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DYNAMIQUE DES STRUCTURES

DYNAMIQUE DES OUVRAGES


Recueil d'Exercices

Professeur ALAIN PECKER

Équipe Enseignante
MATTHIEU ARQUIER
CHARISIS T. CHATZIGOGOS
NICOLAS GREFFET
SANDRINE JUSTER-LERMITTE
ROMAIN MÈGE
PIERRE-ALAIN NAZÉ
IOANNIS POLITOPOULOS

Année Académique 2011 - 2012


ii
Table des matières

Préface v

I Dynamique des Structures 1

1 Systèmes à un degré de liberté 3


1.1 Poutre sur des appuis simples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Poutres sans masse avec surcharge . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 Chute de masse sur oscillateur simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.4 Automobile sur route de rugosité sinusoïdeale . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Modèle de frottement de Coulomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.6 Spectres de réponse de sollicitations impulsives . . . . . . . . . . . . . 9
1.7 Transformée de Fourier d'un accélérogramme et énergie . . . . . . . . 10
1.8 Portique soumis à un chargement sismique . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.9 Notions de transfert de spectres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.10 Etude d'un portique avec pont roulant * . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.11 Oscillateurs généralisés et eet de forces longitudinales . . . . . . . . 16

2 Systèmes à N degrés de liberté 17


2.1 Equation de mouvement de bâtiment rigide . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.2 Etude d'une barre sur 2 ressorts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.3 Etude de la réponse dynamique d'une tuyauterie sous pression lors
d'une rupture . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.4 Etude d'une poutre cantilever supportant trois masses* . . . . . . . . 21
2.5 Etude d'un portique de 2 étages soumis à un chargement sismique . . 22
2.6 Prise en compte de l'interaction sol-structure . . . . . . . . . . . . . . 24
2.7 Dalle sur sol élastique couplée avec oscillateur de faible masse * . . . 27
2.8 Comportement sismique de structure asymétrique * . . . . . . . . . . 29
2.9 Structure symétrique et structure perturbée * . . . . . . . . . . . . . 31
2.10 Modélisation simplieée de poutre continue * . . . . . . . . . . . . . . 35

II Dynamique des Ouvrages 37

3 Systèmes continus 39
3.1 Etude simpliée des vibrations d'une masse attachée à un câble tendu 39
3.2 Etude d'une poutre à masse répartie soumise à un chargement dynamique 41
iv Table des matières

3.3 Etude d'une poutre à masse répartie avec une section variable . . . . 43
3.4 Modes propres de poutres uniformes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.5 Chute de poutre en rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.6 Modes propres de la Terre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
3.7 Mode de vibration fondamental de pile de pont . . . . . . . . . . . . 48
3.8 Tassement de pile de pont* . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
3.9 Calcul de cheminée avec interaction sol-structure . . . . . . . . . . . . 50
3.10 Mesure de contraintes en Génie Civil : capteurs à corde vibrante * . . 51

4 Propagation d'ondes 55
4.1 Etude de la propagation des ondes suite à l'impact de 2 barres . . . . 55
4.2 Propagation d'ondes sphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
4.3 Propagation d'ondes dans un milieu stratié (ondes SH) . . . . . . . 58
4.4 Propagation d'ondes dans un milieu stratié (ondes P/SV . . . . . . 60
4.5 Propagation d'ondes à travers d'une interface solide - uide * . . . . . 61
4.6 Ondes réfractées dans une membrane * . . . . . . . . . . . . . . . . . 62

5 Interaction Sol-Structure 63
5.1 Fondation de machines tournantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
5.2 Interaction cinématique d'un radier rectangulaire rigide . . . . . . . . 66
5.3 Calage de ressorts pour représenter l'impédance de semelle lante . . 68

6 Interaction Fluide-Structure 71
6.1 Calcul de la masse ajoutée de 2 cylindres concentriques séparés par un
uide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
6.2 Calcul d'une barre partiellement immergée . . . . . . . . . . . . . . . 73
Préface

Ce recueil d'exercices est destiné aux élèves participant aux cours  Dynamique
des Structures  et  Dynamique des Ouvrages .
La plupart des exercices inclus dans ce recueil sont destinés à être étudiés et
résolus par les élèves eux-mêmes lors des séances des travaux dirigés (petites classes).
Pour cette raison, on n'en fournit pas la solution détaillée mais uniquement quelques
indications sur la démarche à suivre ainsi que les résultats naux.
Les exercices qui sont annotés avec une étoile ont servi comme sujets d'examen
antérieurs.
vi Préface
Première partie

Dynamique des Structures


Chapitre 1

Systèmes à un degré de liberté

1.1 Poutre sur des appuis simples


I. Ecrire les équations du mouvement du système représenté sur la Figure 1.1.1. En
supposant la poutre sans masse, le système présente un seul degré de liberté déni
par la déexion u sous poids propre P . La rigidité de exion de la poutre est EI et
sa longueur L.

Figure 1.1.1  Vibrations de poutres sans masse avec surcharge.

II. Déterminer la fréquence propre d'un poids P suspendu à un ressort au milieu


d'une poutre sur appuis simples (cf. Figure 1.1.2). La rigidité de exion de la poutre
est EI et sa longueur vaut L. Elle est supposée sans masse. La raideur du ressort
vaut k .

Figure 1.1.2  Poids suspendu à une poutre sans masse par un ressort.

Eléments de réponse
I. k = 48EI
L3

II. ω =
q
48EIk
m(48EI+L3 k)
avec m = P
g
4 Systèmes à un degré de liberté

1.2 Poutres sans masse avec surcharge


Refaire l'exercice précédente avec :

I. Le système représenté sur la Figure 1.2.1.

II. Le système représenté sur la Figure 1.2.2.

Figure 1.2.1  Poutre console sans masse avec surcharge.

Figure 1.2.2  Poutre biencastrée sans masse avec surcharge.

Eléments de réponse
I. k = 3EI
L3

II. k = 192EI
L3
Chute de masse sur oscillateur simple 5

1.3 Chute de masse sur oscillateur simple


Une masse m1 est suspendue à un ressort k et se trouve en équilibre statique. Une
deuxième masse m2 chute d'une hauteur h et s'accole à m1 sans rebond (1.3.1).

I. Déterminer le mouvement u(t) autour de la position d'équilibre statique de la


masse m1 .

Figure 1.3.1  Chute d'une masse sur un système masse-ressort en équilibre statique.

Eléments de réponse

I. u(t) = mk2 g (1 − cos ωt) + 2gh m2
ω m1 +m2
sin ωt
6 Systèmes à un degré de liberté

1.4 Automobile sur route de rugosité sinusoïdeale


Question A. Une automobile est modélisée de façon simpliée par une masse
concentrée m reposant sur un système ressort-amortisseur (Figure 1.4.1). L'auto-
mobile se déplace à vitesse constante v sur une route dont la rugosité est connue sous
la forme d'une fonction de la position sur la route.

I. Déterminer l'équation du mouvement.

Figure 1.4.1  Mouvement idéalisé d'une automobile sur une route.

Figure 1.4.2  Mouvement d'une automobile sur un pont à plusieurs travées.

Question B. Cette automobile se déplace maintenant sur un pont à plusieurs tra-


vées dont les piles sont distantes de 35m (cf. Figure 1.4.2). Le uage à long terme
du pont a provoqué une déexion de 15cm en milieu de chaque travée. Le prol de
la chaussée peut être approché par une sinusoïdee d'amplitude 15cm et de période
35m. La masse de l'automobile en charge est de 800kg, la raideur de son système de
suspension est de 60000N/m et le coecient d'amortissement visqueux est tel que le
coecient d'amortissement du système vaut 40%. Déterminer :

II. L'amplitude ut,0 du mouvement vertical ut (t) quand l'automobile se déplace à


70km/h.
Automobile sur route de rugosité sinusoïdeale 7

III. La vitesse du véhicule qui conduirait à une résonance pour ut,0 .

Eléments de réponse
I. Travailler avec la méthode de formulation directe de l'équation d'équilibre.

II. ut,0 = 0.175m

III. v = 155.1km/h
8 Systèmes à un degré de liberté

1.5 Modèle de frottement de Coulomb


Des systèmes utilisés pour limiter les eets des séismes sur les structures per-
mettent de dissiper l'énergie par frottement de Coulomb. Le dispositif est réglé pour
fonctionner sous un eort de précontrainte constant N et un coecient de frottement
µ. Un essai de vibration libre (ou de lâcher) est eectué pour mesurer la fréquence
propre fondamentale et le coecient de frottement (cf. Figure 1.5.1).

I. Montrez que la décroissance de l'amplitude entre 2 cycles consécutifs (ui − ui+1 )


est constante et donnez sa valeur en fonction de uf = N
K
où K est la raideur de la
structure.

II. Calculez la fréquence fondamentale et uf d'après la Figure 1.5.1.

Figure 1.5.1  Réponse en vibration libre du dispositif de dissipation d'énergie par


frottement.

Eléments de réponse
I. Etudier la vibration forcée du système sous la force de frottement.

II. f = 2Hz, uf = 0.38cm


Spectres de réponse de sollicitations impulsives 9

1.6 Spectres de réponse de sollicitations impulsives


Calculer les spectres de réponses des sollicitations suivantes :

I. L'impulsion simple représentée sur la Figure 1.6.1.

II. L'impulsion sinusoïdeale de la Figure 1.6.2 en considérant ξ = 0 et T < 2s

Figure 1.6.1  Impulsion simple.

Figure 1.6.2  Impulsion sinusoïdeale.

Eléments de réponse
− √ ξ 2 cos−1 ξ
I. Sd (ξ, T ) = P

T e 1−ξ

II. Sd (T ) =
 
P0
π2
β2
1−β
2πn
sin 1+β , for β = T
2
<1
10 Systèmes à un degré de liberté

1.7 Transformée de Fourier d'un accélérogramme et


énergie
Montrer que la transformée de Fourier F(ω) d'un accélérogramme üg (t) et l'énergie
totale H(td ) introduite dans l'oscillateur élémentaire non-amorti sont liées par la
relation : r
2H(td )
|F(ω)| =
m
La quantité td représente la durée totale de l'accélérogramme.

