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Chapitre 1: Tenseur de contrainte

PARTIE I

1 Introduction
Nous allons présenter la notion de contrainte dans les solides déformables. Nous allons définir les efforts
intérieurs ou de cohésion dans le milieu étudié. En isolant un petit élément de matière quelconque
appartenant au domaine étudié, nous faisons apparaître l’effet de tension interne. Cet élément est en équilibre
en faisant intervenir les tensions internes. La représentation géométrique de l’état de contrainte aide à faciliter
les calculs.

2 Vecteur contrainte

Considérons un domaine D soumis à un système de chargement de forces extérieures 𝑓⃗ et 𝐹⃗ (Figure


1)

𝑓⃗ sont des forces de surfaces (unité en Pascal(N/m2), MPa (N/mm2)

𝐹⃗ Sont des forces de volume agissant en tout point M de D (unité : N/m3)

𝑓⃗

𝐹⃗

𝑢
⃗⃗0

Figure 1 : Domaine D en équilibre sous l’action de charges extérieurs

Isolons D1, partie de D. La partie D1 est en équilibre sous les actions mécaniques extérieures qui lui
sont appliquées et sous les actions de la partie D2 sur la partie D1.

2.1 Vecteur contrainte

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Isolons la partie D1 de D (Figure 2). Soit ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑅 un élément de force agissant sur un l’élément de surface
S repéré par sa normale 𝑛⃗⃗.

⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑅

𝑛⃗⃗

∆𝑆
D1

𝑢
⃗⃗0

Figure 2 : Domaine D1 en équilibre sous l’action de chargement extérieur et de l’action de D2

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) agissant sur la facette dS de normale 𝑛⃗⃗ est défini par:
Le vecteur contrainte 𝑇

⃗⃗⃗⃗⃗⃗
∆𝑅
⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) = lim
𝑇
∆𝑆→0 ∆𝑆

Les contraintes sont donc des efforts intérieurs (ou efforts de cohésion) qui se développent au sein du milieu
après chargement.

2.2 Principe de l’action et de la réaction


En isolant D2 , partie complémentaire de D1 (D=D1UD2) (Figure 3), nous pouvons obtenir

𝑓⃗

D2

∆𝑆
−𝑛⃗⃗

⃗⃗⃗⃗⃗⃗
−∆𝑅 𝑢
⃗⃗0
Figure 3 : Domaine D2 en équilibre sous chargement extérieur et de l’action de D1

⃗⃗(𝑀, −𝑛⃗⃗) = −𝑇
𝑇 ⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)

Ceci représente le principe de l’action et de la réaction.

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3. Tenseur de contrainte- Etat de contrainte autour d’un point
Le tenseur de contrainte est défini dans l’état déformé, noté 𝜎̿ = tenseur des contrainte de Cauchy,
permet de calculer la tension ou le vecteur contrainte agissant sur une facette de normale 𝑛⃗⃗.

Isolons un élément de volume infinitésimal dV. Sur les facettes dSi de normale 𝑥⃗𝑖 de dV, agissent les
⃗⃗ (𝑀, 𝑥⃗𝑖 )
vecteurs de contrainte 𝑇

𝑓⃗

D
dV
dV
M

𝐹⃗ 𝑥⃗3
33
𝑢
⃗⃗0 ⃗⃗(𝑀, 𝑥⃗3 )
𝑇

13 23
dS3
⃗⃗(𝑀, 𝑥⃗2 )
𝑇
32
31 ⃗⃗(𝑀, 𝑥⃗1 ) 
𝑇 22
12

21
11
𝑥⃗2
dS1 dS2

𝑥⃗1

Figure 4: Elément infinitésimal dV en équilibre


𝜎11
⃗⃗
sur dS1 agit le vecteur contrainte 𝑇 𝑀, 𝑥⃗1 = (𝜎21 )
( )
𝜎31
𝜎12
⃗⃗ (𝑀, 𝑥⃗2 ) = (𝜎22 )
sur dS2 agit le vecteur contrainte 𝑇
𝜎32
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𝜎13
⃗⃗
sur dS3 agit le vecteur contrainte 𝑇 (𝑀, 𝑥⃗3 ) = (𝜎23 )
𝜎33

Comme on peut le remarquer, les contraintes ii sont des contraintes normales aux facette de
normale 𝑥⃗𝑖 . On les appellera contrainte normale.

Les contrainte ij sont les contraintes agissant sur la facette de normale 𝑥⃗𝑗 dans la direction 𝑥⃗𝑗 . Elles
sont tangentes à la facette considérée. On les appellera contrainte tangentielle ou de cisaillement.

Les 9 composantes ij définissent l’état de contrainte autour du point considéré. Dans un système de
coordonnées cartésiennes(𝑥⃗1 , 𝑥⃗2 𝑥⃗3), ils représentent les composantes du tenseur de contrainte𝜎̿
au point considéré et défini par :
𝜎11 𝜎12 𝜎13
𝜎̿ = (𝜎21 𝜎22 𝜎23 )
𝜎31 𝜎32 𝜎33

3.2 Relations de Cauchy:


Considérons le cas plan et un élément infinitésimal de forme prismatique représenté sur la figure 5.
⃗⃗(M, 𝑥⃗1 ). Sur la facette dS2 de normale
Sur la facette dS1 de normale 𝑥⃗1agit le vecteur contrainte 𝑇
⃗⃗(M, 𝑥⃗2) et sur la facette inclinée dS de normale 𝑛⃗⃗ = (𝑛1 ) = (𝑐𝑜𝑠𝜃1 )
𝑥⃗2agit le vecteur contrainte 𝑇 𝑛 2 𝑠𝑖𝑛𝜃 1

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗).
𝑇

Ecrivons les conditions d’équilibre selon les deux directions.

𝑥⃗2
𝑛⃗⃗ ⃗⃗ (𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝑇
𝜎11 𝑇2
𝜃2 𝑇1
𝜎21
𝜃1 𝑥⃗1
⃗⃗(M, 𝑥⃗1)
𝑇 𝜎12
𝜎22
⃗⃗(M, 𝑥⃗2)
𝑇
Figure 5: Elément infinitésimal dV en équilibre

Condition d’équilibre selon 𝑥⃗1 :

𝑇1 𝑑𝑆 = 𝜎11 𝑑𝑆1 + 𝜎12 𝑑𝑆2

𝑑𝑆1 = 𝑑𝑆 cos(𝜃1 )

𝑑𝑆2 = 𝑑𝑆 cos(𝜃2 ) = dS sin(𝜃1 )

𝑇1 𝑑𝑆 = 𝜎11 𝑑𝑆 cos(𝜃1 ) + 𝜎12 dS sin(𝜃1 )

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𝑇1 = 𝜎11 cos(𝜃1 ) + 𝜎12 sin(𝜃1 )

𝑇1 = 𝜎11 𝑛1 + 𝜎12 𝑛2

Condition d’équilibre selon 𝑥⃗2 :

𝑇2 𝑑𝑆 = 𝜎21 𝑑𝑆1 + 𝜎22 𝑑𝑆2

𝑇2 = 𝜎21 cos(𝜃1 ) + 𝜎22 sin(𝜃1 )

𝑇2 = 𝜎21 𝑛1 + 𝜎22 𝑛2

Nous obtenons les relations sous forme indicielle :

𝑇𝑖 = ∑ 𝜎𝑖𝑗 𝑛𝑗
𝑗

Avec la convention de l’indice muet :

