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Cours de droit des contrats

AKPOUE Brou
Maitre-assistant à l’UFR Sciences juridique administrative et politique de l’Université Félix
HOUPHOUET BOIGNY
Bureau : n° 18
Tél : 49237866
Email : akpouebrou@yahoo.fr/akpouebrou2017@gmail.com

Objectif du cours :

- Objectif général :
- Donner des connaissances théoriques et pratiques en droit des contrats
- Objectifs spécifiques :
- Maitriser les termes centraux en matière de droit des contrats
- Savoir les règles de négociation d’un contrat
- Connaitre les conditions de conclusion d’un contrat
- Connaitre les règles d’exécution d’un contrat

Les outils du cours :


- un support de cours
- Un marqueur
- Un tableau
- Un micro-projecteur

La méthode de cours :
La méthode interactive
Introduction

Louis JOSSERAND écrivait, « nous vivons de plus en plus contractuellement ». On


peut comprendre que le contrat devient de plus en plus important. On trouve en effet à côté du
rôle classique des contrats des rôles nouveaux du contrat.

En ce qui concerne les fonctions classiques, l’on note la circulation des richesses.
Quant au rôle nouveau, il permet de régler des conflits mais également de contrôler la sécurité
physique des personnes ; notamment en permettant de protéger l’environnement.

1°) la nécessité économique du contrat

Au-delà de ses caractères, la présentation, même brève, de la notion de droit


n’apparaîtra complète que si on y ajoute sa fonction. A cet égard, le droit représente un
instrument de règlement de conflit entre les personnes. Cependant, l’évolution de la société, a
inspiré la création de nouveaux rôles du droit. Ainsi, sert-il à la protection de
l’environnement. Par ailleurs, la fonction ou plutôt les fonctions du droit se multiplient. De
sorte que l’on procède désormais à l’analyse économique du droit. Celle-ci répond à une
analyse du coût et de l’impact économique des institutions et des mécanismes juridiques.
L’esprit qui l’inspire est le caractère positif et non normatif en ce sens que la préoccupation
dominante est celle de l’efficacité des règles et des jugements en termes de rationalité par
rapport aux objectifs qui les sous-tendent.

Le mécanisme contractuel apparaît alors comme l’objet idéal de l’analyse économique


du droit. Il traduit effectivement un comportement permettant le recours utilitaire à un outil, à
un instrument dont l’efficacité se relie à la compréhension et au choix d’un itinéraire
déterminé.

L’analyse économique du contrat permet de glisser vers l’intérêt des contrats surtout
dans un contexte de mondialisation.

Dans le cadre de la globalisation de l’économie, la nécessité du contrat se révèle


incontestable. Car, le contrat représente, selon le mot d’auteurs dans le monde entier
l’instrument quasi exclusif de la circulation des richesses et l’un des mécanismes essentiels de
l’activité économique.

Par ailleurs, le contrat s’avère économiquement si important qu’il est apparu nécessaire
d’en opérer une analyse économique. Celle-ci contribue à la comparaison et même à
l’harmonisation des systèmes juridiques puisque l’admission d’une fonction punitive de la
responsabilité contractuelle rapprocherait des droits.

2°) Définition des termes centraux en droit des contrats


Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers
une ou plusieurs autres à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. Le contrat représente
ainsi un acte créateur d’obligations. Cette fonction du contrat permet de le distinguer de la
convention. Celle-ci est un accord de volonté qui permet d’éteindre une obligation, de la
modifier ou de la transférer.
L’obligation est un lien de droit, entre deux personnes, en vertu duquel l’un le créancier
exige de l’autre, le débiteur de fournir une prestation. Ou encore, l’obligation est un lien de
droit en vertu duquel une personne est tenue d’une prestation envers une autre. Il s’agit d’un
lien de droit dont l’exécution est assortie de la contrainte étatique. Ce qui la distingue de
l’obligation naturelle, qui est, selon la jurisprudence ivoirienne (CA Abidjan, Ebongué
Solange), une obligation tenant à une responsabilité morale explicitement admise par son
auteur.
De cette définition, l’on peut déduire que l’obligation est un droit personnel. En d’autres
termes, elle constitue un droit à l’égard d’une personne. Sous cet aspect, elle est également
appelée droit de créance.
Le droit personnel est classiquement distingué du droit réel. Ce dernier confère un droit
direct sur une chose.
L’obligation est un élément du patrimoine. Celui-ci correspond à l’ensemble des droits
évaluables en argent. Il s’agit précisément du passif et de l’actif d’une personne. Ne figurent
donc pas dans le patrimoine d’une personne les droits tels que les droits politiques, le droit de
vote et son état.

