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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES MINES

INSTITUT ALGERIEN DU PETROLE


UNITE DE FORMATION ET DERECHERCHE
FORAGE ET PRODUCTION
I.A.P

Mémoire de fin de formation


En vue de l’obtention du diplôme « Ingénieur spécialisé
Forage - Production »

Rôle des opérations snubbing dans


l’amélioration de la productivité des puits
d’huile dans le champ du Hassi Messaoud

Réalisé par : Encadré par :


Mr. BOUDERBALA Merzak

IAP-BOUMERDÈS @ NOVOMBRE 2007


Résumé

RESUME :
Les endommagements liés à l’exploitation du puits peuvent causer des diminutions
significatives de leur productivité, qui se chiffre en milliards de dollars. Une telle
production nécessite une attention particulière et soutenue de la maintenance des puits
d’huile. Dans ce contexte, vient le SNUBBING comme une technique d’intervention sur
puits endommagés dans le champ de Hassi Messaoud. Il trouve son application dans un bon
nombre de puits et offre des avantages opérationnels et économiques considérables. Le
présent travail est axé sur le rôle des opérations Snubbing comme un moyen d’amélioration
de la productivité des puits d’huile (équipés ou non en concentrique CCE) présentant des
endommagements de type dépôts Scales dures, telles que le sulfate de baryum BaSO4 :
« Cas de nettoyage du fond par « SNUBBING » dans le champ de Hassi Messaoud ».

SUMMARY :
The damages related to the exploitation of the well can cause significant reductions in
their productivity, which amounts of billion dollars. Such a production requires a particular
and constant attention of the maintenance of the oil wells. In this context, comes the
“SNUBBING” like a technique from intervention on wells damaged in the Hassi Messaoud
field. It finds its applications in important number of wells and offers considerable
operational and economic advantages. This work is centered on the role of the Snubbing
operations like a means of improvement of the oil well productivity (equipped or not in the
concentric CCE) presenting damages of the type deposits hard Scales, such as the Barium
Sulphate BaSO4: « Case of cleaning the bottom hole by "SNUBBING" in the Hassi
Messaoud field ».

IAP - Boumerdès
INTRODUCTION …………………………………………………………………….. 01

Chapitre I : Généralités sur les opérations d’intervention


sur puits : le Snubbing

I.1. OPERATIONS D’INTERVENTIONS SUR PUITS ENDOMMAGES………..…….02


I.2. PRESENTATION DES OPERATIONS SNUBBING....................................................04
I.2.1. Introduction et historique sur les opérations Snubbing................................................04
I.2.2. Principe et domaines d’application……………………………..…………………….04
I.2.3. Types et caractéristiques des appareils Snubbing …………………………………....05
I.2.4. Equipements d’une unité snubbing …………………………………..………………08
I.2.5. Mode opératoire ………………………………………………….....………………20
I.2.6. Préparation d’une intervention snubbing ………………………………………….....25
I.2.7. Procédure d’urgence en Snubbing…………………………………………………....26
I.3. L’ACTIVITE SNUBBING DANS LE CHAMP DE HASSI MESSAOUD ……..……28
I.3.1. Les opérations snubbing dans le champ de Hassi Messaoud…....................................28
I.3.2. Développement de l’activité Snubbing dans le champ de Hassi Messaoud...……..…35
I.3.3. Fréquence d’intervention par snubbing ……………………………………………...39

Chapitre II : La productivité des puits liée à leurs


endommagements dans le champ de Hassi Messaoud
I.1. DESCRIPTION GENERALE DU CHAMP DE HASSI MESSAOUD (2PAGES)
I.1.1. Géologie et description du réservoir
I.1.2. Caractéristiques pétrophisiques
I.2. LES ENDOMMAGEMENTS LIES À LA LIAISON COUCHE-TROU
I.3. LES PROBLEMES LIES À L’EXPLOITATION DES PUITS DANS LE CHAMP
DE HMD
I.3.1. Introduction
I.3.2. L’effet des endommagements sur la productivité des puits d’huiles
I.3.3. Analyse des endommagements
a). Endommagements de formation
b). Endommagements de pseudo -skin
I.4. CONCLUSIONS ET ANALYSES.

Chapitre III : Etude d’un cas de nettoyage du fond par une


opération snubbing « cas du puits ONM32 »

III.1. LE PROGRAMME DE SNUBBING

III.1.1. But de l’opération


III.1.2. Intérêt de l’intervention
III.2.3. Situation actuelle de puits
III.2.4. Caractéristiques de production
a). Derniers essais
b). Derniers jaugeage
III.2.5. Historique du puits
III.2.6. Fiche technique de puits

III.2. DESCRIPTION DES MATERIELS


III.2.1. Appareil HRS 151 ENSP
III.2.2. Composition du stack BOP’S
III.2.3. Matériels présents sur chantier
III.3. ANALYSE ET RESULTATS SUR L’OPERATION
III.3.1. Résumé de l’opération
III.3.2. Exécution de l’opération
III.3.3. Dernier jaugeage
III.3.4. Situation du puits après l’opération Snubbing
III.3.5. Analyse et recommandations

VI CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
PRODUCTION LIEE A L’ACTIVITE SNUBBINGET AUTRES
COMMENTAIRES

REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
Notations et abréviations

NOTATIONS & ABREVIATIONS

HMD : HASSI MESSAOUD.


SO2-4 : SULFATE.
BaSo4 : SULFATE DE BARIUM.
NaCl : CHLORURE SODIUM.
MD : PUITS DANS LE CHAMP SUD.
OM, ON : PUITS DANS LE CHAMP NORD.
R1, RA, R2, R : DES COUCHES GEOLOGIQUE.
API : AMERICAN PETROLIUM INSTITUE.
T : TEMPERATURE.
GOR : GAS-OIL RATIO.
GLR : GAS-LIFT RATIO.
BOP : BLOW OUT PREVENTER.
ASTM : ACIER SPECIAL TELESCOPING MAST.
BPV : BACK PRESSURE VALVE.
CCE : PIPE CONCENTRIQUE.
L.N : LANDING NIPPLE.
W.L : WIRE LINE.
CTU : COILED TUBING.
Qh : DEBIT D’HUILE HORAIRE.
Pp : PRESSION DE PIPE.
N.V : NEW VAME (VILTAGE).
V.M : VANNE METRAISSE.
Pg : PRESSION DE GISSEMENT.
D0 : DENSITE MOYENNE.
Φ : LA POROSITE.
µo : LA VISCOSITE.
Bo : FACTTEUR VOLUMETRIQUE DE FOND.
HRL : HYDRA RIG LONG STROKE.
HRS : HYDRA RIG SHORT STROKE.
Lbs : LIVRES.
ft : FEET.
GAL : GALLON.
ECP : EXTERNAL CASING PACKER.
LPP : LINER PRE-PERFORE.
OH : OPEN HOLE.
HZN : HORS ZONE NORD.
HZS : HORS ZONE SUD.
IP : INDICE DE PRODUCTIVITE.

IAP - Boumerdès
Notations et abréviations

q0 : DEBIT D’HUILE PRODUIT (BBL/J).


µ0 : VISCOSITE D’HUILE (CP).
∆P : PRESSION DRAWDOWN (PSI).
K0 : PERMEABILITE (MD).
Re : RAYON DE DRAINAGE (FT).
h : HAUTEUR DU RESERVOIR (FT).
Rw : RAYON DU PUITS (FT).
S : SKIN TOTAL.
Pr : PRESSION DE RESERVOIR.
Pwf : PRESSION AUX ABORDS PUITS.

IAP - Boumerdès
INTRODUCTION
Introduction

INTRODUCTION :

De par le monde, les champs pétroliers et gaziers matures contribuent à hauteur de 60%
dans la consommation énergétique [1], ce qui oriente les recherches et les investissements
primaires dans l’industrie pétrolière sur l’évolution du puits. Cette dernière peut exiger des
interventions dues aux différents problèmes d’exploitation tels que :
 Le changement des caractéristiques du réservoir,
 Les défaillances mécaniques au niveau dû puits,
 Les endommagements liés aux parois et abords du puits.
Ces endommagements liés à l’exploitation du puits peuvent causer des diminutions
significatives de la productivité du puits. Il s’avère, à l’échelle mondiale, que la perte
annuelle en production due aux problèmes d’exploitation se chiffre en milliards de dollars
[2].
La plupart des procédures d'interventions sont conduites pour une revalorisation
spécifique du réservoir, une réparation des endommagements et des équipements des puits.
C’est dans ce contexte, que le SNUBBING vient comme une technique d’intervention
sur puits sous pression. Il offre des avantages opérationnels et économiques.
Au niveau du champ de Hassi-Messaoud, l’activité Snubbing a connu une évolution
remarquable dès les années 80 jusqu’à ce jour, du fait de :
L’augmentation du nombre des puits équipés en Gas-lift ;
L’augmentation du nombre des puits équipés en concentrique pour le dessalage.

La présente étude traite dans un premier chapitre les opérations d’intervention sur puits et
spécialement l’opération «SNUBBING». Le second chapitre est consacré à l’identification
et l’analyse des problèmes liés à l’exploitation du champ de Hassi Messaoud et leur
relation avec la productivité du puits. Une application de nettoyage du fond par
« SNUBBING » a fait l’objet du troisième chapitre. Enfin, le travail s’achève par des
conclusions et des recommandations portant sur l’amélioration de la rentabilité et de
l’efficacité des opérations « SNUBBING ».

IAP - Boumerdès 1
Chapitre I :

GENERALITES SUR LES OPERATIONS


D’INTERVENTION SUR PUITS :
LE « SNUBBING »
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

I.1. OPERATIONS D’INTERVENTIONS SUR PUITS ENDOMMAGES :


Les domaines des opérations d’interventions sur puits sont multiples :
 Le nettoyage de tubing et fond du puits (asphaltes, sels, sable de
fracturation…..) ;
 Le blocage des venues de gaz et l’eau par isolation (bridge Plug, produits
chimiques, patch flixe) ;
 La perforation des zones d’intérêts ;
 La stimulation du réservoir (acidification, fracturation) ;
 La recompletion du puits ;
 Le changement des équipements défaillants, par exemple Down Hole Safty Valve
DHSV, vanne de Gas Lift, pompes de fond, etc.…
 Les opérations d’instrumentation dans le cas d’un repêchage ou de pose d’un
bouchon de fond [04].
Ces opérations d’interventions peuvent être réalisées au moyen d’un appareil de :

 Wireline :
Le Wireline ou travail au câble est un moyen qui permet d'intervenir dans les puits pour:

• Le contrôle et le nettoyage du tubing (sels, asphaltes...) ou du fond du puits.


• La descente ou le repêchage d'outils (pose et remontée de vannes de sécurité de
fond, des duses de fond, des bouchons, des vannes de Gas Lift...).
• Des opérations de mesures (enregistrement des pressions et de températures de
fond).
• Echantillonnage.
Les opérations Wireline emploient différents types d’outils qui doivent être descendus et
remontés en sécurité ce qui exige l’utilisation des équipements de contrôle appropriés en
surface. Ils nécessitent la présence d’un personnel qualifié et compétent dans ces domaines
d’activité, spécialement dans le contrôle de puits [03].

IAP- Boumerdès 2
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

 Coiled-Tubing :
Le travail au Coiled-Tubing est une procédure qui consiste à faire manœuvrer un tubing
continu de faible diamètre dans un puits neutralisé ou sous pression. Bien que le principe de
Coiled-Tubing soit similaire à celui utilisé aux opérations au câble, la pratique est
considérablement différente.
Le Coiled-Tubing est utilisé dans des domaines d’activités comme :
• Le forage avec un moteur hydraulique de fond.
• Les opérations de perforation.
• Le nettoyage des dépôts et sédiments.
• L’acidification et la fracturation des réservoirs.
• Le démarrage et neutralisation des puits.
• Le forage des puits hautement déviés (drains latéraux).
• Instrumentation.
La portabilité des unités Coiled-Tubing et leur rapidité dans le montage et le démontage
ainsi que leurs équipements spécifiques sont des facteurs favorables à l’utilisation de cette
technologie [03].
 Workover :
Le Workover consiste à intervenir sur un puits à l'aide d'un appareil composé d'un
ensemble d'équipements permettant la réalisation des opérations suivantes:
 Réalisation des puits en short radius.
 La nécessité de changement de complétion.
 La conversion en puits injecteur d'eau ou de gaz.
 Réparation d'un tubage.
 Instrumentation.
 Démontage et montage de l'arbre de Noël .Traitement de la boue [03].
 Snubbing :
Comme pour le Coiled-Tubing, le Snubbing permet de descendre dans un puits en
pression une tubulaire munie en son extrémité d’un clapet anti-retour en utilisant un
dispositif de manœuvre et un système d’étanchéité appropriée [03].

IAP- Boumerdès 3
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

I.2. PRESENTATION DES OPERATIONS SNUBBING:


I.2.1. Introduction et historique sur les opérations Snubbing :
L’appareil pour intervenir sur un puits sous pression par la manœuvre des tubes est
appelé appareil « SNUBBING », en terminologie américaine « To snub », signifie
rabrouer, traité avec mépris ... mais aussi, en argot américain, « to check », c’est-à-dire
retenir, contenir, freiner, contrôler.
De plus, les Américains différencient la manœuvre du tube vers le haut (qu’il s’appelle
PULLING) de la manœuvre du tube vers le bas (qu’il s’appelle également Snubbing). Le
Snubbing est une opération préventive sur les puits avant qu’elle soit curative.
C’est une technique utilisée pour manœuvrer les tubes obturés, en utilisant des BOP’s, afin
d’obtenir une étanchéité tout autour, dans un puits sous pression.
Notons enfin que le Snubbing est une technique plus ancienne (apparition en 1928 en
Louisiane par OTIS ENGINEERING Co). La première intervention par snubbing en
Algérie c’était à GASSI-TOUIL durant l’été 1962, par un appareil à câble qui a été utilisé
sur un puits en éruption et dont la tête avait été équipée après soufflage de la flamme. Il
s’agit de descendre un train mixte de tige et tubage (casing) 4’’ ½ au fond du puits pour
circulation de boue en vue de tuer le puits. La pression de gaz en tête pendant la descente du
train était supérieure à 200 kg/cm² [04].

I.2.2. Principe et domaines d’application :


Le Snubbing est une technique permet de descendre dans un puits en pression à l’aide
d’un appareil légers des tubes macaronis de différentes diamètres (1’’ 315 ; 1’’ 660 ; et 1’’
900) munie en ses extrémités d’un clapet anti-retour (BPV) en utilisant un dispositif de
manœuvre et un système d’étanchéité appropriés.
L’unité de Snubbing permet bien entendu d’effectuer, mais avec une mise en œuvre plus
longue, l’ensemble des opérations réalisables au Coiled-Tubing. Bien que le snubbing offre
une meilleure capacité de débit, une résistance à la traction, une rotation et la possibilité de
mettre un poids sur l’outil [05].

IAP- Boumerdès 4
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

L’appareil snubbing permet de réalisée les opérations suivantes :


• Permet des circulations à un débit plus élevé dans le puits (ce qui peut compenser
les manœuvres plus longues);
• Des nettoyages de dépôts durs nécessitant du poids sur l’outil et de la rotation;
• De mettre en place un tubing concentrique (CCE) «permanent» pour l’injection
d’inhibiteur, pour gaz lift,…..) ;
• La pose de bouchons de ciment;
• Des reforages légers (bouchon de ciment,……);
• Certaine instrumentations (repêchage de poisson Wireline ou Coiled-Tubing,…) ;
• Well control.

Il faut noter que, contrairement aux opérations d’interventions du Coiled-Tubing et


travail au câble, dans les opérations Snubbing où les vérins hydrauliques et la passerelle de
travail sont positionnés directement au-dessus de touts les équipements de confinement, le
risque associé à des erreurs de conception des BOP’s ou au manque d’expérience de
l’équipe d’intervention peuvent conduire directement à une catastrophe [05].

I.2.3. Types et caractéristiques des appareils Snubbing :


Il existe deux grands types d'appareil Snubbing :
 L’unité longue course (Long stroke «HRL») offrant une course d'environ 11 m.
(Pour l’ENSP on a HRL 120)
 L’unité petite course (Short stroke ; «HRS») offrant une course d'environ 3 m.
(Pour l’ENSP on a HRS 150, 225, 235)

a). L’unité short stroke à vérins multiples (Type : Hydra Rig Short Stroke -HRS-):
Cette unité est constituée par (voir Fig. I.1) :
• 3 ou 4 vérins reliés entre eux par deux plaques de base remplaçant.
• Une table de rotation est intégrée dans la plaque de base supérieure.

IAP- Boumerdès 5
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

• Le double jeu de coins fixe est logé entre les vérins, ce qui permet une réduction
de la hauteur de l’équipement et une augmentation de la course des vérins.
• Pour éviter le flambement des tubings de petits diamètres, un coin télescopique
relie la table de rotation aux coins fixes.
• Un distributeur permet de sélectionner 2 ou 4 vérins moteurs ce qui donne
plusieurs vitesses de manœuvre.
Leurs avantages sont :
 Forte capacité de levage : 120 000 à 600 000 Lbs.
 Capacité de pousser de 60 000 à 300 000 Lbs et course des vérins portés à 12 ft.
 Pas de limitation dans le diamètre de la garniture à manœuvrer.
 Faible encombrement par rapport à leur grandeur et leur capacité de levage.
 Possibilité de sélectionner 2 ou 4 vérins en fonction de la charge et de la vitesse
désirée.
 Le sens de rotation est intégré, ce qui permet de réaliser un reforage du top
sédiment.
 Autres que les opérations sous pression. Les HRS 225 (225 000 Lbs) et plus
peuvent faire des opérations de Workover. Ils peuvent aussi réaliser des
opérations parfois complexes. Comme l'introduction avec un appareil de
Workover déjà installé.

