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Décisions d’investissement et de

financement

(chapitre I-support du cours)


suite
4. Critères de choix d’investissement
en avenir certain
• Introduction
• Cette section concerne la sélection définitive de
l’investissement.
• C’est une étape charnière située à la fin de la période de
préparation de l’investissement. À l’issue de cette étape, en
fonction des indicateurs calculés, on se lance dans
l’investissement ou bien, on fait marche arrière.

• L’objet de cette section est de présenter des modèles/


indicateurs d’aide à la décision. Nous montrons qu’il existe
plusieurs types de modèles s’adaptant aux objectifs visés
par l’investisseur.
4. Critères de choix d’investissement
en avenir certain
• Introduction
• En théorie de la décision, le terme critère a la même
signification que celle qu’on lui donne couramment ;
selon la définition du dictionnaire Robert, le mot
critère désigne « ce qui sert de base à un jugement ».

• Pour chaque projet d’investissement (action


envisageable), l’investisseur évalue ses performances
suivant les critères retenus. Les performances d’un
projet (une action envisageable) sont aussi appelées
conséquences.
4.Critères de choix d’investissement
en avenir certain
• Introduction
• La théorie de la décision financière à long terme propose
un schéma normatif de la décision d’investissement dans
l’entreprise, basé sur la rentabilité et le risque.
• En effet, un grand nombre de modèles plus ou moins
sophistiqués ont été élaborés pour s’adapter aux
nombreuses situations de choix d’investissement.
• Ces situations ont trait :
– au décideur lui-même (objectifs visés, comportement face
au risque),
– au type de projet considéré (projet privé ou public, etc.),
– aux performances des projets (connus ou aléatoires)
– à la connaissance que l’on a des états du monde (ou
scénarios) (exemple : connus et probabilisables, etc.),
4.Critères de choix d’investissement
en avenir certain
• Introduction
• Nous présentons les principaux modèles d’aide à
la décision en fonction des situations rencontrées
pour le choix d’investissement.
• On part des modèles relativement simples
considérant uniquement la dimension
économique en univers certain, puis on décrit
des modèles de plus en plus sophistiqués en
intégrant le risque.
4.Critères de choix d’investissement
en avenir certain

• Commençons donc par les


critères de choix
d’investissement en avenir
certain.
4. Critères de choix d’investissement
en avenir certain

• En réalité, il est inexact de prétendre de


connaître de manière certaine les conséquences
d’un projet puisque celles-ci concernent le futur,
par nature inconnu. Lorsque l’on parle de
décision en univers certain, on étudie les
conséquences des projets dans le cadre d’un
scénario unique, le plus probable à nos yeux
(scénario unique de l’évolution de
l’environnement du projet). Avec les hypothèses
de ce scénario, les conséquences sont certaines.
• À partir des informations du Business plan,
les critères ou les normes donnent une
note à chaque projet d’investissement sur
la rentabilité. La note reflète :

• -Soit le principe de compensation et de


création de valeur.

• -Soit la durée nécessaire pour récupérer le


montant initial investi.
• On a coutume de distinguer :

• -Les critères d’éligibilité (le projet est rentable ou non


suivant un seuil de rejet);

• -Les critères de classement entre les projets.

• Notons cependant que la majorité des critères sont les


deux à la fois.

• Nous donnons ci-après les critères d’aide à la décision les


plus couramment utilisés en distinguant ceux qui ne font
pas appel au principe d’actualisation et ceux qui
attribuent un prix au temps.
4.1. Les méthodes comptables de mesure de la
rentabilité (critères de décision sans
actualisation)
• 5.1.1. Le Délai de Récupération du Capital Investi
(D.R.C.I.)
Le D.R.C.I. est la durée au bout de laquelle le cumul des flux
nets de trésorerie est égal au montant des capitaux
investis. C’est le nombre d’années pour que les
encaissements cumulés compensent le montant de
l’investissement.
Méthode de calcul :
• 1ère étape : cumuler les flux de trésorerie;
• 2ème étape : rapprocher le montant de l’investissement
avec le cumul des flux ;
• 3ème étape : déduire la durée nécessaire pour effectuer «
le retour sur investissement ».
4.1. Les méthodes comptables de mesure de la
rentabilité (critères de décision sans
actualisation)
• 5.1.1. Le Délai de Récupération du Capital Investi (D.R.C.I.)
• Il s’agit d’un critère d’éligibilité dans la mesure où il nécessite un seuil de rejet.