3°) Classification des obligations

Les obligations sont classées selon différents critères. Ainsi, on distingue des obligations
selon la classification des obligations en fonction de leur objet. On trouve ainsi les obligations
de donner, de faire et de ne pas faire.
Les obligations de donner : dans ce cas, le débiteur est tenu de transférer la propriété
d’un bien lui appartenant ou autre droit réel au créancier. L’obligation du débiteur est alors
une obligation de donner. Toutefois, il importe de remarquer que le mot donner constitue un
faux ami, il ne renvoie pas à l’idée d’offrir quelque chose, mais en terme latin « dare »,
correspond à la notion de transfert de propriété et dont dérive le vocable « dation ».
L’obligation de faire : lorsque le débiteur est tenu à l’accomplissement d’une prestation
au bénéfice du créancier, son obligation est une obligation de faire. En réalité, l’obligation de
faire inclut toutes les prestations positives autres qu’un transfert de propriété.
L’obligation de ne pas faire : lorsque le débiteur est tenu de s’abstenir d’une action.
L’obligation de celui-ci est une obligation de ne pas faire. Par exemple, il peut s’agir de
l’obligation découlant de la présence, dans un contrat de travail, d’une clause de non-
concurrence qui interdit au salarié, en cas de rupture dudit contrat, de travailler pour une
entreprise concurrente, ladite interdiction devant notamment être limitée dans le temps et
dans l’espace.
La classification en fonction de l’étendu. L’obligation de moyen est considérée comme
exécutée dès lors que le débiteur a utilisé tous les moyens, dans la limite raisonnable, pour
parvenir au résultat que celui-ci ait été ou non atteint. Il en va ainsi de l’obligation de soin du
médecin qui est considérée, depuis fort longtemps, comme étant une obligation de moyen. La
Cour de cassation en a ainsi décidé le 20 mai 1936. La cour, dans son arrêt dit Mercier, a
énoncé qu’ « il se forme entre le médecin et son client un véritable contrat comportant pour le
praticien l’engagement de donner des soins attentifs et consciencieux et, sous réserve faite de
circonstances exceptionnelles, conformes aux données acquises de la science. Cette solution a
été régulièrement réaffirmée : par exemple Cass. civ. 1re, 27 juin 1939. Dans une telle
hypothèse, lorsque le résultat n’est pas atteint, le créancier doit démontrer une faute du
débiteur.
L’obligation de résultat n’est considérée comme exécutée que lorsque le résultat promis
a été atteint. Dans ce cas, lorsque le résultat n’est pas atteint, le créancier peut déduire la faute
du fait que le résultat n’est pas atteint.
La classification selon la doctrine. On distingue les obligations qui naissent d’un acte
juridique de celles qui sont engendrées par un fait juridique. Un acte juridique est une
manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit. Par exemple un contrat. Un
fait juridique est un événement volontaire ou involontaire susceptible de produire des effets de
droit.

4) Classification des contrats


On trouve les classifications prévues par le Code civil et celles inspirées du Code civil.
Les classifications prévues par le Code civil.

On distingue le contrat synallagmatique du contrat unilatéral. Le premier équivaut à un


contrat qui fait naître des obligations à la charge de toutes les parties au contrat. Par exemple
la vente. En revanche, le second fait naître des obligations qu’à la charge d’une seule
personne. Il convient de ne pas confondre le contrat unilatéral avec l’acte unilatéral dans
lequel il n’existe qu’une seule partie à l’acte.
Par ailleurs, le contrat commutatif est opposé au contrat aléatoire. Le premier équivaut
à un contrat dans lequel les obligations réciproques sont connues par avance. Par exemple,
dans la vente la chose et le prix sont déterminés d’avance. En revanche, dans un contrat
aléatoire les avantages et les pertes qui naîtront sont incertains au moment de la conclusion
du contrat. Ainsi, dans un contrat d’assurance, la prime est-elle fixée et payée par avance.
Quand un sinistre intervient, l’assurance paye beaucoup plus que le montant de la prime. En
l’absence de sinistre la prime est perdue.
De même, les contrats à titre onéreux sont opposés aux contrats à titre de
bienfaisance ou gratuit. Le contrat à titre onéreux est celui dans lequel chacune des parties
reçoit une prestation de l’autre. A l’inverse, dans le contrat à titre gratuit, l’un des
contractants procure un avantage à l’autre, sans contrepartie.

Les classifications inspirées par le Code civil

Dans cette catégorisation, l’on oppose les contrats consensuels aux contrats solennels et
aux contrats consensuels. Le premier se forme par le seul accord des volontés qui se manifeste
par l’échange des consentements. Quant au deuxième, il se caractérise par l’exigence d’une
forme comme condition de validité. Par exemple, dans la vente d’immeuble, l’écrit est
nécessaire pour la validité du contrat. En ce qui concerne le troisième (c’est-à-dire le contrat
réel), il se forme par la remise de la chose, le consentement ne suffit pas. Ainsi, est-ce le cas
du prêt entre particuliers.

Exercice d’application

Chapitre 1er : La conclusion du contrat

Section 1 : La négociation contractuelle


En droit ivoirien, il n’existe aucune approche définitionnelle des négociations contractuelles ;
ni le législateur, ni la jurisprudence1 n’ont pu en donner une définition.
C’est donc à la doctrine qu’est revenu le mérite de préciser le concept de négociation
contractuelle.
Ainsi la doctrine, notamment française, appréhende les négociations contractuelles comme
des discussions et/ ou échanges dans la perspective d’aboutir à la conclusion d’un contrat.
Selon les professeurs Terré et Simler, elles constituent une période exploratoire.
Quelle utilité des négociations ?
En principe, le contrat est généralement conclu sans négociations. Mais de plus en plus, la
complexité accrue des montages contractuels, sans oublier l’intérêt économique et financier
que revêt le contrat lui-même, imposent nécessairement l’étape des négociations. Il en va ainsi
des contrats d’affaires : les reprises d’entreprise, les cessions de titres sociaux, etc.
La typologie des négociations contractuelles
On en retiendra deux :
- Les négociations non formelles ;
- Les négociations formelles.

