (M)
Wages and benefits (MW&B)
Fluid handling process 3,5 % du CTDC
Solids-fluids handling process 4,5 % du CTDC
Solids-handling process 5 % du CTDC
Salary and benefits 25 % of MW&B
Materials and services 100 % of MW&B
Maintenance overhead 5 % MW&B

Operating overhead
General plant overhead 7,1 % de M&O-SW&B
Mechnical department services 2,4 % de M&O-SW&B
Employee relations department
fixed capital investment 5,9 % de M&O-SW&B
Business services 7,4 % de M&O-SW&B

Sébastien Leveneur-Evaleco-CFI4
Feedstocks and utilities OPERATING COST
Operations (labor-related) (O)
Direct wages and benefits (DW&B) 35 $/operator.hour (operateur.heure)
Direct salaries and benefits 15 % of DW&B
Operating supplies and services 6 % of DW&B
Technical assistance to manufacturing 60000$/(opérateur/quart).an
Control laboratory 65000$/(opérateur/quart).an

Maintenance (M)
Wages and benefits (MW&B)
Fluid handling process 3,5 % du CTDC
Solids-fluids handling process 4,5 % du CTDC
Solids-handling process 5 % du CTDC
Salary and benefits 25 % of MW&B
Materials and services 100 % of MW&B
Maintenance overhead 5 % MW&B

Operating overhead
General plant overhead 7,1 % de M&O-SW&B
Mechnical department services 2,4 % de M&O-SW&B
Employee relations department 5,9 % de M&O-SW&B
Business services 7,4 % de M&O-SW&B

M&O-SW&B : maintenance and operations salary, wages and benefits


Sébastien Leveneur-Evaleco-CFI4
Feedstocks and utilities OPERATING COST
Operations (labor-related) (O)
Direct wages and benefits (DW&B) 35 $/operator.hour (operateur.heure)
Direct salaries and benefits 15 % of DW&B
Operating supplies and services 6 % of DW&B
Technical assistance to manufacturing 60000$/(opérateur/quart).an
Control laboratory 65000$/(opérateur/quart).an

Maintenance (M)
Wages and benefits (MW&B)
Fluid handling process 3,5 % du CTDC
Solids-fluids handling process 4,5 % du CTDC
Solids-handling process 5 % du CTDC
Salary and benefits 25 % of MW&B
Materials and services 100 % of MW&B
Maintenance overhead 5 % MW&B

Operating overhead
General plant overhead 7,1 % de M&O-SW&B
Mechnical department services 2,4 % de M&O-SW&B
Employee relations department 5,9 % de M&O-SW&B
Business services 7,4 % de M&O-SW&B

M&O-SW&B : maintenance and operations salary, wages and benefits


Sébastien Leveneur-Evaleco-CFI4
Operating overhead
OPERATING COST
General plant overhead 7,1 % de M&O-SW&B
Mechnical department services 2,4 % de M&O-SW&B
Employee relations department 5,9 % de M&O-SW&B
Business services 7,4 % de M&O-SW&B

Property taxes and insurance 2 % du CTDC

Depreciation
direct plant 8 % du (CTDC – 1.18. Calloc)
allocated plant 6 % de 1.18. Calloc
rental fees -
licensing fees -

Cost of manufacture (COM) SOMME

General expenses
Selling(or transfer) expense 3 % of sales
Direct research 4,8 % of sales
Allocated research 0,5 % of sales
Administrative expense 2 % of sales
Management incentive compensation 1,25 % of sales

TOTAL GENERAL EXPENSES (GE)


TOTAL PRODUCTION COST ( C ) COM+GE

Sébastien Leveneur-Evaleco-CFI4
Evaluation économique d’un projet

A. Notion de marge
B. Notion de point mort
C. Critères de rentabilités
D. Analyse d sensibilité

Sébastien Leveneur-Evaleco-CFI4
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

A ce moment du projet :

- Aucune difficulté technique ni technologique INSURMONTABLE


- Comparaison valeur du produit et coûts des matières premières sont favorables
- Première estimation des investissements ne semble pas exorbitant

EVALUATION ECONOMIQUE

- Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T


- Retour sur investissement : Return on investment R.O.I
- Bénéfice actualisé cumulé : Discounted cash flow D.C.F
- Taux de rentabilité interne : Internal rate of return
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

A la fin de l’année p :
Ap amortissement (Provision)
Vp recette
Dp dépense
a impôt
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

A la fin de l’année p :
Ap amortissement (Provision)
Vp recette
Dp dépense
a impôt

Marge Brute d’Autofinancement (M.B.A) ou Cash flow


MBA = (Vp-Dp)(1-a) + Ap

Somme qui revient dans la caisse de l’entreprise qui dispose d’une certaine liberté
d’affectation:

-amélioration directe de l’atelier


-Désendettement
-Dividendes pour les actionnaires
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

Le temps de retour sur l’investissement consiste à déterminer la date k à laquelle la somme


cumulée des premières M.B.A, assurera la récupération de notre mise de fonds initiales
(CAAM).