Les inconvénients liés à cette unité sont :


 Equipement lourd et encombrement pour les grosses unités de plus de 300000 lbs.
 Utilisation d’une grue indépendante pour assurer le montage [06].

b). L’unité long stroke à vérin câble (Type : Hydra Rig Long Stroke -HRL-):
Cette unité de conception nouvelle présente l’avantage d’être la plus rapide des unités
construites à ce jour. Un système de mouflage double la course d’un gros vérin hydraulique
logé dans un mât qui sert de support à l’unité. Le jeu de coins mobile fixé sur une table de
rotation indépendante constitue un travelling bloc qui se déplace le long du mât. Ce système
permet la manœuvre en une seule passe d’une longueur de tubing de 36 ft.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Cette unité existe en 3 gammes et 2 versions : 75 000, 120 000 et 300 000 Lbs soit sur
skid en offshore soit sur traille en onshore.
Leurs avantages sont :
 Grande rapidité de manœuvre.
 Rotation intégrée.
 Installation rapide sur le puits.
Leurs inconvénients sont :
 Equipement lourd pour la version offshore.
 Pas de protection au flambement des tubings d’où obligation de manœuvre par
courtes passes durant la phase critique [06].

a. Unité long stroke “HRL” b. Unité short stroke “HRS”

Fig. I.1. Les deux grands types des unités Snubbing [06].

IAP- Boumerdès 7
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Les unités SNUBBING se caractérisent par :


1). Son type de vérin :
• Concentrique.
• Multiple (3 ou 4 vérins).
• Combiné vérin câble.
2). Sa puissance de levage : de 40 à 600 000 Lbs.
3). Sa course :
• 6 à 12 ft.
• 36 ft.
4). Sa vitesse de manœuvre.
5). Sa puissance hydraulique.
6). Sa capacité de manœuvre : diamètre des tubings [05].

I.2.4. Equipements d’une unité snubbing :


Une unité de snubbing se compose essentiellement :
 D’un dispositif de manœuvre des tubes (Snubbeur, Jack, winch…) ;
 D’un dispositif de sécurité en tête de puits (Stack BOP’s, Strippers....) ;
 D’une centrale hydraulique (Power pack).

Remarque : A cela il faut ajouter les accessoires de fond que l’on veut incorporer au tubing
manipulé (BPV, Nipple….).

a). Le dispositif de manœuvre :


Il doit permettre, en fonction de la pression en tête de puits, de pousser le tube dans le
puits tant que le poids du tube n'est pas supérieur à la force exercée par la pression sur la
section totale du tube, puis alors de le soutenir. Pour cela on utilise classiquement des unités
hydrauliques à vérins à double effet et munies de deux ensembles de coins, l'un mobile et
l'autre fixe.

IAP- Boumerdès 8
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Notons au passage que, tant qu'il faut pousser le tube dans le puits on dit que l'on est en
phase « snub » ou de snubbing, tubing léger; inversement, quand il faut soutenir le tube, on
dit que l'on est en phase « strip » ou de stripping, tubing lourd.
Le dispositif de manœuvre se compose de [05]; [06].

 Ensemble de vérins hydrauliques (Hydraulic Jack Assembly) :


L’ensemble de vérins hydrauliques est composé d’un ou de plusieurs cylindres
hydrauliques montés en position verticale et utilisés pour remonter ou descendre la
garniture de SNUBBING dans un puits sous pression.
La capacité de levage ou de snub est croissante avec l’augmentation du nombre de vérin
monté sur l’unité SNUBBING. Par contre la vitesse de manœuvre est décroissante et
exige des débits d’huile importants.
L’ensemble de vérins hydrauliques est équipé d’un manifold qui sert à diriger le fluide
hydraulique sous pression à travers différentes vannes vers les cylindres et vice versa. Le
fluide hydraulique peut être dirigé vers deux (2) ou quatre (4) cylindres opposés. Après
sélection le mode d’opération peut devenir :
• Deux (2) cylindres avec une puissance inférieure ;
• Deux (2) cylindres avec une puissance supérieure ;
• Quatre (4) cylindres avec une puissance inférieure ;
• Quatre (4) cylindres avec une puissance supérieure.
Normalement le travail de SNUBBING commence avec deux (2) cylindres en mode de
puissance supérieure qui peut être ajusté, par la suite, aux autres modes, en fonction du
poids de la garniture.

 Le tube guide :
Le phénomène de flambage devient un problème dans les puits à pression élevée à
partir du moment où le tubing s’éloigne du stripper qui est situé à la base de la fenêtre
d’accès. En effet l’augmentation de la pression dans le puits engendre une force de
poussée importante contre le tubing pendant la descente ou la remontée qui peut causer le
flambage de ce dernier. C’est la raison pour la quelle, il est recommandé de placer un
tube guide à l’intérieur de la fenêtre d’accès est des vérins hydrauliques.

IAP- Boumerdès 9
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Le tube guide est composé de deux tubes cylindriques qui coulissent l’un dans l’autre.
L’extrémité supérieure du tube intérieur est fixée au centre de la partie plate et mobile du
vérin hydraulique par contre l’extrémité inférieure coulisse librement dans le tube
externe. Il offre les avantages suivants :
• Guidage et stabilisation de mouvement du moufle et des vérins hydrauliques ;
• La réduction des effets de flambage de la garniture de tubings ;
• La transmission du couple développé par la tête rotative au train de tubings.

 La fenêtre d’accès :
La fenêtre d’accès est utilisée pour le changement du stripper et assembler et
désassembler les équipements de grand diamètre, sans les faire passer à travers les snubs
fixes, elle reçoit aussi le tube guide.
La fenêtre d’accès est constituée de deux plaques inférieures et supérieures en acier,
séparées par des traverses généralement en nombre de quatre et d’une hauteur de 04, 06,
10 pieds, dans le cas particulier, cette hauteur peut atteindre 15 pieds. Les deux plaques
1/16
sont munies de deux trous de diamètre de 11’’ ou de 13’’ ⅝. Les deux plaques
inférieures et supérieures sont respectivement fixées au sommet des strippers et au bas
des vérins.

 Le snub et slip mobiles :


Le snub et slip mobiles sont attachés à la tête mobile des vérins hydrauliques. Ils se
composent d’un :
• Slip mobile qui travaille du fond jusqu’au point d’équilibre ;
• Snub mobile pour empêcher l’éjection de la garniture hors du puits entre le point
d’équilibre et la surface.

Le snub et slip mobiles sont opérés hydrauliquement à partir du panneau de commande


située sur la passerelle.

IAP- Boumerdès 10
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

 Le snub et slip fixe :


Le snub et slip fixes permettent de caler la garniture snubbing dans une position fixe
quand le snub et/ou slip mobiles sont relâchés. Le slip fixe utilisé pour supporter le poids
de la colonne entre le fond et le point d’équilibre, tandis que le snub fixe est utilisé pour
maintenir la garniture dans le trou quand le bout de la garniture est entre le point
d’équilibre et la surface.
Dans les puits à haute pression, il est normal d’utiliser un jeu additionnel du snubber
fixe, pour des raisons de sécurité.

 La tête rotative :
La tête rotative est fixée à la tête mobile du vérin, permet la rotation durant les
manœuvres et les opérations de nettoyage, fraisage ou de repêchage. Elle est entraînée
hydrauliquement et commandée à distance à partir du panneau de commande de
l’opérateur.

 La clef automatique :
La clef automatique est utilisée pour le vissage et dévissage des tubings. Elle est
normalement suspendue à l’aide d’un bras (arm tong) et attaché sur le côté de la
passerelle de travail. Elle est entraînée hydrauliquement et commandée à partir du
panneau de commande de l’opérateur.

 Les strippers :
Le stripper est un dispositif de confinement primaire, placé au sommet de l’empilage
des BOP’s et à la base de la fenêtre d’accès tant que la pression en tête de puits ne
dépasse pas 2 500 psi, par manque de confiance dans la garniture d’étanchéité.
L’usure de la garniture d’étanchéité du stripper est affectée par :
• La pression en tête ;
• L’état extérieur des tubings ;
• La nature du fluide dans le puits.

IAP- Boumerdès 11
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Dans le cas où la pression en tête de puits dépasse 2 500 psi, la barrière primaire
devient les pipe rams ou l’obturateur annulaire et le stripper dans ce cas servira à essuyer
la garniture de tubing et empêcher la chute d’objets dans le puits.

 Le système de circulation :
Le système de circulation est composé principalement de pompes, chiksanes, flexible
et tête d’injection. La pression de tarage des pompes doit être élevée pour faire face à la
pression en tête du puits et aux pertes de charge dans le circuit de circulation. Une vanne
de sécurité doit être installée au dessous de la tête d’injection pour permettre
d’éventuelles interventions en cas de fuites.

 Le mât de levage ( joint télescopique) :


Le mât de levage est fabriqué en acier spécial (ASTM 500), il a une forme
rectangulaire et une langueur après télescopage permettant de soulever un tubing avec la
tête d’injection et le flexible au dessus de l’ensemble des vérins hydrauliques. Il est
utilisé pour gerber et dégerber les tubings durant les opérations de manœuvre de la
garniture dans le puits.

b). Le dispositif de sécurité : Il est constitué principalement, (de haut en bas)


 Des strippers :
Assurent l’étanchéité sur les tubes de manœuvre à l’aide de deux garnitures semi
rigide à travers lesquelles glisse le tube. Ils sont conçus pour des pressions en tête de
1500 à 3000 psi.

 Des obturateurs de sécurité (Stack BOP’s) :


La fonction principale des obturateurs est de permettre la fermeture du puits en cas de
défaillance du stripper (barrière primaire). Généralement un stack BOP’s comprend
(pour la régulation algérienne < 5000 psi) :

IAP- Boumerdès 12
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

• Des obturateurs de manœuvre (stripping rams) ;


• Un obturateur de sécurité (Safety rams) ;
• Un obturateur de fermeture total sur tubing (Blind rams).
L’obturateur est l’élément principal de l’unité Snubbing, il permet le contrôle du puits
en cas de défaillance des strippers.
Pour le choix des BOP’s, les points suivants doivent être pris en compte :
 La tête de puits doit comprendre au minimum deux vannes maîtresses ou deux
fermetures totales ou une combinaison des deux au dessus des BOP’s.
 L’empilage des BOP’s doit comprendre au minimum les éléments suivants :
1. Deux fermetures pipe rams pour le stripping de la garniture et une
fermeture de sécurité pour chaque diamètre de tubing descendu dans le puits.
2. Un circuit d’égalisation des pressions entre les différentes chambres de
l’obturateur.
3. une vanne pour purger la pression piégée dans l’obturateur.
 Pour les puits à pression entre 3 000 et 5 000 psi (le cas de HMD), une
fermeture de sécurité, pour chaque diamètre de tubing, utilisé, doit être rajoutée
dans l’empilage, monté au dessous du stripper ram.
 Une Duse doit être montée sur la ligne de purge.
 Utilisation des joints tores neufs au montage des brides
 Après arrêt des travaux à la fin de la journée avec un train de tubing à l’intérieur
du puits, l’opérateur du Snubbing doit fermer au minimum deux obturateurs.
 L’obturateur de sécurité en bas de l’empilage ne doit être fermé qu’en cas de
réparation des BOP’s au-dessus de celui-ci ou en cas d’extrême urgence.
D’autres éléments peuvent venir s’intégrer dans cet ensemble :
• La bride de suspension ;
• L’obturateur de type sphérique ou annulaire très performant mais dont
les garnitures ne peuvent être changées en cours d’opération ;
• L’obturateur équipé de mâchoire tiges ;
• L’obturateur à fermeture totale ;

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Fig. I.2. Composition d’un stack BOP’s en Snubbing [05].

Les obturateurs sont manœuvrés hydrauliquement à distance suivant le principe de


fonctionnement des vérins hydrauliques à double effet.
Le système de commande hydraulique a pour objectif d’assurer la fermeture et
l’ouverture de chaque fonction, d’une manière efficace et facile à répéter, si nécessaire,
sans avoir à utiliser d’énergie extérieure, ainsi que l’ouverture et la fermeture des slips et
des snubs.

IAP- Boumerdès 14
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Les caractéristiques de l’unité à commande hydraulique sont définies en fonction :


• Du volume total pour assurer la séquence imposée par la procédure de la
compagnie.
• De la pression maximale de travail.
• Du temps nécessaire pour recomprimer l’accumulateur selon la spécification API.

c). Une centrale de puissance hydraulique (power pack) :


La centrale de puissance est composée d’un moteur DIESEL entraînant des pompes
hydrauliques qui fournissent la puissance hydraulique pour entraîner les différentes pompes
de l’unité Snubbing.
• Deux pompes principales alimentant les vérins hydrauliques;
• Une pompe auxiliaire alimentant les obturateurs (BOP’s), les vannes d'égalisation
et de purge, les coins, le treuil de winch, la table de rotation...

A cet ensemble d’équipement on ajoute les accessoires de fond que l’on veut incorporer
au tubing utilisé tels que, les BPV (clapet anti-retour) ainsi que nipple et les plugs qui sont
des éléments de sécurité vitaux durant l’opération SNUBBING. Ils doivent être vérifiés et
testés avant toute descente dans le puits. Leur métallurgie doit être adaptée à l’effluent [05];
[06].

 Les BPV (Back Pressure Valves) :


• BPV à bille : sont les plus anciennes et les plus utilisées. Cependant, leur utilisation
n’est pas recommandée lorsque le pompage à gros débit, pendant de longues périodes,
est prévu.
• BPV à pointeau : ces BPV conviennent pour des pompages intensifs.
• BPV à clapet : Elles conviennent pour les pompages intensifs. Elles permettent le
passage d’une bille pour activer un accessoire situé en dessous (Ex : chemise de
circulation). Elles sont compactent (deux flappers intégrés).

IAP- Boumerdès 15
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

 Les plugs et Nipples :


Ils sont utilisés en cas de défaillance de BPV. L’ensemble Plug-Nipple doit être testé
en pression avant le début de l’opération. Le Plug le plus utilisé jusqu’au diamètre 1’’900
est le Plug type ‘’N’’ de OTIS. Il peut être soit lancé en go-devil soit descendu par câble.
Pour les diamètres au-dessus de 1’’900 les plugs doivent être descendus par câble.

 Le Train d’outils :
On appelle « train d’outils » les premiers éléments qui constituent le bas de la garniture
de tubing descendu dans le puits. Quelle que soit l’opération à réaliser et l’outil à
descendre, nous retrouverons toujours notre train d’outil composé de bas en haut de :
1. Un clapet anti – retour (Back Pressure Valve-BPV) : Le train standard de Snubbing
comprend deux clapets anti-retour à bille ou de préférence à palette distants l’un de
l’autre, d’environ 8 m, empêchent la pression du puits de sortir par le tubing, et
permet la circulation directe et stoppent le retour de fluide du puits.
2. Un tubing longueur environ 8 mètres.
3. Un tubing longueur environ 8 mètres.
4. Un tubing court environ 2 mètres (pipe joint).
5. Un siège (landing Nipple) : qui peut recevoir un Plug qui sera siégé par pompage et
qui bouchera le tubing en cas de défaillance des deux BPV. Ce siège doit être au-
dessus de la longueur de l’ensemble du train d’outil.

En Snubbing, il y’a une règle qui veut que toutes les cotes soient données ou ramenées à
ce qu’on appelle « COTE VANNE MAITRESSE ». Dans tous les cas, la première vanne
maîtresse sera donc le départ de la cote zéro, pour toute longueur introduite dans le puits.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

(a) (b) (c) (d)

Fig. I.3. Les différentes compositions du train d’outil dans les opérations snubbing [06].

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Fig. I.4. Schémas d’une unité Snubbing de type 150K [07].

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

références nombre Description

(1) 1 Mât de levage (Joint télescopique) ; (Gin pole)

(2) 1 Colonne d’alimentation (Standpipe)

(3) 1 Installation de contrepoids (counterbalance Assembly)

(4) 1 Ensemble de vérins hydrauliques (Hydraulic Jack Assembly)

(5) 1 Passerelle de travail (Workbasket installation)

(6) 1 Ring hoist swivel

(7) 1 Installation Bras de pince

(8) 1 Panneau de contrôle de pression

(9) 1 Installation de panneau de l’operateur

(10) 1 Plateforme de travail

(11) 1R Ensemble de stripper

(12) 4 SHCS 1.5 6 UNC X 3.25

(13) 4 Nettoyeur (Washer lock split)

(14) 2 SHCS 1.00 8 UNC X 3.00

(15) 2 Nettoyeur (Washer lock split)

(16) 2 SHCS 1.00 8 UNC X 3.00

(17) 2 Nettoyeur (Washer lock split)

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

I.2.5. Mode opératoire :


a). Les différentes phases d’une opération snubbing :
Les manœuvres de tubings s’effectuent à l’aide de vérin(s) à double effet dont la course
varie selon les unités de 6 à 36 pieds. Le vérin est muni à sa partie supérieure d’un jeu de
coin mobile. Ces coins servent à la manœuvre du tubing. A la basse du vérin se trouvent
deux jeux de coins inversés l’un par rapport à l’autre. L’un est appelé à retenir le tubing
vers le bas (stationary SLIP), l’autre vers le haut (stationary SNUBBER).
Une manœuvre de SNUBBING se décompose en 3 phases [05] ; [06].
• 1ère phase : tubing Léger (Light pipe) ou phase SNUNB.
• 2ème phase : point d’équilibre (Balance point).
• 3ème phase: tubing lourd (Heavy pipe) ou phase SLIP.

