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ECOLE INTER-ETATS DES TECHNICIENS SUPERIEURS 1

DE L’HYDRAULIQUE ET DE L’EQUIPEMENT RURAL


01 BP 594 Ouagadougou 01 Burkina Faso
Tél : (226) 50.31 92 03 / 50.31 92 04 / 50.31 92 18
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COURS DE CONSTRUCTION RURALE

Tome II

BATIMENTS D’ELEVAGE

Mr André BAGOT – 1991


Mme WEREME N’DIAYE nAïssata – Février 2001
Maixent CALLAUD – Mai 2005
mcallaud@caramail.com

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CHAPITRE I
GENERALITES SUR
LES BATIMENTS D’ELEVAGE

1. PRINCIPES GENERAUX DE CONSTRUCTION :

11 – Considérations d’ordre économique :

Les bâtiments d’élevage sont des constructions de caractère utilitaire. Leur structure doit
donc être simple, sobre tout en restant de bon goût.

La surface, couverte doit être la plus grande possible, au moindre prix, et le prix de revient
du mètre carré le plus bas possible.

La conception de ces locaux, en ce qui concerne l’ossature générale, restera peu spécialisée
ce qui permet éventuellement des transformations faciles et économiques.

Pour les bâtiments destinés au petit élevage (aviculture), on donnera la préférence aux
installations démontables et mobiles.

12 – Considérations hygiéniques et techniques :

Les bâtiments destinés au logement des animaux domestiques doivent satisfaire à toutes les
conditions d’hygiène que réclament ceux-ci. La domestication des animaux réduit la
rusticité du bétail. La stabulation est souvent une cause d’insalubrité et de développement
des maladies parasitaires et contagieuses par la promiscuité qu’elle entraîne.

Il faut donc respecter un certain nombre de règles d’hygiène qui permettent, de maintenir
une ambiance générale favorable à un bon état d’entretien et de santé des occupants.

Cette ambiance générale a pour composantes essentielles :


- la température
- l’humidité
- la pureté de l’atmosphère
Elle est sous la dépendance de facteurs tels que :
- le climat
- l’orientation des locaux
- les matériaux de construction
- la ventilation
- la structure des murs
- le sol et le terrain
- les portes et les ouvertures
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121 – Influence des facteurs ambiants sur l’hygiène :

a) – la température :
En région tropicale, le problème est de préserver les animaux contre une température
et une isolation excessive. Les races africaines, bien qu’adaptées au climat, en
souffrent cependant, à plus forte raison les races importées.

En règle générale, les jeunes supportent mieux la chaleur que les adultes. La chèvre et
le mouton résistent bien à des températures relativement élevées. Le bœuf présente
une résistance moyenne, le porc et le cheval sont les plus sensibles. Parmi les bovins,
les taurins supportent mal les hautes températures à l’inverse des zébus. Ceux-ci
réussissent mieux dans les régions sahéliennes sèches, les taurins préfèrent les régions
côtières humides.

b) – L’humidité de l’atmosphère est également un facteur important :


En général, l’animal s’accommode mieux d’une atmosphère sèche. Là aussi, existent
des différences spécifiques le chameau, le cheval, le mouton, aiment la sécheresse, le
porc recherche un peu l’humidité. Les taurins supportent plus facilement les hauts
degrés d’humidité que les zébus adaptés aux climat sec du Sahel. Lorsque, par suite de
la saison ou du changement de latitude, l’air a tendance à être saturé d’humidité, il
faut aérer abondamment les locaux pour éviter le confinement de l’atmosphère et la
condensation de l’eau sur les parois.

c) – La pureté de l’atmosphère :
L’air peut contenir de nombreuses impuretés :
- des impuretés gazeuses provenant surtout de la décomposition des excréments
et de l’urine (hydrogène sulfuré, ammoniaque),
- des poussières : ce sont des débris végétaux ou des particules d’origine animale
(poils, squames, excréments desséchés).
- des microbes adsorbés sur les poussières ; des bactéries provenant de fèces ou
émises par la toux ; des moisissures.

En général, l’air extérieur constitue un mauvais milieu de transmission des germes


pathogènes, surtout en région tropicale où l’on assiste à une action stérilisante des
rayons solaires. Cependant, lorsque la ventilation et l’aération sont insuffisantes,
l’air devient confiné et le milieu ainsi créé favorise la propagation des maladies
contagieuses. Cette nocivité de l’air est accrue par l’humidité.

L’expression « microbisme des locaux d’élevage » désigne leur pollution par les
germes de nombreuses maladies (tétanos, tuberculose, brucellose, etc.). Cette pollution
est constante, très élevée, et entretenue par les animaux eux-mêmes. Elle sévit particu-
lièrement dans les locaux sombres, mal aérés, humides, surpeuplés : en particulier les
poulaillers, les bergeries et les porcheries.

Les mesures habituelles d’hygiène et de désinfection sont impuissantes à combattre ce


microbisme ; il faut dans ce cas : évacuer les locaux, les nettoyer et les désinfecter
très énergiquement, puis observer une quarantaine avant de les repeupler, et cela

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après avoir effectué les modifications nécessaires à leur salubrité : percement


d’ouvertures pour l’aération, la pénétration de la lumière, la lutte contre l’humidité ;
crépissage des murs avec un enduit lisse ; réfection du sol pour faire disparaître les
anfractuosités et permettre l’écoulement des liquides à l’extérieur.

122 – Facteurs agissant sur l’ambiance :

a) - Le climat a un rôle primordial en agissant à la fois sur la température, le


degré d’humidité et la ventilation.
En Afrique tropicale, les locaux doivent dans l’ensemble, être adaptés à deux
types de climat :

- Les climats sahéliens caractérisés par des fortes variations entre la température
du jour et de la nuit, un degré hygrométrique faible durant la longue saison
sèche, une saison des pluies de courte durée.

- Les climats côtiers, moins chauds mais presque constamment humides,


présentant peu de variations de température entre le jour et la nuit, des pluies
abondantes réparties sur deux saisons entrecoupées de courtes saisons sèches.

Avant de construire, il est donc indispensable de connaître la climatologie du lieu.

b) – L’orientation des bâtiments est conditionnée par :


- la direction des vents dominants
- la direction dominante des averses
- la position du soleil.

En général, on évite les expositions directes au soleil levant ou couchant dont les
rayons perpendiculaires à l’axe des bâtiments est très colorifiques. On protège
également des vents dominants et des averses.

Dans un pays où les vents dominants et les tornades viennent surtout de l’est (ce qui
est le cas dans la zone sahélienne de l’hémisphère Nord), on oriente les bâtiments
selon l’axe est-ouest avec un pignon de protection fermé à l’est.

c) – Les matériaux de construction employés dépendent de :


- l’intensité de l’insolation
- la température et ses variations
- l’abondance des chutes des pluies
- l’humidité ambiante.
Un bâtiment d’élevage peuplé d’animaux constitue une enceinte thermique dont les
températures intérieures ont tendance à évoluer vers un état d’équilibre voisin de la
valeur de la température extérieure :

t ext - t int → 0

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La température du local dépend donc de cette température extérieure mais aussi de la


nature, de l’épaisseur, de la structure, bref du pouvoir isolant des parois.

Q = K. S. ( te - ti)

La transmission par conductibilité dépend du pouvoir conducteur du matériau et de


son épaisseur.

La transmission par irradiation dépend de son pouvoir réfléchissant.

Les toitures en aluminium maintiennent dans les poulaillers et les étables des
températures plus fraîches que les toitures en tôle galvanisée ou en fibro ciment.

Les logements doivent être réalisés avec des matériaux doués d’un bon pouvoir isolant
et réfléchissant.

Par ailleurs, il faut réaliser des bâtiments en fonction d’une exploitation équilibrée
entre coûts de gestion et rentabilité.

Avec les races locales, on peut laisser de larges ouvertures et utiliser pour les murs,
des matériaux faiblement isolants.

Avec les animaux importés – sélectionnés – plus sensibles à la chaleur et d’un prix
élevé, il faut davantage veiller à l’isolation des murs. On accordera aussi beaucoup de
soins à la toiture (étendue, pente, pouvoir réfléchissant).

Il faut tenir compte des écarts de température : un matériau très isolant permet de
garder la fraîcheur pendant les heures chaudes ; par contre, le soir il faut pouvoir
aérer et ventiler.

d) – La ventilation :
La ventilation peut être naturelle ou artificielle :
- naturelle (ou aération) : par les ouvertures
- artificielle : à l’aide de ventilateurs placés au ras du sol, dans l’épaisseur des
murs, et rejetant l’air à l’extérieur.

Cette ventilation artificielle est indispensable dans certains locaux d’élevage comme
les poussinières et les salles d’incubation artificielle, où le degré hygrométrique
s’élève au point de bloquer les processus de régulation thermique par évaporation
cutanée et pulmonaire : dans les régions très humides, où la température moyenne se
situe entre 28 ° C et 31° C, on doit même climatiser les salles d’incubation artificielle.

e) – Les ouvertures :
La dimension des ouvertures dépend :
- du climat
- de l’isolation que l’on peut réaliser, elle-même fonction de l’espèce ou de la
race d’animaux que l’on garde.

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Les portes doivent avoir une largeur suffisante pour permettre le passage des animaux
et du matériel (brouettes, parfois tracteurs).

Les portes doivent s’ouvrir de l’intérieur vers l’extérieur.

L’orientation et leur position sur les murs doivent être telles que la nuit il soit possible
de les obturer alors que le matin et le soir on les tiendrait largement ouvertes. En plein
midi, elles ne doivent pas être exposées à la réverbération directe des rayons solaires,
mais protégées par un auvent.

La dimension des autres ouvertures dépend essentiellement du climat et de l’espèce


animale.

En pratique, dans les régions à faible pluviométrie (zone sahélienne), les locaux sont
largement ouverts pour les bovins et les petits ruminants, moins pour les porcs et les
chevaux.

En régions pluvieuses, où les variations de température sont moindres, les locaux sont
davantage fermés, c’est-à-dire de type plus « européen », pour les ruminants, plus
ouverts pour les porcs.

f) – Le sol et le terrain :
Nous appelons terrain le support géologique sur lequel est construit le bâtiment.

Nous réservons l’appellation sol au substrat sur lequel reposent les animaux.

Les qualités de ces deux éléments sont différentes.

Le terrain doit être le plus perméable possible pour éviter la boue et les flaques d’eau
aux abords des bâtiments. Il doit être suffisamment résistant pour assurer la solidité
des fondations, mais pas trop rocailleux, ce qui complique le travail.