En ce qui concerne les négociations non formelles- Elles se présentent comme des
négociations libres ; en effet, les parties décident de ne pas encadrer conventionnellement
leurs négociations : initiative, déroulement et rupture.
Quelles sont alors les obligations des parties dans ce type de négociations ?
Le principe régissant les pourparlers contractuels, c’est la liberté. Liberté d’entrer ou non en
négociations contractuelles, liberté aussi de rompre les négociations. Cette liberté de rupture
signifie que la seule rupture, en soi, ne suffit point pour engager la responsabilité civile de
l’auteur de la rupture.
Le complément du principe, c’est la bonne foi. Sous le prisme de la loyauté, la bonne foi
traduit un comportement standard de sincérité et d’honnêteté qui doit guider les uns et les
autres dans la négociation contractuelle dans ses trois dimensions : initiative, déroulement et
rupture. On parle alors de bonne foi objective.
Le tempérament réside dans la rupture abusive, laquelle est susceptible d’engager la
responsabilité civile délictuelle de l’auteur d’une telle rupture. Cette responsabilité, qui n’est
point contractuelle mais délictuelle, repose sur l’article 1382 du code civil.
Mais en quoi consiste la faute dans la rupture abusive des négociations contractuelles ?
La faute susceptible d’engager la responsabilité civile délictuelle n’est pas à rechercher dans
la rupture elle-même, mais plutôt dans les circonstances ayant entouré la rupture intervenue.
Quelques exemples de fautes selon la jurisprudence :

1
Même si dans un arrêt de la jurisprudence opère cette distinction entre pourparlers et offre
- Le fait de maintenir le partenaire dans la croyance erronée d’une possible conclusion
du contrat ;
- La rupture vexatoire ou injurieuse ;
- La rupture avec légèreté blâmable ;
- La rupture brutale, c’est-à-dire sans le moindre préavis ;
- La rupture non motivée ou mal motivée.

La responsabilité établie, il y a lieu de réparer le préjudice causé ; mais lequel ?


Le préjudice réparable :
- Le temps perdu ;
- La perte éprouvée ;

Qu’en est-il du gain manqué ? Qu’en est-il de la perte de chance ?


Le gain manqué s’entend du gain espéré de la conclusion du contrat. Pour la jurisprudence, il
n’y a pas lieu de réparer ce préjudice. C’est que le gain manqué n’est pas lié aux circonstances
de la rupture, mais à la rupture même. Or le principe, rappelons-le, c’est la liberté de rupture.
Sur la perte de chance, il semble que théoriquement rien ne s’oppose à la prise en compte de
ce chef de préjudice dans la réparation.
En pratique cependant, la jurisprudence, dans une tendance libérale, refuse la réparation de la
perte de chance.
La nature de la réparation : la réparation consiste en une allocation de dommages-intérêts.
Quant aux négociations formelles- elles sont marquées par une forte volonté des parties
d’encadrer leurs pourparlers contractuels. La complexité des négociations commande alors
une structuration du cadre formel de celles-ci. Les parties vont ainsi fixer le déroulement des
négociations (lieu, délai, personnes devant faire partie des négociations)
A ce stade, pèsent sur les parties :
- L’obligation de négocier, qui est une obligation de moyen ;
- L’obligation de négocier de bonne foi, qui est renforcée dans cette hypothèse.

En vue de structurer le cadre formel des discussions, les parties vont prendre des actes
préparatoires.
En pratique, les parties vont stipuler des clauses :
- De sincérité : clause par laquelle les parties s’engagent à négocier avec sincérité ;
excluant ainsi toute idée de complaisance ou de légèreté dans les négociations. Avec
une telle clause, se trouve davantage renforcée l’obligation de négocier avec bonne
foi ;
- D’exclusivité : au moyen de cette clause, les parties s’engagent à ne pas négocier en
même temps avec d’autres partenaires.
- De répartition des coûts : les négociations supposent parfois certaines dépenses telles
que des dépenses liées aux études préalables, aux déplacements (qui vont occasionner
des frais, etc). La question de savoir qui va assumer ces dépenses est, en pratique,
pertinente. La pratique conseille de régler la difficulté en amont en stipulant une
clause qui précise comment va se faire, le cas échéant, la prise en charge de
l’ensemble des frais générer par les négociations ;
- De non-divulgation : c’est la clause au travers de laquelle les parties s’obligent à ne
pas divulguer aux tiers les présentes négociations en cours ou à venir ;

- De confidentialité : la toile des négociations est tissée à l’aide de fil d’informations


échangées. Certaines d’entre elles revêtent une importance cruciale : secret
professionnel, information stratégique, intelligence économique, etc. les négociations
ne doivent pas être l’occasion d’éventer ces informations capitales. Pour réellement
s’assurer qu’il n’en sera pas ainsi, les partenaires en discussions vont stipuler une
clause de confidentialité.
- Etc.