Eléments de réponse
Ecrire l'énergie totale comme la somme de l'énergie cinétique et l'énergie poten-
tielle dans l'oscillateur.
Portique soumis à un chargement sismique 11

1.8 Portique soumis à un chargement sismique


On désire dimensionner un portique en béton armé situé en zone sismique. Le
portique est représenté sur la Figure 1.8.1. On ne considérera que la composante
horizontale du mouvement sismique.
Les caractéristiques du portique sont les suivantes :
 Hauteur des poteaux : H = 10m
 Portée de la poutre : L = 8m
 Largeur des poteaux : l = 0.40m
 Hauteur de la poutre : b = 0.60m
 Epaisseur des poteaux et de la poutre : t = 0 :25m.
La masse est supposée concentrée sur la poutre supérieure et vaut m = 50t. On
prendra un module d'Young du béton de E = 30000MPa.

Figure 1.8.1  Portique en béton armé.

Figure 1.8.2  Spectre de réponse élastique PS92

I. En supposant que la poutre est inniment rigide par rapport aux poteaux, calculez
les 2 premières fréquences de la structure (horizontale et verticale).
12 Systèmes à un degré de liberté

II. Si on considére le spectre de réponse des régles PS92 avec an = 2.5m/s2 (pour
un sol dur S0).
 Quel est l'eort tranchant global de dimensionnement (à la base de la structure).
 Quelle est la contrainte de cisaillement de dimensionnement dans les poteaux ?
 En pensant à la répartition de moment dans un poteau bi-encastré, donnez la
valeur du moment de dimensionnement.
 Calculez le déplacement relatif (de la poutre par rapport au sol) imposé par le
séisme de dimensionnement.

III. Mêmes questions pour le sol S3 (sédiments). Conclusions ?


Les valeurs numériques pour la dénition du spectre de réponse pour chaque ca-
tégorie de sol sont données dans le Tableau suivant.

Type de sol TB [s] TC [s] TD [s] RA RM


S0 0.15 0.30 2.67 1.0 2.5
S1 0.20 0.40 3.20 1.0 2.5
S2 0.30 0.60 3.87 0.9 2.25
S3 0.45 0.90 4.44 0.8 2.0

La pseudo-accélération des spectres élastiques des règles PS92 vaut : PSA =


an Re(T ) avec :
 Branche AB : Re(T ) = RA + (RM − RA) TTB
 Branche BC : Re(T ) = RM
 Branche CD : Re(T ) = RM TTC
 Branche DE : Re(T ) = RM TCTT2D

Eléments de réponse
I. TX = 1.434s, TZ = 0.057s.

II. Sd = 0.068m, Vmax = 32.75kN, τmax = 490.3kPa, Mmax = 163.5kNm.

III. Sd = 0.163m, Vmax = 78.45kN, τmax = 1176.8kPa, Mmax = 392.2kNm.


Notions de transfert de spectres 13

1.9 Notions de transfert de spectres


L'objectif de cet exercice est de présenter les notions principales dans la procédure
de tranfert des spectres, couramment utilisé dans la pratique pour la justication de
la tenue d'équipement secondaire. A cette n, on examine le portique présenté sur
la Figure 1.9.1. Le comportement dynamique de cette structure est modélisée par
un oscillateur à un degré de liberté, caractérisé par sa masse m0 et sa rigidité k0 .
L'amortissement de la structure est négligé. La structure est soumise à une excitation
de support impulsive comme suit :
üg (t) = Aδ(t)
Dans l'expression précédente, A représente l'amplitude de l'impact (unités de vi-
tesse) et δ(t) est la fonction delta de Dirac.

Figure 1.9.1  Portique avec créneau.

I. Calculer le déplacement horizontal au niveau du toit du portique.

II. Déterminer le déplacement horizontal maximal au niveau du toit du portique


comme fonction du période propre du portique.

III. Dessiner les spectres de réponse en pseudo-accélération, pseudo-vitesse et dé-


placement de l'excitation de support considérée.

Partie II. Dans la suite, on va considérer qu'un créneau se trouve suspendu du


plafond du portique. La masse du créneau est m1 et est considérée beaucoup plus
faible que la masse du portique m0 . Par conséquant, on supposera que la présence
du créneau n'altére pas le mouvement du portique. La rigidité de la connection du
créneau est k1 et l'amortissement au niveau de la connection ξ1 .

IV. Calculer le déplacement horizontal du créneau quand le portique est soumis à


l'excitation de support considérée.
14 Systèmes à un degré de liberté

V. Déterminer le déplacement horizontal maximal du créneau comme fonction du


période propre du créneau.

VI. Dessiner les spectres de réponse en pseudo-accélération, pseudo-vitesse et dé-


placement qui fournissent la réponse maximale du créneau.

VII. Comparer les spectres obtenus pour l'excitation de support impulsive avec les
spectres de réponse tranférés à la position du créneau.

NOTE. Noter que la fonction de Dirac est dénie comme suit :


(
+∞ t = 0
δ(t) =
0 t=6 0

et Z +∞
δ(t) dt = 1
−∞

La fonction de Dirac et une fonction arbitraire f (t) satisfont la relation suivante :


Z t
f (t − τ )δ(τ ) dτ = f (t)
0
Etude d'un portique avec pont roulant * 15

1.10 Etude d'un portique avec pont roulant *


Un portique supporte un pont roulant (voir Figure 1.10.1) auquel est suspendue
une masse M par l'intermédiaire d'un câble souple. Le portique est soumis à une
sollicitation sismique ; cette sollicitation se traduit au niveau des poutres de roulement
par un mouvement caractérisé par le spectre de réponse donné sur la Figure 1.10.2.

I. Donner les expressions analytiques des diérentes branches du spectre de réponse.

II. Etablir l'équation du mouvement de la masse.

III. Calculer le déplacement horizontal maximal de la masse.

Figure 1.10.1  Portique avec pont roulant.

Figure 1.10.2  Spectre de réponse au niveau des poutres de roulement.


16 Systèmes à un degré de liberté

1.11 Oscillateurs généralisés et eet de forces longi-


tudinales
Considérons la poutre cantilever de la Figure 1.11.1 dont la masse par unité de
longueur est m̄(x) et la rigidité en exion EI(x). La poutre est soumise à une charge
dynamique p(x, t) = f (x)g(t) ainsi qu'à une force longitudinale constante N à son
extrémité. La déformée de la poutre est approximée par la relation :

u(x, t) = ψ(x)z(t) (1.1)

où ψ(x) est une fonction donnée.

I. Utiliser la méthode des puissances virtuelles an de Déterminer l'équation du


mouvement du système. En particulier, montrer que le travail virtuel eectué par
la force longitudinale N lors d'un déplacement virtuel δu = ψ(x)δz est donnée par
l'expression : Z l
δWN = z(t)δzN [ψ 0 (x)]2 dx (1.2)
0

II. Déterminer la valeur de la force N , appelée charge critique Ncr pour laquelle la
rigidité apparente du système est nulle.

Figure 1.11.1  Poutre et coordonnée généralisée.

Eléments de réponse
Rl
EI(x)[ψ 00 (x)]2 dx
II. Ncr = 0
Rl
0 [ψ (x)] dx
0 2
Chapitre 2

Systèmes à N degrés de liberté

2.1 Equation de mouvement de bâtiment rigide


On considère le bâtiment parfaitement rigide de la Figure 2.1.1. Le bâtiment est
fondé sur un sol mou au moyen d'un radier de surface a × b. La hauteur du bâtiment
est h et sa masse volumique ρ. Le bâtiment est sollicité par un chargement dynamique
dans le plan x−z . Le sol est considéré élastique et peut être représenté par des ressorts
verticaux (kz ), horizontaux (kx ) et de rotation autour de l'axe y (kφ ). Déterminer
l'équation du mouvement du système en considérant comme degrés de liberté :

I. Le déplacement vertical, le déplacement horizontal et la rotation du point A.

II. Le déplacement vertical, le déplacement horizontal et la rotation du point A0 .

III. Comment est-ce que l'équation du mouvement est modiée dans les cas précé-
dents si l'on considère l'eet du poids propre lors de la rotation du bâtiment ?

Figure 2.1.1  Bâtiment rigide sur sol mou.

Eléments de réponse
III. Utiliser l'approximation : cos φ = 1 − φ2! + ...
2
18 Systèmes à N degrés de liberté

2.2 Etude d'une barre sur 2 ressorts


Une barre de longueur L et de masse uniformément répartie M repose sur 2
ressorts de raideur K1 et K2 (cf. Figure 2.2.1).

Figure 2.2.1  Barre sur deux ressorts.

I. après avoir choisi 2 degrés de liberté permettant de décrire le mouvement vertical


de la barre, calculer les matrices de masse et de rigidité et écrire les équations de
mouvement de ce système.

II. Que devient la matrice de masse si on xe une masse M0 au 1/3 de la barre.

III. Calculer la matrice d'amortissement si on xe un amortisseur C à la barre.

IV. Calculer les fréquences et les modes propres de ce système pour K1 = K2 = K


et M0 = 0.

Eléments de réponse
   
M/3 M/6 K1 0
I. M=
M/6 M/3
, K=
0 K2

M/3 + 4M 0 /9 M/6 + 2M 0 /9
 
II. M=
M/6 + 2M 0 /9 M/3 + M 0 /9
" 2 #
1 − xLC xC xC

1−
III. C = xC
 xC
 L
x
2 L .
L
1− L
C
L

   
1 1
q q
IV. Pulsations propres : ω1 = 2K
M
, ω2 = 6K
M
. Modes : Φ1 =
1
, Φ2 =
−1
Etude de la réponse dynamique d'une tuyauterie sous pression lors d'une rupture 19

2.3 Etude de la réponse dynamique d'une tuyauterie


sous pression lors d'une rupture
Question A. On désire vérier le comportement d'une tuyauterie sous pression
d'un circuit primaire d'un réacteur nucléaire à la suite d'une rupture accidentelle. La
rupture se produit à la sortie d'un coude à 90 degrés situé à une distance 2L d'un
encastrement. après la rupture, le gaz éjecté exerce sur le tuyau une force parallèle
à son axe (au niveau de la rupture) passant brusquement de 0 à F0 = 1.26P0 S0
(S0 : section de la brèche et P0 : pression du uide contenu dans la tuyauterie avant
rupture). En première approximation, la tuyauterie est modélisée par une poutre de
raideur EI et 2 masses concentrées situées en x = L et x = 2L de valeurs M1 =
0.50Mtot et M2 = 0.25Mtot où Mtot est la masse totale du tronçon de tuyauterie
(Mtot = ρSL = 460kg). Les applications numériques se feront avec les caractéristiques
suivantes :
 2L = 6m
 E = 210000MPa
 R = 12.5cm
 e = R/10 = 1.25cm
 I = ρR3 e = 7670cm4
 S = 2πRe = 98.2cm2
 S0 = πR2 = 491cm2
 ρ = 7.8t/m3
 P0 = 166bars = 1628kPa

Figure 2.3.1  Modélisation simpliée d'une rupture de tuyauterie sous pression.

