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Ali BOUAFIA

Département de Génie Civil


Faculté de Technologie
Université Saâd Dahleb de Blida

CALCUL DES OUVRAGES GÉOTECHNIQUES

PROBLEMES RÉSOLUS

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 1


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Remerciements
Ce livre a fait l’objet de lectures critiques et vérifications auprès des collègues cités ci-après et dont
l’auteur leur exprime sa profonde reconnaissance et ses sincères remerciements :

 Mme TOUMI Ilhem, Maître-Assistante au département de Génie Civil, Université de Blida1,


Algérie,
 Dr. AMMAR-BOUDJELLAL Amina, Maître de conférences et Chercheure à l’Université de la
Rochelle, France,
 Dr. SAIL Yacine, Maître de Conférences au département de Génie Civil, Université de Blida1,
Algérie,
 Dr. ABED Younes, Maître de Conférences au département de Génie Civil, Université de Blida1,
Algérie,
 Dr. AMMAR-BOUZID Djilali, Professeur au département de Génie Civil, Université de Blida1,
Algérie.

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Note importante
Sous cette forme électronique, ce document est disponible gratuitement pour l’usage personnel et
non commercial, et est à accès libre auprès du public intéressé tels que les étudiants, les enseignants,
les ingénieurs, et les techniciens.

Toute reproduction intégrale ou partielle de ce document sur quelque support que ce soit, à usage
commercial sans autorisation explicite de l’auteur, est strictement interdite et constitue une violation
de la propriété intellectuelle protégée par l’ONDA (Office National des Droits d’Auteurs) et une
contrefaçon sanctionnées par le code pénal.

Toute diffusion intégrale ou partielle de ce document, sur quelque support que ce soit, à usage
commercial sans autorisation explicite de l’auteur, est strictement interdite et fera l’objet d’une
poursuite par le code pénal, sous couvert de l’ONDA (Office National des Droits d’Auteurs).

Nous faisons appel aux lecteurs afin de les sensibiliser sur la menace que représente la contrefaçon
pour l’avenir de l’écrit et de la production intellectuelle, particulièrement dans le domaine de l’édition
scientifique et technique. Pour cela, nous les prions de nous signaler toute fraude en nous contactant
par message électronique à l'adresse E-mail suivante : resgeotech@gmail.com

Logiciels de calcul

La résolution de certains problèmes a nécessité l’utilisation des logiciels tels que : SETPIL, SPULL,
DEEPSOIL, OPTUM, STB et SPW. Il s’agit des logiciels du type Freeware ou en version d’essai qui sont
disponibles sur simple demande par message électronique adressé à l’auteur, à l’adresse :
resgeotech@gmail.com

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Table de matières
Remerciements 2
Note importante 3
Logiciels de calcul 3
Avant-propos 7

Partie 1. Bases de mécanique des sols


Chapitre1. Propriétés physiques du sol
1.1. Rappels du cours 9
1.2. Applications 13
1.3. Solutions 19

Chapitre 2. Reconnaissance et classification des sols


2.1. Rappels du cours 25
2.2. Applications 35
2.3. Solutions 41

Chapitre 3. Ecoulement de l’eau dans le sol


3.1. Rappels du cours 47
3.2. Applications 61
3.3. Solutions 67

Chapitre 4. Calcul des contraintes dans le sol


4.1. Rappels du cours 75
4.2. Applications 86
4.3. Solutions 92

Chapitre 5. Consolidation des sols fins


5.1. Rappels du cours 109
5.2. Applications 119
5.3. Solutions 125

Chapitre 6. Résistance au cisaillement du sol


6.1. Rappels du cours 139
6.2. Applications 149
6.3. Solutions 156

Partie 2. Calcul statique des ouvrages géotechniques


Chapitre 7. Capacité portante des fondations à partir des essais de laboratoire
7.1. Rappels du cours 169
7.2. Applications 180
7.3. Solutions 184

Chapitre 8. Capacité portante des fondations à partir des essais sur place
8.1. Rappels du cours 191
8.2. Applications 195
8.3. Solutions 203

Chapitre 9. Tassement des fondations à partir des essais de laboratoire


9.1. Rappels du cours 215
9.2. Applications 220

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9.3. Solutions 223

Chapitre 10. Tassement des fondations à partir des essais sur place
10.1. Rappels du cours 229
10.2. Applications 236
10.3. Solutions 239

Chapitre 11. Capacité portante des fondations sur pieux


11.1. Rappels du cours 251
11.2. Applications 280
11.3. Solutions 288

Chapitre 12. Tassement des pieux isolés


12.1. Rappels du cours 303
12.2. Applications 311
12.3. Solutions 315

Chapitre 13. Comportement d’un pieu isolé sous forces latérales


13.1. Rappels du cours 329
13.2. Applications 341
13.3. Solutions 344

Chapitre 14. Stabilité des murs de soutènement


14.1. Rappels du cours 359
14.2. Applications 379
14.3. Solutions 387

Chapitre 15. Dimensionnement des écrans de soutènement


15.1. Rappels du cours 411
15.2. Applications 427
15.3. Solutions 432

Chapitre 16. Stabilité des terrains en pente


16.1. Rappels du cours 449
16.2. Applications 459
16.3. Solutions 464

Chapitre 17. Modélisation du comportement statique du sol


17.1. Rappels du cours 479
17.2. Applications 491
17.3. Solutions 503

Partie 3. Calcul dynamique des ouvrages géotechniques


Chapitre 18. Propagation des Ondes et essais dynamiques dans le sol
18.1. Rappels du cours 521
18.2. Applications 547
18.3. Solutions 554

Chapitre 19. Réponse sismique et liquéfaction du sol


19.1. Rappels du cours 565
19.2. Applications 579
19.3. Solutions 587

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Chapitre 20. Comportement sismique des fondations, soutènements et talus
20.1. Rappels du cours 621
20.2. Applications 639
20.3. Solutions 648

Chapitre 21. Vibration et battage des fondations


21.1. Rappels du cours 675
21.2. Applications 693
21.3. Solutions 698

Ouvrages du même auteur 709

Références bibliographiques recommandées 710

Annexes
Annexe 1 : Liste des symboles et notations 712
Annexe 2 : Liste des abbréviations 728
Photos de couverture 729

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AVANT-PROPOS
Nombreux sont les livres traitant de l’aspect théorique du calcul des ouvrages géotechniques, mais
peu sont ceux présentant des applications pratiques de cet aspect sous forme de problèmes résolus.
Or, la nécessité pédagogique de telles applications pour l’étudiant au cours de sa formation
académique n’est pas à démontrer. En outre, si ces applications sont issues des projets géotechniques,
elles pourraient aussi intéresser les ingénieurs impliqués dans le dimensionnement des ouvrages
géotechniques.

Dans cet état des choses, ce livre a pour mission de présenter l’application des méthodes de calcul
en se référant dans bon nombre de cas à des exemples issus des projets géotechniques. Il va sans dire
que la résolution de tels problèmes est très avantageuse car elle permet d’analyser des "cas d’étude" et
d’apprécier la démarche entreprise pour appliquer telle ou telle méthode de calcul. Cependant, en fin
de chaque chapitre, quelques problèmes ont été conçus en vue du développement de certains aspects
théoriques, afin d’interpréter certains phénomènes ou d’expliquer la signification physique de certains
paramètres de calcul.

Ce livre a été conçu sous sa forme électronique pour être largement diffusé au sein d’un public
intéressé par le calcul des ouvrages géotechniques. Il est structuré en trois grandes parties, à savoir :
Bases de mécanique des sols, Calcul statique des ouvrages géotechniques, et Calcul dynamique des
ouvrages géotechniques. Bien que chaque chapitre commence par un bref rappel des notions requises
pour la résolution des problèmes proposés, il est à préciser que ce rappel ne dispense pas du bagage
théorique nécessaire, fourni par une formation didactique en géotechnique. Il est à noter que ce rappel
est essentiellement extrait des livres de l’auteur, regroupés dans une liste à la fin du livre, et indiqués
en tant que référence par leur numéro d’ordre entre crochets. Il est aussi important de noter dans ce
contexte que le livre ne rappelle pas les définitions et la terminologie courante en géotechnique. Ainsi,
sur le plan formel, les symboles des grandeurs ainsi que les notations ont été définis en quasi-totalité
conformémement au recommandations de la SIMSG (Société Internationale de Mécanique des Sols et
de Géotechnique) et regroupées dans une liste en annexe du livre. Ainsi, les grandeurs utilisées dans
les formules sont directement définies dans cette liste et ne sont que citées dans le texte du rappel du
cours. On trouve aussi en annexe une liste des abbréviations utilisées dans le livre.

Le contenu de ce livre, bien qu’il traite d’une vingtaine de chapitres relatifs au calcul géotechnique,
basés sur les méthodes les plus courantes de calcul des ouvrages géotechniques, ne prétend pas être
exhaustif. Chaque chapitre commence par un bref rappel des méthodes de calcul, énonce les
problèmes à résoudre, ensuite regroupe les solutions en fin de chapitre.

Malgré l’effort fourni, tant de fond que de forme pour mettre au point ce livre, la première édition ne
prétend pas être parfaite et bon nombre d’erreurs aurait probablement échappé à la vigilence des
relecteurs. Les lectures critiques seront les bienvenues pour des futures améliorations de ce livre, en
les transmettant par message à l’adresse électronique ci-dessous.

