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Département de droit et d’économie

Diplôme : Licence fondamentale

Filière :Sciences économiques et de gestion


Tout d’abord, nous tenons à remercier Allah, la clément et le
miséricordieux de nous avoir donné la santé et le courage de mener
à bien ce modeste travail.
Nous dédions ce modeste travail à :
Nos parents, nos sœurs, nos frères et nos amis qui ont présenté
tout le soutien dont nous avons besoin et qui nous ont encouragés
afin de pouvoir arriver à ce stade et accomplir notre projet de fin
d’études.
Nous dédions également ce travail à toutes personnes qui ont
participé de près ou de loin à l’accomplissement de ce travail.
Tout travail de recherche n’est jamais totalement l’œuvre
d’une seule personne. A cet effet, nous tenons à remercier
Monsieur khalid Azami le professeur qui a accepté avec générosité,
d’encadrer notre projet de fin d’études pour sa patience, la
pertinence de ses conseils et l’extrême richesse de ses explications.

Mes vifs remerciements aux professeurs de département de


sciences économiques et de gestion de La Faculté Polydisciplinaire
Sidi Mohamed Ben Abdellah TAZA.
INTRODUCTION ........................................................................................................................... 6

CHAPITRE1: PRESENTATION GENERALE DE L’AUDIT....................................................... 9

Section 1 : historique et définition d’audit .............................................................................. 10


1. Historique ............................................................................................................................................... 10
2. Définition d’audit .................................................................................................................................... 11

Section 2 : les différents types d’audit : ................................................................................... 12


1. Notion d’audit ............................................................................................................................... 12
2. Vers une typologie d’audit : .......................................................................................................... 14

CHAPITRE 2 : PRESENTATION D’AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER .........................20

Section 1 : concept d’audit comptable et financier : .......................................................... 21


1. Définition et objectif : ................................................................................................................... 21
2. Les normes d’audit comptable et financière :............................................................................... 25

Section 2 : Contrôle interne ............................................................................................................ 31


1. Définition, rôle et composants du contrôle interne ............................................................................. 31
2. Rôle du contrôle interne dans la démarche d’audit .............................................................................. 33

CHAPITRE 3 : DEMARCHE& TECHNIQUE D’AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER ..34

Section 1 : démarche d’audit comptable et financier ...................................................................... 35


1. Démarche d’audit comptable et financier externe ....................................................................... 35
2. Démarche d’audit comptable et financier interne ........................................................................ 46

Section 2 : les techniques de l’audit comptable et financier ......................................................... 66


1. les techniques d’évaluation du contrôle interne ................................................................................... 66
2. L’observation physique ......................................................................................................................... 67
3.La confirmation par des tiers ................................................................................................................. 69
4. La revue analytique ............................................................................................................................... 70
5. les sondages .......................................................................................................................................... 71

CONCLUSION ...............................................................................................................................72
L'entreprise est une notion économique et sociale qui peut être
définie comme « une unité organisationnelle de production de biens
et de services jouissant d'une certaine autonomie de décision,
notamment pour l'affectation de ses ressources courantes.

Dans une économie caractérisée par la complexité et le changement


permanent, le seul avantage compétitif durable pour les entreprises
est l’amélioration de leurs performances dans un environnement
qu’elles souhaitent sécuriser. Donc les entreprises doivent prendre
des décisions qui étaient par le passé plus ou moins facile à prendre
dans un environnement simple et stable, présentent actuellement plus
de difficultés.

Pour ça, L’entreprise doit reposer sur des informations fiables pour
une bonne prise des décisions . Ainsi La qualité de ces l’informations
ne devant pas être douteuse, on ne peut alors dissocier l’obligation de
produire des informations de la nécessité de les contrôler.

Il est vrai que le contrôle n’a jamais cessé d’évoluer à travers ses
méthodes et techniques depuis que l’homme a senti la nécessité de
s’organiser dans ses activités sociales, économiques et d’autres. Mais,
il reste, néanmoins, toujours en phase d’adaptation devant le progrès
scientifique, technologique et d’ailleurs face à toutes les autres
activités de l’homme dans son environnement en général

Ces dépassements sont constatés presque à chaque fois que les


procédures de contrôle ne sont pas claires et précises et/ou l’organe
de contrôle n’a pas les pouvoirs nécessaires.
6
Par ailleurs l’audit est un domaine en pleine expansion, mais c’est un
concept qui reste flou pour les entrepreneurs et les chefs
d’entreprises. Dans un environnement changeant, il existe plusieurs
types d’audits mais dans notre thème on se base à la notion d’audit
comptable et financier qui peut jouer un rôle dépassant largement
celui des contrôleurs.

Cependant l’audit comptable et financier correspond à un besoin de


contrôle que l’on peut difficilement dissocier de l’activité de
l’entreprise.

De nombreuses recherches ont montré que le fonction d’audit


comptable et financier et l’examen auquel procède un professionnel
compétant et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur
la régularité et sincérité du bilan et des comptes de résultat d’une
entreprise.

Alors notre problématique centrale sera basée sur la connaissance


d’origine d’audit et ses missions aux niveaux comptable et financière
autrement dit : comment on peut définir l’audit comptable et
financier ? et qui est son rôle au sein d’une entreprise ?

Ainsi, afin de limiter notre étude, nous pouvons poser les questions
secondaires suivantes :

1.Qu’est-ce qu’un audit ?


 2.Qu’il est l’origine d’audit ?
 3. comment l’audit a évolué en plusieurs types ?
 4.Qu’est-ce que l’audit comptable et financière ? et comment il contribue à la
réalisation des objectifs de l’entreprise ?
 5. Comment l’auditeur financier procède pour améliorer le système du contrôle
interne et minimiser les risques ?

D’ailleurs nous avons choisi ce sujet selon plusieurs critères qui sont

7
– La connaissance du système d'audit au sein d'une entreprise
– L’existence d’une rareté d’études qui traitent l’audit (par
rapport au contrôle)
– Mettre l’accent à l'audit comme un mode plus précise par
rapport au contrôle
– Notre intérêt de continuer nos études dans ce domaine

Alors nous avons choisi de structurer cette étude en trois chapitres


qui aborde le concept de l’audit et surtout comptable et financier,
puis ses processus, méthodes, outils et ses métiers. On va étudie les
missions de l’audit comptable et financier jusqu’à la fin.

8
9
Chapitre 1 : historique et définition de l’audit

Le terme audit a connu une large diffusion durant ces dernières


décennies. Il ne s’agit plus d’une terminologie professionnelle, mais,
du terme devenu lui-même courant dans le monde moderne des
affaires. En effet, le développement d’activités géographiquement
dispersées, le recours sans cesse à des financements extérieurs et le
développement des marchés boursiers ont fait de l’entreprise une
entité complexe dont un suivi fiable nécessite un contrôle fréquent
et en profondeur. Compte tenu de l’importance de cet enjeu, il est
indispensable que les différents dispositifs des contrôles interne et
externe s’imposent constamment à l’entreprise afin d’améliorer
l’efficacité et le fonctionnement de la société.

Nous allons subdiviser ce premier chapitre en deux sections, la


première sera consacrée aux définitions accordées à l’audit par
différents organismes, ainsi les origines de l’audit. Alors que dans la
deuxième section, nous allons aborder les différents types d’audit.

Section 1 : historique et définition d’audit


1. Historique
Dès le IIIème siècle avant J.C., les gouverneurs romains ont
nommé des questeurs chargés de contrôler les comptabilités de
toutes les provinces.
C’est de cette époque que provient l’origine du terme « audit »,
dérivé du latin audire qui veut dire « écouter ». Les questeurs
rendaient en effet compte de leur mission devant une assemblée
constituée d’« auditeurs » (Raffegeau, Dufils, & Ménonville, 1994).
Par la suite, le développement des pratiques de contrôle des
comptes a accompagné l’évolution générale des structures

10
économiques et des grandes organisations administratives et
commerciales.
Ce n’est cependant qu’à partir du XIXe siècle que ces pratiques
se sont développées de manière systématique tant dans leur ampleur
que dans leurs méthodes en parallèle avec l’émergence de l’entreprise
moderne.

C’est à cette époque que remonte l’apparition progressive de


l’audit sous la forme qu’il connaît actuellement. Ce développement
s’est effectué selon trois grandes phases historiques (Carpenter &
Dirsmith 1993) :

1. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la finalité de l’audit était orientée


principalement vers la recherche de la fraude.
2. À partir du début du XXe siècle, la recherche de fraudes ou
d’erreurs mis à part, les méthodes de sondages sur les pièces
justificatives, par opposition à leur vérification détaillée, font
leur apparition.
3. Après le milieu du XXe siècle, la finalité affirmée de l’audit se
limite désormais à l’émission d’un jugement sur la validité des
comptes annuels.

En effet, face à l’augmentation de la taille et de la complexité


des entreprises, les auditeurs ont peu à peu assimilé l’intérêt de la
qualité des procédures internes pour s’assurer de la fiabilité des
informations produites par le système comptable.

2. Définition d’audit

Audit vient du latin « audire » qui signifie « écouter » ; le verbe


anglais « to audit » est traduit par « vérifier, surveiller, inspecter ».

Selon l’I.F.A.C.I l’audit est un examen occasionnel ou


périodique sur pièces et sur places des activités d’un ou plusieurs

11
organismes en vue d’aider les autorités responsables à améliorer la
gestion et les résultats de ces organismes. L’audit financier est sans
conteste, l’aspect de l’audit le plus connu et le plus ancien. L’activité
d’audit s’est ensuite étendue à tous les aspects du fonctionnement de
l’entreprise : audit social, audit juridique, audit industriel etc.

Section 2 : les différents types d’audit :


1. Notion d’audit
L’E/se poursuit un certain nombre d’objectif qui repose sur
l’existence du processus et de dispositif qui vise à orienter les
actions de toutes personnes intervenant au sein de l’E/se. La
réalisation de ces objectifs intéresse non seulement ceux qui
interviennent directement dans la gestion de l’E/se mais également
ceux qui d’une manière ou d’une autre contribue à son financement ou
son intéressé par ses performances. L’E/se est ainsi amené à
produire un certain nombre d’information et ce dans le cadre de la
préparation des états de synthèses. Comme in ne sert à rien de
disposer d’information dont la qualité est douteuse, on ne peut
dissocier l’obligation de produire des informations de la nécessité de
les contrôler. L’audit est donc un examen critique qui permet de
vérifier les informations fournies par l’E/se. Dans un environnement
changeant, l’auditeur peut jouer un rôle dépassant largement celui
des contrôleurs. Cependant à l’audit correspond un besoin de contrôle
que l’on peut difficilement dissocier de l’activité de l’E/se. D’une
manière générale, on distingue quatre type d’audit :

1.1 Audit comptable et financière :


L’audit financier est un "examen auquel procède un
professionnel compétent et indépendant en vue d’exprimer une
opinion motivée sur la régularité et la sincérité du bilan du compte de
résultat et des informations annexes aux comptes annuels d’une
entreprise1

1
ABDERRAOUF YAICH, la revue comptable et financière N° 84 - deuxième trimestre, p16, 2009

12
1.2 Audit interne :
Selon l’IFACI (Institut français de l’audit et du contrôle
internes), « l’audit interne est une activité indépendante et objective
qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise
de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et
contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à
atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique
et méthodique, ses processus de management des risques, de
contrôle, et de gouvernement d’entreprise, et en faisant des
propositions pour renforcer leur efficacité » 2

1.3 Audit externe :


La fiabilité et la pertinence sont deux qualités primordiales de
l’information que doit l’auditeur externe veiller à leur respect. La
fiabilité signifie l’absence d’irrégularités significatives et la
pertinence signifie l’utilité pour la prise de décisions économiques.
Dans ce cadre, l’auditeur externe joue un rôle important en tant que
rempart et un agent qui permet d’obtenir un meilleur résultat
comptable. En parallèle, les auditeurs externes sont des
commissaires aux comptes agréés par une association professionnelle
nationale de commissariat aux comptes (Audit légal) ou bien Audit
contractuel3.

