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ECOLE NATIONALE DES

SCIENCES APPLIQUÉES - TANGER UNIVERSITÉ ABDELMALEK


ESSAÂDI

PROJET DE FIN D’ÉTUDES


Présenté à l’école pour obtenir le diplôme

D’INGÉNIEUR D’ÉTAT
Spécialité : Génie Éco-Énergétique et Environnement Industriel

Titre :
ACCOMPAGNEMENT À LA MISE EN PLACE DU
SYSTÈME DE MANAGEMENT DE L’ÉNERGIE
ISO 50001 AU NIVEAU DE L’ENTITÉ PRODUCTION
SULFURIQUE ET CENTRALE DE L’OCP
JORF-LASFAR

Réalisé par
Mlle. Boutaina MANAR
Encadré par
Mr. Houssam AKKAOUI Mr. Aniss AZZABAKH
Encadrant à l’entreprise Encadrant à l’ENSA Tanger

Soutenu le 30/09/2017 devant le jury :


Mr. AZZABAKH Aniss Enseignant chercheur à l’ENSA Tanger
Mr. AMECHNOUE Khalid Enseignant chercheur à l’ENSA Tanger
Mr. BOUAJAJ Adil Enseignant chercheur à l’ENSA Tanger
Mr. AKKAOUI Houssam Ingénieur HSEE à l’OCP Jorf-Lasfar
Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

« Cela semble toujours difficile, jusqu’à ce


qu’on le fasse »
- Nelson Mandela -

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Dédicaces

À mes parents

À ma sœur

À ma grande famille

À ceux qui ne cessaient de m’encourager

À toute personne qui a laissé une prière, un message, une pensée

Je dédie cet humble travail

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Remerciements

Louanges à Allah, le Clément, le Miséricordieux, qui m’a guidé et tracé le bon


chemin pour l’accomplissement de ce travail.

Mes premiers remerciements s’adressent à tout le corps administratif qui s’est


investi dans notre formation. En particulier, l’équipe professorale de la filière
Éco-Énergétique et Environnement Industriel.
Je tiens à exprimer, également, ma profonde gratitude au staff de l’Entité
Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar, pour leur accueil durant
toute la période de mon stage de fin d’études.

Pour la contribution à la réussite de ce travail, je tiens aussi à présenter mes vifs


remerciements envers :
• Mr. Azzabakh Aniss, Professeur à l’ENSAT, de m’avoir encadré pour mener
à bien mon projet de fin d’études ;
• Mr. Akkaoui Houssam, Ingénieur à l’OCP, qui a su concilier la
responsabilité de son poste et l’encadrement d’une apprenante que je suis,
et de m’avoir éclaircie toute démarche de travail ;
• Mr. Jouied Mohamed, Mr. Qodsi Salah et Mr. Naoumi Driss pour les
meilleures conditions qu’ils m’ont offertes durant toute la période de
l’élaboration du projet, et surtout pour leurs conseils chaleureux, leurs
compréhensions et leurs efforts fournis pour m’assurer toutes
informations dont j’avais besoin pour atteindre mes objectifs fixés.

La boucle de remerciement ne peut se fermer sans penser à tous ceux qui ont
contribué de près ou de loin à la réussite de mon projet de fin d’études.

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Avant-propos
Elève Ingénieur Stagiaire de l’ENSA de Tanger :
MANAR Boutaina

Intitulé du travail :
Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie ISO 50001 au
niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar
Etablissement d’accueil :
OCP S.A

Adresse :
B.P. 118 – El Jadida - Maroc

Téléphone :
+212 5 22 23 20 25

Site internet :
www.ocpgroup.ma

Encadrant du projet dans l’établissement d’accueil :


Mr. AKKAOUI Houssam, Ingénieur HSE

Directeur du projet à l’ENSA :


Mr. AZZABAKH Aniss, Professeur à l’ENSA

Date de début et de fin du stage :


Du 20/02/2017 au 30/06/2017

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Résumé

Visant à renforcer son image de marque, la maîtrise de sa consommation énergétique et de ses


impacts environnementaux est devenue l’une des priorités majeures du Groupe OCP. Et c’est
dans cette perspective que s’inscrit mon projet de fin d’études, visant à contribuer à la
planification énergétique selon la norme ISO 50001.
Dans un premier temps, un diagnostic du site par rapport à la norme en vigueur a été réalisé
afin de détecter les points de faiblesse et dégager les éléments qui doivent être maîtrisés. Sur
ce, une procédure d’évaluation de la conformité aux exigences normatives a été établie. Ensuite
nous avons défini les différents rôles et responsabilités des ressources humaines à mobiliser
afin d’améliorer la performance du système de management de l’énergie.
Par la suite, nous avons passé à la planification énergétique où nous avons entamés la revue
énergétique qui permet à la société de se situer par rapport à ses consommations énergétiques,
d’identifier ses usages énergétiques significatifs et repérer les possibilités d’économies
d’énergie au niveau des différents postes de consommation d’énergie.
A base de ce qui précède, nous avons proposé les objectifs et cibles et le plan d’actions
d’amélioration de l’efficacité énergétique. Dans ce sens, une étude de faisabilité des actions a
été réalisée en estimant les gains énergétiques, économiques et environnementaux. Ainsi, un
ensemble de recommandations a été dressé afin d’atteindre un gain annuel énergétique estimé
à 432 337,74 MWh/an et un gain économique de 378 894 080,8 MAD/an, tout en réduisant les
émissions carboniques d’environ 295 029,31 TCO2/an.
Et donc, nous nous attachons dans ce rapport à présenter l’ensemble de notre étude, et
notamment les démarches qui nous ont amenés aux résultats.

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Abstract
To strengthen its brand image, the control of its energy consumption and its environmental
impacts became one of the major priorities of the Group OCP. And it’s in this perspective that
joins my project of the end of studies, to contribute to the energy planning according to the
standard ISO 50001.
At first, a diagnosis of the site with compared with the existing standard was realized to detect
weaknesses and release the elements which must be mastered. With this, a procedure of
evaluation of the conformity with the normative requirements was established. Then we defined
the various roles and the responsibilities of the human resources to be mobilized to improve the
performance of the management system of the energy.
Afterward, we crossed in the energy planning where we began the energy review which allows
the company to be situated with regard its energy consumptions, to identify its significant
energy uses and to spot the possibilities of energy savings at the level of the various spending
categories of energy.
With what precedes we proposed the objectives, targets and the action plan of improvement of
the energy efficiency. In this sense, a feasibility study of the actions was realized by esteeming
the energy, economic and environmental gains. So, a set of recommendations were drawn up
to reach an annual energy earnings considered at 432 337,74 MWh/year and an economic gain
of 378 894 080,8 MAD/year, while reducing the carbonic emissions about
295 029,31 TCO2/year.
And thus, we fasten in this report to present our whole study, in particular the steps which
brought us to the results.

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Sommaire
Dédicaces…………………………………………………………………………..…………..2
Remerciements……………………………………………………………………..…………..3
Avant-propos……………………………………………………………………….…………..4
Résumé………………………………………………………………………………..………..5
Abstract…………………………………………………………………………..………….…..6
Liste des figures……………………………………………………………………………….11
Liste des tableaux……………………………………………………………………………..13
Liste des abréviations…………………………………………………………………………15
Introduction générale………………………………………………………………………….17
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du projet...18
I- Présentation générale de l’organisme d’accueil …….……………………………….…..19
I-1- Introduction….………………………………….………………………………..19
I-2- Historique….……………………………………………………………………..20
I-3- Statut juridique…………………………………………………………………...21
I-4- Mission du Groupe OCP………...…………………………………………….…21
I-5- Organisation du Groupe OCP……………………………………………………22
I-6- Activités du Groupe OCP……...………………………………………………...23
I-7- Fiche synthétique…………………...……………………………………………24
II- Présentation du complexe industriel Jorf-Lasfar………………………………………..24
II-1- Présentation des Joint-Ventures du complexe Jorf-Lasfar………………..…….25
II-2- Présentation du complexe Maroc Phosphore III et IV de Jorf-Lasfar………......26
III- Stratégie de gestion du projet…….…………………………………………………….28
III-1- Acteurs du projet……………….……………………………………………….28
III-2- Définition du projet…………….……………………………………………….28
III-2-1- Généralités sur le Système de Management de l’Énergie………………28
III-2-2- Concepts de l’ISO 50001………………………………….…...........….29
III-2-3- Domaine d’application de la norme ISO 50001………………….……..29
III-2-4- Structure de la norme ISO 50001……………….………………………30
III-3- Problématique……………………………………….………….……………….31
III-3-1- Expression du besoin…………………………………………………...31
III-3-2- QQOQCP………………………………………………….…...……….32
III-4- Planification…………...……………………………………………………….32

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

III-4-1- Diagramme de Gantt……………………………………………………32


III-4-2- Etapes de réalisation du projet………………………………………….34
IV- Analyse des risques – AMDEC du projet……………………………………………..34
Conclusion………...……………………………………………………………………………36
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et planification du
SMÉ…………………………………………………………………………………………….37
Introduction……………………………………………………………………..……………...38
I- Domaine d’application et périmètre de management de l’énergie………………………38
I-1- Atelier Sulfurique…………………………………………….…………………...38
I-1-1- Combustion du soufre……………………………………………..………..39
I-1-2- Conversion du dioxyde du soufre…………………………………..………39
I-1-3- Absorption de SO3 et formation de l’acide sulfurique H2SO4….………..…40
I-2- Centrale thermoélectrique…………….……………………………………...…...42
I-2-1- Circuit vapeur…………….……………………………………………..….44
I-2-2- Circuit condensat…………….…………………………………………..…44
I-2-3- Circuit eau alimentaire…………………………………………………..…45
I-2-4- Circuit eau de refroidissement NORIA……………………...…………..…45
I-2-5- Circuit eau de mer…………………………………………...…………..…45
I-3- Station de Traitement des Eaux Douces……………….……………..………..….46
I-3-1- Circuit d’eau brute……………………………….…………………….…..46
I-3-2- Circuit de filtration…………………………………………………….…..46
I-3-3- Circuit de déminéralisation………………...………………………….…..47
I-3-4- Station de compression d’air………………………………………….…...47
II- Veille réglementaire………………………………………………………………….….49
III- Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale…………………..….……49
III-1- Exigences générales…………………………………………………...….…….50
III-2- Responsabilité de la direction………………………………………........……. 51
III-3- Politique énergétique………………………………………………....………...52
III-4- Planification énergétique……………………………………………………….53
III-4-1- Exigences légales et autres exigences……………….…………………..53
III-4-2- Revue énergétique…………………………………….…………………53
III-4-3- Consommation de référence……………………………………..………54
III-4-4- Indicateurs de performance énergétique…………………………...….....54

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

III-4-5- Objectifs, cibles énergétiques et plans d'actions de management


de l'énergie……………………………………....…………………….55
III-5- Mise en œuvre et fonctionnement……………….………………………………55
III-5-1- Compétence, formation et sensibilisation……………………………….55
III-5-2- Communication……………………………………………….…………56
III-5-3- Documentation……………………………………………….………….56
III-5-4- Conception……………………………………………………….……...57
III-5-5- Achats d'énergie et de services énergétiques……………………….…...57
III-6- Vérification………………………………………………………..………….….58
IV- Planification du Système de Management de l’Énergie……………...…….…….…….60
IV-1- Responsabilité de la direction………………………………….……….……….60
IV-2- Politique énergétique…………...……………………………………..….……..62
IV-3- Rôles et responsabilités…….……..…………………………………..…….…..64
IV-3-1- Formation de l’équipe de management de l’énergie au référentiel du
Système de Management de l’Énergie………..........………………….….64
IV-3-2- Identification des postes pouvant impacter les UES……………..……....65
IV-3-3- Intégration du thème de la performance énergétique dans les fiches……65
Conclusion………………………………………………………………...………………....…66
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse…………………………..…………………...67
Introduction………………………………………………………………..…………………...68
I- Définition du champ d’étude…………………………………………..………..……….68
II- Revue énergétique du périmètre d’application………………………………………….68
II-1- Analyse énergétique de l’Entité Production Sulfurique et Centrale……….…….68
II-1-1- Etat des lieux énergétiques………………………………………..………68
II-1-2- Données de production du périmètre d’étude…………………….…...….69
II-1-3- Description des sources énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et
Centrale………………………………………………..…………………70
II-2- Analyse de la production et la consommation pour ladite période…………....…72
II-2-1- Production de l’Entité Production Sulfurique et Centrale………...……..72
II-2-2- Description des usages énergétiques de l’Entité Production Sulfurique
et Centrale……………………………………..…………………….……73
II-2-3- Répartition des consommations par usages énergétiques………………..78
II-3- Analyse des usages énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et Centrale..79
II-3-1- Détermination des usages énergétiques significatifs ………………...….79

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

II-4- Identification des postes impactant les UES………………………….………….82


III- Consommation de référence……………………………………………………………82
III-1- Indicateurs de performance énergétique…………………………...……………82
III-1-1- Atelier Sulfurique………………………………………………………...83
III-1-2- Centrale thermoélectrique………………………………………………..85
IV- Objectifs et cibles énergétiques……………………………………………..…………88
Conclusion………...………………………………………………………………….….……..88
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique…....….……. 89
Introduction………….…………………………………………………………..……..………90
I- Plan d’action à mettre en œuvre…………………………………………………..……..90
II- Mise en œuvre……………………………………………………………………...……90
II-1- Engagement du personnel……………………………………………..…….…..90
II-1-1- Formation du personnel……………………………….………..…….…..90
II-1-2- Campagnes de sensibilisation………………………….………................91
II-1-3- Mise en place d’outils de mesure…………………….…….….…....….…91
II-1-4- Plan de communication……………………….………..……………....…91
II-1-5- Amélioration continue………………………….………...……………….91
II-2- Amélioration du rendement des Groupes Turbo-Alternateurs……..………....…91
II-2-1- Etude de l’existant……………………………………..…………………92
II-2-2- Coût d’un MWh de l’énergie électrique produite par les GTA….….…..101
II-3- Installation du système HRS dans les six lignes de production …….………....102
II-3-1- Remplacement de la tour d’absorption intermédiaire par une tour HRS.102
II-3-2- Etude de la faisabilité d’installation du système HRS dans les six lignes de
production……..…………………….………………………………...108
II-4- Changement de l’éclairage actuel par les LED ………………………………..111
II-4-1- Actions de réduction à la source………………………………………..112
II-4-2- Favorisation de l’éclairage naturel………………………….…….…….112
II-4-3- Actions de remplacement de l’éclairage actuel par l’éclairage LED..….112
II-5- Mise en place des détecteurs de présence ………….…………………........….115
II-6- Renouvellement de l’installation d’air comprimé……….………………...…...119
II-6-1- Actions de réduction à la source…………………………………….......119
II-6-2- Actions de renouvellement de la station de compression………....…….119
II-7- Alimenter EMAPHOS depuis les barillets MP …………………………..……122
Conclusion & Perspectives………...……………………..………………………………...…125
Bibliographie & Webographie………………………………………………………………...127
Annexes……………………………………………………………………………………......128

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
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Liste des figures


Figure 1 : Présence mondiale du Groupe OCP…...…………………………….…………....…19
Figure 2 : Situation des sites miniers et chimiques du Groupe OCP………….…………....…..20
Figure 3 : Organigramme du Groupe OCP…………………………………….…………....….23
Figure 4 : Vue aérienne du Complexe industriel Jorf-Lasfar………………..….…………....…25
Figure 5 : Flow sheet du complexe OCP Jorf-Lasfar…………………………….………..…...28
Figure 6 : Modèle de Système de Management de l'Énergie………….…………………..…....31
Figure 7 : Schéma de l’analyse fonctionnelle…………………….…….………………….…...32
Figure 8 : Diagramme de Gantt du projet……………………………….………………..…….34
Figure 9 : Etapes de production de l’atelier sulfurique………….……….………………….….39
Figure 10 : Schéma de fonctionnement de l’atelier sulfurique du site OCP Jorf-Lasfar…….…42
Figure 11 : Schéma du fonctionnement de la centrale thermoélectrique du site OCP Jorf-
Lasfar…………...………………………………………………………………………………44
Figure 12 : Schéma du procédé de traitement des eaux douces…………..…….……………...47
Figure 13 : Schéma du procédé de compression d’air…………….……...……....…………….48
Figure 14 : Schéma global de la Station de Traitement des Eaux Douces du site OCP Jorf-
Lasfar……………………………………………………………………..………………….…49
Figure 15 : Interface de la veille réglementaire………………..…………………………….…50
Figure 16 : Pré-diagnostic de la situation actuelle……..…………………………………….…51
Figure 17 : Engagement de la direction………………………..…………………………….…62
Figure 18 : Politique énergétique……………………..………………………………………...64
Figure 19 : Répartition des sources énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et
Centrale………...……………………………………………………………………....……….71
Figure 20 : Répartition de la consommation électrique par utilités…..….…………….……….78
Figure 21 : Répartition de la consommation électrique par utilités……...………...…….……..79
Figure 22 : Hiérarchisation des usages énergétiques par leurs poids……..……………….……80
Figure 23 : Diagramme de PARETO……..……………………………………………….……81
Figure 24 : Evolution de la consommation électrique et de la production…………..…………83
Figure 25 : Evolution de la consommation électrique en fonction de la production………..….84

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Figure 26 : Indicateur de Performance Énergétique d’électricité en 2015………………..……85


Figure 27 : Evolution de la consommation de vapeur HP et de la production…………..……..86
Figure 28 : Evolution de la consommation thermique en fonction de la production………..….86
Figure 29 : Indicateur de Performance Énergétique de vapeur en 2015……………………..…87
Figure 30 : Schéma du Groupe Turbo-Alternateur…………………………………………..…92
Figure 31 : Puissance électrique en fonction du débit d’admission et de soutirage pour GTA1..97
Figure 32 : Puissance électrique en fonction du débit d’admission et de soutirage pour GTA2..98
Figure 33 : Puissance électrique en fonction du débit d’admission et de soutirage pour GTA3…98
Figure 34 : Rendement global en fonction de pression et de température d’échappement du
GTA 1……………………………………………………………………………………………99
Figure 35 : Rendement global en fonction de pression et de température d’échappement du
GTA 2……………………………………………………………………………………………99
Figure 36 : Rendement global en fonction de pression et de température d’échappement du
GTA 3……………………………………………………………………………………………99
Figure 37 : Schéma des équipements additionnels avec le système HRS………………….…...103
Figure 38 : Circuit gaz HRS……………………………………………………….……………105
Figure 39 : Circuit acide HRS………………………………………………………….……….106
Figure 40 : Soutirage maximum et production d’énergie électrique résultante….……………..109
Figure 41 : Soutirage maximum et production d’énergie électrique résultante……….………..110
Figure 42 : Caractéristiques du compresseur choisi…………………………………………….120
Figure 43 : Alimentation de EMAPHOS à partir du barillet MP…………………………….....123

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
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Liste des tableaux

Tableau 1 : Fiche synthétique du Groupe OCP……………………………………….……….24


Tableau 2 : QQOQCP du projet……………………………………………………….………32
Tableau 3 : Système de cotation de l’AMDEC……….……………………………….………35
Tableau 4 : Criticité du projet……………………….……………………………….………..35
Tableau 5 : Analyse des risques………………………….…………….…………….………..35
Tableau 6 : Evaluation des exigences légales……………….………………………….……..51
Tableau 7 : Evaluation de la responsabilité de la direction………………….………….…….52
Tableau 8 : Evaluation de la politique énergétique…………………………….……….…….53
Tableau 9 : Evaluation des exigences légales de la planification énergétique….…………….53
Tableau 10 : Evaluation de la revue énergétique………………………….……….…....…….54
Tableau 11 : Evaluation de la consommation de référence…………………....…….….…….54
Tableau 12 : Evaluation des indicateurs de performance énergétique……….....……….…....54
Tableau 13 : Evaluation des objectifs et cibles………….………………………….…….…...55
Tableau 14 : Evaluation de la mise en œuvre………….…………………………….……..…55
Tableau 15 : Evaluation de la communication interne et externe….…...…….………….…...56
Tableau 16 : Evaluation de la documentation…………….…………………………….…….57
Tableau 17 : Evaluation de la maîtrise opérationnelle….……………………………….....…57
Tableau 18 : Evaluation des achats et services énergétiques…….………………………..….58
Tableau 19 : Evaluation de la vérification…………………………………………….………59
Tableau 20 : Résultats de l’analyse SWOT…………………………………….……….....….60
Tableau 21 : Membres de l’équipe de management de l’énergie………………….….….…...64
Tableau 22 : Matrice de responsabilité………………………………………….……..….…..65
Tableau 23 : Fluides énergétiques et leurs usages……………………………….……..….….68
Tableau 24 : Utilités fabriquées………………………………………………….….…......….69
Tableau 25 : Production annuelle de l’Entité Production Sulfurique et Centrale….……….….69
Tableau 26 : Consommation annuelle de l’Entité Production Sulfurique et Centrale…..….....70
Tableau 27 : Bilan des consommations……………………………………………….……….71
Tableau 28 : Données de la production mensuelle…………………………………….…..….72

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Tableau 29 : Consommation énergétique des forces électromotrices………………..………74


Tableau 30 : Consommation énergétique de l’éclairage……………………………..………75
Tableau 31 : Consommation spécifique de l’air comprimé….………………………..……..76
Tableau 32 : Energie thermique consommée………………….……………………..………78
Tableau 33 : Les usages énergétiques selon la note affectée………………………..……….80
Tableau 34 : Répartition de la consommation selon PARETO……………………..………..81
Tableau 35 : Poste impactant les UES……………………………………………..…………82
Tableau 36 : Objectifs et cibles énergétiques……………………………………..………….88
Tableau 37 : Caractéristiques physiques de la vapeur d’eau dans les conditions optimales....92
Tableau 38 : les valeurs du rendement global du GTA 1………….……………..……….….94
Tableau 39 : les valeurs du rendement global du GTA 2………………………………….....95
Tableau 40 : les valeurs du rendement global du GTA 3………………………………..…...96
Tableau 41 : Les écarts en rendement et en production électrique des GTA (1,2 et 3)..……..96
Tableau 42 : Prix et périodes des tranches ONEE..………………………………….………101
Tableau 43 : Manque d’argent à gagner…………………………………………….……….101
Tableau 44 : Vapeur produite par le système HRS…………………………….……………106
Tableau 45 : Les principaux avantages du système HRS………………………..….……….107
Tableau 46 : Investissement pour le système HRS………………………………..….....…...107
Tableau 47 : Situation actuelle d’utilisation de la vapeur…………………………..….…….109
Tableau 48 : Situation prévue en cas d’intégration de six HRS………………….…….……110
Tableau 49 : Résultat pour six systèmes HRS installés……………………….....…….…….111
Tableau 50 : Durée de vie de différents types d’éclairage………………………….….…….113
Tableau 51 : LED équivalentes aux types de lampes existantes………………………...……113
Tableau 52 : Consommation énergétique des LED équivalentes en KWh……………..……113
Tableau 53 : Comparatif des consommations annuelles…………………………….….……114
Tableau 54 : Investissement en LED…………………………………………………………115
Tableau 55 : Les économies réalisées par l’éclairage en LED…………………………...….115
Tableau 56 : Description des périmètres d’application…………………….……………..…117
Tableau 57 : Les détecteurs de présence proposés……………….…………………….…....118
Tableau 58 : Les économies réalisées par la mise en place des détecteurs de présence.…....118
Tableau 59 : Critères de choix du compresseur………………………….……………….….120
Tableau 60 : Les économies réalisées par la rénovation des compresseurs…………….……122
Tableau 61 : Les économies réalisées par la solution proposée……………………….….…124

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Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Liste des abréviations


AMDEC : Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité
AS : Atelier Sulfurique
BMP : Brésil Maroc Phosphore
BP : Basse Pression
CTE : Centrale Thermoélectrique
DAP : Di-Ammonium Phosphate
EMAPHOS : Euro Maroc Phosphore
GTA : Groupe Turbo-Alternateur
H2SO4 : Acide sulfurique
HP : Haute Pression
HRS : Heat Recovery System
IMACID : Indo Maroc Phosphore
ISO : International Organization of Standardisation
IPÉ : Indicateur de Performance Énergétique
JV : Joint-Venture
LED : Light-Emitting Diode
MAP : Mono-Ammonium Phosphate
MP : Moyenne Pression
Na3PO4 : Phosphate trisodique
OCP : Office Chérifien des Phosphates
ODI : Own Direct Investment
ONEE : Office Nationale d’Electricité et de l’Eau Potable
PDCA : Plan – Do – Check – Act
PMP : Pakistan Maroc Phosphore
PSE : Programme de Sensibilisation des Employés
QQOQCP : Qui Quoi Où Quand Comment Pourquoi
RACI : Responsible – Accountable – Consulted – Informated
SMÉ : Système de Management de l’Énergie

15
Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

SO2 : Dioxyde de soufre


SO3 : Trioxyde de soufre
SWOT : Strengths – Weaknesses – Opportunities – Threats
TED : Traitement des Eaux Douces
TRSI : Temps de Retour Sur Investissement
TSP : Triple Super Phosphate
UES : Usages Energétiques Significatifs

16
Accompagnement à la mise en place du Système de Management de l’Énergie
ISO 50001 au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar

Introduction générale
Dans un contexte de dépendance énergétique vis-à-vis de l’étranger et d’une fluctuation
importante des prix d’énergie, il est devenu primordial d’appliquer une politique d’efficacité
énergétique.
Sur ce, le Maroc a adopté une nouvelle stratégie énergétique, qui a pour objectifs ultimes l’accès
généralisé à l’énergie à des prix raisonnables, la disponibilité de l’énergie, la maîtrise de la
demande et la préservation de l’environnement en atténuant les émissions des gaz à effet de
serre.
Considérée comme étant la plus grande industrie du Royaume, le Groupe OCP a son tour
envisage de s’aligner avec cette ambition et tend également à intégrer de manière durable les
techniques d’efficacité énergétique, et ce, en réalisant des audits énergétiques.
C’est dans cette perspective que s’inscrit cette présente étude, qui vise à contribuer à la
planification énergétique selon la norme ISO 50001. Nous étions amenés à identifier les
gisements potentiels de la consommation électrique et thermique, et de définir un plan d’actions
afin de réduire la consommation énergétique et assurer un suivi permanent à cette dernière.
A cet effet, ce projet de fin d’études s’articule autour de quatre chapitres :
• Chapitre I : Présente l’organisme d’accueil concerné par le diagnostic énergétique, la
méthodologie de la mise en œuvre du travail, ainsi que des généralités sur la norme ISO
50001 ;
• Chapitre II : Met l’accent sur la description des procédés du périmètre d’application,
ainsi que sur l’état actuel de l’organisme par rapport à la norme ISO50001 version
2011 ;
• Chapitre III : Dédié à la planification énergétique, en analysant l’évolution de la
production et de la consommation d’énergie qui conduit à quantifier le niveau
d’optimisation relatif à la consommation d’énergie et donc d’identifier les usages
énergétiques significatifs ;
• Chapitre IV : Détaillons les chantiers d’amélioration qui ont été décidés, en quantifiant
les gains apportés par ces améliorations et en les chiffrant ensuite pour justifier la
rentabilité du projet.