 Première phase (SNUB):


En début de manœuvre, la pression du puits exerce une poussée qui a tendance à
chasser le tubing hors du trou. Il faut donc empêcher le tubing de sortir.
Les coins supérieurs du vérin appelés aussi coins mobiles (travelling bloc) sont
placés de telle sorte qu’ils forceront le tubing à descendre. Ils seront alors en position
de travelling SNUBBER. Une fois introduite, la longueur de tubing correspondant à
la course du vérin, on ferme le stationary SNUBBER qui retiendra le tubing pendant
la course libre de remontée du vérin après ouverture du travelling SNUBBER.
Lorsque le vérin est à nouveau à son point haut, le travelling SNUBBER est refermé,
le Stationary SNUBBER est rouvert et l’on introduit une deuxième longueur de
tubing .On répétera ces mouvements jusqu’ à introduction complète du tubing et ainsi
de suite.

 Deuxième phase (POINT D’EQUILIBRE) :


Au fur et à mesure que l’on introduit des tubings dans le puits, le poids de l’ensemble
de ces tubings augmente. Il arrive alors un moment où le poids du tubing introduit
équilibre la poussée du puits. Le tubing est alors théoriquement en flottation.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

 Troisième phase (SLIP) :


En poursuivant la descente, le poids du tubing dépasse la poussée, il faut donc retenir
le tubing vers le bas pour éviter qu’il ne tombe. Le travelling bloc est inversé, il
occupe alors la fonction de travelling SLIP qui est celle d’accompagner le tubing
durant sa descente. Le stationary SLIP supportera le poids du tubing pendant la
course libre de remontée du Vérin. A la remontée des tubings, on passe au contraire
de la phase lourde à la légère.

b). Les procédures du descente/remontée de la garniture snubbing pour «Light pipe» :


Dans les puits sous pression, la colonne de tubing doit être introduite avec force depuis la
surface jusqu’au point d’équilibre selon les séquences suivantes :

Light pipe
Actions Séquence N°1 Séquence N°2
Snub mobile fermé fermé
Snub fixe ouvert ouvert
Slip mobile ouvert ouvert
Slip fixe ouvert ouvert

Introduire le tube dans le puits Remonter la tête mobile du vérin


Observations d’une hauteur équivalente à la hydraulique d’une hauteur
course du vérin hydraulique. équivalente à la course du vérin
hydraulique.

Remarque : Répéter les séquences ci-dessus jusqu’au atteindre le point d’équilibre ou la


surface.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

c). Les procédures du descente/remontée de la garniture snubbing pour «Heavy pipe» :


Dans le cas où, la colonne de tubing devient lourde dans le puits, elle doit être remonté ou
descendre selon les séquences suivantes :

Heavy pipe
Actions Séquence N°1 Séquence N°2
Snub mobile ouvert ouvert
Snub fixe ouvert ouvert
Slip mobile fermé ouvert
Slip fixe ouvert fermé

Introduire le tube dans le puits Remonter la tête mobile du vérin


Observations d’une hauteur équivalente à la hydraulique d’une hauteur
course du vérin hydraulique. équivalente à la course du vérin
hydraulique.

d). Les procedures de stripping RAM to RAM:


Le stripper conventionnel est utilise comme barrière primaire durant les opérations de
SNUBBING. Dés que la pression en tête de tubing dépasse 2500 psi, il sera recommandé
d’utiliser la procédure de stripping RAM to RAM (Fig. I.4)
Cette procédure est décrite comme suit :

 Première étape :
 Stripper supérieur fermé.
 Stripper inférieur ouvert.
 Vanne d’égalisation ouverte.
 Vanne de purge fermée.
 Tool joint au – dessus du stripper supérieur.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

 Deuxième étape :
 Stripper supérieur fermé.
 Stripper inférieur fermé.
 Vanne d’égalisation fermée.
 Vanne de purge ouverte.
 Tool joint au – dessus du stripper supérieur.

 Troisièmement étape :
 Stripper supérieur ouvert.
 Stripper inférieur fermé.
 Vanne d’égalisation fermée.
 Vanne de purge ouverte.
 Tool joint entre le stripper supérieur et inférieur.

 Quatrième étape :
 Stripper supérieur fermé.
 BOP stripper inférieur fermé.
 Vanne d’égalisation ouverte.
 Vanne de purge fermée.
 Tool joint entre le stripper supérieur et inférieur.

 Cinquième étape :
 Stripper supérieur fermé.
 Stripper inférieur ouvert.
 Vanne d’égalisation ouverte.
 Vanne de purge fermée.
 Prêt pour ajouter un tube.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Fig. I.6. Schémas de la procédure de stripping RAM to RAM.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

I.2.6. Préparation d’une intervention snubbing :


a). Sélection de l’appareil SNUBBING et de la garniture de travail :
Le choix d’une unité SNUBBING est lié directement au type d’opération. Pour cette
situation, on aura intérêt dans la mesure de possible à éviter les surdimensionnés car ils
seront plus longue et moins souples d’utilisation.
Le premier élément à définir est bien sûr la composition de la garniture de travail. Car
celle-ci influera sur la capacité de la centrale hydraulique et la composition de l’ensemble
BOP’s.
La garniture sera définie en fonction des paramètres suivants :
• Diamètre intérieur le plus faible de la complétion.
• Débit de pompage minimum nécessaire.
• Profondeur à atteindre.
• Déviation et frottement attendus.
• Réserve de traction souhaitée.
• Pression maximale attendue.
Dans la mesure du possible on aura intérêt à éviter les garnitures mixtes, car elles
imposent un empilage des BOP’s plus important, de plus les manœuvres seront plus longues
à cause du changement de strippers rams et du passage de la réduction qui est une opération
relativement délicate en SNUBBING [03]; [08].

b). Préparation de l’intervention :


La préparation d’une intervention doit inclure :
 L’examen des interventions antérieures (WL, CTU,….. etc.).
 La sélection et la qualification du matériel approprié.
 La qualification des intervenants.
 La prévision des situations d’urgence telle que rupture, panne d’unité,……
 L’élaboration d’un programme opérationnel. La visite sur site par un représentant
de service SNUBBING est impérative, elle donnera lieu à un rapport de visite
détaillant les éventuelles actions correctives à effectuer.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

c). Le programme opérationnel :


Il comprendra :

 La liste des équipements nécessaire.


 Les différentes zones de sécurité.
 L’implantation des divers équipements.
 Les procédures de test.
 Le calcul des capacités d’accumulateurs de BOP.
 Les caractéristiques des tubings.
 Les caractéristiques des fluides.
 La coupe de puits (sa fiche technique).
 Les calculs de point d’équilibre, traction …………
 Les différentes phases opératoires.
 Les procédures d’urgences.

I.2.7. Procédure d’urgence en Snubbing :


a). Panne dans l’unité hydraulique (POWER PACK) :
La capacité des accumulateurs doit permettre le fonctionnement des cales et des BOP’s.

1. Fermer les deux jeux de cales.


2. Fermer les pipes rams.
3. Visser la vanne de circulation sur le tubing.
4. Circuler si nécessaire.
5. Réparer ou changer l’unité.

b). Glissement des tubings dans les cales :

1. Fermer les pipes rams.


2. Fermer le deuxième jeu de cales.
3. Visser la vanne de circulation sur le tubing.
4. Nettoyer ou changer les peignes de cales.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

c). Fuite dans la garniture :


La fuite peut provenir du tubing ou du BPV.
1. Visser immédiatement la vanne de sécurité et la fermer. Ensuite on pourra effectuer
les opérations suivantes :
2. Remonter le tubing et vérifier si la fuite ne se trouve pas au niveau de la dernière
connexion.
3. Connecter la tête de circulation et essayer de nettoyer les sièges BPV en circulant.
Si les opérations précédentes ne donnent pas des résultats, on pourra suivant le cas :

4. Ou circulant un kill fluide si la garniture de SNUBBING se trouve suffisamment


bas, en suite remonter.
5. Ou visser un BPV en surface puis descendre à une cote suffisante pour pouvoir tuer
le puits en circulant, circuler puis remonter.
6. Ou lancer et pomper le plug ‘’N’’ Nipple, puis remonter la garniture après avoirs
vérifier son étanchéité.

d). Coincement de la garniture :


La garniture de travail peut être coincée dans le puits pour plusieurs raisons.
• Sédimentation autour du tubing lors de nettoyage.
• Coincement mécanique par morceau de métal lors de repêchage ou de fraisage.
• Tassage dans une fenêtre de la complétion ou du casing (ex : due à une importante
corrosion).
• Déviation importante ou ‘’backling’’ de la complétion.

Les conséquences d’une rupture de tubing peuvent être graves lorsque l’on travail dans
un puits sous pression car :
 Il y aura un débit immédiat par le tubing.
 Suivant la cote de rupture, la garniture risque de se retrouve instantanément en
phase légère.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Les précautions à prendre lors d’un coincement sont :


1. Visser une vanner de sécurité sur le tubing.
2. Installer et fermer les deux jeux de cales mobiles.
3. Ne pas tirer à plus de 80% de la limite élastique. Tenir compte de la limitation due à
une pression annulaire (collapse).
4. Si l’on tente de tourner la garniture, il faudra veiller à ne pas appliquer un couple
supérieur au couple supérieur un couple de vissage du tubing.

Si les essais de traction ne donnent aucun résultat, on pourra envisager les solutions
suivantes :
1. Tuer le puits si possible (par circulation).
2. Détermination du point de coincement.
3. Coupe de tubing au-dessus du point de coincement.
4. Pose d’une bride plug.

I.3. L’ACTIVITE SNUBBING DANS LE CHAMP DE HASSI MESSAOUD :


I.3.1. Les différentes opérations réalisé par snubbing dans le champ de Hassi
Messaoud:
Au cours de sa vie, un puits producteur peut présenter différents problèmes, qui vont
empêcher la production ou favoriser la dégradation des équipements de fond (comme la
corrosion). Parmi ces problèmes on distingue (comme nous allons voir dans le chapitre
suivant), les problèmes liés aux différents dépôts tel que :

• Les dépôts de sels (principalement champ de HMD).


• Les dépôts de sulfate de baryum.
• Les dépôts de grés et de l’argile.
• Les dépôts d’asphaltenes.

L’intervention par Snubbing est l’une des techniques la plus efficace, pour remédier à
ses problèmes, par différentes opérations telles que [08] :

IAP- Boumerdès 28
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

a). Descente d’un concentrique dans le puits :


L’injection d’eau ou du gaz lift dans un puits nécessite une pipe concentrique (macaroni).
La procédure de descente d’un concentrique dans le puits est comme suit :

 Avant le montage de l’appareil Snubbing et la mise en service, il faut démonter la


vanne de sommet au-dessus de la croix de la tête de puits (vanne de curage) et mettre
à sa place (montage) de l’OCT + 1er vanne de curage + 2eme vanne (de l’appareil) +
le reste de l’appareil.
 Après teste à blanc et teste officiel des BOP’s et slips à 5 000 psi avec le contrôle de
l’équipement, il faut procéder comme suite :

1. Préparation du train d’injection (CCE) (enlever les protecteurs, nettoyage et


mesurage des tubings, porter les mesures sur une feuille de garniture)
2. Assemblage expandable plug si le puits est éruptif ou dans le cas contraire un
simple sabot + landing Nipple type ‘’J’’ (NO GO) au 1er tubing.
3. Mise en place des strippers et engager le train dans le stack BOP’s.
4. Maintenir le tubing avec le snub et fermer le BOP intermédiaire + égalisation
+ purge ;
5. Ouvrir la vanne de curage, égaliser et ouvrir le BOP intermédiaire ;
6. Descente, en snub, avec précautions, dans la tête de puits.
7. Continuer la descente en snub jusqu’au l’arrivée au point d’équilibre
8. Continuer la descente dans les éléments de fond (sièges) avec précautions
jusqu’au top fond.
9. Ajustage sabot à la côte voulue.
10. Siéger l’olive + teste d’étanchéité à 5 000 psi.
11. Si OK, visser les pointeaux de l’OCT.
12. Chasser l’expandable plug (cas puits éruptif).
13. Top DTM sur un autre puits.

Remarque : Pour chasser l’expandable plug on envoyant une bille à l’intérieur du CCE
puis il faut pompé plus du volume du CCE pour confirmer le passage.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

b). Nettoyage du fond de puits :


Les précipités dus à l’incompatibilité de l’eau de formation et l’eau injectée dans le fond
du puits entraînent un bouchage plus sévère que celui crée par le dépôt de sel. En effet, si
les dépôts de sel sont solubles dans l’eau, ce type de dépôt formé est insoluble en milieu
acide fort. D’une façon générale, c’est le problème le plus sérieux dans le champ de HMD.
La procédure de descente du train de nettoyage de fond par snubbing est :
1. Contrôle équipement Slips + BOP’s équipements BPV.
2. Préparation du train de nettoyage tubings (enlever les Protecteurs, Nettoyage et
mesurage des tubings, porter les mesures sur une feuille de garniture + mesurage du
train d'outil).
3. Assemblage outil (couronne ou autre) + 1ère BPV au 1er Tubing.
4. Mise ne place des Strippers et engager le 1er tubing dans le stack BOP’s au-dessus
de la vanne de curage.
5. Assembler la 2éme BPV + le Pup joint + landing nipple et les visser sur le 1er tubing.
6. Maintenir le tubing avec le Snub et fermer le BOP intermédiaire +
égalisation + purge.
7. Ouvrir la vanne de curage, égaliser et ouvrir le BOP intermédiaire.
8. Descente en Snub avec précautions dans la tête de puits.
9. Continuer la descente en Snub jusqu'à l'arrivée au point d’équilibre.
10. Continue la descente en Slip jusqu'à la cote d'éléments de fond.
11. Continue la descente avec précautions jusqu'au top sédiments.
12. Si on tope sur un élément de fond (ex : un siège), on descend avec
rotation (1/4 de tour).
13. Après le top sédiments mise en place de swivel + le flexible d'injection.
14. Purger la pression des Slips et débrancher les flexibles du Slip et Snub mobiles.
15. Tarer la pression de rotation et enlever la cale.
16. Suspendre le poids de la garniture à la table mobile.
17. Ouverture du puits sur torche ou sur séparateur.
18. Circulation au brut et descente en rotation, posé sur l'outil 1000 à 1500 Lbs.

IAP- Boumerdès 30
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

19. Chaque fin de journée faire une bonne circulation et remonter l'outil au-dessus des
éléments de fond pour éviter les risques de coincement.
20. Au début de la journée, retoper les sédiments et continuer le nettoyage en rotation +
circulation jusqu'au fond.
21. Faire une très bonne circulation et remonter le train de nettoyage.

Remarque : - Faire le contrôle de passage BPV chaque 1000 m


descendu avec le pompage d'eau.
- Après le nettoyage on possède à la remontée du train.

c). La neutralisation des puits :


Un puits producteur, dans la plus part des cas, doit être neutralisé avant d’effectuer les
interventions. La neutralisation consiste à mettre en place un fluide de contrôle d’une
densité égale ou légèrement supérieure à la densité d’équilibre de la pression de pores.
Le choix de la procédure de neutralisation sera déterminé en fonction :

 De type de fluide de formation.


 De la pression de pores.
 De la perméabilité de la formation.
 De l’état du casing et de tubing.
 De la pression de service des équipements en surface.
 Du type de complétion utilisée.
 De la possibilité de circuler en directe ou en inverse.

Les méthodes normalement utilisées pour neutraliser un puits producteur sont :


• La circulation (de préférence).
• Neutralisation par squeeze.
• Lubricate and bleed off.

IAP- Boumerdès 31
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

Avant d’entamer l’opération de neutralisation, les mesures de sécurités suivantes doivent


être prises :

1. Vérifier la fermeture de la vanne maîtresse supérieure.


2. Vérifier que la vanne de curage est fermée.
3. Connecter les équipements de surface.
4. Vérifier que la ligne de torche est en bon état.
5. Purger la ligne ; relier la tête de puits au manifold de surface.
6. Tester l’installation de surface.

La Procédure de neutralisation d’un puits est comme suit :

1. Préparer un volume suffisant de fluide de neutralisation dont le choix de la densité


du fluide se fait en fonction de la pression du gisement et la profondeur du puits.
2. Descente d'un train de neutralisation.
3. Calculer le volume du puits.
4. Dégorgement du puits sur torche.
5. Pompage du fluide de neutralisation à travers le CCE avec débit constant, en
utilisant la duse pour maintenir la pression de gisement stable.
6. Une fois le volume total du puits est pompé, ou on remarque la sortie du fluide de
neutralisation sur torche.
7. Fermer le puits et continue à pomper en squeeze de 5 à 6 m3 de fluide.
8. Laisser le puits fermé et en observation.
9. Ouvrir le puits sur torche et observation (Pt = 0 c.-à-d. puits neutralisé).

d). L’instrumentation :
Une instrumentation est un ensemble d’opérations, destinées à remettre un puits en état,
après un accident ayant causé une interruption du programme prévu.
Les cas d’instrumentation sont très nombreux et très différents les uns des autres.
Cependant, on peut les classer en 4 catégories :

IAP- Boumerdès 32
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

• Rupture de la garniture.
• Chute d’objets métalliques.
• Coincement de la garniture, comme dans notre cas, coincement du tubing 3 ½’’ après
avoir posé le bouchon de ciment au fond du puits en short radius.
En Snubbing l’opération la plus délicate n’est pas d’accrocher ou de dégager le poisson ;
mais de le sortir. Il faut donc bien étudier cette possibilité en adaptant l’équipement de
surface (BOP’s, ……..etc.) à la manœuvre.
La procédure générale d’une opération d’instrumentation est :
1. Faire un contrôle avec le Wire line afin de connaître la côte et le diamètre de la tête
du poisson.
2. Choisir l'outil de repêchage adéquat.
3. Si le poisson est coincé, prévoir un train de battage (jar et bumper - sub)
4. Assembler l'outil de repêchage a un train dont sa limite élastique est égale ou
dépasse la limite élastique du poisson.
5. Descente du train de repêchage jusqu'au Top de poisson.
6. Faire une circulation au dessus de la tête de poisson.
7. Contrôler le poids de la garniture, toper la tête de poisson et faire un repère
8. Coiffer la tête de poisson avec descente en rotation de % de tour si nécessaire.
9. Si le poids du poisson est négligeable, confirmer le repêchage par un pompage (si la
pression monte ça veut dire que le poisson est repêché).
10. Si le poisson est coincé faire un battage vers le haut et vers le bas jusqu'à
décoincement.
11. Remonter l'outil de repêchage au jour(ne pas utiliser la masse pour le dévissage des
tubings.
12. Décoiffer l'outil de repêchage.
13. Changement équipement des Slips + BOP’s si le diamètre du poisson est différent
du diamètre du train de repêchage.
14. Suite remontée du poisson jusqu'au jour.