Typologie des actes formalisant les négociations :


- Les engagements non contractuels ;
- Les engagements contractuels.

Relativement aux engagements non contractuels ; pour nourrir les négociations, l’une des
parties va s’engager ; et bien souvent, c’est au travers d’un acte. De la sorte, sont
fréquemment mis à disposition :
- Le devis : il s’analyse en offre ; en cela, il reste une manifestation unilatérale de
volonté.

Concrètement, c’est une proposition de contracter assortie d’une estimation des coûts. Il se
distingue de la sorte de la facture Proforma, celle-ci ayant, en principe, un caractère
impératif ;
- Le projet de contrat : une partie propose à l’autre un projet de contrat ; il est en
pratique utile car il va servir de base de discussions. Mais rappelons qu’il n’est pas
encore le contrat ; il reste alors un projet, susceptible de subir des modifications ;
- La lettre d’intention : c’est l’acte par lequel un partenaire manifeste son intention
d’entrer en pourparlers contractuels avec un autre partenaire.
- L’engagement d’honneur : c’est l’acte par lequel un partenaire s’engage à quelque
chose, mais seulement sur l’honneur. Ici, les effluves du jardin de la morale sont fort
dominantes, et le droit semble mis à l’écart. Mais à maintes reprises, la jurisprudence
française y a vu des obligations juridiques, donc contraignantes.
- Etc.

S’agissant des engagements contractuels ; ils se déclinent en engagements unilatéraux et en


engagements synallagmatiques.
Les engagements unilatéraux :
- Le contrat de réservation : c’est le cas en matière hôtelière, immobilière, etc.
- Le contrat de confidentialité : l’obligation de confidentialité
- Le contrat unilatéral de négociation : une partie s’engage à entamer ou à poursuivre les
négociations ; en fait, cela revient à négocier avec loyauté.
- Etc.

Les engagements synallagmatiques :


- Le contrat de négociation (synallagmatique) : par cet acte, les parties s’engagent à
négocier ou à poursuivre les négociations.
- L’accord de principe (synallagmatique): il s’inscrit dans le même registre que le
contrat de négociation synallagmatique. Il oblige seulement les parties à négocier.
- Lettre d’intention synallagmatique ou protocole d’accord : dans les contrats
internationaux, la lettre d’intention ou protocole d’accord vaut presque contrat.
- Les procès-verbaux de réunions : la signature de procès-verbaux de réunions
ordinaires, dépourvue de toute volonté de s’engager contractuellement n’est pas la
signature d’un contrat.
- Contrat cadre : c’est le contrat qui fixe le cadre des négociations entre les parties. Ce
contrat cadre est un contrat qui vise à organiser les négociations. Il se distingue ainsi
du contrat cadre tel qu’envisagé dans le secteur de la distribution.
- Le contrat de recherche : contrat par lequel un partenaire demande à un autre
partenaire la mise à disposition de nouvelles connaissances ou de fournir une solution
à un problème technique. L’une des questions essentielles reste celle de la nature de
l’obligation : de moyen ou de résultat.
- Le cahier des charges : c’est document descriptif ; en effet, il donne à connaitre les
éléments caractéristiques du contrat en vue.
- La lettre de couverture : c’est un contrat d’assurance ; seulement, pour un tel contrat,
l’instrumentum n’est pas tout à fait complet. C’est avec le negotium futur qu’il sera
complet. Mais par cette lettre, l’assureur tient déjà à rassurer son client qu’il est bel et
bien couvert en cas de sinistre.
- Etc.

Les contrats préparatoires- ils sont de véritables contrats ; seulement, ils visent à préparer la
conclusion d’un contrat final.
Au titre des contrats préparatoires, l’on peut noter :
- Le pacte de préférence désigne un contrat par lequel une personne s’engage envers
une autre, qui accepte, à ne pas conclure avec des tiers un contrat déterminé avant de
lui en avoir proposé la conclusion aux mêmes conditions.

- La promesse unilatérale de contrat se définit comme la convention par laquelle un


individu, le promettant, s’engage envers un autre, le bénéficiaire, qui accepte de
conclure un contrat dont les conditions sont dès à présent déterminées dans l’attente
d’un élément. Il s’agit cependant d’un contrat unilatéral

- La promesse synallagmatique de contrat s’analyse en l’engagement de deux


personnes l’une envers l’autre à passer tel ou tel contrat. Il y a promesse
synallagmatique de contrat lorsque les deux parties s’engagent réciproquement à
conclure le contrat.

