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Profondeur, régularité, dualité

Duris ce chapikre, toru.s lcs arlricuulc sorit s,upposL:s ço~rrmrututifs,les ulykbres sont
ussociutiws, corrrrr~1~t1~tiue.s
et ,wr~'if&re.s,
et les horr~orriorpliisrnesd'alykb,~.e.ssorll uni-
fh-es. Si A est un, anmeau locd, on, note m . SOT?, idkd m~~,,:~.imal, et KA son corps
rksidu,el. Si p est wri id6d p?-err~,ier. d',un anrLeau A , ori note ~ ( p )le corps r h i -
duel de l'ar~.rcea.ulocal Ap ; on l'ider~tijieau corps des fr,uctlons de l'armeuu tri-
t@re A/p . 041 ,riote Z lu pwtie Z U {-CO, +cul de R . 0 1 1 u donc, po,u.r io,u(Ct
n t Z , les m h t i o n s -ai < n, < +cm et rt, + cm = OC^ + n, = OC) + cc = cc ,
n,-cm=-m+n=-cm-m=-cm.
PROPOSITION 1 . Soimt -4 un, an,nea~r,.T un, BdCal de A et O i h/l' + M i Y'' -+ O
une suite exacte de A-modules. Poson,s

p' = prof (J : M') , p = prof (J ;M) , pl' - prof(.J ;Id")

On es2 alors dans l'un des tr.oi.s c(ts swkiiants, qui s'ezclurnt rnutuel2enrmt :

Corisi<lérons la suik exact;(; (les modilles d'exter~siori~ a.ssociée à. A/J et à la


suite exacte ci-dessus (A, X, p. 92, th. 2). Excliions le ca.s ï-, = p' = pl' foo ; il
-

exist.c alors da.ris cette suite im premier niodiile non nul. et le rnotliile siiivimt est
6galerr1er1l. rlou rml. Cela doiule les trois possibilités siiivantcs :
a) Le premicr modillc non ni11 est. Ext;: (A/J, W ) . On a dors p' - p < pl'.
b) T,e preinier rnodulc non niil cst Extx (A/J, M) . On a. alors p = p" < p'.
c) Lc premier. rriodiile riori niil est Ext; (A/.J, M'') . On a alors p" + 1= < p .
Re,rrsc~;rpf:5 .Supposons que l'on ait p - p' et ([ne l'ir'jection 71 : hf' -t M qui
int,ervicnl. tla,ris la. siiite exil.c:t,ede la. prop. 1 apparticnnc 5, J HonlA(M', M) . O n a
alors p" - p 1 . En effet, l'liyp»tli&se erit,riririeque I1a,pplica,tionEx'GtZ(lAI,,
- , i l , ) cst
nulle pour tout entier i, ; (:da excliit lc ca.s a.) corisitl6rP ci-tlessus.

~'ROPOST'L'ION 2 . Soimt A un, an,n,eau, J un, idBa1 ch: A , M TNL A-rr~odrrleet N un.
A-rno&ule urr,rrulf:par uoe p,cl,issnnce de .T . On, a l%xtA(N,M) = O po.1~7.
tout mtier
i < prof, ( J ; M) .
Siqjposoris d'a1jor.d J N = O et raisonnons par réciirrcncc sui. l'entier
Z < profA(.T;M) . L'a.sscrtiori est bvitleiite pour i < O . Corrsid6rons N conme
un (A/,T)-rnotliile et choisissons iinc suite cxa.ct,cde (A/J)-rriodiiles

011 en déduit imc siiitc exacte de rnodules d'exterisions

Lc A-rriodule ~ x t ~ ~ ( 1 C . est
M ) nul ~1'apri.s l'hypotlièse de rPciirreixe, et le
A-nmdiile EX~L((A/J)('), M) est isomorphe à EX~;(A/J, M)' (A, X, p. 89, prop. 7 ) ,
qui est nul par définition de la profoiideiir. Par suite on a E x t i (N, M) O . -
-
Passons ail cas gbri6rn1, et raisoimons par récurrcncc sur lc plils pctit cnticr
'rr~> O tel quc J""S O . Noiis venons (le tra.iter Ie cas m, = 1 . Supposons m, > 1
ct soit i < profA(J ; M) un entier. Considérons la siiite exact,e

déduite de la suitc exacte O + J N -, N i N/,JN + O . Les dcux modulcs cxtrCirics


soi~tnuls d'après 1'hypothi.s~dc réciirrer~ce,puisque N/JN et ,IN sont mnulCs par
J T ~ - - I . On a donc E x t i (N, M) = O , cc qu'on mi~laitciéinontrei..
COKOLLAIHE 1 . Soit m un entier > O et soit J1 u n idCal de A p i , con,tient J"" .
<
O n a profA( J ; M) profA(J' ;M) .
En effet Jrn annule le A-modille A/Jr , donc ExtA(A/Jr, M) est riul pour toul
entier i < profA(.J ; M) (prop. 2).

COROLLAIRE 2. Supposons l'idéal J de type ,fini, et soit J' an idc'al de A tel que
-

V(J) 2 V(Jr) .
a) On a profA(J ;M ) 6 profA(J' ; M) .
b) S i 11id6al J r est de t w e Jin,i et si V(J) = V(.J1), o n a prof,(J ; M ) =
prof, (JI ; M) .
D'après 11, § 4, no 3, cor. 2 dc la prop. 1 L et § 2, n o 6, prop. 15, il exist,e uri eritirr
rn, > O tcl que J n k , J I . L'assertion a) résulte doric (111 cor. 1 et 1'a.ssnrtion h) s'cn
déduit.
Lc cor. 2 peut rt,re en d<:fautlorsque l'idéal .J n'est pas de type fini (cxcrcice 2).

2. Profondeur et acycliciti:

P~o~osr'i~ 3 r o. ~Soie,rr.t A Ira mn,n,eau, C un, corn,plexe horn,C à gauch,e de


A-modules et p un entier. O n suppose quc por~rt o u t cor/,plc d7en,tiers (m,,n,) m e c
rrL 3 n. 2 p , ln profonde,ur du A-nrodcl,le C m relativemen,t à l'ann?~lateurde H,,,(C)
est > rn n,. On, a alors H, (C) = O pour n 2 p .
-

Puisque C cst borrk i gauclic, H,(C) est riiil pour n asscz grand. Si la
conclusion Cta.it fausse, il existerait lin entier q 2 p tel que H,(C) = O pour
,rL > y et Hq(C) # O . Désignosis par J 1'arinulat.eur dc H,(C) ; on a alors
~ > I . o S ;~H,(C))
(J = O . Par ailleurs, puisque Z,(C) cst 1.m sous-modiilc de C, , ct
qu'on a par llypotliksc prof, ( J ; C,) > q q = O , on a profA(J ; Z,(C)) > 0 . On
-

dktluit alors de la suite exacle

1'CgalitC pruf,(J; B,(C)) = 1 (no 1, prop. 1). D'après la définition de g , B,,(C) est
kgal ii Z,(C) pour (,oui, entier n, > (1. Des suites exactes cauoniqucs

et de l'liypothksc profA(J ; C,,,) > rr y , »si tire par récurrence l'égalité


-

+
profA(J ;B , ( C ) ) = rL - q 1 pour tout rL 3 y (loc. cil.). Mais cela est ahsiirde
puisque B,,,,(C) cst riul pour ,rc assw grand.

COROLLAIRE 1 . Soient A u n a,n,n,rau, J un, idéal de A , C un complexe borné


6, ga7rche de A - n ~ o d u l e s et p u n en,lier. O n suppose qu'on a .JH,,(C) = O et
profA(.J ; Cm) > .rn p pour m 2 p . O n a alors H ,(C) = O pour n, 2 p .
-

En effct pour n 2 p l'annula,teur J , , de H,,,(C) cont,ient J , donc on a


profA(.J, ; C , ) 2 profA(J ; C,) (ri0 1 , cor.. 1 (le la. prop. 2), dn sorte qiic l'hypo-
thèse de la proposition est satisfaite.
COROLLAIRE 2 . Soient A un anneau local, C un,compleze bolrrk à gauche de
A-rrr,odules, p un cntiel-. On suppose que po7~l-m 2 p , H,,,(C) es/, de longue.urfinir
et C,,, de pr.of0ndcn?. > m - p . On n alors FI, (C) = O pour rL 2 p .

d'après A, VIII, 5 1, no 3, corollaire, l'anneau A/J est artinieii, donc J coiitient


une puissmcc de l'idéal rnaxiri~alde A (A, VIII, 8 10, ri" 1, th. 1). On a par suite
profA(J;C,,,) 2 prof (C,,) > rri - p pour rrr 3 p (11' 1, cor. 1 de la prop. 2), de sorte
qu'on peut appliquer le cor. 1.

3. P r o f o n d e u r et complexe de Koszul

Notons u : A(') -
Soient A un anneau, ILI iin A-modiilr, x = (.r,),,r iiiic fainillc d'4lCmcnts tlc A.
A la. forrric: liriéaire telle que u(ci) = .r, pour tout i E T , et
K'(x, M) le corrlplexe KA(w, M) associ6 a u (A, X, p. 147). On a KP(x, M) -
O
pour p < O ; polir p 3 O le A-modiilr: K"(x, M) = Hoin,, ( A p ( ~ ( l )M) ) , s1i(lentific\
canoniquemcnt ail A-modiilc CY(h1) forrrié tlrs npplications ollrrnéps de 1'' dans I\iI
(A, X, p. 153), la cliffbreritielle iSP : KP(x, hl) - , Kptl (x, M) Cltant donn6e pdr la
forriiiile

pour m t K P ( x ,M) et (a1... . ,cu,>+l) E (A, X, 11. 154, fornlulc (12)). Il eli
r&siilteeri parl,icl~licrqiic lc corr~plexcK 0 ( x ,M) ne di:pcritl que tlc la structure de
Z-rriodiilr de M el, des cii<lornorpliismes .
On note H'(x, ICI) l'honiologie tlu c:oinplcxc K' (x, M) . Lc A-rnodiile Ho(x,hf)
, ~ M) , uii J est l'itlbal de A engcndrC par les r , (A, X. p. 147,
s'identifie à. H ~ r r i(A/.T,
lemme 1).
Soicrit (M,),,r, une famille de A-modiiles, el M son produit , le complexe
K 0 ( x ,M) est canoiiiquernent isornorpl.ie s u roiiiplexe produit des K 0 ( x ,hl,), de
sorte qirc pour chaque entier n le A-rnodiilo H5(x,M) s'idciltific nu produit cles
HS(x,M,) (A. X, p 28, prop. 1).

THGOK~MF: 1 . Soient A un cr,nrrenv, J ,un, idéal de A , x = (z,),, 1 une ,fn,n~,ille


gén,r'r(~,trirede J , M W L A-w,o&ule. La profonde,ui- de NI rel«,tivrrnerrt ci J est lu
h o m e ir~fc'rie,/rre(darl.s N l-,
{+oo)) des c.nticr:s tels que II1'(x, b1) f O .
Posorls p = profh(.J ; ICI). ConsidGrons le wniplexe K'(x, M). Son lioinologie est
arlmdée par J (A, X, p. 148, cor. 2)' et la profoildeur relativciricrlt à. J de chacun
des rilotlules K i ( x , M) est 6galc à 11 ou à +rx> (no 1, reinxryuc 4). Il r6siiltc alors du
cor. 1 t h 11" 2 que l'on a H1(x,M) = O pour i < p. Il rc:si,e il prouver que HJ"(x,M)
n'est pas r d lorsque p < +m.
Le cas p = O &tant 6videiit, SI~PJSUSOIIS O < p < +m et TIIJ(x,hl) = O . Soit L
une résolution l i h e du A-rnodule A/J ; notons C le complexe HomgrA(TJ,ICI) . Le
A-iriodulc l p ( C ) est isorriorphr: à. E x t i ( A / J , M) (A, Xi p. 100, th. 1) ; il est doric:
nul pour i < p . Ori a. alors pour i < p des suiles exactes carioriiqurs

Le A-module C' est produit de A-rilodules isoriiorphes à M ; on a donc


<
1is(x,C") = O puur s p . On tlbdiiit ries suites exactes pr6céclentes et de 4, X,
t3e liaison (3" : H" (x,Hl+' (C))
p. 150 quc l'l~oi~lorriorpl~isrnc HS+' (x, B"(C) est,
-)

<
injectif pour s p et, ,i < p ; corriirir Bo(C) = O , il cil rCsultc qiie HPpi(x. Bi+' (C))
est nul pour i < p . Ori a cri piirticilliri IT1(x, Bj3(C)) = O , de s o r k que la suite
exactc

-
O + Bp(C) I Zp(C:) + IIp(C) + O

h r i i i t une silyjection HU(x.Zp(C)) ~ ' ( x Hp(C))


, . Cornine H"(C) est iso-
iriorplic Extx(A/.J, M) , cpi est non nul el; arinulé par .T, on a Ho(x,H*'(C)) O , +
d'oir HO(x,ZP(C)) # O ct par suite ~ ~ ' (C") x , # O . h b i s cela. implique
Ho(x,M) # 0 , rontra.iremerit k l%ypothi.sc. On a clor~c HP(x, WI) f O , ce qui
acl~bvela tiérnonstratiori.

C ~ R O L L A I1R .E Sz~pposorzsl'idéal J dc t y p e ,fini et .TM # M . Alors prof,,(J ; M)


est ,fiwk r t < Chrd(T) ; pour qu'elle soit ciyale 0, Card(1) , il f m ~ f et il S&I p r la
fu,rrL?llc:x soit co,rrc,pl&terrientséca.rrte pour M (A, X; p. 157, dkf. 2).
Siipposor~sd'abord 1 firii, et iiotor~sr. sori ca.rdirial. Le A-modulc HT(x,M)
cst ca,rloniqucinent isomorphe A Ho(x,WI), lui-rriêrrie isomorphe à MlJAll (A, X,
p. 155) ; l'inégalitk prof,,(J ; M) < rksiilt,~donc tlir th. 1. Pour qu'oil ait égalitC,
il faut et il sufit quc lc A - i ~ ~ c l u H1(x,
lc M) soit nul pour i < r., cc qiii signifie que
la. fa.niille x est coniplttcnienl, sécanle polir ICI (A, X, p. 157).
U'aprk cc qui pr6c&de, profA(.T; hf) est finie ; il reste h chhontrer (pic si la.
famille x cst conlp1i:tc:rirerit s&:a.rit,epolir M l'enscinhle 1 cst firii. Or la (:ondition
Hi (x, AI) = 0 (A, X, p. 157, tlbf. 2) inipliqiic t p 7 0 i 1 a irnc suite cx;i.ctce

o i ~l'imagc tic & est cor11,cimc: tlims JM(') . Par produit ter~soriclavec A/.T, on
eri déduit un isoinorphisrne A-linkairc de (M/.JM)(') siir JM/J%!t. Or ce dcrr~ic:r
module est de type fini: puisqi~e.T et iL3 le sont cornmc M/JM rr'cst pas niil, il c:rl
r6sirltc qiic l'eriscrriblc 1 est fiiii.
I J ~ o r o s r , i , r4o ~. Soient p : A i B u n hom~onrorphismrd'anneauxj .T on, i d h l dc
A rt N rin, B-rriodule. On u 1 '&lulit&profA(,i; N ) = prof,(JB ; N) .
Soit x = (.ri),,,r inie famille g é n h t r i c e de .J ; la hinille p(x) (p(~,)),,~
engeridre J B . Pa.r coristriictiori le coniplexe Ke(p(x),N) est égal à K'(x. N) . La
-
proposition résulte donc du th. 1.

COROI,I,AIRE.Soient A uri anneau local, a un id&l de A ~ f i s h c tde h et ïVi


un A-m,odde urrrrulC p(w a . On, a prof,4(M) = profAl,(hl) .
Soicnt p : A + B un liosnornorphismc tl'anricaiix, x = ( x , ~ ) , , ~ urlc fa-
rnillr finie d'él(hierits de A et M im A-rnodiilc. Polir toiit entier p , iiotorls
dJ : P, 63n Cr(h4) - t Cy(B M) l'hoinomorphisme B-linéaire qui associc à
h @ m l'applicatioii alterriée ( o r , , . . . , ap)H b 8)
m(ori, . . . , orï,). La famille (IP)
dkfinit lin isomorpl~isrrlcdc corriplcxes

canonique
Cori~itli.rorisl'l-iorriorr~orpklisir~c

(A, X, p. 62) ; par coirlposition avec HP(cl), on eii tlC.diiit iiri Iiorriorriorpllism

Lerrme 1 . Si le A-module B es2 plal,, I'~~,orn,orno~~'pI~~~i.sr~~,~~


, o p est b,ijc.cLif pour Lout
critier. p .
Ccla r6sultc de A, X, p. 66, cor. 2.

(.J ; hf) 7 inî profAp( J p ; hlp) = iilf p ~ ~ f ,( jJ m, ;hlm).


p t s p c <( 4 ) nic SL

Soit x - ~ f'a.rnillc gkrii;ra.trice firiic de J . Soit p iin itl6al prcrriier


( x , ) ~ ,unc
de A ; l'idéal .Jp est engendra par l'iniagc: x p tle la farnillc (xi) dans A,, . Poiii tout
,
p 3 0 , le Ap-moilule (HP(x, 1\11)) est ison~orpheii Wi(xp,Nip) (lcnnnc 1) ; d'après
lc th. 1; or1 n donc prof,(J ; M) irif < p e Spec(A) < me 62
pinfAy( J P ; Mp) inf profAm,( J , ; Ml,,) .

Soit p un cnticr strict,crncnt infkrieiir à profA,,,(.TA,,, ; M,) polir toiit m E 0 .


Or1 a alors H"(x,,, hl,,) = O pour tout idéal m;~ximal m de A : cela. résultc du th. 1
si m t f 2 , tli* fait que Mn, = O si m $ Siipp(M), et du Sa.it yuc 1'itléa.l .JA,,, qui
annule H"(x,, M,,,) (A, X, p. 148, cor. 2), est hgal à A , si m $ V ( J ) . On a donc
(Hp(x, 1\11)), = O poilr toiit idkal rnaxirrial m de: A , ce qui critraînc H"(x, M) O
(II, 5 3, II" 3, cor. 2 du th. 1).La. proposition résidLe alors du th. 1.
-
P ~ W P ~ S I T J O 6N. - Soient A un anneau, .J u,n idéal dc type ,fifini de A el hd un
A-module. Soien,t R un anrceau et p : A + B u n hornornorphism,e d ' a n n e a m fwisarIt
de B rrrc. A-rn,oddt: plat.
<
a) %)TL o. prof4(.J ;M) profB(JB ;U @A M) .
1-1) S7~ppo.son.s de plus que tout id4nl maximal de Supp(1CI) coatcnurrt J n,p-
pc~rtien,n,e 8 I'7,rnt~gede l'applicatior~ ca.nor~,ique Spcc(B) ) Spcc(A). On a d o r s
profA(.J; WI) = prof,(.JB ;B @A M) . C'rst le cas par excmple s i lc A-7nodule B est
jificlèlen~erctplat.
L'assertion a) r4siilte du th. 1 et t h lcrnmc 1.
Soit p lin entier strictement inférieur à profH(JB;B @ A NI) , et soit m un itlkal
rrmximal de A appastenant à Supp(b1) n V ( J ) . Soit x ilne fainillc gCrlCratrice finie
(le 1'idba.l .J . Soiis l'hypothèse de h); il existe un idéal prernicr 11 de B au-dessus de
m , et l'on a lin isorriorphismr cariorriquc

Or B HP(x, Mi) cst isomorphe à IIp(p(x),B @ A M) (lcmmc 1), tior~cest riid ; de


plus B, est fidtlrnient plat sur A, (1, S 3, no 5, prop. 9 ct II, 5 3, ri" 4, piop. 14
et rcri~arqiie).On a donc A, @ A H"(x, M) = 0 et par suite p < proSAn,(J,,, ; Mn,)
(lernrne 1et th. 1). La prcniière a,ssertion de h) résulte alors de la prop. 5 ; la se<:oil(le
r<:sirli,ede 1, 5 3, ri0 5, prop. 9).

COROLLAIRE .
So@rct A un anmeau r ~ o e t l s 6 r i mJ~ Irn, idéal de A , M ,un A-,m,odule
de type ,fin,i, A ct M les s6par.i~c p ~ l 6 t G sde A et hl1 pour lu topologie .J-adiqur.
On a alors prof,\ ( J ;M) = profÂ(JA;MI) .
A

En cffet, lc A-module  cst plat, et le Â-niodule M cst isomorphe  @A M


(111, 3 3: no 4, th. 3) ; plti. a.illciirs, tout idbal iiia.xirrm1 de A contenant .J appartient
A

à l'image de l'application Spec(A) + Spe(:(A) (loc. cit., prop. 8 ) .

4. Profondeur ct suites régulières

Soient A un a.nnraii, M uri A-rr~odiile.Ilappclons (A, X, p. 158) qu'une suit,c


Grlie ( x i ,. . . , :r,) d'élbrnerits de A est dite régulière pour ILI ou M-r6plièrr: si, pour
+
i = l , . . . , r , l'horriothbtie de rapport z, dans le A-module M/(zi M 4-. . . z,,-1 hl)
est injective. Soit (xl, . . . , 2 , ) urrc suite M-réguliCrc ; pour tout l\-i~iocluleplai, N ,
la siiite ( x i , . . . , r,.) est M N ri.gu1ibr.e. Si p : A + B est un hornorriorpliisrrie
tl'aririea.ux faisant de R un A-rriodiile plat, la siiite (p(xi)>.. . , p(z,.)) est réguliGre
pour. le B-rnodule R M . En particiilier, pour tout idbal premier p dc A , l'irrla.ge
dans A,, de la. siiit,e (:ri.. . . ! r,.) est Mp-régulière.
Dims la siiite nous consitlérerons siirtout la notion cle silitje M-régulière da.ns lc
(:as «il l'anrieai~ .4 est local noethérien, le mociulc M est de type fini et les élCrnc~nt,s
de la siiite a.ppa,rtieimcnt à mn ; la not.ioii de suite M-rkgulièrc wïricide alors avec
celle de suite cornplètemerit sécante pour M (A, X, p. 160, cor. 1).
P R O P ~ S I T I7O N. Soient A wn an9ri.ea,u,J un idéal de A . il4 A-rrinodr~le, et
( x l , . . . ,:ri, ) ~LTL(: de J . On a
sl~iteM-r6g,ldir)re d'bl&rr~~r~ts

Le cas r = 1 résulte de la remarque 5 dii ilo 1, appliquCc A la suite cxactc

LP C i l 5 g b ~ i h as'en
l déduit par rbcurr~ricesur r .

b) Lu profor~der~r di: hlr relat.ive,rnent 6, J est la horrre s~~,pc?rie,wre des lonyueurs


des suites bl-ré,qu.liè~e.s forrn,éf:s cr17Clr',n~ents
de J .
c) i ' o w que pr0<~(.1 ; hl) soit finie, il ,facrt et il s u f i t que le support de M reri,-
contre V(J) , O I L ( ~ i ~ oque r e l'on ait J M # M .
Soit (:ri,. . . , :x,) une suite M-rég~ili+rctl'él61nciits dc J . On a T < prof,(J ;M)
(prop. 7) ; supposons que l1inbgalitC: soit, st,rid,c. Notons N le A-nlotliile
M/(z1 M + . . . i 5 , M ) . On a profA(.J; N) > O (loc. cit.), de s»rt,e qii'il exisk
iiri élhncrit z dc J tel que l'lwrriot,hét,ie .cN soit il.jective (no 1 , remarque 2),
c'est-%ire que la suite ( J , , . . . ,z,, x ) soit SI-rCguli6rc. Il en résiilte par ri.t:iirrer~cc
que pour tout erilicr s tcl que r < s < prof.A( J ;M) la siiitc (zl;. . . ,:r,) pcut êtxc
corripl4tCe en unc suite Pl-réguliPr~de longueur s , cc qui critraîne les assertions a)
et h). L'assertion c) résulte de la rc?rria.rqiie1 du no 1 ct du cor. 1 di] t,li. 1 du r i n 3.

COROI,T,AIHF, 1. Pmur toute suite M-rt+plière ( . c l , . . . ,x,.)d'éléments d e .J, les


proprGtbs ~11;iwmte~ sont Fy~~ivalrntrs :
(i) on a T = prof, (J ; M) ;
(ii) la s~rite (xi ; . . . x,.) est mazimale pamni 1e.s m i t e s M-ré,q7~liCresformées
d ' d i h e n t ç dr J ;
(iii) le A-m.oddn M/(n:iM + . . . + z,M) posskde wri e'l&men,tnon, nul a.nmul6
par J ;
+ +
(iv) O ~ I Lu ASS(M/(:rilM . . . :L,M)) n V(J) # 0 .
L'équivalcrice de (i) et (ii) r6siiltc: dii th. 2 ; l'équiwlcnco de (ii), (iii) et (iv)
rbsiilt,e de la rcmarqiie 2 du no 1 a,ppliquée s u A-inoclule M/(x, M + . . . + x,M) .

COROLLAIRE 2 . Soient A un anneau locd ri,oei,héricn, M un, A-m,od?rle rron rrul


(IP typt ,firLa. O n a
prof, (M) < diinA(hf) < +cc .
Er1 effet tolite siiitc AI-régiili&rc d'i.lénieiiI,s de m~ est complèternent sécante
pour h/I ( A , X, p. 157, prop. 5), donc skcar~tepour M (VTIT, 5 Y, no 2, cor.. tlc la
prop. 3) ; pa,r suite sa longuci~rcst n1a:jori.e pa.r l'cmtier dimA(M) (loc. cit., tli. 1).

5. Profondeur le long d'unc partie ferrnke


Soieni, A un a.nricaii riocthCricii, F uiic partie fermée de Spcc(A) et M un
A-nioclule. D'a.près lc cor. 2 dc la prop. 2 du no 1 , I'6lbnient prof, (.J ;!V
dcI)
N U {+CO) iic tlbpend pas dc l'idéal J tlc A Icl qiie F = V(J) ; on I'appellc
proforrderrr.de hl1 le lonq de P et on Ic note profF(M) .

K e m a r y l ~ c s . 1) Soit r un entier. D'apriis la prop. 2 du ri" 1 et TT, 5 4 , ri" 4 , cor. 2


de la prop. 17, l'inégalit,b profF(M) 3 r bquivnut ?t la propriétb siiivimte : pour tout
A-inodulc N de Lypc fini et. d r support con1;eiiu dans F , on a Ext:\(N, hl) = O pour
i < 7..
2) Supposons que le A-rnodiile M soit tle type fini. D'a.pr&sla rernarqiie 2 di1
ri" 1 et le th. 2 du ri" 4, on a les kqiiivalencrs siiivîmtcs

profF(M) = in[ profAp(Mp) = inf psofA, (Mp) .


p c b' p s Srrpp(M)fW

Cela est clair si profF(M) = +oc (rernarqnc 2). Si prof,(M) = O , il existe i i r i


idt;tl premier p E Ass(hf) /) F (rernarqiie 2) ; on a pAy E Ass(Mp) (IV, 5 1 . no 2,
prop. 5). donc profAp(Mp)= O (reriiarqiic 2 dii no l ) ,d'où la proposilion en cc ms.
Supposons O < profF(l\/l) < +cc ; soit. .l i i r l itlCa.1de A t,el que V(J) = F , el, soit
n: iin 616rrient de ,J t,cl que l'lioinoLlibl,ie sM soit injective (lm. c i t . ) . Pour cllaque
ideal preinicr p , l'lioinothétic lcnl cst ir!jec:tivr. D'après la prop. 7 du 11" 4, on a,
c~or1c
profF (M/.chl) = profF (hl) - 1
prof,,, ( ( M / X M ) ~=
) profA, (NI,) - 1.

On coilcliit alors par récurrence siir I'eiit,ier prof,,.(M)


Rcmxryuc 3. Si q est iin point de Supp(i\/I), oii a donc prof,(q ;hl) =
i ~ i proIl\,
f ~ (MP) <
~ ~ . 011 a cri particulier I'iiiCgalité profA(q ; M) profAq(M,) ; il y
a. égalité lorsqiie q cst maxirnal. D;~risle cas gCiiéia.l, oii peut avoir prof, (q ; M) <
, , ; or1 peut bgalenient avoir profA(q :hl) < irif profA,,,( M , ) où m par-
p r ~ f , ~(Mq)
court l'er~serrlblr(les idbaiix ma.xiina.iixdc A cor~Ocr~a.nt, q . Soit pô.r exerriple p iin
idCi11 prerriicr nori nia.xirria1 (le A , coiit,eiiaiit q et d i s h c t , de q ; posons M = A/p .
0 11 a profA(q ; M) = O : profiq (M,) = 1 c m et profAm(M,,,) > O pour tout idéal
irlaxiiiial m de A .
P ~ m r o r s ~ ~9r r o. Soier~t
~ M r t N deux A-,modules de type
A u n ~ I L I X C C L Ur~oethbrien,~
finé et F le support de N . Alo7:s prof,(l\/l) est la borne mfr'riewe (daris NU(+m})
de l'enserrihle des e,rrt%er.s$11 Lcls p c Ext'i(N; NI) # 0 .
D'a.prk la remarque 1, on a ~ x t i ( YILI) , = O pour tout 2 < prof,(M) . 11 reste à
proirvcr que si proîF(M) = n < +oc, on a. Ext,h(N,M) # O . Soit J l'anniilatciir de
N ; on a F = V(J) , donc profF(M) = profA(J ; NI) . D'après lc cor. 1 du t h . 2 (no 4),

-
il existe iine suite hl-régulière ( z l . .. . , 2 , ) cic loiigiicirr 7 1 f~rinbed'élérneiit,~de .T,
et la profondeur rclativcincrit J du A-rriodiile n/I M/(sLM-I. . . t-ni,,M) est nidle.
D'a.pri:s A, X, p. 166, prop. 9, il siiffit de prouver que H»rriA(N, a) est non mil.
Or, dla,prCsla prop. 8, il existe p E Supp(M) n Siipp(N) tcl que profAp(n/lp) = O ,
c'est-Mire I b i n A p(~(p),1\1,,)f 0 . Puiscjuc Dip est non ilul, le ~(p)-cq)ace WXk-
ricl Np @A, ~ ( p est) non nul (lemme de Nalraya.rna)?a.insi qilc son diial ; il existe
doirc iiric applic;i.t,ion Ap-linéaire sur,jectivc dc Np dans ~ ( p. )Tl eii résiilte qu'on
a HomAp(N,,,M,,) # 0 . dorlc ~ o i r r . ~ ( ~ . n#/ IO) (II? 5 2, no 7, prop. 19), ce yu'oi~
voulait démontrer.

Rcrnarqu,e 4 . Soient A u n aririeau rioctliérierr. N un A-rnodiile de type fini. Orr


appelle parfois grade de N , r t on riote gradc (N) , la borne iiifbricure daris NO {+m)
de l'crrscirrble des enticrs n trls qiie ExtL(N, A ) soit norr nul. D'aprk la. prop. 9.
c'est aussi la profondeur de A 1<: long du support dc N , ou crlcorc (no4, th. 2) la
borne supCrieure de l'ensrrnble (Irs loslgucurs dc suites A4-rCgi~litres d'élbrnents de
l'ariniilateur de N . Chrirrie polir tout idbal prcniicr p de A l'annula,teur (le Np cst
~ 5 2, no 4, forrriiile (9)), on dCduit de la. prop. 5 tiii ri0 3 lli:galiLé
égal à. A i i i ~ ( N )(II,

gratlc (N) = id gradc (Np) = inf grade (N,,,) ,


pt spcl( A ) lllE n

où 0 désigne l'crisciriblc dcs itl6aiix maximailx de A

6. Profondeur des alg8bres

Supposons les hypothhses (le (i) satisfa.ites, et prouvons (ii) n.insi que la (lanière

121. suite exacte O + N -" -


assertion. Soit Wl lin A-modiile. Puisque le A-iirodiilc N/yN est plat, on déduit de
N N/gN + O des suites exactes
ois u = l M @ yN et 7) = Tor,A (IlaiyN) ; il en résiiltc qiir I'homotliétie de rapport
1) est, injective da,ris M 8 %N , et bijective da.ris ~ o r(M;
~ t N) . Siipposons de plus le
A-rnodille hf de type fini ; alors 1c B-niodulc ~ o r ' ~ ( NN) 1 , est de type fini (A, X,
p. 107, prop. G ) , donc est niil puisque y appartient r n ~(lemrne de Nakayaina),
ce qui entra,înc que le A-module N cst plat (A, X, p. 74, th. 2).
(ii) 3 (i) : supposorls les hypotlii.ses de (ii) satisfait,cs. Corisi(1itrroiisles deux suites
exactes tlc B-rnodiiles

où p et i sont lcs Iwmomorpllisirles carioiiiqiics. 011en déduit q11r l'hornomorpliisinc


1@ p : KA @A N KA $ 3 ~lm(yN) cst surjrcliî, ct (puisqiie N est plat) quc le
noyaii tic l'liomomorphisrr~e 1 8 i : KA &A Ini(yN) -,K A N est isomorphe h
T O $ ( K ~ . N/?jN). Ma.is l'a,pplicati«n (1@ i ) o (1Mp), égale à. yKABAN, est injective
par hypothèse ; on rn d6duit que 1 @ ~ est p hijcctivc et 1 @ i injectivr, et par suite
qu'on a ~ o r l ( ~N/yN)
n, = O . Il cri résulte yuc le A-ir~otluleN/yY cst plat (III,
5 5, rio 2, th. 1 et no 4. prop. 2).
Pi~isqueN et N/yN sont plats siir A , il en est de même de Irn(yN) (suite
exacte (2)). On dédiiit alors de la. siiitc exa.cte ( 1 ) qiic KA @A Ker(yN) est isornorplie
a.u noyait de 1@ p , donc cst iiiil ; ainsi l1honi»thét,iey, est in,jective par lc lcrrirrie
(le Nakayamn.

P ~ i o r o s r r r o10.
~ Soirnt p : A + B ,un h(~~r~,o,rn.oi.~)l~'i.srn,c
local d'an,nwaux locau,x
noeth.éric.n..s, N un B-mo«lde de type ,fini et y = (gl, . . . ,y,?) wne sî~iled'élé.rnents
de rno . Notorrs 7 ) l'idéal U e,n,qendr.6pnr celle suite. Les conditions çui~inntes
sont 6qui.oalarrte.s :
(i) le A-rr~oduleN/?)N est plat f,t ln s,uitc y est N-rciquli6rc ;
(ii) le A-m,odule N est plat et 10, .suite y esl (K,, m%,t N)-r@~~,likr~.
Lorsqu'elles son1 salis/uitei;, pour tout A-nrodde M , la suite y cst M&AN-rkg,~U2iCre.
Proiivons 1'i.qi~iw.lencedc (i) et (ii) par récurrence sur S . Lc cas = O étant
évitlmt, slipposons s 2 1 ; notons y' la suite (y,, . . . , y , 1 ) et 9' 1'idéa.l de B
qu'elle c:rigc:r~dre.D'apri.s le lemme 2 appliqiiC au B-niodille N/glN et à 1'4lbrneiit
g , de B , la condition (i) Cquivaiit S
(il) le A-inodulc N/mlN est, plat,, la. suite y' est N-régulihre et l'liornotl-iéticl de
rapport y, tlaiis KA RIA(NIZJ'N) - ( K * @A N)/zJ'(KA @ A N ) est injective.

Cette condition &pivaut à (ii) d'après llli,ypotl~èsc de réciirrence.


La dernière assertion résulte de même paa. récurrence sur s de la dernière asser-
tion du lcrnrric 2.

Priorosrrro~11. Soient p : A -+ B 'CIL 1~o~t~on1,orphisme


local d'annwaux locaux
~roeth,krien,.s,hl1 rsn A-module dc typc jini et N un B-m.oduk de type fini ; on suppose
que Ic A-rn,odule N est plat.
NO 7 PROFONDEUR AC X.13

a) Soierct (:xl, . . . ,:x,) une suite d'élhnents de r n ~régulière po9ur le A-module


M , el, . . ,y,) ,une suite d'6lément.s de mu régulikre pour le B-m,odule KABAN;
a1or.s la suite . . ,y,s,p(zl), . . . , p(z,)) d'éléments dc r n ~est régulikre pour le
B-ïr~oduleM @ A N .
h) O n a l'&dit6
profn(M @ A N) = profA (hf) + profB(K,q@A N) .
Notons x l'itl6a.l de A engendré par la suitc x et 9 l'iidéal de B engcn-
tiré pa,r y . D'a,près la prop. 10, la suite y cst M @A N-régi~lièreet N/?)N esl
plat ssiir A , de sorte que la. siiite p ( x ) = (p(zi), . . . , p(z,.)) est régulière pour
M @,, (N/gN) = (M @ A N)/g(1\/2@A N) . Cela prouve a).
Pour démontrer b), on peut supposer M et N riori nids. D'après le lemme
de Nakayarria, KA SAN est Cgalcnieilt non nul, de sorte que profA(M) et
~ I . o ~ ~BA( KN)A sont firlis (no 4, cor. 2 du th. 2). Prenons les suites régulières
x ct y maximales ; on a alors r. = prof,, (M) , s = profB(KA @A N) ct il
existe une application A-linéaire injcctivc 11, : KA M / r M et ime application
B-liiiCairc ir'jcctivc v : K B + KA @ A (N/gN) (no 4, cor. 1 du th. 2). Puisque
N/gN est plat sur A , l'application Blinéairc (u,03 l N / g j N ) O v de K B dans
+
(M/xM) @A (N/?jN) = (M @ A N)/(p(x) g ) (M @A N ) cst injective. Cela implique
+
l'égaliti: prof,(M @A N) = r s (loc. cit.).

Rcrnaqur Rappelons qu'on a, sous les I l y p ~ t h ~ s cprbcbdrntrs,


s

(VTIT, 5 3, riG 4, prop. 7).

CORO~,I,AIR E . p : A + B u n hoinomorphisrrre loccd d'arrneaux locaux noethé-


Soit
rieas fn,isarrt de B u n A-rnodule plat. On a
prof (B) = + prof (KA R) ,
prof (A) 1 % ~

dim(B) = dim(A) + di in(^^ @ A B) .


Eii effet, la. proforitlci~r(rcsp. la dimension) du B-rriodulc KA @ A B est kgale à la
profondciir (rcsp. la dimension) de I1anrira.i~K A @ A B d'après le cor. de la prop. 3
(resp. d'aprhs VTTT, 5 1 , no 4).

7. Majorations de la profondeur

P r t o r o s r ~ r o1 ~2 . Soi& A u n anneau local nmethérierc, M un, A-rndule n,on n,ul


de t.r/pe&i r t J idéal de A di.stiri.ct de A . On a la suite d'in,kggalitks
prof,,(.J ; M) < codini(Siipp(M) n V(J), Supp(M)) < tlirri(M) - dirn(M/.JM)
< [.J/mA.J: KA]
Pour tout élbment p de Supp(M)nV(J), pr»fA(J ; 1\/1) est irifbriciir dimAp(Mp)
(rio 5, prop. 8 et no 4, cor 2 tlii th. 2). c'pst-à-dirc (VIII, fj 1, no 4. prop. 9)
à cotlim(V(p), Siipp(M)) . Lorsque p parcoiirt Supp(R/l) n V(J) , V(p) décrit les
parties fcrni6cs irr6tluctihles de Supp(M) f' V ( J ) , tl'oii la prernihre inégalité. La
seconde résulte (le la prop. 3 de VIII, fj 1, no 2. Par aillciirs, or1 peut troiiver iiii
eriserrrhle générateur de J de cardinal [J/mAJ : KA] (II, 5 3, no 2, cor. 2 de la
prop. 4 ) ; la troisième inCgalit6 r6siilte alors de VIII, 5 3, no 2, formule (8).

Remarque 1. Consid6rons la chaîne d'inégalites dc la prop. 12.


a) Pour qu'on ait prof,(J; M) = [J/mAJ : K A ] , il fau1 el. il siiffit quc ,J puissc
être engendré par une suite M-rCguliCrc (no 3, cor. 2 du th. 1 et A; X, p. 160, cor. 1).
h) L'égalitC: dim(M) - diiri(M/JM) = [J/mnJ : K*] signifie qiie J peut Ctrc
engendré par tine suite skcantc poiir M (VIII, 5 3, no 2).
c) * Si M est macaillaycn, on a profA( J ; bl) = dinl(k1) - dim(M/JM) (5 2, no 2,
cor. de la prop. 2). ,

Lem;rne 3 . Soient A u n annemj, n,oeth,ir7en, p c pi c . . . c p,-1 c q unc chafize


saturie de lo~r,queurr d'id4aux premiers de A , 'hl 7rrl A-modîslc dc type ,fifini ct
n. ,un, entier. S i le A - m o d ~ ~ lExtAp
e ( ~ ( p My)
), est non nul, il: en est de n ~ 6 r r ~dc
c
E ~ L ; ; ~ ( K ( ~M) ,q ).
Il siiffit 6vidcmrnent de traiter le cas r = 1 ; reuipla.ymt alors A , M , p et q par
A,, M g , pAq et qAq respcctivemciit, on est ramer16 à tmiter le cas où A est local
et où q = m ~Soit . x un élément de m* - p. Le Ap-inodiile ExtA(A/p, M) @A AP
est isonmrplie L E x t t p( ~ ( p ) Mp)
, (A, X, p. 11 1, prop. 10 b))! donc n'est pas nul par
hypothèse ; n fortiofi Extz(A/p, M ) n'est pas rlul. La suite exacte

fournit inic suitc cxactc dc rriodulcs d'extensions

oii 11, est l'homoth6tic de ra.pport x. D'après le Iernrrie de Na,kagarna.,celle-ci n'est


'' +
pas siir:jec:tive, donc le A-nmdiilc ExtA (A/(p :KA),M) ii'est p s nul. Ma.is le
+
seul idéal premier de A contenant p zA est r n ,~donc le A-module A/(p :>;.A) +
est de longileilr finie (VIII, 3, no 2, lcmmc 2). Si EX~,;+'(K~, M) kt,a.it nul, on en
déduirait, par réciirrence sur la longueiir de N , la niillit6 de ExtA' ' (NIhl) poiir
tout A-niodule N (le lorigiieiir finie. Cet,te contmdiction achève la démonstration.

1 3 . Soient A
PKOPOSI'JYON - 71n anmeau ,n,oethPvi~n,M rLrL A-rrrodrile de type ,firin.L,
p et q deux idéaux premiers de Supp(M) avec p c q . O n n.