𝑇𝑖 = 𝜎𝑖𝑗 𝑛𝑗

Soit :

⃗⃗(𝑴, 𝒏
𝑻 ⃗⃗) = 𝝈
̿𝒏⃗⃗

3.3 Contrainte normale et contrainte tangentielle


Au point M, on prend par convention la normale sortante au domaine

𝑛⃗⃗
𝑡⃗
𝜎
⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝑇
𝑴
𝜏

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) sur 𝑛⃗⃗


𝝈 est la projection de 𝑇
⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) = 𝑛⃗⃗𝜎̿𝑛⃗⃗
𝜎 = 𝑛⃗⃗. 𝑇

Sous forme indicielle

𝝈 = ∑ 𝒏𝒊 𝑻𝒊 = 𝒏𝒊 𝑻𝒊
𝒊

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𝑻𝒊 = ∑ 𝝈𝒊𝒋 𝒏𝒋 = 𝝈𝒊𝒋 𝒏𝒋
𝒋

Convention sur les indices :

Lorsque l’indice se répète à droite du signe égal, on dit que c’est un indice muet

L’indice qui se répète de part et d’autre du signe égal est appelé indice franc

𝝈 = ∑ 𝝈𝒊𝒋 𝒏𝒊 𝒏𝒋
𝒊,𝒋

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) et 𝑛
La contrainte  est la contrainte normale. Lorsque la projection de𝑇 ⃗⃗ ont la même
⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) est opposée a 𝑛
orientation,  est une traction. Lorsque la projection de 𝑇 ⃗⃗,  est une
compression.

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) sur le plan tangent représente la contrainte tangentielle t


La projection de𝑇

Dans le cas plan

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝜏 = 𝑡⃗. 𝑇
Dans le cas général
2
⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)| − 𝜎 2
𝜏 2 = |𝑇

3.4 Symétrie de 𝜎̿
Reprenons la figure 5 et étudions l’équilibre en couple par rapport au point M, centre de la facette
inclinée.

𝑥⃗2
𝑛⃗⃗ ⃗⃗ (𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝑇
𝜎11 𝑇2
𝑑𝑥2
𝜃2 𝑇1
𝜎21 M
𝜃1 𝑥⃗1
⃗⃗(M, 𝑥⃗1)
𝑇 𝜎12
𝜎22
⃗⃗(M, 𝑥⃗2)
𝑇
𝑑𝑥1

Figure 6: Elément infinitésimal dV en équilibre

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Soit e l’épaisseur de l’élément de volume.

Les action des contrainte normales passent par le point M et leur couple est nul. Il ne reste que
l’action des contraintes tangentielles.

La condition d’équilibre en couple s’écrit :

𝑑𝑥1 𝑑𝑥2
𝜎21 𝑑𝑆1 ∗ − 𝜎12 𝑑𝑆2 ∗ =0
2 2

𝑑𝑆1 = 𝑒 ∗ 𝑑𝑥2 𝑒𝑡 𝑑𝑆2 = 𝑒 ∗ 𝑑𝑥1

𝑑𝑥1 𝑑𝑥2
𝜎21 𝑒 ∗ 𝑑𝑥2 ∗ − 𝜎12 𝑒 ∗ 𝑑𝑥1 ∗ =0
2 2

Donc

𝜎21 = 𝜎12

𝜎̿ est symétrique

3.5 Equations d’équilibre locale:


Le solide D de la figure 1 est en équilibre. La condition d’équilibre pour un domaine continu s’écrit
comme suit :

∫ 𝐹⃗ 𝑑𝑉 + ∫ 𝑇
⃗⃗ 𝑑𝑆 = 0
𝐷 𝑆

Utilisons les relations de Cauchy

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) = 𝜎̿𝑛⃗⃗


𝑇

ou

𝑇𝑖 = ∑ 𝜎𝑖𝑗 𝑛𝑗 = 𝜎𝑖𝑗 𝑛𝑗
𝑗

En remplaçant dans

∫ 𝐹𝑖 𝑑𝑉 + ∫ 𝜎𝑖𝑗 𝑛𝑗 𝑑𝑆 = 0
𝐷 𝑆

Transformons l’intégrale de surface en intégrale de volume en utilisant le théorème de la


divergence :

𝜕𝜎𝑖𝑗
∫ 𝜎𝑖𝑗 𝑛𝑗 𝑑𝑆 = ∫ ∑ 𝑑𝑉
𝑆 𝐷 𝜕𝑥𝑗
𝑗

Convention

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𝜕𝜎𝑖𝑗 𝜕𝜎𝑖𝑗
∑ = = 𝜎𝑖𝑗,𝑗
𝜕𝑥𝑗 𝜕𝑥𝑗
𝑗

Donc:

∫ 𝐹𝑖 𝑑𝑉 + ∫ 𝜎𝑖𝑗 𝑛𝑗 𝑑𝑆 = ∫ 𝐹𝑖 𝑑𝑉 + ∫ 𝜎𝑖𝑗,𝑗 𝑑𝑉 = ∫ (𝐹𝑖 + 𝜎𝑖𝑗,𝑗 ) 𝑑𝑉 = 0


𝐷 𝑆 𝐷 𝐷 𝐷

Condition vraie quel que soit dV, et nous obtenons l’équation d’équilibre locale comme suit :

𝜕𝜎𝑖𝑗
∑ + 𝐹𝑖 = 𝜎𝑖𝑗,𝑗 + 𝐹𝑖 = 0
𝜕𝑥𝑗
𝑗

Ou sous forme vectorielle :

𝐷𝑖𝑣 𝜎̿ + 𝐹⃗ = ⃗0⃗

En développant la relation ci dessus :

𝜕𝜎11 𝜕𝜎12 𝜕𝜎13


+ + + 𝐹1 = 0
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3

𝜕𝜎21 𝜕𝜎22 𝜕𝜎23


+ + + 𝐹2 = 0
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3

𝜕𝜎31 𝜕𝜎32 𝜕𝜎33


+ + + 𝐹3 = 0
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3

3.6 Condition aux limites en surface


Une deuxième équation d’équilibre est une équation de surface. Sure une partie de la surface S du
domaine étudié, soit St, on écrit la relation de Cauchy en un point M de St

⃗⃗(𝑴, 𝒏
𝑻 ⃗⃗) = 𝝈
̿𝒏⃗⃗

𝑛⃗⃗ est la normale au point M de St

AU point M de St, agit la force de surface 𝑓⃗

La condition dite aux limites en contrainte sur la surface St à vérifier s’écrit :

⃗⃗(𝑴, 𝒏
𝑻 ⃗⃗) = 𝝈
̿𝒏 ⃗⃗
⃗⃗⃗ = 𝒇

L’état de contrainte du problème aux limites étudié doit vérifier les équations d’équilibre et
les conditions aux limites en contrainte.

4 Contraintes et directions principales des contraintes

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Etant donné que 𝜎̿ est symétrique, il existe trois contraintes 𝜎1 , 𝜎2 et 𝜎3 solution du polynôme
caractéristique
𝜎11 − 𝜎𝑖 𝜎12 𝜎13
det [ 𝜎12 𝜎22 − 𝜎𝑖 𝜎23 ] = 0
𝜎13 𝜎23 𝜎33 − 𝜎𝑖

𝜎1 , 𝜎2 et 𝜎3 sont appelées les contraintes principales.