Section 2 : Les conditions de conclusion du contrat

Pour conclure le contrat, il faut qu’il y ait rencontre de volonté. En d’autres termes, il faut
qu’il y ait le consentement des différentes parties. La partie qui veut conclure (par exemple
une vente doit extérioriser sa volonté en faisant une offre ou une pollicitation. Celle-ci doit
être acceptée par une autre personne qui cherche à conclure le même contrat.
L’offre : elle se distingue d’une entrée en pourparlers qui exprime une volonté de
contracter incomplète. Par exemple homme sage vend un véhicule d’occasion. Lorsqu’un
élément essentiel du contrat est encore à débattre, on est en présence d’une invitation à entrer
en pourparlers. L’une des qualités de l’offre réside dans sa précision. Celle-ci s’apprécie en
fonction du contrat. Par exemple en matière de vente, l’annonce doit comporter clairement la
chose et le prix. L’offre doit être ferme. C’est-à-dire que la simple émission d’une acceptation
doit permettre de conclure le contrat.
L’acceptation consiste en la manifestation de la volonté de conclure le contrat aux
conditions émises dans l'offre. L’acceptation doit être pure et simple. Elle peut se faire de
façon expresse, tacite et, même par le silence par le destinataire de l’offre.
Façon expresse : verbale, écrite
Façon tacite : l’acceptation est déduite d’un comportement de l’acceptant.
Quant au silence, en principe le silence gardé ne vaut pas acceptation. Toutefois, selon la
jurisprudence, lorsque l’offre est faite dans l’intérêt exclusif du destinataire, le silence gardé
par ce dernier vaut acceptation. Egalement, le silence gardé par le bénéficiaire vaut
acceptation lorsqu’il existe une relation d’affaire aux mêmes conditions entre les parties.
Mais celui-ci doit être consentement donné par les contractants doit être exempt de vices.
Cela implique que les personnes donnent un consentement libre et éclairé. Ne peuvent donc
conclure un contrat les mineurs et les majeurs incapables. Toutefois, le mineur de 16 ans peut
conclure un contrat de travail avec l’assistance de son représentant légal.
Parmi les vices qui peuvent affecter le consentement, l’on trouve l’erreur, le dol et la
violence.
L’erreur est la fausse représentation d’une réalité dans un contrat. Selon la formule de
M. Jacques GHESTIN, « l’erreur consiste à croire vrai ce qui est faux, ou faux ce qui est
vrai ».
Le dol représente la manœuvre frauduleuse d’une partie en vue de déterminer une autre à
conclure le contrat. La manœuvre d’actes ou de fait matériel. Par exemple mensonge. Par
ailleurs, le silence gardé par une partie peut constituer le dol. Les sanctions du dol sont : la
nullité et dommages et intérêts.
La violence consiste en une pression physique ou morale exercée sur une personne en
vue de la décider à conclure un contrat. La violence est sanctionnée par la nullité du contrat.
Chapitre 2 : L’exécution du contrat

Section 1 : L’exécution normale du contrat


Selon l’article 1134 du Code civil les conventions légalement formées tiennent lieu de
loi à ceux qui les ont faites. De cette disposition, l’on déduit un effet obligatoire du contrat et
un effet relatif. La force obligatoire du contrat est considérée comme une dérivée de la théorie
de l’autonomie de la volonté. C’est-à-dire que le contrat devient obligatoire parce qu’il
constitue le résultat de la volonté. La force obligatoire emporte la conséquence que les parties
doivent exécuter leur obligation telle qu’elles l’ont acceptée. L’effet relatif signifie que le
contrat n’a d’effets qu’entre les parties. Il ne peut engager les tiers.

L’exécution d’une obligation entraîne son extinction. En clair, lorsque le débiteur paie,
son obligation disparaît. Le paiement peut être direct ou indirect. Il est direct lorsqu’il est
effectué par le débiteur ou par son représentant (solvens) au créancier (l’accipiens).
Le paiement peut être indirect. Le paiement indirect peut s’opérer par compensation,
délégation ou confusion.
La compensation constitue un mode d’extinction de deux dettes réciproques. La dette
de l’un éteint la dette de l’autre. Par conséquent, la compensation ne peut jouer que lorsque
deux personnes sont débitrices l’une envers l’autre.
La délégation constitue une opération triangulaire par laquelle une personne (le délégant)
donne l’ordre à une personne(le délégué) de s’obliger au profit d’un tiers (le délégataire).
La confusion permet l’extinction de deux obligations réciproques lorsqu’une même
personne a la qualité de débiteur et la qualité de créancier. Il en est ainsi lorsqu’une personne
hérite de son débiteur.

Section 2 : Les cas pathologiques


Le créancier a le droit de demander l’exécution du contrat. Celle-ci peut être obtenue par
la voie judiciaire. Il peut initier une action en responsabilité contractuelle. L’action peut
aboutir à l’anéantissement du contrat. Il peut s’agir d’une résolution dans le cas du contrat à
exécution instantanée ou résiliation dans le cas du contrat à exécution successive. Cependant,
sans passer par la voie judiciaire, le créancier peut contraindre le débiteur à exécuter son
obligation en lui opposant l’exception d’inexécution. C’est-à-dire qu’il (le créancier) peut
refuser d’exécuter le contrat jusqu’à ce que le débiteur fournisse la prestation attendue.
Le créancier peut renforcer ses droits en exigeant une garantie. On parle alors de sûreté.
A cet égard, on trouve les sûretés mobilières qui se distinguent des sûretés immobilières. Il
aura le droit de céder son droit contre le débiteur. Il s’agit dans ce cas d’une cession de
créance. Celle-ci représente l’acte par lequel une personne (le cédant) transmet sa créance à
une autre personne (le cessionnaire).