Boumerdès, le 5 octobre 2018

Ali BOUAFIA
Université Saâd Dahleb de Blida
Faculté de Technologie
Département de Génie Civil
E-mail : resgeotech@gmail.com

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4 CALCUL DES CONTRAINTES

DANS LE SOL

4.1. Rappels du cours [1], [5], [7]


4.1.1.Cercle de Mohr des contraintes en un point

Chaque point du cercle de Mohr des contraintes correspond à une facette possible (M) autour du
point O (voir figure 4.1). Dans le plan contenant les axes principaux P1 et P3, ce cercle a pour diamètre
(1- 3), appelé déviateur de contraintes, et pour abscisse du centre (1+ 3)/2, appelé contrainte
moyenne.
Lorsque la facette tourne d'un angle  par rapport à une facette principale, le point correspondant
dans le cercle de Mohr tournera de 2 en sens inverse.
Les contraintes normale  et tangentielle  s'exerçant sur une facette faisant un angle  avec une
facette principale majeure, s'écrivent :

1   3 1   3
  cos 2 (4.1)
2 2
 
   1 3 sin 2 (4.2)
2
 est l’angle de la facette majeure vers la facette étudiée.

4.1.2. Contraintes dues au poids des terres

En un point à la profondeur z par rapport à la surface du massif semi-infini soumis à son poids
propre (ayant un poids volumique γ), agissent les contraintes verticale et horizontale, comme suit :

v0 = z (4.3)

h0 = K0v0 (4.4)

Figure 4.1. Cercle de Mohr de contraintes au point O

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K0, dit coefficient de pression des terres au repos, dépend de la loi de comportement du sol (c'est-à-dire
la relation entre les contraintes et les déformations). En cas d'un comportement élastique linéaire, on
obtient:

K0 = /(1-) (4.5)

En pratique, K0 est calculé par la formule simplifiée de Jaky (1944) pour les sables et argiles
normalement consolidés, en fonction de l'angle de frottement effectif φ’:

K0 = 1-sin' (4.6)

Pour les sols fins surconsolidés ou pulvérulents surcomprimés, le coefficient K 0 dépend du degré de
surconsolidation OCR, défini comme étant le rapport de la contrainte de préconsolidation sur la
contrainte due au poids des terres, tel que :

K0=K0NC.(OCR)n (4.7)

K0NC peut être estimé par l’équation (4.6), et le coefficient n est en général pris égal à 0.50.

4.1.3. Principe des contraintes effectives de Terzaghi (1923)

Dans un sol saturé, la contrainte verticale v d'un sol saturé peut être décomposée en :

 une contrainte σv' appliquée sur les grains, appelée contrainte effective,

 une pression intersticielle u.

L’équation de Terzaghi peut ainsi s’écrire :

v = v' + u (4.8)

La relation précédente peut être généralisée pour les contraintes tangentielles (de cisaillement), et
puisque l'eau ne reprend pas les contraintes de cisaillement, on peut écrire :

= ’ (4.9)

4.1.4. Contraintes dues aux forces d'écoulement

En cas d’un mouvement vertical de la nappe d’eau sous un gradient hydraulique i, la contrainte
verticale est la résultante de celle du poids, soit v0, et celle due à la poussée d’écoulement Pe (voir
équation 3.57), soit ve :

ve =  iwz (4.10)

Les signes + et – correspondent respectivement aux écoulements descendant et ascendant.


Selon le degré de saturation et l’état d’une éventuelle nappe, les expressions de la contrainte
verticale due au poids des terres et à l'écoulement de l'eau interstitielle dans un sol homogène sont
résumées au tableau 4.1.
En cas d’un sol monocouche non homogène ou d'un sol formé de plusieurs couches (multicouche),
la contrainte verticale est due au poids d’une colonne traversant ces couches jusqu’au point étudié.
Ainsi, si une couche k a un poids volumique k et une épaisseur hk :

v0 = k.hk (4.11)

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 76


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Tableau 4.1.Contrainte verticale dans un sol monocouche
Sr % Etat de la nappe Expression de v’
0 v = d.z
0 < Sr <100 v = h.z
100 Nappe au repos v’ = ’.z
100 Nappe ascendante v’ = (’- i.w).z
100 Nappe descendante v’ = (’+ i.w).z

4.1.5. Contraintes dues aux surcharges d’un ouvrage

4.1.5.1. Cas d’un massif d’épaisseur infinie

4.1.5.1.1. Cas d'une surface rectangulaire

4.1.5.1.1.1. Cas d'une surcharge uniforme (fondation souple)

Le massif est considéré infiniment épais si son épaisseur H est supérieure à L+2B [17]. Comme
l'illustre la figure 4.2, l’augmentation de contraintes v en un point coïncidant avec un des coins du
rectangle LxB, est calculée par la méthode de Newmark-Steinbrenner (1936) comme suit [17]:

v = qI (4.12)

I est le coefficient d'influence de la surcharge q tel que :

mn(1  m 2  2n 2 ) 1 m
I   arctg (4.13)
2 (1  n 2 )(m 2  n 2 ) 1  m 2  n 2 2 n 1  m2  n2

m=L/B est l’élancement horizontal de la fondation et n=Z/B est la profondeur relative du point étudié.
Au cas où le point se trouve en surface (z=0), on prend I = 0.25.
Si le point étudié en profondeur ne coïncide pas avec un des coins du rectangle, le principe de super-
position des effets est utilisé comme suit (voir figure 4.3):

 Point M situé à l'intérieur du rectangle :

I = I1 + I2 + I3 + I4 (4.14)

Ii sont les coefficients d'influence obtenus en décomposant le rectangle chargé en 4 sous-rectangles
adjacents, comme le schématise la figure 4.3.

 Point M situé à l'extérieur du rectangle :


I = I(1+3) + I(2+4) - I3 - I4 (4.15)

I(1+3), I(2+4), I3 et I4 sont les coefficients d'influence obtenus en ajoutant au rectangle chargé des sous-
rectangles fictifs, comme le montre la figure 4.3. Le tableau 4.2 regroupe quelques valeurs usuelles de
I en fonction de n et m.

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Figure 4.2. Charge rectangulaire en surface d’un massif infiniment épais

Figure 4.3 Schéma de superposition de sous-rectangles

Un bulbe de pressions (ou isobare) est le contour des points soumis à la même augmentation de
contraintes Δσv. La figure 4.4 illustre les bulbes de pression sous une fondation rectangulaire.

Figure 4.4. Courbes des isolbares sous


une fondation rectangulaire
[18]

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Tableau 4.2. Valeurs usuelles du facteur d’influence I

n 0.10 0.20 0.30 0.40 0.50 0.60 0.70 0.8


m
1.00 0.2498 0.2486 0.2455 0.2401 0.2325 0.2229 0.2118 0.1999
1.20 0.2498 0.2488 0.2463 0.2419 0.2356 0.2275 0.2180 0.2075
1.40 0.2498 0.2489 0.2468 0.2429 0.2373 0.2300 0.2215 0.2119
1.60 0.2498 0.2491 0.2470 0.2434 0.2382 0.2315 0.2236 0.2147
1.80 0.2498 0.2491 0.2472 0.2437 0.2388 0.2324 0.2248 0.2164
2.00 0.2499 0.2491 0.2472 0.2439 0.2391 0.2329 0.2257 0.2176
3.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2397 0.2339 0.2271 0.2196
4.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2398 0.2341 0.2274 0.2200
5.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2398 0.2341 0.2275 0.2201
6.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2399 0.2341 0.2275 0.2202
7.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2399 0.2341 0.2275 0.2202
8.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2399 0.2341 0.2276 0.2202
9.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2399 0.2341 0.2276 0.2202
10.00 0.2499 0.2492 0.2474 0.2443 0.2399 0.2341 0.2276 0.2202

n 0.90 1.00 1.50 2.00 3.00 4.00 5.00 10.00


m
1.00 0.1876 0.1752 0.1210 0.0840 0.0447 0.0270 0.0179 0.0046
1.20 0.1964 0.1851 0.1328 0.0947 0.0519 0.0317 0.0212 0.0056
1.40 0.2018 0.1914 0.1416 0.1034 0.0583 0.0362 0.0243 0.0065
1.60 0.2052 0.1954 0.1480 0.1103 0.0639 0.0403 0.0273 0.0074
1.80 0.2074 0.1981 0.1527 0.1158 0.0689 0.0441 0.0301 0.0083
2.00 0.2089 0.1999 0.1561 0.1202 0.0732 0.0475 0.0328 0.0092
3.00 0.2116 0.2034 0.1637 0.1313 0.0870 0.0602 0.0435 0.0132
4.00 0.2122 0.2042 0.1658 0.1349 0.0931 0.0673 0.0504 0.0167
5.00 0.2124 0.2044 0.1665 0.1363 0.0959 0.0712 0.0547 0.0198
6.00 0.2124 0.2045 0.1667 0.1368 0.0973 0.0733 0.0573 0.0222
7.00 0.2125 0.2045 0.1668 0.1371 0.0979 0.0745 0.0589 0.0242
8.00 0.2125 0.2045 0.1669 0.1372 0.0983 0.0752 0.0599 0.0257
9.00 0.2125 0.2046 0.1669 0.1373 0.0985 0.0756 0.0605 0.0269
10.00 0.2125 0.2046 0.1670 0.1375 0.0987 0.0758 0.0610 0.0279