Le sol doit être imperméable pour assurer une bonne collecte des urines et des fumiers
et pour pouvoir être nettoyé et désinfecté sans difficulté et correctement. Il doit être
résistant, isolant ; dans les logements où l’on pratique la litière accumulée (stabulation
libre, poulaillers), on peut être moins exigeant pour ces deux qualités. Il doit, en outre,
présenter une bonne adhérence pour éviter les glissades, les chutes ; et les accidents
qui pourraient s’ensuivre, que ce soit chez l’homme ou chez l’animal.

Il est indispensable de donner au sol une pente légère ; on peut d’ailleurs construire le
bâtiment sur un terrain lui-même en pente. Cette pente facilite l’écoulement des urines
et des eaux de lavage.

L’évacuation de l’urine a une importance hygiénique considérable car, en croupissant,


elle produit de l’ammoniaque. En outre, collectée dans une fosse avec le fumier arrosé
d’eau, elle constitue le purin, engrais organique de valeur.

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Le sol peut être réalisé de la façon suivante :


- une couche de cailloux et graviers d’une épaisseur de 15 cm environ. Cette
couche de graveleux permet d’asseoir le sol et de protéger le revêtement de
l’humidité du terrain.
- un béton d’environ 10 cm d’épaisseur
- le revêtement imperméable constitué par une chape de ciment de 2 à 2,5 cm
dosée à 400 kg de ciment par mètre cube de sable.

2. IMPLANTATION :

21 – Facteurs à considérer :

211 – Accès :
Les bâtiments doivent être d’accès facile.
Les logements des animaux seront répartis pas trop loin des habitations des hommes. Ils
seront reliés entre eux par des pistes ou des allées en bon état d’entretien. Éviter les endroits
humides ou proches de marigots qui débordent en saison des pluies ou transforment les
abords en bourbier.

212 – Réduction des déplacements :


L’expérience montre que si les différents locaux sont trop éloignés les uns des autres, leur
entretien est rendu difficile et souvent laisse à désirer.

Dans les grandes exploitations (ranch ou station d’élevage), si certaines installations sont
éloignées, il faut entretenir une piste pour voiture et du personnel de gardiennage doit être
établi dans le voisinage.

213 – Sécurité :
A la fois pour l’homme et pour le bétail, éviter les angles vifs dans la construction, les portes
et ouvertures trop étroites ou trop basses, les mangeoires placées trop bas.

Le sol doit être l’objet de soins tout particuliers : pas de caniveau à ciel ouvert, pas de
revêtement glissant.

Éviter les risques d’incendie. Toutes les matières inflammables (pailles, fourrages, essence)
seront stockées dans des locaux isolés. Ceux-ci seront construits sous le vent dominant.
Prévoir des moyens de lutte. Éloigner ces mêmes locaux des cuisines, des feux découverts.

Enfin, la disposition intérieure et l’espace consacré aux animaux et aux couloirs de


circulation doivent être suffisants pour éviter les heurts, coups de pieds, de cornes, etc., aussi
bien entre les animaux qu’envers le personnel.

214 – Extension éventuelle :


Le terrain d’implantation doit être choisi de façon à pouvoir permettre des agrandissements.
Il faudra donc construire sur terrain dégagé et éviter la proximité d’obstacles naturels : cours
d’eau, arbres, rochers…

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22 – Etude d’une implantation :

221 – Configuration du terrain :


Choisir un terrain sans accident, sans arbre, autant que possible un sol perméable pour éviter
les bourbiers, mais pas trop meuble pour assurer la solidité des fondations.

L’orientation doit permettre de protéger le bâtiment contre une insolation trop grande, ou
contre les pluies et les vents dominants.

Une légère pente facilite les opérations de transport de fumier et l’écoulement des liquides.

222 – Adduction d’eau :


Le problème de l’eau est essentiel. On utilise le plus souvent un puits ou un forage ;
l’implantation des bâtiments est réalisée en fonction de sa situation, de façon à éviter les
déplacements ou les longues canalisations coûteuses.

223 – Installation électrique :


Sauf pour les bâtiments situés dans les villes, l’électricité est fournie par un groupe
électrogène. Celui-ci sera placé au voisinage des bâtiments d’habitation et d’élevage. D’où,
encore, l’intérêt de ne pas construire en ordre dispersé pour éviter une longueur trop grande
des lignes et les pertes de voltage qui en résultent.

3. ABORDS ET CLOTURES :

31 – Les abords :
Il est nécessaire de disposer de chemins de circulation permettant d’assurer, dans de bonnes
conditions, les transports indispensables à la marche de l’élevage. La confection de pistes et
de voies est une opération onéreuse. Il importe donc d’en étudier avec soin la configuration,
en relation avec l’implantation des bâtiments, de façon à les réduire au minimum.

Le principal agent de détérioration des pistes étant l’eau, il faut veiller à l’écoulement des
eaux de pluies par le creusement de rigoles ou de fossés facilement drainés.

Au voisinage immédiat des habitations et des logements des animaux, l’assainissement doit
être particulièrement soigné.

Il est nécessaire de créer un réseau de canalisation pour l’évacuation des eaux usées.

La canalisation principale est en ciment, d’un diamètre de 0,20 m et enterrée à une


profondeur de 0,60 m. On lui donne une légère pente (au moins 1,5 cm par mètre, si possible
3 cm). Un regard placé tous les 30 mètres permet un débouchage éventuel. Elle collecte des
canalisations secondaires provenant des différents locaux et se poursuit jusqu’à l’exutoire
(fosse, mare, puisard). L’assainissement des flaques d’eau est également impératif pour la
lutte contre les moustiques, en particulier aux abords des habitations.

32 – Les clôtures défensives :


Ce sont les clôtures destinées à empêcher les intrusions de personnes ou d’animaux.

Elles sont constituées, soit par des murs, soit par des grillages, soit par des tubes, soit par des
planches, et souvent même, uniquement par du fil de fer barbelé fixé sur des poteaux.

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321 – Les murs


Ils peuvent être :
- en pierres jointoyées entre elles par du mortier chaux . Ils sont alors épais (0,40 m) ;
- en parpaings e 15 x 20 x 40 ou en plaques de ciment. Ils doivent avoir un pilier en
béton ou en fer profilé tous les 2,5 m environ.

Dans tous les cas, l’ensemble sera soigneusement rejointoyé et le sommet du mur recouvert
d’un « chaperon » pour empêcher l’eau de s’infiltrer dans la maçonnerie.

322 – Les clôtures grillagées :


Les grillages sont formés de fils de fer entrelacés ou soudés de manière à constituer une
nappe de mailles de formes variées : hexagonales, carrées, rectangulaires, etc. le diamètre
des fils constituant le grillage est donné par un numéro.

On les fixe sur des poteaux en bois, en béton, et en fer profilé.

323 – Les tubes :


Ils sont utilisés pour réaliser des clôtures solides, comme par exemple celles des parcs de
vaccination.

Les tubes sont soutenus par des poteaux en ciment ou en métal.

Sous l’effet de poussées violentes, les tubes se tordent assez facilement. Il est préférable de
les prévoir démontables.

324 – Les planches :


Elles donnent des clôtures assez solides à condition qu’elles soient fermement soutenues par
des poteaux métalliques bien implantés dans le sol.

325 – Les poteaux :


Les poteaux en bois : on peut utiliser, soit des « bois ronds préparés directement à partir
d’arbustes de faible diamètre ; soit des bois débités, ce qui suppose l’existence d’une scierie
à une distance relativement courte du lieu d’utiliser, les frais de transport risquant
d’augmenter de façon importante le prix des piquets.

Les essences susceptibles de fournir des bois ronds doivent être choisies selon les régions,
d’après leur résistance aux attaques des insectes et des pourritures. Il en est de même
d’ailleurs pour les bois débités.

Dans tous les cas, il est indispensable de faire subir au bois un traitement de préservation.

Pour les bois ronds, il faut enlever l’aubier qui est putrescible et traiter par trempage ou
badigeonnage les bords fraîchement coupés.

Les poteaux d’angle ont des diamètres de l’ordre de 12 à 15 cm.

Les poteaux intermédiaires ont des diamètres entre 8 et 12 cm.

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Il faut signaler que dans certaines régions, on utilise des « poteaux vifs » qui ont l’avantage
de demander beaucoup moins d’entretien.

Les poteaux-bêches : pour assurer une bonne tenue d’un poteau de bois en sol meuble, on
fixe une planche à sa base : on obtient le poteau-bêche.

Les poteaux en béton : on les trouve dans le commerce mais ils peuvent être fabriqués à la
ferme. Ils sont intéressants car ils ne nécessitent aucun entretien, mais ont l’inconvénient
d’être cassants, d’éclater au feu et d’être chers. On prévoit des sections de :
- 0,12 x 0,12 m pour les poteaux de tension
- 0,08 x 0,08 m pour les poteaux intermédiaires.

Les poteaux en fer : les poteaux en fer profilé en T sont les plus économiques. Voici les
caractéristiques de ceux qui sont le plus couramment employés :

Section (en mm) Poids d’un mètre de fer en T


30 x 35 1,950
35 x 40 2,450
40 x 45 3,600

Les poteaux d’angle en forme de L, qui subissent le plus les efforts de traction des fils de
clôture et les poussées du bétail, sont choisis de section plus forte et renforcés par des
jambes de force inclinées de 30 à 45 °.

Plantés dans la terre végétale, les poteaux en fer rouillent très rapidement, malgré la couche
de peinture antirouille dont on les recouvre. Il est nécessaire, surtout en terrain humide, de
couler à leur base un dé en béton de section ou diamètre minimal 25 cm. Outre, son rôle
protecteur, ce dé assure une bonne fixation du poteau dans le sol.

326 – Les fils de clôture :


Ils sont soit en fer lisse, soit en fil de fer barbelé.

Le fil de fer barbelé a des fils de diamètre 1,7 à 2,7 mm avec des éléments pointus à espaces
réguliers, exemple : fil de fer : C – 2,2 – 4 – 10 – 200 NF.
C = classe de galvanisation (plus riche que B)
2,2 = diamètre du fil de torsade en mm
4 = nombre de picots
10 = espacement des picots en cm
200 = longueur de la bobine en m.

Le grillage galvanisé simple torsion est une nappe de mailles carrées formées de spires
aplaties en fil.

Exemple de dénomination : GST – C – 45 – 2,2 – 1,2

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Grillage simple torsion de classe C :


45 = la dimension de la maille en mm
2,2 = le diamètre du fil en mm
1,20 = la hauteur en m du grillage.

