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FD P18-662

octobre 2005
AFNOR
Association Française
de Normalisation

www.afnor.fr

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le 25/10/2005 - 9:53
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et Code Pénal art. 425).
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FA139834 ISSN 0335-3931

FD P 18-662
Octobre 2005

Indice de classement : P 18-662

ICS : 91.100.15

Granulats
Guide d'utilisation des normes
NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2

E : Aggregates — Guide for using standards NF EN 13383-1 and NF EN 13383-2


D : Zuschlag — Leitfaden zur Anwendung von Normen NF EN 13383-1
und NF EN 13383-2
© AFNOR 2005 — Tous droits réservés

Fascicule de documentation
publié par AFNOR en octobre 2005.

Correspondance À la date de publication du présent document, il existe des projets européens traitant
du même sujet.

Analyse Le présent document, d’application volontaire, a pour objectif d’aider le lecteur à


mettre en œuvre les normes NF EN 13383.

Descripteurs Thésaurus International Technique : granulat, installation hydraulique, génie civil,


roche, essai, granulométrie, classification, forme, propriété physique, masse volumi-
que, propriété mécanique, résistance à la rupture, résistance à l’usure, propriété chi-
mique, impureté, durabilité, laitier, essai d’absorption d’eau, résistance au gel-dégel,
rayonnement solaire, désintégration.

Modifications

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, avenue Francis de Pressensé — 93571 Saint-Denis La Plaine Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.fr

© AFNOR 2005 AFNOR 2005 1er tirage 2005-10-F


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Granulats BNSR GRA

Membres de la commission de normalisation


Président : M ROUDIER
Secrétariat : M GENTILINI — CETE MEDITERRANNEE/AIX

M AUSSEDAT UNPG
M BALABAUD SNCF
M BARCIET SNCF
M BRESSON CERIB
MME CEAS UNPG
M COQUILLAT CEBTP
MME DECREUSE ATCG
M DELALANDE LRPC
M DELORME LRPC
M DESCANTES LCPC
M DESMOULIN USIRF [SCREG EST]
M DROUADAINE USIRF [EUROVIA]
M DUPONT SETRA
M DUPRAY LRPC
M EXBRAYAT USIRF [APPIA]
M GAND UNPG [LAFARGE-GRANULATS]
MME GIRARDOT AFNOR
M GONNON OMYA SAS
M HUVELIN UNPG [RMC]
M JEANPIERRE EDF
M LACASSY LRPC
M LEROY UNPG [GSM]
M LOGEL LABORATOIRE LEM
M MORIN SNCF
M PEREME CTPL
M PIKETTY UNPG [EUROVIA]
M PIMIENTA CSTB
M RELLIER UNPG [EUROVIA]
M ROUDIER LCPC
M ROBINET SNCF
M ROUSSEL LRPC
M VERHEE USIRF
M WAGNER AFNOR
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Sommaire
Page

Avant-propos ....................................................................................................................................................... 4

1 Introduction ........................................................................................................................................ 4

2 Caractéristiques minimales exigibles .............................................................................................. 4

3 Synthèse des spécifications et méthodes d’essais associées ..................................................... 6


3.1 Classes granulaires ............................................................................................................................. 6
3.2 Forme .................................................................................................................................................. 8
3.2.1 Élancement .......................................................................................................................................... 8
3.2.2 Proportion de surface cassée .............................................................................................................. 8
3.3 Propriétés physiques et mécaniques ................................................................................................... 9
3.3.1 Masse volumique ................................................................................................................................. 9
3.3.2 Résistance à la rupture ........................................................................................................................ 9
3.3.3 Intégrité des enrochements ............................................................................................................... 10
3.3.4 Résistance à l’usure .......................................................................................................................... 11
3.3.5 Aptitude au scellement ...................................................................................................................... 11
3.3.6 Couleur .............................................................................................................................................. 12
3.4 Propriétés chimiques ......................................................................................................................... 12
3.4.1 Impuretés ........................................................................................................................................... 12
3.4.2 Composants solubles à l’eau ............................................................................................................. 12
3.5 Propriétés liées à la durabilité ............................................................................................................ 12
3.5.1 Durabilité des laitiers de haut fourneau refroidis à l’air et des laitiers d’aciérie ................................. 12
3.5.2 Absorption d’eau comme indicateur de la durabilité au gel-dégel et à la cristallisation des sels ....... 13
3.5.3 Résistance au gel-dégel .................................................................................................................... 13
3.5.4 Résistance à la cristallisation de sel .................................................................................................. 14
3.5.5 Résistance au «coup de soleil» ou «sonnenbrand» .......................................................................... 15

Annexe A (informative) Rédacteurs de ce fascicule .................................................................................... 16


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Avant-propos
Ce fascicule de documentation fait suite au besoin des professionnels d’être informés suite à l’apparition des pre-
miers textes normatifs sur les enrochements en France. C’est un guide d’utilisation des normes NF EN 13383-1
et NF EN 13383-2 qui a pour objectif d’aider le lecteur lors de la mise en œuvre de ces textes. Il n’a nullement
vocation à remplacer ces normes que le lecteur devra posséder par ailleurs.
La rédaction de ce fascicule a été assurée par un groupe de travail du BNSR granulat. La liste des membres est
indiquée en Annexe A.