17
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

Chapitre I : Présentation de l’organisme


d’accueil et du contexte de déroulement
du projet
La connaissance de l’organisme d’accueil s’avère une étape
primordiale avant d’entamer l’étude du projet. Pour ce, le
présent chapitre sera consacré à la présentation de l’organisme
d’accueil, son histoire et sa place dans le marché international.
Ainsi qu’à la description du contexte de déroulement du projet,
et ceci afin de mieux situer le cadre du projet de fin d’études.
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

I- Présentation générale de l’organisme d’accueil


I-1- Introduction
En tant que leader mondial sur le marché des phosphates et de ses dérivés, le Groupe OCP est
devenu un acteur clé du marché international depuis sa création en 1920. Le Groupe est le
premier exportateur de roche phosphatée et d’acide phosphorique, ainsi que l’un des plus grands
producteurs d’engrais dans le monde. Totalement intégré, le Groupe intervient sur tous les
maillons de la chaîne de valeur dans l’industrie des phosphates, allant de l’extraction du minerai
et la fabrication d’acide phosphorique jusqu’à la production d’engrais. La variété et la qualité
des gisements de phosphate au Maroc sont parmi les meilleures au monde et assurent la richesse
des produits d’OCP.

Figure 1 : Présence mondiale du Groupe OCP


Sur le plan international, le Groupe OCP a développé des relations durables avec plusieurs de
ses clients qui vont au-delà de stricts arrangements commerciaux. Le Groupe a, au fil des
années, mis en place plusieurs joint-ventures de transformation avec des usines au Maroc et à
l’étranger avec des partenaires de premier plan venant du Brésil, de Belgique, d’Allemagne,
d’Inde et du Pakistan.
Présent dans cinq zones géographiques du pays, le Groupe OCP possède trois sites
d’exploitation minière : Benguérir, Khouribga/Youssoufia, Boucraâ/Laayoun et deux sites de
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

transformation chimique : Safi et Jorf Lasfar. Ainsi, OCP constitue un vecteur de


développement régional et national important.

Figure 2 : Situation des sites miniers et chimiques du Groupe OCP

I-2- Historique
L’existence du phosphate au Maroc a été révélée par les prospections géologiques qui ont
débutées vers 1908. Cependant, l’exploitation effective des gisements phosphatiques n’a
commencé qu’après la première guerre mondiale dans la région d’Oued Zem, et c’est en Juin
1921 que le premier train chargé de phosphate s’est dirigé vers le port de Casablanca, donnant
le coup d’envoi à l’export du phosphate vers l’étranger.
Pour gérer l’exploitation des phosphates au Maroc, l’Office Chérifien des Phosphates fut créé
le 7 Août 1920 par un Dahir. Depuis sa création, l’OCP détient le monopole de l’industrie et de
ses dérivés au Maroc.
En 1975, l’Office Chérifien des Phosphates a donné naissance au Groupe OCP. Géré par une
modernisation qui vise à améliorer la productivité du groupe et confirmer sa place en tant que
leader mondial dans l’industrie des phosphates.
Les événements importants de l’histoire du Groupe OCP se présentent comme suit :
• 1920 : Création de l’Office Chérifien des Phosphates
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

• 1921 : Première exportation de phosphate à partir du port de Casablanca le 23 Juillet ;


• 1965 : Début de la valorisation des phosphates avec le démarrage des installations de
l’usine de Maroc Chimie à Safi ;
• 1975 : Création du Groupe OCP (décision de création en juillet 1974 et mise en place
en janvier 1975) ;
• 1976 : Démarrage de Maroc Phosphore I à Safi ;
• 1981 : Démarrage de Maroc Phosphore II à Safi ;
• 1986 : Démarrage de Maroc Phosphore III et IV à Jorf Lasfar ;
• 1998 : Démarrage d’EMAPHOS (Maroc/Belgique/Allemagne) ;
• 1999 : Démarrage de IMACID (Maroc / Inde) ;
• 2003 : L’OCP est devenu le seul actionnaire de Phosboucraâ ;
• 2004 : Création de la Société "Pakistan Maroc Phosphore" S.A ;
• 2006 : Projet nouvelle ligne DAP 850 000 T/an à Jorf Lasfar ;
• 2008 : Démarrage de Pakistan Maroc Phosphore à Jorf Lasfar ;
• 2009 : Démarrage de Brésil Maroc Phosphore ;
• 2011 : Lancement d’une unité de dessalement d’eau de mer à Jorf Lasfar ;
• 2014 : Démarrage programmé du projet Slurry Pipeline sur l’axe Khouribga-Jorf
Lasfar ;
• 2015 : Lancement d’OCP Africa ;
• 2016 : Ouverture d’OCP Research à Washington.
I-3- Statut juridique
L’OCP est une entreprise semi-publique, bénéficiant d’une autonomie financière. Le Groupe
est géré par un Président Directeur Général, appuyé par les directeurs de pôles (Mines, Chimie
et Finance) et contrôlé par un conseil d’administration.
L’Office Chérifien des Phosphates disposa, dans un premier temps, d’un statut d’établissement
public avant d’acquérir celui de société anonyme en 2008. L’Etat marocain reste toutefois
l’actionnaire majoritaire du Groupe OCP SA avec 96,12% du capital, contre les 3,88% détenus
par le groupe Banque Populaire.
I-4- Mission du Groupe OCP
OCP a un accès exclusif aux plus larges ressources de phosphate au monde, un des composants
essentiels de toute forme de vie. En tant que tel, il est engagé à mettre son leadership
économique et sa responsabilité morale au service de la disponibilité à long terme de ce minerai
essentiel. De la même manière, OCP concilie une politique de gestion de ses ressources, visant
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

à assurer une croissance profitable et pérenne, avec ses engagements sociaux et


environnementaux.
La mission du Groupe OCP s’articule autour de trois composantes majeures :
• Leadership économique : OCP a comme objectif la consolidation de sa position de
leader de son industrie, afin de s’assurer une croissance économique à long terme, au
bénéfice de l’ensemble de ses parties prenantes ;
• Gestion de l’environnement : Le développement durable et la préservation de
l’environnement font partie des fondements des pratiques du Groupe.
L’utilisation des technologies les plus avancées en la matière permettent de minimiser
les impacts environnementaux de ses activités tout en améliorant les cadres de vie des
écosystèmes ;
• Engagement social : OCP fournit à ses proches communautés des prestations dans les
domaines de la santé, de l’éducation, de la culture et du sport. Le Groupe collabore
étroitement avec les entreprises locales, dans un cadre d’écosystèmes vertueux. Enfin,
il accompagne des millions d’agriculteurs à travers le monde à améliorer
durablement leurs rendements grâce à une fertilisation raisonnée. En outre, le Groupe
offre gratuitement ses services relatifs à l’extension de l’agriculture pour aider les
agriculteurs au Maroc et dans les autres pays émergents à accroitre leurs rendements
agricoles. [1’]
I-5- Organisation du Groupe OCP
C’est une organisation fondée sur une structure concentrée sur ses métiers de base qui lui permet
de s’acquitter de sa mission.
Les activités du Groupe sont structurées sous trois pôles : Mines, chimie, finance et support
logistique. Un comité exécutif et des comités articulés s’inscrivent dans une démarche de travail
collégial qui présente une assistance au Président Directeur Général et favorisent le transfert
d’information et le développement de synergie entre les différentes entités :
1. Le pôle Mines : Englobe la Direction des exploitations minières de Khouribga, la
Direction des exploitations minières des Gantour et la Direction de Phosboucraâ ;
2. Le pôle Chimie : Englobe les Directions Maroc Phosphore Safi, Maroc Phosphore Jorf-
Lasfar, la Société IMACID et la Société EMAPHOS ;
3. Le pôle Finance et Support Logistique : Englobe la Direction des Systèmes
d’Informations, la Direction Financière, la Direction des Approvisionnements et des
Marchés et la Direction Partenariats Internationaux.
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

Figure 3 : Organigramme du Groupe OCP

I-6- Activités du Groupe OCP


Le Groupe OCP est spécialisé dans l’extraction, la valorisation et la commercialisation de
phosphate et de produits dérivés. Chaque année, plus de 24 millions de tonnes de minerais sont
extraites du sous-sol marocain qui recèle les trois-quarts des réserves mondiales.
Principalement utilisé dans la fabrication des engrais, le phosphate provient des sites de
Khouribga, Benguérir, Youssoufia et Boucraâ-Laâyoune. Selon les cas, le minerai subit une ou
plusieurs opérations de traitement. Une fois traité, il est exporté tel quel ou bien livré aux
industries chimiques du Groupe à Jorf-Lasfar ou à Safi, pour être transformé en produits dérivés
commercialisables : Acide phosphorique de base, acide phosphorique purifié et engrais solides.
L’activité du Groupe OCP comprend deux volets :
• Minier : Exploitation, traitement et expédition du phosphate ;
• Chimique : Production d’acide phosphorique et d’engrais dérivés du phosphate.
L’activité minière du Groupe ne représente que les 25% du chiffre d’affaire, suite au
développement de l’activité chimique à partir des années 1960. Les produits, qu’il s’agisse du
phosphate ou de ses dérivés, sont commercialisés à l’international, et plus de 90% de la
production étant destinée à l’export.

23
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

I-7- Fiche synthétique


Cette fiche représente la carte d’identité du Groupe OCP :

Dénomination sociale OCP SA

Registre de commerce Casablanca 40 327

Date de création 07/08/1920

Siège social 2, Rue Al Abtal, Hay Erraha, Casablanca

La durée de la société est fixée à 99 ans à


compter du 1er
Durée de vie avril 2008, sauf cas de dissolution anticipée
ou prorogation prévue par les statuts ou par
la loi.
Président Directeur Général Mr. Mustapha Terrab

Effectif 22 677, dont 725 ingénieurs


8 287 500 000 MAD divisé en 82 875 000
Capital social actions de 100 MAD chacune, toutes de
même catégorie et entièrement libérées.
Réserves de phosphate 3/4 des réserves mondiales

Production Phosphate et dérivés phosphatés (acide


phosphorique, engrais)
• Phosphate : Khouribga, Benguérir,
Sites de production Youssoufia, Boucraâ-Laâyoune
• Dérivés : Safi, Jorf-Lasfar
Ports d'embarquement Casablanca, Jorf-Lasfar, Safi, Laâyoune

Production marchande de phosphate 24,45 millions de tonnes

Production de phosphate 27,16 millions de tonnes


Tableau 1 : Fiche synthétique du Groupe OCP

II- Présentation du complexe industriel Jorf-Lasfar


Situé sur le littoral atlantique, à 20 km au Sud-Ouest d’El Jadida, le complexe industriel de Jorf-
Lasfar a vu le jour en 1986 et a permis au Groupe OCP de doubler sa capacité de valorisation
des phosphates.
Le site, qui s’étend sur plus de 1700 hectares, a été choisi pour diverses raisons :
1. Proximité du site minier de Khouribga ;
2. Existence d’un port profond ;
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

3. Disponibilité d’eau de mer et de réserves d’eau douce ;


4. Possibilité d’extensions futures.
Maroc Phosphore de Jorf-Lasfar a pour principal objectif la production d’acide phosphorique
et d’engrais (DAP, MAP, TSP) à partir de Phosphates et de Soufre solide principalement. Ces
deux entrées de matière constituent les principales matières premières utilisées par l’usine
Maroc Phosphore.

Figure 4 : Vue aérienne du Complexe industriel Jorf-Lasfar

II-1- Présentation des Joint-Ventures du complexe Jorf-Lasfar


Dans le cadre de sa stratégie de développement international, le Groupe OCP a noué des
partenariats industriels stratégiques avec de nombreux opérateurs internationaux. Ces accords
ont donné lieu à la création de nouvelles unités d’exploitation du phosphate pour la production
d’acide phosphorique et d’engrais.
Ainsi, le site dispose actuellement de cinq usines :
1. EMAPHOS, créée en 1996 à Jorf-Lasfar, est doté d’un capital de 180 millions de
Dirhams ;
2. IMACID (Indo Maroc Phosphore SA), est une société indo-marocaine créée en 1997
sur le site de Jorf-Lasfar. Son capital social est de 620 millions de Dirhams ;
3. PMP (Pakistan Maroc Phosphore), installée à Jorf-Lasfar et créée en 2004 avec un
capital de 800 millions de Dirhams ;
4. BMP (Brésil Maroc Phosphore), société anonyme au capital de 900 millions de
Dirhams, a été créée en 2008 à Jorf-Lasfar et a débuté ses activités en 2009.
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

5. ODI (Own Direct Investment), comportant une ligne de production sulfurique, une
ligne de production phosphorique et une ligne de production engrais. Le complexe
dispose de quatre ODI avec la construction de six autres à l’horizon 2025.
II-2- Présentation du complexe Maroc Phosphore III et IV de Jorf-Lasfar
L’usine Maroc Phosphore III et IV a démarré en 1986, et fait partie intégrante du Groupe OCP.
Elle contient des zones principales telles que :
1. Le port : C’est la fenêtre du pôle au monde. L’office importe le soufre et l’ammoniac
et exporte le phosphate, l’acide phosphorique concentré et purifié et l’engrais de qualités
différentes. Aussi, le port contient un hangar de stockage de soufre solide, deux bacs
pour stockage de l’ammoniac, une station de pompage d’eau de mer et une station de
fusion et de filtration de soufre en le transformant en soufre liquide.
2. L’usine : Elle rassemble plusieurs ateliers de production, à savoir :
• Atelier sulfurique : Il est constitué de six unités de production d’acide
sulfurique monohydrate d’une capacité de 2650 tonnes par jour chacune.
• Atelier phosphorique : Il permet de produire 5400 tonnes de P2O5 (Pentoxyde
de phosphore) par jour.
• Atelier engrais : Il comporte quatre unités de production DAP dont deux
peuvent produire du TSP, MAP et NPK, d’une capacité de 1400 tonnes par jour
chacune.
• Atelier des utilités : Cet atelier rassemble tous les produits intermédiaires
nécessaires à la production à l’exception de l’acide sulfurique. Il contient :
a. Une centrale thermoélectrique, avec trois groupes turbo-alternateurs
de 37 MW chacun. Elle est conçue pour assurer la production et la
distribution de l’énergie électrique; la production et la gestion de la
vapeur; la réfrigération des auxiliaires du complexe et la production et la
distribution de l’eau alimentaire et condensats.
b. Une station de Traitement des Eaux Douces (TED), qui a pour rôle le
traitement, le stockage et la distribution des différentes qualités des eaux
aux consommateurs (Eau filtrée, eau désilicée et eau potable).
c. Une station de pompage et reprise d’eau de mer, qui est destinée à
alimenter le complexe en eau de mer traitée et filtrée.
d. Une station de compression d’air.
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

Figure 5 : Flow sheet du complexe OCP Jorf-Lasfar

27
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

III- Stratégie de gestion du projet


L’audit énergétique constitue, en effet, la démarche initiale essentielle pour garantir une bonne
définition des actions de maîtrise de l’énergie selon l’ISO 50001. L’étude approfondie des
différents postes consommateurs d’énergie permet de mettre en évidence des gisements
d’économies d’énergie et de déterminer les actions et investissements envisageables pour les
exploiter au meilleur coût.
C’est dans cette vision qu’il m’a été confiée, dans le cadre de mon projet de fin d’études, le
sujet de l’accompagnement à la mise en place de la norme ISO 50001 au niveau de l’Entité
Production Sulfurique et Centrale à l’OCP site de Jorf-Lasfar, afin de maîtriser et d’améliorer
continûment sa performance énergétique.
La maîtrise de sa consommation énergétique et de ses impacts environnementaux est l’une des
priorités majeures de Groupe OCP visant à renforcer son image de marque.
III-1- Acteurs du projet
• Maître d’ouvrage : Le Groupe OCP site de Jorf-Lasfar ;
• Maître d’œuvre : L’École Nationale des Sciences Appliquées de Tanger, représentée
par Boutaina MANAR, élève ingénieure en génie Éco-Énergétique et Environnement
Industriel ;
• Tuteur professionnel : Le suivi et l’encadrement de Mr. AKKAOUI Houssam,
Ingénieur HSE ;
• Tuteur pédagogique : Le suivi et l’encadrement de Mr. AZZABAKH Aniss,
Professeur Habilité à l’École Nationale des Sciences Appliquées de Tanger.
III-2- Définition du projet
Afin de montrer son engagement dans une politique énergétique, l’Entité Production Sulfurique
et Centrale a décidé d’adopter une politique de développement durable traitant le volet énergie.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la gestion de l’énergie pour pouvoir suivre et maîtriser la
consommation énergétique, améliorer l’efficacité énergétique et faciliter la mise en place d’un
système de management de l’énergie selon l’ISO 50001.
III-2-1- Généralités sur le Système de Management de l’Énergie
Le Système de Management de l’Énergie comprend un ensemble d’éléments ayant une
interrelation ou une interaction entre eux pour établir la politique énergétique, les objectifs
énergétiques ainsi que les processus et procédures pour atteindre ces derniers.

28
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

III-2-2- Concepts de l’ISO 50001


L’ISO 50001 offre aux organismes des stratégies de management permettant de leur améliorer
la performance énergétique. Il spécifie, à l’intention des organismes, les exigences applicables
au Système de Management de l’Énergie.
Norme de référence au niveau mondial, l’ISO 50001 intègre des exigences pour l’établissement
d’une politique énergétique efficace.
Pour ce faire, la norme est basée sur un système d’amélioration en continu suivant la
méthodologie de la roue de Deming, illustration de la méthode PDCA (Plan Do Check Act) qui
intègre le SMÉ dans toutes les pratiques de l’entreprise. La structure générale PDCA de la
norme ISO 50001 est comme suit [1] :
1. P (Plan / Planifier) : Le volet planification de la norme ISO 50001 consiste à :
• Réaliser la révision énergétique ;
• Établir la consommation de référence, les indicateurs de performance
énergétique, les objectifs, les cibles énergétiques et un plan d’actions.
2. D (Do / Faire) : Cette partie consiste à mettre en œuvre le plan d’actions de management
de l’énergie.
3. C (Check / Vérifier) : Le volet vérification consiste à :
• Surveiller et mesurer les processus et leurs caractéristiques opérationnelles qui
permettent de les comparer avec la politique et les objectifs ;
• Communiquer les résultats.
4. A (Act / Réagir) : Mener à bien les actions pour améliorer en permanence la
performance énergétique et le SMÉ.
III-2-3- Domaine d’application de la norme ISO 50001
L’ISO 50001 est applicable à tous les facteurs affectant la performance énergétique que
l’organisme peut surveiller et sur lesquels il peut avoir une influence. Elle ne prescrit pas de
critères de performance spécifiques en matière d’énergie. L’ISO 50001 a été conçue pour être
mise en œuvre par des organismes :
• De toutes tailles et de tous types ;
• Du secteur public ou privé ;
• Intervenant dans la fabrication ou les services ;
• Indépendamment de leur localisation géographique.

29
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

III-2-4- Structure de la norme ISO 50001


Cinq leviers d’actions permettent à une organisation d’améliorer sa performance énergétique :
1. Politique énergétique : Elle doit être l’expression formelle de l’engagement de
l’organisme à améliorer sa performance énergétique.
2. Planification énergétique : L’identification et la mise en œuvre des aspects légaux et
la conception des plans d’actions à développer.
3. Mise en œuvre et fonctionnement : Les plans d’actions préalablement conçus sont
implémentés.
4. Vérification : Cette phase comprend les points de suivi et de contrôle.
5. Revue de management : Dans cette phase, la direction révise le fonctionnement du
SMÉ pour assurer sa viabilité, son développement correct et son efficacité.
Les phases dont la norme est constituée sont montrées dans le schéma ci-dessous :

Figure 6 : Modèle de Système de Management de l'Énergie

30
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

III-3- Problématique
Le différentiel entre la production nette et brute provient de la quantité d’énergie produite
consommée par les équipements. De ce faite, il faut tout d’abord maîtriser la consommation
énergétique de tous les ateliers de l’Entité Production Sulfurique et Centrale.
C’est dans cette perspective, que le projet de la préparation à la mise en place d’un Système de
Management de l’Énergie selon la norme ISO 50001 couvrira les ateliers de production
sulfurique et d’utilités.
Notre projet de fin d’études s’inscrit dans le cadre de la gestion de l’énergie et de l’amélioration
de l’efficacité énergétique de l’entreprise, pour cela nous avons adopté la démarche de la norme
ISO 50001. De premier abord, nous avons commencé par l’établissement de la politique
énergétique et de l’engagement de la direction ainsi que les différents rôles et responsabilités.
Par la suite, nous avons passé à la planification énergétique où nous avons réalisé la veille
réglementaire, la revue énergétique, les indicateurs de performance énergétique ainsi que les
objectifs, cibles et plan d’actions.
III-3-1- Expression du besoin
Dès le lancement du projet, le besoin primaire a été exprimé par l’outil d’analyse fonctionnelle
« Bête à cornes ».

Sur quoi agit-il ? A qui rend-il service ?

Entité Production
Groupe OCP Sulfurique et Centrale

Mise en place du SMÉ et


déploiement du référentiel
environnement

Dans quel but ?

Certification ISO 50001

Figure 7 : Schéma de l’analyse fonctionnelle

31
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

III-3-2- QQOQCP
Face à ce projet, la clarification de la problématique à travers la réalisation d’un QQOQCP
s’avère un point de départ très important afin de mieux cerner le sujet d’étude et les attentes du
projet.
MANAR Boutaina, élève ingénieure de la troisième année du cycle ingénieur,
Qui
Génie Éco-Énergétique et Environnement Industriel.
Projet de fin d’études intitulé « Accompagnement à la mise en place du
Système de Management de l’Énergie ISO 50001 au niveau de l’Entité
Quoi
Production sulfurique et Centrale de l’OCP Jorf-Lasfar» clôturant la
formation d’ingénieur à l’ENSAT.
A l’OCP site Jorf-Lasfar, Maroc Phosphore III et IV, au sein de l’Entité

Production Sulfurique et Centrale.
Quand Période de 4 mois allant de 20 février 2017 au 30 juin 2017.
Application des connaissances acquises tout au long de la formation
Comment
académique pour répondre au besoin exprimé par le Groupe OCP.
Obtenir le diplôme d’ingénieur d’état en Génie Éco-Énergétique et
Pourquoi
Environnement Industriel.
Tableau 2 : QQOQCP du projet
III-4- Planification
Pour le bon déroulement de tout projet, une planification des différentes tâches à réaliser est
nécessaire.
III-4-1- Diagramme de Gantt
Afin de mener une étude saine et pertinente la gestion de projet est une étape primordiale. Pour
ce, nous avons eu recours au Diagramme de Gantt pour la planification des tâches. Ce dernier
est un outil permettant de modéliser la planification des tâches nécessaires à la réalisation d'un
projet. Suite à cela, un diagramme a été dressé au fur et à mesure de l’avancement du projet.