Le grillage noué : grille à mailles rectangulaires avec un écartement des fils horizontaux
plus grands en haut de la clôture.

Exemple : grillage noué 200/20/18 :


200 = la hauteur du grillage en cm
20 = le nombre de fils horizontaux
18 = la distance en cm entre fils verticaux

Le grillage à maille hexagonale présente des mailles hexagonales de 10 à 76 mm de


diamètres faites de fils de 0,7 à 1,6 mm de diamètre.

Exemple : GMH 31 – 1,0 – 1,20 – 50 NF


31 = diamètre de maille en mm
1,0 = diamètre du fil en mm
1,20 = hauteur du rouleau en m
50 = longueur du rouleau en m.

Pour les porcs, on emploie les grillages spéciaux à mailles carrées.

33 – Normes de pose de clôtures :

Les clôtures diffèrent par leur hauteur, l’espacement des poteaux et la nature des fils selon
leur destination : gros bétail, petits ruminants, porcs.

Pour le gros bétail et les chevaux, on emploiera une clôture de 1,10 m à 1,20 m de haut,
avec 5 rangs de fil espacés.

Le poteau doit être enfoncé de 0,35 m à 0,50 m selon la nature du sol. La distance entre
chaque poteau est de 2 à 3 m en général. Le fil le plus élevé peut se trouver à 0,10 m du
sommet du poteau.

Pour les petits ruminants, une clôture de 0,80 m de hauteur suffit, avec 4 rangs de fils
espacés comme suit à partir du sol : 15, 20, 30.

Pour les porcs, une clôture de 0,75 m à 0,80 m de hauteur suffit, mais elle doit être solide,
car ces animaux aiment se frotter contre elle. Les poteaux doivent être très solidement
implantés dans le sol garnis, non pas de fils de fer, mais d’un grillage à mailles carrées
très résistant.

34 – Barrières et passages :

Ils doivent permettre le passage des voitures et, éventuellement, des animaux. Leur
ouverture et leur fermeture doivent se faire avec facilité.

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Il existe plusieurs types de barrières :

341 – Barrières en fil de fer :


Elles sont prévues lorsque les passages sont peu fréquents.

Elles sont constituées par le prolongement des fils de clôture fixés à leur extrémité sur un
piquet.

En position fermée, ce piquet est maintenu au poteau d’extrémité par deux colliers en fil de
fer ou de feuillards placés en haut et en bas.

342 – Barrières pivotantes :


Elles peuvent être en bois et sont alors constituées de deux montants verticaux réunis par des
traverses horizontales et articulées sur un poteau séparé (et non sur un poteau de clôture).
Une écharpe en diagonale assure la solidité de l’ensemble.

Elles peuvent également être métalliques et formées de tubes de 40 à 50 mm.

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CHAPITRE II
LE LOGEMENT DES BOVINS

L’étable constitue le logement des bovins et contribue à augmenter les profits de cette
production animale que ce soit pour la viande, le lait, le travail ou le cuir.

L’étable a pour but :


- de lutter contre les aspects défavorables ou hostiles du climat
- de mieux contrôler et maîtriser le troupeau, la distribution de nourriture et les soins
- d’augmenter la productivité du troupeau et de réduire le temps de travail.

1. ÉTABLE A STABULATION ENTRAVEE :

C’est un bâtiment d’élevage où les animaux sont attachés. On y pratique :


- la distribution des aliments
- la traite
- les soins
Il convient de bien séparer les circuits d’alimentation, de nettoyage et de traite pour des
problèmes d’hygiène et de sécurité.

11 – Étable pour la production de travail :

Il s’agit d’un abri pour les animaux employés à la culture attelée.

Il convient de veiller à ce que le bâtiment soit :


- bien aéré, propre, bien drainé
- conçu avec abreuvement et alimentation fonctionnelle.

On prévoit par animal une surface de :


- 1,50 m de large
- 2 m à 2,50 m de long (selon l’animal).

12 – Étable pour production de viande :

Les animaux peuvent être disposés en long ou en travers, au centre ou sur les côtés avec :
- un couloir d’alimentation (1,10 m ou 2 m de large)
- un couloir de service (1, 10 m ou 2 m de large)
- des mangeoires
- un caniveau d’évacuation
- des stalles ou logettes de largeur 1,10 m.

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Les stalles peuvent être :


- courtes (L = 1,60 m)
- longues (L = 2 m à 2,50 m)
- avec une pente de 2 à 3 %
- avec des séparations de 1 m de hauteur.
Les mangeoires doivent être conçues pour réduire la perte d’aliments :
- largeur de 0,60 m à 0,80 m
- hauteur bord côté stalle :
0,40 m (stalle longue)
0,10 m (stalle courte)
- hauteur bord couloir d’alimentation : 0,80 m
- profondeur : 0,20 m

Les cornadis sont des systèmes de séparation qui placés au droit de la mangeoire bloquent
les animaux pendant l’alimentation, la traite ou les soins.

Les animaux sont attachés soit par les cornadis, soit par des chaînes.
La rigole à purin gagne à être revêtue d’une chape en ciment riche.

Elle peut être :


- en V ou U de 0,40 m de large dans le cas d’une stalle longue
- en U de 0,60 m de large pour stalle courte.

Elle peut être recouverte de grilles ou caillebotis.

13 – Étable pour la production de lait :

Dans l’étable entravée, les vaches sont traitées à leurs places respectives. Les salles de traite
étant réservées pour des grands troupeaux de vaches laitières avec des étables à stabu-
lation libre.

14 – Étable pour la production d’animaux sélectionnés :

La sélection nécessite le contrôle des performances individuelles des animaux. Il est donc
nécessaire de bien connaître l’alimentation et le comportement individuel de chaque animal
ainsi que son niveau de production.

Il faut donc une étable qui permet la séparation des animaux.

141 – Les femelles adultes :


Les dimensions seront les mêmes que précédemment décrit avec mangeoire individuelle.

142 – Les taureaux :


Ils sont placés en box individuels de 3 m x 6 m avec mangeoire ratelier et porte d’accès
donnant sur une aire d’exercice.

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143 – Les veaux :


Ils peuvent être en cases individuelles de :
1,50 m x 1,20 m avec mangeoire et abreuvoir individuel

NOTA : Pour les veaux de boucherie, on peut réduire la largeur de la case à 0,60 m.

2. ÉTABLE A STABULATION LIBRE :

Il s’agit d’un bâtiment d’élevage ouvert sur un ou plusieurs enclos dans lequel les animaux
sont en liberté, l’alimentation étant distribuée à volonté ou sous contrôle.

On distingué donc :
- une aire d’alimentation couverte
- une aire de repos ouverte et paillée
- une aire d’exercice non couverte.

Ce choix de conception nécessite :


- la disposition de paille en abondance
- une salle de traite séparée dans le cas de production laitière.

21 – Étable pour la production de viande :

Le bâtiment doit être très ouvert.

Une partie doit être réservée pour le stockage de la paille ou du foin.

L’aire d’alimentation aura une largeur de 3 m environ et une longueur permettant à tous les
animaux de s’aligner.

La surface de l’ensemble est de 9 à 10 m2 par animal :


- 4 m2 pour le couchage
- 5 m2 pour l’exercice

22 – Étable pour la production laitière :

Il faut plusieurs conditions :


- un nombre d’animaux élevé
- une homogénéité du troupeau
- une bonne maîtrise des techniques d’élevage
- une conception prévoyant les bâtiments spécialisés :
• salle de traite et annexes
• maternité
• bâtiment d’isolement
• hangar à fourrages et silos
• hangar à matériel.

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CHAPITRE III
LES PORCHERIES

On distingue :

Les porcheries d’élevage destinées :


- aux truies reproductrices
- aux portées (porcelets, nourrains)
- éventuellement, aux verrats.

Les porcheries d’engraissement destinées aux porcs élevés pour la viande.

1. QUALITES ET CONDITIONS D’HYGIENE :

Le développement de l’élevage prévoit le rassemblement d’animaux en groupes importants,


d’où le risque de maladies infectieuses et parasitaires provoquées surtout par deux causes :
- le surpeuplement
- le manque de ventilation.

11 – Le surpeuplement :

Il faut éviter :
- un trop grand nombre d’animaux par lots
- de mettre ensemble des animaux d’âge différents.

Il faut aussi utiliser rationnellement les surfaces sachant qu’un porc nécessite une surface de
0,60 m2 à 3 m2/animal selon son âge, son poids, ou son sexe.

L’expérience montre qu’il ne faut pas faire des lots de plus de 10.

Deux facteurs sont à considérer :


a) – la place à table qui donne la longueur de la mangeoire
b) – la place de couchage

Poids du porc (kg) a (cm) b (m2)

25 – 50 kg 25 0,60 à 1

50 – 100 kg 35 1 à 1,5

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12 – La ventilation :

Les porcheries doivent être bien aérées, de type ouvert si les variations de température ne
sont pas trop fortes au cours des 24 h, de type plus fermé, dans le cas contraire.

13 – Autres règles à observer :

- Isoler les animaux au moins 15 jours lors de leur introduction dans un élevage
- Nettoyer et désinfecter périodiquement les locaux
- Laisser les locaux au repos (vide sanitaire de 5 à 10 jours) entre 2 occupations
- Lutter contre les insectes.

2. DISPOSITIONS CONSTRUCTIVES :

Il faut veiller plus particulièrement :


- à la qualité du sol du point de vue solidité et pente
- à une orientation satisfaisante pour protéger les animaux des pluies et des vents
dominants.
Les murs de séparation sont le plus souvent en parpaings enduits de ciment sur une hauteur
de 1 m à 1,20 m (1,40 m pour les verrats).

La charpente en bois ou métallique aura une hauteur sous entrait de l’ordre de 2,75 m à 3 m.

Elle reposera sur des poteaux en béton ou IPN 120.


La toiture sera de préférence en bac aluminium.

21 – Les porcheries d’élevage :

Elles sont disposées :


- soit sur 1 rang
- soit sur 2 rangs avec couloir central d’alimentation
Il est recommandé de permettre une sortie des animaux vers l’extérieur (exercice, soleil,
déjections).

2 2
Type de case Nombre par case Surface par animal (m ) Surface par case (m )

à gestation 3 2,5 7,5


à parturition 1 + porcelets - 7,5
à verrat 1 12 12
à nourrains 8 à 10 0,75 7,5
(avant 5 mois)
à nourrains 4à5 1,5 7,5
(après 5 mois)

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Les auges peuvent être fixes ou mobiles en béton ou en métal.

Elles doivent permettre une distribution facile des aliments sans avoir à pénétrer dans la
case.