1 Introduction
Les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2 s'appliquent aux granulats destinés à être utilisés comme enro-
chement dans des ouvrages hydrauliques ou de génie civil.
La norme NF EN 13383-1 présente, d’une part, les spécifications permettant de s’assurer que le matériau répond
aux exigences essentielles fixées par la Directive Produits de Construction (DPC 89/106) et qui sont prises en
compte lors du marquage «CE» du matériau par le producteur pour sa mise sur le marché. D’autre part, elle
présente des spécifications complémentaires applicables en fonction de l’usage de l’enrochement, à savoir le type
d’ouvrage, la partie d’ouvrage considérée, l’environnement ou les conditions particulières liées au site ou
au chantier, au mode de transport et de manutention, par exemple. Les spécifications concernent les
caractéristiques géométriques, physiques, mécaniques, chimiques et de durabilité de l’enrochement. Ces
caractéristiques sont déterminées à l’aide de méthodes d’essai normalisées, dont certaines sont définies dans la
norme NF EN 13383-2. L’Annexe D, Tableaux D.1 à D.3, indique les fréquences de mise en œuvre de ces essais.
La norme NF EN 13383-2 définit les méthodes d’échantillonnage normalisées et définit des méthodes d’essais
normalisées pour la détermination de la distribution des tailles et des masses, de la forme, de la masse volumique
réelle, de l’absorption d’eau, de la résistance au gel-dégel, de la résistance au «coup de soleil» de l’enrochement
et de la dégradation des laitiers.
Avant la parution des normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2 , les seuls documents européens de références
pour la caractérisation et l’utilisation de l’enrochement étaient (i) le guide technique les enrochements publié
en 1989 par le LCPC et largement diffusé au sein des maîtres d’œuvre et d’ouvrage, les bureaux d’ingénierie ou
de contrôle et les producteurs (ii) le manual for the use of rock in hydraulic structures publié par le CIRIA-CUR
en 1991 et qui a largement inspiré les normes NF EN 13383. A noter qu’en l’absence de norme spécifique,
de nombreux bureaux d’ingénierie avaient défini leurs propres spécifications et parfois leurs méthodes d’essais
propres.
Dans l’Article 2, les spécifications sur l’enrochement qui permettent de respecter les exigences essentielles de
la DPC pour l’usage courant en ouvrage hydraulique ou de régulation sont présentées. Il s’agit, en fait, d’une décli-
naison française du Tableau ZA.1 qui apparaît comme avant propos national à la norme EN 13383-1.
Dans l’Article 3, il présente ensuite les spécifications pour des usages courants en ouvrage hydraulique ou de
régulation de l’enrochement ainsi que les méthodes d’essais. La pratique française avant les normes EN 13383-1
et EN 13383-2 est présentée. Pour certains essais, des explications ou des compléments sont fournis pour
permettre l’application des normes NF EN 13383.
Il est rappelé que ce fascicule ne se substitue pas aux normes NF EN 13383-1 et EN 13383-2 qui sont les docu-
ments auxquels il doit être fait référence. Il n’a pas non plus pour but de définir ce qui est du ressort du choix du
client, de l’acheteur ou de leur relation contractuelle comme le choix de procédures d’agrément de carrières,
d’essais convenances, du lieu de réception des matériaux, d’exigences particulières, par exemple.

2 Caractéristiques minimales exigibles


Le tableau ci-après rassemble les spécifications qui permettent, en fonction des usages, de définir la conformité
des enrochements.
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Tableau 1 — Caractéristiques minimales exigibles et catégories retenues

Caractéristiques essentielles
Caractéristiques Catégorie retenue pour usages courants dans
Propriétés Observations
minimales exigibles dans NF EN 13383-1 des ouvrages hydrauliques
ou de régulations

Granulométrie «petit enrochement» Catégories CP Voir 3.1 de ce fascicule oui


Tableau 1 article 4.2.1

«enrochement moyen» Catégories LMB Voir 3.1 de ce fascicule oui


Tableau 3 article 4.2.2

«gros enrochement» Catégories HMB Voir 3.1 de ce fascicule oui


Tableau 5 article 4.2.3

Forme enrochement «petit», Catégories LTA Voir 3.2.1 de ce fascicule oui


«moyen» ou «gros» Tableau 6 article 4.3

Surface cassée enrochement «petit», Catégories RO5 Voir 3.2.2 de ce fascicule non
«moyen» ou «gros» Tableau 7 article 4.4

Masse volumique enrochement «petit», x > 2 300 kg/m3 Voir 3.3.1 de ce fascicule oui
«moyen» ou «gros»

Résistance à la rupture enrochement «petit», Catégories CS60 Voir 3.3.2 de ce fascicule oui
«moyen» ou «gros» Tableau 9 article 5.3

Intégrité enrochement «petit», On pourra s’appuyer Voir 3.3.3 de ce fascicule non


«moyen» ou «gros» sur (i) annexe B pour
choisir une méthode

Résistance à l’usure enrochement «petit», Catégories MDE30 Voir 3.3.4 de ce fascicule oui
«moyen» ou «gros» minimum
Tableau 10 article 5.4

Relargage enrochement «petit», Se reporter Voir 3.4.1 et 3.4.2 non


de substances solubles «moyen» ou «gros» à la réglementation de ce fascicule
et impuretés en vigueur pour
appliquer la clause
des articles 6.1 à 6.3
et le troisième
paragraphe de ZA.3

Désintégration enrochement «petit», Aucune désintégration Voir 3.5.1 de ce fascicule oui


du disilicate de calcium «moyen» ou «gros» de disilicate de calcium
dans le laitier de haut lors de l’essai
fourneau refroidi à l’air EN 1744-1:1998
article 19.1

Désintégration du fer enrochement «petit», Aucune désintégration Voir 3.5.1 de ce fascicule oui
dans le laitier de haut «moyen» ou «gros» de fer lors de l’essai
fourneau refroidi à l’air EN 1744-1:1998
article 19.2

