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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant 

: cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

CHAPITRE III : ETUDE DE CAS A DIAMNIADO

I : PRESENTATION DE L’OUVRAGE

1 – Localisation

L’ouvrage étudié est un bâtiment à usage d’habitation, projet de construction d’un site de l’institut
supérieur de Technologie industrielle (I.S.T.I), ce projet sera logé dans un quartier de Diamniado.

2 – Caractéristique et Description de la Structure

Les caractéristiques de la structure sont :

Largeur en plan 15.00m

Longueur en plan 20.00m

Nombre de niveau 03 : RDC + 01 étage + terrasse accessible

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Hauteur du RDC 3.20m

Hauteur d’étage courant 3.20m

Hauteur cage d’escalier terrasse 2.40m

Hauteur totale du bâtiment 8.80m

Cet habitat a une surface au sol de 98.01m². La hauteur sous-planchée à chaque niveau est de 3m.
Pour permettre le passage à niveau, il est prévu un escalier à chaque niveau. La constitution de
l’immeuble est la suivante :

 Au Rez-de-chaussée :
- Salon + Salle à manger ………………………………..29m²
- Cuisine ………………………………………………………..16.5m²
- Dégagement ………………………………………………….15.225m²
- Garage………………………………………………………….15m²
- Toilette visiteur…………………………………………….4.5m²
- Piscine…………………………………………………………..18m²
- Un escalier……………………………………………………..8.16m²

 A l’étage :
- Chambre « Parents » ……………………………………..10.05m²
 Salle de bain………………………………………..5.565m²
- Chambre 1……………………………………………………..15.00m²
 Salle de bain…………………………………………4.4m²
 Dressing……………………………………………….2.6m²
- Chambre 2………………………………………………………..16.5m²
 Salle de bain………………………………………….4.5m²
 Dressing………………………………………………..4.5m²
- Bureau……………………………………………………………..7.035m²
- Espace familial………………………………………………….12.9375m²
- Escalier…………………………………………………………….8.16m²

II : PRE-DIMENSSIONNEMENT DES ELEMENTS STRUCTURAUX ET SECONDAIRES

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1 – Pré-dimensionnement des planchers

Les planchers sont des plaques minces dont l’épaisseur est relativement faible par rapport aux
autres dimensions. On a opté pour des planchers a corps creux et ceci pour les raisons suivantes :

 La facilité de réalisation.
 Les portées de l’ouvrage ne sont pas importantes (maximum 5m).
 Diminuer le poids de la structure.

a. Epaisseur du plancher a corps creux

L’épaisseur des dalles dépend le plus souvent des conditions d’utilisation et de résistance.

D’après la résistance a la flexion, l’épaisseur du plancher est conditionnée par :

Lx
e≥
22,5

Avec Lx: petite portée de la dalle.

b. Plancher haut cage d’escalier

Pour ce plancher Lx = 2,4m

Donc on a : e ≥ 10,66cm on opte pour une épaisseur totale de 16cm.

Avec une dalle de compression de 4cm, on aura un plancher de type 12+4.

Résumons :

Tableau 1 : Pré-dimensionnement dalle plancher haut cage d’escalier

Description Lx (m) Epaisseur (cm) Type de plancher

Calculée Choisie

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Dalle Do 2,40 10,66 16 12+4

Tapez une équation ici .

c. Plancher terrasse et plancher étage courant

Tableau 2 : Pré-dimensionnement dalles plancher terrasse étage courant

Description Lx (m) Epaisseur (cm) Type de plancher

Calculée Choisie
12+4
Dalle D1 3 13,33 16
16 12+4
Dalle D2 3 13,33
16 12+4
Dalle D3 1,5 6,67
16 12+4
Dalle D4 2.67 11.86
20 16+4
Dalle D5 4,00 17.77
16 12+4
Dalle D6 2.1 9,33
16 12+4
Dalle D7 3 13,33
16 12+4
Dalle D8 2 08,89

2 - Pré-dimensionnement des poutres

Le pré-dimensionnement d’une poutre consiste à donner en avance ses dimensions géométriques b et


h.

Et celles-ci d’après le BAEL doivent respecter les conditions suivantes :

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L
 h≥ avec (h≥30)
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 0,4d≤b≤0,6d

Avec  :

h  : hauteur totale de la poutre  ;

b : largeur de la poutre ;

d : hauteur utile d=0,9h ;

L : portée de la poutre.

On aura donc  :

Pour L=5,0m (portée maximale)

h≥0,50m, on prend h=50cm⤇d=45cm ⟺ 18≤b≤27, on prend b=20cm

Ce qui donne une poutre de section 2Ox50.

Etant donné que les planchers sont identiques, les résultats du pré dimensionnement des poutres
seront consignés dans le tableau ci-après :

Tableau 3 : Pré-dimensionnement des poutres (cas du plancher terrasse)

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Poutre L(m) h(m) d(m) b(m) b×h ( cm²)


F1 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F2 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F3 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F4 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F5 4 0,4 0,36 0,15 15×35
F6 1,5 0,15 0,135 0,15 15×30
F7 1,5 0,15 0,135 0,15 15×30
F8 2,82 0,282 0,2538 0,15 15×30
F9 2,1 0,21 0,189 0,15 15×30
F10 2,1 0,21 0,189 0,15 15×30
F11 1,17 0,117 0,1053 0,15 15×30
F12 4,28 0,428 0,3852 0,15 15×35
F13 4,28 0,428 0,3852 0,15 15×35
F14 5 0,5 0,45 0,2 20×50
F15 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F16 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F17 1,5 0,15 0,135 0,15 15×30
F18 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F19 4 0,4 0,36 0,15 15×35
F20 2,1 0,21 0,189 0,15 15×30
F21 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F22 4 0,4 0,36 0,15 15×35
F23 4 0,4 0,36 0,15 15×35
F24 2,1 0,21 0,189 0,15 15×30
F25 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F26 2 0,2 0,18 0,15 15×30
F27 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F28 3 0,3 0,27 0,15 15×30
F29 2 0,2 0,18 0,15 15×30

3 – Pré-dimensionnement des poteaux

Le calcul de la section du béton sera fait en compression centré, les règles du BAEL 99 préconisent
de prendre une section réduite en laissant 1cm de chaque côté, en tenant compte de la ségrégation du
béton. D’après l’article B.8.4.1 du BAEL 99 : l’effort normal ultime Nu agissant sur le poteau doit
être au plus égal à la valeur suivante :

Br . f c 28 A st . f e
N≤α
[ 0,9 γ b
+
γs ]
Les règles du BAEL 99 préconisent de prendre la section réduite Br :

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Nu A st . f 0,9 γ b
Br ≥
[ α

γs
e

]
f c28

Tel que  :

Br : Section réduite du poteau (en cm²).