Alors L’audit externe est une fonction indépendante à l’entreprise


ou l’organisation, cette fonction est la source de naissance de l’audit
interne, a pour objectif de certifier l’exactitude des comptes,
résultat et état financiers. L’audit externe est exercé par des
cabinets indépendants, commissaires aux comptes, ces derniers
s’occupent aussi d’autre fonction, consultant et organisateurs.

2
Définition approuvée le 21 mars 2000 par le conseil d’administration de l’IFACI. Traduction de la définition
internationale approuvée par l’IIA (The Institute of Internal Auditors), le 29 juin 1999
3
Janin Janin Rémi, Piot Charles, (2008), « L'influence des auditeurs externes et des comités d'audit sur le contenu
informatif des manipulations comptables », La Revue des Sciences de Gestion, n°233, PP. 23-33.

13
1.4 audit opérationnel :

L’audit opérationnel est un l’examen professionnel des


informations relatives à la gestion de chaque fonction d’une entité
quelconque en vue d’exprimer sur ces informations une opinion
responsable et indépendante, par référence aux critères de
particulier en vue de la prise de décision Son objet consiste à juger
la manière dont les objectifs sont fixés et atteints ainsi que les
risques qui pèsent éventuellement sur la capacité de l’entreprise ou
d’une entité à définir des objectifs pertinents et à les atteindre, à
apprécier leur opportunité Il vise à vérifier que l’organisation a établi
des systèmes d’information et de gestion ainsi que les méthodes de
direction garantissant l’optimisation de l’emploi des ressources. 4

Encore appelé audit de gestion, il s’intéresse à un aspect


particulier de l’entreprise (fiscalité, informatique, personnel, qualité
globale, etc.) et vise à déceler des dysfonctionnements et émettre
des recommandations pour une plus grande efficacité dans la gestion.

1.5 contrôle de gestion :


Le contrôle de gestion a pour mission essentielle de
communiquer à la direction générale les informations nécessaires et
suffisantes pour assurer la prise de décision et la maîtrise de la
gestion. C’est l’une des composantes essentielles du système de
contrôle interne.

2. Vers une typologie d’audit :


Les quatre types d’audit évoqués jusqu’à maintenant peuvent
s’inscrire dans le cadre de la construction d’une typologie (une sorte
de classification) d’audit. Ainsi plusieurs critères peuvent être
retenus pour classer les différents types d’audit tel que :

4
REIX R, système d’information et management des organisations, 2éme édition Gestion, p75, p76

14
2.1 Classement selon la nature de l’Audit :
Ce classement débouchera sur la distinction de 2 types d’audit
: Audit externe et Audit interne.

Tableau 1 : distinction entre 2 types d'audit

Audit interne Audit externe (CAC)


Mandat De la direction générale, Du conseil d’administration
pour les responsables de (officiellement de
l’entreprise. l’assemblée générale), pour
les tiers qui requièrent des
comptes certifiés.
Missions Liées aux préoccupations Liées à la certification des
de la direction générale : comptes : mise en œuvre
déclenchement sur annuelle. Audit de
décision. Tous les types régularité uniquement, dans
d’audit et tous les sujets. le domaine comptable.
Conclusions Constatations approfondies Constatations succinctes :
dès qu’existe un potentiel examen des circuits clés et
de dysfonctionnements, des montants supérieurs à
pour identifier les causes un seuil de signification
et définir les actions qu’il y pour dresser des constats
a lieu de mener. Obligation de carence et informer
de résultat. (résoudre). Obligation de
moyens

Source : réaliser à nous soin


D’après le tableau ci-dessus on peut conclure que :

L'audit interne n'est pas obligatoire par nature, mais peut être mené
pour examiner les activités opérationnelles de l'organisation. Dans ce
type d'audit, l'espace de travail est déterminé par la direction de
l'entité.
Au contraire, l’audit externe est obligatoire pour chaque entité
juridique distincte, lorsqu'un tiers est amené à l'organisation pour
effectuer le processus d'audit et donner son avis sur les états
financiers de la société. Ici, la portée de travail est déterminée par
la loi respective.

15
2.2 Classement selon les statuts des auditeurs :

Aujourd’hui, l’audit externe, comme l’audit interne, se situe au centre


des débats dans la mesure où, non seulement, il est susceptible de
garantir la sincérité, l’exactitude et la pertinence des états
financiers de l’entreprise, mais aussi car il peut être appréhendé
comme un moyen permettant de répondre à l’obligation de reddition
des comptes. 5
Dans ce cas On peut distinguer deux types d’audit :

2.2.1 Audit légal :


L’audit légal « est mis en œuvre par un organisme indépendant
chargé de vérifier la validité des informations communiquées aux
parties par les institutions ».6 Egalement, il se définit « comme étant
un examen indépendant et formel de la situation financière d’un
organisme ainsi que de la nature et des résultats de ses activités.
Cette étude est mise en œuvre par des commissaires aux comptes
professionnels. Ils ont pour but de s’assurer de la pertinence des
rapports de la direction et de la crédibilité des états financiers ».7

Le commissariat aux comptes est « une mission d’audit à


caractère légal dans la mesure où elle est imposée par les lois sur les
sociétés. Le commissaire aux comptes nommé par l’assemblée
générale des associés, et en cas de carence par voie de justice, a
pour mission permanente de vérifier les comptes de la société, en vue
d’émettre une opinion sur leur régularité, sincérité et image fidèle ». 8

2.2.2 Audit contractuel :


Cet audit recouvre l’ensemble des missions ne relevant pas
d’une obligatoire juridique. Il assure des missions d’organisation,
d’évaluation et de conseil Comme « Il apporte une expertise

5
Carassus D,
Gregorio. 2003, “Gouvernance et audit externe : une approche historique comparée à travers l’obligation de reddition des
comptes’’, 9éme journées d’histoire de la comptabilité et du management .
6
http://www.petite-entreprise.net/P-2884-84-G1-definition-l-audit-externe.html consulté le 20/05/2012.
7
Idem
8
Camara Moussa, (2009), l’essentiel de l’audit comptable et financier, édition Harmattan, P.26

16
approfondie du domaine audité, des guides d’audit validés, des
indicateurs et des référentiels externes et une expérience acquise
dans différents contextes. Son regard extérieur favorise l’acuité du
diagnostic et la qualité des préconisations. Pour assurer la pertinence
de ses travaux, il doit mener généralement un diagnostic préalable
approfondi et vérifier régulièrement le caractère approprié de ses
constats et de ses recommandations ». 9

La mission d'audit légal ne peut être effectuée que par un


commissaire aux comptes. L'audit contractuel est une mission
définie librement entre le client et le commissaire aux comptes. Les
deux parties fixe l'objectif de l'audit et aussi les missions.

2.3 Classement par objectif :


2.3.1 L’audit de régularité :
La démarche de l’auditeur va consister à vérifier la bonne
application des règles, procédures, descriptions de poste,
organigrammes, systèmes d’information, etc. L’auditeur se base sur
un référentiel, pour pouvoir signaler toutes distorsions, non
applications, mauvaises interprétations établies ; il analyse les causes
et les conséquences et recommande ce qu’il convient de faire pour la
bonne application des règles internes de l’entreprise, ce qui explique
la dénomination « audit de régularité », dans cette même démarche
l’auditeur est amené à observer la conformité des règles avec les
dispositions légales et réglementaires : « audit de conformité ». Dans
les deux cas, la démarche est la même: l’auditeur va comparer la
réalité à un référentiel existant 10

2.3.2 L’audit d’efficacité :


La démarche précédente a permis à l’auditeur d’acquérir une
expérience sur le diagnostic, l’appréciation des méthodes,
procédures, analyses de postes, organisation de travail ; l’auditeur

9
Igalens Jacques, Peretti Jean-Marie, (2008), Audit social: Meilleures pratiques, méthodes, outils, Editions Eyrolles,
Paris, P.138
10
Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN, « théorie et pratique de l‟audit interne », édition
d‟organisation, 5ème édition 2004. p 40

17
peut non seulement se prononcer sur la bonne application des règles
mais aussi sur leur qualité. L’appréciation de l’auditeur prend une
ampleur plus importante que le référentiel préalablement établi. Dans
cette démarche, l’auditeur interne est d’autant plus efficace que son
professionnalisme, sa connaissance de l’entreprise et son savoir-faire
dans la fonction auditée sont les plus importants 11

Conclusion :
Plusieurs classifications sont proposées :

 Par le champ d’application : audit de régularité ou de conformité,


d’efficacité
 Par le statut : audit interne, audit externe
 Au regard de la loi : audit légal, audit contractuel
 Par domaine audité : audit opérationnel (audit fiscal, audit
social, audit des systèmes d’information...), audit comptable et
financier
Figure 1 : typologie d'audit

Audit de
Audit régularité
interne
Audit d'éfficacité
Audit
Audit Audit légal(commissariat
Audit opérationnel aux compte
externe

Audit financiere
&comptable Audit contractuel

Source : réaliser par nous

11
Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN, « théorie et pratique de l‟audit interne », édition
d‟organisation, 5ème édition 2004. p 41

18
On peut remarquer que le statut d'audit comptable et financier est
externe c’est-à-dire il fait des activités, auxquelles procède un
professionnel externe, compétent et indépendant en vue d’exprimer
une opinion motivée. Et peut-être des commissaires aux comptes
agréés par une association professionnelle nationale de commissariat
aux comptes (Audit légal) ou bien audit contractuel, ainsi que à
l'intérieur d'une entreprise l’audit peut faire des activités
indépendante d'appréciation du contrôle des opérations qui a pour
fonction d'estimer et d'évaluer l'efficacité des autres contrôles.
(Audit salarie)

19
20
Chapitre 2 : présentation d’audit comptable et financièr :

On utilise souvent le terme audit financier pour désigner l’audit


comptable et financier. Toute entité qui tient une comptabilité peut
être obligée d’engager cette démarche en cas de contrôle, ou choisir
elle-même de réaliser un audit comptable et financier, afin de jauger
ses risques financiers par exemple. Il s’agit d’examiner chaque
opération comptable et d’évaluer l’état financier de l’entreprise

Après la connaissance de l'origine et les types d'audits en


général, on peut tous d'abord identifier le rôle d'audit comptable et
financier dans l’entreprise, ainsi que la mise en évidence sur le
contrôle interne.

La démarche adoptée pour l’élaboration de ce chapitre est organisée


en deux sections principales le premier concerne le concept d'audit
comptable et financier et la seconde va se concentrer sur le contrôle
interne.

Section 1 : concept d’audit comptable et financier :


1. Définition et objectif :

1.1 Définition :12


De nombreux organismes et auteurs se sont attachés à définir
l’audit financier. Après avoir rappelé les définitions données par
l’Ifac, la CNCC, l’Ordre des experts comptables et le groupement
ATH, on en fera ressortir un certain nombre de traits
caractéristiques.
Selon les publications des diverses organisations professionnelles, on
peut retenir :

- En France, selon l’Ordre des Experts-Comptables (OEC) :


L’audit financier est un "examen auquel procède un professionnel
compétent et indépendant en vue d’exprimer une opinion motivée sur

12
ABDERRAOUF YAICH, la revue comptable et financière N° 84 - deuxième trimestre, p16, 2009

21
la régularité et la sincérité du bilan du compte de résultat et des
informations annexes aux comptes annuels d’une entreprise".

- Selon la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes


(CNCC) :
Un audit consiste à examiner, par sondages les éléments probants
justifiant les données contenues dans les comptes. Il consiste
également à apprécier les principes comptables suivis et les
estimations significatives retenues pour l’arrêté des comptes et à
apprécier leur présentation d’ensemble.

- Au plan international, dans les normes de l’IFAC :


"L’audit (financier) a pour objectif de permettre à l’auditeur
d’exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont été
établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à un
référentiel comptable défini."