I. Calculer les matrices de exibilité et de rigidité.

II. Donner les équations du mouvement.

III. Calculer les fréquences et modes propres de ce système.

IV. Déterminer l'évolution dans le temps des déplacements des points A et B pour
ce chargement (cf. Figure 2.3.1).
20 Systèmes à N degrés de liberté

Question B. Dans la suite, on ne tiendra compte que d'un seul mode.

V. Préciser pour quelle valeur de déplacement la vitesse est maximale.

VI. Déterminer les forces statiques équivalentes qui permettent de dimensionner


statiquement la tuyauterie.

VII. Déterminer les eorts tranchants et moments échissants dans les diérentes
sections en fonction du temps.

Eléments de réponse
 
16 −5
I. K = 6EI
7L3 −5 2

III.
 Pulsations
  propres
 : ω1 = 40.2 rad/s, ω2 = 207 rad/s. Modes propres : Φ1 =
1 1
, Φ2 =
3.05 −0.655

V. max u̇By = 17.9m/s


   
FstA 1.07
VI. FstB
= F0
0.816

VII. Venc = 1.886F0 , Menc = 2.7F0 L


Etude d'une poutre cantilever supportant trois masses* 21

2.4 Etude d'une poutre cantilever supportant trois


masses*
Une poutre cantilever supporte trois masses égales comme il est indiqué sur la
Figure 2.4.1. Les modes propres de vibration ainsi que les fréquences propres ont été
déterminés expérimentalement et sont donnés ci-dessous :
   
0.054 0.283 0.957 3.61
Φ = 0.406 0.870 −0.281 , ω = 24.2 rad/s
0.913 −0.402 0.068 77.7

Une charge harmonique est appliquée au noeud 2 P = 3k sin(ω̄t) dans laquelle ω̄ =


0.75ω1 .

Figure 2.4.1  Poutre cantilever.

I. Ecrire l'expression de la réponse stationnaire de la masse m1 , en supposant la


structure non amortie.

II. Evaluer les déplacements de toutes les masses à l'instant de réponse maximale
et tracer la déformée à cet instant.

III. Reprendre les questions ci-dessus avec un amortissement de 10% pour tous les
modes.
22 Systèmes à N degrés de liberté

2.5 Etude d'un portique de 2 étages soumis à un


chargement sismique
On désire dimensionner un bâtiment de bureaux ou d'habitations R+1 situé en
zone sismique (cf. Figure 2.5.1). Le bâtiment est formé d'un portique en béton armé
ayant les dimensions suivantes :
 Hauteur d'un étage : H = H1 = H2 = 3m
 Portée des poutres : L = 6m
 Section des poteaux : 25 × 25(cm × cm)
La masse est supposée concentrée à chaque plancher, la masse surfacique valant 1t/m2
soit une masse par étage valant 36t. On prendra un module d'Young du béton de
30000MPa. On rappelle que la force nécessaire pour appliquer un déplacement dié-
rentiel à une poutre biencastrée de hauteur H , d'inertie I et de module E vaut :
12EI
Fx = ux
H3

Figure 2.5.1  Portique en béton armé.

Figure 2.5.2  Spectre de réponse élastique PS92.

I. En supposant que la poutre est inniment rigide par rapport aux poteaux, cal-
culez les 2 premières fréquences correspondant aux modes propres horizontaux de la
Etude d'un portique de 2 étages soumis à un chargement sismique 23

structure. Donnez les déformées modales correspondantes. Calculez le coecient de


participation et la masse modale de chacun des modes.

II. Si on ne considère que le premier mode et le spectre S0 des règles PS92 (cf.
Figure 14b), quel est l'eort tranchant global de dimensionnement et le déplacement
correspondant (on prend an = 2.5m/s2 ).
 Quelle est la contrainte de cisaillement de dimensionnement dans les poteaux ?
 Donnez une valeur approchée du moment de dimensionnement des poteaux.

III. Considérez les 2 modes. Quelles sont donc, dans ce cas, les erreurs commises
sur les déplacements et l'eort tranchant à la base en négligeant le second mode ? On
précisera la méthode utilisée pour la recombinaison des modes.
La pseudo-accélération des spectres élastiques des règles PS92 vaut : PSA =
an Re(T ) avec :
 Branche AB : Re(T ) = RA + (RM − RA) TTB
 Branche BC : Re(T ) = RM
 Branche CD : Re(T ) = RM TTC
 Branche DE : Re(T ) = RM TCTT2D

Type de sol TB [s] TC [s] TD [s] RA RM


S0 0.15 0.30 2.67 1.0 2.5
S1 0.20 0.40 3.20 1.0 2.5
S2 0.30 0.60 3.87 0.9 2.25
S3 0.45 0.90 4.44 0.8 2.0

Eléments de réponse
I. ω1 = 9.61r/s,
 ω2 = 
25.1r/s.
1 −0.62
Φ1 = , Φ2 =
0.62 1
Coecients de participation : a1 = 1.17, a2 = 2.75.

u2 = 3.66cm
 
II. U=
u1 = 2.25cm
, Vdim = 99kN, Mdim = 148kNm, τmax = 2.38MPa

III. max u2 = 3.67cm.


24 Systèmes à N degrés de liberté

2.6 Prise en compte de l'interaction sol-structure


L'objectif de cet exercice est de mettre en évidence les eets de l'interaction
sol-structure sur le comportement dynamique et le dimensionnement des structures.
L'exercice est inspiré par les deux centrales nucléaires situées à San Onofre en Ca-
lifornie qui sont présentés sur la Figure 2.6.1(a). Il est connu que le période propre
des centrales en considérant des conditions de base encastrée est environ 0.15s alors
que le période propre en prenant en compte de la éxibilité du sol de fondation vaut
environ 0.5s.
On étudie la réponse des centrales dans la direction horizontale avec le modèle
simplié présenté sur la Figure 2.6.1(b). La superstructure est modélisée comme un
oscillateur à un degré de liberté de masse mS et de rigidité kS .

Figure 2.6.1  (a) Centrales nucléaires de San Onofre, Californie et (b) modèle
simplié pour analyse dynamique

Les centrales sont fondées au moyen d'un radier circulaire très rigide de rayon r
et de masse mF sur la surface d'un sol considéré comme milieu élastique homogène
et isotrope avec module de cisaillement G, coecient de Poisson ν , masse volumique
ρ et épaisseur H = 2r. Suivant la couche de sol, on rencontre le substratum rocheux,
celui-ci considéré comme une assise parfaitement rigide.
La présence du sol est prise en compte dans le modèle avec un ressort équivalent de
rigidité KF qui dépend linéairement de la fréquence comme présenté sur la Figure ??.
La dépendence sur la fréquence est introduite au moyen du paramètre adimensionnel
α déni par la relation suivante :
ωr
α=
Vs
Dans l'expression précédente, ω est la pulsation de l'excitation et Vs la vitesse des
ondes de cisaillement dans la couche de sol. La rigidité du ressort équivalent pour
une fréquence d'excitation tendant vers zero (cas statique) est donnée par la relation
suivante :
8Gr  r 
KF,st = 1 + 0.5
2−ν H
On considère que la structure est soumise à une excitation sismique caractérisée
par le specte de réponse présenté sur la Figure 2.6.3, déni à 5% d'amortissement
avec les valeurs suivantes :
Prise en compte de l'interaction sol-structure 25

TB [s] TC [s] TD [s] RA RM PGA


0.25 0.45 3.0 1.0 2.5 2.5

La pseudo-accélération vaut : PSA = an Re(T ) avec :


 Branche AB : Re(T ) = RA + (RM − RA) TTB
 Branche BC : Re(T ) = RM
 Branche CD : Re(T ) = RM TTC
 Branche DE : Re(T ) = RM TCTT2D

Figure 2.6.2  Variation de KF par rapport à la fréquence.

Figure 2.6.3  Spectre de réponse de dimensionnement.

I. Calculer l'eort tranchant maximal développé à la base de la structure en consi-


dérant des conditions de base encastrée.

II. Calculer l'eort tranchant maximal à la base de la structure en tenant en compte


de la souplesse du sol de fondation et en ne considérant que le mode fondamental
26 Systèmes à N degrés de liberté

du système sol-superstructure. An de prendre en compte de l'incertitude sur les


propriétés mécaniques du sol de fondation, on considérera un paramétrage pour la
valeur du module de cisaillement G avec valeur moyenne Gmoy = G, valeur minimale
Gmin = 23 G et valeur maximale Gmax = 23 G. Les amortissements modaux sont égaux à
5%. La rigidité du ressort équivalent KF doit être calibré de manière à correspondre
au mode propre du système sol-fondation-superstructure.

III. Refaire la question précédente en considérant la contribution des deux modes.

Paramètres numériques. Les calculs seront eectués avec les valeurs numériques
suivantes :
 mS = 100kt
 kS = 175000MN/m
 r = 12.0m
 mF = 0.2mS
 G = 500MPa
 ν = 0.3
 ρ = 0.002 kt/m3
Dalle sur sol élastique couplée avec oscillateur de faible masse * 27

2.7 Dalle sur sol élastique couplée avec oscillateur de


faible masse *
Question A. La dalle de la gure 2.7.1, considérée comme étant inniment rigide
est sollicitée par un moment harmonique Me (par exemple à cause d'une machine
tournante présentant un balourd). On suppose que les mouvements horizontaux de
la dalle sont bloqués et on étudie les petits mouvements dans le plan vertical xOy
autour de la position d'équilibre statique. La dalle est appuyée sur un support souple
qui peut être modélisé par une densité de raideur verticale (l'eort linéique dans le
sol est : f = ks v ou ks est la densité de raideur et v est le déplacement vertical).

Figure 2.7.1  Dalle sur sol élastique.