• C’est un critère de classement: le délai le plus court pour des investissements


de même durée.

• Pour ce critère, on parle de compensation en termes d’années. C’est un critère


de liquidités (retrouver sa liquidité et entreprendre un nouvel investissement).

• Les projets les moins risqués sont ceux dont le délai de récupération est court
car le décideur récupère rapidement la liquidité permettant de réaliser un
projet mieux adapté au contexte.

• Il ne prend pas en compte les résultats du projet après le délai de récupération,


ce qui peut conduire à écarter des projets performants à long terme.
4.1.1. Le Délai de Récupération du Capital
Investi (délai de recouvrement/période de
remboursement) (pay-back/pay-out)
• Exemple :
• Le montant d’investissement:
- projet 1: 17000 Dhs,
- projet 2: 15000 Dhs.
• Leurs durées : 5 ans,
• La recette nette annuelle :
-projet 1: 4000 Dhs.
-projet 2: 5000 Dhs.
• Combien de temps faut-il pour réaliser le « retour sur
investissement » ?
4.1.1. Le Délai de Récupération du Capital
Investi (D.R.C.I.). (suite)
Périodes 0 1 2 3 4 5
Recettes nettes annuelles 4000 8000 12000 16000 20000
(projet 1)

Recettes nettes annuelles 5000 10000 15000 20000 25000


(projet 2)

Projet 1:
Vu que le montant de l’investissement représente 17000Dhs, le retour sur
l’investissement se réalisera pendant la cinquième année.

En d’autres termes la durée de récupération précise se calcule comme suit:

4 ans + 12 mois x [(17000-16000)/(20000-16000)]=4 ans et 3 mois soit le 1er


Avril de la cinquième année
4.1.1. Le Délai de Récupération du
Capital Investi (D.R.C.I.). (suite)
• Projet 2:
• L'investissement s'élevant à 15 000 DH, le
retour sur investissement se réalisera au bout
de 3 ans.
• Le projet 2 est le projet qui sera retenu car il
présente le délai de récupération le plus
court.
4.1.2. Le Taux de rendement
comptable ou taux moyen de
rentabilité (return on investment)
Il exprime sous la forme d’un % la part de bénéfice
annuel moyen par rapport au montant de
l’investissement initial. Il s’agit d’un critère
d’éligibilité et de classement. Il répond au principe
de compensation.

-Méthode de calcul :

T.R.C. = Bénéfice annuel moyen /Montant de l’investissement


4.1.2. Le Taux de rendement
comptable (suite)
-Exemple d’application :
-L’investissement est de 50 000 Dhs sur 5 ans.
Bénéfices comptables annuels ou recettes annuelles en Dhs du:
Projet 1 : 4 900, 4 000, 5 000, 6 100, 5 500.
On calcule le bénéfice moyen d’abord:
Bénéfice moyen =(4 900 + 4 000 + 5 000 + 6 100 + 5 500) / 5 =
5100Dhs
On calcule le taux de rendement comptable qui se présente comme
suit:
T.R.C. = Bénéfice moyen / Montant de l'investissement =
5100/50000 = 10,2 %
4.1.2. Le Taux de rendement
comptable (suite)
• Projet 2:
• Dépense d’investissement: 52000 sur 5ans
• Recettes annuelles: 2000, 4000, 1000, 2000, 1400
• Bénéfice moyen= (2000+4000+1000+2000+1400)/5=2080
• Taux de rendement comptable= 2080/52000=4%

