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UGB - MASTER I/DROIT

PUBLIC
UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS

UFR DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES


SECTION COLLECTIVITES LOCALES

Pr. Amadou KAH


INTRODUCTION
La soumission de l’administration au respect de la règle ne peut être efficace que
si les administrés disposent du pouvoir de saisir le juge pour sanctionner les
irrégularités d’une part et d’autre part d’obtenir la réparation des préjudices qui leurs
sont causés.
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Le juge n’est pas la seule autorité habilitée à contrô ler l’administration parce qu’il
existe des mécanismes de contrô le non juridictionnel. Le premier mécanisme qu’on peut
rencontrer est le recours administratif qui s’analyse par la requête faite auprès des
autorités administratives par les administrés. On distingue deux types de recours :
- Le recours gracieux : tel cas de figure se produit si la requête est adressée à
l’auteur de la décision ;
- Le recours hiérarchique : c’est le cas dans laquelle la demande est adressée à
l’autorité hiérarchiquement supérieur à l’auteur de la décision.
Pour les recours administratifs, tous les moyens sont susceptibles d’être évoqués
(moyens de droit et de fait).

D’autres modalités de contrô le non juridictionnel existent : c’est le médiateur de la


République organisée par la loi du 22 janvier 1999. Le médiateur est donc une
institution héritée du droit français. C’est une autorité administrative indépendante. Il
peut recevoir toutes les réclamations relatives au fonctionnement de l’administration. Il
dispose d’un pouvoir de proposition et de recommandation mais n’a pas un pouvoir de
sanction. Il a dans des Etats comme la France une certaine influence. Mais quel que soit
l’intérêt qu’offre les recours administratifs ou le médiateur, il reste qu’ils ne sont pas
garants d’une protection des droits et libertés. On comprend alors l’intérêt d’un recours
juridictionnel.

Si le modèle français de justice administrative se manifeste par la dualité des organes


qui le composent et par la répartition des compétences, il reste que l’option des Etats
africains marquée par la tradition française ne s’est pas caractérisée au plan du
contentieux administratif par l’institution d’une juridiction administrative autonome
tout au moins indépendante.

Les modèles français et sénégalais doivent être présentés (1ère partie). On examinera par
la suite les différents types de recours (2ème partie) et enfin étudier la procédure
administrative contentieuse (3ème partie).

PREMIERE PARTIE : L’ORGANISATION DE LA JUSTICE


ADMINISTRATIVE
Nous traiterons d’abord les schémas français (Chapitre I) et ensuite le schéma
sénégalais (Chapitre II)
CHAPITRE I : LE SHEMA FRANÇAIS
Le principe de légalité correspond au respect de la règle de droit en général mais
aussi l’administration doit respecter les règles qu’elle a posées. Le contentieux de
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l’administration n’est pas synonyme de contentieux administratif. Seront donc exclus du


CA tous les contentieux qui ne relèvent pas de la matière administrative. Ainsi, sont donc
exclus du CA l’ensemble des litiges relatifs aux matières civiles. Ne font pas non plus
partie du CA les actes de l’administration qui ne sont pas des décisions exécutoires
(circulaires, directives etc.). Ne sont regardés comme exécutoires les actes à caractère
déclaratif. Sont exclus du CA les actes de gouvernement. En revanche, font partie du
contentieux administratif tous les litiges qui naissent des activités des personnes privées
poursuivant l’intérêt général.

S’articulant autour de trois juridictions (Section 3), le modèle français a une histoire qui
remonte à l’Ancien Régime (Section 1). Avec les conflits de compétence découlant de la
dualité juridictionnelle, un mécanisme de règlement de ces conflits est prévu (Section 2)

SECTION 1 : HISTOIRE ET EVOLUTION DE LA REGLE DE SEPARATION DES


AUTORITES ADMINISTRATIVES ET JUDICIAIRES

Le modèle français de justice administrative s’articule autour de trois juridictions :


le Conseil d’Etat, la Cour d’appel, les tribunaux administratifs. Il a une histoire qui
remonte à l’Ancien Régime avec l’affirmation de la règle de la séparation des autorités
administratives et judiciaires (Paragraphe 1) ; une règle que confirmera la Révolution
française avec l’adoption de la loi du 24 mai 1872 consacrant la justice déléguée au profit
du Conseil d’Etat (Paragraphe 2).