Ast : Section d’aciers comprimés prise en compte dans le calcul.

fc28 : Résistance à la compression du béton = 25MPa.

fbu : 0.85 (fc28/ yb) = 14.16 MPa.

fe : Limite d’élasticité de l’acier utilisé = 500MPa.

γ b: 1.5

γ s  : 1.15

0,9 N u . γ b
Avec : Ast =0 on a donc Br ≥
α . f c 28

D’après le BAEL 99, lors d’un pré dimensionnement on fixe le ath ainsi pour notre cas : ath = 15cm.

Avec  :

Ath : le petit côté théorique du poteau ;

Lo : Hauteur libre du poteau.

5,4 %N u
D’où Br ≥
α

III-1 Calcul des surfaces revenant à chaque poteau

Tableau 4 : Surface offerte aux poteaux d’angle

Poteau
Surface(m²)
d'angle
A1 0,437
A2 0,458
A3 0,187
A4 0,543
A5 0,249
A6 0,249
A7 0,259

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Tableau 5 : Surface offerte aux poteaux de rive

Poteau de surface
rive (m²)
C1 0,785
C2 0,217
C3 0,714
C4 0,706
C5 0,779
C6 0,383
C7 0,681
C8 0,355
C9 0,485
C10 0,469
C11 0,514

Tableau 6 : Surface offerte aux poteaux centraux

Poteau
Surface(m²)
Central
B1 0,918
B2 0,96
B3 0,817

Majoration de 15% des surfaces maximales

Les poteaux centraux : S1= 0.96x 1.15 = 1.104m²

Les poteaux de rive : S2= 0.90275m²

Les poteaux d’angle : S3 =0.62445m²

III-2 Calcul des charges et surcharges revenant à chaque poteau

Poteau central (B2)

Le poteau central supportant la plus grande surface est B2 ⟶S1=1.104m²

Calcul des charges et surcharges revenant au poteau :

Niveau terrasse accessible :

Plancher :………………….548x1.104=0.604992t

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Surcharges :…………………250x1.104=0.276t

Poutres………………....2500x0.32292=0.807t

G = 1.4119t. Q = 0.276t

NB : les poutres F8, F13 et F22 transmettent la moitié de leurs charges au poteau central d’où :

Gpoutres = [(0.15x0.30x2.82/2) + (0.15x0.35x4.28/2) + (0.15x0.35x4/2)]x2500 = 0.807t

Niveau Etage courant + RDC :

Plancher :…………………401x1.104=0.442704t

Surcharges :…………………….250x1.104=0.276t

Poutres…………………………..2500x0.32292=0.807t

G = 1.249t. Q = 0.276t

Poteau de rive (C1)

Le poteau de rive supportant la plus grande surface est C1 ⟶S2= 0.90275m²

Calcul des charges et surcharges revenant au poteau :

Niveau terrasse accessible :

Plancher :…………………..548x0.902758=0.4947t

Surcharges :……………………250x0.902758=0.2256 t

Poutres ………………………2500x0.276=0.690t

G = 1.1847t. Q =0.2256 t

Niveau Etage courant + RDC :

Plancher :……………………………………401x 0.90275=0.362t

Surcharges :………………………………….250x0.90275=0.2256t

Poutres ……………………………………..2500x0.276=0.690t

G = 1.052t. Q = 0.2256t

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Poteau d’angle (A4)

Le poteau de rive supportant la plus grande surface est A4 ⟶ S3=0.62445m ²

Calcul des charges et surcharges revenant au poteau :

Niveau terrasse accessible :

Plancher :………………………….548x0.62445=0.3421t

Surcharges :…………………………..250x0.062445=0.15611t

Poutres ……………………………...2500x0.2499=0.624t

G = 0.966t. Q = 0.15611t

Niveau Etage courant + RDC :

Plancher :…………………………..421x0.62445=0.26286t

Surcharges :…………………………..250x0.62445=0.15611t

Poutres ………………………………2500x0.2499=0.624t

G =0.8868 t. Q = 0.15611t

Avec :

Nu = 1.35Ng+1.5Nq

Résultat des charges G et Q pour les différents poteaux :

Tableau 7 : Charges et surcharges revenant aux poteaux

Terasse Etage RDC


Poteau G(t) Q(t) G(t) Q(t) G(t) Q(t)
Central 1,412 0,276 1,249 0,276 1,249 0,276
De rive 1,185 0,226 1,052 0,226 1,052 0,226
D'angle 0,966 0,156 0,887 0,156 0,887 0,156

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III-3 Dégression des charges d’exploitation

Tableau 8 : Dégression des charges d’exploitation

Niveau Poteau central(t) Poteau de rive(t) Poteau d'angle(t)


Etage 1 0,276 0,226 0,156
RDC 0,552 0,452 0,312

III-4 Calcul des sections des poteaux :

 Poteau central

Exemple poteau B2 – Etage 1 :

Pour pré-dimensionner notre poteau B2 au niveau Etage, un certain nombre des conditions doivent
être fixées parmi tant d’autres on peut citer :

ath est fixé à 0.15m

𝛄 ≤35

α =0,708

Sachant alors que ath = 15cm et que 𝛄 ≤35

α =0,708

1,35 N u .
Or Br ≥ ⟶ avec Nu =2.66823t ou Nu= 0.0266823MN, Br ≥ 0.002035
α . f c 28

0.002035
Pour une section rectangulaire on aura b≥ +0.02 ⟶b ≥ 0.15m
(a−0.02)

On adopte b = 0,15m d’où on a B=15x15cm².

