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25/01/2020

TP PHYSIQUE 2 (Ph111)

Eliot SIDOMMO
Elliot POINSIGNON

TP PHYSIQUE N°2
-LA LOI DE BOYLE-MARIOTTE-
-LES GAZ PARFAIT-

p. 1
I Historique et contexte du TP

1) Gaz et gaz parfait


2) Théorie cinétique des gaz parfaits
3) Les instruments de mesures
4) Conclusion et limite du modèle des gaz parfaits

II Incertitudes et données initiales

III Description de l’expérience & exploitation des données

p. 2
1).Les gaz et gaz parfait.

Définition : un gaz est un ensemble de particules (molécules ou atomes) très faiblement liées
dans un espace donné que le gaz occupe entièrement et de manière uniforme. C’est l’un des quatre
états fondamentaux de la matière (avec l’état solide, liquide et sous forme de plasma).

Un gaz est donc un système chaotique (son Etymologie vient d’ailleurs du mot « chaos » en
néerlandais et a était formulé par Jean Baptiste Van Helmont, un scientifique du 16ème et 17ème
siècle.) Chaotique dans le sens ou chaque particule a un mouvent propre dans l’espace, mouvement
qui va influencer (très faiblement) le mouvement des autres particules. Et il y a un nombre de
particules de l’ordre du nombre d’Avogadro (1023), cela rend alors tout analyse du système
quasiment impossible sans simplification à cause de cet caractéristique chaotique d’un gaz.

C’est là qu’est utile la notion de « gaz parfait » :

C’est un gaz où nous négligeons toutes les interactions entre particules (chocs entre elles,
interaction électromagnétique, …) Il n’y aura alors plus que les chocs avec la matière environnante
(en dehors du gaz lui-même). C’est de ces multiples chocs que résulte la pression d’un gaz. Un gaz
étant uniforme, sa pression l’est donc aussi.

Dans un gaz parfait les particules du gaz sont considérées comme ponctuelle : Elles n’ont pas
de volume, uniquement une masse.

Pour appliquer le modèle des gaz parfait il faut tout de même quelques conditions :

1) Une pression faible, c’est pour que les collisions entre les particules soient suffisamment
rares pour être négligeables. (Pour exemple l’atmosphère terrestre à une pression
suffisamment faible pour être considérée comme un gaz parfait.)
2) Une température pas trop faible, pour que les interactions électriques ne puissent pas se
faire à l’échelle atomique. La température étant équivalent à l’agitation des particules du
gaz, si ces dernières sont trop lentes, elles auront le temps de créer des interactions
électriques si elles sont polarisées.

L’avantage du modèle des gaz parfaits est donc de pouvoir analyser bien plus facilement un gaz.
Et de créer un ensemble d’outils pour mieux comprendre les gaz.

2).La théorie cinétique des gaz (parfaits) :

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Cette théorie établie par James Clerk Maxwell et Ludwig Boltzmann à la fin du 19ème siècle
décrit le comportement d’un gaz à l’échelle macroscopique grâce à l’étude du mouvement des
particules de ce gaz. Cette théorie a permis notamment d’augmenter la crédence envers la Théorie
atomiste de la matière, en plus d’être à la base de la physique des fluides modern. Cette théorie est
néanmoins très complexe et nous allons uniquement la survoler ici.

Pour pouvoir néanmoins expliquer la formule des gaz parfaits :

𝑃. 𝑉 = 𝑛. 𝑅. 𝑇

P étant la pression du gaz, V son volume, n la quantité de matière dans le gaz, T la


température et R la constante des gaz parfaits (qu’il faudra retrouver lors du TP.)

Pour expliquer cette équation il va falloir voir un cas plus simple, prenons le cas d’une seule
particule à un degrés de liberté dans un espace clos :

Ici une particule ayant une vitesse initiale (v), une masse M tombe. Il va
M(m) y avoir un choque entre la particule et la masse. De plus on suppose le
système stable, c’est-à-dire :

𝐹 = 𝑚𝑔 Avec F la force de la particule sur la masse et mg le


g v poids de la Masse. C’est également un choc équilibré et élastique :

v = -v’ et vm = -vm’ (vm étant la vitesse de la masse)


1 1 1 1
. 𝑚. 𝑣𝑚 ² + . 𝑚𝑝 . 𝑣 2 = ′
. 𝑚. 𝑣𝑚 ²+ . 𝑚𝑝 . 𝑣′2 ,
2 2 2 2

Avec mp la masse de la particule.