Désintégration enrochement «petit», Catégorie DSB Voir 3.5.1 de ce fascicule oui


des laitiers d’aciérie «moyen» ou «gros» Tableau 11 article 7.2.3

Résistance enrochement «petit», Catégorie FTNR Voir 3.5.3 de ce fascicule oui


au gel-dégel «moyen» ou «gros» Tableau 13 article 7.4

Résistance enrochement «petit», Catégorie MSNR Voir 3.5.4 de ce fascicule oui


à la cristallisation de sel «moyen» ou «gros» Tableau 14 article 7.5

Résistance au «coup enrochement «petit», Catégorie SBNR Voir 3.5.5 de ce fascicule oui
de soleil» de certains «moyen» ou «gros» Tableau 15 article 7.6
basaltes
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3 Synthèse des spécifications et méthodes d’essais associées


L’objet de ce chapitre est de faire une synthèse des spécifications de la norme NF EN 13383-1 et de présenter
les pratiques antérieures.
Lorsque nécessaire, des compléments sont donnés, en c., pour permettre la mise en œuvre de la norme, et
notamment la partie «essais» NF EN 13383-2.
D’autres essais peuvent être utilisés pour le suivi et le contrôle de production ou de fourniture. Le recours à un
essai de ce type n’est possible que si cet essai permet de mesurer la même caractéristique que l’essai de réfé-
rence retenu et s’il existe une relation fiable, éprouvée et reconnue entre les deux essais. En cas de contestation,
seuls les résultats obtenus avec l’essai de référence sont pris en compte.

3.1 Classes granulaires


a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 4.2
La norme NF EN 13383-1 propose trois catégories d’enrochement :
• le «petit enrochement» correspond à un matériau suffisamment petit pour être manipulé en vrac et criblé. Ses
caractéristiques sont définies en mm. Cette catégorie couvre les tailles de 45 mm à 250 mm ;
• l’enrochement «moyen» correspond à un matériau suffisamment petit pour être manipulé en vrac mais trop
gros pour être criblé. Ses caractéristiques sont définies en kg. Cette catégorie couvre les tailles de 5 kg à 300 kg ;
• le «gros» enrochement correspond à un matériau trop gros pour être manipulé en vrac et criblé, qui doit donc
être manipulé individuellement et pesé. Ses caractéristiques sont définies en kg. Cette catégorie couvre les
tailles de 300 kg à 15 000 kg.
Des classes granulaires standards sont définies. Elles sont généralement appelées granulométries ou
blocométries si elles sont exprimées en taille ou masse respectivement. Des exigences sont fixées sur les pas-
sants à 4 tailles identifiées :
• la limite nominale inférieure «NLL» et la limite nominale supérieure «NUL» définissent les tailles des blocs
d’enrochement recherchés ;
• des déclassés inférieurs et supérieurs sont acceptés. Les proportions acceptables de déclassés sont définies
par le passant à la limite extrême inférieure «ELL» et le refus à la limite extrême supérieure «EUL» ;
• les déclassés de taille inférieure à ELL sont appelés «fragments».
Pour les enrochements «moyens» et «gros», une spécification complémentaire est définie pour contrôler le centre
de la courbe blocométrique. Cette spécification porte sur le poids moyen, Mm, qui est défini comme la moyenne
arithmétique de la masse des blocs plus lourds que ELL et s’applique aux catégories HMA et LMA.
Des classes granulaires autres que celles indiquées aux Tableaux 1 à 5 de NF EN 13383-1 peuvent être déclarées
selon le canevas défini en 3.1.c.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Les spécifications rencontrées en France étaient définies soit par un fuseau granulométrique, soit par des
spécifications sur le nombre de blocs par catégorie de masse, soit un poids moyen ou médian et des coupures
supérieures et inférieures.
Deux types de matériaux pouvaient être distingués : les enrochements à courbe granulométrique étendue et les
enrochements à courbe granulométrique étroite utilisés pour les carapaces d’ouvrages maritimes ou fluviaux, par
exemple.
Pour les matériaux de «remplissage» (gabion…), les exigences portaient essentiellement sur les coupures hautes
et basses et peu ou pas sur le poids moyen. Les matériaux utilisés en carapace, protection de berge…, plus
sollicités, faisaient systématiquement l’objet d’une spécification sur le poids moyen ou médian.
La norme NF EN 13383-1 ne concerne pas les tout-venant brut d’abattage parfois utilisés en corps de digue,
du type 0-X kg.
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c) Compléments d’information
1) lors du dimensionnement, le projeteur détermine un poids ou une taille médiane. Il pourra utiliser la classe gra-
nulaire standard des Tableaux 1 à 5, immédiatement supérieure à la valeur de dimensionnement. À noter que
les exigences de la norme NF EN 13383-1 portent sur le poids moyen, Mm, et non pas sur le poids médian M50
qui est généralement pris en compte dans les formules hydrauliques. L’expérience montre que M50 = k × Mm.
k décroît linéairement avec la classe granulaire. k vaut environ 1,3 pour la classe granulaire LMA10/60 et environ
1,0 pour la classe granulaire HMA6000/10000 ;
2) pour la catégorie petit enrochement, des cadres fabriqués et des tamis à tôle perforée d’ouverture carrée infé-
rieure ou égale à 125 mm peuvent être utilisés ;
3) pour la catégorie enrochement moyen ou gros, l’utilisation d’un grappin et de poutres de pesée permet d’appli-
quer la méthode de base ou la méthode de substitution de la norme EN 13383-2 dans de bonnes conditions
et avec une cadence horaire supérieure à 100 blocs ;
4) lorsque la valeur de la classe granulaire est requise mais qu’elle n’est pas définie par des limites spécifiées
aux Tableaux 1 à 5 de NF EN 13383-1, elle doit être déclarée par le fournisseur en tant que catégorie
CPdéclarée, LMdéclarée ou HMdéclarée. La classe granulaire peut être déclarée comme suit (voir Figure 1) :
• La valeur de la limite nominale inférieure, NLL, à laquelle le passant est inférieur à 10 % est déclarée ;
• La valeur de la limite nominale supérieure, NUL, à laquelle le passant supérieur à 70 % est déclarée ;
• La limite extrême inférieure, ELL, à laquelle le passant est inférieur à 5 %, vaut environ 0,7 ± 0,1 fois la limite
nominale inférieure, NLL ;
• La limite extrême supérieure, EUL, à laquelle le passant est supérieur à 98 % vaut environ 1,5 ± 0,2 fois la
limite nominale supérieure, NUL.
• Selon la taille de la classe granulaire, l’enrochement est déclaré par la mention «catégorie déclarée
CPNLL / NUL ou LMB NLL / NUL ou LMA NLL / NUL ou HMB NLL / NUL ou HMA NLL / NUL» ;
5) pour entrer dans la catégorie, LMA NLL / NUL ou HMA NLL / NUL, la masse moyenne doit être déclarée. Lorsque
la masse moyenne est déclarée, l’enrochement est déclaré par la mention «catégorie déclarée HMA NLL/ NUL ;
masse moyenne déclarée : Mmmini – Mmmaxi», où Mmmini est la valeur inférieure prise par la valeur moyenne
et Mmmaxi est la valeur supérieure prise par la valeur moyenne. L’expérience montre en général que Mmmini
vaut environ 0,7 × (NLL + NUL)/2 et Mmmaxi vaut environ (NLL + NUL)/2.