1.2 Audit financier légal et audit financier contractuel :

- L’audit financier externe contractuel, réalisé à la demande d’une


entité, pour des fins qui sont définies dans le contrat avec l’auditeur.
- Le commissariat aux comptes (parfois dénommé audit financier
légal), prescrit par la loi sur les sociétés, qui est constitué de deux
éléments distincts :
 Une mission d’audit financier externe
 Un ensemble d’obligations spécifiques mises à la charge du
commissaire aux comptes par des dispositions légales et
réglementaires

22
Figure 2 ; Hiérarchisation des concepts d'audit comptable et financier13

Source : Mémoire de magistère, spécialité : management/comptabilité, audit et contrôle, thème : la


pratique de l’audit comptable et financier dans les entreprises publiques économiques (2009/2010), p58

1.3 Objectif :
Les missions d’audit permettent notamment aux utilisateurs
des états financiers, aux investisseurs, aux actionnaires, aux
salariés, aux créanciers, aux autres partenaires de l’entreprise
d’avoir une information fiable se rapprochant de l’information des
dirigeants. Elles ont ainsi vocation de réduire l’asymétrie
d’information entre agents économiques. Selon le cadre conceptuel
des missions d’audit de l’IAASB (repris par la norme ISA 200) :

« Une mission d’audit des états financiers a pour objectif de


permettre à l’auditeur d’exprimer une opinion selon laquelle les états
financiers ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs,
conformément à un référentiel comptable identifié. Pour exprimer
cette opinion, l’auditeur emploiera la formule “donne une image
fidèle” ou “présente sincèrement, dans tous leurs aspects
significatifs”, qui sont des expressions équivalentes. L’audit

13
Mémoire de magistère, spécialité : management/comptabilité, audit et contrôle, thème : la pratique de l’audit
comptable et financier dans les entreprises publiques économiques (2009/2010), p58

23
d’informations financières ou autres, établies selon des principes
généralement reconnus, poursuit le même objectif. Pour se forger
une opinion, l’auditeur rassemble les éléments probants nécessaires
pour tirer des conclusions sur lesquelles se fonde son opinion.
L’opinion de l’auditeur renforce la crédibilité des états financiers, en
fournissant une assurance élevée, mais non absolue. L’assurance
absolue en audit ne peut exister, en raison de nombreux facteurs,
tels que le recours au jugement, l’utilisation de la technique des
sondages, les limites inhérentes à tout système comptable et de
contrôle interne et le fait que la plupart des informations probantes
à la disposition de l’auditeur conduisent, par nature, davantage à des
déductions qu’à des certitudes. »

Ces objectifs sont repris par les normes d’audit de l’Ordre des
Experts-Comptables et par celles de la Compagnie des commissaires
aux comptes.

 Pour l’Ordre des Experts-Comptables :14


« L’objectif de l’audit des comptes est de permettre à l’expert-
comptable d’exprimer une opinion indiquant si les comptes présentent
sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation
financière de l’entité et les résultats de ses opérations (ou sont
réguliers, sincères et donnent une image fidèle) conformément au
référentiel comptable identifié. »

 Pour la Compagnie nationale des commissaires aux comptes :15


« Une mission d’audit des comptes annuels, consolidés ou
intermédiaires a pour objectif de permettre au commissaire aux
comptes de formuler une opinion, exprimant si ces comptes sont
établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au
référentiel comptable qui leur est applicable. Cette opinion est

14
ISA 200 de l’OEC § 2
15
Cadre conceptuel des interventions du commissaire aux comptes § 07

24
formulée, selon les dispositions prévues par l’article L. 823-9 du Code
de commerce en termes de “certification de régularité, sincérité et
image fidèle”. »

2. Les normes d’audit comptable et financière :


2.1 Les normes de l’audit interne :

Les normes d’audit interne ont été publiées en langue française par
l’IFACI « normes pour la pratique professionnelle de l’audit interne ».
Jaque RENARD dans son ouvrage « théorie et pratique de l’audit
interne », élabore un résumé sur ces normes professionnelles qui
déterminent tout ce qu’il faut savoir sur l’audit interne, et
constituent par conséquent le document indispensable du
professionnel de l’audit interne ; ces normes sont élaborées pour
définir les principes de base, fournir un cadre de référence, établir
des critères d’appréciation, et être un facteur d’amélioration. On
retrouve dans le document publié cinq parties : le code de
déontologie, les normes de qualification, les normes de
fonctionnement, les normes de mis en œuvre et les modalités
pratiques d’application

 Le code de déontologie : comprend quatre principes


fondamentaux : l’intégrité, l’objectivité, la confidentialité et la
compétence. Ces principes, expliqués par douze règles de
conduite, énoncent l’ensemble de règles constituant la
profession.16

 Les normes de qualification 17: comprennent quatre articles


principaux :
- Missions, pouvoirs et responsabilités
 - Indépendance et objectivité
 - Compétence et conscience professionnelle

16
Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN, « théorie et pratique de l’audit interne », édition
d’organisation, 5ème édition 2004. p 105.
17
Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN, « théorie et pratique de l’audit interne », édition
d’organisation, 5ème édition 2004. p 10

25
- Programme d’assurance et d’amélioration qualité Ces normes
sont-elles même subdivisées en plusieurs sous articles et
normes de mise en œuvre.
A noter que ces normes concernent l’auditeur interne et le
service d’audit interne

 Les normes de fonctionnement : concernent la nature des


activités du service d’audit interne et ses critères de qualité.
Cette partie se compose de sept articles principaux qui
scindent plusieurs articles auxiliaires :
1. Gestion de l’audit interne
2. Nature de travail
3. Planification de la mission
4. Accomplissement de la mission
5. Communication des résultats
6. Surveillance des actions de progrès
7. Acceptation des risques par la direction générale

 Les normes de mise en œuvre 18: Ces normes sont rattachées et


analysées avec les normes de qualification et de
fonctionnement.

19
 Les modalités pratiques d’application ; Ces normes
apparaissent comme des conseils pratiques pour l’application des
normes. Elles sont rassemblées sous les normes de qualification,
déclinant longuement les caractéristiques des missions de
conseil.

 L’utilité des normes : L’existence des normes pour cerner la


pratique de l’audit interne, présente une utilité et une
nécessité car elles permettent de :

18
Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN, « théorie et pratique de l’audit interne », édition
d’organisation, 5ème édition 2004. p 117
19
Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN, « théorie et pratique de l’audit interne », édition
d’organisation, 5ème édition 2004. p 118

26
- créer l’unité des objectifs et de la méthode au niveau
. International
- Contribuer à la définition, à la création et au
développement de la fonction d’audit interne
- Exercer l’audit interne avec plus d’autorité : par
référence à une fonction organisée non réglementée, mais
considérée autant qu’un label de qualité.

20
A noter que la non application de ces normes n’est sanctionnée
d’aucune façon ; les instituts n’exercent qu’une autorité morale pour
faire appliquer et prospérer les articles édictés, et par conséquent
permettre aux auditeurs d’être insoumis aux règles édictées par la
direction générale ou les administrateurs ; en d’autres termes
permettre à l’auditeur d’être plus indépendant.

Figure 3 : Normes d'audit interne

Source : mémoire kawtar chouli, La fonction de l’audit interne et de contrôle interne


(2018/2019), page 24

20
Schlick P., 2007, “Memento d’audit interne. Dunod ’’, Paris, p.217.

27
2.2 Les normes d’audit financière externe :
On distingue les normes générales, normes relatives à
l’organisation des travaux et les normes de rédaction du rapport.

2.2.1 Normes générales :

Les normes générales sont personnelles par nature, le plus


souvent elles sont censées retraduire des règles figurant au
niveau du code d’éthique des organisations professionnelles et
s’appliquent donc aux professionnels, tant dans leurs missions
d’audit que dans leurs autres missions. Quelles que soient les
modalités de présentation, on retrouvera dans la plupart des
recommandations nationales ou internationales les quatre
normes générales suivantes :

 Indépendance : « la loi, les règlements et la déontologie, font


une obligation à l’auditeur d’être à la fois indépendant et
perçu comme tel par les tiers. Il doit non seulement
conserver une attitude d’esprit indépendant lui permettant
d’effectuer sa mission avec intégrité et objectivité, mais
aussi être libre de tout lien qui pourrait être interprété
comme constituant une entrave à cette intégrité et
objectivité » 21 L’auditeur doit être et paraître tout à fait
indépendant financièrement ou à tout autre point de vue dans
ses relations d’affaires avec ses clients.

 Compétence : l’audit doit être effectué par une ou plusieurs


personnes ayant reçu une formation d’auditeur et jouissant,
en cette qualité, de capacités professionnelles suffisantes.

21
ASSOCIATION TECHNIQUE D‟HARMONISATION de Cabinet d‟audit et conseil ;« AUDIT FINANCIER » Guide
pour l‟audit de l‟information financière des entreprises et organisations. Page 35

28
 Qualité du travail et contrôle de qualité : l’auditeur doit
exercer ses fonctions avec conscience professionnelle et
avec la diligence permettant à ses travaux d’atteindre un
degré de qualité suffisant, compatible avec son éthique et
ses responsabilités.

- Il doit aussi avoir personnellement la connaissance des


éléments fondamentaux de sa mission, ce qui implique
certaines tâches qui ne peuvent faire l’objet d’une
délégation. Lorsque la délégation est possible, l’auditeur
doit s’assurer que ses collaborateurs respectent les
mêmes critères de qualité dans l’exécution des travaux qui
leur sont délégués. Cela dit tout le soin nécessaire qui doit
être apporté à l’accomplissement de la mission et à la
préparation du rapport.

 Secret professionnel : conformément à la loi, l’auditeur doit


veiller à la protection des informations de caractère
confidentiel qu’il recueille tout au long de ses missions. Il doit
également s’assurer que ses collaborateurs sont conscients des
règles concernant le secret professionnel et les respectent.

2.2.2 Les normes relatives à l’organisation des travaux :

 L’exercice personnel, travail en équipe et supervision : l’acte


de certifier constitue un engagement personnel de l’auditeur, il
ne doit pas accepter un nombre de missions dont il ne serait pas
en mesure d’assurer la responsabilité directe, compte tenu, d’une
part, de leur importance, d’autre part, de l’organisation et des
moyens de son cabinet.

Il peut se faire assister ou représenter par des collaborateurs


salariés ou par des experts indépendants, mais il ne peut leur
déléguer tous ses pouvoirs ni leur transférer l’essentiel de sa
mission dont il conserve toujours l’entière responsabilité et doit

29
exercer son contrôle approprié de ces travaux, de façon à
s’assurer qu’ils ont été effectués selon le programme prévu et que
les objectifs fixés ont été atteints

 La planification : l’auditeur doit organiser l’exécution de sa


mission, afin d’atteindre son objectif de façon la plus
rationnelle possible et avec le maximum d’efficacité, tout en
respectant les délais prescrits par la loi et les autres
recommandations. A cet effet, l’organisation de la mission doit
principalement reposer sur un programme de travail.
 La documentation : l’auditeur doit tenir des dossiers de travail
qui lui permettront de réunir les informations nécessaires, afin
de mieux organiser et contrôler sa mission, de documenter les
travaux de vérification effectués, de justifier ses conclusions
et d’apporter les preuves de sa diligence. » 22

23
2.2.3 Les normes de rédaction du rapport :

 Etant donné que le rapport est destiné à être utilisé par les
utilisateurs de l’information financière externe, on parlera de
normes externes, car elles doivent s’adapter à un large public.
 L’auditeur ou commissaire au compte s’engage dans son rapport
à donner une image précise et surtout juste de l’entreprise.

Ce fameux rapport doit être fidèle à la situation de l’entreprise


et conforme aux normes d’élaborations des rapports d’audit
financier. En effet, il doit comporter :

 Une introduction à la mission avec l’origine de la nomination,


le nom de l’entreprise, l’exercice concerné et les 2 parties de
la mission.

22
ASSOCIATION TECHNIQUE D‟HARMONISATION de Cabinet d’audit et conseil ; « AUDIT FINANCIER » Guide
pour l’audit de l’information financière des entreprises et organisations. . Page 61.
23
https://www.petite-entreprise.net/P-3506-88-G1-les-normes-d-audit-financier.html

30
 Les vérifications et les informations spécifiques telles que
celles données aux actionnaires, les irrégularités, les
informations légales sur les participants dans le capital.
 Les normes de l’audit financier constituent un véritable
encadrement pour le travail de l’auditeur. En effet, bien
appréhendées elles représentent une feuille de route dont le
commissaire au compte ne saurait se passer.