Elles doivent être résistantes aux animaux et à la corrosion des aliments acides.

Elles doivent permettre un nettoyage facile et conçues pour empêcher les porcs d’y déposer
leurs excréments.

Auge Longueur / animal (m) Largeur (m) Profondeur (m)

Porc adulte 0,60 0,40 0,20


Nourrain 0,25 0,35 0,15
Porcelet 0,18 0,25 0,10

Les portes sont en bois ou métalliques, elles s’ouvrent vers l’extérieur et ont une largeur
de :
- 1,20 m à 1,40 m pour les portes ouvrant vers la cour,
- 0,90 m pour les portes ouvrant vers le couloir.

22 – Les porcheries d’engraissement :

La différence avec les porcheries d’élevage se marque en général par l’absence de cour
d’exercice.

Les lots sont :


- une dizaine de porcs jusqu’à 5 mois
- des groupes de 4 à 5 de sexes différents, après 5 mois

On utilisera des cases de 7 à 8 m2.

La porcherie danoise dispose d’un couloir de déjections attenant aux cases de largeur 1,20
m environ, ce qui permet de donner aux animaux une surface supplémentaire. Ce couloir
sera placé à l’extérieur du bâtiment.

La porcherie à couloir oblique permet d’avoir des cases de dimensions croissantes dans
lesquelles on fait passer les lots sans changer la composition au fur et à mesure que les
animaux prennent du poids.

23 – Les annexes :

Il convient de prévoir :
- un magasin pour conserver les aliments (farines, tubercules, etc..)
- une salle de préparation des aliments avec un malaxeur et un moyen de cuisson
- une infirmerie dans un bâtiment isolé pour les animaux malades.

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CHAPITRE IV
AUTRES BATIMENTS D’ELEVAGE

1. LOGEMENTS DE PETITS RUMINANTS :

Les petits ruminants sont essentiellement constitués par les chèvres (caprins) et les moutons
(ovins). Ces animaux s’accommodent mal du confinement et redoutent le froid et l’humidité.

11. Abri simple et enclos :

En zone sahélienne, l’élevage des moutons et des chèvres se pratique le plus souvent à l’air
libre.

Un abri simple peut être constitué par une toiture de tôle ou de chaume, avec un auvent. Si le
nombre de bêtes est important, on prévoit un enclos (120 m2 environ pour 50 bêtes).

La clôture peut être constituée par une murette en maçonnerie de 30 cm de haut surmontée
par un grillage type grillage noué supporté par des poteaux métalliques.

Il faut proscrire l’emploi de fil de fer barbelé pour les clôtures destinées aux moutons et aux
chèvres.

12 – Bergeries :

Une bergerie sera un bâtiment de type largement ouvert avec un mur périphérique de 1 m
de hauteur environ.

On prévoit pour les animaux les surfaces disponibles suivantes :

Type d’animal Surface m2/animal


- pour la mère (brebis) 0,90 à 1,20
et son petit (agneau)
- pour un jeune (antenais) 0,50 à 0,60
- pour un adulte (mouton) 0,80 à 1,00
- pour un adulte mâle (bélier) 1,75 à 2,00

Le sol sera constitué de préférence par la terre battue recouverte de paille ou de copeaux. Le
sol béton n’est pas conseillé.

Le râtelier ou crèche constitue avec la mangeoire l’équipement essentiel de la bergerie.

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On prévoit par bête une longueur de mangeoire de :


- 0,20 m (jeune)
- 0,30 m (antenais)
- 0,40 m (adulte)
La hauteur de la mangeoire sera de 0,40 m.
La hauteur du râtelier sera de 0,80 m à 1 m.

Il convient de tenir compte de la surface des équipements qui viendra s’ajouter à la surface
disponible par animal pour donner la surface totale à prévoir pour la construction.

13. Chèvrerie :

La construction nécessite des murs périphériques plus hauts : 1,50 m environ.

La surface disponible par animal sera un peu plus importante que pour les ovins :
1,50 m2 par chèvre au lieu de 1,20 m2 pour la brebis.

La hauteur moyenne des bâtiments doit se situer entre 3 m et 3,50 m à la sablière, surtout si
l’on utilise un tracteur pour la distribution des aliments ou l’enlèvement du fumier.

La hauteur de la mangeoire sera de 0,30 m


La longueur de la mangeoire sera de 0,30 m/animal.

Le plan d’ensemble du centre caprin de MARADI comprend 4 parcs de forme carrée de 40


m de côté réalisés en grillage URSUS, les abris et magasin étant constitués par des hangars
métalliques bardés. Des abreuvoirs desservent les parcs deux à deux.

Les besoins en eau sont, comme pour les moutons, de l’ordre de 5 à 6 litre /jour. Ces besoins
doublent au moment de la lactation.

2. LES POULAILLERS :

21 – Production de poussins d’un jour et élevage en poussinière :

211 – Dimension de la poussinière :

Âge (en semaine) 1à4 5à8 9 à 12

Surface (m2) pour 100 poussins 5 10 15

Il n’est pas nécessaire de construire un logement en dur, il suffit qu’il soit bien isolant : un
bâtiment en bois ou en banco convient.

Pour permettre un nettoyage facile, le sol est en latérite bien tassée, ou mieux, cimenté.

Pour permettre une aération suffisante, la poussinière a une hauteur minimale de 2 m et de


larges ouvertures sur les deux côtés. En saison fraîche, lors de violentes tornades, les
ouvertures sont fermées par des nattes, des seccos ou des contreplaqués, car si la poussinière
doit être bien ventilée, il faut éviter les courants d’air.

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On recommande de plus les conditions de milieu suivantes : bonne humidité (60 %), sinon
on peut asperger la litière, peu d’éclairement et calme.

212 – Aménagements :
Les poussins ont besoin d’une chaleur ambiante, 37° C le premier jour, 34° C la première
semaine, 30° C la troisième semaine. Elle doit s’atténuer lentement jusqu’à 25° C à la fin du
premier mois, pour atteindre la température naturelle à la fin du deuxième mois.

Dans les premiers jours, on place donc les poussins sous une éleveuse, notamment la nuit en
saison fraîche.

L’éleveuse :

Une éleveuse est une source de chaleur recouverte d’un réflecteur conique sous lequel les
poussins viennent se placer.

Les éleveuses au charbon, au fuel, ou électriques, chauffant soit par eau chaude, soit par air
chaud, conviennent pour de grands élevages (unité : 500 poussins).

Pour de petits élevages, on recommande des éleveuses à chauffage au gaz butane ou à


lampes infrarouges. Ces dernières sont des lampes d’une puissance de 100 watts ou 250
watts qui émettent plus de rayons chauffants (infrarouges) que de rayons lumineux.

On fait l’installation à raison d’une lampe de 100 watts pour 50 poussins ou d’une lampe de
250 watts pour 100 poussins. On les monte sur un cadre quadrilatère ou triangulaire avec des
interrupteurs individuels pour régler la température au cours de la croissance.

On ne place jamais les lampes à une distance du sol inférieure à 40 cm pour les lampes de
250 watts et inférieure à 30 cm pour les lampes de 100 watts ; 60 et 40 cm sont de bonnes
distances, les poussins s’éloignant ou s’approchant de la lampe selon leur besoin.

A défaut de lampes infrarouges, on peut utiliser des lampes tempêtes ou électriques peintes
en bleu.

On installe l’éleveuse dans un coin de la poussinière et on l’entoure d’une protection :


petite enceinte de carton ondulée ou de contreplaqué mince, pour éviter aux poussins des
blessures. Le sol de l’éleveuse est couvert sur une épaisseur de 10 à 15 cm de copeaux de
bois, de rafles de maïs, de coques d’arachide ou de paille hachée en morceaux de l’ordre
de 1 cm.

Au bout de trois semaines, on enlève les protections, on accroît progressivement la sur-


face allouée aux poussins pour respecter les normes précitées. Entre le premier et le
deuxième mois, l’éleveuse devient inutile. La litière peut alors être en éléments plus gros-
siers, jusqu’à 5 cm.

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Mangeoires et abreuvoirs :
Les ustensiles, mangeoires et abreuvoirs, sont disposés dans la poussinière radialement à
l’éleveuse dans le premier temps et suffisamment écartés, à raison de :

- pour 500 poussins de 0 à 20 jours : 10 mangeoires (L = 1m, l = 10 cm, h = 5 cm)


et 5 abreuvoirs de 5 litres.

- pour 500 poussins de 20 à 45 jours : 15 mangeoires : (L = 1m, l = 15, h = 10 cm)


et 4 abreuvoirs de 20 litres.

Il faut songer à mettre un bac à gravier dur, de 1 à 2 mm de diamètre.

Parc :
Il est très utile de laisser sortir les poussins ; l’action du soleil est bénéfique sur la
croissance, la santé et la constitution du squelette des jeunes animaux. Un parc planté
d’herbe, attenant à la poussinière, pour les poussins à la fin du premier mois, est concevable
quand le climat n’est pas trop humide. Il est entouré de grillage hexagonal à petites mailles ;
et peut avoir une surface de 1 m2/poulet.

22 – Élevage des poules pondeuses :

La poule pondeuse doit en effet avoir une bonne ossature (nécessité de soleil) et a besoin de
beaucoup de calcium qu’elle absorbe sous des formes variées.

221 – Élevage rudimentaire :


L’élevage traditionnel se rapproche le plus de ce mode d’élevage. Les poules sont en liberté,
le poulailler est un simple abri : on n’assure à l’animal que la boisson, facteur le plus
limitant.

222 – Élevage sur prairie :


On choisit un terrain sans zone humide, à couvert herbacé ou de texture sableuse ou
graveleuse, légèrement en pente, ombragé assurant une surface de 1 à 1,5 m2 par poule. On
effectue la rotation et la désinfection comme il convient.

Par mesure de prophylaxie contre les maladies infectieuses et parasitaires, on double les
parcs et on alterner mensuellement leur emploi. Il peut même être nécessaire de laisser le
terrain au repos pendant un an, et d’assurer sa désinfection par le retournement du sol et
l’épandage de chaux (une tonne à l’hectare) ou de sulfate de fer (250 kg à l’hectare).

On clôture le parcours avec du grillage de 1,50 à 2 m de haut, à mailles hexagonales de 4 cm


fixé sur des piquets de fer cornière de 35 à 40 mm et sur du fil de fer lisse tendu entre les
piquets, au sommet, à la base et à la mi-hauteur du grillage.

Dans le cas où l’on ne transfère pas les poules en poulailler de ponte, on place des pondoirs
sur les parcours. Ce sont des caisses cubiques de 35 cm de côté à raison de une pour 5
poules. On peut les grouper sous un toit en pente.