premie7.s p c pi c . . . c prPl c q ,
Plus prc:'ciséneent, po.ur toule chafne salure'e d'icrléuu:~
<
071 LI. ~ I I ' u (h/Lq)
~~, +
I - ) I . u(My)
~~~ 7..

dent,e si p -
Posons p = profAp( h l P ) , et pr01ivor1s la srcor~deinégalité. Elle est évi-
+oo ; dans le cas contraire on a Exthp( ~ ( p My) ), -f 0 , d'oii
<
# ~O) d'après le lemme 3, ce qui entraîrie profAq(M4) p t 7..
~ x t'l 4; + l ' ( ~ ( q ) , M
Cornrrie tlirrl(Aq/pAq) esl la borne sirpérieure cles lorigucurs des cliaîncs saturées
d'idéaux premiers d'extréniités p et q la, prernière assertion cst uiie coriséqiirrice
de la seconde.
COROI~TAJRF,
1 . On u 17ir~G,qulitG

diin(M,) - prof,, (Mq) 2 dirn(Mp) - profhp(Mp) 2 O .


+
Ccla r h l t c tic la prop. 13 ct <le11in6galitédim(Mq) 3 diin(l\/lp) dirri(4,/pA4)
(VIII, 5 1, no 4, prop. 9, a ) ct ri0 3, prop. 7, b)).
COROIJATRE 2 . Soient A un u r m m l local noeth,c?rien,et M un A-m,odule de type
,fini. On u l'in6,qalit4
profA(M)< irif dirri(A/p)
ptAss(M)

Soi1 p uri idéal premier associé à M ; or1 a profnp(Mp) = O (rio 1, rcrriarquc 2).
La prop. 13 appliquée aux idéa,ux p c r n ~
fbiirriit l'i116galit6 prof,(M) <
dim(A/p) ,
d'où le corollaire.
Remarque 2 - On a h ~ p , , ~ ~ dirn(A/p)
,,(~) = tlirri(hf) (VlII, 1, no 4, rcrnarqiie 2)
<
et or1 retrouve l'inégalité prof (M) ciim(M) polo 1VI # O (no 4, cor. 2 du th. 2)

8. Anneaux noethériens localement intègres ; anneaux noethériens


normaux
Soit A un mileau rioethérien. On ilote la famille finie (II, 5 4, no 2,
prop. I O et ri0 3, cor. 7 tle la prop. 11) tlcs cornposantcs connexes de Spec(A).
D'après II, fj 4, no 3 , prop. 15, il existe pour chaque i un unique élériierit iclernpotent
ei de A tel que Y i = V(e;) , et l'application ca.noniclue de A clans le produit des
a.rmeaux A/Aei est bijective. On dit qiic lcs arnlcaiix quotients A/Aei de A sont
les com,posan,ts can,oniques de A. Posoris f,&= 1 - e,, . On a C g,, = 1 et (f%),,,I
Z€ 1
est urie famille orthogonale d'idenipotcnts non nuls de A (loc. cil,.). Il en résulte
qiie I1irria.gc:de f,,, thris A/Ae, est 6ga.l~à. 1 si j = i et à O si j # i ; on déduit
n
donc dc l'homomorphismc d'anneaux A + A/Ae, im isorriorpliisrrie carionique
7

A f' i A/Ae, .
D'après loc. c%t.,cor. 2 de la prop. 14, les conditions siiivantcs sont 6qiiivalcntcs :
(i) les coinposarites connexes de Spec(A) sont irr6diictibles ;
(ii) tout idéal prernier (resp. rriaxirnal) (le A n'appartient qu'a une sculc corn-
posante irrilductiblc dc Spec(A) ;
(iii) tout idCa1 premier (resp. maximal) de A ne coutirrit qu'un seul idéal prernier
minimal ;
(iv) pour tout idéd premier (resp. rnaxinial) p de A , l'espace topologique
Spec(Ap) est irréductible ;
(v) pour tout cornposant carioriique C de A , l'espace topologiqiic Spec(C) est
irr4ductible.
Notons maintenant que si A est réduit, tous les anneaux A p sont rédiiits (II,
5 2, ri0 6, prop. 17) ct qii'iilvcrsernent, si l'anneau A, est rédiiit pour tout idéal
inaxiinal m dc A , alors A est réduit (11, ji 3, no CI, cor. 2 (111 th. 1). Appliquant
alors II, fj 4, no 3, cor. 1 de la prop. 14, ori déduit dc ce qiii pr<!c+dc 1'6qisivalence
des conditions suivantes :
(i) A est rkluit et les: composantes coriiic,xeï de Spec(A) sont ir16ductibles ;
(ii) pour tout idéal premier (resp. inaxiinal) p de A , l'mncaii Ap est irit+gre ;
(iii) les coniposarits casioniques de A sont intègres
On dit qu'isri anneau rioethérieri est locolem,en,tin,tègre s'il satisîail aux condilior~s
Cqisivaleiitcs (i) à (iii) ci-dessus.
Supposons l'anneau A 1oc:alernesit intègre ; soit u un isoinorphismc de A sur
lin protluit (fini) n
je J
A, d'anneaux inl,&gres.Il exisle uslc bijection o : J + 1 telle
que l'application de S p c c ( n A,,) daris S p c ( A ) associée à. u définisse un liornéo-
IE .I
rnorphisrric de Spcc(A,) sisr la cwriposar~tecorinexe Y,,(,) de Spcc(A) ; on déduit
alors de II un isorriorpliisrne di1 coniposar~tcanor~iquclA/Ac,,(J) sur A, .

Pi~orosrmoiu14. Soit A lrrb nnne«.n. aoethkvlen. Les conditior~ss~uiuantessont


&q~~l.ridentes :
(i) A e s t 1~51uitcf intc<yi,alcrr~ent
fc~mr:'dans son anneau total dcs fract.lon,.s ;
(ii) A est isomorphe au produit d'r~nefum,illr ,finie d'anrceaun: in.f6grdern,er1tclos ;
(iii) IPS composnn,l;s cornon,ique,s de A sorrt Ir~té,yrnlt~r~erll
clos ;
(iv) pour. tout idéul pwrnier. (resp. ~r~azimal) p de A , l'anmeau A,, est in,tFgra-
lerrrer~,tclos.
L'équivalence de (i) ct (ii) résulte de V , $ 1>ri0 2, cor. 2 de la prop. 9. ct ccllr
de (ii) et (iii) des remarques précédant la proposition. Soit p lin idbal premier de
A ; il cxistc un nnique cornposant canonique A' de A tel qiic p a.ppa,rtieririeà la
partie fermée Spec(A1) de Spec(A) et on a un isoinorphismc canoniqiie A p + ALA,.
L'Cquivaleslcc de (iii) et (iv) résulte donc de loc. rit., no 5, cor. 1 et cor. 3 (le la
prop. 16.

TTn anneais A est tlil rro~rr~cll


s'il est nocthkricn et qu'il satisfhit aux conditior~s
bquiva.lerites (i) à. (iv) de la proposi1,iori 14. Un anneau noethérien est intégrale-
ment. clos si et sculerrient s'il est inlègre et normal. Uri anneau local normal est
int6grwlenimt clos.

9. Profondeur et connexité

Lcrnrr~e4 . Soient A un anneau noeth&r.lfjn,F une partie fer~nnede Spec(A) , 77


170u,uertcorrlpl6rn,entaire, et u : M i N rm hornom,orphi.çme de A-rnwlules de type
,fini
a) Supposons QU,? TC,, : M,, NP soit injectif pour to,ul p E U et qu'on ait
+

profF(M) 3 1. Alors II, est injectif.


b) Supposons que 7 1 , ~ : Mp -t Np soit bijectif pour tou.t p E U et q?~'onait
profF(M) 2 2 et profF(N) 3 1 . Alom I L est bzjectzf.
a) Les hypothèses irnpliqiient Supp(I<er u)c F , puis Homn (Km u,M) = 0 (no 5,
remarque 1) ; on a. donc Ker IL = 0 .
b) On sait déjà que u est injectif, et or1 a Supp(Cokcrl~)c F . D'après loc.
çit., on a Honi* (Coker u,N) = O et ~xt;(Coker u,M) = O . De la suite exa.ctc des
modules d'extensions
HoniA(CokerIr, N) + HornA(Cokeru,Cokeru) + ~xt!i.(cokeru,M)

on t,ire HomA(Cokeru . Cokcr u ) = O , ce qui impliquc Cokcr u = 0.

Rem,arque 1 . Soient A iin a,nnea.uriorth6ricn, F iine partie ferriiCc de Spec(A),


U l'ouvert complémenta,irr. Pour qu'on ait profF(A) 2 1 , il faut et il siiffit qu'ou
ait Ass(A) c U (remarque 2, no 5). Lorsque cet,t,econdition est satisfaite, chaque
cornposante irréductible ite Spcc(A) rericoritrc? Ii, de sortje que 17 est dcrisc dans
Spec(A) .

THÉORÈME3 ( H a , r t s h o r n e ) .So%en.tA un, a71,nea.u ,r~oeth&en, F m e parLie &mLc


de Spec( A ) et U 1 'ot~,uertcorn1pl6m,en,taire.On sruppose yu 'on (L profF (A) 2 2 . Alors,
pour toute corr~po.san,teconmeze Y de Spcc(A) , l'cnsenrble Y ri U est conn,eze et
dense do;n,.s Y .
Silpposoiis d'abord yuc Spec(A) soit connexe. D'après la remarque 1, U est
dcrisc dans Spe<:(A) et il s'agit (le prouver qu'il est connexe. Raisonnons pa,r l'ab-
siirde et S I ~ ~ ~ O S O dorn16s
IIS deux ouverts dis,joints Uo et Ul de Spec(A) , iioil vides
et de réuniori U . Corrnne l'ensemble Ass(A) est contenu dans U d'après la re-
marque 1, il est rérir~ion&,jointe de Ass(A) n Uo et Ass(A) n Ul . D'après IV, fj 1,
no 1, prop. 4, il existe des itl6aux JO et .Ti de A tels que Ass(Ji) = Ass(A) n U i ,
Ass(A/Ji) = Ass(A) n Us-, ( i = 0 , l ) . Lc coiripl6mciltaire de U, daus Spec(A)
contierrt Ass(A/J,,) et Ass(Jl-,) ; corrnnc il est fermé, il contient Stlpp(A/Ji) et
S u p p ( J _ , ) . P a i r p E U,; on a ainsi (Ji)p = Ap ct = O ; cela impliqne
notan~mentque .JO et JI sont clislincts de A . Soit B le A-inodule A/Jo x A/JI et
soit u : A i B l ' l ~ o ~ r ~ o r n o r ~ ~canonique.
l i i s ~ ~ i e D'après ce qui précède, l'honiomor-
pliisrr~euP est biject,iî pour tout p E U ; par ailleurs, on a. A s ( % ) c UoU U1 = U ,
doric prufF(B) 2 1 d'après la remarque 1. Le lemme 4 irnpliquc alors que u est
bijectif, ce qui contredit la cormexité de Spcc(A) .
Tra.itons le cas général. Soit J im idéal de A tel que V - V(J) et soit Y
uiic composarite connexe dc Spcc(A). D'après II, 5 4; no 3, prop. 15. il existe un
élément, idempotent f dc A tel que Y s'identifie à la partie Spec(Af) de Spec(A) .
Alors Y n F s'idciitific à V ( J f ) ; on a. prof,,f ( J f , A f ) 3 profA(J ; A) 3 2 d'après
la prop. 6, a.) tlii iiO 3. Il résulte de la première partie de la. d6nionstration que
Y n U = Y - (Y n F') est connexe et; dcnsc dans Y .
COROT,T,ATRF, 1 . L'o,pplicn,tion qui associe ci chuque corn,posante corLrLeze de U son,
a(lh.6renm d m s Spei:(A) est ,une bijectior~de I'e7rse7nble des cormposantes connexcs
de U sur l'ensemble des composan,tes con,n.e.r;es de Spec(A) .
COROLLAIRE 2 . Pour tout anaea.u. local noeth,c.'rien, B de p r o f o n d e ~ ~3r 2 , l'espacc
-
topolo,gique Spec(B) {lnB} est conmeze.

COROT,I,ATRF, 3 . Sous les h,ypoth,kçeç d v th,éorkrrt,e 3, supposorts que Spcc(Ap) soi1


irrédf~ctihle(rcsp. que Ap soit in,tk,gre) pour. t o u t p r U ; alors Spec(Ap) est irré-
du,ctihle (resp. Ap est intègre) pour t o ~ r tp t Spcc(A) .
Soit (Y,),,I la. farnille (finie) des cornposantcs irréductibles de Spec(A) . Soit
p E U ; comrnc Spcc(AP) est irrkliictihlc, p contient un seul idéal premier minimal
de A , doric ri'apparticnt qii'à une seule des Yi (11, jj 4, II" 3, cor. 2 dc la prop. 14). Les
soiis-criscn~blcsY, n U sont des parties fermées de U , tlisjointcs, non vides puisque
U est dense dans Spcc(A) , ct irrCtliicti1)lcsd'après II, 5 4, no 1,prop. 7 ; ce sont t3onc
les coriiposaiitcs conrlcxcs de U . Lciirs adh6rcnces Y i sont les conqmsnntcs coriricxcs
dc Spcc(A) (cor. 1). Cela prouve que les composarltes conriexes dc Spec(A) sont
irri.diictibles, donc que Spec(Ap) est irrCductihlc poiir tout p (no 8).
Supposoris rpe A, soit intrgrc poiir tout q t 7 7 . Soit p E Spec(A). Puisque
Spec(A,,) est irri.diict,iblc, lc nilrudieal de Ap est l'uriiyue idéal prernier inininid de
A,, ; il a,ppartient donc à Ass(Ap) (TV, ji 1, no 3>cor. 1 de la prop. 7), et pa,r suite
est &al à qAp , o i ~q est un idéal premier ô.ssm:ii: à. A (IV, 5 1, no 2, cor. de la
prop. 5). On a. q E U (rerria.rqiie 1) et qAq t Ass(Ag) (loc. cit.) ; puisque Ay est
intègre, q est riiil, donc. Ap est intitgrc.

COROLLAIRE 4 .Soit A %r,r~ o,nn,ro,u noethérien dont le spect.re est conmeze. Suppo-
sons qu'il cniste urn entier d 2 1 tcl qu'on ait ~ r o (A,,)
f 3 2 pour tout idéal premier
p de A de haule,ur > d .
a ) Po,w t o l ~ t f ipartic fcrrn,c.'r Z de Spec(A) d e codirrrcrr.sion > d , l'espace
Spec(A) - Z est c.on,n,c:xe.
h) Soien,t Y ei, Y' des composantes i1~r6duct.lble.sdc Spec(A) . Il existe u n e .suite
X i , X2,. . . ,Xr,, dc c o m p o s a ~ ~ t .i?~rCductl;ble.s
cs de Spcc(A) telle que l'on oit Xi = Y ,
X,, = Yf ct, pour i = 1 , . . . ,n 1-

Soit Z c Spcc(A) iinc partie fermée de codirriension > d . Pour tout p E Z,or1
a dim(Ap) > d , donc prof (Ap) 3 2 , ce qui irnpliqiie que profz(A) est 3 2 (ilo 5,
prop. 8) et donc que Spec(A) - Z est conncxc (t;h. 3).
Proiivorrs b). DCsigiloi~spar Z la réirriior~des erisernblcs X' n X" oii (Xf,X")
parcourt l'cr~sc-rnhle(fir~i)des couples (le composantes irrCductibles de Spec(A) tels
-
qiie codim(X1ilXIf, Spec(A)) > d . D'après a.), l'ciiscrrible Spec(A) Z est coiincxc.
Toiitrs les wmposar~tesirréductibles dc Spcc(A) rericonlrerit Spec(A) Z ; lcilrs -
-
traces sur Spec(A) Z sont les composant;es irréductibles de Spcc(A) - Z (II, jl 3,
11" 1, prop. 7). Piiisqiio Spcc(A) - Z est connexe, il cxiste ilne suiLe X L . . . , X,
dc coinposantes irréductibles (le Spec(A) telles quo l'on ait XI Z = Y- Z, -
-
X , Z = Y' - - - < <
Z et ( X , Z) n (Xi+l Z) # 0 pour 1 9 , r ~ 1 ; autrerried -

dit orl a XI = Y , X , = Z et c o d i m ( X i n X i I , )G d .
NO 10 PROFONDEUR A c X.19

R e r r ~ w p e2. * Lorsquc A cst un armeail dc Macaulay, ori peut appliquer 1c co-


rollaire avec d = l (5 2, ri" 5). ,

Exenrple (Intersection complète formée par quatre plans de coordoililées d'lm es-
pace anine (le (lirnension 4). Soit k un corps. Notons S l'aiirleau de polynômes
-

k[Ti,T2;T3,Tq] . R.appeloris (VIII, 3 2, ri" 4, th. 3) que toutc clia.înc rriaxirnale


d'idbaux prcrriicrs dc S est de longucur 4 . Notorls m l'idéal de S erigeritlrC par
les T,, a l'itléal er~ger~dré par TITa el T3T4,e1 p,, , pour 1 i < j < < 4 , l'itléal
engendrt: par T, et, T, . Les idéaux py sont premiers de hailleur 2 , leur somme est,
l'idéal maximal m el l'on a. a = pl? ii n PZ3 n PZ4.
a) L'anneau A = S/a est réduit ; les composantes irréductibles de Spec(A) sont
les ensenlbles Xij = V(p,,/a) pour i = 1 , 2 , j = 3 , 4 , qui sont de dimension 2 et
cor~tieririenttous le point m/a . En particulier, Spec(A) est connexe et de tlimerlsiori
2 . L'intersection de tleic; cornposailtes distinctes XZj et X k l est rédiiitc à {m/a} si
{ i ,j ) n {k,1 ) = @, de dirncnsion 1 sinon. 11 cn résulte que la coiiclusion du cor. 4
est satisfa,ite avec d = 1 (nous verrons plus loiir que A est un anneau de Macauhy,
de sorte que llhypoth&set h corollaire 4 est clle-inênlc satisfait<: pour !o - 1).
1)) Nolons b l'i(lka1tle S er~ger~dré par TITz; T1Ty,T2To. TYTI,el, B I'RIIII~RII
S/b . On a b = ~ 1 4 ~ = 2 3p l 4 n P z : ~ .L'anneau B est réduit. Son spectre s'identifie
à. la partic ferirrée Xlg U XZ3de Spcc(A) ; il a. deux coirlposa.ritcsirrCductibles (dc
dirr~crisior~ 2) dout l'irltcrscctior~cst rkluitc u r ~point. La. profor~tlcurtlc B lc long
de ce point est strictement posit,ive car B est rbdiiit, et inférieure ii 1 d'aprts le
th. 3, tloric égale à, 1 . " Airisi B n'est pas iin ariiieau (le Macaulay-.,

10. Profondeur et normalité


Soierit A nri anneau iioet1.1Crieri et p im idéal premier de A. Ori a
prof (A,,) < ht(p) (no 4, cor. 2 du th. 2). Si tlc plus A est rCrluit, l'a.nr~caulo-
cal Ap est réduit (II, 5 2, ri" 6, prop. 17), ce qiii entraîne :
a) si ht(p) = O , Ap est un corps ;
h) si tit(p) 2 1 , on a prof (Ap) 2 1 (no 1 , rerriarque 3).

P R O P O S T 1' ~5T ~ N A ~ L T L anneau noethérien .sati<faisant auz d e ~ conditions


. Soit ~x
suivantes :
(i) pour tout idc'al prernier ,rrvir~%'rr~d p de A , ~ ' L C T L ~ L C Q A,,
~L est r(:dwit ;
(ii) porw t o r ~ tidéal prcrnier p de .4 de hauteur. 2 1 , on. a prof (A,,) 3 1 .
Alors A est rc'dnit.
Notons n lc nilradical dc A . Pour tout ideal premicr minimal p de A , or1 a
d'a.près (i) np = 0 , c'est-à-dire p $ Supp(n) et a jorliori p g' AssA(n). Pour tout
p E Spec(A) de hauteur 2 1, on a d'après (ii) pAp $ AssAp(Ap) et a fortiori
PA,, $ AssAp( n p ) , d'où p $ AssA(n) (IV, 3 1, nu 2, prop. 5). Ainsi l'enserriblr
AssA(ll) est vidc, ce qui implique que n est mil.
hiemmryuc. 1. TJne forrrre corriinode du th. 4 est la. suivarite : soit A lin anneaii
rioethbrien. tel que pour tout idGa1 premier p de A l'aimeaii Ap soit intégralerrirnt
clos oii de proforidour 3 2 ; alors A est normal. VCrifions en effet les hypothhses
du th. 4. Soit p t Spec(A) . Si ht(p) < <
1, alors on a prof (Ap) 1 , doric Ap est
intégralement clos. Si li(,(p) 3 2 , l'anncaii Ap est soit de probiitlciir 3 2 , soit
>
int,égraltnient clos, cr qiii implique erlcorc prof(Ap) 2 (nu 1, cor. 2 de la prop. l ) ,
d'où la concliisiori cherclréc. 011 vérifie tlc mCmc l'énoncé suiva.nt : soit A iin mneaii
noethérien tel que poiir tout idéal preniier p de A , 1';mneaii Ap soit réduit ou de
profondeur 3 1 ; alors A cst rGtfui1,.

COR.OLLAIRE 1.
- Soient A u n anneau northérien, F 7me partie fwrnkt: de
O n suppose quc profF(A) pst 2 2 (resp. 2 1 )
Spec(A) , IJ l'o,i~vert~orri,plr'rrrcr~taire.
et po,w timt p t U , 17cmneau Ap est intégralem,ent clos (resp. r d u i t ) . Alor:s A
e.st n.orm.ar! (resp. rkduit).
Pour tout p E F : on a prof(Ap) 3 profF(A) (no 5, prop. 8) ; il suffit donc
d'üppliyucr la rcrriarque précédente.
2 . Soit p : A
COROT,J.ATRE - > B u n homomorphisrne d'annea7~:rnorthkriens fui-
snrrt de B un, A-modulc plat.
a) Si B est rtormd et fidèlement plat sur A , A pst n,orm,nl.
b) Su,pposon,s que A soit n,omml rt que 1 'arcneaa ~ ( p@A ) B soit r~ormalLOI-sqzre
p est 767b idéal premier rnin,imnl de A , et rr'duit lorscrue p est TUA,idka1 premier de
h,auleur 1 . Alors l'anneau B est normal.
a) Siipposons G normal et fidèlement plat sur A . Alors p est injectif (1, 5 3,
no 5, prop. 9) et B est rbdiiit;, donc A est réduit,. Soit S l'criscn~blcdes éléments de
A non diviseiirs de zbro. Puisque R est p1zi.t sur A , p(S) est formé d'éléinents rion
divisciirs de zéro dans R , de sortc qiic B est in1,égralenient fermi. dans p(S)plB.
Soit z un Clément de S-'A cnt,ier silr A ; illors l'éléincrit x Q3 lB de l'anncaii
Sp1.4 @A B (qiii s'identifie à p(S)plB) est er~ticrsur B , donc appartient à U .
Puisque B est fidklement plat sur A , or1 a z t A (1, 8 3, ri0 5>prop. 10, (ii)), et A
est normal.
b) Sous les hypothkses de b), il suffit d'aprks la. rcniarque 1 de prouver qiie poiir
tout idéal preniier q de B , l'arlrieau local Bq cst normal ou de proforideiir 3 2.
Notons p l'id4a.l prerriim p-' (q) de A ; l'homoinorphisirie local Ap 4 Bq déduit
dc p fait de Bq i i r i Ap-module li(1èlement pla,t (1, 5 3: rio 5, p o p 9). Distinguoris
qua.t,re cas :
1) M(p) = O . Alors Ap est lin corps, égal à ~ ( p ;)I'aiineaii Ap @,y B est nornid
pa.r kiypothèsc:. Il cr1 rsl de même de U,; qui en est un amical1 de fractions.
2) iit(p) = 1 et ht(q) < 1. Alors Ap est un a,ririea.ii clc wliiirtion cliscrèle ;
soit IT mie uniforn~isantcde Ap . Puisque Bq est. fidklernent plat, slir A,, , l'élément
-mle, (le Bq n'est pas diviseur de zéro? de sortc que l'annean local Bq/.rrBq est tlc
tlirr~erisioilO (VIII, 5 3, ri" 1, cor. 2 ctc la prop. 1). 11 est réduit, puisque c'est un
anneaii de Gactions de 1'a.nrieau r6duit ~ ( p ) B ,et pa.r siiitc: c'est iin corps. Par
conséqiie~itBq est un anncaii de valuation discrèt,e (VI, fj 1, ri0 4, prop. 2), donc
intégralerr~cnlclos.
3) Iit(p) = 1 et Iit(i1) 3 2 . Alors, d'apri,s la relation

(VIIT, 5 3. no 4. cor. 1 de la. prop. 7), l'aimeau ~ ( p @


) A Bq est de tliir~erision3 1.
11 est rbdiiit par hypotlièsc, donc dc profoildcur 3 1 (no I , reriiaryue 3). 011a. alors
(ri0 Ci, cor. de la prop. 11)
prof (Bq)= prof (Ap) + prof ( ~ ( p @A
) Bq) 3 1 + 1 = '2

4 ) ht,(p) 3 2 . Puisque A,, est (le profoiidcur 3 2 (cor. (le la prop. 16), il en est
de r r i h e de I3, d'après loc. k t .

COROLLAIRE 3 . Soi1 p : A - > B wi J L O ~ I I , ~ ' ~ ~ L O ~ I Ld'an,n,cnu.~:


~ . S I ~ I , ~ noethG7.i~r~s.
on,
suppose que B est un, A-7nodl~leplut, qrra A est .rao~rn,(~,l ~ p que
/ ~ ( p @*B
) est normal
porrr tout p E Spcc(A) . Alors B est nor,~r~ul.
5 2. MODULES ET ANNEAUX MACAULAYENS

1. Modulcs macaulayens
Soient A u r ~ar1nca.u noetl-lérien, M un A-niotlilln de type fini et p un idéal
prcniier de A . Si p $ Supp(M), on a VIp = 0 , donc profA,(M"lp = ++00 et
dimi\, (M,,) = m . Si p E Si~pp(M); on a O 6 profA, (Nip) 6 dimAp(Mp) < +cc
(5 1, il0 4, cor. 2 du th. 2).
DÉFINITION 1 . S o i m t A un, anneau noethL,~ienel h4 un A-rrc.odule de type fini.
O n dit que h4 est r ~ a c a u l a y mou est ,un rr~«&i~lede Macaulay si, pour tout idr:'ul
m a z i m a l m E Siipp(M) , on. n prof, , (hl,,,) = dirriAm(M,) .
D'après cc qui précède, il revicr~tau même de dire qu'on a. profA,,,(NI,)
dimi\_ (Mm) pour 1,oul idéal nmxiinal m de A . Soit A un anneau local riocth6rien ;
pour qu'un A-module riori 11111 dc type fini soit macaulayen, il faiit ct il suffit qiie
sa proîondeur soit Cgale à sa diinension.
Ezenzples. 1) Tout A-rnodulc de longueiir finin cst rriacail1;zyeu.
2) Soit M' un soiis-module facteiir direct d'iiri A-modille de type fini rnacaii-
layen M . Alors M' est ma.ca.iilayen ; en effet,, p m r t,oiit idt;al maxirrral nx dc A , le
A,-rnodulc M:, est facteur direct de WI,, et on a par cons6qi1erlt

d'aprks la remarque il- du ji 1, no 1 et VIIT, ji 1, no 4, prop. 9 c).


3) Soicr~tM un A-module de type fini et ma,caiilaym ct ( a ,.,. . ,z,,)
a-
une suite
141-rbgulière d'éléments dc A . Alors le A-rnodiile + +
M/(T~IVI . . . z , M ) est,
rnacaulayen. Soit en cffct tn un idéal maxirnal dc A appartenant au support tlr
- a;
or1 a 2 , E m pour tout 1; puisque ri anni& M , et les images canoniqi~esdcs zi
d a m A , forinent une suite M,,-rCguliCrc d'élémei~tsde mA, . On a par conséquent
(5 1, 11. 4, prop. 7 et VIII, 5 3, no 2, cor. de la p o p . 3) les égalités

d'où riot,rc asscrlion.


4) Soicrlt M un A-module de type fini, et a un idéal de A tel qiie aM 0.
Pour que le A-module M soit rnacaiilayeii, il faut et il suffit qu'il soit rnacaulayen
-
comme (A/a)-modulc. En cffct, posoi~s B = A/a ; soierit n un idéal maximal
de B et m son irnage réciproque dails A ; on a diinAm(l\/l,) = dirriB,,(h'ln) ct
profAm(M,,) = profB,,(M,,) (5 1, no 3, cor. de la prop. 4).
PROPOSITION 1. Soierit A
- UTLTLCU'U ,not:tJ~é~i~n,
M un, A-module de tvpr
fini, p et q des idéaux p,remiers dc Supp(M) Lels que p c q . Supposons
dinlA4(Mq) = profAq(Mq). 09~u a1or.s dirnA, (MW)= profA, (MI))
et

Ccla résulte dircctrment du cor. 1 de la prop. 13 di1 5 1, no 7.


COROI~LAIR E . A un.anmeau n,oeth,Cri~net M un, A-m.odde dp type ,fini.
So%ent
Les conditions sui~iantessont éq~~,iualentrs:
(i) le A-module M est niucauluyen ;
(ii) on a pl-ofA,(Mp)= diin*, (Mp) pour tout p E Supp(M) ;
(iii) on. a profF(M) = c»dim(S~~pp(RII) n E', Supp(M)) pour toute partie fermée
F de Spec(A) ;
(iv) or!. u pïoîA(p ;M) = (limAp(Ntp) p o w tout p E Siipp(M) .
(i) + (ii) : cela rGsultc de la proposition 1 .
(ii) + (iii) : d'après la prop. 8 du 5 1, no 5, profF(M) est la home infkrieure
des entiers prof (Mp) pour p pürcourari(, Supp(M) n F . Si hf est rnxa.iilayen, or1
a pour un tel idéal p les kgalites prof (MI)) = dini(Mp) = (:odirr~(V(p), Siipp(h4))
(V111, 8 1, no 4. prop. 9), d'où (iii).
(iii) =+ (iv) : il suffit de prei~dreF = V(p) .
(iv) + (i) : cela. ri.siilte des inkgalités profA(p;M) <
prof (NIp) dim(Mp) <
va,la,hlespour tout. p t Supp(M) (5 1 >n o 5, remarque 3 et no 4, cor. 2 du th. 2).
R e m a r q u e . Soient S une partie multiplicative de A et M un A-module de
type fini et rnacaiilayei~.Alors S-lM est un S-'A-module rnacaulaye,yeii.En cffet,
soit q E Spcc(S-'A) ; not,ons i: : A + S-'A l'hoinomorphisrne canonique et
p = (iz)-l(q). T,'anncau (S-lA)q s'identifie à Ap (11, 5 2, ri0-5, prop. I l ) , et lc
Ap-modiile (S-'M), ail Ap-module hlp (II; 5 2, no 7, prop. 2O), qiii est irlacaiilayen
d'après le corollaire.

2. Support d'un module rriacaulayen


PROPOSIT~ON 2 .Soient A 7rn anmeau nmethérieri et îvî un A-module de tljpe jin,i
et m.acaulayen.
a) Le A-module M n'a pas d'idhm: prrm.ier.s a~sociési,rrim,crgé.s.'
b) Soicn2 X unc purlie ferme'e irréduc~iblede Supp(l\/l) et Y I ~ F pwt%e
: ff:rrn,é~
de X . O n a

Rappelons (cf. IV, fj 2. no 3 , remarque) qu'on dit qu'un irl6al premier associé a M est immergé
s'il n'est pas im élément miriirrial de Siipp(M). Dire que M n'a pm d ' i d h i x prririirrs associ6s
in1niergi.s signifie donc qur les idéaux prcinicrs associk dc M sont les éléin<:iits rriiriirnaux dc
Supp(i\;l).
NO 2 M»l>CiT,FS FT AlLNEAUY MACAULAYENS AC X.25

d) Soient XI et X2 des corn,po.çanbe.s i7-rCduc1,ibleç de Supp(M) ~t Y u n e pwtze


Jerme'e de XI n X2 . O n n codirn ( Y ,Xi) = codirri(Y?X2) .
a) Soit p E Ass(b1). On a prof,(p ; M) = I) (5 1, no 1, remarque 2), donc
tiirrl(Mp) = O (no 1, cor. tlc la prop. l ) , ce qni implique que p est un élénient,
n~irlirrlal(le Si~pp(M) .
t)) Siipposoris d'abord Y irrédiictihle. Soierit p et q les itléailx premiers de
Siipp(M) tels qu'on ait Y = V(q) et X = V(p) . Il résiilte (le la. prop. 1 que l'on a

Le cas général résultc dc VIII, 5 1 , ri0 2, remarque 3.


c) Soient X , Y , Z dcs partics fcrm6es irr4diicLil)les de Siipp(M) telles que
Z c Y c X . La codinmnsion de chacune de ces parties dans Supp(M) est finie
(VTII, 5 1: 11" 4: prop. 9 et ji 3, no 1, cor. 1 dr 1ii prop. 2). On déduit dors de h)
l14ga1itC
+
codim(Z:Y) corlim(Y, X) = cotlinl(Z, X)
qui ciitraîr~t:c) (VIII, 1, ri" 2, prop. 4).
d) D'aprk b), or1 a codirn(Y, X I ) = codim(Y, Supp(M)) = (:odirn(Y,X2) .

En particulicr, s'il existe un A-rnothile M de type fini, nlacaulayeii, de support


Cgal 2.Spcc(A) , 1';mrieaii A cst cat61ia.ircet par c:o~iséqiieiittout anneau de fractions
ou toiil a11nca11quotient de A est ca,tén;i.ire(VIII, 5 1, no 3, remarque 2).
Rernarq.uc 1 . Sous les hypothèses de la prop. 2, il peut a.rrivcr que deux cornpo-
sautes irréductil~lcsXI et X2 de Supp(M) aient iirir intersection Y réduite à un
p i n 1 et que l'on ait dim Xi # dim X2 et diin Xz f codiin(Y, X2) ( c f . exercice 4).
Ceperidant ceci ne peut arriver lorsque 1'a.rmea.u A est local, cornme le montre le
corollaire qui suit.

COROLLAIRE .
Soier~t A u n n m e ( m local ~wethé?acnet M u n A-module de type
,fini n o n nul et rriaca.ulayenl.
a) Toules les ch,aines maximales de parties fermées irréductibles de Supp(M)
sont de longuc,ur &,galeà dim(M) .
h) Pour toute purtic fe~.me'e X de Supp(M) , o n a

c) Toutes Irs composanles ir~éductiblesde Supp(M) ont la r r ~ h edimension.


d ) Pour tout ide'al J de A , or1 a

prof, (J ; M) = dirii(M) - dim(M/JM)


a) Une c M n e rnaxirrde de parties fermées irréductibles dc Siipp(M) a pour plus
petit élément {mA} et pour plus grand élément une composante irréductible X dc
Si~pp(Ib").Sa longueur est égale à la codinicrisiori de {mA) dans X (prop. 2, c)) ;
d'après la. prop. 2, b) appliquée aux partics fcrinées {mA} c X , crlle-ci est égale à
(:otlini({mn), Siipp(b1)) . c'est-a-dirc a dini(M) .
11) C'cst iinc conséqilence de a.) lorsqiie la partie X est irrCdiict,ible (VIII, 5 1.
no 2, prop. 5) ; le cas gér~éradrésiilte de VIII, § 1, no 1, prop. 1 et 5 1, ri" 2,
remarque 4.
c) C'est ime conséqueilce de b).
d) On a profA(J ; M) = codiin(Siipp(1Vl) n V(J) , Supp(M)) d'aprks le cor. de la
prop. 1 du no 1. Il suffit alors d'appliquer b) avec X = Siipp(M) n V(J) = Siq)p(M/JM)
(11, {j 4, ri0 4, cor. de la prop. 18).

Rerrlarque 2 . Soicnt M 1111 A-rnodule de type fini et niacaiilaycii, ct p un éléineilt


de Supp(M). Compte tcnu du 111. 2 du 5 1, no 4, on a. profA(p; M) < +cm,et il existe
une suite h1-régulière dc lorigueilr prof* (p ;M) fornl6e d'élémerits de p. Notons J
l'idéal de -4 engericlrk par uiic tclle s u i k ; alors le A-rnotlul~M/JM est niacaillayen
(ri0 1, exemple 3) et p est un élémerlt iniriirnal de son siipport. En effet, p contient
J donc appartient au support de M/JM (II, ji 4, no 4, cor. de la prop. 18) ; d'après
le corollaire 1 du théorème 2 du !i 1, rio 4, l'itléal p est contenu dims un élérneiit de
Ass(M/JM) , inais toiit idCa1 prcrnier associé k 1ni rriodiile de type fini macaiilaycn
est iiri é1Arrient minimal de son si~pport(prop. 2).

3. Modules macaulayens siir un anneau local

PROPOSITION 3. Soimt A un anmenu local noethérien, M un, A-module n,on n d


-

de typc Jrri ei, il lu ciirrcrnsiorl. de A?. Les con,ditior>ssuiua~ztcssont dqui.ualcates :


(i) le A-,rr~odnleM est rn,acau,lqje71,;
(ii) or&u prof (M) = d ;
(iii) on a Ext; (K*: M) = O pour to'ut er~l'leri < d ;
(iv) on a ExtA (N, Xsf) = O p ~ u rtout . A-,module N de lor,y.rreur&ie el IouL entier.
i < d ;
(v) o*n n Ext",(N,M) = O pour tout A-rr~odule N de typc fini c i tout crrtier
i < d - tliin(l\/l @A N) ;
(vi) il ezrste uri.e ~7LZteM - r ( g ? ~ l i èd'éléments
r~ de in^ de longrrcur d .
La condition (i) équivaut 5 llkg;clitC proS(h/l) - d , c'est-Mire 2 la. condition (ii).
oii encore à l'inéga,lité prof (M) 3 d , c'est-A-dire à (iii) et à. (vi) (5 1, il0 4, th. 2).
Tes implications (v) =+ (iv) ct (iv) + (iii) sont kvidtmtes.
Enfin, supposons M rmcaiilayen et soit N un A-rnodiilc (le t,ypc h i . Posoris
F = Siipp(N) ; d';r.pri:s II, fj 4, no 4, prop. 18, or1 a Siipp(M) n F = Siipp(M N) ;
de sortc que

(ri0 1, cor. (le la prop. 1 et no 2, cor. de la prop. 2). L1iiiiplica.tion(i)J (v) r6sillLe
alors de la rcrriarqiic 1 dii 5 1, no 5.
NO 3 MOI)IJI,ES 1,:'i' A N N E A U X M4CAIJLAYENS AC X.27

Nous dirons d m s la suite de ce iiuriiéro qu'un rnodule M dc type fini sur lin
a.rinea.u local rioethbrieri A cst p,ur si, pour tout idCa1 prcinicr. p associé à M , on a
tlirn(A/p) = dirn(hf). Ccla. sigriific: aussi que hI rr'a pas d'idbaux prcmiers associés
immcrgbs et <picles con~posantcsirrét1idl)les clil supporl, tlc M ont toutes la rnêrr~e
dimension. Tout modi~lernacaiilrtyeri sur un anrieau local rioetliérien est pur (no 2,
prop. 2 et son corollaire).
T,rmrrae 1. - Soient A WL l M I L ~ LA-,modt~Iedc
UTL'ILÇUPL l o ~ u no~tliér~e~ra~ tqpe fin111~t
ptr; r t :>: un Alkm,ent de mA. Les conditioras swi.ua?rte.s sont kyu%valen,tes:
(i) on (1, dim(M/zM) = dii.ri(M) - 1 ;
(ii) l'homothétie XM cjst injectêm.
On peut supposcr M non nul. T,'assertion (i) bqi~iva,utau fait que z ii'a.ppai--
ticnile à. aucun des éléments 1niriirria.u~p ( 1 Supp(M)
~ k l s quc dirn(A/p) = diin(M)
(V111, 5 3, ri" 2, prop. 3) ct l'assertion (ii) bqiiivimt a.ii h i t (pic: 2: ':~'apparl,ierriicà
nucuii tics idbaux preriiicrs associés à M (IV, 5 1, no 1: cor. 2 dt: la prop. 2). Pirisque
M cst pur, ses idéaux premiers a,ssociés sont les Glkments rninirnaux de Supp(M) ,
donc (i) et (ii) sont équivalentes.

Soicnt A uii nniieau local noethérier~et IV1 un A-rr~otlilleriori nid (le t~ypc:fini.
R.appcloris (VIII, 5 3; rio 2) qu'iine siiitc (:cl,. . . , r,) d'616rncnts dc ma est dite
+ +
sdcanlc pour NI si l'on a. dirn(M/(:rjM . . . z,.M)) = dirr~(M)- r .
P n o r o s r n o ~4. Soicrct A un, anneau local n;oeth,ér.ien,, R.1 un, A-rr~,odalcrron
nul de 1gpe ,fini et (:ci, . . . , z,.) une sr~ited'déments de rn* .skc«mte po,ur. M . Lcs
cordii,io~lssuivantes sont ép~,irialent~s :
(i) le A-rr~,od,uleM est mncaalayen ;
+
(ii) la suile ( x i ,. . . , x?.) cst M-réyulière et le A-rizorEde M / ( z l M . . . -t:c,M)
est ,rrlaçanla:yer~.
Siipposoris que la suite ( x i , . . . , z,) soit M-régulière. 011a alors

prof (M) = r + prof (M/(xIhl + . . . + 7, M))

(5 1, ri" 4, prop. 7), d'où l'implication (ii) + (i)


Siipposoris le &riodule i\.I inacaillaym et démontrons (ii) par r6r:urrerice sur r .
L'asst~rtior~ cst i.vitleritc si r = O . Si r 3 1, le A-rriotliile N - h'l/(:rlM+. . .+z,M ) ,
est rriacaillqwr par l'liypotl~i.scde rbciirrtnce et l'on a diin(N/:c,N) = diin(N) - 1
puisque la suite ( z l , . . . , z,) est séc;inte ; l'homothétie ( z , ) ~ est donc irijective
(leriirrre l ) ,et N/z,.N est rriacaulayen (nu 1, exemple 3), d'oh (ii).
I O R I E 1 . Soient A un crnneau locd noeth&ien, M u,n A-rnodr~knon T M L ~
de Lypc ,Jirri, d la dirrsenxio,~,de M , x = (rl,. . . , z d ) I ~ mite
P d'klPrn,~n,lsde ma
.s6(:rr,?rlkpo'w M , ct J l'ide'nl qu'elle engen,dw. Les corbditiorrs suivantes smf 6 p i -
, ~ I ~ I I C ~:L ~ C S
(i) lc A-rr~oddeM psi, ~nacc~.ula?jcn
;
(ii) la swite x est M-r6,gulière ;
(iii) lu suite x est corn,plètem,en,tsCcmte pour. M ( A , X , p. 157, déf. 2) ;
(iv) la mnltiplicitk (VITI, 5 7 , no 1,d6f. 1) e.,(IVI) de M relativcm,cnt ci 1'idGal J
est égale h la longue,ur du A-module M/JM ;
< < + +
(v) pour chaque entier i tel que 1 i d , le A-rnodule M/(z 1 M . . . ziPilCI)
est pur.
L'éqiiivaleiice de (ii) et (iii) résulte dc A, XI p. 160, cor. 1 du th. 1. Le A-rnodulc
M/JM étant de longi~curfinie (VIII, 5 3, no 2, l,h. l ) , l'équivalence de (iii) et (iv)
résulte de VITI. 5 4, no 3, prop. 4 et no 4, th. 3. Il reste à prouver 1'Cyuivalerice de
(i), (ii) et (v).
(i) =+ (v) : si M est, rnacaiilayeri, cliacur~des modules M/(ziM + . . . + z,-1 hl)
est niacaiilaycn (prop. 4), donc pur.
(v)+(ii) : cela résulte du lemme 1 a.ppliqii6 à. chacun des rnodilles
+ +
M/(xiM . . . z ,,,-lM) .
(ii) =+ (i) : cela. r6sultr de la. prop. 4, piiisqiic M/JM est de longueur finic, donc
rriacaulayen.

4. Partics fortement sécantes et quotients d'un module rriacaulayen

Soient A lin anrieaii noethérien, M un A-modiilc dc typc fini, et S une par lie de
A. Conformérncnt aux conventions du ch. VIII nous notcroils SM lc sous-niodide
C SM de M , et 8 l'idéal de A cngpridri. par S .
ses

Lernmr 2 . Soit i l'image de 8 dans A/ Ariri(M) . O n a

Lorsque dc plus S M # M, (XI, (1,

ht(g) < Card(S)


Notons a l'annula,tetir dc M . D'après le cor. de la prop. 18 dc II, 5 4, no 4,
+
lc support dii A-module M/SM est V ( 8 a ) . Sa.codirnension dans Supp(M) est
+
donc égale à la codirimwion de V ( 8 a) dans V(a) , soit cricore à la codiiriension
de V ( ( 8 + a)/a) dans Spcc(A/a), qui ri'est autre que la hauteur de ?!?.
<
Siipposoris SM # M ; l'inégalité ht(?!?) Card(S) est évidente lorsqiic S cst
infinie, et résiiltc de la prop. 4 b) de VIII, 5 3, no 3 lorsqiic S est finic.

DEFINITION 2 . Soient A rLn anneau noethérien,, M 'un,A-rrioduk dc tgpe Ji7Li, e l


S une partie finie de A . O n dit que S est fortement sécan,te pour M s i l'on a
Rerncirq.ues. - 1 ) Toutc partie finie S de A telle que SM = Mi est for-
terrrcrlt séc:a.rit,c pour M . Lorsqi~c SM # h l , il résiiltc dii lcrnrne 2 que
pour qile S mil. forteiilcnt shcnntc pour M , il faut et il siiffit qii'on ait
Card(S) = (:otlinl(Sirl>l,(M/SM),Siipp(M)): ou encore h t ( g ) = Card(S) .
2) Si l'anneau A eit local et Ic. ïriodulc M rior1 rlul, toute paitic S de ni^
forternerit sécantc polir Wl cst ii.t.xitr pour M . Er1 c~ffet,coinrne le A-ilioclulc M/SM
cck rlon nul, on a

(VIII, $ 1, r i 0 2. p r o p . 3 a ) ) , d'où riotic assertion.

PROPOSITION 5. Saien,t A ,rrn n r m n u rrocth,6ri,err,, M un, A-rrrodr~le d c &~pe, f i r i !


-

et S unTepartie jinrir dr A . Lp.9 conditioras ç1ri~inrr1.c~son,t 6qui,ti&nte.s :


(i) la pcwtrc S d e A r d Jol-terrtcnl, sécan,te pour M ;
(ii) pour tout é l h e n t p dc Siipp(hf/Sh'I), 1'upplicut.ior~eunoniq?~cA Ap - )

in,duii, une Oijection, dr S slrr une partie d e pAp s6cunlk poi~rMy .


(i) + (ii) : Soit p E Supp(M/SM) et soit S1 l'image de S da.ris .Ap . L'eiiseml~le
SI cst coritcrlii tiaris l'idéal nlaximal pAp , et l'on a.

<
(V111, P; 1: il0 4, prop. 9). T,'iriégalité Cartl(S) codirri(Silpp(l\il/SM), Supp(M)) cl
la prop. 3 h) de VIII, 1, no 2 eiitra,înmt les relatioris

Card(S) t dinl(iClp/SIMp) < codirn ( ~ ( p S) ,u p p ( ~ ) =) dirn(Mp)


Corrinic Mp n'est pa,s ni11. ou a d'autre part diiri(l\/lp) < Card(S1) +- tlirii(R/lp/SIM,)
(VIII, 5 3, no 2, formile (8)). La. contlitiorl (ii) d6coi1lc alors dc l'inégalité
Card(S1) < Card(S).
(ii) =+ (i) : 0x1peut supposcr Shf # M . Si la, condition (ii) cst satisfaik, oii a
pour tout idéal premier p de Supp(M/SM)

ce qui entraîne (i) par passage A la borne infbiieure.

C O R O L L A I RSoient
E. A u n urmeau noethérien et M ?in A-modr~lede type ,firvi.
T o u k s ~ ~ i M-r6,quli?i~c
te est forfernent sbcante pour M .
Soirnt x une suite h/l-ri.giilière, ct J l'itléal tic A qi'cllc crigcndrc. Pain tout
idéal premier p E Supp(M/JM), l'image de x dans Ap cst ime suite Mp-régiilibre
tlli.lhmcrits tltx pAp , donc urlc suite séca.ilte pour Wlp (VIII, P; 3, 11" 2, cor. de la
prop. 3).

P R ~ P O S I T6.I ~ NSoient A u n annmm nocth,6rirn,, M un A-rn,od.uk rrrcrcawlccycr~de


type fini, et S une partie Jinie de A fortem,mt s&can,te pour M . Alors le A-ruoduile
M/SM rst macauluyen.
5. Anneaiax de Macaulay

E p l - 1 ) Tuiit ;i.r~iicu.u
arl,iriic:r~esl, i i i i aiineaii (Ir Mii.c:n.iila,y(ri" 1, cwrnplc 1 ) .
2) 1Jri i~.ri~it~aii dc i\!la,ca,iilayrie possPtir pas d'id6aiix premiers associés iruii~rrgés
(ri" 2, prop. 2). Tnvrrseirierit, soit A lin arincau rioeth6rien tlp diirierisioil < 1(pi
n c possPde 1)ii.s tl'idbai~xprernicrs associ6s immergés ; 11oiir toute partie fiiiic rioii
vidi~fortriricrit. s<:<:i~.rit,e <
S dc A , le A-rii»tliilr A/SA est de diir~cnsioil 0 ; doric
rria.ca.iila,ycri(il" 1. cxrrriple 1 ) ; par siiitc A cst un aririra.u de Mxaulay (II" '1,
i,h. 2). Er1 p:i.rt,ic~iilirri i r i aririra.ii ilocthbrien réduit tir diinension < 1 est im arrricau
de ~ I i l , ( ~ i l , il 1l 1y
<
3) 1111 nniican uocthérieii norri~aldc tliinciision 2 cst un a,rirliTautlc Macwilay
(5 1, II" 10, texte pi-écklarit Ic th. 4). Iilvcrscinerit, soit A 1x1 a.rmc;~utlc: Macaillay
<
dont I'a,ririeau local A,, cri tout idéal prcmier p tlc 11:~utciir 1 est, i~il,kgralenie~~l,
clos ; alors A est riorriid ( 3 1, ri" 10, t h . 4).
NO 5 MODULE5 ET A N N E A I J X MACAULAYENS Ac X.31

4) Si A est im ailneail de W[acaulay, il en est, (le même de S-' A pour toiitc


partie milltiplica,tive S dc A (no 1, remarqile). Inversernerit, si l'arlrleau A , est, lin
annem (le Ma.ca.i~leypolir t,oilt idéal rrnaxirrial m de A , alors l'anriea~iA est de
(no 1, d6f. 1).
bTa.ci~.iiIa,y
5) Soicrit A 1111 almea~irioelliérien et .J un idéal tic A . Pour que A/.J soit un
mr1ca.u tlc Macaulq, il Sairl et il suffit q ~ i ccc soit in1 A-modulc rnacaulayen (ri" 1,
cxeruple 4).
6) Soient A un anneau local noethérien ct J iin idéal de A ei~grildri:par iinc
siiitc A-régulière. l'our que A/J soit lin aiiiicau de Macaulay. il faiit ct il suffit
que A en soit i i r i (excrnplc 5 ct prop. 4 du no 3).
7 ) Pour qii'uri anrmm local noethérien A soit de I\ilncaiilay, il faiit et il silffit
qu'il possède 1111 idéal dc dbhition engeritlri: pa.r iirie siiit,c A-r6giilikre : cela résulte
de la prop. 3 du no 3, et du fait qu'une siiite A-r6giilii.re d'élénrents (le m~ eirgendrc
un idCa1 de définition si et seiileinent si cllc cst de longueur dirrr(A) (VIII, 3 3, 11" 2,
th. L et cor. tle la prop. 3). En part,iculier, tr«ut ô.ririea.iilocal rloct,ll6rinn régulier est
un a.inleail (le l\Iacaiilay (VITT, 5, rro 2,tli. 1 ). Plils g6ni.ralcmcnl,, le quotient d'im
arincaii local northérieri rbgulier A pa.r un id6a.l engendré par ime suite A-régulikrc
est un anneau de l\lacaiilay (cxcinple 6).

P n o p o s r ~ ~ o7.x Soit A , M L U , , I I , ~ L ~ O , Tn,oethkrien.


I, Lcs corl,dit.io,rr.s s u i v m t e e sont
kyutualerctes :
(i) A est wr an'n,,e~,11de Macaulay ;
(ii) pour toute partir frrm,ée F de Spec:(A) , on II. pr»fF(A) = codiin(F) ;
(iii) tout idkal J de A con,lsen,t m e suite A-,rC:guliZ:re dc longuerw 111,(J) ;
(iii') bout idbul ma;rirrr»,l in dc A con,tieni u n c suitc A-r6gsslii:rr: de lorrgueur
Iit(m) ;
(iv) pour tout idkal .J d e A ; osrr (1, ~ x t " n ( h / J A) , = O po211. i < ht(J) ;
( i d ) por~rt m ~ idéal
t , I I ~ B Z ~ V Lin ~ A , on a ~ x t , i ( ~ /Am
C I , de ) ,= n p o w i < Iit,(m) ;
(v) powr tout i d k d prc,rrrler p de A el Lorrl, i d 6 d J de Ap crcgcrrdr-k par Irrte
m i t e skcante maximale p o w Ap , on (1, f;j(Ap) = lor~g(h,/~JA,);
(v') poul t o u t 'idbal rn,azi7nml in de A , il existe .un idércl J de A,, , rn,gendré par
u n e suite séca.rrte nraxirnmle pour A,, , satisfuisunt à c , (A,,) ~ = long(A,/.JA,) ;
(vi) (critCrc dc Macaulay-Cohen) p0.w tout? partic finie S de A telle q?re l'idbal
G engendré par S soit de hauteur Cartl(S) , le A - n ~ o d u l r A/G ,ri,'«.pas d'idknurc
premicrs associ6s imrr~e7yé.s.
L'équivalericr tle ( i ) et, (ii) r6silltc di1 no 1, cor. de la prop. 1. D'après lc th. 2 du
5 1; no 4, et la tlbfinitiorl dc la, proîoiideur, les c.oriditioris (iii) nt (iv) (resp. (iii')
et (iv')) signifient qii'ori a profA(J;A ) 3 I-it(J) poix tout idéal (resp. tout idCa1
maximal) J de A . Ori a. donc
(i) ++ (ii) + (iii) ++(iv) + (iii') ++ (iv').
Mai? (iv') ilnpliqi~c,pour tout idéal rnnxirnd in t k A , Exti,,, ( ~ ( m A,)
), - O
pour 7 < dim(A,,), d'où prof (A,) 3 diiil(A,). dc sorte que A est un nnrieaii dc
Macaulqy
L'équivalence (ln (i) , (v) et (VI) résulte du th. 1 du no 3, et celle de (i) ct (vi)
du th. 2 du ri0 4.

6. Modules macaulaycns et algèbres finies

Rerrimryc~f:.Soit p : A 4 R uri hornomorphisine d'arrncaiix, ct. soit p G Spcc(A) .


Notons n 1'a.ririea.ii ~ ( p RA A. SpsR/p(SpsR), où S est la. partie
) T3. II s'itle~it~ifie
milltiplicativc p(A - p) de B ; lcs itléai~xpremiers ile fT sont tloric les id4a.u~qR.
ois q est un idéal premier de B qui cont,icnt pB d ne rcncoritrc pa,s S , a.iitrerrierit,
-
dit uii idkal premier de R a.u-dessiis de p. Pour un tcl idCa1 q , on a S c B q , tlonc
I'a.riricn,i~
local (len qn
eri s'itleritifie A R,/pRq , c'est-;,-dire encore à ~ ( p@,), Bq .
De rriêsne, si N est lin B-niocliile, le BqE-rnodillc ( ~ ( p@A ) N) - s'iclcritifie A.
4n
) N,. S I I ~ ~ O S O
~ ( p@,y (leI Ipliis
S que le R-riiotlule N soit de type fini ; dlapri.s lc
lcmmc de Nakayii.rim, la. coidition ~ ( p @A ) Nq = O iIqiiivi~.i~t2. N, = O . Ainsi
le support du B-rnodille ~ ( p @) A -\T est forrni. dcs id6imx qB, oii q parcoiirt les
idba.11~ prerriiers (le SuppB(N) au-dessus de p. Eri particillicr, pour que le rraohrle
~ ( p@) A N soit non. m l , ilfi~,,l~,tet il s l ~ ~ f(/IL'%(!
i t f::l:aste id8d pr.ern.ier de SuppB(N)
au-dessus dc p .

P R O P ~ S I ~8 I ' .I ~
S oN
i t p : A + B IL^ homomorph,isrne d'anusea7cn: rroeth,érien,ç et
soit N un, B-rrrotlulc qui cst un A-rriodr~lrde type ,fini . Pour yue 16. A-module N
soit rn,ncnu,lnyen, il faut et il SI/,@ yu? l p B-niodulc N soit mac(lrrlcr.y~net que, portr.

-
tout couple (n, nl) d7id60;un:rrl,o;:r;.inrc~~t:r:
ait diniRn(NI,) dimHf,(N',) .
de SiippU(N) tel que p-L(n) = ppl(n'), on

Le A-modillc B/AnriB(N) est isorriorphc A 1x1 soiis-rnotlille (111 A-rriotliile (le


type fini Enda(N), donc csi, il(: t,yp(: fini. R.cnipla.pnt A pa.r A/AririA(N) ct 13
pa,r T3/AririB(N) , on se ramène ilil <>ilsoii p est ir'jectif et fait de B une A-algkbr~
finie, et oii l'ori a. S i i p ~(K)
) ~ = Spec(.4) et SiippB(N) = Spnc(R) . T,'a.pplica.tiori
f : Spec(B) 4 Spec(A) dklilite dc p est, alors siirjcct,ivc ct iin idi.ii1 prcrriicr q tic
B est niaxinial si et seiilement si f (q) est lin idkal niaxinia,l de A (V, $ 2, no 1,
th. 1 ct prop. 1).
Soit m iin idéal inaxirnal de A . D'après la reniarqiie ci-dessrw, les itl&iix
prerr~it:rsdc 1'armca.u B,l, coiitcmarlt mB,, sor~tles idéaux tir la forrrie qB, oil
q E Spe(:(B) est tir1 idcal tlc B (r~i.ctssairrr~rit rria.xiir~a.l)tcl quc f (q) = m. On a

tfiriii\,,,(N,) = dirnn,,,(N,,) = sup ( t l i i r ~(N,))


~,~
wf-l(n1)
(VIII, 5 2, ri0 3, th. 1 et 5 1, no 4, prop. 9). Comme on a profuq ( N q ) < dimUq(Ni,)
pour tout q t f -' (m) , la proposition résulte de ces égalités.
C ~ H C ) L L R1 I K. ~Soit
~ p : il i B ,un hornon~o,rphZSmed'anneaun: nricti~6l?errs.S.i
B P S ~~~,n.e
c ~ u h l ,% -
A-ril;j2bre finie et rr7r A-7r~odulr:rn,trc:mala~len,c'cst 7131, a8n,n,ea.clde Ma-
. de pius p est irjj~clij,on a llt(aB) ht(a) pour to'irt id6a.l a de A , ct
ht(b) = ht(p-l (b)) pour toul idcal b dc B .
T,a prernihrc assertion résulk de la. prop. 8. Supposor~sp ii'jcct,if. Soit a uri
itlbul de A . On a ht(n) = prof,(a ; B) piiisqiicl le A-rnoclulc B est rnaca.ula,yw, cl(:

-
slipport hgal à Spec(A) (no1, cor. (le la prop. l ) , ht(aI3) = prof,(nU ; B) (loç. cit.)
et prof4(a ; I3) = prof,(aB ; B) (5 1, 11" 3, prop. 3 ) , d'oii ht(aL3) lit(a) . Soit b i i r i
idbiil d r l3.D'aprCs cc qui pri.cède, on a M(ppl(b)) = (b)B). Mais p l ( b ) B
<
est contcnii dans 6. donc de Iia.ut,ciirirlf6rit:iire à. I-it,(b) et on a ht(b) htjp -'(b))
d'a.prhs VTII, fj 2, ri" 3, th. 1. b).
COROLLAIRE 2 . Soient A un, a,n,neau rroethhierr in,t~q~rnl~~rnr~rLt
clos et B un a,~i-
A . On, suppose que
n t x ~ cwrlter~arrt
,~ csl ~-7rl,odll,ksans torsion, de type ,fini.
S'i B cst uri an,n,cau de Macn.l~kL?j,le A-mod%l,leB e.st ,rrï,ocadayen,.
Eri offct, deux idCa,i*xpremiers dc B qui sont aii-dessiis dii m6mc idéttl de A ont
la rr~Prni:ha,iitcur (VIII, 2, 11" 3, th. 2). Oii pc+i~tdonc appliquer la prop. 8 avec
N=B.
COI~OI,LAII:I~3 . Soient A lin ar~n,eauintéqrakrr~c~bt dos, K son. corps des ,frnc-
i ~ q u ~[I, : KI l4 s o i / , /;rl~iersl,Olr:
tzons, L une K-alg6br.r f i . r ~1,clle d«,rrs iZ: et B une
sous-A-ul,qCD,rcde L , fin,ie su,r A .
a) Le sons- A-nrndrrle AlH de U es1 fartcrrr. clrr.wl.
b) P m r tout idéal J dc A , o n ri, I 'in6,yalitc' prof,, (-1; A) 2 profU(JU 1 U) .
c) Si B est url, unnewu de il/lli,cc~tla,!g,il err est de m h r de A .
T,'i~.pplicationK-linéaire TrT,/K: L + K âppliqiic I3 A (V, 1. no 6, cor. 2
dt: la prop. 17), donc: dkfinit par rcstrict,iorl imc application A-lin6airc t : B + A .
Poiir toiit r E A , on a L(zlL3)= [L : K] :x.. d'ail a ) .
D1a.prhsla prop. 4 (lu i, 1; no 3, ori a r)rofrl (.T ; R j = r)rofU(JU ; B) ; mais d'a11ri:s
a) c:t la. romarque 4 du 5 1; rio 1, ou n prdA(.1; A) 2 profll (J ; B) . d'où 1)).
Si lla.nneaii B est noethCricn, il (YI est de rri6riie de A : cn ctfet, on a d'ayri-s a)
al3 n A = n pour tout i(l6n.l a dc A ; airisi toute siiitc croissante (a,,),,,N d'itlénux
tic A est. st,a.tionnaire piiisquc la suite (a,,,B),,,N cst st,ationi~aire.Sous lcs hypo-
thèses tic r ) . lc Airiodule U est irirrcairl;tycii (cor. 2), ct il en est dc niCrnc du
A-rr~otliilcA (no 1, excmplc 2).
E:ït.rrrple. T,r corollaire 3 s'appliqiie ~iolair~mcr~t dans les deiix siti~ationssisivantcs :
a) Ori considère lin armeail riocthérien ir~tégri~lcrneilt clos A , une extension sé-
parable I, de son corps des fractions, de degré fini r,L trl qiie n,lA soit ir~versil)lc
thns A , et on prcnd pour B la ic~rir~ctim: intégrale dc A dasîs L (V, 5 1, il0 6.
cor.. 1 dc la prop. 18).
1)) On coslsidi-re im arinca.il r~oc~I,l~<:rirri
irit6gralement clos B et UII gruupr fini
G d'autornorphismcs (lc B , t,el qiie Cii.rtl(C4)lH soit irlversihlc (lails B . 0 1 1 preritl
pour A I'aimeau des Clhen1,s de B invariants pour l'actioi~dc G . Vérifions qiic
nous soirmws tlaiis 1111 (.as pw,rticiilicr de a ) . Le groupe G opère sur le corps dcs
fra.ctioris L tlc B,ct le corps des invariants de L pour cette action est le corps
(les frxc:t,ions K de A (V, 9 1 . no 9, cor. de Ir?. prop. 23). L'extciision L dc K est
galoisier~rie,et a for-kior.i sbpii.rô.hle ; sori groiipe de Galois est isomorplie à C: de
sorle qiie [L : K] est 6gn.l i. Ca.rd (:. L'iriversc dc [L : K] l n est invariant par G
de sorte que [L : K] l A est islvcrsibl(: dn.11~A . Comme B est. int6gralerr1er1t clos,
1'armca.u A , Cgal A I< i'i B , est inti:gralenieiit clos et nest SA. f~rr~ietiirc
irit6grale
tlarls L (loc. oit., prop. 22).
Er1 particulier, si B c.st im a.nntaii dc: Miicxilay, il eii est de riiêrrie (le A .

7 . Modules macaulayens et algitbres plates

(5 1. 11" 6 , prop. 11, 1)) ct renlarquc), tlarls lesclirelles chaqiie trrrrre est 1111 erit,ier
3 0. Compte tcrru tlii fait qiic le Bq-~~ro(lll1e ~ ( p @.?A
) N, est iiia.cir~iila~y(:n si et
seiilcmcnt s'il l'est cil tant qisc ( ~ ( pHIA
) Bq)-~ilodule(un 1, C X C I K I ~ 4),
~ C or1 tm (Ii:duit
l'kquiva~lcnccdes deux conditions suivantes :
( a ) le Bq-snodiilc (M :%,y N), csL rnacailla~verr;
(p) lc Ap-modiilc Mp et 1c ( ~ ( p ) @ ~ B ~ ) - ~ r rKo ((l~i i)l@
~ Asoirt
N ~ inaca,iilayrris.
Proiivoiis inaintcnant que (iii) implique (i). Soieiit 11 uii idbal rmximal do B
apparteiinnt nu support de Ni (XAN , et p = pps(n). Or1 x d'après ce qiii prGcPde
p E SuppA4(M)n np(Suppp,(N)) ; la. coi~dii,iorl(iii) et; la rernarqiie (hi ri0 6 rritraâ-
ncnt qilc la corlditior~ (6) ci-dcssirs est sal,isfait,e avec: q = n. Tl eri r6siiltc qiie le
B,-rrrodiilc (M @ A N),, est iriaca,ulayen, d'où (i).
L'iinplicat,ion (ii) + (iii) cst claire ; prouvulis que (i) irnpliqi~c: (ii). Supposons
lc E-imdulc hf N rn;tcaiilayerr. Soit p i i r i CIhc-(rit tlc S i ~ p l j ~ ( MOn
) . peut
supposer yuc lc ( ~ ( p@,\ ) R)-inodi~le~ ( p ) N est IIOU 11111: c:'c:st-Mire qu'il cxistc
un idéal prcrrlieï q (le SiippB(N) au-tiessus <Ic p (lin 6, rer~ia.rqirc).Le Bq-iiiotliilc
(M @ A N)q (:5L (riii~c:aihyeri(no 1 , c x c m p l ~3) ; il résiilt,e (le l'iir~plicatioii ( r u ) =$ (p)
d h o i l t r é c pri.cédeirlrric:iit,ei~ri~itct dc la renixquc d u ri" 6 qucSle' Ap-rnodiile Mp el le
( ~ ( p ) 13)-1nod~ile( ~ ( p@), N) s m t I ~ I ~ L C ; ~ U ~~l'oi* ~ ~ C(ii).
IIS,
Si de plus N est fitlikxirlll, pl;tt siir 4 , on a ~ ( p 'RA ) N # O pour toiit
p E Spc>c(A), tl'oii "p(SiippB(N)) : Spcc(A) (nc II.reiiiarquc), de sortc quts (ii)
iiii~>licli~e quc M est ma.cn.ulayrri.

COIIOLLATIIF: 1 . - Soicrrt p : A i E uri, Irorriorraor~-,li,ss.rmclocal d'anm<wi,zloccms


noctlr&cn.s, IV1 rrn A-m,oilde nojr ~r'uldc typc' jiwi et V un B-module non n.1~1dr
Lgpc ,fitL% cpi est ~ r nA-modulc plat. Pour quc: lc B-nrorlule h .so,it rnuc~c1x~loycr1,
il ,[rcr11 el i l s11,fifli6QILC le A-7r~o(I11,l~ et I ~ U C IC U/in~B-v~vetdt:
i\iI ~ o i ~rt~~~caidu,r/~,r1
l
N/rnAN soit ,~rr«ccrc~ltsyci~.
Er1 effet, h cst 1111 A-rr~otliilcfitl>leinerit plat piiisqiic N/ninN est iiori riiil (1, $ 3.
ri" 1: tl6finition 1).

COI~OLLAJRR B ,ii,riw A-n,/q?h~c,jin,ic ct plulc,


S. Soir:rrt A un mrnccm 1~ot'/,/~é1.%~,ri,,
-

M uri A-rrtodisle tlc typc fini cl 71iacadaycrc. IL r<-n~od~ilr M @,jn est ,nancu~rlcr;yc,,~r.
L'anneau A est noctl16ricn (III, 5 3, rio 4! prop. 8) ; il s'itlcil1,ifie au corripléti. tic
A A

S p l A pour la topologie S-'.l-adique, et le il-inotliile M ,211 corriplkt6 de SplM


pour la topologie Spl,J-adiqiie (111, b; 3, no 5, prop. 12). Par suitci pour prouver
l'kquivalence des conditioils (ii) B (v), on pciit resriplaccr A par SplA, J par S l.1
et M par S-'M ; aiit~crricntdit on peut supposer que J est contcnii (laris le radical
de A. Le A-motliile A est alors Iidèlernent plat (loc. cit., prop. 9).
11 es1 clair que (v) irrlplique (iv) cl, que (iv) irnpliqii~(i).
A ,-.
(i) =+ (ii) : Soit m uri it1i.ô.l ma.xi1na.lde -4,;-alors
. mA est 1111 id6a1 nlaximal de A
au-dessus de m , ct toul, iclbal iria~xiriialde A est obtenir de cette f a p i (III, 3 3,
il0 4, prop. 8). L'ailiicau ~ ( m ) 1 A csl, im corps, tlorx UII armeau tlc Ma<:aiday ;
% ~
A A

si le A-rnodiilc M pst macai~layeii,il en est de rnCinc du A-iriodule M d'aprbs


l'implication (iii) =+ (i) dc la prop. 9.
-
(ii) + (v) : Lc n-rriodille 6 cst isouioiphc à. M @A A (III, ji 3, si0 4, th. 3) ; s'il
A

est inacaulayeii, il résulte de la prop. 9, (i) =+ (ii) que ~ ( p ) A est 1111 ameau de
Macaulay pour tout p E Siipp(M) , et que le A-i~iodulcM est irra.cmlayeri.
PROPOSITION10.- Soi1 p : A i B un J ~ , o ~ n i r o r p ~ id'nnn,eo,162 srr~ n,oeth,ér.ian,.s
faisant dc B u,n A-rrrodude plal. Les coreditiores s~~~ivc1.rr1,e.ssonl, Mq~uivule~r~,te~s :
(i) B est rrri ciwrrean da Moco,vlay ;
(ii) pour tout idéal premier. q de B , les an,n,cac~zA , , i ( q , et ~ ( p ~( q-) ') @AB sonl,
de Macaulay ;
n dc B , lcs arareeuvrs A,, 1 (,,) e l ~ ( p - '(n)) @A B
(iii) potrr tout idc'al n~arirr~al
sont de n/ln,carrlq.
Si de pl'i~sB est fidblcm,cn,t plal sur A , ces conditsorrs ~rrtrafnentque A est wrc
arareeuv de Macaulm~.
C'est le cas particulier M = A , N = U de la prop. 9.

C~ROI,I,AIR.E 2. Soierrt A un annwan. de n/facaula:y et 17 un, entier positif ; alors