Section 2 : Contrôle interne


1. Définition, rôle et composants du contrôle interne
1. Définition

Le contrôle interne d’une entreprise est l’ensemble des systèmes de


contrôle, établi par les dirigeants pour conduire l’activité de
l’entreprise d’une manière ordonnée, pour assurer le maintien et la
sécurité des actifs, et fiabiliser, autant que possible, les flux
d’informations 24

D’après La commission TREADWAY, le contrôle interne est un


processus mis en place par le conseil d’administration, les dirigeants
et le personnel d’une organisation destinée à fournir une assurance
quant à la réalisation de objectifs suivants : la réalisation et
l’optimisation des opérations, la fiabilité des informations financières
et la conformité aux lois et aux réglementations en vigueur.

2. Rôle du contrôle interne

Le contrôle interne permet de :

- S’assurer que les décisions prises sont correctement appliquées.


Ceci constitue l’aspect transmission de l’information.

24
BENOIT PIGE « Audit et contrôle interne »)

31
-Assurer un niveau minimum de qualité à la prestation effectuée ou
au produit fabriqué. Ceci constitue le contrôle direct ou indirect du
produit.

- déceler les principales anomalies de fonctionnement. C’est-à-dire


qu’il permet un fonctionnement harmonieux du système.

3. Les composants du contrôle interne

Le contrôle interne est composé de cinq éléments qui sont :


1. Environnement de contrôle

2. Evaluation des risques

3. Activités de contrôle

4. Information et communication

5. le pilotage

Figure 4 : les composante du contrôle interne

Source : https ;//blog.valoxy.org/coso-système-contrôle-interne

Cette subdivision du contrôle interne en 5 composants fournit à


l’auditeur un cadre utile permettant de déterminer la façon dont les
différents éléments du contrôle interne d’une entité peuvent avoir
une incidence sur sa mission d’audit.

32
2. Rôle du contrôle interne dans la démarche d’audit

L’évaluation du contrôle interne constitue une nécessité et joue un


rôle essentiel dans la démarche d’audit, et cela pour plusieurs
raisons :

-La vérification des procédures et de décisions ne peut pas être fait


par les dirigeants seuls.
-L’auditeur ne peut pas vérifier les enregistrements retranscrits en
comptabilité sans s’appuyer sur les procédures.

-l’évaluation du contrôle interne permet de mesurer la capacité des


procédures à juger certains risques d’audit.

-l’évaluation du contrôle interne permet d’orienter les travaux de


révision comptable

Conclusion :

Les différentes définitions présentées du contrôle interne dans ce


deuxième chapitre, montrent que le contrôle interne apparaît comme
un état de fait existant dans l’entreprise mais qui doit, par
l’intervention humaine, devenir délibéré, c'est-à-dire constituer un
système. Le mot contrôle utiliser dans l’expression « contrôle interne
» est synonyme de maitrise et non de vérification.

33
34
Chapitre 3 : démarche et technique comptable et financier :

L’objet d’un audit est de chercher à identifier, les points forts et les
faiblesses de l’entreprise. Ainsi, l’entreprise et l’auditeur se
mettront à l’avance d’accord sur l’objectif et la mission de l’auditeur.
L’objectif final pour un audit financier est d’obtenir une assurance
sur la régularité et la sincérité des comptes, qui devraient refléter
une image fidèle des opérations de l’exercice, du patrimoine et de la
situation financière de la société à la fin de l’exercice.

Dans le chapitre précédent, on a vu que la fonction d'audit est basée


sur des normes, qui précisent les règles de comportement qui doivent
régir la réalisation de toute mission d’audit.

Alors dans ce chapitre, on va essayer de voir la démarche adoptée


par l'auditeur pour identifier les points forts et les faiblesses d'une
entreprise. Ainsi, dans la deuxième section, nous allons voir, les
techniques utilisées en audit, et qui permettent d’obtenir une
assurance sur la régularité et la sincérité des comptes

Section 1 : démarche d’audit comptable et financier


1. Démarche d’audit comptable et financier externe
L’audit comptable et financier est une démarche menée par un
professionnel compétent et indépendant dans le but d’émettre une
opinion justifiée sur la qualité de l’information financière présentée
par l’entreprise. A la base, la démarche consiste à vérifier deux
principes fondamentaux, à savoir, la régularité et la sincérité. Le
respect de ces deux principes donne la garantie de l’image fidèle. En
fait l’auditeur se pose trois grandes catégorises de questions :

- Les questions sur les enregistrements comptables : ces questions


sont relatives à l’exhaustivité et la réalité des enregistrements et
d’autre part au respect du principe de séparation des exercices

35
. - Les questions sur les soldes des comptes : elles sont relatives au
problème des valeurs inscrites et à leur évaluation correcte.

- Les questions sur les documents financiers : il s’agit de questions


relatives à la conformité et la régularité des présentations par
rapport à la réglementation en vigueur

Les organisations professionnelles des auditeurs ont structuré le


déroulement de la démarche des auditeurs en des phases
séquentielles. Il s’agit des phases suivantes :

1.1 Prise de connaissance générale de l’E/se


La compréhension de l’entreprise auditée est une phase de
préparation indispensable. C’est une étape importante car on ne peut
porter de jugements sur les documents financiers des entreprises en
faisant abstraction sur ses réalités juridiques, fiscales,
commerciales, sociales....

Dans cette phase, l’auditeur commence par acquérir toutes les


informations utiles à la compréhension d’ensemble afin de porter un
premier jugement sur la qualité des trois composantes de
25
l’organisation de toute entreprise :

. Le plan d’organisation et l’organigramme ;

. Le système de pouvoir et d’organisation et des transactions

. Le système d’information

25
Jean Emanuel Combe et Marie-Christine Labrousse, (1997), AUDIT FINANCIER ET
CONTROLE DE GESTION, Publiions.

36
Cette phase est appelée aussi phase de préparation. Elle se compose
26
en principe des étapes suivantes :

1 - Prise de connaissance générale.

L’auditeur cherchera dans cette phase de :

- situer l’entreprise dans son marché par rapport à ses concurrents ;

- connaître l’entreprise par son fonctionnement et son organisation ;


Ces informations peuvent être récoltées par des entretiens avec les
dirigeants, visite des locaux, et consultation des documents.

Cette phase permet de déterminer les orientations de la mission


d’audit et ceci grâce à l’examen analytique des états financiers. Cet
examen permet d’identifier les tendances et évolutions des flux
financiers. L’ensemble des informations collectées durant cette
phase permet d’élaborer « le plan d’audit

2 - Plan général d’audit.

Ce plan appelé aussi plan de mission, a pour objet de reprendre et de


résumer les informations collectées par l’auditeur afin de prendre les
décisions nécessaires à la réalisation de la mission d’audit. En général
les éléments mis en évidence dans un plan d’audit sont :

- présentation de l’entreprise - principales évolutions de la période,


leur explication obtenue et à confirmer ;

- nature de la mission, rapports à émettre ainsi que leurs délais de


dépôt. - identification des risques généraux et spécifiques à la
mission

- détermination du seuil de signification

26
RAFFEGEAU Jean, DUFILS Pierre, DE MENONVILLE Didier, « l’audit financier » ; édition
presses universitaires de France 1994 ; page 5

37
- La stratégie de l’audit retenue : préciser si l’intervention de
l’auditeur est basée sur l’évaluation du contrôle interne, ou bien basé
sur approche dite « substantive » c'est-à-dire examen basé sur
l’examen direct des comptes.

3 - Programme de travail détaillé

Ce programme a pour objectif de donner une description précise des


travaux à effectuer. Il reprend donc les éléments du plan général
d’audit et détaille les points suivants :

- l’approche à adopter : évaluation ou non des procédures ;

- la nature des travaux à effectuer (type de contrôle ou de


vérification)

- l’étendue des travaux : nombre d’éléments à prélever pour le


contrôle ;

- calendrier des travaux : la date à laquelle les contrôles doivent


être effectués.

Elaboré en phase de planification, le programme d’audit peut changer


à tout moment et ceci en fonction des éléments nouveaux
apparaissant au cours de la mission.

1.2 Système interne de contrôle et vérification des comptes ;


Lorsque le contrôle est conduit par un intervenant extérieur à
l'entreprise, on parle alors de contrôle externe et il peut s'agir
: "d'un contrôle légal effectué par un commissaire aux comptes,
d'un contrôle effectué dans le cadre de diligences directement
liées (DDL) à la mission de commissaire aux comptes, d'un
contrôle de nature contractuelle effectué par un expert-
comptable." Le professionnel qui intervient va s'assurer que les
états financiers présentés par l'entité contrôlée reflètent bien

38
la situation effective de l'entreprise. Nous ne présenterons pas
ici les contrôles externes légaux spécifiques à certaines
professions auxquels sont soumises, en plus, certaines
entreprises .27

1.2.1Appréciation de contrôle interne :

Le contrôle interne est-il si utile, et comment peut-il affecter le


processus d'audit ? Cette question montre que « malgré l’acceptation
de l'idée issue des modèles de risque, selon laquelle les auditeurs
doivent évaluer le contrôle interne, on constate qu’ils n'ont jamais
été rassurés ou même efficaces en intégrant le contrôle interne dans
le processus d'audit. Une bonne partie du problème est peut-être
causée par le fait que les auditeurs ont tendance à se concentrer sur
les tests de détails, tels que la vérification de la réalité et
l’authenticité des documents. En revanche, ils ne se concentrent pas
généralement sur les niveaux de contrôles des dirigeants, qui peuvent
avoir un impact direct sur les jugements et les estimations compris
dans les états de synthèse. » 28

Dans le cas où il est jugé utile de procéder à l’évaluation d’un système


comptable et du contrôle interne qui leur est attaché, l’approche de
l’auditeur est la suivante :

 La description du système : cette description porte


uniquement sur les aspects ayant une incidence sur
l’organisation des contrôles de l’auditeur ou sur les états
financiers. La description peut être élaborée par un diagramme
ou de façon narrative

27
5305 à5307 du Mémento Comptable Lefebvre 2010
28
Traduction issue de Hackenbrack et Knechel « An empirical examination of time usage in the
audit process », in Contemporary Accounting Research, automne 1997.

39
 Les tests de conformité : comprennent l’examen de
l’application des contrôles et la simulation de tout ou partie de
la tache effectuée par les employés de l’Enterprise cliente.
L’examen de l’application des contrôles nécessite la
matérialisation de ces contrôles.
 La première évaluation du système : cette évaluation permet
de connaître les forces et les faiblesses de conception de la
procédure. Les faiblesses constatées font l’objet de
confirmation par les responsables de l’entreprise par exemple :
l’absence de contrôle. Ainsi l’auditeur fera en sorte de
connaître l’incidence de cette déficience sur les états
financiers. Les faiblesses font l’objet de lettre de
recommandation à la direction de façon à permettre à
l’entreprise de les corriger à l’avenir. Les forces identifiées
feront l’objet de test de permanence.
 Les tests de permanence : cette étape s’effectue par la
sélection d’un certain nombre d’opérations dont le nombre
dépendra de l’importance du point de contrôle, et la vérification
que le point de contrôle a bien été appliqué, à partir de là deux
cas de figure peuvent avoir lieu, le premier : procédures non
appliquées de façon constante ou mal appliquées : l’auditeur
conclura qu’il s’agit d’une faiblesse et sera traité comme une
faiblesse de conception. Le second : procédure correctement
appliquée de façon constante : l’auditeur la confirmera autant
que force d’un système et en conséquence pourra réduire les
contrôles directs sur les comptes.

Elle se déroule comme suit :


– vérification par des tests de l’application permanente des
procédures (tests de permanence) ;

40
– formulation définitive du jugement, à partir de l’évaluation
des conclusions des précédentes phases.Le diagramme présenté
ci-après, adapté du corrigé de l’épreuve de Comptabilité
approfondie et révision du DECF session 1992, permet de suivre
la démarche adoptée par l’auditeur. 29
30
Figure 5: évaluation de contrôle interne

Source ; DSCG 4 p 54
29
Robert OBERT Marie-Pierre MAIRESSE, DSCG 4 comptabilité et audit, Dunod, Paris, 2009, «
le contrôle interne » page 533
30
Robert OBERT Marie-Pierre MAIRESSE, DSCG 4 comptabilité et audit, Dunod, Paris, 2009, «
le contrôle interne » page 534

41
1.2.2 contrôle des comptes :

Le contrôle des comptes est la principale phase d'une mission d'audit


financier réalisée par des auditeurs externes. La mission se clôt en
effet par l'expression de l'opinion de l'auditeur sur la régularité, la
sincérité et la fidélité des états financiers de l'audité. Si
l'appréciation de ces notions relève bien du jugement de l'auditeur,
elle est cependant conditionnée par les grands principes de la
comptabilité et par les limites de « l’outil » comptable.

