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Cours

SMPC-S1
Atomistique
 Introduction
 Structure de l’atome
 Les modèles de l’atome
 Description quantique de l’atome d’hydrogène
 Structure électronique des atomes
 La classification périodique des éléments
 Notions de radioactivité

A. Essoumhi A.U. 2020-20211


Introduction
L’atomistique est la science dédiée à l’étude de l’atome, sa structure, ses
constituants, ses modèles, ses propriétés, ses interactions…
Un atome est la plus petite partie constitutive des composés chimiques, pouvant
se combiner chimiquement avec d'autres. Cette notion d'atome, connue depuis
l'Antiquité, est la base des sciences modernes de la matière et principalement de
la chimie. Bien qu'en chimie, l'atome soit considéré comme l'entité insécable de
base, dans d'autres domaines, il n'est plus toujours considéré comme tel, depuis
les expériences de physique nucléaire ayant mis en évidence sa structure au
début du XXe siècle.

Le philosophe grec Démocrite (4 siècles avant Jésus christ) est le


premier qui a eu l’intuition que la matière est constituée de grains
tellement petits, qu’on ne pouvait pas les couper (diviser) en
deux, d’où leur nom de « atomos » qui signifie indivisible en grec.

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Chapitre 1 : Structure de l’atome
La matière est constituée d’atomes. L’atome est l’identité fondamentale de la matière.
L’association d’atomes en édifices chimiques stables constitue les molécules. La masse
d’un atome est de l’ordre de 10-23 g et son rayon de l’ordre de 10-10 m (1Å) 1Å = 10-10
m = 10-1 nm.
Angström vient du nom du Anders Jonas Angström (suédois l’un des inventeurs de la
spectroscopie)
Le noyau et les électrons
- Les atomes sont constitués d’un noyau très dense, chargé positivement, entouré
d’électrons (charge électrique négative)
- Le noyau est constitué de deux types de particules (protons et neutrons) appelées
nucléons.

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Le rayon du noyau est de l’ordre de 10-4 Å (1 Å = 10-10 m). Cette distance comparée à la
taille de l’atome permet de conclure que le rayon du noyau est 10000 fois plus petit que
le rayon de l’atome. Ceci signifie que l’atome et par conséquent la matière, est constitué
essentiellement du vide, on dit que la matière a une structure lacunaire ou la matière
est de nature discontinue.

 Un nucléide est une espèce atomique symbolisée par . Il est défini par
Z : numéro atomique nombre des protons
A : nombre de masse nombre de nucléons
A = Z+N d’où le nombre de neutron N = A-Z

Exemples :

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Des nucléides ayant le même nombre de protons Z correspondent au même élément. Ils
portent le même nom.
Exemple : Magnésium

 Les isotopes d’un élément sont des nucléides ayant le même numéro atomique Z,
mais des nombres de masse A différents.
Exemple : Hydrogène et Deutérium

 Masse atomique réelle c’est la masse d’un atome réel exprimée en Kg ou en u.m.a.
(unité de masse atomique). L’isotope sert de référence : on postule qu’un atome
réel qui pèse 1.99625 10-26 Kg correspond à 12 uma exactement donc :
1 uma = 1.66054 10-27 Kg
1 uma ≈ mp ≈ mn

 Nombre d’Avogadro NA
C’est le nombre d’atomes réels contenus dans 1 mole de l’isotope du carbone. On
postule que 1 mole de pèse exactement 12 g/mol
Donc NA = 12 10-3/1.99625 10-26 = 6.022 1023 mol-1

 Masse atomique moyenne d’un élément : c’est la masse de cet élément en uma en
tenant compte de ses isotopes. 5
Avec a1, a2, a3…an (abondances des différents isotopes de cet élément)
M1, M2, M3…Mn (leurs masses atomiques respectives)

Exemple : le chlore naturel contient 75% de l’isotope 35Cl et 25% de l’isotope 37Cl. La
masse atomique moyenne est

 Masse molaire d’un élément c’est la masse d’une mole de cet élément :
Exemple : masse atomique réelle de 1 atome du nucléide 14N ≈ 14 uma
Masse molaire de 1 atome de 14N, c'est-à-dire la masse de 6.022 1023 atomes de 14N ≈ 14
g/mol.
La masse molaire (d’1 atome) d’un nucléide exprimée en g/mol est exactement égale à
la masse atomique (d’un atome réel de ce nucléide) exprimée en uma.

 Masse molaire d’une molécule est la somme des masses molaires des atomes qui
constituent la molécule
Exemple : M(H2O) = (1*2) + 16 =18 g/mol 6
 Défaut de masse et énergie de liaison du noyau
On constate que la masse d’un noyau Mn est toujours inférieure à la somme des masses
des nucléons qui le composent. La différence de masse ∆m est appelée défaut de masse.
∆m = Z mp + (A-Z) mn – Mn > 0 (masse théorique – masse réelle)
Mn est la masse du noyau, mp celle du proton et mn la masse du neutron.
Le noyau est plus stable que ses éléments (protons et neutrons) séparés. La formation
d’un noyau à partir de protons et neutrons donne lieu à une libération d’une énergie
considérable correspondant à la perte de masse ∆m.
L’énergie libérée ∆E est liée au défaut de masse ∆m par la relation d’Einstein exprimant
l’équivalence masse – énergie
∆E = C2 ∆m
Avec C : vitesse de la lumière dans le vide = 3 108 m/s
En d’autres termes, lors de la formation du noyau à partir de ses éléments, une partie de
la masse des particules est transformée en énergie. Pour détruire le noyau, il faudra
fournir une énergie équivalente ∆E. cette énergie ∆E représente donc la force avec
laquelle les nucléons s’attachent les uns aux autres pour former le noyau. On l’appelle
énergie de cohésion (ou énergie de liaison) du noyau.
Un noyau sera d’autant plus stable que son énergie de cohésion sera grande. Cette énergie
de cohésion est de l’ordre du MeV/nucléon (1 MeV = 106 eV = 1.6 10-13 J). L’énergie de
cohésion par nucléon est donnée par ∆E/A (A le nombre de masse). 7
Exercices d’applications

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