La direction principale 𝑋⃗𝑖 , associée à la contrainte principale 𝜎𝑖 , est tel que

𝜎̿ 𝑋⃗𝑖 = 𝜎𝑖 𝑋⃗𝑖

Dans le repère orthonormé (M, 𝑋⃗1 , 𝑋⃗2 , 𝑋⃗3 ) formé des directions principales, nous avons

𝜎1 0 0
̿ (𝑴,𝑿
𝝈 ⃗⃗⃗𝒊 ) = (0 𝜎2 0)
0 0 𝜎3

4.1 Invariants scalaires des contraintes

En développant le déterminant :
𝜎11 − 𝜎𝑖 𝜎12 𝜎13
det [ 𝜎12 𝜎22 − 𝜎𝑖 𝜎23 ] = 0
𝜎13 𝜎23 𝜎33 − 𝜎𝑖

Nous obtenons le polynôme caractéristique qui peut se mettre sous la forme :

−𝜎 3 + 𝐼1 𝜎 2 + 𝐼2 𝜎 + 𝐼3 = 0

Par identification 𝐼1 , 𝐼2 𝑒𝑡 𝐼3 sont définis par les relations suivantes :

𝐼1 = 𝜎1 + 𝜎2 + 𝜎3 = 𝜎11 + 𝜎22 + 𝜎33


2 ) 2 ) 2 )]
𝐼2 = −[(𝜎11 𝜎22 − 𝜎12 + (𝜎22 𝜎33 − 𝜎23 + (𝜎33 𝜎22 − 𝜎31 = − (𝜎1 𝜎2 + 𝜎2 𝜎3 + 𝜎3 𝜎1 )

𝐼3 = 𝐷𝑒𝑡 (𝜎𝑖𝑗 ) = 𝜎1 𝜎2 𝜎3

𝐼1 , 𝐼2 𝑒𝑡 𝐼3 sont des invariants scalaires des contraintes car ils conservent les mêmes valeurs
dans tout changement de repère.

4.2 Décomposition du tenseur de contrainte en partie sphérique et


deviatorique
Le tenseur de contrainte peut être décomposé comme suit :

𝜎̿ = 𝜎̿𝑠 + 𝜎̿𝑑

On définit la contrainte moyenne de 𝜎̿ par :

1 1 1
𝜎𝑚 = (𝜎11 + 𝜎22 + 𝜎33 ) = (𝜎1 + 𝜎2 + 𝜎3 ) = 𝑇𝑟𝑎𝑐𝑒 (𝜎𝑖𝑗 )
3 3 3
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On appelle partie sphérique de 𝜎̿ , le tenseur 𝜎̿𝑠 défini par

𝜎𝑚
𝜎̿𝑠 = ( 𝜎𝑚 )
𝜎𝑚

L’état de contrainte hydrostatique est un état de contrainte sphérique

La partie deviatorique de 𝜎̿ est définie par 𝜎̿𝑑 de composantes sij tel que

𝑠𝑖𝑗 = 𝜎𝑖𝑗 − 𝜎𝑚 𝛿𝑖𝑗


𝜎11 − 𝜎𝑚 𝜎12 𝜎13
𝜎̿𝑑 = ( 𝜎12 𝜎22− 𝜎𝑚 𝜎23 )
𝜎13 𝜎23 𝜎33 − 𝜎𝑚

𝛿𝑖𝑗 est le symbole de Kronecker

1 𝑠𝑖 𝑖 = 𝑗
𝛿𝑖𝑗 = {
0 𝑠𝑖 𝑖 ≠ 𝑗

𝜎̿ = 𝜎̿𝑠 + 𝜎̿𝑑

Remarques:

-Pour 𝜎̿𝑠 toute direction est direction principale, par conséquent, les directions principales
de 𝜎̿ et 𝜎̿𝑑 sont confondue.

- Le premier invariant J1 de 𝜎̿𝑑 est nul

𝑇𝑟𝑎𝑐𝑒 𝜎̿𝑑 = 𝜎11 + 𝜎22 + 𝜎33 − 3𝜎𝑚 = 0

2eme invariant J2 de 𝜎̿𝑑


2 ) 2 ) 2 )]
𝐽2 = −[(𝑠11 𝑠22 − 𝑠12 + (𝑠22 𝑠33 − 𝑠23 + (𝑠33 𝑠22 − 𝑠31 = − (𝑠1 𝑠2 + 𝑠2 𝑠3 + 𝑠3 𝜎1 )

Ce paramètre est utilisé dans la formulation de critère de rupture

3eme invariant J3 de 𝜎̿𝑑

𝐽3 = 𝐷𝑒𝑡 (𝑠𝑖𝑗 ) = 𝑠1 𝑠2 𝑠3

4 Etat plan de contrainte


L’état plan de contraintes en un point M est parallèle au plan (𝑥⃗1 , 𝑥⃗2 ) si les composante de 𝜎̿ sont
toutes nulles sauf 𝜎11 , 𝜎12 et 𝜎22 (𝜎13 = 𝜎23 = 𝜎33 = 0)

Dans la suite du cours nous écrivons l’état plan de contrainte comme suit :

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𝜎11 𝜎12
̿ (𝑴,𝒙⃗⃗𝟏 ,𝒙⃗⃗𝟐) = (𝜎
𝝈 𝜎22 )
12

Beaucoup de sollicitations peuvent être modélisée par des états plans de contraintes

4.1 Formule de changement de repère


On se donne 𝜎̿ dans le repère cartésien (M, 𝑥⃗1 , 𝑥⃗2). Nous voulons exprimer 𝜎̿ dans (M, 𝑥⃗1′ , 𝑥⃗2′ , )
𝜎11 𝜎12
̿ (𝑴,𝒙⃗⃗𝟏 ,𝒙⃗⃗𝟐) = (𝜎
𝝈 𝜎22 )
12

𝜎′11 𝜎′12 ̿
̿ (𝑴,𝒙′
𝝈 ⃗⃗⃗⃗𝟐 ) = (
⃗⃗⃗⃗𝟏 ,𝒙′ ) = 𝝈′
𝜎′12 𝜎′22

⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗
𝑥′1
𝑥′2

𝑥⃗2

𝜎11
𝜃2
𝜎21
𝜃1 𝑥⃗1
⃗⃗(M, 𝑥⃗1)
𝑇 𝜎12
𝜎22
⃗⃗(M, 𝑥⃗2)
𝑇

On s’intéresse à la facette inclinée de normale 𝑥⃗1′

En utilisant les relations de Cauchy, nous pouvons calculer 𝜎′11 et 𝜎′12 :

𝝈𝟏𝟏 𝝈𝟏𝟐 𝒄𝒐𝒔𝜽 𝜎11 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃


⃗⃗(𝑴, ⃗⃗⃗⃗
𝑻 ̿ ⃗⃗⃗⃗
𝒙′ 𝟏 ) = 𝝈 𝒙′𝟏 = (𝝈 ) (
𝝈𝟐𝟐 𝒔𝒊𝒏𝜽 ) = ( )
𝟏𝟐 𝜎12 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝜎22 𝑠𝑖𝑛𝜃

𝜎11 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃


𝜎′11 = ⃗⃗⃗⃗ 𝑻 (𝑴, ⃗⃗⃗⃗
𝒙′𝟏 ⃗⃗⃗ 𝒙′ 𝟏 ) = (𝑐𝑜𝑠𝜃 𝑠𝑖𝑛𝜃) ( )
𝜎12 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝜎22 𝑠𝑖𝑛𝜃

