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Chapitre IV .

La fracturation Hydraulique

IV -1- INTRODUCTION
La fracturation hydraulique est la dislocation ciblée de formations géologiques peu
perméables par le moyen de l'injection sous très haute pression d'un fluide destiné à
fissurer la roche. Cette fracturation peut être pratiquée à proximité de la surface, ou à
grande profondeur (à plus de 1 km, voire à plus de 4 km dans le cas du gaz de schiste), et à
partir de puits verticaux, inclinés ou horizontaux.
Elle est effectuée en fracturant la roche par une contrainte mécanique à l'aide d'un fluide
injecté sous haute pression à partir d'un forage de surface. Le fluide peut être de l'eau, une
boue ou un fluide technique dont la viscosité a été ajustée.
La fracturation hydraulique vise à augmenter (ou rétablir) la perméabilité, et par
conséquent, la productivité et le débit de production dans les puits horizontaux et les
puits verticaux.

FOI = Folds of Increase = Qf / Qo

• augmenter la capacité d’écoulement de la formation (kh)


• {la fracture peut augmenter le (Kh) en connectant plusieurs zone de la formation avec
une perméabilité élevée};
• augmenter le rayon du wellbore (rw) à un rayon du wellbore effectif (r'w) où
le r'w est une fonction de la longueur de la fracture conductrice L f .
La fracturation hydraulique ne convient qu’aux formations suffisamment consolidées, grés
et calcaire par opposition aux formations plastiques, argile, sables très peu consolidés.
De plus elle est fortement déconseillée lorsqu’elle risque de favoriser la venue d’un fluide
indésirable plus au moins proche présence d’une interface. Dans les cas favorables on peut
s’attendre à des gains de productivité de 3 à 4.
La fracturation hydraulique fait l’objet de nombreuses controverses et
appréhensions car elle est perçue comme étant la source de la plus grave des
atteintes à l’environnement : la pollution et l’épuisement des nappes d’eau du sous-
sol.

IV-2- Techniques de substitution


• la fracturation au CO₂, injecté dans le sol sous forme supercritique. L'inconvénient majeur de
l'utilisation du dioxyde de carbone serait l'accélération de la dissolution des roches qui
augmenterait l'étendue des fissures ouvertes et permettrait des infiltrations.
• la fracturation au gel de propane, testée par la société canadienne Gasfrac, et au
propane pur (sans additifs chimiques) par la société Ecorpstim.
• la stimulation par arc électrique, qui nécessite tout de même l'emploi d'eau mais en plus
faibles quantités. Grâce à une puissante décharge électrique, une onde acoustique provoque de
micro-fissures dans la roche et libère le gaz. Le principal inconvénient de cette technique réside
dans l'important besoin d'électricité, en particulier d'un générateur de forte puissance situé en
surface au niveau du puits. Elle est testée par Total et l'Université de Pau.
• la fracturation pneumatique, qui consiste à injecter de l'air à forte pression.
• la fracturation exothermique non hydraulique ou fracturation sèche, inventée pour les forages
en région Arctiques où l'eau gèle et se fige trop rapidement. Cette méthode n’utilise ni eau, ni
explosifs, ni acides, ni solvants, mais de l'hélium chaud. Les propriétés de ce gaz inerte et très peu
soluble dans l'eau permettent de se passer de tout autre produit : injecté à l'état liquide, l'hélium
passe au stade gazeux grâce à la chaleur naturelle du sous-sol, le changement de volume permet de
fracturer la roche. Elle est expérimentée par la société Chimera Energy Corp au Mexique, dans le
gisement Chicontepec.

IV-3- Design de fracturation hydraulique : Le STAGE et les


Substages

IV-3-1- DIANOSTIC FRACTURE INJECTION TEST - DFIT


DFIT est une méthode permettant d'estimer les paramètres des réservoirs à faible
perméabilité qui, autrement, ne s'écouleraient pas avant la fracturation. C’est un outil
pratique pour caractériser les paramètres de réservoir et de fracture hydraulique.
- La pression du réservoir,
- La perméabilité,
- Le gradient de fracture,
- La pression de fracturation ,
- L'efficacité des fluides et la possibilité de contraintes déviatrices.