 (MBA)
1
p = I ou CAAM
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

Estimation grossière du temps de retour sur investissement:


- Récupération des seuls investissements (I) (Capital amortissable)
- Taux d’actualisation nul (valeurs prises à euro constant),
- Prix, en recettes et dépenses, constants dans le temps
- Amortissement linéaire
-valeur résiduelle nulle

Capital amortissab le I
P.O.T = k = =
M.B.A (V − D )(1 − a ) + A
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

Estimation grossière du temps de retour sur investissement:


- Récupération des seuls investissements (I) (Capital amortissable)
- Taux d’actualisation nul (valeurs prises en euros constantes),
- Prix, en recettes et dépenses, constants dans le temps
- Amortissement linéaire
-valeur résiduelle nulle

Capital amortissab le I
P.O.T = k = =
M.B.A (V − D )(1 − a ) + A
Règles empiriques:
Formule rapide mais optimiste car pas d’actualisation
Lors de plusieurs projets en concurrence, on retient celui avec la valeur la plus faible
Dans le cas d’un projet unique, on se base sur POT pour accepter ou rejeter le projet.
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

Estimation grossière du temps de retour sur investissement:


- Récupération des seuls investissements (I) (Capital amortissable)
- Taux d’actualisation nul (valeurs prises en euros constantes),
- Prix, en recettes et dépenses, constants dans le temps
- Amortissement linéaire
-valeur résiduelle nulle

Capital amortissab le I
P.O.T = k = =
M.B.A (V − D )(1 − a ) + A
Règles empiriques:
Formule rapide mais optimiste car pas d’actualisation
Lors de plusieurs projets en concurrence, on retient celui avec la valeur la plus faible
Dans le cas d’un projet unique, on se base sur POT pour accepter ou rejeter le projet.
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

Exemple
Soit le projet suivant
Investissement de 100 000 euros
MBA1 = 38 000, MBA2 = 50 000, MBA3 = 45 000, MBA4 = 40 000 et MBA5 =
20 000
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

Exemple
Soit le projet suivant
Investissement de 100 000 euros
MBA1 = 38 000, MBA2 = 50 000, MBA3 = 45 000, MBA4 = 40 000 et MBA5 =
20 000
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié : Pay Out Time P.O.T

Exemple
Soit le projet suivant
Investissement de 100 000 euros
MBA1 = 38 000, MBA2 = 50 000, MBA3 = 45 000, MBA4 = 40 000 et MBA5 =
20 000

(100000-88000) = 12000
12000/(45000/12) = 3,2 mois

Donc k = 2 ans et 3 mois


1 EUR = 1,3633 USD

1 EUR = 1,1680 USD

Sébastien Leveneur-TM-MRIE3
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Retour sur investissement: R.O.I

Le retour sur investissement (RSI ou rentabilité du capital investi), parfois appelé rendement ou
taux de rendement ou taux de profit, désigne un ratio financier qui mesure :
le montant d'argent gagné ou perdu par rapport à la somme initialement investie dans un
investissement.

R.O.I = R.S.I =
M.B.A *100
=
(V − D )(1 − a ) + A
*100
Capital amortissab le I
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Retour sur investissement: R.O.I

Le retour sur investissement (RSI ou rentabilité du capital investi), parfois appelé rendement ou
taux de rendement ou taux de profit, désigne un ratio financier qui mesure :
le montant d'argent gagné ou perdu par rapport à la somme initialement investie dans un
investissement.

R.O.I = R.S.I =
M.B.A *100
=
(V − D )(1 − a ) + A
*100
Capital amortissab le I
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Bénéfice actualisé cumulé : Discounted Cash Flow CF


Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Actualisation

Année 2001 Année 2012


1 000 000 euros 1 000 000 euros

-Inflation, érosion monétaire, dévaluation…etc


Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Actualisation
-La quantité d’argent P vaudra dans n années :

Valeur de P dans n années = P.(1 + i )


n

i : taux d' intérêt ou d' actualisat ion

-La valeur présente de P est de

Valeur de P dans n années


P=
(1 + i )n
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Actualisation

-Un décideur doit IMPERATIVEMENT trouver un moyen de comparer la possession


d’une somme S0 à l’instant zéro et d’une autre somme Sn , n années plus tard.

Sn
S0 =
(1 + i )n
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Actualisation

-Un décideur doit IMPERATIVEMENT trouver un moyen de comparer la possession


d’une somme S0 à l’instant zéro et d’une autre somme Sn , n années plus tard.

Sn
S0 =
(1 + i )n

-Le taux i qui, aux yeux du décideur, permet d’accorder la même valeur à Sn et S0.
-i est appellé taux d’actualisation du décideur
-Et 1/(1+i)n est appelé coefficient d’actualisation du décideur ou discount factor.
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Actualisation

-Un décideur doit IMPERATIVEMENT trouver un moyen de comparer la possession


d’une somme S0 à l’instant zéro et d’une autre somme Sn , n années plus tard.

Sn
S0 =
(1 + i )n

Ce taux i ressemble à un taux d’intérêt mais il en diffère par le fait que c’est le
décideur qui le fixe.

Seul le décideur peut fixer le taux de rentabilité minimum d’un investissement


industriel compte tenu de tous les aléas possibles.
DETERMINATION DU COEFFICIENT D’ACTUALISATION

Taux d’actualisation du décideur i


n 0,04 0,05 0,06 0,08 0,1 0,12 0,15 0,2 0,25 n
1 0,9615 0,9524 0,9434 0,9259 0,9091 0,8929 0,8696 0,8333 0,8 1
2 0,9246 0,907 0,89 0,8573 0,8264 0,7972 0,7561 0,6944 0,64 2
3 0,889 0,8638 0,8396 0,7938 0,7513 0,7118 0,6575 0,5787 0,512 3