4.1.5.1.1.2. Cas d'une force verticale concentrée (fondation rigide)

La pression verticale q transmise par la fondation à la surface de contact fondation/sol est donnée
par Fischer :

Q
4
q L.B (4.16)
2 (1   2 )(1   2 )

Q est la force verticale centrée appliquée sur une fondation de largeur B et de longueur L; ζ et η
correspondent aux coordonnées normalisées d'un point ayant les coordonnées (x,y) dans un repère
dont l'origine est le centre du rectangle et les axes des x et y sont respectivement parallèles à L et B.

x
 2 (4.17)
L
y
2 (4.18)
B

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4.1.5.1.1.3. Cas d'une surcharge triangulaire

L'augmentation des contraintes au point coincidant avec l'axe passant par le coin 1 du rectangle,
comme le schématise la figure 4.5-a, est donnée par Jelinek (1949) :

q  abz az  R  a 2  z 2 
  qI
 v    (4.19)
2  R( z 2  b 2 ) bR   1
 a2  z2 

R  a2  b2  z 2 (4.20)

Au point appartenant à l'axe passant par le coin 2 du rectangle, schématisé par la figure 4.5-b,
l'augmentation des contraintes est donnée par :

q   ab  az  R  a2  z2


  qI
 v  arctg    2 (4.21)
2   zR  a  z
2  b  2
  

(a) (b)
Figure 4.5. Schéma d'une charge triangulaire sur une surface rectangulaire

Figure 4.6. Schéma d'un remblai symétrique [17]

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 80


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Si le point étudié est situé à l'intérieur ou à l'extérieur de la surface chargée, coincidant avec l'axe
passant par le coin 3 par exemple (voir figure 4.6), on procède par superposition des deux sous-
rectangles bxa2 et bxa1 comme suit:


 v  q I1 (b, a1 )  I1 (b, a 2 )  (4.22)

4.1.5.1.1.4. Surcharge trapézoidale symétrique

Comme le schématise la figure 4.7, l'augmentation des contraintes due au poids d'un remblai à
géométrie symétrique, infiniment long, et caractérisé par un poids volumique γ et une hauteur h, est
donnée par Giroud (1968, 1970) [17]:

h  x z x z 
 v  a. f ( , )  a'. f ( , ) (4.23)
a  a'  a a a' a' 

1   1  1  
f ( , )    arctg ( )  arctg ( )  2arctg ( )  
     
1  1  1 
  arctg ( )  arctg ( )
    (4.24)

La variable ξ est égale à │x│/a ou │x│/a', et η est égale à z/a ou z/a'.

Figure 4.7. Schéma de surcharge trépézoidale symétrique [17]

4.1.5.1.2. Cas de fondation de surface circulaire

4.1.5.1.2.1. Surcharge uniforme (fondation souple)

On considère qu'un massif sous une surcharge circulaire en surface de rayon R est considéré comme
d’épaisseur infinie si son épaisseur H est plus grande que 6 fois le rayon R [17].
L'augmentation des contraintes verticales est calculée par la méthode de Boussinesq (voir figure
4.8) :

v= qIc (4.25)

Ic est le facteur d’influence la surcharge q, dépendant de la distance r et de la profondeur z du point,


donné par le tableau 4.3.

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 81


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Dans le cas particulier où le point se trouve sur l’axe central du cercle (r =0), le facteur I c peut se
calculer par l’expression suivante :

1
Ic  1 (4.26)
R2
[1  2 ]3 / 2
Z

Figure 4.8. Schéma de surcharge circulaire en surface du sol

Tableau 4.3. Valeurs courantes du facteur d’influence Ic

Z/R r/R
0.000 0.250 0.500 0.755 1.000 2.000 3.000
0.2 0.992 0.990 0.978 0.898 0.465 0.001 0.0001
0.4 0.949 0.936 0.885 0.735 0.430 0.006 0.0006
0.6 0.864 0.840 0.766 0.615 0.397 0.016 0.0020
0.8 0.756 0.727 0.652 0.523 0.363 0.028 0.0040
1.0 0.646 0.619 0.553 0.449 0.330 0.041 0.0060
1.2 0.547 0.523 0.469 0.388 0.298 0.052 0.0097
1.4 0.460 0.442 0.400 0.337 0.269 0.061 0.0132
1.6 0.390 0.374 0.342 0.294 0.241 0.067 0.0167
1.8 0.332 0.319 0.295 0.258 0.217 0.071 0.0200
2.0 0.284 0.274 0.256 0.227 0.195 0.073 0.0230
2.5 0.200 0.193 0.184 0.168 0.150 0.072 0.0286
3.0 0.146 0.142 0.137 0.128 0.118 0.067 0.0315
4.0 0.087 0.085 0.084 0.080 0.076 0.052 0.0316
5.0 0.057 0.056 0.056 0.054 0.052 0.041 0.0282

4.1.5.1.2.2. Force verticale concentrée (fondation rigide)

Comme le schématise la figure 4.9, la pression de contact fondation/sol q(x) transmise au sol est
donnée par:

Q Q
q( x)  R 2  R
2
(4.27)
x
2
2 1  2
2 1  
R

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 82


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Q est la force verticale centrée appliquée. L'augmentation de contraintes verticales au point A dans le
sol est donnée par Fischer (1957) :

Q  (1   ) 
 v  2 
(1  2  2 cos 2  ) sin 2   (4.28)
R  2 

L'angle α est tel que tgα = R/z (voir figure 4.9).

Figure 4.9. Schéma de chargement d'une semelle circulaire rigide

4.1.5.2. Cas d’un massif d’épaisseur finie

4.1.5.2.1. Cas de fondation de surface rectangulaire

Selon Burmister (1959), l'augmentation des contraintes dûe à une surcharge uniforme (fondation
souple), comme le schématise la figure 4.10, se calcule comme suit [17]:

v = 4qKH0 pour un point sur l’axe vertical central du rectangle (point B),

v = qKH0 pour un point sur l’axe vertical du coin du rectangle (point A).

Figure 4.10. Schéma de charge rectangulaire dsn un sol d'épaisseur limitée

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 83


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Le facteur d’influence de la surcharge K H0 dépend des grandeurs adimensionnelles , z/H, L/B et .
Le facteur  est égal à B/2H dans le cas d'un point au centre, et à B/H pour un point au coin. Les
valeurs de KH0 sont données par les tableaux 4.4 à 4.8 en annexe 1 de ce chapitre.

4.1.5.2.2. Cas d'une surface circulaire

4.1.5.2.2.1. Surcharge uniforme (fondation souple)

La méthode de Milovitch (1970) permet le calcul de l’augmentation de contraintes en n’importe


quel point dans le massif, comme le schématise la figure 4.8, comme suit [17]:

v = qKHZ (4.29)

Le facteur d'influence KHZ, dépendant des grandeurs adimensionnelles r/R, H/R, Z/H et ν, est donné
par le tableau 4.9 en annexe 2.

4.1.5.2.2.2. Force verticale centrée (fondation rigide)

Milovitch (1970) propose d'utiliser une expression similaire à la formule précédente, en


introduisant une pression moyenne q égale à la force appliquée Q divisée par l'aire de la surface
circulaire :
Q
 v  K HZ '  qK HZ ' (4.30)
R 2
Le tableau 4.10 regroupe les valeurs typiques du facteur d'influence K HZ' en fonction du rapport
H/R, de la distance r/(2R) et du coefficient de Poisson ν.

Tableau 4.10. Valeurs de KHZ' pour une fondation circulaire

ν=0.30 ν=0.40
r/(2R) H/R=2 H/R=4 H/R=6 H/R=2 H/R=4 H/R=6
-0.45 1.308 1.369 1.337 1.354 1.420 1.393
-0.35 0.901 0.877 0.899 0.861 0.838 0.858
-0.25 0.794 0.758 0.772 0.780 0.739 0.751
-0.15 0.742 0.696 0.709 0.726 0.671 0.682
-0.05 0.722 0.669 0.682 0.711 0.650 0.656
+0.05 0.722 0.669 0.682 0.711 0.650 0.656
+0.15 0.742 0.696 0.709 0.726 0.671 0.682
+0.25 0.794 0.758 0.772 0.780 0.739 0.751
+0.35 0.901 0.877 0.899 0.861 0.838 0.858
+0.45 1.308 1.369 1.337 1.354 1.420 1.393

4.1.5.3. Cas d'une surface irrégulière

En cas d'une surcharge uniforme, on applique la méthode de Newmark (1942) dont la


méthodologie de calcul est comme suit:

1. Tracer sur l'abaque de la figure 4.11 ou sur un papier transparent la surface chargée avec une
échelle AB égale à la profondeur z sous la surface chargée,

2. Faire coincider la projection verticale du point étudié, à la profondeur z, avec le centre de l'abaque,

3. Compter le nombre Ns de segments curvilignes couverts par la surface chargée,

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4. L'augmentation de contrainte est :

 v  qI N N s (4.31)

IN est le coefficient d'influence de Newmark, pris égal à 0.005 pour cet abaque.

Figure 4.11. Abaque de Newmark


(L'échelle AB du dessin est la profondeur du point étudié)
(Le facteur d'influence de chaque secteur curviligne est IN=0.005)

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4.2. APPLICATIONS
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Problème 4.1. Contraintes dans un massif sableux [1]

Un massif de sol est formé du sable fin homogène de poids volumique sec égal à 14 kN/m 3.