Paragraphe 1 : De la règle de la séparation

L’institution d’un juge de l’administration est le fruit d’un long processus qui a
commencé avec les conseils des Rois. Ces conseils remontent au Moyen-Age et
assistaient le souverain dans l’exercice de ses attributions administratives et
contentieuses. Il appartenait aux dits conseils de statuer sur les litiges qui naissaient des
actions administratives. Cette mission ne faisait nullement obstacle à leurs activités de
consultation. C’était des périodes de confusion des pouvoirs très critiqués et le rô le de
ces parlements (pas dans le sens actuel), sorte de cours souveraines, fut dénoncé. Il a
fallu attendre la Révolution et l’institution de la règle de la séparation entre autorités
administratives et celles judiciaires. C’est tout le sens de la loi des 16 - 24 aout 1790 qui
pose en son article 13 : « les fonctions judiciaires sont distinctes et demeureront
toujours séparées des fonctions administratives. Les juges ne sauraient, à peine de
forfaiture, troubler de quelque manière que ce soit, les opérations des corps
administratifs, ni citer devant eux les administrateurs en raison de leurs fonctions ».
A cette disposition législative, le décret du 16 Fructidor An 8 ajoutait : «défenses
itératives sont faites aux tribunaux de connaitre des actes d’administrations de
quelques espèces qu’ils soient aux peines de droit ». Cette règle a connu une série
d’interprétations :

- Pour certains auteurs, ce qui était interdit aux juges n’était point de juger
l’administration mais plutô t de troubler son fonctionnement.

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- Pour d’autres, ce qui était interdit aux juges, c’est le fait même de juger
l’administration.

L’opinion dominante est allée dans le sens de proscrire aux juges judicaires de
trancher les litiges emportant l’administration. Mais, pour autant, le problème restait
entier car en interdisant aux juges de connaitre des litiges administratifs, on retombait
dans la confusion ; car il appartient à l’administration de s’auto-juger, c’est la théorie du
« ministre juge ».

Le conseil d’Etat est né avec la constitution de l’An 8. Mais à ses débuts, il ne


bénéficiait que de la justice retenue. En d’autres termes, le destin des décisions qu’il
rendait était suspendu à la volonté du roi. Il a fallu attendre la loi du 24 Mai 1872 pour
que le Conseil d’Etat bénéficie de la justice déléguée.

Paragraphe 2 : Consécration du Conseil d’Etat comme une juridiction autonome

Avec la loi du 24 Mai 1872, il est affirmé que le Conseil d’Etat statue en dernier ressort
sur le contentieux administratif. En d’autres termes, il accède au statut de juridiction
avec plénitude de compétences. C’est ce qui explique d’ailleurs la jurisprudence de
Décembre 1889 avec l’abandon de la théorie du « ministre-juge » (arrêt Cadot)

Le système français connait deux ordres de juridictions : on a une juridiction


judiciaire dont la mission est de trancher les litiges qui naissent entre particuliers et
entre particuliers et l’administration si l’administration se comporte comme un
particulier.

Un 2e ordre juridictionnel qui s’applique à l’administration entendue comme


puissance publique mais aussi aux particuliers s’ils sont investis de mission de service
public et utilisent des prérogatives de puissance publique.

Le dualisme juridictionnel peut être source de conflits de compétences.

SECTION 2 : DUALISME JURIDICTIONNEL ET REGLEMENT DES CONFLITS DE


COMPETENCES

Dans sa mise en œuvre, la répartition des compétences entre juridictions peut


entrainer quelques difficultés. Il appartient alors au tribunal des conflits de statuer sur le
différend qui nait de cette répartition des compétences. En général, le tribunal des
conflits est soit saisi d’un conflit positif d’attribution (Paragraphe 1) soit d’un conflit
négatif (Paragraphe 2)

Paragraphe 1 : le conflit positif d’attribution


Il y a conflit positif d’attribution lorsqu’une juridiction de l’ordre judiciaire, saisie
d’une affaire dont elle estime avoir compétence, est contestée par l’autorité
administrative. Ce conflit nait donc entre une juridiction judiciaire et une autorité
administrative et non une juridiction administrative ;

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Le conflit est ainsi élevé par le préfet qui adresse à la juridiction judicaire un
déclinatoire de compétence Il appartient donc à l’autorité administrative de saisir le juge
judicaire. Ce dernier doit sursoir à statuer, le dossier est ainsi transmis par le garde des
sceaux au tribunal des conflits qui doit statuer dans les trois mois à compter de la
réception du dossier. Si sa décision confirme l’arrêté de conflit, il y a alors
dessaisissement du juge judiciaire ; si la décision annule cependant l’arrêté de conflit,
l’affaire continue son cours devant le juge judiciaire.

Paragraphe 2 : Le conflit négatif d’attribution


Ce cas de figure se réalise quand une juridiction de l’ordre judiciaire décline sa
compétence pour connaitre une affaire au même moment où dans la même affaire le juge
administratif lui aussi adopte la même attitude de refus de connaitre motifs pris qu’il
était lui aussi incompétent. Il y a ici donc une forme de déni de justice qu’interdit le code
civil. On est donc en présence d’une double déclaration d’incompétence et la question
doit être renvoyée obligatoirement à la connaissance du TC.