Le contrôle des comptes répond à certaines obligations comptables


et légales mais il satisfait également aux exigences liées au
gouvernement d'entreprise.

L’objectif du contrôle des comptes est de s’assurer que les états de


synthèse donnent une image fidèle de la situation de l’entité
contrôlée et non de rechercher systématiquement des erreurs ou des
manipulations. Les méthodologies utilisées par les cabinets prévoient
l’examen des systèmes de contrôle interne des entreprises mais ne
sont pas orientées vers la détection de la fraude. En effet, les
démarches habituelles de certification des comptes annuels reposent
a priori sur la bonne foi des dirigeants. D’ailleurs, « l’abandon de
l’hypothèse de la bonne foi des dirigeants provoquerait une remise en
question de fond de toute la pratique et de toute la pensée de l’audit
»31

Le contrôle des comptes constitue une étape inévitable même si le


contrôle interne présente toutes les sécurités nécessaires.
L’auditeur devra effectuer des contrôles directs des comptes ainsi
que des tests de validation ou substantif. Ces tests de validation

31
Extrait traduit de Francis J.R « Auditing and subjectivity », in Accounting, organizations and
society, 1994

42
représentent le degré de preuves apportées par chacun et leurs
évaluations

Les tests de validation : ces tests ont pour objet à vérifier les
données de la comptabilité en les rapprochant de la réalité qu’elles
32
représentent :

 La validation sur la base des documents détenus par


l’entreprise
 La validation par confirmation extérieure
 La validation par inspection physique
Les tests de cohérence ; la finalité de ces tests est de tester
l’ensemble des éléments, et détecter les irrégularités qui peuvent
être exister entre les différentes informations collecter par
l’Auditeur, ils incluent : des revues de l’information à caractère
comptable ou opérationnel ainsi des comparaisons par calcul.

L’achèvement de l’audit : A l'étape finale, l'Auditeur fait une


synthèse et la critique de l'ensemble des travaux. Dans ce sens,
cette phase doit saisir : une revue générale sur l'information
comptable, Revue des événements postérieurs à la clôture, l'examen
de la présentation et de l'information complémentaire (les documents
doivent être classer correctement, plus détaillé et avoir les
explication nécessaire), la revue des papiers de travail, et finalement,
l'émission de l'opinion
33
Voici en schéma récapitulatif descriptif pour cette phase :

32
Audit et contrôle des comptes, M jean RAFFEGEAU, M. PIERRE DUFIL, M. REMON
GONZALEZ, éd publi-union paris , 1998 , p55
33
Audit et contrôle des comptes, M jean RAFFEGEAU, M. PIERRE DUFIL, M. REMON
GONZALEZ, éd publi-union paris , 1998 , p125

43
Figure 6 : schéma descriptif d'évaluation définitive du contrôle interne

Source : Audit et contrôle des comptes, M jean RAFFEGEAU, M. PIERRE


DUFIL, M. REMON GONZALEZ

1.2.3 L’examen des comptes annuels :

L’évaluation du système interne de contrôle apporte une


présomption sur la qualité des documents financiers mais elle ne
la prouve pas. Aussi, c’est l’examen des comptes qui permet un
jugement définitif sur la qualité des écritures comptables.
L’objet de l’examen des comptes annuels est de s’assurer que
les états financiers présentent les caractéristiques suivantes :
 La cohérence des états financiers

44
 La concordance avec les données de la comptabilité
 Le respect des dispositions légales et réglementaires
 La prise en évidence des événements postérieurs à la clôture
On conclut que l'audit externe se base sur plusieurs facteurs afin de
vérifier les états comptable et financier de l'entreprise, ainsi que pour
s'assurer sincérité et de la régularité des comptes et des résultats de
cette dernière et de présenter l'image fidèle de l'entité

Voici un schéma détaillé, qui décrit les phases essentielles d'une démarche
d'Audit externe

Figure 7: les phases essentiel d'une démarche d'audit comptable et financier externe

Source : réaliser à nous soin

45
2. Démarche d’audit comptable et financier interne
L’audit interne a pour but de mettre à plat toutes l’activité, tous les
processus, toutes les fonctions afin d’identifier tous les risques
internes et externe de l’entreprise. Donc il doit focaliser que sur des
points présentant un degré de risques élevé ou construire un plan
d’audit qui tienne compte de cette réalité.

Toutefois, certaines spécificités culturelles, linguistiques,


comptables et fiscales peuvent être observées pour conduire une
mission d'audit. Trois phases fondamentales caractérisent la mission
d’audit interne à savoir :

- Phase de préparation
- Phase de réalisation
- Phase de conclusion
2.1 phase de préparation
Une mission d’audit se prépare. Mais auparavant, l’auditeur doit avoir
reçu l’ordre ou le mandat d’effectuer la mission. Le document qui fait
déclencher la mission d’audit s’intitule un ordre de mission pour
l’auditeur interne ou une lettre de mission pour l’auditeur externe. Il
s’agit généralement d’un document d’information court (une page) qui
indique le prescripteur, le destinataire et l’objet de la mission, les
objectifs généraux, le lieu et périmètre de la mission, la date du
début et de la fin de la mission.34

2.1.1 l’ordre de la mission

L'ordre de mission ou bien la lettre de mission, est un document


formaliser, c'est le mandat donné par la direction générale à l’audit
interne, c'est une contractualisation effective de la demande, qui
informe les principaux responsables concernés de l’intervention

34
Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international «2007 » page 39

46
imminente des auditeurs, elle comporte toujours les éléments
suivants :35

1. le service d'audit ne peut pas se saisir lui-même de ses missions. La


décision de réaliser une mission d'audit dans telle ou telle entité ne
lui appartient pas. Toutefois, le service d'audit peut, si nécessaire,
proposer de réaliser une mission au Comité d'audit ou à la Direction
Générale qui prendra la décision.

2. l'ordre de mission doit émaner d'une autorité compétente :


Direction général, Comité d'audit.

3. l'ordre de mission permet de diffuser l'information à tous les


responsables concernés. Il est adressé non seulement au service
d'audit mais aussi à tous ceux qui vont être concernés par la mission
d'audit (Direction de l'entité auditée,). Missions prévues dans le
programme d'audit : Le programme d'audit constitue par lui-même un
ordre de mission collectif. Le service d'audit ne doit donc pas
attendre recevoir d'ordre de mission spécifique pour débuter une
mission qui est prévue dans le programme d'audit. Dans ce cas, le
service audit rédige de sa propre initiative un ordre de mission selon
un modèle préétabli et le soumet à la signature du Directeur Général
ou au Président du Comité d'audit.

Par contre, les missions d'audit spécifiques sont des missions non
prévues dans le programme d'audit et qui émanent du comité d'audit,
de la Direction Générale.

En possession de cet ordre de mission, le service d’audit peut alors


démarrer la phase de préparation.

35
https://www.etudier.com/dissertations/Deroulement-d'Une-Mission-d'Audit-
Interne/391999.html

47
Celle-ci est composée de trois étapes, comme l’explique certains
auteurs :36
Figure 8 ; l'ordre de la mission

Source : Théorie et Pratique de l’Audit Interne », Jacques Renard, Editions


d’Organisation, 6ème édition, page 212

2.1.1.1Prise de connaissance ;
Cette étape de familiarisation permet d’avoir une vision d’ensemble
de l’organisation objet de la mission et des contrôles interne mis en
place pour la maîtriser ; l’auditeur doit posséder une culture
financière et de gestion et une culture technique afin d’être en
mesure de comprendre les explications qu’il va chercher et pour se
faire ainsi admettre. Cette étape peut être assimilée à un
apprentissage qui s’organise autour de six objectif :37

1. Avoir une bonne vision du contrôle interne spécifique à la


fonction ou au processus à auditer.
2. Aider à identifier les objectifs de la mission
3. Identifier les problèmes essentiels liés aux produits à
auditer

36
P.HERMEL, « Audit et management et changement », cahiers de Recherche du diagnostic
d’entreprise, n°1
37
RENARD J. « Théorie et pratique de l’audit interne » ; édition ECONOMICA, page 214.

48
4. Eviter d’omettre les questions importantes et qui sont pour
le management des préoccupations d’actualité
5. Donner une connaissance suffisante à l’organisation des
opérations d’audit
6. Sélectionner l’utile et éviter les considérations qui ne
préoccupent pas l’auditeur

Plusieurs factrices vont être pris en compte dans cette étape de


prise de connaissance. Tout d’abord la facteur « durée ». Celle-ci va
dépendre de la complexité du sujet traité, du profil de l’auditeur et
de la qualité des dossiers d’audit. En effet, plus complexe sera le
sujet de la mission, plus difficile sera la prise de connaissance et plus
la durée de mise à jour des connaissances sera longue.de même, si
l’auditeur n’a aucune expérience, la durée de familiarisation sera plus
longue que pour un auditeur ayant de l’expérience dans le domaine.
L’équipe d’audit sera d’ailleurs choisie en fonction de ces
connaissances et de ces expériences dans le domaine à auditer, afin
d’éviter toute perte de temps inutile.

La structure globale du questionnaire :38

Cette prise de connaissance doit être clairement étudiée et


planifiée, en sélectionnant les moyens les plus efficaces pour la
récolte d’informations (connaissance large de l’organisation, ses
objectifs et son environnement, ses contraintes et ses points
forts, les responsables en charge des tâches auditées,
connaissance des techniques de travail
.

38
Théorie et Pratique de l’Audit Interne », Jacques Renard, Editions d’Organisation, 6ème
édition, page 212

49
- L’organisation du sujet à auditer : l’auditeur récolte toute
information relative à l’organisation des hommes, formation et
répartition des tâches, tous les éléments chiffrés : budget,
résultats, investissements, effectifs, etc.

- Les objectifs et l’environnement : il s’agit de bien connaître


les objectifs de la fonction à auditer, les contraintes et les
points forts. Il affinera cette perspective au cours de son
audit.

- Les techniques de travail utilisées : l’auditeur doit avoir une


bonne connaissance des techniques de travail utilisées
permettant de faire fonctionner et de contrôler la fonction
auditée. Cette action est nécessaire pour mener la mission
d’audit en permettant d’instaurer un dialogue entre l’auditeur
interne et l’audité et de développer ultérieurement le
questionnaire du contrôle interne.

2.1.1.2 l’identification des risques :


La norme 2210.A139 traduit l’application de cette étape : « L'auditeur
interne doit procéder à une évaluation préliminaire des risques liés à
l'activité soumise à l'audit. Les objectifs de la mission doivent être
déterminés en fonction des résultats de cette évaluation. » A
travers cette norme, il faut comprendre que l’identification passe par
les emplacements où les risques sont susceptibles de se produire et
non par l’analyse des risques en eux-mêmes. Cette norme est
40
complétée par la MPA 2210-1 qui explique que « le but de
l’évaluation des risques pendant la phase de planification de l’audit
est d’identifier les secteurs importants de l’activité à auditer ».

39
IFACI, Normes professionnelles internationales de l’Audit Interne, p. 18
40
IFACI, Site internet

50
Toutefois les normes ne proposent pas une méthode unique, chaque
auditeur ou groupe d’audit effectuera donc cette identification selon
ses habitudes et sa culture.

Dans cette étape préparatoire, l’objectif est l’établissement du


programme de la mission, il est utile de voir où se situent les risques
sans les analyser avec détail. L’auditeur doit prendre en compte les
facteurs susceptibles de générer les risques :

- L’exposition : ce sont les risques qui pèsent sur les biens


physiques : malversation, incendie, dommage, etc.
- L’environnement : regroupe tous les risques liés aux opérations
- La menace : le plus souvent imprévisible et même invisible telle
que la fraude, catastrophe naturelle, etc.
Toutes les informations ainsi recueillies, exploitées ou analysées sont
classées dans un dossier permanent. Elles permettent à l’auditeur de
réaliser une évaluation préliminaire des forces et faiblesses
apparentes. D’où l’élaboration par l’auditeur d’un tableau des risques
reproduit dans le tableau ci-après. 41

Tableau 2 tableau des risques

Source : AUDIT interne, enjeux et pratique à l’international , P41

41
Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international «2007 » page 41

51
Ce tableau conclut la phase d’analyse des risques réalisée sur la
base d’objectifs définis dans le plan d’approche, « appelé aussi
tableau des forces et faiblesses par O. LEMANT 42 » : il
constitue l’état des lieux des forces et faiblesses réelles et
potentielles, et permet de hiérarchiser les risques dans le but de
préparer le rapport d’orientation.