Le test se fait en deux étapes :


1- Essai d’injectivité (Injectivity Test)

a- Test par palier (step rate)


Il consiste à injecter du fluide dans le puits à des débits croissants par paliers de durée
égales et cela jusqu’à la rupture de la roche, après fracturation, le débit est maintenu
constant afin de déterminer l’évolution de la pression de propagation ainsi que le profil
d’injection.
b- Test à débit constant
Le test consiste à pomper du fluide (eau à 2% KCl ) à débit constant jusqu'à la rupture,
le débit est maintenu constant durant un temps déterminé, afin de permettre à la
fracture de
se propager. Le pompage est arrêté pour enregistrer la chute de pression (Fall off). Au
cours du pompage, des passes de PLT sont effectuées afin de déterminer les zones
d’absorption de fluide, ce test est répété à des débits différents afin de s’assurer de
l’évaluation de la hauteur de la fractur.
2- Data Frac ( Shadow Frac ou Mini Frac )
Tous ces paramètres nous permettent d'établir le programme de fracturation, c'est à dire
déterminer : Le débit, le volume du fluide injecté et les concentration maximales de
proppants que l’on doit injecter durant le traitement Main Frac.
Le shadow frac inclut trois tests :
• Step rate test (Test de débit par incrément).
• Pump in / Flow back test (Test de pompage et de retour).
• Pressure decline test (Test de déclin de pression )

IV-3-2- Le programme de fracturation


Dans le cas d'un forage vertical, on ne réalise qu'une seule fracturation, appelée « stage »,
dont chacune des sous-étapes est nommée « substage » et correspond à l'introduction des
différents volumes et compositions du liquide de fracturation.

Pour un forage horizontal, comme la pression ne peut être maintenue suffisamment forte
sur tout le long de la partie horizontale du drain ( de 1000 à 5000 feets de long), un seul
Stage ne suffit pas. On départage alors le drain de 2 à une dizaine de Stages ( multi-stages
) au maximum. Il faut environ 3600 000 gallons d'eau par stage.

1_ Le premier substage est un traitement à l'acide, le plus souvent de l'acide


chlorhydrique qui sert à rincer le puits de tous les déchets dus à la perforation et à
l'explosion. La concentration en acide varie, sa valeur moyenne serait de 15%, lui-même
dilué dans de l'eau (2% d'acide pour 98% d'eau). Le pourcentage est faible, mais en réalité,
étant donné les quantités énormes d'eau mobilisée, ce sont plusieurs centaines de tonnes
de produits chimiques qui vont être introduits dans le puits ( plusieurs camions sont remplis
d'acide au départ).

2_Le deuxième substage est l'introduction du Slickwater Pad, il s'agit d'un mélange de
liquide de fracturation à base d'eau et d'un agent réducteur de friction. Il doit occuper tout
le volume du forage et des failles crées par la perforation. Le Slickwater Pad va alors créer
un réseau de failles autours des fractures. Ce mélange facilite la circulation et l'insertion des
proppants et résiste plus facilement à la haute pression que l'eau seule, voir ci-dessous.

3_ Le troisième substage est l'injection du SLURRY (gel réticulé + proppants ) constitué


de volumes d'eau chargée en produits chimiques et surtout en particules très fines, que l'on
nomme les proppants. Celles-ci ont pour rôle de garder ouvertes les fissures dans la roche,
qui sinon se refermeraient étant donné les hauts niveaux de pression à cette profondeur.
On utilisait au départ que des sables classiques (type siliceux), mais de plus en plus les
compagnies utilisent des grains calibrés d'aluminium, de céramique et de bauxite...

Polymères réticulés : Quand les chaînes sont reliées entre elles en des points autres que leurs extrémités, les
polymères sont dits réticulés.

Polymère réticulé Polymère linéaire

4_ Le quatrièmes substage correspond à l'augmentation progressive de la taille des


proppants accompagnée d'une réduction du volume d'eau introduit à chaque étape. Les
grains fins vont pénétrer le plus loin dans les failles de la roche, et les gros grains
maintiennent les « sorties de failles » plus ouvertes.
5_ La chasse du slurry ( Flusfing substage ) restant dans le tubing avec un gel
linéaire facile à dégorger.

