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CORRIGE TRAVAUX DIRIGES VALEURS MOBILIERES - 003

Cas d’application N°III.1

Cas d’application N°III.1 : Quiz : Mieux connaître la Bourse

TAF : Répondez au quiz par Vrai ou Faux, puis justifier.

Question 1 :
Le terme OPCVM signifie « Office publique de capitalisation de valeurs mobilières ».

FAUX
Le terme OPCVM signifie « Office publique de capitalisation de valeurs
mobilières ».

Question 2 :
Un fonds de fonds est un fonds dont la performance est liée à celles d’autres fonds.

VRAI
Commentaire : L’OPCVM peut investir dans d’autres OPCVM choisis pour leurs
performances et afin de diversifier le portefeuille.

Question 3 :
Pour le calcul de la plus-value, les frais viennent minorer le prix d’achat et majorer le
prix de vente.

FAUX
Commentaire : Il s’agit naturellement du principe inverse ; à noter que les
cessions sont comptabilisées dans le « compteur des cessions » pour leur
montant brut (avant imputation des frais) lors de la détermination de
l’imposition des plus-values.

Question 4 :
Calcul du prix moyen pondéré :
1) Acquisition de 100 titres au prix de 100 € ;
2) Acquisition de 150 titres au prix de 150 €.
Ce prix moyen pondéré d’acquisition est de 157,50 €.

FAUX
Commentaire : Le PMP ou PAM (prix d’achat moyen) ou PRU (prix de revient
unitaire) est ici de : [(100 x 100) + (150 x 150)] / (100 + 150) = 130 € ; le prix moyen
est pondéré par les quantités ; les prix d’achat sont considérés frais compris.

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Question 5 :
La gestion à horizon est une gestion adaptée aux évolutions du marché.

FAUX
Commentaire : C’est une gestion adaptée au fil du temps, en fonction d’un
horizon de placement.

Question 6 :
Il n’y a aucun intérêt à déposer des FCPI dans un PEA.

VRAI
Commentaire : A priori, oui, puisque les FCPI sont en principe des instruments
de capitalisation (pas de revenus à défiscaliser via le PEA), qu’ils ne sont pas «
liquides » (pas de possibilité de cession avant 5 ans, en pratique le plus souvent
avant 7 à 10 ans) et qu’à l’échéance, le remboursement n’impacte pas le
compteur des cessions ; le seul intérêt éventuel réside en la centralisation des
titres dans un seul portefeuille et donc une minoration des droits de garde.

Question 7 :
La valeur liquidative d’un fonds est la valeur de chaque part de FCP par exemple qui
compose le fonds.

VRAI

Question 8 :
Les OPCVM sont imposés comme des actions.

FAUX
Commentaire : Ils sont fiscalisés en fonction de leur composition et de
l’enveloppe fiscale.

Question 9 :
En cas de sortie anticipée, la base de calcul de la valeur liquidative d’un fonds garanti
(basé sur un panier d’actions) repose essentiellement sur l’évolution des cours des
actions qui le composent.

VRAI
Commentaire : Attention aux fréquentes pénalités de sortie anticipée ; ces fonds
étant le plus souvent souscrits en PEA, en cas de clôture, il est préférable de
transférer les parts sur un compte-titres ordinaire afin d’éviter les pénalités et de
conserver les garanties propres au fonds.

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Question 10 :
Il est possible de faire une donation de son PEA afin d’éviter le paiement des
prélèvements sociaux.

FAUX
Commentaire : Le PEA ne peut bénéficier d’une donation entre vifs ; idem en
cas de décès : le PEA est obligatoirement fermé, ce qui ne signifie pas cession
des titres.

Question 11 :
Dans le cadre d’une gestion prudente et d’une optique de valorisation du capital, le
conseiller orientera son client vers une répartition de 40 % à 60 % en actions et de 40
% à 60 % en produits de taux.

FAUX
Commentaire : Une gestion prudente implique une part réservée aux actions
minorées (de l’ordre de 20 %), les pondérations dépendant aussi de l’horizon de
placement.

Question 12 :
Le lancement d’une nouvelle gamme d’OPCVM permet de conquérir les clients restés
jusqu'à présent en retrait des placements boursiers car non avertis.

VRAI
Commentaire : Les OPCVM sont par nature dévolus aux clients dont la
connaissance des marchés est imparfaite et/ou le temps nécessaire à la gestion
d’un portefeuille est réduit ; le panel des OPCVM existant est toutefois déjà
immense !