• Le projet retenu est le projet dont le rendement comptable


est le plus élevé, soit le projet 1 (10,2%>4%).
Avantages et limites
Le taux de rendement comptable Le Délai de Récupération du
Capital Investi
Avantages Avantages
• Simple; • Simple ;
• Utilisé pour les projets de courte durée • Permet de se garantir contre le risque
et de faible valeur; que le projet ne se réalise pas comme
Inconvénients prévu suivant le scénario
• Il ne tient pas compte de l’échéancier envisageable;
des flux financiers: il ignore la valeur Inconvénients
temporelle de l’argent. • Il ne prend pas en compte les
• Il requiert la fixation d’un seuil qui est résultats du projet après le délai de
soit inadéquat, comme le taux moyen récupération, ce qui peut conduire à
de rentabilité de l’entreprise calculé écarter des projets performants à
sur la base des investissements passés, long terme;
soit arbitraire, si le seuil retenu est
basé sur un objectif de rendement • Ce critère ne couvre pas l’investisseur
futur; contre le risque qui pèse sur le
montant des flux nets de trésorerie
(ex: mauvaise estimation des flux)
• Il se base sur des flux non actualisés.
4.2. Les méthodes basées sur
l’actualisation
La capitalisation et l’actualisation: rappel
-La capitalisation:
• Il s’agit d’une démarche qui permet de passer
de la valeur présente (VP), ou valeur actuelle
(VA) à la valeur future (VF).
• Si i est le taux d’intérêt annuel, et n le nombre
d’années, la valeur future d’un montant X est
donnée par la formule suivante:
VF= X(1+i)n
La capitalisation et l’actualisation:
rappel (suite)
• -L’actualisation:
• Le calcul des valeurs actuelles est l’inverse du calcul
des valeurs futures.

• La formule est la suivante:

VA= X(1+i)-n

• L’actualisation est l’opération mathématique qui


permet de comparer des valeurs économiques
s’échelonnant dans le temps.
• Le taux d’actualisation utilisé en théorie financière
traduit sous forme de ratio, le surplus de bien attendu
en échange de la privation de ce bien pendant un an.
• Pourquoi actualiser?
• L’agent économique n’accorde pas la même valeur à
une somme qui apparaît à des dates différentes, il
préfère disposer d’un bien ici et maintenant plutôt que
dans le futur;
• Ainsi, on ne peut pas comparer des flux financiers
échelonnés dans le temps sans les ramener à une unité
temporelle commune. L’actualisation permet de
convertir les flux futurs afin qu’ils deviennent
équivalents à des flux présents.
• A titre d’indication:
• Le taux d’actualisation peut être une donnée comme il peut être calculé.
• La structure des capitaux engagés se répartit en x% de capitaux propres et y% de
capitaux empruntés auprès des banques. Nous avons ainsi: x+y=100%.
Pour une entreprise par exemple:
• 40% constitués de capitaux propres dont le coût des capitaux propres de 15%;
• 60% d’endettement net de cash dont le coût est de 5%.
• Le coût des capitaux à prendre en compte pour garantir que l’investissement
rémunère les partenaires financiers au niveau qu’ils attendent est le suivant:

(40% *15%)+(60%*5%) =9% après impôt


Ce taux moyen est appelé CMPC: coût moyen pondéré des
capitaux ou WACC:Weighted Average Cost of Capital
Ce taux d’actualisation correspond au taux de rentabilité
exigé par l’ensemble des apporteurs de fonds de
l’entreprise. Rappelons qu’il correspond à ce que l’on
appelle le « coût moyen pondéré du capital » ou « coût
du capital » et non pas « coût des capitaux propres ». Il
s’estime comme étant la moyenne pondérée (comme
c’est affiché sur la diapositive précédente) :

– du taux de rentabilité exigée par les actionnaires,


pondéré par la part du financement assuré par les
actionnaires ;

– du taux de rentabilité exigé par les créanciers


financiers, pondéré par la part du financement assuré par
les créanciers financiers.
• Nous nous intéressons aux critères les plus
couramment utilisés avec actualisation :

• la valeur actuelle nette (VAN);