I. Choisir comme degrés de liberté la rotation et le déplacement vertical du centre


de la dalle. Montrer que les deux pulsations propres de la dalle sont égales. Calculer
leur valeur, et l'amplitude de la réponse stationnaire quand la fréquence de l'excita-
tion est respectivement ωe  ω0 , ωe = ω0 et ωe  ω0 . On considérera que le taux
d'amortissement critique est ξ  1. On notera m la masse linéique de la dalle et L
sa longueur.

Question B. On ajoute au système un pendule inversé rigide (gure 2.7.2). Il est


attaché au milieu de la dalle par l'intermédiaire d'un ressort de rotation de raideur
kθ . La masse de la tige est négligée. On note M et H la masse à l'extrémité et la
hauteur respectivement.

Figure 2.7.2  Dalle sur sol élastique avec oscillateur de faible masse.
28 Systèmes à N degrés de liberté

II. Ecrire les équations de mouvement linéarisées de ce système couplé. Donner


l'expression des matrices de raideur et de masse. On considère que M gH  kθ (g
étant l'accélération de pesanteur). Montrer que dans ce cas on peut négliger le poids
propre du pendule.

Question C. En2 plus de la relation ci-dessus, la masse et la hauteur ont été choisies
de sorte que 12M
mL3
H
= ε  1 et la raideur kθ est telle que la fréquence du pendule seul
est égale à la raideur de la dalle, ω0 .

III. Calculer les modes propres (pulsations propres et déformées modales) du sys-
tème couplé.

IV. Calculer l'amplitude de la réponse établie de la dalle et du pendule quand la


fréquence de l'excitation est ωe  ω0 , ωe = ω0 , ωe = ω1 et ωe = ω2 où ω1 , ω2 sont
les pulsations propres du système. On fera l'hypothèse que le taux d'amortissement
critique modal ξ , est le même pour les deux modes propres et que ξ 2  ε . Tracer
qualitativement la courbe de l'amplitude de la réponse établie en fonction de la pulsa-
tion de l'excitation. Comparer par rapport à la réponse de la dalle seule en supposant
que le taux d'amortissement critique est le même dans les deux cas.
Comportement sismique de structure asymétrique * 29

2.8 Comportement sismique de structure asymétrique


*
On considère la structure de la Figure 2.8.1, qui se compose d'une plaque carrée
en béton armé de dimensions L × L et de masse totale M , supportée par quatre
poteaux en béton armé de hauteur h. La section des poteaux est carrée : les sections
des poteaux 1 et 2 sont de dimensions a × a et celles des poteaux 3 et 4 de dimensions
b × b.
On considère que la rigidité de la plaque est très élevée par rapport à celle des
poteaux. On peut donc supposer que la plaque se comporte comme corps rigide. De
plus, on néglige les déformations axiale et de cisaillement dans les poteaux.
On considère nalement que la masse de la plaque est uniformément repartie dans
son volume. La masse des poteaux est négligée.

Figure 2.8.1  Structure étudiée.

I. Calculer la rigidité K de chaque poteau (rapport de force horizontale sur dépla-


cement horizontale en tête de chaque poteau).

II. En choisissant comme degrés de liberté les déplacements du centre de la plaque


ux , uz et sa rotation autour de l'axe vertical ϕ, écrire les équations linéarisées du
mouvement. Donner l'expression des matrices de rigidité K et de masse M .

III. Calculer les fréquences propres et les déformées modales. Tracer les déformées
modales.

IV. On suppose que tous les modes ont le même taux d'amortissement critique ξ
= 5% et que la donnée de l'aléa sismique est le spectre de la Figure 2.8.2. Calculer
les maxima des moments Mx , My dans le poteau 2 dus à un séisme suivant y pour
chacun des modes.

V. En appliquant les règles de recombinaison des réponses modales SRSS calculer


les maxima des Mx et My .
30 Systèmes à N degrés de liberté

On eectuera les calculs avec les données suivantes :

Spectre d'aléa sismique : La pseudo-accélération spectrale à 5% d'amortissement


vaut P SA = an Re(T ) avec :
 Branche AB : Re(T ) = RA + (RM − RA) TTB
 Branche BC : Re(T ) = RM
 Branche CD : Re(T ) = RM TTC
 Branche DE : Re(T ) = RM TCTT2D

Paramètres numériques :
 Dimension de la plaque L = 5m.
 Hauteur des poteaux h = 3m.
 Dimension de la section des poteaux 1 et 2 a = 0.3m.
 Dimension de la section des poteaux 3 et 4 b = 0.5m.
 Masse totale de la plaque M = 25t.
 Module d' Young du béton E = 30000MPa.

Paramètres pour la dénition du spectre :


 Accélération maximale du sol an = 1.5m/s2 .
 Paramètre RA = 1.0.
 Paramètre RM = 2.5.
 Paramètre TB = 0.06s.
 Paramètre TC = 0.40s.
 Paramètre TD = 2.50s.

Figure 2.8.2  Spectre d'aléa sismique


Structure symétrique et structure perturbée * 31

2.9 Structure symétrique et structure perturbée *


On se propose d'étudier le comportement dynamique d'un pont en béton pré-
contraint comportant deux travées et trois piles représentées ci-dessous subissant un
séisme dont le mouvement est décrit par le spectre normalisé joint à l'énoncé.
Dans la première partie de l'énoncé, le pont est considéré comme idéal. Dans la se-
conde partie, il sera considéré comme une structure réaliste légèrement dissymétrique
ENPC
ENPC
et sera représenté par un système perturbé. L'étude du cas général d'un système
perturbé est indépendante de laEXAMEN première 2009-2010
partie de l'énoncé (étude de la structure
EXAMEN 2009-2010
idéale).
DYNAMIQUEDES
DYNAMIQUE DESSTRUCTURES
STRUCTURES
PREMIÈRE PARTIE. Le pont sera représenté par un système masses ressorts
à trois degrés de liberté qui sont les27 déplacements
27 2010 par rapport à sa base des masses
Avril2010
Avril
Durée : 2h30
concentrées au sommet des trois pilesDurée dans :la2h30
direction x comme indiqué sur le schéma
ci-dessous.
On
On
On désigne
sesepropose par x1le,lecomportement
proposed’étudier
d’étudier 2 et x3 cesdynamique
xcomportement déplacements
dynamiqued’un et en
d’unpont
pont on poseprécontraint
enbéton
béton :
précontraint comportantdeux
comportant deux
travéesetettrois
travées troispiles
pilesreprésentées
représentéesci-dessous
ci-dessoussubissant
subissant un séismedont
dontlelemouvement
mouvement estest décrit
décrit par
par lele
spectre normalisé joint à l’énoncé.   un séisme  
spectre normalisé joint à l’énoncé. x 1 idéal. Dans la seconde partie, il sera
Danslalapremière
Dans premièrepartie
partiededel’énoncé,
l’énoncé,lelepont est1considéré
pontest considérécomme
commeidéal. Dans la seconde partie, il sera
considérécomme
commeune unestructure
structureréaliste
réaliste  x2
x =légèrement δ = 1 et sera
dissymétrique
 représenté par
par un
un système
système
considéré légèrement dissymétrique et sera représenté
perturbé. L’étude du cas général d’un
perturbé. L’étude du cas général d’un système x
système perturbé 1
est indépendante de la première partie
3 perturbé est indépendante de la première partie de de
l’énoncé (étude de la structure
l’énoncé (étude de la structure idéale).idéale).

L=60m L=60m L=60m


L=60m L=60m L=60m

tablier
tablier

z z
z z
H=50m
pile H=50m
pile

y x
y x
PREMIÈRE PARTIE
PREMIÈRE PARTIE
Figure
Le pont sera représenté par un système 2.9.1  Structure
masses ressorts à étudiée
trois degrés de liberté qui sont les
Le pont sera représenté par un système masses ressorts à trois degrés de liberté qui sont les
déplacements par rapport à sa base des masses concentrées au sommet des trois piles dans la direction
déplacements par rapport à sa base des masses concentrées au sommet des trois piles dans la direction
x comme indiqué sur le schéma ci-dessous.
x comme indiqué sur le schéma ci-dessous.
x x x
x1 1 x2 2 x3 3

m k2 m k2 m
m k2 m k2 m

k1 k1 k1
k1 k1 k1

 x1  1
x  1
On désigne par x1, x2 et x3 Figure 2.9.2
ces déplacements et onpose
Modèle
: x = adopté
x
  
1
δ =1
On désigne par x1, x2 et x3 ces déplacements et on pose : x = x 2 2 δ = 1
 x  1
x 3 3 1
32 Systèmes à N degrés de liberté

I-1. Écrire la matrice de raideur K et de masse M de ce système.

I-2. On note (ωi , φi ) les pulsations et vecteurs propres de ce système. Déterminer


les pulsations et les vecteurs propres de ce système 1 . On normera les vecteurs propres
au plus grand déplacement égal à 1. On pourra utiliser la symétrie du système pour
éviter les calculs 2 .

I-3. Donner pour chaque mode sa masse généralisée et son facteur de participation
modale.

I-4. Application numérique :


 Aire de section d'une pile : Ap = 16m2 .
 Inertie de section d'une pile : Ip =128m4 .
 Aire de section du tablier : At =18m2 .
 Module d'Young du béton : E =3.0 × 1010 Pa.
 Masse volumique du béton : ρ = 2500 kg/m3 .
 Amortissement critique (pour tous les modes) : ξ = 0.05.
 Accélération maximale du sol : asol = 0.25g.
Pour étudier le déplacement du tablier par rapport à la base des piles sous un
séisme de direction x, on admet que le modèle masses-ressorts étudié est applicable
avec :
 m = 12 mp + mt , où mp représente la masse d'une pile de 50m de hauteur et mt
la masse d'une longueur L = 60m de tablier.

 k1 = 3EIp
h3
, la raideur en exion d'une pile encastrée à sa base.

Questions pour l'application numérique :


 Calculer m et k1 puis la fréquence propre du premier mode.

 Calculer le déplacement du tablier par rapport au sol quand le pont est soumis
à un séisme dont le mouvement est décrit par le spectre normalisé ci-joint,
l'excitation est une translation de direction x appliquée à la base du modèle,
l'accélération maximale de référence au sol dans la région où est construit le
pont est désignée par asol .