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Cas d’application N°III.2

CAS SOMMEVILLE

SITUATION

Monsieur SOMMEVILLE vient vous voir pour connaître les différentes familles et sous-
familles d'OPCVM. Il vous donne quelques pistes non limitatives (signification du sigle
OPCVM, les principales composantes des OPCVM, les différents types de répartition
des OPCVM (actifs, géographique)…).

TRAVAIL À EFFECTUER

Construisez un plan pour lui exposer simplement toutes les notions que vous devez
aborder.

Désignez un rapporteur dans votre groupe qui exposera le travail réalisé dans l'esprit
de le présenter à votre client Monsieur SOMMEVILLE.

ÉLÉMENTS DE RÉPONSE

Introduction
 Définition du terme OPCVM : Organisme de Placement Collectif en Valeurs
Mobilières. Ces organismes regroupent l’ensemble des SICAV (Société
d’Investissement à Capital Variable) et FCP (Fonds Communs de Placement),
ceux-ci permettant d’investir à plusieurs niveaux sur les marchés financiers
(actions, obligations…).

 Les OPCVM peuvent avoir deux possibilités en termes de revenus :


 les distribuer : ce sont des OPCVM de distribution ;
 ne pas les distribuer : ce sont des OPCVM de capitalisation.

Développement
 Particularités communes à tous les OPCVM
 Les droits des détenteurs des OPCVM.
 Le mode de fonctionnement des OPCVM.
 La forme juridique des OPCVM.

 Différentes composantes des OPCVM et définition de chaque particularité


 SICAV.
 FCP.
 FCPR (Fonds Commun de Placement à Risque) – FCPI (dans l’innovation).
 FCPE ou Fonds Communs de Placement d'Entreprise.
 Les Trackers : OPCVM ayant la particularité d’être cotés et répliquant
l’évolution d’un indice de marché ou d’un panier de titres.

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On distingue les types d'OPCVM :
 en fonction des supports d'investissements sur lesquels ils sont positionnés ;
 en fonction des attentes des investisseurs ;
 enfin en tenant compte de la niche sur laquelle ils sont investis.

 Différentes possibilités de répartition


 Zone géographique, secteur d’activité.
 Par type d’actifs

■ Principales catégories d’OPCVM


 Les fonds monétaires : ces fonds sont placés en titres monétaires (trésorerie
des grandes entreprises et des banques) et évoluent donc selon l’évolution des
taux d’intérêt à court terme ; le risque de perte est quasi nul (sauf défaillance
des sociétés).
 Les fonds en obligations : on en relève de trois types (à court, moyen et long
terme, selon les échéances des obligations) ; le risque de perte, lié à ces
orientations et à l’évolution des taux, reste modéré ; la note d’information
précise la sensibilité du fonds : ainsi, un ratio de 5 indique qu’une baisse des
taux à long terme de 1 % se traduira par une hausse de 5 % de la valeur de la
part (et inversement) ; il existe aussi des fonds en obligations internationales :
ce type de fonds évolue au gré des taux et des devises locales selon la
répartition de l’actif.
 Les fonds en actions : les fonds en actions comportent un risque élevé (la
performance peut être très bonne ou mauvaise) selon l’évolution des
entreprises et de la conjoncture économique.
 Les fonds diversifiés : ils comportent une dose variable d’actions, d’obligations
et de titres monétaires ; citons ainsi les OPCVM profilés (dynamique, équilibré
ou prudent), dont la composition du portefeuille est variable selon le risque
accepté et selon l’offre des banques ; quant aux fonds garantis ou « à promesse
», leur évolution est tributaire de la Bourse et du mécanisme contractuel de
protection du capital.
 Les fonds en multi-gestion : cette offre permet d'avoir accès normalement aux
meilleurs FCP et SICAV, et ce dans n'importe quel domaine ; presque tous les
établissements, des plus petits aux plus grands, proposent aujourd'hui une telle
sélection ; à ne pas confondre avec les fonds de fonds, la multi-gestion offre aux
souscripteurs une série d'OPCVM distincts et qui proviennent d'établissements
extérieurs à la société de gestion commercialisant ce produit.

Cela étant, la multi-gestion est le fruit d'une sélection réalisée par un gérant ou
une équipe de gérants. Qualifié souvent de placement innovant, il repose
principalement sur des concepts multiples :
 différenciation des niveaux de diversification car les fonds sont conçus
pour optimiser la performance tout en contrôlant le risque ;
 diversification effectuée entre différentes classes d’actifs (actions,
obligations…) représentatives des marchés internationaux ;

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 chaque marché est lui-même diversifié entre différents styles de gestion
existants ;
 chaque style de gestion est mis en œuvre par une sélection des meilleurs
gérants.