• l’indice de profitabilité (IP);
• le taux de rentabilité interne (TRI);
• le délai de récupération en valeurs actualisées.
4.2.1.La valeur actuelle nette (bénéfice actualisé, le
revenu actualisé) (net present value, net present
worth, discounted cash-flow)

• C’est la différence entre les flux nets de trésorerie


actualisés sur la durée de vie de l’investissement et
le montant du capital.
• En cas de cash-flows variables,
4.2.1. La valeur actuelle nette

• En cas de cash-flows fixes,

• I0 : l’investissement initial ;
• CF : cash-flow ;
• n : durée de vie,
• t/i : taux d’actualisation
4.2.1. La valeur actuelle nette
• C’est un critère d’éligibilité dans la mesure où le critère de
rejet est 0.

• C’est un critère de comparaison entre différents projets, le


plus élevé d’entre eux en termes de VAN.

• C’est un critère de rentabilité ou de liquidité.

• Si les flux financiers du projet sont négatifs pendant la


période d’investissement et positifs pendant la période
d’exploitation, la VAN est une fonction décroissante du
taux d’actualisation.
4.2.1. La valeur actuelle nette (suite)
• Critères d’appréciation de la rentabilité du
projet
• si VAN > 0, le projet peut être adopté (investissement
rentable);
• si VAN < 0, le projet doit être écarté (investissement non
rentable) ;
• si VAN = 0, l’entreprise est indifférente au projet.
4.2.1. La valeur actuelle nette (suite)
• Exemple:
• Soit les flux de trésorerie suivants:
Périodes 0 1 2 3 4
Flux nets de -10000 3000 4000 5000 2000
trésorerie
• Quelle est la VAN de ces flux nets de trésorerie au taux d’actualisation de 10% ?
• VAN=3000(1+0,1)-1+4000(1+0,1)-2+5000(1+0,1)-3+2000 (1+0,1)-4-10000=11156-
10000=1156
• La réalisation de cet investissement (10000) revient à décaisser 10000 et recevoir 11156
en contrepartie, le projet est donc rentable.

• Ce projet a permis de créer un supplément de valeur de 1156, déduction faite de la


rémunération des apporteurs de fonds à un taux de 10% et de son coût initial 10000.

• La VAN mesure la création nette de valeur, après paiement de l’investissement initial


et rémunération des apporteurs de fonds, qu’ils soient actionnaires ou créanciers
financiers.
4.2.1 La valeur actuelle nette (suite)

• Avantages
• Critère fondamental du calcul économique
• Actualisation

• Inconvénients
• Très sensible au taux d’actualisation
• Ne permet pas de comparer convenablement des projets
avec des montants initiaux très différents. Cette critique
est valable uniquement quand il y a une restriction en
capital. Pour remédier à cet inconvénient, il suffit de
recourir à l’indice de profitabilité.
4.2.2.Indice de profitabilité
(profitability index)
• Il exprime le rapport entre les flux nets de trésorerie
actualisés et le montant de l’investissement. Il se
calcule comme suit:

• Critères d’appréciation du projet:


• IP>1 =>investissement rentable/ IP<1 =>investissement non
rentable/ IP=1 =>équilibre (taux de rentabilité=taux
d’actualisation)
4.2.2.Indice de profitabilité
(profitability index)
• C’est un critère qui répond au principe de compensation lorsque
l’entreprise est rationnée en capital (c’est-à-dire que les capitaux
servant au financement sont très limités, il s’agit du cas où
l’entreprise est suffisamment endettée et ne dispose pas donc de
suffisamment de fonds pour réaliser tous les projets rentables).

• C’est un critère d’éligibilité dans la mesure où le critère de rejet est


1.

• C’est un critère de comparaison entre différents projets, le plus


élevé des IP des projets est retenu.

• C’est un critère de rentabilité.