N 4
5
0,8548
0,8219
0,8227
0,7835
0,7921
0,7473
0,735
0,6806
0,683
0,6209
0,6355
0,5674
0,5718
0,4972
0,4823
0,4019
0,4096
0,3277
4
5
6 0,7903 0,7462 0,705 0,6302 0,5645 0,5066 0,4323 0,3349 0,2621 6
o 7
8
0,7599
0,7307
0,7107
0,6768
0,6651
0,6274
0,5835
0,5403
0,5132
0,4665
0,4523
0,4039
0,3759
0,3269
0,2701
0,2326
0,2097
0,1678
7
8
m 9
10
0,7026
0,6756
0,6446
0,6139
0,5919
0,5584
0,5002
0,4632
0,4241
0,3855
0,3606
0,322
0,2843
0,2472
0,1938
0,1615
0,1342
0,1074
9
10
11 0,6496 0,5847 0,5268 0,4289 0,3505 0,2875 0,2149 0,1346 0,0859 11
b 12 0,6246 0,5568 0,497 0,3971 0,3186 0,2567 0,1869 0,1122 0,0687 12
13 0,6006 0,5303 0,4688 0,3677 0,2897 0,2292 0,1625 0,0935 0,055 13
re 14
15
0,5775
0,5553
0,5051
0,481
0,4423
0,4173
0,3405
0,3152
0,2633
0,2394
0,2046
0,1827
0,1413
0,1229
0,0779
0,0649
0,044
0,0352
14
15
16 0,5339 0,4581 0,3936 0,2919 0,2176 0,1631 0,1069 0,0541 0,0281 16
17 0,5134 0,4363 0,3714 0,2703 0,1978 0,1456 0,0929 0,0451 0,0225 17
18 0,4936 0,4155 0,3503 0,2502 0,1799 0,13 0,0808 0,0376 0,018 18
d 19
20
0,4746
0,4564
0,3957
0,3769
0,3305
0,3118
0,2317
0,2145
0,1635
0,1486
0,1161
0,1037
0,0703
0,0611
0,0313
0,0261
0,0144
0,0115
19
20
’a 21
22
0,4388
0,422
0,3589
0,3419
0,2942
0,2775
0,1987
0,1839
0,1351
0,1228
0,0926
0,0826
0,0531
0,0462
0,0217
0,0181
0,0092
0,0074
21
22
23 0,4057 0,3256 0,2618 0,1703 0,1117 0,0738 0,0402 0,0151 0,0059 23
n 24 0,3901 0,3101 0,247 0,1577 0,1015 0,0658 0,0349 0,0126 0,0047 24
25 0,3751 0,2953 0,233 0,146 0,0923 0,0588 0,0304 0,0105 0,0038 25
n 26
27
0,3607
0,3468
0,2812
0,2678
0,2198
0,2074
0,1352
0,1252
0,0839
0,0763
0,0525
0,0469
0,0264
0,023
0,0087
0,0073
0,003
0,0024
26
27

é 28
29
0,3335
0,3207
0,2551
0,2429
0,1956
0,1846
0,1159
0,1073
0,0693
0,063
0,0419
0,0374
0,02
0,0174
0,0061
0,0051
0,0019
0,0015
28
29
30 0,3083 0,2314 0,1741 0,0994 0,0573 0,0334 0,0151 0,0042 0,0012 30
e 31
32
0,2965
0,2851
0,2204
0,2099
0,1643
0,155
0,092
0,0852
0,0521
0,0474
0,0298
0,0266
0,0131
0,0114
0,0035
0,0029
0,001
0,0008
31
32
s 33
34
0,2741
0,2636
0,1999
0,1904
0,1462
0,1379
0,0789
0,073
0,0431
0,0391
0,0238
0,0212
0,0099
0,0086
0,0024
0,002
0,0006
0,0005
33
34
35 0,2534 0,1813 0,1301 0,0676 0,0356 0,0189 0,0075 0,0017 0,0004 35
36 0,2437 0,1727 0,1227 0,0626 0,0323 0,0169 0,0065 0,0014 0,0003 36
37 0,2343 0,1644 0,1158 0,058 0,0294 0,0151 0,0057 0,0012 0,0003 37
38 0,2253 0,1566 0,1092 0,0537 0,0267 0,0135 0,0049 0,001 0,0002 38
39 0,2166 0,1491 0,1031 0,0497 0,0243 0,012 0,0043 0,0008 0,0002 39
DETERMINATION DU COEFFICIENT D’ACTUALISATION

Taux d’actualisation du décideur i


n 0,04 0,05 0,06 0,08 0,1 0,12 0,15 0,2 0,25 n
1
1
2
0,9615
0,9246
0,9524
0,907
0,9434
0,89
0,9259
0,8573
0,9091
0,8264
0,8929
0,7972
0,8696
0,7561
0,8333
0,6944
0,8
0,64
1
2
(1+ i)n
3 0,889 0,8638 0,8396 0,7938 0,7513 0,7118 0,6575 0,5787 0,512 3