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Cas d’application N°III.3 : les caractéristiques des OPCVM
SITUATION
Monsieur TOULEMONDE souhaite investir 100.000 € mais ne veut pas s'occuper de
la gestion du ou des placements réalisés à la suite de votre proposition. Par ailleurs, il
souhaite que les supports soient diversifiés. Il exclut de payer des droits de garde et
vous informe que, si cela devait arriver, il s’adresserait à la concurrence ! Il a entendu
parler des OPCVM mais n'en connaît pas les avantages, pour lui comme pour votre
établissement.
TRAVAIL À EFFECTUER

a) Procédez à une synthèse sous forme de tableau pour répondre à Monsieur


TOULEMONDE.
b) La diversité de la gamme des OPCVM est-elle un handicap pour les clients et les
établissements de crédit ?
c) La détention d'OPCVM et de titres en direct dans un même portefeuille est-elle
souhaitée ? Pourquoi ?
ÉLÉMENTS DE RÉPONSE
a) Procédez à une synthèse sous forme de tableau pour répondre à Monsieur
TOULEMONDE.

Avantages Clients Avantages Établissements de crédit

Gestion par un professionnel, simplicité de la démarche,


pas besoin de suivre tous les jours l’évolution des cours Captation de clientèle
(délégation de gestion).
Pas de frais de garde pour les OPCVM de notre PNB récurrent : droits d'entrée + frais de gestion annuel,
établissement (ce n’est pas un cas général). commissions sur encours.
Accès à un domaine particulier (secteur d'activité,
Fidélisation.
géographique).
Frais d'arbitrage nul dans le panier d'action que Part de marché au niveau national et international
représente l'OPCVM. impliquant des économies d'échelles
Investir sur un panier d'actions au lieu de quelques Image, notoriété : établissement avec fonds performants,
actions en direct (mutualisation du risque). fonds innovants.
Savoir-faire à revendre aux concurrents (création de
Mise de fonds faible
placements pour d'autres établissements).
OPCVM qui ont des caractéristiques qui ne peuvent se
trouver sur des supports en direct (ex. : OPCVM à Valorisation des forces de ventes, dynamisme
capital garanti).
Gestion profi lée évitant d’avoir un portefeuille d’OPCVM
Innovation régulière de la gamme d’OPCVM.
diversifi é.
Investissement accessible au travers d’un compte titres
Placements faisant l’objet de palmarès dont les
ordinaire, d’un PEA, d’un contrat d’assurance-vie en
établissements gagnants tirent profit.
Unité de Compte.
Arbitrages réalisés à l’intérieur de l’OPCVM par le gérant
non fiscalisés.
Possibilité d’achats programmés par la généralisation de
la décimalisation des parts d’OPCVM.
Liquidité assurée par la société de gestion.
Réglementation AMF importante sécurisant les
investisseurs.

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b) La diversité de la gamme des OPCVM est-elle un handicap pour les clients et
les établissements de crédit ?

Oui, c'est un handicap :


 au niveau des clients :
 les clients sont perdus dans les gammes d'OPCVM potentiels ;
 les clients achètent toujours les mêmes OPCVM ;
 les clients appréhendent mal le degré de risque ou de liquidité des
OPCVM ;
 les clients font souvent référence à des classements d’OPCVM établis
dans la presse ;

 pour les établissements de crédit :


 coût de structure, de gestion, de publicité, etc. à rentabiliser lors du
lancement d'un nouvel OPCVM ;
 une gamme trop étoffée dilue les capitaux sur l'ensemble des OPCVM =>
problème de taille critique pour certains OPCVM ;
 évolution des OPCVM : ajustement des politiques de gestion, adaptation
aux marchés et aux gérants ;
 contrainte liée à l’information et à la formation régulière des forces
commerciales ;
 obligation de mise en adéquation des différentes gammes d’OPCVM en
fonction de la segmentation de clientèle.

Mais c'est aussi un atout :


 au niveau des clients :
 de plus en plus de demandes d'investissement sur des domaines pointus
(géographique, sectoriel, profil de gestion) ;
 accessibilité à tous les OPCVM des différents marchés et des différents
établissements ;
 clients de plus en plus en informés et exigeants ;

 pour les établissements de crédit :


 concurrence : obligation d'être présent ;
 différentes gammes d’OPCVM source de commissions financières
récurrentes ;
 communication de notoriété pour capitaliser sur les meilleures gammes
récompensées ou reconnues ;
 notion de réactivité et d'innovation nécessaire à l'image de marque de
l'établissement de crédit et donc à ses clients qui s'y identifient ;
 nécessité d'un savoir-faire professionnel important pour pouvoir le revendre
aux concurrents sous forme de produits blancs (utiles, voire
indispensables).