2.1.1.3 la définition des objets : le rapport d’orientation

Du tableau des risques découle le rapport d’orientation (ou termes de


référence, ou note d’orientation). Il s’agit d’un document à
destination des audités dans lequel l’auditeur synthétise les
conclusions qu’il a pu faire sur les zones de risques, les difficultés
envisagées, rappelle les objectifs généraux et spécifiques, propose
les services et les divisions qui seront audités, définit la nature et
l’étendue des travaux à réaliser. Si les orientations proposées par
l’auditeur sont acceptées, le rapport d’orientation devient un
document contractuel et engage les deux parties. Le programme de
vérification ou la liste des travaux à effectuer par l’équipe
d’auditeurs pour répondre aux engagements du rapport d’orientation
est ensuite élaboré.43

Alors le paragraphes ci-dessus concerne deux types des objets qui


sont :

- Objectifs généraux : ce sont des objectifs permanents du


contrôle interne (protection du patrimoine, fiabilité et intégrité
des informations, respects des lois et règlements, efficacité et
efficience des opérations, suivi du précédent audit).

42
RENARD J. « Théorie et pratique de l’audit interne » édition ECONOMICA, page 229
43
Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international «2007 » page 42

52
- Objectifs spécifiques : va dépendre des risques identifiés et
des dispositifs en place ou à mettre en place.
Le champ d’action est de deux types également :

- Fonctionnel : regroupe les services, divisions qui vont être


audités
- Géographique : dans quels lieux (usine, région, pays,)
Ce cahier des charges devient réel et applicable lors de sa signature
par l’audité, au moment de la réunion d’ouverture. Ce caractère «
contractuel » (document signé par les deux parties) insiste bien sur
le fait que chacune des parties doit savoir en tout état de cause de
quoi il s’agit et dans quoi elle s’engage. Ce rapport va devenir le
document de référence de l’auditeur.

44
On peut conclu tout d’abord les processus d’audit interne phase de
préparation :
Figure 9 : les risques référentiels

44
Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international «2007 » page 42

53
2.2 Phase de réalisation :
L’auditeur poursuit deux objectifs :

• Mettre en évidence les faiblesses et les forces apparentes du


dispositif de contrôle interne existant, identifiées lors de la
préparation de la mission ;
• Proposer des solutions d’amélioration.

L’équipe d’audit affectée à la mission ayant pris connaissance du


programme de vérification ou de travail (ou programme
d’intervention) contenant les objectifs, va pouvoir réaliser sur le
terrain les travaux d’audit. Tout commence par une réunion au cours
de laquelle le déroulement prévisionnel de la mission d’audit (réunions
intermédiaires, rédaction du rapport), sans oublier la logistique,
devra être rappelé.

La première prise de contact au tout début de la mission (souvent


simple communication téléphonique ou simple visite pour les missions
courtes) se nomme également :
– Réunion de présentation,
– Ou réunion de début de mission.
La réunion dont il s’agit ici et qui ouvre la phase de réalisation se
nomme :
– Réunion d’ouverture,
– Ou réunion d’orientation,
– Ou réunion de début des opérations.
La réunion finale dont il sera question au début de la phase 3 sous la
dénomination « réunion de clôture » se nomme également :
– Réunion finale sur le site
– Ou réunion de validation générale,
– Ou réunion de fin de mission.

54
2.2.1 LA RÉUNION D’OUVERTURE

Comment est-elle organisée et quels sont les points qui sont abordés
au cours de cette rencontre ?

Certains ont pu s’étonner que l’on place une « réunion d’ouverture » au


milieu de la mission d’audit et non pas au tout début. C’est que cette
réunion marque non pas le début de la mission mais le commencement
des opérations de réalisation et on ne peut la tenir tant qu’il n’y a pas
de « programme » à présenter à l’audité.

Certes, en tout début de mission des contacts ont eu lieu : visites de


courtoisie aux responsables hiérarchiques, approche du calendrier,
interviews d’information, recherche de documentation… mais tout
cela n’implique pas le contact direct avec les responsables pour leur
présenter un programme et le commenter avec eux. C’est à ce
moment seulement que se situe le début des opérations d’audit.45

En effet, l’ordre du jour a été envoyé à tous les participants,


plusieurs jours avant la réunion, accompagné du rapport d’orientation.
Les participants ont eu le temps de prendre connaissance de ces
documents et d’entamer une réflexion sur certains points. Au terme
de cette réunion, toutes les modifications vont être apportées au
rapport D’orientation, afin d’obtenir la version définitive qui servira
de référence aux parties prenantes. Suite à cette réunion, les
auditeurs vont réaliser le deuxième document de référence : le
programme D’audit.

45
Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit. ; p246. 2Le service général
d'audit budgétaire (SGAB), op-ci

55
2.2.2 Le programme d’audit :

On l’appelle aussi « Programme de vérification » ou encore « planning


de réalisation » ; quelle que soit sa dénomination, il s’agit du
document interne au service et dans lequel on va procéder à la
détermination et à la répartition des tâches.

Ce programme d’audit est établi par l’équipe en charge de la mission,


sous la supervision du chef de mission et en général au cours d’un
bref retour dans les bureaux du service. Ce document répond à 6
objectifs, son contenu est essentiellement technique 46

Les six objectifs :

 Le caractère contractuel
 La planification du travail
 Le rôle de « fil conducteur
 L’outil de réalisation du Questionnaire de Contrôle Interne
 Le suivi du travail
 Un document « modèle » pour les audits à venir

2.2.3 Les questionnaires de contrôle interne (QCI)

Le questionnaire de contrôle interne a pour objectif de déterminer


les forces et les faiblesses apparentes, cet outil se compose de
questions-types :

- Les questions portant sur la fonction stratégique ;


- Les questions portant sur la fonction de pilotage ;

46
Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit. ; p252. 2Le service général
d'audit budgétaire (SGAB), op-ci

56
- Les questions portant sur la fonction de régulation ;
- Les questions portant sur la fonction de transformation
Dans le Q.C.I, une réponse « oui » à une question indique une force
apparente, une réponse « non » une faiblesse apparente. L'auditeur
doit donc en tenir compte dans la rédaction de ses questions,
L'auditeur ne doit pas oublier de demander aux personnes du domaine
audité le degré de satisfaction des bénéficiaires de leur travail, tel
qu'ils l'évaluent.

2.2.3 Le travail terrain :

C’est la partie la plus répétitive de la fonction. Elle fait appel à des


techniques (interviews, observation physique, sondages, examen
analytique, narration, « flow chart », grille d’analyse des tâches) et à
des moyens (questionnaire de contrôle interne, tableaux de risques,
feuille de test ou de couverture, feuille de révélation et d’analyse
des problèmes). Concrètement, l’auditeur sur le terrain va procéder à
des tests et à des observations élaborées à l’aide des questionnaires
et au cours desquels il met en œuvre les feuilles de couverture ou
feuille de test. Celle-ci doit indiquer l’objectif et la période du test,
les tests à réaliser, les conclusions sur chaque élément contrôlé et la
conclusion générale. Chaque dysfonctionnement constaté débouche
sur l’établissement d’une feuille de révélation et d’analyse des
problèmes (FRAP) encore appelée « Feuille des risques », ou « Feuille
d’évaluation du contrôle interne » ou « Feuille des risques
référentiels ».

La feuille des risques est un document très utilisé par les services
d’audit des entreprises nationales et internationales pour synthétiser
les informations relatives à un risque ou à un dysfonctionnement

57
constaté. Le schéma n˚ 6 ci-après présente la structure d’une
FRAP.47

Figure 10: Feuille de Révélation et d'analyse des problèmes ou feuille de risque

source : Élisabeth Bertin, AUDIT interne , p 43

2.3 phase de conclusions

L’auditeur revient à son bureau avec l’ensemble de ses FRAP et de


ses papiers de travail. Pour permettre la validation générale, il rédige
un document : c’est le projet de rapport d’audit. Puis a lieu la réunion
de clôture et validation, d’où sort le rapport d’audit en son état final
et auquel il faut assurer un suivi.

2.3.1 projet de rapport d’audit

Le projet du rapport d’une mission d’audit est effectué à la fin de


chaque mission afin de constituer un relevé des lacunes, des
faiblesses et des dysfonctionnements constatés aux cours de la

47
Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international «2007 » page 43

58
mission. Il est pour les responsables l’occasion de remettre en cause
les méthodes de gestion de leurs domaines d’activité. Ce document
est diffusé aux responsables concernés par la mission d’audit afin
d’en prendre compte avant la réunion de validation.

Il est ainsi nommé pour trois raisons :

1. Les observations qu’il contient n’ont pas encore fait l’objet d’une
validation générale ; elles ne peuvent donc pas être considérées
comme définitives, même si chaque FRAP a fait l’objet d’une
validation spécifique.
2. Ce document, s’il comporte déjà les recommandations des
auditeurs, ne comprend pas les réponses des audités à ces
recommandations.
3. Il ne comporte pas encore le plan d’action qui est ce document
joint au rapport définitif et sur lequel l’audité indique quand et
par qui seront mises en œuvre les recommandations qu’il a
acceptées.

2.3.2 la réunion de clôture :

L’auditeur doit systématiquement valider ses constats ou ses


conclusions en les présentant à la connaissance du responsable afin
de recueillir sa réaction sur les éléments de preuve recueillis.

Chaque FRAP est supervisée par le chef de mission qui l’apprécie,


situe sa place et son degré d’importance par rapport à la mission. Les
validations individuelles et successives sont suivies de validations
générales en fin de mission (la réunion de clôture). 48

Alors la réunion de clôture est la dernière étape du processus d'audit


mettant en relation l'auditeur et l'audité ainsi que ses représentants.

48
Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international «2007 » page 44

59
Il est important que cette étape soit réalisée à la fin de l'audit et ne
fasse pas l'objet d'un report dans le temps (plus grande difficulté
pour les auditeurs pour restituer leurs observations).

Elle réunit exactement les mêmes participants que la réunion


d’ouverture, lesquels après s’être entendu dire ce que les auditeurs
internes avaient l’intention de faire, vont s’entendre commenter ce
qu’ils ont fait. Autour de l’équipe de mission d’audit, on va donc
retrouver l’audité, ses collaborateurs, sa hiérarchie
(éventuellement).49

Cette réunion de clôture obéit à cinq principes, et elle s’organise et


se déroule en fonction de modalités pratiques précises.

 Le principe du livre ouvert tout doit être présenté aux audités


 Le principe de la « file d’attente » l’audité est le premier servi
puis les autres.
 Le principe du « Rankine » classement des recommandations
selon l’importance
 Le principe de « l’action immédiate » appliquer les
recommandations sans attendre la publication du rapport
officiel.
 La connaissance commune

2.3.3 rapport d’audit interne50

En fin d’intervention, le rapport d’audit interne communique, aux


principaux responsables concernés pour action et à la direction pour
information, les conclusions de l’audit concernant la capacité de

49
Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit. ; p291. 2Le service général
d'audit budgétaire (SGAB), op-ci
50
Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit. ; p297 à p301. 2Le service
général d'audit budgétaire (SGAB), op-ci

60
l’organisation auditée à accomplir sa mission, en mettant l’accent sur
les dysfonctionnements pour faire développer des actions de
progrès. C’est une action de communication en trois temps : projet,
validation, définitif.51

Comme tout ce qui a pu se dérouler durant les phases de préparation


et de réalisation, ce rapport d’audit répond à un certain nombre de
principe.

Pas d’audit interne sans rapport d’audit interne : On n’a jamais rien
fait tant que l’on n’a pas vendu quelque chose » disait Larry SAWYER,
le père de l’audit interne. Cette conception très américaine prend ici
une valeur singulière, elle correspond au premier des principes ayant
trait au rapport d’audit interne.