6_ Flow back et extraction du gaz qui s'échappe des roches.


IV-4- LA PRESSION DE FRACTURATION

Pression de fracturation = gradient de fracturation X Profondeur


PF = GF . H
PF = Pinj + Phyd + ΔPfriction
Pinj : pression d’injection ( psi )
Phyd : pression hydrostatique (psi )
ΔPfriction : perte de charge (psi )

ΔPNWF ( Near Wellbore Friction )


IV-4- 1- Module de Young
Quand des contraintes appliquées sur un matériau sont importantes, et
si elles dépassent un certain seuil, les défauts qu’elle contient
progressent jusqu’à la formation des fissures qui peuvent entraîner sa
rupture. Cela conduit à une dégénérescence des caractéristiques
mécaniques qui se traduit par une variation progressive des modules de
cisaillement (G) et de rigidité (K) qui est communément associée à
l’endommagement du massif rocheux. Ces deux paramètres sont
obtenus à partir du module de Young (E) et le coefficient de Poisson (γ)
de la roche, par les expressions suivantes:

Le module de Young noté (E) est caractérisé par la pente de la courbe σ =


F(ε). Quand le module de Young augmente, la largeur de la fracture diminue,
par contre la longueur augmente.

Une roche qui dispose d’une grande valeur de E tend à être très dure et fragile, inversement
une roche qui a une petite valeur de E tend à être tendre et malléable. Quand le module de
Young augmente, la largeur de la fracture diminue, par contre la longueur augmente.
Valeurs du module de Young pour certains types des roches
. Coefficient de Poisson

γ est un coefficient sans dimension toujours inférieur à 0,5. Il vaut environ 0,2 pour les grès,
0,35 pour le sel, 0,25 pour les calcaires. Il traduit l'effet latéral de la déformation. Il est utilisé
pour évaluer la pression de fracturation. Le coefficient de poisson varie suivant la nature
des roches comme indiqué dans le tableau suivant :

IV-4-2-Le cercle de Mohr et le critère de Mohr – Coulomb


❖ Cercle de Mohr. Contrainte normale et contrainte de cisaillement
Le cercle de Mohr est une représentation graphique des états de contrainte à
deux dimensions, proposée par Christian Otto Mohr en 1882.
Dans un graphique où l'axe horizontal représente l'amplitude de la contrainte
normale et l'axe vertical représente l'amplitude de la contrainte de cisaillement
❖ Critère de rupture de Mohr-Coulomb. La rupture se produit lorsque le cercle
de Mohr coupe l'enveloppe de rupture.

❖ Le DFIT : ( Diagnostic Fracture Injection Test ) C’est un outil pratique pour


caractériser les paramètres de réservoir et de fracturation hydraulique.
IV-4-3- Méthode de Calcul du gradient de fracturation
Connaissant la contrainte principale verticale en se basant sur la détermination
du module de Young ou du critère de Mohr – Coulomb, on peut alors utiliser la
relation ci-dessous selon Eaton Model.
Eaton Model
Eaton extended the concepts presented by Matthews and Kelly to introduce Poisson's ratio
into the expression for the fracture pressure gradient:

F = [((S - P) / D) ( / (1 - )] + P / D
P = well bore pressure, psi
D = depth, ft
S = overburden stress, (or vertical stress) psi
= Poisson's ratio
F = fracture gradient, psi/ft

IV-5- GÉOMÉTRIE DE LA FRACTURE

La longueur de la fracture (Xf)


C’est la distance entre le puits et le point situé au bout de la fracture, donc, elle peut être
la longueur ou la demi-longueur d’une fracture suivant que cette dernière y une ou deux
ailes symétriques.
L’épaisseur de la fracture (Wf)
C’est l’écartement entre les deux faces verticales de la fracture.
La hauteur de la fracture (Hf)
C’est la distance suivant la verticale entre les deux points associés à une épaisseur nulle.
Tout cela concerne la fracture verticale, pour ce qui est de la fracture horizontale on aura la
hauteur qui remplace l’épaisseur et la contrainte.