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Conclusion
Nécessaire pour permettre d'offrir aux clients une diversité de supports
d'investissement tout en permettant à l'établissement de crédit de fidéliser ses clients
en accroissant son PNB et de capter une nouvelle clientèle.

c) La détention d'OPCVM et de titres en direct dans un même portefeuille est-elle


souhaitée ? Pourquoi ?

Oui…
 OPCVM pour marchés ou secteurs géographiques ou sectoriels spécifiques (ex.
: Japon, produits de taux avec des maturités échelonnées).
 OPCVM pour un choix de gestion simple réalisé par des professionnels
(défensif, équilibre, dynamique).
 OPCVM pour limiter les allers-retours sur un panier d'actions.

Mais…
 Attention à la quote-part entre titres en direct et gestion collective.
 Bien définir l'attente des clients pour l'orienter vers ce qui lui correspond le
mieux (profil de risque, horizon de placement, part du patrimoine).

Conclusion
Les OPCVM permettent d'avoir une gestion professionnelle sur des secteurs
géographiques, sectoriels, qu'un particulier ne peut obtenir en direct. Le choix de titres
en direct est fonction de ce que le client souhaite.

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Cas d’application N°III.4 : appétence au risque (cas pratique)

 Objectif  :
 Être capable de formuler des propositions selon le profil de risque.
APPÉTENCE AU RISQUE

SITUATION

Aude LEMERCIER vous est recommandée par un de vos clients de longue date.
Célibataire, âgée de 34 ans, elle est salariée à l’Institut Curie et perçoit un salaire
annuel de 40 000 €. Son patrimoine se compose :
 d’une résidence secondaire en indivision avec sa sœur ;
 d’un PEA évalué à 60 000 € ;
 d’un PEE valorisé à 25 000 € ;
 d’un portefeuille obligataire d’un montant de 180 000 € procurant des revenus
bruts de 7 000 €.
Aude LEMERCIER s’interroge sur l’opportunité d’effectuer des arbitrages sur ses
portefeuilles, sachant qu’elle souhaite maintenir ces placements à long terme.

TRAVAIL À EFFECTUER

En fonction du niveau de risque souhaité par ce prospect :


 sans risque ;
 risque modéré ;
 risque conséquent.
Définissez les catégories de placements boursiers à préconiser.
ÉLÉMENTS DE RÉPONSE
En fonction du niveau de risque souhaité par ce prospect, définissez les
catégories de placements boursiers à préconiser.
 Absence de risque
D’après les données fournies, ce prospect n’est pas propriétaire de sa résidence
principale. Dans cette perspective, le PEE, qui peut être débloqué par anticipation
pour une telle acquisition, sera sécurisé par la souscription de parts de FCPE à forte
dominante monétaire, si la société de gestion le permet. Concernant le PEA, outil par
nature risqué, un arbitrage vers des fonds garantis sera suggéré.
Le portefeuille obligataire sera conservé jusqu’à son terme afin d’annihiler tout risque
de taux. En cas de plus-value, des cessions à hauteur du seuil annuel pourront être
effectuées et répétées chaque année. En cas d’acceptation de la fiscalité, une cession
totale est possible afin de matérialiser le gain. Ce portefeuille pourra être complété ou
arbitré vers des OPCVM monétaires.

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Enfin, au plan patrimonial, l’assurance-vie est singulièrement absente. Une
souscription d’un contrat « en euros » ou d’un multi-support avec investissement
concentré sur le support « euros » sera expliquée ; au moins pour une prise de date.

 Prise de risque raisonnable


PEE et compte-titres ordinaires peuvent dans ce cas se composer :
 d’obligations, sachant qu’il existe un risque de taux (limité sur le long terme) et
que les notionsde sensibilité et de duration sont à intégrer ;
 d’OPCVM obligataires « dynamiques » afin d’améliorer la performance ;
 de fonds profilés « équilibrés ».

Concernant le PEA, la part de produits garantis doit être réduite en faveur de fonds
OPCVM diversifiés du type 60 % actions et 40 % en monétaires ou obligations (avec
un minimum de produits hybrides permettant d’atteindre le quota d’éligibilité au PEA),
la durée du placement permettant d’affiner la pondération.

Quant à l’assurance-vie, elle ne peut se concevoir que via un multisupport investi de


façon très diversifié et selon des pondérations similaires à celles du PEA, avec, pour
avantage supplémentaire, l’accès à des fonds profilés « équilibrés ».

À noter qu’en fonction des montants, PEA, compte-titres ordinaire et assurance-vie


peuvent bénéficier d’une gestion sous mandat prudente.