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Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

e). L’acidification :
Le principe consiste à utiliser une solution d’acide chlorhydrique (HCL) dilué dans le but
d’attaquer chimiquement les composés calcaires et dolomitiques dans le réservoir en
élargissant les pores et les fissures et créant d’une porosité secondaire, augmentant de ce
fait la perméabilité de la roche.
Pour ralentir L’attaque des équipements métalliques – pompe, tubing, casing, on ajoute à
la solution d’acide un inhibiteur (environ 1 à 5 %). Cette inhibition est très importante, en
Snubbing, car l’opération est faite sur un puits actif et donc une attaque par l’acide des BPV
ou du tubing mettrait le puits en éruption sans possibilité de remonter la garniture.
Il arrive souvent que l’effet destruction de l’acide sur les parties métalliques n’apparaisse
que plusieurs jours plus tard, C’est pourquoi un contrôle rigoureux des macaronis doit être
fait après chaque acidification.

La procédure d’acidification est comme suit :


1. Prévoir une citerne d'acide HCL 15 % + un volume suffisant de brut pour la chasse.
2. Prévoir une unité de pompage en très bon état afin d'éviter toute panne au cours de
l'opération pour ne pas laisser 1' acide au fond du puits.
3. Descente du train de nettoyage classique équipé de BPV’s jusqu'à la cote voulue (ex:
au niveau des perforations).
4. Placer vanne de sécurité + flexibles d'injection.
5. Tester la ligne de pompage (pompe + vanne de sécurité) à 5000 Psi.
6. Injecter un volume d'acide HCL soit 3 m3 puis chasser avec un volume de brut égal
au volume intérieur du train.
7. Fermer le puits et attendre la réaction pendant 20 minutes.
8. Ouvrir le puits sur torche et chasser avec un volume important de brut.
9. Refaire l'opération plusieurs fois.
10. Fermer le puits et pompage de l'acide en squeeze chasser avec du brut en squeeze
puis attendre la réaction pendant 20 minutes.
11. Ouvrir le puits sur torche et chasser avec circulation au brut soient un cycle, afin de
s'assurer de la sortie de l'acide sur torche a remarqué la fumée jaune.

IAP- Boumerdès 34
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

f). Autres opération peuvent être assurées par Snubbing:


Il existe d’autres opérations réalisées par le Snubbing tel que :
• Démarrage d’un puits.
• Changement de tête de puits.
• Reforage d’un packer ou BRIDGE-PLUG.
• Chemisage d’un puits.
• Changement d’une complétion (Øtubing ≤ 5’’).
• Préparation d’un puits pour d’autre opération.

Remarque : Il faut noter bien que le nombre d’interventions varie selon chaque nature
d’opérations.

I.3.2. Développement de l’activité Snubbing dans le champ de Hassi Messaoud :


L’activité Snubbing sur le champ de Hassi-Messaoud n’a cessé d’évoluer depuis 1980
jusqu’à ce jour. Cette évolution est surtout provoquée par l’augmentation des puits équipé
en Gas-lift et des puits équipés pour dessalage ainsi que les deux effets conjugués sur
certains puits.
De 1980 à 1988, seules 04 à 05 unités évoluaient sur le champ totalisant un nombre
d’opérations de 40 à 50 par ans.
De nouvelles acquisitions ont eu lieux en 1989 et 1991 par ENSP passant de 04 à 07
appareils, permettant ainsi de réaliser 90 opérations. Devant cette période et malgré les
nouvelles acquisitions les performances étaient bien en deçà des optimums.
Dans les années 1993 et 1994, l’arrivée de HES/OTIS et CUDD PRESSURE
CONTROLE sur le champ de Hassi Messaoud a permis de résorber partiellement le
reliquat d’opération.
Les figures ci-dessous illustrent le développement du nombre d’appareils dans le champ
de Hassi Messaoud de l’année 1980 au 2007 ainsi que les sociétés participants [03].

IAP- Boumerdès 35
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

2007 0
7 8
2006 0
7 8
2005 2
7 10
2
2004 7 10 CUDD
2003 2
3 8
2002 2
2 9
2001 2
2 10
2
2000 2 10
1999 2
2 8
2
1998 2 7
2
1997 2 7 HWC
2
1996 2 7
1995 2
2 7
2
1994 2 7
1993 0
2 8
1992 0
1 6
1991 0
1 7
0
1990 1 7 OTIS
1989 0
1 7
1988 0
1 5
1987 0
0 5
0
1986 0 5
1985 0
0 5
0
1984 0 4
0
1983 0 4 ENSP
0
1982 0 4
1981 0
0 4
0
1980 0 4
0

10

11

Nombre d’appareils

Fig. I.7. Nombre d’appareils « SNUBBING » dans le champ de Hassi Messaoud par
sociétés participants.

IAP- Boumerdès 36
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

20 19 19
18 17 17

16
14 14
14 13 13
12
11 11 11 11 11
Nombre d’appareils

12
10
10
8 8 8
8 7
6
6 5 5 5
4 4 4 4 4
4

0
198 0
198 1
198 2
198 3
198 4
198 5
198 6
198 7
198 8
198 9
199 0
199 1
199 2
199 3
199 4
199 5
199 6
199 7
199 8
199 9
200 0
200 1
200 2
200 3
200 4
200 5
200 6
200 7
Années

Fig. I.8. Evolution de nombre d’appareils « SNUBBING » dans le champ de HMD.

En ce qui concerne le plan de charge (nombre des opérations snubbing) et les vitesses
moyennes de manœuvre (descente et remontée) du train snubbing, les histogrammes ci-
dessous illustrent bien l’évolution annuelle des réalisations snubbing ainsi que
l’amélioration des vitesses des manœuvres dans le champ de Hassi Messaoud.
De l’année 1990 les activités snubbing cannaient une évolution rapide (de 39 opérations à
277), sauf les années 2002 et 2003 où on perçoit une baisse d’activité qui est peut être due à
une insuffisance de nombre d’appareils disponibles.
L’évolution de la vitesse moyenne des manœuvres connait une augmentation
significative à partir de l’année 1991 jusqu’à 1996, puis une stabilité jusqu’à l’année 2007
[03].

IAP- Boumerdès 37
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

300 277
261
249
250
222 223
Nombre d’operations

207
200
175 181
180 188
164
177
150 136
160
110
100 89
69
47 86
40 42 35 46
50 35 34
20
40 39
0
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
07
juin-
Années

Fig. I.9. L’évolution des réalisations snubbing annuelles.

600
Vitesses moyennes de manœuvre (m/h)

475 473 480 482 485 485


500
450
475 483 485 485
463 465
400
360

280 289 276


300 268 270 260 275
300
270 280
269 263 268
200
175
100

0
1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007

Années

Fig. I.10. Evolution de la vitesse des manœuvres du train Snubbing.

IAP- Boumerdès 38
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

I.3.3. Fréquence d’intervention par snubbing :


La fréquence d’intervention par snubbing varie d’une zone à une autre. Les zones les plus
touchées sone celles qui produisent l’eau de Cambrien riche en sulfate de baryum. Le
tableau suivant récapitule cette fréquence entre les années 1990 et 2007 pour les différentes
opérations Snubbing [03].

Années Changem, Nettoya Equipé Remont/Déscent Divers Total


CCE Nouv. puits

1990 24 2 6 5 2 39

1991 40 11 23 15 0 89

1992 40 13 17 10 6 86

1994 42 6 48 31 9 136

1995 57 17 42 30 18 164

1996 71 4 77 20 3 175

1997 66 6 49 46 14 181

1998 72 13 50 40 5 180

1999 96 12 64 39 11 222

2000 99 14 50 34 26 223

2001 105 9 50 26 17 207

2002 68 11 44 22 15 160

2003 94 5 40 18 20 177

2004 159 12 32 23 23 249

IAP- Boumerdès 39
Chapitre I. Généralités sur les opérations d’intervention sur puits : Le «SNUBBING»

2005 88 55 81 54 16 294

2006 121 24 32 37 15 229

2007 46 10 12 8 4 80

TOTAL 1288 224 717 438 204 2871

Tab. III.1. Fréquence d’intervention par opération snubbing dans le champ de HMD.

Remonté/Déscente Divers Changement CCE


15,25% 7,1% 45%

Équipement nouv puits Nettoyage


25% 7,8%

Fig. I.11. Répartition en pourcentage des opérations d’intervention snubbing.

Remarque: L’opération changement concentrique est souvent combinée avec l’opération


nettoyage.

IAP- Boumerdès 40
Chapitre II :

LA PRODUCTIVITE DES PUITS LIEE A


LEURS ENDOMMAGEMENTS
DANS LE CHAMP DE HASSI
MESSAOUD
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

II.1. DESCRIPTION GENERALE DU CHAMP DE HASSI MESSAOUD :


Le champ de Hassi Messaoud représente l’un des champs les plus complexes du monde.
Durant l’histoire géologique, ce champ a subit d’une part une évolution tectonique intense
caractérisée par des phases compressives et distinctives. D’autre part, par la transformation
diagénétique dans le réservoir lors de son enfouissement au cours du temps géologique,
jusqu’à ce que le gisement a pris forme tel que représentée par la configuration actuelle. Ces
évènements peuvent quelques fois améliorer les paramètres petrophisiques comme ils
peuvent les détériorer.
Le champ de Hassi Messaoud se situe à 850 km Sud–Sud Est d'Alger et à 350 km de la
frontière tunisienne Sa localisation en coordonnées Lambert Sud Algérie est la suivante : de
[790.000 à 840.000] Est et de [110.000 à 150.000] Nord. Il occupe la partie centrale de la
province triasique. Par sa superficie et ses réserves, il est le plus grand gisement de pétrole
d'Algérie. C’est un réservoir très épais de grès couvrant une aire de 2000 km2. C'est un
anticline aplati et son endroit est sur le nord de l'altitude EL-Biod-Hassi-Messaoud
constituée par un ordre des horsts et des grabens contenus par des défauts dans une direction
de submeridiene. Les défauts sont en général SSW à NNE orienté et couvrent toutes
couches du réservoir producteur ; le Cambro-Ordovicien.
Le réservoir producteur, qui se produit à une profondeur moyenne de 3400 m. De bas en
haut, le réservoir cambrien est divisé en quatre niveaux lithologiques R3, R2, Ra, D5 pour
les grés de Hassi Messaoud et le Ri pour les grés d’El-Gassi. Chaque niveau est subdivisé
en drains qui sont caractérisés par les propriétés pétrophisiques variables (porosité y
compris, le taux d’argile et perméabilité) [02]; [09].

a). Niveau R3 :
Il se caractérise par :

• Une épaisseur maximale non érodé de 270 m ;


• Du sable et du gravier et autres minéraux tel que le feldspath, le mica, la sidérite ;
• De 30% d’argiles (illite et kaolinite) en moyenne ;
• Il est très peu perméable.

IAP- Boumerdès 41
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

b). Niveau R2 :

Il se divise en deux sous niveaux : le sous niveau R2C, et le sous niveau R2AB. Le
niveau R2 se caractérise par :

• Une épaisseur moyenne non érodée de 80 m ;


• Des grains d’une sphéricité améliorés ;
• De 17 % d’argiles en moyenne ;
• Une perméabilité améliorée dans le R2AB.

c). Niveau Ra :

Il se caractérise par :

• Une épaisseur moyenne de 120 m ;


• Une unité de sédimentation décimétrique à stratification oblique, organisée en
structure sédimentaire d’épaisseur métrique en forme de gouttières ;
• La direction des courants est sud-ouest Nord-Est ;
• De 5 à 15 % d’argiles (illite et surtout kaolinite.) ;
• Les couches sont constituées d’une succession de dépôts de sable grossier et bien
classé à faible teneur en argile et de dépôts de sable plus fin moins classé avec
intercalation d’argiles (silts) discontinues ;
• La compaction des sédiments, la dissolution puis le dépôt de la silice ont réduit la
perméabilité et la porosité à leur valeur actuelle ;
Ce niveau (Ra) se divise à son tour en 3 zones de sédimentologies :
 Zone I (grossier inférieur) subdivisée de bas en haut :
- Drain D1 ;
- Drain ID (l’Inter Drain.) ;
- Drain D2.
 Zone II (Fine intermédiaire) ou aussi drain D3.
Zone III (grossière supérieure) ou drain D4.

IAP- Boumerdès 42
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

d). Niveau RI (D5) :

Il se caractérise par :

• Une épaisseur moyenne non érodée de 45m ;


• Un dépôt sur le Ra après une période d’érosion qui a pu éliminer le D4 à l’est et
au sud-est du champ ;
• De 30% d’argile environ ;
• Une faible taille des grains ;
• Une bonne continuité des couches ;
• Une faible perméabilité.

RESERVOIR STRUCTURE

Trias Ordovicien Cambrien

Trias Salt Hamra Quartz Zone de Passage

Trias Shale Atchane SAndstone

West Trias Sandstone East


El Gassi Shales

Ra
Ri

R2
BASEMENT R3 ZP

Fig. II.1. Carte structurale du réservoir [02].

IAP- Boumerdès 43
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Actuellement le champ se compose d'environ 25 zones séparées qui ont les propriétés
petrophisiques distinctes. En outre tout puits existant en dehors des frontières connues par
zones est recueilli et divisé en Hors Zone Nord (HZN) et Hors Zone Sud (HZS). La plupart
des zones sont sous pression entretien au moyen d'injection de l'eau ou de gaz. Sonatrach
prolonge actuellement l'entretien de pression pour couvrir le champ entier. Il est important
de noter que la subdivision actuelle n’est pas satisfaisante car une même zone peut être
divisée en sous zones. (Ex : 1a, 1b, 1c) [02]; [09].

II.2. LES ENDOMMAGEMENTS LIES À LA LIAISON COUCHE-TROU :


Le champ de Hassi Messaoud fut découvert en 1956 et mis en production en 1958.
Actuellement on compte environ 1300 puits forés :
975 puits verticaux ;
159 puits horizontaux ;
164 puits repris en Short Radius.

II. 2.1. La liaison couche trou dans le champ de Hassi Messaoud :


a). Liaison couche trou dans les puits verticaux :
Pour les 975 puits verticaux on compte :
233 puits en découvert ;
359 puits en Liner crépine ;
295 puits en Liner Cimenté Perforé ;
84 puits en Liner Mixte [11].

b). Liaison couche trou dans les puits horizontaux et short radius :
On distingue quatre types de liaison couche trou:
 Pour les 159 puits horizontaux on compte :
78 puits en découvert ;
61 puits en LPP «Liner Pré-Perforé»;
17 puits en Mixte (ECP « External Casing Packer » + LPP) ;
03 puits en Mixte (ECP + OH «Open Hole») [11].

IAP- Boumerdès 44
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

 Pour les 164 puits repris en short radius on compte :


68 puits en découvert ;
65 puits en LPP ;
09 puits en Mixte (ECP +LPP) ;
04 puits en Mixte (ECP + OH) ;
11 puits en double drain OH ;
07 puits en double drain LPP [11].

c). Différentes complétions de production :


Tubing 4"1/2 ;
Tubing 3"1/2 ;
Tubing 2"7/8 ;
Tubing mixte 5"x4"1/2 ;
Tubing 4"1/2 cimenté (problème du CaCl2) [11].

d). Complétions équipées avec un concentrique « CCE » :


Cette section couvre une description en termes de type et nombre de puits et de
complétion. Cette dernière s’étend du trou ouvert, liners crépines, liner mixte aux casings ou
liners cimentés perforés ; avec ou sans pipes concentriques (voir figure II.2).
Parmi les 1300 puits dans le champ de Hassi Messaoud ; environ 400 puits sont équipés
de concentrique, (qui couvrent plus de 60 % de la production journalière du champ) afin
d’assurer :
 L’injection d’eau pour le dessalage.
 L’injection de gaz pour gas-lift.
La répartition géographique des puits équipes de «CCE» est comme suit :
200 puits dans la zone Sud ;
193 puits dans la zone Nord.
En général ces concentriques qui ont des diamètres varie entre : 1"660 ; 1"900 et 1"315
doivent être changés tous les deux ans (entretien préventif) [02] ; [10].

IAP- Boumerdès 45
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Fig. II.2. Les différentes liaisons couche trou dans les puits verticaux [11].

Fig. II.3. Les différentes liaisons couche trou dans les puits horizontaux [11].