Les résultats du calcul des sections des poteaux sont consignés dans les tableaux suivants :

Tableau 9 : Dimensionnement des poteaux centraux

G(t) Ng Q(t) Nq(t) β*Nu(t) ath(m) Br(m²) b(m) B(m²)


Etage 1 1,4119 1,4119 0,276 0,276 2,668 0,15 0,002034 0,15 15×15
RDC 1,249 1,249 0,276 0,276 2,415 0,15 0,001842 0,15 15×15

Le coefficient de majoration B égale à 1.15

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 Poteau de rive

Tableau 10 : Dimensionnement des poteaux de rive

G(t) Ng Q(t) Nq(t) β*Nu(t) ath(m) Br(m²) b(m) B(m²)


Etage 1 1,1847 1,847 0,2256 0,2256 2,1315 0,15 0,001625 0,15 15×15
RDC 1,052 1,052 0,2256 0,2256 1,93446 0,15 0,001475 0,15 15×15

Le coefficient de majoration 𝞫 égale à 1.10

 Poteau d’angle

Tableau 11 : Pré dimensionnement des poteaux d’angle

G(t) Ng Q(t) Nq(t) β*Nu(t) ath(m) Br(m²) b(m) B(m²)


Etage 1 0,966 0,966 0,15611 0,1561 1,69209 0,15 0,001291 0,15 15×15
RDC 0,8868 0,8868 0,15611 0,15611 1,5744 0,15 0,0012 0,15 15×15

Le coefficient de majoration 𝞫 égale à 1.10

IV- Pré dimensionnement des escaliers

Il s’agit ici des escaliers droits composés de deux(2) volées reposant sur des paillasses. Les deux (2)
volées ont une hauteur des 1,44m.

Volées :

Hauteur de la volée……………..1,44m

Emmarchement (Em)……………………1,40m

Sachant que la hauteur de la contremarche h 𝜀 [15 ; 20], on opte pour h=16cm ; comme 1,44 = nh on
aura pour le 1 er volée n=9.

D’après la formule de Blondel : 60 ≤ 2h +g ≤ 64, posons 2h + g = 60 ⟶ g = 60 – 32 = 28cm mais


on adopte g = 30cm.

Paillasse :

Hauteur de la volée…………………………..1,44m

Longueur de la cage……………. 2,70+1,40 = 4,10m

1.44
Angle d’inclinaison…………tg =𝞫 ⟶𝞫= 28,07°
2.70

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Longueur paillasse.............√ ( 2.702 ) +(1.402)= 3.04m

L 4.10
Epaisseur paillasse……………..e= = =0.164 m d ' où 17.0 cm
25 25

Palier :

Largeur palier……………………….k*Em=1,40x1.40=1,96m

Epaisseur palier…………………….16cm

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Partie III : Dimensionnement

1. Ferraillage des poteaux

Les poteaux sont des éléments structuraux qui assurent la transmission des efforts des poutres
vers les fondations. En pratique un poteau est toujours soumis à la flexion composée (N et M).
Cependant conformément à l’article B.8.2.10 du BAEL nous considérons soumis en compression
centrée tout poteau qui en plus de l’effort normal de compression N, n’est sollicité que par des
moments dont l’existence n’est pas prise en compte dans la justification de la stabilité et de la
résistance des éléments qui lui sont liés et qui ne conduisent par ailleurs qu’à de petites
excentricités de la force de l’extérieure. Les armatures seront calculées à l’état limité ultime
« ELU » sous l’effet de l’effort normale ultime et dans la situation suivante :

Tableau 12 : Caractéristiques mécaniques des matériaux

Béton Aciers Type FeE500


Situation
yb Fc28( Mpa) Fbu(Mpa) ys Fe(Mpa) бs (Mpa)
durable
1,5 25 14,167 1,15 400 348

I-1 Combinaisons des charges

En fonction du type de sollicitation, nous distinguons Selon le BAEL 99 les différentes


combinaisons suivantes :

E.L.U : 1,35 NG +1,5 NQ (Situation durable)

I-2 Recommandations BAEL 99

D’après le BAEL99 :

Les armatures longitudinales doivent être à haute adhérence.

La section d’armatures longitudinales doit être au moins égale à 4 cm² par mètre de longueur de
paroi mesurée perpendiculairement à la direction de ces armatures d’une part, et d’autre part
égale à 0,2% de la section totale du béton comprimé, sans pouvoir dépasser 5% en dehors des
zones de recouvrement de ces barres (Art. A.8.1.21).

La distance maximale de deux armatures voisines sur une même face doit être au plus égale à :

La longueur du petit côté du rectangle augmentée de 10 cm ; 40 cm.

La longueur de recouvrement doit être prise égale à 0,6Ls (Art. A.6.1.24).

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I-3 Exemple de calcul

Cet exemple s’applique aux poteaux du RDC de section 15x60

 Longueur de flambement (Lf)

Suivant les conditions les poteaux RDC sont des éléments encastrés à une extrémité et libre à

lo
l’autre d’où 1f ≥
√2

A.N : On a Lf = 2,26m avec Lo = 3,20m

 Elancement

L’élancement est la déformation que subi un poteau sous l’effet de la charge dite charge de

lf
compression. Il est définit par la relation suivante : 𝞴= avec i le rayon de giration dépendante
i

a
de la géométrie de la section est définit comme suit : i = pour les sections rectangulaires
√ 12
avec a le plus petit côté.

226 √ 12
A.N : 𝞴 = = 52.19
0.15

 Armatures longitudinales

Nous rappelons que pour les poteaux, le calcul se fait à l’état limite. Soit nu l’effort Normal ultime,
connu tel que Nu=0.94512MN (Combinaison la plus défavorable). L’équilibre est donné par la

α Br . f c 28 Ast . f e
relation suivante : Nu ≤ [
k 0,9 γ b
+
γs ] (1) l’expression dans laquelle Br exprime la section

réduite du poteau et donné par : Br= (a-0,02) (b-0,02) pour les sections rectangulaires.

A étant le coefficient d’élancement, fonction de 𝞴 tel que α = 0.6 ¿)2 si 50 ≤ λ ≤70

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A.N : Br= (0.15-0.02) (0.60-0.02) ; Br= 0.0754m²

Comme λ =52.19 compris entre 50 et 70 on a α =0.55

Tous les paramètres de calcul étant évalués, on tire de (1) notre section d’armature.