AIXI, . . . , X,,] et A[[Xi,. . . X,,,]]
sont d c s armrmlr de Macaulay.
Il suffit de tra.iter le cas 1. L'a,uneau A[T] est r~orthkicil(A, VIII, fi 1,
TL :

rio 4, cor. l ) , ct, pour tout corps k : l'aiineau k;ri']


est iin annem de Maca.ulay
(ri0 5, cxcrnple 2) ; par co~iséqiient,l'anileaii A[S] est de I\lla~caulay(prop. 10) ct
l'anneau A[[T]] est de Macaiday (cor. 4 dc la prop. 9).

En e&t, une lelle algkbre est uri qiroticnt d'irn anneau de polyriôrries siir lin
aimeau de Macaulay, d o i ~lm qiiol,icnt d'iui arinraii de Ma.ca.iilag (cor. 2), et pa.r
suile est caténaire (no 2).
5 3. PROFONDEUR ET DIMENSION HOMOLOGIQUE

1. Dimension projective, dimension injectivc, dimension horr~ologique

co,trditiorrs srrirlcmtes sont 6qul~mlerrtes:


(i) on a di.&(M)
<
lon,gueur 12 ) ;
<

+
Soient A ilil arinca,u, M i i r ~A-rnodiile. R.ii,ppcloiis ( A , X, p. 134, tléf. 1) que
la dimensioii projcctivc de M , riotée dpA(M),cst la borne inférieure (tlaiis Z ) de
l'enseml-)ledes longiicurs (les résolutioris projectives de WJ. On a dpA(0) c c et -
dpA(M) 3 O si NI est iiori iiiil. Pour clut: M soit projectif, il fa.ut et il silffit que l'on
ait dl>, (M) O. <
-
E::e~npltc SoiL ,J i i i ~idéal tlc A engciidr6 pa.r iirie mite A-rbgii1ii.r~x (xi,. . . , x,) .
<
011a dp, (A/J) 1.. Eri effet: r'est cla,ir si A est nul ; dans le cas coritra.irc, le corn-
plexc dc Kosziil K,(x, A) est iinr i.4soliitiori librc de A/J de loi~guciirr. (2oc. cil.,
p. 159, rciriimlile 3). De plus, ponr tout A-rndule N , les A-modillcs Extk(A/.J, N)
et N / J N sont isoiriorphc~s(loï. cit.) ; par silitc, pour qu'on ait dpA( i Z / J ) = r , il
faut et il suffit qilc J soit, distirict de A (loc. rit., p. 134, prop. 1).
011définit de même la. tlirricrision injective de M , que l'on note din(M), comrric
la hume inléricure de 1'c:iiscnd)lc~ des longueurs des résolutioris injectives de M . Ori
a. &,\(O) = -cc,et tlia(M)o si M # O . Pour clut M soit injectif, il Sailt et il siiffit

1. Soien,,: A
PROPOSITION
<
que I'ori ait cliA(l\/I) O .

W. (~ri;n~xv/~~hl1 ilim A-m,odule et r~,,un cnticr. 3 0 . Las

72. (a.ut.wrrrerrt dit, M pos.sède un(, &solution, injectivc. de

(ii) p o w tout A-modulc 1\' c:t to,crl, entier. i > rL, on, cr EX~;(N, M) = O ;
(iii) pour tout idka1 a d~ A , on a Ext;" (A/n, M) = O ;
(iv) p(~c11-/,oule suite c:I:(I.c~~de A-modules

o7i les 1' sont injrctifs, le A-module CJ est injccl<f.


(i) + (ii) : cela r6siiltc de A , X, p. 100; th. 1.
(ii) + (iii) : c'est clair.
(iii) + (iv) : dans la situatioi~cle (iv), or1 it polir t,oiit A-rriotliile N lm isonior-
phisrne de lCxti (N. Q) sur EX~;(;+'(N,M) (il, X, p. 128, cor. 4) ; soiis l'liypothèse
(iii), le A-modiile ~ x t i ( A / aQ, ) est ilid pour toiit itl6a.l a de A et Q est ii'jectif
(A, X, p. 93, prop. 11).

O -- hl1 1O(M) I .. . - -
(iv) =+ (i) : corisidérons la siiitc exacte (A, X, p. 52)
I~'-~(M) IKr'-l (M) O ;
si la condition (iv) es1 satisfait,c, le A-rriodiile KTLP1(M)est inject,if, d'oii (i).
Rappelons ( 4 , X; p. 138, t1i.f. 2) qiie la diincnsioii horr~ologiquctlc l'iti~neau ,4,
iiotbe &(A). cst la Imrilc silpi.rici~red m s z de I'ensenhlc tlcs cntiers I L pour les-
quels il cxistc tlt~ixA-rnodiilcs \/l pt N tels que Ext; (NI, N) soit rioii nul. C'cst
dtriic aussi la 1)orne sitpkrieure de l'enserrihlc des tlirncnsions pro,icctivcx (ou ir~jec-
tivcs) de lous les ,4-niotlules ; lorsqiie A est noctliéricri, on pciit sc boriier ailx
A-rnodules de type fiiii (A, X. p. l : J ! ) , cor.).

2. Localisation de la dimension homologique

Comme lc A-rnodide S-'A est pl&, cela résulte de A, X, p. 110. prop. 9 el


p. I l l . prop. 10.

COROT,T,AIR
S oEi .m: .t A rrri , N des A-irrorlurleç, i un entwr.
~ L et
( L I I ~ ~ Nl

a) Le support d e ' l i ~ r ?(îvi, N) est corrLerj,u d m s Siipp(M) n S i i ~ p ( N,)et il er1. est


de rnêmc hi, .support d e ExtA(bI, N) s i A est 'rroeth6rierr et hil d e tqpc ,fini.
b) S,trpposo,/cs A noellrcirirn,, Irs rrt.odr~IcsM et N (le kype jir~,i; si Zr A-rn,odule
NI @A N est dc lor~gumrr.,finie, il m est d e ncêmf, de 'l'or/ (143,N ) et dc ExtA(hf: N) .
Si p c:sl ilil idi.nl prrniicr dc A ri'appartei~aiitpa.s ù Sirpp(M) i'i Siipp(N) , 1'11ii
tlcs rr~otiiilesMp oii Np 13t r d , ce qiii irnpliqiic a) conipLe leilu de: la. prop. 2.
Pour qii'un rnodide de type fini siir uri ailileau r~oc:t,llbrierisoit tlc longiieiir finie,
il hiit r t il suffit qile sail support soit fornié tl'idéailx rri;i.xiiiia.iix (IV; 2, no 5,
prop. 7). Soiis l1hypoth6sc II), les A-modules Torf(h1, N) ct E ~ t -(M, 1 ~ N) sont de
~ ( A , X, p. 108, cor.) 1':~sscrtiuii1)) résulte t l o ~ ~(le
t , y p fini c a).

0.ù p parï:owL l'crssc,rn,ble des idénrr:r; prcmie,rs (resp. .rr~u,z.tntau:ï)dc A .


-
b) T, 'opplication p H d p A p(Mp) de Spec(A) tlarts Z cst .sc,rrsi-co,n,ta,n.~~,e sup6-
rierrrern e n b.
I I S ait dph(M) < ri,. Pour
Proiivor~sa). Soit IL 1111 ~ n t i c r O . S U ~ I I ~ S Oyn'on
t,oiit idéal premier p dc A ct tout Ap-riiodulc Q , le Ap-niodule F,xtzp(MP,Q)
est isomorphe à (ExtL(hl, Q ) ) p (prop. 2), donc pst r d ; on cri déduit lliilCgnlit<:
<
dpA,(Mp) dpA(M) (A, X. p. 134, prop. 1). Si~ppomn~iiiverseinerlt qii'oi~ail.
dpn, (hl,,) < ,IL pour tout idka1 iriaxirrial m de A , et soit. H. un il-rriodiilc. On a
(Exl,? (M, R)),l = O pour thiit nl (prop. 2): donc ExtA (M?H,) = 0 ( II, )i 3, u" 3,
cor. 2 du th. 1): (x: qiii eritraâiir tlpA(hf) < n (A, X, p. 134, prop. 1 ) . La prciniixc
égalité clc a) cr1 rbsult,e. La scscmdc sr dCinontre de la iii6iric mmii.re, en utilisniit la
car.actCrisal,ionde la. dirr~ciisioiiinjective tiorir~drdans la prop. 1 (iii). Cosnmc &(A)
est la borrle sirpérieurc: di: ljcnsmible des dirriensions ilijectives de A-i~lodislcs(11' l ) ,
la I,roisihc Cgaliti. rn rbsiilt,e.
Proiivons 1)). Soical p L I I ~idbal premier. de A cf 71, -
dpAp(Mp). DQimiitrons
qu'il existo un voisinagr U (lc p (laris Spcc(A) tc:l cliic l'on ait dpA,(M,) 6 n pour
toilt q E U . C'est clair si n = t o o ; si 'rL = -30, cela r.bsult,c1111 fait qilc le support
de h'I est ferri16. Supposons riiairitciial~t 77, fini et cl-ioisissoils iinc suitc exacte de
A-rnodilles
P,, ,&, 1
i P,,-2 >- ... + P o 5, h ~ \ i l tO ,
où les l', sont libres dc type fini (A, X, p. 53, prop. fi). Posons P = Kerd7,,-l ;
c'est un ii~odiilcde prbser~ta.tioirh i e . Le Ap-rriodul(1PI, cst proj~rtif(A. X, p. 1 3 4 .
prop. l ) ,donc lil~re(11: 5 3, il0 2, cor. 2 de la. prop. 5). D'a.pr&sII, 5 5, il" 1 , cor. de
-
la prop. 2, il cxist,c lin ClCnient f tic A p (,el qiie lc Ai-rriodi~le P f soit lilm ; le
Aq-modiilc Pq pst 8101.5 librc p0111. tout élbme~il,q dc l'o~ivcrtT! de Spe(.(A) forsné
iks idkrtux premiers ne coritcnünl, pas ,f . C(,la.proi~veh).

Iirmmrgue. Soit A iiri nriiicau ~iorl,h6rierrrCgiili~:rd(: dimension irifiiiic (VITT, 5 5,


-

cxerc. (i c)). Noils vcrrons ci-dessous (il" 7: 1,11. 2 et 5 4. i l 0 1: prop. 1 ) qu'on a


-
diA, (A,,,) dl~(A,,) < +cc pour ton1 idéal irraxirrial rn de A ; la, prop. 3 entraîne
donc diA(A) = &(A) = 1 m. Par consCyuci~t,lcs foiict,ions p H dii\,,(NP)et
p H tlli(Ap) ne sont pas cri g6iiCral srmi-contir~iwsiipérieiirerricnt.

3. Dimension homologique d e s a n n e a u x noetliériens


Soient A im armeair local r~oe(,lli.rien,M iiri A-lriotii~lcdc t,vpe fini. Itappelons
(A, X, 3 3, no 6) qu'une rCsoliitjion

c I ~niodill(\s L , csl, libre de


il^ h1 es1 ilne ré~olutjonprojcctiw 7 n i 1 ~ i m a l (si: ( : I E ~ . (les
t,ypc fini. et si le coiilplcxc K* WA L cst ii tliffCreriLielle siirllc. P o i h ~ i l t entrier i 3 0 ,
on a alors

(l) [ E ~ t i ( h fK ,A ) : K A ] = [ ï i ) r f ( ~K, * ) : K,,] ; rg,\(L,)


(A, X, p. 103, exemple 3). 'l'out A-rnodi~lede type fini admet iine tcllc résol~tiorr
(A, X, p. 56, prop. 10).

P R O ~ ~ O S4.I ~ ~Soier~tI O N A 7m anmeau lord n,oeth,Rrieri., M A-m,odu.le de type


j h i CI 71. ,un, errkier 2 0 . Les conditions sui,.uuntes son,t Rpi~icrlen,tc.s:
( i ) or!. (L tlpa(M) < n ;
(ii) on, (L ' ~ o r(M?
t K,\) = O ;
(iii) orL a E x t l (M, K*) = 0 ;
(iv) tor~2er6solution, projectiae rninima,le de M est de lon<jucu~ < 'ri.
Les assertions (i) =+ (ii) et (i) + (iii) sont irririiCdiatcs (A, X, p. 100, th. 1). Soit.
L une résolution projcctivc niiiiirrialc dc M ; si (ii) oii (iii) c:st v&rifibc,on a L,, - O
d';qxi's(l)). Coniinc toiitt: ri.s«lutiorr projcclive rriir~irrralede M est isorriorphr à. T,
(A, X, p. 54, prop. 8), on en dktlilit (iv). L'irriplicwliorr (iv) =+ (i) est triviale.

1 . Soient A u n n.nn.fms lord noethkrien et r> wr~e n k r 3 0 . Les


COROLLAIRE
cor~ditior~.~.sui,uuntcs sor~t&~uk~i(~,lentc.s:
(i) o,n, n &(A) < rr ;
(ii) on a E x t i (M, N) = O r:t 'l'or: (NI: N ) = O p o w fmrt r:ouple (M, N ) dr
A-m,odvles e2 tout ~ ~ i l i ie 3
r n ;
(iii) ori u, Tort (K*, K , ~=) O ;
(iv) on (L ExtA ( K ~ K*)
, =O ;

(v) 071 U <1h(KA)< T L .


Il c.st clair qiic (i) iinpliqiie (ii) et que (ii) irriplique (iii) et (iv). D'aprks la
prop. 4 appliqiibe air A-iriodulr K* , chamne des corditions (iii) et (iv) irnpliquc (v).
Prouvuris cluc (v) iir~pliqiic.( i ) : si tlpA(K.&) < n , on a Tort (M, K , ~ )= O poix tout,
A-iiiotlulc~M ; Tmr. silit,<:toiil, A-rnotliilc tlc type fini est de dimension projective
< n (prol, 2), (.e qui entraîne dh(A) < r> ( A , X , p. 138. prop. 4).

Rrrnarpes. 1) Soit A im anneau local. Le A-niodiile ~ o r( Kt * , K*) est isorriorpht:


i. rnnlrn? (A, X, p. 72, excinple). Par suite lorsque A est iioctlkrieri, ~ x m rqiic
T O I ^ J ( K ~ , K*) soit uul, il faut et il su1Iit que m* soit IIUI,c3est-à-clirccluc A soit iIn
corps. Le cor. 1 eirtraînc cloric qii'iin anncaii local n«ct,l~Sricntlr dimension hornolo-
gicpc O cst lin corps.
2) Soient A 1111 a.iirleau lucal rioetlii:rieri, M im A-module dc t y p ~fini ct tic
diincnsior~projcctive finie n , N im A-rnotliilc non niil de type fini. LP A-m,odde
ExtA (M, N) n'est p u s r d : soient. en effet ,' ilne rbsoliitiori projective rniriiinale de
M , et d sa. tliKérentielle. On a urir suite ~xa,cte
Ilom(d,, , 1 )
H~~A(L,,-I,N) t HorirA(L,,N) + ExtA (M,K)+ 0 .
C h m i e d, r)i, l,, est nulle? on cil déduit par protliril, terisoriel avtx K A i i r i isotnor-
pliisnie K A @A H O I I I(~L n , N ) + K;\ @ A Ext; (M, N) , d'où ( : o i ~ ~ pkriu
( e tic 1i1foriniile
(1) ci-dessus,

qiii est non niil par la. prop. 4 et le lenirnc tlc Nakayaiiia. Par coriséyuer~t,la tlirriension
projective de M est le pltis g r m d cnticr i tel que EX&(ICI,N) suit rloi1 nid.
3) Soient, A un anilcm rloethCïieii, M iin A-module tlc 1,ypr fini ct iie cliniensiori
projectivc finic, N i i i ~A-inodule clc typt: fini doiit lc support cst égal à Spec(A).
U'aprks la reinarqiic précédcirtc et les prop. 2 cl 3 du r ~ "2, ln tlimerisiori pro-
jectivc n d e M est le plus grand entier i tcl que ExtA(M,N) soit nori riiil ; 1(.
support d u A-rnodule Ext;(NI, N) est l'cnsrrril>le des i.li.rrlerit,s p de Spcc(A) tels
que t i ~ , (, M
~ p )= 7 ~ .
Il peut cxislcxr dcs A-rriodulcs Ni de type fini, de dirriei~sioriprojot:tive +cc,
satisfaisarit. ExtA(M, A) = O pour r ussw grand :*c'est Ir: cas I>ar exeriiple tiii
A-rr~odiilcKA lorsyuc. A est, im ariiieau local de Coreiisteiii qui n'est pas reg-nlicr, .

P r t o r o s ~ ~5.-
i o ~Soient A un n.rmeo.u noethérien, M un, A - n m h l e dc lypr jir~,%
et
,II ur, ~ n t i e r3 0 . Les conditions sui71arrtes sont équi,~c~len,tes :
(i) on a dpA(hl) < 7~ ;
(ii) pour to,ut idéal rnuzinral ni tic 11 ! or?, 11, ExtA(M, Alm) = O (rcsp. on, a
TOI.: (hl,A/m) = O ) ;
(iii) powr tout idéal m,azi,rr~dm de A ; on 11, Ext;,,, (M,,,. Alm) = O ( r ~ s p .on a
~ ? ~A/m) = O ) .
~ o r k(Mill,
(i) + (ii) : c'est, clair.
(ii) + (iii) : (>(:la,résiiltr de la. prop. 2 di1 ri0 2.
(iii) + (i) : d7apr+sla, prop. 4,la, condition (iii) irripliq~~c
l ' i ~ ~ é ~ l idpAn,
t , i . (hltll) <: 'rr,
pour tout itl6al inmimal m dc A : ct on concliit grâce à. la prop. 3.

Rerr~,ar.y.ue4. Soierit A im an1iea.u rioethbrien et n 1x1 entier 3 0 . Si 1-11 e t n ~ '


surit deux idéaux rrlaxirnaiix de A distincts; Irs A-rnodiiles ExtA(A/m, Alin') et
~ o r(A/m,
t A/ml) sont. ariniil6s pa.r m f m' rloric sont riuls. P x inle di.inoi~st,ra.tion
arlalogiic à ccllt: (111 cor. 1 de la. prop. 4 , 0x1 clédilit de la. prop. 5 l'équivalence dcs
contlitior~ssiiivarites :
(i) osrc 11 dli(A) < ;
(ii) on o ExtA(M. N) = O r t ' l ' o r f ( ~N, ) = O pour tout couple (M, N) de
A-rn,odulcs et touf; errt.ier. i 3 rr ;
(iii) o n a. ~ o r (A/m,
n A/m) = O pour to,ut i d h l rrritzinaal m dc A ;
(iv) on a ExtA(A/m, Alin) = O pour /,ou1 idbu1 ,rr~ci:ci.nsulni dc A ;
(v) on, a, dpp,(A/ni) < 77, p u r tor~ti d i d ~nru:rirrcalni de A .
O n a en particulier dh(A) = stip dpA(A/ni) , o i ~ni parcoi~rl,1'eris~~rril)lr
dcs
ln
idéaux rnaximaix de A .
PROPOSITIOK 6 . Soier~l,A u r ~clrrnea,~n,oetla&en,j N Irn, A-rr~oduie,.ri. ,cm en,t?;er3 O
Les condifions çuioantcs sorit 6(pi.cmlmte.s:
(i) on a tlix(N) < T L ;
(ii) pour tout id(!al prunier. p de A , on a ExtA(A/p: N) = O ;
(iii) p o r ~ rtouf id6d premier. p dc A on a ExtLv( ~ ( p )N, p ) = O .
Si dc plus lp A-module N est de Lype jiwl, ccs con(I%l'ior~,~ &(~'uaIIaIen.t
O. :
(iv) pmrr tout Id6d >rta.zi,rrail in dr A , on u ExtA(A/m, N) = O pour. rt, < <
2
+
r~ ht (m) .
o i ~ 4quiva.ut 5
0bsc:rvons qiie la. c ~ ~ r i d i t i (iii)
(iii') p o w /,o,u/,id6ul prcrmer p de A , on a ExtA(A/p. N) CO.&~ ( p = ) O.
EII cffct, comme ExtA (A/p, N) est i 1 1 1 par p le A-inodule
) isoirlurpl~e ExtA(A/p, N ) B a A p , (loiic à E x t z p ( ~ ( p )IVp)
Ext; (A/p, N ) W / \ K ( ~est. ,
(il0 2, prop. 2).
Les implications (i) + (ii) c t (i) J (iv) ri:silll,cnl de la pr.op. 1 di1 no 1, et 1'iiiij)li-
cation (ii) + (iii') cst claire.
(iii) 3 (i) : polir tout A-module hl posoris ï'(h1) = ExtK(M, N) . Supposons
que (i) rie soit. pas vbrifibe. II cxistc alors (II" 1, prop. 1) un itl6i1.l a cle A tel
yuc T(A/n) j O . Soit p im id6al rie A i ~ ~ a x i n iparmi al les idbaux possétlaiit ccttc
propriété r: prouvoris q i ~ p: est premier. D'aprCs IV: 5 1, 11" 4, th. 1 rd. th. 2; il cxistc:
ime s i ~ i t edc, composition (Mi)ori<.,r,, de A l p tel que cliaqiic quotient l\~l,/h'I,+~
soit isorrlorphr W. lin inotlule A/p, , o i ~p, (O < i < n i 1) cst i i i ~itl6al prrinier
-

coriteria,r~tp . Si T ( A / p j ) btait 11111 pour tout i , on tlkiiiirait pa.r r6ciirrcrice sus ?


des siiitcs cxactei

qiic ï(Mo/h4,,) = T(A/p) csl, 111~1,ce yiii rl'cst, p s . Tl existe donc un iridicr I tcl
qiic S(A/p,) # O . Vii Ir caractère r r ~ a s i r r ~de
i ~ lp ori il, p = pi , (le sorte qiie p est
premier.
-
Soit .x; im 6lbmcnl dc A p : 0x1 tl6tliiit (le la suite r x a c k

iirie silit? exacte

T(A/(p + .rA)) - T(A/p) T(A/p) ,

71 F ' X ~ ~ ( l: N
C~)-, xs(* (A, X; p. 89, yrop. G). A cause (lu c:arir.<:l,kre
ina.xima1 de p , on a. 'l'(A/(p + .cA)) = O , clc s o r k qilc I'lior~~or~iorpliisirie '11, est,

injcct,if. Le A/p-niodulc rion nul T(A/p) cst doric sans torsior~.Cela irripliqiic qiic
T(A/p) 8.4 ~ ( p n'est ) pas iiul (A, I l , y. 117, cor. l ) ,cc qiii wiitrrdit (iii') .
Siippasons le A-rnotli~lcN de type fini, ct prouvons que (iv) irnpliyue (iii). Soiriit,
p i i r i id6a.l premicr dc A et ni 1111 idka1 iiiaxirnal tlc A coiiteiiarit p . Il (-:siste urir
clia.îile satirrile d'id6a.u~premiers d r A d'cxtrilmités p et m . Ln. loiigueur r. dc ct:t,tc
cllaîi~ccst intericiirc à lii,(m) ; sous l'hypothtse (iv), on a donc
~ x t A +(' ~ ( m )N,)
, = ~ x t . z + " ( A / mN)
, N.4 A, = O .

II résillte alors (lu leirirric 3 di1 5 1 , 11" 7 qii'on a E x t i p ( ~ ( p ) , N p=) O , cc qiii


proiive (iii).
R~rnnrpc5 . Soit N im Arr~otli~l(: (le t,ype fini ; la. condilion Ext:<(h/m. N)
poiir tout iden1 maximal m de A n'entraîne pas i~éccssaireineutcliA(K) < n . Si po.r
O -
A est 1ot:al et n'est p;r.s lin anneau de Garcnstciii (11" 7, tlCf. l ) ,
cxernple I'iar~i~c;~u
or1 a Ext; (A/tn, A) = O [mir 'rt, < prof (A) ina.is &*(A) = + m .

4. Quotient par un Clément sirriplifiable


Dans cc riiirrréro, A d6sigric iin anneau et :r lin 61CineuO de A sirr~,pliJnhlc.
Soient M uii A-rrlodulc el, p : P l -
M iinc rilsolution projective de M . D'aprCs A,
X, p. 101! cor. du th. 1: H,, (P/:cP) sli(lcnt,ifieh ~ o r(M.
t AlnA), donc est iso~rlorplie
à M/zM si n = O , A Ker(xM) si rr = 1, et est ri111 sinon (loc. cit., p. 102, cxeriiplc 1).
Ck>nsidC.ronsles complcxcs dc (A/.cA)-iriodi~lcsR el; R.'tels qiic

et dont les difEreniielles sc d&liiiscnt tle celle de P . Lcs cornplcxc:~R(1) et R' sont
des résoliitior~sgaidies dc K c r ( r M ) et 1Cl/:ri\'l rcspect,ivciricrlt, ':I, or1 a imt7 siiit,c
exüctc tlc corriplexes

Dc ma.nii-re ;inaloguc, soit e : îvI -


E lm(,résoliit,ioi~injective de M ; ilot,or~s
K le complexe licr(xE). D'après A, X, p. 101, cor. tlii t,li. 1, Il,, (K) slidcilt,ifie à.
ExtA(A/rA. M) , donc est isor~iorplieà Ker(zul) si 7% = O , h M/xM si TL = 1,
et est 11111 sirion (loc. cit., p. 102, exeirlplc 1). O n dMuit dc E dcs coniplcxcs tle
(A/zA)-rnodiiles S et S' tcls quc

Les coiriplexcs S ct SI(-1) sont des rbsolut,ions tlroitcs tlc K e r . ( ~ ~


e t ) M/:rM
respectivcirrer~t,ct or1 a [me siiite exactc de complexes

Soient N lin (A/:cA)-module, ct e' : N + E' iinc r6soliltiori ii'jectivc dc N . 011


d&luit. de la siiite exacte (2) iiric siiik exacte de c:omplexes tle (A/.&-niodulcs
AC X 44 P H O P O N I ~ F I I K , K ~ C I J L A R I T DIJAIJTÉ
~, $ 3

Consid6rons la siiite cxacte d'lioniologie associéc à cettc siiitc cxactc. D'aprbs A, X,


p. 100, t h . 1 , on a. pour tout entier 'ri 2 O des isomorphisincs

-
H" (Ho~ngr,.,/,~(RI, ET))-+ ExtAlZA(h/I/:rM: N)
H"(Honigr,,/,,., (P/zP, El)) Hr' (Horr~gr..,,( P ,El))
,;A (H., El)) = H n l( H o ~ n g r ~(,R
II" (~IonigrA/ , ~( l ) ,El)) + Ext':;/::-,,
- ExtA (M, N)
(Ker(zMl),
N)

»ri en déduit ilne siiite exacte longuc tic (A/rA)-inodulcs

DC rnCme, soit p' : P' i N iinc résolution projcctivc di1 (A/zA-nlotli~lcN . 011
déduit de la swik e x x t e (3) une suite exacte de complexes de (A/zA)-modiiles

~ ~ ( P ' , + HomgrA(P1,E) , la
Comptc tcnii dc l'isomorphisme H o ~ r i g r - ~ ~ ,Kcr(.xb:))
suite exacte d'liorriologie associée s'écrit

déduite de la suitc exactc (2) ; cornptc tenii de l'isoriiorphisrrle


P @A P'+ (P/.rP) *13A/,AP l , la suit? exacle tl'liornologie associée s'écrit.
NO 5 PROTIONUtlllR ET DIMENSION HOMOI~OCIQIJE A(; X.45

~ O I ~ O L L A T R F , . Soien,f A u n aimeau local ~roetlzkieri,,hlI ,un h-rr~odulede type


-

,fini et .J un. idPd de A m,qe,ridrt: pcrr ,une suite ( z , . . . ,s,) d ' i l h e n l s de ma


qui est (i In fois A-r&1ili&e et M-réguliPre. On a tlp,\/j(M/JR/I) = til).4(1\/1) et
diA/.,(h/l/.Thf) = diA(M) - l" .
11 suffit de traiter lc cas r = 1. Posoris alors .r = xi . Les A-rr~octiiles
Ext;,,,;,, (M/sM, K,) et Ext'~~(l\/l~ K ~ sont
) pour toiit entrier n. (prop. 7) ;
iso~~~orpli(:s
l'égalité tipA,,c,, (M/zM) = dp,\ (Wl) résulte tlc la prop. 4 chi ri0 3. De même, les
A-rrmdulcs ~ x l i ~ , , IVI/LCM)
,n, ct l'égalilé - ~ .E x t l ( K ~ M)
t ~ ( ~ et , sont isomorphes pour tout entier
(M/.LM) dia (M) - 1 r6sidte de la prop. 6 du II" 3.

5. Proforldeur et dimension projective

T r ~ É1~ ( A ~ I sÈ~ ~ ~~ ~ ~~ c T - B I I c ~Soient


I s ~ ~A~ ~rtrL
I I arrrreav
I ~ ~ ) . -local noeth6rien ct
M 7 m A-rnodl~lcdc type fini et (le diirierisiori projcctivc finie. On a 17&aliti

dpA(b1) + profA(M) = prof (A)

pitr ré<:urrence sur dp,, (M) .


R.aisoilr~or~s
ir.) Si iIpA(M) est niil, M est iin A-module libre dc typc fini nori riid ; siL pro-

fondeur est &ale B. prof (A) ($ 1 , il0 1. remarque 4).


h) Supposor~sdp,\ (M) = 1 cl choisissons une r6soliition project,ive rriinirrialc

de M (no 3, prop. 3, (iv)). Les A-riiotiiiles T,,, et L I sont libres de typc fiiii
et non nuls, doi~cde proîorideiir prof (A) (s
1, no 1, renmrque 4). L'application
lKA (;çI dl : K~ Oi?* L1 > K~ 0 < 3 ~LU est, ~iulle,ce qui erit,raîrie qise di appartient
-

mi\Homn (LI, Lo) . U'aprks la rc:rnarque 5 du $ 1, ri0 1, on a. profA(M) = prof (A) - 1.


c) Supposoris tipA(M) > 1 . Choisissons une suite exacte

où L cst un A-module librc de type fini. Ori a alors profA(L) = prof (A) (5 1,
M1) (A, X , p. 135, cor. 2 c)), d'oii prof,, (N) =
no 1, remarque 4), dpA(N) = ~ l l . > ~ (-
prof (A)-tip,, (N) (l'ypolhèse de réci~rencc),et cn particulier profA(N) < p'of,, (L) .
U1apr& la prop. 1 du ji 1, no 1, or1 a dors profA4(1\/1) - profA(N) - 1, ce qui achève
la d6rnoiistration.

Rernar.cl<~c. Comptr tenu du cor. 2 de la prop. 4 (no 3). lc th. 1 appliqiik wu


A-riiodule K , ~ mtraîrie qiie l'on est dans l'un ou l'autre des cas suiva11t.s :
(i) on a = dh(A) = too ;
(ii) on a d p A ( ~ = ~ dli(A)
) = prof(A) < +m.
Noiis verrons i~ltérieiirerncnt(5 4, ri0 2) que (ii) caractbrise les mnea.iix locaux
réguliers.
COKOLLAIRF,1 . Cor~çervo~cç les Ii:ypotlrèçes drr. t h , 4 o r h e 1 .
a) On a dpA(hl)< prof (A) . I'ow 11.11'il y ait k~diti-',il , f ( ~ ~ et
r t il sefit que 1 'idEal
m,axim,al in^ soit associé à hl.
1,) On a profA( M ) 6 prof (A) . P o e ~ rqu'il y (ri1 L~gul'itk./:I faut et il que bl
soit libre.
it) Err effet, << prof,, (M) -
O » équivaut L << in* E Ass(A) D ($ 1;rro 1. rcm wquc?2).
b) Eri effet,?« dpA4(51)= O >> équivaut à « hl ~ s lihrc t ».

C~OKOLT~AIKE 2. Conser.vons les hypothkse,i. ku. M o r h n e 1 rt supposons de plrrs


que A soit un anneau de Macauluy. Alors dpA(M) est la sornme d ~ deu:r: s enti~rs
po.sati$s tlim(A) - dirnx (M) ci, dirnA(M) - prof (M) .
est) alors siipCrirur à tlirli(A) - tliin ,j (M) , ct il y a égalit,6
En particiilier, c l ~ , ~ ( M
si ct sç.iilenietlt si M est macidayen.
COKOLTAIRF, 3. So,icrct A ,cm a m e « m rroethérvn, M un A-rrtodulc de Lype ,firU c l
de dirnensio,rc, pro,jecti~iefirrie, i ' ~ 1 1m t i e r 2 O , N ,unA - m o ( h l e de type ,fini et F le
~ l ~ (hl,N) (resp. TOT: (Pd,
s,upport du A - r i ~ o d ~EX( N) ) . Oa a alors prof, ( A )3 i .
A,,
Eri c m , soit p E F . 011 a Ex1 (Mp,Np) # O (rcsp. TOT': (Mp>N p ) # O)
c1'apri.s la prop. 2 di1 no 2, dor~c:i < dp,,,, (Mp) < tlpA(I\/L)< +cc (nu 2, prop. 3).
Lc th. 1 er~traîr~c proî(Ap) 3 i . Pa.r suik (5 1 , no 5: prop. 8)

profF (A)= inî prof (Ap) 2 1


pc- F

Avec la tciininologic du $ 1 , no 5, rernarcpc: 4, la c:oricliision (lu cor. 3 signifie


que les inotliiles ~ x t : ,(NI, N) et l'or;(M, N) sont de gr.,î,dc 3 ,i. Elle entraîne qiic
la. cotlimension de lciir support dans Spe<:(A)est >, i (5 1 , rio 7, prop. 1 2 ) .
4. Soient A
COROLLAIRE ,cm, ct M urc A-7rrodule
anmralt n,oeth6rien de ilrlacrr,~~,Lay
dc type ,fini ct dc cli.rr~crrsiorrprojcrtitie finie.
a ) Soit p t Spcc(A) ; nolons %'(JI) I'c~re..se.rn,hledes compoçnn,tes irrkductibles clc
Supp(M) corrlknant p . 011 a

dirrlAp(Mp) - piofnu (M,) = dp4' (MP)- inf codirii(X, Spç.c(A))


XE 7 ( p )

b) L 'c~pplica.tior~ JI t)c1irriA, (My) - p r ~ f . (MP)


~, d~ Spec(A) dans z r~stseriri-
c o ~ t i n u es'upéi-ieurement.
c) L 'en~sc.~mble des idéaux p 7 ~ m j ~ rp s dc h 1,el.s que le Ap-modrrle h/lp sost ,rrc,rL-
cc~.crlnyenest ouxiert et dense dans Spcc(i1). Sorc ircte,rsectzoa aucc S~ipp(bl)cçt
derrse dan,.s Siipp(M) .
a ) On peiit supposer p E Supp(M). Posvr~s~ ( p = ) dirn(Ap) - tlirn,\,(Mp).
D'api& le cor. 2 <:i-dessus,on ?
pour toute X E / (p) (9 2, il0 2, prop. 2 b)) ; or1 a d1mtre part ( V l K § 1 , no 4,
prop. 9 et no 2, iemarquc 3)

b) Soit p E Spec(A), et soit F la. rdimioii des cornposaritcs irrCducliblcs tlc


Supp(M) qui rie contiernreiit 1)ii.s p . Pour tout dément q de Spcc(A) - F , ori
a K(q) c g ( p ) , d'où cp(q) 3 q ( p ) rl'apr<,s la formule ci-dessus. Par coi~sCqrienl,
la fonction cp cst serni-(:oiitinii<:infkrieurerrierit ; l'assertiori 1-1) rCsiiltc alors de la
prop. 3 du 11" 2.
c) Soit U l'cnsernble dcs i:li:rrirrlts p de Sprc(A) tels que Mp soit niacai~lixy-cn.
La condition p E U Cyuivairl. N. tlim(l\/lp) prof(Mp) < O , de sorte que U es1
-

ouvert d'n.priis b). Corrrme TJ t:oritierit Spec(A) - Supp(M), il siltfit de prouvcr


que U ri Si~pp(M)es1 (lerise claris Siipp(M) . Poix t,oi~tidCa1 premier niirrirrial p tlc
Siq)p(l\il),le Ap-muclulc Mp cst de lor~giiciirfinie (TV, 9 2, no 5, cor. 2 dc ln prop. 7
et 5 1. no 3, coi-. 1 dc la prop. ï), tloric mo.t:a.ulîiyrri ; par. cons6qi1cnl U rcriconti-c
toutes les composanks irrétlirctiblcs dc Silpp(M). On conclut à l'aide de la prop. 1
de IT, 5 4; no 1.

6. Profondeur ct dimerision injective


I ' i m ~ o s ~ ~8 r .o S~o i m t A anneuu rro~ti~h.ic7~.1\11 i m A-71i,odl/,lede type ,&i.
O n a dirri (M) < diA( A I ) .
Soit r. i r i r nrit;icr positif inféricui-A diinA(M). 11 cxistc unc cliaîrrc sa(,i~réetl'itlkiiilx
prerr~iers p c p i c . . . c pI.-i c q telle q i r p soi1 un élérrrenrt rriiriirl~aldi1
sirpport de M ; Ir Ar-niodiile A I p cst alors tic lorigueirr h i c , tlc sort(: qii'on a.
HolilAp( ~ ( p Mp) ) ? j 0 , donc ExtLq( ~ ( q )M,) , # O (5 1, no 7, lcrrlme 3), cr qiii
implique tliA(NI) 2 r ( n o 3) prop. 6).
P r w ~ o s r ~ r ,Yr o ~. Soien,t A urL uwr~,cm~
locrcl rsoei,hér.l,r:ri, et M
1rri. A - m o d ~ ~ lme n
nul (le type firi,r cd tlc diincnsiori iiijective finie. On u tliA(M) = prof ( A ) .
Posoiis r. = tli,\(M) . On a Ext; (K*,M) = O pour i > r , donc E x t l ( K * , M) # O
tl'aprbs IR. prop. Ci di* no 3, (iv)+(i). Soi1 s la profon(lciii- rlc A et soit
(:Q, . . . z,?) imt siiitc A-rCgiiliiire d'él6mcnts de mA (5 1, i i O 4, th. 2) ; posoris
N = A / ( z l A + . . . + xSA). 1)'nprès l'cxcrnplc tlir II" 1, oii a dpA(N) = s et
<
E x t i ( N , h l ) # O , donc s dia(M) = r . Mais N est, (le yrohildeiir O ($ 1, rio 4 ,
prop. ï), tioric il cxistc imc siiitc exacte de A-~~iocliiles

Ori en dhdiiit iinc suite exacte tlc nrotlirles d'extensioris

'
corririle on a 13st;' (NI, M) = O et E x t i (K*, M) # O on obtieril Exth(N. M) # O .
<
tl'uù ,r t l l ~ ~ ( N )S . En définilive, on a r. = s , ce qui a . c h b ~la tlCrriorisl,rat,ion.
7. Anneaux de Gorenstein
D ~ F I N I T I O1N . O r b dit qu'r~n annecm A est un ann,rav dr Corerr.strin .s'il pst
rroe/,h&en et que le A,,,-nrodrrle A , est de d~meri,.?l:on,
injecti~~e
,finie powr tout i d M
~L(L~~~TIm ~ A.
I , ( Lde

P»ur qu'un anneau local nocthhrien A soit un anrlcnil tle Gorcnst,eiii, il S i u t et


il suffit que diA(A) soit finie ; pour qu'un ariilcau i~oct,hhrieriA soit im a.rli1ca.u <Ir
Gorelistein, il fi~utct il si&t qu'il en soit ainsi de A, pour (,out idéal rriaxirnal m
de A .
Prio~osrrro~ 1 0 . Soit A un annecr~r.de Gorevrstrir~; alors A est un, «,nneuu de
t à diA(A) = dinl(A) .
iVfu,ca~rloy,et .çir.tt.sfo,r
Poix toiit id&l rria.xirria.1m tlc A , on a
dirn(A,) < diArn(A,,,) (no 6, prop. 8)
diA,, (A,) = prof (RI,,) (no 6, prop. 9)
prof'(A,,,) < dirri(A), (5 1, ilo 4, cor. 2 (hi th. 2) ;
il en résulte que A est lin ilnueau dc Macauhy, et cpc cliA(A)= dini(A) prr passage
5 la borne siipi.rieurc (no 2, prop. 3).
ili~lsiles anneaux rloctl16ricns A lels que clia(A) soi1 finie sorlt les a.ririeaux (le
Gorcnstcill dc diinension h i c (prop. 3 du ri" 2), ct lcs anneaux rioethér.ier~stcls que
lc A-module A soit irijcctif son1 les arlrlcaux de Gortmstein i~rtir~icms.
r m p 1 ) Pour toute part,ic nliiltiplica.t,ive S d'un anncaii de Gorei~steinA ,
l'ixnnea,~de frii.ctions S-'A est un aniiem de Gorcnsteiri : en effet,, soit q in1 itl6:tl
'
rna,xinial de % ' A ; il cst de la. fbrrne S - p , oii p est UII idéal prcii~ierdc A ne
rencoritrmt pas S . Soit m un itl6al rnaxiinal de A cont~rwntp ; alors l'anneau
l? = (Sp'A), est isoniorphe b Ap (Il, 5 2, no 5, prop. 11):donc à. un anneau de
friictioris de A, , et pa,r mite sa.tisfait à. diH(Il) < tao (no 2, cor. 1 t k la prop. 3).
2) Soit A un anneai de Gorcrlstcin r t soit J im id6a.l de A : engeridré pa.r une
siiitc A-rbgiilière x . T,'a.nimi.ii qiiot,ient A / J rst. lin anneau de Gorriistein : cil cffct,
pour tout idi:al rriaximal m de A conteiia.nt J , l'image daris A,, de la siritc x
est. A,,,-r6giilii-rc ct (~rrgerirlrel'idhl J,,, , d(: sorte que A,,,/J, est i i r i a.riiieaii (le
Gorwstein d'après le cor. tle la prop. 7 (no 4).
3 ) Soient. A un ii.ilrleaii local rroetl-ikricm, J in1 idéal de A erigeridr6 1)a.r iine suite
A-régulikrc d1616rr~c:r~t,s (le m.4 . Si A/.l est, lin annea.ii (1~:Gorcnstein, il eii est d r
rrlCrr~etlr A (no4, cor. de la prop. 7).
4) Soit A 1111 a.rlrleair local rioetliéricr~rbgiilier ; alors A est nrl anneau de Go-
rensteir~.Er1 CM,soit, x uri systkir~cth: c:oordoiniées de A (VIII, 5 5. ri0 L, dkf. 1 ) .
La. s u i k x ( ' ~ 1A-rég.uli?rc (h:. (:%t..no 2, th. 1) 1:t crigcnïlre l'idbiil mn : on pciit
tlorlc appliquer l'cxerrlple 3.
5) Toiit anr~eaiiquotient tl'im aniicair prin(:ipirl est lin arineaii de Corcnsteiri
(cxc:rr~ple2). Er1 partiwlicr, tolite algèbre rrioriogPnc siir lin corps est iiri a.rinoaii tlc
Gorenstein.
(i) A est cm an7~ea.ude G'orenstc.in ;
(ii) le A-module A est inject(f ;'
(iii) Ir K p s p a c e vectoriel IhIlnA(KA.A) est de di7ner~sior~ 1.
I<appelons(A, VIII, p. 3.5) que A posskle un itibd non nul rninirnal ; un tcl idCa1
est uri niodule sinipie, donc isonlorpkie à. K A . TA? ~ ~ - c s p a vectoriel ce HOI~I*(K A)~ ,
cst donc nori riiil ; tlirc qu'il cst tle dirricrlsior~1 signifie que A conticnt ilil seul idéal
non mil minimal: qui est donc lc socle de A (A, VIJT, 5 4,no 6).
L7Cquiva.lericc tlc (i) et (ii) a été t1érriontri.e après la yrop. 10. Siipposoris le
A-rriotliilc A iujcctif. Soierit x et y deux éléinents non nuls (le A aimulks par
ni*. Il osisk iine unique application A-linéaire <p : Ax > A tellc yuc q ( z ) = IJ ;
coniine A est injectif, clle s'ktend en 1111 erldornorphisinc tic A , cc qui eritraîrle que
Y appartient à. A:L,d'où (iii).
S u p ~ ) ( ~ m r i ~ r i v c r s e mque
e i ~ tH ( X I I ~ ( K ~ , A ) ilc dimension 1. Soit LJI iin
soit
A-rrlotliile dc type fini ; il est, dc longueur finie, tloiic possède iirie siiit~ede coin-
p o s i h n dont les q i i ~ t ~ i ~sont n t s isoniorplies à. K*. On eii déduit pa.r réciirrcrice sur
<
la lorlgueur de M l'ir16gw.litt; longA(HornA(M,A)) loiigA(M). Dans la siiite cxactc
tlcs modules tllc:xtensinns

on a donc lorigA(HorriA(mA, A)) 6 longA(nia) = lorig(A) - I = longA(Imoc) . Par


suitac a (:SI, sin-jcctivc, EX^.:
( K ~ A)
, CS^ nul ct lc A-rnodirle A est iiljectif (no 3,
prop. 4).

Lemme 2 . Soit A ,un wur~eu'u locu,l rioethe'rrera tel que diA(A) = +oc . on (1.
EX~;(K,, , A) # O pour t m t entier i 3 dirn(A) .
Raisonrioris pa.r r6ciirrcricc sur tlirn(A) . Lorsque clim(A) = O , m~ est I'iiriique
i(lCa1 premier de A et l'a,ssertion résulte de la prop. 6 (lu rio 3. Si~pposoiistioric.
dini(A) > 0 et soit p un idéal prernier (le A distinct dc n 1 ~; or1 a. dors
dim(Ap) < dirr~(A) . Si diAp(AP) - +cc, l'hypotlli:~~ dc rCcurr~r~c:<:
i~npliquc
Il:xtip ( ~ ( p, .Ap)
) # O polir tout enticr j 3 dim(Ap) ; d'a~)ri:slc leinnie 3 dii 5 1,
no 7, cela i n i p l i q i ~E X ~ ~ ( A)
K& f ,O pour tout cnticr ,i 2 diin(Ap) + dim(A/p) ; et
cn particulier pour i 2 dini(A) (VIII, 5 1, II" 3, prop. 8, 1))).
Tl nous reste ti traiter le cas où diA(A) est infiriir rmis où la. tlirneiwion injcc-
tivc: de A,, pst finie pour tout itlCal prerrlicr p dc A distinct de m*. Polir 1111 tcl
itli.nl, on a. dans ce cas, d'après la prop. 10;diAp(Ap) = dim(A P ) < dim(A) , donc
Exti,(~(p),A= ~ )O polir i 3 dirn(A). Puisque diA(A) cst infinie, la. prop. 6 du
11" 3 impose alors E s t i ( ~ * A) , f O polir toiit enticr i 3 dirn(A).

SH~OR 2~ M E Soit A ~ 7 1 m7~r~l.u


(Bass). , local n,oethérien ; posonx d = tlirri(A) .
Soient x = . ( x i , . . . ,.rd) ,une s ~ l % ksécante rr~,ncl;.l.rnale
d'élémcnts de ln*, ct x l'idéal
qu'elle enqendre. Lcs coiidilio7as srLr.uantes sont e'qui7inlerrtes :
;
(i) A est un, arr.r~cande Go,rc.r~.stcin
(ii) on (1, di,\ ( A ) = d ;
(iii) il existe un entier i > d tel que E x t ; , ( ~ A)
~, = O ;
, = O pour i
(iv) on a E x i , l ( ~ *A) <d ei, le ~ ~ - e s p a ca er c l o ~ i e lEX~,:(K,, A)
est de dimension 1 ;

(vi) la s ~ ~ i xt e est A-rkgulière et le ~ ~ - e . s p a ~iectoriel


ce ~ I o ~ I ~ ( AIX)
K ~ , est de
1.
di.rr~easio,r~,
L'équivaleiice de (i), (ii) et (iii) rbsirlte du lernrrie 2 et de la prop. 10. Si
) nul pour. tout er~tier.i < (1, l ' a r ~ i ~ c A
t i . x t A ( ~ ~ , Aest ~ de Macaulay (5 2;
a . ~cst
11" 3, prop 3) ; si l'ürirlcai* A est tlc: Mami~liiy,la, suitc x est A-rCguliGrc (loc.
cit., th. 1) ; si la suite x est A-régidiére, on a EX~;(K*,A) = O poi1r 1: < il et,
les K*-espaces vectoriels E X ~ ~ ( K ~et, IAf o) ~ r i , ~ ( ~ ~ , A / x )isorrioipkies (A, X,
sont
p. 166, prop. 9). Cela prouve l'équiwlence des corrditioris (iv). (v) et (vi).
Proilvons que (i) irnpliqiie (v) : si A rst. lin anneau de Corenstrin, c'est lin anneail
de ICIaca,ulüy (prop. 10). La suite x est alors A-régulière (5 2, r1° 3, prop. 4): d o r ~
A/x est. 1111 anncm artinicri de Gorcristcin (cxcrnplc 2), dc sorte que lc K~-espa.cc
vectoriel H o m A ( ~ *A, l r ) est, de diniension 1 .
Proi~vonscrlfiil qilc (vi) iinpliqi~c(i) : soiis llhypot,hbsc(vi), l'a.~incri.i~
A l x est im
anncwi de Corcnstein (lcrnrnc 1).donc A <:si,im aiiiica.il d~ Gorcnst-cin (c~xcnlplc3).

Ccla r6siiltc t h th. 2 si A est lin imilcail tlc Gorcnstcii~ct clil lcrn~ncs2 siiloii.

(iii) porrr tout idkd mazi.rrt,d 111 de A, il eziste un ent%er ;, > ht(m) tel grre
Ext:,,,, (A/m, A,) = O .
(i) + (ii) : cela rCsliltc clil th. 2 iq~pliqiii.à l'anncnii local dc Gorciistciii Ap
(exemple 1).
(ii) + (iii) : c'est Lrivial.
(iii) + (i) : sous l'hypotl~iw(iii), A,,, cst 1111 anuciiu de Gortwstcin pour tou1
idéal maximal m de A (th. 2), et A est de Coreristein.
X" 8 PROFONDISIJK l','Y D I M E N S I O N HOMOLOGIQIJE

8. Anneaux de Gorcnstein et algèbres platcs

r-'iw~osrrio12. Soil. p : A i IJ ,un, h,orrrortmrphasrn,e loca,l d'ar~netiuzloccmr:


noe2hc'~irns,fuisart,1 de R wrr 4-rr1,odl~l~ plal. Lcs t~t,d~tion,ç sui7;antes s o ~ c!t[ti,ilic~-
~t
lentrs :
(i) B est un, (mrt,eau dc Gorcnstcin ;
(ii)A c t K~ 8.4 B son1 des cmrreairrr de Gorenstein.
Traitons d'abord le cas oii les a.nneaux A et B sorit ar1,iriicris. Notons C l'airncau
1oc:a.l K~ ";'.y B ; son cu~.psr'."idiiel K(; s'identifie à. K~ . Pilisqiir P> est plat sur A , lc
R-rr~o(liik1ToinD(C,n) t:st isomorphe à 1 1 0 l n ~ ( KA) ~ ;M A B (1, § 2,no 10, prop. 11);
donc à Horn*(~*,A) M,,, c . 0 1 1 er1 dbtiuit une sirile tl'isornorphisrncs

En particulicr, oii a [HOmB(KB,B) : K ~ = J [Horu;\ ( K * , A) : K*] [HOIIIC ( K ~ C)


, : K~;]
et la. proposi1,iou rbsiilte alors dii lrrrrrne 1 du no 7.
Passoris ail cas g41iérn.l.Si 1'0x1 remplace daris 1'6iioric6 le mot « Gorciistcin » par
lc rrrot- << Ma.ca.ulay», la proposil,ioir test lin cas particulicr dc la. prop. 10 du 5 2,
no 7. Ori peut (loirc siigposcr que les a.iincaiix A , 13 et C = K~ @A B sont de Ma-

s -
citislay. Le T3-rriodiilc C est, rnaca,ulaym (§ 2, n" l , exeiriplc 4). Posons r = tliin(A) .
dirri(C) . Il existe une suitc A-r6giili6rc ( x i , . . . , :r,) d'déments tle m* et unc
suito (yl , . . . ,:ys) d'bléi~~critstlr r n ~rbgulibre pour le B-inodule C ($ 2, nu 3;
prop. 3) ; ii»t,orrs x I'idCd de A et -) I1itii.al de B yu'clles crrgcrrtlrent respective-
ment. La. suitc (,yI, . . . ,?/,, p(.r;I), , p ( : x T ) ) est U-rClgulii.rc (5 l >rio 6, prop. I l )
ci, le A-rnodiilc B/-1 est p1a.t (loc. cit., prop. 10). L'horiiomorpliisnir tlc A/* d m s
B/(xB + g) tlbtiiiit dc p par. passage aiix qiiotieiits fait donc drs B/(xB a ) uri +
(AIX)-rriotiiilcplat ct 1'arinca.u K*,: 8.k/ï R / ( r B + q ) cst isorriurphr A C / g C . La
proposition rkwlte a.insi de ln. preinrere partie de la dbniorist,rel,iori,corriptc tcnu de
I'cxcrriplc 3 du ri" 7.

(ii) (rcsp. (iii)) pour to'ut idc'al p,rc(:'112,i~7.


(resl). rr~n~irnml) q de T3 , les cr,~rnemrn:
A, (q))
1( q ) C I K ( ~ P ' NA U .so,ri,tde GolrrrsteCrr.
Sa de plus H est WL A-rrt,odulc ,fi:dHlrrnrntplat, ces con,dili,ons c,rt,t.ro?n~~n,t A
cst ,w a ~ m r n ude Corenstciti.
Soit q un idPal prcrriicr (le B ; posons p = p-l(q). L'arine;i.ii I3,, isornorplic à
lin a,uriea.ii de fractions de Bp rst plat slir Ap . 1'c)ur que Bq soit un a.rmeüir dc
Gorrnsteiii, il faut et il siiKit que les imncaisx Ap el; K ( ~ ) @Bq A Ir
~ soient (prop. 12).
(i) + (ii) : s«it:ril, q in1 idbal premier dc B et, p = p-' (q) . Si B est un ariiicail
d~ Goreristciii, il en est de iriî.nie de Bq . donc de Ap et ~ ( p @A, ) Uq d'apri:~cc:
qui prCcède. D7i~pri:s la rt:rrrwsqiie du 5 2; rl" G , l'arlrleiiii local de ~ ( p@A
) B clr im
idCa1 premier qirelconquc csl, alors un arrrieau de Gorensteiii, cc qui enl,r&ie yuc
) B cst un aimcati de Coreiist,cirl, d'où (ii)'.
~ ( p&jA
(ii) + (iii) : c'est clair.
(iii) =+ (i) : pour tont idCa1 maximal n de B . il r4siilte du dChut de la démon-
stration (appliqué avec q = n ) que B, cst iin anneau de Gorenstein, d'où (i).
Si B cst un A-inodulc fidi.lesnerit plat,, l'application ap : Spcc(B) + Spec(A)
est surjectivc (II, 5 2, no 5, cor. 4 de la prop. I l ) , d'où la dcr11ii.r~assertion.

C~R.OLLAIRF, 2. Soicrll A ,un anrleau ~loc:/~i~éT%er~,~


-
J u n id6d SC A , A le st-
parc' complitk dc A pour lu topoloqic J-adiquc. Cort.sidbr.ons les corrditions swi-
vuntcs :
(i) A est wr ann,eav de Gorensfrin ;
A

(ii) A est 7m aan,eau dc Goresnst~rrr;


(iii) pour tout idGa1 ~naz.imn,lrn de A contenard J , A, est u n anrl.eau d e Go-
renstrin ;
+
(iv) pour to,ul idéal premier p de A le1 q r ~ cp J # A: Ap ct ~ ( p@A ) A .sont
des anmeaux de Corcr~steirr.
Les cor~.rlibiorrs(ii) ù (iv) sont e'qirinalrr~tes.et sonl erll,la,tri&s pclr (i). Lor:sque
l'id6ul J es1 contensu (larls le 1-rr.diccr.1dc A , les corrditions (i) ù (iv) x m t équ./,valentes.
On dCtliiit ce corolla.ire (111 cor. 1 de la rnêrnc faqoii que l'on a dédilit dc la prop. '3
du 5 2, no 7, son corollnir~4 : il sufit <la,risla. d6nionstra.tion de rmiplwcer le mot.
<( Ma<:unlay» pa,r le mot <( Goreri~t~eiri ».

COROLLAIRE 3 . S o i ~ n tA u n annrau de Gorcn,stein, et urre famille 6-


~L%P d'indéterrnia6es. Les nn,n,ra,uaï A[(rl'j)ltI] et A[[(T,)i,I]] sont des anneaux de
Gormsteir~.
Pour tout corps k , l'anncau k[T] est de Gorcnstcir~(no 7, excrnplc 5) ; par
aillciirs l'anneau A[T] cst nocthérien. C'cst donc un anuean de Corcnst,eirl (cor. 1).
On cri déduit par rhcurrence sur Card(1) que A[(Ti)i,I] cst 1111 anneau de Gorcil-
stein ; puis on applique le cor. 2.
1. Propriét6s homologiques élérnc~itairesd e s a n n e a u x locaux rbguliers

071, a dli(A) -
P r r o ~ o s r ~ r 1.-
r o ~ Soient A u n urrrLecm locc~ln,oeth,r:rien régulier et n scr, ilinr~nmon,.
n et, pour t o t ~ tcrtlier Z 2 0,

Soit x = (.xi, . . . , x,,) im s y s t h e dc coordoiln6cs tlt, A (VTTT, $ 5, no 1, déï. 1 ) .


La. suite x cilgcritlrr m4 et. cst cornplèteirient SCC~LIII~ pour A (loc. cit., no 2 , th. 1).
TJe coniplexc tlc Kosziil K,(x? A) est u i ~ cr6solnliori librt, dc K A (A, X, p. 159,
rrrnaqiic S), dont la diff6rerit,iell~est riiillc inodulo r n .~Pour toiit entier i 2 O , on
a donc (3 3, rl" 3, forrr~iile(L))

Il r6siilt,e alors di1 cor. 1 de la. prop. 4 dii no 3, 5 3 qiic tlli(A) = 71


P n o ~ o s r ~ r 2.
r o ~ Un
- ( I , T L T ~ , ~ ~ J(Local
;U n,oethérien r é , q ~ d %est
c ~~actoriel.
D'après la prop. 1. tout inodulc tlc type Fini sur im anileau local ilnathérien
régulier diriet une résolution projet:i,iw de longiieiir finie par dcs rr~odiilesproject,ifs
(le type fini, tloiic libres (II, S 3, ri0 2, cor. '2 tir la prop. 5). 11 r4si1lte alors (le V l l ,
$ 3, no 7. cor. 3 de la prop. 16 qu'un t,cl a.riiieaii est factoricl.
P I ~ O P ~ S I ~3 I.. I O N A ,urr an,rrrnu local noetlcérieri, r&,qulier.et M Irn A-module
Soien/,
nwn nul de type Jirri. Sa di.rr~ercsion,proj~ctitleest finie et 1 'osri. (1.
dp,, (M) -t prof,, (M) = dini(A) .
En effet, IL1 cst (le dirric:rision projective h i c (prop. l), et, l'on a prof(A) =
dirri(Â) puisque A est i i r i a.riiie;rii de Ma.caiilay (5 2. ri" 5, excrnplc 7). On appliquc
alors le th. 1 du !i 3, ri0 5 .
COH.OLI,ATRE 1. O n (,I dp4(M) 2 dim(A) - dim(hl) ; 1701~7.qu'il y ait igalilé, il
faut et il s u f i t we R/I soit macn,ulaye.n.
COROLLAIRE 2 . Po~rrqu,e le A-modulc WI soit libre, il faut et il suffit qu'il soit
mmcuulaycn ct de dirn,ension tlirii(A) , »v encore qu'il soit de profondeur 3 tlirn(A) .
COROLLAIRE 3 . T O I Lrr~odule
~ r.(ficx(J dc Rype j k i sur 'un anneu'u locd noethri'r?en
régulier de dim.cn,.sion '2 cst libre.
En effet, i i r i ariricau local riocthérien régulier est irltégialcrnent clos (VI11, 5 5,
no 2: cor. 1 du th. 1). Le corollaire 3 résultc donc d u corolla.ire 2 ct du $ 1, no 10,
prop. 16.
C O R O L L A4~ H.Soit p : A -+ B un h,o,m,o,rr~,orphl;sm, lord d7u:rinecru:r;locuuz noe-
thGrLer~s.0.n suppose que A est réplier cl, que p ,fail dp B mi, A-niodulc de t y p e
fini. On a alori; dpA(U) 3 diirr(A) - dini(l3) . l ' o ~ ~que r U soii, u n c~rrrrca~~, (de AT(],-
caulny, il f(~,utet il SU& ~ L I'ori,
C (rit tlpA(J3) = tlirrl(A) clirii(l3). Pour que B
-

soi/, un, a,nn,rnu dr ~VIuc~aulqdr tlinmtsio~rt~ , faut et il sujfii, que le


&11e à, t l i n ~ ( A ) 41
A-module 13 soil libre.
En effet, o n a diin(B) = dirnA(B) (VI11, jj 2; n o 3, th. 1) ; par nillciirs, B cst 1111
nnncaii tic n'lncni~laysi ct sc.iilcrncnt si c'cst url A-~nodulcdc h/lacaillay ((!i 2, no 6!
prop. 8). Tl suÏFit donc d'nppliqiicr lcs corollnircs 1 c t 2.

Re,rrtmrcjue.- Le corollaire 4 pernict de ca.ract,i.riscrIcs amicaux locaux (le Macaulay


(1a.n~plusieurs cas importants. Soit, A IUI anneail local r~octlii.rieii; c'est LUI ;mireau
de Macaulay si et sedernent s'il en est, ainsi (le A (5 2, rio 7 ; < W . i (Ic la prop. 9).
Supposons désormais l'arineaii local 4 corr~plrtet posons d - dirn(A) .
a) Supposons que A possède uri sous-corps. II possiidc alors lin soirs-corps
de rcpri.sc:rilarits K (IX, !i 3, II' 3 ) , et il existe ime algkl~re(le skries formelles
E = 1<[['11, . . . , '1 ,,]] et uri horr~oriiorpliisrriesur:jectif de K-algkljres li: A (/oc. -
cd.) ; il cxisk missi iii~calgi.l)re ri(? skies forrnelies E' = K[['l'i.. . . et 1111
liorriorr~or~~llisrric Iocid irijcïtif tic K-algèbres E' - > A tel que A soit une algtljre
finir sur E' (loc. clt.). Idespropriétés sui~mntessont bquivalerites :
(i) A est iIn aiirleaii de M;ico.ulay ;
(ii) oir a dp, (A) = 71 - cl ;
(iii) A est u11 F:'-iriodidr libre.
1)) Siipposoris que le corps rCsidirel de A soit de carai:tbristiqiw p > O . Il existe
uri yariiicau de longueur +w , de corps rbsiiluel K A (LX, 5 2, no 3 , prop. 5). Soit C
ilri tel aiineaii ; il existe iiile algèljre de séries f~jrrriellesFC = C[[Tl.. . . . T,, Ij et, iin
homomorphismr siir,jcctiî p : E + A (JX, 2, n o 5,th. 3). Idesprop~iétbssuiv;mtes
sont i:qiiivalentcs :
(i) A cst lui arincau dc Macnirlay ;
(ii) on a dp,(A) =n + 1- ri.
Siipposonsde pliis qiie pl^ lie soit pas diviseur de zéro dans A ; il cxisk alon
rrnr: a1gi:brc tlc sCric:s îorrr~cllcsE' = K[[7'1, . . . ' 1 ' , 1 111 et uri horrioiiiorplrisirre local
in,jcd,il'dc K-aIg5brcs F:' + A tel que A soit une a,lgi.l)re finie sur E' (/or. cit.).
L'anriraii local Er csl, rCgiilicr, de tlirnrrisioil ,TL+ 1 (VIII, !i 5, ri" 5, exeiriple 2). I,es
i:orrditioiis prti:t<ieriteséquivalent aussi à.
(iii) A csl lin F:'-niodiile lit)re.
Poilr clcs rCsirl1,;~Lsm;~logirc,stlar~slc cas des modrilcs, voir le ï 3, rio .5.

2. Garactérisatiori hornologiqiie des anneaux noethCriens réguliers

I H R O R ~ M E I ( S e r r e ) . I'our qu'un anneau Local n o e M r i e n so,it régdirr; iI f0,ut et


r 3

il s u f i t quc su dirr~c,nsionhorr~olo,qiqucsoit ,fi~aic.


Noiis avoiis vu qiiliiil armeaii local 11octllCricr1r6gulicr cst dc dimciisioa liorrrolo-
giyuc finie (prop. 1).
Inversement, soit A im üilncwii local noethérieil (le dirrmwion homologique fi-
rlie n ; tl'apr&s le $ 3, n" 3, cor. 2 de la. prop. 4 ct n" 5, 111. l. ori a.

II = &(A) = ~ )prof (A) .


t l p * ( ~=

Si 0 , lc A-rnodule KA cst librc, donc ma = O et A est url corps. Supposons


'11, =
'rt > O et
ra,isoririonspar rCcurrer~(:t;siir n,.Puisque prof (A) > 0: l'idéal m~ n'est
p a associi: à A (5 1, no 1, remarque 2), donc ii'rst pas conteriu d m s la r6imiori
de ni; ct des idéaux associés à. A (TI, $ 1, ri" 1, prop. 2 ) . P x coi~si'ipnt(IV,
j! 1, 11" 1. cor. 2 de la. prop. 2), or1 peiit t,rouver un C.léiilcrit z (le m~ m i tel-
que l'hoinotl-iktie z~ soit ii~jcctivc:.Notons P> I'ailrieau local rloethckien A/sA et
consitléroiis la suite dc A-rrioclules

où 1';i.pplication i es(, tli.tliiit,e par passage aux yuot,ients dc I7a,pplication n 1 + u,z (le
A dans m~ ct où p est, la siirjectioii canorliqilc ; rlle est exacte. l'uisyilc la classe
de z dans le K A - c s ~ ~ vcd,orid
&linéa.ire
+
: +
c ~
-> K A avec +(:c) -
m,j/mi n'est, pas riulItlj il cxist,c iiric applicatiori
1 ; pa.r p;~.ssa.g(:
im quotient, ou déduit dc~
iine rétraction tlc i , (le s»rt,e qiie ln silitc cxacte préc:édwitr est scindbc. Cela
c:ritrWric lcs relalious

à la suite exacte tic B-nlodulcs O + in73 + >- Kn -


(cor. 2 de la prop. 7 (111 3 3: nu 4 ct A, X: p. 135, cor. 1).Le cor.. 2 dc loi:. cit. appliqiib
ciltraîrlc (IpD(~yj) < +m.
L'arliicau B cst donc de tlirnensiorl liornologiqi~cfini<:(5 3, ri" 3, cor. 2 dc la prop. 4),
et dc profo~ldci~r n - I (5 1, rr" 4, proy. 7 (:1, no :3, cor. de la prop. 4). 11 rhsiilte dc
l'hypothbse de r&ilrrence yiic U est rkgrilier, tioric qiie A est rkgulier (VITT, 5 5,
11" 3, cor. 1 (lc la prop. 2).

I'ar coiiséyiic:rlt, si A cst ini armeau local rioctli8rien. il y i l cl~~iiivideiicc


critrr les
trois p)r«priCtCs si~iva.iutes:
(i) ,4 est, régulier ;
(ii) Ir A-inodulc K A est (le diincnsion projcctivt: fiiiic ;
(iii) tout A-rilodiile (Ir type fini est dc chxmsiori proj&ivc < +xi.

P I ~ O P ~ S4.I ~ Soit - J~N A a m r ~ north6ricn.


. ~ ~ Les cortdikior~ss?ti?~an,tes
sonl,
&pi.cialrrrfes :
(i) A rst r@~lil:r ;
(ii) t o ~ A-m,odule
~t de type fin,i est de darrt,rnsion.projec2i1)e < toc ;
(iii) ~ O , I L tout
T i d é d rrrmirnod m de A , lu dirnensiori p,rojectiar de A/m est ,finie ;
(iv) pour tout id&l pmm,ier p de A , l'anncuu locnl Al, cst r c j / ~ l i c r .
Soit p iin idPa1 premier (le A si le A-niodille A/p est de dimcslsion projrctivc
finie, il en est de ir16irie di1 Ap-moditle ~ ( p d'après
) le cor. 1 de la prop. 3 dis 3: s
ri0 2, de sort^ que I'ilnr1em1 local Ap est r6giilier (t,li. 1). On en dPdilit q11~(iij
impliqiic (iv) et qiic (iii) impliqne (i). Lcs implications (iv) 3 (i) et (ii) + (iii) sont
claires.
Proiivoris que (i) implique (ii). Soit M un A-rnodiilc dc type fini. Sous l'l'y-
pothèsc (i), on a. dp-kn,(M,) <
dh(A,) < +cc pour tout. idéal rrlaxirnal m de A
(no 1 , prop. 1) ; donc M est de dimension projcctivc < + sx (3 3, no 2, cor. 2 de la
prop. 3), d'ail (ii).
E m m p l r s . 1) Si l'anncais A est régulier, l'a,r~nea.u tlc fractions S ' A est régulier
pour t,oiite pa.rtie miiltiplicative S de A : cela rbsulte par cxernple de la caracléri-
satiou (iii) ci-tlcssiis.
2) Pour qu'un ailneau soit r6gulicr. il h.ut ct il sutht qu'il soit isomorplie an
produit d'iiric famille firiic d'anncniix rCgulicrs intègrcs ; ccla résultc en cffkt tlc cc
yisc tout anneau r6gislicr est localement isitkgre (5 1, no 8), puisqilc les anneaux
locaux réguliers sont intègres.
3) Les armcaux réguliers iriti!grcs de dim@on <
1 sorrl les ailileaux de Dedekirltl
(VIII, 5 5, SI" 1, excriiplc 1 et VII, !i 2, lio 2, th6orèriic 1).

CO~<OLLAII~E 1. Soi1 A 'u1h (rri~?,eclu nocth&ien. Les co7t,dit%onçS U % ~ I Q , T ~ , ~S COS? I , ~f?pi-


vale7rtes :
(i) on (L dh(A) < +m ;
(ii) A est rkgulier. ~t l'on a dim(A) < +cm.
Sb ces conditiorrs sont r6nlis&s, on a d i n ~ ( A= ) &(A) .
Si 1';mrlea.u A est iégiilicr, os1 a pour toi11 itléal maxisr~el ni de A 1'6gdilé
cIirr~(A,,,)= tlh(A,,) (II" 1, prop. l ) , et <lonc

(ti 3, SI" 2, p r o p 3 et VIII, 1, no 3, prop. 8). D'autre part, si tll~(A)< t w ,


l'armcnii A cst rCgulicr d1apri>sla prop. 4. Le corollairc eii résulte.
Il cxiste des aririeaiix rioetli6ricns régi~liersde dimcnsiorl irlfiriie (VIII, ji 5, exerc. 6).

COROLLAILIE 2. IJri (LTL'~LC:UU


+plier. est .r~ormci.l,de Coru:rrste?n el de hfuca.c~lay.
En cffct, ilri ansleau local rkgiilicr est iriti.gralcmcnt clos (VITI, 5 5, r i 0 2, cor. 1 clil
(s
th. l ) , de Gorcnstcin (5 3, rio 9, exemple 4) ct (le Ma.ca.ulay 2. II" 5,rxeniple 6).

C ~ R O L L A I H3-E Soient A u.n anrrenu noeth6r.ien,>.J (171 i(160.1(le A et A Ir .sf!p.iar.6


corri,pl6té de A pour In topohqic. .T-ncliqre.
a) Pour que I'arr~eauA soit r6gulae~ il faut et il s7&t p r , pour. to'ut idkul
-
mazzmal ni de A contermr/,t .J, l'anneau A, soit r6,qulier.
A est ri;~%/.lirr
A e s t r&c~licr, l'ar~rreuuA r,sL r6,quliev. Si i'c~lrr~au
1 ) ) Si l'awr~ecr:~
eh l'idéd J cortlerm dans le rndicul de A , I'arr7~eu.uA est r6,q~~liw.
D'aprks la prop. 8 de III, 52,
-
no il,poiir qiic l'aniicai~A soit rkgi~licr.il faut et
il suffit qu'il en soit ainsi (le A; poiir toiit idéal rnaxiinal tn de 4 contenant J .
Comme les c:omplMs drs anncaiu: 1oca.u~An; et A, sont isorrmrplics (loç. cit.),
l'assertion a) résiilte de VIII, $ 5, il" 1, cor. de la prop. 1. L';tsscrti»ii 1)) ri:siiltc
dc a ) .

CORo LLAIKE 4 . Soierct A rrri. arin,ctm rc%yu,li~r ct P U ~ AL - m o ~ h kpro,ject(f de type


jrei. L'algèbre syrnhiclue SA(P) esL un, arrrieau, rkg~lier.
Soienl p un i d h l premier de SA(P)et q son image r6ciproqiic dans A . L'ani~c:a.ii
local SA(P)p est IIII aririeau de fractions (le l'aiinea,ii SA(P),, qui est isornorphr A
SA,,(Pq) (A, III, p. 72, prop. 7) ; il suffit dc prouver qiie ce dernier est. rCguliei. Celii.
rlous rarnkric 8.11cixi o i ~A est local ; rna.is alors 1' est libre de t,ype fini. D'aprss 13
prop. 1 di* no 1 et ,4, X, p. 143, cor. 1, on n dh(SA(P))- tlh(A) t-rgA(P) < +cm,
et SA(P)est régiilier d3a.prèsla piop. 4.

3. Armeaux r6giiliers et algèbres finies

cl) Co,cr,l idc'cd pr.rcn~ier,rrrirsilrrnl (lc. Suppl,(N) csL uwdessus d"un idécel p m m i ~ r
rrrinirnal (kA .
Alors K est un A-module p?jecti,f (ilc I:ljpe ,fini).
Tl s'agit de proilvcr que, pour t,oiit idéal rna.ximal m tle A , le A,-iiiodi~lr NI,,
o s t librn (Il. 5 5, no 2, th. 1 ) . T,e A-ir~odul~ E3/AiinB(N) est lin soiis-module tlii
A-rnodule dc type fini ErdA(N) donc est de type fini. Si l'on rrrripla.ce U par
B/ Arinn(N); les Irypollit.ses de la proposition sont crlcorc vbrifii.cs (5 2 , nu 1,
c:xornplc 5) ; on peut don<: supposer que B est im A-rilotliile de t,ype fini et (pic
Silppn (N) : Spcc(B) .