N 4
5
0,8548
0,8219
0,8227
0,7835
0,7921
0,7473
0,735
0,6806
0,683
0,6209
0,6355
0,5674
0,5718
0,4972
0,4823
0,4019
0,4096
0,3277
4
5
6 0,7903 0,7462 0,705 0,6302 0,5645 0,5066 0,4323 0,3349 0,2621 6
o 7
8
0,7599
0,7307
0,7107
0,6768
0,6651
0,6274
0,5835
0,5403
0,5132
0,4665
0,4523
0,4039
0,3759
0,3269
0,2701
0,2326
0,2097
0,1678
7
8
m 9
10
0,7026
0,6756
0,6446
0,6139
0,5919
0,5584
0,5002
0,4632
0,4241
0,3855
0,3606
0,322
0,2843
0,2472
0,1938
0,1615
0,1342
0,1074
9
10
11 0,6496 0,5847 0,5268 0,4289 0,3505 0,2875 0,2149 0,1346 0,0859 11
b 12 0,6246 0,5568 0,497 0,3971 0,3186 0,2567 0,1869 0,1122 0,0687 12
13 0,6006 0,5303 0,4688 0,3677 0,2897 0,2292 0,1625 0,0935 0,055 13
re 14
15
0,5775
0,5553
0,5051
0,481
0,4423
0,4173
0,3405
0,3152
0,2633
0,2394
0,2046
0,1827
0,1413
0,1229
0,0779
0,0649
0,044
0,0352
14
15
16 0,5339 0,4581 0,3936 0,2919 0,2176 0,1631 0,1069 0,0541 0,0281 16
17 0,5134 0,4363 0,3714 0,2703 0,1978 0,1456 0,0929 0,0451 0,0225 17
18 0,4936 0,4155 0,3503 0,2502 0,1799 0,13 0,0808 0,0376 0,018 18
d 19
20
0,4746
0,4564
0,3957
0,3769
0,3305
0,3118
0,2317
0,2145
0,1635
0,1486
0,1161
0,1037
0,0703
0,0611
0,0313
0,0261
0,0144
0,0115
19
20
’a 21
22
0,4388
0,422
0,3589
0,3419
0,2942
0,2775
0,1987
0,1839
0,1351
0,1228
0,0926
0,0826
0,0531
0,0462
0,0217
0,0181
0,0092
0,0074
21
22
23 0,4057 0,3256 0,2618 0,1703 0,1117 0,0738 0,0402 0,0151 0,0059 23
n 24 0,3901 0,3101 0,247 0,1577 0,1015 0,0658 0,0349 0,0126 0,0047 24
25 0,3751 0,2953 0,233 0,146 0,0923 0,0588 0,0304 0,0105 0,0038 25
n 26
27
0,3607
0,3468
0,2812
0,2678
0,2198
0,2074
0,1352
0,1252
0,0839
0,0763
0,0525
0,0469
0,0264
0,023
0,0087
0,0073
0,003
0,0024
26
27

é 28
29
0,3335
0,3207
0,2551
0,2429
0,1956
0,1846
0,1159
0,1073
0,0693
0,063
0,0419
0,0374
0,02
0,0174
0,0061
0,0051
0,0019
0,0015
28
29
30 0,3083 0,2314 0,1741 0,0994 0,0573 0,0334 0,0151 0,0042 0,0012 30
e 31
32
0,2965
0,2851
0,2204
0,2099
0,1643
0,155
0,092
0,0852
0,0521
0,0474
0,0298
0,0266
0,0131
0,0114
0,0035
0,0029
0,001
0,0008
31
32
s 33
34
0,2741
0,2636
0,1999
0,1904
0,1462
0,1379
0,0789
0,073
0,0431
0,0391
0,0238
0,0212
0,0099
0,0086
0,0024
0,002
0,0006
0,0005
33
34
35 0,2534 0,1813 0,1301 0,0676 0,0356 0,0189 0,0075 0,0017 0,0004 35
36 0,2437 0,1727 0,1227 0,0626 0,0323 0,0169 0,0065 0,0014 0,0003 36
37 0,2343 0,1644 0,1158 0,058 0,0294 0,0151 0,0057 0,0012 0,0003 37
38 0,2253 0,1566 0,1092 0,0537 0,0267 0,0135 0,0049 0,001 0,0002 38
39 0,2166 0,1491 0,1031 0,0497 0,0243 0,012 0,0043 0,0008 0,0002 39
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Actualisation

-Investissement total
à t=0, Itotal = (Capital amortissable) 0 + (Fond de roulement)0
I0 + f0

à l’année n, on récupére Ir : valeur résiduelle des installations et on


récupère le fond de roulement fn
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Actualisation

-Investissement total
à t=0, Itotal = (Capital amortissable) 0 + (Fond de roulement)0
I0 + f0

à l’année n, on récupére Ir : valeur résiduelle des installations et on


récupère le fond de roulement fn

-Si on calcule à l’année n


sans actualisat ion I total = I 0 + f 0 − I r − f 0

1 1
avec actualisat ion I total = I 0 + f 0 − I r * − f0 *
(1 + i )n
(1 + i )n
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Bénéfice actualisé cumulé : Discounted Cash Flow CF

C’est la SOMME ALGEBRIQUE de toutes les sommes mises en jeu, prises à leur VALEUR
ACTUELLE

Bact = −I 0 − f 0 + 
n
(VP − DP )(1 − a ) + AP + I * 1 + f * 1
p =1 (1 + i ) p r
(1 + i )n 0
(1 + i )n

n (M.B.A) p  1  1 
= −  I 0 − I r * + f 0 * 1 − 
n 
p =1 (1 + i ) p
 (1 + i )n
 (1 + i )  
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Bénéfice actualisé cumulé : Discounted Cash Flow CF

C’est la SOMME ALGEBRIQUE de toutes les sommes mises en jeu, prises à leur VALEUR
ACTUELLE

Bact = −I 0 − f 0 + 
n
(VP − DP )(1 − a ) + AP + I * 1 + f * 1
p =1 (1 + i ) p r
(1 + i )n 0
(1 + i )n

n (M.B.A) p  1  1 
= −  I 0 − I r * + f 0 * 1 − 
n 
p =1 (1 + i ) p
 (1 + i )n
 (1 + i )  
-Remarque Si M.B.A est constant alors

n (M.B.A) p n
1
 (1 + i )
p =1
p
= M.B.A * 
p =1 (1 + i )
p

Β Capitalized cost factor


DETERMINATION DU COEFFICIENT β
Taux d’actualisation du décideur i
n 0,04 0,05 0,06 0,08 0,1 0,12 1,15 0,2 0,25 n
1 0,962 0,952 0,943 0,926 0,909 0,893 0,87 0,833 0,8 1
2 1,886 1,859 1,833 1,783 1,736 1,69 1,626 1,528 1,44 2
3 2,775 2,723 2,673 2,577 2,487 2,402 2,283 2,106 1,952 3