IAP- Boumerdès 46
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

II.2.2. Problèmes liés à l’exploitation du puits au niveau de la complétion :


Les principaux problèmes rencontrés dans le champ de Hassi-Messaoud au niveau de la
complétion sont [12].
 Dépôts de sel.
 Dépôts de sédiments.
 Dépôts d’asphaltene.
 Dépôts de sulfate de baryum (BaSO4)
 Percée d’eau ou de gaz.
 Problèmes mécaniques liés aux équipements de puits (Communication entre tubing
et casing, déboîtement ou collapse du tubing, ..).
 Endommagement par les fluides de forage ou de reprise.
 Éboulements.

Pour l'identification des ces endommagements la classification des complétions est


importante car chaque type de complétion sera associé à un type particulier des
endommagements dans un emplacement spécifie.
Par exemple [02]:

 Les liners crépines fournissent un meilleur environnement pour le développement


des dépôts et l'accumulation des argiles et des particules fines.

 La présence des pipes concentriques indique que la zone est sous l'injection continue
de l'eau pour dissoudre le sel ou sous gaz lift. La pipe concentrique fournira un
environnement approprié pour les dépôts, les asphaltenes, etc… à se déposer.

 D'autre part, les complétions en trous ouverts (Open Hole) sont connues pour fournir
encore un meilleur environnement pour des argiles et l'accumulation de particules
fines, et dans certains cas le développement des différents dépôts.

IAP- Boumerdès 47
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Open Hole Tubing/casing cimenté perforé Cripines

L’Intervale d’endommagement

Fig. II.4. Les intervalles d’endommagements affectant les types de complétion [12].

Egalement, savoir le nombre de puits avec différents types de complétion dans chaque
zone est une manière de mesurer l'intensité des tendances ou des problèmes particuliers.
Sonatrach est actuellement en cours de normaliser la complétion par liners cimenté
perforés dans le champ car on s'est avéré qu'est la plus approprié aux conditions de champ.
La figure suivante (Fig. II.5) illustre les données concernant les types de complétions et
leur nombre correspondant de puits dans chaque zone, sous forme d’histogrammes [02].

IAP- Boumerdès 48
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

45

40

35

30
Nombre du puits

25

20

15

10

0
1a

1c
1b

HZS
2
3
4
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
19

23
24
25
2 0a
2 0b
2 ex

..
Zones
Liner cripine Open Hole Liner mixte Liner perforé

Fig. II.5. La répartition par zone des différentes complétions en nombre du puits dans le
champ de Hassi Messaoud [02].

L’histogramme présenté ci-dessous (Fig. II.6) nous expose la distribution par zones du
nombre des puits producteurs d’huile équipés et non par les pipes concentriques (CCE) dans
le champ de Hassi Messaoud.
La première analyse montre que, par rapport au nombre total des puits producteurs
d’huile (environ 900 puits), 35 % des ces puits sont équipés par les pipes concentriques.
Donc la complexité des problèmes liés à l’exploitation du champ réside dans le fait que la
plupart des zones dans le champ sont sous l'injection de gaz ou d'eau pour l'entretien de
pression (Endommagements induits). Il existe aussi des zone qui sont soumis réellement
sous les deux types d'entretien de pression (ex : zones 1b ; 2 ; 4 ; 14, HZN) et une seule zone
qui n’est soumis à aucun entretien (HZS).

IAP- Boumerdès 49
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

60
55 55
51
48
50 47
43
40
40
Nombre du puits

30 31 29
28 28 28
30 27 26 26

20 19 18 20 19 20
20 18

13
11 10
8
10

Zones

Total puits producteurs d’huile. Puits d’huile sans CCE. Puits d’huile avec CCE.

Fig. II.6. La répartition par zones des puits producteurs d’huile avec et sans CCE [02].

II.3. PROBLEMES LIES À L’EXPLOITATION DES PUITS DANS LE CHAMP DE


HMD :
II.3.1. Introduction :
Le champ de Hassi Messaoud, une fois d'abord découvert vers la fin des années 50 a eu
une pression élevée de réservoir plus de 450 Kg/cm2. Avec la production, la pression a
diminué et au fur et à mesure de l’épuisement de l’énergie de gisement, un concentrique est
installé dans plus de la moitié des puits producteurs afin d'injecter le gaz pour les besoins de
gas lift, ainsi l'injection d'eau douce traitée pour les problèmes de dépôts de sels (Zones
Sud-Est) qui viennent de la formation, provoquant le bouchage et la corrosion des
installations.

IAP- Boumerdès 50
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Etant donné que l'eau injectée n'est pas compatible avec l'eau de formation, il se produit
des nouveaux dépôts (ex : Sulfate de baryum). Ces dépôts sont très difficiles à éliminer
malgré l'injection des inhibiteurs. L'injection d'eau se fait en continu pour les puits à forte
salinité, pour le cas contraire un bouchon est suffisant.
Les percées de gaz et d'eau dans les zones soumises à l'injection réduisent
considérablement l'index de productivité surtout les puits en percés d'eau qui nécessite un
investissement supplémentaire (gas-lift). Les percées de gaz sont moins dramatiques
seulement des pertes de charges supplémentaires dans les collectes [02].

II.3.2. L’effet des endommagements sur la productivité des puits d’huiles :


La cause principale de la baisse de la productivité des puits d’huile (Issues du puits et/ou
du réservoir) est la diminution de l’énergie pour produire l’huile. Cette énergie qui est
indiquée par [12]:

Débit de la production = (Indice de productivité) * (La pression drawdown)

La chute dans la pression drawdown est causée par (Fig. I.7) :


La perte en pression de réservoir.
La haute pression aux abords puits (Wellbore).

La connaissance de l’indice de productivité (IP) et l’équation de Hawkins est essentielle


pour comprendre l’effet de l’endommagement de la formation sur la productivité des puits
d’huile. L’équation d’IP est :

q 0.00708 k h
IP = 0
= 0

∆P
µ B  ln r r + S
0 0
e

w


IAP- Boumerdès 51
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

q0 : débit d’huile (bbl/j). µ0 : viscosité d’huile (cp).


∆ P : pression drawdown (psi). K0 : perméabilité (md).
Re : rayon de drainage (ft). h : hauteur du réservoir (ft).
Rw : rayon du puits (ft). S : skin total.

Pression de reservoir;
Pr

Prssion Drawdown :
∆P = (Pr- Pwf)

Pression aux abords


puits; Pwf

Fig. II.7. Explication schématisée de la pression drawdown.

La chute dans l’indice de productivité est causée par :


 Une diminution dans la saturation d’huile et augmentation dans celle d’eau et du
gaz.
 Une augmentation de la viscosité d’huile (Perte des composants légers).
 Une pauvre isolation des zones.
 Une augmentation du skin aux abords du puits (Endommagements par dépôts).

Le skin total est un terme utilisé pour estimer la perte de charge supplémentaire aux
abords du puits, cette perte de charge est causée par l’endommagement de la formation et
par d’autres pseudo-skins. La valeur du skin total est déterminée à partir des testes de
production. Le skin est positif dans le cas où la formation est endommagée et négatif dans le
cas des formations stimulées par fracturation ou naturellement fissurées [12].

IAP- Boumerdès 52
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

II.3.3. Identification et analyse des endommagements de type dépôts liés au champ du


Hassi Messaoud :
Sur n'importe quels puits d’huile ou de gaz, des affaiblissements naturels ou induits de la
productivité peuvent se développer dans le réservoir, dans le secteur des parois ou abords de
puits, dans les perforations, dans les fractures communiquant avec les abords du puits, dans
la complétion ou dans les tubings de production. Les endommagements naturels se
produisent en tant que réservoir produit, alors que les endommagements induits sont le
résultat des opérations externes et des fluides dans le puits.
Ces dommages peuvent être caractérisés par deux paramètres importants ; leurs
compositions et endroits. Ces deux paramètres déterminent les caractéristiques du fluide de
traitement et de la technique employés pour les enlevés.
Le déclin de la pression du réservoir aggravera quelques types d’endommagements de
formation comme les dépôts organiques et inorganiques. En outre le déclin de pression
introduira à l'endroit de dépôt beaucoup plus près de la formation productrice et dans peu de
cas dans le réservoir lui-même. Dans d'autres cas la pression de réservoir peut chuter au-
dessous de la pression de point de bulle et pose des problèmes additionnels tels que le
comportement biphasé et le GLR accru etc… [02].

Les causes major des ces endommagements sont de type [12]:


Mécaniques : (Migration fine d’argile, entrée des solides externe, réduction de la
perméabilité relative, contraintes géomècaniques, …),
Chimique : (Adsorption chimique, émulsion, interactions fluide-roche, changement
de mouillabilité, interactions fluide-fluides : précipités organiques et
inorganiques ; scales ; paraffines ; asphaltenes ; hydrates.
Biologique : (Bouchage, corrosion, génération d’H2S) et,
Thermique : (Transformations minérales, dissolutions et reprécipitation, migration
des fines, ...).

IAP- Boumerdès 53
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Le diagramme ci-dessous illustre bien les endommagements les plus communs dans le
champ de Hassi Messaoud. Bien que les catégories des endommagements (formation et
Pseudo skin) existent dans le champ.
La discussion dans cette section se concentrera sur les endommagements de formation
(en particulier les différents types de dépôts).

Fig. II.8. Diagramme des endommagements les plus communs dans le champ
de Hassi Messaoud [02].

IAP- Boumerdès 54
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Les endommagements de formation (de type dépôts organiques et inorganiques) les plus
manifestés dans le champ de Hassi Messaoud sont :

1). Les dépôts inorganiques de sel :


La précipitation du sel des fluides de formation, du brut et de l'eau dépend des
changements de la température et de la pression liée à la production. Une telle précipitation
de sel a comme conséquence le bouchage grave des liners cripine, les perforations aussi
bien que la matrice de formation causant une baisse dans la production. Bien que le dépôt de
sel puisse être facilement combattu en injectant l'eau douce par la pipe concentrique, ceci
mène réellement à des autres dommages (formation d'autres types de dépôts calcaires
«Scales») dus à l'incompatibilité des eaux de réservoir et d’injection. En outre l'effet de
refroidissement dû à l'injection continue de l'eau aidera le processus de précipitation.
Les sels tels que le chlorure de sodium (NaCl) ne sont pas considérés dans la même
catégorie que des calcaires. Cependant, il y a des champs qui produisent l'eau saturée avec
du chlorure de sodium. Le refroidissement de ces liquides pendant qu'ils sont produits vers
le haut du puits peut causer le même type de calcaire avec du sel qui précipitera à l'extérieur
et peut même bloquer le tubing [02] ; [12].

2). Les dépôts inorganiques de calcaire «scales» :


Les dépôts «scales» sont l'un des problèmes les plus sérieux dans le champ de Hassi-
Messaoud. C’est un assemblage des dépôts qui peut se développer dans les pores de
formation proche aux abords de puits ce qui va réduire la porosité et la perméabilité de la
formation ainsi que peut bloquer aussi l'écoulement en durcissant et bouchant des
perforations ou formant une doublure épaisse dans les tubings de production. Comme ils
peuvent également enduire et endommager les équipements de complétion de fond.
La plupart des dépôts « scales » trouvée dans les champs d’huile forment soit par la
précipitation directe de l'eau qui se produit naturellement dans la roche réservoir, ou comme
résultat de l'eau produit en raison de devenir sursaturé avec des composants calcaires quand
deux eaux incompatibles se mélangent dans le fond du puits.

IAP- Boumerdès 55
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Les effets des dépôts scales peut être dramatique et immédiat : « dans la mer du nord par
exemple, et dans le champ de Miller, des ingénieurs ont été choqués à voir la chute de
production de [4770 m3/d] à zéro dans juste 24 heurs. Les coûts peuvent être également
énormes [02] ; [13].

a). Source et formation :


Savoir les conditions qui mènent à la disposition des scales et quand et où elle se produit
aides à la compréhension comment les enlever et prévoir des traitements d’intervention
pour restaurer à long terme la productivité du puits.
Dans les gisements d’huile, l'eau a une importance primaire, Puisque les dépôts calcaires se
produiront seulement si l'eau est produite ou circule. Pour cela toutes les eaux utilisées dans
des opérations puits peuvent être des sources potentielles de dépôts « scales », y compris le
filtrat de l’eau débordé de complétion, workover ou des fluides de traitement. L'occurrence
de ces dépôts « scales » est donc prévisible en comparaison entre la composition des
différentes eaux qui opère les réactions chimiques possibles, par conséquent le type de
scales. Par conséquent, la réduction de ces dépôts est liée directement à la réduction de
production ou d’injection de l'eau.
L'eau agit en tant qu'un dissolvant pour beaucoup de matériaux et porte souvent de
grandes quantités de minerais de graduation. Les eaux de saumure existent dans un état
d'équilibre avec des sels normaux trouvés dans les formations de réservoir contenant le
pétrole et le gaz. L'eau entrant des puits injecteurs et des aquifères normaux a dissous tous
les minerais qu'elle peut se tenir à la température et à la pression de réservoir, par
conséquence, elle peut être saturée avec un ion donné (Tab. II.1) (chlorure, calcium, sulfate,
etc.) ou le gaz dissous (CO2) mais aucun tartre ou dépôt peuvent ne pas être au
commencement évidents en raison des conditions existants d'équilibre.
Au début de la production de pétrole ou de gaz, les changements se produisent dans
l'environnement de fond perturbe cet équilibre. Quand un puits est foré, les fluides et les gaz
se précipitent dans le puits causant une chute de pression au moment où l'entrée dans le
puits et même près du puits dans la formation.

IAP- Boumerdès 56
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

La température des fluides produits change nettement pendant qu'ils relèvent le puits
après une solution sortie par gaz dissoute plus fraîche de formations de roche et les
changements de pH.
Plus tard dans la vie du champ, les eaux débordées présentent l'eau avec des
concentrations et des températures déférentes en ion, qui perturbe également l'équilibre de
l'eau dans le réservoir. N'importe lequel de ces changements crée les conditions qui sont
favorables pour une précipitation des sels ou des «scales» en d’hors de la solution.
Les principaux facteurs pour causer la précipitation de ces dépôts sont des changements
de la température, de pression, du pH et de la concentration de TDS (solides dissous par
total «solubilité»), voir le tableau II.1.
Par exemple, une augmentation de la température augmente la chance de la précipitation
pour le carbonate de calcium. Une diminution de TDS (c.-à-d., une fois dilué avec de l'eau
moins salin) augmente la chance de la précipitation du sulfate de baryum [01]; [16].

Scales Température Pression pH TDS Autres

CaCO3 Augmente Diminue Augmente Diminue ***


Augmente (au- mélange
CaSO4 dessus de 96°F) Diminue *** Diminue des eaux
mélange
BaSO4 Diminue Diminue Diminue des eaux

NaCl Diminue *** *** *** ***

Tab. II.1. Les facteurs effectués la précipitation pour les principaux dépôts Scales [16].

IAP- Boumerdès 57
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Le tableau ci-dessous montre les différences spécifiques dans les concentrations en ion
trouvées en eau de formation et eau d’injection dans le gisement de Hassi Messaoud.

TURONIEN ALBIEN CAMBRIEN


Ions (L'eau d'injection) (L'eau d'injection) (Réservoir)

CO3H- 450 170 0

Cl 119000 420 210000

SO4- - 1900 600 0

Ca++ 8100 210 36000

Mg++ 2500 70 6500

Ba++ 0 0 800

Na++ 69840 250 80000

Fe+++ 0 0 3200

pH 6.1 7.1 3.6

Densité à 25°C 1.210 1 1.232

H2 S 97 0 0

CO2 275 - -

O2 0 0 0

Profondeur (m) 80-900 1050-1350 3300-3400

Tab. II.2. Composition des eaux d’injection et de réservoir [02].

IAP- Boumerdès 58
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

b). Type :
Les scales, juste comme le calcaire trouvé dans la tuyauterie à la maison, peuvent être
déposées tout le long le chemin de l'eau, de puits injecteurs à travers le réservoir aux
équipements de complétion et de surface.
Les types les plus communs des scales sont les sulfates de baryum (BaSO4) et les sulfates de
calcium (CaSo4). En outre les Carbonate de calcium (CaCo3) et les Carbonate de fer
(FeCO3) peuvent être trouvés dans certaines zones [16].

 Le carbonate de calcium (CaCO3):


Est toujours trouvé dans l'eau comme bicarbonate plus soluble de calcium, Ca(HCO3)2.
La solubilité de l'ion de bicarbonate s'abaisse avec l'augmentation de la température et est
directement proportionnelle à la quantité d'anhydride carbonique dans l'eau.
L'augmentation de la température ou la réduction de pression relâche l'anhydride
carbonique, qui cause la précipitation.
La conversion du carbonate de calcium de l'ion de bicarbonate est montrée par la réaction
suivante.

Ca (HCO3)2 + échauffement (ou perte de pression) CaCO3 + CO2 + H2O

 Le sulfate de calcium (CaSO4):


Est généralement connu comme gypse. Sa solubilité augmente avec la température
jusqu'à 96°F (35,6°C) et puis diminue aux températures au-dessus de cela. Comme le
carbonate de calcium, la précipitation de sulfate de calcium est plus mauvaise dans les
endroits des chutes de pression. La solubilité de sulfate de calcium augmente en fonction
d'augmenter la concentration totale en matières solides dissoutes.
Une source courante de développement de gypse vient de mélange de deux eaux, où
l’un a une concentration élevée en calcium et l'autre une concentration élevée en sulfate,
ceci peut se produire quand les eaux de traitement ou d'injection sont sensiblement
différentes des eaux naturelles de réservoir, ou quand une eau différente est introduite par
une fuite ou un canal derrière le casing.

IAP- Boumerdès 59
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

La réaction donnante droit pourrait se produire comme suit (arrosez A contenant le


CaCl2 mélangé avec de l'eau B contenant le Na2So4 produit l'écaille plus le sel.