γ s N u B r . f c28
Asϕc
fe α [ −
0,9 γ b ]
Après calcul, on obtient : Asc = 9.26 cm²

Amin i= max i {4cm²/m x périmètre = 4 x ((0.15 + 0.60)) x 2 = 6cm²

{0.2B/ 100 = 0.2 (15x60)/ 100 = 1.8cm², on prend Amin = 6cm²

0.5B/ 100 = 4.5cm²

D’où : Asc = 9.26cm²

Choix des armatures : 10HA12 As réelle = 11,30cm²

NB : La fissuration étant préjudiciable on retient un enrobage de 3cm

 Armatures transversales

Elles sont évaluées forfaitairement :

 Diamètre des cadres

ϕl
𝟇t ≥ 𝟇t = 3
3

 Espacement des cadres


- En zone courant

St ≤ min i {a + 10 ; 40cm ; 150 L} On adopte st=18cm

- En zone de recouvrement

1 ϕ l. f e
St = Lr Lr Avec Lr = 0.6Ls où Ls = 𝟇l ≥ de plus τ su =0.6 ψ 2 . f C 28 sachant que 𝟁 = 1.5
3 4 τ su

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Pour les aciers en Haute Adhérence et ft28 = 2,1MPa.

On obtient Ls = 35.27cm ce qui donne Lr = 21cm d’où St= 7cm

Choix des armatures : Cadre HA6 ; st = 15cm

Les résultats de ferraillage des poteaux sont résumés dans le tableau suivant :

I-4 Schéma de ferraillage des poteaux du RDC

2. Ferraillage des poutres

Les poutres sont des éléments horizontaux souvent soumis à un moment fléchissant (M z) et effort
tranchant (Vy).

Vu que l’influence de l’effort normal (Nx) sur les poutres est souvent insignifiante devant celle du
moment fléchissant ou de l’effort tranchant, on ne le prend pas en compte.

L’équilibre du moment fléchissant est assuré par la mise en place des armatures longitudinales,
tandis que l’effort tranchant est repris par les armatures transversales.

Du point de vue RDM, on distingue les poutres isostatiques et les poutres continues.

Notons que, pour les poutres isostatiques, le calcul de M z et Vy est simple. Par contre les poutres
continues sont des éléments hyperstatiques dont les équations de la statique ne suffisent pas à la
détermination de toutes les actions de contact. Pour ce faire BAEL propose, deux méthodes de
calcul simplifiées permettant d’évaluer les sollicitations dans les poutres continues en béton
armé.

a . Evaluation des efforts


1 Evaluation des efforts dans les poutres isostatiques

La détermination des sollicitations des poutres isostatiques est sans grandes difficultés. Les règles
élémentaires de RDM permettent de les évaluer.

2 Evaluation des efforts dans les poutres continues

Les poutres continues sont des poutres qui reposent sur plusieurs appuis simples et dont les
moments aux appuis, hormis les appuis de rives ne sont pas nuls. Ce qui rend le système

17
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

hyperstatique. Pour lever cette hyperstaticité, les règles du BAEL proposent des méthodes qui
s’appliquent selon que les conditions suivantes soient vérifiées ou non :

Les planchers du bâtiment sont à charge d’exploitation modérée c’est-à-dire

Q < max (2G ; 5KN/m²) ;

Les inerties des sections transversales sont les mêmes dans les différentes travées en continuité ;

Les portées successives sont dans un rapport entre 0.80 et 1.25 ;

La fissuration est considérée comme peu préjudiciable.

 Remarque :

Si toutes les conditions sont vérifiées, on appliquera la méthode forfaitaire

Si la première condition n’est pas vérifiée on appliquera la méthode de Caquot

Si la première condition est vérifiée alors que une ou plus des trois autres ne le sont, on
appliquera la méthode de Caquot minorée

Etant donné que la fissuration du bâtiment, faisant l’objet de notre étude, est jugée préjudiciable,
et que Q < max (2G ; 5KN/m²), par ailleurs l’inertie n’est pas constante le long de la poutre, la
méthode de Caquot Minorée sera donc appliquée pour l’évaluation des efforts.

II-2 Méthode de Caquot Minorée

Principe de la méthode

La méthode consiste à appliquer la méthode de Caquot qui consiste à calculer le moment sur
chaque appui d’une poutre continue en considérant uniquement les travées qui encadrent l’appui
considéré. C’est une méthode de continuité simplifiée car le moment fléchissant sur un appui ne
dépend pas que des charges sur les travées qui lui sont adjacentes. Mais en considérant aux

2
calculs des moments aux appuis la charges permanente réduite g’= g.
3

b. Calcul des moments sur appui

18
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

La poutre continue est assimilée pour le calcul à une succession de poutres à deux travées de part
et d’autre de l’appui étudié. Dans ce cas, il n’y aura pas de moments sur les appuis en amont et en
aval de l’appui considéré, ce qui n’est pas conforme aux hypothèses de la continuité. La méthode
de Caquot tient compte de cela en remplaçant les portées réelles par des portées fictives :

l’ = 1 pour les travées de rives ;

l’ = 0,81 pour les travées intermédiaires ;

P w l ' w 3 + Pe l ' e3
Ma =
8.5(l' w +l' e )

Ma = Moment sur appui ;

Pw et Pe = charges uniformes sur travées de gauche et de droite ;

l’w et l’e = portées fictives des travées de gauche et de droite

II-2-2 Calcul des moments en travée

Les moments en travée sont calculés en considérant les travées réelles (de portée 1 et non l’)
chargées ou non suivant le cas et soumises aux moments sur appuis obtenus précédemment.
Comme dans l’évaluation des moments sur appuis, on ne considère que les deux travées
adjacentes à la travée étudiée. Le cas de charge à envisager est le suivant :

Pour notre cas de chargement considéré, le moment en travée est donné par :

M(x) = u(x) + Mw 1− ( xl )+ Me xl
U (x) est le moment dans la travée isostatique de référence correspondance au cas de chargement
étudié.