N 4
5
3,63
4,452
3,546
4,329
3,465
4,212
3,312
3,993
3,17
3,791
3,037
3,605
2,855
3,352
2,589
2,991
2,362
2,689
4
5
6 5,242 5,076 4,917 4,623 4,355 4,111 3,784 3,326 2,951 6
o 7
8
6,002
6,733
5,786
6,463
5,582
6,21
5,206
5,747
4,868
5,335
4,564
4,968
4,16
4,487
3,605
3,837
3,161
3,329
7
8
m 9
10
7,435
8,111
7,108
7,722
6,802
7,36
6,247
6,71
5,759
6,145
5,328
5,65
4,772
5,019
4,031
4,192
3,463
3,571
9
10
11 8,76 8,306 7,887 7,139 6,495 5,938 5,234 4,327 3,656 11
b 12 9,385 8,863 8,384 7,536 6,814 6,194 5,421 4,439 3,725 12
13 9,986 9,394 8,853 7,904 7,103 6,424 5,583 4,533 3,78 13
re 14
15
10,563
11,118
9,899
10,38
9,295
9,712
8,244
8,559
7,367
7,606
6,628
6,811
5,724
5,847
4,611
4,675
3,824
3,859
14
n
16 11,652 10,838 10,106 8,851 7,824 6,974 5,954 4,73 3,887 16
17 12,166 11,274 10,477 9,122 8,022 7,12 6,047 4,775 3,91 17
18 12,659 11,69 10,828 9,372 8,201 7,25 6,128 4,812 3,928 18
d 19
20
13,134
13,59
12,085
12,462
11,158
11,47
9,604
9,818
8,365
8,514
7,366
7,469
6,198
6,259
4,843
4,87
3,942
3,954
19
20
’a 21
22
14,029
14,451
12,821
13,163
11,764
12,042
10,017
10,201
8,649
8,772
7,562
7,645
6,312
6,359
4,891
4,909
3,963
3,97
21
22
23 14,857 13,489 12,303 10,371 8,883 7,718 6,399 4,925 3,976 23
n 24 15,247 13,799 12,55 10,529 8,985 7,784 6,434 4,937 3,981 24
25 15,622 14,094 12,783 10,675 9,077 7,843 6,464 4,948 3,985 25
n 26
27
15,983
16,33
14,375
14,643
13,003
13,211
10,81
10,935
9,161
9,237
7,896
7,943
6,491
6,514
4,956
4,964
3,988
3,99
26
27

é 28
29
16,663
16,984
14,898
15,141
13,406
13,591
11,051
11,158
9,307
9,37
7,984
8,022
6,534
6,551
4,97
4,975
3,992
3,994
28
29
30 17,292 15,372 13,765 11,258 9,427 8,055 6,566 4,979 3,995 30
e 31
32
17,588
17,874
15,593
15,803
13,929
14,084
11,35
11,435
9,479
9,526
8,085
8,112
6,579
6,591
4,982
4,985
3,996
3,997
31
32
s 33
34
18,148
18,411
16,003
16,193
14,23
14,368
11,514
11,587
9,569
9,609
8,135
8,157
6,6
6,609
4,988
4,99
3,997
3,998
33
34
35 18,665 16,374 14,498 11,655 9,644 8,176 6,617 4,992 3,998 35
36 18,908 16,547 14,621 11,717 9,677 8,192 6,623 4,993 3,999 36
37 19,143 16,711 14,737 11,775 9,706 8,208 6,629 4,994 3,999 37
38 19,368 16,868 14,846 11,829 9,733 8,221 6,634 4,995 3,999 38
39 19,584 17,017 14,949 11,879 9,757 8,233 6,638 4,996 3,999 39
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Bénéfice actualisé cumulé : Discounted Cash Flow CF

C’est la SOMME ALGEBRIQUE de toutes les sommes mises en jeu, prises


à leur VALEUR ACTUELLE

n (M.B.A) p  1  1  
Bact =  
−  I0 − Ir * 
+ f 0 * 1 − 
n 
p =1 (1 + i ) p  (1 + i )n
 (1 + i )  

-Règle
Un projet sera réputé rentable, donc à développer, si Bact > 0
Si plusieurs projets en compétition, on retiendra celui qui conduit au Bact le
plus élevé
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Bénéfice actualisé cumulé : Discounted Cash Flow CF

C’est la SOMME ALGEBRIQUE de toutes les sommes mises en jeu, prises


à leur VALEUR ACTUELLE

n (M.B.A) p  1  1 
Bact =  −  I 0 − I r * + f 0 * 1 − 
n 
p =1 (1 + i ) p  (1 + i )n
 (1 + i )  

- Règle
Un projet sera réputé rentable, donc à développer, si Bact > 0
Si plusieurs projets en compétition, on retiendra celui qui conduit au Bact
le plus élevé

- Remarque : le Bact n’est pas un bénéfice réel mais le revenu


supplémentaire que le projet est susceptible de rapporter.
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités
Bénéfice actualisé cumulé : Discounted Cash Flow CF
C’est la SOMME ALGEBRIQUE de toutes les sommes mises en jeu, prises
à leur VALEUR ACTUELLE
n (M.B.A) p  1  1  
Bact =  
−  I0 − Ir * 
+ f 0 * 1 − 
n 
p =1 (1 + i ) p  (1 + i )n
 (1 + i )  
- Règle
Un projet sera réputé rentable, donc à développer, si Bact > 0
Si plusieurs projets en compétition, on retiendra celui qui conduit au Bact
le plus élevé

- Remarque : le Bact n’est pas un bénéfice réel mais le revenu


supplémentaire que le projet est susceptible de rapporter.