Exceptionnellement le juge des conflits peut statuer sur le fond d’un litige ; c’est dans
l’hypothèse de contrariété de décisions.

Le contentieux administratif en France est réparti en trois juridictions.

SECTION 3 : LES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES


On distingue les tribunaux administratifs, les cours administratives d’appel et le
conseil d’Etat.

Paragraphe 1 : les tribunaux administratifs


Depuis une réforme de 1953, les TA ont une compétence de droit commun en
matière administrative. Le tribunal territorialement compétent est celui dans le ressort
duquel siège l’autorité de décision faisant grief ou qui a signé le contrat litigieux

Paragraphe 2 : les CAA


Elles sont créées par une loi du 31 décembre 1987 et sont compétentes pour
connaitre des appels formés contre les jugements des TA sauf dispositions contraires.
Par exemple depuis 1992, les CAA sont compétentes pour connaitre des décisions non
règlementaires prises en matière immobilière. La même reforme leur confère également
certaines compétences en matière fiscale.

Paragraphe 3 : Le Conseil d’Etat


Il est la plus haute juridiction administrative. Les réformes de 1987 et 1992 ont
sensiblement réduit son champ de compétence. Le Conseil d’Etat connait entre autres en
appel les jugements des TA relatifs au recours en appréciation de la légalité des actes
administratifs. Il lui appartient également de connaitre en appel les jugements relatifs
aux élections municipales et cantonales. Il statue en premier et en dernier ressort sur le
contentieux aux élections régionales.
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CHAPITRE II : LE SCHEMA SENEGALAIS :


UNITE DE JURIDICTION – SPECIFITE DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF

Plusieurs réformes ont affecté l’organisation du contrô le juridictionnel de


l’administration. Mais toutes souriantes vers la même direction à l’exception de la
réforme de 1992. Confier le contentieux administratif au juge judiciaire ordinaire sous
réserve de certaines affaires dont le contentieux relèvera d’une section ou d’une
chambre de la cour suprême : c’est le cas au Sénégal avec les ordonnances de 1960. Les
ordonnances de 1960 sont modifiées par une loi du 02 février 1984 (c’est cette loi qui a
instituée les TR).

Des changements importants interviendront avec les lois du 30 mai 1992 et de 04


juin 1992 avec l’institution du Conseil d’Etat, du CC et de la Cour de Cassation. Ces
changements modifient-ils fondamentalement le schéma de l’organisation judiciaire ?
Oui dans une certaine mesure ; car avec eux, le schéma présentait une dualité au sommet
mais maintenait l’unité à la base. Cette annonce de spécialisation n’a pas entrainé la
disparition du « juge bon à tout faire » tant il est vrai, pour paraphraser la formule du
professeur Babacar Kanté, le tribunal régional aujourd’hui tribunal de grande instance
reste la clé de voute du système judicaire sénégalais. Au total, l’organisation du
contentieux administratif sénégalais reste relativement homogène. L’option d’un
système unitaire avec dualité de contentieux présente certaines vertus (Section 1). Mais
ces derniers ne sauraient dissimuler les défaillances du système sénégalais (Section 2).

SECTION 1 : LES OPPORTUNITES DU SYSTEME SENEGALAIS


La doctrine sénégalaise est unanime à considérer que le modèle sénégalais
comporte des vertus simplificatrices (Paragraphe 1) et qu’il offre au juge la possibilité de
déterminer le champ d’application du droit administratif (Paragraphe 2)

Paragraphe 1 : les vertus simplificatrices


Elles tiennent à la rupture avec la tradition française de dualité juridictionnelle et
par l’institution d’un système économe de conflits.

Le système français présente l’inconvénient majeur de la difficile recherche de


critère de réparation des compétences entre les deux ordres. Ainsi le plaideur en France
est confronté à la redoutable question de la juridiction compétente pour connaitre d’un
litige né d’un acte ou d’une opération de l’administration parce que tout simplement
tous les actes ou opération de l’administration ne soulèvent pas que des questions de
droit administratif. En renonçant ce choix de dualité juridictionnel, le Sénégal a fait
l’économie des questions de compétences. La simplification de la recherche est l’une des
vertus de l’option sénégalaise.

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Le Doyen Georges Vedel ne manquerait pas d’être élogieux à l‘endroit du système


sénégalais quant à l’endroit du système français, il écrit « le droit administratif français
est à certains égards un droit primitif, la question de la complexité des compétences
juridictionnelles le rattache aux droits insuffisamment évolués ».