Ca2+Cl2- + Na2+(SO4) 2 - CaSO4 + 2Na+Cl-

 Sulfate de baryum (BaSO4) :


Quelques saumures de gisement d’huile contiennent les sels de baryum qui ont une
solubilité très limitée et qui augmente avec la température. En raison de la solubilité
limitée du sulfate de baryum, il est rare de trouver un baryum contenant de l'eau simple et
des ions de sulfate. Quand les deux ions sont présents, il est presque toujours dû à un
mélange de deux eaux supplémentaires.
Dans un puits profond et chaud, si contenant de l'eau aussi peu que 2 à 3 mg\l BaSO4
dans le puits, le calcaire précipitera à l'extérieur si l'eau est produite vers le haut de trou et
la température baisse. Le scale est déposée dans le tubing de production. La chute de
pression peut également produire le sulfate de baryum.

c). L’identification et la localisation des dépôts «scales» :


L’identification de l'endroit et de la composition du dépôt « scale » est la première étape
pour concevoir un programme rentable de réparation. Pour les tubings de production, les
scales peuvent se produire comme une couche épaisse adhérée à l'intérieur du tubing. Il est
souvent des centimètres profondément et a des cristaux montés jusqu'à 1 centimètre ou plus
grand.
L'effet primaire de développement des scales sur le tubing est la diminution du taux de
production par l’augmentation de la rugosité de surface à l’intérieur des tubings et la
réduction de l’espace de circulation. De ce fait la pression de circulation monte et la
production chute.
Si la croissance des précipités augmente, alors l’accès au fond du puits devient
impossible, et à la fin le dépôt développé bloque la circulation du flux de production par le
tubing.

IAP- Boumerdès 60
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

L'endroit des dépôts scale dans le tubing peut se changer de fond, des perforations à la
surface où il contraint la production par des restrictions de tubing, mamelons (Nipple)
bloqués, poissons, soupapes de sûreté et le CCE du gaz-lift. Les dépôts scale sont souvent
déposés en couches et parfois couverte d'enduit cireux ou d'asphaltene (insertion). La piqûre
de corrosion et la corrosion sur l'acier peuvent se développer sous les scales due aux
bactéries et au gaz acide, diminuant intégrité d’acier (Fig. II.9) [16]; [01].

Changement de la
Déposition de scale dans le tubing
pression à la valve CaCo3
de securite

Tubing en acier Gaz-lift

Couche de FeS2

Couche de BaSO4
CaCO3 +
Sous dépot de poisson
corrosion Poisson
cimenté
Couche
d’asphaltene
Corrosion par Croisement CaCo3
piqueur d’ H2S des tubings
Couche CaCO3

Couche de cire

Flux du production
BaSO4 sur les perforations,
abords puits ou cripine.

Fig. II.9. La localisation des dépôts «scales» dans le tubing [01].

IAP- Boumerdès 61
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

Dans le cas des puits injecteurs d’eau l’endommage par dépôts «scales» est
habituellement provoqués par la température d’activation d’auto-deposition des «scales»
pour l'eau d'injection. En outre, un mélange incompatible peut se produire dans les abords
puits quand l'eau d'injection entre en contact avec soit l'eau normale de formation ou
saumure de complétion (voir fig. II.10). Ce problème est limité aux premières phases de
l'injection, mais, quand l'eau d'injection est entrée en contact incompatible dans la zone des
abords puits, des dépôts «scales» sont formées, ce qui peut diminuer la perméabilité de la
formation et réduire l'efficacité de l'eau utilise comme méthode de récupération [01].

L’eau d’injection

Zone d’endommagement par


“scales”

Flux d’injection

Perforations

Fig. II.10. L’endommagement par «scales» dans les puits injecteurs d’eau [01].

IAP- Boumerdès 62
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

3). Les Dépôts organique d'asphaltenes :


Sont des matériaux organiques se composant des composés annelés aromatiques et
naphténiques contenant des molécules d'azote, de sulfure et d'oxygène. La fraction
d'asphaltenes du brut est définie comme partie organique de l'huile qui n'est pas soluble
dans les dissolvants à chaîne droite tels que le pentane ou l'heptane. Les composants des
matériaux asphaltiques sont classifiés par leurs propriétés physiques. Les résines neutres
sont solubles en huiles de pétrole comprenant les fractions C5 tandis que les asphaltenes
sont insolubles en éther léger d'essence et de pétrole.
Les dépôts d'asphaltenes pris des chaînes de caractères de forme de tubing sont les
solides durs, cassants, foncés, noirs, secs de l'apparence semblable au charbon et tout autre
bitume. Il est très difficile de retirer ces gisements d'un système parce que les méthodes
thermiques normales de pétrole chaud ou d'eau sont habituellement totalement inutiles. La
dépose est limitée aux exécutions mécaniques pénibles de découpage ou le dissolvant
imbibe des techniques. Les précipités d'asphaltenes sont dus à la chute de pression, au
cisaillement (flux turbulent), aux acides, anhydride carbonique dissous (CO2), condensat
injecté, mélange de pétroles bruts incompatibles ou d'autres conditions ou matériaux qui
cassent la stabilité de la dispersion asphaltiques. Par exemple, dans la matrice acidifiant, les
ferreux favorisent en solution la précipitation des dépôts d'asphaltenes.
Malgré que la teneur des asphaltenes soit faible (0.15%), des problèmes virulents
apparaissent dans les zones Sud-Ouest du champ [02] ; [18].
Les dépôts d'asphaltenes sont très commun dans les zones 1a, 1b, 1c et 2 qui posent un
problème sérieux de production de dépôts d'asphaltenes typiquement dans le tubing, sur les
perforations et dans la formation. Bien que les mécanismes du dépôt d'asphaltenes soient
nombreux et complexes ; les facteurs suivants ont été remontés par des experts dans
l'industrie pétrolière pour expliquer ce qui pourrait faire floculer les asphaltenes :

• Asphaltenes déposera n'importe où en raison du changement de la température ou


de la pression, en particulier quand la pression est au-dessous du point de bulle du
brut produit,

• Sa déposition est à partir de la formation à travers le tubing,

IAP- Boumerdès 63
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

• Insoluble en alcanes, pentane, hexane, heptane


• Soluble en composés aromatiques, benzène, xylène.
• Les asphaltenes ne fondent pas mais se décomposent à la température au-dessus de
302°F (150°C),

• Asphaltenes solides précipitent et se déposent lorsque sa structure (micelle) est


déstabilisée par l’acide, par CO2, précipitation catalysée par le fer et d’autres
métaux lourds,

• Le mouvement d'huile dans la matrice de roche pendant la production peut produire


un champ électrique selon son débit. Un champ si électrique a pu augmenter la
floculation de l'asphaltenes,

• Le de pH faible du cambrien ainsi que les métaux lourd trouvés dans la formation
arrose, pourrait provoquer la précipitation.

• Le contenu d'asphaltenes augmente généralement avec la diminution de la densité


API [17] ; [18]..

IAP- Boumerdès 64
Chapitre II. La productivité des puits liée à leurs endommagements dans le champ de Hassi Messaoud

La figure suivante présente la distribution des endommagements de formation par zone


dans le champ de Hassi Messaoud.

WEST
120

140
110
790

-Sels (NaCl)

-BaSo4

1a
1a
b
1 -CaCO3

1a
1c
-FeCo3

Water
Gas
Oil
800

-CaSO4
23

-Aspheltenes
2ex

-Argiles

3
2

Zones of
24

4
810

20a

Carte
Hassi
7

deMessaoud
25

6
20b

Zone
820

19

Field
13
17
profil from West to East
The red line isZones

10

9
11
830

16

15

12
Zones d’huile
Zones d’eau

the structurel

14
du gaz
840

East

Fig. II.12. Les endommagements répartis par zone dans le champ de Hassi Messaoud.

IAP- Boumerdès 65
Chapitre III :

ETUDE D’UN CAS DE NETTOYAGE DU


FOND PAR SNUBBING
« CAS DU PUITS ONM-32 »
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.1. PROGRAMME SNUBBING DU PUITS ONM-32 (ZONE12) :


III.1.1. But de l’opération :
Le puits ONM-32 est activé au gas-lift depuis le 26/06/99 et il est entretenu par injection
d’eau en continu. Le puits est programmé donc pour un Snubbing préventif dans le but de
changement de CCE vieux et nettoyage du fond.
Ces opérations sont ordonnancées comme suit :
Remonter CCE 1"315 HG mis en place depuis le 28/01/03.
Opération W-L, Contrôle fond : si les sédiments sont importants ;
Nettoyage fond en rotation et circulation au brut dégazé alterné de bouchon d'eau
traitée jusqu'au fond SNUBBING, soit la cote 3475 m /1er VM.
Circuler au minimum un cycle complet au brut (à nitrifier si nécessaire) avant de
remonter au jour.
Si le fond est propre: Descente CCE final 1"315 HG et ajuster le sabot à 12 m du
fond nettoyé [19].

III.1.3. Situation actuelle de la production du puits :


Le puits est complété en 3’’1/2 NEW VAM ancré avec un réservoir équipé d’un
liner mixte (4’’1/2 LTC x crépine 4’’1/2 F.J. Hyd).
Les Paramètres de production du puits ouvert sur duse de diamètre = 16 mm sont :
• Pt = 19 Kg/cm2; Pp = 14 Kg/cm2.
• Débit horaire : Qh= 1,77 m3/h ; (08/08/06).
• P7" = 0 et P9"5/8 = 0.
• Production cumulée : Np= 883328 m3 au 30/11/2004.
• Pression de gisement : Pg = 202,45 kg/cm2 (SBU 28/09/04).
• GOR = 520 m3/m3; (gas lift); (08/08/06).
• Salinité d’huile = 302 mg/l [19].

IAP- Boumerdès 66
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.1.4. Caractéristiques de production [19]:


a). Données des essais:

Pg Pfd Qh Pt IP (m3/h/ HK
(Kg/cm2)
DATE ESSAI (Kg/cm2) (Kg/cm2) (m3/h) (Kg/cm2) (m.md) SKIN

28/09/04 SBU 202.45 47.44 1.99 19 0.013 13.7 -3.83

b). Données du jaugeage :

Duse Q m3/h Qm3/h Q Récup Q Injecté


Date GOR Pt P.pipe P.sép
mm Oil Gaz l/h l/h

12/01/1974 9.5 4.88 58.1

10/07/1977 15 2.85 160 13.9 12.2 9.2

30/12/1981 12 3.53 140 20 12.1 6.3


11861.00

12/12/1982 14 3.16 188 19 15.1 12.5 310 350

06/07/1983 12 3.2 167 18.3 12 8.3 140 300


12826.00

09/09/1984 12 3.56 194 17.5 13 4.6

06/11/1985 12 3.75 183 17.8 12.3 5


16470.00

24/07/1987 12 2.77 140 18.6 16 5.8

24/05/1988 14 4.49 188 17.5 14.9 8.2


20304.00

03/08/1989 12 1.88 183 25.3 11.9

IAP- Boumerdès 67
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

08/09/1989 14 3.94 200 18.7 12

16/04/1990 14 4.08 767.53 170 18.2 14.3 3.5

14/01/1991 9.53 .68 215.60 329 20.5 0 9.6 200

24/04/1991 12.7 3.69 600.57 154 20.8 12.3 6

08/09/1991 12.7 3.16 634.54 192 19.8 15 6.7 280 280

09/07/1992 12.7 2.77 526.95 179 19.5 15.5 6

26/04/1993 12.7 4.15 776.32 182 22.5 17.3 7.3 250

24/06/1993 12.7 3.16 534.35 168 19.5 17.5 8.5

22/05/1994 12.7 1.98 382.98 183 21 19.6 5.6

23/11/1994 12.7 3.16 586.92 169 18.5 13.8 4.2

16/04/1995 12.7 2.96 479.76 160 19.5 14 9 300

11/06/1995 12.7 2.57 374.81 134 21 15.5 5.2 70 100

16/11/1996 14 2.77 417.51 150 21 12 6.5

03/04/1997 14 1.65 225.01 141 20.5 9.5 6.1 60

06/11/1997 20 8.5 1599.27 162 26.5 16.6 4.2

10/05/1998 14 3.62 613.89 172 26.5 15.5 7.5 220 208

22/09/1998 14 4.08 740.75 184 21.2 14.8 7.9

02/03/1999 14 3.62 653.46 172 20.9 14.9 5.3

20/06/1999 14 3.56 1445.27 406 19.2 10.5 7 190

21/06/1999 24 8.3 4655.84 555 31 19 5.9 494 250

08/09/1999 18 3.03 1416.65 468 23 15.5 6 200 333

26/12/1999 14 3.95 576.06 146 28 15.5 3.8

IAP- Boumerdès 68
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

29/03/2000 16 3.95 1234.54 315 25.1 16 6.3 180

17/08/2000 16 1.58 195.33 109 20.3 17.2 4 120 180

04/10/2000 16 3.95 963.84 242 28 15.2 4.2 60 90

27/01/2001 16 5.2 1678.42 316 24.6 16.2 3.3 300 120

22/04/2001 16 3.03 1323.43 435 23.5 16.2 3.9 80 90

24/08/2001 16 2.57 951.28 363 19.8 17.2 4.4 180 200

06/12/2001 16 2.96 1096.75 372 19.2 15 5 170 180

08/09/2002 16 3.36 1331.53 393 19 14.5 4.1 180 160

27/02/2003 16 4.94 2674.25 545 25.8 15.5 5

17/07/2003 16 2.17 1465.22 665 17.5 13 4.2 180 210

31/10/2003 16 1.98 1329.97 670 17.4 14.2 3.5 30 225

17/02/2004 16 2.64 1742.60 673 16.5 13 5.3

27/05/2004 16 2.17 1377.14 629 17.9 13.8 4.1 120 180

22/08/2004 16 2.02 1762.10 989 19.7 16.9 4.28 0 175

07/12/2004 16 1.92 1583.59 896 14.8 12 4.08 0

04/02/2005 20 2.17 1339.33 617 18 13 3.26 0

24/06/2005 16 1.98 1649.44 834 25.3 15.3 4.38 0

10/12/2005 16 1.68 2130.31 1268 19 14.5 4.89 0

09/05/2006 16 2.26 848.45 376 22.8 13.3 4.69 50 192

08/08/2006 16 1.77 922.33 520 19 14 5.61 220

IAP- Boumerdès 69
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.1.5. Historique du puits [19]:


 Le puits est foré et complété initialement le 20/06/72, en 2"7/8 x 2"3/8 EU suspendu.
 Le 13/07/72 mise en production du puits.
 Le puits est entretenu dans premier temps par grattage W-L et injection HCl à plusieurs
reprises tout au long de l’année 1973 et durant le premier semestre 1974.
 Etant donné les obstructions de diamètre tant au niveau du tubing suspendu qu’au
niveau de l’EA 7" x 2"7/8 à l’origine du déclin du débit et vu la fréquence soutenue des
opérations W-L, la complétion d’origine s’avéra inadaptée d’où :
 Du 01 au 18/07/74, Intervention W-O N°1 pour recompletion puits en 4"1/2 ancré
après nettoyage de 3390 m à 3472 m.
 Après sa remise en production le puits manifesta des bouchages au sel, nécessitant ainsi
des interventions répétées de grattages W-L d’où :
 Du 16 au 19/10/74, Intervention Snubbing N°1: descente CCE 1"660 en vue
dessalage.
 Depuis 1974, le puits a produit sans problème majeur, mais avec des fréquences mises
sur torche, qu’il se tua par étouffement en Novembre 1977 pour être redémarré en Mars
78.
 Du 25/04 au 21/05/80, Intervention Snubbing N°2 pour changement CCE 1" 660 et
nettoyage du fond.
 Le 05/06/80, lors de l’essai de redémarrage à l’azote, il y’a eu un souffle fort en surface
montrant ainsi que le CCE étais percé puisque seulement 128 litres d’azote venaient
d’être pompés d’où :
 Du 12 au 20/06/80, Intervention Snubbing N°3 : remonté CCE 1" 660 (le 20ème tubing
remonté était percé au niveau de l’Upset suite à un défaut de fabrication) et descente
d’un nouveau train de CCE 1" 660.
 Le22/06/80, remise en production du puits après redémarrage à l’azote.
 Du 12/11 au 09/12/88, Intervention Snubbing N°4 pour changement CCE 1" 660 et
nettoyage du fond.

IAP- Boumerdès 70
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

 Du 19/05 au 11/08/90, Intervention Snubbing N°5 pour changement CCE 1" 660 et
nettoyage du fond ; mais lors de la remonter du CCE, coincement puis rupture du train
CCE et malgré plusieurs tentatives de repêchage mais sans résultats, d’où :
 Du 14/11/90 au 24/01/91, Intervention W-O N°2, pour repêchage train CCE et
recompletion puits en 3"½ ancré + descente CCE 1" 315.
 Le 16/02//95, le puits est redémarré, son entretien étant assuré par une injection d’eau
traitée en continu à raison de 200 l/h.
 Du 27/11 au071/12/95, Intervention Snubbing N°6: pour changement CCE 1" 315 et
nettoyage du fond ; après le décollage du CCE, il reste coincé malgré des battages
intensifs, d’où DTM en vue W-O :
 Du 19/05 au 01/07/96, Intervention W-O N°3 : Décomplétions puits + Nettoyage fond
+ Recompletion en 3"1/2 ancré.
 Du 09 au 18/09/96, Intervention Snubbing N°7 : pour nettoyage fond jusqu’à la cote
3471.24 m ensuite descente CCE 1" 315, le sabot est ajusté à 3456.58 m.
 Du 11 au 14/10/97, Intervention Snubbing n°8 : préparation puits en vue fracturation
(remonté CCE 1" 315, fond propre).
 Le 26/10/97, fracturation hydraulique,
 Après la fracturation, le puits a très bien réagi, car le débit passe de 1.65 m3/h à 8.5
m3/h pour une courte durée puis il se stabilise vers les 3 m3/h.
 Puits est activé au gas-lift depuis le 26/06/99.
 Du 16 au 25/01/98, Intervention Snubbing N°9 : pour nettoyage fond jusqu’à la cote
3470 m ensuite descente CCE 1" 315, le sabot est ajusté à 3453.50 m.
 Du 22/08 au 10/09/00, Intervention Snubbing N°10, pour changement et nettoyage du
fond, les 120 derniers CCE remontés étaient enrobés d’une importante couche de
BaSO4 et les deux derniers tubings nettement percés.
 Le 12/09/00, le puits est réactivé au gas-lift.