IV-6- Modèles de propagation de la fracture


Des modèles bi et tridimensionnels, numériques et analytiques, sont actuellement proposés
à partir d’hypothèses simplificatrice en vue de donner des ordres de grandeur appréciables et
proches de la réalité.

1- Modèle de Perkins et Kern « PKN » :


Quant à la fracture est confinée entre deux couches barrières, la méthode PKN prévoit une
fracture qui se développe en forme elliptique aux abords du puits suivant un plan plus ou moins
vertical. La longueur de la fracture est nettement plus importante que la hauteur. La pression de
propagation de la fracture (FPP) décroit au fur et à mesure que la fracture s’élonge.

2- Modèle de Greetsma de Klerk « GDK » :


Ce model est développé à la base par Kristianovitch et Zeltov (1955) pour un fluide
newtonien,
amélioré plus tard par Geerstma et De Klerk (1969). Ce modèle admet que :
- la section est rectangulaire aux parois du puits. - Contrairement au model PKN, La
hauteur est supérieur a la longueur (hf ˃ Xf). Ces auteurs supposent aussi que la fissure
possède la même épaisseur en n’import quelle distance
du puits indépendamment de sa position verticale, et elle a une hauteur fixe.

3- Le model radial :
Dans ce cas, la hauteur de la fracture est égale à sa largeur, Les deux méthodes PKN
(1961) et GDK (1969) ont examiné les fractures radiales, qui se développent en milieu ouvert, à
partir d'une source ponctuelle. Ce modèle est applicable quand il n’y a pas d'obstacles qui
freinent la croissance en hauteur ou dans le cas d’une fracture horizontale.
IV-6- La pression d’initiation et d’extension de la fracture
La figure représente une courbe schématique de l’évolution de la pression au cours de
fracturation. Elle est divisée en deux parties :
• Partie injection.
La première partie présente un pic suivi d’un palier, qui correspond au point d’amorce de la fracture
et de sa propagation.

• Partie fermeture
La deuxième partie commence par une brusque chute de pression suivie par une stabilité. Ces
dernières correspondent respectivement à :
- L’Instantaneous Shut In Pressure (ISIP), due à l’arrêt des pompes.
- La période de fermeture de la fracture
Analyse du déclin de pression :
L’ analyse de la courbe de déclin de pression permet de déterminer la géométrie des
fractures, les conditions de fracturation, d’ouverture et de fermeture des fractures afin
d’élaborer le Design de fracturation
Après l’analyse de la courbe enregistrée lors du MiniFrac, nous pouvons obtenir les
paramètres suivants :
• Break down Pressure Pb: c’est la pression requise pour initier la fracture, donc, il faut
qu’elle dépasse la contrainte minimale du trou.
• Pression de propagation FPP: c’est la pression nécessaire pour que la fracture se
propage.
• Fracture closure pressure - Pression de fermeture : c’est la pression nécessaire pour
maintenir la fracture ouverte. Elle est presque égale à la contrainte horizontale
minimale.
Pc = Closure Pressure = minimum horizontal stress σ3

Fracture closure pressure is the fluid pressure needed to initiate the opening of a fracture. This is not the
same as the breakdown pressure, which is the fluid pressure required to initiate a fracture in intact rock.

Closure pressure is equal to the minimum in-situ stress because the pressure required to open a fracture is
the same as the pressure required to counteract the stress in the rock perpendicular to the fracture. Closure
pressure is determined from the G-Function or the Sqrt(t) plot.

• Instantaneous Shut-In Pressure (ISIP)


- ISIP = Final bottomhole injection pressure - Pressure drop due to friction
- ISIP Gradient = ISIP / Formation Depth
Instantaneous shut-in pressure (ISIP) is defined as:

• ISIP = Final injection pressure - Pressure drop due to friction in the wellbore and perforations or
slotted liner

ISIP can be a difficult value to quantify and, as a result, there are numerous ways to obtain an estimate of
ISIP in IHS WellTest.