DEUXIEME PARTIE. La symétrie de la première partie n'est pas réaliste en


pratique. Pour cette raison, on va étudier un système perturbé d'abord dans le cas
général, puis appliqué au modèle du pont.
q
1. On vériera que la troisième pulsation vaut : ω3 = k1 +3k
m
2

2. Dans le cas constraire, on rappelle que le déterminant d'une matrice 3 × 3 s'écrit :

|aij | = a11 a22 a33 + a31 a12 a23 + a21 a32 a13 − a11 a32 a23 − a31 a22 a13 − a21 a12 a33
Structure symétrique et structure perturbée * 33

Spectre normé à 0,1g


Pourcentage d'amortissement critique de 5%

10

pseudo-accélération (m/s²)

0,1

0,01
0,1 1 10 100
fréquence (Hz)

Figure 2.9.3  Spectre de réponse

Cas général. Soient K et M les matrices de raideur et de masse d'un système et


(ωi , φi ) ses pulsations et vecteurs propres. On admet que ωi 6= ωj pour i 6= j .
On considère le système perturbé caractérisé par la matrice de masse :

M 0 = M + ε∆

avec ε  1. On désigne par (ωi0 , φ0i ) les pulsations et les vecteurs propres du système
perturbé. On pose :

ωi02 = ωi2 (1 + αi )
et on cherche φ0i sous la forme :

φ0i = φi + εψ i

II-1. Montrer que l'on peut choisir ψi orthogonal à φi (i.e. montrer que φTi K ψi = 0
et φTi M ψ i = 0) sans nuire la généralité du problème. (Cette question est indépendante
des autres. On pourra admettre le résultat pour la suite ).

II-2. Ecrire l'équation aux modes propres du système perturbé, puis développer au
1er ordre pour montrer que :

φTi ∆ φi
αi = −ε
φTi M φi
34 Systèmes à N degrés de liberté

II-3. On pose :
X
ψi = βij φj
j6=i

Montrer que :

ωi2 φTj ∆ φi
βij = ε 2
ωj − ωi2 φT M φ
j j

Application au modèle du pont. On considère une perturbation du modèle


comme suit :
 La masse portée par le noeud 1 est m(1 − ε).
 La masse portée par le noeud 2 est m.
 La masse portée par le noeud 3 est m(1 + ε).

II-4. Ecrire la matrice ∆ et donner les valeurs des αi en fonction de ε.

II-5. On prendra par la suite k2 = k1 . Calculer ψ1 , ψ2 , φ01 et φ02 .

II-6. Calculer le facteur de participation modale p02 du deuxième mode du système


perturbé. En déduire, pour ε = 0.05, la part de déplacement dû au deuxième mode
aux extrémités du pont pour le séisme décrit à la question I-4.
Modélisation simplieée de poutre continue * 35

2.10 Modélisation simplieée de poutre continue *


On se propose d'étudier de manière simpliée le comportement dynamique de la
poutre de longueur 3L, masse totale M et rigidité en exion EI , représentée sur
la gure 2.10.1 (appui simple en A et rotule en B). Pour cela on supposera que la
poutre travaille seulement en exion. Dans un premier temps on recherchera une
approximation de sa première pulsation de résonance en traitant ce système comme
un oscillateur simple généralisé. Dans un deuxième temps, le système sera modélisé
par une poutre en exion de rigidité EI , sans masse, de longueur 3L, et par deux
masses concentrées, chacune égale à m, situées en x = L et x = 2L comme représenté
sur la gure 2.10.2. La masse m sera xée pour que la fréquence fondamentale du
système à masses concentrées soit égale à la valeur correspondante, déduite par la
méthode de Rayleigh en considérant la poutre de Figure 2.10.1 comme un oscillateur
simple généralisé. En dernier, on étudiera la réponse dynamique du système à masses
concentrées, suite à l'application d'une force ponctuelle constante F , dirigée vers
le bas en x = 2L. Les deux parties de ce sujet peuvent être résolues de manière
indépendante.

Figure 2.10.1  Poutre continue

Figure 2.10.2  Modélisation simpliée de poutre continue

PREMIÈRE PARTIE. On étudiera la poutre comme un oscillateur simple géné-


ralisé de masse linéique r = 3L
M
. A l ?aide de la méthode de Rayleigh, démontrer que
pour ce système et pour un champ d'accélération uniforme :

I-1. La pulsation fondamentale approchée par cette méthode est :


r
1 112EI
ωRayleigh = 2
L 93r
36 Systèmes à N degrés de liberté

DEUXIÈME PARTIE. Le système sera désormais modélisé par une poutre sans
masse, de rigidité EI et par 2 masses égales concentrées comme représenté sur la
gure 2.10.2. Pour ce système :

II-1. Donner l'expression de la matrice de masse en utilisant le Principe des Puis-


sances Virtuelles

II-2. Vérier que les matrices de fragilité et de rigidité peuvent s'écrire respective-
ment de la manière suivante :
 
6EI 8 −7
K=
5L3 −7 8

II-3. Déterminer les pulsations propres et xez la masse m de manière à ce que la


pulsation fondamentale pour le système à masses concentrées soit égale à la même
quantité approximée par la méthode de Rayleigh (utilisez la formule donnée dans la
première partie du sujet à la question 1.1).

II-4. Déterminer les vecteurs propres (on norme les vecteurs propres au plus grand
déplacement égal à 1).

II-5. Déterminer les déplacements des deux masses (u1 (t) et u2 (t)) dans le temps,
pour le cas d'un chargement ponctuelle constante F , dirigée vers le bas, appliqué en
x = 2L et non nul dès l'instant t0 = 0 (considérez pour cela que les deux masses sont
arrêtées avec déexion nul à l ?instant t0 et négligez le poids propre des masses).

II-6. Déterminer dans le temps la résultante globale des eorts en considérant la


contribution de deux modes propres.

II-7. Quantiez les déplacements maximaux des deux masses, les eorts maximaux
agissant sur elles et les eorts tranchants maximaux aux appuis en considérant la
contribution du seul mode fondamentale.

II-8. Expliciter qualitativement le calcul des eorts maximaux aux appuis en consi-
dérant la contribution des deux modes.

DONNÉES NUMÉRIQUES. Eectuer les calculs avec les données numériques


suivantes :
 E = 30000MPa
 I = 0.0001m4
 M = 900kg
 L = 1m
 F = 1kN
Deuxième partie

Dynamique des Ouvrages


Chapitre 3

Vibrations des poutres - systèmes

continus

3.1 Etude simpliée des vibrations d'une masse at-


tachée à un câble tendu
On désire étudier les vibrations longitudinales (traction-compression) d'une masse
attachée à un câble (cf. Figure 3.1.1). On note les quantités suivantes :
 Longueur du câble : 2L
 Section du câble : S
 Caractéristiques du câble : E , ν , ρ.
 Masse du télécabine : M

Figure 3.1.1  Masse attachée à un câble horizontal tendu.

I. Rappeler l'équation de la dynamique de ce système.

II. Ecrire les conditions aux limites. Quelles seraient les conditions aux limites pour
la Figure 3.1.2 ?

III. Donner l'expression permettant de calculer la fréquence fondamentale.

IV. Donner les fréquences et les déformées des premiers modes lorsque M  ρLS
et M  ρLS .
40 Systèmes continus

Figure 3.1.2  Masse attachée à un câble vertical.

V. Dans ce dernier cas, vérier l'orthogonalité des 2 premiers modes propres.

Eléments de réponse
III.
 
ωL
cp
tan ωL
cp
= 2ρSL
M
.
(
u (x, t) = u0 x, 0<x<L
IV. Si ωL → 0 : x
ux (x, t) = u0 (2L − x), L < x < 2L
(
ωL ux (x, t) = u0 sin(nπx/L), 0<x<L
Si c  0 : .
p
ux (x, t) = u0 (nπ(2L − x)/L), L < x < 2L

V. ux (x, t) = u0 sin(nπx/2L), 0 < x < 2L.


Etude d'une poutre à masse répartie soumise à un chargement dynamique 41

3.2 Etude d'une poutre à masse répartie soumise à


un chargement dynamique
On se propose de calculer l'ordre de grandeur des eorts engendrés par un impact
d'avion sur une tour de grande hauteur. Les caractéristiques de la tour étudiée sont
les suivantes :
 Hauteur totale : H = 400m
 Section de la base : S = 60 × 60 (m × m)
 Masse totale : M = 300000t
La structure de la tour est tubulaire et l'épaisseur du tube vaut 10cm. On prendra un
module d'Young de l'acier égal à E = 200000MPa. La tour sera considérée comme une
poutre de section constante ayant une masse uniformément répartie sur la hauteur de
la poutre.

Figure 3.2.1  Evolution temporelle de la force d'impact : chargement simplié.

Figure 3.2.2  Chargements réels pour plusieurs types d'avion.


42 Systèmes continus

I. Rappeler l'équation de la dynamique pour ce système.

II. Donner les équations permettant de calculer les fréquences propres et montrer
que l'existence d'une solution non nulle conduit à une équation du type :

cos k cosh k + 1 = 0

où on précisera la signication du facteur k .

III. Montrez que ω1 = (1.875)


q
2 EI
ρSH 4
est une pulsation propre.

IV. . A l'aide de la méthode de Rayleigh, donner une valeur approchée de la première


fréquence propre.

V. On suppose qu'un avion d'une masse de Mavion = 300t volant à une vitesse vavion
= 100m/s impacte la tour à mi-hauteur. L'impact est modélisé par le chargement
représenté sur la Figure 3.2.1 avec :
1
Fimp ∆T = Mavion vavion
3
En considérant la déformée approchée du premier mode, Déterminer la masse et la
raideur généralisées puis calculer les données suivantes :
 Le vecteur force généralisée
 Le déplacement en tête
 L'eort tranchant global en pied
 Le moment de exion global en pied
Comparer la contrainte axiale maximale induite par la exion à la contrainte sous
poids propre.