Soit n~ in1 idéal rriaximal tir SiippA(N) ; j~osoiisn = tlini(A,,,) . D'après le cor. 2
de la prop. 3 tlii no 1, il siiffit de proilver qiic N, est lin A,-rnodi~lc n~acaul;i;eri
de diiriensiori ri . Tout itltal maxinial clc B , est (le la. formc nB, , oii n c~sti i r l
idéal prcrnicr de l3 a-dessiis (le m (V, !i 2, 11" 1, leirime 1 et prop. 1). Soit p i i i i
idéal preinicr miriirrlal de SiippE(N) , contcriii da.11~ n . TA partie fernléc V(pB,,) de
SuppBn(N,) est, alors de coclimcrision nulle ; lc B,,-rriotliilr N, Mant inacaul~yeri,
le cor. de la prop. 2, 5 2, n o 2 entraîne 1'6galiLC t l i r r ~ ~ -
(N,)
,, dirn(B,/pB,). Ma.is
p cst a.u-dcssus d'im idéal premier rniilimal de A , c:orit,(wi dans IV, dc sorte qiic:
Soit B ilrie A-algi'brc dc I,vpr fini ; il cxistc im eriscrril)l(:fini T et 1111 lioi~iornor-
pliisrrlc. sirijec:tif A[('l'i)i,l] + B , donc lin ].iornornoipliisrr~(.
siirjrct,if R[('l',),,r] + Il .
Comme l'aririeaii Il.[('l'i),,r] esl ïi:giilic+ï (ri0 2, cor. 5 dp la prop. 4 ) , l'aiiricail B est
prCsenthblc.
A

1-1) Posorls 1 = p '(.J) et imtoris Tt le sbpa.i.6 corrlplétb (le lt poix In t,opologie


--. l'"/I"+L > tJn/.J"-'l
1-atliqiic: ; poilr clinque ciillier ,TI. 2 0 , l'application c;tnoriiqiic
cst surjrc:i,ivr. Pi1.r consi.qilcnL, I'lwir~on~oyliisriie 1Z + A tlkli~it.(le p cst su~jrct,if
(III, 5 2, no 8, <m.2 dii th. 1) ; wrrirnr. R.est r6gidicï (ri" 2, (.or.. 3 tic la prop. 4),
A

l'arinctaii A es(, pi.bseriti~.hlc.


c) Cclit iésiiltr de 1X; 5 2, no 5, t h . 3 a) ci; JX, ii 3, ri0 3; th. 2 a,).
cl) Soit rn* l'idéal rriuxirrial d r A : alors p = p - ' ( n ~ n ) est 1111 idCa1 prctuic:r. tic
H,, l'arlncwu 1ocn.l lip cst r6guliri et I'l-iornoniurpliisrrip R,,+ A d6cluit tlc p est.
1oc.d et si11:jec:tif.

5 . Anneaux riiguliers et extensioris plates

1 ' ~ o r o s r ~ r r8o ~ .
Soit p : -4 -i 13 '11r1, lro~m,orn,o,rphisrried ' a n m e a ~ ~rsocth6r~ier~s
s
3 lm A-rnodde jidtkraenf pltri,.
de i
f(~i,str,n,/,
-
a ) Po'w tout ~-rnocl?dcRI[ c/r typ(: firilri, o,n a, (fph(M) dp,(B
B es/. r l g d i e r , l'anr~c«uA est ré,yulier.
h) Si l'a~~;r~ca.u
VI) .
Ac x 60 ARITF,,
PROFONDEUR. K~<:ITT ~t~41,11'1:, 6 /I

Lc B-module B @ A M est de type fini (1. 3 3. i l 0 6, prop. 12). Poix qu'il soit. nul,
il faut et il sufit que M le soit (1, 5 Y, ri0 1;déf. I ) : pour qu'il soit projcc:l,if,il faut cbt
il suffit que M soit un A-modide projectif (T, no 6, prop. 12). Cela. prouve a.) lorsyuc:
<
dpA(M) O . Supposons donc dpA(kt) 3 1 (d'oh dpB(13 @, M) 2 1) et tlénion1,rons
a) pa,r r6ciirreilce siir dpA(M) . Clmisissor~sillie sliit,~exa.rte de A-rnodiiles

où I r A-niodide L est libre de type fii~i.Oii a dpA(Y) - dpA(hl) 1 (A, X, 1) 135,


-

cor. 2 de la prop. 1 ) . Cornmc B est plat sui A , la suitc

est e ~ a r t cet on a dpB(B N) = dpB(B @ A 1\11) - 1 L'llypollihse dc récurrcilrc


appliqii6~à N pç.rmd tlr con( liirr Ccla prouvc a) , l'c~iscrtionb) rbsultc de a) el
de la prop 4 dii no 2
C o i e o ~ ~ l \ i n ~Soit
. B un anrieau r6g:gulier intsgy-e rt soit A
rrn sous-czri.n,e~u,rc.oe-
thérien de B le1 quc B soit .un, A-module de t y p 4 n i . Les condition,^ suimn,t(,s sont
L~u?~cialcntes
:
(i) A csl r&ulier ;
(ii) B est un A-rrrodde projectif ;
(iii) B est un A-rrcodule plat ;
(iv) B est un A-modulc jidèl~m,en,tplat.
(i) +- (ii) : cela. r6siilte du cor. de la prop. 5 clil 11" 3.
(ii) .i(iii) : cela riisiiltc dc 1, 3, 11" 1, prop. 1.
(iii) + (iv) : poix t,oiit id&l preiuicr p de A , on a, pB # B (V, 5 2. no 1, cor. 1
tiii théorhmc 1). Il siiffit dors tl';i.ppliyiier 1, !j 3, II" 1, prop. 1.
(iv) + (i) : cela. rbsiilte de la prop. 8, 1)).

Pour tout aiincail local ilocthérien A , notons 6(A) l'ent,ier

Xappclorls (VIII, 5 5, no 1) yuc &(A) cst toujours positif et c l u ~son nnniilittion


c:a.ractérise les arlrleaiix locaux réguliers.
Soit, p : A + B iin I~or~~or~~oiplrisrric local d'a.nneaux locaux noethériens ; on
déduit, de p lin lioirlorriorpl~isrr~c ~ ~ - 1 i n é a i rmA/n<i
c + mB/m:, d'où iiii homo-
rriorphisirie K~-liiiéaire

6(B) + [Ker(dp) : K ~=
] Ô(h) + Ô(K* OOA B) + (dim(A) - dim(U) + dilll(KA @A B))
Notons C l'anncaii local ~4 @A. B . C o ~ ~ b i d é la
~ osuite
~ ~ s cxactc de B-rnodiilcs
par produit tcnsoricl avec KR, on obtient unc suik rxüct,e de ~i<-rspô.ces
vcctoricls

d'oii l'on dbduit I'égaliti.

qui entraîne lc lcir~rric.


Soi/, p
P R O P ~ S I T9.-I ~ N : A i R un, horn,omorplUs7rct:,elocal d'artrrea?r:x. Io(:mr:r
noetlr&irn,s. Les c o ~ d i l i o n smlvantes .son,t iquivalerrtes :
(i) l'anneau U cst rb!yl~lierel l'o,pplication KR-linéairc

<
Ori o, dim(B) dim(A) 1 < l i r r l (8 ~.~B) (VTIJ, 5 3, no 4, cor. 1 tic lx prop. 7) ;
4
1'6q11ival~nc.e de (i) et (iv) r6sultc donc dii lernrne 1. Sous l'hypotlikse (ii); le
A-module R est fidi.lenicnt plal, pirisqu'on a m,\Rc inu # U (1: 5 3, no 1, prop. l ) ,
ce qui eintiï~înc(iii) d'aprCs la prop. 8. L'irriplica.t,ion(iii) (iv) rCsillte de VIII, loc.
çit.
Il noiis suffit maintenant dc proiivor que lorsque les conditions Ccpivalrrrl~rs(i)
et (iv) sont. satisfaites, 1c A-niotli~leB est plat,. Soit x lin systkrlic tlc co«r.clorinérs
de A . Piiisqile tip cst injective, l'image par p (le cct,t8csuite fait partic d'un systhrric:
de coordonrikes de B . Ainsi ln. suite x csl c:ompli.teinerit sécante pour A cl pour B
(VIII, 5 5, ri0 3, prop. 2), et cngcndre l'idéal n l ~de A . D'aprCs la rcrnarqire 3 dr
A, X, p. 159, lc A-rnodule TOI.~(K,,.£3) est isornorphc à H I ( x II) ! donc est, nul ; il
c w r6siilte qiic B est plat sur A (III, $ 5, 11" 2, th. J et no 4, prop. 2).

e r r p * Soient X , Y tlciix vari6ti.s nnalyt,iyirrs c:oinplexrs, localcrnent dc tli-

l'homoinoïpliisir~c locw.1 p : A'y,f(-c)


transposée <le l'application tmgente
-'r,,(f)
incnsioii finie, ,f uri niorphisnic de X daris Y , e l :r: iiri poirit (le X . Considérons
Ox,rn.ssocii. ù S. L1applir:o,lion dp est la,
: T,(X) + Tf(:,:)(Y).T m conditions
(i) à (iv) dc la proposition 9 dqi~ivalcntdonc dans ce cas ;LU fait qiic ,f soit iinc
submersion cri :r: (VAR, R , 5.9.1 ). ,
1. Idéal engendré par une suite cornplkterrlent sécante

DÉFINITION1. So,ier~t IL^, anneau, J %I,?L idkul de A . On dit que I'idCal J est
con~plèlerrrer~lç6c«ri,l aur. po,irct p dc V(.J) s i I'idCd .Tp de A,, est fqqendré par Irn,e
Ap . On dit q u e .T pst corn,pl&tem,ents6cnnt s'il l'est
suite complClern,errls é ï ~ r r l xpo%~7.
erc tous les points de V(.T) .

Si 1'itlh.l J tlr A est c.ompli.tcincnt s6c;mt, il en est de même dc I'itlPal Sp',J de


SplA polir toute partic iiiultiplica.tive S de A .
Tout idéal engendré par une suit;(+cornplhterrierit sécô.nt,e est coinplhterneiit sé-
carit. Plus pri:cisi:mciit :

.finie x
lentes :
-
P F W F J ~ S 1I .~ I Soien,t
~ I ~ NA TI^ utmeclu, J un idéal de A , engend~c'p a r w,rse çcAfe
( a i ,. . . , :x,) d'P1é~r~entsde A . Les coriditions suiva?ztes s m t +uiv~a-

(i) ln sui1;c x est c«,rrrplbturwrit sPcan,le pour il ;


(ii) (rcsp. (ii')) pour tout idéal pre,rn,i~r(resp. rri,az2rrd) p E V ( J ) , l'ivrnge de
x dari,s A,, est coni,~)li.tr:rr~,cntt
.sPruri.te pour A,, ;
(iii) (rcsp. (iii') ) porur tout idkal prcm,irr (resp. m«.:r:irnal) p E V ( J ) , l'id&/ J est
corr~plètcrn,en,tskcnnt en p et l'i.rri,(qe de x d a m Ir: ~(p)-esp«crr~ectoriel~ ( p ) ,J
en forme m e base.

(iv) pour tout crrtier rr 3 0 , le A/.T-rn.od~~l~ JTL/.J1'+' est libre, ei les irrrnges des
mo~1,6,rrm:r;yl . . . x:, de degr.6 total n en forment une balse.
Soit p lin i d h l piwnier de A ; notous xp l'image d a r ~ sA,, de la suite x .
Pour tout entier 'i 3 O . Ic ilp-niodiile Hl(xpi A p ) est isomorphe à (H,(x, A ) ) p
( A , X, p. 151, 2)) ; il est nul si p ne coiiticr~tpa.s J , puisqu'on a alors J p = Ap
( A , X, p. 148, cor. 2). L'écjuivalei~cede (i), (ii) ct (ii') résulte de là ct dc II; !j 3,
ri0 3, (.or. 2 d u th. 1. D'aitre part l'bquivalencc de (ii) et (iii) et celle de (ii') ct
(iii') rCsidtcnt t i i i 5 1, no 3, cor. 2 d u th. 1.
L'implimtioii (i) + (iv) est iinc coiisi:qiier~ce du th. 1 de A, X, p. 160. Eri-
f i r i la cciudiiion (iv) iiripliqur par localisation la conditior~ aiiahguc pour les
(Ap/.Jp)-rri~dules JP/.JP" pour tout p E V(.T) , et ccllc-ci entraîne (ii) d'après
le cor. 1 tlc A, X, p. 160.

R e n ~ c ~ ~ r q u1)
e . Lorsque
~. l'üririeau A est noct;h<:ricn, on priit rrrripla,cer dalis lcs
coriditioiis (ii) et (ii') << corripkterrierit sbcmte >> par << r6giiiière » (-4, X, p. 160,
cor. 1).
On prriltlra garde qu'il n'en est pas a.irisi daris la condition ( i ) : ilne suite coinpli.-
tcincnt sécante polir A n'est pas nbccssaireir~ent,A-régulière (exerc. 1).
2) Soient A un a.rinwu, J un idbal tlc Lype fini de A et p un idéal premier tic
A conteirarit J . D'a.prBs le cor. 2 di1 th. 1 (lu 5 1, no 3, or1 a.

et il y a Cgalitk si ct srulemeiit si .J est coinplhxiciit s6ca.rit cn p .


Siipposoris que .T soit distir~ctde A et crlgeildri. par ilne suite complkt~mciit
s6cnilte ( x i , .. . , z.).
On a alors (prop. 4 du 1, 11" 3, et prop. 1 ci-(lessus)

prof* (J ; A) : irif profAp('JP; A P )= r .


PF V (.T)

<
Si tlc plus A est noethbrien, on a codirn(V(,J),Spcr(A)) r (VIJT, 8 3, ri0 3, prop 4)
c l piolA(J ; A) <
codim(V(J).Sp~c(11))(5 1, 11' 7, prop 12), d'où firlalelncnt

profn (.T ; A) = r = codiin(V(.l),Spec(A)) = ht (J)

2. Caractérisation des idéaux coniplètemenl sécants

Soient A un aniicnii et J irll irléal (le A . TJe A-inodnlc griztlirC @ J" posskde
ntN
une: stri~c:t,iirenatiirelle de A-algèbre gmdubc. d(Xnite de la mulliplicatioil daris
l'aimeaii A ; 1'a.pplica.tionicleirtiq~~c
clc J d u s .T' se prolonge donc en iin Irorr~o-
inorphisrne siirjectif tic A-algèhrcs gratliiées, (lit ca.rt,orriqw

Par extension dcs scalaires h, l'anneau A/.T. oii dbdiiit (Ir oc,, lin liomomorplrisnir
siir,je(:tif de A/.J-a1gPh-es gradubcs, Cgalerncnt dit canonique

a ,: SA ( T ) -+ @ .Tn est b(jrct./ ;


71 cN
(iv) lc A/J-rrrodulr J/Jhet prqjectzl c,t Z'I~orrronrorphismc canloniquc
p., : SA/,1 ( J / . J ~ +
) ( A ) est bzjecttf.
(i) =+ (ii) : c'est trivi;il.
(ii) + (iii) : supposoris la coritlitiori (ii) satisfaite. Il silffit de proiiver q11~pour

,,",
cu -
toi11 idéal rria.xiind ni de A , le A,,/J,-rr~otliile J,,/.T$ est libre et l'krorrior~~orpliismc
: SA,, (3,11) $.Tm est bijectif (II, ) 5, 11" 2, th. 1 et ) 3, ri0 3, 1-11. 1). Mais
ces assertioiis sont triviales lorsque m n'appartient pas à V(J) puisqii'oil a alors
.Tm = A,, nt elles rGsultrnt <le A, X, p. 160. th. 1 et p. 161. rrrii~rq~re, lorsque m
appartient à V(J) .
(iii) i (iv) : c'est clair.
(iv) =+ (i) : supposorrs la. çoiltlit,i«r~(iv) stdisfaitc ; soit, p iiil idéal prerrrier de A
conteiinnl J . Alors le Ap/Jp-inodiile Jp/,Jp es(, libre. Soit x = ( L , , . . . x,.) urle;

suitc d'blénicrlts tlc J p relevant une l~asctlc Jp/JE . La suile x errgcrrdre J p (ltwrrie
de Nala'yarnn), c l satisfait par coristrilcLiori à la corltlitior~(iv) tir la prop. 1. Par
suitc l'itlkl .Ip de Ap cst conipli.t~errrerl1 sécanl, ct .J csl cornpli:tcrnerI(,sbcaril en p .
Rerr~c~ny.uc 1. Siippposoris 1'idCal J coir~plètemerrtsécarit ; soit (:rl, . . . , r ï , ) lin<,
suite tl'élbrrit~nts(le J , tcllc qiie poix tout idéal rriiixilrral m t V(.T) les irria.grs
rarror-tiyues tlcs 2, clalls J/mJ Sbrrrierlt une base (le t:t: A/m-espace vc1c:toric:l. Alors
le A/Firioclult: J/J%sl libre et lcs irr~agesci~riorliqiresilt~rls.f/.J2 tics a:, cn forment,
urlc bnsc : il sullit en cffct dc vbrifirr que les irria.gcs des Y, formerit une bas? t l i i
h,/.I,,-rriuclulc J,,/J: poiir h u t m E V(J) (II; 5 3, r1° 3, th. l ) , <:(: qiii r.i.si~ltc
de loc. cit., ri0 2, prop. 5 el cor. 2, puisclirr le A,,,/.T,,,-rriodule ,J,ll/.Ji cst projectif
(th. 1).

C : ~ H . O L L A T R:.~1 Soirnt A l'amcau S ~ ~ U Ucor~tplPl,C


! de 4 pusur ltc topolo!gie
corrqdhté dc .T . Po%~1.
.l-acliq~cet ,J = , J A le st?pcr,~c' QUC I'idPed ,1 dc A so,lt corrrplè-
ferrrcrrt shmnt, il:$ml el, il sutfit quc 17idi!u,l .T de A so,lt corry)lt:lerrccril, ç&:(~al.
Er1 cffel,, l'npplicatiou cs.rior~iqiiegr,,(A) i gr?(A) cst un isomorphisrrir d'arr-
rleailx graduts ; il suffit dorlt: d'appliquer le critèrc (iv).

Colior,r,~~r<e 2 . S o h t p : A + R un ho,rrio'rr~o~hl,,srr1,f~ dlann,eauz r~oet/~ér%e~r!~.s


fniscmt de 13 rrn A-rn,od~rlcplat, et .T ~ t nr1lGu1 de A .
a) Si J P S ~coviplètemcwf sécant, I'idGal JB de B est compldtemcr~tshcclmt.
b) Supposort.~yue l',i,ole'cll JI3 dc I3 soit corrrplClerrrent s6cw~tct y.ue lorrl idtlol
rnan.ilna1 111 E V(J) ,soit l ' i m q : & ~ ~ ' I . O C / ~ I C d i ~ m dt: B . A107:s l'i~khl.1
id6d rr~aZ%n~al
est co111,plètc7nenl çMcar~t.G'cst IP UI,S TIUT ~ ~ e r n p lsit : I3 CS/, 1 ~ 4 1A-rrzotl~r~le
jidèlcw~ent
plut.
Rernarqiroris d'abord qiit:, prlisqiie lc A-riiotlirlt: B est p h t , .llWAP, s'identifie a
.JnB et (tJn/tTr'+l)~A/,I (B/.TB) a ,Jn13/J"+lB pour tout erit,ier n 2 O . L1a.ssertioiia)
r.bsultc alors di1 rrit,ère (iii). Sous l(,s liypot hèses de t)), le iI1.T-rnod~ilt. R/.TB est
litIi:lt~merrlplat (1, 5 2, rrO 7, cor. 2 de la prop. 8 ct i( 3, no 5, prop. 9) ct J est
cornlpltleriierit si.ca.rit d'aprk lt: critère (iv), corrlpte tmiu de 1, 5 3, no 1. prop. 2 et
11" 6, prop. 12. La tlerriière asseition rHsiilt,r: de la prop. 8 th: 1, i( 3, no ,5.
C o n o r , ~ ~ i3n .~ : Soi(mI, A ,161~~l,'rtn,f:a~~
- ,noethPrien et J ,un id&l corn,~~l?terrre~~.t
séccmt de A . Si A est un anrt,eusudr: Moc:mtlny (resp. dc Gorr:rt,stcir~,),sl en est de
rr~ênscde A/ J .
Soit en eKeL m im i d h l rnaximal tlc A <:oiiteiia~iitJ . T,'itl6al J, de A , est
crigeiidril par inie siiite A,-rkgulière ; doiic (A/J), est iiii arineaii dc NIacaday
(resp. tlc Gorcrlstrir~)t1';i.pri.s 1'ç.xernplc li tlir 5 2. no 6 (rcsp. l'excmplc 2 tlii 5 3,
11" 9).

Rerr1.nrp7rr2 . 011 dit qii'uri m n c m noethérien A est iin rrraneau d 7 i n , t e r ~ 2 i o n


com,pl?te si, pour toiit itléal rrlaxinial m de A ? I'miieair local corriplet. A , est,
isomorphe ail quotient d'uri imiiem rwethérien 1oca.l cornplet régulier pa.r i i r ~icl&d
corriplèterneiit sécai~t.11 r8sultc tlii cor.. 3 c-dessus ct dii cor. 2 de la. prop. 12 dii
5 3, 11" 8 clii'ui~tel aiinctrii c,st i i r i a.nneaii <le Gorcnstcin.

3. Idéaux complètement sécants et anneaux réguliers

P ~ o r o s r r r o2 ~ . Soit A un umeuu rroclhérifm Tks i:o,r~.rlitiorassui.ualatcs so,i~t


6q1~ivalcrctes:
(i) A est r y u l i c r ;
(ii) touL 'irlPul rri.a:xirn,crl de A cst complèlern,e,rit sécunt ;
(iii) tor~tid6d J de A tcl truc A/.T so2t r.@,q~rlier est co,rcplhLerrrrrrl sdcmt.
(i) + (iii) : supposoiis 1';ariiie;r.ii A régulicr ; soit ,J uri it1i.a.l de A tel qiic A/J soit,
rbgiilier et soit p uri it16a.l preinit~rde A cor~tciml~t J . A1o1.s les anilcaux locaux Al,
et A p / J p sur111 r<:gilliers, donc Jp cst cngcntlr.6 par iriie siiit,e complttcinei~tsécünt.c
pour ilp (VIII, 5 5,ri0 3, cor. 2 et prop. 2), ce qui signifie que .T est coinplbtcmcnt
sécant en p .
*
(iii) (ii) : c'est clair piiisqii'im corps est un a.sinea.u régidicr.
(ii) + (i) : soit m i i r l idbal inaxiirial de A suils l1l~,\ipoth+sc (ii); l'idéal inaxiinal
mA,,, de A, csL erlgendré piLr un? suite coinplèt,errierit s6writç. polir A,, tlor~cA,
est rGgulier (VIII, 5, rio 2, t,li. 1). Par conséquciit A est rBgidicr.

(ii) po1~7.t m ~ tidéol premier. (resp. mnzimal) p de A contenunt .T, l ' u n n m ~ ~Al, ,
est rd!gulier ;
(iii) l'mrrreri~~s6pn,rk com,plété dc A pour lu, lopologie .T-adiq7~rest réquliei..
D1a,pri'slet h . 1, la contlitiorl (i) sigriilic que poilr toiit idcal p r m ~ i e r(resp. maxi-
rrlitl) p de A contenant .J. l'idéal JI, de I'anrieau local Ap est crigcrrtlr& pa.r iiiie
suite cwriplètemcril sbcarite pour, A,, . Pilisque A p / J p cst r6girlier par hypothèse,
cette tlerinii.re cordition Ctpivaut à ( Y , (lise A,, soit rbgulicr (VIII, 5 5, no 3, prop. 2
et son cor. 2) ; ccla pronvc 1'6qiiivalcncc d~ (i) ct (ii). L'éyiiivalerice (le (ii) et (iii)
résulte di1 fi 4, no 2, cor. 3 de la prop. 4.
PROPOSITION 4 . Soier~tA W Lanneau r.&dier, .T u n idéal de A et A" un, sous-
anneau. de A tel que l'homomorphisme canonique + A/.J soit bzject$

a) L ';idéal J est com,plktem,en,t sbcmt, Ic ho-m,odulr J/J%sst projfxkif de type


fini, et 17an.neau A. est régulier.
b) Soit cp : .J/.J2 i .l 'une sechion Ao-li7réaire de la xwjeclion c ~ ~ ~ , o ~ ~ i q u e
J i J/J? L'ltorrtorr~or~pluixrr~e de ho-ulgèbws SA,(,T/.I" + A pwlonyecmt cp
s'élend en u n isorrrolpirisrnc du corrcplété de l'a9uteal~y7.udué S A " ( J / J ~ sur ) le sé-
p r é complété de A pour la topoloqie J-adiqve.
a) Soit p lin idéal premier de A contenant J . On a p = (p n Au) @ J ct par
suite p2 - (p n Ao)' @ p J , donc p% J = pJ. Notons i l'ir'jectiorl canonique de
J dans p . D'après ce qui précède l'application i @ lAjp : J @A A/p -4 p @A A/p
est ir~jective~ et il en est de même de i,, 8 l+) : J P @A,, ~ ( p + ) PA,, @A,, ~ ( p ) .
Le lerrirne de Nakayarna irriplique que l'idéal J p de Ap est engendré par une partic
d'iin systèinc de coorclonriAes de l'anrleaii local régulier A,, . D'après la. prop. 2 de
VIIT, fj 5, no 3, l'anneau Ap/Jp est régulicr ct l'idéal Jp est cornplhteinerit skcarrt.
Ainsi J est complètement sécant, l'anneau A. , isomorphe à A / J , est régulier, ct lc
ho-irlodiile J/J%st projectif de type fini d'a.près le th. 1 (no 2).

est bijectif. Soit f : SA, (.J/J2)


l'application Ao-linéaire cp : .J/J2
--
1)) Il résult,e du lh. 1 que l ' k ~ t ~ ~ ~ ~ c ~ ~ r ~ ca~mrliquc
c ~ r ~ ) l ~ i s ~ ~:~SA"
A l'llorl~oir~orpllisr~~c!
c ~ (*J/<J2)
+ gr., (A)
de Ao-algèbres prulougeant
J . Si l'on rniinil A de la filtration .J-a,diquect
SA, (J/.J2) dc la filtration associée à. sa graduation, pJ s'identifie l'holnorrlor[)~lis111e
clédilit de f pa.r pa.ssagc aux graduCs associCs. L'assertion b) résulte alors (le III,
5 2, no 8, cor. 3 d u th. 1.
4. Anneaux gradués réguliers
Soicnt A. in1 anneau ct P lin A"-rnodiilc gratliiA tlr type N à degrés > 0 .
Notons A l'a.rir~enu SA,(P) : il existe sur A une imiyiic graduation de typc N
pour laqiielle A. est de degré O et P est. un sous-Ao-i~iodulegradué dc A. No-
tons A+ l'idhal @ A, dc A . Alors l'applicatioi~ca.r~oi~iquc
P ) A+/i\$ est un
7~;\1)

isonrorphisnie de Ao-rriodiiles gradués (cf. A, III, p. 76, prop. 10).


Si le Ao-ïnotliïle P est gra.di16 litre (A, TT, p. 167, reniasque 3) et si (z,),,~
est iinc ba,sc dc P formkt: d'i.li.rrierits Iioriiogbiies, la A(l-algi.l)rr grarliibe SA,(P)
est isomorphe à I'alghbre de polynôïncs Ao[()i,)i,l], miinic dc la pradl~ati(llipour
laquelle chaque X , pst lioinogènp de degr6 &>g(z,).On appelk A"-algChrc gra.du6c
de polynômes toute Au-algèbrc gradiiéc de typc N , isomorphe à iinc A"-a1gi.l-xe
gra.tlu6e [le la forme précédente.
Lorsque ll;rrmcau A() est rCgulicr et que le ho-module P est projectif de type
fini, l'anilcau SA,(P) est rhgiilicr (5 4, il0 2, cor. 4 tic la prop. 4). Invcrscrricnt :

T H ~ O R ~2M.FSoi1: A u n nnnearr régulier, grn,d~rbde type N . L 'unneau A(] fbrrrlb


dcs Rlérnents de dcyrr' O dazns A est rbgulier ; il existe u n Au-module pro:jectif de
typc fini 1' gmduR M &yrAs > O tel qufJA soit iso~norphecomme Au-algkbre graduée
à SA,(P) .
Notons P le no-inodiile gradil6 h + / A : . D';i.pri:s 12. prop. 4 du no 3, l'anncail Au
est régulier et le An-module P est projeclil et tlc type fini. Les composarrts lrorrio-
gènes de P sont donc projectifs ct il existe une seetion A"-linbaire <p : 1' A + , gr*
- )

clutc de iiegri. O , de la siirjcction canonique A+ + P . Soit f : SA,,(P) - - ~ > A l'lioitio-


morpliisrr~ede A"-algèbres gradil6cs qui prolorigc. <p. n'après la prop. 4, f s16tcilden
i i ~ isomorpliisri~c.
i (hi séparé compli.t6 (le SA, (P) pour la. t,op»l»gie SA,,(P)+-adiquc:
sur le skpar6 cornpléti. de A pour la topologie A+-arliqii~.Par conséquent, j' est,
iriectif et sori ima.gc est dcilsc tlms A pour la topologie h,--adiqiic. Mais pirisq~re
lcs topologiw induites siir lcs corl~posar~ts Iiornogèries dr A sont tliscri$cs et qiic
l'irrlagc tic f est IIII sous-module gratluk, cela irnpliqiir que ~f est 1,ijcctif.
C ~ T N ) T , L A1.
I R-ESoit B rrri urmetiu rr$lwlirr, graduk iL dqrc:'.s positifs. "5hppo.sons

A-rrrodwle dr hjpr fini. Lrs co,nditions suivarales s o ~ Pyr%val~rt,te,s


t
(i) Ir: A-rrtmlr~lrR est gro.&uClibm ;
(ii) le A-rr~oduleB es1 plat ;

D'après le th. 2, l'a,nricaii Bo est r6gulic:r, cloric protliiit d'arrncaiix rkgulicrs


inti;grcs (!; 4, ilo 2, excrriplr 2). Pour toiit 616irlcrit idcrripoterrt c. de Bo . le Bo-rnodiilc
Uocl es0 prujectil. tlorie libre, cr qui entraînc (: = O o i ~1 ; a,irrsi Bo est irithgrc.
L'assertion a) r(:s~ilteadors du tl.léorimc 2 el, tlt: cc: qil'ilri IIo-rr~odulegraduk ct
projectif de type fini est gradiik lihre.

(i) % (ii) : les Ao-rrrotlirlrs jirn.tli~bsp h t s et de typc fini solll, grat1iii.s librcs (TT,
5 5, no 2, cor. 2 clil ili. 1). L'éqiiiveltmcc cle (i) et (ii) résulk tlorlc tlc A, X, p. 144,
prop. 8.
(ii) ++(iii) : puiscpe B est cnlicr siii. A et pst une A"-alghbrc de t,ypc fini, A est
iinr A"-algChc de type iini (V, 8 1, no 9, lcinrrrc 5); tloiic iiti anneau r~oe(,lkricn.
L'éqiiivalencc dc (ii) t t (iii) rCsulte alors (hi cor. clc la grop. 8 du 5 4, ri" 5 et de a )
appliqué B A .
(i) + (iv) : pi~isquel ' a n n e a , ~R est régulier ct fidèlcincilt plat siir A , 1'annea.u
A est noct.lii.rieii d'a.pr&sla. prop. 11 de T, 8 3 , ri0 6 et rkgulier d'après la prop. 8
d u 8 4, il0 5, donc est iinc k:-alg&he gradiiér de polynômes (cor. 1, a)). Toutc siiitc
ghi'ra,trice algéhriqiicnicrrtt libre de A cst A-rhgiilihrc (A, X, p. 158, rxerr~ple),donc
13-r4giili&repuisque R est plat sur A .
(iv) + (iii) : supposons la condition (iv) sa,tisfaitc, et soit x iine suite généra-
tricc a.lgP1)riquerrierit libre de A formGe d'éli-menk boinoglmcs. La siiitr X , étarit
A-rtgulièrr, cst coniplèterrier~ts4carlte pour A (A, X, p. 157, prop. 5), de sorte qiic
le A-module ~ o r ? ( h :B)? est isornorphc à H1(x, 13) (A, X, p. 159, rernarquc 3 ) ;
i m i s ce dernier est nul, piiisque la. suite x est R-régiilière.
Les corollaircs 1 et 2 inîpliqiicilt Ir lrrnrnc 5 dc LIE, V, 4 5, rio 5
5. Suitcs rQguli6rcsct cxtcnsion des scalaires
P ~ o r o s r ~ ï 5r o ~. Soient p : A + B un hom,om,orph,ismw local d7a.ri,nenlnr.1ocn.a~
r1,oeth,kriei1,s, N un P>- nodule de type fini, x = (xi , . . . , x,.) une suite d7tWr~f:'ri,t.s
de r n ~el' IL : A I T I , .. . .Sr]+ B l'mique horriorr~orï.,hismede A-algèbres tel que
~('l',)= 2, p o w i = 1,. . . , r . Les con,dition,s ç u i v c ~ n t ~son,l
s épivalerites :
(i) l'hom.om,orphism,c 71, fait de N 7rr~AITl, . . . ,TT]-modrtlr~plot ;
(ii) le A-rn,odule N est plat et, pour tout A-'rrrodulc M: la .suite x est
M 8 . 4 N-~.6,q,i~liAre ;
(iii) le A-rr~,oduleN est plat et la suilTex esC K A @ A N-rkg~rli?rc;
+ +
(iv) le A-m,odule N/(xiN . . . :r,,N) est plnt et la suite x est N-rkqirlièru:.
(i) =+ (ii) : posons T = ( T i , . . . , T,.) . Si~pposonsqiic le A[T]-motliile N soit,
plat. Puisque A[T] est plat sur A , le A-nlodillç: N est, plat (1, 8 2, no 7, cor. 3
de la prop. 8). Soit M uri A-rrrotlule. La suite T est évidernrnent M[T]-r6giiliix-c,
doric M[T] N-rkgiilière. piiisqiie N est plat sur A[T] . Or Ic A[T]-rriotliile
M[T] N s'iderititie à M RA IS?1'lrorriotl.iétir de rapport T , corrrspondmt A
l'eritlorr~orpl~is~rrt~ lM¢à. (z,)p~. La coiitlitiori (ii) est donc sa,tishite.
(ii) =+ (iiij : c'est, t,rivia,l.
(iii) =+ (iv) : cela rbsiilt,e tlc la. prop. 10 du fj 1, ri0 6.
(iv) + (i) : rmtons t l'idCal dc A[T] ciigcnclri. pa.r T . Le (A[T]/t)-motliile N/tN
cst plut par h,ypothèse et N est, itléalerneril, s6paré pour t (III, fj 5, no 4, prop. 2).
Pour di.rrl«rltrer yue N est. plat sur A[T] , il siilfil, (le proiiver, vu le th. 1 clc loc.
cit., no 2, qiic le A-n~odiilc (A[T]/t,N) est niil. R/la,ispuiscliie la suitc T est
A[T]-régulière, t:r modiile est isomorplic H l ( T , N) (A, X, p. 159, rerrixque 3),
qui cst riiil piiisqiie la. siiit,e T est N-rkgulitre (loc. cit., p. 157, prop. 5).
COROLLAIR.E.Soient k .cm corps, A wric k-al,qibr localc noethPricr~~~e, x
( x i , . . . , z,.) une suite diélkmn,rnts de ni* et M un, il-~rtodulede t p c ,fiai. Soicnt A
A

et M les com,plét& de A et M pour le,w topologie ( z i A + . . .+x,.A)-adique ; rtotoirs


.
.u : k[T1 . . . , T T ] + A i7unigue Irom,orrso,r~>l-~,i.s,rr~c -
(lc k-alg2Drc.s tel que ,u(T,) Y,
pour ,i = 1, . . . 1. , et îL : k[[Tl, . . . ,T,.]] + A 1'mique h,ornom,orphi.srr~econtinu
;

qui le prolo~ge.Les coadit.ioas .sui.u«.,nte.s s o r ~ téqc~ivalentrs:


(i) lu srrite x est Ml-régulière ;
(ii) I'li,orn.omovphlsrr~eu fait de Ni 7m k[TI , . . . , T,.]-vnodule plut ;
A

(iii) ~'horrrorr~orphSsrn,e 6 fait de hf un TI,. . . ,T,]]-nzod7~k plat.


L't.quivalence dc (i) c t (ii) rc'siillc de l'éqiliva.lcric~des coritlitions (i) ct (iv) de
la. p o p . 5 ; l'dqi~ivalericcd c (ii) et (iii) rCsulte de III, 5 5, ri0 4 , prop. 4.
Ces résultats pcrrrictt,ent (Se caractériser les rnodulea rnacaulayens dans deiix
CRS importants. Notons A uri anriean local noetliérien, hil lin A-module (le typc fini.
A

II est Gcluivalcrit [le dirc qiic lc 11-rriodule M est rnacaiilayeri on qiic lc 11-rnodiilc
M cst rna.caulaycn (5 2; no 7, cor. 4 de la. prop. 8 ) . Noils supposerons di:sorrna,is que
I'anncaii local iiocthérieri A est, corq~let.
1 ) Silpposons ti'al~~)rd que A possCilc un sous-corps ; il admet alors un
corps de représentmis k: (TX, 3; 11" 3 , th. 1).Soi1 ( X I , . . . , z,) urre suite sécante
rnaxirnalr pour M ; notaoris ?L : k:[[Ts,. . . , T,.]] i A l ' u ~ ~ i q uhotn~rrio~phisn~e
e
continu tel que ~ ( ' l '= .
, )z, poiii- i = 1,.. . ,t.. D1apri:s lc lerriine 4 b) de lx. # 2,
no 5 ct la remarque I de \/III, 5 3 , no 2, A/ ilnri(M) est i r i l k[[l'l,. . . , TT]]-modnle
de typc fini et par siiite M est nn k[[Ti,. . . TT]]-rriodiilc( 1 typc
; ~ fini. Cela étant.
les corditions suivimtr:~sont Gquivalcntcs :
.
(i) le ~[['I'I. . . . T,-]]-niodule M est libre ;
(ii) le A-inodirlc M est rnacaiilayetr.
Eri effet, il est C.qui\dmt de dirc qirï hI est nn A-niodille macaulayen oii
t r . . . , .cr) est M-r6gulière (# 2, 11' 3, th. 1). D'après Se cor. ci-dessns,
que Ir?. s ~ ~ i (XI,
cette dcr.nii.re condition signifie q i ~ cle k[['l'i , . . . , TT]]-rriodiileM est plat, ou encore
qu'il est lihrc puisclii'il cst de typc fini.
2) Supposons qiie le corps rksiduel K A de A soit de cnractéristiqiie p > O et
que l'on ait dirrr(M/pM) < tiiin(M) . Soit ( z i , . . . , C E , ) urie suilc s6cu.rite rnaximak
pour M/pM, rlc sorte qiic (pl A , .rr,. . . , z,) est une suite sécante maxirriak poix M.
Soit C urr panneau de longiiciir + m : de corps résiduel K A (IX, 5 2, ila 3, prop. 5).
II existe lm honromorphisnie ' ~ 0dc (: <la.ns A qui irduit l'i(lcnlit6 sur les corps
résiduels ; soit u : C[[TI,. . . , 'I',]] i A l'uriicjue homoiiiorpliisn~cprolongeant
u o el appliqiiant; 'l', sur :c, pour tout i . II ri.sultc coinme précédcrnrncrtt de loc.
cit., no 5, lerrrnie d que 'u fait de M iiri C[[Ts,. . . , 'l',.Il-rnodiile de typc h i . J,es
coi~ditionssuivantes sont équivale~il;cs:
(i) lc C[['îi, . . . ,il',]]-rno(Sii1e M est libre ;
(ii) Ir A-module M est, rr~acaulayeri.
En effet la condit,ioii (ii) Cqiiivaut 5 dire quc la, suite (.ri,. . . , :c7) est
hf-régnlière et qiir l'homothktie de rapport p dans I\il/(zilCl + +
. . . z,-M) est
injective (3 2, no :i, t,li. 1 ) . Or cette derniCrc c:ordition signifie que Se C-rriodule
+ +
1Ll/(~;iM . . . z,.I\/I) est sa.ris torsion, ctonc plnl. (A, X, p. 9, excrnple 7). Ainsi.
conipt,e tenu de lit prop. 5, ( i v ) (i), ~ la conditior~ (ii) 4quivaiit au fait que Ic
C [ T i , . . . , T,]-inodule M est pla.t, ou cncore (111, 5 5, 11' 4, prop. 4) que le
C[[TI,. . . ,'Y,.]]-modiile M est plat, c'est-à-dire libre puisqu'il cst de type fini.
6. Idéaux complètement sécants et extension des scalaires

PROPOSITTON 6. Soient p : A i B ,i6n1h,orn,omorphisme d ' c ~ ~ ~ n errocthé,r-ic7rç


- wu et
J 'un i d k d de B . Les ~on,dit%ons s u i ~ w n t ~SOT?,%
s équiualer~tcs:
( i ) le A-module B/J est plat et l'idEul J csl. corr~,plètenrents 6 c m t ;
(ii) pour tout q E V(J) , le A-rrrod.ule Bq p.st pht ~ t pour , b u t e A-algèbre A'
telle pue l'anneau. A' @A B soil noath,kr/,era, l'idkd .T(A1 $ 3 O~) de A' @ A U est
compltterrrent sLcanl, ;
(iii) p o f w twut idkal! m,azirn,al n de T3 c o r ~ t ~ n mJ t le A-m,od,ule BI, est plut et
) BI,) de ~ ( p -(n))
l'idkal . T ( K ( ~ - ' ( ~@) A ' 63.4U,, est con~,plètementsécunt.
D'aprk le t,h. 1 du ri" 2, la conilition (i) équiva,ut à la coriclition (il) (resp. (il'))
siiivoirit,e :
(il) (resp. (i")) pour tout idéal prmiier (resp. rrra.xirrml) q de B coiit,enant .l ,
le A,,-,(,!-module Bq/Jq cst plal el l'idéal .T, (le R, est engendré pa.r une suitc
Bq-régulière.
(il) =+ (ii) : supposorls (if) v6rifibe. Soit A' une A-alghhrc tellc que l'aurlcau
B' = il' B soit r~oct,liérien.Soit q 11n itléal premier de 13 conteimnt J ; posor~s
'
p = p- (q) . Puisque B'q s'ideiitific: A. Ab R q , il résiilte de l'iniplication (iv) =+ (ii)
de la prop. 5 (no 5) que llidCal .TB: de Ri est engendré par iinc suitc Uh-rCguliCrc
ct quc il, est plat sur Al,, tloiic sur A . Par ailleurs, pour tout idéal preniicr r dc
B' contcnarit JB' , l'image rk<:iproqiieq d t r daris B contient ,J et U: s'idcritific à
un anrlcau dc îractions de Blq . Ainsi .JB: est un id4al coniplètcmeiit skcnnt de U:
et .JB1 est iin itléal c:oniplGteinr:rit skcant de B' .
(ii) 3 (iii) : c'cst trivid.
(iii) + (il') : supposons (iii) vi.rifi6c. Soit n irri idéal imximal de R contenant .l ;
posons m = p-l (n) . Soit x inle suite cl'6lérrlcrits tle J , dont les iiriii.gt>sda.ns J,/nJ,
forment ilrie base de ce ~(11)-espaccvcxtoricl. La suite x erigeridrc . T , ; d'après la.
prop. 1 du no 1, elle est (~(111) 81~ BI,)-régi~1ibi.e. Corrnl~e1c A,,,-modiile BI, est plat
par hypot,l-ibse,il résulte dc l'implication (iii) + (iv) de la prop. 5 que la. coridition
(i") est satisfaite.

Rem,nrgue 1 . Siipposons que les corrditiorls kqiiivalentes de la. prop. O: soicnt satis-
-

faites. Coninle B / J cst plat sur A , pour toiik A-;i.lgbbre A', la suite cai~oniqucde
A'-rnodulcs
O > A' @* J
- -
A' @A B >- A' @* (B/.J) iO
6. EXTENSION DES SCALAIRES DANS LES ALGÈBRES
R.EGULIÈRES

1. Algèbres essentiellement de type fini

Soit k iiri anrica,ii. Soient A une k-algèbre et x = (:r,),,I irr~cfaruillc tl'4krr1c:rits


de A ; notons A' la soiis-alghhre de A engeildïée pa,r les zi . Nous dirons qiir: x est,
une fairiille esse~tiellerrsentgc.'n,drntricf,de la kalgèbrc A si, pour (,ou1 élérr~erii,a
dc: A , il c,xiste uii dément s de A', invcrsiblc dans A ,tel que s u appu.rtierrrieà A'.
Il rcvic~r~t,a.ii iri6mc (le dire que, pour tout a E A , il cxistc des polyi~ôir~cs P et CS
de k:l(X,),,,iJ tels qiic Q(x) soit inversihle t1a.n~A et quc l'on nit n = P(x)Q(x)-' .
Nous clirons qu'urie kalg+bre A est. essentiell~~rr~e~t de typc fini si elle a.dmct une
hrnillc csscriticllrrr~cr~t gCr~Crairicctiriie. Tl revient au mCme de dire qii'il cxistc imc
k-algèbre A' de lype h i el, iinc part;ic rni~ltiylica.tiv~ S de A' telle que la k-algèbre
A soit isomorplic ù S-' A' .

E z e r n p l e . ~ 1. ) Dire qu'une cxtcrlsion L (l'un corps li est imc K-wlghl~reessent,iel-


lcir~crrtde type f i i i i signifie que c'cst imc cxtcnsioi~dc typc fini au sens de A, V,
p. 11, d6f. 2. La K-ii1gPl)r~1, n'est (le t,ype fini que si c'cst une cxtcrlsior~de degr6
fini de I< (V, fj 3, no 4, cor. 3 d u th. 3).
2) Pour qu'iirie k-algèbre lo(:;tle soit <:sscnticllcnientde type fini, il faut et il suffit
yu'cllc soit isorrlorphc à imc k-ii.lg&lr)rede la forme Al, , oii A cst ilrie k-alghbrc tlc
typc fiui cl p i i i ~idéal preirlicr (le A (cf. TT, 5 2;ri0 5, prop. 11 (iii)).

s i ' ~ ; ' ( ~ I L ck' crst


P R U P O S I ~ ' I U N1. - I , , rcoethérien,
u toute k-nlgèbre rssentiderrrerrt dc
type ,fini est un a,irneau 7aoclltc'~ieri.
Ckla r6sultc tle III, 5 2, 11" 10, cor. 3 du th. 2 el II. 5 2, no 4, (:or. 2 tic la. prop. 10.

On dkliiit tlc 1ix d6finition les propriétés siiiv;tili,cs :

1)) Tout anneau de fractio~zsd'lmr: k-alqèhrc csscrct.iellcrrcent dc type ,firri est une
k-algPhrc c.ssenkkllern,rnt de type ,fini.

cl) Soit k i k' Tm h,om,omorph,i,sm.rd7anneau:r:; pour toute k-al,qèh A esserr-


tzellerri.ent de type $ni, la kt-nlgkbre A(k,) = kt El;A est esscnt.icllc,rr~erLt
de type
firri.
A(' x 72 PROP'ONIICUR, RLGULARIIf,. D U ~ L I I L $6

PROPOSITION 3. So,ient k u n onmeau,, A une Cc-algCb,re el B une A-ul,qab~e.Si


A est essmtiellemcat de lype fini sur. ;/ et U esscr~ticllerr~c.nt
dc type ,fini sur. A ,
sur. k .
alors B est essen.tiellcment de t~jpe,fir~~/i
Notons p : A i B l'applimt,ion canonique. Soient x = une fainille esscri-
tic:lle~mril,généra.trice finie de la. k-algh-e A et A' la soiis-algèbre qu'elle erigeiidre ;
soit y - (y),,, , fxnille ess~ritiellrrrieritgénf.rat,ricefiiiie de la A-alghbrc B . No-
lin?
tons 13' la. soiis-k-iilghbre (le B cr1gerlclr6c par les p(zi) ct lcs y i . Soit b E B ; par
hypothi-se il existe des polyilômcs P et Q dans A [(Y,),,J] tels que Q(y) soit inver-
sihle tlms B et qiic l'on ait Q(y) b = P ( y ) . Les coefficients non nuls de P et Q sont
cn nombrc fini ; il '>xiste un polyriôme R. E k[(Xj),,I] tel que H.(x) soit irivcrsihle
dans A et qiiç: R(x) P et R(x) Q apparticniient à Afl(Y,),,,,] . Alors p(R.(x))Q(y)
cst iriversil)lc clans B . et ]'on a

Airisi les 6lémcnts p(.xi) polir i E 1 cl ~/ipour j E .J f(ormen1 m e famille


csscntiellcn~cntgénératrice finie de la k-algèbre B .

COROLLAIRE.Le pmduit le~rsorielde de~uzk - a ~ è b r c srsserrPie1lemr:nt d c type finvi


est une k-algèbre csscritiellcnwnt d c t p c jiwi.
Soient en effet A et U dciix k-alghbrcs csscnticllcnieilt, de type Gni. Alors A R k B
de typc fini sur A (prop. 2, d)) donc siir k: (prop. 3).
est cssrr~ticllcrncr~t

2. P r o d u i t s tensoriels d'algèbres d e M a c a i ~ l a y011 d e Gorenstein

PR.OPOSITION 4. Soient k u n corps, A .ime k-alqkb,rs c~.sscnt.iellemer~t


de t y p e ,fi:ni
el U un.? /c-ulgèb~c.
il en cst de rrtênic de A
a.) Si A et B s o n l , des anneaux de M~,CCIITLID?J; @k l3.
b) $1; A et B sont des a m e a u x de Gorenstein,, il e n est de mêrr~ede A Mk.LI.
Supposoris que A ct B soimt des anncmx de Macaulay (rcsp. de Goreristcin)
ct proiivoris qu'il cri csl, de rriGirie ( i A~@A:B . L ' a i ~ n r mA @k R est noethérierl (no 1,
cor. tlc la prop. 2). Le A-inodiile A @ k . R est lit~re,donc plat. D'aprPs la prop. 10
dii 5 2, 11' 7 (resp. le cor. 1 de la prop. 12 (111 $ 3, no 8 ) , il nous siiffit de proiivcr qiie
~ ( p@k) l3 est uri anlieau de l\ilo.c:;ii~lay-(resp. de Gorcnstein) polir tout idCd prcniicr
p de A . L'cxtensior~~ ( p dc ) k est de type fini (no 1 , prop. 2 et cxeniple 1) ; noiw
soirmies dor~crarrleiiés iclémoiitrer 1'6noric:6 d m s le cas oh la. k-a.lgkbre A est une
ex(,ension de t,ype Iini I< de A:.
Soit ( t l . . . . .t,r,) iiiie lwse de tra.risce~da.rlcetie K sur k , de sorte que K est
une extcr~siori(le (logri. fini t3n l'cxtcnsion piire A:' - k.(tl,. . . , t,,) (A, V , p. 112:
prop. 17). L'arlrlcaii B' - k1@,<Best isomorphe lin anncaii de fractions tlc l'aimcnii
(le polynôlrles BITl,. . . , T,] , doric: rst i l r i a,nneau de Macaiilay (rcsp. de Gorenstcin)
d'après le cor. 2 de la prop. I O t l i i 5 2 ) ri0 7 (resp. le cor. 3 de la prop. 12 du ji 3:
ri" 8). Puisque K B s'iderit,ifit: ;I, K @ p B r , rioiis sorrinirs ra.rnen6s A prouver les
assertions a.) et b) lorsqiic K est i i i l t ~cxtciision de ticgr6 fini de k .
L'anncau K ¢;*k B cst alors url B-rnodiilc l i h r tlt: r m g fini, tloric lin B-rnotiiile
rnacaiilaycn. D7apri.slc ,3 2, il0 6, cor. 1 cle la prop. 8, c'est un anncaii de n'Iaca.ulay,
cc qui proilvc a). Siipposoiis rr~aintenar~t, que B soit lm aimeail dc Goren~t~eiii. II
< <
existe des sous-extensions K,, , O i rr>, de K avec

k = Ko c K I c - . . c K,,, =K

tclles qiic K I soit iirie I(i~l-îdgbl>rernonogène pour i = 1 , . . . ; 77L, et cela nous


permet de noils ramener au cas où l'cxtcnsion K de k est 1nonogi.n~(de (1cgrC fini).
L'liomoiuorphisiiir canoiiirpe B + K B fait de K @ k 13 m e B-algèbre plate et,
pour tout q E Sp~c(I3) , l1imriei~.i~
(K Mlc B) @K ~ ( q ;) isoniorplle IC l%k ~ ( q )est ,
iinc ~(q)-a1gi:lxt:rnonogknc, donc lin anricaii de Gorcnsteiii (5 3, ri0 9, cxcinplc 5).
Airisi K @k B est iiii aiirieaii de Gorenstciii (5 J, r i 0 8 ; cor. 1 de la prop. 12). ce qui
a.clrève tlc prouver b).

C O H O T J , A ~1.I ~ ESo%cri,f.k un,corps, K une eztc~zsiond c k et h v , c e k-c~lgïbrï:


-

es.sen,tiellern,er~tde type jin,i. Pour que A(I() soit wrr an,nw~ude ,ilI(~,caula~j
(resp. de
Gorf:,rtstecm) il faut et il sufit y.c~'ilen soit de même de A .
Si A est uri anneaii de Mi~.t'ii.iilay
(resp. de Chrenstein), il cn est de mêinc dc A(K)
d'apri-s la 1)rop. 4. Puisqiic est 1111 A-i~~odiilefidi.lerneilt plat, la réciproque
1Cs1111,e(le la prop. 10 dii 5 2, no 7 (resp. di1 cor. 1 de la prop. 12 dii 5 3, 11"8).

COROLT.AIHE A et 13 des k-al,qCbres. On


2 . S o i m i k un trnrrearc. >~oeth&rien,,
s u r . A:. Si A et B so31~1
.srrppo.sr: que A est plate et rsscrrt.lrllcrn,ent de type ,firl~/i
des cr,.n,n,eau:r:de M(~ca~rhy . Gormçtcin), alors A Bk B est arc. armecm de
( r ~ s p de
l%fucu.c~,lu,?j
(resp. de Gorenstcin) .
Supposoiis d'alrord que B soit iiri t,orps ; notons cp I'lionioinorphisme canonique
de k tla.11~B , ct r sorl rlcyaii. L'hoinornorpliism cp iritiiiit un hoinomorphisrne di1
) k / c dans B . Alors AC3k.B s'iïkmtifie (h@JkK(r))@,(,)U;
corps tlcs frncl,iorls ~ ( r (10
comme c p '(O) = r , I'aiiiieau A '81,~ ( r )pst lin annea.u dc Macaulay (rcsp. de
Clorcnsteiii) d'après la prup. 10 du fj 2, ri0 7 (resp. le cor. 1 clc la prop. 1 2 du 5 3,
il0 8). L'nsscrtion r6silltc clans c.c cas clil (:or. 1.

Passons ail cas g6ni.rd. Ln B-algcbre AwA:Bcst plîr.tc:, t:t rioeth6rie1inc par Ir cor.
tlc la prop. 2 du no 1. Pour. chaque itlcal preirlier q dr: I3 : l'ailrinail (A@kB) ~ ( q ,)
1 % ~

qui s'identifie à A i i ~~ (~q, )est uii ailneail de Mac.aiilay (resp. dr Goretistcin) dlapr+s
ce qui préckdc. On coiiclut en appliquarlt la, prop. 10 di] 5 2, no 7 (rrsp. le cor. 1 de
la prop. 12 dii tj 3, no 8).
3. Extension séparable du corps de base dans les algèbrcs r6gulières1
ou norrnalcs

Lerrme 1 . Soit A un, anmeau n,oeth,bien,,rkrrsion d'une f h i l l e ,filtrante croisçan,tp


(A,,),,,1 de so~u,s-c~nnec~,~~,.
noeth,6riens.

a.) Soit rn lin irI6n.l rria.xinial de A : pour tout cu E 1, ilotorls m, 1'idOal m n A,


de A,. Piiisqiie A est nocthkrien, m est de t,ype fini et. il existe un élémcrt a de
1 tel que m 1Am,, dc sortc que le A-niotliile (A,,/m,,) @/\, A est isomorphe à.
<
A/m. Cornrrie A est plat sur A,, on a dpA(A/m) dpn,(A,/m,) (A, X: p. 141,
lcnimc 2). Pilisque les a,ririea.ux A, sont réguliers, il en résulte yiic A est r6gulit.r
(5 4, no 2, prop. 4).
h) Puisque les A, son1 rétliiik, A est rétliiit,. Soier~ta ci, b dcs i.li.rnerrts de A
tels yiic O nc soit pas diviseur de zéru el que l'élénient n/h (le l'anneau total des
fractions de A soit cnticr sur A . Il cxistc UII polynôrrrc unitaire P E A[X] le1 q i l e
P(u/b) = O . Soit a un éléinent de 1 tel que l'aiirieaii A, conticrlirc a , h ct lcs
cocfiicicrlts tlc P . Puisquc A, est normal, il existe c E A, (,el que (I, = br:. Airisi
a/b = c appartient à 11 ct A est norr~lal.

Lemnrc. 2. Soierrt k wa co7ys, K et L des extensions de k: . 0 r suppo~t: ~ yuï K


~ e des extensions K ou, L e s t çEpam11lc. Alors l'anneau
est dr type ,fini et q ~ l'une
K @ k L est r.<iyulier.
Notons A 1'ailriea.u K gljlk. L ; il est noethérien d'après lc cor. de la p o p . 2
(no 2). Supposons d'a1)ord que l'rxteiision K soit séparable. D'après A, V, p. 130,
corollaire, il existe une base dc transccndar~cet = ( t i , . . . ,t , ) de K telle que TC
soit une extension finie séparable de l'extcnsioi~purc k:(t) . L'arineaii iC = k(t) Bk:L ,
isomorphe à un ix11ncixii de frixkioi~sd'un mileau de polynômes sur L cst rkgiilier
(5 4,no 2; cor. 5 dc la prop. 4) ; poiir tout idéal premier p de E?l'anneau ~ ( p@EA )
cst isoir~orpl-leà. ~ ( pNk(,)
) TC, donc ii un produit fini dc corps (A, V, p. 35, déf. 1,
p. :34,th. 4, et p. 33, prop. 5). Puisque A est. lin Enlodi~lclil~rc,c'est 1111 anrieau
régulier d'après le cor. de la prop. 9 t h fj 4, no 5.
Siipposor~srrlainterrarit que L soit séparable siir k . D'après la prernièrc partic: de
la tlérnonstralion, l'arliicau I< L' est régulier pour toute sous-extension de type
fini L' (le L . O11 cor~cliii,erl appliquarit le lcrrirr~c1.

l h n s cc numéro, une algèbre sur un corps k est dite régulière si c'est un aiincau r6giilier. En
pariiciilier, toute extension d r k cst iinr algi.bre ri.giilii.re. On i.vil.e,-a.de rorifolidr~(:et+ riotioii
avec cellc d'cxlerision ri.gulibrc, introdiiitc cri A, V, p. 135, d6f. 2, qui n'intcrviendra. pas ici.
a) SI: l'cu~rierr.~~A(K) est ré,q:dier (resp. nornrul), I1«,rrrreau 4 est r&qi(1?~6ier
(rrsp.
normal).
b) Si l'nnneau A est rkgulier (resp. r~orrnml)ct si l'cnrtercsiora K de k est sépa-
rahle, l'arin,eau A(K) esl ~&y~clrrlier (resp. normal).
Le A-module A(K) est libre, tlonc fidèlerrient plat ; l'asscrtiun a) résulte donc
du cor. de la prop. 8 de 1; 5 3, no 5 et de la prop. 8 du 1; 4, no 5 (resp. di^ cor. 2
du th. 4 chi 1; 1, no 10). Soirs les 1iypotl.ihses dc b), pour tout idéal premier p de A ,
l'a,nnea,ir ~ ( p B) k K cst régulicr (lemme 2), et a fortiori normal (5 4, r1° 2, cor. 2 dc
la prop. 4). L'assertion h) r6sult.e donc du cor. de la prop. 9 du !j 4, iln 5 (resp. du
cor.. 3 dir th. 4 du 1; 1, 11" 10).

4. Algèbres absolument régulières ou absolument norrnales

Tolite k-algCbrc absoluinent régulière (resp. a.bsolun~eiit~ normale) est régu1iki.r


(rcsp. rlormalc), coulnlc on le voit en prermrlt k' = A: dans la définition 1. R.appclorls
que les k-alghhres A telles y i ~ c1';rnneaii A(,*,) soit r é d ~ ~pour
i t toiitc cxtcrision k:'
radicielle et de degré fini de k sont les A:-algèbres s4para.bles (A, V, p. 117, 111. 2).
E . z r r n p l e s 1) Si k est pxfait. toiitc k-algkbrc régulière (resp. rlorrrlalc) est a.bso-
lurrierit rPgulièi-e (rcsp. absolurr~eni;normale).
2) Soit A une k-algèhrc artir~ieru~e. Si A cst normale, clle cst rétluitc, tionc
isomorphe à un produit fini d'cxtcr~sior~s de k: ( A , VITI, $ 8, 11" 1, prop. 2). L(:s
coridit,iorissuivantes sont équivalen1,t:s :
A est s4pa,rnhlr ;
A est abçolum,en,t ré,qulr&-f:;
- A est absolvrrmrf nornmle.
E h effet, si A est absoluirrer~tnorrnale, cllc est séparable ; si A cst sépi~rablc,pour
toutje extension finie k' tlc k:, lianneaii A[ktj cst réduit et a.rtiiiiei1, tlorlc isomorphe
à lin produit dc corps, et. par suite régulier, de sorte qiic A est absolirment régiilièrr.
Si de pliis la k-nlgkbrc A cst de (legrb fini; les conditions précédentes équivalerit
cr1c:orc à dire que A est étale (A, V, p. 34, th. 4).
3) Soit A une k:-algi.brc localc régulière. Si l'extrrision KA de k est séparable,
l'algèbre A est absolument régulière. Soit en effet A?' inic extension de dcgri; fini de
k:. Le A-rnodiile A(k,) est libre. I'uisyu'il est de type fini, chaque idéal niaxi~nalde
A(!:,) est au-dessus de m;z ( V , 1; 2, no 1, prop. 1). L'a.rin~ailKA 634 , isomorplle
à KA @ k . kl, est régulier (II" 3. leinine 2). D'après le cor. de la prop. 9 tlri 5 4,
no 5, l ' a ~ i i l ~ a ~ ~ est régulier, cc qui prouve q110 la. k-algi.brc A cst absolurnei~t
régulière.

Cerbiiis aiiimirs iitilisciit la tcriniiiologio « gb«rriétriqucment régiilièrc » (resp.


« géoiriélhiquernentnormale ».
Pimrosi~rio~ 6. S o i m t k 'c~ncorps et A m e k:-a1gkhp.v rmcthe'7rcnne.
a.) S i A est absolum,ent r6gvlikp.e (resp. absolument norm,ale, rcsp. .s+)«:rublr), il
en est de rr@rrae de S-'A pour toute partie rr~c~ltiplicat.ive S de A .
b) S i A,, est absolvm,ent r(quli2r.f: (resp. absolu,m,en,t rrormale, resp. se'parable),
pour tout idéal maximai! m dc A , «,lors A est absolz~n~en,t rdgulière (resp. u6.sol.c~-
ment ,rc.orrrcde, resp. séparable).
a ) Cela rdsiiltc de ce que 1'arinea.u (SpiA)(p) cst isomorphe à un anneau de
fractions de l'anneau A(k,) ponr toute extension k' de k .
b) Supposons que A, soit absoliiineiit rbgnlik-e (resp. a,bsolumcnt normale? resp.
séparable) pour tout idéal inaxiinal m de A . Soit k ' iine exterisioti ra,dicielle de k
de degré fini et soit m' lin id6a.l nia.xirna1 de A ( k , ) .11 s'agit (le v6rifier que 1'a.nneau
local est; r6giilicr (resp. 110rrnô.1.resp. rbduit).
L'lioiriorriorphisme canonique A + A(k,) bit (Ie A(k,) une A-algèbre finie.
L'idéal m' cst au-dessus d'un idéal maximal m de A (V, 2; no 1, prop. 1 ) et
, , , ~isorrrorphc à. un aaiireau de fractions de l'anneaii rdgtilicr (resp. nor-
( A ~ k ~ ) ) est,
mal. rwp. réduit) (A,,,)(k,), donc est r6gulier (resp. riorinal, resp. r6diiit).
Lemme 3 . Soient k u n corps et K 7me extcn.sio,ra de type ,fir~'ide k . Il eziste m e
extension L de K , de degr6 fin& et m e sous- k-extension k' de L , p.u,dicielle et de
degrd jirrsi s 7 r k , telles yue l'extensior~L de k:' soit .s&pamble.
C1.ioisissons iirie cxtcnsion cornps6e E de K et d'une clôturc parfaite k: de X: ; et
des blérrients ( t l , . . . , t,) de E tels <pie E soit une exterision algébrique sdparahlc
de k ( t l , . . . , t,,) (A, V. p. 130, cor.). Soit 1 imc pa.rt.icgbii6ra.trice finie de K sur k.
Le corps k(ti, . . . , t,,) (resp. k K ) est réiiniori dcs sous-corps k l ( t l , . . . , l,,,) (resp.
k ' K ) , o i ~k:' parcourt l'ensemble des sous-cxtciisions de k de degré fini sur k ;
on peut donc troiiver une telle sous-ext,ension k' tcllc qiic les 616rrrcnts t l T. . . , t,,
de E = k K appartiennent à k ' K et que chaque élément clc 1 soit alg6l)riqw cct
,.
séparable sur k l ( t . . . , t,,) . Alors L = k' K est une extension séparable dc k' , dc
dcgrd firii sur K , et. k' est une extension radicicllc de degr6 firii de k .
7. Soierrl k
PROPOSITION 'un corps, h et B des k - a l , q & - r dont 17un,eesl essen,-
tiellcment de Lypr / h i . S'crpposoras que A soit ubsolnrraerat r{qul.l,èrc (resp. ahsohm,en,t
normale). Si l'ccn,raea,u I3 est r&ulier (resp. n,orma.l), il en e.st de même de 13u~me(m
A@k:B.
Suit K une extension (le t,ype fini tlc k ; prouvoris que l'arnieau A(K)est régulier
(rcsp. ilorriial). Considérons en eKet, (les exi,errsi«ris L et k' ayant les propriétés du
lemme 3. Alors l'a~ineauA(k:,)est régulier (rcsp. riorrrral) par défiriition, et l'anneau
A ( L ) ,qui s'identifie B A(k,)6Gk1 L , est, régiilier (rcsp. riorrnal) d'aprks la prop. 5, b)
dii no 3. Par conséquent, A ( K )es1 régulier (resp. rrorrrid) d'aprks la prop. 5, a ) .
Supposoiis l'arineaii B régulier (rcsp. rrorinal) et déinontrons la proposit,iorr.
L'hornornorpliisirie canonique B + A @x: B fait tle A N k B url Brrlodule libre. Pour
tout idéal premier p de B , l'anneau (A @k: B) Mu ~ ( p )s'itlcntific à. A Rk. ~ ( p );
d'après le corollaire tlc la prop. 9 du 5 4, rio 5 (resp. le cor. 3 du th. 4 du 1,no IO),
il nous srifrit, de prouver que A Bk:~ ( p cst ) régulier. (resp. riorrnal) pour tout idéal
prcr~iicrp de B .
Si la k-algkhrc B est csscilticllcrrici~t tlc typc h i , l'extension ~ ( p )tlc k est
dc t,ypc fini ct l'mncaii A @;3k ~ ( p es1
) rkgillier (resp. iîornial) (I'aprPs ce qii'ori a
vu plils haut. Si~pposonsinainijeriant la k:-algèbre A essentiellrrrient (le t,ype fini ;
l'anneau A Cdk. ~ ( p )est riocthérie11 ct réimiori de la farriille filtrante croissmtc des
sous-anneaux iioeth6riciis A @;3kK , où K parcoilrt lcs soiis-cxtcilsiorrs dc typc fini
de ~ ( p )Ces
. (lcr~licrssor~tr(:ppli~rs(resp. r~orrriaiix)~ et on a.ppliqiic lc lemrnc 1 du
no 3.

COILOLLAIRE
1 . Soit k % ~corps.
n Le prod,crit Le.~~,scir?;el
de deux k:-idgMbws absolu-
ment r.égu1ii.re.s (resp. absol~urncntnmrrnales) dont l'wrre est esserrtzf<llerr~,en,t
de typr
,fini, est m e k-u1gèb.1~:ubsolu~r~cntr,&di&r.e(rcsp. ubsolcmerat ,rr.orm,de).
Soicnt A et B deux A-slgkhrcs satisfaisait aux hypothkscs d i l corollaire. Soit
k:' iirie ext,erisi»ri radicielle de k: de degré fini. L'anncau L3(k,) est régulier (resp.
normal) ; 1'a.riiiea.u A Rk113(k,) est régulier (rcsp. riormal) d'après la prop. 7, ainsi
(pie l'a.ririeau, (A Bk B) mk k:' qui lui est isonmrplir.

11) Si Z7ezten,sion K de k; est s6par.alde, la k-alqklirc A(EO ML (~b~olwr~,er~,I


r.&-
hère (rksp. trbsolwrr~entnormale).
I,'assrrt,ior~a.) r6sultzedo Iii. proposition 7 : l'assertion b) r6sirlte du cor. 1 et dc
l'exerriplc 2.

Supposons A absolumcrit r6gulii.re (rcsp i~bs»lir~ri<-ninorrri~le)rt soit K' iinr


extcrisiori radicielle de K de degré fini. L'aritîeau K' NK , isorrio~p'lit'à. lil@ k A ,
est r6gi1licr (rcsp riornid) d'aprCs lc cor. 2
Supposons inverscmrrit la K - a l g k h A(,<) absoliimciît régulière (rcsp. absolu
merit r~orrrialc)et soit k' une exterision radicielle de k: de degré fini. Soit L une
cxtensioii c:orrlp«sbt: de k:' et. tic K ; alors l'a.nricai1 s'identifie H L RK ,
tlorlc: est régulier (resp. riorrnal) ; par siiitc, l'srlrieau est r6gulicr (rcsp. r~ormal)
d'après la prop. 5, a ) dii no 3.

COROI,LAIRE 4. Soient k un, covs, A m e k-nlgWbre e.ssenliellement de type fini


-

et K 'wrc ç~ctt;ris,io'~~
de k ylrl soit rrn c o ~ purfait.
s Pour que A soit absolun~entré-
guli&rc(resp. «.bsokurr~ent A(Ic) ~ ~rkg~ilier
ill j k t et il .sufit que 1'oinirmr~(.
rcorrr~,ole), i t
(rcsp. norrrral).
Cela. résulte du cor. 3 et de l'exemple 1.
AC X 78 PROFONDEIJR, J Z ~ G ~ J T , A R I D
T ~U,A L I T ~ 56

5 . Caractérisations des algèbres absolument régulières

PROPOSITION 8 . Soicrrt k ~rn,corps et A wre k-ulq2br.e essenk~:cllerrren,tde typ(~


jiwi. iliOtor~,sI le n q m e dp I'/~,omo?norph,bsrr~e dc k-alg2bws p. : A E k A -i A tel q w
p(x@?y)= :m/ pour rï et 3 dans A . Les conditions snivcc;r~,bessont équbvalcratcs :
(i) lu k-algèbre A rst absolument régulière ;
(ii) pour to~etek-adg2.brf:r6grslii:re C , 1'artr~eu.r~ A #Bk: C ~ . s rt P g d i ~ r;.
(iii) 1'nn~cn.uA gk: A est r6,qulbcr ;
(iv) l'idéal 1 de A gr;A cst co7nplète~rrents6carrt (5 5 , no 1, dtf. 1).
Notons B l'anncau i Z @ k A et, rnrrriissons-le de la. stmcture de A-algèbre dCdiiit,e
de l'honiomorphisine p : A - + A ¢lik A tel que p(:r:) = z % 1 ; alors p est un
horriornorphisnie de A-algtbrcs, et iiiduit par passqc a.u qiiotierit i i r i isomorphisrnc
de 1311 sur A.