Le droit sénégalais parce qu’il n’accorde pas d’importance aux questions de


compétences parait plus simplificateur. Au-delà de cette vertu, l’option sénégalaise
donnerait pour certains plus de possibilité de construire le droit administratif

Paragraphe 2 : opportunité de construction du droit administratif


Libérer des exigences de recherche, des réponses aux questions de compétences, le juge
sénégalais pourra décider librement de la règle de droit applicable ; c’est l’opinion de
Babacar Kanté qui pose que «le JJ puisse à l’aise dans le droit privé pourrait être à
mesure de définir les bases du droit administratif et les modalités techniques de sa
concrétisation ». (Voir cour d’appel de Dakar, Mor Diaw 1970).

SECTION 2 : LES LIMITES DU MODELE SENGALAIS


Elles ne sont pas forcément inhérentes au choix. Elles résident en partie à une
certaine conception de la matière administrative et surtout des faibles capacités du juge
à dire le droit administratif tout au moins pendant les années qui ont suivi l’accession à
l’indépendance.

Paragraphe 1 : l’exigence d’une demande administrative préalable


Le principe c’est que les litiges sont soumis aux règles de procédure civile. Il existe
toutefois des exceptions et celles-ci sont aménagées aux termes des articles 729 à 733 du
CPC (décret du 3 juillet 1964) «toute action en justice doit être précédée d’une demande
adressée à l’autorité administrative ». Pour Alain Bockel, cette règle est inopportune en
ce qu’elle réintroduit une scission qui se manifeste par une particularité de procédure
sanctionnée par une irrecevabilité. Un auteur comme Odent écrit « une bonne
administration de la justice passe par le rejet du maquis de la procédure parsemées par
des traquenards et des fins de non-recevoir qui apparaissent comme des pièges
imaginées par les technocrates du formalisme pour piéger les plaideurs de bonne foi ».
Cette règle d’une demande administrative préalable est assez souvent appliquée par le
juge administratif sénégalais. En d’autres termes, pour se prononcer sur la
responsabilité de la puissance publique, il doit d’abord définir le droit applicable. Si c’est
le droit administratif qui s’applique, il pourra exiger le respect de la demande
administrative préalable appelée aussi préliminaire de conciliation. Ce qui pourrait être
un facteur de blocage pour le développement du contentieux administratif.

A cette difficulté, il faut ajouter les difficultés du juge ordinaire à appliquer les règles du
droit ad tout au moins pendant les premières années qui ont suivi l’indépendance.

Paragraphe : les risques de privatisation du contentieux administratif

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La question d’une possible privatisation du CA écrit Alioune Badara FALL se pose


inéluctablement dès l’instant ou l’unité de juridiction est l’option choisie. Et pour Francis
Paul Benoit, le JJ est incapable de formuler les règles applicables à l’ad. En effet, dans
certaines décisions, le juge a éprouvé d’énormes difficultés à appliquer les règles du
droit ad. Il en va des décisions tribunal première instance de Thiès 1976, Mor Tall et de
la CS, 1968, Abdoulaye Gueye. Dans ces affaires, le juge a fait appel aux techniques
civilistes (COCC) au lieu de recourir aux dispositions du COA. A l’épreuve, le droit ad s’est
construit même si les conditions exigées par l’auteur précité pour le développement d’un
droit ad autonome ne sont pas réunies. Aussi est-il utile de rappeler les cinq conditions
posées par l’auteur :

- De ne pas considérer le droit administratif comme un droit d’exception ;


- De prendre conscience de l’originalité des problèmes administratifs ;
- Avoir une juridiction spécialisée ;
- Admettre le principe de la compétence de la juridiction administrative dès que
l’administration est en cause ;
- Respecter l’originalité des situations de fait locales propres à chaque Etat.

Tu paeter….kuam legem fshiti « respecte toi-même la règle que tu as posée »

DEUXIEME PARTIE : LES DIFFERENTS TYPES DE


RECOURS EN MATIERE ADMINISTRATIVE

Il est possible de classer les recours contentieux de plusieurs façons. On peut


distinguer les recours contentieux en prenant en compte l’étendue des pouvoirs du juge.
On distinguera le plein contentieux (chapitre 2) du contentieux de l’excès de pouvoir
(chapitre 1).

Dans le 1 er cas, les pouvoirs du juge sont plus étendus car il peut se prononcer
sur la légalité d’une mesure mais aussi prononcer les dommages et intérêts alors que
dans le second cas, il s’agit simplement de vérifier la conformité d’un acte par rapport à
la règle de de droit.
Cette classification rejoint celle qui se propose de distinguer les différents recours
en partant cette fois ci de la nature du litige. En d’autres termes, le litige soulève-t-il des
questions de droit objectifs ou met –il en jeu des questions de droits subjectifs ?