𝜎′11 = 𝜎11 𝑐𝑜𝑠2 𝜃 + 𝜎22 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 2 𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃

𝜎11 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃


𝜎′12 = ⃗⃗⃗⃗ 𝑻 (𝑴, ⃗⃗⃗⃗
𝒙′𝟐 ⃗⃗⃗ 𝒙′ 𝟏 ) = (−𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃) ( )
𝜎12 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝜎22 𝑠𝑖𝑛𝜃

𝜎′12 = −(𝜎11 − 𝜎22 ) 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 2 𝜎12 (𝑐𝑜𝑠2𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2𝜃 )


⃗⃗⃗⃗𝟐 , nous pouvons déduire 𝜎′22
Pour la facette de normale 𝒙′

𝜎′22 = ⃗⃗⃗⃗ 𝑻 (𝑴, ⃗⃗⃗⃗


𝒙′𝟐 ⃗⃗⃗ 𝒙′ 𝟐 )

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⃗⃗⃗⃗𝟐 = (𝝈𝟏𝟏 𝝈𝟏𝟐 −𝑠𝑖𝑛𝜃 −𝜎11 𝑠𝑖𝑛𝜃 + 𝜎12 𝑐𝑜𝑠𝜃
⃗⃗(𝑴, ⃗⃗⃗⃗
𝑻 𝒙′ 𝟐 ) = 𝝈
̿ 𝒙′ ) ( ) = ( )
𝝈𝟏𝟐 𝝈𝟐𝟐 𝑐𝑜𝑠𝜃 −𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃 + 𝜎22 𝑐𝑜𝑠𝜃

−𝜎11 𝑠𝑖𝑛𝜃 + 𝜎12 𝑐𝑜𝑠𝜃


𝜎′22 = ⃗⃗⃗⃗ 𝑻 (𝑴, ⃗⃗⃗⃗
𝒙′𝟐 ⃗⃗⃗ 𝒙′ 𝟐 ) = (−𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃) ( )
−𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃 + 𝜎22 𝑐𝑜𝑠𝜃

𝜎′22 = 𝜎11 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 𝜎22 𝑐𝑜𝑠2 𝜃 − 2 𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃

Nous obtenons les formules de changement de repère pour les contraintes


comme suit :

𝜎′11 = 𝜎11 𝑐𝑜𝑠2 𝜃 + 𝜎22 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 2 𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃

𝜎′22 = 𝜎11 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 𝜎22 𝑐𝑜𝑠2 𝜃 − 2 𝜎12 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃

𝜎′12 = −(𝜎11 − 𝜎22 ) 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃 + 2 𝜎12 (𝑐𝑜𝑠2𝜃 − 𝑠𝑖𝑛2𝜃 )

Remarquons le résultat important suivant


𝜎′11 + 𝜎′22 = 𝜎11 + 𝜎22

5 Représentation plane des contraintes- Cercle de Mohr en 2D


Le but est de réaliser une représentation graphique de l’état des contraintes.

Cette représentation graphique a été proposée en 1882 par Christian Otto Mohr.

Cette représentation a pour but de :

Trouver facilement les contraintes principales et direction principales

Trouver la direction pour laquelle la contrainte de cisaillement est maximale ainsi que sa
valeur

Soit 𝑋⃗𝑖 les directions principales associées à la contrainte principale 𝜎𝑖

𝜎 1 0
̿ (𝑴,𝑿
𝝈 ⃗⃗⃗𝟐 ) ( 0
⃗⃗⃗𝟏 ,𝑿 𝜎2
)

⃗⃗ ( 𝑀 , 𝑛⃗⃗)
Sur la facette de normale 𝑛⃗⃗ agit le vecteur contrainte 𝑇

⃗⃗( 𝑀 , 𝑛⃗⃗) sur 𝑛⃗⃗ est la contrainte normale, soit 


La projection de 𝑇

⃗⃗( 𝑀 , 𝑛⃗⃗) sur 𝑡⃗ est la contrainte tangentielle, soit


La projection de 𝑇

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𝑡⃗ 𝑛⃗⃗

𝑋⃗2

𝜎1
𝜃2
𝜃1 𝑋⃗1

𝜎2

⃗⃗( 𝑀 , 𝑛⃗⃗) = 𝜎̿ 𝑛⃗⃗ = (𝜎1 0 𝑐𝑜𝑠𝜃 𝜎 𝑐𝑜𝑠𝜃 0


𝑇 )( )=( 1 )
0 𝜎2 𝑠𝑖𝑛𝜃 0 𝜎2 𝑠𝑖𝑛𝜃

Contrainte normale 

⃗⃗ ( 𝑀 , 𝑛⃗⃗) = (𝑐𝑜𝑠𝜃 𝑠𝑖𝑛𝜃) (𝜎1 𝑐𝑜𝑠𝜃


𝜎 = 𝑛⃗⃗ 𝑇
0
)
0 𝜎2 𝑠𝑖𝑛𝜃

𝜎 = 𝜎1 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝜎2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃

Contrainte normale 

⃗⃗ ( 𝑀 , 𝑛⃗⃗) = (−𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃) (𝜎1 𝑐𝑜𝑠𝜃


𝜏 = 𝑡⃗ 𝑇
0
)
0 𝜎2 𝑠𝑖𝑛𝜃

𝜏 = −(𝜎1 − 𝜎2 )𝑠𝑖𝑛𝜃 cos 𝜃

Donc

𝜎 = 𝜎1 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝜎2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃

𝜏 = −(𝜎1 − 𝜎2 )𝑠𝑖𝑛𝜃 cos 𝜃

Comme précisé plus haut, le but est de trouver le lieu géométrique des extrémités du vecteur
contrainte, c’est-à-dire les point (,) en faisant varier la facette autour du point considéré.

Utilisons le double argument 2 dans les formules de  et 

1 + 𝑐𝑜𝑠2𝜃
𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 =
2
1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃
𝑠𝑖𝑛2 𝜃 =
2

2 𝑠𝑖𝑛𝜃 cos 𝜃 = 𝑠𝑖𝑛2𝜃

Remplaçons

1 + 𝑐𝑜𝑠2𝜃 1 − 𝑐𝑜𝑠2𝜃
𝜎 = 𝜎1 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃 + 𝜎2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 = 𝜎1 + 𝜎2
2 2

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(𝜎1 − 𝜎2 )
𝜏 = −(𝜎1 − 𝜎2 )𝑠𝑖𝑛𝜃 cos 𝜃 = − 𝑠𝑖𝑛2𝜗
2

Soit

𝜎1 + 𝜎2 𝜎1 − 𝜎2
𝜎− = 𝑐𝑜𝑠2𝜃
2 2
(𝜎1 − 𝜎2 )
𝜏= − 𝑠𝑖𝑛2𝜗
2

En élevant au carré et en sommant membre à membre, nous obtenons finalement l’équation d’un
𝜎1+𝜎2 (𝜎1− 𝜎2)
cercle de centre ( , 0) et de rayon
2 2

𝜎1 + 𝜎2 2 𝜎1 − 𝜎2 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 = ( )
2 2

A partir de cette équation, nous pouvons conclure dans le plan défini par (contrainte normale,
𝜎1+𝜎2
contrainte tangentielle), que l’extrémité du vecteur contrainte décrit un cercle de centre ( , 0)
2
(𝜎1− 𝜎2 )
et de rayon . Ce cercle est appelé centre de Mohr des contraintes.
2