• If sandface pressures have been calculated, a default value for ISIP is calculated by subtracting the
friction component of the sandface calculation from the final injection pressure. This tends to
overestimate the value of ISIP because it doesn't account for friction through the perforations or
near the wellbore.

• It is also common practice to estimate ISIP by placing a straight line on the early falloff portion of
the history plot. After shut-in, the friction decreases rapidly and this can appear to cause a step drop
in pressure, or a brief linear trend in the data (prior to the expected concave-up-trend of the falloff).

• Closure Gradient = Pc / Formation Depth

• Net Fracture Pressure (Δpnet) – Net fracture pressure is the additional pressure within
the frac above the pressure required to keep the fracture open. It is an indication of the
energy available to propagate the fracture.

Δpnet = ISIP - Closure Pressure

• Fluid efficiency – Efficacité du fluide


Fluid efficiency is the ratio of the stored volume within the fracture to the total fluid
injected. A high fluid efficiency means low leakoff and indicates the energy used to
inject the fluid was efficiently utilized in creating and growing the fracture.
Unfortunately, low leakoff is also an indication of low permeability. For minifrac
after-closure analysis, high fluid efficiency is coupled with long closure durations and
even longer identifiable flow regime trends.

L’Efficacité du fluide représente le volume de la fracture divisé par le volume total pompé.
L’efficacité du fluide (η) est le rapport : η = Vf / Vi
Vf : volume de la fracture.
Vi : Volume total injecté. Avec : Vi = Vf + Vlp
Vlp : Volume filtré durant le pompage. Donc : η = (Vf/Vlp)/(1+Vf/Vlp)
On peut la déterminée par la méthode de Fonction G de Nolte.

• Gc is the G-function time at fracture closure


L’efficacité dépend de :

• Débit;
• La viscosité du fluide de fracturation;
• Les caractéristiques de filtration de la roche.

Plus le débit augmente, plus le temps de pompage et la filtration totale


sont diminués, la longueur augmente et par conséquent l’efficacité augmente.

• Coefficient de filtration : nous pouvons le calculer par une simple relation :


Volume total pompé (%) = Coefficient de filtration (%) + Efficacité du fluide (%

• Folds of increase
Fréquemment, l’augmentation de la production dû à une fracturation hydraulique
est représenté par « Folds of Increase » FOI:

Qo : débit avant la fracturation Qf : débit après la fracturation


• Conductivité des fractures

K .w
Fcd = f f
K.x
f
K = Perméabilité de la fracture
f
w = Largeur moyenne soutenue de la fracture
f
K = Perméabilite de la formation
x = Longueur productive de la fracture
f

Objectif : Obtenir le meilleur Fcd possible


➢ Plus la valeur du Fcd est élevée plus le potentiel de production augmente
➢ On peut donc jouer sur :
⚫ Kf : la perméabilité de la fracture :
❖ choisir un soutènement le plus perméable possible
❖ éliminer le maximum de résidu
❖ ( conc gel, choix du réticulant, conc breaker)
⚫ wf : la largeur de la fracture :
❖ augmenter la viscosite du gel
⚫ concentration elevée de bille 8 ,10, 12, 14, 16 pp
⚫ The fracture conductivity can be increased by: 
1- Increasing fracture width 
2- By increasing proppant permeability and placement 
3- Minimising the permeability damage to the proppant pack om the fracturing fluid

• Fracture treatment Optimization


Fracture treatment can be optimized by optimizing
1. Fracture size
2. Fracture containment
3. Fracture height Measurement
4. Fracture width
• Procedure for Hydraulic Fracturing treatment
1- Selection of Fracturing Fluid
2- Selection of proppants
3- Selection of fracturing model.
4- Selection of treatment size
5- NPV (Net present value ) analysis

IV-7- Analyse du déclin de pression :