Dans le cadre d’une approche patrimoniale globale de ses avoirs financiers,


l’allocation proposée doit présenter une répartition respectant un équilibre plus ou
moins stricte en UC et produits de taux.

 Acceptation de risques conséquents


Ici, quel que soit le support, exit fonds monétaires, fonds garantis, voire même
obligataires, les actions composant au moins à 70 % les diverses enveloppes.

Le compte-titres ordinaire pourra abriter des opérations spéculatives via :


 des OPCVM investis sur les marchés émergeants ;
 l’usage du SRD ;
 l’utilisation de produits dérivés tels que les warrants.

Des liquidités pour 20 à 30 % seront conservées afin de faire mouvementer les


portefeuilles actions et posséder une épargne de précaution pour assurer les appels
de marge et liquidation perdantes sur opérations avec SRD.

En fonction du temps disponible, du degré de connaissance des marchés et


d’implication personnelle, une gestion sous mandat ou pour le moins assistée sera
recommandée.

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Cas d’application N°III.5 : fiscalité, prélèvements sur les valeurs mobilières
(cas pratique)

 Objectif  :
 Être capable d’appréhender la fiscalité et les prélèvements sur les revenus
et plus-values des valeurs mobilières.

CAS BOMPERE

SITUATION

Les médias se sont fait l’écho d’évolutions en matière fiscale. Vos clients vous
interrogent à ce sujet.

Précisions :
 M. et Mme BOMPERE sont mariés ;
 M. détient un portefeuille de titres et a perçu pour 30 000 € de dividendes pour
cette année. Le client a également réalisé une plus-value de 10 000 € sur son
portefeuille en vendant des actions qu’il détenait depuis 3 ans.

TRAVAIL À EFFECTUER

Après avoir rappelé les principes d’imposition des valeurs mobilières, vous calculerez
la fiscalité applicable aux plus-values et aux dividendes notamment avec une TMI de
14 % et de 45 % pour comparaison.

ÉLÉMENTS DE RÉPONSE

Principes généraux

 Pour les plus-values : pour les cessions réalisées en 2013, la plus-value nette
est, sauf exception, soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu (en
fonction de la TMI du foyer fiscal).

Pour atténuer la fiscalité, un abattement est applicable en fonction de la durée de


détention des titres.

L'abattement est de :
 20 % pour une durée de deux à quatre ans ;
 30 % pour une durée de quatre à six ans ;
 40 % au-delà de six ans de détention.

 Pour les dividendes : en 2013, l’option PFL est supprimée mais l’année du
versement des revenus, les contribuables doivent s’acquitter d’un prélèvement
forfaitaire (sous forme d’acompte) non libératoire de l’impôt sur le revenu. Il est
directement prélevé par la société distributrice.

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Les dividendes distribués en 2013 donneront donc lieu à un versement de 21 % opéré
lors de leur paiement puis seront pris en compte en 2014 au moment de la déclaration
de revenus 2013 pour le calcul de l’impôt au barème progressif.

L’abattement de 40 % reste applicable.

 Pour les coupons


 Calcul des plus-values
Imposition 2013 à déclarer en 2014 (TMI 45 %) :
10 000 - (10 000 * 20 %) * 45 % = 3 600 €
Prélèvements sociaux : 10 000 * 15,5 % = 1 550 €
Soit une taxation globale de 5 150 €

CSG déductible à hauteur de 5,1 % sur le revenu global en 2014


Imposition 2013 à déclarer en 2014 (TMI 14 %) :
10 000 – (10 000 * 20 %) * 14 % = 1 120 €
Prélèvements sociaux : 10 000 * 15,5 % = 1 550 €
Soit une taxation globale de 2 670 €

 Calcul des coupons


La société qui distribue les coupons versera au Trésor public :
6 300 € (30 000 * 21 %) + 4 650 € de PS (30 000 * 15,5 %)

Régularisation barème progressif de l’IR


Dividende (30 000 * 60 %) = 18 000 €
CSG déductible (30 000 * 5,1 %) = - 1 530 €

Avec une TMI de 45 %


Imposition à l’IR (16 470 * 45 %) = 7 411 €
Imputation de l’acompte = - 6 300 €
Somme à payer en 2014 = 1 111 €
Total CSG et IR (2013 + 2014) : (7 411 + 4 650) = 12 061 €

Avec une TMI de 14 %


Imposition à l’IR (16 470 * 14 %) = 2 306 €
Imputation de l’acompte = - 6 300 €
Remboursement du trésor public en 2014 = 3 994 €
Total CSG et IR (2013 + 2014) = 12 061 €

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