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223 – Poulailler de ponte :


Au moment de la période de production d’œufs, on cherche, pour obtenir le meilleur
rendement, à éviter à l’animal, des pertes d’énergie par déplacement, de même qu’on
cherche à surveiller le mieux possible son alimentation. On est donc amené à enfermer les
animaux en grand nombre dans un local aménagé : le poulailler de ponte.

Le parcours n’a plus d’utilité et le poulailler doit être fermé. En fait, il est souvent construit,
avec un petit parcours attenant.

L’élevage est le plus souvent à même le sol sur litière, il peut être tout ou partie sur grillage
ou caillebotis. Il se fait quelquefois en batterie.

L’implantation du poulailler :
On recherche un endroit ombragé, pas trop humide, calme et pouvant assurer une bonne
ventilation, doté d’un approvisionnement économique en eau et électricité.

On ne doit jamais, pour des raisons sanitaires, mettre des animaux d’âges différents dans un
même bâtiment. Les poulaillers construits pour des lots d’âges différents doivent être bien
séparés et isolés les uns des autres.

La construction :
Le poulailler peut avoir à l’intérieur ou nettement séparées des annexes constituées par :
- une salle de stockage et de préparation des aliments,
- une salle de collecte, mirage, triage et conditionnement des œufs, fraîche, propre et
facilement nettoyable.

Le sol est toujours recouvert de copeaux de bois tendre ou de tout autre ingrédient qui soit
absorbant et que les animaux puissent fouiller.

Dans certaines régions, il est souvent intéressant d’utiliser les cosses d’arachide, bon
marché, quelquefois gratuites. Pour éviter le parasitisme et la propagation de maladies
infectieuses, on les change toutes les semaines. Elles constituent alors un bon fumier par les
déjections qu’elles contiennent.

Les ormes de construction habituellement retenues sont les suivantes :


- surface : 5 à 10 poules au m2
- mangeoire : 1 ml de mangeoire double pour 30 poules
1 ml de mangeoire à gravier pour 200 poules
(diamètre des grains : 4 à 6 mm).
- abreuvoir : un abreuvoir circulaire (ou linéaire) de 2 ml pour 100 poules.

- Perchoir : Le perchoir n’est pas nécessaire, mais il satisfait le désir naturel des
oiseaux de dormir perchés ; il permet en outre la concentration en un
même endroit des déjections, donc une litière plus propre.

Le perchoir est construit en lattes de bois à 0,90 m du sol, à raison de 1 ml pour 5 poules.
Au-dessous se trouve un sol facilement nettoyable ou une fosse à déjection.

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Les pondoirs peuvent être à nid individuel (élevage de plein air) ou collectif : 0,60 m x 1 m
pour 40 poules. Leur partie inférieure se situe à 0,50 m du sol.

Souvent, on place des pondoirs de telle manière que leur toit soit muni d’un couvercle
s’ouvrant à l’extérieur pour ramasser les œufs sans déranger les poules.

23 – Élevage des poules de chair :

L’élevage du poulet de chair seul est moins répandus en Afrique car on préfère la production
mixte : œuf et chair des poules de réforme.

Le poulailler a les mêmes caractéristiques d’implantation et de construction que le poulailler


de ponte. Il est conçu pour l’élevage au sol, sur grillage ou caillebotis. Il assure une
claustration des animaux et comporte des normes d’élevage sensiblement identiques, les
surfaces par animal étant plus faibles dans le cas d’élevage industriels en batterie ou sur
caillebotis.

3. L’ ÉLEVAGE DES LAPINS :

Le bâtiment d’élevage des lapins s’appelle le clapier.

C’est un bâtiment de taille moyenne formé d’une série de cases séparant chaque sujet adulte,
disposées sur un rang et s’ouvrant sur un couloir de service.

Le logement sert à la protection de l’animal, mais aussi à la gestion de la reproduction et de


l’alimentation.

31 – Orientation :

Elle est choisie de manière à protéger le clapier contre les vents, la pluie, l’ensoleillement
excessif, les fortes chaleurs.

Pour les clapiers importants, un hangar de protection est à conseiller, de construction


isolante et bien aérée.

32 – Construction :

321 - Élevage traditionnel :


Le clapier est formé d’un nombre réduit de cases, il est de construction très isolante, en
banco. L’hygiène y fait totalement défaut. Le parasitisme, par contre, y cause des ravages.

322 - Élevage amélioré :


Les clapiers classiques sont à montants de bois, de ciment ou de maçonnerie, les parois
fermées sont en planche, ciment ou maçonnerie. Lorsqu’on construit les clapiers sur pilotis
de 1 m environ, on évite que les rats et autres prédateurs puissent pénétrer facilement.

La paroi ouverte est à barreaux métalliques ou en grillage. Le sol est en ciment ou grillage.
Dans le premier cas, une litière de paille est nécessaire et le nettoyage doit être journalier

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pour des raisons sanitaires (développement microbien dans la paille, humidité néfaste de la
case, mélange des déjections et de l’alimentation). Aussi, le sol de grillage est à conseiller.
(mailles de 15 à 18 mm).

Un lattis en bambou avec interstices de 1 cm convient également quoique moins hygiénique


et moins facile à nettoyer.

Les clapiers les plus récents sont à monture métallique et les parois toutes de grillage. Le
hangar de protection est alors indispensable.

33 – Dimensions des cases :

La surface optimale pour un reproducteur ou un groupe de quatre jeunes est de 1 m2 pour les
races lourdes, 0,80 m2 pour les races moyennes, 0,60 m2 pour les races légères.

Pour les reproductrices avec leurs jeunes, il est bon d’augmenter ces chiffres de 0,2 m2.

Deux dimensions sont impératives :


- 90 cm de profondeur au maximum (pour appréhender le lapin sans difficulté),
- 55 cm de hauteur au minimum (pour qu’il puisse se dresser).

34 – Matériel de case :

341 – Boîte à nid :


Lorsque le sol est en grillage, une boîte à nid pour lapine est indispensable, elle est
recommandée pour les clapiers classiques (naissance et croissance améliores des petits).
Pour une lapine de taille moyenne, la boîte à nid a pour dimension : 45 cm de long, 30 cm de
large et 30 cm de haut : c’est une boîte fermée avec couvercle pour observer la portée. Un
trou carré, aux angles arrondis, de 18 cm de côté permet à la lapine d’entrer et de sortir par
un des côtés de la boîte.

342 – Alimentation :
Pour aliment grossier, un râtelier qui permet d’isoler l’aliment de la litière est recommandé.

Pour l’aliment concentré, une augette munie d’une trémie d’alimentation s’ouvrant à
l’extérieur permet un approvisionnement facile et espacé de 3 à 4 jours

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CHAPITRE V
LES EQUIPEMENTS DE
PROPHYLAXIE

1. DEFINITION :

Ce sont des équipements qui permettent des interventions plus rapidement avec moins de
fatigue et de danger. Ils facilitent la contention des animaux autrement dit l’immobilisation.

Diverses interventions sont nécessaires. Il s’agit de :


- mesures – pesées – marquage
- déparasitage, traitement
- aspersion, vaccination

On parle donc en matière d’équipement de couloirs d’aspersion, ou de vaccination, ou de


contention.

2. PRINCIPE ET QUALITES :

Un parc de vaccination comprend deux parties :


- un parc d’attente
- un couloir

Il doit :
- être d’accès facile pour les animaux
- permettre des interventions aisées
- être solide et résister aux poussées
- être facile à réparer
- être d’un entretien peu onéreux.

3. IMPLANTATION :

Il sera implanté de préférence à proximité d’un lieu de rassemblement d’animaux (marché,


point d’eau) ou d’un poste vétérinaire.

Il convient d’éviter les sols où l’érosion est trop forte, ou les sols trop sableux
(déchaussement des poteaux).

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4. DIMENSIONS :

41 – Parc d’attente :

S’il est trop petit, les animaux sont tassés et ont des difficultés à se déplacer.

S’il est trop grand, le coût est plus élevé et le forçage dans le couloir est plus difficile.

Il convient de prévoir 1,5 m2 / animal

La hauteur des murs ou clôture sera fonction du format de l’animal : 1,50 m à 1,80 m
parfois.

La zone de forçage (entrée du couloir) doit être construite en forme d’entonnoir et très
solide.

42 – Couloir de vaccination :

Il aura une longueur variable fonction du nombre d’animaux : minimum : 6 ml ; en général :


15 à 20 ml.
. largeur utile : 0,55 m – 0,60, m
. hauteur : comme les clôtures.

On a intérêt à donner une forme évasée au couloir avec :


. largeur en bas : 0,40 – 0,50 m
. largeur en haut : 0,80 m (à 1,20 – 1,40 m).

On prévoit un dispositif d’arrêt à la sortie du couloir et tous les 2,50 – 3 m, par des tubes
métalliques ou bois passant à travers des anneaux soudés à cet effet.

43 – Trottoir :

Dans certains cas (murs), on peut prévoir un trottoir attenant aux côtés du couloir pour
faciliter le travail des infirmiers vétérinaires. Il faut calculer la hauteur du trottoir de façon
que le sommet du mur soit au niveau de la ceinture de l’infirmier.

En général, on prévoit une hauteur de 0,40 à 0,50 m. Un trottoir rudimentaire peut être
réalisé avec des mangeoires renversées.

5. LES DIFFERENTS MODELES DE PARCS :

51 – Parc en bois :

- poteaux avec des madriers de 0,20 x 0,20


- planches de 50 mm d’épaisseur et 2 m de long.

On réalise les assemblages par boulons sans oublier d’interposer des rondelles de grand
diamètre.

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Le bois sera traité préalablement à sa mise en place.

On peut aussi utilisé comme poteaux des IPN 120 sur lesquels sont fixés des planches de
2 m de long.

52 – Parc en maçonnerie :

Les murs peuvent être :


- en pierres
- en parpaings de ciment
- en béton armé
- en plaques de béton préfabriqué

53 – Parcs métalliques :

On les préconisera dans les régions dépourvues de bois, où le ciment coûte cher, ou encore
au bord de la mer.

Poteaux en IPN de 120 (IPN 140 pour les angles) :


Ht = 2,20 m pour le parc (1,60 + 0,50 – sol)
Ht = 1,85 m pour le couloir (1,35 + 0,50 – sol)

On placera un poteau tous les 2 mètres ancré dans un dé en béton.