- Attention : Le Bact a été estimé sur :


une durée de vie de n
un taux d’actualisation i fixé par le décideur
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Danger du POT
Capital amortissab le I
P.O.T = k = =
M.B.A (V − D )(1 − a ) + A

- Retenir le P.O.T le plus faible minimise les risques sur la durée


- Mais retenir le P.O.T le plus faible peut conduire à renoncer à un projet plus
prometteur cad Bact élevé
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités
Danger du T.R.I
Capital amortissab le I
P.O.T = k = =
M.B.A (V − D )(1 − a ) + A
- Retenir le projet A est justifié que si l’installation s’arrête au point A
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Taux de rentabilité interne ir: internal rate of retun

On fait un PARI sur la durée de vie, mais on n’en fait pas sur le taux d’actualisation, et on
détermine le taux d’actualisation particulier qui annule le Bact sur la durée de vie

C’est la valeur telle que


n (M.B.A) p  1  1 
Bact =  −  I0 − Ir * + f 0 * 1 −  = O
n 
p =1 (1 + ir )p 
 (1 + ir )n
 (1 + ir )  

n (M.B.A) p  1  1  
 (1 + i ) 
= I0 − Ir *
(1 + ir )
+ f 0 * 1 − 
n 
 (1 + ir )  
p  n
p =1 r 

( )
n

 (M.B.A) p * (1 + ir ) = (I 0 + f 0 )(1 + ir ) − I r − f 0
n− p n

p =1
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Taux de rentabilité interne ir: internal rate of retun

On fait un PARI sur la durée de vie, mais on n’en fait pas sur le taux d’actualisation, et on
détermine le taux d’actualisation particulier qui annule le Bact sur la durée de vie

C’est la valeur telle que


n (M.B.A) p  1  1 
Bact =  −  I0 − Ir * + f 0 * 1 −  = O
n 
p =1 (1 + ir )p 
 (1 + ir )n
 (1 + ir )  

n (M.B.A) p  1  1  
 (1 + i ) 
= I0 − Ir *
(1 + ir )
+ f 0 * 1 − 
n 
 (1 + ir )  
p  n
p =1 r 

( )
n

 (M.B.A) p * (1 + ir ) = (I 0 + f 0 )(1 + ir ) − I r − f 0
n− p n

p =1
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Taux de rentabilité interne ir: internal rate of retun

On fait un PARI sur la durée de vie, mais on n’en fait pas sur le taux d’actualisation, et on
détermine le taux d’actualisation particulier qui annule le Bact sur la durée de vie

C’est la valeur telle que


n (M.B.A) p  1  1 
Bact =  −  I0 − Ir * + f 0 * 1 −  = O
n 
p =1 (1 + ir )p 
 (1 + ir )n
 (1 + ir )  

n (M.B.A) p  1  1  
 (1 + i ) 
= I0 − Ir *
(1 + ir )
+ f 0 * 1 − 
n 
 (1 + ir )  
p  n
p =1 r 

( )
n

 (M.B.A) p * (1 + ir ) = (I 0 + f 0 )(1 + ir ) − I r − f 0
n− p n

p =1
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Taux de rentabilité interne ir: internal rate of retun

On fait un PARI sur la durée de vie, mais on n’en fait pas sur le taux
d’actualisation, et on
détermine le taux d’actualisation particulier qui annule le Bact sur la durée
de vie

Critère de choix :

Pour un projet unique, on comparera le taux de rentabilité interne ir par


rapport au taux d’actualisation de la société i.
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Taux de rentabilité interne ir: internal rate of retun

On fait un PARI sur la durée de vie, mais on n’en fait pas sur le taux
d’actualisation, et on détermine le taux d’actualisation particulier qui
annule le Bact sur la durée de vie

Critère de choix :

Pour un projet unique, on comparera le taux de rentabilité interne ir par


rapport au taux d’actualisation de la société i.

Danger
Lorsqu’un projet présente un ir élevé, alors le Bact peut être faible
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités
Taux de rentabilité interne ir: internal rate of retun

Le projet A est moins risqué sur le plan de la rentabilité


Si i<i(point a) alors retenir le le projet B car plus grand Bact
Si i(point a) < i < ir(A) alors retenir projet A
Si i> ir(A) alors passer à une autre étude
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Temps de remboursement simplifié


Pay Out Time P.O.T
Bénéfice actualisé cumulé
Discounted cash flow D.C.F

Taux de rentabilité interne Retour sur investissement


Internal rate of return Return on investment R.O.I
Eléments de calcul
C. Critères de rentabilités
Capital amortissab le I
P.O.T = k = =
M.B.A (V − D)(1− a) + A
Temps de remboursement simplifié
Pay Out Time P.O.T n
(M.B.A) p  1  1  
Bact =  −  I0 − Ir * + f *
0 
 1 − 
n 
p =1 (1 + i )p  (1 + i )n
 (1 + i )  
Bénéfice actualisé cumulé
Discounted cash flow D.C.F
n
(M.B.A) p  1  1  
Bact =  
− I0 − Ir * + f0 * 1 −  =O
n 
p =1 (1 + ir ) 
p  (1 + ir )n
 (1 + ir )  
Taux de rentabilité interne
Internal rate of return M.B.A * 100
R.S.I =
Capital amortissab le

=
(V − D)(1− a) + A * 100
I
Retour sur investissement
Return on investment R.O.I
Sébastien Leveneur-Evaleco-CFI4
Evaluation économique d'un projet
Modèle A (90 % pureté) Modèle B (>99 % pureté)
million $/an
Production de DBK t/an 68303.8 67599.8
Production d'acide valérique t/an 0.0 6616.1
Réactif million $/an 539.28 539.28
Utilités million $/an 10.02 10.48
Main d'œuvre million $/an 2.05 3.41
Frais de sièges et maintenance million $/an 1.23 2.05
Divers million $/an 2.45 2.89
Co-produits million $/an 20.25
Charges fixes ($/t) 53.9 73.1
Charges variables ($/t)-copro ($/t) 8042.0 5071.8
Main d'œuvre ($/t) 30.0 50.4
Point mort (t) 5981.32 2125.68