5.1 Construction du cercle de Mohr

Si 𝑋⃗1 et 𝑋⃗2 sont les directions principales,

𝜎1 0
𝜎̿(𝑀,𝑋⃗⃗1,𝑋⃗⃗2 ) = ( )
0 𝜎2
Par rapport au repère (M,𝑥⃗1 , 𝑥⃗2 ) l’état de contrainte est défini par :
𝜎11 𝜎12
𝜎̿(𝑀,𝑥⃗1 ,𝑥⃗2 ) = (𝜎 𝜎22 )
12

𝑥⃗2 𝑋⃗2

𝑥⃗1


𝑋⃗1
O

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Reprenons les formules de changement de repère

𝜎11 = 𝜎1 𝑐𝑜𝑠2 𝜃 + 𝜎2 𝑠𝑖𝑛2 𝜃

𝜎22 = 𝜎1 𝑠𝑖𝑛2 𝜃 + 𝜎22 𝑐𝑜𝑠2 𝜃


𝜎1 − 𝜎2
𝜎12 = −(𝜎1 − 𝜎2 ) 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃 = − sin(2𝜃)
2

Le centre du cercle recherché peut être obtenu à partir du 1ere invariant

𝜎11 + 𝜎22 = 𝜎1 + 𝜎2
𝜎11+ 𝜎22
Donc, le centre du cercle est ( 2
, 0) .

Nous savons que le couple (𝜎11 , 𝜎12 ) appartient à ce cercle

Posons par hypothèse 𝜎1 > 𝜎2 .



𝑋⃗2 𝑋⃗1 
2 𝜎1 + 𝜎2 1
2

𝜋
Nous pouvons établir que l’angle (𝑋⃗1 ,̂ 𝑋⃗2 ) = 2 dans le plan réel correspond à l’angle 180° dans le
plan de Mohr. L’argument est donc compté double dans le passage du plan réel au plan de Mohr.
Donc, l’angle (𝑥⃗1 ,̂ 𝑋⃗2 ) = 𝜃 est lu égal à 2dans le plan de Mohr.

Pour la convention de rotation, dans le passage du plan réel au plan de Mohr et vice versa, calculons
𝜎12
𝜎1 − 𝜎2
𝜎12 = − sin(2𝜃)
2

Dans le cas de notre hypothèse, si 𝜎1 > 𝜎2 , alors

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𝜎12 < 0

Donc, pour déduire le point (𝜎11 , 𝜎12 ) , si l’angle (𝑥⃗1 ,̂ 𝑋⃗2 ) = 𝜃 dans le plan réel, alors dans le plan
de Mohr on lira (𝑥⃗1 ,̂ 𝑋⃗2 ) = −2𝜃

𝑥⃗2 𝑋⃗2


𝑥⃗1

𝑥⃗2
𝑋⃗2 𝑋⃗1 
𝜎11 𝜎
 𝜎2 𝜎22 𝜎11 + 𝜎22 1
𝑋⃗1 2 

O 𝑥⃗1
𝜎12

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Chapitre 1: Tenseur de contrainte

PARTIE II

6/Ellipsoïde des contraintes et tricercle de Mohr pour un état de contrainte


général

On se donne un état de contrainte général en un point défini dans le repère


principal(𝑀, 𝑋⃗1, 𝑋⃗2, , 𝑋⃗3, )

𝜎1 0 0
̿ (𝑴,𝑿
𝝈 ⃗⃗⃗𝒊 ) = ( 0 𝜎2 0)
0 0 𝜎3

On se propose de trouver le lieu géométrique du vecteur de contrainte agissant sur une


facette de normale n au pont M. Nous devons pour cela trouver l’espace de representation.

On supposera

𝜎1 > 𝜎2 > 𝜎3

Vecteur contrainte

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) = 𝜎̿𝑛⃗⃗


𝑇
Avec 𝑛⃗⃗ unitaire
𝑛1
𝑛⃗⃗ = (𝑛2 )
𝑛3
𝑛12 + 𝑛22 + 𝑛32 = 1

6.1 Ellipsoïde des contraintes

Vecteur contrainte

𝜎1 0 0 𝑛1
⃗𝑇⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) = ( 0 𝜎2 0 ) (𝑛2 )
0 0 𝜎3 𝑛3

𝑇1 𝜎1𝑛1
⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) = (𝑇2) = (𝜎2 𝑛2 )
𝑇
𝑇3 𝜎3 𝑛3
𝑇1 𝑇2 𝑇3
𝑛1 = , 𝑛2 = , 𝑛3 =
𝜎1 𝜎2 𝜎3

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𝑛⃗⃗ étant unitaire

𝑇12 𝑇22 𝑇32


𝑛12 + 𝑛22 + 𝑛32 = + + = 1
𝜎12 𝜎22 𝜎32

Nous obtenons un ellipsoïde de contrainte. Dans l’espace des contraintes principales, l’état
de contrainte est représenté par un ellipsoïde dit aussi ellipsoïde de Lamé

𝑛⃗⃗

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝑇

Ellipsoïde des contraintes

6.1.1 Cas plan


Dans le cas plan, nous obtenons une ellipse. On peut déduire le cercle de Mohr et obtenir la
contrainte normale et tangentielle pour toute facette de normale 𝑛⃗⃗

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𝜎
𝜏 𝜎1

𝜎 2𝜃
𝜎2
𝜎2
𝑇2
𝑛⃗⃗
𝜃 ⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝑇
𝑇1
𝜎1

6.2 Tricercles de Mohr

Nous considérons un l’état de contrainte s dans le repère principal (𝑀, 𝑋⃗1, 𝑋⃗2, 𝑋⃗2, )

𝜎1 0 0
̿ (𝑴,𝑿
𝝈 ⃗⃗⃗𝒊 ) = (0 𝜎2 0)
0 0 𝜎3

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Nous recherchons la position de l’extrémité du vecteur contrainte 𝑇 ⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) en parcourant tout
l’espace. La représentation de cet état de contrainte est faite dans le plan (contrainte normale,
contrainte tangentielle)=(,).

Vecteur contrainte

𝜎1 0 0 𝑛1 𝜎1𝑛1
⃗𝑇⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗) = ( 0 𝜎2 0 ) (𝑛2 ) = (𝜎2 𝑛2 )
0 0 𝜎3 𝑛3 𝜎3 𝑛3

Contrainte normale  = projection de 𝑇


⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)/𝑛⃗⃗

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝜎 = 𝑛⃗⃗𝑇
𝜎1 𝑛1
𝜎 = (𝑛1 𝑛2 𝑛3 ) (𝜎2 𝑛2 )
𝜎3 𝑛3

𝜎 = 𝜎1 𝑛12 + 𝜎2 𝑛22 + 𝜎3 𝑛32


Relation de Pythagore

⃗⃗ 2| = 𝜎 2 + 𝜏 2 = 𝜎12 𝑛12 + 𝜎22 𝑛22 + 𝜎32 𝑛32


|𝑇
Vecteur unitaire

𝑛12 + 𝑛22 + 𝑛32 = 1

Nous obtenons le système suivant à résoudre

𝜎 = 𝜎1𝑛12 + 𝜎2 𝑛22 + 𝜎3 𝑛32


{𝜎 2 + 𝜏 2 = 𝜎12 𝑛12 + 𝜎22 𝑛22 + 𝜎32 𝑛32
1 = 𝑛12 + 𝑛22 + 𝑛32

On travaille avec l’hypothèse 𝜎1 > 𝜎2 > 𝜎3


Solution :

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎2 )(𝜎 − 𝜎3 )
𝑛12 =
(𝜎1 − 𝜎2)(𝜎1 − 𝜎3)

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎3 )(𝜎 − 𝜎1)
𝑛22 =
(𝜎2 − 𝜎3 )(𝜎2 − 𝜎1)

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎1)(𝜎 − 𝜎2)
𝑛32 =
(𝜎3 − 𝜎1 )(𝜎3 − 𝜎2 )
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Comme

(𝜎1 − 𝜎2)(𝜎1 − 𝜎3) > 0

(𝜎2 − 𝜎3 )(𝜎2 − 𝜎1) < 0

(𝜎3 − 𝜎1 )(𝜎3 − 𝜎2 ) > 0

Et la condition à vérifier que 𝑛12 ≥ 0, 𝑛22 ≥ 0, 𝑛32 ≥ 0

Ceci nécessité à respecter les inégalités suivantes

Tapez une équation ici.