Document final : Ce document est le dernier acte de la mission


d’audit : c’est le deuxième principe.

La mission d’audit interne ne se termine qu’avec la mise en œuvre des


recommandations. En affirmant ce principe les normes
professionnelles (norme 2500) signifient que l’auditeur interne a
encore un rôle à jouer après la publication du rapport. Nous verrons
lequel dans les pages qui vont suivre. Mais il signifie également que la
mission d’audit interne se prolonge au-delà de l’action de l’auditeur et
que l’audité prend le relais et a lui aussi un rôle à jouer.

Présentation préalable aux audités : Rappelons ici que c’est un


document final parce que la précaution a été prise au cours de la
Réunion de clôture, d’en présenter et d’en expliciter le texte. C’est le
troisième principe. L’accord s’est fait sur la version définitive du
document. À défaut d’accord, chacun a une connaissance exacte, et
préalable à la diffusion, du contenu du rapport.

51
LEMANT O. ; conduite d’une mission d’audit interne ; IFACI, 2ème édition DUNOD, 1995 ; page
119.

61
Droit de réponse de l’audité : Le caractère définitif du document
et sa présentation impliquent un droit de réponse qui s’exerce d’une
double façon :

 De façon orale et informelle au cours de la réunion de clôture


 De façon écrite et formelle
La forme : Le rapport d’audit interne présente une structure très
généralement admise à quelques nuances près. Cette structure est
incontournable car elle répond aux deux fonctions du rapport et qui
sont relativement contradictoires.

Page de garde et lettre d’envoi : Selon les règles de l’entreprise et


sa culture, le rapport est – ou non – accompagné d’une brève lettre
d’envoi. Très souvent la lettre d’envoi est absente, et on fait figurer
sur la page de garde l’essentiel des mentions à ne pas omettre. Dans
l’ordre.

 Le titre de la mission et la date d’envoi du rapport qui signe


très exactement la date de clôture des opérations d’audit.
Éventuellement, l’ordre de mission initial est rappelé ;
 Les noms des auditeurs ayant participé au travail, avec ceux des
chefs de mission
 Les noms des destinataires du rapport d’audit
 Une mention obligatoire de « confidentialité
Sommaire – introduction et synthèse : Cet ensemble introductif
commence par le sommaire détaillé du rapport afin que l’on puisse
aisément se reporter à tel ou tel sujet. Ce sommaire est
particulièrement indispensable pour les rapports un tant soit peu
volumineux ou comportant de nombreuses annexes.

 L’introduction
 La synthèse

62
Le corps du rapport – ou « rapport détaillé » : C’est le document
intégral destiné en premier lieu à l’audité et qui comporte : constats,
recommandations et réponses aux recommandations, le tout présenté
dans l’ordre logique et cohérent du sommaire.

Conclusion – plan d’action – Annexes : La conclusion d’un rapport


d’audit ne s’impose pas : la véritable conclusion est la note de
synthèse en tête du document. On peut toutefois prévoir une courte
conclusion (15 lignes), non pas pour répéter ce qui est dit dans la
synthèse, mais pour ouvrir deux autres directions possibles

Tableau 3; exemple plan d'action

Source : Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international


«2007 »

La plupart des rapports d’audit interne comportent également des


annexes afin de ne pas alourdir le texte même du document. C’est
pourquoi tous les tableaux, graphiques, textes officiels, règles de
procédures, schémas, etc., qui soutiennent la démonstration sont
renvoyés en annexes, avec les renvois et références permettant de
les identifier sans problème.

2.3.4 Le suivi du rapport d’audit interne :


Le suivi des recommandations émises par l’audit interne permet aux
auditeurs internes de mesurer la réelle efficacité de leurs travaux
et suivre les solutions sans pour autant déroger aux principes
suivants :

63
- L’auditeur interne ne participe pas à la mise en œuvre de ses
propres recommandations ;
- L’auditeur interne doit obtenir, évaluer et approuver les
réponses des audités ;
- La responsabilité de suivre la mise en œuvre des actions en
progrès doit être attribuée par la direction.
Olivier LEMANT précise que le suivi des recommandations est une
collaboration entre auditeurs et audités, cette étape commence
par la formulation des recommandations. Elle se dessine avec la
détermination du responsable de chaque recommandation lors de la
validation du projet de rapport ; elle se formalise par l’engagement
des responsables désignés dans le rapport sur des plans d’action ;
elle se concrétise par la mise en place des actions de progrès ; elle
se manifeste par la diffusion périodique de l’état d’avancement
des actions de progrès; et elle se termine avec une évaluation des
résultats obtenus.52

Donc la mission des membres de l'équipe d'audit (ou du


responsable d'audit) ne s'arrête pas à la simple identification de
dysfonctionnements et à la rédaction d'écarts, parfois en effet, il
arrive qu'ils faire un choix parmi ces possibilités :

- Participent à la recherche de solutions propres à mettre en


place les actions correctives et/ou préventives nécessaires ;
- Participent à la validation des actions correctives et/ou
préventives proposées
- Assistent l'audité dans la mise en œuvre ou la mesure de
l'efficacité des actions envisagées
- Vérifient l'efficacité des mesures correctives (ou préventives).

52
LEMANT O. ; « conduite d’une mission d’audit interne »; IFACI, 2ème édition DUNOD, 1995 ;
page 129

64
Conclusion ;

La réalisation complète de ces trois phases est indispensable au bon


déroulement et surtout À la qualité de l’audit effectué. La réalisation
d’un audit est le fait de règles établies au fur et à mesurer des
années, chaque équipe d’auditeurs aura sa manière de fonctionner
mais la base restera toujours la même, grâce aux normes
professionnelles établies par l’IFACI. On retiendra également qu’un
bon audit ne peut avoir lieu sans de bonnes relations entre l’équipe
d’audit et les audités.

Figure 11: trois phases d'une mission d'audit interne 53

Source ; Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international


«2007 » page 39

53
Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à l’international «2007 » page 39

65
Section 2 : les techniques de l’audit comptable et financier

L’évaluation du L’observation Confirmation par


La revue analytique Les sondages
C.I physique des tiers

Source ; réalisé par nous

1. les techniques d’évaluation du contrôle interne

L’évaluation du contrôle interne permet à l’auditeur de déterminer


dans quelle mesure il pourra s’appuyer sur l’efficacité des procédures
existantes, limiter ainsi le nombre de transactions, documents,
pièces, écritures à analyser et orienter ses travaux vers
l’appréciation des risques majeurs.
Dans l’esprit, cette démarche a vocation à s’appliquer à tous les
cycles, et ce, quelle que soit l’activité de l’entreprise.

1.1 Démarches d’évaluation du contrôle interne :54

L’auditeur intègre le contrôle interne dans sa mission de la façon


suivante :

- prise de connaissance des procédures :


L’opération s’effectue par :
Entretiens, examen des manuels de procédures et des documents
associés aux procédures, schématisation du système (narration et /
ou diagramme) et tests de procédures visant à apprécier la mise en
œuvre des procédures (validation de la compréhension et de la
conformité).
Le but est de connaître la réalité concrète des circuits
d’informations et des données depuis l’existence d’une transaction

54
Institut supérieur du génie appliqué : Les techniques et outils de l’audit comptable et
financier)

66
avec tiers jusqu'à sa saisie comptables et sa restitution dans les
comptes.

-Analyse des forces et des faiblesses du système :


Identification des points forts et des points faibles dans l’enjeu du
risque d’audit (les points forts sur lesquels on peut s’appuyer font
l’objet de tests de permanence visant à s’assurer que leur caractère
est maintenu), détection des possibilités de fraudes et erreurs,

- Test des points Forts :


Les forces qui pourraient être mises en évidence à partir des manuels
de procédures et des entretiens, les contrôles décrits comme
existants, peuvent ne pas se trouver confortés par la réalité.

- exploitation de l’évaluation du contrôle interne :


Par la réalisation d’une connexion entre l’évaluation du contrôle
interne et le programme de contrôle des comptes qui vient compléter
la mesure du risque.

2. L’observation physique

Figure 12 ; l'observation physique des biens par un auditeur

67
L’auditeur n’est pas quelqu’un qui reste dans son bureau : il saisit
toutes les occasions pour aller sur le terrain et pratiquer
l’observation physique. Aller « sur le terrain » ce peut être aller dans
une usine, visiter un secteur commercial… ou aller dans un autre
bureau. Dans tous ces cas, il ne procède pas seulement à des
interviews, il va également observer. (JACQUES RENARD théorie et
pratique de l’audit interne)
L’observation physique a pour objet de vérifier que les composants de
l’actif du bilan existent réellement dans l’entreprise. Il s’agit d’une
technique à laquelle est attachée une force probante importante.
Cette technique s’applique le plus souvent à des biens
matériels(immobilisations corporelles et stocks), mais peut également
être utilisée dans le contrôle d’autres éléments d’actif tel que les
espèces en caisse ou les effets de commerce.
Les normes ont retenu diverses situations pour illustrer la mise en
œuvre de ces techniques ; la démarche se caractérise par les phases
suivantes :

-examen des procédures :

-de prise d’inventaire

-de détermination de l’avancement des travaux en cours

-de traitement des mouvements au cours de la période


d’inventaire

-de traitement des données (en quantité, qualité et valeur)

-identification

-des lieux de stockage

-du calendrier de l’inventaire

68
-des modes de comptage

-de l’existence de stocks en dépôt chez des tiers

-intervention de l’auditeur :

-soit lors de l’inventaire physique

-soit par relevés à d’autres dates

-soit par vérification de mouvement intercalaires

-soit par analyse des documents d’achats et ventes en date


proche de l’inventaire.

3.La confirmation par des tiers

Les auditeurs utilisent largement la confirmation par des tiers dans


la mesure où elle constitue une preuve de la certification qu’ils
fournissent. Les auditeurs internes l’utilisent, moins largement et
moins systématiquement, comme moyen de validation des constats et
observations. Cette confirmation peut être sollicitée auprès de tous
les tiers avec lesquels l’organisation est en relation, elle peut revêtir
plusieurs formes :

Quels tiers ?
On peut citer, à titre d’exemples non limitatifs :
• les tiers ayant un stock en dépôt dans l’entreprise ou les tiers chez
lesquels l’entreprise a un stock en dépôt
• les clients /fournisseurs pour les problèmes de dettes et
créances ;

69
• les intermédiaires gestionnaires de portefeuilles pour les questions
relatives aux titres ;
• les banques pour les questions bancaires ;
• les avocats.

Comment ?
On peut considérer schématiquement qu’il existe trois types de
confirmation :
• la confirmation positive fermée du style « Êtes-vous débiteur de
1000 € auprès de Monsieur X ? »
• la confirmation positive ouverte : « Combien devez-vous à Monsieur
X?»
• la confirmation négative : « Merci de confirmer que vous n’avez
aucune créance sur Monsieur Y. » (JACQUES RENARD théorie et
pratique de l’audit interne)

4. La revue analytique

La revue analytique, également appelée l'examen analytique, est une


technique d’audit utilisée lors de l'examen des comptes annuels d'une
entreprise.
Elle consiste à comparer les données résultant des comptes clôturés
à la fin d'un exercice avec :
-des données antérieures,
-les données des entreprises concurrentes,
-des données postérieures en vue d'effectuer un prévisionnel.

L'objectif de cette analyse est de comprendre la situation actuelle


de l'entreprise pour cerner ses failles, ses points forts et envisager
des solutions pour l'avenir.

4.1 Utilisation de la méthode


Cette technique d'audit est utilisée par les personnes en charge de
l'audit des comptes de l'entreprise concernée.

70
L'utilisation de cette méthode peut intervenir :
Lors de la découverte des comptes de la société,
Lors du contrôle des comptes annuels,
Lors de la phase de conclusion de l'audit

5. les sondages
Comme qu’il est impossible de vérifier l’exhaustivité des opérations,
l’auditeur utilise tous les moyens qui li permettent d’assurer
raisonnablement ces opérations ; le sondage occupe une place
primordiale parmi les techniques utilisées par l’auditeur.
Cette technique peut être utilisée dans l’appréciation du contrôle
interne : notamment pour la sélection des tests de procédures ;
comme qu’elle peut être utilisée dans la révision des comme :la
sélection des tiers à circularises ou pou la sélection des valeurs à
vérifier.