32
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

Figure 8 : Diagramme de Gantt du projet

33
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

III-4-2- Etapes de réalisation du projet


Pour réussir les objectifs fixés et répondre au cahier des charges, le planning du projet a été
subdivisé en quatre phases :
1. Etat des lieux : Faire un pré-diagnostic des installations du périmètre d’application afin
de récupérer les gisements d’économies d’énergie, ce qui permet de mettre en évidence
des audits plus ciblés concernant les actions les plus rentables.
2. Revue énergétique : Analyser les profils de consommation pour définir les
consommations de référence, les usages énergétiques significatifs ainsi que les
indicateurs de performance.
3. Audit énergétique : Faire un diagnostic des installations. Ce diagnostic vise à identifier
les causes de la surconsommation de l’énergie et de repérer les principaux gisements
d’économie d’énergie.
4. Optimisation de la consommation de l’énergie : Proposer un plan d’actions en vue de
la maîtrise de l’énergie.
IV- Analyse des risques – AMDEC du projet
Pour mener à bien le projet et pour garantir une réalisation des objectifs définis, une étude des
risques liés au projet s’est avérée nécessaire pour identifier les différentes contraintes ainsi que
les paramètres critiques à prendre en considération.
L’AMDEC est une technique d’analyse prévisionnelle applicable aux produits ou aux
processus, permettant d’identifier les risques d’apparition des défaillances et de leurs
conséquences.
Durant ce projet, cette analyse des risques de type projet a été adoptée en envisageant deux
types de solutions : Curatives (Cu) et préventives (Pr).
Le système de cotation des quatre indices de risques :
• Probabilité d’occurrence P
• Gravité G
C=P*G*D
• Détectabilité D
• Criticité C

34
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

Cotation 1 2 3 4

P Inexistante Rare Occasionnelle Fréquente

G Négligeable Mineur Grave Très Grave


Fortement
D Détectable Peu détectable Non Détectable
détectable
Tableau 3 : Système de cotation de l’AMDEC

Cotation 1 à 14 15 à 25 >25
Type du risque Faible Acceptable Inacceptable
Tableau 4 : Criticité du projet

Criticité Actions
Risque Cause Effet Solutions
P G D C Pr/Cu
Hiérarchiser les
parties du projet
Pr
selon leur
Période serrée Couverture importance
pour la L'ampleur du incomplète
3 3 2 18 Etablir le
réalisation du projet des volets
projet du projet diagramme de Pr
Gantt
Respecter les
Pr
tâches planifiées
Permuter les
taches selon la
Pr
Manque de la disponibilité des
Indisponibilité Retard des responsables
communication 4 4 2 32
des ressources tâches
interne S’adapter à
l’environnement Pr
existant
Diversification
Difficultés des sources Pr
Indisponibilité Retard du
d'accès aux 4 4 2 32 d'informations
du personnel projet
données
Travail en groupe Cu
Pertes du Suppression
Retard du Enregistrer les
travail réalisé des
projet et données dans :
et les données documents ou 2 4 3 24 Pr
rédaction Google, Drive,
relatives au problèmes
du rapport Dropbox, USB
projet techniques
Tableau 5 : Analyse des risques

35
Chapitre I : Présentation de l’organisme d’accueil et du contexte de déroulement du
projet

Conclusion
Ce chapitre introductif a été consacré essentiellement à la présentation de l’environnement du
travail au sein de l’entité d’accueil OCP Jorf-Lasfar. Il met aussi l’accent sur le contexte général
du projet, ses objectifs, son analyse des risques et sa planification.
La partie suivante détaillera davantage l’essence du travail, à savoir la planification du Système
de Management de l’Énergie.

36
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité


Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ
Ce chapitre détaille la phase de planification du Système de
Management de l’Énergie. Il comprend aussi la responsabilité
de la direction, la politique énergétique et la veille
réglementaire

37
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Introduction
Les organisations qui voient le rendement financier de la gestion de l’énergie s’efforcent
continuellement d’améliorer leur performance énergétique. Leur succès repose sur une
évaluation régulière des performances énergétiques et la mise en œuvre des mesures pour
accroître l’efficacité énergétique. Peu importe la taille ou le type de l’organisation, l’élément
commun de gestion de l’énergie est l’engagement. C’est dans ce cadre que s’inscrit ce présent
chapitre.
I- Domaine d’application et périmètre de management de l’énergie
La définition du champ d’étude consiste à identifier le site géographique sur lequel nous allons
appliquer la gestion de l’énergie et les activités y afférentes. Pour notre cas, l’étude sera faite
au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale du site OCP Jorf-Lasfar.
I-1- Atelier Sulfurique
L’atelier de production d’acide sulfurique de Maroc Phosphore III et IV est composé de deux
bacs de stockage du soufre liquide, de six unités de production identiques (A, B, C, X, Y, Z) de
capacité unitaire de 2650 TMH/jour, de six bacs de stockage d’acide sulfurique et de trois
stations de chargement de camions citernes.
L’acide sulfurique est considéré comme un produit intermédiaire qui est destiné aux clients internes
(Pour la production de l’acide phosphorique, pour la production des engrais, EMAPHOS, IMACID)
et aux clients externes du pôle industriel Jorf-Lasfar.
Les étapes de production d’acide sulfurique sont la combustion du soufre dans le four, la conversion
de SO2 en SO3 dans le convertisseur et l'absorption de SO3 dans les tours d’absorption.
La figure suivante illustre ces étapes :

Figure 9 : Etapes de production de l’atelier sulfurique

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Vu que, ce procédé s’accompagne d’un dégagement de chaleur dans certaines réactions, la


production de vapeur est un sous-produit destiné vers la centrale, sous forme de vapeur à haute
et moyenne pression pour la production de l’électricité.
I-1-1- Combustion du soufre
Le soufre liquide est pompé de la fosse de pompage vers le four de combustion, avec une
température qui dépasse 400°C. Afin de former le dioxyde de soufre, ce soufre liquide se brûle
avec un excès d’air qui a déjà subi une filtration pour éliminer la poussière et un séchage afin
de diminuer l’humidité, selon la réaction suivante :
S + O2 → SO2 + Q1
La température du gaz à la sortie du four est plus élevée que la température nécessaire pour la
conversion (420°C). Pour ce, les gaz sont refroidis dans deux chaudières de récupération
parallèles.
I-1-2- Conversion du dioxyde du soufre
Après avoir passé par les chaudières, les gaz traversent un filtre à gaz pour éliminer les cendres
contenues dans le soufre et arrivent au convertisseur.
Le mécanisme de cette conversion est comme suit :
SO2 + ½ O2 → SO3 + Q2
Cette réaction de conversion n’est pas complète, en effet, le taux de conversion de la réaction
dépend de la répartition et la quantité du catalyseur dans les couches du convertisseur. Dans les
unités sulfuriques, le taux de conversion est de 99.5% et le SO2 non converti devient une source
d’émission.
Dans la première masse du convertisseur, on a une conversion maximale du dioxyde du soufre.
La quantité restante passe par le surchauffeur afin de diminuer sa température et être par la suite
renvoyée à la deuxième masse du convertisseur. Ainsi de suite, jusqu’arrivé à la troisième masse
où les gaz sont refroidis puis transférés vers la tour d’absorption intermédiaire pour que
l’absorption de SO3 par l’acide sulfurique sera faite à 98.5%.
Les gaz sortant de cette tour et contenant encore du dioxyde de soufre non converti circulent à
nouveau dans la quatrième masse du convertisseur où la conversion finale de SO2 en SO3 aura
lieu.
En dernière phase, ces gaz entrent dans la tour d’absorption finale afin de transformer le
Trioxyde de Soufre (SO3) en Acide Sulfurique (H2SO4) avant de dégager le reste des gaz dans
l’atmosphère par la cheminée.

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

I-1-3- Absorption de SO3 et formation de l’acide sulfurique H2SO4


La réaction d’absorption est aussi exothermique, qui dégage de la chaleur. Elle s’écrit comme
suit :
SO3 + H2O → H2SO4 +Q3
Le rôle des tours d'absorption est d'absorber le trioxyde de soufre contenu dans les gaz de
procédé pour produire de l'acide sulfurique. Chacune des unités d'acide sulfurique est munie de
deux tours d'absorption, une tour d'absorption intermédiaire utilisée dans le circuit d'absorption
intermédiaire et une tour d'absorption finale pour le circuit d'absorption finale.
Environ 90% de SO2 passe par les trois premières couches du convertisseur et est converti en
SO3 pour être absorbé par la suite dans la tour intermédiaire. Les 10% restant, après avoir passé
par la quatrième couche du convertisseur, est absorbé dans la tour d’absorption finale.
L’acide de circulation dans les tours de séchage et d’absorption est récupéré dans les deux bacs
intermédiaires où l’eau de dilution est ajoutée automatiquement pour maintenir le titre d’acide
à 98.5%. [2]
La figure suivante illustre le fonctionnement des lignes de production sulfurique :

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Figure 10 : Schéma de fonctionnement de l’atelier sulfurique du site OCP Jorf-Lasfar

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

I-2- Centrale thermoélectrique


La centrale thermoélectrique est considérée comme le cœur de la plate-forme, elle fournit toutes
les utilités nécessaires pour le maintien du complexe en production et un arrêt de cet atelier
engendre immédiatement l'arrêt de l'ensemble des ateliers. Elle a comme rôle la production et
la distribution de l’énergie électrique nécessaire pour le fonctionnement du complexe et la
gestion de la vapeur HP / MP / BP.
La centrale est équipée de trois groupes turbo-alternateurs d’une capacité de 37 MW chacun et
de deux chaudières auxiliaires d’une capacité de production de 25 T/h servant à assurer le
démarrage du complexe en fournissant la vapeur pour le démarrage des lignes de production de
l'acide sulfurique et de compenser le manque de vapeur en cas de besoin.
Générés dans la centrale thermique et dans les autres ateliers du complexe Jorf-Lasfar, les
condensats sont acheminés au système de récupération des condensats. En retour de tous les
ateliers, excepté ceux de l’atelier phosphorique qui passent directement à la bâche alimentaire,
les condensats sont collectés dans une bâche à condensats et sont refroidis avant d’être traités
dans la station de polissage.
La centrale fournit aussi l’eau NORIA qui est utilisée pour le refroidissement des huiles des
turbo-alternateurs, des compresseurs et des turbosoufflantes.
La centrale dispose aussi d’un groupe électrogène de charge 1 MW autonome fonctionnant au
gas-oil qui maintient le secours des équipements du complexe et de l’éclairage. [3]
La figure suivante illustre le fonctionnement de la centrale thermoélectrique :

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
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Figure 11 : Schéma du fonctionnement de la centrale thermoélectrique du site OCP Jorf-Lasfar

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

I-2-1- Circuit vapeur


I-2-1-1- Réseau vapeur Haute Pression
La vapeur HP générée par les chaudières de récupération des unités sulfuriques est livrée par
un réseau de tuyauteries. Le débit de la vapeur HP produit par les six lignes de l’atelier
sulfurique est de 570 T/h, avec une température de 490°C et une pression de 58 bars.
La vapeur HP alimente :
• Les trois groupes turbo-alternateurs ;
• L’atelier de purification de l’acide phosphorique de l’usine EMAPHOS.
I-2-1-2- Réseau vapeur Moyenne Pression
La vapeur MP provient essentiellement du soutirage des trois groupes turbo-alternateurs et au
niveau des turbosoufflantes des unités sulfuriques en cas de contournement, à une température
après désurchauffe de 270°C et une pression de 8,5 bars. Cette vapeur est livrée dans un
collecteur (Barillet MP) où s’effectue la distribution aux consommateurs, tels que :
• Atelier phosphorique ;
• Réchauffage de la bâche alimentaire ;
• Atelier d’engrais ;
• Port ;
• Traçage.
I-2-1-3- Réseau vapeur Basse Pression
La vapeur MP est désurchauffée à 155°C et détendue à 5,5 bars afin de constituer le réseau
vapeur BP qui alimente :
• Le réchauffage du soufre ;
• Traçage du fuel ;
• Préparation de la soude utilisée dans le traitement de l’eau.
I-2-2- Circuit condensat
En retour de tous les ateliers, excepté ceux de l’atelier phosphorique qui passent directement à
la bâche alimentaire, les condensats sont collectés dans une bâche à condensats et sont refroidis
avant d’être traités dans la station de polissage. Après traitement, ces derniers sont directement
envoyés au dégazeur pour être débarrassés de l'oxygène et du gaz carbonique dissous afin
d'éviter la corrosion des chaudières, des turbines et des tuyauteries. Finalement, les condensats
dégazés alimentent la bâche alimentaire.

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Le système de vapeur condensé a pour mission la récupération des divers condensats et permet
leur conditionnement et traitement avant d’être renvoyés vers la bâche alimentaire. Le réseau
condensat comprend essentiellement :
• Bâche à condensats ;
• Refroidisseurs de condensats ;
• Pompes de reprise.
I-2-2-1- Bâche à condensats
La bâche reçoit les condensats des condenseurs principaux en partie haute via les pompes
d’extractions, des condenseurs auxiliaires par gravitation en partie basse et de tous les
condensats en retour des ateliers. Un appoint d’eau désilicée provenant de la TED assure la
régulation du niveau d’eau dans la bâche et compense les pertes du circuit.
A partir de la bâche à condensats, l’eau est pompée par le biais des pompes de reprise vers le
poste de polissage pour retraitement. Ces condensats passent par les réfrigérants à eau de mer
avant d’atteindre le polisseur pour abaisser la température à une valeur tolérables par les résines
de polissage (50°C).
I-2-3- Circuit eau alimentaire
Ce système est destiné à assurer le conditionnement des condensats avant d’être retournés vers
les chaudières de récupération, par leur réchauffage et dégazage. De ce fait, il est indispensable
de dégazer l’eau afin de se débarrasser des différents gaz en solution (Essentiellement l’oxygène
O2 et le gaz carbonique CO2) qui donnent lieu au phénomène de corrosion.
I-2-4- Circuit eau de refroidissement NORIA
Ce réseau fonctionne en circuit fermé en traversant les échangeurs NORIA à eau de mer. Une
injection du phosphate trisodique Na3PO4 est effectuée à l’aspiration des pompes de
réfrigération afin d’éviter l’entartrage dans le circuit de refroidissement. Les deux échangeurs
ont pour mission d’assurer le refroidissement de l’eau NORIA considérée comme une source
chaude, en transférant une partie de sa chaleur à l’eau de mer considérée comme la source
froide. En cas d’indisponibilité des pompes de réfrigération, le refroidissement est assuré par le
système de secours qui permet l’alimentation du circuit NORIA par l’eau d’incendie.
Après son utilisation cette eau passe à travers des refroidisseurs à eau de mer, puis elle est
refoulée par des pompes aux différents utilisateurs, donc elle accomplie un circuit fermé.
I-2-5- Circuit eau de mer
Ce réseau assure le refroidissement des condensats et la condensation de la vapeur. L’eau de
mer circule en circuit ouvert, une fois utilisée, elle est évacuée dans le canal de rejet vers la mer.

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
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I-3- Station de Traitement des Eaux Douces


La Station de Traitement des Eaux Douces (TED) du Maroc Phosphore III et IV comprend les
réseaux d’eau brute, de la filtration et les chaînes de déminéralisation ainsi que les chaînes de
polissage.
Les utilités suivantes sont également stockées et distribuées à partir du TED : Gas-oil, fuel, air
comprimé, acide sulfurique et soude caustique.
Ce traitement d’eau douce a pour but de produire une eau déminéralisée pour satisfaire les
clients du TED en suivant le procédé suivant :

Figure 12 : Schéma du procédé de traitement des eaux douces


I-3-1- Circuit d’eau brute
L’Office Nationale de l'Electricité et de L'Eau Potable (ONEE) alimente le service TED par
l’eau brute avec un débit de 2000 à 3000 m3/h, stockée dans un bassin de reprise et muni de
pompes centrifuges de 450 m3/h chacune, et qui sont chargées de :
• La distribution vers les ateliers phosphorique et sulfurique et les nouvelles lignes de
production d’engrais ;
• L’alimentation des chaînes de filtration ;
• La maintenance de la pression dans le réseau incendie.
Le traitement d’eau brute est destiné à éliminer les matières en suspension et la matière
organique.
I-3-2- Circuit de filtration
Ce réseau comprend quatre chaînes de filtration, chacune d’elle comprend :
• Un filtre à sable : C’est un filtre comprenant trois couches successives de sable
superposées l’une sur l’autre dont le rôle est d’éliminer les matières en suspension qui
existent dans l’eau ;

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

• Un filtre à charbon actif : L’eau provenant de l’installation précédente est dirigée vers
des filtres à charbon actif avant d’être stockée dans une bâche réservée à l’eau traitée.
Les filtres à sable et à charbon actif doivent être lavés régulièrement afin d’éviter leur
colmatage, et ceci en éliminant les matières en suspension captées par ces derniers.
Une partie de l’eau filtrée alimente un bac intermédiaire pour subir une chloration afin d’assurer
l’alimentation de tout le complexe en eau potable.
I-3-3- Circuit de déminéralisation
Le réseau de déminéralisation est composé de deux types de chaînes :
• La chaîne de déminéralisation comportant un échangeur cationique et anionique
séparés, ainsi que le dégazeur CO2 ;
• La chaîne de polissage composée de filtres à lits mélangés et d’un poste de régénération
externe. Cette régénération permet d’éliminer les cations et les anions captés au cours
de la production de l’eau déminéralisée.
I-3-4- Station de compression d’air
La station de compression alimente l’ensemble de l’usine en air comprimé. Six compresseurs
alimentent quatre ballons de stockage.

Figure 13 : Schéma du procédé de compression d’air


Les deux premiers ballons alimentent l’usine en air de service et les deux autres en air
d’instrumentation. [4]
Le diagramme de procédé suivant présente la station de traitement des eaux douces et les utilités
associées dans un schéma global :

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Figure 14 : Schéma global de la Station de Traitement des Eaux Douces du site OCP Jorf-Lasfar

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

II- Veille réglementaire


Selon le référentiel de la norme ISO 50001, l’organisme doit identifier et avoir accès aux
exigences légales et autres exigences auxquelles l’organisme a souscrit relatives à ses usages
énergétiques.
A cet effet, nous avons établi une procédure expliquant la méthodologie adoptée pour la
réalisation de l’analyse réglementaire. (Voir Annexe 1)

Figure 15 : Interface de la veille réglementaire


D’après cette étude, nous remarquons que le périmètre d’application de l’étude n’est pas
conforme à tous les articles de la loi d’efficacité énergétique. Pour ce, il faut impérativement
procéder à :
• Programmer une étude d’impact énergétique conformément aux dispositions de la loi
47-09 ;
• Programmer un audit énergétique conforme aux dispositions de la présente loi 47-09 ;
• Communiquer à l’administration les résultats de l’audit énergétique.
III- Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale
Afin d’aller vers une certification de la norme ISO 50001, l’applicabilité des exigences légales
et réglementaires s’avère une étape nécessaire.
❖ Pré-diagnostic
Le pré-diagnostic constitue la première étape dans la revue énergétique. Il a comme but de :
• Vérifier la conformité des exigences de la norme ISO 50001 dans l’organisme ;
• Apprécier, dans sa globalité, la situation énergétique de l’entreprise et le management
de l’énergie ;

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

• Identifier les objectifs et les enjeux stratégiques de l’organisme, ainsi que ses
contraintes, besoins, critères et modes de décision d’investissement ;
• Fournir des préconisations relatives à la préparation en vue du diagnostic (Mise en place
d’un suivi énergétique, mesures, documents) et aux subventions disponibles.
Dans ce sens, et en se basant sur la norme ISO 50001, nous avons évalué la situation actuelle
du périmètre d’application qu’est l’Entité Production Sulfurique et Centrale.

Exigences générales
100%

80%
Revue de management Engagement de la direction
60%

40%

20% 0% 15%
0%
0% 0%
20%
Vérification 7% Politique énergétique
15%

Mise en œuvre et
Planification énergétique
fonctionnement

Figure 16 : Pré-diagnostic de la situation actuelle


Nous remarquons que l’organisme ne respecte pas la plupart des exigences de la norme
ISO 50001.
Dans ce qui suit, des tableaux qui détaillent le pré-diagnostic présenté auparavant, et qui
exposent la situation de l’entreprise par rapport à la norme ISO 50001.
III-1- Exigences générales
Les éléments du premier volet de la norme sont traités dans le tableau ci-dessous :

N° Elément de la norme Evaluation Action

L’organisme a-t-il établi, documenté,


mis en œuvre, entretenu, et amélioré un L’organisme doit établir un
1 Non
SMÉ conformément aux exigences de SMÉ
la présente norme internationale ?

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

N° Elément de la norme Evaluation Action

L’organisme a-t-il défini et documenté


L’organisme doit définir le
2 le domaine d’application et le Non
périmètre d’application
périmètre de son SMÉ ?
L’organisme a-t-il déterminé la façon
dont il satisfera les exigences de la
présente norme internationale de façon L’organisme doit déterminer
3 Non la façon dont il satisfera les
à obtenir l’amélioration continue de sa
exigences de la norme
performance énergétique et de son
SMÉ ?
Tableau 6 : Evaluation des exigences légales

III-2- Responsabilité de la direction


La direction doit faire preuve de son engagement à soutenir le SMÉ et à en améliorer l'efficacité
en permanence par :

N° Elément de la norme Evaluation Commentaire & Action

La direction doit s’engager


La définition, l'établissement, la mise
formellement envers
1 en œuvre et l'entretien d'une politique Non
l’amélioration de sa
énergétique
performance énergétique

La désignation d'un représentant de la


direction et l'approbation de La direction doit désigner un
2 Non
constituer une équipe de management responsable énergie
de l'énergie
La mise à disposition des ressources
nécessaires pour établir, mettre en Mettre à disposition l’ensemble
3 œuvre, entretenir et améliorer le SMÉ Non des ressources nécessaires pour
et la performance énergétique qui en le projet
résulte

La définition du domaine
4 Oui Périmètre déjà désigné
d'application et du périmètre du SMÉ

La communication de l'importance du
Communiquer l'importance du
5 management de l'énergie au Non
management de l'énergie
personnel de l'organisme

L'assurance que les objectifs et cibles S’assurer des objectifs et cibles


6 Non
énergétiques sont fixés énergétiques

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

N° Elément de la norme Evaluation Commentaire & Action

L'assurance que les IPÉ sont adaptés S’assurer de l’existence des IPÉ
7 Oui
à l'organisme et qu’ils sont adaptés

La prise en compte de la performance


8 énergétique dans la planification à Non Ne sera pas traité dans ce projet
long terme
L'assurance que les résultats sont
9 mesurés et communiqués à intervalles Non Ne sera pas traité dans ce projet
définis
La conduite de revues de
10 Non Ne sera pas traité dans ce projet
management
Tableau 7 : Evaluation de la responsabilité de la direction
III-3- Politique énergétique
La politique énergétique doit être l'expression formelle de l'engagement de l'organisme à
améliorer sa performance énergétique. La direction doit définir la politique énergétique et
s'assurer qu'elle :

N° Elément de la norme Evaluation Action

Est adaptée à la nature des usages et


1 de la consommation énergétique de Non
l'organisme, et est à leur échelle
Comprend un engagement
2 d'amélioration continue de la Non
performance énergétique
La direction doit s’engager
Comprend un engagement pour faire une amélioration de
garantissant la disponibilité de la performance énergétique en
3 l'information et des ressources Non respectant les exigences de la
nécessaires pour atteindre les norme ISO 50001.
objectifs et les cibles
Comprend un engagement de respect
des exigences légales applicables et
des autres exigences auxquelles
4 Non
l'organisme adhère concernant ses
usages, sa consommation et son
efficacité énergétique

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

N° Elément de la norme Evaluation Action


Fixe le cadre dans lequel les objectifs
5 et cibles énergétiques sont fixés et Non
revus
Encourage l'achat de produits et de
services économes en énergie et la
6 conception dans une optique Non L’engagement doit être bien
d'amélioration de la performance rédigé, documenté et diffusé au
énergétique sein de l’organisme.
Est documentée et communiquée à
7 tous les niveaux au sein de Non
l'organisme
Est revue régulièrement et mise à jour
8 Non
si nécessaire
Tableau 8 : Evaluation de la politique énergétique
III-4- Planification énergétique
L'organisme doit mener à bien et documenter un processus de planification énergétique. Cette
planification doit être en cohérence avec la politique énergétique et doit conduire à des actions
d'amélioration continue de la performance énergétique.
La planification énergétique doit inclure une revue des activités de l'organisme susceptibles
d'impacter la performance énergétique.
III-4-1- Exigences légales et autres exigences

Elément de la norme Evaluation Commentaire

L'organisme a-t-il identifié, mis en œuvre les


exigences légales applicables et autres Les exigences légales sont
exigences, concernant ses usages, sa Non établies pour ISO 9001 et ISO
consommation et son efficacité énergétiques, 14001
auxquelles il souscrit ?
Tableau 9 : Evaluation des exigences légales de la planification énergétique

III-4-2- Revue énergétique


L'organisme doit concevoir une revue énergétique, la réaliser périodiquement et en conserver
les enregistrements. La méthodologie et les critères utilisés pour la conception de cette revue
doivent être documentés.