𝜏2 + (𝜎 − 𝜎2 )(𝜎 − 𝜎3 ) ≥ 0 (𝑎)
𝜏2 + (𝜎 − 𝜎3 )(𝜎 − 𝜎1 ) ≤ 0 (𝑏)
𝜏2 + (𝜎 − 𝜎1 )(𝜎 − 𝜎2 ) ≥ 0 (𝑐 )

Etude de l’inégalité (𝑎)

L’inégalité (a) est équivalente a

𝜎2 + 𝜎3 2 𝜎2 − 𝜎3 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 ≥ ( )
2 2
Cette inégalité montre que les point sont sur ou à l’extérieur du cercle de
𝜎2 + 𝜎3 𝜎2 −𝜎3
centre ( , 0) et de rayon( )
2 2

Etude de légalité (𝑏)

L’inégalité (b) est équivalente a

𝜎1 + 𝜎3 2 𝜎1 − 𝜎3 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 ≤ ( )
2 2
Cette inégalité montre que les point sont sur ou à l’interieur du cercle de
𝜎1 +𝜎3 𝜎1 −𝜎3
centre ( , 0) et de rayon( )
2 2

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Etude de l’inégalité (𝑐 )

L’inégalité (c) est équivalente a

𝜎1 + 𝜎2 2 𝜎1 − 𝜎2 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 ≥ ( )
2 2
Cette inégalité montre que les point sont sur ou à l’extérieur du cercle de
𝜎1 + 𝜎2 𝜎1 −𝜎2
centre ( , 0) et de rayon( )
2 2

⃗⃗(𝑀, 𝑛⃗⃗)
𝑇

𝜎
𝜎3 𝜎2 𝜎 𝜎1

Tricercles de Mohr des contraintes

Le domaine de validité des points (,) est représentée par la zone en bleu

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6.3 Recherche de  et  pour 𝒏
⃗⃗⃗ donné et inversement

Le but de de ce paragraphe est de trouver par construction graphique les contraintes


normale et tangentielle (,) agissant sur une facette de normale 𝑛⃗⃗ et inversement, c’est-à-
dire rechercher la facette de normale 𝑛⃗⃗ sur laquelle agit l’état de contrainte (,)

Pour cela, reprenons les expressions de 𝑛𝑖2

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎2 )(𝜎 − 𝜎3 ) (𝑑 )
𝑛12 =
(𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3)
2
𝜏 + (𝜎 − 𝜎3 )(𝜎 − 𝜎1) (𝑒)
𝑛22 =
(𝜎2 − 𝜎3)(𝜎2 − 𝜎1)
2
𝜏 + (𝜎 − 𝜎1 )(𝜎 − 𝜎2) (𝑓 )
𝑛32 =
(𝜎3 − 𝜎1)(𝜎3 − 𝜎2 )

6.3.1 Recherche de (, ) pour 𝒏


⃗⃗⃗ donné

Etude de l’égalité (𝑑 )

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎2 )(𝜎 − 𝜎3 )
𝑛12 =
(𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3 )

Pour n1=0,

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎2 )(𝜎 − 𝜎3 ) = 0
Soit :

𝜎2 + 𝜎3 2 𝜎2 − 𝜎3 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 = ( )
2 2
A partir de cette équation, nous pouvons conclure que dans le plan défini par (contrainte normale,
𝜎2+𝜎3
contrainte tangentielle), les points (,) appartiennent au cercle de centre ( , 0) et de rayon
2
(𝜎2− 𝜎3)
2
.

Pour n1 quelconque, 𝑛1 ∈ [0, 1]

𝜎2 + 𝜎3 2 𝜎2 − 𝜎3 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 = ( ) + 𝑛12 (𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3 )
2 2
𝜎2+𝜎3
les points (,) appartiennent au cercle de centre ( , 0) et de rayon 𝑟12 , avec
2

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𝜎2 − 𝜎3 2
𝑟223 = = ( ) + 𝑛12 (𝜎1 − 𝜎2)(𝜎1 − 𝜎3)
2

Etude de l’égalité (𝑒)

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎3)(𝜎 − 𝜎1)
𝑛22 =
(𝜎2 − 𝜎3 )(𝜎2 − 𝜎1 )

Pour n2=0,

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎3 )(𝜎 − 𝜎1) = 0
Soit :

𝜎1 + 𝜎3 2 𝜎1 − 𝜎3 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 = ( )
2 2
A partir de cette équation, nous pouvons conclure que dans le plan défini par (contrainte normale,
𝜎1+𝜎3
contrainte tangentielle), les points (,) appartiennent au cercle de centre ( , 0) et de rayon
2
(𝜎1− 𝜎3)
2
.

Pour n2 quelconque, 𝑛2 ∈ [0, 1]

𝜎1 + 𝜎3 2 𝜎1 − 𝜎3 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 = ( ) + 𝑛22 (𝜎2 − 𝜎3)(𝜎2 − 𝜎1 )
2 2
𝜎1+𝜎3
les points (,) appartiennent au cercle de centre ( , 0) et de rayon 𝑟13 avec
2

𝜎 1 − 𝜎3 2
2
𝑟13 = ( ) + 𝑛22 (𝜎2 − 𝜎3 )(𝜎2 − 𝜎1 )
2
Etude de l’égalité (𝑓)

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎1)(𝜎 − 𝜎2 )
𝑛32 =
(𝜎3 − 𝜎1)(𝜎3 − 𝜎2 )

Pour n3=0,

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎1)(𝜎 − 𝜎2) = 0
Soit :

MMC- Y.Belkacemi Page 24


𝜎1 + 𝜎2 2 𝜎1 − 𝜎2 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 = ( )
2 2

A partir de cette équation, nous pouvons conclure que dans le plan défini par (contrainte normale,
𝜎1+𝜎2
contrainte tangentielle), les points (,) appartiennent au cercle de centre ( , 0) et de rayon
2
(𝜎1− 𝜎2)
2
.