Eléments de réponse
IV. Considérer la déformée de la poutre sous chargement uniforme. Il s'ensuit :
EI
ω 2 = (1.878)4
ρSH 4

V. Le chargement généralisé :fe = 0.771Fimp , umax = 0.095, Mdim = umax EIψ 00 (0) ⇒
Mdim = 6.79GNm, Vdim = −umax EIψ 000 (0) ⇒ Vdim = 33.9MN.
Etude d'une poutre à masse répartie avec une section variable 43

3.3 Etude d'une poutre à masse répartie avec une


section variable
On considère une cheminée en béton armé de hauteur 180m, de section circulaire
creuse avec le rayon extérieur de 15m à la base et de 7.5m en tête. La structure de la
cheminée est tubulaire et l'épaisseur e du tube (qui est constante sur toute la hauteur)
vaut 0.75m (cf. Figure 3.3.1). On prendra un module d'Young du béton armé égal à
25000MPa. Le poids volumique de béton armé est égal à 24kN/m3 . On suppose que
l'accélération de la pesanteur vaut g = 10m/s2 . La cheminée est considérée encastrée à
la base et l'amortissement sera pris égal à 5%. Le rayon moyen et le moment d'inertie
peuvent être donnés par les relations suivantes :
3.75
Rmoy = 7.125 − x
180
3
I(x) = πeRmoy (x)
La déformée est approchée par la fonction suivante :
3x2 x3
ϕ(x) = −
2L2 2L3
où L est la hauteur de la cheminée et x est mesuré à partir de la base. La cheminée
sera considérée comme une poutre de section variable ayant une masse répartie sur
la hauteur de la poutre en fonction de x.

Figure 3.3.1  Schéma de la cheminée.


En considérant la déformée approchée donnée ci-dessus :

I. Déterminer la masse et la raideur généralisées ainsi que la charge généralisée


induite par un tremblement de terre. écrire l'équation d'équilibre en faisant intervenir
la pulsation propre du système ω et le pourcentage d'amortissement critique ξ .
44 Systèmes continus

Figure 3.3.2  Spectre de réponse.

II. Calculer la première fréquence propre.

III. Sous un chargement déni à partir du spectre de réponse donné sur la Figure
3.3.2 avec une accélération maximale de 0.25g , calculer :
 Le déplacement en tête.
 L'eort tranchant et le moment de exion en pied et à mi-hauteur de la chemi-
née.

Eléments de réponse
I. Masse généralisée : m
e = 4087000kg, Raideur généralisée : k = 7464600N/m
e
Charge généralisée : pe = -6966100 üg (t).

II. f = 0.215Hz.

III. umax = 0.799m.

IV. Calculés par les dérivées de la déformée : M (0) = 1.58GNm, M (90) = 0.32GNm,
V (0) = 22.5MN, V (90) = 7.2MN.
Calculés en fonction des forces d'inertie en considérant l'équilibre dynamique en
vibration libre, avec amortissement nul : M (0) = 1.27GNm, M (90) = 1.147GNm,
V (0) = 10.1MN, V (90) = 8.18MN.
Modes propres de poutres uniformes 45

3.4 Modes propres de poutres uniformes


I. Calculer les trois premières fréquences propres de vibration et les modes propres
associés d'une poutre uniforme encastrée à ses deux extrémités. On appellera EI , m̄
la rigidité en exion et la masse au mètre linéaire de la poutre de longueur L. On
négligera les termes d'inertie en rotation.

II. Reprendre le problème précédent en libérant une des extrémités de la poutre et


en y attachant une masse ponctuelle M .

Eléments de réponse
q
I. ωi = ki EI
m̄L4
, k1 = 22.37, k2 = 61.7, k3 = 120.6.

II. Pour la condition aux limites à l'extrémité libre de la poutre, considérer l'équilibre
de forces en y ajoutant la force d'inertie due à la masse ajoutée.
46 Systèmes continus

3.5 Chute de poutre en rotation


La poutre représentée sur la Figure 3.5.1 se pivote librement autour de son support
A et chute sur son support B d'une hauteur h (sans rebond). Calculer la vibration
de la poutre.

Figure 3.5.1  Chute d'une poutre supportée à son extrémité.

Eléments de réponse
√  
2 3gh 1
u(x, t) = π ω1
sin πx
L
sin ω1 t − 1
2ω2
sin 2πx
L
sin ω 2 t + ...
Modes propres de la Terre 47

3.6 Modes propres de la Terre


L'objectif de cet exercice est de réaliser une analyse simpliée des modes propres
de la Terre. Pour ce faire, l'ensemble du globe est assimilé à une sphère élastique
homogène isotrope caractérisée par :
 le rayon R = 6400 km
 la célérité des ondes P : cL = 11km/s
 la célérité des ondes S : cT = 4km/s
On considère de plus que les mouvements sont purement radiaux et ne dépendent que
de r, soit :
u = u(r)er
On explicitera successivement :

I. La forme générale des modes.

II. Les conditions aux limites.

III. L'équation caractérisant les pulsations propres (on calculera quelques solutions
et on Déterminera notamment la période propre du premier mode).

IV. Quels sont les autres modes possibles dans le cas réel ?

Eléments de réponse
I. ur (r) =
 
d
dr
f (r)
r
= B
r2
(kr cos kr − sin kr), k = ω
cL

II. σrr (R) = 0

III. tan kR = kR
1− λ+2µ k 2 R2
,k= ω
cL
.

48 Systèmes continus

3.7 Mode de vibration fondamental de pile de pont


Pour la conception parasismique d'un pont à plusieurs travées on désire estimer
le premier mode de vibration de la pile typique du pont. Il s'agit d'une pile en béton
armé de section circulaire, modélisée avec le modèle simplié qui est représenté sur la
Figure 3.7.1. Le modèle présente une masse concentrée m0 à la tête de la pile et une
masse repartie m̄ le long de la pile. La pile est considérée encastrée à la base. L'inertie
en rotation du tablier est considérée nulle. On adoptera une poutre de type Euler -
Navier pour la modélisation de la pile (déformations de cisaillement négligées).

Figure 3.7.1  Pile de pont étudié.


Le système met en évidence les caractéristiques suivantes :
 Hauteur h = 13m.
 Diamètre de la pile D = 2m.
 Masse concentrée m0 = 1200t.
 Masse volumique du béton ρ = 2.5t/m3.
 Module élastique du béton E = 30000MPa.
 Amortissement du béton armé ξ = 5%.

I. Calculer la fréquence du premier mode de vibration de la pile.

Eléments de réponse
I. f = 0.856Hz.
Tassement de pile de pont* 49

3.8 Tassement de pile de pont*


On considère la poutre de la Figure 3.8.1. La poutre modélise un pont en béton
avec deux travées de longueur L.

Figure 3.8.1  Tassement de pile de pont à deux travées.


La rigidité en exion et la masse linéique du pont sont uniformes le long de la
poutre. L'appui B du pont subit à l'instant t0 un déplacement donné par l'expression :

u(L, t) = u0 sin ω̄(t − t0 )

I. Calculer la réponse verticale du pont : u(x, t) pour x ∈ [0, 2L] et t ∈ [t0 , t0 + 2ω̄π ].
On négligera la déformation axiale et la déformation de cisaillement.

DONNEES
 Masse linéique de la poutre m.
 Module d'Young du béton E .
 Moment d'inertie de la section I .
 Pulsation du déplacement induit en B, ω̄ .
 Amplitude du déplacement induit u0 .

Eléments de réponse
I. Ecrire la réponse de la poutre comme la somme d'un terme correspondant au
déplacement statique de la poutre et un terme correspondant à l'eet dynamique.
50 Systèmes continus

3.9 Calcul de cheminée avec interaction sol-structure


La cheminée de la Figure est modélisée avec un modèle de poutre de caractéris-
tiques de masse et de rigidité uniformément réparties sur la hauteur de la cheminée.

Figure 3.9.1  Cheminée en interaction sol-structure


An de prendre en compte l'interaction sol-structure, on introduit à la base de la
cheminée une masse ponctuelle représentant la masse de la fondation et deux ressorts
reproduisant l'impédance de translation de la fondation suivant l'axe x et l'impédance
de rotation autour de l'axe y .
On étudiera le mouvement horizontal de la cheminée suivant l'axe x. On négligera
les déformations axiales et de cisaillement de la poutre. On négligera aussi l'inertie
en rotation de la fondation.

I. Fournir l'expression permettant le calcul de la valeur exacte de la fréquence propre


de la cheminée.

DONNEES.
 Hauteur de la cheminée H .
 Masse linéique de la cheminée m.
 Module d'Young du matériau de la cheminée E .
 Moment d'inertie de la section de la cheminée I .
 Masse de la fondation MF .
 Raideur du ressort de translation Kx .
 Raideur du ressort de rotation Kyy .
Mesure de contraintes en Génie Civil : capteurs à corde vibrante * 51

3.10 Mesure de contraintes en Génie Civil : capteurs


à corde vibrante *
An de pouvoir mesurer l'état de contrainte dans certains ouvrages de Génie
Civil, on peut utiliser diérents types de capteur. Parmi ceux-ci, on peut distinguer
une famille couramment utilisée (barrages, ponts...) : les capteurs à corde vibrante.
Les caractéristiques de ce type de capteurs sont bien adaptées pour ces domaines
d'application :
 Le signal électrique correspondant à la mesure de la fréquence de résonance
de la corde vibrante peut être transmis sans perturbation sur une centaine de
mètres de câble
 Une très grande abilité et robustesse dans le temps
 Les fréquences de mesure peuvent dicilement être supérieures au hertz, mais
cela n'est pas gênant dans le domaine du Génie Civil, où les phénomènes mesurés
sont relativement lents
 La précision de mesure peut être de l'ordre de 0%, ce qui est susant pour les
applications ciblées
On peut aussi se servir de ces capteurs pour mesurer la tension des haubans. Quelques
exemples de capteurs sont donnés sur la Figure

Figure 3.10.1  Exemples de capteurs à corde vibrante


Pour pouvoir étudier ce dispositif, on va considérer la réponse dynamique d'une
corde vibrante de longueur L encastrée à ses deux extrémités. La corde, initialement
au repos est orientée suivant l'axe x et soumise à une tension T (x). Elle est suppo-
sée de section constante S , homogène de masse volumique ρ. Son comportement est
considérée élastique linéaire avec un module de Young noté E .
On va isoler une portion de corde vibrante, de longueur ∆x, en conguration
déformée :

PREMIÈRE PARTIE. Dans cette première partie, on va négliger la raideur en


exion de la corde.

I-1. Écrire l'équation d'équilibre de cette portion de corde de longueur ∆x. On se


place dorénavant en hypothèse des petites déformations et on néglige les déplacement
suivant x. On a donc : | ddxy | ≤   1. On va aussi négliger la variation de tension T
en x et x + ∆x.