1) Donner les expressions des contraintes totale et effective et la pression interstitielle, en supposant
que le sol est saturé,

2) La figure 4.12 illustre le cas d'un rideau de palplanches encastré de D dans le sol et retenant à
l'amont un volume d'eau de hauteur H. L'eau s'infiltre dans le sable et exerce une poussée
d’écoulement sur les grains. On demande d'établir l'expression de la contrainte effective exercée par
le poids du sol et l'écoulement de l'eau interstitielle, agissant sur un point A se trouvant à une
profondeur égale à D/2 à l'amont du rideau.

3) Même question pour un point B se trouvant à une profondeur égale à D/2 à l'aval du rideau.
Prendre s= 26 kN/m3.

Figure 4.12 Schéma d’un rideau de palplanches dans le sable

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Problème 4.2. Contraintes dans une couche argileuse mince sous un remblai

Une couche d'argile saturée épaisse de 7 m devra être consolidée par un remblai de forme
pratiquement parallélepipédique, caractérisé par une hauteur de 2 m, une longueur de 50 m, une
largeur de 23 m et un poids volumique de 17 kN/m3.
L'argile a les caractéristiques géotechniques suivantes : d=14 kN/m3 et s =27 KN/m3.
La couche d'argile repose sur un horizon de galets rigide et perméable. On suppose que le matériau
du remblai est perméable.
On demande de tracer le profil de la pression interstitielle suivant l'axe central du remblai au début
du chargement ainsi que celui de l'augmentation des contraintes totales.

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Problème 4.3. Contraintes verticales dans un sol bicouche [1]

Un sol bicouche est formé d'une couche de sable épaisse de 8 m surmontant une couche de limon. Le
niveau de la nappe phréatique est à 1.5 m par rapport au terrain naturel. Le sol possède les
caractéristiques géotechniques suivantes:
Sable: d =13 kN/m3 et Sr = 31% au dessus de la nappe.
Limon: d=15 kN/m3, Sr= 25% au dessus de la nappe.
On demande de tracer les profils de contraintes totale, effective et de la pression interstitielle dans
les cas suivants:

1) Terrain en état initial,

2) Un pompage a fait rabattre le niveau de la nappe à z= 9.5 m,

3) Montée du niveau de la nappe d'eau à la surface.

Prendre s =26.5 kN/m3.

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Problème 4.4. Contraintes dues à une tour réalisée sur une argile limoneuse

Une tour de télécommunication fondée sur un radier de 15 m de diamètre doit être bâtie sur une
couche d'argile limoneuse plastique saturée épaisse de 30 m et surmontant un Bed-Rock supposé
indéformable. La surcharge q transmise en surface est de 500 kPa. Les caractéristiques géotechniques
de cette couche sont d =13 kN/m3, s=27 kN/m3. On demande de tracer :

1. les courbes de v=f(z) sur l'axe vertical de symétrie du radier ainsi que sur son bord,

2. les profils de contraintes effective et de pression interstitielle en fin de consolidation primaire


des points se trouvant sur l'axe vertical central du radier.

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Problème 4.5. Interférence des fondations d’un bâtiment réalisé dans le limon

Un bâtiment résidentiel est fondé sur des semelles carrées de 2 m de coté et fichées à 1 m par
rapport au terrain naturel. Un effort vertical centré de 350 kN est transmis de la fondation au sol.
Le sol est formé d’une couche du limon saturé ayant une épaisseur moyenne de 12 m et surmontant
un horizon de grès considéré comme un substratum. Les caractéristiques géotechniques du sol sont :
d=14 kN/m3, s=26 kN/m3.

1) On demande de déterminer la profondeur à laquelle l’augmentation des contraintes sur l’axe central
vertical de la fondation n’est que de 33.6% de celle à la base de la fondation,

2) Comme le montre la figure 4.13, le point (M) est soumis à une augmentation de contraintes 1
transmis par la fondation 1 et 2 de la fondation 2. On demande de calculer l’augmentation totale des
contraintes totales, ainsi que la contrainte totale en ce point,

3) Déterminer la contrainte effective et la pression interstitielle en ce point après consolidation


primaire.

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Figure 4.13. Interférence de deux semelles carrées identiques au point (M)

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Problème 4.6. Contraintes dues à un réservoir dans un sol limoneux infiniment épais

Un réservoir d’hydrocarbures est réalisé sur un sol constitué d’une couche de limon jaune humide
considérée comme infiniment épaisse et caractérisée par un poids volumique humide de 18 kN/m 3. Il
repose sur un radier circulaire ayant un rayon de 15 m et une fiche pratiquement négligeable, et lui
transmet une pression verticale uniforme de 80 kPa.

1) On demande de calculer l’augmentation de contrainte verticale et la contrainte verticale au bord et


au centre de la fondation à une profondeur de 3 m par rapport à la base de la fondation.

2) Dans le cadre de l’extension de la zone de stockage d’hydrocarbures, un réservoir adjacent ayant un


rayon de fondation de 7.5 m et transmettant au sol une pression verticale de 100 kPa, doit être réalisé
tel que la distance entre les deux axes de symétrie verticale des deux réservoirs est de 22.5 m.
On demande de calculer la contrainte verticale au bord et au centre de la fondation du premier
réservoir à la même profondeur étudiée précédemment.

3) On demande de calculer l’augmentation relative de la contrainte à cette profondeur (avant


construction du second réservoir et après), et préciser la conséquence de cette augmentation sur le
comportement de la structure des réservoirs.

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Problème 4.7. Interférence des fondations d’un réservoir et d’un bâtiment

Une zone de stockage d’hydrocarbures comporte un réservoir métallique fondé sur un sol constitué
d’une couche de sable limoneux gris considéré comme infiniment épais et caractérisé par un poids
volumique humide de 16 kN/m3. Il repose sur un radier circulaire ayant un rayon de 10 m et une fiche
de 1 m. L’ouvrage transmet à la fondation une pression verticale uniforme de 75 kPa.
Dans le cadre de l’extension de cette zone, un bâtiment de maintenance doit être réalisé sur des
semelles carrées de 2 m de coté et fichées à 1 m par rapport au terrain naturel. Un effort vertical
centré de 350 kN est transmis du poteau à la fondation.
Comme le montre la figure 4.14, la fondation du bâtiment se trouve à la même fiche que le radier, et
à une distance de 20 m par rapport à l’axe central du réservoir.

1. Calculer l’augmentation de contrainte verticale et la contrainte verticale au bord et au centre du


radier du réservoir à une profondeur de 2 m par rapport à la base de la fondation,

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2. Tracer approximativement le diagramme de pression verticale σv à cette profondeur sous le
réservoir,

3. Calculer les augmentations de contrainte v correspondant au centre et au bord de la semelle à


une profondeur de 2 m par rapport à la base de la fondation, et qui sont dues aux surcharges du
bâtiment seul,

4. Calculer l’augmentation de contrainte v correspondant au point A à une profondeur de 2 m par


rapport à la base de la fondation, et qui est due aux surcharges du réservoir,

5. Calculer la contrainte due au poids des terres et aux surcharges des deux ouvrages au point A,

6. Calculer l’augmentation de contrainte v correspondant aux points B et C, à une profondeur de 2 m


par rapport à la base de la fondation, et qui est due aux surcharges du bâtiment,

7. Calculer la contrainte due au poids des terres et aux surcharges des deux ouvrages, aux points B et C.

8. Conclusions ?

Figure 4.14. Schéma des fondations du réservoir et du bâtiment

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Problème 4.8. Profil de contraintes sous le radier d’une turbine

La turbine d’une centrale électrique d’une capacité de 36 MWatts est fondée sur un radier général
épais de 1 m fondé dans un sol bicouche formé, comme le schématise la figure 4.15, du sable jaune sec,
ayant un poids volumique sec de 14 kN/m3 et épais de 5 m, surmontant une couche d’argile molle
saturée, peu plastique et de grande épaisseur.
On demande de calculer l’augmentation de contraintes verticales au point (A) se trouvant à une
profondeur de 5 m depuis la surface du sol. La pression verticale transmise à la base du radier est de
50 kPa.

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Figure 4.15. Vue en plan de la fondation en radier

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Problème 4.9. Contraintes agissant sur une fondation triangulaire

Un bloc de machines repose sur un système de fondation triangulaire schématisé à la figure 4.16, se
trouvant à une profondeur de 1 m par rapport à la surface du sol. Sous une pression verticale uniforme
de 85 kPa transmise à la base de la fondation, on demande de calculer l’augmentation des contraintes
aux points A, B et C à la profondeur de 6 m, en exploitant le principe de superposition des effets.
Considérer un poids volumique humide du sol égal à 15 kN/m3.

Figure 4.16. Schéma de la fondation du bloc de machines

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Problème 4.10. Contraintes causées par le poids d’un remblai

Un remblai routier très long, et dont le profil en travers est schématisé à la figure 4.7, est caractérisé
par une hauteur de 3.5 m et un poids volumique de 19.5 kPa. Sa petite base est de 8 m et la grande est
de 14 m (soit a= 7 m et a’=4 m selon la figure 4.7).
On demande de calculer l’augmentation de contraintes verticales à 2 m de profondeur par rapport à
la surface du sol, au centre (x=0) et au bord (x=7) du remblai.