IV- 8- Évaluation de la pression de fracturation


La connaissance de la pression de fracturation en tout point d'un forage est une
information importante. Elle est nécessaire pour :
- établir le programme de forage (nombre de tubages et position des sabots, densité de la
boue à utiliser au cours des différentes phases de forage),
- déterminer la pression maximale admissible en tête de l'espace annulaire (Padm) en cas
de venue et le volume maximum d'effluent admissible dans le puits pour pouvoir circuler la
venue en sécurité,
- déterminer la densité équivalente en circulation (ECD) maximum acceptable,
- estimer la pression nécessaire pour stimuler le puits, pour faire un squeeze.
Il est impossible de connaître la valeur (même approchée) de la pression de fracturation en
tout point d'un puits. On essaie d'évaluer cette valeur en pratiquant des tests d'injectivité
où l'on prend soin de ne pas fracturer la formation. Le puits est mis progressivement en
pression. L'évolution de la pression en tête du puits est notée en fonction du volume ou du
temps de pompage. le diagramme type de l'évolution de pression est représenté par la
figure :

Diagramme type de fracturation hydraulique


Section AB : la pression augmente de façon linéaire avec le volume pompé, cette augmentation
correspond à la compression de la boue, à la dilatation du tubage et de la formation. (La compressibilité
de la boue varie avec le type de boue, la température et la pression. Elle est de l'ordre de 3 à 7 l / bar / 100
m3).

Section BC : a partir du point B, l'augmentation de pression est plus faible et a tendance à diminuer en
fonction du volume pompé, le fluide de forage pénètre dans la formation. PI est la pression de début
d'injection dans la formation.

Section CD : au point C, la pression atteint sa valeur maximale, POF, qui correspond à la pression
d'ouverture des fractures ou pression de fracturation. A la pression POF, la formationse fracture. En
général, la pression chute brutalement et se stabilise à la pression PPF, pression de propagation des
fractures, si le pompage est maintenu. Section DE : si le pompage est arrêté au point D, la pression va
diminuer et se stabiliser à la valeur PFF (valeur en statique de la pression) qui correspond à la pression de
fermeture des fractures. En dessous de cette valeur, la formation n'absorbe plus de fluide.

Section EF : elle correspond à la purge de la pression dans le circuit. Pendant cette phase, il est important
de mesurer le volume de fluide en retour afin de savoir si la formation a absorbé ou non du fluide.
On constate que, dans le cas de roches fortement consolidées, la pression d'ouverture des fractures POF
est proche de la pression de début d'injection PI. La pression POF' nécessaire pour ré-ouvrir les fractures
existantes sera inférieure à la pression POF qui a été nécessaire pour ouvrir ces fractures la première fois,
la cohésion interne de la roche n'étant plus à vaincre.
La différence entre POF et POF' correspond à la résistance Rt de la roche en traction. Cette résistance à la
traction peut atteindre plusieurs dizaines de bar dans le cas de roches fortement consolidées. Si la
fracturation se produit dans ce type de roche, la tenue de la paroi à la pression sera considérablement
réduite. Il est donc fortement recommandé de ne pas fracturer ces roches. La pression de propagation PPF
reste identique.
Les pressions PI, POF, PPF, PFF sont des valeurs lues en surface (en tête de tige ou en tête de l'espace
annulaire suivant la procédure utilisée pour réaliser le test). Pour connaître la valeur de ces pressions en
face de la formation considérée, il suffit d'ajouter la pression hydrostatique exercée par la colonne de fluide
se trouvant entre la surface et la formation au moment du test. Le diagramme aura une allure différente
dans le cas de formations très perméables ou naturellement fracturées ou encore non .
Au delà d'une certaine valeur légèrement supérieure à PI, la pression se stabilise, le fluide pénètre dans la
formation mais il n'y a pas nécessairement fracturation. Si le pompage est arrêté, la pression redescend à
PI. (Dans le cas d'une roche qui n'a pas de cohésion interne, il est délicat de parler de fracturation ).

Méthodologie de calcul de la contrainte horizontale minimale par l’essai de mini frac


La contrainte horizontale minimale min est supposée égale à la pression de fermeture (Pc) qui est définie
comme étant la pression du fluide à laquelle une rupture existante se ferme globalement. Dans le meilleur
des cas, la valeur de min est globalement invariable dans les formations homogènes. Les réservoirs se
caractérisent généralement par des variations de lithologie et de fissures normales. Ceux-ci fait que la min
devient locale et directionnelle.
Dans ce cas, le choix du Pc dépend de : l'échelle, l'orientation, et de la géométrie représentative de rupture.
La pression de fermeture de la fracture peut être évaluée par plusieurs méthodes parmi ces méthodes, la
méthode de Nolte qui est la plus fréquente.