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Pour concevoir sa revue énergétique, l'organisme doit :

N° Elément de la norme Evaluation Action

Analyser les usages et la


1 consommation énergétique à partir de Oui
mesures et d'autres données

Identifier, d'après les analyses des L’organisme doit établir une


usages et de la consommation revue énergétique périodique-
2 Non
énergétique, les secteurs d'usages ment et en conserver les
énergétiques significatifs enregistrements

Identifier, hiérarchiser et enregistrer


3 les potentiels d'amélioration de la Non
performance énergétique
Tableau 10 : Evaluation de la revue énergétique
III-4-3- Consommation de référence

Elément de la norme Evaluation Action

L'organisme a-t-il établi une (des)


consommation(s) de référence à partir des L’organisme doit définir les
informations de la revue énergétique initiale, consommations de références
sur une période pertinente pour les usages et pour chaque vecteur énergétique
Non
la consommation énergétique de l'organisme. et pour chaque unité de
Les modifications de la performance production
énergétique doivent être comparées à la (aux)
consommation(s) de référence ?
Tableau 11 : Evaluation de la consommation de référence
III-4-4- Indicateurs de performance énergétique

Elément de la norme Evaluation Commentaire

L'organisme a-t-il identifié des IPÉ adaptés à


la surveillance et à la mesure de sa Oui A revoir dans la prochaine étape
performance énergétique ?
Tableau 12 : Evaluation des indicateurs de performance énergétique

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

III-4-5- Objectifs, cibles énergétiques et plans d'actions de management de


l'énergie

N° Elément de la norme Evaluation Commentaire


L'organisme a-t-il établi, mis en
œuvre et tenu à jour des objectifs et
cibles énergétiques documentés pour L'organisme doit établir des
1 Oui
chaque fonction, niveau, procédé ou objectifs et cibles énergétiques
installations pertinentes au sein de documentés pour chaque unité
l'organisme ? de production et machine
L'organisme a-t-il établi, mis en pertinente au sein de
œuvre et tenu à jour des plans l'organisme
2 Oui
d'actions permettant d'atteindre ses
objectifs et ses cibles ?
Tableau 13 : Evaluation des objectifs et cibles
III-5- Mise en œuvre et fonctionnement
Pour la mise en œuvre et le fonctionnement, l'organisme doit employer les plans d'actions et
autres éléments de sortie issus du processus de planification.
III-5-1- Compétence, formation et sensibilisation

N° Elément de la norme Evaluation Commentaire


L'organisme s’est-il assuré que toute
personne travaillant pour ou au nom
de l'organisme, en rapport avec les
usages énergétiques significatifs, est
1 Non
compétente, à savoir qu'elle dispose
de la qualification, de la formation,
L'organisme doit s'assurer que
des aptitudes ou de l'expérience
le personnel est informé de
adéquates ?
l'importance du respect de la
L'organisme a-t-il identifié les
politique énergétique par des
besoins en formation concernant la
affiches et l’organisation des
2 maîtrise de ses usages énergétiques Non
formations
significatifs et le fonctionnement de
son SMÉ ?
L’organisme a-t-il pourvu à la
formation ou entrepris toute autre
3 Non
action nécessaire pour satisfaire ces
besoins ?
Tableau 14 : Evaluation de la mise en œuvre

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

III-5-2- Communication

N° Elément de la norme Evaluation Commentaire & Action


En interne, l'organisme a-t-il
L’organisme doit communiquer
communiqué sur sa performance
1 Non sa performance énergétique en
énergétique et son SMÉ selon un mode
interne
adapté à sa taille ?
L'organisme a-t-il établi et mis en
œuvre un processus par lequel une
personne travaillant pour ou au nom de
2 Non Ne sera pas traité dans ce projet
l'organisme peut faire des
commentaires ou suggérer des
améliorations sur le SMÉ ?
L'organisme a-t-il décidé s'il
communique en externe sur sa
politique énergétique, son SMÉ et sa
performance énergétique, et doit
3 documenter sa décision. S'il décide de Non Ne sera pas traité dans ce projet
communiquer en externe, l'organisme
doit alors établir et mettre en œuvre
une méthode pour cette
communication externe ?
Tableau 15 : Evaluation de la communication interne et externe

III-5-3- Documentation

N° Elément de la norme Evaluation Action

L'organisme a-t-il établi, mis en La documentation du SMÉ doit


œuvre et conservé, sur support papier, être maîtrisée et conservée sur
électronique ou autre, les support papier ou électronique
1 Non
informations permettant de décrire les et doit comporter :
éléments essentiels du SMÉ et leurs • Le domaine
interactions ? d’application et le
périmètre du SMÉ
• La politique énergétique
• Les documents, y
La documentation exigée par la compris les enregistre-
2 présente norme internationale et le Pas encore ments requis par la
SMÉ doit être maîtrisée norme

56
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

N° Elément de la norme Evaluation Action

L'organisme a-t-il identifié et planifié


les opérations et les activités de
maintenance associées à ses usages
Le objectifs, cibles et
énergétiques significatifs, cohérentes
plans d’actions en
3 avec sa politique, ses objectifs, ses Non
matière d’énergie
cibles et ses plans d'action
énergétiques afin de s'assurer qu'elles
se déroulent selon les conditions
spécifiées ?

Tableau 16 : Evaluation de la documentation


III-5-4- Conception

Elément de la norme Evaluation Commentaire

L'organisme a-t-il considéré les opportunités


Exemple du HRS à l’atelier
d'amélioration de la performance énergétique et Oui
sulfurique
les éléments de maîtrise opérationnelle ?

Tableau 17 : Evaluation de la maîtrise opérationnelle


III-5-5- Achats d'énergie et de services énergétiques, de produits et d'équipements

N° Elément de la norme Evaluation Action

Lors de l'achat de services


énergétiques, de produits et
d'équipements ayant ou pouvant avoir
un impact sur un usage énergétique L’organisme doit, lors de ses
approvisionnements, prendre
1 significatif, l'organisme a-t-il informé Non
en compte la performance
ses fournisseurs que leurs offres
énergétique
seront en partie évaluées en tenant
compte de la performance
énergétique ?

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Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

N° Elément de la norme Evaluation Action

L'organisme a-t-il établi et mis en


œuvre les critères d'évaluation de
l'usage, de la consommation et de
l'efficacité énergétiques sur la durée
2
de vie de fonctionnement prévue ou
Non L’organisme doit définir des
attendue lors de l'achat de produits, critères d’évaluation lors de
performance énergétique de l’acquisition des services
l'organisme ? énergétiques, de produits ou
d’équipements
L'organisme a-t-il défini et
documenté des spécifications d'achat
3 Non
d'énergie, le cas échéant, visant un
usage énergétique efficace ?

Tableau 18 : Evaluation des achats et services énergétiques


III-6- Vérification

N° Elément de la norme Evaluation Commentaire

L'organisme s’est-il assuré que les


caractéristiques essentielles de son
fonctionnement qui déterminent la
1 Oui Revoir le plan de surveillance
performance énergétique sont
surveillées, mesurées et analysées à
intervalles planifiés ?

L'organisme a-t-il évalué sa conformité


aux exigences légales et autres
2 exigences afférentes à ses usages et à sa Non ‫ــــــ‬
consommation énergétique auxquelles
il souscrit ?

L'organisme a-t-il effectué des audits


3 Non ‫ــــــ‬
internes à intervalles planifiés ?

L'organisme a-t-il traité la (les) non-


conformité(s) avérée(s) et
potentielle(s) en procédant à des
4 corrections et en menant à bien des Non ‫ــــــ‬
actions correctives et des actions
préventives ?

58
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

N° Elément de la norme Evaluation Commentaire

L'organisme a-t-il établi et conservé les


enregistrements nécessaires pour
démontrer la conformité aux exigences
5 de son SMÉ et de la présente norme Non ‫ــــــ‬
internationale ainsi que la performance
énergétique atteinte ?
Tableau 19 : Evaluation de la vérification
Cet état des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale par rapport au système de
management énergétique relève plusieurs points faibles, du moment que plusieurs éléments de
la norme ne sont pas encore mis en place.
L’analyse de ce diagnostic nous a donc permis de réaliser une matrice SWOT qui est un outil
d’analyse stratégique. Elle combine l’étude des forces et des faiblesses d’une organisation d’un
territoire, ou même d’un secteur avec celle des opportunités et des menaces de son
environnement, afin d’aider à la définition d’une stratégie de développement. [3’]
À ce titre, l’analyse SWOT fait partie des outils qui contribuent à l’étude de la pertinence et de
la cohérence d’une action future, qu’il s’agisse d’une action ponctuelle ou d’une stratégie
d’ensemble.
Le tableau suivant résume les résultats de l’analyse SWOT :

Forces Faiblesses

• Absence d’une politique énergétique


• Les secteurs d’usages énergétiques
significatifs ne sont pas encore
identifiés, ni communiqués au sein de
l’organisme
• Les consommations de référence ne sont
• Engagement de la direction
pas encore identifiées, ni
• Le domaine et le périmètre
communiquées au sein de l’organisme
d’application de la norme ISO 50001
• Absence d’un tableau de bord des
sont définis
indicateurs de performance
énergétiques
• Les objectifs et cibles énergétiques ne
sont pas définis
• Sensibilisation et communication de
l’ensemble du personnel insuffisantes

59
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Opportunités Menaces

• Amélioration de l’image de marque de • L’évolution de la réglementation en


l’entreprise matière de gestion et optimisation de la
• Amélioration de la performance
consommation énergétique
énergétique
• Amélioration de la consommation • Perception négative et contrainte pour
énergétique les parties prenantes en vue d’existence
• Amélioration de la compétitivité
de plus d’exigences
Tableau 20 : Résultats de l’analyse SWOT
Le but de l’approche est de faire en sorte que le décideur prenne en compte dans sa décision
l’ensemble des facteurs, de manière à maximiser les potentiels des forces et des opportunités et
à minimiser les effets des faiblesses et menaces.
IV- Planification du Système de Management de l’Énergie
IV-1- Responsabilité de la direction
La norme ISO 50001 met l’accent sur la responsabilité de la direction qui constitue une exigence
fondamentale dans le système de management de l’énergie. La figure suivante résume tous ces
engagements dans le document intitulé engagement de la direction :

60
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Engagement de la direction
Pour s’aligner avec la stratégie énergétique, OCP SA s’engage, dans le respect de toutes
les exigences réglementaires et légales, à appliquer et conserver les principes de gestion de
l’énergie dans le cadre d’une démarche de progrès continue.

Garantir la satisfaction du Groupe et des pouvoirs publics et réduire l’impact


environnemental de notre activité est l’objectif primordial de cette démarche.

La première étape consiste à mettre en place un système de management de l’énergie


conforme à la Norme ISO 50001 au niveau des processus de management.

La deuxième étape consistera à amener l’ensemble de notre activité vers une accréditation
répondant aux exigences de la Norme ISO 50001 tout en continuant à développer un
partenariat avec nos clients et fournisseurs, et à intégrer la maîtrise de l’énergie et le
respect de l’environnement comme valeurs de l’OCP site Jorf Lasfar.

Ces deux étapes intègrent la notion de satisfaction des services déconcentrés de l’Etat, nos
financeurs, et de l’OCP site Jorf Lasfar.
C’est pourquoi, pour atteindre ces objectifs, je m’engage à :
· Attribuer les moyens nécessaires :
- Désignation d’un coordinateur énergie et mise en place d’une équipe de
management de l’énergie.
· Développer un système de communication au sein de l’OCP site Jorf Lasfar :
- Mise à disposition les informations relatives au management de l’énergie.
· Faire de l’amélioration continue un objectif permanent.

Directeur OCP Jorf-Lasfar


Mr. EL KAF Amine

Figure 17 : Engagement de la direction

61
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

IV-2- Politique énergétique


La politique énergétique est l'expression formelle de l'engagement de l'organisme à améliorer
sa performance énergétique, elle doit être adaptée à la nature des usages et de la consommation
énergétique de l'organisme. La politique selon l’ISO 50001 doit comprendre :
- Un engagement à l’amélioration continue de la performance énergétique ;
- Un engagement garantissant la disponibilité de l'information et des ressources nécessaires
pour l'atteinte des objectifs et cibles ;
- Un engagement au respect des exigences légales applicables et des autres exigences
auxquelles l'organisme adhère concernant ses usages, sa consommation et son efficacité
énergétique.
La politique doit être documentée et communiquée à tous les niveaux au sein de l'organisme,
est revue régulièrement et mise à jour si nécessaire.
La figure suivante présente la politique énergétique de l’OCP site Jorf-Lasfar :

62
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Politique énergie
OCP Jorf Lasfar s’engage dans une démarche énergie, qui concerne l’ensemble des
installations de l’Entité Production Sulfurique et Centrale, et qui tient compte des valeurs
de l’OCP (Leadership, Responsabilité & Engagement, Courage, Modestie et Solidarité)
qui sont au cœur de son mode de fonctionnement et sa stratégie de développement.

Pour ce faire nous orientons notre politique autour des axes suivants :
1. Améliorer en continu les performances énergétiques.
2. Respecter les exigences légales et autres exigences en matière de l’énergie.
3. Atteindre les objectifs fixés au moment de la réunion énergie annuelle par les moyens
suivants :
- Choisir les équipements adaptés.
- Utiliser les technologies nouvelles et recourir aux énergies appropriées.
- Mettre en évidence, dans les achats, une variante plus avantageuse en termes de
performance de consommation d’énergie.
- Procéder aux rénovations de structures et équipements.
4. Maitriser les coûts des pertes énergétiques :
- Communiquer auprès des personnels et usagers.
- Impliquer les usagers dans les actions à conduire.
- Former les membres de l’équipe de management de l’énergie.
5. Maitriser les dépenses énergétiques :
- Surveiller les consommations.
- Surveiller les variations des coûts unitaires des énergies utilisées.
- Maintenir un bon état des équipements.
6. Présenter les résultats énergétiques.

Directeur OCP Jorf-Lasfar


Mr. EL KAF Amine

Figure 18 : Politique énergétique

63
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

IV-3- Rôles et responsabilités


Ce thème des « rôles et responsabilités » constitue le socle sur lequel repose le Système de
Management de l’Energie, puisque sans la définition et la formalisation des rôles et
responsabilités, la démarche ne peut démarrer. C’est pourquoi, l’ISO 50001 est la première
norme de management pour laquelle la nomination des responsabilités est abordée dès le début
des exigences. Cette place de choix démontre l’importance de ce sujet et la nécessité de
l’appréhender très tôt dans la mise en place du SMÉ.
IV-3-1- Formation de l’équipe de management de l’énergie au référentiel du
Système de Management de l’Énergie
La mission de l'équipe « Management de l'Énergie » est de fournir une contribution académique
et professionnelle au management stratégique de l'innovation et de la technologie, permettant
un avenir durable avec des faibles émissions de carbone. A la croisée des politiques
énergétiques et des perspectives du management stratégique, l'équipe explore les
transformations de l'industrie de l'énergie face aux développements technologiques et aux
nouvelles politiques climatiques.
Le tableau suivant présente l’équipe de management de l’énergie :

Fonction Responsable Commentaire


Nommé en charge, notamment pour
Responsable QSE Houssam AKKAOUI
le pilotage
Élaborer et promouvoir le PSE et
Responsable Énergie Mohamed JOUIED
déléguer les responsabilités
Informer les gens sur la
consommation actuelle d’énergie de
Responsable SMÉ Houssam AKKAOUI
l’entreprise et sur le potentiel
d’amélioration
Responsable Financier Samira HOUARI S’occuper du budget
Entretenir les machines
Responsable Maintenance Brahim NAIT ELHAK défectueuses et suivre leurs états de
marche et d’arrêt
Responsable Ressources
Amal ABOUALI Définir les outils de communication
Humaines
Assistante ressources Planifier les activités et organiser les
Samira HOUARI
humaines événements
Tableau 21 : Membres de l’équipe de management de l’énergie

64
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

IV-3-2- Identification des postes pouvant impacter les usages énergétiques


significatifs
Cette phase vient après la revue énergétique car elle nécessite la connaissance des usages
énergétiques significatifs.
IV-3-3- Intégration du thème de la performance énergétique dans les fiches de
fonctions
La réussite d'un projet repose sur une définition claire et précise des rôles et des responsabilités
de chacun des acteurs. C'est précisément, là que la matrice RACI intervient. Elle a été établie
entre les différents éléments à couvrir pour répondre à l’ISO 50001 et les fonctions relatives au
système du management de l’énergie. [2’]
Le nom de cette matrice est un acronyme :
• R - Responsible - : Il réalise
• A - Accountable - : Il supervise et rend des comptes
• C - Consulted - : Il conseille
• I - Informated - : Il est informé

Equipe
Responsable Responsable Responsable
management Direction
énergie achats production
de l'énergie
Recensement des données et
A RC C CI CI
monitoring

Tableau de bord énergie AR RC C


Programme de management
R CI A
énergie
Evaluation C R A

Formation / prise de
RC CI A CI CI
conscience
Achats de composants
C CI CI AR
énergétiquement efficaces
Actions d'amélioration
C CI CI R AR
techniques
Performance énergétique
C CI C AR
dans la production
Tableau 22 : Matrice de responsabilité

65
Chapitre II : Etat des lieux de l’Entité Production Sulfurique et Centrale et
planification du SMÉ

Conclusion
La détermination du domaine d’application, l’exposition de l’état actuel de l’Entité Production
Sulfurique et Centrale vis-à-vis sa conformité à la norme et la présentation de l’équipe de travail
s’avère une étape extrêmement importante avant d’effectuer l’analyse de la consommation
énergétique et la revue énergétique, afin de déterminer les sources énergétiques significatives
ainsi que leurs usages.

66
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Chapitre III : Diagnostic énergétique et


analyse
Le diagnostic énergétique est l’étape phare du Système de
Management de l’Énergie, afin d’estimer la consommation de
chaque zone, d’identifier les causes de la surconsommation
énergétique et des usages significatifs

67
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Introduction
Afin de répondre au cahier de charges du projet, la collecte d’informations et données
nécessaires a constitué le point de départ. Cette étape préliminaire est indispensable et
extrêmement importante puisque tous nos calculs, analyses et par conséquent toutes solutions
proposées par la suite, seront basées sur ces résultats.
Pour assurer la qualité et la fiabilité des données collectées, cette phase s’avérait plus délicate
et a demandé plus de temps.
I- Définition du champ d’étude
La définition du champ d’étude consiste à identifier le site géographique sur lequel nous allons
appliquer la gestion d’énergie et les activités qui y seront concernées. Ce dernier, comme défini
auparavant, est l’Entité Production Sulfurique et Centrale qui rassemble deux ateliers de
production, un atelier sulfurique constitué de six unités de production d’acide sulfurique et
atelier utilités qui rassemble une Centrale Thermoélectrique et une station de Traitement des
Eaux Douces.
II- Revue énergétique du périmètre d’application
La revue énergétique consiste à déterminer la performance énergétique de l’organisme à partir
des données et informations conduisant à l'identification d'opportunités d'amélioration.
II-1- Analyse énergétique de l’Entité Production Sulfurique et Centrale
II-1-1- Etat des lieux énergétiques
Les différentes énergies et fluides utilisés dans l’Entité production Sulfurique et Centrale sont
listés et répartis selon les utilisations dans le tableau suivant :

Energie - Fluide Usage

Processus (Moteurs, machines)

Air comprimé
Electricité
Eclairage

Bureautique

Gas-oil
Production de vapeur
Fuel

Processus (Moteurs, machines)


Eau
Sanitaires, nettoyage

Tableau 23 : Fluides énergétiques et leurs usages

68
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Quant aux utilités fabriquées sont comme suit :

Utilités Provenance

Vapeur HP, MP Atelier Production Sulfurique

Station de Traitement des Eaux


Air comprimé
Douces, Compresseurs

Centrale thermoélectrique, Groupe


Electricité
turbo-alternateur

Tableau 24 : Utilités fabriquées


II-1-2- Données de production du périmètre d’étude
Le tableau suivant présente les données de production de vapeur et d’électricité par l’Entité
Production Sulfurique et Centrale au cours des trois dernières années :

Production
Produits principaux Unité
2014 2015 2016

Energie électrique (MWh) 404 575 422 882 410 792

Atelier Sulfurique Tonnes 3 465 940 3 659 474 3 484 511


Vapeur HP
Chaudières auxiliaires Tonnes 10 717 3 045 13 568

Total de la vapeur HP produite (Tonnes) 3 476 657 3 662 519 3 498 079

Soutirage GTA Tonnes 2 310 762 2 227 315 2 307 940

Contournement Tonnes 99 648 110 120 201 099


Vapeur MP
Désurchauffe Tonnes 392 728 433 868 374 418

Atelier Sulfurique Tonnes 2 576 399 2 709 570 2 550 545

Total de la vapeur MP produite (Tonnes) 5 379 537 5 480 873 5 434 002

Tableau 25 : Production annuelle de l’Entité Production Sulfurique et Centrale


D’après les données du tableau, nous constatons que la production de la vapeur HP provenant
de l’atelier sulfurique a varié au cours des trois dernières années, en notant une diminution lors
de l’année 2016, diminution due aux arrêts à froid et à chaud.
Nous constatons aussi une variation de production de la vapeur HP provenant des chaudières
auxiliaires. Ceci peut être expliqué par l’augmentation de l’achat de la vapeur HP des JV.

69
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Quant à la production de l’électricité, nous remarquons une fluctuation qui a pour cause
l’augmentation de la quantité soutirée de la vapeur MP. Cette dernière suit la demande des
consommateurs (Ateliers des engrais et atelier phosphorique) dont la production varie tout au
long des trois dernières années.
II-1-3- Description des sources énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et
Centrale
L’Entité Production Sulfurique et Centrale s’appuie sur l’électricité, le gas-oil et le fuel dans
son processus. Le tableau ci-dessous récapitule les données de consommation annuelle de
l’Entité durant trois années successives :

Consommation
Type d'énergie Unité
2014 2015 2016

Electricité consommée MWh 79 470 85 000 77 318

Vapeur HP Tonnes 3 287 380 3 443 930 3 416 989

Vapeur MP Tonnes 588 322 674 152 687 028

Gas-oil m3 743 814 1 540

Fuel Tonnes 715 0 142

Tableau 26 : Consommation annuelle de l’Entité Production Sulfurique et Centrale


On constate une augmentation considérable de la consommation de l’énergie électrique en 2015
par l’atelier sulfurique, due au fonctionnement optimal des lignes de production d’Acide
Sulfurique. Cependant, on remarque une diminution de la consommation du fuel et du gasoil.
Ceci peut être expliqué par le fait que la centrale satisfaisait son besoin en vapeur en l’achetant
des JV au lieu de démarrer les chaudières auxiliaires.
La comparaison des vapeurs HP et MP consommées avec celles produites nous permet aussi de
constater qu’il y a des pertes, puisque la quantité consommée est inférieure à celle produite.
II-1-3-1- Année de référence
Les modifications de la performance énergétique doivent être comparées à une consommation
de référence. Ainsi, pour le choix de l’année de référence, on s’est basé sur deux critères qui
sont : le nombre des arrêts et défauts minimal et la forte consommation énergétique.
Suite à cela, et répondant à ces conditions, nous avons fixé l’année 2015 comme année de
référence.

70
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

II-1-3-2- Récapitulatif
Pour mener à bien le diagnostic énergétique, nous avons réparti la consommation d’énergie par
sources afin d’identifier la source plus consommable.
Le tableau suivant représente la répartition énergétique de l’Entité Production Sulfurique et
Centrale pour ladite période.

Type Coût total


Unité Consommation Coût unitaire
d'énergie (MAD)

Electricité MWh 74 833 151 MAD/MWh 11 299 783

18.14
Vapeur Tonnes 4 118 082 14 226 694
MAD/Tonnes

4484,54
Fuel Tonnes 0 0
MAD/Tonnes

Gas-oil m3 814 7060 MAD/m3 5 746 840

Total 31 273 317

Tableau 27 : Bilan des consommations


La facture énergétique de l’Entité Production Sulfurique et Centrale pour l’année 2015 s’élève
à 31 273 317 MAD, répartie entre l’électricité, la vapeur, le fuel et le gas-oil. La figure ci-
dessous donne la répartition de ces sources énergétiques pour ladite période.

Gas-oil
18%

Fuel
Electricité
0%
36%

Vapeur
46%

Figure 19 : Répartition des sources énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et Centrale


D’après cette analyse, nous avons constaté que les sources d’énergie significatives sont la
vapeur et l’électricité, avec une consommation de 82% de la consommation globale.

71
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

II-2- Analyse de la production et la consommation pour ladite période


Après la collecte des données sur la production, la consommation énergétique et les coûts,
l’étape suivante est l’analyse de ces données pour comprendre la situation énergétique dans
l’entité. L’établissement de relations entre la consommation énergétique et la production permet
de bien comprendre ce qui règne dans l’usine.
Pour ce faire, nous avons collecté les données de la consommation énergétique de l’entité
durant l’année 2015, ainsi que les données de production.
II-2-1- Production de l’Entité Production Sulfurique et Centrale
Le tableau ci-après regroupe les données de production mensuelle de l’entité sur la période de
l’étude.