La position du moment maxi en travée est obtenue en recherchant l’abscisse où le dérivé de M


(x) s’annule.

Dans la pratique quel que soit la méthode le but sera la détermination du moment en travée
maximal et de la position correspondante pour un changement uniforme le moment maximal et sa
position sont donnés par :

19
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

qx x x 1 Me −Mw
Mo(x) =
2 ( )
( 1−x ) + Mw 1− + Me avec x = +
l l x ql

II-2-3 Calcul de l’effort tranchant

L’effort tranchant pour un cas de charge donné est calculé comme l’opposé du dérivé du moment
fléchissant soit :

du(x ) Me−Mw
V (x) =- +
dx l

Sur l’appui i, les valeurs à gauche et à droite de l’effort tranchant sont :

Ma ( i ) −Ma(i−1) Me−Mw Ma ( i−1 )−Ma (i)


Vw(i) =Vwo- + et Ve(i) = Veo-
l (i−1 ) l l(i)

Où Vwo et Veo sont les efforts tranchants à gauche et à droite de l’appui i ; Ma(i) est le moment
sur l’appui i.

La détermination des efforts par la méthode de Caquot est récapitulée dans le Tableau FG ci-
dessous. Notons que seul un cas de combinaison sera exposé.

Soit une poutre à trois (3) travées de portées respectives l1, l2 et l3

Tableau 14 : Détermination des efforts par la méthode de Caquot Minorée

II-3 Application de la méthode de Caquot Minorée sur une poutre continue

Considérons la file de poutres à B3 du plancher Haut du RDC. La méthode de Caquot étant conçue
pour des charges uniformément réparties, il faudra donc transformer les charges triangulaires et
trapézoïdales en des charges équivalentes uniformément réparties.

II-3-1 Calcul des charges et surcharges

Calcul des charges et surcharges revenant des poutres F13, F14 et F22:

Conformément ci-dessous, les poutres F13, F14 et F22 reçoivent comme charges :

Permanentes :

- Leurs poids propres (Pp)

20
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

- Les charges apportées par les dalles (Gapdalle)


- La charge de la maçonnerie (Gmaç)

GF13 = Pp + GapdalleD5 + GapdalleD6+ Gmaç

GF14 = Pp + GapdalleD6 + GapdalleD7+ Gmaç

GF22 = Pp + GapdalleD4 + GapdalleD5 + Gmaç

D’exploitation :

Les charges apportées par les dalles (Qapdalle)

QF13 = QapdalleD5 + QapdalleD76

QF14 = QapdalleD6 + QapdalleD7

QF22 = QapdalleD4 + QapdalleD5

21
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

On remarque que la poutre B39 est plus sollicitée par rapport à B38 et B40, d’où on retiendra le cas
le plus défavorable où g = 15,24kN/ml et q= 3,75kN/ml.

Le calcul des moments sur appuis et en travées peut être présenté dans un tableau comprenant autant
de colonnes qu’il y a de travées et d’appuis sur la poutre continue. Le tableau peut prendre la ci-
dessous :

NB : le calcul des moments sur appuis dus aux charges permanentes se fait avec g = 2G / 3 (et
uniquement le calcul des moments sur appuis, on reprend la totalité de g ensuite pour le calcul des
moments en travée).

COURBE DES MOMENTS

Connaissant les sollicitations, nous pouvons maintenant passer au calcul des sections d’armatures
longitudinales et transversales.

II-3-2 Calcul des armatures longitudinales

Démarche pour le calcul en flexion simple :

La fissuration de l’ouvrage étant jugée préjudiciable, nous justifierons les poutres à l’Etat Limite de
Service (ETS). Les vérifications porteront sur :

L’Etat limite de compression du béton ;

L’Etat limite d’ouverture des fissures.

Hypothèses de calcul à l’ELS :

¨ Les sections droites restent planes après déformation et il n’y a pas de glissement relatif entre
l’acier et le béton en dehors du voisinage immédiat des fissures ;

¨ La résistance du béton tendu est négligée ;

¨ Le béton et l’acier sont des matériaux supposés linéairement élastiques. La loi de Hooke pourra être
utilisée ;

¨ Le coefficient d’équivalence n a pour valeur 15. Il est le rapport du module d’élasticité de l’acier et
celui différé du béton ;

¨ Section homogénéisée : le béton et l’acier sont considérés comme des matériaux élastiques. A une
même distance y de l’axe neutre, le béton et l’acier ont la même déformation du fait qu’il n’y a de
glissement relatif entre l’acier et le béton.

22
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

Exemple de calcul de Ferraillage de la Poutre B39 :

Données : Mt = 22.827kN.m ; b = 0,15m ; h = 35cm ; L = 3.31m

Nous optons de mettre 6HA12. Soit une section d’aciers réelle de 6,78 cm².

II-3-3 Vérifications des contraintes à l’ELS

Les structures calculées peuvent varier au cours de leur exploitation ou peuvent ne pas vérifier
certaines conditions de résistance des matériaux. C’est pourquoi il est obligatoire d’effectuer des
vérifications des contraintes.

II.3.3.1 Position de l’axe neutre

Pour connaître y, il suffit d’annuler le moment statique de la section par rapport à l’axe neutre.

L’équation des moments statiques par rapport à la fibre neutre est donnée par :

by ²
+15 ( Ast + Asc ) y +¿ ¿
2

II.3.3.2 Moment quadratique de la section :

En négligeant l’inertie des armatures par rapport à leur centre de gravité, le moment quadratique est
donné par :

b y3
IGx = +15Ast(d-y)²+15Ast(y-d’)²
3

II.3.3.3 Contrainte dans le béton et dans l’acier

Mser 15 Mser 15 Mser


𝝈bc = *y ; 𝝈s = (d-y) et ; 𝝈sc =
I Gx I Gx I Gx (y-d’)

NB : l’objectif du calcul des contraintes est de veiller à ce que celles-ci soient inférieures aux
contraintes limites du béton et de l’acier.

Avec : Mser =0,02600MN.m ; Ast =5.15cm² ; Asc =0 ; S =15x35 ; d= 31,5cm

II-3-4 Calcul de la section d’aciers transversaux

23
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

Comme les poutres à sections rectangulaires sont toujours calculées à l’ELU vis-à-vis de l’effort
tranchant, nous allons reprendre le tableau de détermination des efforts par la méthode de Caquot
Minorée ci-dessous dans lequel les calculs seront faits cette fois ci à l’ELU.