IAP- Boumerdès 71
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

 Du 14/12 au 28/01/03, Intervention Snubbing N°11 :


• Pompage 2.5m3 d'eau dans le CCC 1"315 HGDS.
• Tentatives de décollage olive, battages de 25000 à 38000 Lbs SR.
• Neutralisation puits avec 14 m3 de brut + 02 m3 d'eau.
• Reprise battage jusqu'a 46000 Lbs, rupture de tubing et remontée 55 tubings +
02 Pipes Joint + 01 morceau de longueur = 3.29 m.
• Descente overshot 72 mm avec prise upset 1" 315.
• Rupture CCE (décoincement) gain de 12000 Lbs, overshot au jour (avec 08 tbgs)
du train de repêchage.
• Remplissage puits avec 06m3 de brut.
• Descente tbg 2’’3/8 de nettoyage avec couronne 68 mm au top sédiments à
3422.65 m.
• Nettoyage au brut nitrifie jusqu'a la cote 3436.90 m.
• Descente empreinte 64 mm posé à 3444 m /CC, redescente empreinte 64 mm
toper à 3444 m traces de tbg 1"315.
• Reprise descente overshot de 2409 m jusqu'au top tête de poisson à 3434.7 m,
essai coiffer poisson : « OK » relâchement overshot à plus de 5000 Lbs après
plusieurs tentatives.
• Descente fraise jusqu'au nipple; fraisage nipple "XN" en rotation + circulation
au brut, pas de retour /torche.
• Pompage 02 m3 d’eau et remontée la fraise de 3322.80 m jusqu'a 3101m.
• Test EA 7" x 3"1/2 à 2000 Psi : OK. Remontée de la fraise au jour.

• Descente CCE final1" 315 avec sabot ajusté à la cote 3423.89 m/1er VM.

IAP- Boumerdès 72
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.1.6.Position du puits dans la zone :


Le puits ONM32 est situé en zone 12, proximité de la frontière Nord-Est de la zone14.
Zones voisins : Zone 14 vers le sud ; Zone 11 vers l’ouest ; Zone 9 et 10 vers le nord.
Puits injecteurs voisins d’eau : et de gaz : Néant.
Puits producteurs d’huile voisins : ONM-31 ; ONM-21 ; ONM-422.

Fig. III.1. Position du puits ONM-32 dans la zone 12.

IAP- Boumerdès 73
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.1.7. Fiche technique du puits [19]:

SONATRACH
DIVISION PRODUCTION
REGION HASSI-MESSAOUD
D.E.P
COMPLETION 3"1/2 NEW VAM ANCRE
CONCENTRIQUE 1"315 hg
L.Nipple "XN" Frais‚ avec F.68mm … 3345m
ONM 32
Olive 6" Filet‚ 3"1/2 Vam x 4"1/4 Acme
Ajust‚ avec 350 Jts + 1PJ 3"1/2 N.V
M M COTES Tˆte de Puits 3 x 3

OD ID ELEC/VM SOND/TR
Z SOL : 154.00
Z TABLE : 159.60
Z 1VM : 154.62

118.00
18"5/8

226.00 13"3/8 Olive 2"7/8 Filet‚e 1"315 hg

2330.00 9"5/8

88.90 76.00 Tubing 3"1/2 N.Vam


96.40 72.80

98.20 69.85 3347.92 3346.90 OTIS L.Nipple "X" 3"1/2 Vam

98.20 66.90 3357.92 3356.90 OTIS L.Nipple "XN" 3"1/2 Vam

127.00 76.80 3367.92 3366.90 BAKER A.Seal 80 - 40


144.10 101.60 3368.52 3367.50 BAKER Packer 83 F1 40

3373.02 3372.00 Tˆte Liner 4"1/2 LTC

114.30 97.57 Tubing 4"1/2 LTC


122.00 96.39

3411.00 7"

3413.73
Sabot Guide 1"315 hg L:0.2m
3428.59 3427.57
í Anneau Larkin 4"1/2 LTC

114.30 97.57 Crepin‚ 4"1/2 FJ Hyd

3436.00 Top Poisson Snub (2Jts+Morc+Nip+Sabot)

3466.00 Fond Snubbing


Fond Work Over du 30.6.96
3475.02 3474.00 Sabot crepin‚
127.00 100.00 3480.02 3479.00 Fond initial
SNUBBING : 20.12.06

IAP- Boumerdès 74
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.2. DEROULEMENT DE L’OPERATION DE NETTOYAGE :


III.2.1. Description des matériels présents sur chantier :
1. Une unité SNUBBING HRS-151.
2. Un Générateur de puissance hydraulique (power pack), c’est un moteur diesel
« DETROIT » entraînant 08 pompes hydrauliques.
• 04 pompes de type « DENISON T6ED 062 031 3L 00 A1 » destinées à
l’alimentation des vérins. Pression de service maximum 3000 psi et un débit
global par substitution de 186 Gal/mn.
• 01 pompe de type « DENISON T6CC 025 » destinée à alimenter les BOP’s,
les slips et snubs avec un débit 25 Gal/mn.
• 01 pompe de type « DENISON T6CC 017 » pour la table de rotation 17
GPM.
• 02 pompes de type « DENISON T6CC 014 014 4L 00 A1 » pour le circuit
des winchs.
3. Une unité de pompage Triplex simple effet. L’unité de pompage d’azote est
placée devant les bacs, liée avec des chiksanes à un manifold de surface qui nous
permet de diriger le fluide (saumure ou brut,...etc.) vers les bacs ou vers le
bourbier ainsi de pomper de l’annulaire comme on peut pomper dans le tubing.
4. Un groupe de puissance électrogène et un compresseur d’aire électrique ;
5. Une pompe de test BOP’s ;
6. Des tubings en surface (pipe rack), environ 400 tubing 1"600 HG/DS 2,9# N80 ;
7. 04 socles en béton pour retenir l’unité SNUBBING.
8. Un bac (50 m3) de brut dégazé, un bac (50 m3) d’eau, un bac (50 m3) de
saumure, un mixeur de boue.
9. Un bac de sécurité (eau contre incendie).
10. Une motopompe anti-incendie + 200 litres d’émulseur + extincteurs.
11. Une Cabine du chef chantier + Atelier mécanique.
12. Une grue de 15 tonnes.

IAP- Boumerdès 75
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

Torche

Purge

Péremetre de securite

Mixeur
boue
Huile

Eau
Boue

Block Block

Unité de
pompage Unité
snubbing
Power Pack

Block Block Bac de gasoil

Bac de Pipe rack


Moto-
sécurité pompe
(Eau)

ENTREE
Générateur
CHANTIER
d’électricité

ENSP 151 - SNUBBING


Compresseur d’air

Fig. III.2. Plan de disposition du matériel sur chantier (Appareil snubbing HRS 151).

IAP- Boumerdès 76
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.2.2. Appareil HRS-151 (ENSP SNUBBING) :


 Cet appareil est composé principalement de :
• Un mât de levage (joint télescopique «Gin pole») équipé des winchs pour permettre
la remontée et la descente des tubings.
• Passerelle de commande du snubber et des winchs.
• Snubber avec 04 vérins.
• Stack BOP’s : 3000-5000 psi ; diamètre intérieur = 4"1/16.

 Spécifications des composants [07]:


• Dimensions (Jack Assembly):
- Longueur des passes (3 passes) ...........10 ft ; (10.8 m)
- Gamme de dimension de Tubing.........¾ in à 2"7/8 in.
- Diamètre de trou...................................8 in ; (20 cm)

• Passerelle inferieur :
- Hauteur ..............................................56.0 in ; (142cm).
- Longueur ...........................................88.5 in ; (225cm).
- Largeur...............................................84.5 in ; (215cm).

• Performance (Jack Assembly) :


- Type construction................................4 Cylindres (vérins); 10 ft : 3.6 m/course.
- Torque de rotation............................. 2,800 ft/Lbs ; (853 m/kg)
- Maximum capacité de levage (lifting) …….. 150,000 lbs; (68,040 kg)
- Maximum capacité de poussée (snubbing) ......66,000 lbs ; (29,938 kg)

• Passerelle de travail:
- Longueur ..........................................144 in. (366 cm)
- larguer ................................................96 in. (244 cm)
- Hauteur...............................................42 in. (107 cm)

• Contrepoids :
- Longueur ..........................................44 in. (112 cm)
- Largeur .............................................22 in. (56 cm)
- Hauteur ............................................21.5 in. (55 cm)
- capacité de levage.............................750 Lbs (340 kg)

IAP- Boumerdès 77
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

• Mât de levage (Gin Pole) :


- Hauteur totale : joint étendu .........................726 in. (1844 cm)
- Hauteur totale : joint rétracté..........................426 in. (1082 cm)

• Pose de Stripper :
- Une paire de trou, diamètre 7"1/16 in.
- Un ensemble joint: W/7"1/16 in; 5000 psi 7"1/16 in.
- Une paire de Stripper adaptateur, diamètre intérieur 4"1/16 in.

• Bras à pince :
- Capacité .............................................. 2,000 Lbs (907 kg)

• Composition du stack BOP’s :


• BOP stripping supérieur (fermeture sur diamètre 2" 7/8) avec une ligne de purge
équipée par une vanne automatique ;
• Adaptateur (spool) ;
• BOP stripping intermédiaire (fermeture sur diamètre 2" 7/8) avec une ligne vers le
circuit de pompage ;
• Ligne d’égalisation avec vannes automatiques;
• BOP pipe rams de sécurité ;
• Hanger Flange ;
• BOP Blinds rams ; équipée des lignes et vannes latérales, kill line et choke line ;
• Vanne liée à l’appareil snubbing (fermeture du puits).

• L’équipe d’un chantier Snubbing est composée de :


• Un chef de chantier (Tool pusher) ;
• Un chef de poste (Snubbing operator) ;
• Un second de poste ;
• Des opérateurs Snubbing (2 ou 3) ;
• Des aides opérateurs Snubbing (2 ou 3) ;
• Un opérateur de pompage.

IAP- Boumerdès 78
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

Vers choke line


Vers kill line
BOP Blinds rams

L’OCT (pour CCE 1"315)

Fig. III.3. Empilage et emplacement du stack BOP’s.

IAP- Boumerdès 79
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

• Composition du train d’outil fond :


• Un outil de fraisage (≈ 0,25 m × 68 mm).
• Un clapet anti-retour (≈ 0,30 m).
• Un tubing (≈ 8,50 m × 1"600)
• Un clapet anti-retour (BPV) (≈ 0,30 m).
• Une pipe joint (≈ 1,80 m × 1"600).
• Un landing nipple (siège) (≈ 0,25).

Landing Nipple (siège) ≈ 0,25 m

Pipe joint ≈ 1,80 m×1"600

Clapet anti-retour (BPV) ≈ 0,30 m

Tubing ≈ 8,50 m×1"600

Clapet anti-retour (BPV) ≈ 0,30 m


Outil de nettoyage ≈ 0,25 m×68mm

Fig. III.4. Composition du train d’outil fond.

IAP- Boumerdès 80
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

III.2.3. Déroulement de l’opération de nettoyage par un train Snubbing [20]:

1. Transfert de l’appareil SNUBBING (ENSP-151) au puits ONM-32 dans le


22/12/2006 (voir la procédure complète en annexes);
2. Opérations de montage de l’unité sur tête de puits : fermeture de la vanne de curage
puis purge de top cap et le démonté ensuite montage d’une vanne étanche (de
l’appareil) + montage le reste de l’appareil à 100% ensuite préparation du power
pack et test des circuits hydrauliques et pneumatiques : résultat « Ok » (voir la
procédure complète en annexes);
3. Test à blanc des BOP’s (Blinds + sécurité) à 5000 psi : résultat «Ok» ; test du BOP
supérieur : résultat « Négatif » ; changement des rams puis test de nouveau : résultat
« Ok » ; test officiel des BOP’s à 5000 psi : résultat « Ok » ;
4. Décomprimé le puits sur torche puis pompage de 4 m3 d’eau traitée à travers le CCE
1"315 ;
5. Neutralisation puits avec 27 m3 de saumure en squeeze, suivi de 3 m3 d’eau traité :
résultat « Ok » ; Pt=0 ;
6. Engagement de tubing de manœuvre (1"600) dans le stack BOP’s et la vanne de
curage puis vissage des tubings sur olive, dévisser les pointeaux de l’OCT puis
décollage de l’olive par traction à 35 000 Lbs : résultat « Négatif » ; suite battage sur
l’olive de 35 000 Lbs à 47 000 Lbs : résultat « Ok »; (suite coincement) ;
décoincement du train et remontée récupérer environ 310 joints ;
7. Essai de repêchage poisson : descente overshot 72 mm avec prise upset 1"315;
résultat : le poisson est coincé et récupération de la totalité des CCE restants (49
joints).
8. Assemblage et engagement du train d’outil (couronne de nettoyage 68 mm) + mise en
place des strippers,
9. Descente du train de nettoyage avec précaution au top sédiment à la cote de 3410 m
(contrôle de passage des BPV’s avec 1,5 m3 d’eau chaque 800 m lors de la descente
de la garniture de nettoyage) ;

IAP- Boumerdès 81
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

10. Circulation avec 20 m3 de brut pour chasser la boue ;


11. Installation de l’unité d’azote (N2) BJSP ensuite montage lignes + test a 5000 psi
ensuite démarrage puits à l’azote (QN2=30 l/mn ; Pp=2500 psi) + chasse l’azote par
4,5 m3 de brut et 0,5 m3 d’eau (le démarrage était en plusieurs tentatives) ;
12. Nettoyage du puits par rotation + circulation au brut nitrifié alterné avec des
bouchons de gel nitrifié jusqu’au fond dernier snubbing à 3466 m/1er VM ; (Voir le
détail en annexes) ;
13. Contrôle du fond + Circulation d’un cycle (30 mn) au brut nitrifié ; ensuite remontée
de la garniture de nettoyage puis fermeture du puits et enlevé les strippers ;
14. Désassemblage du train d’outil puis démontage de l’unité SNUBBING ;
15. Montage de l’OCT (4"1/16 x 3"1/8 x 5000 Psi) + vanne (3"1/8 x 5000 Psi) ensuite
remontage de l’unité à 100 % et test à blanc des BOP’s à 5000 Psi ;
16. Assemblage de train d'outil CCE (sabot + tubings 1"315+ nipple NO GO «J») puis
mise en place des strippers ;
17. Descente CCE 1"315 (avec des bouchons de saumure, «puits éruptif») topé à 3466 m
puis ajustage le sabot à +/- 3423,74 m /1er VM ;
18. Siégé l’olive, serré les pointeaux de l’OCT puis testé à 5000 psi : résultat « Ok » ;
19. Contrôle passage tubing : résultat « ok » ;
20. Démontage et entretien de l’unité, entretien sur le power pack, réparation sur le skid
winch, entretien sur le stack BOP’s ensuite top DTM au puits MD-413.

III.2.4. Analyse technique sur l’opération snubbing :

1. Le but de l’opération a été atteint par la réalisation du nettoyage du puits et le


changement du CCE 1"315 ;
2. Les mesures de sécurité ont été respectées, malgré que quelques incidents et
anomalies techniques ont été signalés pendant le déroulement de l’opération.
3. L’état des équipements de manœuvre et de puissance nécessite des moyens et une
politique adéquats de maintenance préventive.

IAP- Boumerdès 82
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

4. L’opération a duré 28 jours pour des raisons techniques tels que la neutralisation du
puits, le redémarrage par l’azote et le brut nitrifié pour le nettoyage, les tests BOP’s, le
battage sur l’olive, le coincement, les opérations de repêchage et d’autres pannes et
retards tels que (attente eau, brut…).
5. L’opération de nettoyage a été réalisée en plusieurs tentatives à cause des arrêts dus
aux différentes défaillances techniques,
6. 03 pompages de neutralisation à la saumure (d=1.2) par bouchon suite à une éruption
contenue à travers le CCE lors de la descente ;
7. Les manœuvres de descente et de remontée en cours du nettoyage, ainsi que la
descente du CCE final ont été effectués avec des vitesses acceptables.