Une autre classification a été proposée ; elle distingue le contentieux des actes du
contentieux des personnes.

CHAPITRE I : LE RECOURS POUR EXCES DE POUVOIR


Il est une voie de droit qui permet aux administrés de saisir le juge aux fins
d’annulation pour illégalité d’un acte d’un acte administratif. Pour Gaston Jeze, il est «
une merveilleuse création des juristes, l’arme la plus efficace, la plus pratique, la plus
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économique qui existe au monde pour défendre les libertés ». Le REP est une technique
mise au point par le juge et qui permet à tout individu ayant un intérêt même moral, de
demander l’annulation d’un acte. Il est un dispositif essentiel de l’Etat de droit. Le RE¨P
est souvent formaliste. Une requête en annulation, pour être recevable, doit remplir
certaines conditions (section 1). En outre, la requête doit contenir un exposé des moyens
c’est dire des griefs qu’on reproche à l’administration. Ces moyens sont désignés par
l’expression cas d’ouverture du REP. Ils se subdivisent en moyens de légalité internes et
externes (section 2)

Section 1ère : les conditions de recevabilité du REP


Pour qu’une requête soit déclarée recevable, un certain nombre de conditions
doit être rempli. Ces conditions concernent soit l’acte attaqué (Paragraphe 1) soit le
requérant (paragraphe 2) soit la requête elle-même (paragraphe 3)

Paragraphe 1 : les conditions relatives à l’acte attaqué


Aux termes de l’article 74 de la loi n°2017-09 du 17 janvier 2017 sur la Cour
suprême «le recours pour excès de pouvoir n’est recevable que contre une décision
explicite ou implicite d’une autorité administrative ».

Cela signifie que toute décision unilatérale d’une autorité administrative faisant
grief est susceptible du REP. Cette autorité peut s’étendre à une AAI ; c’est tout le sens de
la décision CE, 10 juin 1981, Retale.

Elle peut eut s’étendre aussi à un organisme privé doté de certains pouvoirs et de
fonctions administratives. Mais quel que soit la forme de la décision, elle doit être
exécutoire c’est-à -dire susceptible modifier l’ordonnancement juridique, la situation des
administrés.

De façon négative, sont en conséquence exclus du REP, les actes juridictionnels,


les actes législatifs, les actes de gouvernement, les contrats, sauf les actes détachables,
les décisions préparatoires de même que les circulaires, les directives, les mesures
d’ordre intérieur. Mais sur les contrats, il convient de noter cette décision qui admet la
recevabilité du REP CE, 30 octobre 1998, ville de Lisieux

Paragraphe 2 : les conditions relatives au requérant


Au sens commun, le requérant désigne la personne qui forme un recours devant
le juge soit pour son compte personnel, soit en qualité de représentant ou de mandataire
d’une autre personne. Pour être recevable, le requérant doit non seulement justifier de
sa capacité d’ester en justice mais également justifier d’un intérêt à agir contre ‘acte
administratif.

La jurisprudence est très souple à l’égard de la capacité à agir des requérants.


Cette dernière renvoie à l’aptitude du requérant à participer au commerce juridique. Sur
ce point, le droit ad ne comporte pas de différence majeur par rapport au droit privé

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excepté le fait que le JA accepte la recevabilité de recours émanant de personnes morales


n’ayant plus la personnalité juridique à condition que l’objet de ce recours sur l’octroi ou
la perte de cette qualité. Voir arrêt CS, 1er janvier 1975, Séga Seck Fall dans lequel la CS
a accepté la recevabilité d’un recours formé par un syndicat alors qu’il venait d’être
dissout par décret du président de la république.

Sur l’intérêt à agir, le juge procède à une interprétation plus ou moins rigoureuse.
Pour ce qui de la nature de l’intérêt, il peut être matériel ou moral ; voir arrêt CS, 26 mai
1965, Ibrahima Seydou Ndaw. La jurisprudence exige aussi une certaine
individualisation de cet intérêt au risque d’irrecevabilité de la requête. Les groupements
ne sont autorisés à recourir à l’excès de pouvoir qu’à la condition de justifier d’un intérêt
collectif en rapport avec leur objet social voir : CS, 23 juillet 1975, Souleymane Sidibé
et amicale des administrateurs civils du Sénégal.