Chapitre 3 : Des exemples de contrats


Section 1 : LA VENTE

§ 1 : Généralités sur la vente comme contrat

La doctrine reste très inspirée à son égard ; les auteurs, à la fois prolixes et prolifiques,
rivalisent d’ingéniosité quand il s’agit de qualifier la vente. Ainsi, pour les uns, le contrat de
vente demeure le plus usuel et en même temps l’archétype des contrats. Pour d’autres auteurs,
et parlant de contrats qui visent le transfert d’un droit, la vente est le plus usité, un pivot
servant de modèle à d’autres contrats tels que l’échange, la dation en paiement.

Définition du contrat de vente

Avec une constance indéniable, la doctrine présente la vente comme «  le contrat par lequel
la propriété d’une chose est transférée à un acquéreur, en contrepartie d’une somme
d’argent ».

Quant au législateur, elle est «  la convention par laquelle l’un s’oblige à livrer une chose et
l’autre à la payer ».

Les sources du droit de la vente

Les textes

 Sources internationales :
- La convention sur la vente internationale de marchandise (convention de Vienne du 11
avril 1980) ;
- La convention de Bruxelles sur les transports maritimes ;
- La convention de Varsovie sur le transport aérien
 Etc.

 Sources communautaires :
- Le droit OHADA, en particulier l’Acte uniforme relatif au droit commercial général ;
- Le droit dérivé de l’UEMOA (
 Sources nationales :
- Code civil ;
- Code la consommation 2016 ( la loi sur la consommation)
- L’Ordonnance de 2013 relative à la concurrence

La jurisprudence

Les usages ;

Les caractères de la vente

La vente comme contrat revêt plusieurs caractères, mais on retiendra essentiellement :

- Le caractère consensuel ;
- Le caractère synallagmatique ;
- Le caractère onéreux ;
- Le caractère commutatif
- Le caractère translatif

Distinction de la vente et d’autres contrats

- Vente et bail
- Vente et prêt
- Vente et mandat
- Vente et contrat d’entreprise

§2. la formation du contrat de vente


Le contrat de vente est, pour sa validité, nécessairement soumis aux conditions générales de validité de
tout contrat, telles que prévues à l’article 1108 du code civil.
Mais plus spécifiquement, la validité doit absolument passer au crible du consentement, de la chose,
objet de la vente, et du prix. Analysons-les !

 Le consentement dans la vente


Les restrictions à la liberté de vendre ou d’acheter
Les restrictions au droit de vendre ou d’acheter
Le principe de la liberté contractuelle, qui signifie que toute personne, a priori, est libre ou
non de contracter, peut se trouver contrariée.
Ainsi pour ce qui est du droit d’acheter ou de vendre, le défaut de capacité ou de pouvoir peut
fortement remettre en cause cette liberté de vendre ou d’acheter. C’est en cela que le mineur
non émancipé, donc incapable, ne peut en principe conclure de contrat. Il en va de même des
majeurs incapables. La capacité contractuelle-aptitude d’un individu à conclure par soi-même
un contrat-

Les restrictions au choix du cocontractant

La liberté contractuelle signifie aussi que le vendeur ou l’acheteur est en droit de


choisir librement son cocontractant.

Cependant, il est des techniques juridiques-légales ou contractuelles- qui restreignent la


liberté du vendeur ou de l’acheteur quant au choix de leur cocontractant.

Le pacte de préférence

Avant-contrat par lequel une personne promet à une autre, le bénéficiaire, de lui proposer, en
priorité, la conclusion d’un contrat déterminé le jour où elle en prendra la décision. Cette
préférence est soit de vente, soit d’achat.

La clause d’exclusivité
Cette clause, lorsqu’elle est stipulée, a pour effet de restreindre la liberté des parties en ce qui
concerne le choix d’un cocontractant. Beaucoup usité en matière commerciale, la clause
d’exclusivité peut concerner aussi bien la vente que l’achat. On parle alors d’exclusivité de
vente ou d’exclusivité d’achat.

La première, sous la forme d’une clause de concession exclusive, est celle par laquelle un
fabriquant s’engage à ne fournir qu’un seul distributeur dans une zone géographique.

La seconde, sous les traits d’une clause d’approvisionnement exclusive, est celle par laquelle
un distributeur s’engage à se fournir auprès d’un seul fabricant donné.

La validité de ces clauses d’exclusivité ne soulève pas de difficultés particulières en matière


commerciale.
Entre particuliers, elles peuvent être admises ; seulement, il faut avoir égard au principe
général de la prohibition des engagements perpétuels.

La clause d’agrément
C’est la stipulation contractuelle par laquelle l’une des parties conditionne la
conclusion effective de l’acte entrepris à l’agrément du cocontractant par une
tierce personne.
Dans le contrat de vente, la clause d’agrément aboutit généralement à restreindre
pour le vendeur, le libre choix de son contractant dans la mesure où la perfection
de la vente intervenue dépend de l’agrément de l’acquéreur par une tierce personne.