On peut distinguer deux types de sondages selon l’objectif à


atteindre :

-le sondage d’estimation : permettant de mesurer selon une


méthode statistique si les erreurs relevées relatives à des séries
importantes de données font courir un risque significatif global.
-le sondage de détection : visant à réaliser si les anomalies
apparentes sont réelles.

Après la mise en œuvre du sondage vient l’étape d’interprétation


des résultats, qui importe de s’assurer que le sondage a été réalisé
selon les critères initialement définis et d’analyser ensuite les
observations relevées.

Dans tous les cas, les anomalies détectées doivent être examinées
avec la direction en vue d’apprécier leur incidence sur les comptes et
de prendre de mesures correctives

71
L’audit financier est une activité très ancienne. Sa prolifération, ces
dernières années, est liée au volume et à la qualité des informations
financières requises par les organismes de régulation au niveau local
et international. Ainsi, le champ de l’audit s’élargit chaque fois qu’un
problème de type nouveau se crée. Aujourd’hui on assiste à des
misons d’audit social, marketing, environnemental…donc les métiers
de l’audit dépendent des besoins des acteurs économiques.

L’auditeur, lors de sa mission, se contente de réaliser des tests qui


semblent nécessaires pour pouvoir exprimer son opinion sur l’élément.
Il peut engager sa Responsabilité, vis-à-vis de ses clients ainsi que
des autres tiers lorsque sa mauvaise foi est établie sur le contenu de
son rapport.

Toutes les institutions de régulation convergent sur le fait que


l’auditeur, lors d’une mission d’audit externe doit être un acteur
indépendant.

La mission d’audit financier s’avère difficile à mettre en œuvre dés


qu’il s’agit de vérifier les comptes consolidés d’une société dont les
filiales se trouvent dans différents pays et qui adoptent toutes des
référentiels comptables locaux. Pour ce fait, les cabinets d’audit de
conseils continuent par se spécialiser dans des domaines précis tels
que la consolidation, le reporting, le conseil…

Après la vague des scandales financiers du début du 21 ème siècle,


les auditeurs sont fixés du bout du doigt et doivent concilier autant

72
de compétence et de déontologie afin de garantir les intérêts de
toutes les parties prenantes de l’entreprise et spécifiquement ceux
des investisseurs.

73
 5305 à5307 du Mémento Comptable Lefebvre 2010
 ABDERRAOUF YAICH, la revue comptable et financière N° 84
- deuxième trimestre, p16, 2009
 ASSOCIATION TECHNIQUE D‟HARMONISATION de
Cabinet d’audit et conseil ;« AUDIT FINANCIER » Guide pour
l‟audit de l’information financière des entreprises et
organisations. Page 35
 ASSOCIATION TECHNIQUE D‟HARMONISATION de
Cabinet d’audit et conseil ; « AUDIT FINANCIER » Guide pour
l’audit de l’information financière des entreprises et
organisations. . Page 61
 BENOIT PIGE « Audit et contrôle interne »
 Cadre conceptuel des interventions du commissaire aux comptes
§ 07
 Camara Moussa, (2009), l’essentiel de l’audit comptable et
financier, édition Harmattan, P.26
 Carassus D,
 Définition approuvée le 21 mars 2000 par le conseil
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internationale approuvée par l’IIA (The Institute of Internal
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 Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à
l’international «2007 » page 41
 Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à
l’international «2007 » page 42
 Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à
l’international «2007 » page 43
 Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à
l’international «2007 » page 44

74
 Élisabeth Bertin, Audit interne, Enjeux et pratiques à
l’international «2007 » page 39
 Gregorio. 2003, “Gouvernance et audit externe : une approche
historique comparée à travers l’obligation de reddition des
comptes’’, 9éme journées d’histoire de la comptabilité et du
management.
 http://www.petite-entreprise.net/P-2884-84-G1-definition-l-
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 https://www.etudier.com/dissertations/Deroulement-d'Une-
Mission-d'Audit-Interne/391999.html
 https://www.petite-entreprise.net/P-3506-88-G1-les-normes-
d-audit-financier.html
 Idem
 IFACI, Normes professionnelles internationales de l’Audit
Interne, p. 18
 IFACI, Site internet
 Igalens Jacques, Peretti Jean-Marie, (2008), Audit social:
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 Institut supérieur du génie appliqué : Les techniques et outils
de l’audit comptable et financier)
 Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit.
; p246. 2Le service général d'audit budgétaire (SGAB), op-ci
 Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit.
; p252. 2Le service général d'audit budgétaire (SGAB), op-ci
 Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit.
; p291. 2Le service général d'audit budgétaire (SGAB), op-ci
 Jacques Renard ; Théorie et pratique de l'audit interne, op.cit.
; p297 à p301. 2Le service général d'audit budgétaire (SGAB),
op-ci
 Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN,
« théorie et pratique de l‟audit interne », édition
d‟organisation, 5ème édition 2004. p 40

75
 Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN,
« théorie et pratique de l‟audit interne », édition
d‟organisation, 5ème édition 2004. p 41
 Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN,
« théorie et pratique de l’audit interne », édition d’organisation,
5ème édition 2004. p 105.
 Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN,
« théorie et pratique de l’audit interne », édition d’organisation,
5ème édition 2004. p 10
 Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN,
« théorie et pratique de l’audit interne », édition d’organisation,
5ème édition 2004. p 117
 Jacques RENARD, avec le concours de jean Michel CHAPLAIN,
« théorie et pratique de l’audit interne », édition d’organisation,
5ème édition 2004. p 118
 Jacques Renard, Théorie et Pratique de l’Audit Interne »,
Editions d’Organisation, 6ème édition, page 212
 Janin Janin Rémi, Piot Charles, (2008), « L'influence des
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informatif des manipulations comptables », La Revue des
Sciences de Gestion, n°233, PP. 23-33.
 Jean Emanuel Combe et Marie-Christine Labrousse, (1997),
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 LEMANT O. ; « conduite d’une mission d’audit interne »;
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 LEMANT O. ; conduite d’une mission d’audit interne ; IFACI,
2ème édition DUNOD, 1995 ; page 119.
 M jean RAFFEGEAU , Audit et contrôle des comptes, M.
PIERRE DUFIL, M. REMON GONZALEZ, éd publi-union paris ,
1998 , p125
 M jean RAFFEGEAU, Audit et contrôle des comptes, M.
PIERRE DUFIL, M. REMON GONZALEZ, éd publi-union paris ,
1998 , p55

76
 Mémoire de magistère, spécialité : management/comptabilité,
audit et contrôle, thème : la pratique de l’audit comptable et
financier dans les entreprises publiques économiques
(2009/2010), p58
 P.HERMEL, « Audit et management et changement », cahiers
de Recherche du diagnostic d’entreprise, n°1
 RAFFEGEAU Jean, DUFILS Pierre, DE MENONVILLE Didier, «
l’audit financier » ; édition presses universitaires de France
1994 ; page 5
 REIX R, système d’information et management des
organisations, 2éme édition Gestion, p75, p76
 RENARD J. « Théorie et pratique de l’audit interne » ; édition
ECONOMICA, page 214.
 RENARD J. « Théorie et pratique de l’audit interne » édition
ECONOMICA, page 229
 Robert OBERT Marie-Pierre MAIRESSE, DSCG 4 comptabilité
et audit, Dunod, Paris, 2009, « le contrôle interne » page 533
 Robert OBERT Marie-Pierre MAIRESSE, DSCG 4 comptabilité
et audit, Dunod, Paris, 2009, « le contrôle interne » page 534
 Traduction issue de Hackenbrack et Knechel « An empirical
examination of time usage in the audit process », in
Contemporary Accounting Research, automne 1997.

77
Les figures :
Figure 1 : typologie d'audit ........................................................................................................ 18
Figure 1 ; Hiérarchisation des concepts d'audit comptable et financier ........................... 23
Figure 2 : Normes d'audit interne ............................................................................................ 27
Figure 1 : les composante du contrôle interne ........................................................................ 32
Figure 1: évaluation de contrôle interne .................................................................................. 41
Figure 2 : schéma descriptif d'évaluation définitive du contrôle interne ......................... 44
Figure 3: les phases essentiel d'une démarche d'audit comptable et financier externe 45
Figure 4 ; l'ordre de la mission.................................................................................................. 48
Figure 5 : les risques référentiels ............................................................................................ 53
Figure 6: Feuille de Révélation et d'analyse des problèmes ou feuille de risque source 58
Figure 7: trois phases d'une mission d'audit interne ............................................................ 65
Figure 2 ; l'observation physique des biens par un auditeur ................................................ 67

Les tableaux

Tableau 1 : distinction entre 2 types d'audit .......................................................................... 15


Tableau 2; tableau des risques ................................................................................................ 51
Tableau 3; exemple plan d'action .............................................................................................. 63

78
Introduction 6

Chapitre1: présentation générale de l’audit 9

Section 1 : historique et définition d’audit 10


1. Historique 10
2. Définition d’audit 11

Section 2 : les différents types d’audit : 12


1. Notion d’audit 12
1.1 Audit comptable et financière : 12
1.2 Audit interne : 13
1.3 Audit externe : 13
1.4 audit opérationnel : 14
1.5 contrôle de gestion : 14
2. Vers une typologie d’audit : 14
2.1 Classement selon la nature de l’Audit : 15
2.2 Classement selon les statuts des auditeurs : 16
2.2.1 Audit légal : 16
2.2.2 Audit contractuel : 16
2.3 Classement par objectif : 17
2.3.1 L’audit de régularité : 17
2.3.2 L’audit d’efficacité : 17

Chapitre 2 : présentation d’audit comptable et financier 20

Section 1 : concept d’audit comptable et financier : 21


1. Définition et objectif : 21
1.1 Définition : 21
1.2 Audit financier légal et audit financier contractuel : 22
1.3 Objectif : 23
2. Les normes d’audit comptable et financière : 25
2.1 Les normes de l’audit interne : 25
2.2 Les normes d’audit financière externe : 28
2.2.1 Normes générales : 28
2.2.2 Les normes relatives à l’organisation des travaux : 29
2.2.3 Les normes de rédaction du rapport : 30

Section 2 : Contrôle interne 31


1. Définition, rôle et composants du contrôle interne 31
1. Définition 31
2. Rôle du contrôle interne 31
3. Les composants du contrôle interne 32
2. Rôle du contrôle interne dans la démarche d’audit 33

Chapitre 3 : démarche& technique d’audit comptable et financier 34

79
Section 1 : démarche d’audit comptable et financier 35
1. Démarche d’audit comptable et financier externe 35
1.1 Prise de connaissance générale de l’E/se 36
1.2 Système interne de contrôle et vérification des comptes ; 38
1.2.1Appréciation de contrôle interne : 39
1.2.2 contrôle des comptes : 42
1.2.3 L’examen des comptes annuels : 44
2. Démarche d’audit comptable et financier interne 46
2.1 phase de préparation 46
2.1.1 l’ordre de la mission 46
2.1.1.1Prise de connaissance ; 48
2.1.1.2 l’identification des risques : 50
2.1.1.3 la définition des objets : le rapport d’orientation 52
2.2 Phase de réalisation : 54
2.2.1 LA RÉUNION D’OUVERTURE 55
2.2.2 Le programme d’audit : 56
2.2.3 Les questionnaires de contrôle interne (QCI) 56
2.2.3 Le travail terrain : 57
2.3 phase de conclusions 58
2.3.1 projet de rapport d’audit 58
2.3.2 la réunion de clôture : 59
2.3.3 rapport d’audit interne 60
2.3.4 Le suivi du rapport d’audit interne : 63

Section 2 : les techniques de l’audit comptable et financier 66


1. les techniques d’évaluation du contrôle interne 66
1.1 Démarches d’évaluation du contrôle interne : 66
2. L’observation physique 67
3.La confirmation par des tiers 69
4. La revue analytique 70
4.1 Utilisation de la méthode 70
5. les sondages 71

Conclusion 72

BIBLIOGRAPHE : 74

LISTES DE TABLEAUX ET DES FIGURES 78

80