Paragraphe 3 : les conditions relatives à la requête


Aux conditions de recevabilité relative au requérant s’ajoutent celles concernant
l’acte procédural lui-même ; c’est-à -dire la requête considérée indépendamment de la
personne du requérant. Ces conditions font l’objet d’un encadrement strict de la
législation sénégalaise qui, à cet égard est plus formaliste que la législation française.
Pour qu’une requête soit recevable, le juge impose au requérant, en plus de la
justification d’un intérêt à agir, le respect de formalités dont l’accomplissement est
enfermé dans un délai plus ou moins rigoureux. Ainsi, aux termes de l’article 34 de la loi
sur la Cour suprême, la requête doit être écrite et signée ; elle doit indiquer les noms et
domiciles des parties et contenir en plus des conclusions un exposé sommaire des faits t
moyens (article 33). Ce dernier ne prévoit que la requête accompagnée d’une copie de la
décision administrative attaquée (ou d’une pièce justifiant du dépô t de la réclamation en
cas de décision implicite), doit être signifiée dans le délai de deux mois à la partie
adverse par acte extra judicaire contenant élection de domicile. L’article 39 du CPC rend
également obligatoire l’assignation qui doit se faire par exploit d’huissier CS, 12 janvier
1977, Magatte Thiam. Enfin, le requérant en excès de pouvoir doit consigner auprès du
greffe de la juridiction saisie une somme de 5.000 Francs CFA qui est perdue en cas de
rejet. Le CPC pose à peu près les mêmes conditions pour ce qui est des RPC introduits
devant les TGI.

Section 2 : les cas d’ouverture du REP


Les cas d’ouverture du REP renvoient aux moyens c’est-à -dire les arguments juridiques
de nature à faire établir l’illégalité de la décision dont l’annulation est demandée. Ces
moyens se subdivisent en moyens de légalité externe (paragraphe 1) et moyens de
légalité interne (paragraphe 2)

Paragraphe 1 : les cas de violation de la légalité externe


Elles concernent les violations se rapportant à la compétence, au vice de forme et
de procédure. Autrement dit, elles renvoient aux questions de savoir est ce que l’auteur
de l’acte était compétent pour prendre l’acte litigieux ou est ce qu’il a respecté les
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conditions de forme et procédure ; Ces deux questions renvoient aux deux conditions de
légalité externe d’un acte ad à savoir la compétence de l’auteur (on parle de vice
d’incompétence) et la forme et la procédure d’élaboration de l’acte (vice de forme et de
procédure)

Il y a incompétence quand une autorité administrative prend une décision sans


qu’elle ait reçu l’habilitation ; c’est la première condition de validité de l’AAU. Elle
constitue un moyen d’ordre public. Il y a donc vice d’incompétence lorsque l’auteur de
l’AAU n’a pas reçu le pouvoir légal de le prendre. L’incompétence se présente
généralement sous deux formes : la forme la plus courante est la violation de l’élément
matériel, temporaire ou territoriale de la compétence. Voir arrêt CS, 5 juillet 1979,
Aminata Fall ; la deuxième forme est la plus rare et la plus grave consiste en une
usurpation de fonction ; CE, 1944, le coq ;

Il y a vice forme quand l’acte n’est pas motivé alors qu’il l’aurait dû l’être, CE,
1997, Etat du Sénégal c/LDMPT.

Il y a vice de procédure quand le principe dit du contradictoire n’a pas été


respecté ou le principe de la consultation a été violé voir ; CS, 1975, Souleymane SIDIBE.

Paragraphe 2 : les cas de violation de la légalité interne


Le contrô le du juge sur la validité de l’acte s’opère au triple point de vue de l’acte,
de son objet, et de ses motifs

L’objet de l’acte c’est le contenu qui est visé c’est-à -dire ce sur quoi porte l’acte. Le
juge recherche si l’acte ne viole pas directement la loi. En d’autres termes, l’autorité
administrative doit s’assurer que son acte ne vile pas des dispositions supérieures voire
CS, 1965, Ibrahima Seydou Ndaw

Le but de l’acte : l’acte administratif ne saurait être regardé comme régulier qu’à la
condition deviser l’intérêt général. L’acte pris pour des raisons autres que ce dernier est
illégal car entaché de détournement de pouvoir. L’examen de cette condition amène le
juge à sonder les intentions subjectives de l’auteur de l’acte. Cet examen peut prendre
deux directions
- La première direction c’est que l’autorité administrative agit pour protéger un
intérêt personnel, celui d’un tiers ou agit pour des raisons politiques. Voire CE, 26
novembre 1875, Pariset.

- La deuxième direction c’est que l’acte a été pris en considération d’un intérêt
public mais qui est inadapté ; l’autorité ad peut agir dans le sens de l’intérêt
général mais diffèrent de celui pour lequel compétences lui a été attribué, CE, 24
juin 1960, Sté Frampar.