Le droit des sociétés commerciales constitue le terreau fertile des clauses d’agrément.

Le droit de préemption

Le droit de préemption est la faculté accordée par la loi à une personne d’évincer l’acquéreur
d’un bien ou service en se substituant à lui dans le contrat de cession conclu ou simplement
projeté.

Les restrictions aux conditions de vente

L’ordre public économique de direction interdit certains procédés de vente. L’une des
manifestations la plus éloquente de cet ordre public de direction reste le droit de la
concurrence. Ainsi, bon nombre de textes comme l’Ordonnance de 2013 relative à la
concurrence, interdisent certaines pratiques ou procédés de vente :

- La vente à perte ;
- L’imposition d’une limite minimale au prix de revente d’un bien, ou au
prix de prestation d’un service, ou à une marge commerciale ;
- La vente à boule de neige
- La vente subordonnée ou liée ou encore vente jumelée ;
- La vente avec prime offerte au public ;

Les modalités de la vente


Ce sont des modalités affectant la vente envisagée ; sous ce vocable, on
s’intéressera à :
- La vente de droit repentir ;
- Les ventes sous réserves d’approbation de la chose ;
- Les promesses de vente ou d’achat.

La vente avec le droit de repentir : c’est la modalité par laquelle possibilité est
laissée à l’une des parties à la vente de défaire de façon unilatérale le contrat
déjà conclu.
Quand le droit de repentir est reconnu au seul vendeur, on parle alors de vente à réméré ; en
revanche, s’il est accordé aux deux parties à la vente, on parle de vente avec faculté de dédit.

La vente à réméré ou vente avec faculté de rachat est la vente dans laquelle le vendeur stipule
en sa faveur la faculté discrétionnaire de reprendre la chose vendue moyennant la restitution
du prix principal et le remboursement des dépenses occasionnées par ladite chose. L’exercice
par le vendeur de la faculté de rachat anéantit la vente rétroactivement, y compris les actes de
disposition faits sur le bien par l’acquéreur. A noter que le vendeur dispose d’un délai de cinq
(5) ans pour mettre en œuvre cette faculté.

La vente avec faculté de dédit : les parties à une vente peuvent stipuler une clause de dédit par
laquelle elles se réservent la faculté de se délier de leurs obligations en abandonnant en
contrepartie une certaine somme appelée également un dédit. Lorsque la faculté de dédit est
réciproque, on parle d’arrhes.

Les ventes sous réserve d’approbation de la chose


Ce sont des ventes qui se réalisent par étapes ; par cette modalité, la vente projetée est
subordonnée à une approbation de la chose par l’acheteur.

Ici, on a égard à :

- La vente à la dégustation ou vente à l’agréage- elle a pour effet de subordonner le


consentement de l’acheteur à une dégustation préalable. De la sorte, le contrat ne sera
formé que si, après avoir dégusté, l’acheteur donne son consentement.

Avant la réalisation de la dégustation : il n’y a pas de vente.

Après la dégustation, l’acquéreur garde la liberté de conclure ou de ne pas conclure le


contrat.

- La vente à l’essai : une telle vente ne devient définitive que s’il s’avère, au premier
usage qu’on fait de la chose, qu’elle satisfait aux exigences dont les parties sont
convaincues. La vente à l’essai est d’usage pour certains biens : les vêtements sur
mesure, les chevaux, etc.

- La vente sur échantillon- c’est la vente dont la formation est soumise à la livraison à
l’acheteur d’une chose conforme à ce qui a été convenu : l’échantillon.

Les promesses de vente ou d’achat.


On distinguera la promesse unilatérale de la promesse synallagmatique
La promesse synallagmatique de vente vaut vente.

La chose dans la vente


La vente a nécessairement pour objet une chose, corporelle ou incorporelle.

En tout état de cause, la chose doit exister, être cessible, déterminée ou déterminable.

On dit que la chose existe lorsqu’elle est présente au moment de la conclusion du contrat.
Mais cela ne signifie pas que les choses futures ne puissent pas faire l’objet d’une vente.

La chose est dite cessible lorsqu’elle dans le commerce juridique, et si le vendeur en est le
propriétaire ou qu’il en a reçu pouvoir à cet effet.

Si la chose, objet de vente, est identifiable ou comporte des éléments susceptibles de


l’identifier, la chose est alors déterminée ou déterminable.