I-2. Par un développement limité de l'équation d'équilibre, montrer que l'on arrive
à la relation scalaire suivante approchée :
∂ 2y ∂ 2y
ρS ≈ T
∂t2 ∂x2
52 Systèmes continus

Figure 3.10.2  Conguration déformée

I-3. Calculer les pulsations propres ωn associées à ce système mécanique. Montrer


comment leur mesure permet de connaître la variation de tension dans la corde vi-
brante.

DEUXIÈME PARTIE. Dans cette seconde partie, on va tenir compte de la rai-


deur en exion de la corde. On notera donc I son inertie de exion.

II-1. Montrer que l ?équation d ?équilibre linéarisée devient :


∂ 2y ∂ 2y ∂ 4y
ρS = T − EI
∂t2 ∂x2 ∂x4

II-2. On va estimer les nouvelles pulsations propres de ce système. Pour cela, on


va admettre que, la raideur de exion étant faible, sa contribution sur la pulsation
propre sera faible. On cherche donc les nouvelles pulsations comme étant très proches
de celles, notées ωn calculées à la question I-3, donc sous une forme : ω̃n = ωn + δωn .

II-3. Montrer que les nouvelles pulsation propres peuvent se mettre sous la forme
suivante : s
nπ T
ω̃n = (1 + Bn2 )
L ρS
où vous expliciterez le terme B .
Si l'on fait augmenter le diamètre de la corde, comment cela va inuer sur l'évo-
lution des pulsation propres ?

NOTE. Cette perturbation des pulsations propre est un phénomène physique connu,
comme par exemple sous l'appellation inharmonicité du piano. Le son émis par les
cordes est donc légèrement perturbé par la raideur en exion.
Mesure de contraintes en Génie Civil : capteurs à corde vibrante * 53

Eléments de réponse
     
ax cos(θ(x + ∆x)) cos(θ(x))
I-1. ρS∆x
ay
= T (x + ∆x)
sin(θ(x + ∆x))
− T (x)
sin(θ(x))
.

I-2. Déplacements négligés suivant x : il ne va rester que l'équation scalaire suivant


y:
2
ρS∆x ∂∂t2y = T (x + ∆x) sin(θ(x + ∆x)) − T (x) sin(θ(x)) ≈ T ∂y ∂y

|
∂x x+∆x
− |
∂x x
2 ∂2y
⇒ ρS∆x ∂∂t2y ≈ T ∂x 2 ∆x

I-3. qOn cherche les solutions de la forme : y(x, t) = u(x)eiωt . On pose : k = ω


v
avec
v= T
ρS
. Alors on a :
d2 u(x)
+ k 2 u(x) = 0
dx2
avec les conditions aux limites u(0) = u(L) = 0. Donc :
 nπx 
un (x) = A sin
L
et nπv
ωn =
L

II-1. Rajout du terme de exion...

II-2. Approximation nécessaire : idem cours a ≈ nπ


L
pour équation (8.129) du poly-
copié : ω = 4 a4 EI
ρS
.
54 Systèmes continus
Chapitre 4

Propagation d'ondes

4.1 Etude de la propagation des ondes suite à l'im-


pact de 2 barres
On laisse tomber depuis une hauteur Hchute une barre B1 de hauteur H1 , module
E1 , section S1 et masse volumique ρ1 sur une seconde barre B2 de hauteur H2 , module
E2 , section S2 et masse volumique ρ2 qui est sur un support xe. On étudiera le cas
particulier :
E1 = E2 S1 = S2 ρ1 = ρ2 H2 = 10H1

Figure 4.1.1  Impact de 2 barres.

I. Rappeler l'équation de propagation des ondes de compression et les conditions


aux limites dans chacune des 2 barres.

II. Ecrire les conditions initiales au moment de l'impact des 2 barres.


56 Propagation d'ondes

III. Analyser la propagation d'ondes dans les 2 barres avant qu'elles n'atteignent
l'extrémité de chacune des barres.

III. Décrire la réexion aux extrémités des barres et caractériser le champ d'ondes
qui en résulte.

Eléments de réponse
III. Il s'agit de deux ondes de compression écrites :
v1
N = −ES 2c0p
Propagation d'ondes sphériques 57

4.2 Propagation d'ondes sphériques


Un milieu inni elastique homogene isotrope (masse volumique ρ et coecients de
Lame λ, µ) est soumis a une sollicitation harmonique ponctuelle. On se placera donc
en coordonnees spheriques.

I. Ecrire l'equation indenie du mouvement.

II. En ne conservant que les termes radiaux des tenseurs de contrainte et de deforma-
tion σrr , εrr et du champ de deplacement ur , donner la forme simpliee de l'equation
indenie du mouvement et en deduire la solution du probleme en deplacement.

III. . En ne conservant que le terme radial du champ de deplacement ur mais en


considerant tous les termes des tenseurs de contrainte et de deformation (sans toute-
fois de dependance en θ, ϕ), donner la forme plus complete de l'equation indenie du
mouvement. Montrer alors que la solution en deplacement s'ecrit comme la somme
d'un terme de ((champ proche)) et d'un terme de ((champ lointain)). On se donne la
divergence d'un tenseur de deuxieme ordre en coordonnees spheriques :
 ∂σrr ∂σrθ ∂σrϕ 1
∇ σ · er = + + + (2σrr − σθθ − σϕϕ + σrθ cot θ)
∂r r∂θ r sin θ∂ϕ r

 ∂σθr ∂σθθ ∂σθϕ 1


∇ σ · eθ = + + + [(σθθ − σϕϕ ) cot θ + 3σrθ ]
∂r r∂θ r sin θ∂ϕ r
 ∂σϕr ∂σϕθ ∂σϕϕ 1
∇ σ · eϕ = + + + (3σϕr + 2σϕθ cot θ)
∂r r∂θ r sin θ∂ϕ r

Eléments de réponse
II. u(r, t) =
q
u0 i(kr−ωt)
r
e ,k=ω ρ
λ+2µ

III. u(r, t) = u0
ki − 1
ei(kr−ωt)

r r
58 Propagation d'ondes

4.3 Propagation d'ondes dans un milieu stratié (ondes


SH)
Un milieu inni élastique homogène isotrope (masse volumique ρ, module de ci-
saillement µ) contient une couche rectiligne élastique innie plus rigide (masse volu-
mique ρ0 , module de cisaillement µ0 ). A l'aide de cette couche plus rigide, on cherche
à limiter la propagation d'une onde plane harmonique (SH) écrite :
(
u1 = u2 = 0
u3 = u0 ei(kx1 −ωt)

Les coecients Ri et Ti représentent les rapports d'amplitude en déplacement en


réexion et en transmission. Dans les questions qui suivent, on adoptera les notations
suivantes : 0 0
µk
α=
µk
e+ = eik h
0

e− = e−ik h
0

T 0 = T2 eik h
0

Figure 4.3.1  Propagation d'ondes SH dans un milieu stratié.

I. Déterminer le coecient de transmission T0 de l'onde à travers la couche rigide


en fonction des grandeurs α, e+ , e− .

II. Déterminer l'épaisseur de la couche conduisant au coecient de transmission T2


minimal et donner l'expression analytique de ce dernier.

III. Quel est le résultat lorsque la couche rectiligne est moins rigide que le milieu
inni et que le facteur α vaut α1 = 1
α
?
Propagation d'ondes dans un milieu stratié (ondes SH) 59

Eléments de réponse
I. T 0 = (1+α)2 e−4α
−(1−α)2 e+

II. T 0 = 2α
1+α2
60 Propagation d'ondes

4.4 Propagation d'ondes dans un milieu stratié (ondes


P/SV
Un milieu inni élastique homogène isotrope (masse volumique ρ , coecients
de Lamé λ et µ) contient une couche rectiligne élastique innie plus rigide (masse
volumique ρ0 , coecients de Lamé λ0 et µ0 ). A l'aide de cette couche plus rigide, on
cherche à limiter la propagation d'une onde plane harmonique de compression P . Les
coecients Ri , Ti , Ri0 et Ti0 représentent les rapports d'amplitude en déplacement en
réexion et en transmission en onde P et en onde SV (respectivement).

I. Déterminer le vecteur contrainte normale aux interfaces.

II. écrire les équations de continuité en déplacement et en contrainte normale.


Quelles autres relations faut-il écrire pour résoudre le problème ?

III. Que deviennent ces équations lorsque l'onde P a une incidence normale ?

Figure 4.4.1  Propagation d'ondes P et SV dans un milieu stratié.

- Onde incidente P :
i(k1 x+k2 y−ωt)

u1 = u0 cos θe

u2 = u0 sin θei(k1 x+k2 y−ωt)

u3 = 0

- Onde résultante SV :
i(K1 x+K2 y−ωt)

0
u1 = T2 u0 cos θT20 e

u2 = T20 u0 sin θT20 ei(K1 x+K2 y−ωt)

u3 = 0

Propagation d'ondes à travers d'une interface solide - uide * 61

4.5 Propagation d'ondes à travers d'une interface so-


lide - uide *
Un milieu elastique assimilable a un semi espace de caracteristiques ρ, CS , CP
(masse volumique, celerites des ondes de cisaillement et de compression) est surmonté
par un uide parfait de caracteristiques ρw , CF ,. Ce semi espace est le siège d'une
onde de compression harmonique se propageant avec un angle θ0 par rapport a la
verticale.

Figure 4.5.1  Propagation d'ondes à travers d'une interface solide - uide.


Determiner dans chaque milieu les dierents types d'fondes, directions de propaga-
tions et amplitudes lorsque l'onde incidente heurte l'interface entre les deux milieux.
62 Propagation d'ondes

4.6 Ondes réfractées dans une membrane *


Un semi espace élastique est recouvert d'une membrane tendue comme indiqué
sur la gure ci-dessous. L'équation de vibration de la membrane soumise à une charge
q(x1 , x3 , t) par unité de surface est :

∂ 2 u2 ∂ 2 u2 q ρ ∂ 2 u2
+ + =
∂x21 ∂x23 T T ∂t2

Une onde longitudinale harmonique plane, d'amplitude A et de pulsation ω , heurte


la surface du semi espace ; en admettant un contact parfait entre la membrane et le
milieu et en supposant la membrane inniment rigide dans son plan, Déterminer les
amplitudes des ondes réfractées.