Béton de 0,50 x 0,50 x 0,80 m

Clôtures en tube acier noir sans soudure qui permet de mieux résister à la poussée des
animaux, que du tube en acier galvanisé.
- diamètre : de l’ordre de 50 mm
- espacement des tubes : 30 à 40 cm
- fixation par des étriers en fer boulonnés sur une plaque de serrage côté extérieur du
parc.

6. LES INSTALLATIONS DE DEPARASITAGE :

Ce déparasitage se fait dans des installations de deux types :


- la douche ou couloir d’aspersion
- la piscine ou dipping-tank

Le choix de l’emplacement est très important. Il tient compte :


- des besoins en eau
- des déplacements des éleveurs
- de l’importance du troupeau
- des conditions de terrain
- du coût du traitement

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61 – Le dipping-tank :

Il s’agit d’un bassin rempli des produits insecticides suffisamment profond et long pour que
l’immersion de l’animal soit complète.

Le bassin est complété par un dispositif d’entrée et sortie des animaux avec :
- un parc d’attente
- un pédiluve
- un couloir d’arrivée
- une rampe de sortie
- un parc d’égouttage et séchage

On ne l’utilise que pour des concentrations très importantes d’animaux dans une zone
donnée en raison de l’investissement en matériel et en produits chimiques.

62 – Le couloir d’aspersion :

Le couloir est fixé sur une base en béton en pente, bordée de 2 murs en maçonnerie. Les 2
extrémités du couloir peuvent être fermées par des portes ou des barres.

A l’intérieur se trouvent deux ou trois cadres rectangulaires verticaux pourvus de buses sur
toute leur longueur et disposées de telle sorte que les jets hauts et bas convergent vers le
centre du couloir à hauteur d'animal.

De plus en plus, on utilise les couloirs métalliques type couloir de vaccination et on réalise
l’aspersion avec un pulvérisateur actionné par le vétérinaire ou l’éleveur.

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COMPLEMENT DU COURS
LES BATIMENTS D’ELEVAGE

BATIMENTS POUR PORCS

1. CONCEPTION GLOBALE :

Dans les petits élevages, (maximum 25 à 30 truies), on limitera le nombre de


bâtiments à deux unités :
- un bâtiment pour les reproducteurs, compartimenté en une section verrat plus truies
gestantes ou en attente et une section maternité ;
- un bâtiment pour l’engraissement.

Dans les élevages de moyenne (30 à 50 truies) et de grande dimension, on spécialisera


un bâtiment pour chaque stade physiologique de l’animal, à savoir :
- un ou plusieurs bâtiments pour verrat plus truies en attente et gestantes
- un ou plusieurs bâtiments de maternité
- un ou des bâtiments de post-sevrage
- un ou des bâtiments d’engraissement.

2. REGLES DE CONSTRUCTION :

Orientation : l’élément climatique le plus contraignant pour le porc étant le soleil, on


orientera les bâtiments Est-Ouest, en plaçant le pignon fermé contre les vents
et pluies dominants.

Type : bâtiment ouvert, avec toiture largement couvrante. Murs de hauteur 1,20 m à 12,50 m
selon l’animal qu’il enferme.

En région très chaude, l’utilisation du lanterneau améliore la ventilation ; le simple décalage


des deux pans de toiture n’apporte rien.

Sol : prévoir les pentes suffisantes (2 % à 4 %) en fonction des caniveaux d’évacuation.

Pour en assurer la solidité et la durabilité, le sol des cases à porcs sera composé de trois
couches :
- un blocage de latérite : 15 cm
- un gros béton : 10 cm
- une chape armée : 2 cm

La surface de contact avec le pied de l’animal sera striée (dans le sens des écoulements) pour
la rendre accrochante.

Un sol neuf devra être abondamment lavé et lessivé avant d’y mettre les animaux ; si l’eau
manque, utiliser une litière de copeaux dans les premiers temps.
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3. CARACTERISTIQUES DES DIFFERENTS TYPES DE BATIMENTS :

- Bâtiments pour verrat, truies en attente et gestantes : cases simples avec ou sans auge
selon l’aliment utilisé, avec abreuvoir automatique ou simple selon l’adduction d’eau.

Les truies gestantes ou en attente sont logées en groupe (4 à 8 femelles),


murs : 1,20 m (ne pas mélanger truies gestantes et truies en attente).

Les verrats seuls dans leur case (mur : 1,50 m).


L’accès aux cases se fera par le couloir de déjection, côté extérieur du bâtiment
Pentes vers le couloir de déjection, puis vers l’extérieur.

- Bâtiment pour maternité : cases de 5,5 à 6 m2, équipées de cages de mise bas, murets de
hauteurs : 0,60 m (si bâtiment neuf), la couverture dépasse d’au moins 1 m l’extérieur de
la case.

- Bâtiment de post-sevrage : loger les porcelets en groupes de 15 à 20 animaux selon les


bandes prévues dans la conduite de l’élevage. Surface : 0,5 m2 par porc ; longueur d’auge :
0,25 m par porc.

- Bâtiment d’engraissement : loger les porcs par petits lots de 10 ou 15 au maximum.


Surface : 1 m2/animal ; longueur d’auge : 0,30 m/animal ; hauteur des murs : 1,20 m.

4. DEJECTIONS :

Canaliser toutes les déjections vers une aire d’égouttage et séchage pour récupérer le fumier
utile comme engrais, sinon, évacuer le lisier vers une fosse en évitant toute pollution de
nappe ou puits existants.

5. MAGASIN D’ALIMENTATION :

Le prévoir en bout de porcherie pour les petits élevages, et en bâtiment indépendant pour les
grandes fermes. Le choix de l’emplacement se fera en tenant compte des manutentions
quotidiennes, de l’organisation du travail et de la surveillance de l’élevage.

CONCLUSION :

L’élevage du porc est assez contraignant, car il nécessite une bonne technicité de la part de
l’éleveur et une bonne organisation. L’objectif d’obtenir le maximum de porcelets au sevrage
ou de gros porcs dépend des connaissances du producteur sur les différents facteurs
impliqués dans le système de production.

Pour une meilleure réussite d’un tel élevage, il convient avant toute entreprise de se prémunir
du bagage d’informations nécessaires, car l’élevage du porc n’est pas un travail d’amateur.
Les nombreux échecs militent en faveur d’un préalable, capital dans les connaissances
élémentaires des techniques de gestion d’un élevage porcin qu’il soit naisseur ou engraisseur.

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BIBLIOGRAPHIE :

SERRES H. – 1989 – Précis d’élevage du porc en zone tropicale. Institut d’Élevage et de


Médecine Vétérinaire des Pays Tropicaux – Ministère de la Coopération et du
Développement, 2ème édition, 331 pages.

Ministère de la Production Animale – 1982 – Production Animale en COTE D’IVOIRE.


Manuel de l’Éleveur de Porcs, 59 pages.

NIANOGO AJ, NASSA S, NEYA S.B. – 1995 – Éléments sur l’Élevage du Porc. Fiche
Technique Production Animale n° 001, 18 pages avec annexes.

THEAR K. FRASER A. – 1986 – The complete book of raising livestock and poultry. A
self-sufficiency guide. A smallholdre’s guide. Nigerian Edition – 224 pages.

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BATIMENTS POUR VOLAILLES

INTRODCUTION :

« La pratique de l’élevage avicole est un métier difficile ». L’aviculteur n’est pas un amateur,
mais un technicien qui est quotidiennement confronté à de nombreux problèmes liés à sa
production.

Ce document a pour vocation d’aider les techniciens à donner des conseils pratiques aux
aviculteurs (débutants ou expérimentés), dans la conduite de l’élevage moderne des poules
pondeuses. Le but de ce cours est d’attirer l’attention sur certains aspects pratiques qui sont
souvent à l’origine de catastrophes économiques dans les élevages mal conçus ou mal tenus.

Définition de l’aviculture :
L’aviculture se définit comme l’élevage des oiseaux domestiques ou volailles : poules,
pintades, dindons, canards, oies, pigeons, etc.
Il existe plusieurs types de spéculations en aviculture et autant de manières de mener
l’activité. Elles concernent les œufs de consommation, les œufs à couver, la chair, ..
Selon la taille des exploitations et la technologie utilisée, il existe trois formes de
filières : traditionnelle, moderne et industrielle. Les filières traditionnelles et modernes
sont les plus communément rencontrées dans la zone sahélienne.

1. CONCEPTION DE L’ELEVAGE :

11. Implantation :
L’implantation d’un élevage doit être bien réfléchie. Plusieurs éléments sont à prendre
en compte.

‚ Le site : il faut éviter les terrains humides et choisir un endroit à l’abri des grands vents et
d’accès facile
‚ La disposition des installations : il faut prévoir une entrée pour tout ce qui arrive dans
l’élevage (entrée propre) et une autre pour tous les déchets (sortie sale).
‚ L’orientation : le bâtiment est orienté d’est en ouest parallèlement aux vents dominants de la
saison des pluies. Ceci permet également une bonne ventilation et évite la péné-tration des
rayons solaires.
‚ Dimensions du bâtiment : longueur n’excédant pas une trentaine de mètres et largeur de 8 à
10 m conseillée.
‚ La plus grande hauteur est comprise entre 5 et 6 m et la plus basse de 3 m.
‚ Le sol doit être en terre battue ou cimentée de préférence. Une légère pente dirigée vers la
porte permet l’évacuation des eaux de nettoyage.
‚ Les murs et murets doivent être crépis et blanchis si possible à l’intérieur et à l’extérieur
‚ Les ouvertures sur la longueur doivent être grillagées ou munies de filets de pêches. Une
brouette devrait pouvoir passer à travers la porte située à un bout de bâtiments.
‚ La toiture doit être de préférence ouverte et protégée par un chapeau généralement en pente
double avec un débordement de 1,20 m au moins sur les côtés Nord et Sud.

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Des infrastructures annexes sont à prévoir.

Un élevage de plusieurs milliers de volailles devra théoriquement disposer de :


- un bureau (documents et factures)
- locaux d’élevage proprement dit munis de pédiluves séparés les uns des autres par
des couloirs larges de 30 m minimum.
- Local de stockage d’équipements, de matières premières et éventuellement de
préparation des aliments (grand magasin).
- Local de stockage des produits de l’élevage (œufs) (magasin moyen)
- Local de dépôt du petit équipement et de lavage du matériel d’élevage sale avec
une évacuation des eaux usées (petit magasin)
- Local pour le logement du personnel (gardien et basse courriers)
- Un lieu d’incinération des cadavres. Des débris et détritus
- Une ou plusieurs fosses destinées au stockage de la litière (qui est très appréciée
par les maraîchers).
- Un forage ou un puits pour disposer d’eau potable en quantité suffisante
- Un isoloir pour les animaux malades ou en quarantaine
- Une clôture assez éloignée des bâtiments et des enclos pour éviter que d’autres
animaux ne s’approchent trop de l’élevage.