Nous avons ici un choc, il y a donc conservation de la quantité de mouvement :



−𝑚. 𝑣𝑚 + 𝑚𝑝 . 𝑣 = −𝑚. 𝑣𝑚 + 𝑚𝑝 . 𝑣′

Ce qui nous donne en remplaçant les vitesses après le choc :


−𝑚. 𝑣𝑚 + 𝑚𝑝 . 𝑣 = 𝑚. 𝑣𝑚 − 𝑚𝑝 . 𝑣

Et donc :

𝑚𝑝 . 𝑣 = 𝑚. 𝑣𝑚

p. 4
De plus, nous pouvons représenter le mouvement de M par rapport au tant par la formule
(Mouvement rectiligne uniformément accéléré) :
1
𝑥 (𝑡) = 𝑣𝑚 . 𝑡 − . 𝑔. 𝑡²
2
Un point important ici est la Période T entre les chocs, celle-ci doit être précise pour que le système
soit à l’équilibre, nous pouvons le déterminer ainsi :

Déterminer le temps au moment du choc :


1
𝑣𝑚 . 𝑡𝑐 − . 𝑔. 𝑡𝑐 2 = 0
2

1
𝑣𝑚 − . 𝑔. 𝑡𝑐 = 0
2
2𝑣𝑚
𝑡𝑐 = =𝑇
𝑔
1
𝑣𝑚 = . 𝑔. 𝑇
2

Remplaçons cette valeur de vm dans l’équation de conservation de la quantité de mouvement :

𝑚𝑝 . 𝑣 = 𝑚. 𝑣𝑚
1
𝑚𝑝 . 𝑣 = 𝑚. . 𝑔. 𝑇
2
2.𝑚𝑝 .𝑣
𝑚. 𝑔 = 𝑇

Nous avons donc déterminé le poids de la masse M pour que le système soit à l’équilibre,
sachant la masse, la vitesse et la période d’une particule.

Nous pouvons par ailleurs considérer la force de la particule (qui est discrète, agit au moment
du choc) par la force moyenne sur un temps t, c’est-à-dire en une force moyenne continue qui serait
en tout temps égal au poids de la Masse (Elle agit comme un support). Cette force sera notée 𝐹̅ .

Nous avons donc : 𝐹̅ = 𝑚. 𝑔


2. 𝑚𝑝 . 𝑣
𝐹̅ =
𝑇
Nous pouvons maintenant ne plus considérer une masse M, mais simplement une paroi
supérieure pour simplifier la formule qui est toujours valable. 𝐹̅ sera la force moyenne de la particule
sur la paroi. Ici la période est bien plus facile à avoir, elle le temps que prend la particule à faire un
aller-retour entre la parois supérieur et inférieur, soit :
𝐿
𝑇=2 𝑣
avec L la longueur entre les 2 parois.

p. 5
En remplacent T dans la formule de la force moyenne nous obtenons :
2.𝑚𝑝 .𝑣
𝐹̅ = 𝐿
2
𝑣

𝑚 .𝑣²
𝐹̅ = 𝑝𝐿

Nous allons maintenant généraliser ce résultat avec une particule à 3 degrés de mouvement
(x,y,z), toujours en considérant un impact sur la paroi supérieur.

Nous voyons ici les composantes en x et en


Vy
𝑣⃗ y du vecteur vitesse de la particule. La force que va
y
exercer la paroi sur la particule lors du choc sera
vx uniquement sur l’axe y, en effet la vitesse en x ne
fait pas varier la distance par rapport à la paroi,
cette dernière étant parallèle à l’axe x. La vitesse en
x avant et après le choc sera donc la même car
celle-ci ne subit aucun changement (le travail des
forces du choc étant perpendiculaires à l’axe x, le
travail est nul.), même raisonnement pour l’axe z.

Nous pouvons donc remplacer v, dans l’équation à 1 degré de liberté, par v y dans celle à 3
degrés de liberté :
𝑚𝑝 .𝑣𝑦 ²
𝐹̅ =
𝐿

Nous pouvons donc maintenant nous intéresser à un cas à N particules :

Ftot
y

p. 6
Ici la force exercée sur la paroi supérieure est égal à la somme de la moyenne des forces des
particules sur cette même paroi :
𝑁

̅𝑘
𝐹𝑡𝑜𝑡 = ∑ 𝐹
𝑘=1

𝑁
𝑚𝑝(𝑘) . 𝑣𝑦(𝑘) ²
𝐹𝑡𝑜𝑡 = ∑
𝐿
𝑘=1

Si nous supposons que toutes les particules ont la même masse :