Figure 4.6.1  Onde longitudinale heurtant à une membrane élastique.


Chapitre 5

Interaction Sol-Structure

5.1 Fondation de machines tournantes


On désire estimer le mouvement vibratoire d'un radier supportant une machine
tournante comportant un léger balourd (turboalternateur). La machine étant xée
directement à un radier rigide, ceci nécessite de Déterminer l'impédance du sol situé
sous le radier. Pour cela, un modèle simplié dit de cône est adopté : le sol est
représenté par un cône d'angle α et de caractéristiques mécaniques homogènes E , ν ,
ρ. De plus, on suppose que le sol possède un amortissement de type hystérétique, i.e.
que les contraintes peuvent s'écrire dans le domaine fréquentiel :

τ = G(1 + 2iζ)γ

Le radier est de géométrie circulaire de rayon R. On suppose que le cône se déforme en


traction - compression lorsque le mouvement du radier est vertical et en cisaillement
pur lorsque le mouvement est horizontal. La machine tournante applique au radier
une force tournante s'exprimant sous la forme :
(
fx = mdΩ2 cos Ωt
fy = mdΩ2 sin Ωt

La machine tourne à une vitesse nominale de 50tour/s. Les grandeurs m et d repré-


sentent respectivement la masse et l'excentrement du balourd. On étudiera les phases
de montée et de descente en négligeant les phases transitoires et en ne regardant que
le régime forcé :
0 < Ω < 50 × 2π = 100π
Les masses de la machine et du radier valent respectivement M1 = 100t et M2 =
1000t. L'amortissement matériel du sol sera négligé dans les questions I et II.

I. Donnez les équations diérentielles régissant le mouvement horizontal et le mou-


vement vertical d'une tranche de sol situé à la profondeur z . Comparez les.

Partie 2. Par la suite, seul le mouvement horizontal sera étudié.


64 Interaction Sol-Structure

Figure 5.1.1  Modélisation simpliée du sol avec modèle de cône.

Figure 5.1.2  Modélisation simpliée du sol avec modèle 1D.


Fondation de machines tournantes 65

II. Donnez les conditions aux limites. Déduisez-en l'impédance du sol (raideur et
amortissement) si l'amortissement hystérétique du sol ζ est négligé. Les résultats
seront adimensionnés par rapport à la raideur statique horizontale d'une fondation
circulaire de rayon R (Kst = 8GR
2−ν
). Donnez la valeur de l'angle α qui vous semble la
plus cohérente.

III. Donnez l'impédance du sol lorsque l'amortissement hystérétique du sol n'est


plus négligé.

IV. Comparez le modèle de cône (α > 0) et le modèle 1D (α = 0).

V. Donnez l'équation du mouvement du radier supportant la machine tournant


fonctionnant à la vitesse Ω. Discutez l'amplitude et la phase du mouvement selon
les valeurs de la vitesse de rotation de la machine. On négligera l'amortissement
hystérétique du sol.

VI. On isole maintenant la machine du radier à l'aide d'un support élastique de


raideur K 0 et d'amortissement C 0 . Donnez l'équation régissant les mouvements du
radier et de la machine.

Eléments de réponse
II.
 
K($) = Kst 1 + i 8 $ , où $ =
(2−ν)π ωR
c
.

q p
III. K($) = Kst 1 −
   
(2−ν)πζ$
8A
+ i$Kst A(2−ν)π
8
+ 2ζ
$
, où A = 0.5 1 + 4ζ 2 .


IV. modèle 1D : K($) = GRπ$i 1 + 2ζ i.

V. ux (t) = fx A1 , A = Kst 1 + i (2−ν)πΩR


 
8c
M2
− Ω2 K . st

VI. Travailler avec un système à deux degrés de liberté.


66 Interaction Sol-Structure

5.2 Interaction cinématique d'un radier rectangulaire


rigide
On considère un radier rectangulaire parfaitement rigide de dimensions L × D. Le
radier est sollicité par une onde incidente uniforme dans la direction x, qui se propage
dans la direction y avec une vitesse Vα et induit un déplacement dans la direction x.
Alors le mouvement du sol peut s'écrire comme intégrale de Fourier :
Z +∞
1
A(iω̄)eiω̄(t− Vα ) dω̄
y
ügx (y, t) =
2π −∞

Ce mouvement est transmise sur le radier et le met en vibration. Alors il peut s'écrire
aussi comme :

X
ügx (y, t) = aix (t)γi (y)
1

où les fonctions γi (y) sont les modes propres du radier qui satisfont la condition
d'orthogonalité :
Z D
γi (y)γk (y) dy = 0, i 6= k
0

Figure 5.2.1  Radier rectangulaire de grandes dimensions.

I. écrire la fonction γ1 (y) qui correspond au premier mode rigide (translation) du


radier et la fonction γ2 (y) qui correspond au deuxième mode rigide du radier (rotation
rigide autour de l'axe z ).

II. En utilisant la condition d'orthogonalité calculer les coecients a1x (t) et a2x (t).

III. En ne retenant que le premier mode rigide du radier et en considérant une onde
incidente monochromatique, calculer le rapport entre l'amplitude du mouvement libre
du sol par rapport à l'amplitude du mouvement transmise au radier.
Interaction cinématique d'un radier rectangulaire rigide 67

Eléments de réponse
III. AAradier 2(1 − cos k), k = .
1
p ω̄D
sol
= k Vα
68 Interaction Sol-Structure

5.3 Calage de ressorts pour représenter l'impédance


de semelle lante
L'objectif de cet exercice et d'étudier la méthode de calage de lits de ressorts pour
représenter l'impédance d'une fondation, habituellement utilisée dans la pratique du
calcul des structures par éléments nis. A cette n, on étudie la vibration verticale
et en balancement d'une semelle lante de largeur 2L. On se donne les termes d'im-
pédances de cette fondation dans la direction verticale Kz et pour rotation autour
du centre géométrique de la semelle Kθ . La semelle est modélisée par deux éléments
poutres comme représenté sur la Figure 5.3.1.

Figure 5.3.1  Lit de ressorts pour représenter l'impédance d'une fondation - Mé-
thode simpliée

Une méthode simpliée pour représenter l'impédance de la fondation consiste à


introduire un seul lit de ressorts dans la direction verticale, comme présenté sur la
Figure 5.3.1. On suppose que tous les ressorts ont le même coecient de raideur k .
De plus, la base de chaque ressort est connectée par un bras rigide (poutre rigide)
à un n÷ud de contrôle qui est bloqué en translation verticale et en rotation, ce qui
garantit les conditions aux limites de la structure.

I. Montrer qu'il est impossible de trouver une valeur de k qui permet de satisfaire
en même temps les deux termes de raideur donnés, à savoir Kz et Kθ .
An de pouvoir représenter avec un seul modèle les deux termes d'impédance de
la fondation, on propose une modélisation alternative qui est présentée sur la Figure
5.3.2. Cette modélisation consiste a introduire deux lits de ressorts séparés. Dans
chaque lit, les ressorts ont la même coecient de rigidité k1 et k2 respectivement.
Le premier lit de ressorts avec rigidité k1 est calé an de représenter l'impédance
verticale de la semelle. La base de chaque ressort est connectée par l'intermédiaire de
poutres rigides à un n÷ud qui est bloqué en translation mais qui est libre en rotation.
En ce n÷ud, on peut récupérer la réaction verticale globale de la semelle.
Le deuxième lit de ressorts, avec rigidité k2 est calé an de représenter l'impé-
dance en balancement de la semelle. La base de chaque ressort est connectée par
l'intermédiaire de poutres rigides à un n÷ud qui est bloqué en rotation mais qui est
libre translation. En ce n÷ud, on peut récupérer la réaction globale de la semelle en
moment de balancement.
Calage de ressorts pour représenter l'impédance de semelle lante 69

Figure 5.3.2  Lit de ressorts pour représenter l'impédance d'une fondation - Mé-
thode modiée

II. Calculer les coecients de rigidité k1 et k2 dans la deuxième modélisation qui


permettent de représenter correctement les termes d'impédance Kz et Kθ .

Eléments de réponse
III. k1 = K3z , k2 = 2L

2.
70 Interaction Sol-Structure
Chapitre 6

Interaction Fluide-Structure

6.1 Calcul de la masse ajoutée de 2 cylindres concen-


triques séparés par un uide
On desire calculer la matrice de masse ajoutee du systeme forme de 2 cylindres
rigides de rayons respectifs R1 et R2 initialement concentriques. L'espace entre les 2
cylindres est rempli d'un uide de masse volumique ρ.

Partie 1

I. Rappeler les equations que doivent verier les champs de pression et de vitesse
du uide.

II. . Rappeler les conditions aux interfaces entre le uide et chacun des cylindres.

III. Montrer que le champs de pression peut s'écrire sous la forme :


c d
p(r, θ) = ar cos θ + br sin θ + cos θ + sin θ
r r

IV. Déterminer les constantes a, b, c, d à partir des accélérations de chacun des


cylindres.

V En déduire les forces exercées par le uide sur chacun des cylindres et la matrice
de masse ajoutée.

Partie 2 Donner la matrice de masse ajoutée pour les cas particuliers suivants :

I. Réservoir cylindrique rempli de uide.

II. Pile de pont de rayon R plonge dans un uide.


72 Interaction Fluide-Structure

Figure 6.1.1  système de deux cylindres rempli de liquide.

III. Palier d'une machine tournante (épaisseur du lm d'huile mince devant le rayon
du cylindre central et le rayon du cylindre extérieur).

Eléments de réponse
I-IV.
ρR22 ρR12
a= Üx,2 − Üx,1
R12 − R22 R12 − R22
ρR22 ρR12
b= Ü y,2 − Üy,1
R12 − R22 R12 − R22
ρR12 R22  
c= 2 Üx,2 − Üx,1
R1 − R22
ρR12 R22  
d= Üy,2 − Üy,1
R12 − R22
Calcul d'une barre partiellement immergée 73

6.2 Calcul d'une barre partiellement immergée


Utiliser les résultats précédents pour calculer les fréquences et modes propres d'une
barre de hauteur H = 1m, de masse M = 1kg et de section S = 5cm2 xée à ces
2 extrémités à 2 ressorts horizontaux de raideur K = 10kN/m et immergée sur une
hauteur de 50cm.

Figure 6.2.1  Barre partiellement immergée.

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