Production

Mois Air
Electricité AS MP
HP (Tonnes) comprimé
(MWh) (Tonnes) (Tonnes)
(Nm3)

Janvier 36 187 431 631 300 444 418 669 3 322 000

Février 33 793 410 071 286 080 397 341 3 900 000

Mars 30 502 418 287 279 466 434 621 3 009 000

Avril 36 105 442 690 293 435 457 199 2 381 000

Mai 43 005 489 747 337 597 488 969 2 552 000

Juin 39 832 474 426 321 671 481 154 2 332 000

Juillet 38 866 455 372 311 712 454 640 2 523 000

Août 33 069 464 145 317 000 471 617 2 498 000

Septembre 33 939 466 823 321 347 488 660 2 528 000

Octobre 35 907 463 937 318 638 475 873 2 578 000

Novembre 32 142 443 420 300 976 465 430 2 687 000

Décembre 29 536 407 749 274 153 446 700 2 778 105

Moyenne 35 240 447 358 305 210 456 739 2 757 342

Total 422 882 5 368 298 3 662 519 5 480 873 33 088 105

Tableau 28 : Données de la production mensuelle

72
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

La production maximale durant l’année 2015 a été marquée par la production de l’air comprimé
avec un volume de 33 088 105 Nm3, alors que la production minimale a été enregistrée pour la
production d’électricité avec une puissance de 422 882 MWh.
II-2-2- Description des usages énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et
Centrale
La norme ISO 50001 définit l’usage énergétique en tant que « Type d’application dans la
consommation d’énergie ». La consommation énergétique de l’Entité Production Sulfurique et
Centrale est caractérisée par l’utilisation de deux sources d’énergies pour alimenter les utilités
et les équipements : Électrique et thermique.
II-2-2-1- Energie électrique
II-2-2-1-1- Forces électromotrices
Pour avoir des résultats significatifs et raisonnables, une connaissance détaillée des charges est
nécessaire, car il faut distinguer les équipements en service de ceux en réserve, afin de garantir
une disponibilité optimale de l’installation. Ainsi, il faut prendre en compte les heures de
marche de chaque équipement afin d’évaluer la consommation énergétique globale de l’année
2015, étant l’année de référence.
La collecte des données des différents équipements de l’Entité Production Sulfurique et
Centrale nous a permis, en tenant compte du nombre d’heures de marche de l’année 2015,
d’établir la consommation énergétique résumée dans le tableau qui suit :

73
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Consommation
Section Désignation Equipements
annuelle (MWh)
JP 01, 02 Pompes d'acide 1 22 242,6
JP 03 Pompes d'acide 2 8 897,04
- Stockage d'acide 555,12
Atelier
11 IP 01 Moteur souffre 1 482,84
sulfurique
JP 04 Pompe de vidange 1 087,416
JP 07 370,71
Lubrification huile
JP 08, 09 543,708
20 IP 06, 20 IP 07 Pompes alimentaires 22 902,04
20 IP 02, 20 IP 03 Pompes à condensats 1 904,32
20 IP 15, 20 IP 16,
Pompes de réfrigération (Noria) 4 000
20 IP 17
21 IC 01 Soufflage et ventilation des chaudières 8,475
21 IC 02 auxiliaires 2,925
20 IP 13 Pompe de désurchauffe 481,8
Centrale 20 IP 10, 20 IP 11,
thermoélectrique Pompes alimentaires de récupération 20,064
20 IP 12
20 AC 01 Pompe à vide 229,724
GTA 1
20 AP 01 Pompe d'extraction 109,868
20 LC 01 Pompe à vide 383,502
GTA 2
20 BP 01 Pompe d'extraction 183,414
20 MC 01 Pompe à vide 347,806
GTA 3
20 CP 01 Pompe d'extraction 166,342
25 IP 01, 25 IP 02,
25 IP 03, 25 IP 04,
Pompes forage 5 649,82
25 IP 05, 25 IP 06,
25 IP 35, 25 IP 36
TED 25 AP 09, 25 BP 09, Pompes de recyclage des chaines
1 125,135
25 CP 09, 25 DP 09 WDS
25 IP 07 4,56
Pompes d'incendie
25 IP 08 5,664
Total 72 704,893
Tableau 29 : Consommation énergétique des forces électromotrices
La consommation des équipements électriques pour la période d’étude est de 72 705 MWh pour
un montant de facturation total de 10 978 455 MAD, à un prix de revient de 151 DH/MWh.

74
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

II-2-2-1-2- Eclairage
Au niveau de l’Entité Production Sulfurique et Centrale, l’éclairage est assuré par des tubes
fluorescents et des projecteurs.
Nous avons fait un recensement du matériel d’éclairage et avons relevé les données suivantes :

Luminaire Luminaire Consommation Coût


Projecteur Projecteur Puissance
Section simple double annuelle annuel
250 W 400 W (kW)
(1*36 W) (2*36 W) (MWh) (MAD)

AS *** 249 582 174 233,03 1 169 176 519

CTE 125 406 16 *** 37,73 634,52 95812,52

TED 33 34 84 *** 24,64 324,48 48996,48

Total 295,40 2 128 321 328


Tableau 30 : Consommation énergétique de l’éclairage
La consommation annuelle est calculée à partir des compteurs 23 EM 15/18, 23 EM 15/19 et
13 EM 15/7. L’étude de l’existant a montré qu’il y a un manque de suivi de la consommation
vue l’absence de compteurs fiables au niveau du complexe industriel.
Cette consommation de l’éclairage n’apparait pas devant les consommations des usages
énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et Centrale, mais en revanche, elle présente un
potentiel important à saisir.
II-2-2-1-3- Air comprimé
L’air comprimé est un fluide industriel largement utilisé en entreprise. Cependant, il est un des
fluides énergétiques les plus chers. De façon générale, de tous les secteurs d’activités
confondus, l’air comprimé représente une part importante de la facture d’électricité.
La grande majorité des équipements de production du site fonctionne avec de l’air comprimé.
Cela est assuré par la station de compression, qui alimente l’ensemble de l’usine en air
comprimé. La production de l’air comprimé est réalisée par six compresseurs fonctionnant à
8.5 bars, qui alimentent quatre ballons de stockage. Les deux premiers ballons alimentent
l’usine en air de service et les deux autres en air d’instrumentation.
❖ Mode de régulation
Le mode de régulation des compresseurs utilisés est le mode « En charge/à vide ». Le principe
de fonctionnement de ce dernier est le suivant : Deux valeurs de consignes de pressions sont
données au compresseur. Lorsque la pression du circuit descend en dessous de la consigne la
plus basse (7 bars), le compresseur se met en marche et produit de l’air comprimé jusqu’à

75
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

atteindre la seconde consigne de pression la plus haute (8,5 bars). Ce mode de régulation
fonctionne généralement avec une vanne à l’aspiration, qui se ferme complètement lorsque le
point de consigne haut est atteint ; le moteur continue à tourner mais dans le vide. Lorsque la
pression descend en-deçà du point de consigne bas, la vanne s’ouvre à nouveau totalement et
le compresseur fonctionne à charge nominale. Le moteur s’arrête si la durée du fonctionnement
à vide dépasse un temps prédéfini (20 minutes).
❖ Calcul de la consommation spécifique
La consommation pour ce type de fonctionnement est définie par la relation suivante :

C = ( Tc * Pc * Hf ) + ( (1-Tc) * Pv * Hf )
Avec :
Tc : Taux de charge ;
Pc : Puissance en charge ;
Pv : Puissance à vide ;
Hf : Heures de fonctionnement.
On définit alors un indicateur de performance (en 𝑊ℎ/𝑁𝑚3). Le volume d’air comprimé produit
par an est alors calculé comme suit [5] :

Débit produit = Hf * Tc * Débit


Nous calculons alors la consommation électrique par quantité d’air produite (Indicateur de
performance). Le tableau suivant résume les résultats obtenus :

Energie consommée Débit produit Consommation


Compresseur
(Wh/an) (Nm3/an) spécifique (Wh/Nm3)

24 CC 01 2 141 640 000 14 813 035 144,58

24 AC 01 1 825 040 000 12 268 952,8 148,75

24 AC 02 1 890 440 000 12 821 473,8 147,44

24 BC 01 1 049 680 000 5 943 443 176,61

24 BC 02 1 356 930 000 8 523 451,2 159,20

24 CC 02 2 083 710 000 14 426 586 144,44

Total 1 0347 440 000 68 796 941,8 -


Tableau 31 : Consommation spécifique de l’air comprimé

76
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Pour une installation bien dimensionnée et bien gérée, fonctionnant à débit nominal et à
pression de 7 bars, on peut prendre comme référence l’encadrement suivant (Il prend en compte
les technologies différentes de compresseurs) :
85 Wh/Nm³ < Consommation spécifique < 130 Wh/Nm³ [6]
Ce ratio est représentatif de la qualité de la conception et de la gestion de l’installation d’air
comprimé. Il est donc important de le connaître et de le contrôler. Il peut vite se dégrader,
indiquant une forte augmentation du prix de l’air.
La consommation spécifique de chaque compresseur est supérieure aux standards européens.
Pour ce, notre objectif sera de diminuer ce ratio à 130 Wh/Nm3.
II-2-2-2- Energie thermique
Dans ce paragraphe, nous allons nous focaliser sur les équipements qui consomment la vapeur
sous ses deux formes : HP et MP.
II-2-2-2-1- Consommateurs thermiques
La vapeur HP provient essentiellement de l’atelier sulfurique. En cas de perturbation de la
production dans ce dernier, un arrêt de ligne à titre d’exemple, le débit de vapeur arrivant à la
centrale diminue et il est donc nécessaire de le compenser par un appoint obtenu grâce aux
chaudières auxiliaires de la centrale ou en faisant appel aux JV.
La vapeur HP est détendue dans les GTA, une fraction du débit initial étant soutirée à la sortie
du premier étage afin de fournir de la vapeur MP nécessaire au procédé. La fraction restante est
entièrement détendue afin de produire de l’électricité, puis condensée par refroidissement à
l’eau de mer.
Il est important de signaler que la priorité est donnée à la production de la vapeur MP, en
fonction de la demande des ateliers du site. En cas de forte demande, le débit de soutirage est
important ce qui a un impact négatif sur la production d’électricité.
Dans la suite, nous analyserons la consommation d’énergie thermique de l’Entité Production
Sulfurique et Centrale pour l’année 2015.

Quantité Energie
Type de
Section Equipement consommée consommée
vapeur
annuelle (Tonnes) annuelle (MWh)
GTA 1 77 4426 172 095
GTA 2 1 358 952 301 989
CTE HP
GTA 3 1 200 432 266 763
Contournement 110 120 24 471

77
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Quantité Energie
Type de
Section Equipement consommée consommée
vapeur
annuelle (Tonnes) annuelle (MWh)
Dégazeur de la bâche
223 802 34 431
alimentaire
CTE MP Condenseur auxiliaire 63 087 9 706
Soutirage BP 387 263 59 579
Total 4 118 082 869 033
Tableau 32 : Energie thermique consommée
En tenant compte des différentes dépenses, le coût de revient de la vapeur calculé est de
18.14 MAD/Tonnes, ainsi le montant total de la consommation thermique est estimé à
74 702 007,48 MAD. Ceci montre qu’il existe un potentiel d’économie au niveau des
équipements utilisant la vapeur HP et MP, vu le coût important procuré à ces dernières.
II-2-3- Répartition des consommations par usages énergétiques
Les graphes suivants montrent la répartition de la consommation électrique entre les différentes
zones pour l’année 2015.
❖ Consommation électrique

Consommation électrique de l'entité (MWh)


10347
22902 Air comprimé
2128
1421
Eclairage

6775 Production d'électricité (GTA)

Production d'eau brute et d'eau


alimentaire
6427,81
Autres Moto-pompes de l'Entité

Equipements de production
sulfurique
Production d'eau alimentaire
35179

Figure 20 : Répartition de la consommation électrique par utilités


D’après le graphe, nous constatons que la consommation de l’énergie électrique se concentre
le plus dans l’atelier sulfurique, vu le nombre important d’équipements installés.

78
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

❖ Consommation thermique

Consommation thermique de l'entité (Tonnes)


387263
63087 774426
223802 GTA 1
110120
GTA 2
GTA 3
Contournement
Dégazeur de la bâche alimentaire
Condenseur auxiliaire
1200432 1358952 Soutirage BP

Figure 21 : Répartition de la consommation électrique par utilités


Nous pouvons remarquer que la consommation thermique des groupes turbo-alternateurs
représentent la plus grande part.
II-3- Analyse des usages énergétiques de l’Entité Production Sulfurique et Centrale
Dans notre étude de l’existant, nous avons divisé le périmètre d’étude en trois champs d’études :
Atelier de Production Sulfurique, Centrale Thermoélectrique et TED. Pour chaque champ
d’étude, l’analyse de sa consommation a été réalisée par type d’usage.
II-3-1- Détermination des usages énergétiques significatifs
Pour bien identifier les postes les plus consommateurs d’énergie, nous avons classé les
équipements selon le principe de PARETO. En effet, le diagramme de PARETO permet de
hiérarchiser les problèmes en fonction du nombre d’occurrences pour ensuite définir les
priorités dans le traitement du problème.
II-3-1-1- Usages électriques significatifs
Les tableaux ci-dessous donnent, par ordre décroissant de poids, les consommations
énergétiques annuelles par type d’usage. Les usages énergétiques significatifs sont déterminés
selon la valeur du poids. Le poids est un paramètre résultant de la multiplication de la
consommation énergétique annuelle de chaque usage et du critère Note (allant de 0 à 10) qui
est défini par les décideurs de l’entreprise, et qui détermine les usages sur lesquels l’entreprise
veut et peut agir.

79
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

La méthode de détermination des usages électriques significatifs est présentée comme suit :

Consommation
Usage Note Poids Pourcentage Cumul
(MWh)
Air comprimé 10 347 8 82 776 63 % 63

Eclairage 2 128 10 21 280 16 % 79


Production
1 421 10 14 210 11 % 90
d'électricité (GTA)
Production d'eau
brute et d'eau 6 775 1 6 775 5% 95
alimentaire
Autres Moto-
6 427,81 1 6 427,81 5% 100
pompes de l'Entité
Equipements de
production 35 179 0 0 0% 100
sulfurique
Production d'eau
22 902 0 0 0% 100
alimentaire

Total 27 098,81 - 131468,81 100% -


Tableau 33 : Les usages énergétiques selon la note affectée
Le graphe suivant montre la consommation de chaque usage en considérant la note qui lui a été
affecté suivant la méthode PARETO :

90000 95 100 100 100 100


90
80000 90
79
70000 80
63 70
60000
60
50000
50
40000
40
30000
30
20000 20
10000 10

0 0
Air comprimé Eclairage Production Production Autres Moto- Equipements Production
d'électricité d'eau brute et pompes de de production d'eau
(GTA) d'eau l'Entité sulfurique alimentaire
alimentaire

Figure 22 : Hiérarchisation des usages énergétiques par leurs poids

80
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

A la lumière du diagramme de Pareto, nous avons pu identifier les causes racines de la


consommation électrique dans l’Entité Production Sulfurique et Centrale, qui représentent les
usages énergétiques significatifs. Ainsi, notre plan d’actions se focalisera dans ce qui suit sur
l’air comprimé et l’éclairage.
II-3-1-2- Usages thermiques significatifs
Le tableau ci-dessous représente la répartition de la consommation des usages thermiques par
ordre décroissant selon le principe de PARETO, afin de déterminer ceux significatifs.

Consommation
Equipements Pourcentage Cumul
annuelle (MWh)
GTA 2 301 989 34,75 % 34,75
GTA 3 266 763 30,7 % 65,5
GTA 1 172 095 19,8 % 85,3
Soutirage BP 59 579 6,86 % 92,1
Dégazeur de la bâche
34 431 3,96 % 96,1
alimentaire
Contournement 24 471 2,82 % 98,9
Condenseur auxiliaire 9 706 1,12 % 100
Total 869 033 100 % -
Tableau 34 : Répartition de la consommation selon PARETO
Ainsi, cette analyse nous a permis de déterminer les équipements consommant davantage la
vapeur.

350000 120,00
100
Consommation annuelle (MWh)

96,1 98,9
300000 92,1 100,00
85,3
250000
80,00
65,5
200000
60,00
150000 34,75
40,00
100000
50000 20,00

0 0,00

Figure 23 : Diagramme de PARETO

81
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Les résultats obtenus dans le diagramme ci-dessus montrent que l’effort du plan d’actions doit
porter particulièrement sur les unités qui représentent à eux seuls 85% de l’énergie absorbée.
Ainsi, le suivi des consommations devra se concentrer dans un premier temps sur les trois
Groupes Turbo-Alternateurs qui représentent les usages thermiques significatifs.
II-4- Identification des postes impactant les UES
A ce niveau nous avons défini et réparti les rôles et responsabilités notamment pour chaque
UES et nous avons validé les compétences en énergie du personnel affecté à ces postes
impactant les usages énergétiques significatifs. Pour les compétences insuffisantes, nous avons
prévu des formations spécifiques.

UES Responsable Fonction Compétence énergie Formation


Chef d’équipe Essai, calcul et suivi de la Les exigences de
Energie Mohamed
de la centrale consommation spécifique la norme ISO
thermique JOUIED
thermoélectrique des équipements 50001
Air Mohammed Chef d’atelier Suivi du rendement des Maintenance des
comprimé MADANI TED compresseurs compresseurs
Les exigences de
Mohamed Chef d’atelier
Eclairage Qualité de l’énergie la norme ISO
KADDARI électrique
50001
Tableau 35 : Poste impactant les UES
III- Consommation de référence
La norme ISO 50001 exige que « L'organisme doit établir une (des) consommation(s) de
référence à partir des informations de la revue énergétique initiale, sur une période pertinente
pour les usages et la consommation énergétiques de l'organisme. Les modifications de la
performance énergétique doivent être comparées à la (aux) consommation(s) de référence. »
Afin de répondre à cette exigence, un suivi de la consommation énergétique est nécessaire sur
une période donnée.
L’étude de l’existant a montré qu’aucun suivi de la consommation énergétique n’est effectué,
vue l’absence de compteurs fiables au niveau du complexe industriel Jorf-Lasfar mais aussi de
factures, du moment que l’OCP Jorf-Lasfar est son propre fournisseur d’énergie électrique.
III-1- Indicateurs de performance énergétique
Selon la norme ISO 50001, l’Indicateur de Performance Énergétique (IPÉ) est une valeur
quantitative ou mesure de la performance énergétique, définie par l'organisme, permettant de
suivre la performance énergétique et les objectifs fixés par l’entreprise.
Les consommations spécifiques, appelées également ratios spécifiques, nous permettent de
visualiser les consommations en fonction de la production.

82
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Nous avons utilisé la régression linéaire pour but de quantifier le niveau d’optimisation relatif
à la consommation d’énergie (Electricité, vapeur) afin d’identifier les éléments présentant des
inefficiences et qui seront le siège d’éventuelles améliorations via une variété de moyens.
Et donc, si la consommation évolue d’une manière quasi-linéaire avec la production pour une
certaine période, on peut alors définir le modèle général en traçant la courbe de la
consommation en fonction de la production afin de déterminer la consommation fixe non liée
à la production. Pour ce, on applique une régression linéaire des différents points, sous forme
d’une droite d’équation « y = ax + b ».
La somme des écarts entre les points au-dessus de la droite de régression et leurs projections
respectives sur cette dernière, va donner le potentiel d’économie possible à réaliser.
Les résultats obtenus à la fin de cette analyse nous permettrons de constituer un référentiel de
consommation, décider des actions à mettre en œuvre pour réduire la consommation d’énergie
et obtenir des résultats concrets et visibles.
III-1-1- Atelier Sulfurique
Après avoir analysé les usages énergétiques significatifs, nous avons pu déterminer des
indicateurs de performance énergétique pour notre périmètre d’application, en particulier,
l’atelier de Production Sulfurique.
❖ Consommation spécifique
La consommation spécifique correspondante est le rapport entre la consommation électrique en
KWh et la quantité produite de vapeur HP en Tonnes.
Le graphique ci-dessous montre la variation du ratio spécifique selon les mois durant la période
de notre étude.
400 000 2 900 000
350 000
2 800 000
Consommation (kWh)
Production (Tonnes)

300 000
2 700 000
250 000
200 000 2 600 000
150 000
2 500 000
100 000
2 400 000
50 000
0 2 300 000

Production HP Consommation KWh

Figure 24 : Evolution de la consommation électrique et de la production

83
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

Nous remarquons que la consommation électrique évolue d’une manière quasi-linéaire avec la
production pour ladite période, ce qui reflète que le modèle général est correct.
On peut alors tracer la courbe de la consommation électrique en fonction de la production afin
de déterminer la consommation électrique fixe non liée à la production, ce qui doit présenter un
potentiel de gain à réaliser.

2 950 000
2 900 000 y = 6,067x + 841539
2 850 000 R² = 0,8009
Consommation kWH

2 800 000
2 750 000
2 700 000
2 650 000
2 600 000
2 550 000
2 500 000
2 450 000
250 000 270 000 290 000 310 000 330 000 350 000
Production HP

Figure 25 : Evolution de la consommation électrique en fonction de la production


Dans le cas de la régression linéaire, le modèle établi montre qu’il existe une relation linéaire
significative entre la consommation électrique et la production. Cette relation est décrite par
l’équation suivante :
Consommation électrique (kWh) = 6,067 * Production HP (Tonnes) + 841 539
L’intérêt de cette courbe se situe dans le suivi que l’on fait, l’objectif étant de réduire cette
consommation fixe et de réduire le ratio spécifique le plus bas possible.
La consommation fixe mensuelle, qui est non liée à la production, est de 841 539 kWh tandis
que le reste de la consommation se situe à 6.067 kWh/Tonnes de HP produite.
La consommation fixe mensuelle de l’électricité est liée principalement à l’éclairage, aux
climatiseurs, aux fuites, ainsi qu’à la phase de démarrage ou arrêts des unités de production
d’acide sulfurique.
Ainsi, Le gain potentiel en électricité sur l’année 2015 est de : 247 650 kWh. En prenant le
coût unitaire moyen de l’énergie électrique de 0.879 MAD/kWh, le gain est de 217 684 MAD.
Pour ce, l’objectif à atteindre par l’Entité Production Sulfurique et Centrale sera de réduire la
consommation électrique de 3%.

84
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

❖ Indicateur de performance énergétique de l’atelier Production Sulfurique


Le calcul de cet indicateur a été élaboré en rapportant le total du kWh consommé en 2015 au
total du Tonne produit de la vapeur HP de la même année.
La production de 3 727 415 Tonnes a nécessité la consommation de 32 712 514 kWh.
D’où l’indicateur suivant :
32 712 514 / 3 727 415 = 8,77 kWh/Tonnes
Nous traçons le graphe de l’évolution du ratio pendant la période de l’étude :
9,20 9,12
Consommation spécifique (kWh/Tonnes)

8,95 8,99
9,00 8,89 8,92
8,87
8,79
8,80 8,70
8,66 8,69
8,60 8,48

8,40 8,35

8,20

8,00

7,80

Figure 26 : Indicateur de Performance Énergétique d’électricité en 2015


Une bonne gestion de la production, en intégrant un système de management de l’énergie,
permettra de réduire la consommation fixe ainsi que la consommation par Tonne produit.
III-1-2- Centrale thermoélectrique
Après avoir analysé les facteurs d’influence et les usages énergétiques significatifs, nous avons
pu déterminer des indicateurs de performance énergétique pour notre périmètre d’application,
en particulier, la centrale thermoélectrique.
❖ Consommation spécifique
La consommation spécifique correspondante est le rapport entre la consommation de vapeur
HP en Tonne et la quantité produite de l’électricité en MWh.
Le graphique ci-dessous montre la variation du ratio spécifique selon les mois durant la période
de notre étude.