Le capital amortissable est de 25 millions d’euros et est amorti sur


10 ans de façon linéaire. Les charges fixes et main d’œuvre sont
constantes et estimées à 3,68 M$ et 2,05 M$, respectivement.
Déterminer le RSI pour chacune des années 2007 à 2016

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Production de DBK t/an 10000 15000 20000 7000 7000 5000 8000 5900 6000 8000
Sébastien Leveneur-TM-MRIE3
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Marge brut d’autofinancement ou Cash flow

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Production de DBK t/an 10000 15000 20000 7000 7000 5000 8000 5900 6000 8000
Charges fixes (M$) 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68
Main d'œuvre (M$) 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05
Charges variables ($/t)-copro ($/t) 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8043 8044 8045
Coût opératoire (M$) 86 126 167 62 62 46 70 53 54 70
Prix de vente DBK ($/t) 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9001 9002 9003
Chiffre d'affaire (M$) 90 135 180 63 63 45 72 53 54 72
Bénéfice brut (M$) 4 9 13 1 1 -1 2 0 0 2
Impôt (%) 40 40 40 40 40 40 40 40 40 40
Capital total d'investissement (M$) 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Amortissement sur 10 ans 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5
MBA (M$) 5 8 11 3 3 5 4 2 3 4
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Marge brut d’autofinancement ou Cash flow

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Production de DBK t/an 10000 15000 20000 7000 7000 5000 8000 5900 6000 8000
Charges fixes (M$) 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68
Main d'œuvre (M$) 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05
Charges variables ($/t)-copro ($/t) 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8043 8044 8045
Coût opératoire (M$) 86 126 167 62 62 46 70 53 54 70
Prix de vente DBK ($/t) 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9001 9002 9003
Chiffre d'affaire (M$) 90 135 180 63 63 45 72 53 54 72
Bénéfice brut (M$) 4 9 13 1 1 -1 2 0 0 2
Impôt (%) 40 40 40 40 40 40 40 40 40 40
Capital total d'investissement (M$) 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Amortissement sur 10 ans 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5
MBA (M$) 5 8 11 3 3 5 4 2 3 4
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Marge brut d’autofinancement ou Cash flow

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Production de DBK t/an 10000 15000 20000 7000 7000 5000 8000 5900 6000 8000
Charges fixes (M$) 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68
Main d'œuvre (M$) 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05
Charges variables ($/t)-copro ($/t) 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8043 8044 8045
Coût opératoire (M$) 86 126 167 62 62 46 70 53 54 70
Prix de vente DBK ($/t) 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9001 9002 9003
Chiffre d'affaire (M$) 90 135 180 63 63 45 72 53 54 72
Bénéfice brut (M$) 4 9 13 1 1 -1 2 0 0 2
Impôt (%) 40 40 40 40 40 40 40 40 40 40
Capital total d'investissement (M$) 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Amortissement sur 10 ans 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5
MBA (M$) 5 8 11 3 3 5 4 2 3 4
Evaluation économique d'un projet
C. Critères de rentabilités

Marge brut d’autofinancement ou Cash flow

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Production de DBK t/an 10000 15000 20000 7000 7000 5000 8000 5900 6000 8000
Charges fixes (M$) 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68 3.68
Main d'œuvre (M$) 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05 2.05
Charges variables ($/t)-copro ($/t) 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8042 8043 8044 8045
Coût opératoire (M$) 86 126 167 62 62 46 70 53 54 70
Prix de vente DBK ($/t) 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9000 9001 9002 9003
Chiffre d'affaire (M$) 90 135 180 63 63 45 72 53 54 72
Bénéfice brut (M$) 4 9 13 1 1 -1 2 0 0 2
Impôt (%) 40 40 40 40 40 40 40 40 40 40
Capital total d'investissement (M$) 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Amortissement sur 10 ans 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5
MBA (M$) 5 8 11 3 3 5 4 2 3 4
Evaluation économique d'un projet
B. Critères de rentabilités

Retour sur investissement: R.O.I

Le retour sur investissement (RSI ou rentabilité du capital investi),


parfois appelé rendement ou taux de rendement ou taux de profit,
désigne un ratio financier qui mesure :

R.O.I = R.S.I =
M.B.A *100
=
(V − D )(1 − a ) + A
*100
Capital amortissab le I
Evaluation économique d'un projet
B. Critères de rentabilités

Retour sur investissement: R.O.I

Le retour sur investissement (RSI ou rentabilité du capital investi), parfois


appelé rendement ou taux de rendement ou taux de profit, désigne un
ratio financier qui mesure :

R.O.I = R.S.I =
M.B.A *100
=
(V − D )(1 − a ) + A
*100
Capital amortissab le I

Investissement 25 M$
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Année 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
MBA (M$) 5 8 11 3 3 5 4 2 3 4
RSI % 19.24 30.74 42.23 12.34 12.34 20.00 14.64 9.81 10.04 14.64
Evaluation économique d'un projet
Exercice
Consider the case of a proposed project for which the following data
apply :
Initial fixed-capital investment = $100,000
Working-capital investment = $10,000
Service life = 5 years
Salvage value at the end of service life = $10,000
Predict after-tax cash flow to project (based on total income minus
all costs except depreciation, $, expressed as end-of-year
situation) year/value =
1 30,000
2 31,000
3 36,000
4 40,000
5 43,000
Determine the discounted cash flow of return « i »
Evaluation économique d'un projet
Exercice
Consider the case of a proposed project for which the following data apply :