Figure 1 — Caractéristiques d'une distribution granulométrique ou blocométrique déclarée


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Exemple :
Un échantillon de 90 blocs réalisé conformément à l’Article 4 de NF EN 13383-2. Ses valeurs caractéristiques sont déterminées
à ± 35 kg à l’aide de la méthode de substitution. Elles valent : ELL = 1 300 kg, NLL = 2 000 kg, NUL = 4 000 kg, EUL = 5 150 kg :
— ainsi, l’enrochement peut être déclaré avec la mention suivante : «catégorie déclarée HMB2000 / 4000» ;
— la masse moyenne de l’enrochement varie entre 2 300 kg et 2 900 kg. L’enrochement peut être déclaré avec la mention
suivante : «catégorie déclarée HMA2000 / 4000» ; masse moyenne déclarée : 2 300 kg — 2 900 kg.

3.2 Forme
3.2.1 Élancement
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 4.3
La forme de chaque bloc d’enrochement peut être caractérisée par «L» et «E» :
• «L» est la plus grande dimension du bloc. Dans le cas d’un bloc parallélépipède, «L» correspond à la grande
diagonale ;
• «E» est la plus petite dimension mesurable entre deux plans parallèles. La direction de mesure de «E» n’est
pas forcement perpendiculaire à la direction de mesure de «L».
Un bloc est considéré comme allongé si le rapport L/E, est supérieur à 3. Ce ratio peut être déterminé visuellement
ou à l’aide d’un pied à coulisse en cas de doute.
Pour entrer dans la catégorie d’élancement LTA, le rapport L/E doit être inférieur à 3 pour :
• au moins 80 % des blocs en masse pour la catégorie «petit enrochement» ;
• au moins 80 % des blocs en masse pour la catégorie «enrochement moyen» ;
• au moins 95 % des blocs en nombre pour la catégorie «gros enrochement».
La taille de la prise d’essai doit être conforme au Tableau 2 de la norme NF EN 13383-2.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Une forme régulière d’enrochement est généralement recherchée. Ainsi, elle était caractérisée par les dimensions
du plus petit parallélépipède pouvant contenir le bloc, à savoir : «LLCPC», «GLCPC» et «ELCPC». Un schéma expli-
catif est présenté dans le guide «les enrochements».
La spécification recommandée par le guide «les enrochements» concernait tous les blocs et était double :
• (LLCPC + GLCPC )/2 ELCPC est proche de 3 ;
• LLCPC / ELCPC < 2 ou < 2,5 ou < 3.
La spécification LLCPC / ELCPC < 3 était rencontrée dans des cas moins exigeants.

c) Compléments d’information
1) À noter, qu’aucune limite supérieure de l’élancement n’est fixée pour la fraction des blocs dont l’élancement
est supérieur à 3 ;
2) Un pied à coulisse fabriqué en interne qui respecte les tolérances peut être utilisé.

3.2.2 Proportion de surface cassée


a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 4.4
La norme NF EN 13383-1 définit par «surface cassée» les surfaces mécaniquement créées lors de l’abattage ou
de la fragmentation dans la matrice rocheuse et le long de discontinuités naturelles du type stratification, joint par
exemple.
Le pourcentage de surface cassée d’un bloc est déterminé visuellement.
Pour entrer dans la catégorie RO5, 95 % des blocs (en nombre) doivent avoir une surface cassée supérieure à 50 %.
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b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Afin d’éviter les blocs trop ronds pouvant causer des problèmes de stabilité dans certaines parties d’ouvrages, des
mentions comme «aucun matériau ne devra être roulé», «à l’exclusion des boules de granit» étaient utilisées lors-
que nécessaire. Elles permettaient d’exclure les blocs de type arène, boules de basalte ou matériaux roulés.
Ce critère est généralement satisfait pour les enrochements produits par abattage en carrière.