12 – Conception des bâtiments :

Il existe plusieurs modes d’élevage, mais la claustration au sol reste le système le mieux
adapté et le plus économique pour les régions subtropicales.

Les bâtiments d’élevage doivent avoir les qualités suivantes :


- Leur construction doit être à la fois économique et rationnelle
- Leur nettoyage et entretien doivent être aisés
- Ils seront conformes aux normes d’élevage relatives à la densité d’occupation, à l’ambiance
climatique et à l’hygiène.
- Proche des centres de consommation (20-25 km maximum)
- Spécifique (pondeuses ou poulets de chair).

13 – Normes et règles à respecter lors de la construction des bâtiments (élevage au sol) :

131 – Densité d’occupation :


- Poulets de chair et poulettes : il ne faut pas dépasser 10 à 12 sujets par m2. Le couloir
central de surveillance n’étant pas indispensable, cette densité correspond à une surface
totale de 100 à 120 m2 pour 1000 sujets.

- Poules pondeuses : il faut prévoir au maximum 6 sujets par m2. Il est souhaitable de
prévoir un couloir central de surveillance de 1,5 m de large permettant la récolte des œufs à
l’intérieur des locaux. Ainsi, pour 1000 volailles par exemple, la surface totale (couloir
compris) sera de 200 m2.

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132 – Ambiance climatique :


Le bâtiment doit avoir une température et une hygrométrie convenables. Pour cela, les règles
suivantes sont à respecter :
- Murs latéraux d’1 m de haut, surmontés de grillage
- Pour les poulaillers larges (10 à 12 m), prévoir des lanterneaux (faîtières) munis d’un
grillage de protection contre les prédateurs.
- Toiture en matériaux isolants avec une pente minimale de 10 %
- Le toit et les faîtières doivent déborder de 20 à 70 cm pour assurer une bonne
protection contre les pluies.

133 – Hygiène :
Le sol et les murs intérieurs des bâtiments doivent être lisses et sans fissures pour éviter
l’incrustation des parasites dans les trous. Cela facilite la désinfection pendant le vide
sanitaire.

Le sol en pente légère (2 %) vers les murs extérieurs permet l’évacuation des eaux de lavage
avec un orifice protégé avec du grillage ou un bouchon.

Un pédiluve à l’entrée de chaque bâtiment si possible à l’intérieur sur toute la largeur de


l’entrée suffisamment long pour qu’il ne soit pas enjambé. En ce moment, il y a une
tendance des éleveurs à la suppression des pédiluves.

14 – Matériel d’élevage :

L’élevage de pondeuses requiert des mangeoires, des abreuvoirs, des éleveuses, des
pondoirs, des plateaux, du petit matériel et outillage.

141 – Les éleveuses :


En l’absence de la mère poule, le poussin doit être chauffé. Il y a deux sources de chaleur :

‚ Chauffage par convection où l’air est réchauffé :


- Charbon : encombrant, matière organique, poussière, risque d’incendie et asphyxie
importante.
- Fuel : moins de risque mais beaucoup trop cher avec température difficile à contrôler
- Gaz : température régulière, stockage facile mais humidité sous l’éleveuse : radiants.
- Électricité : résistances chauffantes : fonctionnement et entretien facile mais le
problème est la disponibilité de la source d’électricité.

‚ Chauffage par radiation :


Projet de rayons sur l’animal : appareil à infrarouge : problème de réglage de la source
et de la diffusion sur une surface limitée.

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142 – Les mangeoires :


Il existe plusieurs types de mangeoires :
- Les auges : longitudinales d’1 m en bois ou en tôle galvanisée, en plastique où les
animaux se répartissent sur les 2 longueurs pour manger. Prévoir un tourniquet pour
éviter le gaspillage et la souillure de l’aliment distribué. Dans tous les cas, prévoir
des auges avec moins d’ouverture. Il est conseillé de remplir les mangeoires au 1/3
de la hauteur à partir du bas. En fonction des âges, on utilisera des mangeoires
poussins, (plateaux de démarrage) poulettes et pondeuses.

- Les trémies : Ce sont des mangeoires composées de 2 parties : une réserve d’aliment
en haut et vers le bas les grains s’éparpillent tout autour. Elles peuvent être posées à
terre ou suspendues au plafond.

Présente plusieurs avantages : régler la partie haute de la trémie, facilite le nettoyage


de la litière en les relevant, remplissage non fréquent à cause de la réserve (1 fois par
semaine).

- Les chaînes d’alimentation : Un silo contient plusieurs dizaines de tonnes


d’aliments. Une chaîne alimentée par un moteur parcourt le circuit du poulailler pour
déposer l’aliment. Pour chaque type d’animaux, les mangeoires doivent être
adaptées.

ª Le bord doit être à la hauteur de la pointure de l’animal

ª Les mangeoires en nombre suffisant pour que chaque animal ait sa place à
table, sinon risque de picage, de griffade allant jusqu’au cannibalisme.
Retard de croissance des animaux défavorisés.

143 – Les abreuvoirs :


Ils servent à abreuver les volailles. Il y en a plusieurs types du plus simple au plus
sophistiqué.

- Auges : augmentent le parasitisme en zone humide, retombée de l’eau, vite sales et


remplissage fréquent.

- Abreuvoirs siphoïdes : le principe se rapproche beaucoup plus de celui des trémies.


Une réserve d’eau se déverse au fur et à mesure dans le fond et sur les côtés ; ils sont
le plus souvent en matière plastique.

- Abreuvoirs automatiques avec deux systèmes :


• système à gouttière à niveau constant
• système à tétine : goutte à goutte. Avantage pour l’utilisation d’une eau
médicamenteuse pour certaines maladies, fourniture d’eau permanente et sa
qualité préservée. L’inconvénient est le blocage du système et son coût élevé. Il
est conseillé pour les fermes de 5 000 poulets ou pondeuses et plus.

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144 – Les pondoirs :


Ce sont des nids permettant aux pondeuses d’y pondre leurs œufs. Ils sont individuels ou
collectifs généralement en bois ou en briques. Les dimensions sont de 1,80 x 0,60 et une
hauteur de 0,5 m. On peut avoir une pente qui permet de recueillir les œufs. Il existe des
systèmes plus sophistiqués. En général, on compte 5 à 10 pondoirs individuels pour 7
pondeuses. Pour les pondoirs collectifs de 1,80 x 0,60, il faut un pour 50 poulets. Les
pondoirs doivent être installés dans les parties les plus obscures du poulailler. Même avec
les pondoirs, certaines poules pondent en dehors.

145 – Les perchoirs :


Ils sont le plus souvent en bois et servent à satisfaire l’instinct de se percher de certaines
volailles, comme la poule. Ils servent à diminuer la densité au sol, de récolter les fèces et
assurer une bonne ventilation des animaux perchés. Non recommandés chez les poulets de
chair et pas indispensables non plus chez les pondeuses.

Tout le matériel précité devra avoir les caractéristiques suivantes :


• en nombre suffisant
• adapté à l’âge des oiseaux auxquels ils sont destinés
• judicieusement réparti à l’intérieur du bâtiment, chaque oiseau ne devra pas parcourir
plus de 3 m sans rencontrer l’eau et l’aliment.
• en bon état de fonctionnement
• mangeoires et abreuvoirs doivent être propres et chargés en permanence en aliment
et en eau.

146 – Les autres matériels :


On a les lampes chauffantes, les débecqueurs, les seringues, thermomètres, hygromètre,
alvéoles (œufs). Un ensemble de petit outillage composé de brouettes, seaux, pelles, râteaux,
etc, est requis.

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Plan d’aménagement d’une ferme Avicole

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ANNEXES

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ALIMENTATION
PORCS
Tableau récapitulatif

Aliments complets TRUIES PORCELETS PORCS VERRAT (S)

GESTATION - après la MONTE,


du 1er au 3ème mois ramener la ration à
2,2 – 2,8 kg par jour

à 8 jours de la MISE-BAS - réduire graduellement la


ration à 1 kg la veille de la
MISE-BAS.

MISE BAS - supprimer l’aliment


- donner de l’eau

du 2ème au 8ème jour - augmenter la ration de 1 kg


après la MISE-BAS par jour jusqu’à 5 à 7 kg par
jour à partir du 8ème jour.

à partir du 10ème jour


aliment
2 jours avant le - ramener la ration à 3 kg 2,5 à 3 kg
SEVRAGE par jour par jour

1 jour avant - donner 1 kg d’aliment PRE-SEVRAGE


- réduire la boisson
le SEVRAGE

Sevrage - ni aliment à volonté


- ni boisson

2ème jour du SEVRAGE - aliments grossiers


(son, herbe,…) et eau
Incorporer graduellement
Ensuite - reprendre graduellement
l’aliment CROISSANCE
l’alimentation jusqu’à 3 à
en 7 jours
4 kg par jour avant la
MONTE

Jusqu’à 4 mois Aliment à


(CROISSANCE) volonté

Jusqu’à 6 mois 2,5 à 2,8 kg


(FINITION) d’aliment
par jour

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ALIMENTS UTILISABLES POUR LE PORC

Elément Quantités Ration Idéale Ration Ration


Apporté ALIMENT Recommandées pour (élevages modernes) Type A Type B
100 kg de ration
sans huile : céréales (maïs)
sorgho, mil ?), mélassedivers 20 – 65 kg maïs : 68 % maïs : 26,5 % maïs : 25 %
de divers fruits (banane,
ENERGIE orange, etc.)
déchets de cuisine
avec huile
graisse animale 0 à 5 kg huile de coton : 3 %
huile végétale
protéines végétales
tourteau de coton Tourteau de coton tourteau de tourteau de
tourteau d’arachide < 15 kg 12 % Coton 12 % coton 5 %
PROTEINES protéines animales
farines de poisson farine de poisson farine de farine de
farine de viande 5 – 15 kg 12 % poisson 10 % poisson 5 %
farine de poisson
farine de sang
sans huile son blé : 9 %
PROTEINES son (blé, de maïs, de mil…) son de blé : 2,3 % son blé : 40 % Drèches
ET drèches (dolo ou brasserie) 0 – 40 kg Dolo : 33 %
ENERGIE contenant de l’huile : Graines de
graines de coton 0 à 10 kg 0 0 Coton : 15 %
aliments particuliers 500 g sec
piment « soubaga » Ou
VITAMINES « boulvanca » 1500 g vert 0 0 0
autres aliments :
herbe verte 0 – 10 kg 0 légumineuse Graminée
légumes verts 10 % Verte : 5 %
riches en calcium 0 – 3 kg
coquilles d’huîtres coquilles coquilles coquilles
calcaire d’huîtres : d’huîtres : d’huîtres :
MINERAUX dolomie 0,7 % 0,5 % 1%
riches en phosphore :
poudre d’os calciné 0 – 3 kg 0 0 0
sel de cuisine 1 à 3 kg 2% 1% 2%
passable
herbe verte tout venant 0 à 5 kg 0 0 -
LEST sans intérêt
pailles de sorgho, mil, maïs, 0 kg 0 0 0
etc.