Pour n3 quelconque, 𝑛3 ∈ [0, 1]

𝜎1 + 𝜎2 2 2
𝜎1 − 𝜎2 2
(𝜎 − ) + 𝜏 = ( ) + 𝑛32 (𝜎3 − 𝜎1)(𝜎3 − 𝜎2 )
2 2

𝜎1+𝜎2
les points (,) appartiennent au cercle de centre ( , 0) et de rayon 𝑟13 avec
2

2
𝜎1 − 𝜎2 2
𝑟12 =( ) + 𝑛32 (𝜎3 − 𝜎1)(𝜎3 − 𝜎2 )
2

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La figure ci-dessous montre l’obtention du point (,) avec l’intersection des
trois arcs de rayon r12, r13 et r23

𝜏 𝑛2 = 0

𝑛1=0 𝑛3 = 0 𝑟12
𝑟13
𝑟23

𝜎
𝜎3 𝜎 𝜎2 𝜎1

Obtention de (,

⃗⃗⃗ pour (, ) donnés


6.3.2 Recherche de 𝒏

On se donne 𝑛⃗⃗ = (𝑛1 𝑛2 𝑛3 ) = (𝑐𝑜𝑠𝜃1 𝑐𝑜𝑠𝜃2 𝑐𝑜𝑠𝜃3 ) et reprenons les équations d et


f pour déduire l’état de contrainte(, )

𝜎2 + 𝜎3 2 2
𝜎2 − 𝜎3 2
(𝜎 − ) + 𝜏 = ( ) + 𝑛12 (𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3 ) = 𝑟23
2
2 2

Reprenons la figure ci-dessus et considérons le triangles A1P1A3

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Soit C1, C2 et C3 les centres des cercles passant respectivement par (𝜎1 𝑒𝑡 𝜎2 ),
(𝜎1 𝑒𝑡 𝜎3 ) et (𝜎2 𝑒𝑡 𝜎23 )

Le triangle A1P1A3 est un triangle rectangle

Soit  l’angle 𝐶3̂


𝐴3 𝑃1

Considérons le triangle C3A3P1

𝜏 𝑛2 = 0

𝑃1
𝜏

𝑛11 = 0
𝑛 𝑛3𝑛=
3 0 𝑟12
𝑟23

𝐴3 𝛼 𝐴2 𝐴1
𝜎
𝜎3 𝐶3 𝜎 𝐶2 𝜎2 𝐶1
𝜎1

(𝐶3 𝑃1 )2 = (𝐶3 𝐴3 )2 + (𝐴3 𝑃1 )2 − 2 𝐶3 𝐴3 ∗ 𝐴3 𝑃1 ∗ 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 𝑟223

2
𝜎2 − 𝜎3 2
𝑟23 = ( ) + 𝑛12 (𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3 )
2
𝜎2 − 𝜎3
𝐶3 𝐴3 =
2
𝐴3 𝑃1 = 𝐴3 𝐴1 𝑐𝑜𝑠𝛼 = (𝜎1 − 𝜎3 )𝑐𝑜𝑠𝛼

Remplaçons les termes et identifions membres à membres

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(𝐶3 𝐴3 )2 + (𝐴3 𝑃1 )2 − 2 𝐶3 𝐴3 ∗ 𝐴3 𝑃1 ∗ 𝑐𝑜𝑠𝛼 = 𝑟223

𝜎2 − 𝜎3 2 𝜎2 − 𝜎3
( ) + (𝜎1 − 𝜎3 )2𝑐𝑜𝑠2 𝛼 − 2 ( ) (𝜎1 − 𝜎3 )𝑐𝑜𝑠2 𝛼 =
2 2

𝜎2 − 𝜎3 2
( ) + 𝑛12 (𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3)
2
(𝜎1 − 𝜎3 )𝑐𝑜𝑠2 𝛼(𝜎1 − 𝜎3 − 𝜎2 + 𝜎3 ) = (𝜎1 − 𝜎3 )(𝜎1 − 𝜎2)𝑐𝑜𝑠2𝛼
= 𝑛12 (𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3 )

Nous obtenons finalement

𝑐𝑜𝑠 2 𝛼 = 𝑛21 = 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃1

𝛼 = 𝜃1

Reprenons la figure du tricercle de Mohr et considérons le triangle A1P3A3

Le triangle A1P3A3 est un triangle rectangle

Soit  l’angle 𝐶1̂


𝐴1 𝑃3

Considérons le triangle C1A1P3

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𝜏 𝑛2 = 0 𝑃3

𝑃1
𝜏

𝑛11 = 0
𝑛 𝑛3𝑛=
3 0 𝑟12
𝑟23

𝐴3
𝛽
𝐴1
𝜎
𝐴2
𝜎3 𝐶3 𝜎 𝐶2 𝜎2 𝐶1
𝜎1

(𝐶1 𝑃3 )2 = (𝐶1 𝐴1 )2 + (𝐴1 𝑃3 )2 − 2 𝐶1 𝐴1 ∗ 𝐴1 𝑃3 ∗ 𝑐𝑜𝑠𝛽 = 𝑟212

2
𝜎1 − 𝜎2 2
𝑟12 =( ) + 𝑛32 (𝜎3 − 𝜎1)(𝜎3 − 𝜎2 )
2
𝜎1 − 𝜎2
𝐶1 𝐴1 =
2
𝐴1 𝑃3 = 𝐴3 𝐴1 𝑐𝑜𝑠𝛽 = (𝜎1 − 𝜎3 )𝑐𝑜𝑠𝛽

Remplaçons les termes et identifions membres à membres

(𝐶1 𝐴1 )2 + (𝐴1 𝑃3 )2 − 2 𝐶1 𝐴1 ∗ 𝐴1 𝑃3 ∗ 𝑐𝑜𝑠𝛽 = 𝑟212

𝜎1 − 𝜎2 2 𝜎1 − 𝜎2
( ) + (𝜎1 − 𝜎3 )2 𝑐𝑜𝑠2𝛽 − 2 ( ) (𝜎1 − 𝜎3)𝑐𝑜𝑠2 𝛽 =
2 2

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𝜎1 − 𝜎2 2
=( ) + 𝑛32 (𝜎3 − 𝜎1 )(𝜎3 − 𝜎2 )
2

(𝜎1 − 𝜎3 )𝑐𝑜𝑠2 𝛽(𝜎1 − 𝜎3 − 𝜎2 + 𝜎3 ) = (𝜎1 − 𝜎3 )(𝜎1 − 𝜎2 )𝑐𝑜𝑠2 𝛼


= 𝑛32 (𝜎1 − 𝜎2 )(𝜎1 − 𝜎3 )

Nous obtenons finalement

𝑐𝑜𝑠 2 𝛽 = 𝑛23 = 𝑐𝑜𝑠 2 𝜃3

𝛽 = 𝜃3

Etapes pour obtenir (,) pour 𝑛⃗⃗(𝑛1 , 𝑛2 , 𝑛3 ) = (𝑐𝑜𝑠𝜃1 , 𝑐𝑜𝑠𝜃2 , 𝑐𝑜𝑠𝜃3 ) donné

-On trace un segment de droite à partir de A3 et faisant l’angle 1 avec A3A1. L’intersection de
ce segment de droite avec le grand cercle donne le point P1. On trace un arc de cercle de
centre C3 et passant par P1.

-On trace un segment de droite à partir de A1 et faisant l’angle 3 avec A1A3. L’intersection de
ce segment de droite avec le grand cercle donne le point P3. On trace un arc de cercle de
centre C1 et passant par P3.