(i) + (ii) : cela résiiltc de la prop. 7.
(ii) + (iii) : il suffit, d'appliquer (ii) avec C = k , puis avec C = A .
(iii) + (iv) : Ic A-module l3 est libre, doiic fidtlernerit plat. Si l'aiiiieau B est
régulier, A est régulier (!j 4, il0 5, prop. 8) ; l'itlbal 1 est alors complktciiicilt sbcarli,
( 3 5, no 3, prop. 2).
(iv) + (i) : siipposoris l'idéal I complètcnient, sécant et proiivons d'abord que A
est régulier. Soit ni nsl idéal rriaxirrial de A et soit v : (A/m) @ k A + A/m l'lio-
inomorphisinc déduit. de p.. L'idéal iriaxirnal n = Ker v est égal à l((A/m) @ k A) ;
appliquant la prop. 6 du {i 5, no 6 à, la. A-a.lg&t)rcA' = Alni, on oit qiic l'id6al n cst
corripli.ternerit sécant daiis (Alm) g k A . Par cons6qiient ( § 5, iiO3, prop. 3) l'aiiricnii
local ((Alm) @i, A ) , est r6gidier. Nut,oils j : A -i (A/m) A l'homoinorphisrne
:x: H 1 8 :1: ; puisque v O j es( l'liomomorphisme ca.rionique de A dans Alin, on
a j p l ( n ) = m . Ainsi j se prolonge cii in1 horriornor.phisrnc local d'aniiemx locaux
dc A, dans ((A/m) @ k A), , qui fait dc ce dernier iin A,-inodulc fidèlemciit plat.
D'après la prop. 8 di1 5 4, no 5, l'anneau A,,, est donc rkgulier. Nous avons ainsi
proiivé que A est régulier.
Soit maintenant 5' une exknsion de k . Le iioyau de l'application
pi : gk, >- déduite de la riiiilt,iplica.tion dc n'est autrc
q11e TAjk,) ; il est c h i c complètcr~ici~t sécarii, tlnris A ( p ) (3 5, no 6, prop. 6). La
5'-algihc A(kl) satisfait donc à la contlilion (iv) ; d'après ce qu'oi~vient de voir,
elle est régulihre, et cela prouve (i).

Rappelons (A, III, p. 133-134) que le qiiot,ierit T/I%rnurii de la structim dc


A-module déduite de p est noté .IZk(A) et a.pprlé le rnodule des k-différciiticllcs de
A . T,»rsque la k-algèbre A est. csseiiticllernc?rit de type fini, l'anneau A @r, A es1
rioethérien, de sortc qilc le A-iriotlule .IZk:(A)est de type firii.
On riote dAlk oii simplcineril, (I l'application klintaire de A dans flk(A) qui
associe à un SlCriicrit z de A la classe de :r 1% I 1 ¢li z dans flk(A). L'applicatioii
-

d est une k:-dérivaLior1 ; pour tout A-rriodiile LI et toute lu-dérivatioii D : A + M ,


il existe une unique applicatioii A-linéaire g : Ok(A)+ M telle que D = g o d (loc.
cit., prop. 18).
Si S est uiic partie rrmltiplica.tzivctlc A , lla.pplication SplA-1inPa.irecanonique
(/oc. cit., p. 136)
s p l o k (+
~ )ak.(s-
IA)

cst I)ijc(:tive : en effet,, il suffit de vérifier que; pour tout. S-'A-module XII, toutc
k-ditrivation D : .4 + M se prolonge de manière unique eri une k-d6rivatiori
D : SplA + IVI ; or. cela. résulte du raisonnement de loc. rit., p. 123, prop. 5.
Soicnt k: ini corps et A une A:-algèbre locale esscnticllernerlt de type fiiii. Posorls
n = dirn(A) + deg.trk.(icn).Soient 13 une k--algèbre de typc fini ct q un idéal
premier de B tels que la k-algèbre A soit iso~norpllcA Bq (CI. no 1, t:xemple 2) ;
on a ri, = dirn,(U) ( V l l l , 5 2, no 4, cor. 5 du th. 3). D'après loc. cil., th. 3, <:) et
cor. 5, on a aussi
n = sup deg.trk(.(p))

o i ~p parcoiirt la famille (finie) (les idéaiix premiers riiiriiriia.iix de A. Si A est


intègre, 71, cst donc lc degré (le traiisceridarice du corps des fra.ct,ionsde A .

T I I É O R ~ M E1. Soierrl k: ,trn C O ~ X et A zme k-algt%r.e locale essenliellrrnen.t de


+
type ,fir1i. Posor~srL = dirn(A) deg.trk(icn).
a.) On a [K*@ A &(A) : K , ~ ] 2 n .
h) Les conditions suivomtes sont 6quivnlenles :
(i) la k-alg?hm A est ahsolummt ré!j,ulièrc ;
(ii) le A-module 0k.A) e s t libre de ~.u.r~,q ri, ;
(iii) on a [K* O k ( A ): K*] = n .
Consitléroris l'asscrtiori
<
(iii') on, (1, [ K , ~@ A a k ( A ) : K A ] rt. ;
il est clair que (ii) implique (iii) et que (iii) implique (iii') . Pour tI6irioritrer le
tlihorème il suffit de prouver les irnplicatioiis (i) + (ii) et (iii') +-(i) .
Choisissoiis une k-algbhrc dc type firii I3 cl, i l r i itlknl premier q dc B tels qiic A
soit isomorphe Bq (no 1, exer~~pl(: 2). 011a dimq(B) = ri, ; rerriplaça,rit T3 par iiri
-
anneau Bf , avec f E I3 q , on peut imposer que le spcctrr tic R est connexe et
de tliilieiision n , ce qiic iious siipposerons d6sormais.
(i) =+ (ii) : Supposoris la k:-algkl>re A a.l~so11lrneritrégiili&re. Comme dans la
d6rntjnstratiori tlt: la prop. 8, notons p : A A + A et v : K.A @ k A + KI\
les Ilornurr~urphisrmsdécliiits de la miiltiplication de A ; posoris 1 = Kei.(p) et
n = Ker(v). L'idéal 1 est complètement sPca.nt ; l'idéal n est iriaxirnal et l'arincau
local (K* @ ~ kA),, est régulicr (loc. rit.). 1)'a.pri.s le théorènic 1 du fj 5, no 2, le
A-rriotliilc dc t,ypc fini 1/12, qui ri'cst aiitrc quc Clk(A), est projectif, donc libre.
Mais (1'aprt.s la rrrriarqile dii fj 5; no 6, l'idéal n s'identifie à. K A @A 1; de sorte que
n/n2 es1 isorriorphe à K A BA o k ( - 4 ) . Or1 il. (IOTIC

ct pa.r S l'irriagc dans B' (le B - q . L'anneau


UPsignons par B' 1'arinca.u K * @ ~ ; B
KA @,<As'identifie L Ba , c'cst-Mire L SplB'. Il existe doric un idéal irraxirnal
q' de E f rie rencontrant pa,s S tel qiic 1'0x1 ait n = Spiq' ; I'a.r~rieau( K A C%k A),, est
alors isomorphe à B:,, , et l'on a

Comme n contient K A @ k qBq , q' conticnt l'id6A K A @ q de B', donc son image
r6ciproquc tlar~sB cor~tier~t q ; elle est bgiile à q piiisque q' ne rcilcontrc pas S .
D7apri.sVIII, 5 2, ri0 4; roi.. tlc la prop. 5, on a
tliinq,( K * B) - tlim, (B) = 77 ,
ce qui proiwc (ii).
(iiif)+ (i) : Supposons qiic l'on ait [K* R A Rk(A) : K.&] <r i , r'est-&-il<iii.e
[ ~ ( qBir <
) RI;:(T3): ~ ( q ) ] 'r>, et prouvons que la k-alghbrc B cst ;r.bsoliirr~crltrC-
guliisrc. Soit (.cl , . . . ,x,,,) urie suite d'blbments dc B tcllc qiic 18 (ici, . . . , 18h,,
erigendrcnt le ~(q)-cspacevc~toriel~ ( q ) n k ( U ) .Rcrriplaçmt 13 par Bf , pour un
bléirient f <:onvcna,blctic B - q , or1 pciit supposer que dzi, . . . ,(lx,, ei~gcridrei~t le
B-module 0k.R) (lrrrime de Na,kaya.maet II, 5 5, ri" 1, prop. 2). Soit k. ii~lccxtcii-
siori algCl)riquerrirr~t,dose de k . Tl rioiis sufit de prouver qiic la jk&$hc B(k) csl
régiilii.re, piiisquc: cela~~~~~~~~~~~a. qiic B est ahsolurrmit rbgulii.re (cor. 4 de la. prop.
7 du 11' 4). Poiu t,oil(,composant mnoniqiic C de B ( k ), les diff6rcr1ticllcs d(1 63 .r:;)
crigendwit. le C-rnodule n E ( C ) ( A ; TTT, 5 10, no 12! prop. 20). Lc tli6ori.rne r6siiltc
donc tlcs dciix lcirirr~cssuivar~ts:
Lemm,e 4 . Soient k ,un corps, K ,wrc cztertsio,ri (1,lqéh7aq%l.e de k: , R m e k-algPbre
donl, le spectre est corr~rc:ce.Po,w toTut çorr~posw~t (:mio,rrL(rue C de B(K), on a
dim(C) = dim(B) .
'I'raitoris d'abord le cas oh l'cxt,ensiun I< est (le degré fini sin k . Lc 13-inotliile C
est facteur direct tl'uri niodulc libre, donc proicctiî de type fini. Commr la fonction
p H rgp C: est constante siir Spcc(B) (II; !j 5, 11" 3), le support (111 R-niodiile C
est kgal A. Spec(B), de sorte que le B-motli~leC est, fidèlerr~crltplat. Cela cntraârie

-
tiirii(C) 3 dim(B) (V111, ji 2, no 1, prop. 2), d'oii llégalit,b c11t:rcliC.e piiisqii'ori a
<
diin(C) d i r ~ r ( B ( ~ ~tlirn(l3)
)) (VI11, ji 2, 11" 4. cor. de la prop. 5).
Pa,ssons au cas g6ilCral. Soit c 1'6lCriient ideiripotciit dc B,Kl tt.1 que
C = 13(K)/R(K)e.11 existe une soiis-cxt,ciisior~K' (le K t k tlcgri: fini tel (pic r:
soit l'image tl'uri éléinent idcmpotent e' de B(K,). Posoris C' = B(K~)/B(K,)e'.
L1a.nnca.iiCf
- I< s'ideritifie à C: , et C' est un coiiiposarit ciwmique de B(K,).
On a diin(C1) dirri(B) tl'aprCs le ca.s déjà traitC, ct dirri(C1) = dirrr(C) d'après
lor. cit., d'où le lemme.
Lenzrnc 5 . - Soient k: ,uncorps al,qébriquern,rnt clos, A une k-a1,gèbw de type fini
dorit le spectre est rûnrre:r:e, rt irrl entier. 6.1: ( x i , . . . , x,,) une suite ,finie d'é1é~nent.s
de A . 0 7 1 ~uppo.seque A est dr dimcnsion n et q71c les di&h:nt.iellrs dz1 . . . , dz,,,
er~gendren,fle A-m.odule fli,(A). Alors I'nrmeau A est irrthqr'e rt r.ciqu~lier.ct lc
A-rr~oduleOa.(A) est libre de base ( h l ,. .., dz,) .

-
Soit m un id6a.1 rria.xinia1 de A tel qiie dim(A,) = n,. Oii a [A/m : k ] = 1 (V,
5 3. no 3, prop. 1 (iii)): donc A m @ k l A . Notoris p ct q les projecteurs
correspondants. Pour a et b daris A , on a

d'ois p(ab) - p(n)&)


= (ï,(a)cl(b)
+
+ d ( i ) ~ ( D+) TJ(a)p(D), d441))),
q(a)p(l)) (n~od. m y . Par conséqimit l'application
6 : A + m/m"<I~ii associe h cliaquc Cli.rrir:i~t II. tic A la. cli~ssede p(:r) ino-
dislo m2 est iine k-clérivation de A dans le k-espace vectoriel m/m2. Tl existe donc
une app1ic:ation A-linkaire +
: Rk(A) -+ m/ni",cllc que S(:r) = +(rl:c) pour tout
z E A . Pisisquc 6 c3st siirjective, les +(dx,) engcndrcrrt le A/m-espace vectoriel
m/m2, el, on a [m/m? A/m] < ' n : dirn(A,) . Il en r6sulte que A,,, est r6giilicr et
(pic lcs irnagcs tlcs dz, forment iine hase du Alni-espace vectoriel A/m @A fZk.(A).
Prouvons niainteriant que l'aurieaii A est iritkgre et régulier. 11 existc lin idéal
preniinr minililal q de A tel que tli~n(b/q)= TL. Pour t,oiit idbal ma.xin~slni tic
A c»ritcria.nt q , on a. dirn(A,) = n (VIII, 5 2, ri0 4, cor. 2 du t,h. 3 ) , de sorte qisc
A,, est régulier d'aprix ce quc noix vcnoils de voir. En particiilicr A,, est inthgrc,
cc: qui inilmsc qA, = O . Coirinie cela a lieu pour tous lcs id6aiix nin.xinimx m de
V(q) , on en déduit qn'oii a Supp(q) n V(q) = B.Mais Spec(A) est coririexe. V(q)
est non vide el, l'on a Si~pp(q) U V(q) = Spcc(A) (II, $ 4, no 4, prop. Ili). On cn
d6duit Si*pp(q) = d'où q = O , ce qui signifie que A est inthgre. Ori ir. alors
3

diin(A,) = ,rL pour tout idéal rriirxirnal m (le A ; a.ppliqua.nt la prcrnihre partie de
la tlkrnonstra.tioil, on en déduil, que A est régulier.
n
Enfin, soit C a;dl:, = O
r=l
une relatiori linkaire entre les thi à cocfficicril,~dans
A . Si les a , lie sont pa.s tous nuls, il existc un indice i et i i r i idCIii.1 iria.xirria1 m de
4 Icl que (r,, ii'appartieniir pa.s à m (V, $ 3, 11" 3. prop. 1: (iii) el, (iv)) ; mais ccla
contrctlit le fait d6111oritri.pliis 1ia.iit que les cla.sscs tlcs d:ç, tla.sis (A/m) f1k.A)
sont lis~ili~ir~n~crlt
ind6perida.nt,es.
r l Lorsque A est iirie extcnsioii de t,ype fini de k , le th6urkrrie 1 redorine
-

le cor. 1 de A, V. p. 128, compte t;enri de l'exerriplc 2 du no 4.

COH.OLI,AIIIE
1. - SoienIf k tra mrps et de type fini.
m c k-irlgi3r.c: esserrtlc~~ern~f~rrt
L'emcmble des él&m,enis p de Spec(A) tels c p c la k-u&hre Ap soit absolt~m,cnt
1.6,quliCr.eest ouver.t dans Spec(A) .
On peut supposer que la k-alghbrc A est (le type fini. L'criscrrlblc considér.6 est
alors forni6 des itl6a.u~prcrriicrs p tels quc [ ~ ( p ) CLh;(A) : ~ ( p ) ] dirri,,(A).<
Or l a fonctioi~p H dilnp(A) es1 semi-continiie inférieilreinent par clbiinitiori, et la
fonction p H [ ~ ( p@)k fLlr(h) : ~ ( p ) cst
] scnii-continue si~pkric~srernent (ICI~IIIIC
dc
et II, 5 5, no 1, prop. 2).
N;-i.kaya.rria.
Nuus verrons plus loin (5 7, no 9, cor. 4 du th. 3) qirc soiis les liypothCsrs du
cor. 1. 1'crist.lriblc des idéaux prerriiers p de A tels que l'ariricau A p soit rbgulirr
est ouvert, dms Spcc(A) .
Supposons A ahsoliiment regiilière. Pour toiit idéal premier p de A , la k:-algèbre
Ap est absolurrierit rkégulière, de sorte que le A,,-rnodule flk(Ap) cst librc: (th. 1) ;
il eri résulte que le A-rriodule CLk(A) est projectif (II, 5 5, r1° 2, th. 1). En outre,
pour toiit idéal prcmicr minimal q de A , la. Il--algèbre locale Aq est artinieiine et
absolument rbgiilikre, donc est lin corps, extension séparable de hi (no 4, exemple 2).
Iriversen~erit,supposons que le A-rnodulr CLk (A) soit projectif et qiie la k-alghbre
Aq soit skparablc pour toiit idCa1 prcmicr minimal q tlc A . Soient p un idéal premier
de A , et q un idéal premier miniinal de A contenu dans p . Puisque le Ap-rnodule
CLk.(A),, est libre (II: 5 3, no 2, cor. 2 de la prop. 5), ori a

La k-a1gi.h-c A, est artinicnnc ct si.parablc, tlorir ;tl,soliirnrnt ii.giiliPr<~(no 4.


exemple 2) Le t h I entraîne

Il rrsultc alon tlii th. 1 que la k-algèhe A,, cst alr)solilrrieiit réguli+re, d'oii le corol-
laire.

R r m « , r p r r . Siipposoris la k-alght)re A a1)soliirrierit rkgiilihre. Alors 1'a.ririca.iitotal


des frxtions F tic A s'itlcritific R I produit dcs Aq , o i ~q pa,rco~~rt l'mscnihlc des
idkaux premiers miniina,ux de A (IV; 2, no 5, prop. ID) ; c'est donc une k-algèbre
séparable. Silppomns inversemeiit que F soit une kalgèhre skpa.ra,ble; pour t,oiit
iti4a.l premier riiiriirrial q de A , la k-a1ght)r.e Aq est im a.riritAô.iide fractions dc F
(IV, $ 1: no 1, cor. 3 de la prop. 2 ct no 3, cor. 1 de la prop. 7), donc m e IL-algèbre
séparable (no 4 , prop. 6). Si en out,re le A-module Rk(A) est project,if, il 1.6siiltedi1
cor. 2 que la. k-algh1)re A est ii.hsolurrierit r6gulihr.e.

C O R ~ I , I , . ~3I R .ESoient k ?ln corps de ca.rnct~ris~que O et A une /,:-algèbre esserr-


kielkrnent de t g p e fkr1111.k'orrr que A soit r(yulièrf:, i l &ut et il s u f i t C / ~leM A-m,odule
CLk (A) soit projectif.
D'après le corullairc 2: il siiilit de proiivtx qu'iir~ek-algèbre locale arl,iriierir~eA
lelle que Rk(A) soit irri A-motlule lilm est, irri corps. Or, d'après IX, 5 3, rin 3,
th. 1, il existe urr sous-corps K de A tel que A = K (113mi\ . Soit 6 : A + mA/rnA
l'applicatioii composée de la projection (le A sur r n ~el de l'application cimunique
-) rnA/rni. Oii vérifie corrririe daris la dérr~or~stratioi~ du lcrrlrrie 4 quc 6 est
urlc k-dhivatior~.1Cla.i~toute k-dCrivatior~dc A c1a.11~u i ~A-rrrotliile iir~rmler n ~:
soient en effet .c t r n ,~et, I r lin enlier 2 1 (,elqu'on ail, :x:"-l # O , :ïn = O . Cela
implique d;ms le A-module Rk(A) la relation n,a.'"-' d:l* = O ; tloric d x = O puisque
7LICn-I # O . Airisi 6(rnA) = O : donc r n = ~ III:, et cri défir~itiver n = ~ {O).
1. Dérivations et relèvements d'hornonlorphismes
Soicnt k uri aririeîui, C iule k-alghhrc et N un idéal tic3 C de ca.rr6 niil. Notons
TI :C + C/N l'l~o~non~orphjsirie ca.iloi~iquc; puisque N2 = {O), la structure de
C-inodulc (le N provient d'iirie st,ructure dc C/N-iiiodirle.
Soient A uiic k:-alghl~rcet. cp : A + C / N lin hornoinorphisii~c(ln k-algèbres.
Miii~issonsIU ilc la stmcture de A-modiile déduite tlc cp . 011appellr: reL?~wrnen,tde
cp (à C ) tout homomorpliisrrie de k-alghbrcs S, : A + C tcl que TI o S, = cp. Soient
c j un tel rclèvenient, et S uuc application de A dans N ; noturis S + @ l'application
+
:ri H 6 ( x ) <p (z) tlc A dans C .

+
Soit <Po : A + C un relbvcmcnt, de cp . L'a,pl)lica.t.ion6 H 6 <po iiitluit inle

-
bijectiort tlc l'cnscmblc tics applicatioiis dc A tims N siir l'ensemble des applications
+
S, : A + C telles qiic TI o S, = 9 . Fixor~s6 , et posons @ S qo. I'our que S, soit
un holriornorpliisaie de k-algèbres, il fant e t il siiffit que 6 soit une k-ti6rivatjiorlde
A clans N : en effet,, poiir n:, TJ dails A et A daris k , on a. Ses relatior~s

la clernihrc ég,diti. résuli,;tr~tdii bit que N est de carré nul. La proposition eri rhsulte.

E z e m p l c . Soient B utle k - a l g 8 ~ ~N : , un 13-module. Mur~issorislc k-riiotliile B @ N


de la striicturc tic k-alghbre d6firiir pa,r ( b ? x ) ( b 2') +
f , = (Ob', h:d h'x) (cf. A, III,
p. 127), de sorle que N est uri idéal de carré iliil dc B @ N . Soit cp : A i U
un hoiiiomorpliisrnc dc k-alg&brcs. Alors les relèvcmcnts dc cp i. B @ N sont les
applications 2 t + ( c p ( : ï ) , S ( ; L ) ) ,où 6 parcourt I'eilserrlblc (les k-dkrivations clc A
dans N (cf. loc. cil., prop. 12).

Soit CLk(A)1c ~t~oduln des X+diffC.r.entiellesde l'anneau A , et soit d : A -+ R k ( A )


la k-dérivation iiniverselle (A, TTT: p. 133 et 134) ; rappelons (loc. cit.) que pour
toiit A-module M, 1'applica.tiori v t-t 71 o d est un isomorphisrrie A-linéaire de
HomA(Rk(A),VI) sur lc A-rnodi~ledes k-dérivations de A daris M .
Soit, .T un idéal de A . D1;i.piPsA , III, p. 137, or1 a. imc suite e x x t e d'ôpplica.t.ions
A/J-liiiéaires

ail d est l'liorriorrior~>llisrrlcdédiiit par pa.ssagc aisx quotierit,~de la. restriction de d


ii. J .
Notons p : ,4 + A/.T2 et IT : A/J2 i A/J les siirjections canoniques. Soit
v : (AIT) @i\ Clk:(A) i J / J 2 nile application klinbairc ; on lui associe une appli-
ca,tiori k-linbaire H,, : A i A/J%ri posa.nt HH,(z)= p(a) ~ (@1d z ) . Si ,u est
-

une r6traction dc (1, H,, s'mriule sur J , donc iudiiit par pa.ssagc au quotient m e
a.pplica,tioi~k-linéaire h,, : A / J 7- A/J? D'autre part, étant d0nni.c une applica-
tion k-1inéa.ire h : A/J i A / J 2 , notons thh : AIJ 0) J/J" A/J"I'applicütion
+
(n:, y) H h ( z ) y .

PKOIWSITION 2. ~l.lunissonsle k-,mod,ulcA1.T @ J / J 2 de la str..ucturc dp k-alyi.119-e


d4jiraie dans l'exemple ci-dessus. Les n,pplications v ti h,,, et h H ,irtduisenl, dcs
bi,j~ction.serr,tri-les mserrchles sui~ianh:
(i) l'cnserr~hlcdes rél~actionsA/J-lirtiaires v de d ;
(ii) l'rnsen~bled e s homomorph,isrnc.s de k-nlgRhr.es h : A/J + A/J2 tels que
IT o IL = IdA/., ;

(iii) l'~n.sembledes isornorph.ismes de k-algèbres $ : A/J CHJ / J 2


que TT O i[i= pl et +(O, z) = z pmrr z E ,T/J2 .
- A/d2 tels

Appliquons la prop. 1 avec C = A/J"d, N = .T/.T2. Suit cp : A + A/J


la surjection canonique ; l'liosiornorphisrr~c p est i i r i reli'verrierit dc <p à A/J2.
Lc A-module F I O ~ * / ~ ( ( A / J ) flk(A), J/J" s'ideritilic à. H ~ n i ~ ( i l k : ( AJ/.T2)
), ;
d'aprCs la prop. 1, l'application O ti H,, est iuic bi,jcctiori de cet eiisernhle sur l'erl-
semble des rel&verricritsde <p à A/J2. Pour z E J , on a 1Q<i dz = Z(p(x)) ; polir que
II,; s'ai~iiiilesur J il faut et il suffit que ,ri o r% soit l'application idcritiquc tlc .J/.J2 .
Cela prouve que I'applicat,ioii 11 H h, induit une bijection cr~trcles deux prcniicrs
ensernhles décrits dans l'énoilcé.
L'application 17, +> JI}, est urlc hijecliori tle l'erlserriblc des Iiorrloinorpliismes
k-1iriCaircs tlc A/.J daris A/J2 sur l'ensenible des Iroinornorphis~nes k-liiiéaires
4 : A/J cT) J / J 2 > AlJQtcls que $(O,z) = z pour z E .J/J2 ; de plus pour
-

qu'oii ait IT o = Pr1 il Saut et il suffit qu'on ail IT O IL = IdA/,T , ~:'~sl-à-dire


z = ~ , ( I T ( z ) ) (niod. J / J 2 ) pour toilt z E A/J? Supposons ccs coridit,ioris v6rifii.e~.
Pour cpc h soit un lionioniorphisrnc tl'anncaiix, il fa.ut et il sirfit qu'il eri soit a.insi
de $}, ; de plus, l'liomomorphisme JlfL CS^ bijcctif : l'application réciproyuc associe à
un Clérnerit z dc A/J2 le couple (TT(%), - z I~,(IT(~. Cela.
) ) ) prouvc qiic l'ir.pplicat,i«n
h H $h induit nsle bijection entre les tlciix tlcrnicrs enseniblcs clécrits tlaris l'énoncé.

2. Algèbres formellcmcnt lisses


Soient k uri arnlcaii et A m e k-algi'brc: liri&irement topologisée (III, 5 3, 11" 2>
déf. 1).
Rappelons qu'un hornon~orphisnlede A dxis iinc k-algèbre murlie de la topologie
discrètc est continu si et sculcriient, si son iioy-ir.11est ouvert.
Soient X: im w.nneii.u,A iinc k-algèbre ct J un idéü,l de A . Miinissoiis A de la to-
pologic J-a.diqiie. Soient C inie /ï-algCbrc, N in1 idéal de carré nul de C ; rnunissons
C et C/N de la topologie discrbte. Soit cp : A > C/N un Iioiriorr~orphisniecoritinis
-

d'alg8ljrcs. ïhut relkrierrient <p : A i C de <p est corilirr.u : cri cffet il existe un entier
n tel quc <p(.Jn)soit iiiil, et l'on a @(,ln) c N , tl'oil (p(J2") c N2 = O . Tl en rbsiiltc
notair~irwni.que, si A est formellen~entlissc pour la topologie .T-a.tliqiie,elle est aussi
forrncllcnieiit lisse pour la topologie JI-adique poiir t,out, idéal .Tt conlmant J .
Nous (liions qii'ime h l g è b r e A cst for~nelle~~icr~l, lisse si elle cst formelle-
rucri(, lisse 1orsqi1'on la miiriit tic la topologic discrèk, c'est-&(lire de la topologie
(O)-adiyiic ; elle est a.iors forrncIlenlent Lisse pour la. hpologic: .Thdique rliiel qiic soit
l'id6a.l J (le A .

Reni,(~rqucs. 1) Soient k un miieaii, A isne k-algChrc el .J i*ii idéal de A . Si


la. k-algèbrc A/J est, forrricllernent lisse (poiir la topologic discrète), l'applic.at,ion
identique tlc A / J admet lin reli.vernent A; A/J\ 1pa.r conskqiserli, les eriscrrihlcs
décrits (lails la prop. 2 sont non vides. En particulier, la suii,t:

est exacte ct sci1idi.c


2) Soient k 1111 aniieaii, A rirlc X:-algèbre linkairement topologiséc fornwlleiiierlt
lisse, M 1111 A-modulc dorit l'arinirlateui. cst oiivert clans A . Alors toulc d6rimtrori

-
6 d(2 k dam M se prolonge en ,une d6ri1iafion de A dan,$ M . Esi effet: posons
B A/ Arni(M) ; l'application A t.(Al n , 6(A)) dbfinjt un homornorpliisme d'am
neaux de k dans U @ M (II" 1, cxeli~ple),c'est-à-dirc une structure de k:-alg2:brc sur
l3( D M . La siirjection ca.i~oiiiqile<p : A B est cvritiriiie, donc admet un rclè~~cnlcni,
<p : A + B @ M ; d'nprhs loc. cit., pr2 O <p est une tlkriva,tion de il dans M qui
prolonge S .

F~n.orosr~rorù
3. Soit k lrr~annwau.
-

a) Soient h el B des k-nlg?hres linlairement topolo,qise'cs ct p : A -+ R 'un


I>on~orno?yl~isrrte corrki,rl;u de k-alg6bre.s. Si A (J~sl, formellcmer~lI%ssesur k et B
fornrellen~crrllissc sur. A , alom R est fornrelleme,nt lisse sur. k .
h) Lu k-algèbre: prnduit d'une famille ,fin,ie de I,--alg&breslirihirsrr~ent topo-
lo!$s<:'cs fOrrrtellerr~er~t1isse.s est for.m,f~llcrrt,~r~t
lisse.
c) Soicat -4 u,ne k-ulgi.:hre liniaairpment topologis<ie, ct A 1'ulg;:lire skpure'r: corn-
plCt&(:de A ; pour que A soit ,for.rr~ellerrren,t lisse sur k: : il fuv.l el il sufil q7/ '11 en,
soit ainsi de A .
Soierd C urlc k-a.lgi:ljre, N iin idéal de mrré niil de C , et T : C!
siirjection canor~iyiie.Mimissons C et C/N de la. topologie discri.tc.
C/N la -
a.) Soit i(i: B + CI/N lin hoinonrorpliisnîe continu de k-algèhi-cs. Puisque A

<p : A -
est forrnellcmcnt lissc siir k , il existe un hori~omorphisir~c
C t,cl qiie n O <p = i(r O p .
corltinu de k-ulgi.l~rcs

Loiisidérons C et C/N comrric des A-a1gG:bres A l'aide de <p, de sorte qiie 1 ) est lin
horrioiiiorphisrnc dc A-algi.l)res ; puisque B est forrnellerrirrit lisse siir A il existe
iiir liornomorpl~isincconOiriu de A-algèbres 4 4
: B i C tcl cliic n O = $, d'oii a).
1)) Tl siiffit tlr prniivcr quc le produit de deux algPbres forrn~llerrleritlisscs Ai et
A2 (:si, forinrll<:meirt,lisse. Soit cp : AI x A2 i C/N iiir horrionioi-phisme cont.inu dc
k-algèbres. Posoris el = <p(l, Il),(,a
potcrlts ort,klogoriai~x d m s C/N. Notons < p l : A l - -
les applications tléfinies par cpl ( a i ) = q(ai .O) et <p2(o,2) cp(0,n2) ; cc sont des
-
cp(0, l ) , de sorte que el et r, soiit, des idciri-
(C/N)fjl r t <pz : A2 (C/N)P~

liomorr~orpliisrrlrsc:or~tinusde k-algèljrcs, et l'on a. <p(al,nz) - < p l (ni ) +<pz (a,,) poiir


t.oiiL ( c l i , c l 2 ) E Al x A a . Il exist,~:
i i r i él6mcnt itl(wip»tcnt El de (1 tzelque .rr(Pl) = r l
(A, VITI, 5 9, i l 0 4, rjrop. 7) ; posons E2 - 1 - Fl , de soite que ~ ( t 5 )' 2 . Polir -
-
i = 1,2 , l'l~oi~~oir~orpl~isiric: Cé, + (C/N)r, iritliiit pa.r T est sin-jectif, de rioya.~
NE, ; ~pirisqirela k:-algel~reA, est foirrielleiiirrit lissc, I'hoiiromorghisnr~<p, d m e t
i l i i rc1i:vrrrient corr1,iriu <p., à, CF, . L1a.ppliciition ( a l, n 2 ) < p l (BI )+< P ~ ( ( I J ) pst 1111
A

c) Notons i : A + A l'kioriioriiorpl~ismccailoiiique. Pour but a.nilea.u U , murri


(le la. topcdogi~discret(:, l'application qui associe à un liorilornorphisinc continu
A

f : A + D l'lioi~rorriorpliismr continii f O i : A i L) cst bijective. L'asscrtioir

L'assertioi~c) de la. propositior~s'ii.ppliqiic en partiriilirr lorsqiie 1i1. topologie de


A cst'a topologie .J-adiqueLoù ,J est un idéal tk typc h i : l'xdlk;<-ncc~ .T de .T
dans A est dors Cgalc ii JA et. la topologie de A est la tol~ologieJ-adiyue (TTT,
5 2, 11" 12? cor. 2 tlc la. prop. 16). Pt1.r coriséqiient, il est, 6quiwtler1t tlc dirc qur A A

est forrncllpmcrit.lissc pour ln. topolofi^e .l-atliquc ou quc son skpark coirlpl(3k A est,
forinellerrient lisse poiir la topologie .J-adiqiic.
b) So,il. k' ,[me k-algPOre. Si A pst fo,r7nellemcnt lissç s w k pour la topolo-
gie J-arhque, lu A:'-algkhre A(k,) esi form.ellerncnt lisse ç w k1 polrr In topologie
JA(kr)-adique.
c ) D&sign,onspar 1 l'id6al de A 1 % ~ B en,gc~dr~J par. les irnagrs de J (Bk:U et
A ~k K . Si A et T3 sont formellement lisses sur k pow les topoloqirs J-ndique et
K-adiyue ~rc:spectzaerrrerrt,la k-ulgPbre ARkU est jol-me1lt:rncnt lisse pour In topologie
1-adiquc.
a) Sous lcs hypotli+ses de a), soient C une T p l k-algèbre, N 111.1 id4a.l de carré nul

jccliori cwi~onique.Soit cp : Sp' A -


de C ; munissons C et C/N de la topologie discrCt,c el. riot,oris T : C i CI/N la sur-
C/N un horrioinorpliisrrx de 'Y-'k-algèbres,
coiilirm pour la topologie SplJ-adiquc. Notons i l'l~ornornorphismcc;r,i~oriiqiie(le
A dans S-'A. L'a.pplicatiori ;o i est uil homornorphisrrie <le A:-agèbres, contiim
pour la topologic: J-ô,iliqiie, donc admet un relèvernciit <po : A i C . T m i.ltnients de
<po(S) sont, irlversihles rnodi~loN , donc irivcrsiblcs puisque N est tli: carri: mil. Par
suite il exisle lm homomorphisme d'asineai~x@ : SplA + C tcl que <p O i = <po (Ilj
5 2, 11" 1: p r o p 1) ; d'a,pr+s le cor. 3 de la prop. 2 de loc. cil., @ est Tplk-linbairc.
011a n o @ o Z = cp o i , d'oii T O q5 ;(loc. cit., prop. l ) , dt- sorte qiie @ pst un
relèvcmcnt de 9 .
b) Pla~oris-r~oi~s sous Ics hypothèses de h). Soicrit C uric k'-alghbre, N un
idéal (le carré r d de C ; rnuriissons C ct C/N de la 1,opologie discri.tc. Soit
;: A(k,) + C/N uir lioirioirior~~hisrrie de kl-algèbres, contir~upoiir la, topologie
.JA(kt)-adiquc.Nolorls i : A + A(k,) l'hornoinorphisnlc carloriique. I,';il>plica.t,ic)ri
; o i cst 1111homomorphisrnc cl(, k-algbbres (le A dans C / N , cor~t~inu polir la. topo-

déduit de est u i ~rclèverrient de cp.


-
logie .T-ndiqire ; si A est formellement lissc sui. k: pour la topologie J-aliqiic, <p O i
admet un reli.vesncrit : A i C . I,'~ioirioi*lorphisiliedc k'-algèbres @ : A(,;,) C

c) Pla.qoris-~roussous 1c.s hvpotlitses de c). La B-algèbre Amk B est formcllemcirt


lissc pour l i t,opolvgip
~ .J(A@h,R)-adiqued'après b), donc pour Ia. topologie T-a.dique ;
de plus l'hoi~~oruor~)llisi~~c i:rrrmriiqi~cU >- A B c:st coritir~ulorsyu'on munit T3
de ln topologie K-adiclile et A @k R dc la topologie 1-atlique. L'assetliosi c) rksiilt,c
iloric dc la prop. 3, a).

3. Exemples d'algèbres formcllenient lisses


Soit k iiri anneau.
1) Soit P un k-module projectil'. La k-algèbre symétrique Sk(P) est forrrlcl-
lerncrit lissc pour la topologie discrCte. ct u fortior.2 poiir celle qui est définie par
sa gradii;i.tiori. En cEct: p i n - toutc 1c-dgèt)rc: C et toilt idtal N de C , les lio-
rrlornorphisines d3iilgCbresde S k ( P ) (leris C (resp. C/N) sont cn c»rrc:sp«iidancc
bijective axe(: les applications k-linéaires de P dans C (resp. C/N): et l'application
canoniqiie Homk(P,C) + Horn@', C/N) est surjectivr.
Par consbrpent (prop. 3, c)), la k-algèbre Ç ~ : ( P=
) fl SL(P) est formcllcrricnt
ri>O
lissc (polir la t,opologie prvdirit des topologies discri.ti:s sur les Sk(P)) : en effet c'est
la coinplbtéc dc la k-algèhe Sk(P) pour la topologic dbfinie par la gratluat,iori.
2) Pour toiitc: faanille <l'irdCtcrmi~~bt:i; T = (T,),, 1 , la k-alghhre tlc polynoiîics
k:[T],et la k-a1gCt)rc dc sCrics forriiclles k[[T]] irrur~icdc sa topologie i:anoriique,
sont forrncllen~<:nt lisses ; cela rCsidte de l'excrnplc 1. Si k: csi im corps, l'extension
piirc k ( T ) est fornielleinerit lisse (II" 2. prop. 4 a)).
3) Soit f E k[T] un polynôme en unt: ind6tcrrniili.c. Dire que la k-algChe
b:[T]/(f) est loririelleinent lisse, c'est tlirc qiic la pr«piiCt,6 suivante est sat,isf;r.itc :
pour toute k-algè6p.e C et tout idicrl de car-4 nul N dc C ; to,utc racinc rlc f d o r ~ s
C/N se reltvr en wne ruclne de f dans C . Il eri est aiilsi lorsq~icf et sa tl6rivCe ,Ir
crigentlrerit l'idhal imitb. Eri effet, soit a une raciiic tlc f dans CI/N et soit (1, uii
élémcnt de C relevant oc. Alors ,f(cr.) appartient à N et par conséquent f t ( a ) cst
ir~versihlethns C: ; 1'éIPrnent II
est. de rarr.6 nul, on a
-
a ft(cr)-' f ( a ) relève a . Puisyuc f t ( u ) I f ( ( 1 )
-

f(1)) = f (fi) - .ft(a)ft(a)-l.f((c) O .


-

T r r É o n h ~1~(1. S. Colieri). Soierrt A: trr~co7.1j.s e2 K m e r:r~ten.sions6pc~mblcde


k . Alom K cst ILW k-al,yi:h,rcfo~i~rr~ell;err~,erL lisse.
Soiciit C une k-a,lgbbrc, N un itl6a1 (le carrb riiil de C , TI : C + C / N l'hoiiio-
ir~orphisrriccaiioniqiic et cp : K + C/N un lioinoirlorpliis~~~t~ de b:-algèbres. Il s'a,&
dc construire im relèvemciit dc cp. Distiilgimris deux cas.
A) Siipposons d'abord A: de caract6ristiqiic 0 . CoiisidBrons les couplcs (KI, 4') ,
oii Kt est iirie soiis-ext,ensiorl de K et @' : KI + C im relèveiiicnt dc la. rcstrictioil
dc cp à T i 1 . L'ensemble tle ces coiiples, niilni de l'ortlrc dBfii~ipar. la rclat,ior~de
prolorigerrierit,est indiictif ; t1'apri.s lc théorème de Zorn (E, III: p. 20, th. 2), il existe
iiri coiiplt: (Ki, Gt) inaximal. Prouvons que K1 est kgal à K . Soit z E K - KI. Si
:r est transcendant sur. K t , la KI-algèbre lil(:r) est formellement lissc (cxcrqlc 2).
Si Zr: est aIg6l)riqiie siir K t , son polynôme rninirrial f E 11'1'1'1 est Ctrangcr sa
d6rivi.e ( A , V, p. 37, prop. .1),et Iil(z) s'itlentific A la ICI-algCbre K 1 [ T ] / ( f ) donc
?
est ilne Kt-algbbre forrriellerricnt lisse (cxcinple 3). Daris les deux cas, Kt(a) cst
îorrrrellerrierit, lisse sur Kt , et il cxist,c ilii prolongerrient de +' A. Kt(:,:) qui rclCvc la
restrittiori dc cp A K1(n:); cc qui coritreilit le caractbrc rnaxirnal de (KI: @').
I3) Supposoi~sk: tlc cara.ct,éristiqiie p f Cl. Consid6rons I'hornorriorphisrnr d'ail-
rieaux F : C + C tel qiie F(:ï) = :r? ; or1 a. F(z) = O poiir z E N , de sorte qu'il

m(A(.rr(:r:)))= ~ ( z p = -
ilja.rineaiix A : C/N + C tel quc A O TI = F . On a
cxisk 1111 iiriiqire lioiiioriioi~~)'ciis~~~~;
) .rr(:c)P ; puisq~ic.rr est siirjeckif, on a donc n(A(z)) 9'pour
tout ClCrricrit z tlt: C / N . P x ailleurs, riotoris f : I< -+ Kp l'isomorp'ciistne y ti y" et.
,f-' : K" + K l'isor~~orpliisme réciproque. Soit g : KP + C Ir imriposk dc la. siiitc
d'l~oriio~iior~)liisrries tl'ainieaux

Poiir toiit :r E K , 'ln A g(:r:p) X(cp(:x.)). Puisque A(crz) = oc''A(z) pour. oc E k. et


-

z E C / N . 1'a.pplication g est kP-liriéairc. Puisque l'extei~sioilIC de k cst s6parahle,


k ( W ) s'itlentific k @lrp I<P (A, V j p. 119, rerri;~rtpc); il existe par couséquer~tun
iiriiqiie liomorriorphisrnc de k-algi.t)re-s h : k(Kll) + C qui coïncide avec g dans K v .
Soit une p h s e de K siir k(K") (A, V, p. 98, t,hi.orèrlie 2) ; pour
toiit, 1; E T , clioisissoils c i i l élkinrnt bi de C tel que ~ ( 1 ) ~ :
) < P ( ( L < ) . 011 a
-
h ( ( f ) ~ ( u , : ) h(y(«,)) = X(n(h,,)) = t)i' pour tout L t 1. D'aprbs A , V, p. 94.
rerria.rqiir. il cxistc iin hornorriorphisrrie de k-algCbrcs <p : I< + C , prolongearit, IL

~(<p(:cP))= T ( / I , ( z ~ )=
) n(!g(~p)) = n(A(cp(~)))
-
et t,el qiie @(a,)= h, pour tout i . 0ii il T(<p(a,))= ~ ( 1 ) ~ cp(a,)
) pour tout i et
= y(n;p) pour. taout z E K . 011 a
donc n O @ = y , ce qui acliivc ln dhonstration.

C O R O I , I . A T RSoient
E . - k 1 ~ 7 1corps; K une exte~rsiorrsLpcrrnhle de k et A u n e
Pissr sur K , elle csl, Jor-
topoloqiç6c. Si A est ,fornrcllcrr~e~~I
I<-al!pYire I~ir~Gairrrrro7,t
melle,m.en,tI k P sur k .
Ccla résulte di1 thlorème et <Ir la j ~ r u p .3 a ) dit no 2.

Rcmn.rprs. - 1) Soit k ini corps. Toiitr k-algixhre étale (A, V, p. 28, déf. 1) est
forincllcmcrit lisse (loc. kt.. p. 34, t'ri. 4. cl) ct no 2, prop. 3, b)).
2) Nous verrons ci-tlessous (cor. 2 tlir th. 2 du no 5 ) qu'une extcr~sioride corps qui
lissc est nhsoliirnent, régiilihrr, donc séparable (5 6: no 4, excnrplc 2).
est Sori~iellcrrlc~rit

4. Relèvements d'homomorpliisrnes dans les algcbrcs filtrées complètes

Soient k un nrrrica.ii, iinc k-algèbre, (C,,),,,z iirie filtration di.croissa.rlte de


C , coirlpatiblc wcc la striic1,iirc~de k-algbbre cl telle qiie Co = C (III, 5 2, no 1).
Siipposoiis C s6garbe et corripl>t,epolir la. topologi(, dfifiriic par celte filtratioii, (le
sortc qiie l'ap~li<a~,ioii cii.rioriique C + @C/C,, ç:st, un homéoniorpliisrric (loc. cit.,
ri0 6). Soit rn i i r i ciiticr > O ; notons T : C -> C/C,,, la siiijrctiorr cwnoiiiqiic.

P ~ o r o s r r r o5.~- Soit A ~rrrrk-n&hr~ lin,6aiaiwrrrcict topologis6~jorrnellerrrent lisse.


7i1rrl h,ornom,orpl~isrnecorrkinu de k-nlgi.11w.s cp : A + C/C,,, a d m e t U I L rali.vcv~crrt
cOrl,iirl/l~h Cj .
I'oiir tout cwticr 71 > ri>,iioto~isT ~ :, C/C,r,+ C/C,,-, la siirjcction carronicpi:.
Piiisipc C s'iderit:ifie R la limitc projectivtl iles C/C,. il rcvienl, au rriême de se
doiiricr iiir ~&wrrieritcontinii di. cp C oir iine famille (cp,,),,.,,, tl'lrorrloriiorplrisrr~es
coiltimis dc k-dg+l)rcs cp,, : A + C/C,,, satisfaisant à T,, o y,, = cp,,-, . Ccla noiis
raaikric, par récilrrcnce sur m , à prouver l'bnori& lorsque Cr,,+I = O . L1i<li.a,l C,, est
alors dc carré rriil (cm 27n 3 m,i 1 ), d'où la. proposition piiiscpr A est forniellernmt
lissc.

E x e n z p l ~ . Soierit. C iine ka.igi,l)rc ct N lin ideal n,ilpotent de C . La proposit,ion


s'applique à l'algkbrc C ininiic (le la filt,ration N-adique. Si A t:st imc k-algbhrc
IiiiCaircinerlt topologisée Cormcllenierit lisse, or1 obtient quc i,oi~thonioiiiorphisrnc
coiitirrir (le A d m s la k-algblrre C/S,rriiinic de la topologie discrète, se reltve
en un I~oirrorriorpl~isrile contii~ude A thns la k-algbbre C , rrlliriie dr la topologic
discrètc.
5. Quotients formellement lisses d'algèbres
S H É O R ~ M E2 . Soient k un anneau, A une k-alqèbre et J un idéal de A tel que
la k-algèbre A/J soit fofolmrl1err~e.n.tlisse. MII,~%SSO~LS
A de la topologie J-adique.
Les con,ditiorrs sui~ierltesson,t équivalentes :
(i) la k-algèbre topologique A est formellement lisse ;
canonique (3 5, no 2)
(ii) lc A/J-rr~odulcJ / J 2 est projectif et l'ho~rr~omoryhismc

est h$jectif;
(iii) le A I J - T ~ L oJ/.J2
~IL~ est~ yro~ectzfet il exiçte im isomorphi.smr de k-n1,qèbre.s
topologipes de l'nlgkhre shparhe com,plhthe de A .sur I'alghhre com,plCthe de l'algkhre
graduée SA/,J(J/J" .
Si A est noethérien, ces conditions équs~~alrnt aussi (i :
(iv) l 'idéal J est r:orrrplètcrrc.rrrt sncnnt.
Observons d'abord que (iii) implique (i) : en effrt, sous les hypothèses de (iii),
l'algèbre S A / j ( J / J 2 ) ,munie de la topologie associée sa gradiiatiori, est forri~elle-
nicnt lissc siir A/J (no 3, cxcmple 1);donc siir k (no 2. prop. 3, a,)) ; l1asscrt8ion(i)
rPsulte alors de la prop. 3, c) du no 2.
,-.
Notoiis A I'algèhre sépa.rbe corriplétée de A et .T le skj1aa.6 coinplkt6 (le J .
A
A A

1,'kioniorriorpEiisrrie ca.riciriiqi~ei : A i A iridiiit lin isoniorphismc A/J + A/d


,-.

(III, >S 2, no 12, formiilc (21)). Soit <p : A/.] -,A lin relèvement de cet isomorphisme

nique J/.J2 - 5/z2


(ri0 4, prop. 5). Notons A : ,J .J/J2 la surjection tl6duitc dc l'isorr~orpl~isrr~c:
cailo-
(III, 5 2, ri0 12, forinille (21)). Soierit a iiii élérnent de A :
A ,-.

ü sa classe cians A/J , et z uri élérrrerit (le J ; ori a cp(ct) = ?;(a) (rriotl. J ) , d'oii
cp(à)z = ?;(o)z (nlod. .J2 ) ct A ( ~ ( Z ) Z ) = h(i(a)z) = %A(%) . En d'a.utres termes, X est
A

A/J-liiiéairc lorsqii'orl rrliirlit J dc la striictiirc de A/J-nmdiilc déduitc dc cp.


S?~pposons q ~ ~l'hom,omorphisme
e A ndrracttr m e section A/J-l1:.ri.e'cr~r~
?T. Kot,oiis S la kalgkbre gra.dii& SAi,,(J/.J" et, s sa. corriplkt,ée.
A

0 : .J/.T"
Soit,
0 : s -+ A
I'lioirrorriorphisrnr de k-a1gèl)res t,el qiie O(:x:) = <p(z) poiir rr daris S" = A / J , et
-
8(2) a(rr) poiir n: dalis S' - .T/.T? Puisque 8 applique
S''"dans
A A
,-.

daris -7, il applique


- ,-.
JIL et se proloiigcJ~c cri un horrioniorphisir~ccoritirnl 0 : S + A. L ' a p
plication gr, (0) : 5/.T2 + J/.J2 cst la corriposée de o avec: la surjection canonique
,-. -
J + .J/.T2 ; piiisque <T est ime secliun cle A , gr1 (8) coïriciclc avcc l'isoiriorpliisr~~c
A A A

carioi~iqiictlc .J/J2 sur J/J? Par siiitc gr(8) : S + gr-$A) cst la coniposée dc la
sur,jcctiori carloiiicluc p avcc I'isoinorpl&ir~ccarioniqiic grJ (A) + gr?(A) (III, IJ 2,
11~ 12, S c ~ r m d v(22)).
Prouvorrs inairiteriarit l'iiriplicatior~ (ii) J(iii). Sous 1'liypolllCsr (ii), le
A - -
AIT-rrlodulc 5/J2 cst projectif, clur~ch admel, ime sec(,ion A/J-liiiéaire ; l'lmnori~or-
pllisme O : S + A associé à celte sed,ion par la consLruclion précédente induit par
hypotlièsc uri isorr~orpliisiriesur les gradués associés, donc cst bijectif (III, ji 2, rrO 8,
cor. 3 du th. l ) , ce qui proirvc (iii).
k'rouvons (i) =+ (ii). Sispposoris la kxilgèhre t,opologique A forniellerimit lisse.
Proiivoi~sd'abord que le A/J-sriodule .T/J2 est projectif. Soient h'l un A/J-rnodule
el f : hl1 + .T/.~%ue ayplica.tiori A1.T-liriba.ircsiirjective ; il s'agit dc d6rnoiltrc.r que
f a,drriet une section A/J-1irlÇnirc.
Notons .rr : A / J ~>- A/.J la sur,jccl,iori(:ar~or~iqiit~. D'après la remarque 1 du
rio 2, il existe i i r i isoirzorphisinc de k-alg&l)res 4 : A/.T EJ.T/J2 -+ A/.J"el que
v(+(y.z ) ) : y et +(O, ,Y) = z pour y E A / J , ,z E .T/J2. C~risitléronsla. k-algèlxe
(A/.T) @ M (ri" 1, exemple) et l'applicatior~ : (A/.J) 6?IL4 + A/.J"clle qiic
U ( Z . rrl,) = +(II., f (rrb)) . C'est uil horiioir~orpl~isrrie surjectif (le k-alghbrcs, dont le
r~oya.uest le s o ~ ~ s - ~ n o Kcr( l ~ lfc (le M , (101icCS(, (le carré nul. La. surjection ca.rioniqiic'
p : A + A/J%st continiie ; conulic la k-algèl-~retopologique A est kjrinelleineiit
lissc; il cxistc un homoinorpliisrm (le k-algèlms p : A >- (A/J)@M tel que uop = p .
+
Corriime prL = T O = T O u , 011 a. prl O fi = T O O 6 = -ri O p , dc sort,? que pr, o p
est Iir. siir;jcctiori canoiliqiic de A sur A/J . On a donc p(.T) c M et par coriséqiient
1>(.T2) - O , dc sort,c que p induit iinc application A/.J-1irit:ir.ire s : J / J 2 >- M . 011a.
71, O p = p et prz O 4-' o u(y, m) = f ( m )pour :y t A/J et 'rr> t M . Soiciit z E J ,

-
et r SR. clitssc dans .J/J2 ; 011 a f ( s ( . ~ ) ) = ,f (pr,(fi(:x:))) pr2(ilrÏi(?)) = .? . Ainsi
s est iinc section de f .
Il rcsi,e A proilver qiic I'hornomorphisnie P est injectif. Puisqiie le A1.1-niodule
. J / , J ~est projectif, A adiriet iirie sect,iori A/J-lii~éaire; notons 0 : S -: Â l'llornorrior-
phisine a.ssuci6. L'1iorrlorriory)hisriic gr(0) s'itieiitifie À P . Soit rrL un enticx ; rioi.ons
C,,, la k-algèlm grndii6c qiiolienl, de S par l'idéal C SZ et H,, : 1,, + A / J m t '
-
z>m
l'h<imoirior~>hissiic dédiiit dc 8 . Le cornpos6 (le O,,, avec la siirjection caiio~iiqiie
4/.Ji"+ l A / J est la projection caiioi~iyuede C,,, siir S" = A/.J ; par suitc Ic
iioya,ii tlc O,,, cst lin itléd r~ilpotcnt.D'aprk l'cxerrlplc di1 no 4, il cxistc un rclhvc-
rncnl, ib, : A + Zn,de la surjection cnnor~iqireA i A/.T""+l . Comnie le composé
de +,, avec la. pr»jectiou canonique de X,, sur A/.T est la surjection ca.imnique,
iJr,,,,,(.T) est foriné d'élérrients de dcgri. > O . Pur passa.gc: ailx gradués associks, on
dCtliiit (le $ , iiric applicat.ion koliil6aire grntluér gr($,,,) : gr,,(A) + Z,, telle que
gr, (8)ogr,,,,(~Jr,,) = Id,,,,
/J7y~ 1.1 . 11 en rCsull,eque gr ,,,(8) , donc a.iissi Pm, ; est injectif,
ce qui a(:l.i&vetle prouver jii).
Eriiiri, lorsque A est rioet,I&rier~, les conditions (ii) et (iv) sont kqiiiv-iilerit,cs(3 5,
no 2, th. 1).
Les coriditions (ii) et (iii) sont 6quivalerites tl'a.pri.s l'cxcmple 3 (hi 6, II" 4, et
revicnncnt à dire qite l'idéal m~ est cornplhtcrncni, ,-. skcant (VIS], 5 5, ri0 2, th. 1).
Pa,r aill~iirs,t,oilt isomorphisrrie d'a.i~ricaiixde A sur K A [ [ S.~. ., , T T r ]est
] bicontiriu,
puisqiir cc sont des a,nrremx loca,ilx. Comme la k-dgkbrc A/mA est, kmrielleirrent
lissc (no 3, th. 1 ) ; le corolla.irr r(:siilte du th. 2 appliqué avec J = mA .
COROLLAIRE 2 . Soient k un corps, A ,crne k-alqèbrc riocfhe'r.ien,n,r:et J un idéal
dr: A con,ten,n. dans le rndiçul dc A . S ~ ~ p p o s ola~ X--algi:im
~s A for7n,ellement lisse
pour Io topolo,qLe ,J-ad?y,ue. Elle esl, alors absol.u,,rn,mt riguli?re.
Soient eu effet k1 ilne extensiorl firiic dc k et A' la A-algèhrc ; il s'agit
de prouver q i ~ cpour
, toiit idéal rrmxirnal m' (le A' , 1'annca.u local iioctli6ricn A',,,
est rkgiilicr. Or on a .TA1 c ml : cri e k l , l'image réciproyuc de m' dans A est un
i d h l niaxiinal de A (V, (i 2, il0 1, prop. 1 ) ) donc contient J . La kl-algèbre A' est
forinellerneiit lisse pour la. topologie JA1-a,diyuc (ri" 2, prop. 4, h)), ct la kl-algi.l>rc
Ak, est forrncllcrnerit lisse poix la topologie JA:,,-adiquc (no 2, prop. 4, a)), donc
aiissi polir la topologie m'A',,,-atlique. Soit ko lc sous-corps prcniier de kl. Alors
A',,, est forrnellerncnt lisse siIr ko pour la topologie m'Ai,,,-adique (cor. dii th. 1 du
11" 3) ; cornmc ~ ( m ' )esi, séparable sur krl,l'anneau Am, cst r6giilicr. (cor. 1).
COROLLAIRE 3 . S o i c ~ kt u n anneau et A u n e A:-dgèbre forrr~ellerrcwrrtlisse.
a) Le A-rriodule bZk(A) es/, projccttf.
h) S,r~,;uoçorrs que l'u7mcnu A ~%5(i1;A soit roct thé rien,. Notons p. : A A +A
17h,om,om,or-hzsrrie tel yue p.(:x: 00 y) = zy ; a1or.s l'idéal Ker(p,) est compli:tem,mt
s6cant.
Les kdgèhres A et A @ k A sont forrr~ellernerillisses (ri0 2, $ o p . 4, c)), ct A
est isorriorphc ail quotient de A 1@k 4 par le noyau T dc p,. On a par définition
fLk(A) = I/S? Ainsi a) et 11) résiilient, di1 th. 2.

6. Extcnsion du corps de base dans les algèbres régiili8res (caractéristique


non nulle)
Soient k iin ariileuii et p : A -
R u r i honiornorphisrne de kalgbbrcs. 011déduil,

U-linéaire &(p) : B @ A fLk(A) -


dc p une application A-linéaire O(p) : f l k(A) + (R) , et p x siiit;e ilne application
.ILk(R) ( A , III, p. 135). Soient T = (T,)7,,I
imc famille d'indétermiri6cs, ct t = (t,,),,rlin<: famille d'élérrients dc B ; pour
t,out polynôme f = C c,T" tlc A[T] , noloris d A f ( t ) l'dl6mcnt C t" QO dc, de
a€ N(') a
B ai,\ &(A) .
Lemme 1 . S I L ~ ~ O S Oque T L S10, A-algkbre R ( ~ ( h c t t r :m e ,fami& ,y(:nkrutrice
t= (ti)iSi, liée par des relateurs fk E A[T] (X E A) . L7horn.onaor-lais~ncB-lin,Aa?;r.e

defirri p w ib(cu, ( 1 1 , ) ) = ilo(p)(a) t C bi d i i , esb .~urject'~f


; son noyau, est e~!]fmh"rL
it1
O + Horug (Ok(B),M) -
iiom(il,,l)
HoniB((B @ 4 flk (A)) (1) B('), M)
Hi,~ii(~,l)
-+ orn nu(^(^), NI)

est exacte. Compte tenu dc la proprihté universelle d u iriotliile (les tliffércnticllcs


(A, 111: p. Wl), cette suite s'identifie à

(7
où C1(D) = (D 0 p , (D(ti))) ct T'(A, (ni,)) = (,f;(t) + ;jT; fh
(t)' r r ~ i ) ~(coiifor-
~ A

mémmt A, V, p. 121, poiir tout polyriôrrre f = C c,T" tlc A [ T ] , or, ride


rut N")
f A ( t )l'élément C t a ~ ( c . ,Or
) )l'exactitude
. de ccttc suite résu1t)ede loc. cit., prop.
CY

1, cosnptc t,enu de ce qu'une dériva.tion D : P, I Ni est klinbairc si et seuleinent,


s'il cm est a.insi de D O p .

Soit A un anneau. Il cxistc une uniyiic striicturc de Z-algèbre sur A ; oii note
siniplcmcnt fZ(h) Ic A-rnodulc &(A). Si p : /i -> A est un hosrminorpl-kmc
d'anncnux, on a iinc suite exacte cailoniquc de A-modulcs (A, 111, p. 136. prop. 21)
A @I; Il(k) i R(A) - - 1 flk(A) -1 O .
Supposons que A contienne im son-corps, et soit P Ic soiw-corps premier de A ;
alors O(P) est nul et l'liornoniorpliisrnc canonique de A-nlodules O(A) i O p (A)
est bijectif. Si en outre A est de ca.ractéristique p # O (ce yiii signifie par définition
cluc p est un nombre premier, que p l A = O et lAf O ) , alors P s'idcntific A F, . De
plus, toute dérivation (le A s'anniilc sur lc soiis-ameau A" ; pour tout sons-mirieau
k de 4 coritenii dans A" (et, cn particulier, pour tout sous-corps pa.rfa.it k (le A ) ,
l'application canonique O(A) + flk(A) est bijective.
Soient A un a.nneau de ca.ract4ristique p f O et (f+)lGiGn, iirie siiite finir d'blb-
ments de A. Notons A,,, 1'aririea.u qimticnt de l'anncwi dc polynômes A I T I , . . . ,T,]
pa.r I'iclPa.1 engeritlri? par les polynômes T: - ,f, , poiir 1 i ,rL. < <
Lemme 2 . Supposons l'a?i~ecauA local ct rtocthkrien. Alors A,, pst local et ?roc-
Ihc'ricn. Lcs conditions scl%.uaretess o n t <%privulcn,tcs:
(i) A,, cst r.&qullcr.;
(ii) A est rc'qulicr ct les Cl<:,rrmrts1 b3 clf, du KA-espacevectoriel KA @A fl(4)
sont lénéa%renrc~n,t
indkpc~rdanls.
L'anneau A , est noethérien (III, ji 2, cor. 3 dis th. 2). Lc A-~notiiileA , est libre,
donc fidèlement plat ; si A,, est ri:gi~licr,alors A est, régulier (5 4, ri0 5: prop. 8 b)).
Noiis alloris raisonner par réci~rrcnccsiir a : lc Icrnrrie étant bvident si n,= O .
A) ï h i t o r ~ sd'ubol-d le cas n = 1 , en posant. T l = T fs = f . Notons n lia classc
de f dans KA ct disti~iguor~s deux cas, siiivmt qur ci appartient ou non K.: Si
a $ KA, alors le polynôinc T" - a cst irrédiictihlr d m s KA (A, V j p. 24, lemme
1) et KA Al est isoniorph~:LU C : O I ~K*[T]/(TP
S - a ) . TJ'idéal mAA1 de As est
donc rria.xiina1~de sorte yiie l'aiineau Al cst local (V, 5 2, II" 1 , prop. 1). Si A cst
régulier, A l est r6giilicr (VIII, ji 5, 1s" 1, prop. 1). D'aprils A, V, p. 99, prop. 6,
I'élhmerit da de CL(KA)I I ' C S ~ pas nul ; puisque c'est l'imagc p x l'application cano-
niqiie KA @ A O(A) t ~ L ( K A ) (le 1@J d j , CC d e r ~ ~ri'est
- i ~ r pas nul. Cela dbmontre le
leininc tlms ce cas.
Supposons rrsairiteriaiit qiie cr a.ppartieiinc b K: . 11 exist,e donc un ClCriicnt ,y tlc
A tel que ,[ ,y" t r n .~Posons h = f - gj'. Puisquc TiJ f = ('Y g)P II,,
- - -

la A-algCbre Al est, isorriorphe ;i A[T]/(SP - h ) . D'après VIII, 5 5, no 4, prop. 4,


l'arsncnii A L est lova1 et, pour qu'il soit rbgulicr, il faiit et il suffit que A soit régulier
et que IL ri';rppart,ierme pas à m i . Or, piiisque K A est formellcrnent lisse sur Ic corps
p)rcmicr (no 3, th. 1), l1applic:a.i,iorica.noniqiie

cst irijectivr (no 2, remarque 1) ; mais l'imagc par d de l i ~classe de h motlulo m i


est 6gide 1 @ dh = 1 1% d(f ,y") = 1 00 df . Cela dérnoritre le lemmc tlms cr
-

deilsiCrrie cas et achève la preuvc du cas r l = 1.


B ) 3upposoris ,rL > 1 . L'anneau A l est, local et noct.116ricn d'aprt.~le cas déjà.
traité. Lw. Al-algbbrc A,, s'i<icr~tilira.u quotierrt de Al [T2,.. . ,T,] par l'idéal en-
genilré pa.r les 7': - ,f, , i>2 ; d'aprhs l'l~ypothi:srtltx rhirrence, c'est un anrieuil
local et la condition (i) 6quiva.ut ù la conjorlc:tiou des dcilx si~iw.ntes:

Mii.is (i') bquivaiit, corliinc on vicrrt de le voir, à

U'apiCs le lcnlrric 1, l'liorr~orr~orpl~iisrric


cmoriique Al fZ(A) + R(Al) induit
iin isoinorpliisrrir de ((Al @A CL(A))/Al (1 03 clfi)) Ai sur f2(Ai), ct par suite
lin l~oinonlorphisrireir'jcctif de ( K , ~@,! O ( A ) ) / K A(1~8 (VI) d m s K A , @ A , iZ(Al) .
Coriinic K A , @A fl(A) s'idcrstific~à K A , lRK, ( K A 632 q k ) ) , l'assertion (i") éyuivnirt
dollc a :
dt?lwitc- de l'irljection. cur~or~iquc
kIP + A est injeçti.ue.
Soit cri effet (z,),,,~une pbase fir~icde k' sur k (A, V, p. 98) ; pour tout
i r 1, posons f , = :CL t k . La k-algèbrc k' s'identifie au quotient de k[(T,,),,IJ par
l'idéal engendré par les polyncîmes Tf - ,Ji , donc la A-algèbre A(/:,) au qiiolienl de
A[(T,),,r] par l'idéal engendré par les polynômes T r - f i l A .
Par ailleurs, (f,)7,,r est une p b a e de kt" sur kp, et le kf"-espace vectoriel
fZk,,(kfp) admet pour base la famille des d&L(A, V, p. 97, th. 1). La prop. 6 rksulte
alors du lemme 2.

7. Un critère pour les algèbres locales formellement lisses

PROPOSITION 7. Soien,t ko un, mn,eau, k: urte ko-nlg&hre,A m e k-nlqkhre, in un


idéal maximal de A . On, suppose que k et A/m sont form,ellemen,t lisses sur ko.
Po,ur que A soit formellement lisse SUT k pour. la topolo,qie m-adique, il ,faut et il
sufit que les deux conditions suivantes soien,t 'rc'alisées :
(i) l'homomorphisme canonique SA/, (in/m2) + gr, (A) est bz3ectzf ;
(ii) l'application A/m-linéaire

d6duite de l'r~pplicationccmonipe k -, A est .L.r~jectzue.


Notons dk. : k i akl, ( k ) et d A : A -t Clk,,(A) les ko-dbrivatioils universelles.
Supposons d'abord A formellement lisse sur k pour la topologie m-adiyue. Alors
A est forrriellenlent lisse sur ko pour la topologie madique (ri" 2, prop. 3, a)),ce qui
équivaut à (i) (no 5, th. 2). Par ailleim, la ko-dérivation X t. 1@ iik(A) de k dans
A/mQiknk,,(k) peut s'étei~drccn iinc ko-dérivation dc A dans Almgkflk,, (k) (no2,
remarque 2). Il existe donc une application A-linéaire u : Rb,,(A) + A/m Br,:CLk,,(k)
-
telle que î ~ ( d ~ ( h 1 ~ )1)@ &(A) pour tout A E k . L'application A/m-liriéaire
A/m @, Clko (A) + A/m BI, CLk1,(k) déduitc de 71, cst imc rétraction dc o , cc qui
démontre (ii).
Supposons invcrscincnt les conditioris (i) ct (ii) satisfaites. Alors A cst formcllc-
ment lisse sur ko pour la topologie m-a.dique (no 5 , th. 2) et le A-inodule flkn(A)est
projectif (il0 5, cor. 3 du th. 2). Fixoi~sun ent,ier 'r. 3 O et considéroris l'application
A/m"-linéaire
o,r: A/mT @k: 0 k o (k:) A/mT @A nk,,(A)
déduitc de l'application canoniqiic k + A . Soit une famillc d'éléments de
k tels que les &(A,) forment une base du k-espace vectoriel fZk,, (k) ; d'après (ii);
les éItrricrit,s 1 O(> d,\ (Ail ,) sont linéaircinrnt iildt5pcntlarlts dans A/m M,\ Ok,,(A).
D'apri:s II, $ 3, ri0 2, cor. 1 et 2 de la. prop. 5, les I @ d A ( h i l A )forrricrit u r ~ cbase d'uii
Sact,eur direct clil A/mr-~r~od~ile A/mr XI,\ fLk,,(A). Il existc donc uiic applicatior~
A/mT-liiibaire
u,.: A/mr @ A CLko(A) - A/n17' O)X.ClLo(k)

telle qiie uT(l dA(XilA))= 1Cg cih-(&)pour t,out 'i, doric W, O w,. = Td.
1%

Vkrifions inüintcnant qirc A est, Sorrnell~:rr~er~t lisse siir. k pour la topologie


111-adiqi~e.Soirrit C iiilc k-algCbre, N uri itibal tir carri: niil tlc C , et 7~ : C! I C/N
la surjcction carioniqiic ; miiriissoirs C et C/N <Ir la t,opol»gie discrète. Soit
cp : A + C/N 1111 lioin«rrior~>his~r~c cor~tiriude k-algkl)i.es. Piiisquc A cst for-
rnellrrneilt lisse sur ko pour la lopologie m-atliqiic: il cxistr uri I.iornomorphisrrie
coritimi de ko-algèbres : A + C tel qilc 7~ O <PO = <P.D'a.pri>s la. prop. 1 dii
no 1, les lioniornorpliisnics dc ko-algèbrcs ij, : A i C tels que TT O ij, = cp sont
+
les applicatioils z H v(da(.r:)) <pr)(z),où ,il parcourt, HoiriA( O k ,( A ) , N) . 11 s'agit
de choisir II de f q o n que ij, soi1 lm lionioiriorpliisrrlc (le k-i3lgkt)rcs. L'application
h ++ h l C -GO(hlA) cst uric ko-tl6rivation de A: da,ns N (loc. cit.), donc peiit s'krire
Ir O dk avec IL E Honi/;(,Oko(k),N) .