. Principe de la méthode NOLTE G .


La fonction Nolte -G est une mesure de temps sans dimension souvent utilisée dans l'analyse du comportement de
pression pendant le processus de fracturation hydraulique.

The Nolte -G function is a dimensionless measure of time often used in analyzing pressure behavior during
the hydraulic fracturing process.

Cette méthode est basée sur l’utilisation de la fonction G(ΔtD) qui est définie par la relation :
Two limiting cases for the G-function are shown here:

• The equation for α = 1.0 is for low leakoff, or high fluids efficiency where the
fracture area open after shut-in varies approximately linearly with time.

• The equation for α = 0.5 is for high leakoff, or low fluids efficiency where the
fracture surface area varies with the square-root of time after shut-in.

• The value of g0 is the computed value of g at shut-in.

One of the key variables identified by Nolte is the difference between a high efficiency (upper
limit) and a low efficiency (lower limit) leak-off condition. These two conditions have no significant
effect on the overall shape of the curves.

Fluid Leakoff Types


The G-Function plots for four common leakoff types, and the corresponding identification of
fracture closure pressure are described in the following section:

1- Normal Leakoff

Normal leakoff occurs when the fracture area is constant during shut-in and the leakoff occurs
through a homogeneous rock matrix.

Two characteristics are visible on the G function curve:

• A constant pressure derivative (dP/dG) during fracture closure.

• The G-Function derivative (G dP/dG) lies on a straight line that passes through the origin.
The fracture closure point can be identified when the G-Function derivative (G dP/dG) starts to
deviate downward from the straight line. The time and pressure corresponding to this point are
identified from a marker set at this point.

2- Pressure-Dependent Leakoff

Pressure-dependent leakoff (PDL) indicates the existence of secondary fractures intersecting the main
fracture, and is identified by a characteristic “hump” in the G- Function derivative that lies above the straight
line fit through the normal leakoff data. This hump indicates fluid is leaking off faster than expected for a
normal bi-wing fracture. The interception of secondary fractures, which could be natural or induced,
facilitates this additional leakoff by providing a larger surface area exposed to the matrix.

The characteristic signatures of PDL are:

• A characteristic large “hump” in the G-Function derivative; G dP/dG lies above the straight
line that passes through the origin.

• Subsequent to the hump, the pressure decline exhibits normal leakoff.

• The portion of the normal leakoff lies on a straight line passing through the origin.

• The end of the hump is identified as “fissure opening pressure”.

As shown below, the fracture closure point is identified from the G-Function derivative G dP/dG
when it starts to deviate downward from the straight line.
3- Transverse Storage / Fracture Height Recession

The G-Function derivative G dP/dG can also fall below a straight line that extrapolates through the normal
leakoff data, exhibiting a concave up-trend. This indicates fluid is leaking off slower than expected for a
normal bi-wing fracture and suggests that the fracture has some pressure support. Two scenarios can explain
this trend as discussed below.

1. Transverse storage occurs when the main fracture intercepts a secondary fracture network, which could
be natural or induced. This differs from PDL in that the dominant effect of the secondary fractures is to
provide pressure support to the main fracture, rather than additional surface area for leakoff. There can be
cases where transverse storage (pressure support) dominates, followed by a period of PDL before closure of
the main fracture occurs.

2. Fracture height recession occurs if the fracture propagates through adjoining impermeable layers (above
or below the pay zone) during injection. In the normal leakoff scenario, fluid can leak off from the entire
surface area of the fracture. For fracture height recession, leakoff can only occur in the portion of the fracture
which is in communication with the permeable zone. As a result, the leakoff rate is slower than the normal
case. Eventually, the fracture area in the impermeable layer(s) starts closing (height recession), and during
this period the rate of pressure decline increases. Once the fracture height recedes to the edge of the
permeable zone, the entire area of the frac contributes to leak off, and a period of normal leakoff ensues.