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Problème 4.11. Effet de la rigidité sur la distribution des contraintes sous


une semelle circulaire

La pile d’un ouvrage industriel transmet une force verticale centrée de 560 kN à une fondation
circulaire ayant un rayon de 2 m et une faible fiche dans le sol. Ce dernier est composé du sable
graveleux caractérisé par un coefficient de Poisson de 0.33.
On s’intéresse à la distribution de l’augmentation des contraintes verticales avec la profondeur
jusqu’à une profondeur de 3R, soit de 6 m, le long de l’axe central vertical de la fondation et on

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 90


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envisage pour cela les hypothèses extrêmes suivantes :

- Fondation souple transmettant au sol une pression uniforme q égale à la pression moyenne Q/R2,

- Fondation rigide manifestant un déplacement vertical uniforme.

On demande de tracer le profil de l’augmentation des contraintes selon ces deux hypothèses et
commenter l’effet de la rigidité sur la distribution des contraintes.

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Problème 4.12. Effet de l’épaisseur H de la couche sur la distribution des


contraintes sous une fondation circulaire

Dans le cadre de la conception du sous-sol d’un ouvrage industriel fondé sur un radier circulaire de
rayon R, considéré comme souple (voir figure 4.17), l’ingénieur se pose la question sur la fiche D à
adopter au radier, sachant que dans ce projet l’évaluation du tassement (et par conséquant
l’évaluation des contraintes dans le sol) est un facteur important dans la conception de cet ouvrage.
Le sol de fondation est une couche de sable graveleux surmontant un horizon de marne saine
considéré comme un substratum indéformable. Cette couche est considérée comme un matériau
élastique caractérisé par un coefficient de Poisson égal à 0.3.
Il s’agit de calculer l’augmentation des contraintes verticales le long de l’axe central du radier (r=0)
pour différentes fiches D de la fondation et d’étudier l’influence de l’épaisseur H sur la distribution des
contraintes.

Figure 4.17. Schéma de conception d’un radier sous un ouvrage industriel

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Problème 4.13. Contraintes dues à une charge triangulaire- Cas d’un


remblai d’accès à un auto-pont

Un remblai d’accès à un autopont a la forme d’une rampe schématisée à la figure 4.5, et caractérisé
par une longueur de 10 m, une largeur de 8 m et transmettant une pression verticale, au point le plus
élevé, égale à 60 kPa.
On demande de calculer l’augmentatipn de contraintes verticales au niveaux des points (1) et (2)
schématisés sur la figure 4.5, à une profondeur de 3 m.

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4.3. SOLUTIONS
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Problème 4.1

1) Le poids volumique déjaugé du sol sableux est ' =d(1- w/s) =8.6 kN/m3.
Contrainte totale :  = satz= 18.6xz.
Contrainte effective : ’= ’z = 8.6xz.
Pression interstitielle : u=wz=10.z.

2) La contrainte effective est due d'une part au poids déjaugé des grains et à la poussée d'écoulement
descendant de l'eau: ’= (’+i’)D/2.

3) A l'aval du rideau, l'écoulement est ascendant: ’= (’- i’)D/2

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Problème 4.2

La pression verticale appliquée par le poids du remblai sur la surface du sol est q=17x2=34 kPa. Au
début du chargement, l'eau ne pouvant pas s'infiltrer est forcée à supporter toute l’augmentation des
contraintes totales, soit : Δu=Δσv-Δσv'=Δσv. Cependant, la surpression interstitielle Δu est nulle en
surface (z=0) et à la base de la couche (z=H), car les matériaux du remblai et du substratum gréseux
sont supposés perméables. Sur les faces drainantes en haut et en bas de la couche d'argile,
l'écoulement de l'eau est facilité, donc Δu= 0 à z= 0 et z=H.
Du fait que H=7<L+2B=50+2x23=96 m, la couche surchargée est considérée comme de faible
épaisseur et les contraintes sont calculées selon la méthode de Burmister, c'est à dire que
l'augmentation des contraintes le long de l'axe central du remblai est : Δσv=4qKH0.
On a L/B=50/23=2.17 et β=B/(2H)=23/14=1.642. Les valeurs de K H0 sont extraites des tableaux 4.4
à 4.8 en annexe 1 de ce chapitre. Aux profondeur z=4.2, 5.6 et 7.0 m, la valeur de KH0 est déterminée
par double interpolation sur β et L/B.
La pression interstitielle est calculée comme suit : u= u0+Δu =γwz + Δσv = γwz +4KH0q.
Le tableau 4.11 regroupe les résultats de calcul et la figure 4.18 illustre les profils de contraintes.
On remarque bien d'après cette figure que l'augmentation des contraintes verticales est pratiquement
uniforme avec la profondeur et est égale à la pression du poids du remblai, soit de 34 kPa, à cause de la
faible épaisseur H de la couche argileuse, comparée aux dimensions de la surface chargée.
Une telle observation justifie le recours dans les calculs de contraintes à une distribution uniforme
de l'augmentation des contraintes en fonction de la profondeur en cas d'une couche de faible épaisseur
par rapport aux dimensions de la surface chargée en surface du sol.

Tableau 4.11. Valeurs des contraintes et pressions interstitielles

z/H 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0


z (m) 0.0 1.4 2.8 4.2 5.6 7.0
KH0 0.2500 0.2500 0.2500 0.2476 0.2450 0.2410
Δσv (kPa) 34 34 34 33.67 33.32 32.78
u (kPa) 0.00 48.00 62.00 75.67 89.30 70.00

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Figure 4.18. Profils de contraintes et de pressions interstitielle le long de l'axe central du remblai

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Problème 4.3

La couche de sable est caractérisée par : sat=w(1/d-1/s)=39.2%, sat=d(1+sat)=18.1 kN/m3 et


h=14.6 kN/m3.
La couche de limon est caractérisée par : sat=28.9%, sat=19.3 kN/m3 et h=16.1 kN/m3.

Cas 1 : Etat initial


Au dessus de la nappe : σ=14.6xz et u=0. A z=1.5 m, on a σ=21.9 kPa et u=0.
En dessous de la nappe : Si z≤ 8 m, on a σ=21.9+18.1x(z-1.5), u=10x(z-1.5) et σ’=σ-u=21.9+8.1x(z-1.5).
Si z > 8, on a σ=14.6x1.5+18.1x6.5+19.3x(z-8),
u=10x(z-1.5),
σ’=σ-u=0.15+9.3xz.

Cas 2 : Pompage de la nappe à 9.5 m


Au dessus de la nappe : Si z ≤8 : σ=14.6xz et u=0.
Si 8<z≤9.5 m : σ=14.6x8+16.1x(z-8) et u=0. A z=9.5 m on a σ=140.95 kPa.
En dessous de la nappe : σ=14.6x8+16.1x1.5+19.3x(z-9.5),
u=10x(z-9.5),
σ’=σ-u=140.95+9.3x(z-9.5).

Cas 3 : Remontée de la nappe en surface


Si z ≤8 m : σ=18.1xz et u=10xz et σ’=σ-u=8.1xz .
Si z >8 m : σ=18.1x8 +19.3x(z-8) et u=10xz, et enfin : σ’=σ-u=-9.6+9.3xz.

Les profils de contraintes selon les cas 1, 2 et 3 sont respectivement représentés aux figures 4.19,
4.20 et 4.21.

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 93


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Figure 4.19. Profil des contraintes (Cas1)

Figure 4.20. Profils de contraintes (Cas 2) Figure 4.21. Profils de contraintes (Cas 3)

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Problème 4.4

1) Puisque H=30 m <6R=45 m, l'épaisseur de la couche d'argile limoneuse est considére comme faible
par rapport aux dimensions de la fondation, et le substratum rocheux a un effet non négligeable sur la
distribution des contraintes avec la profondeur. Le calcul des contraintes verticales se fait alors avec la
méthode de Milovitch: Δσv=qKHz.
En première approximation, on retient les valeurs du coefficient d'influence K HZ pour un coefficient
de Poisson υ=0.45 (voir tableau 4.9 en annexe 1). Le tableau 4.12 regroupe les valeurs de Δσv aussi
bien sur l'axe du radier (r=0) que sur son bord (r=R).
On remarque d'après le tableau 4.12 que l'augmentation des contraintes s'amortit avec la
profondeur, telle qu'à 28.5 m de profondeur Δσv sur l'axe central du radier elle n'est que
72/500=14.4%, de la pression à la base du radier, et sur le bord elle est de 12.0%. Il serait alors
grossier dans une telle configuration de supposer que l'augmentation de contraintes est constante
avec la profondeur, comme c'était le cas dans le problème 4.2.

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Tableau 4.12. Valeurs de Δσv en fonction de la profondeur

z (m) 0.00 1.5 4.5 7.5 10.5 13.5 16.5 19.5 22.5 25.5 28.5
Δσv r=0.0 500 479 414.5 316 229.5 169.5 131.5 107.5 92.0 80.5 72.0
(kPa)
r=7.5 250 220 192.5 163.5 136.5 114.5 97.5 84.5 75.0 67.0 59.5

2) En fin de consolidation primaire, les grains supportent toute l'augmentation des contraintes Δσv et
l'eau retouve le régime hydrostatique, c'est à dire : Δu=0. Par conséquent : Δσ v'= Δσv - Δu= Δσv.