4.2.2.Indice de profitabilité
(profitability index)
• Si les projets sont indépendants, on retient les
projets dont l’IP est supérieur à 1, c’est-à-dire
que la VAN>0.
• Si les projets sont mutuellement exclusifs
(alternatifs), le projet retenu est le projet dont
l’IP est le plus élevé bien qu’il devrait être
supérieur à 1.
4.2.2.Indice de profitabilité
• Exemple:
• I0 =10000 Kdhs
• VAN=1156 Kdhs
• Quel est l’indice de profitabilité de cet investissement ?
• Ip=1+(1156/10000)=1,11
L’investissement est rentable
• Il reflète le revenu actualisé par unité monétaire
investie.

• L’avantage par dirham investi est de 0,11.


4.2.2.Indice de profitabilité
• Avantages
• Actualisation
• Peut convenir aux situations où le capital est très limité.
En effet, si les capitaux sont limités (entreprise fortement
endettée ne pouvant pas emprunter une somme
importante), l’IP est le critère le mieux adapté; l’IP peut
éliminer un projet rentable parce qu’il est fortement
capitalistique c’est-à-dire il nécessite des sommes de
capitaux de financement importants.
• Limites
• Ne permet de mesurer l’augmentation de la valeur, ou la
valeur créée.
• Les résultats de la VAN et l’IP peuvent s’avérer
contradictoires pour les mêmes projets,
plusieurs cas possibles peuvent se présenter
suite à cette situation (voir les diapositives
qui suivent).
Choix entre deux projets
(contradiction entre la VAN et l’IP)
Cas 1: Application 1:
Soit les deux projets suivants:

Projets CF0 CF1 CF2 CF3 CF4 VAN à IP


6%

A -8300 2175 2350 2900 4450

B -4150 1223 1313 1617 2364

Quel est le projet à retenir ?


Choix entre deux projets
(contradiction entre la VAN et l’IP)
Solution:
Projets CF0 CF1 CF2 CF3 CF4 VAN à IP
6%

A -8300 2175 2350 2900 4450 1803,09 1,21

B -4150 1223 1313 1617 2364 1402,51 1,33

S’il n’y a pas de restriction en capital (si ce n’est pas mentionné dans l’énoncé de
l’exercice), le critère qui l’emporte est la VAN : on choisit donc le projet A car c’est lui
qui crée le plus de valeur pour l’entreprise.
En revanche, si le capital est restreint (c’est indiqué dans l’énoncé de l’exercice), on
utilise l’indice de profitabilité et on retient le projet B, moins gourmand en capital et
dont la rentabilité est bonne.
Choix entre trois projets
(contradiction entre la VAN et l’IP)

• Application 2:
• Soit une entreprise qui hésite entre trois projets, le montant
des capitaux disponibles est limité, restreint à 10MDHS.

PROJETS CF0 CF1 CF2 VAN à IP


10%
A 10 30 5
B 5 5 20
C 5 5 15
Choix entre trois projets
(contradiction entre la VAN et l’IP)

• Application 2:
• Soit une entreprise qui hésite entre trois projets, le montant
des capitaux disponibles est limité à 10MDHS.
PROJETS CF0 CF1 CF2 VAN à IP
10%
A 10 30 5 21,4 3,14
B 5 5 20 16,07 4,21
C 5 5 15 11,94 3,38
Choix entre trois projets
(utilisation de la VAN et l’IP)
• Le montant des capitaux étant «rationné», il faut rechercher leur
utilisation optimale. Ainsi, le projet qui offre le meilleur IP est B
(IP=4,21), suivi de C, puis de A.
• En conséquence, compte tenu du montant disponible de 10MDHS,
l’entreprise choisira les deux projets B et C, qui rapportent
ensemble une VAN de 28 MDHS, alors que A ne rapporte que 21
MDHS, pour un même montant d’investissement.
• On utilise ici la règle de l’additivité de la VAN, c’est-à-dire VAN
(A+B)=VAN(A)+ VAN(B) sachant que le nombre d’investissements
sur lesquels il faut trancher peut dépasser DEUX projets.
4.2.3.Le délai de récupération
actualisé