3.3 Propriétés physiques et mécaniques


3.3.1 Masse volumique
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 5.2
La masse volumique est déterminée par pesée à l’état saturé, à l’état sec à l’étuve et par pesée hydrostatique. La
prise d’essai consiste en 10 morceaux ou 40 morceaux d’enrochements ou d’une partie de ceux-ci. Le détail du
mode opératoire et du calcul de la masse volumique sont détaillés en NF EN 13383-2 à l’Article 8.
La masse volumique moyenne mesurée doit être supérieure à 2 200 kg/m3 ou 2 300 kg/m3 selon la taille de la
prise d’essai. Le lecteur doit se reporter à la norme NF EN 13383-1 pour la détermination exacte de la valeur seuil.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Dans la pratique française, la masse volumique était déterminée soit sur les granulats suivant la norme P 18-554
soit sur de petits blocs ou éprouvettes suivant la norme P 94-422 ou EN 1936:1999. Une valeur minimale pour
tous les enrochements était spécifiée et correspondait à celle prise en compte lors du dimensionnement.

c) Compléments d’information
1) Dans la norme NF EN 13383-1, la valeur-seuil de 2 300 kg/m3 a été choisie pour écarter les matériaux de faible
durabilité, a priori.
2) Si une valeur de masse volumique inférieure à 2 300 kg/m3 est attendue, il est recommandé de prélever
40 morceaux.
3) Les matériaux de masse volumique moyenne inférieure à 2 300 kg/m3 ne sont pas considérés comme des enro-
chements par la norme NF EN 13383-1. Il semble néanmoins que de tels matériaux aient été utilisés dans des
contextes particuliers et des ouvrages ou parties d’ouvrages peu sollicités. Une attention toute particulière doit
être portée à leur durabilité potentiellement modérée, notamment face au gel-dégel et à l’usure notamment.

3.3.2 Résistance à la rupture


a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 5.3
La résistance à la rupture de la matrice rocheuse des enrochements est déterminée par l’essai de résistance en
compression simple conformément à la NF EN 1926:1999. Deux classes (CS60 et CS80) sont proposées selon
que la valeur moyenne sur dix échantillons est supérieure à 60 MPa ou 80 MPa.
La norme NF EN 1926:1999 offre la possibilité de réaliser cet essai sur des éprouvettes cubiques d’arête 50 mm
ou 70 mm ± 5 mm ou cylindriques de diamètre 50 mm ou 70 mm ± 5 mm d’élancement 1.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Avant la norme NF EN 13383, la résistance à la rupture de la matrice rocheuse était déterminée soit par l’essai
Los Angeles (P 18-573) soit par l’essai de résistance à la compression sur éprouvettes prismatiques ou cylindri-
ques d’élancement 2 avec une préférence pour ces dernières (P 94-420).
Il a été vérifié qu’en moyenne, la résistance à la compression obtenue sur des éprouvettes cylindriques d’élance-
ment 2 est inférieure à celles obtenues pour un élancement 1.
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c) Compléments d’information
Lorsque la valeur de la résistance à la rupture est requise mais qu’elle n’est pas définie par les classes CS60
ou CS80, elle doit être déclarée par le fournisseur en tant que catégorie CSdéclarée. La catégorie peut être déclarée
comme suit :
• soit Y la valeur moyenne de résistance à la compression de 9 éprouvettes après avoir écarté la plus faible
des 10 valeurs mesurées conformément à la norme NF EN 13383-1 article 5.3. Y est arrondi au nombre entier
le plus proche ;
• l’enrochement peut être déclaré avec la mention suivante : «catégorie déclarée CSY» ;
Exemple :
• 10 valeurs de résistance à la compression sont déterminées conformément à l’article 5.3 de la norme EN 13383-1. Les
valeurs en MPa sont 35, 45, 46, 48, 52, 53, 55, 56, 58. L’enrochement peut être déclaré par la mention suivante «catégorie
déclarée CS52».

3.3.3 Intégrité des enrochements


a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 5.3 et Annexe B
Cette caractéristique apparaît dans le corps de la norme sous forme d’une note en 5.3. Elle fait l’objet de
l’Annexe B (informative) qui présente les différentes méthodes de détermination de l’intégrité en Europe, à savoir
la mesure de vitesse du son ou l’essai de chute. Cette annexe fait notamment référence aux méthodes recom-
mandées dans les guides «les enrochements» et au «manual for the use of rock in hydraulic structures».

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Cette caractéristique est importante pour l’enrochement. Elle couvre la résistance «en grand» du bloc, à savoir
notamment la résistance de discontinuités préexistantes, d'origines géologiques ou liées à l’exploitation. Cette
résistance est importante aussi bien sur le court terme (i.e. lors des phases de transport, de manipulation, de mise
en œuvre) qu’à long terme (i.e. en service dans l’ouvrage).
Dans le guide «les enrochements», l’intégrité était caractérisée par l’indice de continuité ou l’essai de chute.