σv'=σv0'+Δσv=γ'z +qKHz.

La figure 4.22 illustre les profils de pression interstitielle et la contrainte effective. On remarque bien
une diminution des contraintes effectives avec la profondeur, c'est à dire qu’une bonne partie de la
surcharge transmise par le radier est reprise par la couche superficielle du sol, et en descendant en
profondeur, les couches sont de moins en moins sollicitées par l'ouvrage.

Figure 4.22. Profils de pression interstitielle et de contrainte effective en fin de consolidation

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Problème 4.5

1) Du fait que H=12-1=11 m >L+2B=2x2+2=6 m, l'augmentation des contraintes verticales se calcule à


partir de la méthode de Newmark-Steinbrenner. En tout point sur l'axe central vertical de la fondation,
on écrit, en notant par D la profondeur de la base de la fondation et par z la profondeur du point étudié
par rapport à la base de la fondation :
L/2 L z
Δσv(z)=4(q-σv0(D))Iσ, le facteur d'influence Iσ étant fonction de m   et n  .
B/2 B B/2

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Déterminons la profondeur telle que Δσv(z)=0.336x(q-σv0(D)), ce qui donne Iσ=0.084. Le tableau 4.2
donne n=2, soit z=2 m par rapport à la base de la fondation.

2) On utilise le principe de superposition en ajoutant les deux sous-rectangles fictifs 3 et 4, comme le


schématise la figure 4.3, ce qui permet d'exploiter la méthode de Newmark-Steinbrenner comme suit :

Δσv(M)=Δσ1(M)+Δσ2(M)

Δσ1(M)=Δσ2(M)=Δσv(1+4)+Δσv(2+3)-Δσv(4)-Δσv(3)=(q-σv0(D))[Iσ(1+4)+Iσ(2+3)-Iσ(4)-Iσ(3)]

=(q-σv0(D))[Iσ(m=4, n=2)+Iσ(m=4, n=2)-Iσ(m=2, n=2)-Iσ(m=2, n=2)]


Δσv(M)=2x(q-σv0(D))[0.1349+0.1349-0.1202-0.1202]= 2x  350 
 2 2  18.61x12 x0.1349  2 x0.1202)   4.05 kPa
σv(M)=σv0(M)+Δσv(M)=18.61x3+4.05=59.88 kPa, soit de 60.0 kPa.

3) Après consolidation primaire, Δσv=Δσv'+Δu=Δσv'+0=Δσv'.

σv'(M)=8.61x3+4.05=29.88, soit 30.0 kPa et u=γw.z=10x3=30 kPa.

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Problème 4.6

1) Du fait que le sol est d'une épaisseur infinie (H≫6R), le calcul des contraintes dues au réservoir 1 se
fait selon la méthode de Boussinesq. Le facteur Ic est donné par le tableau 4.3 en fonction de r/R et z/R,
et peut être calculé par la formule (4.26) dans le cas particulier d'un point coincidant avec l'axe central
(r=0). La fiche D du radier est supposée négligeable (D≃0).

 
 
 v ( B)  q   v 0 ( D) I c  q   v 0 ( D ) 1 
1
2  =0.9924x80=79.4 kPa.
 [1  R ]3 / 2 
 Z2 

 v ( A)  q   v 0 ( D)I c (
r 15 z 3
 ,  )  80 x0.465  37.2 kPa .
R 15 R 15

σv(B)=σv0(B)+Δσv(B)=18x3+79.4=133.4 kPa, σv(A)=σv0(A)+Δσv(A)=18x3+37.2=91.2 kPa.

2) Calculons maintenant les contraintes dûes aux réservoirs 1 et 2.

 v ( A)  q   v 0 ( D) I c (
r 37.5 z 3
 ,  )  100 xIc (5,0.4)  0 kPa , soit σv(A)=91.2 kPa.
R 7.5 R 7.5

 v (C )  q   v 0 ( D) I c (
r 7.5 z 3
 ,  )  100 x0.43  43 kPa , soit σv(C)=91.2+43=134.2 kPa.
R 7.5 R 7.5

 v ( B)  q   v 0 ( D) I c (
r 22.5 z 3
 ,  )  100 x0.0006  0 kPa , soit σv(B)=133.4 kPa.
R 7.5 R 7.5

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Figure 4.23. Schéma de calcul des contraintes sous les 2 réservoirs

3) On constate que le diagramme de pressions sous le réservoir 1 n'est pas uniforme, puisque que la
pression verticale au point C est de 134.2 kPa, soit de 47% de plus que celle au point A (91.2 kPa). Il est
nécessaire de vérifier dans une telle configuration que le réservoir 1 ne risque pas de se renverser du
coté du réservoir 2.

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Problème 4.7

1) La pression verticale brute transmise du radier du réservoir au sol est q=75+γb.D=75+25x1=100


kPa, γb étant le poids volumique du béton armé. La pression verticale nette q* qui sera diffusée dans le
sol est q*=q-σv0(D)=100-16x1=84 kPa. Selon la figure 4.14 on calcule les contraintes comme suit :

 
 
 v (C )  q   v 0 ( D ) I c  q   v 0 ( D ) 1 
1
2  =0.992x84=83.3 kPa.
 [1  R ]3 / 2 
 Z2 

 v ( B)  q   v 0 ( D) I c (
r 10 z 2
 ,  )  84 x0.465  39.1 kPa
R 10 R 10

2) A cette profondeur, la contrainte verticale est calculée comme suit:

σv(z)=σv0(z)+Δσv(z)=σv0(z)+ q*.Ic(r/R, z/R).

Comme le montre la figure 4.24, le diagramme de pressions verticales est symétrique par rapport à
l'axe vertical central et montre une valeur maximale au point coincidant avec cet axe, comme le
confirme les valeurs de Ic en fonction de la distance radiale r selon le tableau 4.3.

3) La pression verticale brute transmise de la semelle au sol est q=350/22+γb.D=112.5 kPa, et la


pression nette q* qui sera diffusée dans le sol est q*=q-σv0(D)=112.5-16x1=96.5 kPa.
Au centre de la semelle, Δσv=4(q-σv0(D))Iσ, le facteur d'influence Iσ étant fonction de m=1/1=1 et
n=2/1=2, soit Ic=0.084. Δσv=4x96.5x0.084=32.42 kPa.
Au bord de la semelle, Δσv=96.5x0.1752=16.9 kPa.

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Figure 4.24. Diagramme de pressions verticales sous le radier du réservoir

4) Etudions l'influence de la surcharge provenant du réservoir sur la semelle:


 v ( A)  q   v 0 ( D) I c (
r 20 z 2
 ,  )  84 x0.001  0.084 kPa
R 10 R 10

5) σv(A)=σv0(A)+Δσv(A)=16x3+16.9+0.084=64.98, soit de 65.0 kPa.

6) Etudions l'influence de la surcharge provenant du bâtiment sur le réservoir :

Au point C, on utilise le principe de superposition des effets en ajoutant les deux sous-rectangles fictifs
3 et 4 selon la figure 4.3. On aura ainsi :

Δσv(C)=Δσv(1+3)+Δσv(2+4)-Δσv(4)-Δσv(3)=(q-σv0(D))[Iσ(1+3)+Iσ(2+4)-Iσ(4)-Iσ(3)]
=(q-σv0(D))[Iσ(m=22, n=2)+Iσ(m=22, n=2)-Iσ(m=20, n=2)-Iσ(m=20, n=2)]
Δσv(C)=96.5x[0.1374+0.1374-0.1374-0.1374]≃ 0.

7) Au point C, on trouve : σv(C)=16x3+83.3+0=131.3 kPa.


Identiquement, au point B : Δσv(B)≃0 et σv(B)=16x3+39.1+0=87.1 kPa.

8) Conclusions : La construction du nouveau ouvrage n'a pas d'influence sur la distribution des
contraintes dans le sol sous le réservoir.

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Problème 4.8

Du fait de la surface irrégulière de la fondation on procède au calcul de l’augmentation des


contraintes par la méthode de Newmark et steinbrenner en appliquant le principe de superposition
des effets.
Comme le montre le schéma de calcul à la figure 4.25, l’augmentation des contraintes se calcule
comme suit : v =qI.
Puisque la fondation n’est pas en surface, q représente ici une pression nette, c'est-à-dire la différenc
entre la pression transmise au sol et la contrainte initiale avant construction de la fondation, soit
q=50-14x1=36 kPa.

I = I(1) + I(2) - I(3) – (I(4) - I(5))=0.2443+0.2443-0.2439-0.2200+0.2176=0.2423.

v=36x0.2423=8.72 kPa.

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Figure 4.25. Schéma de calcul par superposition des effets

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Problème 4.9

Comme le schématise la figure 4.26, en ajoutant un triangle identique, on aboutit à un rectangle


dans lequel il est facile de calculer l’augmentation des contraintes aux points A et B selon la méthode
de Newmark et Steinbrenner. Les contraintes seront la moitié de celles calculées dans le rectangle :

Point A (ou C) : m=L/B=2 et n=z/B=1, ce qui donne Iσ(2, 1)=0.1999∼ 0.2.


v=qI/2=(85-15x1)x0.2/2=7 kPa.

Point B : m=L/B=2 et n=z/B=2, ce qui donne Iσ(2, 2)=0.1202, soit v=4qI/2=4x(85-15x1)x0.1202/2


v=16.82 kPa.