• Le délai de récupération actualisé est


analogue à celui de la méthode comptable
avec en plus l’actualisation des CF d’où plus de
de précision.
4.2.3.Le délai de récupération
actualisé
• Avantages
• Il est facile à appliquer.
• Tient compte de la valeur temporelle de l’argent.
• Inconvénients
• Le délai de référence fixé est assez arbitraire.
• Ne prend pas en considération les flux
monétaires postérieurs au délai de récupération.
• C’est un critère de liquidité plus que de
rentabilité.
4.2.4. Le taux interne de rentabilité (taux de
rendement interne)(internal rate of return ou
discounted cash-flow rate)

• Il s’agit du taux d’actualisation pour lequel la somme


des cash-flows actualisés est égale au montant de
l’investissement, donc la VAN=0.

• Critères d’appréciation du projet:


• L’investissement est rentable si son TRI est supérieur
au taux d’actualisation retenu.
4.2.4. Le taux interne de rentabilité (taux de
rendement interne) (internal rate of return
ou discounted cash-flow rate)

Comme le montre le graphique ci-dessus, le montant de la VAN baisse lorsque le taux d’actualisation
augmente.
4.2.4. Le taux interne de rentabilité (taux de
rendement interne) (internal rate of return
ou discounted cash-flow rate)
Le TIR correspond au point d’intersection entre la courbe de la
VAN et l’axe des abscisses. À ce niveau, la VAN du projet est
nulle. Le graphique illustre également la sensibilité de la VAN du
projet au taux d’actualisation. Plus la pente de la courbe est
forte, plus la VAN est sensible au taux d’actualisation.

Cette identité de taux entre les deux critères (VAN et TIR) fait
que si le TIR est supérieur au taux d’actualisation, la VAN est
nécessairement positive (et inversement). Les deux critères
aboutissent ainsi à la même conclusion d’adoption ou de rejet
du projet. Par contre, ils peuvent différer en matière de
classement lorsqu’il s’agit de choisir entre plusieurs projets
mutuellement exclusifs. Dans ce cas, c’est le critère de la VAN
qu’il convient de privilégier, car lui seul mesure la valeur créée.
4.2.4 Le taux interne de rentabilité
• Application 3:

• VAN=-15000+1000(1+t)-1+8000(1+t)-2+13000
(1+t)-3
• t=0,16+(135,92(0,17-
0,16))/135,92+184,3
• t=16,42%
CAS PARTICULIERS DU TIR
• 1. L’inexistence du TIR
• Pour certaines séquences de flux, le TIR n’existe
pas. Dans ce cas, la VAN <0.
• I= -100/ CF1= 200 / CF2= -150 /i= 10 %.
• Il est impossible de déterminer un TIR. En
revanche, si on évalue la VAN au taux de 10 %,
on obtient une VAN = - 42,1, le projet est donc à
rejeter.
CAS PARTICULIERS DU TIR

• 2.La présence de plusieurs TIR


• EXEMPLE en milliers d’euros:
• I0=550000,
• CF1=-500000,
• CF2= –500000,
• CF3= –500000,
• CF4= 1000000
• Taux d’actualisation=10 %.
• Le graphique relatif à cet exemple se présente
comme suit :(voir diapositive suivante)
CAS PARTICULIERS DU TIR
CAS PARTICULIERS DU TIR
• En cas de projets dont les flux de trésorerie changent
plus d’une fois de signe, l’équation peut accepter
plusieurs racines, et les TIR calculés n’ont plus aucune
signification, c’est le cas justement de ce deuxième
exemple.
• Le TRI est obtenu en le calculant tel que la VAN
s’annule. La résolution de l’équation montre qu’il y a
non pas un, mais deux TRI: deux valeurs annulent la
VAN. Cela se vérifie aisément en remplaçant le TRI par
7,164% ou par 33,673%. Dans cette situation, il est
évident que la règle du TRI ne peut être utilisée.
4.2.4. Le taux interne de rentabilité
• Avantages
• Prend en considération les flux monétaires;
• Repose sur l’actualisation;