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Le détournement de pouvoir est très peu utilisé en jurisprudence parce qu’il est
techniquement difficile à prouver. CC, loi aisant, commentaire de M. Kah

L’obligation de conformité ; l’obligation de non contrariété ; l’obligation d’agir sont les


trois éléments de…. (Jaques Mariel joanquau, article limites de la constituion)

Les motifs de l’acte sont des éléments de droit ou de faits qui servent de base à une
décision. Pour que celle-ci soit légale, les éléments de droit ou de faits qui la sous-
tendent doivent être réguliers. On distinguera les motifs de droit des motifs de faits.

Les motifs de droits : tout acte administratif doit avoir une base légale ; c’est-à -
dire reposer sur un texte. Il y a vice de motifs de droit lorsque l’autorité administrative
fonde sa décision sur un texte qui n’existe pas ou sir une interprétation erronée d’un
texte ; voir CS, 6 février 1974, Abdourahmane Cissé ; CE, 26 janvier 1994, Abdoul Aziz
Sow c/ ordre national des experts et évaluateurs agréés du Sénégal. Lorsque l’acte
n’entre pas dans le cadre juridique invoqué, on dit qu’il y a erreur de droit ou défaut de
base légale. Voir CS, 8 juin 1968, Baila Haimouth Sow ; CE, 26 janvier 1994, Alla Ngom et
autres.

Les motifs de fait : la régularité des motifs de fait signifie deux chose : la première
pose la question de savoir si les faits sur lesquels sen fondent la décision sont exacts :
c’est le problème de l’exactitude matérielle des faits. CE, 1916, Caminot ; CS, mars 1963,
Amadou Alpha Kane ; la second repose la question de savoir si les faits sont de nature à
justifier la décision. Voir CE, 4 avril 1914, Gomel. Le REP formulé contre un refus de
permis de construire au motif qu’il portait atteinte à une perspective monumental a
permis au juge de vérifier si la place Beauvau constituait une perspective monumentale
et même à supposer qu’elle le soit, le juge vérifiera si la construction projetée était de
nature à porter atteinte à cette perspective. C’est dans le même sens qu’il faut
comprendre l’arrêt CE, 19 mai 1933, Benjamin où le juge à chercher à savoir si la réunion
était de nature à troubler l’ordre public au regard des moyens dont dispose l’autorité
administrative.

L’intensité du contrô le du juge varie suivant les pouvoirs de l’administration. On


distinguera trois types de contrô les : un contrô le dit minimum dans lequel le juge vérifie
l’existence matérielle des faits ; un contrô le normal dans lequel le juge ajoute la
qualification juridique des faits et un contrô le maximum dans lequel le juge procède à
une appréciation des faits. Il correspond à un contrô le de l’opportunité des faits. CE, 28
mai 1971, ville nouvelle-est.

CHAPITRE II : LE RECOURS DE PLEIN CONTENTIEUX

Section 1ère : les conditions de mise en œuvre des recours de pleine juridiction

Paragraphe 1 : le recours à l’article 729 du CPC


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Cela signifie que le fonctionnaire doit sous peine d’irrecevabilité provoquer une décision
administrative sans laquelle il ne peut pas avoir liaison du contentieux. Ainsi, lorsque le
fonctionnaire estime que l’administration n’a pas honoré son obligation pécuniaire le
fonctionnaire doit lui adresser une demande à cet effet. Cette demande préalable doit
cependant être introduite dans le délai dans le délai de prescription applicable aux
personnes publiques. Autrement dit, il risque d’être frappé de déchéance quadriennale
(4ans). A défaut, il y a prescription extinctive du droit à la réparation.

La seconde règle est relative aux délais d’introduction des RPC. L’alinéa 2 de l’article 729
du CPC dispose que « l’assignation doit, à peine d’irrecevabilité, être servie dans un
délai deux mois qui suit, soit l’avis donné de la décision, soit l’expiration du délai de
2 mois valant décision implicite de rejet. Cette assignation doit, à peine de nullité,
viser la réponse implicite ou explicite donnée par l’administration à la demande
préalable ». La violation de cette condition est frappée par la forclusion. Mais selon la
jurisprudence, lorsque la 1ère condition n’est pas remplie, l’acceptation par
l’administration d’un débat sur le fond entraine la liaison du contentieux ; le caractère
d’ordre public ou non de cette procédure spéciale semble poser problème au regard de
l’évolution de cette jurisprudence. Ainsi par exemple, dans le jugement du tribunal de
première instance de Dakar du 1er mars 1969, Sékou Badio, le juge ne soulève pas le
problème du respect de l’article 729 du CPC par le requérant.