-L’intersection des deux arcs donne le point (,)

(se reporter aux animations en ppt)

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𝜏 𝑛2 = 0 𝑃3

𝑃1
𝜏

𝑛11 = 0
𝑛 𝑛3𝑛=
3 0 𝑟12
𝑟23

𝐴3
𝜃1 𝜃3
𝐴1
𝜎
𝐴2
𝜎3 𝐶3 𝜎 𝐶2 𝜎2 𝐶1
𝜎1

⃗⃗⃗ appartenant à un plan principal


6.3.3 cas avec 𝒏

Supposons que 𝑛⃗⃗ appartient au plan principal (𝑋⃗1 , 𝑋⃗2 )

𝑋⃗2
𝑛1
𝑛⃗⃗ = (𝑛2 )
0
𝑛⃗⃗

𝜃1 𝑋⃗1

Plan réel

MMC- Y.Belkacemi Page 31


On sait que pour 𝑛3 = 0, les points P=(,) appartiennent au cercle passant par 1 et 2

𝜏 2 + (𝜎 − 𝜎1)(𝜎 − 𝜎2)
𝑛32 = =0
(𝜎3 − 𝜎1 )(𝜎3 − 𝜎2 )
Soit

𝜎1 + 𝜎2 2 𝜎1 − 𝜎2 2
(𝜎 − ) + 𝜏2 = ( )
2 2

𝜏 𝑛2 = 0

𝑃1
𝜏

𝑛11 = 0
𝑛 𝑛3𝑛=
3 0
P
𝑟23

𝜃1 2𝜃1 𝜎
𝜃1
𝐴3 𝐴2 𝐴1
𝜎3 𝐶3 𝜎 𝐶2 𝜎2 𝐶1
𝜎1

Se reporter au paragraphe 5.1 pour la convention de rotation

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6.4 Etats de contrainte particuliers et représentation graphique

Dans ce qui suit, nous présentons les représentations dans le plan de Mohr
d’états de contraintes particuliers

6.4.1 Etat de contrainte uniaxial

𝜎11 0 0
̿ (𝑴,𝒙⃗⃗𝒊 ) = (
𝝈 0 0 0)
0 0 0

𝜏 𝜏

𝜎 𝜎
𝜎11 𝜎11

Compression
Traction
Si 𝜎11= cst. Et 𝜎11 < 0
Si 𝜎11= cst. Et 𝜎11 > 0

6.4.2 Etat de contrainte plan

𝜎11 𝜎12 0
̿ (𝑴,𝒙⃗⃗𝒊 ) = (𝜎12
𝝈 𝜎22 0)
0 0 0

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𝜏

𝜎12

𝜎22
𝜎
𝜎2 𝜎11 𝜎1

6.4.3 Cisaillement dans deux directions orthogonales

Un cisaillement dans deux directions orthogonales est représenté par l’état de contrainte,
soit 𝑥⃗1 et 𝑥⃗2

0 𝜎12 0
̿ (𝑴,𝒙⃗⃗𝒊 ) =
𝝈 (𝜎12 0 0)
0 0 0

𝜎1 = 𝜎12 = −𝜎2



𝜎12

𝑥⃗1


−𝜎12 = 𝜎2 𝑋⃗2 0 𝑋⃗1 𝜎1 = 𝜎12

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𝑥⃗2 𝑥⃗2

𝜏 = 𝜎12 𝜎12 𝑋⃗1

T0 M0 T0 M0

𝜎2
𝜏 𝜏 𝜎1
𝑑𝑥2
= 𝜎12 𝜎1 𝜎2
𝑥⃗1 45° 𝑥⃗1

P0 Q P0 Q
𝜏
0 0
𝑑𝑥1
Si l’angle (𝑥⃗1 ,̂ 𝑋⃗1 ) = − 90° dans le plan de Mohr, alors l’angle (𝑥⃗1 ,̂ 𝑋⃗1 ) = 45° dans le

plan réel. Le cisaillement est donc équivalent à une traction selon 𝑋⃗1 et une compression
selon 𝑋⃗2 .

6.4.4 Etat de contrainte pseudo-plan

Un état de contrainte est dit pseudo plan si une direction est principale. Si par exemple est
direction principale, alors 33=3 est une contrainte principale

𝜎11 𝜎12 0
̿ (𝑴,𝒙⃗⃗𝒊 ) =
𝝈 (𝜎12 𝜎22 0)
0 0 𝜎3

𝜏
𝜎12

𝜎22 𝜎
𝜎3
𝜎2 𝜎11 𝜎1

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6.4.5 Etat de contrainte cylindrique

Un état de contrainte est dit cylindrique si deux contraintes principales sont égales

𝜎1 = 𝜎2 , 𝑜𝑢 𝜎1 = 𝜎3 , 𝑜𝑢 𝜎2 = 𝜎3
Donc, cet état de contrainte cylindrique est donc équivalent à état de contrainte plan

𝜎
𝜎2 = 𝜎3 𝜎1

6.4.6 Etat de contrainte sphérique

Un état de contrainte est dit sphérique si les trois contraintes principales sont égales. Le
cercle de Mohr se ramène a un point. Toute direction est direction principale

𝜎
𝜎1 = 𝜎2 = 𝜎3

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Annexes

A1. Equations d’équilibres en coordonnées cylindriques

𝑥⃗3
𝑥3

𝑥⃗2

𝑟
𝑥⃗1 𝜃

Système de coordonnées cylindriques

𝜕𝜎𝑟𝑟 1 𝜕𝜎𝑟𝜃 𝜕𝜎𝑟3 𝜎𝑟𝑟 − 𝜎𝜃𝜃


+ + + + 𝐹𝑟 = 0
𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝜃 𝜕𝑥3 𝑟
1 𝜕𝜎𝜃𝜃 𝜕𝜎𝜃3 𝜕𝜎𝑟𝜃 2
+ + + 𝜎𝑟𝜃 + 𝐹𝜃 = 0
𝑟 𝜕𝜃 𝜕𝑥3 𝜕𝑟 𝑟
𝜕𝜎33 𝜕𝜎𝑟3 1 𝜕𝜎3𝜃 1
+ + + 𝜎𝑟3 + 𝐹3 = 0
𝜕𝑥3 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝜃 𝑟

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A2. Equations d’équilibres en coordonnées sphériques

𝑥⃗3

𝑟
𝑥⃗2

𝑥⃗1 𝜃

𝜕𝜎𝑟𝑟 1 𝜕𝜎𝑟𝛼 1 𝜕𝜎𝑟𝜃 1 𝜎𝑟𝛼


+ + + (2𝜎𝑟𝑟 − 𝜎𝛼𝛼 − 𝜎𝜃𝜃 + ) + 𝐹𝑟 = 0
𝜕𝑟 𝑠𝑟 𝜕𝛼 𝑟 𝜕𝜃 𝑟 𝑡𝑔𝛼
1 𝜕𝜎𝛼𝛼 1 𝜕𝜎𝜃𝛼 𝜕𝜎𝑟𝛼 𝜎𝜃𝜃 − 𝜎𝛼𝛼 3𝜎𝑟𝛼
+ + + + + 𝐹𝛼 = 0
𝑟 𝜕𝛼 𝑟𝑠𝑖𝑛𝛼 𝜕𝜃 𝜕𝑟 𝑟𝑡𝑔𝛼 𝑟
1 𝜕𝜎𝜃𝜃 𝜕𝜎𝜃𝑟 1 𝜕𝜎𝜃𝛼 3𝜎𝑟𝜃 2𝜎𝜃𝛼
+ + + + + + 𝐹𝜃 = 0
𝑟𝑠𝑖𝑛𝛼 𝜕𝜃 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝛼 𝑟 𝑟𝑡𝑔𝛼

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