𝑁
𝑚𝑝
𝐹𝑡𝑜𝑡 = ∑ 𝑣𝑦(𝑘) ²
𝐿
𝑘=1

Si nous multiplions et divisons par N (le nombre de particule), nous avons :


𝑁
𝑚𝑝 1
𝐹𝑡𝑜𝑡 = 𝑁. . . ∑ 𝑣𝑦(𝑘) ²
𝐿 𝑁
𝑘=1

1
Nous remarquons alors que 𝑁 . ∑𝑁
𝑘=1 𝑣𝑦(𝑘) ² est la composante verticale au carré moyenne de toute
les particules, notée : < 𝑣𝑦2 >
𝑚𝑝
𝐹𝑡𝑜𝑡 = 𝑁. . < 𝑣2𝑦 >
𝐿
Généralisons cela à tous les axes : il ne faut pas oublier qu’un gaz est homogènes, il est dit
isotrope, c’est-à-dire ici que la vitesse moyenne de toutes les particules est la même dans toutes les
directions :

< 𝑣𝑦2 > = < 𝑣𝑥2 > = < 𝑣𝑧2 >

Nous avons donc l’équation de la moyenne de la norme de la vitesse :

< 𝑣² > = < 𝑣𝑦2 > + < 𝑣𝑥2 > +< 𝑣𝑧2 >

< 𝑣² > = 3. < 𝑣𝑦2 >


1
3
. < 𝑣² > = < 𝑣𝑦2 >
𝑚𝑝
𝐹𝑡𝑜𝑡 = 𝑁. . < 𝑣² >
3. 𝐿

p. 7
Nous allons maintenant introduire la pression :

𝐹
𝑃= 𝑆

𝐹𝑡𝑜𝑡 𝑚𝑝
= 𝑁. . < 𝑣² >
𝑆 3. 𝐿. 𝑆
𝑚𝑝
𝑃 = 𝑁. . < 𝑣² >
3. 𝑉
𝑚𝑝
𝑃. 𝑉 = 𝑁. . < 𝑣² >
3

Or : 𝑁 = 𝑛. 𝑛𝐴 avec n le nombre de mole et nA le nombre d’Avogadro :


1
𝑃. 𝑉 = 𝑛. 𝑛𝐴. . 𝑚𝑝 . < 𝑣² >
3
2
𝑃. 𝑉 = 𝑛. 𝑛𝐴. 3 . 𝐸𝑐 avec Ec l’énergie cinétique moyenne des particules.

Cette équation est très proche de l’équation expérimental des gaz parfait. C’est en les
comparant que nous obtenons la valeur de la constante des gaz parfait. Cette équation fait aussi le lien
entre la température (grandeur macroscopique) et l’énergie cinétique des particules du gaz (grandeur
microscopique.)

La loi expérimentale des gaz parfaits : 𝑃. 𝑉 = 𝑛. 𝑅. 𝑇 avec R la constante des gaz parfaits.

En la comparent avec notre expression nous obtenons l’expression de la température en fonction de


2.𝑛𝐴
l’Energie cinétique moyenne des particules avec uniquement une constante de différence : 3.𝑅
. C’est
pourquoi, nous pouvons dire que la température représente à l’échelle macroscopique, l’énergie
cinétique des particules à l’échelle microscopique.
2.𝑛𝐴
𝑇= 3.𝑅
𝐸𝑐

Nous avons donc survolé rapidement la théorie cinétique des gaz, en prenant uniquement le
cas d’un gaz parfait. Cette théorie est très complexe et va bien plus loin dans la compréhension des
gaz mais cette explication suffira pour expliquer la suite de notre TP sur les gaz parfaits.

3.Les Instruments de mesure.

Pour pouvoir analyser un gaz dans le cadre expérimental il faut un moyen de connaitre ses
caractéristiques, qui sont dans notre cas : la pression P, le volume V, le nombre de mol contenu dans

p. 8
le gaz n, et la température du gaz. Le volume et le nombre de mol s’obtienne facilement
mathématiquement, dans notre cas l’air est contenu dans un cylindre :

𝑉 = 𝜋. 𝑟 2 . ℎ avec h la hauteur (variable en fonction du piston) et r, le rayon qui lui est fixe.

Connaissant le volume du gaz et son volume molaire (0,022414 m3/mol-1 dans l’approximation d’un
gaz parfait), nous pouvons déterminer le nombre de mol contenu dans le gaz.)