Si nous prenons toujours l’exemple de la Poutre B39, le calcul des aciers transversaux se fera donc
avec la valeur maximale V max= 42KN.

Les aciers transversaux ont une section de 0,28cm² soient 2HA6 (Cadres). La répartition suivante
peut être retenue symétriquement par rapport à la demi-portée : on adopte un espacement constant de
15cm. Ce qui donne 7,5+ (2x9) + (2x10) + (2x11) + (2x13) + (2x16) + (2x20) = 165cm. On aura
donc 22 Cadres pour la poutre B39.

Le plan de ferraillage de la file B38 à B40 peut être consulté dans les plans ; excepté cette approche,
pour les poutres, vu leurs nombres assez consistant, nous nous sommes juste contentés de faire de
leur pré dimensionnement pour pouvoir établir les différents plans de coffrage.

3. Calcul des escaliers

L’escalier est un ouvrage constitué d’une suite de degrés horizontaux (marches et paliers) permettant
de passer à pied d’un niveau à un autre, en ce sens il assure la circulation verticale dans une
construction. L’escalier faisant l’objet de notre étude est un escalier à volée droite reposant sur deux
appuis situés aux extrémités.

III-1 Détermination des sollicitations

Il s’agit ici de déterminer les sollicitations maximales (Mfmax et Vmax) en se référant à la RDM. Ces
sollicitations nous permettrons de déterminer les sections d’armatures de l’escalier.

Pour ce faire l’escalier sera considérée comme une poutre rectangulaire de hauteur (e=0,17m) et de
largeur (b=1,40m), d’où les charges et surcharges calculées plus

Après un calcul de RDM effectué avec le logiciel RDM6 on obtient les résultats suivants :

III-2 Calcul de la section d’armatures à l’ELU : paillasse + palier

Caractéristiques des matériaux :

Béton : fc28 = 25MPa fbu = (0,85fc28)/yb on a : fbu = 14,17MPa.

24
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

Acier : fe = 400MPa = Fe/ys on a : = 348MPa.

Section 140x17 : d = 0,9h on a d = 0,153m.

Moment réduit du béton :

µbu = Mfmax/(fbu.b.d²) ubu = (44,61x10-3)/14,17x1, 4x0, 153² = 0.0960 < 0,392 pas d’armatures
comprimées.

V.2.3. Section d’aciers tendus :

Ast = Mfmax/(Zx s) avec Z= d (1-0,4 ?) de plus ? = 1,25(1- ?1-2ubu) = 0,127 ce qui donne Z=


0,145m. D’où : Ast = 8,84cm².

Choix des armatures : 8HA12 ? As réel = 9,04cm²

Espacement : st =

Armatures de répartition :

Elles représentent le ? des armatures principales :

Arép = 9,04/4 = 2,24cm²/m

Espacement : 100/4 = 25cm.

Choix des armatures : 5HA8 ? As réel = 2,51cm²

Schéma de ferraillage des escaliers RDC Etage courant :

4. Etude du plancher terrasse

IV-1 Calcul de la poubelle N2 du plancher terrasse

Le calcul de la poubelle se fera en deux étapes :

1ère étape : avant le coulage de la table de compression.

25
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

2ème étape : après le coulage de la table de compression.

IV-1-1 Avant le coulage de la table de compression

Avant le coulage de la dalle de compression, les poutrelles sont indépendantes les unes des
autres. C’est pourquoi dans cette 1ère phase, elles seront considérées comme des poutres
isostatiques.

IV.1.1.1 Evaluation des charges sur la poutrelle N9

Pour les charges apportées par le plancher, on considère le cas le plus défavorable, s’appliquant sur
une poutrelle intermédiaire.

IV.1.1.2 Calcul des sollicitations

Dans cette 1ère phase, le calcul de sollicitations de poutrelle est effectué juste à titre de poutrelle de
vérification puisse que ce qui nous importe le plus c’est le comportement final de la poutrelle c’est-à-
dire après coulage de la dalle de compression, donc le calcul des sollicitations au cours de cette phase
sera négligé.

Néanmoins, celle-ci nous permet juste de prévoir les étaiements afin de permettre à la poutrelle de
supporter les charges qui lui reviennent avant le coulage de la dalle de compression. Les étaiements
seront disposés de telle façon à annuler les armatures comprimés.

IV-1-2 Après le coulage de la table de compression

Après durcissement du béton, la poutrelle forme un corps creux monolithe et continu avec la table de
compression.

IV.1.2.1 Evaluation des charges :

Notons que la combinaison la plus défavorable est celle du plancher terrasse, la poutrelle sera
calculée sous une charge uniformément repartie de 6,7kN/m (ELU).

IV.1.2.2 Calcul des sollicitations

- Choix de la méthode de calcul :

26
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

Les règles du BAEL proposent des méthodes qui s’appliquent selon que les conditions suivantes
soient vérifiées ou non :

i. Q

ii. Les moments d’inertie des sections transversales sont dans les différentes travées en continuité.

iii. Le rapport de longueur entre deux portées successives doit vérifier : 0,8

iv. La fissuration ne compromet pas la tenue de béton armée ni celle de ses revêtements.

v. Les éléments du plancher sont sollicités en flexion simple (poutre, plancher unidirectionnel)

Remarque : Les conditions i, iv et v étant vérifiées, et que ii ainsi que iii n’étant pas vérifiée,
implique que la méthode de Caquot minorée soit appliquée.

Principe de la méthode :

La méthode de Caquot minorée est identique à la méthode de Caquot, mais la seule différence est
que, pour le calcul des moments aux appuis, on considère la charge permanente réduit g’ donnée
par : g ‘ =

NB : Pour le calcul des moments en travées on considère la charge permanente normale g.

