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Ecole Nationale Polytechnique

GHSE-GRI

« Modélisation, Optimisation et simulation des


phénomènes dangereux»

TP N°3 : Simulation des effets de radiation


thermique d’un BLEVE avec PHAST

Dirigé par : Mr.Kertous

Réalisé par : BENRABAH Hadjer


Introduction
Le BLEVE, acronyme de Boiling Liquid Expanding Vapor Explosion, correspond à la ruine complète
d'un réservoir pressurisé contenant un liquide dont la température est très supérieure à sa
température d'ébullition à la pression atmosphérique. Ce phénomène rencontré en situation
accidentelle est généralement très dommageable puisqu'il est à l'origine d'effets mécaniques
(surpression), de projections pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres, mais aussi des effets
thermiques (rayonnement de la boule de feu) dans le cas où le liquide pressurisé est inflammable, ou
des effets toxiques. De par ses effets premiers, le BLEVE est généralement un initiateur de des effets
domino.

Le phénomène de BLEVE constitue généralement un accident majeur dont on distingue trois


manières de manifestation :
- Effets de pression : propagation d’une onde de surpression
- Effets missiles : projection de fragments à des distances parfois très importantes
- Effets thermiques : dans le cas d’un BLEVE de gaz liquéfié inflammable, rayonnement de la
boule de feu.

Ce TP va porter sur les résultantes d’un BLEVE, la simulation des effets de surpression, d’une
explosion générée par un réservoir de propane de sous pression à l’aide de logiciel PHAST, en
utilisant la méthode STANDALONES et ceci pour la condition météorologique 5/D 1.

Dé roulement gé né ral du TP
- Injecter les données de produit,
- Déterminer 4 niveaux de radiation thermique 3,5,8 et 32kw/m 2.
- Choisir la méthode STNDALON et le scenario de BLEVE
- Exécuter l’opération de simulation pour la condition météorologique 5D.
- Extraire le rapport et les graphes représentant les niveaux d’impulsion et la surpression par
rapport à la distance et aussi les contours des niveaux de surpression pour une hauteur 1m et
pour une distance maximale de 700m.

Ré sultats et commentaires
Paramètres :

Matière : propane
R= 7m
T ° = 15
P = 7 bars
Elévation = 8m

1
stabilité atmosphérique D, qui représente les conditions neutres existent lorsque la vitesse de la masse d’air
en mouvement (vitesse du vent) est supérieur ou égale à la vitesse du nuage et pour une vitesse de vent égale
à 5m/s.
Figure 1:Niveau de surpression par rapport à la distance

Commentaire :

Nous enregistrons un profil typique, met en évidence un premier pic de 7bar suivi d’une phase
négative arrive à 6,61477 barde, un deuxième pic rapproché d’amplitude voisine du premier ,
puis, diminution brusque jusqu'à pour une distance de 10m.

L’effet de surpression sur une distance de 700m est égal à 0,0183074 bar.

Interprétation :

Le premier pic résulte clairement de la détente brutale de la phase gazeuse du réservoir.

L’interprétation du deuxième pic est plus délicate :

- Shield l’attribue à la vaporisation explosive du liquide, et note qu’il apparaît toujours


dans la phase de dépression qui suit le premier pic.

- D’autres auteurs, comme Birk, attribuent les deux premiers pics à un seul et même
phénomène physique, la détente de la phase vapeur. Birk souligne que cette succession de pics de
pression est également visible lors d’éclatements de réservoirs qui ne contiennent que du gaz. Il
note par ailleurs une corrélation très nette entre le premier et le deuxième pic, quel que soit
le taux de remplissage au moment de la rupture, ce qui suggèrerait que les deux pics sont
dus au même phénomène physique.

De plus, ce profil typique de surpression est observé indépendamment de la température du


liquide à la rupture. Or, en théorie, un pic de vaporisation du liquide ne devrait être visible que
lorsque celle-ci présente un caractère explosif, c'est-à-dire lorsque la température du liquide est
supérieure à la température de surchauffe à la pression atmosphérique.
Figure 2: Contours des niveaux de surpression

Commentaire : Les contours des niveaux de surpression :

Contour de 634,509 m : 0.02068 bar

Contour de 154,823 m : 0.1379 bar

Contour de 117,314 m : 0.2068 bar

Figure 3: Niveau d’impulsion par rapport à la distance


Commentaire :

L’impulsion a connu un pic de 33791 N.s/m 2, puis une diminution prononcée jusqu’à 24551,7 N.s/m 2
sur une distance de 12m, pour atteindre 91,6212 N.s/m 2 à 700m de distance

Rapport extrait de PHAST

Le rapport de PHAST nous fournit les valeurs de la surpression et l’impulsion d’une précision de
l’ordre de 10-7, en effectuant des pas de 1m.

Conditions météorologique
Vitesse du vent [m / s] 5
Stabilité de Pasquill D neutral - little sun and high wind or
overcast/windy night
Température atmosphérique [degC] 9,85
Humidité relative [fraction] 0,7
Flux de rayonnement solaire [kW / m2] 0.5

Energie impliquée valeur


Energie interne spécifique aux conditions -397,944 kJ/kg
de défaillance
Energie interne spécifique aux conditions -425,157 kJ/kg
finales
Énergie d'explosion 27573300 kJ
Température finale -42,0703 degC

Groupe Champ Valeur Unités


Conditions réservoir Forme Sphérique  
de Élévation 8 m
stockage Rayon 7 m
Longueur   m
Phase Condition spécifiée Pression /  
température
Température 15 degC
Pression (manomètre) 7 bar
État fluide Liquide  
Fraction liquide (masse) 1 fraction
Matériel Spécifier l'inventaire en volume? Oui  
Inventaire de masse 506621 kg
Volume d'inventaire 1000 m3
Distances Distances Max. option de distance Spécifiez la distance  
d'intérêt maximale
Distance minimale 0 m
Distance maximale 700 m
Taille de pas 1 m
Nombre de points 100
Paramètre Paramètres Éclatement aérien ou terrestre Éclatement au sol
s de souffle de souffle Modélisation de gaz idéale Modèle comme gaz
BLEVE BLEVE réel
Méthode CCPS Deuxième édition

Conclusion
Le BLEVE est un évènement très redouté dans le milieu industriel, qui pourra causer des ondes de
surpression avec projection de débris, puis boule de feu créé par la combustion du mélange gaz/air
avec rayonnement intense de chaleur

Les ondes de surpression sont très fortes et dépassent fortement et très facilement les limites seuils
d’exposition pour les structures et l’Homme.

le PHAST ne prend pas en considération les structures présentes, sachant que le BLEVE est un fort
initiateur des effets domino, ce qui donne à une autre étude plus complète .

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