Il faut maintenant trouver un moyen de connaitre la pression, et cela via un instrument de mesure.

Ce moyen sera trouvé par Torricelli en 1643, il est un célèbre scientifique italien de la renaissance.

Torricelli avec son baromètre au Mercure

Il reprit les travaux de Galilée sur la pression atmosphérique. En effet à l’époque les italiens
étaient confrontés à un problème dans l’élaboration de fontaine, pour faire monter l’eau et
alimenter une fontaine, ils utilisaient une pompe à vide qui aspiraient l’air au-dessus de la colonne
d’eau. Selon les connaissances de l’époque la nature détestant le vide, l’eau devait monter pour
remplacer. Or ils remarquaient qu’avec ce type de pompe l’eau ne monter jamais au-dessus de 10
mètres.

p. 9
L’explication sera trouvée par Torricelli, qui postula que
c’est la pression de l’air sur l’eau du puit (dans notre
exemple sur l’image à gauche) qui pousser l’eau et donc
la faire monter dans le tube, l’eau dans le tube ne
subissant aucune force pour la pousser (il n’y a presque
pas de pression à cause de la pompe à vide). C’est donc
le poids de la colonne d’air qui va faire monter l’eau.

Torricelli à également eu l’idée de faire l’expérience avec du mercure plutôt que de l’eau.

En effet la masse volumique (à 20°c) du mercure est de 13546 kg/m 3 contre 998,30 kg/m3
pour l’eau. Il est donc possible d’utiliser des expériences à échelle humaine et non des colonnes de
plusieurs mètres de haut ! Nous le voyons d’ailleurs sur l’illustration ci-dessus de Torricelli avec son
expérience au mercure.

Il s’agit donc d’un baromètre, en effet, si nous varions la pression exercer sur le mercure à la
base, il va plus ou moins monter dans le tube. Il suffit alors d’étalonner le baromètre, voir comment
varie la hauteur en fonction de la pression et mettre une échelle sur la colonne.

Il faut également un appareil pour comparer deux pressions dans le cadre de notre TP pour
comparer la pression à l’intérieur du cylindre à la pression atmosphérique. Pour cela il faut un
manomètre. Le premier manomètre est également de Torricelli, mais le type qui va nous intéresser
ici viens de Christian Huygens, un scientifique néerlandais contemporain de Torricelli, notamment
connu pour la découverte de Titan, une lune de Saturne (d’où le nom de l’atterrisseur Huygens de la
sonde Cassini.)

Il eut l’idée de mettre du mercure dans un tube en forme de U ouvert à ses 2 extrémités, le
principe est de mettre les 2 ouvertures dans des environnements de pression différent et donc de
faire varier la position du mercure à l’intérieur (Il va aller vers le côté avec la plus faible pression) Si la
pression d’un côté de varie pas (ou que très peu) nous pouvons comparer une variation de pression
par rapport à un étalon. Dans la plupart des cas la pression atmosphérique.

p. 10
Sur le schéma ci-contre, la pression Pa étant supérieur à P0 elle
exerce une force supérieure sur la colonne de mercure, qui va donc
descendre du côté de Pa et monter du côté de P0, la différence hauteur
des 2 colonnes va permettre de déterminer la différence de pression.

D’après la formule du nivèlement barométrique nous avons :

𝑃 = 𝜌. 𝑔. ℎ
Avec P la pression, 𝜌 la masse volumique du gaz (air dans notre
cas), g la constante de gravitation et h la hauteur de la colonne de
mercure (ou autre liquide).

Or ici : 𝑃 = 𝑃𝑎 − 𝑃0

𝑃𝑎 − 𝑃0 = 𝜌. 𝑔. ℎ
𝑃𝑎 − 𝑃0
ℎ=
𝜌.𝑔

Nous voyons donc que la différence de hauteur est bien proportionnelle à la différence de
pression entre Pa et P0. Pour que ces équations soient valides il faut être à température constante.

Nous avons donc un moyen de mesurer la pression, le volume, le nombre de mole. Il ne


manque plus qu’un moyen d’étudier la température.

Grâce à l’équation des gaz parfaits : 𝑃. 𝑉 = 𝑛. 𝑅. 𝑇 , nous voyons que si la pression ne varie
pas, mais que la température augmente, alors le volume augmente, l’espace prit par le fluide
augmente. C’est le principe du thermomètre.