c) Compléments d’information
• l’indice de continuité est déterminé conformément à P 18-556 suivant trois directions orthogonales. La prise
d’essai doit comprendre au moins 30 blocs. Chaque bloc est caractérisé par la valeur minimale mesurée. Pour
entrer dans la catégorie Icx, les résultats d’essais doivent respecter les deux conditions ci-dessous :
• la valeur moyenne en nombre sur les blocs doit être supérieure à x ;
• moins de 10 % des blocs ont une valeur inférieure à x ;
• trois classes sont proposées dans le guide «les enrochements» Ic80, Ic70, Ic60 ;
• la catégorie pourra être déclarée comme information complémentaire ;
• les classes inférieures à Ic60 peuvent être utilisées si la résistance «en grand» est vérifiée par des essais de
chute ;
• l’essai de chute permet d’apprécier la résistance «en grand» des blocs ;
• Il est généralement réalisé sur un lot représentatif d’au moins 30 blocs (l’Annexe B mentionne un lot
de 50 blocs) ;
• Le bloc à tester est soulevé à 3 m au-dessus d’une enclume de réception, puis lâché verticalement ;
• L’enclume de réception est constituée par un bloc ou un lit de blocs de masse proche de la masse moyenne.
Ces blocs sont en contact corrects avec le carreau de la carrière et, si nécessaire, un lit de 10 cm maximum
de tout-venant peut-être mis en place sous les blocs. Ces blocs présentent une surface supérieure suffisam-
ment plane pour assurer un impact correct avec le bloc testé ;
• Un bloc est considéré «cassé» s’il présente une perte de masse supérieure à 10 %. La perte de masse peut
être évaluée visuellement ;
• Le pourcentage de blocs cassés (en nombre) peut être déclaré comme information complémentaire ;
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• Le pourcentage acceptable de blocs cassés (en nombre) est généralement :


• 5 % de blocs pour des ouvrages particulièrement exposés (carapace d’ouvrage extérieur, protection de
berge sur des torrents pouvant charrier de gros blocs…) ;
• 15 % de blocs cassés dans le cas d’ouvrages normalement exposés (carapace d’ouvrage maritime peu
exposé, protection de barrage…) ;
• 30 % de blocs cassés dans le cas d’ouvrages peu exposés.

3.3.4 Résistance à l’usure


a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 5.4
L’essai micro-Deval en présence d’eau (MDE) suivant la norme NF EN 1097-1 a été retenu pour caractériser
la résistance à l’usure de l’enrochement. La norme NF EN 13383-1 propose cinq catégories MDE ≤ 10 ou ≤ 20
ou ≤ 30 ou NR ou déclarée.
L’essai est effectué sur du granulat représentatif de l’enrochement de fraction 10/14 mm. Le granulat représentatif
provient soit de la production de granulat, issu des zones de production d'enrochement ou de granulat spéciale-
ment préparé à partir de morceau d’enrochement. La prise d’essai doit être préparée conformément à l’Article 6
de la norme NF EN 1097-1.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes EN 13383-1 et NF EN 13383-2


La résistance à l’usure était généralement déterminée par l’essai Deval Humide (P 18-577) et/ou le micro-Deval
en présence d’eau (P 18-572). Selon le guide «les enrochements», l’essai était préférentiellement effectué sur la
fraction 25/50 mm ou 10/14 mm.
Le guide «les enrochements» proposait trois catégories :
• Dh ≥ 5 soit ≈ MDE < 16 ;
• Dh ≥ 4 soit ≈ MDE < 20 ;
• Dh ≥ 3 soit ≈ MDE < 27.

c) Compléments d’information
Le choix de la catégorie adhoc pour la résistance à l’usure doit être fait par le projeteur en connaissance de l’abra-
sivité du milieu et de la nécessité de limiter ce type de dégradation dans l’ouvrage ou dans la partie d’ouvrage
considérée :
• La catégorie MDE10 peut être utilisée dans les environnements particulièrement agressifs, comme les protec-
tions de berges de torrents, les seuils sur des torrents, les ouvrages à berme reprofilable, les protections de
haut de plage en galets atteintes lors de tempêtes fréquentes ;
• La catégorie MDE20 peut être utilisée dans les environnements agressifs, comme les protections de berges de
cours d’eau chargés de sédiments, les seuils des mêmes cours d’eau, les ouvrages à proximité d’une charge
abrasive pouvant être mise en mouvement lors de tempêtes ou crues ;
• La catégorie MDE30 peut être utilisée dans les environnements peu agressifs mais où une usure prématurée
des blocs peut poser des problèmes de stabilité ;
• La catégorie MDENR peut être utilisée dans les environnements peu agressifs où une usure prématurée des
blocs n’entraîne pas de problèmes de stabilité de l’ouvrage.

3.3.5 Aptitude au scellement


a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 5.5
Pour l’utilisation avec des liants hydrauliques ou bitumineux, l’enrochement doit être propre, libre de tout matériau
adhérent comme de l’argile, par exemple.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Des expressions du type «enrochements propres» ou «libre de toute couche d’argile» étaient utilisées pour couvrir
cette exigence.
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3.3.6 Couleur
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 5.6
La norme précise qu’une variation dans la teinte de la roche ne peut pas être un critère de rejet du matériau.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Référence était parfois faite à la couleur de l’enrochement. Il s’agissait généralement d’une uniformité de teinte à
respecter au moment de la livraison plutôt que d’une couleur précise.

c) Compléments d’information
L’expérience montre que la teinte initiale évolue souvent dans le temps, à cause des algues ou des mousses
par exemple.

3.4 Propriétés chimiques


3.4.1 Impuretés
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 6.2
Les quantités d’impuretés seront compatibles avec le respect de l’environnement et la stabilité de l’ouvrage.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Les morceaux de bois ou de matières plastiques sont notamment considérés comme des impuretés.

c) Compléments d’information
Les spécifications sur la nature et les quantités d’impuretés seront en accord avec les règles environnementales,
notamment le code de l’environnement et les décrets 93/742 et 93/743 d’application de la loi sur l’eau.