Figure 4.26. Schéma de superposition des triangles

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Problème 4.10

Point à 2 m de profondeur sur l’axe central verticale du remblai (x=0) :


Les paramètres de l’équation de Giroud (1968) sont ξ=0, z/a=0.2857 et z/a’=0.5. On trouve :
f(0,0.2857)=0.8228 et f(0 , 0.5)=0.7048, ce qui aboutit à :

h  x z x z  3.5 x19.5
 v  a. f ( , )  a'. f ( , )  7 x0.8228  4 x0.7048)  66.9 kPa
a  a'  a a a' a'  74

Point à 2 m de profondeur sur l’axe du coin du remblai (x=7) :


x/a=1, x/a’=1.75, z/a=0.2857 et z/a’=0.5. Le calcul de la fonction f donne f(1, 0.2857)=0.0868
et f(1.75, 0.5)=0.0122, ce qui aboutit à :

h  x z x z  3.5 x19.5
 v  a. f ( , )  a'. f ( , )  7 x0.0868  4 x0.70122)  12.7 kPa
a  a'  a a a' a'  74

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Problème 4.11

En considérnt une fondation très rigide, l'augmentation de contraintes verticales aux points sur
l’axe central vertical de la fondation est donnée par Fischer (1957) comme suit :

Q  (1   ) 
 v  2 
(1  2  2 cos 2  ) sin 2   , l'angle α est tel que tgα= R/z, R étant le rayon de la fondation
R  2 
et z est la profondeur comptée par rapport à sa base et  est le coefficient de Poisson.
Si la fondation est souple, l’augmentation des contraintes est donnée par la formule de Boussinesq :

v= qIc , Ic étant donné en cas d’un point se trouvant sur l’axe central du cercle, par :

1
Ic  1
R2
[1  2 ]3 / 2
Z

Le tableau 4.13 regroupe les résultats de calcul pour quelques points allant de la surface jusqu’à 6 m
et la figure 4.27 illustre les profils d’augmentation de contrainte. On remarque que dans la zone
superficielle, en deça d’une profondeur de 2 m, soit un rayon de la fondation, un écart important se
manifeste entre les contraintes calculées, l’hypothèse de la fondation souple aboutit à des valeurs plus
fortes. Au-delà, l’hypothèse sur la rigidité de la fondation n’a pas d’influence puisque les deux courebs
se confondent.

Tableau 4.13. Résultats de calcul de v en cas de fondation circulaire

z/R 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3


R/Z  2 1 0.666 0.5 0.4 0.333
 (°) 90 63.4 45 33.7 26.6 21.8 18.4
Ic rigide 0.226 0.394 0.445 0.353 0.258 0.189 0.142
v Rig (kPa) 10.07 17.55 19.83 15.73 11.50 8.42 6.33
Ic souple 1.000 0.910 0.646 0.423 0.284 0.200 0.146
v soup (kPa) 44.56 40.55 28.78 18.84 12.65 8.91 6.50

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Figure 4.27. Profils de contrainte sous une fondation circulaire

En pratique, une fondation circulaire est caractérisée par une certaine rigidité relative, située entre
ces deux cas extrêmes étudiés dans ce problème, et qui a un effet non négligeable aussi bien la
distribution des pressions de contact entre le sol et la fondation, que les déplacements de la fondation.
La rigidité relative en cas d’une semelle circulaire de rayon R, de hauteur h, posée en surface d’un sol
homogène infiniment épais, et chargée uniformément, est donnée par [4] :
E p  h 3
K  (1   s )
2
 
Es  R 

Ep et Es désignent les modules d’élasticité de la fondation et du sol respectivement. La fondation peut


être considérée comme souple si K  0.01, et rigide si K >10.
En cas d’une force verticale concentrée, agissant au milieu de la fondation circulaire, la rigidité
relative selon Borowicka (1939) est donnée par [4]:

1 (1   s ) E p  h 
2 3

Kr   
6 (1   p 2 ) Es  R 

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Problème 4.12

La fondation étant considérée comme souple, les contraintes verticales diffusées dans le sol seront
calculées par la méthode de Milovitch (1970).

v = q*.KHZ

Le profil du facteur d'influence KHZ, donné par le tableau 4.9 en annexe 2 de ce chapitre, a été tracé
sur la figure 4.28 pour différentes valeurs de l’épaisseur relative H/R, soient de 1, 2, 4 et 6.
On remarque que lorsque la fiche D du radier augmente, l’épaisseur H diminue et par conséquant
KHz augmente et tend vers 1 lorsque H tend vers 0. Cependant, lorsque D augmente, la pression nette
q*, étant égale à q-D, diminue. Il faut donc étudier le produit K Hzq* pour conclure sur la variation du
tassement lorsque l’épaisseur H diminue.

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En pratique, on peut réduire le tassement d’un radier en lui fixant une fiche adéquate. En fait, en
considérant une pression q appliquée à la base du radier et un poids volumique moyen γ du sol à la
base du radier, l’augmentation de pression (q-γD), qui n’est autre que la pression nette q*, est nulle
pour une fiche égale à q/γ. Un radier, fondé à une telle fiche, est dit complètement compensé [4].
On remarque sur la figure 4.28 qu’en considérant un rapport H/R infinie, ce qui est le cas d’un sol
infiniment épais, la courbe correspondante, obtenue en appliquant la formule de Boussinesq, coincide
exactement avec la courbe correspondant à H/R égal à 6. Ainsi, un massif de sol, surchargé en surface
par une fondation circulaire de rayon R, est considéré comme ayant une épaisseur infinie si son
épaisseur H est égale ou plus grande que 6 fois le rayon R.

Figure 4.28. Profils des facteurs d’influence pour une fondation circulaire

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Problème 4.13

Au point coincidant avec l'axe passant par le coin 1 du rectangle, comme le schématise la figure 4.5-
a, l’augmentation des contraintes est donnée par :
q  abz az  R  a 2  z 2 
  qI =60x0.0423=2.5 kPa
 v   
2  R( z 2  b 2 ) bR   1
 a2  z2 
R  a 2  b 2  z 2 =13.15 m.

Au point appartenant à l'axe passant par le coin 2 du rectangle :

q   ab  az  R  a2  z2


  qI =60x0.201=12.0 kPa.
 v  arctg    2
2   zR  a  z
2  b  2
  

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ANNEXE-1: Tableaux du coefficient kh0

Tableau 4.4. Abaque de Burmister pour Z/H=0.2

L/B=1 2 3 4 5 10
β
0.01 0,00066 0,00265 0,00358 0,00385 0,00571 0,00942
0.02 0,00411 0,00889 0,01340 0,01619 0,01964 0,02787
0.03 0,01008 0,01964 0,02707 0,03251 0,03729 0,04432
0.04 0,01765 0,03370 0,04379 0,04963 0,05560 0,06091
0.05 0,02680 0,04751 0,06011 0,06714 0,07245 0,07590
0.06 0,03755 0,06170 0,07710 0,08254 0,08798 0,09023
0.07 0,04883 0,07763 0,09209 0,09700 0,10165 0,10337
0.08 0,06011 0,09143 0,10589 0,10947 0,11452 0,11571
0.09 0,07232 0,10536 0,11783 0,12314 0,12619 0,12739
0.1 0,08453 0,11850 0,13004 0,13495 0,13668 0,13827
0.2 0,17768 0,20024 0,20369 0,20488 0,20568 0,20634
0.3 0,21762 0,22983 0,22983 0,23102 0,23142 0,23182
0.4 0,23540 0,24297 0,24323 0,24363 0,24337 0,24376
0.5 0,24363 0,24801 0,24801 0,24814 0,24841 0,24854
0.6 0,24841 0,25106 0,25053 0,25093 0,25080 0,25093
0.7 0,25093 0,25226 0,25212 0,25199 0,25186 0,25212
0.8 0,25279 0,25265 0,25265 0,25252 0,25252 0,25265
0.9 0,25332 0,25279 0,25265 0,25292 0,25265 0,25279
1 0,25372 0,25265 0,25279 0,25292 0,25252 0,25305
2 0,25173 0,25093 0,25093 0,25080 0,25066 0,25159
3 0,25053 0,25040 0,25040 0,25040 0,25027 0,25053
4 0,25027 0,25000 0,25013 0,25000 0,25027 0,25027
5 0,25013 0,25027 0,25013 0,25013 0,24987 0,25027
6 0,25000 0,24973 0,24973 0,24973 0,24987 0,25013
7 0,24974 0,24987 0,24987 0,24960 0,24947 0,25013
8 0,24987 0,25000 0,24947 0,24973 0,24973 0,25013
9 0,24987 0,24987 0,25000 0,24987 0,24960 0,25013
10 0,25000 0,25013 0,25027 0,25013 0,25013 0,25040

Tableau 4. 5. Abaque de Burmister pour Z/H=0.4

L/B=1 2 3 4 5 10
β
0.01 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0000 0,0028
0.02 0,0003 0,0019 0,0027 0,0043 0,0059 0,0109
0.03 0,0022 0,0054 0,0078 0,0107 0,0125 0,0200
0.04 0,0046 0,0098 0,0135 0,0173 0,0208 0,0281
0.05 0,0074 0,0148 0,0199 0,0249 0,0288 0,0366
0.06 0,0104 0,0200 0,0276 0,0329 0,0376 0,0450
0.07 0,0144 0,0264 0,0355 0,0417 0,0469 0,0537
0.08 0,0184 0,0331 0,0442 0,0510 0,0553 0,0621
0.09 0,0228 0,0397 0,0530 0,0591 0,0641 0,0695
0.1 0,0275 0,0476 0,0619 0,0682 0,0727 0,0778
0.2 0,0859 0,1207 0,1368 0,1383 0,1392 0,1404
0.3 0,1426 0,1781 0,1858 0,1865 0,1859 0,1869
0.4 0,1869 0,2152 0,2157 0,2155 0,2156 0,2155