Ce principe date de l’antiquité, mais c’était des thermoscopes et non des thermomètres,
c’est-à-dire qu’ils n’étaient pas gradués, de plus ils étaient ouverts et donc sujet à la variation de la
pression atmosphérique.

C’est à partir du 17ème siècle que les thermomètres font leur apparition, au début toujours
ouvert mais avec des graduations. Avec notamment le thermoscope de Santorio, un proche de
Galilée.

Nous voyons ci-contre son thermoscope, la première


chose que nous remarquons c’est qu’il se rapproche
du baromètre de Torricelli. Ce thermoscope est donc
impacté par la variation de la pression atmosphérique,
car au moment de l’élaboration de cet instrument la
pression atmosphérique était encore inconnue.

p. 11
Il faudra attendre Ferdinand II de Médicis pour fermer hermétiquement l’enceinte du
thermomètre et donc le rendre indépendant de la pression extérieure. La pression intérieure étant
constante, seule la température fait varier le volume du liquide.

4. Conclusion : Limite du modèle des gaz parfaits

Nous avons donc vu que le modèle des gaz parfaits est omniprésent dans l’analyse d’un gaz
du quotidien, leur température, leur pression, … Mais comme l’a dit George Box : « Tous les modèles
sont faux, mais certains sont utiles » Le modèle des gaz parfait a donc des limites comme nous
l’avons vu dans la première partie :

-La pression ne peut excéder quelque bar, sinon les interactions entre les particules ne sont plus
négligeables.

-Une température suffisamment élevée pour limiter les interactions électriques entre particules
polarisés.

De plus même si c’est un modèle simplifié de la réalité il reste très complexe, nous avons fait que le
survoler ici.

p. 12
II.Incertitudes et données initiales

Avant d’effectuer toutes mesures, nous avons relevé la température de la salle où on eut lieu
les expérimentations. Nous avons obtenu une température de 24,8 °C soit 297,95 °K ainsi qu’une
pression atmosphérique ambiante de 1000 hPa.

f) Demonstration :
1
Δ( ) Δ𝑉
𝑉
1 =
( ) 𝑉
𝑉

on a:

1 1
∆( ) ( )×∆𝑉 ∆𝑉×𝑉 Δ𝑉
𝑉 𝑉²
1 = 1 = =
( ) ( ) 𝑉2 𝑉
𝑉 𝑉
1
Ainsi on en déduit ∆ 𝑉 :
1
Δ( )
𝑉 = Δ𝑉
1 𝑉
(𝑉 )
1 ∆𝑉
⟺ ∆( ) = 2
𝑉 𝑉

Etablir l’expression de :

∆(𝑃𝑉)
(𝑃𝑉)

Il existe 2 méthodes pour établir cette expression :

- Par calcul direct :

∆(𝑃𝑉) 𝑃 ∗ ∆𝑉 + 𝑉 ∗ ∆𝑃 ∆𝑉 ∆𝑃
= = +
(𝑃𝑉) 𝑃𝑉 𝑉 𝑃

- Par différentielle logarithmique :

∆(𝑃𝑉) ∆𝑃 ∆𝑉
= ∆(𝑙𝑛(𝑃𝑉)) = ∆(𝑙𝑛(𝑃)) + ∆(𝑙𝑛(𝑉)) = +
(𝑃𝑉) 𝑃 𝑉

Et on trouve bien le même résultat avec les deux méthodes.

III. Dépouillement des données

p. 13
a) Les résultats de nos mesures ont permis de constater que la pression à l’intérieur de
l’appareil augmentait par rapport à la différence entre le volume initial d’air et le volume
réduit. Ainsi, plus l’on comprime ou dilate le dispositif, plus la pression augmente ou
diminue respectivement.

D’après les courbes de pression en fonction du volume, on obtient les équations de courbes
de tendance suivantes :

Volume initial 20 30 40 50 65
(mL)
Equation y = 41006x-1,237 y = 43334x-1,098 y = 46417x-1,046 y = 58906x-1,045 y = 58065x-0,976
𝑦 = 𝑎𝑥 𝑛
Valeur de a 41006 4334 4617 58906 58065
Valeur de n -1.237 -1.098 -1.046 -1.045 -0.976

De plus on peut obtenir le nombre de mole d’air à l’intérieur du dispositif par rapport au
volume initial :

Volume initial (mL) 20 30 40 50 65


Nombre de moles d’air présents 8,33E-04 1,25E-03 1,67E-03 2,08E-03 2,71E-03

p. 14
b) On remarque que la valeur de la pression augmente avec la valeur de 1/V. Les courbes
sont croissantes et on obtient les équations de courbes de tendance suivantes :