Le moment sur l’appui 2 est donné par : M = expression dans laquelle L’1 et
L’2 désignent les longueurs des portées fictives telles que :

L’ = L pour les deux travées de rive

L’ = 0,8 L pour les travées intermédiaires

Ainsi le tableau suivant récapitule les valeurs des moments et efforts tranchants maximaux des
nervures :

IV.1.2.3 Ferraillage des poutrelles :

27
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

b=60cm ; b0 = 12cm ; h = 16cm ; h0 = 4cm

Ferraillage en travée :

Mu = 6,96kN.m ou 0,00696MN.m

Caractéristiques des matériaux :

Béton :

Acier :

d = 0,9h

Moment de la table de compression :

Mtu = fbu.b.h0 (d-h0/2) Mtu= 0,00696MN.m

Donc le table est suffisante pour équilibrer les efforts, ce qui implique que l’axe neutre se trouve
dans la table de compression, d’où le calcul sera fait en considérant une poutre de section
rectangulaire b x h.

Moment réduit du béton :

Mu Pu∗L ²
ubu = 2 avec d=0.9h et Mu = d’où Pu = 1.35*G+1.5*G
b∗d ∗fbu 8

Section d’aciers tendus :

Mu
Ast =
Zx∗fsu

D’où : Ast = 1,42cm².

Choix des armatures : 3HA10 As réel = 2,53cm²

Aciers transversaux :

Espacement : st

Choix des armatures : Etrier HA6 ; st= 15 cm

Condition de non fragilité :

28
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

En travée : Ast > Amin = (0,23ft28.b.d) / fe

Ferraillage en appuis :

Mu = 5,655 kN.m ou 0,005655MN.m

Caractéristiques des matériaux :

Béton :

Acier :

d = 09h

Moment de la table de compression :

Mtu =

Donc la table est suffisante pour équilibrer les efforts, ce qui implique que l’axe neutre se trouve
dans la table de compression, d’où le calcul sera fait en considérant une poutre de section
rectangulaire b x h.

Moment réduit du béton :

ubu =

Section d’aciers tendus :

Ast =

D’où : Ast = 1,16cm².

Choix des armatures : 3HA10 As réel = 2,35cm²

Aciers transversaux :

Espacement : st

Choix des armatures : Etrier HA6 ; st= 5cm

Conditions de non fragilité :

En travée : Ast > Amin = (0,23ft28.b.d) /

Vérification de l’effort tranchant :

29
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

IV-2 Calcul de la dalle de compression

La dalle de compression a une épaisseur de 4 cm armée en quadrillage d’acier haute adhérence (HA)
et est coulée sur place. L’espacement des aciers HA ne doit pas dépasser les valeurs suivantes (Art.
A.8.2.4. BAEL91) :

- 20 cm (5p.m) pour les armatures perpendiculaires aux poutrelles.


- 3O cm (4p.m) pour les armatures parallèles aux poutrelles.

IV-2-1 Calcul des armatures

Armatures perpendiculaires aux poutrelles

L : Distance entre axes des poutrelles (L = 60cm)

Choix des armatures : 6HA6 As réel = 1,7cm²/ml

Pour 1m² on a st

Armatures parallèle aux poutrelles

A// =

Pour 1m² on a st

IV-2-2 Schéma de ferraillage des poutrelles

30
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

Chapitre IV : FONDATIONS

Les fondations sont des ouvrages qui servent à transmettre au sol les charges provenant de la
superstructure à savoir : le poids propre ou charge permanentes, les surcharges d’exploitations. En
effet, la présence étude constitue au choix et au dimensionnement du type de fondation nécessaire
pour le bâtiment. L’infrastructure doit donc constituer un ensemble rigide capable de remplir les
triples fonctions suivantes :

 Réaliser l’encastrement de la structure dans le terrain.


 Transmettre au sol des fondations les efforts apportés par la superstructure.
 Limiter les tassements différentiels à une valeur acceptable.

Cependant, dans la recherche de toutes les caractéristiques ci-hautes, nous associons au choix de
notre fondation les critères suivants :

 Stabilité de l’ouvrage (rigidité).


 Facilité d’exécution (coffrage) : tenir compte de la disponibilité humaine et matérielle.
 Economie : chercher le meilleur coupe sécurité / coût.

I- Méthodologie

La méthodologie utilisée pour la présente étude est celle basée sur l’ordre privilégié suivant :

 Semelles (isolées et filantes)


 Radier général
 Fondation profonde (pieux)

Cependant, par insuffisance de données géotechniques, les fondations profondes seront exclues de
cette étude.

II- Données de l’étude

La contrainte admissible du sol fournie par les études géotechniques est de : 𝝈sol = 15MPa à
2m de profondeur (sol argileux gonflant).

n
La charge permanente totale transmise au pied des poteaux est de : Gr = ∑ Gi=724.3755 T
i=1

n
La charge d’exploitation totale transmise à la fondation est de : Qr = ∑ Qi=¿ ¿338.7248T
i=1

31
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

La charge ultime est de Nu : 1.35*Gt + 1.5*Qr = 1486.0211T = 14.83MN

La charge de service est de Nser : GT + QT = 1063.118T = 10.63T

La surface totale au sol du bâtiment est de Sbat : 251,197m²

III- Choix du type de fondation :

III-1 Cas de la Semelle centrée S5(E) sous le poteau P5(E)

- Pré dimensionnement :

Deux méthodes ont été mise au point pour la détermination des dimensions des semelles isolées il
s’agit de :

 La méthode des bielles ou méthode homothétique ;


 La méthode des débords constants.
 Pour notre cas nous avons choisi la méthode des bielles.

D’après la relation fondamentale de la stabilité des fondations on a :

Par homothétie : A/a = B/b ⟶ B=4.5m et A= 1.10m

Trouvons h :

B−b A−a
h = max( - ) +5cm ce qui donne h =80cm. Comme h≥30cm, on opte pour :
4 4

 Une semelle avec glacis :


1
 Hauteur du glacis : hg = h ⟶ hg ≃ 30cm
3
 Hauteur du patin : hp = h – hg ⟶ hp = 50cm.

D’où les dimensions de la semelle S5 sont : 110x450x (30+50)

Conclusion  :

Compte tenu des charges trop importantes supportées par les semelles, et des sections trop élevées
qu’elles génèrent, il ne sera pas commode de choisir des semelles isolées. En outre, les semelles
isolées étant présentes sous chacun des 34 poteaux, la surface totale donc occupée par les semelles
est de 34x4,95m² = 168,3m² > 50% de la surface du bâtiment (125,598m²). D’où pour des raisons
économiques, il conviendra d’opter pour un radier général, car en s’appuyant sur les résultats ci-haut,

32
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

il y a impossibilité de réaliser des semelles pour le bâtiment, cela est dû aussi à la faible portance du
sol (Argile gonflant).