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 103


BOUAFIA
0.5 0,2131 0,2318 0,2326 0,2341 0,2341 0,2344
0.6 0,2313 0,2422 0,2425 0,2449 0,2450 0,2453
0.7 0,2434 0,2490 0,2493 0,2513 0,2513 0,2517
0.8 0,2523 0,2525 0,2527 0,2542 0,2542 0,2543
0.9 0,2570 0,2545 0,2543 0,2557 0,2555 0,2557
1 0,2584 0,2550 0,2551 0,2555 0,2557 0,2558
2 0,2520 0,2508 0,2506 0,2504 0,2508 0,2501
3 0,2501 0,2502 0,2500 0,2502 0,2501 0,2501
4 0,2499 0,2511 0,2497 0,2511 0,2499 0,2499
5 0,2500 0,2515 0,2499 0,2515 0,2500 0,2499
6 0,2499 0,2515 0,2499 0,2513 0,2501 0,2499
7 0,2499 0,2516 0,2499 0,2515 0,2500 0,2499
8 0,2502 0,2516 0,2500 0,2516 0,2500 0,2500
9 0,2500 0,2516 0,2500 0,2516 0,2500 0,2500
10 0,2500 0,2515 0,2500 0,2515 0,2500 0,2498

Tableau 4.6. Abaque de Burmister pour Z/H=0.6

L/B=1 2 3 4 5 10
β
0.01 0,0000 0,0000 0,0005 0,0009 0,0015 0,0023
0.02 0,0003 0,0007 0,0014 0,0019 0,0030 0,0067
0.03 0,0009 0,0021 0,0037 0,0052 0,0066 0,0125
0.04 0,0020 0,0045 0,0069 0,0090 0,0112 0,0185
0.05 0,0036 0,0075 0,0107 0,0140 0,0164 0,0251
0.06 0,0056 0,0107 0,0147 0,0197 0,0222 0,0313
0.07 0,0076 0,0145 0,0193 0,0249 0,0282 0,0377
0.08 0,0103 0,0181 0,0247 0,0301 0,0345 0,0439
0.09 0,0123 0,0223 0,0304 0,0370 0,0410 0,0501
0.1 0,0147 0,0265 0,0358 0,0432 0,0473 0,0558
0.2 0,0501 0,0812 0,0969 0,1041 0,1082 0,1089
0.3 0,0916 0,1412 0,1483 0,1524 0,1517 0,1527
0.4 0,1347 0,1826 0,1846 0,1855 0,1863 0,1875
0.5 0,1730 0,2096 0,2103 0,2107 0,2096 0,2113
0.6 0,2034 0,2266 0,2261 0,2274 0,2266 0,2274
0.7 0,2250 0,2361 0,2383 0,2390 0,2386 0,2393
0.8 0,2378 0,2433 0,2441 0,2443 0,2443 0,2446
0.9 0,2446 0,2471 0,2475 0,2475 0,2477 0,2478
1 0,2510 0,2497 0,2499 0,2498 0,2498 0,2499
2 0,2464 0,2464 0,2464 0,2464 0,2464 0,2467
3 0,2446 0,2474 0,2473 0,2474 0,2447 0,2474
4 0,2478 0,2493 0,2494 0,2494 0,2478 0,2494
5 0,2514 0,2513 0,2516 0,2514 0,2514 0,2513
6 0,2528 0,2528 0,2528 0,2528 0,2528 0,2526
7 0,2525 0,2528 0,2528 0,2527 0,2527 0,2525
8 0,2516 0,2516 0,2517 0,2516 0,2516 0,2516
9 0,2502 0,2502 0,2502 0,2503 0,2502 0,2502
10 0,2483 0,2483 0,2484 0,2483 0,2483 0,2482

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 104


BOUAFIA
Tableau 4.7. Abaque de Burmister pour Z/H=0.8

L/B=1 2 3 4 5 10
β
0.01 0,0000 0,0000 0,0005 0,0007 0,0008 0,0011
0.02 0,0002 0,0006 0,0008 0,0014 0,0019 0,0038
0.03 0,0007 0,0015 0,0020 0,0031 0,0046 0,0082
0.04 0,0015 0,0031 0,0047 0,0060 0,0078 0,0128
0.05 0,0025 0,0047 0,0072 0,0092 0,0115 0,0183
0.06 0,0035 0,0070 0,0102 0,0127 0,0159 0,0247
0.07 0,0049 0,0092 0,0136 0,0170 0,0209 0,0292
0.08 0,0063 0,0122 0,0176 0,0219 0,0257 0,0349
0.09 0,0078 0,0152 0,0214 0,0264 0,0307 0,0397
0.1 0,0097 0,0182 0,0260 0,0319 0,0364 0,0449
0.2 0,0359 0,0610 0,0764 0,0853 0,0889 0,0910
0.3 0,0702 0,1082 0,1234 0,1303 0,1299 0,1299
0.4 0,1086 0,1537 0,1623 0,1640 0,1635 0,1646
0.5 0,1448 0,1862 0,1898 0,1898 0,1897 0,1913
0.6 0,1787 0,2073 0,2092 0,2098 0,2095 0,2104
0.7 0,2031 0,2203 0,2215 0,2224 0,2215 0,2232
0.8 0,2204 0,2300 0,2313 0,2324 0,2313 0,2331
0.9 0,2307 0,2370 0,2378 0,2384 0,2377 0,2388
1 0,2380 0,2410 0,2412 0,2412 0,2412 0,2416
2 0,2429 0,2441 0,2443 0,2444 0,2444 0,2444
3 0,2425 0,2457 0,2456 0,2456 0,2457 0,2457
4 0,2469 0,2479 0,2479 0,2479 0,2477 0,2480
5 0,2488 0,2471 0,2471 0,2472 0,2471 0,2471
6 0,2493 0,2455 0,2455 0,2456 0,2458 0,2455
7 0,2494 0,2450 0,2450 0,2450 0,2451 0,2450
8 0,2488 0,2444 0,2446 0,2447 0,2447 0,2444
9 0,2486 0,2443 0,2443 0,2443 0,2444 0,2444
10 0,2482 0,2442 0,2442 0,2442 0,2444 0,2441

Tableau 4.8. Abaque de Burmister pour Z/H=1.0

L/B=1 2 3 4 5 10
β
0.01 0,0001 0,0005 0,0007 0,0008 0,0011 0,0015
0.02 0,0002 0,0004 0,0008 0,0012 0,0016 0,0030
0.03 0,0005 0,0013 0,0016 0,0023 0,0035 0,0059
0.04 0,0014 0,0025 0,0034 0,0043 0,0063 0,0098
0.05 0,0018 0,0036 0,0053 0,0072 0,0092 0,0142
0.06 0,0022 0,0052 0,0078 0,0102 0,0127 0,0190
0.07 0,0031 0,0071 0,0107 0,0136 0,0163 0,0239
0.08 0,0043 0,0091 0,0136 0,0174 0,0200 0,0281
0.09 0,0053 0,0117 0,0166 0,0217 0,0246 0,0330
0.1 0,0065 0,0138 0,0206 0,0251 0,0286 0,0372
0.2 0,0275 0,0476 0,0621 0,0677 0,0713 0,0766
0.3 0,0568 0,0867 0,1028 0,1096 0,1112 0,1113
0.4 0,0873 0,1250 0,1387 0,1391 0,1402 0,1408
0.5 0,1186 0,1581 0,1656 0,1665 0,1662 0,1664
0.6 0,1469 0,1867 0,1871 0,1872 0,1875 0,1879
0.7 0,1703 0,2071 0,2072 0,2071 0,2072 0,2070

Calcul des ouvrages géotechniques-Ali Bouafia (2018) Page 105


BOUAFIA
0.8 0,1914 0,2210 0,2210 0,2208 0,2206 0,2214
0.9 0,2057 0,2290 0,2292 0,2294 0,2291 0,2290
1 0,2179 0,2356 0,2358 0,2358 0,2356 0,2358
2 0,2393 0,2426 0,2426 0,2425 0,2425 0,2426
3 0,2429 0,2462 0,2462 0,2463 0,2463 0,2462
4 0,2465 0,2484 0,2484 0,2484 0,2484 0,2485
5 0,2499 0,2509 0,2507 0,2507 0,2510 0,2509
6 0,2499 0,2514 0,2512 0,2512 0,2514 0,2514
7 0,2500 0,2516 0,2513 0,2513 0,2515 0,2515
8 0,2498 0,2513 0,2513 0,2512 0,2514 0,2513
9 0,2502 0,2509 0,2510 0,2510 0,2510 0,2510
10 0,2502 0,2504 0,2504 0,2504 0,2504 0,2503

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ANNEXE-2: Tableaux du coefficient KHZ
Tableau 4.9. Valeurs de KHZ pour une charge circulaire sur un massif fini

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