Volume initial 20 30 40 50 65
(mL)
Equation y = 19175x y = 32584x y = 40002x y = 51096x y = 62884x
𝑦 = 𝑎𝑥
Valeur de a 19175 32584 40002 51096 62884

c) Les courbes varient peu et on obtient les équations de courbes de tendance suivantes :

p. 15
Volume initial 20 30 40 50 65
(mL)
Equation y = 5,6988x0,0321 y 5,7374x0,034 y = 4,4863x0,032 y = 4,1475x0,08 y = 3,6555x0,196
𝑦 = 𝑎𝑥

Nous pouvons remarquer que les courbes sont presque constantes. y est presque égal à a. Nous
pouvons déduire grâce à ces courbes que PV=constante, donc la loi de Boyle-Mariotte est vérifier
puisqu’elle affirme que 𝑃1.𝑉1 = 𝑃2.𝑉2 , soit PV=constante.

d) Sur le graphique précédent on remarque que les équations sont de la forme 𝑦 ≈ 𝑎. Et


si on pose 𝑦 = 𝑃𝑉 donc que PV est une constante alors on peut en déduire que 𝑛, R et
T ne varie pas en fonction de PV.
On retrouve la relation des gaz parfaits qui relie la pression d’un gaz à son volume :
𝑃𝑉 = 𝑛𝑅𝑇
Avec :
R, la constante des gaz parfait
T, La température en Kelvin
P, La pression en Pascal
V, Le volume en 𝑚3
𝑛, Le nombre de mol

Donc La loi Boyle-Mariotte s’écrit :

À température constante, pour une quantité de matière donnée de gaz, le produit de


la pression P par le volume V de ce gaz ne varie pas : P × V = constante.

Pour chaque volume d’air initial correspond un nombre de moles 𝑛 emprisonnées


dans la seringue.
Pour trouver le nombre de moles 𝑛, on utilise l’équation suivante :
𝑉𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙
𝑛=
𝑉𝑚

Or, le volume molaire 𝑉𝑚 se trouve grâce à la relation des gaz parfaits :


𝑃𝑉 = 𝑛𝑅𝑇

On a donc :
𝑉 𝑅𝑇
=
𝑛 𝑃
Nous obtenons le graphique suivant :

p. 16
On remarque sur la courbe que le coefficient directeur a croît quand le nombre de moles
augmente.

A présent nous allons déterminer la constante des gaz parfaits R.

Nous savons que PV = nRT. Grâce à une analyse dimensionnelle, nous pouvons déterminer alors son
unité.

Donc R à pour unité : 𝐽. 𝑚𝑜𝑙 −1 .𝐾 −1

D’après le graphique précédent, nous pouvons voir que y = a = PV, de même que x = n. D’après la
droite du graphique, nous avons y = 2391.7x soit PV = 2391.7n.

Nous avons donc 2391.7 = RT. Or nous savons que T est constante (T = 25°C = 298.15 K). Nous
pouvons donc déterminer R :

2392,7 = 𝑅𝑇
2392,7
𝑅=
𝑇

2392,7
𝑅=
298.15
𝑅 = 8.0218 𝐽. 𝑚𝑜𝑙 −1 . 𝐾 −1

p. 17
Calculons son incertitude :
𝑃𝑉
𝑅= 𝑛𝑇

ln 𝑅 = ln 𝑃 + ln 𝑉 − ln 𝑛 − ln 𝑇
∆𝑅 ∆𝑃 ∆𝑉 ∆𝑛 ∆𝑇
= + + +
𝑅 𝑃 𝑉 𝑛 𝑇
∆𝑃 ∆𝑉
Sachant : 𝑃
+ 𝑉
= 0,012

∆𝑅
= 0,012 + 0,018 + 0,008
𝑅

∆𝑅
𝑅
= 0,038

R est donc dans l’intervalle : [7.7170; 8.3258]

Le R théorique étant égal à 8,3145 J.mol-1.K-1 il est donc compris dans l’intervalle.

e)

Nous voyons ci-dessus que toutes les courbes sont confondues. Cela montre qu’au même niveau de
volume et de température elles ont le même volume molaire.

p. 18
Grâce à ces expériences nous avons pu vérifier la loi de Boyle-Mariotte ( 𝑃1 . 𝑉1 = 𝑃2 . 𝑉2 ) En plus de
retrouver la valeur de la constante des gaz parfait (R = 8,0218 ±3,8%).

p. 19

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