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Commissaire aux comptes : les seuils de désignation

Publié dans la thématique : Comptabilité - Date de dernière mise à jour du contenu : 22 mars 2017

A leur création ou compte tenu de leur développement, certaines entités devront obligatoirement
nommer un commissaire aux comptes qui sera notamment chargé de certifier ou non les
comptes de l’entreprise.

Un commissaire aux comptes doit donc être nommé obligatoirement dès le franchissement de
certains seuils ou du fait des caractéristiques de l’entité, mais il est également possible de
nommer un commissaire aux comptes même si l’entreprise n’y est pas obligée.

Nous vous proposons un rappel sur les principales obligations applicables en matière de


nomination d’un commissaire aux comptes.

La désignation du commissaire aux comptes


Tout d’abord, il existe deux motifs qui peuvent engendrer la nomination d’un commissaire aux
comptes :

 Le franchissement de certains seuils ou lorsque l’entité remplit certains critères ;


 La désignation volontaire d’un commissaire aux comptes.

Il est donc tout à fait possible de nommer un commissaire aux comptes, même si la loi n’impose
pas sa nomination obligatoire. Lorsque l’entité nomme facultativement un commissaire aux
comptes, ce dernier effectuera la même mission que celle des commissaires aux comptes
désignés obligatoirement.
Le commissaire aux comptes dans les SA
Une société anonyme (SA) doit obligatoirement nommer un commissaire aux comptes dès
sa constitution.

Les sociétés européennes (SE) ont la même obligation.

Le commissaire aux comptes dans les SARL


La nomination d’un commissaire aux comptes dans une SARL est obligatoire lorsque l’entreprise
dépasse, à la clôture de l’exercice, 2 des 3 seuils suivants :

 Chiffre d’affaires hors taxes supérieur à 3 100 000 euros ;


 Total bilan supérieur à 1 550 000 euros ;
 Nombre de salariés supérieur à 50.

Le commissaire aux comptes dans les SAS


Des seuils sont également prévus pour les SAS, mais ils sont moins importants que pour une
SARL. La nomination d’un commissaire aux comptes dans une SAS est obligatoire lorsque
l’entreprise dépasse, à la clôture de l’exercice, 2 des 3 seuils suivants :

 Chiffre d’affaires hors taxes supérieur à 2 000 000 euros ;


 Total bilan supérieur à 1 000 000 euros ;
 Nombre de salariés supérieur à 20.

De plus, si la SAS est contrôlée par une société, ou contrôle une autre société, elle devra
nommer un commissaire aux comptes. La notion de contrôle exposée ici comprend les situations
suivantes :

 Existence d’un contrôle exclusif, ce sera notamment le cas lorsque que la SAS
détient plus de la moitié des droits de vote d’une autre société ou est détenu par une
autre société pour plus de la moitié des droits de vote. D’autres situation existent et
sont expliquées dans l’article L 233-16 du code de commerce.
 Existence d’un contrôle conjoint, qui désigne le contrôle d’une entité par un nombre
limité d’associés ou d’actionnaires qui doivent donc nécessairement être en accord
pour prendre des décisions.

Le commissaire aux comptes dans les associations


Les associations qui reçoivent des dons ouvrant droits à une déduction fiscale ou qui reçoivent
des subventions publiques, dont le montant excède 153 000 euros par an, doivent
obligatoirement nommer un commissaire aux comptes.
Ensuite, d’autres associations, du fait de leur activité, doivent obligatoirement nommer un
commissaire aux comptes, il s’agit notamment :

 Des associations reconnues d’utilité publique ;


 Des associations qui émettent des obligations ;
 Des associations qui accordent des prêts pour la création ou le développement
d’entreprises ; ou pour la réalisation de projets d’insertion par des personnes
physiques.

Le commissaire aux comptes dans les autres entités


Les sociétés en nom collectif (SNC) et les sociétés en commandite simple (SCS) ont les mêmes
obligations de nomination d’un commissaire aux comptes que celles prévus pour les SARL.

La société en commandite par actions (SCA) a quant à elle les mêmes obligations que celles
prévues pour les SA.

Au sujet des sociétés d’exercice libéral (SEL), tout dépendra de la forme retenue (SA, SCA, SAS
ou SARL), et il en sera de même pour les sociétés de coopératives.

Le co-commissariat aux comptes


Enfin, certaines entités pourront être obligées de nommer non pas un commissaire aux comptes,
mais deux commissaires aux comptes. Il s’agit des entreprises tenues de publier des comptes
consolidés.

De plus, une entreprise, si elle le souhaite, peut être contrôlée par plusieurs commissaires aux
comptes.