3.4.2 Composants solubles à l’eau


a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 6.3
Quand cette spécification est requise, un essai de lixiviation sera effectué conformément à la norme
EN 1744-3:2001.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Pour apprécier l’impact environnemental notamment d’enrochements recyclés, on pourra se référer à la
norme ENV 12920 «caractérisation des déchets».
Les critères d’acceptation seront fixés par le prescripteur, conformément aux règles environnementales en
vigueur, notamment le code de l’environnement et les décrets 93/742 et 93/743 d’application de la loi sur l’eau.

3.5 Propriétés liées à la durabilité


3.5.1 Durabilité des laitiers de haut fourneau refroidis à l’air et des laitiers d’aciérie
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 7.2
Pour les enrochements issus du recyclage de laitiers de haut fourneau refroidis à l’air, aucune désintégration
de disilicate de calcium ou de fer lors de l’essai EN 1744-1:1998 n’est autorisée.
Pour les laitiers d’aciérie, un essai de durabilité est décrit dans l’EN 13383-2 Article 10. Il consiste à faire bouillir
20 morceaux de laitier pendant 8 h. Le matériau peut être classé dans deux catégories DSA et DSB selon les
pertes de masse mesurées lors de l’essai.
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b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


En France, aucun retour d’expérience n’existe dans l’utilisation des laitiers comme enrochement maritime.
Ce matériau semble avoir été mis en oeuvre dans des ouvrages fluviaux en Allemagne.
Pour apprécier l’impact environnemental des déchets en situation, on pourra se référer à la norme ENV 12920
«caractérisation des déchets» qui propose une «méthodologie pour la détermination du comportement d’un
déchet dans des conditions spécifiées».

3.5.2 Absorption d’eau comme indicateur de la durabilité au gel-dégel et à la cristallisation des sels
La caractéristique ci-dessous est déterminée si nécessaire.
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 7.3
L’absorption d’eau est déterminée sur 10 morceaux de blocs d’enrochements comme indiqué en NF EN 13183-2
Article 8.
Il n’y a pas d’exigence spécifique sur l’absorption d’eau. Si l’absorption moyenne est inférieure à 0,5 %, l’enroche-
ment entre dans la catégorie WA0,5 et est considéré comme résistant au gel-dégel et à la cristallisation du sel.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Avant la norme NF EN 13383, la porosité ou de l’absorption d’eau étaient utilisés comme indicateurs de la durabilité.
La porosité était déterminée soit sur le granulat du même gisement suivant la norme P 18-554 soit sur de petits
blocs ou éprouvettes suivant la norme P 94-422 ou la norme NF EN 1936. Ce paramètre était un indicateur de
durabilité et permettait de déterminer, a priori, si le matériau est sensible au gel ou non. La valeur de 2 % de poro-
sité (soit environ 1 % d’absorption) était considérée comme la limite au-delà de laquelle le matériau pouvait pré-
senter un risque de sensibilité au gel selon le guide «les enrochements». La valeur de 0,5 % de la catégorie WA
est donc plus sévère.

c) Compléments d’information
1) Dans la norme NF EN 13383-1, l’absorption d’eau est utilisée comme indicateur de durabilité. À noter que cet
indicateur ne reflète pas complètement le comportement en grand des enrochements car il ne prend pas en
compte la fissuration.
2) La valeur moyenne des 10 valeurs d’absorption mesurées sera comparée à 0,5 % pour attribuer ou non la
catégorie WA0,5.

3.5.3 Résistance au gel-dégel


La caractéristique ci-dessous est déterminée si nécessaire.
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 7.4 et Annexe C
L’enrochement est considéré comme résistant au gel-dégel s’il entre dans la catégorie WA0,5.
Si l’enrochement n’entre pas dans la catégorie WA0,5, l’essai de gel-dégel est pratiqué sur des morceaux d’enro-
chements. La taille de la prise d’essai est définie au Tableau 3 de la norme NF EN 13383-2. Les prises d’essais
sont soumises à 25 cycles gel-dégel tels que présentés en NF EN 13383-2 Article 9.
Pour entrer dans la catégorie FTA, un morceau de bloc, au plus, sur 2 séries de 10 peut présenter une perte de
masse supérieure à 0,5 % ou des fissures ouvertes.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Deux approches étaient utilisées pour déterminer la sensibilité au gel des enrochements :
• approche-LA : cette approche était basée sur la comparaison de la valeur de Los Angeles selon la norme
P 18-573 avant et après des cycles de gel/dégel définis par la norme P 18-593. La prise d’essai était du
granulat représentatif de l’enrochement ;
• approche-IC : cette approche est basée sur la comparaison des valeurs d’Indice de continuité selon la norme
P 18-556 après des cycles de gel/dégel définis par la norme P 18-593 sur éprouvettes ou morceaux d’enro-
chements. La prise d’essai était composée de morceau de bloc d’enrochement ;
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• l’approche-LA testait la résistance de la «matrice rocheuse» au gel/dégel. L’approche (Ic) testait aussi la
résistance au gel/dégel des discontinuités présentes dans la prise d’essai.
À noter :
• La notion «apparition de fissures ouvertes» de la norme NF EN 13383 est qualitative ;
• Les cycles de la norme NF EN 13383 sont différents de ceux de la norme P 18-593.
La taille de la prise d’essai est supérieure à celle utilisée auparavant.