85
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

50 000 350 000


45 000

Consommation HP (Tonnes)
300 000
40 000

Production (MWh)
35 000 250 000
30 000 200 000
25 000
20 000 150 000

15 000 100 000


10 000
50 000
5 000
0 0

Production MWh Consommation HP

Figure 27 : Evolution de la consommation de vapeur HP et de la production


Nous remarquons que la consommation électrique évolue d’une manière quasi-linéaire avec la
production pour ladite période, ce qui reflète que le modèle général est correct.
On peut alors tracer la courbe de la consommation thermique en fonction de la production afin
de déterminer la consommation thermique fixe non liée à la production, ce qui doit présenter
un potentiel de gain à réaliser.
310 000
Consommation de vapeur HP (Tonnes)

300 000

290 000

280 000

270 000

260 000
y = 2,4243x + 192390
R² = 0,8
250 000

240 000
28 000 30 000 32 000 34 000 36 000 38 000 40 000 42 000 44 000
Production (MWh)

Figure 28 : Evolution de la consommation thermique en fonction de la production


Dans le cas de la régression linéaire, le modèle établi montre qu’il existe une relation linéaire
significative entre la consommation électrique et la production. Cette relation est décrite par
l’équation suivante :
Consommation thermique (Tonnes) = 2,4243 * Production (MWh) + 192 390

86
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

L’intérêt de cette courbe se situe dans le suivi que l’on fait. L’objectif étant de réduire cette
consommation fixe et de réduire le ratio spécifique le plus bas possible.
La consommation fixe mensuelle, qui est non liée à la production, est de 192 390 Tonnes tandis
que le reste de la consommation se situe à 2,4243 Tonnes/MWh d’électricité produite.
La consommation fixe mensuelle de la vapeur HP est liée principalement aux fuites dans le
condenseur principal et le condenseur auxiliaire.
Ainsi, le gain potentiel en vapeur HP sur ladite période est de : 72 134 Tonnes.
Pour ce, l’objectif à atteindre par l’Entité Production Sulfurique et Centrale sera de réduire la
consommation thermique de 2%.
❖ Indicateur de performance énergétique de la Centrale Thermoélectrique
Le calcul de cet indicateur a été élaboré en rapportant le total du Tonne consommé en 2015 au
total de MWh produit de l’électricité de la même année.
La production de 422 862 MWh a nécessité la consommation de 3 333 810 Tonnes
de vapeur HP.
D’où l’indicateur suivant :
3 333 810 / 422 862 = 7.88 MWh/Tonnes
Nous traçons le graphe de l’évolution du ratio pendant la période de l’étude :

10,00
8,75 8,76 8,63 8,87
9,00 8,34 8,41
7,58
Consommation spécifique

8,00 7,30 7,35 7,14 7,23


6,97
7,00
(Tonnes/MWh)

6,00
5,00
4,00
3,00
2,00
1,00
0,00

Figure 29 : Indicateur de Performance Énergétique de vapeur en 2015


L’analyse précédente a montré qu’un gain notable est réalisable simplement par une bonne
politique de gestion de production et contrôle des consommations spécifiques.

87
Chapitre III : Diagnostic énergétique et analyse

IV- Objectifs et cibles énergétiques


A partir des résultats de la revue énergétique, nous avons fixé des objectifs d’amélioration de
la performance énergétique de l’entreprise. Ces objectifs généraux sont déclinés en cibles pour
chaque usage significatif.

Objectifs Cibles énergétiques Actions Responsable

Remplacement de
Réduire la l'éclairage classique
par l'éclairage LED Mohamed
consommation
KADDARI
d'éclairage Eco-gestes de
réduction à la source
Electricité

Réduire la Programme de
consommation maintenance des
électrique de 3% Améliorer le rendement Hassan EL
équipements des
des GTA MAIMOUNI
Groupes Turbo-
Alternateurs
Remplacement par de
Maîtriser les pertes des Mohammed
nouveaux
compresseurs MADANI
compresseurs

Installation du
Vapeur

Réduire la
Améliorer la production nouveau système de Houssam
consommation
de la vapeur HP récupération de la AKKAOUI
thermique de 2%
chaleur HRS.
Tableau 36 : Objectifs et cibles énergétiques
Conclusion
En réalisant la revue énergétique, nous avons pu détecter les anomalies grâce au descriptif des
usages énergétiques. Suite aux priorités de l’entreprise, nous avons pu ressortir et hiérarchiser
les postes les plus énergivores. Les résultats obtenus à la fin de cette analyse nous permettront
de constituer un référentiel de consommation et de détecter les gisements d’économies
d’énergie.

88
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Chapitre IV : Plan d’actions pour


l’amélioration de la performance
énergétique

Ce chapitre a pour but d’élaborer un plan d’actions afin de


remédier aux anomalies détectées dans la phase de l’audit
énergétique, et de réaliser une étude de faisabilité des actions
les plus efficaces pour optimiser la consommation électrique et
thermique du périmètre d’application

89
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Introduction
Après avoir fait l’analyse et l’identification des pertes de la consommation électrique et
thermique, nous avons entamé la phase d’amélioration en proposant quelques solutions
envisagées afin d’atteindre les objectifs préalablement fixés.
Le présent chapitre est dédié aux plans d’actions proposés et leurs études de faisabilités.
I- Plan d’action à mettre en œuvre
Une mesure d’efficacité énergétique ne sera profitable que si toutes les étapes de réflexion ont
été considérées : La réduction à la source, la récupération et le remplacement.
Il s’agit de travailler principalement sur les comportements, c’est-à-dire se poser les bonnes
questions pour réduire la consommation d’énergie, définir les bonnes pratiques, faire de
l’entretien préventif et prédictif.
Pour ce, nous recommandons les actions citées comme suit :
1. Entretien des GTA ;
2. Etude de la faisabilité d’installation du système HRS dans les six lignes de production ;
3. Changement de l’éclairage actuel par les LED ;
4. Mise en place de détecteurs dans les sanitaires, les vestiaires, le couloir et les escaliers ;
5. Renouvellement de l’installation d’air comprimé ;
6. Alimenter EMAPHOS depuis les barillets MP.
II- Mise en œuvre
Le succès de la mise en œuvre du programme de gestion énergétique dépend fortement de la
sensibilisation du personnel et du changement des habitudes des utilisateurs et des installations,
un aspect essentiel pour parvenir à une gestion efficace de l’énergie.
II-1- Engagement du personnel
Pour réduire la consommation, il faudra procéder à un changement de comportement et à une
amélioration de conscience en matière d’économie d’énergie. Il s’agit surtout de sensibiliser à
appliquer de bonnes pratiques. Cela peut se produire par diverses mesures, comme par
exemple :
II-1-1- Formation du personnel
Il est difficile qu’un employé puisse suivre les mesures d’économie d’énergie s’il méconnait la
véritable implication que cela peut apporter, aussi bien pour l’entreprise que pour
l’environnement. Tout d’abord, il est nécessaire de mettre en contexte les bénéfices de
l’économie d’énergie, en mettant en évidence les aspects suivants :
• L’importance de la réduction de l’utilisation des combustibles fossiles pour

90
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

l’environnement ;
• La réduction de l’empreinte écologique ;
• Fondements de base de l’efficacité énergétique ;
• Mesures d’économie d’énergie.
Ainsi, en transmettant à chaque employé ce que celui-ci puisse faire afin de contribuer à la
réduction de la consommation, on garantit la réussite des résultats escomptés.
II-1-2- Campagnes de sensibilisation
La réalisation de campagnes de sensibilisation et la divulgation de supports graphiques ou
audiovisuelles aideront à impliquer le personnel dans le plan d’économie d’énergie de
l’entreprise.
Pour cette raison, il ne faut pas négliger de renforcer constamment le concept d’économies
d’énergie que l’entreprise veut mettre en œuvre.
II-1-3- Mise en place d’outils de mesure
Tous les plans d’actions pour réaliser des économies d’énergie devraient s’appuyer sur des
outils de mesure et de vérification. Pour ce faire, il est indispensable d’établir les indicateurs
énergétiques pour faire le suivi du plan de l’efficacité énergétique.
II-1-4- Plan de communication
Il est fondamental que les résultats des mesures soient communiqués à l’ensemble des employés
impliqués. Ainsi, pour une bonne transmission de l’information, il est recommandé de mettre
en place un bulletin mensuel avec un bref descriptif des mesures prises en faveur de l’efficacité
énergétique. Ce bulletin peut être distribué par e-mail à tous les employés ou bien affiché dans
le tableau d’affichage.
II-1-5- Amélioration continue
Il est recommandé d’évaluer régulièrement les objectifs atteints, faisant place à de nouvelles
idées, des améliorations et de la participation active des employés.
Pour cela, il est bénéfique de créer un comité d’efficacité énergétique, composé de représentants
de la direction et les responsables de la maintenance, qui se réunirait périodiquement pour
analyser la mise en œuvre des plans d’action et de ses résultats.
II-2- Amélioration du rendement des Groupes Turbo-Alternateurs
Un groupe turboalternateur est l'accouplement d'une turbine et d'un alternateur en vue de
transformer la puissance mécanique d'un fluide en mouvement en électricité. Pour le cas de la
centrale thermoélectrique, chaque GTA a une capacité de 37 MVA et produit de l’énergie
électrique à une tension de 10 KV.

91
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-2-1- Etude de l’existant


Etant donné le fonctionnement permanent des trois Groupes Turbo-Alternateurs, l’impact de
leurs pertes est relativement important.
II-2-1-1- Calcul du rendement industriel des GTA
La production de l’énergie électrique par les GTA dépend des débits de vapeur d’admission et
de soutirage, des enthalpies massiques, des températures et des titres massiques en vapeur
d’échappement.

Figure 30 : Schéma du Groupe Turbo-Alternateur


Le tableau suivant regroupe les caractéristiques physiques de la vapeur dans les conditions de
températures et de pression optimales données par le constructeur. Les enthalpies sont extraites
à partir du logiciel Steamtab H2O.

Admission Soutirage Echappement

Débit (T/h) 190 100 90

Pression (bars) 57 9,1 0.068

Température (°C) 460 268 35

Enthalpie (kJ/kg) 3331,33 2985,5 2080,97


Tableau 37 : Caractéristiques physiques de la vapeur d’eau dans les conditions
optimales
❖ Rendement de la turbine
Le rendement d’une turbine est le rapport de la puissance mécanique à l’accouplement fournie
à l’alternateur (P mec) et la puissance thermoélastique emmagasinée dans la vapeur donnée à
la turbine au cours de la détente.

𝑷 𝒎é𝒄
ηt=
𝑷 𝒅é𝒕𝒆𝒏𝒕𝒆

92
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Le bilan énergétique de la turbine s’écrit sous la forme :

Pa = Ps + Pe + Pdétente + Pertes
Q a .h a = Q s .h s + Q e .h e + P détente + Pertes
Avec :
Q a .h a : Produit du débit et enthalpie de la vapeur à l’admission
Q s .h s : Produit du débit et enthalpie de la vapeur de soutirage
Q e .h e : Produit du débit et enthalpie de la vapeur à l’échappement
N.B : Les pertes sont très inférieures devant l’énergie utile reçue par l’arbre de la turbine, ainsi,
on peut les négliger.
De plus, nous avons le bilan massique :
Qa=Qs+ Q e
Finalement on peut écrire la puissance de détente sous la forme :
P détente = Q a .(h a – h e ) – Q s .(h s – h e)
Le rendement de la turbine s’écrit donc :
𝑷 𝒎é𝒄
ηt=
𝑸𝒂 .(𝒉𝒂−𝒉𝒆)−𝑸𝒔(𝒉𝒔−𝒉𝒆)

❖ Rendement de l’alternateur
Il est défini d’une manière analogue à celui de la turbine, comme le rapport de la puissance
gagnée sur la puissance dépensée. Pour ce cas, la puissance gagnée est la puissance électrique
aux bornes de l’alternateur, qu’on désigne par (P alt.). La puissance dépensée est la puissance
mécanique à l’accouplement transmise par la turbine, on la désigne par (P méc).
Le rendement s’écrit donc :
𝑷 𝒂𝒍𝒕
η alt =
𝑷 𝒎é𝒄
❖ Rendement global du Groupe Turbo-Alternateur
Le rendement global est le produit des rendements globaux 𝜂 t et 𝜂 alt, et s’exprime par la
relation suivante :

η Gta = η t * η alt
D’où :
𝑷 𝒎é𝒄 𝑷 𝒂𝒍𝒕
ηg= *
𝑸𝒂.(𝒉𝒂−𝒉𝒆)−𝑸𝒔.(𝒉𝒔−𝒉𝒆) 𝑷 𝒎é𝒄

93
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Ainsi, le rendement global du Groupe Turbo-Alternateur s’écrit comme suit :


𝑷 𝒂𝒍𝒕
ηg=
𝑸𝒂.(𝒉𝒂−𝒉𝒆)−𝑸𝒔.(𝒉𝒔−𝒉𝒆)
Application numérique :
𝟑𝟕∗𝟏𝟎𝟔
ηg= ∗ 𝟑𝟔𝟎𝟎
𝟏𝟗𝟎∗(𝟑𝟑𝟑𝟏,𝟑𝟑−𝟐𝟎𝟖𝟎,𝟗𝟕)∗𝟏𝟎𝟔 −𝟏𝟎𝟎∗(𝟐𝟗𝟖𝟓,𝟓−𝟐𝟎𝟖𝟎,𝟗𝟕)∗𝟏𝟎𝟔

η g = 90,5 %
II-2-1-2- Calcul du rendement actuel
Pour le calcul du rendement actuel de chaque groupe turbo-alternateur, nous avons choisi des
jours type durant notre période de stage et nous avons pris différents relevés durant ces derniers.
Le calcul est résumé dans les tableaux suivants :
❖ Calcul de rendement du GTA 1

Jour (Mai) 10 12 14 20 22 24 26
Qa (T/h) 127 113 132 108 194 190 178
Ta (°C) 460 455 460 455 460 460 460
Pa (bar) 56 56 56 56 56 56 56
ha (kJ/kg) 3332,7 3320,7 3332,7 3320,7 3332,7 3332,7 3332,7
Qs (T/h) 67 63 89 103 117 157 67
Ts (°C) 270 271 268 271 258 256 256
Ps (bar) 7,6 7,6 7,6 7,6 7,6 7,6 7,6
hs (kJ/kg) 2994,52 2996,64 2990,28 2996,64 2968,88 2964,72 2964,72
Qe (T/h) 89 46 69 19 91 73 21
Te (°C) 43 42,5 42 41 41 38 28
Pe (mbar) 102 119 120 96 99 90 56
Titre de
0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
vapeur (x)
he (kJ/kg) 2106,32 2113,21 2113,59 2103,65 2105 2100,83 2080,75
P électrique
27 17,5 24 12 35,3 32 20
(MW)
ηg 81,54 81,74 83,13 85,18 86,63 85,65 81,54
Tableau 38 : les valeurs du rendement global du GTA 1

94
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

❖ Calcul de rendement du GTA 2

Jour (Mai) 10 12 14 20 22 24 26

Qa (T/h) 141 125 178 100 149 125 108


Ta (°C) 460 460 460 455 460 460 455
Pa (bar) 56 56 56 56 56 56 56
ha (kJ/kg) 3332,7 3332,7 3332,7 3320,7 3332,7 3332,7 3320,7
Qs (T/h) 119 67 114 69 49 48 53
Ts (°C) 264 269 256 279 272 273 279
Ps (bar) 7,4 7,3 7,4 7,1 7,1 7,2 7,3
hs (kJ/kg) 2982,42 2993,34 2965,4 3015,06 3000,3 3002,11 3014,47
Qe (T/h) 22 58 64 31 100 77 55
Te (°C) 26 34,7 33 35 39 41 34
Pe (mbar) 33 46 22 37 64 25 24
Titre de
0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
vapeur (x)
he (kJ/kg) 2059,72 2072,77 2044,47 2064,15 2086,28 2049,2 2047,68
P électrique
14,5 19,8 27 11 30,5 23 17,9
(MW)
ηg 74,9 74,39 78,19 65,95 77,91 72,19 74,71
Tableau 39 : les valeurs du rendement global du GTA 2
❖ Calcul de rendement du GTA 3
Jour (Mai) 10 12 14 20 22 24 26
Qa (T/h) 183 173 143 115 166 102 162
Ta (°C) 460 460 460 455 460 455 460
Pa (bar) 56 56 56 56 56 56 56
ha (kJ/kg) 3332,7 3332,7 3332,7 3320,7 3332,7 3320,7 3332,7
Qs (T/h) 120 139 123 76 68 86 77
Ts (°C) 252 250 262 273 256 274 268
Ps (bar) 7,5 7,6 7,1 7,5 7,6 6,6 7,1
hs (kJ/kg) 2956,51 2951,87 2979,16 3001,19 2964,72 3006,03 2991,85
Qe (T/h) 63 34 20 39 98 16 85
Te (°C) 38 30 27 28 44 37 41
Pe (mbar) 68 28 20 32 104 66 70

95
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Jour (Mai) 10 12 14 20 22 24 26
Titre de
0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8 0,8
vapeur (x)
he (kJ/kg) 2088,82 2053,45 2040,99 2058,53 2107,18 2087,57 2090,05
P électrique
29 22 16 13,7 32,5 11 30
(MW)
ηg 84,53 82,13 83,09 67,09 80,62 84,63 82
Tableau 40 : les valeurs du rendement global du GTA 3
• Interprétation
Après avoir calculé le rendement global industriel et actuel des trois groupes turbo-alternateurs,
nous avons constaté que ces rendements dépendent étroitement des paramètres d’état (Pression
et température) d’admission et de soutirage mais aussi du niveau de vide dans le condenseur
principal (Pression d’échappement).
Nous avons observé aussi que la production électrique dépend des débits d’admission et de
soutirage.
II-2-1-3- Les écarts en rendement et en production électrique du GTA par rapport
aux données du constructeur
Afin de définir les écarts en rendement et en production d’énergie électrique dans des jours type
durant notre période de stage, on a fait la moyenne des débits d’admission en vapeur HP, de
soutirage en vapeur MP, de production en énergie électrique et de rendement global des trois
groupes turbo-alternateurs.
Le calcul est résumé dans le tableau suivant :

Ecart
Paramètres selon le Ecart
Paramètres actuels production
constructeur rendement
électrique

Qa Qs Pé ηg Qa Qs Pé ηg
ΔPé (MW) Δηg (%)
(T/h) (T/h) (MW) (%) (T/h) (T/h) (MW) (%)

GTA 1 150 90 24 83,63 150 90 25,1 93,8 1,1 10,17

GTA 2 130 75 20,5 74 130 75 22,7 91,7 2,2 17,7

GTA 3 150 100 22 80,58 150 100 23,8 95 1,8 14,42


Tableau 41 : Les écarts en rendement et en production électrique des GTA (1,2 et 3)

96
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

D’après ce tableau, on remarque que le manque à produire en énergie électrique est de 1.1 MW
pour le GTA1, de 2,2 MW pour le GTA2 et de 1,8 MW pour le GTA3.
Or le prix moyen unitaire d’achat d’un MWh est de 879 MAD, ainsi le manque à gagner en
argent est de 966,9 MAD pour le GTA1 ;1933,8 pour le GTA2 et 1582,2 MAD pour le GTA3.
On constate aussi une diminution des performances de 10,17% pour le GTA1, de 17,7% pour
le GTA2 et de 14,42% pour le GTA3.
II-2-1-4- Facteurs influents le rendement des GTA
Afin de déterminer les actions nécessaires pour améliorer le rendement des groupes turbo-
alternateurs, il faut dans un premier temps, déterminer les causes principales responsables au
décalage entre le rendement actuel et celui du constructeur.
❖ Influence des débits d’admission et de soutirage sur la charge des GTA
Les graphes qui suivent schématisent les dépendances qu’on vient de citer.

GTA 1
250

200

150

100

50

0
1 2 3 4 5 6 7

Qa (T/h) Qs (T/h) P électrique (MW)

Figure 31 : Puissance électrique en fonction du débit d’admission et de soutirage pour GTA 1

97
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

GTA 2
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
1 2 3 4 5 6 7

Qa (T/h) Qs (T/h) P électrique (MW)

Figure 32 : Puissance électrique en fonction du débit d’admission et de soutirage pour GTA 2

GTA 3
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
1 2 3 4 5 6 7

Qa (T/h) Qs (T/h) P électrique (MW)

Figure 33 : Puissance électrique en fonction du débit d’admission et de soutirage pour GTA 3

• Interprétation
D’après ces graphes, on constate bien que la puissance électrique produite au niveau des GTA
s’améliore avec l’augmentation du débit massique d’admission et la diminution du débit
massique de soutirage ou inversement.
❖ Influence de pression et de température d’échappement sur le rendement
des GTA
Comme cité auparavant, afin de déterminer les causes principales responsables au décalage,
nous allons détailler dans ce qui suit les facteurs influents sur le rendement.

98
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

GTA 1
140
120
100
80
60
40
20
0
1 2 3 4 5 6 7

Te (°C) Pe (mbar) ηg (%)

Figure 34 : Rendement global en fonction de pression et de température d’échappement du


GTA 1

GTA 2
100

80

60

40

20

0
1 2 3 4 5 6 7

Te (°C) Pe (mbar) ηg (%)

Figure 35 : Rendement global en fonction de pression et de température d’échappement du


GTA 2

GTA 3
120

100

80

60

40

20

0
1 2 3 4 5 6 7

Te (°C) Pe (mbar) ηg (%)

Figure 36 : Rendement global en fonction de pression et de température d’échappement du


GTA 3

99
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

• Interprétation
On constate d’après les graphes précédents que la variation du rendement global des GTA selon
la température et la pression d’échappement n’est pas stable. Ceci est due à la variation
instantanée du débit d’échappement. Mais dans la plupart des cas, une fois que le vide est assuré,
le rendement de la turbine s’améliore, on peut constater aussi que le vide souhaité dans la
marche normale de la turbine doit être supérieur à celui fourni par le système de vide actuel.
❖ Conclusion
A partir des résultats obtenus, nous avons constaté que pour un débit d’admission et de soutirage
donné, l’énergie électrique produite actuellement est inférieure à celle calculée à partir des
données du constructeur ALSTOM, par conséquent une chute du rendement des groupes turbo-
alternateurs. Ceci peut être dû soit :
• Au changement des paramètres de fonctionnement des groupes ;
• Aux appareils de mesure (Débitmètres), c’est-à-dire que les résultats obtenus ne
reflètent pas la réalité ;
• A une dégradation de l’état mécanique du matériel.
II-2-1-5- Plan d’action pour l’amélioration du rendement des GTA
D’après les résultats obtenus, on remarque que l’augmentation du débit d’admission ainsi que
la minimisation du débit d’échappement provoque l’augmentation du rendement, et donc on
profite plus de l’énergie contenue dans la vapeur jusqu’au dernière étage de la turbine.
Afin d’améliorer les performances des groupes turbo-alternateurs, nous recommandons les
actions suivantes :
• Améliorer les paramètres d’état de la vapeur au niveau des différents producteurs, d’où
l’entretien des soupapes du réseau vapeur HP et MP s’avère nécessaire pour éviter le
risque de crachement ;
• Respecter la période de 6 ans pour effectuer la révision périodique des groupes
turboalternateurs ;
• Augmenter successivement les consignes de pression et de température au niveau des
régulateurs de débits d’admission jusqu’à 57 bars et 460 °C ;
• Augmenter la consigne de pression de soutirage au niveau des régulateurs de débits
d’échappement jusqu’à 9,1 bars ;
• Assurer une pression de 30 mbar au niveau de la bâche de création du vide ;
• Surveiller le vide actuel en :
✓ Faisant un nettoyage des condenseurs principaux ;

100
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

✓ Faisant un suivi des pompes à vide.


II-2-2- Coût d’un MWh de l’énergie électrique produite par les GTA
En se basant sur les prix de vente des MWh par ONEE, on calculera le manque d’argent selon
les différentes heures :

Du 01/10 au 31/03 Du 01/04 au 30/09 Prix du MWh


Période Durée Période Durée ONEE en MAD

Heures
04h00 à 17h00 10h 07h00 à 18h00 11h 910,768
pleines
Heures
17h00 à 22h00 5h 18h00 à 23h00 5h 598,316
creuses
Heures
22h00 à 07h00 9h 23h00 à 07h00 8h 1 290,886
pointes
Tableau 42 : Prix et périodes des tranches ONEE
Suivants les heures pleines, creuses et de pointes nous avons calculé le manque d’argent comme
représenté dans le tableau ci-dessous :

Prix du MWh Manque par MAD


ONEE en MAD GTA 1 GTA 2 GTA 3
Heures
910,768 1 001,84 2 003,69 1 639,38
pleines
Heures
598,316 658,15 1 316,30 1 076,97
creuses
Heures
1 290,886 1 419,97 2 839,95 2 323,59
pointes
Tableau 43 : Manque d’argent à gagner
Ainsi, on remarque que le coût d’un MWh fournie par l’ONEE est très coûteux dans les heures
de pointes et donc il faut éviter de trop consommer dans cette tranche.
Quant au cas de manque de vapeur HP provenant de l’atelier sulfurique ou en cas d’une grande
demande de vapeur HP par les consommateurs, il sera bénéfique d’acheter l’énergie électrique
de la part de l’ONEE dans les heures creuses.
En outre, le manque d’argent à gagner s’élève à 14 279,85 MAD, chose qui incite à doubler
l’effort pour améliorer l’efficacité des groupes turbo-alternateurs, et ce en concrétisant le plan
d’action cité auparavant.

