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Le jugement ( d'une lecture secondaire))

Cfr Kant
Définition de « juger » :

« juger, c'est penser le particulier comme compris sous l'universel »

C'est le pouvoir et la capacité de mettre en relation un cas particulier donné et une


règle ou un concept général

C'est lier un sujet à un prédicat, un sujet particulier à un prédicat général...

Exemples : Fernand est un homme (Fernand = le sujet particulier et homme = le


prédicat général)
Cette figure est un triangle
Tel exemple est un cas de la loi
Ceci appartient à cette catégorie
Ce patient est atteint du coronavirus

Juger , c'est donc décider, la faculté de juger est donc un pouvoir de décision ou de
choix...

Selon Kant ce pouvoir de décision ne s'enseigne : on enseigne des lois, des règles
générales mais non cette aptitude à voir où ces règles générales s'appliquent .C'est un
discernement , une forme de don qu'on peut affiner à force d'exemples et
d'exercices....

Deux types de situation qui correspondent à deux types de jugement selon Kant :

Le jugement déterminant : le principe général nous est donné. Par exemple, on


connait la loi de dilatation des gaz, nous l'avons apprise, la pression est
proportionnelle à la température et invers proport au volume. Si expérience
particulière ( sujet ) consistant à faire chauffer de l'air, il reste à juger de ce qui se
passe en décidant que cette loi est d'application. Autrement dit, parmi les lois que l'on
connait, il reste à choisir la bonne de manière à prédire que le volume va doubler si
température double et pression constante. Ce jug est déterminant, cad qu'il ne fait que
subsumer le particulier sous l'universel / En allant de l'universel (connu, donné) au
particulier, il détermine l'objet particulier en ce sens qu'il lui assigne une classe ou
une catégorie comme étant celle à laquelle il appartient
Le jugement réfléchissant : le principe général ne nous est pas donné pcq on ne le
connait pas ou pcq il n'y en a pas. Le jugement consiste alors à inventer ou découvrir
une loi générale

exemple : le médecin face à une maladie inconnue

4 genres de jugements pour Kant

selon qu'ils sont soit objectifs soit subjectifs et


soit intéressés ou désintéressés

1 . Le jugement de connaissance : objectif et désintéressé

Ds un jugt de connaissance, la représentation que l'on a de l'objet et qui se dit dans le


jugement est mise en rapport avec l'objet lui-même qu'il s'agit de connaitre

ex : « cette pomme est une pomme de variété jonagold » = ce jugement sera vrai si
la représentation « cette pomme... » (ou jgt) est conforme à la réalité de cette
pomme particulière que je vise et qui est là devant moi dans la corbeille...
Le jugement de connaissance sera donc vrai ou faux et il ne dépend pas du sujet
jugeant, d'un moi qui juge . En ce sens, c'est un jugement OBJECTIF et
DESINTERESSE. Objectif car il n'est pas relatif au « moi » qui juge alors que ce
n'est pas le cas pour le jugement esthétique, cfr ci-dessous...

2. Le jugement esthétique : subjectif et désintéressé

Dans le jugt esthétique ou de gout, on ne rapporte pas la représentation que l'on a de


l'objet à cet objet pour savoir si elle est conforme à la réalité de l'objet ou au concept
que l'on a par ailleurs, on rapporte cette représentation à son propre état et l'on
éprouve si cette représentation est liée à un plaisir ou déplaisir . On n'a pas besoin de
savoir ce qu'est cette chose, ni besoin de la définir pour décider si elle est belle ou
pas. Le beau n'est donc pas le VRAI cfr jugement de connaissance. Le jugt
esthétique est un jugement SUBJECTIF ET DESINTERESSE, relatif à un « moi »
qui juge et qui ressent plaisir ou déplaisir et indépandant du concept de l'objet.
D'autre part le jugt esthétique est DESINTERESSE, la question qu'on se pose ds jugt
esthé n'est pas de savoir si l'objet va satisfaire un désir quelconque (consommation)
mais s'agit de le contempler et de décider si il procure ou non un plaisr

Exemple : un tableau «  une nature morte » . J'éprouverai du plaisir ou déplaisir à la


vue de ce tableau, et pour cela pas besoin de savoir si la pomme est une golden, ni
même que c''st une pomme... Juste de la couleur...
3. Le jugement d'agrément : subjectif et intéressé

Le jugement d'agrément dit «  ceci est bon, est agréable


Il est donc subjectif car cette représentation est relative à un moi qui décide que cela
est bon et que cela lui procure du plaisir

Quand on apprécie un mets, la recette ou la composition ne sont pas déterminantes


pour juger, c'est le plaisir personnel de celui qui juge...

Par contre il est intéressé , contrairement au jugt esthétique. En effet le jugt


d'agrément repose sur la prise en considération de l'existence de la chose dont on
juge. Il ne suffit pas de contempler le mets (alors nous serions ds un jugt esthétique,
ceci est beau ) mais de l'ingérer, de le consommer. Donc le jugement est intéressé dès
que l'objet jugé est l'objet d'un désir, par exemple de consommation...

4. Le jugement sur le bien, Soit le bien en soi, moral, soit le bien


relatif au sens de ce qui est bon à quelque chose, utile.

Dans l'ordre moral, on juge tjrs un acte par rapport à une fin, une fin morale, la
justice, le bien, la vertu...Cette fin, on s'en donne un concept général, il y a donc dans
le jugt moral une représentation que l'on rapporte à ce concept, cette fin et qui n'est
pas relative à un « moi » . Le jugement moral est donc OBJECTIF car je rapporterai
l'acte particulier au concept de la fin morale et je jugerai , cad je déciderai si l'acte est
conforme ou non à ce concept de la fin morale. Et cette fin morale , on se la propose
comme but à atteindre, on la vise. Ainsi le jugt moral comporte tjrs un intérêt : on
veut que le but qu'on s'est fixé se réalise et on juge en fonction de cette visée

Il en va de même des jugements utilitaires, techniques / Ils sont intéressés parce qu'on
y juge l'objet en fonction de sa capacité d'être un moyen efficace en vue d'une fin
qu'on se fixe.

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