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PORCS

PROPHYLAXIE DES MALADIES PARASITAIRES INTERNES


(ENDOPARASITISME)

Ces mesures ont pour but de réduire, voire d’éliminer les parasites internes qui exercent une
action nocive, parfois mortelle, sur les animaux.

ANIMAUX LES PLUS SENSIBLES AUX PARASITES INTERNES :

1) – Les jeunes chez qui les parasites provoquent des troubles de la croissance entraînant
souvent la mort.
2) – Les adultes affaiblis par une autre maladie car ils ont perdu leur résistance au
parasitisme qui se développe naturellement chez les adultes en bon état d’entretien.
3) – Les animaux introduits dans l’élevage et non encore adaptés à leur nouveau milieu
(d’où nécessité de la quarantaine).

PROPHYLAXIE SANITAIRE :

Si l’on respecte les mesures préventives suivantes, le parasitisme interne sera maintenu dans
des limites acceptables :

- Assurer aux animaux une alimentation équilibrée et suffisante en quantité. Il est


reconnu que les animaux en bon état physiologique sont moins susceptibles
d’infestation, alors que les animaux carencés en protéines, éléments minéraux ou
vitamines, constituent les foyers d’un multiparasitisme massif.

- Proscrire l’accès des porcs aux marais et aux marigots qui sont des lieux de
prédilection pour la conservation des œufs et des larves de vers.

- Assurer en permanence la propreté des locaux par des nettoyages (brosser et laver à
grandes eaux) quotidiens.

- Vermifuger régulièrement tous les animaux de l’élevage et surtout les animaux


nouvellement introduits (quarantaine).

PROPHYLAXIE MEDICALE :

Outre les mesures de prévention sanitaire, l’administration systématique aux animaux sains
de produits actifs contre les parasites permettra le bon contrôle des maladies parasitaires.

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1. VERS INTESTINAUX

Parasites Médicaments Posologie Traitements préventifs

STRONGLES THIABE NDAZOLE 50 mg/kg dans l’aliment - Porcelets à 5 semaines d’âge


(petits vers) (Thibenzole)

ASCARIS PIPERAZINE 200 mg/kg dans l’aliment - Procelets 15 jours après sevrage
(gros vers) (Uvilon – choisine)

ASCARIS et TETRAMISOLE 7,5 mg/kg dans l’aliment - Truie à 3 mois de gestation


STRONGLES (Vadephen, Nemisol)
0,1 ml/kg (solution 5 %) en - Truie après sevrage
ou injection sous cutanée.

FENBENDAZOLE
5 mg/kg dans l’aliment - Verrat tous les 6 mois
(Panacur)
- Porcs à 4 mois
ou

TARTRATE DE PIRANTEL
(Exhelm) 15 mg/kg dans l’aliment - Porcs en quarantaine entrant
dans l’élevage

2. PARASITES MICROSCOPIQUES INTESTINAUX ET SANGUINS

Parasites Médicaments Traitements préventifs

COCCIDIES SULFAGLANIDINE Traiter les animaux lors d’intestation généralisée

PIROPLASME BERENIL Lutte directe contre les tiques

TRYPANOSOMES TRYPAMIDIUM préventif Traiter tout l’effectif tous les 3 mois en zone infestée
BERENIL curatif
Lutter contre les mouches tsé tsé.

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PORCS

PROPHYLAXIE DES MALADIES PARASITAIRES EXTERNES


(ECTOPARASITISME)

On déduira les insectes (mouches, taons, stomoxes, …) en pulvérisant régulièrement tous les
1-2 mois les bâtiments avec un insecticide.

Il s’agit de lutter contre les parasites de la peau qui gênent considérablement les animaux,
retardent leur croissance ou même leur font perdre du poids et sont également responsables
de la transmission de graves maladies (trypanosomiase, piroplasmose, …).

LUTTE PREVENTIVE :

Le moyen le plus efficace de lutte contre les gales et les tiques réside dans la pulvérisation ou
friction à la brosse dure des animaux à l’aide d’une solution insecticide.

LA PULVERISATION :

- Matériel : le pulvérisateur à main porté sur le dos


- Produits : solution d’un insecticide dans l’eau (H.C.H, ou TIGAL à 1 pour 800 –
PROCIGAM à 2 pour 1000) additionnée de CRESYL
- Quantité : environ 10 litres de solution pour 50 porcs
- Technique de pulvérisation : l’opérateur, pulvérisateur au dos, se place au milieu des
animaux et met à tourner lentement à l’intérieur de la loge en pulvérisant en tout sens.

Pendant une partie du traitement, on oriente la tubulure de la pompe de haut en bas


(aspersion du dos et de la tête) puis on la dirige de bas en haut de manière à arroser
le ventre et les membres (voir ch. 5 01).

Cette méthode permet une bonne imprégnation du produit dans la peau du fait du frottement
continuel des animaux les uns contre les autres.

On évitera de pulvériser dans la mangeoire ou l’abreuvoir, les insecticides étant des poisons
dangereux si on les avale.

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VOLAILLES
PLANS DE PROPHYLAXIE

Age en semaines POULETTES Age en semaines POULETS

S Vaccination Marek + Bronchite S Vaccination Marek + Bronchite


Infectieuse + Newcastle à J1 Infectieuse + Newcastle à J1
+ ERYCOLCINE 4 – 5 jours + ERYCOLCINE 4 – 5 jours
1 1

S AMIN’STRESS – 5 jours S Vaccination Gumboro


+ AMIN4STRESS – 5 jours
2 2

S Vaccination Gumboro S Rappel vaccination Gumboro


+ AMIN’TOTAL – 5 jours + AMIN’TOTAL – 5 jours
3 3

S Rappel Vaccination Newcastle S Rappel Vaccination Newcastle


+ TRISULMYCINE ou + Bronchite infectieuse
4 TRISULMYCINE FORTE – 5 jours 4 + TRISULMYCINE ou
TRISULMYCINE FORTE – 5 jours

S Rappel Vaccination Gumboro


+ Bronchite infectieuse
5 + Vaccination choléra

S PIPERAZINE CITRATE – ½ jour S PIPERAZINE CITRATE – ½ jour


+ AMIN’TOTAL – 8 jours + AMIN’TOTAL – 8 jours
6 6

S TRISULMYCINE ou S TRISULMYCINE ou
TRISULMYCINE FORTE – 5 jours TRISULMYCINE FORTE – 5 jours
7 7

S Vaccination Variole
Débecquage + AMIN’STRESS, VPV
8

S Rappels vaccinations
Newcastle + Bronchite infectieuse
9 + LEVALAP – ½ jour

S Rappel vaccination • Si les sujets sont achetés à 4 semaines


Choléra d’âge (en « démarré »), prévoir une
10
prévention de mise en place à l’aide
S Vitamine AD3E + C D’ERYCOLCINE 4.
5 jours
11

S • Utiliser HEPATURYL détoxyfiant


12
Hépatorénal à la suite de traitement
S Anti-infectieux ou de surcharges
13
alimentaires (1 g/pendant 3 à 5 jours).
S
14

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50
S
15

S Rappels vaccinations Bronchite


16 Infectieuse, Newcastle et Gumboro

50
51

VOLAILLES
PROTOCOLE DE PROPHYLAXIE

AGE MEDICATION DUREE EN JOUR OBSERVATIONS


er
1 jour Anti-stress + sucre 4 jours Eau de boisson

4ème jour Vaccin contre la peste 4 jours "


Et anti-stress 4 jours

11 jours Vaccin contre le gumboro "


Et anti-stress "

17 jours 2ème vaccin contre la peste 4 jours


vaccin contre la variole
et anti-stress

23 jours Vaccin contre le gumboro 4 jours


et anti-stress 4 jours

29 jours Vaccin contre le gumboro 4 jours


et anti-stress

30 jours Vaccin contre la peste 4 jours


et anti-stress

60 jours 1er vaccin contre la peste 4 jours Injectable


et anti-stress eau de boisson

90 jours 3ème vaccin contre la peste Injection


2ème vaccin contre le choléra 4 jours eau de boisson
et anti-stress eau de boisson

105 jours Déparasitage interne 4 jours


et anti-stress

120 jours 2ème déparasitage 4 jours


et anti-stress

127 jours Antibiotique vitaminé 3 jours


135 jours Anticocciodienne 3 jours

145 jours Débecquage 4 jours eau de boisson


Anti-stress

150 jours 4è vaccin contre la peste injection


3ème vaccin contre le choléra injection
anti-stress 4 jours eau de boisson

164 jours Mise en place des nids


Anticoccidiens 4 jours eau de boisson
Complex vitaminé

N.B. : Si le protocole est bien suivi à 6 mois les seuls vaccins à faire sont la vaccination contre la
maladie de Newcastle et du choléra tous les 5 mois.

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VOLAILLES

PROGRAMME INDICATIF DE VACCINATION APPLICABLE


AUX POULETTES PONTE

PERIODE INTERVENTION

J1 à J3 Anti-stress

J4 Primo-vaccination contre la pseudo-peste (vaccin buvable)

J5 à J6 Anti-stress

J11 Gumboro (vaccin buvable)

J15 à J19 Anti-coccidien

J21 Rappel pseudo-peste (vaccin buvable)

J28 Rappel gumboro

J35 Rappel gumboro et fin

7è semaine Anti-coccidien

8è semaine Pseudo-peste (injection)

9è semaine Déparasitage interne

10è semaine Débecquage

16è semaine Variole (transfixion)

22è semaine Itanew et VPV

- Pour les anti-stress, utiliser uniquement les complexes vitaminiques 1 jour avant et 2 jours
après chaque manipulation ou vaccination.

- Etre à l’affût de tout problème de coccidiose ou de parasitisme interne et externe.

- A partir de l’installation de la ponte, distribuer tous les mois et ce pendant 5 jours de


l’Oxyfuran 4.

N.B. : Observer les mêmes précautions indiquées dans l’Annexe 5.

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