Le prix dans la vente


Il n’y a pas de vente sans prix ; le prix est donc l’essence de la vente. Le prix doit revêtir
certains caractères :

- Le caractère monétaire ; pour signifier que c’est une somme d’argent que l’acheteur
doit verser au vendeur.
- Le prix déterminé est celui dont le montant est fixé de façon précise. En revanche, il
est déterminable quand des indices permettent de le fixer en temps utile.
- Du reste, le prix doit être réel et sérieux.  Le prix réel, c’est le prix effectif et non fictif
ou simulé.
- Quant au prix sérieux, c’est négativement le prix qui n’est pas vil ou dérisoire.
LES EFFETS DE LA VENTE
Les effets peuvent être appréhendés à deux niveaux : le transfert de propriété, et les
obligations créées par la vente.
Le transfert de la propriété et des risques
S’agissant du transfert de la propriété, il convient de distinguer le transfert entre les parties et
le transfert à l’égard des tiers, c’est-à-dire l’opposabilité de la vente à leur endroit.
Entre les parties, le transfert de propriété s’opère solo consensu, dès lors qu’il y a un accord
sur la chose et sur le prix. C’est le principe. Mais il est de nombreux tempéraments et
aménagements conventionnels.
Il en va ainsi des choses de genre, en matière commerciale où le transfert de propriété reste
subordonné à la livraison des marchandises vendues à l’acheteur, de la vente avec réserve de
propriété, de la vente sous condition suspensive, etc.
En ce qui concerne l’opposabilité du transfert de la propriété aux tiers, la vente mobilière est
différemment traitée de la vente immobilière.
En matière mobilière, l’article 2279 du code civil postule qu’en matière de meuble, la
possession vaut titre est d’application.
Dans l’hypothèse d’une vente immobilière, le transfert de propriété ne devient opposable aux
tiers qu’après la réalisation de certaines formalités.

Quant au transfert des risques- c’est-à-dire les pertes et les détériorations par cas fortuit- la
règle est la suivante : le transfert des risques suit le transfert de la propriété.
Le transfert de la garde de la chose :
- La responsabilité de l’acheteur en tant que gardien ;
- La garde de la structure de la chose mise à la charge du fabricant.

LES OBLIGATIONS DES PARTIES 


- Les obligations du vendeur :
- Les obligations au moment de la vente. A ce stade, pèsent sur le vendeur :
- L’obligation de délivrance, laquelle constitue l’obligation essentielle

du vendeur. Acte matériel par lequel le vendeur se dessaisit de la chose, la délivrance est le
transport de la chose en la puissance et possession de l’acheteur. La délivrance concerne aussi
bien la chose que ses accessoires ;

- L’obligation d’information ;
- L’obligation de conseil ;
- L’obligation de sécurité.
 Les obligations du vendeur dans la période de l’après -vente.

Le vendeur s’oblige à garantir l’acheteur contre l’éviction, mais aussi contre les
vices cachés.

Les obligations de l’acheteur

L’obligation principale de l’acheteur, c’est de payer le prix.

Mais au-delà, l’acquéreur se doit de prendre livraison, de régler les frais de la


vente constitués en l’occurrence des frais d’actes et autres accessoires.
Rappelons que ces obligations sont d’origine légale. Cependant, il est des
obligations assez nombreuses qui ont une nature conventionnelle. C’est souvent
le cas dans les contrats assortis d’une clause d’exclusivité.

La vente commerciale
L’Acte uniforme relatif au droit commercial général, dans son livre VIII

réglemente la vente commerciale. Au regard des articles 234 à 236, le champ d’application se
trouve précisé. Ainsi, la vente commerciale s’applique, positivement, aux marchandises entre
commerçants, personnes physiques ou personnes morales, y compris les contrats de fourniture
de marchandises destinées à des activités de fabrication ou de production. Sauf stipulations
conventionnelles contraires, le contrat de vente commerciale est soumis aux dispositions du
livre VIII.

Mais il est des cas où le régime de la vente commerciale n’est pas d’application. C’est bien le
cas des :

- Ventes de marchandises achetées pour un usage personnel, familial ou domestiques ;


- Les ventes aux enchères ;
- Les ventes sur saisie ;
- Les ventes d’électricité ;
- Les ventes de valeurs mobilières
- Etc.
La vente commerciale comporte quelques spécificités qu’il convient de
relever :

- L’obligation de bonne foi se trouve davantage renforcée ;


- Les usages sont, en principe, d’application immédiate ;
- La forme libérale du contrat de vente commerciale : le contrat est écrit ou verbal.
Quant à la preuve, elle se fait par tous moyens.

En ce qui concerne la formation, on fera observer que c’est la théorie de la réception qui été
consacrée par le législateur communautaire, contrairement à ce qui se déroule en droit
commun où la théorie de l’émission a été admise.

Relativement aux obligations des parties, on distinguera les obligations du vendeur de celles
de l’acheteur.

Les obligations du vendeur ; essentiellement, le vendeur doit livrer les marchandises, qui
doivent être conformes, mais aussi garanties.

- L’obligation de livraison : elle consiste pour le vendeur à tenir la marchandise à la


disposition de l’acheteur
- L’obligation de conformité : le vendeur doit livrer les marchandises en quantité,
qualité, spécifications et conditionnement conformes aux stipulations du contrat. La
conformité de la chose vendue s’apprécie au jour de la prise de livraison.
- L’obligation de garantie : c’est l’obligation pour le vendeur de livrer les marchandises
libres de tout droit ou prétention d’un tiers.

S’agissant des obligations de l’acheteur :

- L’obligation de payer le prix ;


- L’obligation de prendre livraison
Section : Le crédit-bail

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