Paragraphe 2 : les conditions de fond du plein contentieux : les notions de droits


subjectifs, de préjudice réparable et de lien de causalité

En matière de contentieux disciplinaire de pleine juridiction, le fonctionnaire ne


peut demander au juge de condamner l’administration à lui verser des dommages et
intérêts qu’à la condition de justifier d’un préjudice subi avec un acte administratif le
concernant. S’agissant du préjudice. Il s’analyse en une atteinte à un intérêt légitime et
doit présenter diffèrent caractères : il doit être direct, personnel, spécial, certain,
anormal et être évaluable en argent. On parle alors de préjudice réparable qui peut être
matériel ou moral, présent ou futur.

Ce préjudice doit avoir un lien de causalité avec un comportement fautif de


l’administration. Dans le domaine du contentieux disciplinaire, le préjudice résulte
notamment d’une mesure de sanction disciplinaire.
Il est aussi possible d’engager la responsabilité de l’ad alors même qu’une faute
n’a pas été établie à son encontre. Voire à ce propos l’engagement de la responsabilité
sans faute qui peut prendre deux directions : la responsabilité sans faute du fait du
risque (choses, méthodes, activités) ; la responsabilité sans faute pour rupture de
l’égalité devant les charges publiques (responsabilité du fait des lois, des règlements, des
décisions de justice). Il faut enfin préciser que la faute n’entraine pas toujours la
responsabilité de l’ad. Il en ainsi lorsqu’elle justifie d’un cas de force majeure ou lorsque
la victime a rendu ellemême, par son comportement, le dommage inévitable ou en a
aggravé l’étendu.

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Section 2 : les effets du RPC : le cas de la réparation du préjudice La


réparation du préjudice pose les problèmes des modalités de son évaluation et des
éléments qui doivent constituer l’indemnité à verser à la victime.

Paragraphe 1 : les modalités d’évaluation du préjudice


L’évaluation du préjudice pose un problème de méthode. En effet il arrive
qu’entre la date ou ce préjudice a été subi et le moment ou le juge accorde des
dommages et intérêts à la victime qu’une longue période se soit écoulée. Dès lors se pose
la question de la date à prendre en considération. Sur ce point, la jurisprudence
détermine la date d’évaluation du dommage en faisant la distinction entre les dommages
causés aux personnes et les dommages causés aux biens. Dans le premiers cas, est
généralement retenue la date ou le juge rend sa décision. Cette modalité d’évaluation
permet au juge de prendre en considération les changements intervenus dans la
situation de la victime depuis la réalisation du dommage.

Paragraphe : les éléments constitutifs dd l’indemnité


En matière de réparation, l’indemnité n’est accordée à la victime qu’en tenant
compte du préjudice effectivement subi et prouvé. L’indemnité est constituée de deux
éléments : l’indemnité principale et l’indemnité accessoire. Le premier assure la
réparation intégrale du préjudice et se présente généralement sous la forme d’un capital
alloué à la victime ; elle peut aussi se présenter sous forme de rentes qui peut
temporaire ou viagère. Le second permet la réparation de préjudices résultant du retard
de versement de l’indemnité principale. Les formes m les plus connues sont l’allocation
d’intérêt moratoire et le versement d’allocation compensatoire si un autre préjudice est
lié au retard de l’administration

TITRE III : LA PROCEDURE ADMINISTRATIVE


CONTENTIEUSE
Nous traiterons des sources et caractères généraux de la procédure (chapitre 1) avant
d’évoquer ses différentes étapes (Chapitre 2)

CHAPITRE I : LES SOURCES ET CARACTERES GENERAUX DE LA


PROCEDURE
La PAC répond à des exigences d’efficacité du contrô le juridictionnel de
l’administration. Elle présente un certain nombre d’intérêts et des sources diverses
(Section 1ère) et elle fait l’objet d’un encadrement par des principes spécifiques (section
2)

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Section 1ère : Intérêts et sources de la procédure administrative contentieuse


Pour justifier son intérêt, (Paragraphe 1) et expliquer la spécificité de ses sources
(Paragraphe 2), il faut revenir sur son fondement

Paragraphe 1 : L’intérêt d’une procédure spéciale dans le contentieux


administratif
La PAC est définie comme l’ensemble des règles qui gouvernent l’introduction et
le jugement des recours devant les juridictions administratives. Elle est décriée mais
pourtant c’est sur ce terrain de la procédure que se gagne ou perde beaucoup de procès.
Les règles d’une sont d’une grande utilité pratique. Entre autres, elles permettent de
clarifier l’objet du litige, de protéger les situations juridiques. Par exemple l’originalité
du contentieux administratif contractuel se caractérise en dépit de la simplicité des
règles de compétences juridictionnelles, par la spécificité du droit applicable à l solution
du litige. La particularité des litiges administrative contractuels commande à ce qu’il leur
soit appliqué un droit spécial aussi bien du point de vue du fond que de la procédure à
suivre pour obtenir la sentence du juge.

Paragraphe 2 : Les sources de la procédure administrative contentieuse

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