The three characteristic signatures for height recession during shut-in are:

• The G-Function derivative G dP/dG lies below a straight line extrapolated through the normal leakoff
data.

• The G-Function derivative G dP/dG exhibits a concave up trend.

• The First Derivative dP/dG also exhibits a concave up trend.


4- Fracture Tip Extension

Fracture tip extension occurs when a fracture continues to grow even after injection
is stopped and the well is shut-in. It is a phenomenon that occurs in very low
permeability reservoirs, as the energy which normally would be released through
leakoff is transferred to the ends of the fracture resulting in fracture tip extension.

The characteristic signatures for a fracture tip extension are:

• The G-Function derivative G dP/dG initially exhibits a large positive slope that
continues to decrease with shut-in time, yielding a concave-down curvature.

• Any straight line fit through the G-Function derivative G dP/dG intersects the y
- axis above the origin.

Until the main fracture closes, the G-Function derivative behaves similarly to PDL,
and it is difficult to distinguish between PDL and fracture tip extension. The following
plot shows a typical response for fracture tip extension after shut-in.

L’analyse de la courbe de déclin de pression permet de déterminer la


géométrie des fractures, les conditions de fracturation, d’ouverture et de
fermeture des fracture afin d’élaborer le Design de fracturation.

IV-9- Agents de soutainement – PROPPANT


The different grain sizes of proppants
• On utilise des billes calibrées
Sable - cramique - bauxite
• Granulométrie 12/20, 20/40, 30/60.
• La perméabilité des billes
de 800 à 50 darcy en fonction de: contrainte in situ, température et temps

Critères de Selection du Proppant


Considérations :
1- Résistance à l’écrasement
2- Conductivité de la fracture
a- Perméabilité de la fracture
b- Largeur de la fracture ( proppant fracture width )

IV-10- FLUIDES DE FRACTURATION

IV-10-1- Rôle des fluides de fracturation


Les deux fonctions principales des fluides de fracturations sont :
✓ Ouvrir les fractures.
✓ Transporter les agents de soutènement le long de la fracture.

IV-10-2- Propriétés des fluides de filtration


❖ Garantit une bonne Filtration.
❖ Approprié pour le design et la géométrie de fracture
❖ Viscosité. Requise pour le transport de proppant
❖ Sa compatibilité avec la formation, et les fluides en place.
❖ Possibilité de dégorgement et son coût.
IV-10-3- Les additifs
Volumetric composition of a fracturing fluid.

➢ Les gélifiants qui permettent d'augmenter la viscosité du fluide de base et de réduire sa


filtration.
➢ Les réticulants qui permettent d'augmenter la viscosité du gel.

➢ Les réducteurs des frictions


➢ Les briseurs de gel (breaker) pour provoquer la destruction du gel de fracturation.
➢ Les agents tensioactifs parfois nécessaires pour faciliter le reflux du fluide de
fracturation hors de la formation après le traitement.
Références Bibliographiques :
1- Dominique Veillon, Liaison Couche trou, Ed. Technip, 2001.
2- Tarek Ahmed Paul D. McKinney, Advanced reservoir Engineering, Ed. Gulf
Professional publishing, 2005.
3- M. J. Economides, A practical companion to reservoir stimulation, Ed. Elsevier,
1992.
4- Faruk Civan, Reservoir formation damage, Ed. Gulf Publishing Company, 2000.
5- D. Caili et Z. Fullin. Oilfield Chemistry. China University of Petroleum Press. 2018.
6- H. A. Craddock. Oilfield Chemistry and Its Environmental Impact. John Wiley &
Sons Ltd. 2018.
7- V. Fransisco et M. Tavakkoli. Asphaltene Deposition. CRC Press, 2018.
8- K. S. Birdi. Surface Chemistry and Geochemistry of Hydraulic Fracturing. CRC
Press. 2017.
9- R. Cossé. Gisement. Technip. 1988.

----------------------------- FIN DE CHAPITRE 4 ------------------------------

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