101
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-3- Installation du système HRS dans les six lignes de production


II-3-1- Remplacement de la tour d’absorption intermédiaire par une tour HRS
Le système HRS peut être installé dans les six lignes de production d’acide sulfurique, ce qui
augmentera la production de vapeur MP et par conséquent augmentera la production d’énergie
électrique et tous les avantages qui s’en suivent.
II-3-1-1- Définition du Heat Recovery System (HRS)
Le système de récupération de chaleur (HRS) est un système conçu pour récupérer la chaleur
provenant de la réaction d’absorption, en la transformant en vapeur moyenne pression. La tour
d’absorption HRS à deux étages remplacera la tour d’absorption intermédiaire existante.
II-3-1-2- Principe du Heat Recovery System (HRS)
Le système HRS consiste à :
• Modifier le système d’absorption intermédiaire en vue d’augmenter la température de
l’acide sulfurique à sa sortie de la tour afin de pouvoir produire, par une telle
température, de la vapeur MP dans une chaudière HRS ;
• Intégrer de nouveaux équipements pour garder les mêmes entrées et sorties de l’étape
d’absorption intermédiaire.
II-3-1-3- Différences entre la tour HRS et la tour d’absorption intermédiaire
En remplaçant la tour intermédiaire par le système HRS, tous les paramètres d’entrée et de
sortie du système seront les mêmes que ceux du système HRS, que ça soit pour les températures,
les pressions ou les débits des gaz et de l’acide. Sauf qu’il sera ajouté une entrée de l’eau
alimentaire pour la production de la vapeur MP.
La température de l’acide à sa sortie de la tour HRS est supérieure au point d’ébullition de l’eau,
d’où son utilisation pour la formation de la vapeur MP grâce à une chaudière HRS.
II-3-1-4- Schéma et principaux équipements HRS
Le schéma suivant représente le système HRS à mettre en place, avec tous les équipements
additionnels qui l’accompagnent :

102
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Figure 37 : Schéma des équipements additionnels avec le système HRS


❖ La tour HRS
La tour HRS est un réacteur vertical comportant un réservoir adjacent et constitué de deux
étages :
• 1er étage à 99% de H2SO4
Composé d’un lit de garnissage céramique, situé à l’entrée des gaz à la partie inférieure de la
tour, constitué d’une couche de 2130 mm d’Intalox en céramique de 75 mm reposant sur une
grille inox.
• 2ème étage à 98,6% de H2SO4
Composé d’un lit de garnissage céramique, situé à la partie supérieure de la tour, constitué des
couches de selles Intalox de 75 mm et de 50 mm et de selles super Intalox N°1 de 25 mm, le
tout reposant sur une grille en inox.
• Pompe HRS
La partie basse de la tour ainsi que le réservoir de pompage adjacent servent de réservoir pour
la pompe HRS.
• Eliminateur de brume
Le système d’éliminateurs de brumes faits de fibres de verre enroulé avec grillage en inox 316.
Ils protègent l’échangeur froid en aval et capturent le brouillard acide à la sortie de la tour HRS.

103
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

❖ La chaudière HRS
La chaudière HRS est disposée horizontalement, conçue pour produire 53 T/h de vapeur à
9,84 bars par le refroidissement de 1958 m3/h d’acide sulfurique. La chaudière dispose d’une
surface d’échange thermique de 960 m2.
❖ Dégazeur
Les gaz dissous tels que l'oxygène et l'anhydride carbonique doivent être réduits dans l'eau
d'alimentation de la chaudière afin d'empêcher les chaudières et les circuits de vapeur de la
corrosion, d’où la nécessité de l’installation d’un dégazeur qui sera conçu pour réduire le taux
d’oxygène et l’anhydride carbonique, en injectant l’hydrazine à l’aide d’un système d’injection.
❖ Le préchauffeur
Le préchauffeur HRS est un échangeur de chaleur horizontal, d’une surface d’échange
thermique de 101 m2. Il est conçu pour refroidir 193 m3/h d’acide sulfurique à 99,6% de 197°C
à 164°C en réchauffant l’eau alimentaire de 110°C à 183°C.
❖ Le réacteur de dilution
C’est un réacteur de dilution construit en Inox 304 et revêtu en Teflon. Une quantité d’eau
alimentaire est utilisée dans ce réacteur d’acide produit afin de baisser sa concentration avant
d’entrer au 2ème étage de la tour HRS.
❖ Bâche alimentaire
Cette unité est conçue pour assurer une production permanente en eau alimentaire HRS de
242 T/h sous une pression de 0,4 bars et une capacité de stockage de 10 minutes.
❖ La pompe de circulation d’acide
C’est une motopompe Lewis, verticale, submergée, centrifuge refoulant à 21 m un débit de
1967 m3/h d’acide sulfurique à une concentration de 99,7% et une température de 219°C.
❖ La pompe de circulation d’eau
C’est une pompe centrifuge, horizontale, de débit unitaire 75 m3/h et de pression de
refoulement 16 bars.
II-3-1-5- Circuit gaz HRS
Etant donné que le principe d’absorption de SO3 est le même que celui de la tour d’absorption
intermédiaire, le circuit gaz ne subit aucun changement avec l’addition du système HRS et donc
le débit de SO3 à l’entrée et à la sortie de la tour intermédiaire sera adapté à la nouvelle tour
d’absorption.
La tour HRS a été dimensionnée pour s’adapter aux conditions de travail du circuit gaz et aux
nouvelles exigences qui servent à augmenter la température de l’acide à sa sortie.

104
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Le circuit gaz de la tour HRS est schématisé ci-dessous :

Figure 38 : Circuit gaz HRS

II-3-1-6- Circuit acide HRS


La tour HRS résiste à la température élevée d’acide sulfurique pour pouvoir produire, par
l’intermédiaire d’une chaudière, de la vapeur MP. La grande partie du débit d’acide sortant de
la chaudière est recyclé et est conduit à un réacteur de dilution pour baisser sa concentration
avant d’entrer au 2ème étage de la tour HRS, et ce, afin que l’absorption de SO3 soit toujours la
même et par la suite produire la même quantité d’acide sulfurique.
Le point fort de cette tour c’est qu’elle peut jouer le rôle d’une tour intermédiaire, et cela en la
débranchant du système HRS et travaillant avec les conditions de travail de la tour
intermédiaire.

105
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Le circuit acide de la tour HRS est schématisé comme suit :

Figure 39 : Circuit acide HRS


II-3-1-7- Etude économique sur le HRS et retour d’investissement
Le dégazeur de la bâche alimentaire est conçu pour réduire le taux d'oxygène et d'anhydride
carbonique en les dépouillant par l'écoulement de la vapeur. La vapeur utilisée dans le dégazeur
est soustraite de la vapeur produite par la chaudière HRS à un débit de 19 Tonnes/heure pour
trois installations HRS.
Sachant que l’installation HRS permet d’assurer 50 T/h de plus, le tableau suivant présente la
valeur exacte de la quantité de vapeur produite par ce dernier :

Débit (kg/h)

Vapeur produite 53 464,30

Vapeur vers dégazeur 6 333,34

Vapeur utilisée 47 130,96


Tableau 44 : Vapeur produite par le système HRS

106
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

La vapeur produite est utilisée par la centrale thermique pour produire 1 MWh par chaque
6,5 Tonnes de vapeur MP, d’où les résultats suivants :

Puissance générée par la vapeur utilisée 7,25 MWh

Gain en énergie électrique par an 63 510 MWh/an/unité

Tableau 45 : Les principaux avantages du système HRS


Le coût d’investissement pour l’installation d’un système HRS dans une unité sulfurique s’élève
à 125 millions de Dirhams. Quant au coût d’exploitation et de maintenance, il se fixe à une
marge de 10%.
D’où un total de 137,5 millions de Dirhams.
Sachant que le coût d’achat d’1 MWh de chez l’ONEE en moyenne est de 879 MAD, le tableau
suivant résume les coûts rapportant à ce projet :

Coût d’investissement total 137 500 000 MAD

Coût d'achat d'un MWh de chez l'ONEE 879,00 MAD

Gain énergétique 63 510 MWh/an

Gain économique 55 825 290 MAD/an

Temps de retour sur investissement 2 ans et 5 mois


Tableau 46 : Investissement pour le système HRS
Les avantages du système HRS ne se limitent pas à l’aspect économique mais aussi à l’aspect
environnemental.
II-3-1-8- Apport du système HRS et impact environnemental
Etant donné que ladite centrale est connectée au réseau national, la quantité d’énergie
supplémentaire générée par la vapeur produite du système HRS sera déduite de la production
au niveau de l’ONEE, ce qui contribuera en conséquence à la réduction de la consommation
des combustibles fossiles et donc à la réduction de l’émission du CO2 vers l’atmosphère.
La centrale à Jorf-Lasfar utilise le Fuel comme combustible dont le niveau d’émission de CO2
relatif est de 676 gCO2/kWh.
Ainsi ce projet permettra, par la suite, d’éviter une émission dans l’atmosphère d’environ
42 932,76 T CO2/an par chaque HRS installé. Ce dernier contribuera donc à la protection de
l’environnement aussi bien national qu’international.

107
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

❖ Conclusion
Ce système présente de nombreux avantages aussi bien économiques qu’environnementaux,
puisque c’est un projet d’amélioration des performances énergétiques sans augmentation des
capacités de production et donc sans impacts négatifs :
• Evite le recours à des énergies à base de combustibles fossiles entraînant des
dégagements en CO2, SO2, Nox ;
• Economise sur les importations d'énergie fossile ;
• Maîtrise technologique du procédé qui améliorera la compétitivité du Groupe OCP au
plan international ;
Vu les nombreux avantages dégagés, ce projet est inscrit dans le cadre du Mécanisme de
Développement Propre (MDP).
II-3-2- Etude de la faisabilité d’installation du système HRS dans les six lignes de
production
Le système HRS peut être installé dans les six lignes de production d’acide sulfurique, ce qui
augmentera la production de vapeur MP et par conséquent augmentera la production d’énergie
électrique et tous les avantages qui s’en suivent.
II-3-2-1- Modification à réaliser pour supporter la vapeur produite
La centrale thermique soutire de la vapeur MP de la 6ème ailette de la turbine pour l’assurer aux
consommateurs de l’OCP (A savoir : L’atelier phosphorique, le port pour la fusion du soufre,
les engrais et autres). La vapeur HP restante pour produire de l’énergie électrique est alors faible
vu que le nombre des consommateurs et leurs besoins en vapeur MP est grand, d’où le besoin
en plus de vapeur MP.
❖ Au niveau de la centrale thermique
La centrale thermique est équipée de trois groupes turboalternateurs (GTA) dont la capacité
totale de chacun est 190 t/h de la vapeur HP, sachant que l’atelier sulfurique fournie 570 T/h de
la vapeur HP (95 T/h / unité) et 240 T/h de la vapeur MP (40 T/h / unité) lorsque les six lignes
de l’atelier sont en marche.
Avant d’arriver à la centrale, 25 T/h de la vapeur HP produite va vers EMAPHOS, donc la
quantité à l’entrée des GTA est de 545 T/h de la vapeur HP et 240 T/h de la vapeur MP.
(Voir Annexe 2)

108
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

• Mode de fonctionnement actuel


La puissance produite par les GTA de la centrale thermique est donnée en fonction du débit
d’admission et du débit de soutirage. (Voir Annexe 3)

Figure 40 : Soutirage maximum et production d’énergie électrique résultante


Pour satisfaire tous les consommateurs, la centrale thermique est obligée de soutirer le
maximum de vapeur MP, ce qui influence négativement sur la production de l’énergie
électrique, et met l’entreprise dans une situation déficitaire. Le calcul de la situation actuelle de
la vapeur est présenté ci-dessous :

Besoin de l'OCP en EE 80 MWh

Besoin de l’OCP en vapeur MP 710 T/h

HP en T/h (95x6) - 25* 545 T/h


Atelier Sulfurique (AS)
MP en T/h 40 x 6 240 T/h

MP en T/h 170 x 3 510 T/h


Centrale Thermoélectrique (CTE)
EE en MWh 19,6 x 3 58,8 MWh

Total vapeur MP produite (AS+CTE) MP en T/h 510+240 750 T/h


* 25 t/h de la vapeur HP est envoyée vers EMAPHOS (Consommateur de vapeur HP)
Tableau 47 : Situation actuelle d’utilisation de la vapeur
D’après ces données, on déduit que le besoin en vapeur MP est satisfait au contraire de l’énergie
électrique produite qui est très inférieure du besoin.
• Mode de fonctionnement en présence du système HRS dans les six lignes
La quantité de vapeur MP produite par les tours HRS sera utilisée pour satisfaire le grand besoin
des consommateurs en vapeur MP, et donc il n’y aura pas à soustraire 50 tonnes de vapeur MP

109
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

par heure pour chaque installation HRS. Ainsi dans le cas de six systèmes HRS installés, la
vapeur MP qui sera produite est de l’ordre de 300 Tonnes/heure. (Voir Annexe 3)

Figure 41 : Soutirage maximum et production d’énergie électrique résultante


Sur ce, en installant le système HRS dans les six lignes, la nouvelle situation est présentée
comme suit :

Besoin de l'OCP en EE 80 MWh

Besoin de l’OCP en vapeur MP 710 T/h

HP en T/h (95 x 6) - 25* 545 T/h

Atelier Sulfurique (AS) MP en T/h 40 x 6 240 T/h

MPHRS en T/h 50 x 6 300 T/h

MP en T/h 90 x 3 270 T/h


Centrale Thermoélectrique (CTE)
EE en MWh 35 x 3 105 MWh

Total vapeur MP produite (AS+CTE) MP en T/h 240 + 300 + 270 810 T/h
* 25 t/h de la vapeur HP est envoyée vers EMAPHOS (consommateur de vapeur HP)
Tableau 48 : Situation prévue en cas d’intégration de six HRS
La vapeur MP produite par les systèmes HRS a permis de satisfaire le besoin, avec un excès en
vapeur MP ainsi qu’en énergie électrique. Le surplus de l’énergie électrique produite par la
centrale thermoélectrique, qui est de l’ordre de 25 MWh, sera vendu à l’ONEE.
❖ Au niveau de l’atelier sulfurique
La même installation se fera pour toutes les unités de l’atelier sulfurique, à l’exception de la
bâche alimentaire qui alimente trois tours HRS, d’où la nécessité d’installer deux bâches
alimentaires afin d’assurer l’eau alimentaire aux six unités.

110
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

En revanche, les canalisations de vapeur MP vers la centrale thermoélectrique ne peuvent


supporter que le surplus de la vapeur MP produite par deux tours HRS, pour cela, il est
recommandé de redimensionner et changer les canalisations afin d’installer plus de deux
systèmes HRS.
II-3-2-2- Evaluation de l’énergie récupérée par HRS dans six unités sulfuriques
L’installation de six systèmes HRS, comme une stratégie à long terme, est considérée faisable
surtout pour les consommateurs de la centrale thermoélectrique qui vont bénéficier de la vapeur
totale produite. Le tableau ci-dessous résume les résultats obtenus par l’instauration de six
systèmes HRS à l’usine :

Vapeur produite 320 785,8 kg/h

Vapeur vers dégazeur 38 000 kg/h

Vapeur utilisée 282 785,76 kg/h

Puissance générée par la vapeur utilisée 43,5 MWh

Coût d’investissement total 825 000 000 MAD

Gain énergétique 381 060 MWh/an

Gain économique 334 951 740 MAD/an

Temps de retour sur investissement 2 ans et 5 mois

CO2 évité 257 596,56 T CO2/an


Tableau 49 : Résultat pour six systèmes HRS installés
Ainsi, une fois le projet est réussi, on garantit une production de vapeur et une longue durée de
vie pour ses équipements, en plus de la production d’énergie électrique et de l’impact
environnemental.
❖ Conclusion
Sur ce, le système HRS est une stratégie pour le Groupe OCP afin de consolider ses positions
sur le marché, vu que ce système présente des avantages aussi bien dans le domaine économique
que dans le domaine environnemental qui est devenu un intérêt mondial.
II-4- Changement de l’éclairage actuel par les LED
Même si l’éclairage ne représente pas une grande part de la consommation énergétique, sauf
qu’il est nécessaire de profiter de ses potentiels d’économie.

111
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-4-1- Actions de réduction à la source


Des actions simples pourront avoir un impact important sur la consommation globale de
l’éclairage :
• Entretien des luminaires : Empoussièrement, vieillissement des lampes ;
• Nettoyage des vitres ;
• Organisation d’une campagne de sensibilisation interne.
En fin de compte, le gisement primordial de réduction à la source réside dans le comportement
écocitoyen et la prise de conscience de toutes les personnes présentes sur le site de l’entreprise.
II-4-2- Favorisation de l’éclairage naturel
Un critère fondamental de la conception c’est l’exploitation de la lumière naturelle, en disposant
de façades donnant sur l’extérieur, ou bien sur des patios intérieurs. L’ouverture des puits de
lumière dans la toiture est également une option intéressante.
II-4-3- Actions de remplacement de l’éclairage actuel par l’éclairage LED
Le choix des composants les plus appropriés dépend du type de l’espace à éclairer et de
l’activité qui s’y produit. Toutefois, en faisant le bon choix, des économies d’énergies
importantes peuvent être atteintes.
II-4-3-1- Choix des lampes
Les différentes technologies de lampes qui existent sur le marché sont :
• Lampes à incandescence (Les ampoules standards, les ampoules à halogène),
• Lampes fluorescentes (Les tubes fluorescents, lampes fluo compactes),
• Diodes électroluminescentes ou LED.
Les lampes à incandescence ont le plus haut indice de rendu des couleurs, mais en revanche,
leur efficacité lumineuse est très faible. Ce qui ramène la quasi-totalité des entreprises à les
remplacer par d’autres technologies plus efficaces.
Actuellement, les LED (Light-Emitting Diode) sont de plus en plus introduites dans le marché
des lampes qui utilisent une technologie plus avancée de diode émettrice de lumière. Ses
principaux avantages :
• Longue durée de vie de 50 000 à 100 000 heures ;
• Réduction des coûts de maintenance ;
• Grande efficacité énergétique par rapport aux lampes à incandescence et aux halogènes ;
• Grande qualité de lumière, ne génèrent ni ultraviolet (UV) ni infrarouge (IR) dans le
faisceau lumineux ;
• Allumage instantané, pas de scintillement ;

112
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

• Moins d’émissions de CO2, jusqu’à 85% par rapport à l’éclairage traditionnel. [7]
Le tableau ci-dessous donne une comparaison des durées de vie des différentes lampes
existantes :

Sources lumineuses Durée de vie minimale Durée de vie maximale

LED 10 000 heures 50 000 heures

Lampe fluorescente 5 000 heures 20 000 heures

Lames Fluo-Compacte 5 000 heures 10 000 heures

Incandescence 1 000 heures 2 000 heures


Tableau 50 : Durée de vie de différents types d’éclairage
D’où l’utilisation des tubes LED qui reste une solution avec une plus grande économie
d’énergie, bien que l’investissement soit plus élevé.
II-4-3-2- Etude de faisabilité
Les caractéristiques des lampes utilisées ainsi que leurs équivalentes en LED sont représentées
dans le tableau suivant :

Puissance électrique Puissance lumineuse Lampe LED


Type de lampes
(W) (lumen) équivalente (W)
Tube fluorescent
36 3 350 18
simple
Tube fluorescent
72 3 600 40
double
Projecteur 1 250 5 400 60
Projecteur 2 400 7 500 80
Tableau 51 : LED équivalentes aux types de lampes existantes
Ainsi la nouvelle consommation énergétique en utilisant des lampes LED est comme suit :

Equivalente Equivalente Equivalent Equivalent Consommation


Puissance
Section du luminaire du luminaire projecteur 1 projecteur 2 annuelle
(KW)
simple (18 W) double (40 W) (60 W) (80 W) (MWh)

PS *** 249 582 174 58,80 515,09

CTE 125 406 16 *** 19,45 170,38

TED 33 34 84 *** 6,99 61,27

Total 85,24 746,74


Tableau 52 : Consommation énergétique des LED équivalentes en MWh

113
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Ci-dessous un tableau récapitulatif des consommations énergétiques :

Consommation Consommation
Coût annuel Coût annuel
Section actuelle annuelle annuelle en LED
(MAD) (MAD)
(MWh) (MWh)
PS 1 169,00 176 519 515,09 77 778,29
CTE 634,52 95 812,52 170,38 25 727,68
TED 324,48 48 996,48 61,27 9 251,38
Total 2 128,00 321 328 746,74 112 757,35
Tableau 53 : Comparatif des consommations annuelles
On constate que l’utilisation des LED va nous permettre de réduire la consommation
énergétique de l’éclairage de 65%.
II-4-3-3- Etude énergétique
Le gain énergétique est calculé par la relation suivante :
Gain énergétique = Energie consommée par les ampoules actuelles – Energie
consommée par les LED
❖ Calcul numérique
Gain énergétique = 2 128 - 746,74 = 1 381,26
D’où une économie d’énergie de 1 381,26 MWh/an.
II-4-3-4- Etude économique
Le gain économique est calculé par la relation suivante :
Gain économique = Gain énergétique annuel * Tarif moyen
❖ Calcul numérique
En prenant le tarif moyen qui vaut 879 MAD/MWh.
Gain économique = 1 318,26 * 879 = 1 158 750,54
D’où une économie d’argent de 1 158 750,54 MAD/an.
II-4-3-5- Temps de retour sur investissement
Le tableau suivant représente les prix unitaires des lampes LED équivalentes et le total de
l’investissement.

114
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Puissance électrique des Prix unitaire Prix total


Type de lampe Nombre
LED équivalentes (W) (MAD) (MAD)
Tube fluorescent
18 158 180 28 440
simple
Tube fluorescent
40 689 360 248 040
double
Projecteur 1 60 682 1 000 682 000

Projecteur 2 80 174 1 500 261 000

Total 1 219 480


Tableau 54 : Investissement en LED
Le retour sur investissement est calculé par la relation suivante :
𝐂𝐨û𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭
TRSI =
𝐆𝐚𝐢𝐧 𝐥𝐢é 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭

❖ Calcul numérique
1 219 480
TRSI = = 1,05
1 158 750,54

Donc le coût du projet sera amorti sur 1 an.

II-4-3-6- Etude environnementale


La quantité de CO2 évitée pour une année est :
CO2 évité = [4’] 0,73 kg CO2/kWh * Gain énergétique en MWh/an

❖ Calcul numérique
CO2 évité = 0,73 * 1 381,26 = 1 008,32
D’où 1 008,32 Tonnes de CO2 a été évitées, et donc on aura un impact environnemental positif.
Le tableau ci-dessous représente les économies réalisées par cette solution :

Gain énergétique 1 381,26 MWh/an

Gain économique 1 158 750,54 MAD/an

Temps de retour sur investissement 1 an

CO2 évité 1 008,32 TCO2/an

Tableau 55 : Les économies réalisées par l’éclairage en LED


II-5- Mise en place des détecteurs de présence
Les détecteurs de présence appelés aussi PIR (Détecteurs Infra-rouge passifs) sont faits pour
détecter des sources de chaleur en mouvement dans leur zone de détection. Chaque objet, en

115
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

particulier le corps humain, émet un rayonnement thermique dont l’intensité est en fonction de
sa température de surface. Il est utilisé pour déclencher l’éclairage sur une zone ciblée.
Cette technologie permet non seulement une détection de mouvement mais surtout une variation
du niveau de luminosité en fonction de la lumière dont on dispose. Ce qui permet de bénéficier
d’une lumière composite (Naturelle + artificielle) au lieu d’une lumière qui est à 100%
artificielle.
II-5-1- Etude de faisabilité
Nous avons pensé aux détecteurs de mouvement pour les sanitaires, les vestiaires, le couloir et
les escaliers puisque nous avons remarqués que les lampes restent allumées sans que quelqu’un
occupe ces locaux, ce qui génère des pertes importantes au niveau de la consommation de
l’énergie électrique.
II-5-1-1- Éléments essentiels pour un détecteur de présence
La mise en place des détecteurs de mouvements nécessite de prendre en considération les
paramètres suivants :
• Zone de détection : Espace où le détecteur de mouvement est installé ;
• Angle de détection : Vu que les pièces sont en général de formes carrées ou
rectangulaires, pour simplifier, on choisit un champ de détection carré, d’un angle de
360°, ce qui permet une meilleure surveillance des mouvements des personnes,
n’importe où dans la pièce ;
• Type de montage : Puisqu’il s’agit des détecteurs de présence pour les sanitaires,
vestiaires, couloir et escaliers, il est préférable d’opter pour des détecteurs montés aux
plafonds ;
• Hauteur de montage : La hauteur de la pièce joue un rôle important dans la détection de
présence. Elle dépend de la surface de la pièce, c’est-à-dire la zone de détection ;
• Dimensions de la partie éclairée : La surface de la pièce influence sur la zone de
détection.
II-5-1-2- Description de l’existant
Nous avons remarqué que chaque jour les vestiaires sont fréquentés en moyenne de 7h par jour,
pourtant l’éclairage reste allumé 24h/24h. Quant aux sanitaires, ils ne sont réellement occupés
que 5h, mais l’éclairage reste allumé 20h/24h. Pour les escaliers et le couloir de la centrale
thermoélectrique, l’éclairage reste allumé 18h/24h même s’ils ne sont utilisés que 9h.
Le tableau ci-dessous montre la surface, la puissance installée, le nombre d’heures
d’occupations et la consommation électrique de chaque domaine.