Clloisissoris i i l i erdier r k 1 que ln iioyaii (lr cp corit,ierlr~eni" . Lt. A-inodiilc N
est a.imiil6 par nx7' et il suffit de prendre polir 71 Ir cornpos6 dr la siiite tl'lioinonior-
pliisincs
flho(A) - A/mr @A (A)
où 17' cst dbdiiit de h . En cffct. on a pour h
"
E
A/mT @JI-
k .
&,, (k) =
1'
N :

Ii'enrar.qve 1 . Lorsquc A cst noelhbrien, la coridit,ion (i)sigiiific qiir l'anneau local


A,, cst rbgulicr (VIII, 5 6, ri0 2, th. 1).

PROPOSITION 8. Soierrt X: l r r r corps et A ,/me k-«,lqRhw locale noethkrien~e.Les


condét.ions suivantes sont Cqwiva,len/ks :
(i) A est forntellcrrrent lisse S I L k~ pour 111. topologie mA-crdique;
(ii) A est rf:!/ulzèrr et l'application ~~-linc.'nire

de'duite dc l'injection cnfioniquc k -t A est ,injective ;


(iii) A esl ah.sol.urrreut ,rr+rkl2re ;
(iv) pour toute ~:rten,.sionradiciclle k ' dfj k , de degr.6 ,fini ct dc: h,aaleur 1 <
Z'aar~co;.~ local A ( ~ o est régr~I%w.
(ii) ++(i) : il sufit d'appliqiler la prop 7 ct la rcmaryuc 1 ci-tlcssus, en prrnarit
polir ko Ir sous-corps premier de k cil effet, k el K A s o ~ ~St o, r ~ ~ ~ ~ llisses
l i ~ ~SUI-
ei~t
ko (11" 3, th. 1).
(i) =+ (iii) : cela r6sulte du cor. 2 du tli. 2 (ri0 5).
(iii) =+(iv) : cela. rbsulte dc la dCf. 1 (lu {j 6, no 4.
Si k est de carxtkristiqiie 0 , il résulte di1 cor. 1 du th. 2 (no 5) que (iv)
iinpliquc (i), d'où ln proposition dans ce cas. Supposons k de caractkristiqiir
p # O et proiivons (iv) =+ (ii). Soit k' une extension radicielle (le k , de degré
fini ct de hauteur < 1 . Si A et A ( k ( )sont rkguliers, l'application canonique
~ ~ @ ~ t ~ f 2 ~> K~ ~(@k ~' C~L )( estA ) ir'jcctivc (no 6, prop. 6). D'après le th. 1; b) de
A, V, p. 97, a.ppliqu6 à l'cxtcnsi«n k tlc kp , le k-espace vectoriel R(li), qui coïncide
avec Rkl,( k ), est rCimion filtrante croissante des sous-espaces k @k:fp Clkp(k'") ail
kt tlCcrit l'ciwcmblc dcs extensions finies rxlicielles de k de Iiniiteilr <
1 contcriues
tlaris une clôturc alg6briqiic fixCc dc k . L'assertion (ii) en résultc.
Rernmrqz~e2 . Soient k iiri corps et -4 imc kta.lghl)rct,cllc qiie l'annem A(l,,) soit
régiilier pour t,oiit,eext,erisiori rn.dicielln X.' de k , de dcgrc4 fini et de lïauteiir 1 ; <
alors A est ii.tjsoliimcnt r6gillii.r~.En effet, soit k:' iirie telle exterisiori ; pour tout
idbal rnaxima,l m de A , l'anneau k1 @ h A m s'itlerititic A. i i i i mncaii dn fractions de
A(k,), donc est rbgiili~r.D'a.prbs la prop. 8 ci-dcssiis et la prop. li dii 5 6:ri0 4,
17alg+hrrA est, aljsoli~rncntr6giilii;rc.

8. Existence de rétractions pour les applications linéaires


P R O P O S I T ~ O N 9. Soicxt A , I I ~ Q ~ L T L ~ ( J T L , M un, A-module de type ,fini, N rm
A-nt,oilule p,rujec:kiJ c l I L : M + N W L ~a,pplication A-li~aCa,l;r.e.
a.) Soit p .un idéal p,rerrUer de A . Les conditions sul:.uantes sont f!qui~~a-
le~rtcs:
-
(i) il; e:r:.iste j E A p ct v E HomA, (NI. M.[) a ~ e c71 O = I ~ M ;,
(ii) il eziste ,u E HomAp(Np,Mp) II.I)CC 11 o 7 1 , ~= IdMp ;
(iii) l'application ~ ( p ) - h 7 ~ k ~1i 03 -
r / 7~: : ~ ( p W.&
) M ~ ( pINA
) N est i7tjecti1~e;
(iv) il eziçte u n en,tier m 3 0 , dcs él6rnents z1, . . . , 2 , de M rt des ,formes
lir~C(~ires y, ; . . . , yrri SUT N tels ~ , I I , C les images des z, dans Mp erqertdrfmt le
Ap-modulc VI,, et que 1 or^ ait dct(< g?, ,u(x7)>) $ p ;
S i la condition (iv) est ,u&i,fiGe, o,r~,a m, = [ ~ ( p@)A M : ~ ( p ) et ] les Glé,rr~ents1 63 x,,,
forment 'une buse du K ( ~ ) - P s ~ o , c ( :~iectoriel~ ( p@)A M .
b) L'crrserr~ble U dt7ç idLa,cl,n:p r f m i e m p de A qui sutisforct (mg: condition,^ de a )
est va o~cveri,de Spec(A) et les conditzorii; sui?!antes sont e'rl,civa,len,tes :
(i) on a U = Spcc(A) ;
(ii) U çortllerrt tuus les idt!cm~~r~,a,:~iri~au.z de A ;
, ~ M) avec u o u = IdiLI;
(iii) il e:ci,sle ,II E H o I I ~(N,
(iv) u es1 iryjectzf et Cokcr(u) cst W L A-nrodulc projectiJ
Dbiiiontroiis a).
(i) + (ii) + (iii) : ces irnplicatior~ssont claires.
(iii) =+ (iv) : posons m = [ ~ ( p¢¢A ) R/I : ~ ( p ) et ] soit (ri,. . . z,) une suitje
tl'616mcnts de M telle que les élérnei~ts 1 xi forincrit imc hase du ~(p)-espa.ce
8%

vectoriel ~ ( p 3) - ÿ ~M . Les images des z, da,ns Mp engendrent I P Ap-rr~odi~lc Mp


(lemme de Nakayama). Si ln condition (iii) est satisfa.ite, les bléinrnts 1@ ~ r ( z i )du
~(p)-espacevcctoricl ~ ( p@) A N sont linbairenierit indi.pcndants.
AC X.98 PROFONDEUR, K É C I J I , A R I T ~U, I J A L ~ . ~ . ~ 57

Il existe pa,r ailleurs iiri il-nlodulc N' , im eriserrlble 1 t:t iin isoniorphisnie de
A-niodules O : N N' + A('), dont on déduit uri isorr~orpl~isrne de ~(p)-espaces
vectoriels -
0 : ( ~ ( p@) A N) CE ( K ( P ) @ A NI) ~ ( p ) " ).
+

-
Les élérnerits t,, = 0(1 @ ~ r ( r , ) ,O) de K(P)(') forment une faniillc Sibrc finie. Il
existe donc clcs élérnents ai,.. . ,CL,,,,de T tels que l'on ait dct(pr,, (ti)) jL O ; les
formes linéaires iy, : z H PrOiJ(O(,?, 0)) snr N conviennent.
Supposoris la condition (iv) satisfaite. Notons ( a i i ) E M,,(A) la inalrice de
coefficierits aij =< yj;u(zi) > . Soit g 1111 élément de A -
p tel que les iniagcs
des :r, cngeridrerit le A,-inodulc M, (II, 5, no 1 , prop. 2), et soit f = gclct(ai,l).
Comme det(u,,) cst irvcrsible dans AS, les iirrages des 616mcnts ,u(zi) dans Nf
sont linéairemer~tindépcndanles ; par suite les imagcs des x, dans Mf forment
une hase de cc A,f-~iiodiile.Cela prouve la ticrnihre assertion de a.). Uérnontrons
rnaintcnant (i). Notons U I E HomA(N,M) l'application z H i): < y,: z > xg . 011 a.
7

comme les iniagcs des xi forment urx base de Mf et que la nmtrice (a,,,) est isiver-
sihle dans Mm( A f ) , I'eridoniorphisme (CI o ,u)f de h'II est bijectif, et l'application
v = (70 o u)7' O w,f E HornA, ( N f ,M f ) vCritic la coiditior~(i).
Dénrorrtrorrs 1-1). Lc bit que U soit ouvert rGsultc de la cor~tlitiori(i) clc a).
(iii) =+ (i) + (ii) : c'est clair.
(iv) + (iii) : soiis les hypothèses de (iv), la siiite O i M 5N + C:oker(u) >- O
est cxactc et scindée, d'où (iii).
(ii) + (iv) : introtluisoiis coirime ci-dcssiis i111 isorrlorpl~isniede A-modiiles
0 : N @ N' A ( ' ) . Not,oris î r t l'application de hl1 clans A(') détirlie pii.r ~ r / ( a )=
H(,/L(:x.), O ) . II existe ilne partie finie J de 1 telle que l'image de u' soit, contenue
dans le soiwrnodiilc AJ de A(') . Notons u" : M i hJ I'applicaLior~déduite de ru!.

Sous l'lrypothix (ii); pour t,»iit idéal rnnxirrral 111 tlc A , l'applicat,iorl A,n-liri4a.ire
uin de Mm dari:, A): admet iinc rétraction, et il en est. tloilc dc même de 4, ; ainsi
TL{{, est, irljcct,iveet son image est factciir tlircct tlarw A$ de sortme que son conoyaii
est un A,,-module projectif. Lc A-rnodulc Coker(rr") est de prbscrita.tion firiic par
cotistructiori ; il est donc projectif (II, 5 5,iln 2, 111. 1). L'lrornomorphissne IL" est
injectif (II; 5 3, no 3, th. 1) ; par corrséclucnt,; ,u est ir?jecliî. Le A-rnodiilc Coker(ut)
est isomorphe, d'une part à Cokcr(u) a-: N t , d'arilre part à. Coker(7L") @ A('-,').
Cornrrie les A-rnodules Col~x(.ir")et N' surit projectifs, il en cst de même
de Cokcr(,//,), ce qui achi>vede prouver (iv).

9. Le critère jacobien
Soient k uii arnlctrii, A iinc A-algi.brc, .J un idlal de A et d J/J2 -) A/J @A &(A)
l'applrcatiorr carrorrlcpc Poiir cl.iaque A/J-algèbre lt, on note
o i ~les flhches verticales reprbseiltent Ics snrjectiorm canoriiqilcs. Ori a u(J) c N ?
tlonc: 7!(J" c NN" = {O), et. LI définit par passage aux y u o l , i d , s lin homonrorphisn~e
'U : A / J b C qui vérifie p o ü = u T . Alors ,?jo 11,est un relèvement de î~ à C .
THOOR~ME
-
3 . Soie,ri.t k uri. arrnealc, A rmc k-algkbrc fo~mellerne~rt
idéal de type jhi, de 4 ; po.çon.s B A / J .
lisse et .J urr

i ~ ) Soit p un id6d preniier de B el soit q l'idéal (prcnaier) de A tel cpre p = q/J .


Lcs condiliorrs .sui~ian,te.ssont é q ~ ~ i v d e n t e: s
(i) l a k-ul,qt?bw Bp est fofor.rrtellr.rnent lisse ;
-
(ii) il e:riZste f E B p tel que la k-algèbre Bf soit J(~rm,ellenre.ri,tlissr ;
(iii) l'uppficc~tio~
K (p)-linén.i,r~

est injective ;
(iv) il existe un entier m 3 0 , des c:'le(rrceats f l , . . . ; f, de J, dont les im,ages
. . , (,fm)q engendrcn,t l'idéal J q , el. des k-dCri~m/;ion,sD l , . . . ; D, , de A tels
y,re tlct(Dj (fi)) 8( q .
b) L'enswnble des idéaux prcmicrs p de B qui .satisfont aux conditions é p i -
~icder~tes de a) est o1~vel.tdnns Spcc(B) . Puur que B soif jb~mellementlisse s u r
k , il ,faut ~t al mfft q ~ tout ~ e idPo.1 prïrrlier (resp. m,azim.nl) de R satisfasse à ces
con,dition..s.
(:) Sz~pposon~ A noethérien. Lcs conditions de a.) bqu,i~~ci.lcnt nr~ssià :
(v) la k-algèbw Bp csi forrncllcrr~crttlisse porrr la topologie pBp-adique.
De ph^^, SOUS les conditions de (iv), I'ide'cd J,, esf com,plktem,ent sécant et la suite
((fi)q,. . . , (fin)q) est com,plktem,en,içécantc pour Aq .
Posons M = J / J % t N = 13 @ A f l k ( A ) . Le B-rr~ocliilcM est (le typc fini, ct lc
B-motlule N est projectif (il0 5: cor. 3 d u th 2). Pour toute pa.rtic multiplicative
S (le A , la koalgbbrc S ' A est forrrlcllerrleril lisse (no 2; prop. 4 , a.)). D'aprPs le
lemme 3, les conditions (i) et (ii) Cquivalent donc rcspec:tiv~meritB
(il) l'a,pplica.tion : M p > Np possklt: une r&t,ra.ctionBo-linéaire ;
(ii') il existe f E U - p tel que l'appli(:ation : + Nf posstde une
rktraction B,f-linCaire.
La prop. 9 d u no 8 appliquée à. l'anncau B et à l'l~ornoinorphismc(1: 1L1 + N ini-
pliquc l'équivalence des corlditior~s(if) , (ii'') e t (iii), et, ent,ïaîne mssi les assertions
de b) (rn iitilisar~tde noiiveau Ic lemrile 4). P a r ailleurs (iii) Aquivaiit à :
(iii') I'a,pplication ~ ( q R) A.J -, ~ ( q ) Ok.(A) (IAdnitc dc d : J + & . ( A ) est
irijective,
tmtlis que (iv) peut s ' k r i r c :
( i d ) il cxistc un cnticr rn 2 0 , des élénierits ,fT . . . . f V , (le J dont lrs irnagcs
fi;

engendrent l'idéal .Jq de -4, et des Clérr~cmts~ 1 . ., . , gnL de H o m ~ ( . R ~ ( AA) ) , tels


qi1e d c t ( < yj,dfj >) q! q .
I'uisque Ic A-modnlc CLk(A) est, pro~ectif(no 5, cor. 3 du th. 2), la prop. 9
d u no 8, appliqubc à l ' a n ~ ~ e a iAr et à l'l-ioinornorpkiisme d : J i f l k ( A ); fourr~it
l'byuivalence dc (iii') et, ( i d ) .
NO 9 A L Q ~ I ~ R ELISSES
S A c X.101

Supposons erifirl l'aimcau A r~oet,hkrien.Il est clair qiir (i) irriplirp (v). Soiis
I'l'ypothCsc (v), lc lemme 3 erilraîi~eque 1'applicii.tion

est irijrctivc, tl'oii (iii).


Sous les conditions de (iv), on a rn = [ ~ ( q mAbJ
) : ~ ( q ) ](11' 9, prop 8). D'après
le t,h. 2 di1 nu 5 , l'idéal J, est coinplèterncnt si.<:ant,ct ln suite ((jl),?. . . : (J,,,)y)
est cornplèternent sécante pour Aq (3 1, ri0 3, cor. 2 du th. 1). Cela tlrtrrnoritre c).
C o ~ o r , ~ n r1i t ~. Sol~rstkg urt, n'rlnea~~,,
k: wrLe kg-algPbre noethérienne formnellc-
m,erct lisse, et B rrrre k-algrhre locale essentiellement de type ,fini. Si la ko-a1,qèbbr
R est forrrrellrm,rn,t lisse p o w ln topoloqle me-ailiqr~e, elle est forrrrellc,rr~cr>t
kssc.
Tl cxistc un entier n 3 O , une partir inultiplicativc S de k[T1,.. . , T,] et, 1111
k-l~onmnorpl-iisniesurjectif Splk[T1, . . . ,'I',,,]+ B . L'algèhrc Splk[TI,. . . T,] est. !

imetki&ieiine et forrnellerrmit lissc siir k (no 3, exemple 2 et ri0 2>prop. 4, a)), donc
sur ko (rio 2, prop. 3; a)). Le corollaire résiiltc alors du th. 3 ) c).

Xerrrwque 1. Les corol1a.irc.s 1 ct 2 s';tppliquent notamment lorsque k o est lin


corps ct qile l'on cst dans l'un des dciix cas suivmts :
a) B est ime algèbre essentiellerrient de type fini siir une cxtcnsion sépara.ble de
ko (th. 1 dii ri0 3 ) ;
h) B est iinc k o algbhre locale ilocthérienne complète dont le corps résidilcl KR
est iirlc: cxtcnsion s6parahlc de ko (on preritl daris ce cas pour k imc algi.brc dc
skrics formelles siir K H dont R est lin qiiotient (no 3 et lx, C( 3, no 3 ) ) .
Da.iis cl-ixilri de ces a s , il r6silltc du cor. 2, compte tenu de la prop. 8 t h si0 7 et tlc
la prop. 6, b) dii 3 6, ri0 4, qiic la ko-algèbre E est fornielleirient lissc si et scillcnlcnt
si elle est ahsoliment r6gulitre.

COROLLAIRE 3 (Zariski). So,ierrl k ,un co'rps, A ulre A:-ukjkbrï: locnlr ,rc.'gdikre,et


J un iddd de A distinct dc A . que lu k-algkhre ,4 es/ essen,Liellerr!,nn,t
s%~,ppose
de tgpe fini ou comnpl&. Pour yuc 1'anncu.u local A / J soi/, rc.'yulier; Il f k ~ et t sl
s@t qu i l existe un er~ticr.711 , f l , . . . , f n L de .J e,r~gc.r~drurct
0 , dix Cltirr~~r~tç .J
et des dér.kiatior~.sD l , . . . ,D,,, de A Lelleç que det(Dj(f,)) $ mA. Les e'l4rr.rrrmts
( f i , . . . , f,,,) font alor:s partic d'un syçlkrne de codonnées de A el l'idkal .T est
premier.
isornorplre à B@cdLA(C). Passant, au quoticrit par l'id6a.l rriaxinial de B , on ohticnt
un hoirioinorpliisrne i11,jeclif

qui n'est autre que zK,. Ainsi B est îormelles~icntlissc siir A (th. 3).
T H ~ O R È M4E . Soient A un an,rrcau r~oetf~.&icn
et B une A-algèbre csçe~tiellcnrrrrt
de typr ,firci. Les conditions suivantes sont e'qui7ialcnte.s :
(i) lu A-al,q&-e B est formellrm,rn,t lisse ;
(ii) pour tout q E Spcc(B), l(r. A-alqèbre Bq est form,ellem,en,t lisse (rcsp. fofo7'
rr~ellementlisse pour la topologie qB,-adipe) ;
(iii) le A-moduk B est plat c d , pour tout p E Spec(A) , la ~(p)-algkbrcK(P)@*B
est absolumrnt r6gulière ;
(iv) le A-rrroduk B cst plat rt, p m ~ rtoute A-algèbre rkgulibre R , l'annean~
R.@ A R est réq~~lier ;
(v) le A-module B pst plat d l~ aoym de l'Iiomomorphisme p : B @ A B + B
tel que ~ ( : @ c y) = z:y est u n ide'al conrplktrnrcrrt sc'cant.
L'équivalence de (i) et (ii) r6siiltc (111cor. 2 1111 th. 3 ( r i n 9).
(i) =+ (v) : supposons la A-alghbre T3 forrrielleriierit lisse. Soient q uri id6al prcrnirr
de B . et p soii image réciproque dans A. La, Ap-alghljre Bq est forrnellement lisse
(prop. 4, a) du ri0 2). donc plate (lernine 5) ; par siiitc le A-niod111e T3 est p1a.t (TT,
5 3, ri0 4, prop. 15). D'autrc paat, l'anneau B @ A B est noet;lr4ricn (8 Ii? no 1, ror..
(le la. prop. 2), donc 1'idCa.l Kcr p. est coiriplèterrierit sécant d'aprés le cor. 3 du th. 2
(110 5).

(v)+(iii) : supposons la corditior~ (v) satisfiite. Posons 1 - Kcr(p). Soit


p E Spcc(A) . L'applica(,iori

s'iclcritific 2 l'application

de la. ~(p)-algèhre~ ( p ) @B*. L1id6al Ker(yp) s'idriitifie


d6dilitc de la. ri~iilt,iplica.tiori
k I(K(P)¢aA (B ¢O* B)) . Il est conip1i.terrirnt sbcmt puisque le A-niodille B cst plat
(fj 5, il0 fi, prop. 6). L'assertion (iii) r h l t c alors de la. prop. 8 du fj Cij no 5.
(iii) =+(ii) : soicnt q lin idka1 prrrriiri de R ,et p son ima.ge r6ciproqiie dans
A. Sous les hypothéses de (iii), lc Ap-rnotliilc Bq est pla.t, et la. ~(p)-algèbre
~(p) 1311, qui s'identifie ilin wrrneaii de frn.ctions dn ~ ( p @) A 13, est a.hsolu-
rr~er~t régulière (fj 6, ri0 4, prop. fi). Il résiilte dis lemme 5 qiie Bq est formcllcinent
lisse sur A p , donc sur A (no 2, prop. 3 ct 4).
(iii) =+ (iv) : plaçoris-nous sous les hypothèses de (iii). Soit R une A-algèbre
régulière. Le R-rnotlirle R.@AB est plat (1, fj 2, ri0 7, cor. 2 2 la prop. 8 ) . Soient r
un idCnl premier de R el p son imagr rkciproquc dans A ; l'arlrieau K(T)¢o~<(R.@AB) ,
qui s'idcntific à. ~ ( r¢OK(p)
) ( ~ ( p ) B ) , est, régulier (5 6, 11" 4, cur. 2 dc la prop. 7).
L'anneau R B est donc rCgulicr (5 4; no 5, cor. de la prop. 9).
(iv) -i- (iii) : soit p un idéal premier de A et soit k une extension de ~ ( p ;) sous
les hypothèses de (iv), l'aiineau k &3+) ( ~ ( p 6) 3 U)~ , qui s'identifie à k B , est
rhgulier, d'oii (iii).

DÉFINJTION2 . Soit A un anneau noethérien. O n dit qu'une A-algèbre I3 est lisse


de type ,fir~'(:et si ella satisfkit ouz conditions éq.u.i?~aler~tes
si elle est esser~tiellerr~er~t
du théorème 4.

PROPOSITION 10. Soit A ,urL uru~ea'un o e t h h i e n .


a,) Soien,t A' une A-algèbre r~oethér2er~ri.eet R ur1.e A-algèbre lisse. Alors la
A'-ulgkbsre A' T3 est /isse.
h) S'oient B m e A-algèbre lisse et C u n e B-algèbre lisse. Alors la A-algèbre C
est lisse.
c) Soierd B et C deu:c A-cdyeb,rrs lisses. A l o m lu A - ( ~ , l g k l ~Be @A C MI, h s e .
Ccla r6siiltc tic la prop. 4 dii no 2 et des 6noncCs aiia,logiics pour lcs alghbrcs
essentiellement de type fini (S, 6, no 1).

Ezem,ples. 1) Lcs algCljrcs lisscs sur un corps k sont les k-algChrcs csscnticllcmcnt
de type fini et ;thsoliunent régiilikres.
2) Soierit A un aniieau noethérieri, T = (T,),i,rUrie fainille fiiiie d'iridéteririiriées.
La. A-alghbrc A[T] est lisse. Plus gCr~Crcllcrricr~t, soiciit FI, . . . , F,,, dcs élérricnts
de A [ T ] ,et soit B la A-algc'hre A [ T ] / ( F i , .. . , F,,). Si en t,out idGa1 maximal n
de I3 la classe (rnod. n ) de la matrice (2) est de rang ir,,; la A-dg&bre U est
lissc (th. 3 du ri0 9).
fj 8. DUALITÉ DES MODULES DE LONGUEUR FINIE

1. Modules injectifs indécomposables


Soit A un anneau. La relation « I est iiric: classe de A-rnodilles iiijnct,ifs ind6coin-
posahles » est collectivisar~tc(A, X, p. 21, cor. 1) ; noiw riotcrons .Y (A) l'ensernhle
des classes (lc A-irioclules irljecI,ifs iritlécorrlposablrs.
P R O I W S I T1 I ~.N r id6al prcrrricr p de A ,
Soit A un ariri~a'unoetlrh.ien. P o % ~tout
soit ep : A/p + I(p) un,c cn~~eloppc injective dc h / p (A, X, 5 1, no 9).
a) Les A-m,odules l(p) sont in~l6com,po.sable.s.
b) Soit 1 A-module injeclif indkcorrposablc ; l'ercsern,blc Ass(1) est rkduit à
un 6 l h r n t .
c) L'application, p H cl (I(p)) est une bijection, de Spec(A) sur .Y (A) . La bi-
j~ction,rkiproque associe à un Alkmeat 1 de .Y'(A) 1 'un,ique Clément dc Ass(1) .
Soit p E Spec(A) ; prouvons que le niodule I(p) est indiiconiposable. D'aprbs A,
X, p. 21, cor. 2, il siiffit de proiiver que si a ct b sont tlcs idéaux de A coritcilarit
p et tlist,incts de p , l'idéal a n b est distinct de p ; or si a est. un 61Cincnt tlc n - p
-
et b lin &ment de b p , le prodiiit ab appartient à. (a n 6) - p .
Soit 1 lin A-rnodille irijectif indécoinposablc. et soient p , q des c'lCiricnts <le
Ass(1). Alors 1 contient iiil sous-inodiile M isomorplie à A/p et un sous-inodulc
N isomorphe à A/q. On a. M n N j- O (A, X, p. 21; prop. 14) ; pour tout éliirneiit
r rion nul de M n N , on a p = Ann z = q . Conirric Ass(1) n'est pas vidc (IV, !j 1,
11" 1, cor. 1 de la prop. 2), il est réduit à un iiliirncnt p(1) .
Nous avons ainsi diifini deux applications p H cl (l(p)) tic Spcc(A) dans P ( A )
et T H p(1) de .Y(A) dans Spec(A) ; prouvons qilc ces dcnx applications sont
des bijections réciproques l'une (le l'autre. Soit p E Spcc(A) ; alors p appartient à
Ass(I(p)), et c'est donc l'unique éliirncnt dc Ass(l(p)) . Soient 1 un A-niotliile injectif
indécomposahle, et p l'nniqile élément de Ass(l) ; alors 1 est iinc cnvcloppc injective
de A/p (Aj X, p. 21, prop. 14). Cela achève la démonstration de ln propositioii.
Rerrraryue 1 . Soit 1 1111 A-nlodiile injectif iritlbconiposahlc. et soit p l'unique é16-
ment de Ass(1) ; d'après la prop. 1 , 1 cont,ierit im soiis-module isorriorphe à A/p
dorit il est enveloppe injective. En g h é r a l lin tel sous-iriotlule n'cst pas iinique,
cornrne or1 le corista.te eri prcnant A = Z : p = O , 1 = Q .
Pour chaque idéal premier p dc A , choisissons coinnie ci-dessus uncLenveloppa
ir'jcctivc (I(p),r p ) de A/p. D'apres A, X, p. 22, th. 3, on a :
TI-TROREME1 . Soit A un, (rrtn.m,tlnoeth,érier~.Pour tout A-module injectif 1, il
e z i s t ~m e jamille de cardi~ra~rz , e t wae seule, telle que 1 soit iso-
(ap)pES,,cç(A)
moryhe à @ ~ ( p ) ( ~ p. )
P
D'après IV, 5 1, no 1, cor. 1 (le la prop 3, l'ensemble Ass(1) est alors le support
de la fairiillc ( a p ).
Eem,~ryue2. Soicrit A iiri nnricaii nocthhricn? M iin A-modiilc, e : M + 1 une
enveloppe injective dc M . L'ensemble Ass(W1) est égal à Ass(1) : eu effet l'inclu-
sion Ass(M) c Ass(1) est évidente. D'autre part, si p est un élément tir Ass(1) ,
1 coriticnt un sous-module N isori~orphcà A/p ; coinrnc Sc il-rriodiilc cp' (N) cst
non n i d , on a A s s ( c '(IN)) = {p) (IV, 5 1, no 1; prop. 1). Ccln pioiive qiic p est
associ6 R e-' (N) , donc à M , d'of1 notrc assertion.
Prciioi~sles riotatioris dii tl-~CorCriit,ct supposoils (Sc pliis Ass(M) fini. Pour toiit
y E Ass(M) , riotoris Qq l'ii~t~crscctioii avec M tlc @peAss(M)-iqj l ( p ) ( ~ p. )Alors
(Qq)qEAss(Mj est une décomposi2ion primaire réduite de O dans M (IV, 5 2, nu 3,
déf. 3 ) . On a en effet nQq = O ; corrinie M/Qq s'ideritifie à ini sous-rnodule rion niil
de 1(q)("q), on a Ass(M/Q,) = {q), et il siiffit tl'appliqim la prop. 4 de loc. cit.
E x e m p l e . Soit A uii annea.u priiicipal. et soit K son corps des fractions. Les
A-rnotliilcs injectifs sorit les A-iiiodi~lcsdivisil-11cs(A, X, p. 17, cor. 2). Le A-module
K est une cilvcloppc injcctivc dc A (A, X, p. 20, exemple 1). Soient. p un élément
extréinal de A , et p l'idéal (maximal) Ap ; notoiis e : A/p +K/Ap I'liorriorrior-
phisrne qui applique la classe d'un élément a E A sur la classe de a l p . l'rouvons
que (K/Ap, e) est une enveloppe zrbjectl.oe de A/p. L'hoirioiriorphisirie e est injectif.
Lc A-modiilc K/Ap est i l r i qiroticiit d'iiii rnodillc divisible, doric est divisiblc. Soit
z un Cléincnt non niil de K/Ap ; c'est la classe d'un élément a/pn de K , avec
a E A - {O) et n, > 1 (A, VII, p. 10, th. 2). On a alors pn ' z = e ( a ) , tloric
'
e (Az) # O , cc qui prouvc notrc nsscrtiori.
Il résultc alors dii tli. 1 que iovt A-module divisible est. m m m e directe de
A-modules isomorphes à K ou à K/Ap pour wrL idéal maz.i.rr~nl(p~,l;"c'ipal)p de A .

2. Structure des modules injectifs indécomposables


Lemme 1 . Soient A ,un aarceuu, a ,un i d k d de A , et I 'urL A-rriodule. Po*ur to,ut en-
>
tier n O , ,r~oto,r~s Lr, le sous-rr~odulede 1 forrr~r:(les &hr~rc.tsur~nnl&par a'', .
a) Supposo.n,s le A-rr~oduleI %.r@:tif. A l o w le A/an -,rr~oduleT, est Iriectif pow
>
tor1t TL O .
b) LS'upposon,s que 17ann,eau A soit m e t h é r i e et que powr to,ut ,ri > O le
A/an-mod~uleI,,, sost injectif. A1or.s la ~(kmio'rides I,, est 1 ~ 7 1A-rr~od,l~Ic %S~j~ct'if.
a) Le A/an-module I,,, est isorriorplic à HorriA(A/an,1) , qui est irijcclif (A. X,
p. 18, prop. 11).
II) Soient .J la réunion des 1,. b uri idCa1 dc A ct f : 6 + J lin
A-liornorriorplliuine. Il sla.git (A, X, p. 16, prop. 10) de prouver qu'il exisk un 616-
incnl; z dc J tel qu'on ait f(h) lm pour t,oiit b E 6. Piiisqiie b est de type fini,
il existe lin entier n tel qii'oii ait f (b) c I,,, , c'est-Mire f (anb) = O . D'aprks Ic
cor. 2 de la. prol). 1 de TTT, 5 3, no 1, il cxistc lin criticr rn 3 n,tel qiic a"' n b c a n b ,
doric f (an2n 6) = O. Alors f induit une application A/aw"-linéa,irede b/(a7" n 6)
dans 1, ; comme le A/anL-module T,, est iiijectif, il existe un kl6irierit z d~ T,, tel
qu'on ait f ( b ) = bz pour tout b E b, d'oii II).
NO 2 DU~LITÉ
DES MODIILES D E 1.ONGIJEUR FI'JIE AC X.107

Soit a lin idéal de A ; nous convicndroris dails cc qui suit de poser an = A poiir
<
tout entier n, O . Soit E in1 A-module. Pour toiit n E Z , r~otoiisE,, le soiwirlotliile
de E formé des déments ariiiulés par an ; soit grn(E) le A-modiilr gratliié de type
,
Z tel qiie gra ( E ) , = E-,, 1/E_,, poiir tont criticr m . Le module gra (E),,,, est niil
poi~r,rr~ 1 , et gra(E)o s'identifie à E l . Notoris gr(A) l'arirlcau gradué associé A
A pour la filtra,ti»ri a-adique : on L: gr(A),, = a"/an+' pour Loiit TL t Z . Soi(:rit
n et m. des cntirrs. On déduit par passage aux qiioticnk (le l'application bilirikaire
(a, z) H n:r de an x EPrn+i dans L,,-, + i une application A/a-l)iliriéaire

qui définit sur gra(E) iirie striicture de gr(A)-rr~otliilegra.rlué. Pour tout n E Z ,


: gr(A),, x gra(E)-, i El une
on déduit de l'application A/a-l)ilirii:aire a,,,,-,,,
application Ain-linéaire DE,n : gra(E)-,, + HoniA/,(gr(A),,,,El) ; les npplica-
tioils sont les corrlposar~tesd'lin fiornomorphisme de A/a-modules gradués,
dit canonique

Pour a E gr(A) . rr E gra(E), B ~ ( s ) ( n )est par tlGfinition lc coiriposarit (laris


gra(E)(]= El dc l'k16merit u:r de gra(E). 11 cn résiiltc quc PE cst gr(A)-liu6airc
HomgrA/,(gr(A),El) de la st,ructure de gr(A)-inodiilc définie par
l«rsqii'on tni~i~ii,
-
la Sorinule (bf)(cr) f(ah) poiir a? h dans gr(A) et f dans IIoimgrA,,(gr(A),EI).

PROPOSITION 2. Soier~t A un anneau raoethkrien,, a un idéal de A , E un,


-

A-motllurle et Ni .irn so~~s-A-rri.odulede E annulé par a . Les condit./m~ssuiuaates


s m t 6quvoa2en,teç :
(i) E est ,wrre enaeloppr: injtrtirir dr LI ;
(ii) lc A/a-rr~oduleEl est m e en,~lrloppr~;njcctilied.u, A/a-morlule h l , le module
E est ri mi or^ dcs E, et l'appli;catio,rt,r:an,on,iyue PE est bijective.
Supposons la condition (i) satisfaite. Le A/a-iriodiile EL est injectif (lçlmme 1, a)),
et. contaient M ; comme toiit sons-A/n-rriodule de El est u n soiis-A-module dc E ,
E l est une erlveloppe iiijcctivc du A/a-riiotlule M . D'aprks le lemme 1 , la réunion
(les E, est un sous-A-niodulc injectif de E conter~ar~t, M , donc kgal à. E . Piiisque
E est iiijcctif, on a ponr tout TL O une suite exacte

comme Homn(A/anL,E)s'identifie à. E,, pour tout m, et que l'iirjection canor~iqiic


de Hornn (a7"an+l, El ) dans HomA(ar'/a'" ',
E) est bijective, on en déduit que
1'homomurpl~isirlecmoriique PF: est bijectif, d'où (ii).
Siipposorls (ii) satisfaite. Soit r : M -+ 1 imc cmvcloppc injective de M .
Piiisquc 1 est ii~jcctif,il existe une application A-liriéaire cp : li: + l prolongeant
e . Mais <p applique En dans In pour t,oiit n , donc induit des homoitiorphisirics
gra(<p): grl'(E) -i grn(l) et <pi : El + Il rcndant commutatif le diagramme

Puisque E l et Il sont des enveloppes injectives du A/a-rnodule M , l'llomomor-


phisrrie <pl est bijectif ; puisque PE et PI sont bijectifs, il en rési&e que grn(cp) est
hi,jectif. Cela inlpliqiie, par réciirrcncc sur n,, qiic <p induit imc bijcction de E, sur
1, pour tout rL >, 1 ; donc <P est bijectif, ce qui entraîne (i).

a) Il existe sur M ?me m i q u e str~rctvrede A-m,odde éten,dan,t la structure de


A-naod7rlc don,n.Ce.
A

h) Ces son.7-A-,rr,od,~~le.sde M sor1.t ses .~OTLS-A-m,odules,


et l'on, a
A

HornA(M,P ) = Homz(M, P ) pour tout A-m,odule P .


A

a) Identifions A B la limite projective (les anneaux A / a n , et rriunissoi~sM cic


la topologie disvrhtc. Soicrrt a = ( ( L , ~ , , ) urr dérrierrt (le A , et :c lin 6lénierrl, de M .
Cornrire z est ar~rrulCpar inre piiissarrce cle a , la suite (cr,,L:14 es1 sl,al,ionnaire ; riotons
A

(mz sa limite. L'appliça,tiori (a, x) t->ax définit sur M une structilrc tlc A-nrotlulc
qui 6teiid la structure de A-rnodule (loiin&
InversenienL, sitpposous donnée une telle structure sur M ; soient a = (a,,) 1111
ClCinent tlc A , :c in1 61Crncnt de M ct 7 n lin entiertel que aTnx= O . Pour tout
entier n,, a a, appartient à a?', qui est égal anA (III, 5
- 2, no 12; cor. 2 de ln
prop. 16) ; un a donc ax = u , x pour n T r i , d'oii l'assertion tl'imicit6.
b) Il résulte de ce qui précède qu'on a Ax = Ax pour tout :x E M ; les soiw-
A-rnodules de M sont tloncses sous-A-modiiles. Enfin, soit u un homomo_rphisme
A-li1i6airc de M dans un A-module P . Soient a = (a,,) un élérneilt de A , :r. iin
él6rnent de M et rrl, lin entier tel qiic a7"x = O ; on a an"u(x)= O . Comnie a - a,,,,
appartient à amLA, on a

dc sortc que 71 est A-linéaire.

PROPOSITION 3. Soient A u n an,neazL noethérien, p IL^ idéal premier de A et


e : A/p + 1 une enveloppe injective d ? ~A-module A/p. Pour tmrt entier rr >, 0:
désignons par 1, le sous-module de 1 formé des élkmrnts annul6s par p" .
NO 2 DIJALITÉ DES IVIOI>IJT,ES1113 LONGIJEIJR FINIE AC x ion

a) Le A-module 1 est r6wrion des I n . L'injcckion A/p i Il se prolonge en un


(16: ~ ( p sur
ison~or.pltis7r~f;. ) II ; identz:fioirs ~ ( p Ù
) Il (i l'aide de cet isorr~orphisrn.e.
P o w ch,uque eirlier 71. 2 O , la struckuic de Alp-module de In+]/I,, provient par ,res-
Iriclion, des scalaiics d'me u~~vique structure de ~(p)-espacc,ucctoriel ; I'homornm-
phisrne çano,rLIy.ue PI,-,, : ITL+I/In+Hom.4/y(p7L/pnI l , ~ ( p ) est) un i,som,orphisme
de ~(p)-espuces,ueïlorieb de dirneresion ,finie.
A

b) il eriste une wrL%y.uestr~uct.ur'cde A,,-rr~odulesur 1 induisant su .str.ucture de


A

A-,m.odwlr. Tl'hosr~omo~rphz.srn,e cci,n,on,ique Ap + EndA(1) est bzjectif.


D'aprAs A, X; p. 20, exemple 1, le A/p-rnotliile ~ ( p est ) une enveloppe ir~jective
dc A/p. 11 résulte donc de la prop. 2 qiic Il s'identifie à ~ ( p, )que 1 est réunion des
1, , et que pour chaque entier n 3 0 , PI,-, est un isoniorphisaie de Alp-modules.
Pour toiit élkrnent non ni11 n de A/p , I'horriothét,ie de ra.pport a est inversihle dans
llornA/,(pn/p"+ ', ~ ( p ) ,) donc aussi daris I,r,,+l/IT,, cc qui achève de prouver a).
-
Soit s E A p. Comme l'homoth6tie SA,,, est inject,ive, la. t r x e de Ker 71 sur
A/p est nulle, ce qiii entraîne quc I'homotliétie SI est irijective. Alors SI est iin
sous-rnodi~lrfactciir dircct de 1 (A, X, p. 19, cor. 4), donc égal i 1 puisque T est
indécomposable (il0 1, prop. l ) ,de sorte qilc l'honlothétie si est bijective. Tl existe
donc une unique strixtiire de AD-modulcsur 1 induisant sa st,riictiire (le A-modillc ;
A

cllc .;'étend de manière unique en une striictiirc dc A,-module (lemme 2)


Pour cl-iaquc criticr on déduit dc l'hoinomoiplnsrne tl'anrieaiix canoniqiic
A, i EndA(I) iinc application A linéaire a,, Ap/pn A, +Hoin* (In, 1) Conbi
(1Crons lc clingrainme commutatif à ligriei exactes

ail ai,+, cst l'liorriornorphismc induit par a n + l . Considérons l'application


~(p)-l~ilinCairc
cnnoniquc
an,-, . p'LAp/pn+lApx L+l/lrL -+ 11
(forrriule (1)). L'application lini-aire In+, / I , -i~orn,(,)(pnA,,/pn+] A,. I I ) qui lui
est associ6c à gauche s'identifie à. PT,-,,, , et celle qiii lui est associk à droite est a;+, .
Corrirrie PI,-, est bijective d'a.priis a), il en est; de même de ai+l ; on dCduit alors t h
diagramme ci-dessus, pa,r r4currerice siir n., qiie an est lin isomorphisme pour tout
n,. Comme T est réunion des T,, , l1rt.pplica.tior~anoniqie EndA(1) @ Horni\ (LrL,1)
est hiject,ive ; I'liornomorphisnic d'anneaiix Ap i EndA(1) , qui s'identifie à la limite
projective des applications a , , est donc bijectif.
R e r ~ a r q u r Il. résiilte de la,c@ioristratiorr pr6cEderitc quc l'wnriulateiir de I,, dans
A

,4p (resp. d m s A,) est pnAp (resp. pTLAy ). Par suite l'annillateur du A-iriodule
TV, est llirria.gerkciproqiie dans A de l'idéal p7'Ap, que l'on note parfois p(,) et yuc
l'on appdlc la puissance symboliq~~e n-i6nr.e de l'idéal premier p .
C O K O T , T , A ISoit tel que AssA(J) = {p) .
I ~ E.J. W I A-,rr1,od11lei>%jectijP
a) L'applicutio,ri, cari.oaipe J i A,, @A J cst bi;jecl/~i,.~e.
1)) Notons l? le Alp-modr~lcH o i l ~ ~ ( A /.T)p ,. Il existe sur i2 unc urriquc sPructcl.re
de ~ ( p ) - e s p c rvectoriel prolor~gcunts u structure de Alp-module ; le A-rrsodule .T
. )])
cst ,isornorph,c ir, I [ [ ~ ' ~ ( P
En effet, .J est isorriorphr à. lin A-module I(') , où c est 1111 ca.rdine.1coiivenablc
(ri0 1, th. 1). Lc corollairc: r6siilte de la propositioii lorsquc J = 1 et le cas général
slcn déduit aiwsitôl.

3. Dualité de Matlis
Dans ce n?em,éro, on suppose quc l'annea~iA est local northérien.

D É F I N I T I O N .On dit c / T ~ , ' T ~ A-m,odule 1 est un A-rr~odulede Montliss'il est ,in-


jectif, quc nni~ cst sort. u n i g ~ ~idéal e premier associé et que le ~ ~ - p s p a cvectoriel
e
HomA( K A , 1) es1 de dime~siorr1.

Soit r : K A + 1 une crivcloppc ir~jectivede K A (A, X , p. 20, th. 2). Le A-module


1 est i i r ~rilodiilc,,.deMatlis, et tout A-ir~oduletic Ma.tlis est isomorphe à 1 (no 2,
cor. de la prop. 3). Si A est ini nriilcm de valiiation discrPte, de corps des frnctims
K . le A-rnodirle K/A est un iriodulc de Matlis (ri0 1, exernplc). Si A est iiii amieair
local artirlien, In A-module A est lin inodulc dc Ma.t,lissi ct seulement si A est 1111
ar1iica.u de Gorenstcin (3 3, no 7, lcmine 1).
Soit 1 i l i l A-modiilc de Matlis. Pour t,oi*t entier n 2 0 , iio1,ons I,, le soiis-
A-iriodille de 1 fornié dcs klémer~tsarnliil6s pa.r m';. D'après ln. prop. 2 dii ri0 2,
1<:A-module 1 est réuni011 dcs I,, le A-module Ti est de longucur 1 (c'estAdire
isomorphe à KA) et le A-inodiile 1 est une enveloppe iiljectivc dc 1, ; en outre,
l'horonorphisrn canonique de gr(A)-rrrodulcs gradués

cst irrl isoiliorphisrrie. D'aprPs In. p r o p . 3 du no 2, la structiire de A-irlodiilc (le


1 s'6tend eri urie iinique striictiirc dc A-module, et l'l-iorrioniorphisinc canonique
 -+ EndA(1) est bijectif.
Lemme a.- Soit 1 u72. A-rnodr~lede Mdlis. Alors :
a) 1 est W L A-m,od~~lede &l(jtlas;
h) le A-module 1 est artinien ct co!lr~r~,r'rnteur(A, X, p. 18, déf. 3).
Puisque le A-ir~odule1 est irijectif, le A/mA-inodule 1, est injectif pour chaque
n (no 2, lcmrne 1, a)). Comme 1, est l'eiisemblc des éléri~errtsdc 1 anniilés par m'k , A
A A

le A-module 1 est ii~jectif(lemme 1 , h)). Il est indécoiiiposable sur A puisqu'il l'est


A

sur A ; conirric il contient le sous-A-rnodiile Il isomorphe à KA , on a m, t AssÂ(I),


donc AssÂ(I)= {mÂ} (prop. l ) , d'oii a).
Prouvons maintenant que 1 est artiilicn. A tout sous-A-module hf do 1, associons
l'idéal gradué a~ de gr(A) défini de la façori suivante : un élément de gr(A),,
appartient à (ahf), s'il est anniil6 par toutes les formes linbaircs p(x) , oii n: pa.rcourt
+
((M n I,,+,) I,)/I,, . Soient M et N des sous-niodulcs de 1 tels que N c M ;
on a a~ c a ~ Supposons
. +
a~ = RN ; on a (hl n l,l,+i) 1, = (N n ln,+i) 1, +
pour tout 7~ puisqiic P cst un isomorpliisme. Par récurrence siir n on en déduit
M n In+ = N n I,,+, pour tout 7~ d'où finalement MI = N .
C d a étarit; soit I\fo 2 Ml 3 . . . 3 M, 3 . . . ime suite d6croissantc de sous-
A-inotlules de 1 ; la suite croissante abf, c a1~1,c . . . est stationnaire, puisque
gr(A) cst uiie K,\-algèbre de lypc fini. La suitc (Mi)i,o est donc stationnaire; cc
que lc A-rrlodule 1 es1 artinicn. Enfin, lc A-module 1 cst cogénératcur
qui ei~t~raîr~e
en vcrlii (le A, X, p. 18, prop. 12.

Soit M un A-niodulc. Rappelons (A, VIII, 5 4, no 6) que le socle de M est


la sorrliric (les sous-rnodules siinplcs de M , c'est-à-dire l'eiisernhle des é1C;ments
de M annulés par m* ; c'est un KA-espacevectoriel, canoriiquement isomorphe
& H«rriA(K*, hil) .

Lemme 4. Soicr~t1 un A-rr~odulede Mutlics el M U T J A-m,od'ulr. Les conuiitions


srai.uunbes sont tiyrLide~ates:
(i) M est wt%raien,;
(ii) tout élCm,cn,t de M est nnn.wlé par m e p~l,issn,n.cede m*, et le socle de M
est de (kim,en,sion.,finie slrr K.\ ;
(iii) al criste u n entier n 2 O et une upplscution A-lin,c.'nire jinjec-ti~ic:de M
dans In .
Lorsque ces conditions sont satisfaites; toute enveloppe injectivr de M est iso-
morphe à IX, oli, s est lu dimension sur KA d7~socle df, M .
(iii) + (i) : c'est cla.ir puisque Ir: A-rnodulc 1 csl a.rtiriicii (lerninc 3).
(i) + (ii) : slipposons M aatiriien. Soit :c t M ; la suitc décroissanle des sous-
rriotliilcs m2:x: de M est stationnaire. Soit n iiri erit,irr le1 que rn';+l:z = rnxr ; le
Icrrlrne de Na~kay'irnaeritraîrle rnz:~:= O . Par a.illeurs, le socle tlc M est artinicu en
tarit que A-rnodiilc, tiorlc i~ilssien tan(, que KA-espacevectoriel, ce qui signifie qu'il
est de dimension finie.
(ii) + (iii) : supposons la condition (ii) ~Rrifiée; soit 15 : M - J une eriveloppe
iiijcctivr de M . On a Ass(M) c {m*), donc Ass(.l) c CmA} (II" 1, remarque 2), el
J cst isomorphe A I(') pour un cardirlal c (no 1, th. 1). Soit z un élérrierlt rlorl nul dc
.l annuli: par m,t, ; cornme le A-rrlotlille A:x: cst sirriplc et que son iriterscc:(,ionavec
e(M) n'est pas réduite à O , :c appartient à e(M) . Ainsi e induit uil isoniorphismc
du socle de M sur celui de J ; par suitc le soclc tlc M es1 de dinierision c , cc qui
proiive (iii) ainsi que la dernière assertion.

Lerrrnre T i . Tout A - m o d ~ ~ luvlirrien


e est artinzen en L m b p c A-nrocl,ulc.
Soit M un A-module artinien ; toiit 6léinerit de M est annidé pa.r iinc puis-
sance de m x , donc par une puissance de m*. D'aprhs le lemme 2 clil no 2, les
sous-A-n~odiilesde hl1 sont ses sous-A-modules, donc M est a.rtinien en ta.nt qiie
A-module.
Le Â-rnodiile DA(A) s'iderii.ifie carioniqiiernent à 1, Ic Â-inodule DA(1) i i
,-.
d (no2,
prop. S), et le A-modide D A ( ~ - 2à,) Il (lor:. cit.).
Pour toute applica.tiori A-linéaire f : M + N , rious noterons

l'applicalioii A-1iiiCa.irc HomA( f , 1I ) . Puisque le A-ridule 1 est irrjed if', la siiitç,


(DA(g),DA(,f))est exacte pour toute suite exacte ( f ,g ) d'a.pplicai,iorrs A-1irii.a.irt:s.
Nous appliqueroris cns d6fini^oris à l'anncau A riiiirii du r~iodiilc~de Mat-
lis 1 (Inninie 3, a,)) ; pour tout A-module Y , UA (P) est, donc le soiis-A-rriodi~le
HomÂ(P,1) de DA(P) . Tl revient a,u rnême dc dire que P cst artirrieri commc
A

A-motlule ou corrrrrrc A-rnotiule (lcinrne 5) ; si c'cst lc cas on ü D-(P)


A
= DA(P)
(loc d . ) .
Soit M iiri A-niutlirle. Pour n , E M , l'applicatiori f H f(rn,) de DA(M) d m s 1
A

est A-lirhire ; notons-la orM(m).O n dGfinit ainsi un Iiorrioinorphis~iieA-lir~éaire

Ori notc Nbr : A @A l\/l iDÂ(DA(M))l'applicalion A-liri6aire dPduite de o l ~

T H ~ O R 2~ .M Soit
E hi[ un A-m,odule.
-
6

a) P o w que M soit nrfir~ien,,il: faut et il .su,fil que lc A-rrrodule DA(l\/l) soit de


lylpe , h i . Lorsqur c'est le cas, l'l~orr~ornorph,ismc
olnf csl; Ii-jechif.

b) P o l ~ rq11,e M ~ o %det type ,fin~ji,il faut et il suflil que DA(M) soit artinlien,
A

(co~nirleA-nrodule ow c o m c A-mod,ule). Dans cc cas 17ronrorrrorpi~isrn,e Crnl est un


iso~rriorph%srn~e.
c) POUT que M soit de l:on,g7~eu1- finie, il fout et ,il s u f i i que DA(h/I) soit de
A

lon,guew ,fiLie (comme A-m,odule 071 corrrrrre A-module). Dar~sce cas aM est /in
isorrrorpirisrm de M sur DA(nz4(1\1)),et l'on a longA(DA(h,f))= long,(M).
Prouvons d'abord que l'homoniorphisinc olM est irijcct,if pour tout A-niodule
M . Soit 'rn lin di-ment. non nul de M ; son annulatcur csl, coritenii dans r n .~Tl
existe tioiic un A-homornorphisme surjectif de Am sur K A , et par suite iiri homo-
morphisrr~enon riul tic Am dans 1. Coinme 1 est inj(:ctiE, cclui-ci se prolonge en un
lioiriorriorpliisrrit: f : M + T tel qiic f (rn) f O . Cela prouve l'irijectivité de ahl .
Supposons le A-niodule M artirrien. D'après lc lerrme 4, il existe iiri en-
tier ,r et ime appliration A-liri6airc injective f : M + 1". L'lioniornorphisn1e
D A ( j ) : DA(Tr) 4 DA(M) est alors surjectif ; coinme DA(IT)s'identifie i. A',
cela prouve qiic lc A-riiotlulc DA(hl) est dc type fini. De rnariitrc malogue, si k/I
est de t , y p fini, il existe un entier rr et im lionioiriorpliisrne siirjci:tif IL : An -, 1\11 ;
l'horriomorphisrr~e D,, (u,) : DA(M) + In est ir'jcctif', de s o r k que DA(M) est arti-
riien (coirirnn A-niodule ou cornine A-riiodule).
A

Siipl>osorisrriai~itcria.ritque lc A-rriodulc DA(M) soit artirlien ; il en est de mF.rnc


du Â-rriotliile DÂ(Â M) qui lui est canoniquement isomorphe. D'aprhs ce qui
A

précède: le Â-rnotliile DÂ(Dâ(A @A M)) est dc typc firii, et il eri est de rnêrne de
 @A M qui cst isorriorplic à un sous-iriodule de D  ( D A ( A @M))
~ . Par suite M est
un A-module de type ,..
fini (1, 5 3, ri0 6. prop. 11 et III, 3, ri0 5, prop.
,-.
9). De rriêrne
si DA(M) cst un A-rnodulc de typc fini, DÂ(DA(M))es1 un A-riioclirle artiriicn
d'aprhs cc qui prhct!dc, (loric uii A-inodulc artisiien (lenime 5), et il en est de mêrne
de M . Enfiri les nlodules dc loilgiiciir fi& sont lcs riiodulcs artinicns de type fini
(A, VIII, 5 1, no 1, prop. l), donc DA(M) est de loilgiieiir finie si ct seislcr~icntsi
h/I est de loriguciir finic.
Si~pposorisM a.rtiriien. Tl exist,e un entier r et une application A-linhaire injec-
tive f : M + 7" ; p ~ ~ i s q u1e est artiriieri (lernrrie S), le A-module Coker(f) l'est
a.ussi, et on peut trouver un entier ç et iinc suite exacte de A-rriodules

On cn dklilit lin diiq-arninr commutatif à lignes cxactcs

Le Â-modiile D-(DA(I)) s'identifie à. 1 et ar à 1'a.pplication identique ; pa,r siiite


A..
X, p. 7>cor. 3).
air et al. sont hi~ectifs.et; il en est de nlarnc (le aM (A,

Si le A-module M est dc typc fini. il cxistc des triticm 7 7 ~et 7~ et une suite
exacte de A-modules
A"' + A n + M I 0 ;

on en déduit un diagramme commiitatif à lignes exactes

Conime GA cst égal à lx, il cn rClsi~ltcque Gnf cst un isomorphisrrie.


-
Il reste à proiivrr l'kgalité longA(M) longA( D , (M)) lorsque M est de lorrgucur
h i c . On peut supposer M # O ; il existe alors m e suite emcte

d'où l'on déduit ime suite exacte

+
long, (DA(M))= longA(DA(N)) 1orlgA(DA(K.4))= lollgA(nA(N)) 1 : +
on conclut par r h r r e i i c e sur l'entier lorig4(M).
R e n ~ q u eSiipposoris
. l'anneau A artinicn. On a longA(I) = 1onpA(DA(A))=
lor~g(A)(th. 2; c)). Soit M iin A-module de type fini : il admet une enveloppe
irljectivc isornorphc A, 1", oii s est la dirncilsiori du socle de M (leinnlc 4). Par suite
<
on il. long4(1\/1) .s long(A) ; pour qil'il y ait 6galitC. il faut et il siiffit que M soit
injectif. En particulier, pour qiie le A-module A soit injectif, il faut ct il siiffit yuc
sou socle soif, (le dinicmsion 1 ; on retroiive ainsi le lernrnc 1 du 5 3, no 7.

4. Dualitê des modules de longueur finie


Soit A lin anncaii nocthbrien ; notons R I'cnscrnblc dc scs idkaux riiaxirr~aux.
Gkn6ralisxnt la d6fiiiition donnée dans lc nimkro pri.ci.dcrlt, nous tliroris qu'un
A-niodi~le.l est un A-module de Matlis s'il est injectif, quc ses id6ailx prerniers
associés sont les ic1da.u~niir.xima,ux de A , et cluc pour tout id6al rnaxinid m de
A le Ajm-cspxe vcctoricl HoniA(Ajm,J ) est de diineiisiori 1. Pour taout m t C l ,
clloisissons iinc cnveloppe irijcctive ~ ( m+
) l(i11) du A-inotliilc ~ ( m ;) Ic A-rr~otlule
@ I(m) est im motlule de Matlis. el, toiit A-mocliilc dc Matlis lui est isomorphe
mdL
(1l0 l >th. 1).
Ilappeloris (VIII. 5 1, ilo 5) qil'orl uotc Zo(A) Ir Z-rriodule z(") et
E : ZO(A) + Z la forme linCaire qui applicpe chi-que dément dt: la. l m e 0
sur 1. Si M est un A-niodule de longueur finie, le A,,,-rrlodiile Mn, est dr longi~eilr
firiie pour toiit m E Cl, et nul sauf pour un rloiribre h i d'idéaux m E Cl. On pose

zo(M) = long,,,, (hl,,) [ml da.ns Zo (A) ;


medl
-
on a 1ongA(M) E ( z ~ ( M )(lot. ) cit., exemple 3). Inversement, un A-riiodulc N tel
qiic loilgA,,,(N,,,) soit firiie poiir tout m E 0: et riulle en dehors d'un sous-ensemble
fini 1 de f i , est de longiieiir finie : en effet N est isomorphe à lin sous-modulc de
Cl3 N ,
me1
(II, 5 3, no :<,cor. 2 du th. 1 ), et l'on a longAm
(N,) = longA(N,) puisque
tout A,-rriodille sirriple est isomorphe à ~ ( m )donc , simple en t a i t que A-motlule.
Soit J iin A-motlulc de Matlis. Pour tout A-rriodiilc M , rioiis rioterons UA(M)
ou sinlplcnlcnt D(M) le A-rriotlulc H o I I I ~ ( M.J), . Soit O(&, l'homomorphis~ncdc M
dans D(D(M)) tl6firii par ocnf(va)(f)= f (,m)pour rn, E M , f E D(M) .
PROPOSITION4 . Pour que le A-modzde hf soit de k n p r u r finie, il fumt et
finie. On a alors zo(U(M)) = zo(M),
il; s11,fit p e D(M) soit de lon,g~~ew
longA(M) = longA D(M), AnnA(M) = AnnA(D(hli)), et ~!'applr;c«t.ior~
A-linéaire
o i est
~ bijectiae.
Pour tmiit m E CL, le Am-rnodule D(M), s'identifie à HomAn,(kir,,,,J,) (II, 5 2,
ri" 7, prop. 19) ; la prcmihre assertion de la proposition résulte alors du th. 2, c)
et de la caractérisation dm motliiles de longueur finie tlonnée ci-dessus. Supposons
désormais M de longlieur finie ; on a longA,, (D(M),) = longA,,,(Mm) pour tout
m E 0 ( h c . cit.), d'oii z,,(D(I\/I))= zo(M) et h g A ( D ( M ) ) = longA(M). De plus
l'applicatiori (ocMl),, : M, i D(D(M)), s'identifie à l'hornomorphisnic canonique
UM,,, , qui est bijectif (loc. cit.) ; pax silite c w est
~ bijectif.
et par suite AnnA(M) c AnnA(D(M)).
Pour towt n, E A on a D(aM) = a~(1\/1)
Appliquant cela au A-module D(M) on eri déduit l'incliision opposée, d'où l'égalité
A m A(Air) = AnnA( T l (M)) .

E z e r r p l e . Soient A iin anncau principal, K son corps des frxtions. Le A-rrr.odnlr


IC/A est 71n module de Matfis : en ef-let l'application caiioiiiyiie de K/A daris
n
II~En
K/A,, induit un isomorphisme de K/A dans @ K/Am (A, VII, p. 10, th. 2) ;
mec!.
l'a,sscrtiori résulte alors di1 no 1 , exemple 1. Noiis avons d'ailleurs déjk tlérnontré
en A, VII, § 4, ri" 9 que l'application est bijective pour tout. A-modulc M de
loiigueur finie lorsque 1';mrieail A cst priricipal.

5. Forlcteurs dualisants

Dans ce numéro, on fixe un anneau local riocthéricn A . 011siylpose donnés


a) pour tout A-inodille Ri1 de longucilr finie, un A-module T(M) ;
b) polir toute application A-linéaire f : R/1 >- N entre A-modi~lcstlc longueur
finie, imc application A-linoaire 'L'(f) : T(N) + T(M) ,
de f a p n que les conditions suivantes soient satisfaites :
FD 1) Les a.pplications f H T (f ) sont A-linéaires.

-
FD 2) Polir tout A-inotliile de longueur finie M , on a T(lM)= lT(M).
FD 3) Pour tout diagramme M f N 9,P de A-modulcs tlr longueur finie ct
d'applications A-linéaires, on a T(g O f ) = T ( f ) O T(g) .
FD 4) Pour toute suitc exacte Mt A+
M = M" de A-inodulcs cle longuciir finie,
T(u)
la suite T(M1'), T T(M) +T(M1) est cxacte
FD 5) Lc A-module T(K*)cst de longueur 1 .

(1, E A . Prenant M = (O), on obtient = lT(M)


-
De FD 1) et FD 2), on tirc T(aM) = a,T(lhl) = alT(M) a r l ' ( ~pour ) tout
, donc T({O)) = {O). 11 rtsillte
de là et de F D 4) que pour toute application linCaire injective (resp. surjective) entre
A-modules de longueur finic, l'application T(,[) est surjective (resp. injective).
Soit M LIU A-modiile de longueur finie. Alors T(M) est de longueiir firiie et l'on
a lo1igA(T(M))= longA(M) : cela. résiilte en effet dc FD 4) et FD 5) et du fait que
tout module de 1origliIeiir finie a.tlrnct iirie suite de composition dont les quotients
sont isorriorphes à K A .
Soient M un A-modiile de loriguci~rfinie, ct (ex)htr, ime Sainille orthogonale
dc project,eurs de M ; d'après FD 3), ( ' F ( c ~ ) est ) ~ uiie
~ ~ Samille ort,liogonale de
projecteiirs de T ( M ) . Par suite, si M est soninic dircctc d'urlc famille de sous-

Ac 1,
-
rnotliiles (Mx)htl,, et si ph désigne la projection de NI sur Mk : l'horrio~riorphisnie
C T(yh) : At@1, T(Mx) T(M) est 111.1 isomorphisme.

Exemples. 1) Soit .T 1111 A-module de Matlis. Posons T(M) = HoiriA(M.J) pour


tout A-rriodule hl1 de lorigiieiir finie et T ( f ) = IIomn (f, l J ) pour t,outc applicatiori
A-lin6a.ir.e f erltre A-iriodiiles de longiieiir finie. Alors les ~ondit~ions FD 1) à FD 5)
sont satisfaites. Nous alloiis voir c-dessoiis (th. 3) que toiite construction satisfaisant,
les conditions FD 1) à FD 5) ost oht,cniie de cette façon.
2) Soient C CiIn complcxe irijectif de A- nod di il es et d i i r i enticr tels que
f I Z ( H o ~ I i g r A (C~)A) ,soit nul poiir i f ri et soit de longueur 1 poiir ,i = d . Pour
toiil, A-rriotlule M de lorigimu- finie, on a H"(Hoirigr,,(M, C ) ) = O pour i # d :
raisorinoris en c:ffcI, pa,r réciirrence sur la longueur de M , supposCc > O ; il existe
uric suite exacle de A-rnodiilcs O + K A i M i N + O , qui donne riaissance à iiiic
suite cxactc de <:orriplexes

et la, conclission r6siiltc t k l'liypotlièse de récurrence appliqiiSt: à N .


Posons T(M) = H"(HonigrA(M,C)) pour tout A-modisle M dc lorigiieur finie,
et T(f ) = H"(Horngr,, ( f ,l c ) ) pour toutc application A-liiiéairc f entre A-riiodules
de longiieur firiie ; les coiiditions FD 1) à FD 5) sont satisfa,ites.
3) Soient Cl un A-module et d 1111 entier 3 O tels qiie E X ~ ~ ( K .IL)Asoit
, 1iu1
pour i, + d et soit de longueur 1 poiir i = d . Posons T(M) = EX~;(M,R) pour
-
tout A-module de loiigiicur finie M et T ( f ) ~ ~ t ; ( fLrL), pour toiite applicat,ion
A-linéa.ire j entre A-riiodi~lcs<l(:loiigueur firiie. Ori a. alors Ext'i (M, R ) = O pour
tout A-module de longueur finie M et tmit i # (II, et les conditions FD 1) à FD 5)
sont. satisfaites : il suffit cn efi'et d'appliquer l'ex<:rnplc prkkdcnt a.ii ca.s où C est la
résoliition injective canonique tlc R .
4) Si A est IIII arlricaii de Goreiisteiii, pa.r exemple un mncau régulier, on peut
appliquer l'exemple 3 en preria.nt Cl = A c:t d = dirri(A) (5 3 , no 7, prop. 11).
Pour tout eiitier 1 1 2 O , posoiis 1, = T(A/mz). Pour ,tn 3 T L , not,oiw
p,,, : A / m z + A/mx la. siirject,ion cari«niqiie et ,,i : T(Aliit2) -t T(A/mA)
l'application A-1inéair.c T(p,,,,,,). Elle est injective par FD 4) et l'on a i,,,oi,, = i,,,,p
pour m 3 11 2 (II par FD 3). Soit 1 = a T ( A / m ; ) le A-module limite inductive tlii
systCme ((1,). (i,,,,)). Pour n 2 0 , l'application canonique 1, + 1 est irijcctivc ;
nous idcntifieroiis 1,, à son iinage tlms T , de sorte que 1 est la réunion croissante
des I,, .
Soient M uil A-rrlodiile de longiiciir finic, ct ,la 1111 enlier. 2 0 tcl que m'in1 = 0 .
Pour CL. E M , r~otor~s <PM,, 1~i1.pplicatioriA-lirh~irede A/mA dam M qui ap-
pliquc la. classe de 1 sur n:. L'a.pplication S(<p&,,) : T(M) i T, cst A-linéaire,
et l'on a T(q&,a,) = uT(q&,,) pour a E A par FD 1). Par silitse l'application
(,IL)dc ;\/I x T(M) clans 1 est A-hiliriéüire. Elle rie dépend pas dii
(x, u) ti T((P'$~,~:)
choix de l'mticr 71, : eu effet, poix tout enticr q 2 rc ci, tout dérncrit x dc M , on
a <PL,,= <pnl,a O p,,, , d'ois pa.r FD 3) 'l'(qk,z) = i,,, O T(<pM,,). On PII déduit une
application A-liri6a.irc
Obi : T(M) +HomA(LI, 1)
satisfa,isant à BnT(u)(n:)= T(cpn4,,.)(u)poiir u E T(M) , x E M.

\ / r ~a) Lt. A-m«d.ule 1 est urt rrtod~rled e Mnttis. Pour tout entier 7n >, 0
T ~ h o ~ . h r3-
Lr,, est le .sou.ç-mod~llede 1 fornl,6 des 6lCrr~ent.nn,n,ul& par in?.
1,) Punr tout A-module M de lonqueur finie, l'application A-linéairt OUI :
T(M) 4 Homn (M, 1) est hijectivc.

-
c) Po,crr toute npplicatiort A-linc'w~re,f : M
firuie, 071, a fJM O T(f ) IiosnA(f , I r ) o ON .
4 N entre A-nzodules dc longrre,ur.

;trinuli.s par m l . Soit f : M -


I'roirvorw c ) . S o i ~ n tn im cntier et M , N des A-niodiiles de loi~gucurfinie

z da.ns M , on a tlla.pri.s FU 3)
N une application A-linbaire. Pour u dans T ( N ) et

Cela prouve c).


Prouvoris 1)). Corisitl4roris d'abord le cas particiilicr M - AjmA. Alors T(M)

a. qk,, = a l M . d'oii T(<p[,,,) = alr,> ; air~sifJbl : J,, -


est égal par d6filiition à 1,. Si a cst un é1Crnerit dc A , de classe a dans M , on
fIom,4.(-&/mA,I) est