Initial fixed-capital investment = $100,000


Working-capital investment = $10,000
Service life = 5 years
Salvage value at the end of service life = $10,000

Predict after-tax cash flow to project (based on total income minus all costs except depreciation, $, expressed as end-of-year situation) year/value =
1 30,000
2 31,000
3 36,000
4 40,000
5 43,000

Determine the discounted cash flow of return « i »

( )
n

 (M.B.A) p * (1 + ir ) = (I 0 + f 0 )(1 + ir ) − I r − f 0
n− p n

p =1


43000 * (1 + ir ) + 40000 * (1 + ir ) + 36000 * (1 + ir ) + 31000 * (1 + ir ) + 30000 * (1 + ir )
5−5 5− 4 5−3 5− 2 5−1

(
= (10000 + 10000 )(1 + ir ) − 10000 − 10000
5
)
Solveur Excel i r = 0,207
Evaluation économique d'un projet
Exercice

Consider the case of a proposed project for which the following data apply :

Initial fixed-capital investment = $100,000


Working-capital investment = $10,000
Service life = 5 years
Salvage value at the end of service life = $10,000

Predict after-tax cash flow to project (based on total income minus all costs except depreciation, $, expressed as end-of-year situation) year/value =
1 30,000
2 31,000
3 36,000
4 40,000
5 43,000

Determine the discounted cash flow of return « i »

( )
n

 (M.B.A) p * (1 + ir ) = (I 0 + f 0 )(1 + ir ) − I r − f 0
n− p n

p =1


43000 * (1 + ir ) + 40000 * (1 + ir ) + 36000 * (1 + ir ) + 31000 * (1 + ir ) + 30000 * (1 + ir )
5−5 5− 4 5−3 5− 2 5−1

(
= (100 000 + 10 000 )(1 + ir ) − 10 000 − 100 000
5
)
Solveur Excel i r = 0,207
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

The techno-economics of greenfield projects of a first-generation


sugarcane biorefinery aimed to produce ethanol, sugar, power, and
n-butanol was conducted taking into account different butanol
fermentation technologies (regular microorganism and mutant
strain with improved butanol yield) and market scenarios
(chemicals and automotive fuel).

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice
Scenario
50/50 75/25 MS-B
Bare-module costs (MUS$)
Annexed plant
Steam generation system 69 69 69
Reception-extraction system 27 27 27
Ethanol plant 29 37 29
Sugar plant 21 13 13
Turbines/power generators 27 27 27
Other equipments 21 21 18
Electromechanical assembly 16 16 13
Civil works 30 30 25
Electrical installations 18 18 15
Instrumentation/automation 5 5 4
Engineering services, thermal insulation and painting 23 23 20
Power transmission lines (40 km) 12 12 12
Heat exchange network 5 5 4
Butanol plant
Fermentation unit 0 0 18
Distillation unit 0 0 6

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Main technical performance parameters of the biorefineries


Scenario
Parameters
50/50 75/25 MS-B
Ethanol (million L/year) 104 134 94.7
Sugar (million kg/year) 102 51 51
n-Butanol (million L/year) 0 0 26.1
Acetone (million L/year) 0 0 6.5
Power to the grid (kWh/ tonne sugarcane) 179 179 169
Power generated (MWe) 105 105 100
Power consumed (MWe) – biorefinery 15.1 15.1 15.1
Steam consumed (MW) – biorefinery 118 118 129
Steam consumed (MW) – butanol plant 0 0 39.9
Specific energy (power + steam) consumption (MJ/kg ethanol) – ethanol plant 12.7 13.6 13.6
Specific energy (power + steam) consumption (MJ/kg butanol) – butanol plant 0 0 29.8
kg steam/L ethanol 4 4.3 4.3
kg steam/L butanol 0 0 10.1
Water consumption for dilution of sugarcane juicea (m3/h) 0 0 131.2
L stillage (vinasse)/L ethanol (ethanol plant) 10.7 10.7 10.7
L stillage (vinasse)/L butanol (butanol plant) 0 0 43
Total stillage generation by biorefinery (m3/h) 277 357 530
Increase in stillage generation due to butanol plant (%) 0 0 91

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Prices (baseline values) used in the economic analysis.


Parameter Value
Sugarcane (US$/wet tonne) 27.26
Sugarcane trash (US$/wet tonne) 18.29
Microorganism license (MS) (US$/L butanol) 0.016
Anhydrous ethanol (US$/L) 0.66
Sugar (US$/kg) 0.48
Power (US$/MWh) 60.98
Acetone (US$/kg) 1.16
Ethanol price (US$/L) 0.66
Sugar price (US$/kg) 0.48
n-Butanol price (US$/kg) 1.65
Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Density of acetone 0.7845 kg/L


Density of butanol 0.8 kg/L
Density of ethanol 0.789 kg/L

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Production capacity: 500 tonnes of sugarcane per hour


25 years of activitiy
167 days per year (1 day=24hours)
Construction time: 2 years
Salvage value : 0 dollar
Linear depreciation: 10 years.
Labor cost: 3.5 millions US$
Income tax: 0.4
Investment during the two years of construction
Cost of site preparation: 4 % of Ctbm
Cost of contingencies and conractor's fee: 15% of Cdpi
Cost of land: 4% of Ctdc
Cost of royalties: 2% of Ctdc
Cost of startup: 3% of Ctdc
Working capital: 5% of Ctpi
Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5
5. Production de bio-alcool et bio-éther de première génération
5.6 Exercice

Determine the IRR for the different scenarii

Sébastien Leveneur-BIOC-MRIE5

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