116
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Puissance
Surface Heures Consommation
Domaine Nombre installée
(m2) d'occupations (h) actuelle (kWh)
(kW)
Sans détecteur
7 300 2 628
TED Sanitaires 5 S < 35 0,36
Avec détecteur
1 825 657
Sans détecteur
8 760 2 522,88
Vestiaires 4 35 < S < 65 0,288
Avec détecteur
2 555 735,84
Sans détecteur
6 570 2 365,2
CTE Escaliers 5 S < 35 0,36
Avec détecteur
3 285 1 182,6
Sans détecteur
Couloir 6 570 2 838,24
12 S < 35 0,432
central Avec détecteur
3 285 1 419,12
Tableau 56 : Description des périmètres d’application
II-5-2- Etude énergétique
Le gain énergétique est calculé par la relation suivante :
Gain énergétique = Consommations électriques actuelles – Consommations électriques
réelles
❖ Calcul numérique
Gain énergétique = 10 354,32 – 3 994,56 = 6 359,76
D’où une économie d’énergie de 6 359 ,76 kWh/an.
II-5-3- Etude économique
Le gain économique est calculé par la relation suivante :
Gain économique = Gain énergétique annuel * Tarif moyen
❖ Calcul numérique
En prenant le tarif moyen qui vaut 879 MAD/MWh.
Gain économique = (6 359,76 * 879) /1000 = 5 590, 23
D’où une économie d’argent de 5 590,23 MAD/an.

117
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-5-4- Temps de retour sur investissement


En prenant en compte les surfaces des locaux et des éléments essentiels pour un détecteur de
présence, nous avons pu proposer deux types de détecteurs. (Voir Annexe 4)
Le tableau suivant représente le nombre et les surfaces à couvrir par le détecteur de mouvement
ainsi que leurs caractéristiques :

Prix unitaire Prix total


Type détecteur Nombre
(MAD) (MAD)

D1 : Couvre une surface < 35 m2 3 700 2100

D2 : Couvre 35 m2 ≤ Surface < 65 m2 1 880 880

Tableau 57 : Les détecteurs de présence proposés


Le retour sur investissement est calculé par la relation suivante :
𝐂𝐨û𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭
TRSI =
𝐆𝐚𝐢𝐧 𝐥𝐢é 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭

❖ Calcul numérique
2980
TRSI = = 0,53
5590,23

Donc le coût du projet sera amorti sur 6 mois.

II-5-5- Etude environnementale


La quantité de CO2 évitée pour une année est :
CO2 évité = 0,73 kg CO2/kWh * Gain énergétique en kWh/an
❖ Calcul numérique
CO2 évité = 0,73 * 6 359,76 = 4 642,63
D’où 4,64 Tonnes de CO2 a été évitées, et donc on aura aussi un impact environnemental
positif.
Le tableau ci-dessous représente les économies réalisées par cette solution :

Gain énergétique 6 359,76 kWh/an

Gain économique 5 590,23 MAD/an

Temps de retour sur investissement 6 mois

CO2 évité 4,64 TCO2/an

Tableau 58 : Les économies réalisées par la mise en place des détecteurs de présence

118
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-6- Renouvellement de l’installation d’air comprimé


Face à la hausse continue du prix de l’énergie, la maîtrise des ressources énergétiques est un
impératif écologique et une nécessité économique. Les constructeurs de compresseurs
proposent pour cela de nombreuses solutions.
II-6-1- Actions de réduction à la source
Les fuites dans le système sont la principale source de perte pour une large part des installations.
Des études montrent que 25 à 60% de l'air comprimé produit est perdu en raison de fuites.
Même les installations soigneusement entretenues ont régulièrement des fuites. Il est donc
toujours profitable d'accorder une attention toute particulière à ce que le système soit
hermétique et exempt de fuites. [9]
Les conséquences importantes des fuites d'un système sont :
• Les coûts d'exploitation augmentent ;
• Durée de travail des compresseurs s'accroît ;
• La fréquence des interventions de maintenance s'accélère ;
Ainsi pour éliminer les fuites repérées et dûment marquées d’une manière professionnelle, il
faut procéder comme suit :
• Revisser les raccords desserrés et remplacer les pièces périmées devenues perméables ;
• Réparer les fuites au niveau des embouts ;
• Resserrer ou remplacer les colliers de serrage ;
• Changer les tuyaux flexibles, cassants et perméables ;
• Remplacer les joints dans les actionneurs pneumatiques.
II-6-2- Actions de renouvellement de la station de compression
La station de compression alimente l'ensemble de l'usine en air comprimé. Six compresseurs
alimentent quatre ballons de stockage, cinq d’eux ont un débit volumétrique de 2180 Nm3/h et
le dernier compresseur a un débit de 2300 Nm3/h. Ainsi, notre étude de rénovation s’intéresse
à remplacer les cinq compresseurs de débit 2180 Nm3/h, qui deviennent de plus en plus usés et
laissent échapper les fuites d’air comprimé, chose qui impacte négativement la consommation
énergétique.
II-6-2-1- Cahier des charges
Le compresseur adéquat que nous allons choisir doit répondre au cahier des charges suivant :

Pression maximale de service 8,5 bars

Pression minimale de service 7 bars

119
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

Débit volumétrique aux conditions normales 2180 Nm3/h

Niveau sonore Inférieur à 100 dB

Type du moteur de compression Electrique


Tableau 59 : Critères de choix du compresseur

II-6-2-2- Choix du compresseur


Après avoir effectué des recherches et contacté les différentes entreprises spécialistes dans la
fabrication et la commercialisation des compresseurs d’air, tels que : Atlas Copco, GELEC
ENERGY, KAESER, nous avons trouvé celui qui répond à notre besoin est la technologie de
compression avancée à deux étages, le compresseur DX/DN sans huile de pointe pour l’air.
Les caractéristiques de ce dernier sont montrées dans la figure qui suit [5’] :

Figure 42 : Caractéristiques du compresseur choisi

120
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-6-2-3- Etude économique de la rénovation


Pour évaluer le retour sur investissement de cette rénovation, il faut tenir compte du coût de
production de l’air comprimé, du coût d’achat du compresseur, du coût de la maintenance et du
coût de distribution.
Le volume d’air comprimé produit en 2015 est de 15 661 005 Nm3, soit un coût de
4 385 081,4 MAD/an pour un prix unitaire de 0,28 MAD/Nm3.
Le coût total de l’air comprimé est entre 72,5 MAD/kNm3 et 150 MAD/kNm3 [8], soit un coût
moyen de 111,25 MAD/kNm3. Le coût annuel de l’air comprimé est donné par l’équation
suivante :
Coût annuel de l’air comprimé = Coût moyen * Volume produit
❖ Calcul numérique
Coût annuel de l’air comprimé = 0,11125 * 15 661 005 = 1 742 286,806
D’où le coût annuel de l’air comprimé est : 1 742 286,806 MAD/an.
Le gain économique annuel est calculé par l’équation suivante :
Gain économique = Coût du volume produit annuellement – Coût annuel de l’air
comprimé
❖ Calcul numérique
Gain économique = 4 385 081,4 – 1 742 286,806 = 2 642 794,594
D’où le gain économique annuel est : 2 642 794,594 MAD/an.

II-6-2-4- Etude énergétique


En faisant fonctionner les compresseurs avant rénovation, chaque Nm3 consommait
0,1296 kWh. En revanche, la nouvelle installation permettra de consommer juste 0,0515 kWh
par chaque Nm3 produit.
Ainsi le gain énergétique est calculé comme suit :
Gain énergétique = Consommation énergétique avant rénovation - Consommation
énergétique après rénovation
❖ Calcul numérique
Pour un volume produit de 15 661 005 Nm3, le gain est estimé à :
Gain énergétique = 2 029 666,248 – 806 541,75 = 1 223 124,49
D’où un gain énergétique de 1 223 124,49 kWh/an.

121
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-6-2-5- Temps de retour sur investissement


Le retour sur investissement est calculé par la relation suivante :
𝐂𝐨û𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭
TRSI =
𝐆𝐚𝐢𝐧 𝐥𝐢é 𝐚𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭

❖ Calcul numérique
En prenant le coût d’investissement de ce projet égale à 395 000 MAD par compresseur, le
temps de retour sur investissement, pour les cinq, est comme suit :
5 ∗ 395 000
TRSI = = 0,75
2 642 794,594

Donc le coût du projet sera amorti sur 9 mois.

II-6-2-6- Etude environnementale


La quantité de CO2 évitée est déterminée, à partir du facteur moyen des émissions de
l’électricité en CO2 qui est équivalent à 0,73 kg CO2/kWh, par la formule suivante :
CO2 évité = 0,73 kg CO2/kWh * Gain énergétique en kWh/an
❖ Calcul numérique
CO2 évité = 0,73 * 1 223 124,49 = 892 880,88
D’où 892,88 Tonnes de CO2 a été évitées, et donc on aura aussi un impact environnemental
positif.
Le tableau ci-dessous représente les économies réalisées par cette solution :

Gain économique 2 642 794,594 MAD/an

Gain énergétique 1 223 124,49 kWh/an

Temps de retour sur investissement 9 mois

CO2 évité 892,88 TCO2/an

Tableau 60 : Les économies réalisées par la rénovation des compresseurs


II-7- Alimenter EMAPHOS depuis les barillets MP
EMAPHOS est un consommateur de 25 𝑇/ℎ de vapeur haute pression depuis les barillets HP
de la centrale, mais il n’utilise qu’une vapeur à 7,7 𝑏𝑎𝑟𝑠 𝑒𝑡 180°𝐶, cette conversion qui
nécessite une désurchauffe et une détente. (Voir Annexe 2)
Les spécifications en vapeur exigées par EMAPHOS (7,7 𝑏𝑎𝑟𝑠, 180°𝐶) permettent de
l’alimenter en vapeur MP depuis le barillet MP qui est à 8,3 𝑏𝑎𝑟 𝑒𝑡 230°𝐶 . Ainsi, le débit de

122
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

vapeur HP actuellement envoyé vers EMAPHOS sera ajouté à l’admission des GTA comme
illustré sur la figure suivante :

Figure 43 : Alimentation de EMAPHOS à partir du barillet MP


En gagnant les 25 T/h de vapeur HP, l’admission dans les groupes turbo-alternateurs va être
égale à 570 T/h et donc 190 T/h chacun au lieu de 180 T/h. Ce qui explique l’augmentation de
la production d’énergie électrique.
II-7-1- Etude énergétique
Le gain énergétique est calculé par la relation suivante :
Gain énergétique = Quantité de vapeur ajoutée * Facteur de conversion * 24 * 365
❖ Calcul numérique
En prenant en compte que 4,5 Tonnes de vapeur HP produit 1 MWh, on a :
1
Gain énergétique = 25 (T/h) * (MWh/T) *24 * 365 = 48 667 MWh
4,5

Cette proposition permet donc de réaliser un gain énergétique de 48 667 MWh/an.


II-7-2- Etude économique
Le gain économique est calculé par la relation suivante :
Gain économique = Gain énergétique annuel * Tarif moyen
❖ Calcul numérique
En prenant le tarif moyen qui vaut 879 MAD/MWh.
Gain économique = 48 667 * 879 = 42 778 000
D’où une économie d’argent de 42 778 000 MAD/an.

123
Chapitre IV : Plan d’actions pour l’amélioration de la performance énergétique

II-7-3- Etude environnementale


La solution proposée permet de gagner 48 667 MWh annuellement, chose qui permet d’éliminer
une proportion des émissions CO2, calculée comme suit :
CO2 évité = 0,73 kg CO2/kWh * Gain énergétique en MWh/an

❖ Calcul numérique
CO2 évité = 0,73 * 48 667 = 35 526,91
D’où 35 526,91 Tonnes de CO2 a été évitées, et donc on aura aussi un impact environnemental
positif.
Le tableau ci-dessous représente les économies réalisées par cette solution :

Gain énergétique 48 667 MWh/an

Gain économique 42 778 000 MAD/an

CO2 évité 35 526,91 TCO2/an

Tableau 61 : Les économies réalisées par la solution proposée

124
Conclusions & perspectives

Conclusion & Perspectives


Bien que la culture d’efficacité énergétique dans le secteur industriel aie déjà gagné du terrain
durant les dernières années, il est devenu nécessaire d’accompagner et renforcer ce secteur dans
ses initiatives, qui représentent au-delà des bénéfices énergétiques, économiques et
environnementales, un atout compétitif et considérable pour le Royaume.
Sur ce, le projet de fin d’études établi s’inscrit dans le cadre de l’efficacité énergétique et
l’optimisation de la consommation énergétique au niveau de l’Entité production Sulfurique et
Centrale.
Pour ce faire, nous avons élaboré en premier abord l’état des lieux en se focalisant sur le volet
planification de la norme à savoir la veille réglementaire. Par la suite, nous avons procédé à
l’analyse des consommations énergétiques, la détermination des ratios clés du périmètre
d’application et à l’élaboration du plan d’actions afin d’atteindre un potentiel d’amélioration et
d’économie d’énergie important.
Suite à cela, nous pouvons résumer les résultats des solutions et les recommandations que nous
avons proposés au niveau de notre projet comme suit :
1- Entretien des GTA :
• Ajuster la pression et la température d’admission et de soutirage ;
• Contrôler le niveau du vide dans le condenseur principal.
2- Etude de la faisabilité d’installation du système HRS dans les six lignes de
production :
• Gain énergétique : 381 060 MWh/an ;
• Gain économique : 334 951 740 MAD/an ;
• CO2 évité : 257 596,56 TCO2/an.
3- Changement de l’éclairage actuel par les LED :
• Gain énergétique : 1 381,26 MWh/an ;
• Gain économique : 1 158 750,54 MAD/an ;
• CO2 évité : 1 008,32 TCO2/an.
4- Mise en place de détecteurs dans les sanitaires, les vestiaires, le couloir et
les escaliers :
• Gain énergétique : 6 359,76 kWh/an ;

125
Conclusions & perspectives

• Gain économique : 5 590,23 MAD/an ;


• CO2 évité : 4,64 TCO2/an.
5- Renouvellement de l’installation d’air comprimé :
• Gain énergétique : 1 223 124,49 kWh/an ;
• Gain économique : 2 642 794,594 MAD/an ;
• CO2 évité : 892,88 TCO2/an.
6- Alimenter EMAPHOS depuis les barillets MP :
• Gain énergétique : 48 667 MWh/an ;
• Gain économique : 42 778 000 MAD/an ;
• CO2 évité : 35 526,91 TCO2/an.
En termes de perspectives, ce travail est considéré comme le premier pas pour la mise en place
d’un système de management de l’énergie selon la norme ISO 50001, nous proposons alors
l’accompagnement pour la mise en œuvre de ces actions dans l’optique d’une éventuelle
certification ISO 50001 afin d’intégrer le volet énergétique à leurs systèmes de management de
qualité, de l’environnement et de la sécurité. Cela n’empêche de citer quelques autres
recommandations qui s’avèrent bénéfiques, dont on trouve :
• L’amélioration du système de comptage et de gestion de l’énergie ;
• La récupération des calories de l’air chaud rejeté par le compresseur ;
• La récupération des calories de l’huile de lubrification du compresseur pour la
production de l’eau chaude.

126
Bibliographie & Webographie

Bibliographie
[1] ISO, Systèmes de management de l'énergie - Exigences et recommandations de mise en
œuvre, 2011.
[2] Survol Atelier Sulfurique.
[3] Survol Centrale thermique.
[4] Survol TED.
[5] Bernard GOURMELEN et Jean-François LEONE. Air comprimé dans l’industrie.
[6] Efficacité énergétique - Le guide des bonnes pratiques dans le domaine de l’air comprimé.
[7] Guide technique en Efficacité énergétique.
[8] Air comprimé, Jean Timmermans, Leonardo ENERGY, édition Août 2007.
[9] Guide d'optimisation en matière d'air comprimé - Mesures et conseils d'investissement.

Webographie
[1’] http://www.ocpgroup.ma/fr
[2’] http://www.marketing-strategie.fr/2010/05/15/10-conseils-pour-reussir-lanalyse-s-w-o-t/
[3’] https://www.manager-go.com/gestion-de-projet/dossiers-methodes/matrice-raci
[4’] http://www.basecarbone.fr/
[5’] https://www.atlascopco.com/fr/compressors

127
Annexes

Annexes

Annexe 1 : Veille réglementaire………………………………………………………….….129


Annexe 2 : Schéma des consommateurs de la vapeur………………………………….……137
Annexe 3 : Corrélation GTA……………………………………………………….………..138
Annexe 4 : Caractéristiques techniques des détecteurs…………………………….………..139

128
Annexes

Annexe 1 : Veille réglementaire


Publiée au Bulletin
Domaine Type texte Intitulé Date du texte Applicabilité Conformité
Officiel

Dahir n° 1-11-161 du 1er Kaada


Efficacité énergétique Dahir 1432 relatif à la promulgation de la 5996 17/11/2011 1 0,4
loi 47-09 de l'efficacité énergétique

Projet de loi N°45.09 portant


abrogation du dahir du 16 rabii II
Loi 5822 18/03/2010 0 0
1374 (13 décembre 1954) relatif au
Energie électrique prix de l'électricité.

L’arrêté n°528-09 relatif à la


Arrêté 5721 30/03/2009 1 1
tarification «-20%,-20%»

Le dahir n° 1-99-12 du 18 Chaoual


1419 (5 février 1999) relatif à la
Finance énergie Dahir promulgation de la loi de finances 5736 20/05/2009 1 1
40-08 instituant le Fonds de
Développement Energétique

129
Annexes

Plan d'action pour


Domaine Type texte N° Article Synthèse Applicabilité Conformité la mise en
conformité
Les équipements fonctionnant à l’électricité, au gaz naturel,
aux produits pétroliers liquides ou gazeux, au charbon et aux
2 énergies renouvelables, proposés à la vente sur le territoire 1 1 -
national doivent respecter des performances énergétiques
minimales fixées par voie réglementaire

Les règlements généraux de construction doivent fixer les


règles de performance énergétique des constructions afin de
garantir un meilleur bilan énergétique des bâtiments par
3 zones climatiques en traitant, notamment, de l’orientation, de 1 1 -
l’éclairage, de l’isolation et des flux thermiques, ainsi que des
apports en énergie renouvelable afin de renforcer les niveaux
Efficacité de performance des constructions à édifier ou à modifier
Dahir
énergétique
Les administrations et les établissements publics ainsi que les
collectivités territoriales sont tenues de rationaliser la
consommation d’énergie de leurs services, en intégrant dans
4 le plan de développement communal les mesures et les 1 1 -
mécanismes tendant à rationaliser la consommation
d’énergie, notamment en matière de distribution d’énergie
électrique, d’éclairage public et de transport public urbain

Les véhicules doivent être utilisés de façon à assurer la


sécurité des usagers de la voie publique et à minimiser la
5 1 1 -
consommation d'énergie, la création des déchets non
valorisables et les émissions de substances polluantes

130
Annexes

En vue de la rationalisation de l’usage et de la consommation


de l’énergie, des mesures d’incitations sont instituées dans le
cadre de la législation en vigueur en la matière, notamment
6 1 1 -
pour le renouvellement du parc de transport routier et pour
l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les secteurs du
bâtiment et de l’industrie

Les administrations et les établissements publics ainsi que les


collectivités territoriales sont seules habilitées à effectuer les
études visant à réaliser des économies dans la consommation
7 1 1 -
de l’énergie et la mise à niveau, sur la base des résultats
desdites études, des équipements et installations énergétiques
étudiés
Programmer une
étude d’impact
Est soumis à une étude d’impact énergétique tout projet de
énergétique
programme d’aménagement urbain ou tout projet de
8 0 0 conformément aux
programme de construction de bâtiments quel que soit leur
dispositions de la
usage
présente loi
(47-09)

9 Etude d’impact énergétique 1 1 -

Lorsque le projet est également soumis à une étude d’impact


10 sur l’environnement, cette étude sur complétée par l’étude 1 1 -
d’impact énergétique

131
Annexes

Tout plan d’aménagement définit les zones dans lesquelles


11 seront implantés des projets qui nécessitent la réalisation 1 1 -
d’une étude d’impact énergétique préalable

Les entreprises dont la consommation d’énergie thermique Programmer un


et/ou électrique dépasse un seuil spécifique à chaque secteur audit énergétique
fixé par voie réglementaire sont soumises à un audit conforme aux
12 0 0
énergétique obligatoire et périodique. L’audit énergétique dispositions de la
obligatoire s’applique également aux entreprises de présente loi
production, de transport et de distribution d’énergie (47-09)

Les consommateurs soumis à l’audit énergétique obligatoire


sont tenus de transmettre à l’administration les résumés des
résultats dudit audit et les recommandations pour la mise à Communiquer à
niveau du système énergétique audité. Ils sont également l'administration les
13 0 0
tenus de transmettre à l’administration un plan d’efficacité résultats de l'audit
énergétique indiquant les mesures à prendre pour tenir énergétique
compte des principales recommandations du rapport d’audit,
ainsi qu’un rapport annuel de mise en œuvre dudit plan

Sont chargés de réaliser l’audit énergétique obligatoire les Charger des


14 0 0
organismes d’audit agréés à cet effet par l’administration organismes d'audit

Lorsque les contrôles effectués font apparaître que les


consommateurs soumis à l’audit énergétique obligatoire n’ont
pas procédé à la réalisation dudit audit ou n’ont pas mis en
Programmer des
15 œuvre les mesures et actions inscrites dans leurs plan 0 0
audits internes
d’efficacité énergétique, l’administration peut leur adresser
une mise en demeure pour procéder dans un délai qu’elle
fixe, aux aménagements et travaux nécessaires destinés à

132
Annexes

rétablir la situation ou à corriger leurs pratiques, en


conformité avec les dispositions de la présente loi

Les modalités d’application notamment le contenu de l’audit


Fixer les modalités
énergétique obligatoire par secteur, les modalités de
d'application
16 réalisation de l’audit et de présentation des résultats, la 0 0
suivant la voie
périodicité de l’audit, la procédure d’agrément des
réglementaire
organismes habilités, sont fixées par voie réglementaire

Il est institué un contrôle technique qui a pour objet de


constater et d’attester du respect des performances Faire des contrôles
17 0 0
énergétiques visées au chapitre II de la présente loi et des techniques
dispositions de l’audit énergétique obligatoire

Désigner des
Sont chargés du contrôle technique visé dans l'article 17, les
agents
agents de l’administration habilités à cet effet, assermentés
d'administration
18 conformément à la législation relative au serment des agents 0 0
pour faire les
verbalisateurs ou les organismes et/ou laboratoires publics ou
contrôles
privés compétents, agréés à cet effet par l’administration
techniques

Les agents de l’administration ainsi que les organismes et/ou


Vérifier les
laboratoires visés à l’article 18, doivent à l’occasion du
documents
19 contrôle, procéder à la vérification de l’ensemble des 0 0
communiqués à
documents dont la tenue est obligatoire et s’assurer du
l'administration
contenu des informations communiquées à l’administration

133
Annexes

Désigner des
Sont chargés de constater les infractions à la présente loi et
agents
aux textes pris pour son application, outre les officiers de la
20 0 0 d'administration
police judiciaire, les agents de l’administration visés à
pour constater les
l’article 18
infractions
Les personnes visées à l’article 20 ont libre accès à toute
installation ou édifice autre qu’une maison d’habitation et à
Réaliser des audits
tout véhicule soumis aux dispositions de la présente loi afin
obligatoires ainsi
21 de prélever des échantillons, installer des appareils de 0 0
que former des
mesure, ou procéder à des analyses pour contrôler le respect
auditeurs internes
des dispositions de la présente loi et des textes pris pour son
application sous réserve des lois en vigueur

Toute infraction constatée donne lieu à la rédaction d’un


procès-verbal, qui doit comporter les circonstances de
Rédiger le procès-
22 l’infraction, les éléments faisant ressortir la matérialité de 0 0
verbal
l’infraction et les explications et justifications de l’auteur de
l’infraction
Former le
Est puni d’une amende toute personne soumise à l’article 12 personnel pour
23 0 0
de la présente loi qui ne fait pas effectuer ledit audit effectuer ledit
audit

Est puni d’une amende toute personne qui n’aura pas respecté Former le
les seuils des performances énergétiques minimales des personnel pour
constructions et bâtiments, des équipements utilisant respecter les seuils
24 0 0
l’énergie, soumis aux dispositions de la présente loi et toute des performances
personne qui fait obstacle ou entrave l’exercice du contrôle énergétiques
technique visé à l’article 17 prédéfinis

134
Annexes

Est puni d’une amende toute personne qui continue d’exercer


Programmer des
les activités prévues aux articles 7, 14 et 18, pendant la durée
25 0 0 audits
de la suspension ou après le retrait de l’agrément ou de
énergétiques
l’autorisation dont il dispose

Est puni d’une amende toute personne qui vend ou propose à


26 la vente sur le territoire national des appareils ou équipements 1 1 -
ne respectant pas les dispositions de l’article 2

En cas de récidive pour infraction de qualification identique


dans un délai de 5 ans qui suit la date à laquelle la première Eliminer les
27 0 0
décision de condamnation est devenue irrévocable, les infractions
amendes prévues au présent chapitre sont portées au double

135
Annexes

Applicabilité Conformité

0 Non applicable Non conforme

1 Applicable Conforme

Nombre d'articles conformes / Nombre total


r -
d’articles

136
Annexes

Annexe 2 : Schéma des


consommateurs de la vapeur

137
Annexes

Annexe 3 : Corrélation GTA

Puissance (MW) = f (débit admission (T/h), débit de soutirage (T/h)) d’un Groupe Turbo-Alternateur (GTA)

138
Annexes

Annexe 4 : Caractéristiques
techniques des détecteurs

- Surface < 35 m2 -

- 35 m2 ≤ Surface < 65 m2 -

139

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