c) Compléments d’information
1) Lors des cycles de gel-dégel, la valeur à 0 °C est indicative et peut varier de quelques degrés en fonction de
la température de changement d’état du mélange «eau + granulat». La durée totale d’interruption d’un cycle
ne peut excéder 72 h.
2) Pour les usages courants, cet essai n’est pas retenu. Par contre, la résistance au gel-dégel est une caracté-
ristique importante de durabilité notamment pour les ouvrages fluviaux, les protections de barrage, les parties
émergées d’ouvrage… En Annexe C de la norme NF EN 13383-1, le Tableau C1 fournit des indications sur la
sévérité du milieu et le Tableau C2 fournit des recommandations sur le choix des catégories à adopter.
En France, la carte des zones exposées au gel-dégel et les classes associées de la norme NF EN 206-1 four-
nissent une indication des régions où ce phénomène peut être pris en compte. La résistance au gel-dégel
pourra être vérifiée à partir du niveau «gel modéré».
3) La notion «apparition de fissures ouvertes» de la norme NF EN 13383-2 est qualitative. Les précisions
suivantes permettent de compléter l’essai de résistance au gel-dégel défini dans la norme NF EN 13383-2 et
se libérer de son caractère qualitatif :
- La valeur de Indice de continuité (IC) suivant la norme P 18-556 est déterminée avant et après cycles de
gel-dégel tels que décrits dans NF EN 13383-2 Article 9,
- certains laboratoires considèrent que l’enrochement est non gélif si la double condition suivante est vérifiée :
• si la moyenne des diminutions relative d’IC sur les 10 prises d’essais est inférieure à 15 %,
• si 8 prises d’essais sur 10 présentent une diminution relative ∆IC inférieure à 15 %.
∆IC = [IC(avant gel) – IC(après gel)] / IC(avant gel).

3.5.4 Résistance à la cristallisation de sel


Les caractéristiques ci-dessous seront déterminées si nécessaire.
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 7.5
L’enrochement est considéré comme résistant à la cristallisation de sel s’il entre dans la catégorie WA0,5.
Si l’enrochement n’entre pas dans la catégorie WA0,5, l’essai de résistance à la cristallisation du sel est réalisé
conformément à la norme NF EN 1367-2:1998. Cet essai est réalisé sur du granulat représentatif de l’enroche-
ment (fraction 10/14 mm) comme indiqué dans l’article 7.5.
Pour entrer dans la catégorie MS25, la perte de masse après test doit être inférieure à 25 %.
L’annexe C (informative) précise que cet essai n’est nécessaire que dans les zones climatiques concernées, et
dans les parties d’ouvrages soumises à ce type de dégradation.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


Le guide «les enrochements» recommandait cet essai pour déterminer à la fois la résistance au sel et la résistance
au gel-dégel.
Il était réalisé conformément à la norme P 18-594 ou l’ASTM C 88. Une perte de masse inférieure à 25 % permet-
tait de considérer le matériau comme résistant au gel-dégel.

c) Compléments d’information
Cet essai n’est pas retenu en France pour les usages courants.
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3.5.5 Résistance au «coup de soleil» ou «sonnenbrand»


Les caractéristiques ci-dessous seront déterminées si nécessaire.
a) Spécifications de la norme NF EN 13383-1 article 7.6
L’essai consiste à faire bouillir la prise d’essai pendant 35 ± 1 h puis de déceler d’éventuels signes de «coup de
soleil». L'échantillon consiste en 20 blocs ou 40 blocs d’enrochements ou morceaux, préparés conformément en
NF EN 13383-2 voir en 10.4.
Pour entrer dans la catégorie SBA, aucune prise d’essais sur les 20 testées ou au plus une sur 40 testées présente
des signes de «coup de soleil».
La norme NF EN 13383-1 précise que cet essai peut s’appliquer aux roches d’origine volcanique comme certains
basaltes. Sous l’action de l’eau et de la chaleur, certains basaltes tendent à se fragmenter suite à l’altération de
certains minéraux.

b) Commentaires relatifs à la pratique avant les normes NF EN 13383-1 et NF EN 13383-2


En France, aucun retour d’expérience n’existe sur cet essai. De plus, cet essai ne peut être appliqué dans des
conditions normales de sécurité.

c) Compléments d’information
Cette caractéristique n’est pas en générale retenue en France. Néanmoins, l’attention de l’utilisateur est attirée
sur le fait qu’une exigence minimum peut être requise pour certains basaltes.
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Annexe A
(informative)
Rédacteurs de ce fascicule

Init numérotation des tableaux d’annexe [A]!!!


Init numérotation des figures d’annexe [A]!!!
Init numérotation des équations d’annexe [A]!!!

Madame Annette MOISET CARRIÈRES DU BOULONNAIS


Monsieur Fanck BRISSET FRABELTRA
Monsieur Marc DELATORRE SOGREAH
Monsieur Gérard DELALANDE LRPC Angers
Monsieur Sébastien DUPRAY (animateur) CETE DE LYON
Monsieur Jean-Pascal FAROUX PORT AUTONOME DU HAVRE
Monsieur Gérard GAND LAFARGE BÉTONS GRANULATS
Monsieur Bruno HUVELIN RMC
Monsieur Jacques KREUTZER CARRIÈRES DE TRAPP
Monsieur François LEROY GSM
Monsieur Jacques PERRIER COMPAGNIE NATIONALE DU RHÔNE
Monsieur Jean-luc PERSON PORT AUTONOME DE MARSEILLE
Monsieur Jean-Jacques TRICHET CENTRE D’ÉTUDES TECHNIQUES MARITIMES ET FLUVIALES

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