L’organigramme ci-dessous nous montre les principales taches exécutées dans cette
opération snubbing :

SNUBBING
SAFETY SERVICE

MONTAGE/DEMONTAGE

POMPAGE

PREPARATION TUBINGS

MANŒUVRES

ATTENTES

AUTRES SERVICES

TRAVEAUX DIVERS

ARRET TRAVAUX

DTM

IAP- Boumerdès 83
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

Le tableau ci-après illustre le nombre d’heures et le pourcentage de chaque tache


accomplie en cours de l’opération [20]:

Opérations Nbr d’heurs %


SAFETY / SERVICE 15,50 4%
Safety meeting 15,50
Service équipement
POMPAGE 88,50 26 %
Neutralisation puits 7,50
Circulation / nettoyage 69,50
Mixages fluides
Tests 11,50
MONTAGE/DEMONTAGE 26,50 8%
Montage 13,50
Démontage 13,00
MANOEUVRE 116,00 34 %
Descente 55,00
Remontée 61,00

PREPARATION SUR TUBINGS 17,50 5%


Chargement / Déchargement 7,00
Mesure et nettoyage tubings 10,50
DTM 10,00 3%
Transferts matériels
Chargement / Déchargement « Mat»
Déplacement (de / Vers) puits 10,00
ATTENTE 17 5%
Attente fluides 17
Attente autres services
Attente équipements
AUTRES SERVICES 4 1%
Wireline
Cimentation
Installation et pompage d’azote 4
Logging

IAP- Boumerdès 84
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

TRAVEAUX DIVERS 40 12 %
Changement peignes sur slips / clé 1,75
Changement BOP's / Stripper 2,00
Assemblage / Désassemblage BHA 3,25
Réparation sur winch
Battage sur train 4
Purge et observation puits
Manœuvre outil au fond 7,00
Lunch / Breaks
Instrumentations (Repêchage,….) 22
ARRET TRAVAUX 14 4%
Intempéries
Maintenance / Réparation 10,50
Nettoyage / Réparation bacs 2
Etc. 1,50
TOTALE 341 100 %

D’après les résultats enregistrés dans le tableau et présentés sur le graphe ci dessus on
peut récapituler les remarques suivantes :
1. Les manœuvres du descendre et remontée tubing prennent le temps major de
l’opération snubbing ;
2. Aussi que le Pompage répétitif pour le nettoyage en circulation, et pour la
neutralisation prend un temps considérable dans l’opération ;
3. Le temps perdu, causé par l’attente des fluides est élevé et représente 17 % de
temps d’opération (mal programmation) ;
4. En plus les arrêts causés par les pannes techniques (temps de maintenance, 10,5h)
est aussi élevé ;
5. L’opération de repêchage a pris un temps considérable par rapport aux autres
opérations snubbing.
6. Les autres taches et manœuvres restent toujours acceptables par leurs pourcentages
(1% à 4%).

IAP- Boumerdès 85
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

ATTENTE
DTM 5% AUTRES SERVICES
3% 1%
TRVAUX DIVERS
PREPARATION TUBINGS
12%
5%
SAFETY SERVICE
4%

MANOEUVRE ARRET TRAVAUX

34% 4%

POMPAGE
26%

MONTAGE/DEMONTAGE
8% ONM-32
Fig. III.5. Répartition du pourcentage des différentes taches réalisée en snubbing.

III.2.5. Situation du puits après l’opération SNUBBING [19]:


a). Dernier jaugeage :

Date Duse Qoil Q Gaz GOR Pt P.pipe P.sép Récup Inject


mm m3/h m3/h m3/m3 Kg/cm2 Kg/cm2 Kg/cm2 l/h l/h

10/02/07 16 5.11 3263.80 633 24 14.5 4.08 0 ***

Le puits ONM-32 a bien réagit après cette opération snubbing, le débit d’huile a
augmenté de 1.77 m3/h à 5.11 m3/h et les autres paramètres de production sont améliorés
comme l’indique le tableau suivant :

IAP- Boumerdès 86
Chapitre III. Etude d’un cas de nettoyage du fond par snubbing « cas du puits ONM-32 »

Pressions Débit Moyen


Duse
Pt Ppipe Pséparat GOR (m³/h)
Situations (mm)
(kg/cm²) (kg/cm²) (kg/cm²)
Huile Gaz

Avant
Snubbing 16 19 14 3.8 520 1.77 922.33
08/08/2006

Après
Snubbing 16 24 14.5 4.08 633 5.11 3233.80
10/02/2007

Pour bien visualiser l’apport des opérations snubbing sur la productivité du puits ONM32
au cours de sa durée de production, on a éclairé les paramètres de production dans le graphe
ci-après, ainsi que les interventions snubbing réalisées.
Pression tête

30
29 Snubbing Workover-Fracturation snubbing
28
27
26
25
24
23
22
21
20
19
18
17
16
15
14
Duse

13
12
11
10
9
8
Débit d’huile

7
6
5
4
3
2
1
0
4
5
6
7
8
9
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
0
1
2
3
4
5
6
7
j-7
j-7
j-7
j-7
j-7
j-7
j-8
j-8
j-8
j-8
j-8
j-8
j-8
j-8
j-8
j-8
j-9
j-9
j-9
j-9
j-9
j-9
j-9
j-9
j-9
j-9
j-0
j-0
j-0
j-0
j-0
j-0
j-0
j-0

Années de production

Fig. III.6. Historique de la production du puits avec les interventions snubbing.

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CONCLUSIONS &
RECOMMANDATIONS
Conclusions et recommandations

CONCLUSIONS & RECOMMANDATIONS

L’analyse des résultats obtenus par ce travail, nous a permis de tirer les conclusions
suivantes :

 Le Snubbing est une opération courante pour déséquiper les puits des concentriques
endommagés et nettoyer les tubings de production et la liaison couche trou. Ceci
devient indispensable dans les zones présentant des dépôts Scales dures, telles que le
sulfate de baryum BaSO4.
 Le Snubbing trouve son application dans un bon nombre de puits dans le champ de
Hassi Messaoud (200 puits équipés en CCE dans la zone Sud et 193 dans la zone
Nord) et soutient à hauteur de 60% de la production totale.
 Les opérations d’instrumentations longues, lors d’un Snubbing, engendrent des coûts
excessifs et peuvent conduire à des opérations de Workover.

A la lumière de ce qui précède, nous recommandons :


 Un diagnostique efficace du type d'endommagement, par élaboration d’une fiche
technique et historique des puits.
 Un suivi de l’état des équipements de manœuvre (Jack Assembly) et de puissance
(Power Pack) selon une politique adéquate de maintenance préventive.
 Une réduction de la fréquence des opérations d’instrumentation, qui consiste à prévoir
des inspections régulières de l’état du concentrique et assurer des modalités conformes
de point de vu sécurité lors des manœuvres de descente et de remontée du CCE.
 Une amélioration continue des procédures d’intervention Snubbing dans un
environnement QHSE selon la politique de l’Entreprise.

IAP - Boumerdès 88
Références bibliographiques

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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Technology Center (EATC); 2000.

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PRODUCTION « Département opérations » ; 2002.

[04]. A well intervention, or 'well work', “activity involving maintenance, modification,


repair or completion of an oil or gas well”; From Wikipedia, the free encyclopedia;
2007.

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Techniques puits ; 1993.

[06]. Manuel Technique Snubbing; Division Forage/Complétion; Elf Aquitaine production;


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[09]. Géologie de l’Algérie ; Contribution de SONATRACH Division Exploration, Centre


de Recherche et Développement et Division Petroleum Engineering et
Développement ; H. Askri, A. Belmecheri, B. Benrabah, A. Boudjema, K.
Boumendjel ; S C H L U M B E R G E R W E C S O N A T R A C H ; 1998.

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Engineer – Sonatrach P.O.T. E-mail: Smail.Aitmouhoub@Halliburton.com .
[11]. Oil and Gas Well completions in HMD field; Sonatrach & WPS - Kellyville Training
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[12]. PRODUCTION PROBLEMS; Sclumberger; Wireline & Testing; 1997.


[13]. Reducing and Preventing Scale Formation Deposition at Oil and Water Injection and
Recovery Wells; Perriello, F. A.; Patent No. 6,244,346. U.S.A; 2001.
IAP - Boumerdès
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precipitation; Jamaluddin, Abul; Pointe-Claire, CA, US;
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Charles, F.; American Insti Lafayette, LA; smark.95@alum.mines.edu; 2004.
[19]. REVUE PUITS ; DIRECTION ENG & PRODUCTION « Département techniques
puits » ; 2006.
[20]. Rapports d’activité Snubbing; Direction Snubbing, ENSP; 2007.

IAP - Boumerdès
Annexes

ANNEXES

 Annexes 1 : Unité Snubbing.

Configuration génerale de l’unité Snubbing

IAP - Boumerdès
Annexes

 Annexes 2 : Dimensions et capacités des unités Snubbing.

 Annexes 2 : Equipements Snubbing.

Clapets anti-retour

IAP - Boumerdès
Annexes

Positionnement des strippers

IAP - Boumerdès
Annexes

 Annexes 3 : Outils d’instrumentation en Snubbing.

IAP - Boumerdès
Annexes

 Annexes 3 : Procédures opérationnelles en Snubbing.


 TRANSFERT D’UN APPAREIL SNUBBING SHORT STROKE DE LA BASE AU
SITE DE TRAVAIL (PUITS) :
1. Préparation de la grue et la remorque pour chargement du matériel.
2. Discuter le programme de travail avec le maître de l'ouvrage (client).
3. Préparation des autorisations de DTM.
4. Préparation de l'autorisation de Test des B 0 P.
5. Préparation de l'autorisation d'intervention.
6. Faire une visite de reconnaissance sur le lieu de travail.
7. Tracer des repères pour l'emplacement des bacs (haubanage, sécurité
entretien).
8. Contrôle de la plaque de base de la tête de puits.
9. Accrochage des remorques aux remorques et transfert de l’unité. (les camions
doivent être escortés par deux véhicules.
10. Arrivée sur le site de travail, installation de :
- la baraque
- le power pack.
- la remorque du matériel.
11. Décrochage des remorques et réintégration des camions sur base.
12. Essai et test des moyens de télécommunication (radio).

 MONTAGE D’UN APPAREIL SNUBBING SHORT STROKE :


1. Remplissage des bacs d'haubanage (minimum à moitié).
2. Remplissage du bac de sécurité de capacité 50 m3.
3. Branchement de la moto pompe au bac de sécurité et préparation du
matériel anti-incendie.
4. Branchement des câbles de mise à la terre puis test par un électricien
qualifié.
5. Déchargement du matériel à proximité de la tête de puits.
6. Evacuer la remorque du matériel vers l'extérieur du périmètre de sécurité.
7. Attacher les chaînes aux bacs d'haubanage.
8. Démontage du mat Wire Line.
9. Fermer la vanne de curage puis purger le top câp et le démonter.
10. Contrôle du joint tore et montage d'une vanne étanche en position ouverte puis la
refermer après le blocage des goujons.
11. Mise en place d'un joint tore et montage d'un adapteur correspondant au diamètre de
la vanne de curage si c'est nécessaire.
12. Mise en place d'un joint tore et montage du stack BOP et blocage de
goujons.
13. Haubaner le stack BOP sans trop serrer les haubans.
14. Suspendre le snubber en position verticale et fixation de la passerelle
inférieure bien bloquer les boulons.
15. Brancher les flexibles 2"du circuit principal a la Husco valve sans bloquer
les papillons des push pool.

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Annexes

16. Mise en place des goujons dans les trous de la flange inférieure du
Snubber.
17. Placer un joint tore sur la flange du BOP supérieur et brider le snubber au-
dessus.
18. Attacher les haubans aux bacs sans trop serrer.
19. Blocage des goujons et mise à niveau du snubber serrer les haubans de ce
dernier ainsi que ceux du stack BOP en diagonale puis mettre la sécurité
pour les tendeurs.
20. Suspendre le work basket avec la grue et contrôler la chaîne de manutention.
21. Montage du work basket sur le Snubber.
22. Dérouler les flexibles du work basket vers le power pack.
23. Montage du Gin - pôle et la colonne montante.
24. Connexion des flexibles des circuits hydrauliques.
25. Connexion des flexibles du circuit d'air.

 TEST ET MISE EN SERVICE D’UN APPAREL SNUBBING :


1. Contrôle de la connexion de tout les flexibles.
2. Contrôle des niveaux d'huile, eau et la pression d'air du démarrage du moteur.
3. Mettre les by-pass en position "off ".
4. Mise en marche du moteur "GM".
5. Mettre les by- pass un par un en position " on " et tester les circuits.
6. Remonter le télescope du Gin-pôle et essai des winchs.
7. Essai de remontée et descente de la table mobile.
8. Essai de fermeture et ouverture des BOP’s.
9. Essai de fermeture et ouverture des Slips.
10. Essai de fermeture et ouverture de la purge et l'égalisation.
11. Equipement des Slips, bops. Vanne de sécurité et élévateurs au diamètre de la
garniture.
12. Engager le tubing de manœuvre (obturé par un bouchon) dans le stack BOP au-dessus
du BOP blinde, maintenir le tu bing par le Snub fixe et fermer (purge et égalisation
hydraulique).
13. Remplissage du stack BOP à l'eau.
14. Brancher le flexible de la pompe de test.
15. Fermer le BOP supérieur et gonfler le stack BOP à 5000 Psi.
16. Contrôle visuel au niveau des brides et observation pendant 15 minutes.
17. Purger à zéro et fermer le BOP intermédiaire, ouvrir le BOP supérieur et
gonfler à 5000 Psi puis laisser en observation pendant 15 minutes.
18. Purger à zéro, fermer le BOP de sécurité et ouvrir le BOP intermédiaire, gonfler à
5000 Psi puis laisser en observation pendant 15 minutes.
19. Purger à zéro fermer le BOP Blind et ouvrir le BOP de sécurité gonfler à 5000 Psi et
laisser en observation pendant 15 minutes.
20. Purger la pression à zéro, ouvrir le BOP Blind.
21. Décélérer et arrêter le moteur GM à partir de la passerelle.
22. Tester la fermeture et l'ouverture des BOP’s + Slips + Snub moteur à l'arrêt.

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Annexes

 TESTER UN STACK BOP :


1. Fermer la vanne de curage plus la vanne de purge ainsi que celle
d'égalisation.
2. Remplir le stack BOP avec de l'eau.
3. Fermer le BOP Blind ram.
4. Engager un tubing bouché de même diamètre que l'équipement BOP et le
poser sur le Blind Ram.
5. Fermer le snub fixe et tirer 5000 Ibs.
6. Brancher le flexible de la pompe de test au-dessous du BOP Blind Rams.
7. Ouvrir la vanne E. A (espace annulaire).
8. Pomper de l'huile avec la pompe a 5000 Psi.
9. Laisser l'ensemble en observation pendant 15 minutes sous pression et
constaté s'il n'y a pas de mites au niveau des brides.
10. Purger la pression a (zéro).
11. Fermer le BOP de sécurité et ouvrir le BOP Blind.
12. Pomper de l'huile avec la pompe de test a 5000 Psi.
13. Laisser l'ensemble en observation pendant 15 minutes s'il n'y a pas de fuite.
14. Fermer le BOP intermédiaire et ouvrir le BOP de sécurité.
15. Pomper de l'huile avec la pompe de test a 5000 Psi
16. laisser l'ensemble en observation pendant 15 minutes s'il n'y a pas de fuite
17. Purger la pression a zéro.
18. Fermer le BOP supérieur.
19. Pomper de l'huile avec la pompe de test a 5000 Psi.
20. Laisser en observation pendant 15 minutes, s'il n'y a pas de fuites.
21. Purger la pression a zéro.
22. Ouvrir le BOP supérieur.
23. Enlever le tubing de manœuvre.
24. Arrêter le moteur est partir de la passerelle.
25. Contrôler la pression des accumulateurs (1200 a 1500) Psi.
26. Procéder à la manœuvre des BOP (moteur a l'arrêt).

 DEMARCHE D’UN NETOYAGE DU PUITS :


1. Descente d'un train de nettoyage classique équipé de BPV’s jusqu'aux
éléments de fond du puits.
2. Changer les Strippers avant le début de l'opération.
3. Prévoir unité d'azote avec un volume suffisant d'azote.
4. Placer la vanne de sécurité + le flexible d'injection.
5. Test de la ligne de pompage + flexible d'injection à 5000 Psi.
6. Ouvrir le puits sur torche.
7. Fermer le BOP intermédiaire.
8. Pompage de l'azote à travers le CCE à fort débit soit 30 à 40 l/mn.

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Annexes

9. La pression monte dans la ligne de pompage, puis se stabilise quand le puits


commence à débiter sur torche fermé progressivement la duse afin d'éviter la venue
brusque du bouchon du bouchon d'azote.
10. Maintenir le pompage d'azote jusqu'à arriver au débit normal du puits.
11. Arrêt de pompage d'azote.
12. Chasser l'azote avec le pompage dans le CCE (pomper un volume égal au volume
intérieur du CCE).
13. Dégorgement du puits sur torche.

 EQUIPER UN BOP :
1. Mettre le moteur au ralenti.
2. Préparer les rams et les équiper avec des garnitures neuves suivant le
diamètre du tubing correspondant.
3. BOP en position ouverte dévisser les boulons (dévisser le boulon en face de la
charnière en dernier).
4. Ouvrir les portières. (Ne jamais tenter d'ouvrir les portières hydrauliquement, risque
de flamber l'ami shaft).
5. Actionner la manette position "CLOSE" pour faire sortir les amis shaft.
6. Nettoyer les portières.
7. Contrôler le joint O'RING.
8. Placer les rams sur les amis - shaft.
9. Actionner la manette en position "OPEN".
10. Fermer les portières.
11. Visser le boulon qui est en face de la charnière en premier.
12. Visser et bloquer les autres boulons.

 DTM D’UN PUITS A UN AUTRE :


1. Démontage de l'appareil.
2. Nettoyage général de l'appareil.
3. Chargement du matériel dans l'ordre du démontage.
4. Etablissement des autorisations d'accès et test auprès des services de
sécurité.
5. Transfert de l'unité Snubbing + Bac de sécurité + Bac d'entretien +
Bacs d'haubanages.
6. Mise en place des bacs + baraque.
7. Remplissage des bacs d'eau (minimum 25 m3 dans chaque bac).
8. Déchargement de matériel.
9. Mise en place du power pack.
10. Montage de l'appareil sur tête de puits.

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Annexes

 Annexes 3 : Evolution de la pression de gisement dans la zone 12.

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