l'isomorphisrr~ccanonique qui cilvoic im i:lCr~ierrt,r (le T,, sur. l'applicatiorl 3 H U T .
Ccla dCnioiitre 1 ) ) d m s ce cas.
Siippsoi~srmintenaiit donnée uilc suitc exact r

de A-modules de lorigiieuï finie anilillés par rnz . Considbroris lc tliagraimnc


il est conimutatif d'après le déhiit de la démonstration, et scs lignes sont exactes
par FD 4). On en déduit quc fIM est bijectif si Op et ON le sont,. Appliqira.nt ccla
à une présentatiori
(A/ml)" + (A/mA)" 4 M + 0

du A/mA-inodulc M . ori en d6duit quc Ob[ cst bijcctif pour tout A-rriotlule de
longueur fir~icarlrmld par rnz , d'où b)
Prouvons a). Il résulte dc ce qui précède appliqiié au A-rnodiile A/mA qiic In
es1 l'cnscirhlc des éléments de 1 qui sont annulés par rn; . Par FD 5) le A-module
1, = T ( K A )est isoinorphc i KA ; d'aprks la prop. 2 du ri0 2, il nous suffit de prouver
que, pour loul entier n 3 0 , l'application A-lin6airc canonique

est bijective. Or de la suitc cxa,ct,e

ou Lire une suitc exacte

Composant T ( u ) avcc e,L,,,Al , on obticnt tloric in1 homomorphisme


1 surjectif

tlc noyau 1, . D'aprts c), y est lit cornpos6e des flkchcs O I r Z ~ , :~ I,,+
, + ~ o r n , i ( ~ / n x ~1)
+',
ct Hoin(u, 1) : ~ o n l * (h/in*' ,1) i llonlA( r n ~ ~ / m ~1)+ l; ,cornrne OI,, , cst
l'application linéaire associ6c à la multiplication A/~F' x T,,+I -4 1 , l'iso-
morphisme 1,,+1/1, i ~ o m ~ ( m ~ / r n1)h déduit
', d r y coïncide awc 6 , ce qili
achève la dénionstration.

Exencples. 5) Repreiions les liypothi.scs et notations de l'cxenrple 1. Alors


T(A/rn", = H o ~ r i ~ ~ ( AJ) / ms'iclciltihe
~, au sous-iriotliilc J, de J forrnG des éI6mcrits
annulés par rnA ; par 1)assngc à la limite inductive on obtient i i r i isornorphismc
canoniqiic tle 1 sur .T .
G ) R.cprcnoiis les hypothèses et notations de I'exeriiplc 3. On ohtirrit qiie
1 = a ~ x t h ( ~ / i n z , Rest) im A-module de Matlis. Pour tout A-rriotli~lctic lon-
giicur finie M , on disposc d'lin A-isornorpl~isrnccarionique

de plus cet isomorphisme est EntlA(M)-linkaire (th. 3, c ) ) .


si I'a.ririea.ii A cst de Gorensteirl dc tliruerision d , le A-inodulc
Eri partic~ilier~
lim
- i
~xt;(A/m;l, A) est iiri riiodiile de Matlis.
6. Changement d'anneaux ; dualité de Macaulay

Prrorosri~ro~ 5 . So,it p : A + l3 u:n. honwn~orpttrismc local d'clnn,earrn: loçawr:


meth&-ien tel que l'estension. résid,uelle K A -+ K g inojuite par p SO%/ de tlegréfin,i.
Soit IA T L ~ I , A-module dc MullLs.
a) Nolons Ti< le sous-U-module de HornA(f3, T A ) forrr~1des A-h,o7rronrorpi~is~r1~e.s
de B dans T A dosnt 16: noyau coatieat wLe p,u.iss(rnce de m~ . Alnm IB (:st I I , ~ ,
B-ir~odulede Mntlis.
b) Soit M ,u,n B-m,od?~lr.C'application canmniqne

dé/inae par a(?~)('rn) = u ( n ~ ) ( linduit


) Ur1 B-i.~ori%or~)i~i.sme
de UB(M) = HorriB(M,IB)
s w lc so,tr.s-R-modde k l o r n y t (M, IA) de DA(M) = HomA(h/l,I.A.)fwrmP des nnppli-
cat2orrs f : M -t In telles que pour Lor~ldlém,en,t ni. de M , il existe un crctaer n 2 O
bel que ,f (mg m,)= O .
La conditiori ci-tlessils sur f signifie que ,î est coritiriue lorsqu'on inunit TA de
la topologie discrète et M de la topologie la plus fiiic qiii indiiisc siir chaque sous-
module de type fini la topologie mB-adiqiic, cc yiii justifie la notation. Dc niCrne,
la conditiori (I E IB signifie qiie g est continue lorsqu'on rriiinit TA de la topologie
discrètc et B de la topologie mB-adiqiie.
Prouvons a). Pour tout R-rriodiile c k longucilr firiic M , notons T(M) le
B-rnodiilc Horrin(M,In) ; pour toute application B-liriéaire f : M + N
eilt,rc B-rnodiilcs dc lorigirtxr finie, notons T(f ) : T(N) + T(M) I'a.pplica-
t,iori R-linéa,ire Hom;\( j, Ir, ) . La vbrifi~at~ion FD 1) 3. FD 4) (lu
des cor~ditior~s

- - -
no 5 cst imiii4cliatc. Par ailleurs, poix tout B-modiilc tic lorigiicur finir N , on a
loilgA(N~Al) longB(N) [ ~ :gK A ] ; cornmc on a loilgA(T(i\/I)) lorig,(&f) (no 3,
th. 2), or1 en déduit. loiigB(T(h'l)) longr,(M), cc qui inipliyile FD 5). 0 1 1 peut
tlonc appliqiier le t h 6 o i . h ~3 du xi" 5 ; or1 a

: B-modiile de Matlis &T(B/m;\) s'itlciltifie au sous-l-inodide In


de sorte q i ~ le
de HornA(B. l A ) ce qui prouve a.).
Proiivons h). L'applica(,ion oc est l'inverse de I'isornorphisrne carloniqiie

qui associc à u E HornA(IVl, l n ) l'application 11' de M dans Horrin(B, l A ) tcllc quc


v l ( m ) ( b )= v ( h ) (A, II, p 74, prop. 1) Poil1 qiir u' piennc W.; valcurs dans T u ,
il faut et il w f i t que o appartienne à II~~';""(M, I A ), d'oii h)

C O K O I ~ L A I Ra)E .S.1 la A-algkbw B est ,fir~'ic, lc B-module IH = Hornn(B,l A ) est


un B-module d e Matlis.
1 ) ) Si le B-module M est ar.t.ia.ien, I'o,pplica,t.io.r~aior~
a est 1~71B-1so~rr1,o~h,i~n1,e
de
DB(Af) sur DA(A[) .
Si la A-algèbre B est finie, il en cst de meme de la ~ ~ - a l g i . l ) rB/mnB.
e cc qui
implique que mAB est un idka1 tlc tl6finition de B (VIII, 5 3, II" 2, lemrnc 2). Cornnie
tout élérnerit dii module de Mat,lis T h est a.nriiil6 par ilne puissaricc dc r n ,~Lout
élérrient dc HomA(B,I A ) cst annul6 p r iinc puissance de mx, d ' o i ~a). L'assertioii
h) r6sulte de ce que tout é1Cment d'lin inorliilc artinieri est armiili: 1)ar ilne puissalicc
de l'idéal maximal (no 3, lernrr~e4).

La prop. 5 s'a.ppliqiie notamnierit lorsquc A est, irn corps k , auqiiel cas on


-
peut prendre IA = k , donc Dk(h/l) ~ o m ~ : " ' k) " " («
~ ,dualitC de Macaiila,~D ) .
On notera. que l'hypothèse [ K :~ k] < +cc est en particulier satishile lorsquc la
k-algèbre B est l'anneau local en lin id<'.al rnaxirrial d'iir~ek-algèhre dc typc fini
(A, VI11, A p ~ x3>cor. 1).
Plus particiilii.rcment, c:orisitl6rons ilne kalgèhrc dc type fini S , gra.dui.c <letypc
N , telle qiic So soit uri corps, extension de dcgrC f i r i de k . 011 pciit appliqiicr la
prop. 5 à. l'anneau lo<:ztl S' de S en 1'idi.d rna,ximôl S+ = @ Sn ou, ce qui revient au
n>O
A

inCrne, à. sort corriplM 9 n S,,, (III, 5 1, no 3, leinrric 2 ct


IL>O
2, no 12, exemple 1).

Le S-rriodiile :1 = ~ o r n ~( S" , k) alors à.


' s'id~i~tifie

pour s E S et u E S*Rr,l'Clément su de S*gr est le produit iiit6riciir . ? A U (A, 111,

Notons ( u ~ )la ~ base~ (111


~ k-espace
~ I
-
p. 156 et p. 157). Prenons par cxcniplc S = k[S1,. . . ,T d ], d'où 5: k[['I'r, . . . ,Td]].
vectoriel S*gr duale (le la hasc tic
S . La striictilre de S-r~iotlirlede S"gr est alors dkrite par les formiiles (A, III, p. 167)

7. Dualité des modules d'extensions ct des produits de torsion

Soient A iin anneau. P cht J (les A-rnodiiles. Pour tout cornplcxe C de


A-inot-li~lcs,on a coristrilit en A, X, p. 99. prop. 12 un ixmorphisnie caiioniqi~c
(le co~nplexes

Soient M un A-nioiliile, et (C,p) iinc réwliition projective tic M Considlroris


la. suitc (1'lioilionlorphismc.h
où cp est I'isornorpli~sirie t anoniquc v(C, IIom4(P,J ) ) (A, X, p 100, th l ) , 11
I'homoinorphisrnc carioriiqur A(C Rn P, J ) (A, X p 82), cl o cht d6tliiit ds 1 iso-
inoi phisrne carioilicpc +(C, P) . T'orA (M, P ) 4 H(C %A P )
Soit imc aiitrc rkoliition pro,jeclive de M . D'après A: X, p. 49, cor. de
la prop. 3, il existe lin homotopisine de cornplexes w : C' 4 C: tel que p o w = p'.
Il résultc dc A, X,p. 103, prop. 2, que 1'011 a H ( a CZ l p ) o +(C:',P) = + ( C , P ) r:t
~F(C',R) o H(Hoirigr(a, l n ) ) : cp(C.'R) pour, tout A-rnodiile IL. On en di.dilit que
gradiié de dcgr6 O
I'l~ori~ori~or~~liisrne

corriposb (le la suite ti'hornorriorpliisrrrcs ci-drssiis est indépciidnnt du d ~ o i xdo la


r6soluiion projective ( C , p ) tlc M . Par c:onstriiction il est EndA(J)-linéaire.
T,a définition dc l'liurtioinorphisrr~r 0(M: P) s'explicite clc la. f;l.qorl siiivante. Soient
p entier; u iin i.li.ir~ciltde Ext: (M, IIornA(P,J)) , T im él<:rrieritdc T ~ ; ( M , P ) .
iiii
A l'aide de l'isonmrpl~isriicc p ( CHomn, (P. .J)) , u est rcpri.sent6 par ilne applicatioii
liriéô,ire 11 : Cr, 4 Ilorria(P, .T) telle que u o dc = O ; de niCrric, à l'aitlc ils IJJ(CJ,1') ,
T est repr6senti. par in1 éléi~ieritC r:, @ p, de C:, @$ P tel yiic clc (c,,) @ p, - 0 .
On o. alors O(M P) (u)(T) = % L ( c (pW) ~) .
D'autre part, soit v : Cj &A IIoinA(lr>,.I) + HorrlgT'A(HoTrlgïA(c,P);J ) l'ho-
-

rnorriorphisrnc qui applicpe I'blénient, c @ h > pour c E Cr,, h E IIoinA(P,J ) , sur


l'lioinoinorpliisirle rr, t. (-l)Yh,(u(c)). 11 est gm(lii6 ilç: rlc& O ; il cst bijectif si
chaque module C, est lihrr de type fini. On vérifie saris p ~ i i i eque c'est lin inor-
phisrne tle corriplexes.

où tir est I'ison~orpl~isme carioniqiir $(C, HomA(P.J)) , iu I'liorriornorpEiisrne cano-


riiqiie h ( h i n g r A ( C .1'). .J) (A. X, p. 82) r t t est drduit de l'isorriorphisrris ~anoniyue
q(C, P ) On voit coirirric C ~ - ( ~ ( ~ S S Iqiw
I S l'hoi~iorr~oipliisnic
cwrr~posi.

cst iiidéperitiimt. di1 choix dr la résolution C ; il est EndA4(J)-linéaire.Soierit p


p lIornA(P,J ) ) , A E Extj; (M, P), J) ; si 5 est rcpréscrlti: à
ilil eril,ier, t; t ~ o r (M,
l'aide de +(C,Horn A (P, J)) par un i:lCirierii, cl, @ II,,, de C 8 Hornn (P, J ) tel qiic
C dc (c,) @ .u,, O . et A à l'aide de q(C, P) par iiri homomorpliisrne !: C p + P
tcl que P o d<:= 0 , on R p(M, l')(()(A) = (-1)p C u , ( B ( c p ) ) .

P R O P ~ S I T6.- le A-rn,od&
I O NSup~osor~s J ir~jeçtif; pour to,i~tA-rrrodule N Ipo-
soiLs D(N) = 1Io1n,~(N, J) .
a) Les hornorrmrphismes
bijectifs.
(M, P ) : ExtA (M, D(P)) - D ( ~ o r (M,
f P)) .son/,

phismes pi(Ml P ) : ~or:(hll, D(P)) -


h) Si l'anneau A est noethr'riers et Ir: A-module M de type ,lini, les homonror-
D ( F , ~ & ( M P))
, sont hiject.ifs.
a) Pa,r coiistructiori, l'homomorphismc O(M, P ) est bijectif tlès que X(C @A P ; J )
est bijectif, ce qui est le cas lorsqiie J cst injectif (A, X, p. 85, cor. 2).
1-1) Choisissons la résolution C de fac;orl que chaque inodulc C, soit libre de type
fini (A, X, p. 53, prop. 6). Alors l'horrlornorpliisnie v cst bijectif, il en est de même
de h(HorrigrA(C,P), .T) puisque J est injectif, donc p(M, P) est bijectif.

R e m , a r q u c s . 1) Pour tout homomoi-phisrne f : N + N' de A-modules, notons


D(,f) : D(Nr) + D(N) l'hornomorphisme Hom(f, l J ) .Soient IL : M + M1 et
,u : P + P' des lioiriomorphismes de A-niodulcs. Choisissons des résolutions projec-
tives (C, p) de M ct (Cl,pi) de M' , et un morphisme de complexes ii. : C + C' tel
que p' 0 C,= u o p (A, X, p. 49, prop. 3). Le diagramme

ail p. et p' sont lcs honioirior.~)hismescxnoniyucs, est, commuta.tif ; on d6duit alors


de A. X, p. 103, prop. 2 un diagramme coirlrrlulaLiî

Soit cu : P" + P uri Eiomomorpliisrrlc tlr A-modulcs ; oii obticril de ruaniPrc


analoguc un diagrarrirnc cornrriutatif
PZ(KP)
rrorf(hl, D(P)) 4 D(Ext1(M, P))
a %I,( M , W 4) ( l)'rI(?iz(M,J ) )

or:(hlr,P") -
~~,(UI,P")
D ( E x t i (M, P"))
5 9. MODULES DUALISANTS

1. Modules dualisants

D N1 Soit A un anneal1 noethérien. On dit qu'un A-,rr~odrrlci1 es/,


du,alisan,ts'il est de qype Jin,i et si, poTwtout idGa1 ,rn,azi~n,al
in de A , lc Alm-espa.ce
vectoriel ~ x t i ( ~ / a)
m , est nul pour. i f 11t(m) et de dimwrsion 1 pour i = ht,(m).

Pour toiit idCa1 maxiinal m de A et tout entier i , le A/m-espacc vccto-


rie1 ~ x t , h ( A / mR, ) est canoriiqueinent isomorphe à. E x t i Z (A/iii,
n CL,) (5 3, ri" 2,
prop. 2). P3.r siiite, pour. qu'lin A-inodiile (le type fini R soit tlimlisant, il faiit ct il
suffit (pic le A,-modiilc 0, soit dilalisant pour tout idéal niaxiinal 111 de A .

s . Si 1'a.iirieaii A est local et artiriien, les A-rnodiiles dualisants sont


E : ~ e n ~ , p l e .1)
les A-rriodulcs injectifs (le typc: fini il tels qiic H O ~ ~ il) ( Ksoit
~ dc
, dimension 1
(5 3, 11" 3>prop. 6), c'est-à-dire les A-modiilcs (le Matlis (5 8 ; ri0 3).
2) Pour qil'iiri aniicaii iioctll6ricil A soit tle Gorriist,ein, il îaut et il suffit qiie le
A-modillc A soit dualisant (5 3, il" 7, prop. I l ) . En parLiculier, le A-rr~odulcA est,
diialisant lorsque A est r6giilici..

Rerrrarq~res. 1 ) Soient A im anneau local nocthérien et R uii A-ri~odulcdc type


fini. T,e corps rGsiduel KÂ s'identifie à K A , et le A-rnodiilc R à h 63.k R (III, $ 3,
r1° 4, th. 3). 11 r6siilte alors (Ir A, X, p. 111, prop. 10 que le KA-espacevcxhnkl
A

Ext,A( K ~f1), est muoniquemcnt isomorphe à ~ x t ( ( R~) .~l'ar , siiitc pour quc lc
A A

A-ii~odiilcdl suit tli~alisai~(,


il lail(, et il suffit qiir le A-nioclule Cl soit duolisarit.
2) Soit R lin A-inodule climlisant ; pour tout A-inodule projectil L tlc rang 1 , lc
A-module R "RA L est dualisailt (A, X, p. 108, prop. 7 ; II)). Nous wrroris ci-dessous
(TI"4,prop. 6) qiic tout A-rnodiile diialisant cst isoinorplic à iin module de c e l k
forrile.

PROPOSITION 1 . Soicnt A un anricau noctl~&.ien çt il ,un, A-rn,odvlc (hall,-


smt.
a) A est 7m an,nwtr,cl.de Dlncaulny, et le A-m,odule R pst macaulayerr.
b) Ore u &*(a) = diin(f1) = tlirri(A) .
Siipposoris d'abord l'anncaii A local, et notoils d sa dinicnsion. La. prop. 6 du
§ 3, r1° 3 implique diA(fl) = d , donc prof (A) = d d'aprhs la prop. 9 du 5 3, ri" 6, de
sorte que A est un anneau de Macaulay. De plus, or1 a. prof (Cl) = d pa.r d&fii~it,iori
<
de la profondeur ; cornme or1 a prof (R) diin(R) 6 tl, on cn dCtluit la proposi(iori
tlms ce ca.s.
Dans le cas gi.nCra1, le A,-inodule CL,, cst dualisant pour (,out idéal maxi-
mal m de A , donc A , est un ar1nca.u dc Mircaiilily et CL,, uii A,-rrlotli~lr
iilacaulaycn d'après cc qui précèdc, cc qui implique a.). Dc pllis 011 a
diA,"(O,,,) = dim(.ll,,,) = dirnjh,) poiir tout idéal maximal m, d'où b) par piLssage
la hornc supéricurc (5 3, il0 2, prop. 3).

P ~ o ~ o s r . r r2 o ~. Soi,en,t A u n anneau noetl~i%c,r~,CL un A-module dualrsunt.


Po,w tout ldCal prcmicr p de A , le .Ap-rn,orldc Clp rst dualisant.
Corlsidh-ons iinc chairie sa.turCc p c pl c . . . c p, d'id6a.u~prcrnicrs de A t,elle
qiie l'icléal p , soit maxilual. Raisonnant par récurrcricc sur r , 011 peut, supposer que
lc Ap,-inodule CLpi cst tliialisaiit. R.cniplaqaiit A par A p i et, p par PA,,, , on sc
rainhne au cas oii l'anneau A est local et o i ~ la chaîne p c ml\ est sirtilrk.
I>osonsalors d - dirri(4) = ht(mA4).On a dirn(Ap) = ht(p) = cl 1 piiisque A -

rst 1111 anneau de Wlô.c:ir.iil;i,y(s 2, no 2, cor. de la. prop. 2). Polir tout entier i , le
Ap-modiile ExtAV( ~ ( p )fip), est isornorphe h Ext,î(A/p, (5 9; II" 2: prop. 2) ; il
suffit donc de il6irioiltrcr q i ~ cle A/p-imtliilc Extk(A/p, il) est 11111pour i, # cE 1 -

et de rang lin pour i, = d - 1 .


Soieiit L un 616riic:ul, (le r n -
~ p , et .r: sa classe c l m s A/p . Corisiil4rons la. siiitc
exacte dc A~riotli~les

Le A-niotiiile A/(p+:rA) est. de longueur finir puisque soli siipport est réduit r n ~;
cornirie le A-irioiliili: f 2 est diiadis;tiit, ori a E x t i ( h / ( p + zA), R) = O poiir 1 # d
(Ej 8, i l 0 5, cxcrnplc 3 ) . On tlPduit alors de la silitc exacte des rriotliiles d'cxtciisions
a.ssocii.c i. la siiite ci-tlessiis ct B R qiie l'lioniotl-16tiedc rapport z dans le A-moiliile
Extk(A/p, O) est siirjcctive poiir i j f d - 1 . ce qui irnpliqiic qiie ce module est mil
(lerrirrle de Na.kia~mna).En pa.rt,iculicr ~ i : ~ t , A ( b2j ~ / pest
, nul, et I'ori ohticnt ime
siiitt: i:xa.ct~e

( h i a iongA(~xt,(h/(p - +
+ T A ) , O)) 10ngA(A/(p zA)) ( h c . cit.) ; la proposition
ri.siilt,e alors du lerrimc siiivant, a,ppliqué à l'anneau U - A/p el au U-nlodirle
-
M ~ s t $ - '(hlp,R) :

Soit, en effet, r le r m g ile M ; il existe un soiis-rnodulc L clc 1\11 libre de ra.iig


r i,cl qiir M / T , soit, iiii modiilc de torsioii (VII, 5 4, ri0 1: cor. de la prop. l ) ,donc
de lorigiieiir firiic (VII, fj 2. no 5,I~rrirrie1). L'annula,t,ciu de NI/L n'est pas rkdilit,
:r. O , et conticnt donc i i r i i.l&nent non nul rr dc mn . Consid6rons le diagramme
D'nprCs le lcrniric du serpent (A, X, p. 4, prop. 2), on cri déduit urie siiite exacte

d'où long(M/zM) = long(L/zL) . Corrime long(M/zM) = long(B/zB) pa.r hypo-


thèse et loiig(L/xL) = r long(B/zB) , on en déduit 1. = 1.

COROLLAIRE 1. Pawr twutc par.tie m.ultipliatiue S de A , le S-'A-module S-'Cl


cst d,uulisa11t.

2 . Lr support de R rsf c'qal ri Spw(A)


COROLLAIRE
En effct un module diialisant sur un anneau local cst non nul par d6finition

COROLLAIRE 3. Soit Ni un A-module de @jye,firai,et .s«,it ,i un entier.. Le A-modale


Extk(M, f 2 ) est de t?l;oc,fini, et son suppor.1 esb de codirnercsion 3 i darcs Spec(A) .
La premihrn assertion résulte de A , X , p. 108, cor. Soit p uii idéal premier
t h support de Ext~L(M,0 ) . On a. R X ~ ~ ~Cl)p(M# , 0 , donc ExtAp(Ni,, 0 , ) # O
(5 3, ri0 2, prop. 2), ce qui impliqiic dihp(Op) 3 i . Conirne Clp est lin Ap-moihile
tlualisurit (prop. 2), on a diAp(O,) = dim(Ap) (prop. 1), d'où le corollaire.

I'ROPOSITIONS . Soient A rm cr,aneu,~~


local noethérien, Cl un A-m,odulc rlualisant
et M un. A-module de type ,fini.
a.) 011a ExtA (M, .Il)= O p o , i~< tlirn(A) dini* (M) .
h) Poson,~c = diin(A) - dirri,, (WI) . Si M est nmn nml, le A-rn,odulc E x t i ( t l , R )
,n'est pus W L ~ .
c) On a ~xt;(Ibf, R ) = O pour. i > dirn(A) - prof.4 ((M.
Siipposons M non nul et désignons pas F son support. D'après la prop. 9 (lu
5 1; no 5, la conjonction des assertions a) et b) est 6qilivalrrite A
profv(R) = c . Or
puisque Cl cst macaiilaycii et que son support est égal A Spec(A) (prop. 1 et coi.. 2
de la prop. 2): ou a
profF(fl) = codim(F, Spcc(A)) = c

(5 2, 11" 1, cor. de la prop. 1 et no 2, cor. dc la prop. 2).


Prouvons c) par r6ciirrerice sur la profondeur de M . Si prof,, (M) = O , on a bien
Exta(M, R ) = O pour i > dim(A) , piiiscjue diA(Cl) = dini(A) (prop. 1). Siipposons
profA(M) > O ; il existe alors un élément x de i i i ~tel que I'liornothétic dc rapport
x soit iujcctivc dans M . On a. prof,(M/zM) = profA(Wl) 1 (5 1, no 4, prop. 7).
-
Considkrons la. siiite exa.ct,edes niodules d'extensions

EX~;(M,R ) 5 E X ~ ~ (62)
M, - + ~ x t ? l ( ~ / : c61)
~,

associée à la suitc exacte


O+~/I=M+M/TM+O.

Pour i > dim(A) profA(M) , le A-rnodillc ~ : ~ t A


- (M/XM,
l 61) est iiul p x l'hypo-
de rapport :r: est sur;jective dans E&(M, CL),
thèse tlc r6currcnce, clone l'l~orr~utliétie
ce qui impliquc que ce A-modulc cst iiul (lemme de N;rliaya.rria). Ccla proiive c).
C O R . O I , L A T RSF on, a Exti(M,CL) = 0 poo~r,i # c ; le
i, .M P S ~rr~,ucazilayer~,
A-module ExtL(h4; 0 ) est r~aca,«.layen,et son support est égal ci celui dc M .
La premibrc asscrtioi~rCsulte de la prop. 3, a) et c ) . Soit p r Supp(M) ; d'aprk
la prop. 1 du 5 2, no 1, appliqu6c a M et L A , or1 a

puisquc lc Ap-inodule CLp cst dilalisant (prop. 2), il rbsi~ltede la prop. 3, b) que le
Ap-rriodiile ExtLp(MIp,f i p ) n'est pas r1111. l'ar suitc le support de Exl,A(M.61) cst
kgal A celiii de M .
l'rouvons crifin, par récurrence siir dirn(I\iI) , que le A-rnodule ExtA (Ni: 62) est
macaulayen. L'assertion cst satishik lorsque diiri(M) = O pi~isqiiet,oiit rnodiilc
dc longueur finie est macaillaycii. Supposons tlirii(M) > O el; choisissoris uri 416-
ment z de in* t,cl que l'homothktic z~ soit, ir?jectivc. lie A-rnodiilc M/xM est
ir~a,c:dayyen (5 2, il0 3, prop. 4), de dirrlcrision diin(A4) 1 . Chripte tenii (le ce
-

qui précède, la suitc exacte dcs modules tl'cxtcmsioris associ6c à. l a suite exacte
0 +M 1 > M/zM + O se rCduit A

la prop. 4 du 5 2, no 3 et l'hypothèse dc r6currcricc cntraînen(,alors quc EstA(M, CL)


est rnacaiilayen, d'où le corollnirc.

2. Quotient par une suite régulière

PROPOSITION 4. Soient A un arrri,mu ,noethérien, J un, idéal de A engendré pur


srt2te A-r.f:,qigvliri.re x , cf 0 71n A-rn,orhile de type ,fini.
a) Si Ir: A-nrodule a1 est dualisnnt, ln suite x est 61-r.&~ulièl-eel, le A1.T-rr~,oclvrle
Cl/JCl est duo,lisan,t ;
b) Si lr A/J-niodulc CL/J!2 est &ualisurrt, que .J est contenu dans le radarnl de
A et que la swile x est fl-,r&,~'(~l~;kre, le A-rn.o$nle fl est d u d i s n ~ t .
R~isonnaiitpar récurrence sur la loiigueur de la suitc x , on se ramène an ca.s où
celle-ci est rCdnit,e à iin élément z . Siipposons qnc le A-rnodulc (2 soit, diialisant.
Polir tout idéal maximal m de A contcriant z . on a. diin(A,/~;A,) = diin(A,,) - 1
(VITI, ji 3, no 1, cor. 2), et par suitc Hoinkm(A,/zA,,, 0,) = O (no 1, prop. 3, a)).
Cclô eritra,îrie Homn (AlzA, R ) = O , de sortc qiir l'honiothétie ici1 est ir1,jective. On
pcilt donc slipposer. pour prouver la. proposition qiic l'horriothét,ie :>:il est injective.
Notons A l'anneau A/:r:A ; soit m un idCa1 rriaxirnal de A cortcnarit z ,
et soit m son image dans A. Lc A-rriodule A/m est annulé par z , et s'idcn-

~ x t i ( ~ / Cl)
m, -
tifie à x / i n ; on dispose donc poiir tout entier i 2 1 d ' u r ~isomorphisme
~xt:' ( A / E O/zCl) (3 3, no 4, prop. 7). On a

(VIII, 3 3, no 1 , cor. 2, a)). Or les itléaiix rnaxiinaux tic A sont les id6aiix in, oii m
est un idCa1 1na.xirria.lde A contenant :r: ; si de plus :x: appartient au radical de A ,
tout idéal maximal de A contient z . La proposition en résiilte.

C ~ R O L L I Z1.
I~IE
Soit A IL^ anneau n,octh.k.ien intègre. 7but A-rr~,od~~le
dualisa,rrt
est sans tomion, et de ro,n,g 1.
Soit R iiri A-rrroclulc diialisant il est saris torsion dlaprPs la. prop. 4. Soit K
le corps des fractioris de A ; lc K-cspace vectoriel K R est dualisarit (no 1,
prop. 2). tlonc: de rlimcrisiori 1 .

C O R O L L , ~2I .~ USoient
~ A un, a.n,n,emde Mw:m~la?jlocal, f1 un, A-rr1,oduls de type
d 'dldm,cn,t.s de mn , engendrant 7rn, idbal J .
fir~ri,et x une s~rilesCcur~temua.irr~,(~,le
Les con&itions s.uZmn,tes sont dqui~uulentes:
Cl est dvnlisarrt ;
(i) Ir A-rr~odr~le
(ii) Zr A-m,odde R est rnarnul(r,yrn dr. dirrrerlsion égale à dim(A) , et !2/.lCl est
l'anneau local artlnieri A / J ;
V L ~ L,rr/dule injectij" in,d6colri,~)osc1.hlr
sur
(iii) In suite x est R - r k g ~ l i & et
r ~ R/JCl est un, rridulc injectif i~zddr~ni~posnble
local mtinien A/J ;
sur l'c~,n,n,e~u
(iv) la suite x e s f R-régulière, on a 1origA(R/.1!2) = longA(A/J) et lc KA-espace
r~ecto~iciFloin A (K*,f l / J R ) est de dimension 1.
(i) + (ii) : si Cl est diialisant, il est macaulaycn ct de diincnsiori dim(A) (no 1,
prop. 1). La suite x est A-rCgiilibrc piiisqiie A est un anneau dc h1a.caul.y ; d'après
la prop. ,l,le A/J-niodule R/.TR est dilalisar~t,d011c est un A/J-modulc dc Matlis
(no 1, exeriiple 1 ) .
(ii) =+(iii) : sous 1'hypotlii.se (ii), ou a d i ~ n ( R )= tlinl(A) et dirri(i2/J62)
dirn(A1.J) - O , de sorte que la suite x est séca.nte poiir 0 , donc 0-rkgulière (5 2;
no 3, th. 1 ) .
(iii) + (i) : sous les hypothèses de (iii), lc A/J-rilotlule 11/.JfL est MI A-rr~odule
de Matlis, cloiic est dualisaiit (ri0 1, cxcmple 1) ; d'après la prop. 4 le A-rnotlulr f1
est dualisant .
(iii) ++(iv) : cela résulte de la rernarqw du 3 8, no 3.
3. Changement d'anneaux
PROPOSITION 5 . Soit p : A 4 U .un homomorphisn~ed'anneaux noethkriens,
faismt de B wr~ A-rnodule plat. On, suppose que pour tout idéal; ma~:irrral 11 dc
B , Z'ar~neau ~ ( p - '(n)) @A B est u n ann,ea?~de Gowrlsteir~.Soit Cl u n A-morlule
duulisant ; le B-rn,odule fZp) est dualisant.
Soient n lin idéal rnaxinial de B , et p son image réciproque dans A . Le
Ap-rriodule R, est plat, le Ap-module Clp est dualisant, O p ) @B B,, s'identifie
à. CLp @A, B, et KA, @,\, B, . qui s'identifie à uri anneau de fractions de ~ ( p@) AB,
est un anneau de Gorenstein. Il suffit donc de démontrer la proposition lorsque p
est un homomorphisme local d'anneaux locaux, ce que nous supposerons désormais.
Traitons d'ahortl Ie cas où les anneaux A et B sont artiniens. Posons
C = R/mnB. Puisqiir B est plat sur A , 1c B-niodule HornE(C, est iso-
s
niorphe à. Horn,\ (K*? (2) @ A B(1, 2, no 10, prop. I l ) , donc à HOIIIA(K~,0 ) gKA C.
On en d6tliiit iirie suit,e d'isomorphimes

Le ~ ~ - e s p a ,vectoriel
cc Horriu(~,,,0 ) est dc diriierision 1 puisque f l cst disalismt,
et il en est, de rriêrrie du K,--espacevectoriel H O ~ ~C)( pi~isfpe
K ~ , C est un arinem
de Gorrnstein ; par suile le KB-espacevc-ctoricl H o m R ( ~ Bf i. p l ) est de tiirricnsion 1.
Soit M un B-module de longueur finie ; prouvons par réciirreilcc sur 1ongU(M)
<
qu'on a longR(Horrls(M, O(r3))) longR(M).L'assertiori est claire si M = O , ct cllc
rksulte de ce qui précCtle si M = K R .Supposons longR(l\/I)3 2 . Il existe iine suite
cxactc de B-rnodiiles
O+M/+M+K~ >O
avec longB(M1)< loiigB(M). On rrl tl4diiit une suite exacte

ct l'on couclirl eri appliquarit l'hypothèse de rémirrencc à M' .


Soit N le noyais dc la suqjection carloriique tic KA %A B sur K U . Posons
rrr = lonp&(KA B) ; on a long,(N) = rn, - 1. Consid6rons la suite exacte de
B-modnlcs

Les B-rriodiilcs Honin ( K A B,fi(Rl) ct EX~,;(KA@A B, a ( ~ , )sont


) rcspcctivenierit
isonmrphcs à HornA(K,, , O) @,\ B ct E ~ ~ ~ AO)( @p. K ~B. , c'est-à-dirc à K A @A B et
O . Les longileiirs dcs B-rrioduks HomH( K H , fi(B)) et Horn13(KA8.1 B,,f1(B)) sont
1 et rn, et celle de HomB(N,O(,,)) est < nz 1 ; on eri déduit que le B-module
-

E X ~ ~ ( K ~ , est ( ~ )T)'i~.pï&s
C ~11111. ) la prop. 6 dis 3 3, no 3, le R-rnodulc cst
irljcctif ; par mite c'est lin motlule dualisa.nt (ri0 1, cxcniplc 1).
NO 3 MODULES DUALISANTS AC x.131

Passons au cas géiiéral. Posons C = KA 8 4 U ; c'est par hypothèse un arriiea~~ de


(s
Goreristein, donc un aiirreaii de Macaulay 3, no 7, prop. 10). D'après la prop. 1 du
no 1, A est im anneau dc Macaulay, et lc A-modulc Cl est inacaiilaycn. Par suite B
est un a,nneau de Macaulay, et le B-module est macaulayen (5 2, no 7, cor. 1
de la prop. 9). Posons r. = dirn(A), s = dirn(C). Il existe une suite ( x i , . . . ,z,)
d'él6rnents de r n ~régulière pour les A-rnodiilcs A ct R , et inie suite (g1, . . . , ys)
d'él6merits de in^ r6giilihrc poiir lc B-inodiilc C ; notons x l'idbal de A et 9 l'idéal
de B qu'elles engendrent respectivement. La suite (yl , . . . , y,, p(zi), . . . , p(x,.)) est
régulière pour les B-modules B et fZp) (5 1, rio 6; prop. I l ) , et le A-module
+
B/g est plat (Ioc. cit., prop. 10). I'osoris A' = A/x , 13' = B/(xB 9) et notons
: A' i B' l'homoniorphisme di:diiit de p par passa,gc aux cpoticnts. Les anneaux
A' et R' sont artiniens, le A'-module R' est p h t , l'anriem KA,@ AR' , , qiii s'identifie
à C / g , est lin anneau de Gorenst~iri(5 3: ri0 7, rxerriple 2) et Ir A'-rriotlule R(,,,)
est iliinlisa.rit (ri0 2, prop. 4). D1a.pri.sla prcrriihrc p r t i c ile la. dbmonstrakiori, le
BI-mothlc f1@,) est disalisarit. 11 rksiiltc alors dc loc. cit. qiic lc B-modillc f1@) est
diialisant .
COROLI,ATRE.Soit A ,un cLnneuu ,r~oethLrie,r~, wrl rr~aduledualisar~tCl ;
adrr~ettar~t
soil B m e algèbre de polypsôrrres s r r ~A en ,cm rrorrrbm: , j k i d1%7~,dt!lt:rrr~,%~~GCS.
Le
B-module CL,, esl dualisanl.
En effet, pour tout idéal premier p de A , 1'arriiea.u ~ ( p @) A A[X] s'itlcrltifie
~ ( p ) [ x ]qui
, cst régulier, doiic dc Gorcrrstcirl.
PROI~OSITION 6. Soient A un a m m u local noetl&ien, et bZ u n A-niodule dmli-
-

sant. Soit B une A-algPbre firinie ; on, suppose pue le A-modulc 13 cst macaulaycn.
Lc B-module ExtA(l3,Cl) est 71,711 pour. % # dim(A) (lirri(B) et d'u.ali.su,r~tpour
-

i = dim(A) tlirn(B) .
-

On a tiiin(B) = dirna(B) < tlirr1(~2)(VIII, 5 2, no 3, th. 1 c)) ; posoiis c =


dinr(A) diin(B) . Oir a ExtA(B, f2)
- -
O pour ,i f c puisqi~cle A-inodulc B cst
ina,ca.ulayen (il0 1, cor. de la prop. 3). Prouvoirs que le B-iriodule E x t i (B, R) est
dualisa.iit.
Supposons tl'al~ortldirn(B) = O . Lc spcctrc X tlc B est fini et formi: d'idbaiix
ma,ximaux (IV, 5 2, no 5, prop. 9) ; l'application ca.ilonique B + n
B, est un
i1tX
isornorphisrrie (loc. rit., coi.. 1 ) . lje 13-rriodiile R' = Exti\(P,,R) cst donc sorilrric
directe tics nlotliiles Exti(B,, CL) ; coininc E x t i (B,, (1) est à siipport dans {n) ; il
s'identifie à f1:, . On a dim(B,) - O pour tout n ; poiir prouver que le R-rriotlule 0'
est dualisa.nt, il suffit doric de prouver qu'il rri est a,irisi (311 Rn-niotliile F,xtA(P,,,fl)
poui. tout n E X , ce qui 11011s I.R.III~.IIH a,ii CRS of1 l'n.rinca.ii B est local. Da.ns cc
cas, d'a.prits l'cxcrriplc 6 ilil 8, no 5, le B-rnodiilc Ext:;(B, Cl) est isomorphe à
HomA(B,1) , oii 1 est 1111 A-inodiile de Matlis ; c'est par conséqueiit un B-rnodi~lede
Matlis (5 8, no 6, cor. de la prop. 5),donc uri 12-module dua,lisa.nt,(no 1, cxcnrple 1).
Siipposoris rriahnteriaait tlirri(R) > 0 et rô.isoririoris pa.r r6ciiriwice siir tlirri(l3) .
On a. profA(T3) = d i ~ r i ~ ( R=) ilim(P,), d'oii prof,\(B) > 0 ; d'a.iitrc part on a.
prof(A) = dim(A) > O (il0 1, prop. l ) , et par siiitc pïofA(A @ R) > 0 . Tl existe
donc uri élbrnent r de r n ~tel que- Irs hornotl.i&ies r~ et zn soierit irijectives.
CoiisidCroiis la suite exact;^ des inodulcs d'extensions associée à la. suite exacte
O + B -JI3 + B/:x.P> + O et an .A-module (2. Le A-ino(li& B/zB est rna,cau-
layen (5 2, ri" 1 , cxemple 3), de tlirrieiision tlirli(l3) 1 (VIII, 3 3, no 2, prop. 3) ;
-

on a donc ~ x t , ;(B/2B: 0 ) = O polir .i # c + 1 (II" 1, cor. de la prop. 3). Cornrrie on


a. ExtA(B, 62) = O pour i # c , on oht,ient uiic suit<: cxacte de B-iriodilles

Par I'liypotlièsc de rkcilrr~rice~Ir B/zB-modiilc ~ : x t , i + ~ ( R / zRB), est diialisaiit.


Cornnie la A-algkbre B es1 firlic, l'irnagc tlc mn dans B est conteniie dans le radical
de B (V, !j 2, no 1, prop. 1) ; d'après la prop. 4 du r i 0 2, le B-modi~leExtA(B, R)
est dimlisnnt .

COROLLAIRE 1 . S o i f n t A n.rL anmeau n,oet/r6rien,, .R A-module dualisan,t, et 13


u n e A-alqÈbr-e fir~ic ; o n suppose que Ir A-rn,odrde R r s t rnacaulnyerr. Le 13-modulc
E x ~ A ( B0, ) est dualisard.
Notons bl' lc B-rnodillc Extn (R, C l ) . Soit n un id6a.l rnaxirnal de B ; soi1 iimge
réciproque dans A est un idéal ma.xirria1 m (V, 2, no 1, prop. 1). La A,-algèbre
B , = A, @A B est finic, et c'est- lin A,-module inamulaycn ; d'a.près la proposi-
tion, lc Bn,-module CL&, qiii s'identifie k Extnm(B,,O,) (5 3, ri0 2, prop. 2) est
di1alisaiit. Conmie Bn est ini il.ïiiieau de fractions de B , , le Bn-inotlule dl; est
dualisarit,, d'où le corolla.ire.

Renrarqrue. Gardons les hypothkscs du cor. 1 et supposons en outre qiic l'homo-


niorphisrrie carioriique p : A + R soit injectif. On a alors dim(A,n) = dim(B,,,)
pour. tout idéal maxiinal m de A (VTTT, 3 2, ri0 3, th. 1 a)). U'aprCs ln prop. 6 el le
cor. 1, EX~,:~(B,0) est niil pour i # O , et le B-niodule IIomA(B,l ~ l )est tliialisaiit.

COROLLA~HE 2 . Si ,wrc m r ~ e a urroetli.6rien A possède u n mmdule duali.sant, toute


A-algèbre de t1~pc,fini qu;l est arr,n,eau d e M a c a u h y possède un, module dvcl,,ll:sant.
Ccla résulte t h cor. 1 1:t tlii cor. dc la prop. 5.

COR~LLA 3. ~ ETout crn.n.enu de Mmn.ulay p r h r n t o b l e ( e n partrculier, t o u t anireau


--

de Mucavlaq local complet) po.ss~rleu n m o d , ~ ~ dualisant.


le
Soicrit en effet R un anneau régulier ct A un anncau de Macaulay qiio1,ieilt tlc
R . Le R-rrrodi~leA est rriaca.iilayeii (3 2, no 5, exeinplc 5), et R posskdc un rilodiile
tlualisant (no 1, exemple 2) ; il cn est donc de même de A d'après le cor. 1. Par
aillcurs on a, rli.:j2. ohscrvi: qu'un anneau noethCricn local coinplet esl, présentable
(S 4, no 4, prop. 6, c)).
Plus généralcirient, tont anneau de Ma.caillay quotient d'uii anrieau de Goreri-
slein possède iin module dimlisant. Invcrsernent, on peut nioritrer qu'un anneaii de
Macaulay local qui possède iin module dilalisant est quotient d'iiri aiiilcau local dc
Goreristein (cxerc. 1).
NO 4 MODULES DIIALlShNTS AC X 133

4. Structure des modules dualisants

Le,mrnc 2 . Soieni, A wr/. unneau noethér~:en,1\/1 et N des A-modules de type fini,


u, : NI -, N u71 hor~i,orr~~olylLisrrie. Soit n: un, klc'rnant du radicnl de A , tel yrre
17hornoth,étÈcz~ soi1 i~;jecl?;.ue. Si 1'homorrtorph.ismme?I : M/2M + N/2N induit par
.u est injectif (rcsp. surjeci,z./; resp. bijeçtlf), il en est de ,m6ml.ede I L .
L'assertion concernant la surjcctivit,i: dc u résulk du l e ~ r m ede Nakaya.ma (II,
5 3, no 2, cor. 1 de la prop. 4): salis hypot11Csc sur x~ . Cor~sitlCronsle diagramrnc
comrniitatif à lignes exactcs

-
à l'aide du lcmnic tlu serpent (1, 5 1, no 4, prop. 2), on en déduit l m : siiite emcte
Ker u 5 Ker I L Ker E . Si TI est injective, l'lionmtliétie tle rapport z est siir-
jectivr dans Ker u . ce qui implique Ker u =O par lc lcrrirne de Nakayarna.

c) 7;-)7~tA-module dualisar~,test dc la ,[orrr~c.IL @A L osri, L e~çtun. A-rr~odule


projectif de rang 1 .
A) Tra.it.ons d'abord le cas où l'anneau A est local. Dans cc ca.s la coriditior~c)
signifie simplemerit que deux niotlules dualisants sont isomorphes.
Soit dl' in1 A-rrwdirle diialisant. On a. profA(R1)= dirna(R1) = dim(A) (ilo 1,
prop. 1)' donc Extj\(fI1,R) = O pour i # O (ri0 1, prop. 3, c ) ) , d'où a).
Prouvons h) et c) par rkcurrerice sur l'crltiei. dirn(A) (éga,l à prof (A)). S'il
est nul, 1'anriea.u A est artinicn, R' et d 2 m r ~ tdes A-modules dc Matlis (no 1,
exernple 1) ; ils soilt donc isomorphes (5 8, no 1, prop. 1) et l'application carioriique
A i EndA(R) est bi,jective (5 8, II" 2, prop. 3: c ) ) . Supposorls dirri(A) > O et soit
x im dément siniplifiahle de in*. L'homothétie xn est, iï?jeçlivc (no 2, prop. 4), et
l'on a une siiite exacte

Puisque ~ x t i ( ~Cl)' , est nul et que Horn*(R1, R / x n ) s'idciitific à


HomAlzA( f l 1 / r i ~ 'n/n:R),
, on en dCdiiit une suite exacte
oil p est l'applicatiori canoniqi~e.D'après la prop. 4: les A/zA-rnodiiles R / z R et
R'/:I:R' son1 tlualisa.rits, doric isornorplies par l'hypothèse de réciirrencc Soit ?I, im
isornorpliisme de R'/zR1 siir fZ/zR. Compte tenii de la. suite exacte ( l ) ,il existe
uri A-lrornorriorphisrnc: 11, : R' -,R tel que p ( u ) = 'iS; ; dla.prksle lenirrie 2, I L est hi-
jcctif, cc qui prouve c). Par l'hypothèse de rkiirrcnce, l'homoinorpliisme ca.noriique
A/zA --t EndAlzA(6L/zR) est bijectif. Coiripte tenu de la suite exacte (1), cet ho-
rriorriorphisme s'identifie à, l'homornoi~pliisrne 7 : A/zA + EndA@)/.?:EndA(fl)
iriduit par y ; il résulte alors dii lemmc 2 qiic y est bijectif, d'où Ir)).
B) Passons au cas gCriCra1. Pour tout idéal rriaxirnal m de A et tout entier i > 0 ,
on a ExtA_(R,,,,a,,)= O d'aprks cc qui précède, doric ExtA(R, R), - O (5 3. no 2,
prop. 2), ce qui irripliyue E x t k ( R , R ) = D (II, 'g 3, no 3, cor. 2 dii t,h. 1).De rnnrne,
l'homomorphisrrie y,,, : A, + EndA(R), est hijectif pour tout idka1 maximal m
dc A , donc y est bijectif (loc. cit., th. 1).
Proiivoiis cnfiii c). Soit 0' un A-module dualisan(,.D6sig1101ispar L lc A-i~iodule
HornA(61',61) ! et par 'u : 61' @A L -40 l'liornoiriorphisme tel que 7~(z@ j ) = f (x)
pour z E .Il', 1 E L . Soi1 m i i r i idéal rnaxirnal de A. Lc A,-riiodule LI, s'iden-
tifie à HoniAt,,(61~1,6Z,) ; d'aprhs Ic cas déja. traité il est libre de rang lin, et tout
isomorpliisrr~ch : R& -> f1, en es1 un généraleur. Lorsqii'orl idcritifie L, ii A,,, à
l'aide di1 géri6rateur h , l'liomornorphisme v,,,: @A,,, Li,, + .Ilill s'idcritifie à h ,
donc est bi,jectiS. Ceci ayant lieil pour tout idéal rriaxirrial m de A , le A-module 1,
cst projcctif de rang un (II, 5 5, no 3, 111. 2), ct l'horr~ornorp'riisrrle est hijectif (II,
5 3, il0 3, th. 1).
COROT.I,ATRE
1.- Pour que A soit un, o:rrnruu de Go~enstein,il faut et il sufit que
le A-nrodl~leR soit projectif de ,ro,n,g 1.
Cela résiilte de l'cxernple 2 (lu ri0 1 et de la prop. 7 c).
COROLLAIRE 2.- Su,pposon,s que l'~71,neauA soit présentable. L'ensemble des
i d 6 a . c ~prerniem
~ p de A tels que Ap soit un, an,n,eau de Go~errsteinest oruciert dans
Spec(A) .
Soit p iin idPal premier de A tel que Ap soit iin anneau de Gorenstein. C'est
alors un a,nnea.ude Macaulay ; quitte à remplacer A par A f , où 1cst im élément
cor~veriahlede A - p , on se ramène aii cas où A est un anneau de Macaulay ($ 4,
ri0 4, prop. 7, c)). Soit R un A-module dualisant (ri0 3, cor. 3 de la prop. 6 ) . Alors
Op est iiri rriotlule dualisant siIr l'anneaii de Gorenstein Ap (no 1, prop. 2), donc
est libre dc rang 1 (cor. 1). Pa.r suite il existe iin é1Cnient y de A -
p tel que le
Ag-niodule R, soit libre de rang 1 (II, 'g 5 , no 1, cor. de la prop. 2). Ainsi A, est un
anneau de Gorenstein (cor. 1) et il cn est de rngrrie de A, pour tout idéal premier
q de A ne contenant pas y (5 3, no 7, cxemple l ) , ce qui prouve le corollaire.

5. Dualité des modules d e t y p e fini

-
On considère daris ce nuniéro iin anncaii rioethérieri A de dimension finie qui
possède un modillc tliialisa.rit Cl. On a alors diA(CL) dirri(A) < +cc (no 1)prop. 1).
Choisissons une rksohrtion i.rl:?ecti.ue de longu,eur ,fin,ie e : Cl -i (1,6) . Pour tout com-
plcxc C de A-modules, notons D(C) le complexe IIomgrA(C,I). Cela s'applique
NO 5 MODULES DUALISANTS AC X.135

en particiilirr H tout A-rriodulc M , coiisidéré cornnie un coniplexe concentrb cn dc-


gré O ; or1 a alors D(M)i = HOUIA(M,1') pour lout cnticr i . Rappelons qii'oil a
construit erl A, X, p. 100, 111. 1, un isomorphisme ca~~oiriquc

E r c e n ~ p l c s1)
. Lc cornplexc D ( 4 ) = HoingrA(A. 1) s'ideritifie à 1. L'applica,tion
c : 0 + D(A) est par définition un homologisrrie.
2) L'liornomorphisme e E HorngrA(CL,1)' est un élément de D(f1)' ; l'appli-
cation A-linéaire E : A + D(f1) telle que E(1) = e est un horriologisnic (no 4,
prop. 7, a) et b)).
3 ) Soit S iinc partie multiplicative de A. Lc S-'A-rriodule Splfl es1 dualisant
(no 1, cor. 1 de la prop. 2) ; les S-'A-rrlodulcs SplI' sonl, injectik (coi-. 1 de la
prop. 3 di1 5 3, no 2) et le rriorpliisrrie e' : Splfl + Sp '1 déduit de e cst une résolii-
tion ir~,jectivede S-'O, à laquelle oli pei~ldonc appliquer ce qui précède. Pour tout
c:orrlplcxc: C tlc type fini (et en particulier tout A-nlotlide AI de type fini). l'honio-
'
rrlorpllisiiie canonique de S-' D(C) da.11~Horiigrs-iA(SplC,S 1) = D(S C) cst '
bi,jed,iî.
4 ) Soicnt A lin anneau de Dedekind, K sou corps tlcs fraclions. Le A-module
A est didisant et admet la résolutiori iiljectivc: 1 tfe lorigiieiir 1 définie par la suite
exacte
O+A&KLK/A+O
où S est la surjection canonique Pour tout A-rnotiiile M , le complexe D(M) est
le coinplcxe concentré en tl~grésO et 1
d
... i O -i HornA(M,K) 4 Homn (M, K/A) i 0 ---i. . .

-
avec cl = Homn ( l n % 6, ) . On a uric suite exacte

O + Homa (M, A) D(M)' 5D (M) -4 ~ x t(M,


i A) -t O.

Pour tout inorpliisrrlc (le cornplexes ,f : C - > C f , ori notc D ( f ) : D(C1) + D(C)
le rriorpliisrrle (le cornplexes HorngrA(f, I I ) . Si f cst lin lioniologisnie, D ( f ) est un
hoiriologisnic (A, X, p. 863, prop. 4, 1-1)). Si Cf C -y+Cf/ est une suite exacte de

cornplexes, la. suit^ cic cornplexes D(C1I)D(9j D(C) D ( C f ) cst cxactc (A, X,
p. 83, prop. 2, a)).
Soit Mi iui A-modiile. A chaque élérnerit ,rrL (le M , associons l'applica,tion
aM(7n,) : f H f (m) de D(M) daris 1 ; c'est i i r i élément de D(D(M))o =
HomgrA4(D(M),1)' . Il rbsultc dcs dkfinitions que (m) est un morpliisnic dc
complexes, donc un 616rricnt dc Zo(D(D(M))) .
On definit ainsi im morphisme de complexes :

d'où, par 1)asYage à l'liomologic, lin homomorpliisme de A-modules

THÉo~kniiI?1. Soit M ,UIL A - ~ r ~ o dde ~ ~type


l e fiai. Alors ab1 mi, ,unhorrrolo,qisnre :
on, a H,(D(D(M))) = O pour i # O et I'h,omom,orph,isrri,e or^ est bi,jecti,f.
Prenons d'abord M - A. L'application e : 0 + D(A) est iiri I-iorriologisrrie
(exc.mple 1). donc aiissi l'application D(e) : D(D(A)) -i D ( 0 ) . L'application
F : A i D(R) est uri Iiorriologisrrie (exeniplc 2), et on a. D(e) O = i? ; ainsi
a* est i i r i honiologisnie, ce qui proiive Ic thhorhmc. dans cc cw. Il en r6siilt-e que
a~ cst un honiologismc lorsqiie la A-modiile M est libre de type fini.
Passons a11 cas gi'ni'ral ; nous allons prouver pa,r rkcurrence sur l'entier n I'as-
sertion suivante :
(A,,) pour tmut A-rr~odalede type ,fini M , I 'h,om,ornorph,ism,cHi(anli) cst b,ijpctif
<
pour i n, .
Cela signific aussi que Hi(D(D(M))) cst nul pour i # O et i <
n , et que
CYM est bijectif si n 3 O . Observons que (A,,) est vérifike pour n < 4 ,oii
cl est la. longueur du complexe 1 : en effet le A-motliilc D(D(M))i est 6ga1 A
~ ) ,cst nul pour i < 4 ct i > d .
@ ~ o m ~ ( ~ o r r i ~ (l p~p ", )l, [donc
P
Prouvons l'irnplica(,ion (A,,) + (A,,+,). Soi1 M un A-rriodule de type fini. Il
cxistc un i\-module libre tic type fini L ct une suite cxacte O -,N L 5M + O . =
La suite O i D(M) D(l1) "(ll)
+D(L) +D(N) -i O pst cxactc ; de rnPmc, si l'on pose

u' = D(D(u)) et 71' = D(D(u)), la siiite O -> D(D(N))-%B(D(L)) =D(D(M)) +O


est cxactc.
Pi~isqiieH,(D(D(L))) est iiiil pour i # O, on a des isoinorphisines

cela entraâne l'implicatioi~(A,) =+(A,+1) polir 1% # -1 et n # O. Considérons le


diagranmie cornrniitatif à lignes exactes

oii OIL est bijectif. Si (Ao) csi salisfaite, l'll«rriornr>r~~hisnlr


OIN esl 6galeinenl bi,jec-
tif, donc Ho(vl)est iqjeclifel l'on obtient HI(D(D(M))) = O , d'où ( A l ) . Si (Apl)
est satisfaile, H-I(D(D(N))) esl, nul, doiic. H(j(d) est surjectif, ce qiii implique que
un? est siiIjectif. Cela élant vrai pour. tout A-niutliilc tlc type fini M , oc^ cst aussi
siirject,iî ; d'aprhs 1, 5 1, no 4, cor.. 2 tle la prop. 2, o l est
~ bijectil, de sortc que (Ao)
est satisîaittx.
Ainsi (A,,) est vraic pour tout ,ri, cc qiii dérriontrc lc thhorème.

Soit M lin A-module de type fini ; posons c = dirn(A) - dirna(M). Notons


D1(AII) le sous-c:ornplexe de D(M) kgal à @ @ ZC(D(M)), et
z<c

l'irijection caiioriicpe. On déduit dc la sur,jectio canonique Zr(D(M)) 4 II' (D(M))


et de l'isomorphisme q(M, 1) un morpliisrnr de complexes

tomme IP(D(M)) est riiil pour 7 < c (ri0 1, prop 3 a ) ) , (D'(hl)(-<),p ) est une
ri.soliitiori gaiichr tir ExtA (M, O) D'aprk A, X , p 100, th. 1, on a 1111 1sorrioip1iism~
canoiiique
(D'(M) (-c). 1) . Ho(D(Df(IV))) I ExtA(Exti (M, O ) , O) ;
ci1 1c coinposmt avcr l'l-iorriorriorj,Iiisrii(~H o ( D ( ~ ). )Ho(D(D(M)))+ Ho(D(D1(hf)))
on obtient tloric im honloirior~)liisrric

d'où finalenierit, par t oriipositioii avcr a M , rin horriorriorpl~iirr~r


carioriiyue

COROLLAIRE. Pb, est bi-


Si Lc A-rn,odulc h4 cst macaulaycn, 1'1romorr~o~h.isme
jcctif.
Si M cst maca.ulaycn, lc A-nioclule Hi(D(M)) est iliil pour i f <: (no 1, cor. de
la prop. 3), de sortc yuc l'irijection carioriiqiic j : Df(M) > D(M) est un Irurrlolo-
gisme ; par suit,c Ic morpliisriie de complexes D(,j) : D(D(M)) >- D ( D f(M)) cst, iin
liorriologisrnc (A, X, p. 86, prop. 4). Ainsi Ho(D(;j)) csI bijectif ; d'aiitrc part un/r
est bi,jcctif ynr Ic tli. 1, d'où Ic corollaire.
Lorsquc le A-niodule M cst de longueur finie, Ic A-module l<xtL(M,bZ) s'ideii-
tifie au tlual de h1atlis dc M (cf. 5 8, no 5, exemple 3 et th. 3), cl l'on retrouve la
prop. 4 du 5 8>rl" 4.

6. Exemple : le cas de la dimension 1


Dans ce riiinibro, on considère uri anncaii A intègre, nocthbrien, de dirrirrisiori 1,
admettant un rnodiile dualisarit O On note, K le corps des fractions dc A , r t V
le K-espace vectoriel K @ A O
L'hornomorphisrm canonique Cl V est iiiject,if, ct lc I<-espace vectoriel V cst
de dimcnsiori 1 (no 2, cor. 1 de la. prop. 4) ; identifions 0 à un sous-A-rr~otliile
(le V .

P R O ~ ~ O S I8.T ~ Le
ON A-module V/fl est un module de Matlzs
Considérons la suite exacte

le A-rr~odulcV est ir~je<:l,iî (A, X, p. 18, cxcmplc 1)' ct l'on a diA(Q) = 1 (no 1,
prop. 1). Or1 en tléduil d'une part que V/Sl est injectif (5 3, no 1, prop. l ) ,
d'autre par(,, que pour tout idéal rnaxiinal m de A , lc Alm-cspacc vcctoricl
Honin (A/m, V i n ) est isorr~orplieà ~xl,;(A/m, 0), donc de tlin~cnsiori1 . Comme
V / n est uii r~iodule[le torsion, ses idéaux prcrnicrs associCs sont maximaux ; cela
dCir~orltrela proposi1,ioii (5 8, no 4).

Soit M im A-module ; conforrnénierit à loc. cit., nous r~ot~erorisD(M) le


A-inodiilc HomA(M,V/R). On peiit appliqiicr les constriictioris di1 il0 6 en pre-
ilait pour 1 le complexe

où V est plarb ci1 degr4 O , et p désigric la surjectiorl carionique. Lc coniplcxc D(M)


est
. . . O +Homa(M,V) - P Ml
D(M) + O ... ,

avec p~ = Hoin(lM,p). On a un isornorphisrr~ccarlonicpe de A-modules graclués


<p(M,I) : H(D(M)) + E x t n ( M , R ) (A. X. p. 100, th 1).
Lorsque M est un inodulc tlc torsion, lc inodule D(M)" = HomA(l\/l.V) est
i 0) ; le inorphisriir
nul, et <p(M,1) est i i r i isoniorphisme de D(M) siir ~ x t(M.
a~ : M i D(D(M)) n'rsl autie quc l'hoiriornorpliisrnc canonique de A-rnodiilcs:

défini au 5 8, no 3, qui est un isomorphisrrie lorsqi~cM est de type firri (c'est-à-dire


de longueur finie). On retrouve tlarrs ce cas la sit,ua.tion dc loc. cit.
Rrvrrioi~sau cas g6n6ra1, et supposons le A-rr~odiilrI\/I de type fini Alor5 D(M)
est im niodiilc dc torsion, doiic le A-rr~odulcD(D(M))-' = HomA(D(M),V) est mil.
D'autre part le A-rriodiilr HomA(D(M)', V) = Ho1rlA(HorilA(M,V), V) s'itlenlifie
riaturrllrrner~tà K @,A. M , dc î a p i qile l'l-iorriorrioipl~isrr~c

s'iderit,ifie i l'application
taelle que j ( h @ ,rn)(f) = p(X,f(m)) pour X E K , Tri, E M , J 6 floniA(M,V) . Le
tell. 1 du il0 5 se traduit doiic par l'exact,itutle tir la. suite

o i ~i désigne l'application canoriique de hl dans K 0 3 M


~ . Le 110.ya11 (10 ,i s'identifie
au sous-rnotlule de torsion T(M) de M , et son conoyau à (K/A) @A M . Consid6rons
Ic diagrarnme cornmutatif a lignes exactes

o i la.
~ seconde ligne est obtcnue par (Iilalité di: Ma,t,lis8.pa,rtir dc la suite exacte

(IPduits de ab1 et j respccli~ucmcnb,sont bijectifs. Comrne le A-module ï'(M) cst


>) es1 dc longiteur finie et s'identifie au
de longneur finie, le A-nlodulc ~ x t i ( MCL
diia.1 dc Matlis U(T(M)), et l'on a [~xt;(M, O)] = [T(M)] da.ns le groupe Zo(A)
et, longA(Ext; (M?0 ) ) = longA(T(M)) (5 8, x i 0 4, prop. 4). D'a.iitrc pa.rt, lorsqu'on
prend M = A , on obtient un isornorphismc canonique yl(A) : K/A + D(R) .

-
Soit B un sous-anneau de K contenant A , fini sur A . Pour tout idéal iriaxime.1
n~ tlc A , on a profA,,,(Bm) dimA,,,(B,) = 1 (5 1: no 1, rcmxque 2 et VIII,
J 2, no 3, th. 1),(le sor(,c que T3 est uri A-niotli~leinacnulaycn. Par coiis6qucrit le
B-niodiilc fZB = HorriA(B,CL) est diialisa.rit (no 3, remarque). L'application cailo-
nique de IIB = HorrlA(B,CL) dans 0 = HornA(A,R ) est injective ; son image est
formée des élénieni,s w tic R tels que Ir soils-G-niotlule Bw de V soit contcriu daris
0. Ainsi R n s'identifie au plus grmd sous-R-rnodule de R . Le A-modiilc B/A est
de longueur finie ; la suile exicte

A , donc (1'n.pri.sce qui pr6cCde D(B/A) .


perniet d'identifier 61/flB ci. F , X ~ ~ ( B /R)
En part,iculier, on a [B/A] = [R/Rn] dans Zo(A) et Anii*(B/A) = A I I I I ~ ( ~ ~ / ~ ~ ~ )
(5 8: no 4, prop. 4).
L'idéal c = AnnA(R/A) est le transporteur A : B , c'estAtlirr (VTT, 1, no 1)
l'cr~serrlhledes éléments z de K tels qiic z B c A . C'est uri id6al (non nul) de
A ct dc B , c'cst cn fait Ic plus grand idéal (le B cor~lrnii(lails A . Puisque
Cln : L2 c i l : Ll = A (ri0 4, prop. 7, h)), or1 a AIII~,\(O/OB)= O, : R , (l'(~ii
fiilalcinerit
c = AnnA(B/A) = AnnA(R/aB) = CLB : 0 .
Puisque d l n est un B-rnotliilr, la relation .Al c fIB équivaut .LBO c O B , de
sortc quc l'on a aussi c = OB : BO.
Nous allons particiilariser ce qui précède a.u cas oii B est la clôtiirc intdgralc c3c
A ; l'hypothèse que B soit im A-riiodule de type fini est sa.tisfaite lorsqiic l'anncnii
A est japonais (TX, 5 4, no 1. dCf. 1),ce qui est le ca.s lorsqu'il est local et complet
(loc. cit., n0 2, th. 2); ou lorsqu'il est esscnticllcincrit de type fini sur un corps (loc.
cit., ri0 1, renlarque 2 et exeniple). L'anneaii B cst alors lin anilcau tlc Dcdclrind
(VII, 5 2, no 2, th. l ) , et les B-inodules sa.ns torsion Cln: BLI et c sont projectifs
de rang 1 (VII! 5 4, il0 10, prop. 22). La rchtiori c = Rn : Bfl signifie alors
que l'application h é a i r e c QCB B a + fIB d6diiitc dc l'actioii dc K sur V est un
isornorpliisrne (11, ji 5, no 6, prop. 11). On a en particiilicr CLu = c(BR) = C R .
P~ZOPOSITION 9. Soie,nt B lu clôture in,t&grn,lede A , et c = A : B . Supposons
q71,e B soit A-,rr~,o(hlede t~jpe,fini. On a 17inéga,li,t6[B/c] < 2[B/A] dvns Zo(A).
Pour qu'il y ait &galitkjil faut et il .sufit qlrc A soit un, an,neau de Gorenstein,.
On a [B/c] = [B/A] + [A/c], de sorte que llinCgalité consid6ri.c équivaut h
[Alcl [BIAI .
A) Poiir toirt id6al rriaxirnal m de A , la clôtiirc intégrale de Am est Em
(V, 5 1, il0 5, cor. 1), et l'oii a c , = A,,, : R,. De plus on a par ddfinition
C
[T3/c] = m longtl,,, (Bm/cm)[ml et [B/A] = m longA,, (Bm/Anl)[m]. Ceci r~ousramène
à. ddrriontrer la. proposition lorsqiic l'anneau A est local, ce que rious supposerons
tl6sornia.i~.bris ce a s le groupe ordonni. Zo(A) s'identifie canonicliiernent à. Z , de
f a p n q i c la classe d'irri niodule de longueur finie soit sa longueiir. L'anneau B est,
senii-local et le B-modiilc BR est libre de rang 1 (II, ij 5, no 3, prop. 5).
B) Si A est un a,nrlea.ii de Gorensteiri, le A-nmdule R est libre de rang 1
(ri0 4, cor. I de la prop. 7) ; choisissons lin gdndrateur w de R . On a O = A o et
fIs = CR= cw, et pa.r suite long(A/c) = long(R/RB) = long(B/A) .
C) Siipposons le corps rkidiicl K A irifirii. Poiir t,out idéal rria.xirria1 n de R ,no-
tons T,(n) IP R/n-espace vectoriel (de dimension 1) BfI/nBCL, et pr,, la projection

17homomorphis& canonique BR
vecl,oriel de @ L(n)
-
ca.rionique de @L(n) siir L(n). Soit ip : O -+ @L(n) la restriction à R de
@ L(n) . ~'iiiiaRede ip est un sous-icpqxxc
; elle ri'cst pa,s c o k m daas
~ Ker prll, sans quoi l'on aurait
O c nBO et par suite BR c nBR, cc? qui est coritra.dictoire. Ainsi l'inla,ge de cp
n'est pas conteriiie dans la réiiniori des Kcr pr,, (A, V, p. 40, lemme 1) ; il existe
donc un 61dment w de R dont 1'itna.ge da,ris RR/nBR est non nulle pour tout n ,
ce qui entraîne qilc o engendre le B-niotlule BR (TT, ji 3, no 3, prop. 11).
Soit a E A ; si (LW appa.rt,ient à ClI3, on a a B o c O B , donc afI c ClB, ce
qui implique n E c. L'application u H aw induit donc une injection de A/c dans
O/OB ; par suite on a long(A/c) ,< long(R/RB) = long(B/A) .
ho 6 MODULES DIJALISANTS hC X. 141

Si lorig(A/c) = loiig(B/A), on a A o + Clg = C l . On peiit supposer t p c l'idéal


c est contenu dans r n ~(dans lc cas contraire A est égal à B . donc est un anneau
de Gorenstein). Comme ClB = cCl est contenu dans m A 0 , il résulte du lemnie de
Nakayaina qiie o engendre Cl. Ainsi le A-modiile fl est moriogèrie, tloric libre de