• Limites
• Repose sur l’hypothèse de réinvestissement;
• Problème de TRI multiple.
4.2.5. Choix entre plusieurs projets
(contradiction entre VAN et TRI)
• Cas 1: de projets mutuellement exclusifs (c’est-à-dire en
concurrence) de même taille (c’est-à-dire que le capital
initial investi est le même) et avec profils des séquences
des flux différents):
• Pour les deux critères VAN et TRI qui sont en contradiction, le
critère de la VAN doit être préféré.
• Application 4
• Soit les deux projets suivants:
Epoque 0 1 2 3 4 5 TIR VAN

Projet X -90000 80000 50000 20000 5000 5000

Projet Y -90000 5000 5000 40000 80000 100000


• Quel projet retenir sachant que le taux d’actualisation est à 10% ?
4.2.5. Choix entre plusieurs projets
(contradiction entre deux critères VAN et TRI-
suite)

• Solution:

Epoque 0 1 2 3 4 5 TIR VAN

Projet X -90000 80000 50000 20000 5000 5000 42,22 45595,55


%

Projet Y -90000 5000 5000 40000 80000 100000 26,12 65463,48


%

• C’est le projet Y qui devrait être retenu.


4.2.5. Choix entre plusieurs projets
(contradiction entre les deux critères VAN et
TRI-suite)
• Cas 2 : de projets mutuellement exclusifs
dont la taille est différente:

• Dans ce cas où il y aura contradiction entre la VAN et le TRI, il


faut considérer les flux de trésorerie différentiels entre les
deux projets c’est-à-dire vérifier s’il est rentable d’investir une
somme additionnelle au petit projet. Pour ce faire, il faut
calculer le TRI marginal ou différentiel.
4.2.5.Choix entre plusieurs projets
(contradiction entre les deux critères VAN et
TRI-suite)
• Règle de décision:
• Dans ce cas, il faut calculer le TRI marginal.

• Si : TRI marginal (B-A)> taux d’actualisation

On accepte le projet B et vice versa.


4.2.5 Choix entre plusieurs projets
(contradiction entre deux critères VAN et TRI-
suite)

• Application 5:
-Projet A: Investissement 300000; CF annuel: 100000
-Projet B: Investissement 400000; CF annuel: 130000
-Durée de vie des projets 5 ans. Taux d’actualisation:
15%.
Quel est le projet à retenir ?
Solution:

0 1 2 3 4 5 TIR

PROJET B -400000 130000 130000 130000 130000 130000

PROJET A -300000 100000 100000 100000 100000 100000

PROJET
Différentiel B-
A
Solution:
0 1 2 3 4 5 TIR

PROJET B -400000 130000 130000 130000 130000 130000 18,72%

PROJET A -300000 100000 100000 100000 100000 100000 19,85%

PROJET -100000 30000 30000 30000 30000 30000 15,24%


Différentiel B-A
• On pourrait croire, à première vue que le projet A
est le plus rentable. Cependant, en investissant
100000 Dhs de plus pour réaliser le projet B, on
obtient une recette nette additionnelle de 30000Dhs
par an. Le TIR de l’investissement différentiel
(15,23%) est supérieur au coût du capital. Il est donc
rentable d’investir une somme additionnelle de
100000Dhs pour réaliser le projet B.
4.2.5. Choix entre plusieurs projets

• Cas 3: projets mutuellement exclusifs dont la durée


de vie est différente

• 1ère méthode :renouveler à l’identique le projet le plus court


• Par exemple, un investissement qui a la durée de vie la plus courte sera remplacée,
à la fin de la 5ème année, par le même type d’équipement pour cinq années
supplémentaires. Ainsi, les deux types d’investissement auront finalement la
même durée de vie de 10 ans, et leurs VAN pourront être calculées et comparées.
La condition c’est qu’il y ait un multiple de durée de vie entre les deux projets.
• Application 6
• Soit les deux projets suivants :
• Projet X: 500 / CF annuel: 210 / durée de
vie : 3ans
• Projet Y :500 / CF annuel :120/ durée de vie :
6 ans
• Taux d’actualisation 7%
• Solution:
• VAN PROJET X :
• -500+210(1,07)-1+210(1,07)-2+210(1,07)-3
=51,11
• VAN PROJET Y:
• -500+120(1,07)-1+120(1,07)-2+120(1,07)-
3+120(1,07)-4+120(1,07)-5+120(1,07)-6 =71,98
Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:
• Le renouvellement du projet X se fait ainsi:

Projet X 0 1 2 3 4 5 6
renouvelé
Flux de -500 +210 +210 +210 +210 +210 +210
trésorerie

• Complétez le tableau et calculez la nouvelle VAN.


Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:
• Le renouvellement du projet X se fait ainsi:
Projet X 0 1 2 3 4 5 6
renouvelé
Flux de -500 +210 +210 +210 +210 +210 +210
trésorerie -500

• Nouvelle VAN DE X:
• -500+ 210(1,07)-1+210(1,07)-2-290(1,07)-3+210(1,07)-
4+210(1,07)-5+210(1,07)-6 =92,82

• Donc le projet X est retenu.


Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:

• 2ème méthode : s’aligner sur le projet le plus court:


• Il faut déterminer la valeur résiduelle du projet long sur
la dernière période du projet court.
• L’avantage de cette méthode est de raisonner à court
terme et de pouvoir comparer des projets dont les
durées de vie ne sont pas des multiples les unes des
autres.
Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:
• S’aligner sur le projet le plus court sachant que la valeur
résiduelle du projet Y est 270
Projet Y 0 1 2 3

Flux de trésorerie initiaux -500 120 120 120

Flux de trésorerie
résiduel

Flux de trésorerie -500 120 120

• Complétez le tableau et calculez la nouvelle VAN.


Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:
• S’aligner sur le projet le plus court sachant que la valeur
résiduelle du projet Y est 270
Projet Y 0 1 2 3
Flux de trésorerie initiaux -500 120 120 120
Flux de trésorerie résiduel 270
Flux de trésorerie -500 120 120 390

• Avec un taux d’actualisation de 7%, la VAN est de :


-500+ 120(1,07)-1+120(1,07)-2+390(1,07)-3 =35,32<
51,11 (VAN du projet X)

Donc le projet X est retenu.


Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:
• 3ème méthode: déterminer une annuité constante
équivalente:
• Cette méthode consiste, pour chacun des projets, à calculer
une annuité (a) à partir de la VAN considérée comme la valeur
d’origine (Vo) et de la période de chaque projet (n) au taux
d’actualisation (i) de la VAN, selon la formule:

• i=le taux d’actualisation


• n= durée de vie du projet
Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:
• 3ème méthode: déterminer une annuité
constante équivalente:
• Le flux monétaire équivalent ou le revenu annuel équivalent
(RAE) ou l’annuité constante équivalente est la contribution
d’un projet à l’enrichissement annuel des apporteurs de
capitaux pour la durée de vie du projet.
• La technique de l’annuité équivalente consiste à déterminer le
montant des flux sur la durée de vie du projet et perçus
annuellement, dont la valeur actualisée à retenir est égale à la
VAN à celui-ci.
Cas de projets mutuellement exclusifs
dont la durée de vie est différente:
• Projet de 500 KDH d’une durée de vie de 3 ans, les FNT
annuels sont 210 KDH, soit 51,11 KDH.
• L’annuité équivalente du projet X :

• Projet de 500 KDH d’une durée de vie de 6 ans, les FNT


annuels sont 120 KDH, soit 71,98 KDH.
• L’annuité équivalente du projet Y :

• Nous choisirons le projet X qui a l’annuité équivalente la plus


élevée.
• La technique de l’annuité équivalente est plus
à même d’adopter si la durée de vie des
projets en concurrence sur lesquels il faut
trancher est différente et s’il n’y pas
d’indication sur la valeur résiduelle du projet
le plus long lorsqu’il s’agit de l’aligner avec le
projet dont la durée de vie est plus courte.

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