III-2 Cas du radier général :

 Pré dimensionnement du radier général

Le radier est assimilé à un plancher renversé appuyé sur les murs de l’ossature. Ce radier supposé
infiniment rigide soumis à la réaction uniforme du sol.

 Epaisseur de la dalle du radier :

Lmax 500
La dalle du radier doit répondre à la condition suivante : Lx ≥ = =¿25cm
20 20

Avec Lmax : entre axes maximal des poteaux perpendiculaires aux nervures.

Choix : on retient une épaisseur de hd = 35cm pour la dalle du radier.

Surface du radier :

Nser 10.631
Sradier ≥ = =70.875m²
σsol 0.15

 Vérification de la contrainte de cisaillement :

On vérifie la condition suivante :

Vu : l’effort tranchant ultime :

Avec Nu = Nu1 + 1.35x poids du radier = 14,860 MN + 1,35x 2,452MN = 18,1702 MN

L : longueur maximale d’une bande de 1m, L = 6,00m

Vu =

 Vérification de l’effet de sous pression :

Elle est jugée nécessaire pour justifier le non soulèvement du bâtiment sous l’effet de la pression
hydrostatique. On doit vérifier :

Avec  :

W : Poids total du bâtiment à la base du radier =

33
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

: Coefficient de sécurité vis-à-vis du soulèvement (

: Poids volumique de l’eau

Profondeur de l’infrastructure (h=2,50m).

Sr : Surface du radier (Sr = 280,242m²)

 Vérification du poinçonnement :

Il s’agit de vérifier que :

: Périmètre du contour projeté sur le plan moyen du radier [

Nu : Charge de calcul à L’ELU (Nu = 14860,211 KN)

H : Epaisseur totale du radier (35cm)

NU

 Ferraillage de la dalle :

Le radier fonctionne comme un plancher renversé dont les appuis sont constitués par les Paliers de
l’ossature. Il est sollicité par la réaction du sol diminué du poids propre du radier. Ces panneaux
seront calculés comme des dalles appuyées sur 4 côtés et chargées par la contrainte du sol en tenant
compte des ventilations de moments selon les conditions composées par le BAEL91. Les
sollicitations de calcul sont donc les suivantes :

ELU : qu =

ELS : qser =

 Sollicitations :

Le dimensionnement de la dalle va se faire à l’ELU avec vérification à l’ELS sur le panneau le plus
défavorisé (5,00 x 6, 00) et ensuite généraliser les résultats sur l’ensemble du radier.

34
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

- Détermination des coefficients µx et µy à l’ELU (v = 0)

En se référant au tableau, nous obtenons avec comme choix O,85 :

ux = 0,0506 et uy = 0,6864

- Détermination des moments isostatiques

Sens 1x : M

Sens Ly :

Pour tenir compte de la continuité des panneaux, on les considère partiellement encastrés sur leurs
appuis.

 Section d’acier

En rappel, la dalle a les caractéristiques suivantes :

Epaisseur (hauteur) : 35cm ; soit donc d=0.9h = 31,5cm ;

Largeur bo= 1m (le calcul se fait sur 1 m)

-Sens xx’ :

 Caractéristiques matériaux :

Béton :

Acier :

Section 100x35 :

 Moment réduit du béton :

µbu = Mox/

 Section d’aciers tendus :

Ast = Mox/

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Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

Choix des armatures : 6HA14 Asréel = 9,24cm²/ml

-Sens yy’ :

 Caractéristiques des matériaux :

Béton :

Acier :

Section 100x35 :

 Moment réduit du béton

µbu =

 Section d’aciers tendus :

Ast =

Choix des armatures : 6HA12 Asréel= 6.78cm²/ml

Espacements :

Sens xx’ : Esp =

Sur ly = 6,00m on aura :

Sens yy’ : Esp =

Sur lx = 5,00m on aura :

Schéma de ferraillage du radier (voir annexe)

36
Etude Technique D’une fondation sur un sol argileux gonflant  : cas d’un bâtiment R+1 sis à Diamniado

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Les pathologies du bâtiment sont très nombreuses et leur liste est loin d’être exhaustive dans ce
document. Toutefois, les plus fréquents ont été traités en partant de leur source ; ceci pour mieux les
cerner afin de pouvoir les éradiquer.

Le cas pratique de dimensionnement sur sols argileux étudié au passage a permis d’approfondir les
connaissances sur le dimensionnement d’un bâtiment ayant pour plateforme un sol médiocre, en
outre, adopter un choix de fondation crédible pour ledit cas.

L’accent a surtout été mis sur les techniques de réalisation sur le chantier, mais aussi sur la qualité
des matériaux vu que ce fut la principale cause des désordres observés lors des visites de site
effectuée.

Les acteurs du BTP doivent au-delà des questions financières mettre en avant les intérêts
professionnels du secteur, ne pas passer outre les règles établies sur les dispositions constructives et
avoir pour mots clés : qualité, sécurité, confort, durabilité.

Ainsi il vaut mieux prévenir les risques d’affaissement des fondations si l’on doit construire en un
endroit où le sol est argileux, pour ne pas être aux prises avec des problèmes de stabilisation.

Concernant ce présent projet, après analyse de la médiocrité du sol, nous avions proposé un type de
fondation comme le justifie la page 27-28 ainsi que les procédures de réalisation sur le terrain d’où
nous proposons que toute les études liées aux modifications des caractéristiques physiques et
mécaniques dudit sol soient réalisées en période de saison sèche, et laisser en observation pour une
durée de douze mois soit une année pour enfin voir le comportement de ce dernier avant d’attaquer
avec les travaux de construction de la superstructure, de ce fait les études concernant la tenue de faire
des contrôles de qualité des matériaux utilisés, voir s’ils sont conformes aux normes établies feront
l’objet d’une autre étude.

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