rang 1, cc qui signifie que A est im anneau dc Gorcnstcin (no 4, cor. 1 de la prop. 7).
D) Traitons lc cas général. Notons A' l'anneau AIX[, c'cst-à,-dirc (IX; App., ri0 2)
l'anilcnu local tic l'aniicau dc polynônics il[X] en 1'itli.d prcinicr niAA[X] ; c'cst
une A-algèbre plate, intègre, de dimerision 1, dont le corps résiduel KA! s'identifie
à. KA(X)et le corps des fractions à. K(X) (loc. cit.). D'après le cor. dc la prop. 5 du
ri" 3, lc A'-module A' @ A R est dualisa.iit. Posons B' = A' @A B ; c'cst la clôture
intégrale de il' (laris K(X) (V. 5 1, no 3, prop. 13 ct no 5, prop. 16). Lc transportetir
cf = A' : B' cst Cgal ii ch' (1, 5 2, no 10, forinulc (11)).Pour tout A-module M de
longueur finie, on a long*, (A' M) = longA(M) : en effet, comme la A-algèbre
A' est plate, il suffit de prouver cette relation lorsque M est simple, c'est-à-dire
isoinorphe à K A ; mais da.ns ce cas A' 8 % K~A s'identifie à KA! , d'où notre assertion.
On a donc

L'a.nrlea.i~A' vrrifie les l-iypot,li&ses


rle la. proposition, et son corps r6sirliirl est infini.
D'apri's la partie C) de la. dAinonst,ration, on a. long*, (B'lc') <2 long*, (B'/A1) , et
l'égalité implique que A' est un anneau de Gorenstein ; mais cet,te dernikre coildition
entraîne que A est im anneau de Gorenstein (5 3, no 8, cor. 1 de la prop. 12).
1. Cohorriologie locale
Dans ce numéro, on considère un ar1nea.u A local noethkrien. Rappelons (VIII,
5 3, no 3, leinrrie 2) yuc les idéwuz de défin.ition. (le A sont les idéaux tle A distincts
de A contenant iiiic puissai~ccde mA, oii cncore Ics idbaux a c IIIA tcls quc A/a
soit de longueur finie. Or1 ii«t,cra =9l'l'esemble des idbaux (te d6finitioii dc A , muni
de la. rehtion d'ordre opposée A l'iricliision ; il est filtrant à droite.
Soit M lin A-nlodiile. Associoiis à tout idéal de définition a dc A le A-rl~odulc
gradué ExtA(A/a, M) ; si a et b sont des idéaux (le rlbfinition avec a c 6 ; notons
pab : A/a i A/b l'application canonique et, cor~si<léroiisl'a,pplication A-linéaire
Ext(paf,,l M ): ExtSA(A/b, M) --t ExtA(A/a,hf) . Or1 obtirr~t,?.insiiin système in-
ductif de A-modi~lcsgradués et tl'applicatioris iLlir16air.c~gra.iluécs dc degré O rc-
latiî à l'ensemble ordonné 9. Oin appelle m,odu,le de col~orr~ologio locale de M , et
on note HA(M),le A-rnotlule gradué l i s ExtA(A/a,A4).
a€ V
Les idéaux rn? polir n 3 1 forincnt une partic cofinale de -95 ; on a donc lin
A , + HA(M). Par.
isomorphisme canonique de inodulcs gradués & g E ~ t , ~ \ ( A / r nM)
r,
suitc tout él6rncnt dc HA(M) est anni116 par iinr puissance de ni^

R e m , a r p ~1. -- * Soicrit X l'espace topologiqiie Spec(A) le faisceau d'anncaux


structural et M le fik-rnodule associé à M . Le A-rriodule gradlib HA(M) s'identifie
au inodiile H{,,l (X, M) de cohonlologie à support dans le point îernié m~ de X . .
Polir tout honiornorphisrne f : M >- N de A-rnoiliilcs, les applicatioiis
f ) : ExtA(A/a,M) + ExtA(A/a,N) lorinent un systhme indilctif d'ap-
plications linbaires graduées. Par passage à la limite irdiictive, on obt,ient un horno-
rriorpllisnie gradiii: HA( f ) : Hn (M) i HA(N) . Pour toute suite M +N
f P de
A-modiilcs ct d'homorr~orpiiisrrics,on a HA(g 0 f ) - HA(g) 0 HA( f ). Soit

une suite exacte de A-modi~les. D'nprks A, X, p. 90, prop. 8, les honiomor-


phismes (le liaison des motliiles d'cxtcnsions ExtA(A/a, P ) + Ext, ( A /a, M) for-
riier~t un système inductif d'applicatioiis ,4-linéaires, gradiiées de degré (asceil-
darit) + l . Par passage à. la limite iuductive, ou en déduit lin A-hornoinorphisnie
B( Z ) : Hn(P) IIA(M),gradué tle degrb -1 1: qui rc:rd cxactr la suite d'homorrior-
pliisrnes

-i HA
"-'(P) -
an-'(/)
HA(M)
%(t)
---i HZ(N)
%(y)
-i H: (P) - -
d7'( / )
H ~ ~ ( M )
Soit M un A-module. Pour tout idéal a de A , le A-modiile HornA(A/a,M)
s'identifie canoniqueriierlt au sous-rnodiile de M foriné des élérnerit,~annulés par
a . Ainsi Hi(XI1) s'identifie au sous-module de M formé des élérnents m qui sont,
annulés par une puissance de r n ,~c'est-à-dire tels que longA(Am,)< +m. On a en
particulier HA(X4) = h'i lorsque M est a.rtinien.
E x e m p 1 e . s . 1) Si M est injectif, le A-module G ( M ) est iiu1 pour i > O et injectif
pour i = O (5 8, no 2, lerr~rric1, c)).
2) Si H i ( M ) = hf (par exemple si M est artinien), q ( M ) est mil pour i > O .
Soit en cffet (1, e ) uric eriveloppe ii!jcctive de M . Le sous-rnodiilc Hi(1) de 1 est
injectif (exerriplc 1) el, contient e(M) , donc est dgal à 1. Posons N = Coker r et.
considCrons la. siiitn exacte O + M 5 1 -'> N + O . Comme 1 = 11i(I), on a
N = H i ( N ) et 1'Eiornorr~orphisrneHi(?>)est surjectif. Puisque Hi, (1) est nid polir
i > O (exerripie 1), H; (M) est iml et HA(M) est isomorphe à HA '
(N) pour i > 1 ;
on conclut en raisonnant par réciirreiicc sur l'entier i .
3) Soit R lin A-modnln diialisarit. Pour i # dirn(A) ; on a ~ x t h ( A / aa, ) = O
pour toul idéal dc définition n de A (S 8; no 5, excniple 3), d'ail HA(R) = O ; pour
,i = dirii(A) , lc A-module Hi(bL) , qui est isomorphe à 9 ~ x t (A/mz,
: a)
, est uri
A-snodulc de Matlis (loc. cit., exemple 6).
4) Soit A lin anneau local noethérien inthgre ; riotoris K son corps des
fractions, et supposoris A # K . C'est lin A-rnodiile injectif (A, X, p. 18,
cxcinple l), de sorte que le module HA(K) est nul (excrnple 1). Dc la suite
cxacte O i A + K i K/A + O , on tire polir tout L un isornorpliisrnc
IIA(K/A) + HA' (A).
Pliis géiiéralernent, pour tout A-module saris torsiori M et tout enticr 2 , on
d6diiit de la suite exacte

un isornorpliisnic H:\ ((K/A) 8.4 M) i HAI (M) .


5) Conservons les hypothèses dc l'exemple prdcbdcnt et supposons de plus
dirn(A) = 1 . Soit N lin A-module de torsion ; coinrnc tout idéal non niil de A dis-
tinct de A est lin idéal de définition (VIII, $ 1, no 3, prop. 6, e)), on a H;(N) = N ,
et par suite H A (N) = 0 pour i > O (exemple 2).
Soit M un A-rriodule ; notons T(M) son sow-rnodiile de torsion. ConsidGrons
la. suitje exacte loiigue (le cohoniologie localc associhc à la suite cxacte

compte tenu dc ce qui précCdc, on en déduit des isoniorphismes carioniqiies


T(M) i. H i ( M ) et H i ( M ) + H~(M/'I'(M)).Co~nrne1'2iomomorpEiisnic cano-

nique (K/A) @.A M > (KlA) @A (IVI/T(M)) est bijectif, on obtient finalement des
-

isorrcorphisnres ca~aor~iques
PROPOSITION 1. Soien,l, A u n anneau local noethérien et M un A-rriodulc de t y p
finjli.
a) Le A-nrodole HA(M) est artinierr, et nul en degré > dirii(lL1) .
b) Posons p = proîA(M) . On a HL(M) - O potrr i < p , et H i ( M ) # 0 .si M
est non nul.
Prouvons a) cil raisonriarit par récurrence sur dim(M) . TP cas dirn(M) O <
résulte de l'exernplc 2 ci-dessus. Supposons dirri(l\/l) > O ct prenons d'abord M
de la forme A/p, oii p est un idCa1 premier de A distinct de r n ~ Soit . :r; un
élbrnent de r n - ~ p ; on a unc suite exacte O + M %M -iM/zM i O , mec

-
dinl(M/rrM) = dirn(M) - 1. Ori en déduit une suite exacte de cohoriiologie locale

HL'(M/.rM) H1,(M) -= HA (M) .

Toiit élément dc H ~ ( M est ) annulé par iiric puissance de r n ~; pour proiiver que ce
niodiile est artinicn, il suffit donc de prouver quc le socle de H i ( @ est de diincrision
finie sur KA (5 8, no 3, lemmc 3). Pa.r l'li,yp«t.l~bscde récilrrcrice, le noyau N (le
l'hornot,hétie de rapport z dans G ( M ) es1 artiiiicri ; coinmc x appartient à. rnh , le
socle de H i (M) s'identifie à celui de N , donc est de dirrierision finic. Si i > dim(M) ,
on a 1-i:~'(MlzM) = O par l'liypotlièse de rbcurrence, de sorte (pie l'homotl.16tir de
rapport 2 est injective dails HI\ (M) ; comrric tout élément de Hh(M) est a.nriiilb
par unc puissance dc 2: , on eri dCduit H .i.(M) = O , d'où a ) dans le ca.s considérd.
Pa.ssons ail cas génCral. Le A-module M adrriet urie suite de cornposition
(WIi)oGisG.rL telle que chaqilc quotient Alli/Mj+l soit isornorplic A A/p,) oii pj est
un idka1 premier de A (IV, 5 1, no 4, th. 1). Proinwris par récurrerice sur n, qiic M
sa.tisfait a). Le cas n = O est trivial. La suite e x x k O + Mi 4 M + A/po 4 O
fournit unc suite exacte (te cohon~ologiclocale

Ir A-rriodule H;(M~) est artiriien par l'hypothèse dc rbcurrcnce, el il cri est de


memc de HA(A/po) pa.r les cas déjà trait& ; par suite Hh(M) est artiriicr~.Si
i > disn(M) , les tnodiiles WI1 et A/po sont de dimension < i ; les rriodules HI\ (MI )
et HA (A/po) sont donc riiils d'après l'liypothèse dc rCcurrcnce el, les cas dé,jà traités:
cc qui entraânc HA(M) = O .
Supposons M non nul, et prouvons h) par récurrcilcc sur l'entier p = prof (M) .
-
Le cas p O résiilte de la définition de la profondeur. Siipposons p > O et choisis-
sons un 614rrient :7: de r n tel
~ qiic l'hornothétic XM soit injective. On obtierit, cornirie
ci-dessiis iinr suite exacte de cohomologie locale

On a prof (MlzM) = prof(k1) - 1 (5 1, no 4, prop. 7), d'où HA ' (M/xM) = O


potsr 1; < p par l'liypothèsc de rhcurrerice, cc qui irnpliqilc corrirne ci-dcssiis

H;-~(M/ZM)
réciirrence.
-
Hi\(M) = O . En particulier H ~ ' ( M ) est nul, tlc sorte que l'honiorriorphisine
I I i ( M ) est injectif ; ainsi HA(M) es1 riori riul par l'hypothèse de
NO 2 COlIOMOLOGlE LOCALE, 111~~1,116
DE GROTHENDIECK AC X.145

0x1peut rriorilrer yuc lc rrioddc H?"'(")(R/I) cst noii iiul lorsqiic M est nori rit11
(exerc:. 4 ; cf. no 3, cor. du t h . 2).

COROLLAIRE.Soi/, hi1 a n A-rnmhle rnucmc~layyen,n o n r ~ el~ de l type ,fini. Le


A-motMe H i (M) est r~cdpour i # dirrl(M) et rron nul pcmv i = dir~i(M).

-
Remal-que 2 . - Pour tout id6al de dbfinition a de A , le A-modiile F,xt4(A/a,M)
A

est aririiilk par a , et A/a s'identifie 2.A/aA : pa.r c.or~si:qiient,le A-rrio(11ile


- - gradue
Exta(A/a, M) s'idc~t~ilie ii ~ B EAx t ~ ( 4 / aM)
-
, : donc aussi à. ExtÂ(A/aA,A @ A M)
(A, X, p. 111, prop. 10). L'eiiscnible des idéaux aA, pour a E 9. coiiticr~tlcs
puissances dc mx, donc cst cofinal dails l'cnscmble des itl6aiur de définitiori dc A ;
on déduit donc tlc ce qui prbcCde un isoinorpliisnie canoiiiqiic de A-rnodidcs gradués

Si le A-motliilr M est de typc fini, le A-niodiile  @A 1\/1s'identifie a: complbtb M


de M (III, 5 3. no 4, th. 3), et on a lin isomorphisme HA(M) i Hx(M). gratlui. de
degri. 0 .

2. Cohomologie localc sur un anneau de Macaulay


Dans ce nurnéro, on, suppose que A est rm anmeau de n/Ia,caulay local ; o n pose
diin(A) = d .
Les idbaiix cngcndrés par ilne suite d'él6riients de m,\ cornplèterneiit sécante polir
A et de longueur d = dirn(A) forment uric partie cofinale .R,,, dans l'ensemble -9
des idéaux de définitio~ide A. El1 effet, soit (xi,. . . , z,!) une siiitc d'kl6irierits de
ml\ ~omplèt~einent sécante pour A (fj 2, no 3, prop. 3) ; pour tout enticr n,,la.
suite (21,.. . , .$) cst çoinpli'tcmeiit sécante pour A (A, X, p. 158, prop. 6 , c ) ) , et
engendre im idéal de dbfinitioii (V111, fj 3, no 2, cor. de la. prop. 3 et th. 1) corit,eriii
dans rn; .
Soit a E -%,,?, et soit. T : L + A/a iirie rbsoliition librn de type firii, niillc cn
degr6 > d (par exemple le complexe tic Kosxiil a.ssoci6 à ilne suite complttemerit,
sécante pour A engendrant a ) . Corisidhns le diial L* -
Homgr,\(L, A) de J, ;
piiisqiie la. proforitleiir de A rst 6ga.l~R d , ori a. ExtX(A/a, A ) = 0 pour i < d (fj 1,
<
no 1, cor. 2 de la pïop. 2). Comme J,* est, de longiieiir d , on en dbdiiit qiie Hi(J,*)
est nul polir i f d et qiic Hd(L*) s'identifie à E x t , i ( ~ / aA) ? ( A , X, p. 100, th. 1).
Ori a par siiitc uri Iioniologisrne

qui définit uric résolutioi~libre de type fini de ~xt:(A/a, A ) .


Soit M lin A-module , considérons les womorpliisrries canoniques (/oc. czt )

<p(T,, M) : H(HomgrA(IJ,M)) - Extn(A/a, M)


Comme le complexe L est libre de type fini, le morphisme canonique de cornplexes
M @ A TJ* + Horngr,(T,, M) est un isomorphisme ; on cri dkdiiit lin isomorphisrne
de A-motlisles gradués H(M @ A L*) -t H(Homgr,(L, M)) . Par composition des
isornorphismes préc&lents, on obtient un isoniorphisrne de A-modules gradiiks, dit
canonique

qui induit pour chaque entier i un isornorphismc


?(L, M) : or:_:_,(^, Ext; (A/a, A)) - Extk (A/a, M)

Pour IL1 = A , T ~ ( LA)


, est l'isoinorphisme canonique de A C7iA Ext; (A/a, A) sur
~ x t (A/a,
; A).
Soit b un idéal de .9c:T contenu dans a . Soit p : R. + A/b usic r6solution libic
de type fini de longueur <d et soit pnb : A/b + A/a la siirjcction cmoriiqisc.
D'après A, X, p. 49, prop. 3, il cxistc un n~orphisrncdc complexes PLR: R + L
tel qiic T O PLn = pah O p . D'a.pr&sla prop. 2 de A, X, p. 103, on a im tliagrar~line
commutatif

lJ(IIoingr(T'~it,M))
H(HorugrA(L, M)) > H(HomgrA(R ,M))

Tl en résultc d'abord, en prenant a = 6 , que l'isonmrphisrne Ï(L, WI) ne dépend


pas du choix de la résoliition L de A/a ; notoris-le ~,(n!i).Il en résislt,eensuite que
lcs T~(]\/I)pour a E gCs forment un système indiictif d'isomorphissnes. Passarit à
la limite indisctive, on obtient pour chaque entier i . compte tenu de A, X, p. 70,
prop. 8, un isornorph,i,sme de A-modules
? ( M I : Tor$_, (M, ~
Pour NI = A , 4 ( ~ cst
) llisoruorpliisn~~
d(A))
,
canoniquc dc A
- H 4 (M)
H ~ ( A sur
) I-T$(A).
associe à 1111 klérnent u de ~ x t i ( ~ /A)a ,l'application z H J, o YL (A, X, p. 114).
Il suffît donc (le prouver que chacune des applications w, rxt bijective.
Soit a un idCa1 de C3,,5,engendré par une siiit,c x = (xl,. . . , xd) ~onlplètemcnt
sécante pour A . Lc complexe de Koszul K W ( xA) , fourtiit une r6solutiori pmjectivc
de A/a ; pour tout A-mod~& M , le A-niodiile H" (HomgrA(K' (x: A), M)) s'idem
tifie canoniquement à M/aM (A, X, p. 155). Ori en dkiiiit un isornorphismc (A, X,
p. 100)

Soit r E
< P ~ / I: M/aM -E x t d ( ~ / aM)
, .

O . Compte tenu de loc. czt., p. 103, prop. 2. on a 1111 diagramme corrimutatif

où f , est l'homoniorphisrnc déduit de f,, par passa.ge aiix quotients. Il eri ré-
sulte que si pour toiit A-rnodule M on identifie Exti(A/a, M) à M/aM à l'aide
de cpbf , l'homoniorphisme o, s'identifie à l'npplicalion A-linéaire de A/a dans
HomA(a,IL/aIl) qui envoie 1 sur la siirjection canonique, c'est-à-dire encore à l'ap-
plication canonique A/a + E n d A / , ( a / a n ) . hfais puisque le A/a-rnodiilc n / a O
est dualisant (3 9, no 2, prop. 4), celle-ci est bi.jcctive (5 9, no 4, prop. A), ce qui
proiivc la proposition.

Identifions le bidiial de Matlis D(D(fl)) à O par l'isorriorphisme CYih (5 8, no 3,


th. 2, b)).
A

COROLLAIRE.- D(w) : Cl i D(H: (A)) es/, u.rr isorrt,orph,isnre.


L 'h,omorr~orph~;sme
Soient M un A-module, et 7 iin entier. Considérons lm Iroiriomorphismes cano-
niques (\ 8, no 7)

pd-%(l\il,R) : TO~;-%(M,D(R)) -i D(EX~F'(M,


O))

' D ( H ~ ( A ) )-)7. ~ ( ~ o r d(M,


O"I(M, II: (A)) : ~ x t r(M, -, HA (A)))

-
À l'aide des isoniorpliisrnes o : H i ( A ) i D(R), D(o) : 6 i D(Hi(A)) (coi.. 1
de la. prop. 2) ct ?(M) : or;^,, (M, H ~ ( A ) ) IIA(M) (no 2), on cn déduit des
homomorphiçnres çur~onl;quc.sde A-m.odules

y'(M) : HI;,(M) + D(Ex~A~(R


O))
~I,
NO 3 COHOMOLOGIE LOCALE, DI'ALITÉ DE GROTHENI)IF:<'K AC X.149

THBOR~M E
1 (Dualité de Grott-icndicck). So?t A vrr an,n,emr de iVfacaulay local,
dr dimension d l et soit R u n A-rnodulc dualisanl,.
a) Le A-vn,odvle 1-12 (CL) c s l u n modulc de Mutlis ; p o ~ r rtout A-rriodule P , rrotons
D(P) le de Matlis HomA( P . HA((])) .
b ) POILYtout A-naodde de bype $ni M et tor~tm t i r r i , 1 'horrc.om,orphism.ecurro-
nipc
y L ( M ): HA(M) + Il (~,xt;-~(M,R))

COKOT,I~AIRE.- Soien,t A u n anmeau d e hlnca'ulay local, hf ,un A-rrrod~rknon, rml


de t?jpe ,fini, de drmen,sion, e . Le A-rr~oduleHA (M) est non rrul.
Griice à la reniasque 2 du no 1, o i ~pcut siipposcr que l'anncail local A cst
corriplet. Da.iis ce ca.s A posskde im n~otliilctliialisant (1 (5 9, ri0 3, cor. 3 de la.
prop. 6) ; si HL(M) est mil, il cn est dc inCine de son diicll de Matlis l3xt); '(M, a ) ,
cc yüi corltrcdit la prop. 3: b) du 3 9, no 1.
A

R e r r r a r q e s . 1 ) Lorsque lc A-module M est dc type fini, lc A-rr~otlillc~ x t f' (M, fL)


A

s'iclcntific à. A @ A ~ x t : - ' ( ~ , b ~ )(A, X. p. 108, prop. 7, c)), ct S1(M) pent aiissi


s'obtenir eri cornposant D(yL(M))avec l'isonlorpliisrrir: tir bidisalitb.
2) Soit u : M + Ml un liomoriiorpliisnie dc A-rriotliiles. D1a.pri.sla rcniaryuc 1
di] no 2 et celle du 5 8, 11" 7, lcs diagra.ir~rr~cs suivarit,s sont coinmutatifs :

E ~ ~ A ~6)
(MI, -75' [hl')
D(HS\(MI))
3) Soit

(Z) O + M' + M -+ M" > O


imc suite exacte de A-modules. D'après la remaryuc 2 du no 2 ct ccllc du 3 8, no 7,
les diagra.irirries siiivmts sont commi~tatifs:
y ' ' (M")
HA^ (nv) D(EX~; '+' (MI'. 0))

Exwr~ylc. Soit h un a.rmcau local rloelhérien intègre de dirriension 1 ; notorls K


son corps des îraciions. Soit fl im A-ruodule dualisai~t,ct soit M un Arl-rilotliilrde
) H;(IVI) s7itlt:r~tifierii,
type fini. Les A-irlotlules 1 - I ~ ( M ct à T(M)
ca~ior~iqiiernenl
et (K/A) 63,\ M ( i l 0 1, cxc:rrrplc 5). Avec ces icle~~lifiratiorrs,
les isomor-phisnics de
dualitC

(th. 1) ilc sont siitrcs quc lcs isorriorphismcs dkfinis au 5 9, no G .


Exercices

1 ) Soient A un anneaii, J un i d h l d r A ; M un A-module. Proiivcr que pour qu'on


ait profzl(J ; 1\11) 3 2 . il faiit et il suffit qiir 1'a.pplication M 4 Hoiri,\(J, LI) tlé(lui1e de
I'injcct,ion canonique de J dans A soit iiii isoniorphisnic.

2) Soieiit A un anneau de valnation de haut,eur 1 non i~octhiiricri,m soli idéal maximal,


n un idéal principal dc A . distinct clc (O) ct de A. D61nontrer qu'on a profA(n;A) = 1
et profA(ni; A) 3 2 , bicn qu'on a,it V(m) = V(n) . (Observer qne ~:xtA(A/m,A/n) est
(A/m, A) .)
isoi~iorphci I - I o ~ A

3 ) Soieril A l';ulrieau local k[[X,Y]] et M la somme directe des A-iiiotl~~lcs -&/a, vil n
parcourt l'cnscnible des id6mx priricipaux rion 11111s de A . Montrer qu'oii a profA(M) = 1,
mais qu'il n'existe pas d'Sléiiient M-rCgulicr dans m~ .

4) Soient A nri anrinm, J i i r i idÉal d r I.vpc h i dc A , M un A-rnodiile, P nn A-inodiile


plat. JXrnontrer qu'«ri a proîb1(.J ; P @ A M) >profA(J ; 1\/1), r t qu'il y a bgalit,é si P est
fidi~lesrier~t
plut.

5) Soie111 A 1111 i~nr~eitu noetliéricri, M un i l - m o d i h de type fiiii rion riul. J un itl6al tlc
A , x = ( n : ~.,. . , s,,) un système g6116ra.triir de J . Prouver cp'ori a H1(x, M) # O ponr
profA(.J ; M) < i < rr (se ramener au cas local, et utiliser .4, X, p. 157. cor. 2).

6) Soient A lin arincaii local iioetli6riei1, P iin cornplcxt: de A-rriodules plats, dc Ion-
giieur finir Y , tcl cpc Supp(H(P)) = { m ~. )D h o n t r e r que tout A-modiile LI1 t ~ qiic
l
K A NA M # O est de profondeur <& (appliqiicr la prop. 3 au complcxc P MA M , en
obsrrvant qne ce coriiplexe n'est 1j;i.s rxact et en utilisant l'excrc. 4).

7) Soient A uu anneau local, M in1 A-niodiile (le typc fini, F iirre partie ferrriCe de
Spec(-4). D h o n t r c r 11in6galité profF(M) > prof (M) dim(F) .

8) Soient A un anneau n«rthi.rien, ÏVI lin A&-~ilodirle dc typc fiiii. 011dit que 1\11 satisfait
A la. propribti. ( S I ; ) si l'on a profAp(Mp) 2 inf(k, dima, (Mo)) pour tout idha1 prcniier p
dc A .
a) Tout module satisfait & (Sk) polir k. < O ; dire qu'un niodule sa,t,isfait,R (Si) sigiiifie

-
qu'il n'a pas d'idéaux prclmiers associk imrriergi.~.
h) Soient O > M t > M Ml1 + O une suite exacte de A-riiodiiles de typr fini, et k. un
entier. On suppose que hl sa.tisSait R (Sk:), que hl" satisfail à (Sk-l), et si k 2 qu'on
a. A s s ( M 1 ' ) c Ass(M). Pruiivcr qirc M t satisfait R (SA) (utiliser le cor. 2 du 11' 7).
c) Soit, (L, p) une ri:solirlion de M par dcs il-modirlcs librcs tlc 1,ypc h i . Si A satisfa.it à
la propriété (Sk), le A-niodiile B,(L) poiir 7 2 O satisfait à (Sh) avcc IL = inf(k, i 1 ) . +
d ) Si A salislail (Sz), 1c dual dc 1.0~1il-rr~odirlcde Oypc h i salislail i. (SZ) (appliquer c ) .
e) Soit J un idéal (le A , nngentlré par une suite M-régulière ( s i , . . . , A , ) . Si M satisfait
à (Sk) , le A-modiilc M / J M satisfait à (Sk .
f ) Soient B turie A-algkbre noethérierine, K un B-rnodule de type fini qui soit un A-rriodule
fidi.lcrncnt plat,, ct k un cnticr. Si lc R-modiilc h'iR A 'J satisfait à la propriété ( S k ) , il eri
est de mi.nie du il-modiilc M . Si M sa.t,isfa.itB (Sk) et si ln ( ~ ( p@A
) R)-rr~odi~le ~ ( p@) A N
satisfait h (Sk) po11r tout p E Siipp(M), lc B-rnodiilc M @ A N satisfait à (Sk,).

9) Donner lin exeniplc d'un anrieaii local A et d'un An-modiile de type fini h/I tel que
mAM # M et prof, (YI) = +cc (prendre poiir A le localisé d'iin anneau de polynôsncs en
iinc famillc infinie d'ind6l,crmii16cs).

10) Soient A un anneau noethérien, M lin A-module de type fini, J lin ideal de A ,
(XI,. . . , x,.) uile siiitc hl-régiilibrc d1616incnts dc $7, avec < profA(J ; hl). Soient
q l ... . des idéaux de A ne corrtermit pas J , toiw premiers sauf ail plus deux, et Jo ilne
partie de .J , stable par addition et rmlltipli(:atiori et erigeri(1rarit l'idéal .J . Prouver qu'il
existe uii Plérrient :7: de J O ri'a.ppa.rtena.rit à. aucuri des qi t,el que la suit,e ( a i , .. . ,z,.,r)
soit M-r6gulibrc (utiliscr le cor. 2 de la. prop. 2 de II, 5 1, r i 0 1).

11) Soicrit A ilri ariricau, M un A-~nuduk,x i , . . . , :c, tlcs 6li:nicnts dc A .


<
a) Pour tout eritier p tel que 1 p (I r ; on pose M, = M/(zzWI+. . . +z,M) . Prouver que
si la suite ( x i , . . . ,s,.) est M-régulière, la suile ( z i , z,+, ,z p + 2 , . . . , 5 , )est M,,-régulière
(raisoririer par récurrence sur p ) .
b) Pour que les suites (:LI,2 3 ) et ( m ,z:i) soierit VI-régillières. il faut et il suffit que la
suite ( x l r ï ~zy)
, soit M-réguli&re.
c) Soit L:: t A (1 < < p .
r ) . Poiir que les silites ( s i , . . . ,:c,, . . . : :ï, ) et ( X I , . . . :L;,
. . . , z,) soient M-régulières, il faut et il siiffit que la suite ( x i , . . . , z,n;:,,. . . , z,-) soit
M-régulière (utiliser u) et b)).
(1) Soinrit ,rii,. . . , n,- Cles mtiers 2 I . Pour. q i ~ ela suite ( : r : / 1 l , . . . , zFT) soit hf-ri.gi~liAre,
il faut et il suffit que la suite (zi , . . . , :ç,) soit M-r6gulière.

12) Soinnt A un ,miimil, M iin A-inodiilc


0,)Soit P E A[X] . Proiivcr qiic si In noya.11 de I1hornot,lii.t,icdc rapport. P dans M[X] n'est,
pas nul, il contient lin 61i.rncnt non niil de M (soit Q iin élément, de M[X] dc degré miniinal
+ +
tel que P Q = O ; si P = noXP . . . a,, Q = moXq . . . T ~ I ,observer + ,~,+ qiie uo(2 = O ,
puis par r6ciirrcncc qisr a,Q = O poiir toiit i )
b) Soit J i l r i idéal dc type fini de A . Proiiver que la relation profA(J ; M) > O éqiiivaiit à
l'cxist,cncc d'iin 6161ncnt M[X]-ri.gislicr dans .IA[X].
c) Soient 1 et J dcs idkaux dc type fini de A . Prouver l'égalit4 prof,4(I.J ; h'l) -
I profA(J ; M)) (raisonner par récurrence sur profA(l.l ; M) , en utilisant b)).
r n i n ( p r ~ f . ~;(M),

813) Soient A un anneau, .J un idéal de A , M un - A-nioclule. Pour t,out eritier


7~2 O , on note prof, (-1 ; M) la borne supérieure (dans N ) d m lo~igucursdcs suites
M[Xi, . . . , X,,]-régulières d'élérrierits de .JA[Xi, . . . , X,,] .
a ) Montrer que la suite (prof,, (.J ; M)),>~) est croissarite ; ori riotc prof, ( J ; M) str liiriite
(dans N ) DCinontrcr qu'on a prof, (.J ; hl) < profh ( J ; M)
b) Lorsqiic I'idkal J est de type fini, tli.srrontrer I'EgalitC prof,(.l ; M) = profA(,J; M) (r;~i-
sonner comme clans la. dérrioristration di1 th. 2 dii no 4, en utilisant l'cxcrc. 12).
c) Uans le cas g6rléra1, rrioritrer que pvof',(.I ;NI) est 1;a hornc siipéricurc des riornbres
prof,, (.JI ; M), oii J ' parcoiirt I'erise-rrit~ledcs idéaux de typc fini coriteniis dans .I .
14 Soit J' un idéal dc A tel que V ( J 1 ) = V(.J) . Prouvcr qir'osi a prof,(.J1 ; VI) --
profm (.J ; hl) .
e) Soient A un anneaii de valiiation tic hauteur 1 , rion rioethbrierr, m son idka1 rrialtirtial.
Dérriorit,rer qii'on a prof, (ni ; A ) = 1 et profA(m ; A) 3 2 ( c f . exerc. 2).

14) Soit A uri anneau local noetliérien complct


CL)D611101itrcr ~ U ' I S idéal
II dc A qui est. coriteiiu (laris la réiiriiori d'une sisite d'idbaux
premiers de A est, <:onteiiu daris l'un dl<:ux(observer que l'espace topologiqiie A est urr
espa.cr de Bairc, cJ. T C , IX, p. 55,th. 1).
b) Soit ÏV 1111 4 m o d d c admettarit une famille g b n h t r i c e d6iionibrahle D61riorilier que
les courlusions du th. 2 sorit esicorc satisfaites (01jservc.r que l'criserrible Ass(M) est dé-
rsorritxa.hle, ct dklisire de ci.) qiie si profA(.l ; M) > O ; il cxiste lin élérrierit .r dc .l tel que
l'liomothét,ic :r, soit irijectivc).

15) Soient h un a,nneou local rioet,hi.rien, M un A-r-niodulc de type firii. Démont,rer les
inégalités
< +
prol'(A) gratle(M) dini(M) dim(A) . <
(Prouver la. prcrniix inégalité par ri.currcmce sur I'eriticr g = grade(b3) , en utilisant
Ic cor. 2 dc la prop. 13, sic 7 da.ris le cas g = O pilis cri corisid6rarit lin ClCnient
A--ïbgiilier dc Ann(M). Pour la sccoride, observer qu'on a grade(M) <
prof(Ap) pour
tout p t Supp(N1) .)

16) Soit A im aririea,u local iloclhCricn. Poirr tout A-rnodiile de type fini bl, on notc
ti\ M)A, ,~ V C C
(M) , oii siniplerneiit t(M) , la djrrierision du KA-espacevectioric1 E x ~ ~ ( K
1) - prof (M) .
a ) Soit (rrl. . . . , :ï,) uuc suite d'i.ICmcnts de mA cosnpli.tcrnent sécaritc pour M , engeri-
tlmrit i i r i idéal .J . On a t (M) = t ( M l J M ) .
b) Soi1 p : A 4 B uri Iiornomorphisme local d';urrlcaiix locaux noethéricns ; soierit
M un A-niorlisle de type fini, et N un B-rriodulc dc type firii plat siir A . DEmontrer
la formiilc t B ( M @ A N) = ta(M) t B ( ~ * 3 ) (sc ramencr 5 I'aidc tlc (1.) an ras ail
l1r0fn(hf @ A N) = prof,(M) = ~ r > r o f@~A (N) ~ 0).
~=

17) Soinrit A iin mncau ~ioetl-réricri,îvl un A-inodiile de t,ypr fini. Moritrer yiir. h/I est
rdHexif si et sciilr.nicnt,si les deux conditioris siiiva.rites sorit satisfai1,es :
(i) pour tout p t Spcc(A) tel qiie prof ( A p ) < 1 , le Ap-rnodulc Mp csl réflexif ;
(ii) polir tout p E Spec(A) tel que ~ r o (AP)
f 2 2,on a profAp('"ilp) 2.>
(Sous les 11ypothCscs(i) et (ii), prouver que le noyau, puis IR conoyau de I'liorrlorr~orphisme
cariuriiyric. M + hI** ii'os~tpas iI1idCaiixpremiers associCs.)

18) Soient A uii ariiieau riocthéricri, J uri ideal de 4 , M et N des A-modules (le typt.
fini, avec prof,, (.J ; N) 2 2 .
a) Protivcr I'inCgalité prof.&((.; Hon1.&(1\/1N)) 3 2 (considkrcr une suite N-régulière (z,y)
dans J ).
b) On suppose profA(J; IIom*(M, N)) 3 3 . Prouver qu'on a profh (.J ; ~ x t(M,
i N)) 3 1
(considérer urlc suilc exadje de modules d'extensions associéc à un élément N-régulier
de J ) .

1) Soit A un anneau local noetliérier~,ct soi1 O -


M' + M - - + M" + O une suitc exacte
de A-modiilcs macaiilayeris. Montrer qu'on a dim(I\/It) = dim(M) et que dim(M1') est égal
à di111(h1)ou k dim(M) - 1.
A

2) Soient A uri anneau locd de Macaulay, et p 6 Spec(A) . Montrcr qu'on a dim(A/q) =


dim(A/p) poiir tout q E A ~ ~ ( A / ~En
 )particulier,
. l'ar~ncniiA/pA n'a pas d'idéal pre-
mier immergé.

3) a) Soient R une Q-algèhrc nocthérienrie, int,ègre et irit6gralernent close, A un anricau


et p : R + A un honiomorphisrrie injectif, fa.is;ml de A iinc R,-algèbre fiiiic. Prouvcr qiic
le sous-Il-niodiile p(K) est facteur direct de A (sc ramener au cor. 3 de la prop. 8).
b) Soit A une Q-algèbre locale noethérieririe. Dérriorltrcr que A satisfait à la propriCtC
sitivantc (« conditaon. ,m,»nom.iale ») :
(Ch4) pour tonte siiitc sécante inaximale (xi; . . . , 5.d) d'éléments de m.4 ci; tout entier
p , l'élément (xi . . . : r d ) P n'appartieiit pas à l'idéal (xlf' ; . . . , :rd+') .
(Se ramener au cas où A est cornplct, donr atirriet un corps de représentants K , et appli-
quer a.) à un hornorriorpl~isrncp : I<[[X[,. . . , X,r]] + A tel qiic p(X,,) = J : , .)

4) Soient A un annean local, p un idéal premier de A . Ori dCsigi~cp;Lr B l'anneau de


+
fractions A[Z][S--'] , où S est I'msenihlc des 6lénierits Z cc de A[Z] avec a t mA p. -
Ori riotc 2 1'élCnicnt Z / l de B .
cc) Prouver que R/(z) est isomorplic à A,, et C ~ U P R/(z 1) pst, isoniorphe B A .
-

b) On siipposc clésorma.is rpe 1'a.rincaii A est intègre et nocthtrien, et qiie p est eri-
geridri: pa.r un éléinent noii nul p de A . Soit C I1ariiiea.u B[T]/(z(pT 1)) ; si A est
-

un anneau de Macaulay, il en est de niCrne de C . Proiivcr que SpecC a deux corri-


posailtes irrbductihles Xi et X2 qni se co~ipetiten un point fernié z , de façon que
codirri({x}~Xi) = codirn({x}, Xz) = 1 , tliin(Xi) = 2 et dim(X2) 3 dirn(A,) . Pour tout
entier n , donner un exemple avec dim(A,) = n .

5) Soient A uri a.1iriea.n local noethérieri, M un A-modnle de type fini, x = (xl, . . . ,cc,)
une suite d'élérrierits (le mn , cng-ndraiit un idGa1 x ; on suppose qne le A-modiile M/xM
est de longueur firiie (cc qui inlplique ,rL dim(M)). On note gr(A) et g,r(M) lcs gradués
associés à A et M poiir la topologie r-a,diqiic, <, (1 i < < ,TI,) l'iniagc de x, dans r / x 2 ,

E la suite (51,. . . , & ) .


cc) Pour p E Z , on pose F P K z ( x M)
, = K,(x, x r J p i ~(avcc) la conveiitiori x" = A pour
s <
O ) . Proiiver que FpK.(x, I\/I) est uri sous-corriplcxe tlc K.(x, M) , et que le coinplexe
@ FPK.(x, M)/F"+~K.(x, M) s'identifie à K:'(~)((, gr(M)).
2'
b) Pour tout co~nplcxede A-niodiilc~(: tel qiie H(C) soit de longueur firiie, on pose
X(C) = C(-1)'lg(H,(C)). DCrrloril~ciqu'il existe un entier po tel que le complexe
5 2 EXERCICES A(> X.155

FPK. (x, M)/F"+~K.(x, M) soit tl'liorriologie riullc pour p 3 po ; eri dédiiire les kga1it.i-s

x(~xr'"'([, g ( h i ) ) ) = h(K.(x, M)/PPK. (x. M)) = c(-1)' (:) Ig(M/r'jp'M)

pour p 2 P O .
c) Proiiver qiic l'cxprcssion ci-dessus est nulle si n > dirri(M), et égale ii. cr(M) si
n = dini(M) .
d) Soicnl, 11, 3 0 , et p 3 pi, ; pro~ivcrque l'i~ijccti~ii cari~iiiqurde FPK.(x, M ) tlaiis
F"+~K.(x,M) est nu hoinologismc. Eri (ICdiiirc qiic E-Ii(FPK.(x, M)) est discret pour
la topologie x-adiquc. Proiivcr d'autre part qiic la. Iilt,rat,ioride ce rriodulc diifir~icpar les
iriiages dcs applications Hz(F"+"K. ( x , M ) ) 7 lI;(FPK.(x, M)) es1 x-bonne, et cn déduire
que FDK. (x, M) est d'homologie niillc. C»nclurc que x(K. (x. M)) cst niil si n > tliiil(M) ,
et kgal 2 r x (M) si I B = disii(M) .
6) On coiisr:rvc lcs hypothèses tic l'exercice prkckderrt ; pour tout A-sriodule de type fini
N trl que N/xN soit de longlieur finir, or1 not,e ~ ( xN), l'eritier x(K. (x, N ) ) .
o.) Pour tout soiis-motliile Mt (le M , on a h(x, IVI) = X(X, Mt) X ( ~ I\il/M').
, +
= 0 . dkmontrer qnc. ~ ( xM)
h) Si x~1\11 , est nul.
c) On note x' la siiitc ( ~ 2 . ,. . ,:c,) : prouver l'égalitb

(utiliser l'exerc. 8 de A, X,p. 207).


d) Pour 1 ,< i < n , on notc K, le noyau tlc l'horr~olhétie de rapport n:i cims
+ +
M/(z 1 M . . . :x:,.+i hl) . Prouvcr I'égditb

c ) Soient p l , . . . ,p,, des ent,iers > 1, x P la suite (zyl,.. . , xE81). t'roi~vcr l'égalitk
x(xP:hl) = pi . . . p , ~ ( xM) , (LraiOcr d'abord le cas 'rc = 1 , puis s'y ranicner ii. l'aide
rlii cor. 2 de A, X, p. 157).

pour M si pour i
+ +
l'lioniot;h&ic de rapporl :c,+i tlaris M/(xi M . . . z,M)est annulé par mA .
-
7 7) Soicrrt A un anneau local rioethérien; M un A-rnodiile de type fini. On dit qii'iine
suite (21, . . . , :c,,) est foihlensent r&gu1%è7~ 1 , . . . , n ; lc noyau dc

a) Si n < tlinl(M) , prouver qu'uiic siiitr (xi , . . . , x,) faiblcirierit régulière pour h4 est,
s<:c;mnt,epour M (raisonncr pa.r r6ciirrerice sur 7 1 ) . Doriuer un exemple de siiit,e faiblcmeill
r6gnliPre non s6ca.nte (on pourra. prcndrc A = M = k [ x ] / ( x 2 où ) k est un corps).
h) On dit que M csl, un 712«(hk de B ~ ~ c h s b u w sintoiit,e siiite sécante pour M est faiblement
ri-guliilre puur M . Un module macaiilaycri est i i i ~inodulc dc Buchsbaum ; si M est lin
riiodiile de Biichst)aiirri, lc Ap-module Wip es1 müc:aulaycn pour toiit idéal premier p # rn* .
c) Soient M nu rriodiilc de Birclisl)airrri, ( x i , . . . ,x,,) iine siiit,c s6ca.nte pour hI ; prouver
que M/(:l:iM + + . . . 2,,M) est un nmdule de Biichsl-)a.iirn.
d) Pour que M soit ini rnotiiile de Biichshaiirn, il faut, cl il siifit. que pour. toute suite skcmte
rr~axinialc ( x i , . . . , :r:,,) pour M , on ait dims M,, = h/I/(xlM + .. . + x n p i M ) l'&alité
Ker(a.,)M,, = ~er(x)L,)M,(traiter d'abord le cas 77, - 1 , cri oljs~rva111~ U CK c r ( x ~ ) n ~
est ;?lors de lorigueiir finie et en raisonnant par récirrrcmct: sur ccttc longiieiir. D m s le
cas gériCral, coiriplbter toute suite si-carite ( s i , . . . , x,) cri ilne siiitc sécante ~r~axirrialc
. .
(ri,. . . , x , ), et consi<lCrel.1c.s suites (21 , . . . :EL-,, .xl,, , . . . , xk .I:.) pour k 2 1).
7 8) Soicrit A iiri ;mnrau local noetliéiieii, hl lin A-niodule de type fini. On se propose
de proiiver l'kquivalen<:e des deux conditions suivantes :
(i) M est, lin modiile de Biichsbaurn ;
(ii) il exist,c un entier positif i(M) tel qu'on ait Ig(M/qM) - q ( M ) - i(M) pour tout
idéal q c m A tel que M/qI\/I soil clc lorigiiciir finie.
a) Sous l'hypothèse (i), soit x iine suite sécante pour M , el soil. x l'idéal qu'elle cngciidrc.
Avec les notatioiis de l'exerc. A , d), prouver l'égalité Ig(M/xhll) - e r ( M ) = lg(K,,) . Soit
x' une autre suite sécu.r~tcpoix M , ct soit K:, le rriodiile correspondant ; prouver. I'4galil.6
Ig(K,) - lg(K;,) (raisonner par récurrence sur n , en considérant un élbrricrit. I dc nlA (,cl
que les suites ( x i , . . . ,z,,- 1, t) et (xi,. ,
. . ,: E : , , t ) soient sécantes pour M ) .
b) Ou suppose l'hypothbsc (ii) satisfaite. Soit, x - (ri: . . . , :r:,) iine siiitc s6ca.nte rnaxi-
male pour M , ct soit 1\11,, = M / ( z l M + ... + 2,-1 M) ; en appliquant la formule de
l'cxerc. 6, d) six siii1,cs x et ( x i , . . . , z,,-1. zn) (compte tenu de l'cxerc. 6, e)), proiiver
qu'on a Kcr.(:c,)~, = Ker(z;)M, . Concliirc avec l'exerc. 7, d)).
(,) Pour quc h/I soil iin rnodulc de Biiclishaum, il Saut et il suffit qii'il en soit ainsi (le M ;
on a dans ce cas i(M) = i(M) .
d) Soierit M lin modiilr de Biiclisbaum, ci, (xl, . . . , n:,) iirie suite d'élkments de mA sécante
pour M , avec p < dim(M) ; proiiver qii'on a i(M/(n:iM
l'exprcssion de i(M) dourik cri a)).
+ +
. . . x,,M)) -
i(M) (utiliser

9) Soit A un anneau local rioetliérien.


cc) Soicnt Ri1 nn A-niodule de type fini mxaiilayeri, N un sous-inodiile (le M coriteriünt mAM.
Prouver qiic N est uii module de Buchshauni, et qii'on a. i(N) = (dirri(M) - I)[M/N : KA] .
b) Si A est un anrieau dc Macaulay, l'idéal n u est lin module de Buclisbaiirn, qui n'est
pas rna.caiilayen si dim(A) 3 2 .
c) Soit k uii corps ; on prend ponr A le sous-anrieilil de k[[X,Y]] cngcndré par
X4. YY,XY:', y4.On a diin(A) = 2 , p-of (A) = 1 , et A est iin mneaii dc Uiichsbaiiirs,
avec i(A) = 1 (appliquer a) en prena.nt pour M la c1ôtur.c. iriLCgralc de A).
1 10) a) Soit. p : A i U lin horrioniorphismc injrctif d'anneaux nocthériens, tel que le
sous-A-module A l n de B soit facteur direct. Proiiver que si R est lin aiincaii de Macan1.y.
il en est dc m6me de A .
(Se ramcner au cas où A est local et, en raisonnant par réciirrerice sur pr.of4(B), oii
Ass(B) coriticnt; un idéal rnaxiinal. Montrer en consicl6ra,nl,iine d(4composition primaire de
O dans B qiie B est alors isorriorphc à un produit, et concliirc cn raisoiiiiarit I n r r.6ciirreiirc
sur le riorribre rlcs i d h i x maxiniaux de B .)
b) Soient B un anuea.u de Ma.ca.iilay, (: un groupe fini d'automorphisrnes de R dont
l'ordrc csl inversihle daris B . Proiivcr que l'anrieaii des invariants de G est ilri a.nrica.iide

7 1 1 ) Soient, i3 lin anneau rioethérien intégralernerit clos, G lin groupe fiui d'autornor-
phisrrics tlc B , A l'anneau des invariants de G .
cc) On suppose qiie pour tout itl6al premier p de A dc haiitcur 1 et tout idéal prernicr q
de T l ail-dessus de p , la valuation I I , est rion ramifikc par rapport B vD (VI, 5 8, no 1).
Soi1 1 : C(A) i C(B) l'homon~orphisniecarionique sur les groupes de cla,sses dc diviseiirs
(VII, 5 1, ri" 10) ; prouver que le noyau de i cul isoniorplie au groupe dc cohoinologie
H I ( G , B * ) (A, X, p. 111 ; soit L le corps dcs fract,ions de B ; coi~sidércrla suite exacte
de z(")-rriodules
U 4B* + Id*+ D(B) 4C(B) -t O ,
en 0bscr~a111qiie HYG, D(B)) s'identifie à D(A) et qiic H ~ ( CL*)
; est niil).
h) Soit k un corps de caractéristique 2 ; on prrrid pour B l'asiiicü.~k[Xi, . . . X.ij , et .
poiir G le groupc d'aiitomorphisrnes de la kalgbhre R crrgcndrb par l'aiitomorphismc a
tel (pie a ( X , ) = X,+i pour 1 i< < 3 c l v(X4) - X I . Uéduire de a ) qur I3a.iincaiiA (les
invaiiaiits de G est îactoriel.
c) Soit m la trace sur A dc l'idéal ( X I , . . . ,X1) ; on pose s = Xi + +
. . . Xq, t =
(Xi + X:3)(X2 $ X4) U = (Xl X2)(& + + +
X4)(X1 XI)(& -1- X:3), 11 = XiX2X3X4.
Prouver que la suite ( s , t , Ir, II) est sécante iiiais pas coriiplètemcnt s&a.rite pour A,.
(Soicni, n: = X ? ( X+x:<)
~ +x;(x:~ + ~ 4 +) X ; ( X ~ + X ~+)X ; ( X ~ + ~ 2 ) ,I/ = XiX:r iX2X4 ;
ri, = X ~ X ~ Xx ~~-xI : < x ~ + x + ~xx~~xx ;~~prouver
x ~ qiilon a = (L et que z?j+t.u!
est divisilrjle par s , dc sorte qiie un: appartient il'idbal (s,t ) .)
d) DDérno111,rcrqiie -4 n'est pas ini anncaii de I\/laca.ulay, r.1 que le sous-&modiile A.113
ri'est pas facteur direct da,ris B .

1 ) Soient p : A -+ R un l~oniomorphisme1oca.l d'anneaux locaux r~octl~triens, N iiri


B-riiodule de type fini. On siippose qisp les A-ri~otliilcsB et N sont plats.
a) D h o i l t r c r l'tgalité dp,,(N) = dp,,,8AB(~,t @ A N) (considérer une ri.solutiori de N par
cles B-rnodules libres de type fini).
b) Soi1 h l iiri A-rriodule de type fini. iXrriontrer l'egalitt

(Soit K (rcsp. L ) une résolution du A-modiile M (resp. di1 B-n~odulcN ) par dcs modiiles
liljrcs dc type fini : prouver qiic I<@\, L est uric rtsolution tir M 63,~ N pa,r dcs B-modules
1il)res. Si dpA(l\il) = rrc et dp,(N) = n , calculer HnllVL(~h~ @ H ( T i @ A L)) eu fonctioi~de
H,, (KA@ A K) et Hn (KB@13 L) .)

2) Soicr~tA un armeau rioethérien, M lin A-rriodule adrnc:(,tarit une rCsolution de lmgiiriir


fiuic (L, p) par des rriotiulcs libres dc type h i .
a ) JbIoritrc~rqu'on a, poiir tout idGa1 prcmicr p de A ,

oii note x(M) cet entirr.


0 ) Proiivcr qu'on a x(M) 2 O (coi~sidéreruri itl6al p associé à A )
c) Piwivcr qiir les coiiditioris sriivantcs sont écpivalcil1r.s :
(i) x(M) = 0 ;
(ii) l'nniiiilutenr de M ri'cst pas réduit à zGro ;
(iii) I'anriiilatcur dc M <:ontient un élément siniplifiable.
(Si x(M) = 0 , prouver yuc Mu est nid poiir tout p E Ass(A) ; si x(M) > 0 ; proiiver
de iiiêir~cq i ~ l'anni~lateiir
: de Ann(M) coritjerit un 6ltincnt siiiiplitiablc, ce qiii entraîne
A4un(M)= 0 .)
AC X.158 PROFONDEUR, R J ~ U L A R I T ~ ? , DU.~LTT~ 53

3) Soit A lin anneau local de Macaulay. Rappelons (A, II, p. 186, exerc. 16) qu'un idCü.1dc
A est dit ilréductible dans A s'il est tiist,inct de A ci; qii'il n'est pas intersection de deux
idéaux le conteriant strid,ernent. Prouver que les conditions suivantes sont équivalentes :
(i) A est USI anneau de Gorenstcin ;
(ii) tout idéal de A engesidré par une suite s6cantc nmximale est irréductihl~;
(iii) il existe une suite si.ca.nt,cmaximale dans A engendrant un idéal irréductible.
(Se rarncrler au cas où A est de dimension 0 . et considérer le socle I~OIIIA(KA, A)
de A.)

4) Soient h lin annean rioethérien, M un A-module non nul dc type fini. On a


grade(M) & dpA(l\il) ; on dit que M est p a r b i t s'il y a kgalit6.
a) Soit d un entier ; prouver que les (:onditioris suivai~tcssoril éqiiivalentes :
(i) le A-module M est parfait de dimcnsion pu>jective d ;
(ii) on a ExtA(W1, A) = O poiir p # d ;
(iii) polir tout idéal premier (resp. maximal) p du support de M , Ic Ap-niodnle Mc,
est parfait (le tlirrlerision prujcctivc LE.
(Prouver d'w.hord l'i.qisivalence (le (i) et (ii).)
11) Soierit J us1 idCa1 tlc A cngcndri. par une suite coniplbtcmcnt sécante, n> un ent,ier

3 1. Prouver que lc A-module A/.Im est parfait.


c) Si M est parfait, ses idéaux premiers associés sont les irli.a.11~ p t,cls qiic
prof (A p ) = dp,, (M) .
d) Pour tout riiotliile parfait, N de dirnensiorr projectiw d , on pose N' = ~ x t(N, i A).
Prouver que N' es1 parîail, rlc disneusiori projective d , et que (N')' est isorr~orplieB N
(considérer une résolution projective de N ) . On a Ass(N1) = Ass(N) .
c) Soit .1: un dément sirnplifiablc du radical de A , tel que I'lion1oth61,ie n : soit
~ iiljective.
Pour que le A-module M soit parfait de (iirnerisior~projcctivc d , il îant et il suffit qu'il en
soit, ainsi dl1 (A/xA)-modulc M/xM .
j') Uri rr~otl~rlc macaulayen de diinerision projective finie est parfait (se ramener au cas
local, ct raisonner par récurrcucc siir dim(N1)).
g) Si A est 1111 anneau de Macaulay, les rnodiiles pa.rfait,s sont les rriodules niacaulayens de
dimeilsion projective finie.

5) a) Soient k un corps, R urie k;algCl)re de degré fini. Pour que R soit iui anncaii de
et il suffit que le R-modiilc IIomi,(R., k ) soit libre de rang 1 (se minerier
Goreristein, il fa.1~1.
au cas oh R est local; et observer qiic Ic R-module Horrik(R,k) est injectif cl, contient
un sous-snodiile isomorphe $ K H ; poiir une autre dérrioristru.lior~,(:/. 5 8. rio 6, cor. de la.
prop. 5).

gradiiée de type N , avec Ro -


b) On siipposc que les conditions ci-c1c:ssus sout satisîaites, <,t que de plus l'algèbre K. es(;
k . Soit s le plus grand entier tel que Il., # O . Prouvcr
que Ili, est de dirriension 1 sur k:. et égal au socle (le R ; poiir i,oiite forme A:-linéaire non
nirlle !sur R.,$, la forme k-biliri4aire (x, y) I > t(zy) sur R,, x 13, , induit pour t,out i lin
isoniorpliisrrie de K i siir I-I0111~(R.,-,, k:) .
c) Soient A un anneau iioctli6ricn, B une A-algèbre qui soit iin niodulc plat de type fini.
Proiiver qne les conclitions suivantes sont équivalcntcs :
(i) lc B-modulc Hom;\ (R, A) est projectif de rang I ;
(ii) pour tout idéal ma.ximal (resp. premier) p de A , l'anneau ~ ( p@
) A RCSL UII ulilcau
de Gorensteiii.
53 CX~KCI~ISS AC! X.159

Ces coriditio~rssont satisfaites en part,iculier lorsque B est un a.nneaii dc Gorenstcin.

1/ 6) Soicrit A iiii anneau local noethérien, 1\/1 lin A-module de type fini et de dirrierisiori
projeclivc finie, IV un A-nrodiiln tcl que or;"(^, N) = O pour a > O.
a) nkfinir pour tout ciititx I L un isomorphisme ca.noniqne

et pronvcr qu'ori a t i i ~ ( M@AN) < di~(N).


(Soient (T', p) iine rhsoliitioii libre h i c de L I , (1, e) une résolution injective de N , et C
le corriplexe P @A 1. Proiivcr que le complcxe

définit une rCsolution injective de M @A N .)


b) Démontrer l'inégalité prof, (N) = dpA(M) + prof (M @AN) En déduire urie autre
dCrriorisli~tiondu t h d'Ai19landcr-Biichhum
c) On suppose de plus que N est de dimension projective finie. Prouver l'égalité
dpA(M@A N) = dpn (M) dpA(N).+
d) On suppose que A est un arincau dc Gorcnstcin, ct on not,c d sa dimension. Soit
M) , Tord-,, ( K A , M) et
,n iiri cntier ; nitmtrcr que les KA-cspitccsvcctorirls E:X~;(KA,
EXLA-~(M KA, )ont rnême dimension.

7) Soient A lin mineau local iioetlii.rien, M un A-module de typc finii T 1111 A-module
dc typc fiui et de dirricrisiori irijcctivc finie. L)émont,rer 1'6galit)é

prof (A) = prof, (TM)-t sup {Z ExtA(M. T) j O)

(raisonricr par récurrence snr prof&(M),en utilisant la. prop. 9)

8 ) Soient A un ailrieau, ,ir : Al' --> A" uric applicat~ionA-linhaire. On appellc rang de L L , et
on iiotc rg(u) , le plus grand entier tel qiie A'VL# O . On ilote ù ( u ) I'idCnl de A engendré
par les mineurs d'ordre rg(?r) de la, matricc de 11,.
a ) Moiit,rer que pour que D(u) soit égal à A , il faiit el, il siiffit que lc conoyau de u, soit
projectif de rang q - rg(u) (se rarricner a.ii cas oii A csl, local c1 écrire la matrice de v
dans une base convenable).
0) Soit u : A b -A,' uiie application A-1irii.a.ire ; on suppose yir'ori a. D(U)= ~(71)= A .
+
Polir que Keru = Irn I I , il fa.ut et il suffit qu'on nit rg(u) rg(11) = q (même rnéthode).
c ) Si rg(,u) = q , prouver que D(u) annule le coiioym dc 7i (se ramcncr air cas p = q ) .

1/ Y) Soient A lin annraii, (L, cl) un complexe borné dt. A-iriodules libres de type fini, ni11
en dcgrks < O . On sc proposc tlc prouver que les conditions si~ivaritessont. équimleritcs :
(i) Ori a H,(l,) = O polir i i O ;
+ -
(ii) On a profA(ù(d,); A ) 2 i ct rg(d,) rg(d,+i) rg,(Li) pour tout i 2 1.
a) Montrer qu'il sufit de proiiver cet éiioilcC lorsquc l'anricaii A est noethtrien (considérer
le sous-a.ririeaii(le A erigciidri. par Ics cuefficicnts des matrices d, poiii. i 2 1). On suppose
désorniais cetlc condition v6rifii.c.
h) Si A est un anneau 10cal de dirrierisiori 0 , pronvcr qiie (ii) entraîne (i) (iitiliscr
l'excrc. 8, 0)).
c) On siipposc que l'anneau A est local, que la conditiori (ii) cs1 sal,isîailc, et que
Supp(II,(L)) = {iii.k} poiir i 2 1 . Proiiver qiic H,(L) = O pour i 2 O (soit p
le plus grand entier tcl yrie ?)(ci,,) # A ; dCdi1ir.c de l'exerc. 8, h) que H,(T,) = O
pour i > p , puis de l'exerc. 8, a) et du cor. 2 de la prop. 3 (rio 2) que le coriiplcxc
O i L,/B,(L) i Id,-1 -t . . . + Lo est acycliqiic cn degrés > 0 ) .
d ) Dérrioritrer l'irnplicatiun (ii) + (i) (se rameiier au cas oii A est local, et raisonner par
récilrrencc sur dim(A) ) .
r,) On suppose qiic le complexe L est acyclique eri degrés > O . Soit p un idéal prc,nlicr
associé à A . Montrcr que pour tout i 2 1 (Coker d i ) , est. lin A,-module libre, de rarig
C
p2î-l
(-1)" rg, (L,) ; de plus on a rg((d,),) = C ( - I ) " - ~ rg,(L,) et CL,,)^) = A, (PXWC.
p>7

g ) Soierit i un cnt,ier 3 1 , et p un idGa1 prerriier dc A . Montrer que la condition


$pA, (Ho(L)D)3 i 6cpivaut à D(d,)A, # A,, c'est-Mire à(&) c p (utiliser l'cxerc. 8, u)).
A l'aide dc la prop. 8 du !j 1, ri" 5 et du th. 1, en déduire qu'on a prof,(a(d,) ; A) 3 % ce
,
qui proiive l'implicat,ion (i) J (ii).

10) On conserve les Iiypoth?scs de l'exerc. 9 ; on siippose que Ic cornplcxc L est exact
eri degr6 # O .
u) Déiiioritrcr I'inclusiori V(D(d,+i)) c V(o(d,)) poilr t.oiit, % 2 1 (obscrvcr que d'après
l'exerc. 8, un idéal preniier p ne coritierit pas D(d7) si cl seulement si le A,-iriotlule
(Coker (1, ) p est, libre).
h ) On suppose dksormais que l'a.ririiilat,cirrde Hu(L) n'est pas rédilit à zéro. Proiiver (p'ori
a rg(d1) = rgA(Lo) (si f est 1111 hlCrncnt siiriplifiable d~ a(&), Ir Ar-rnodiilc IIO(L),~ est.
projectif dc ra.ng cor~stantd'aprbs l'exerc. 8, donc n6ccssairerrierit nul) ; cri tl6dnire que le
support de Ho(L) cst V(D(d1)) .
c) Ori pose p = proîA(à(di); A ) . Pro~ivcrqu'on a V(B($,)) - Snpp(Ho(L)) poiir 1 i p < <
(raisorincr comme dans la dérnonstratiori de cc), c ~ol)sc:rvant
i que si 1111 idéal pr~rnierp du
support dc IIo(L) ne contermit pas a((&) ; on a.urait dpApHu(L),, < k < g r a ~ l e , ,H~O ( L )).~

I l ) Soit A un annea.ii local.


a) Soiml ,L irri entier 2 1 , : Ar'-' 4 A'' iinc application A-linhaire, ?)(?O l'idéal
engendré par Ics mineurs d'ordre rL 1 cl<: 'u (exerc. 8). Si profA(a(u) ;A) 3 2 , prouver
-

que O(u,) xlrnct, la résolution

on 7, est induit par I'homomorpliisrne A'".' ( t u ): An i A (appliqncr l'cxcrc. 0).


b) Trivers~mcnt,soit .J un id6a.l de A de dirrierisiori projective 1. Prouver qu'il existe i i r l
élérrierit siriipliîiahle a de A . iin entier n et une applicatiori A-linéa.ire 7a : Anpl + AlL
tels que J - a a ( r ~ ); on a prof,(J ; A) = 2 (« L h 6 o ~ 2 n ~de
e Hilbert-B,u,rch » : déduire de
l'exerc. 9 qii'iine rCsolntion rriiriimalc cl(: J est de la forme O + Anpi " > ArL J , avec
prof,z(a(rr) ; A ) 2 2 , puis appliquer a) et l'cxerc. 1 du 8 J, cri observant que D(u) contient
un 61Cinent sirriplifiable dc A ).
b .Î EXERCICES AC X.161

12) Soient A 1111 anneau local noetl-iérieil, M cl, N dcs A-rrrocliil<~rion riiils de type
fini. 011siipposc la. t1inic:rrsion pro,jcclive tlc M finie. Soit q le pliis grand entier tel qiie
.ru.$ (YI,N) # O .
cc) Orr suppose prof, ( ~ o r (M,
c N)) = O . Prouver l1i.galitt prof,(N) q - dp,(M) (on+
pourra raisonner par r h i r r e n c c siir prof,(N), en considérant lin éléirieiit a de m,, riori
divisciir de O dans N ) .
h ) On slippose dc pliis qiic l~ A-niodiilc M @ A N est de longiiciir h i e . Déduire de a) que
~ o r : (M, N) cst niil pour i > proî(A) p r o f (M) p r o f (N) , et riori nul lorsqii'il y a égalité.
+
On a en particillier prof (M) prof (N) prof (A) . <
1/ 13) Soit A ilri ;i,riricaii loca,1 noethérien. On supposc snlisîaitc la coiidii,iori si1iv;mte' :
(GM) pour toutc A-a1g-i.l-)re locale riorthéiicnnr i3, il exi5te un R-i-rtodiile M tel quc
muM # M rt prof, (M) = <lim(B)
O) Soit, P lin complcxe de A-niodulcs plats, rlc loilgueur finie Y , tel que Supp(H(P)) = { m ~ }
Prouver qii'ori a 3 diin(A) (utiliser l'exerc. 6 (lu 5 1)'.
h) Soient R un aniipau noetliérien, p : A > E uri l~oir~orr~o~pliisrnc, '" : Spcc(B)
i Spec(A) I'ayplicatiori associCc, L/I un A-niodulc de type fini. Dénionlxcr qiic la co-
tlirrierrsion dc " p p l ( S u p p ( ~ ) )daris Spcc(I3) est <
CI~>~(JVI)
(appliqiicr n) au wmplexe
L @ AH, , on q est 1'idi.a.l prrinirr minimal d'iinc coinposnntc cl<, (Sirpp(M)) et L urie
rbsoliition lihre tic M ) .
c) Soierit M . N des A-rnodnlcs dc lype fini, avcc Ail # O. Dériioritrcr l'iribgaliti:

: raisonrr<:r par r6ciirrencc siir l'cnticr d - d i n i ( M @ ~ N )Si


(théor.+rr~ecl'ar~Le7~scçtaon . d =O.
appliquer 0 ) & l'anneau B = A/ Anri(M) ; dans lc cas gGn6ral considCrer un é1Crrierit de A
sécant polir N et pour M @ A N ) .
d) Pour qu'il existe nn A-modiile dc longiieilr finie et de dinierision projpctivc firiic. il h u l ,
et il si~iiitqiic A soit irn anneau de Macaulay.

A iin alincari local noethérien satisfaisant la corlditiorr (CM) (exerc. 13), M iiri
14) Soi<~iil
A-inodiilc dc type fini et de din~riisionprojective tinie.
a ) Prouver les inégalités

dim(A) < dpA(M) + tlim(M) tliiu(A) - prof (A) < dirri(M) - prof (M) .
Si eri outre le module VI est p a r h i t (cxcrc. 4), on a dim(A) - dpA(M)+dirn(M) (utiliser
l'exerc. 15 tlii 1).
h) Soit p E Siipp(M) ; si Ir Ap-niodule MI, est ruacaulayen, l'airiicau Ap cst un ariricau
tle blacaiilay. C'cst lc cas en part,iculier si p est i i i r idi:ul prwriit:r rrririirnal de Supp(M) .

(:ette hypothèse est toujours vérifiée lorsque l'anneau A cont.irnt i i r i corps, cf. M. HOCIIS'I'EK,
Toplcs an th,e hi1rno1oy~co.ltlirom~of rrio<lulescwrr. r.o~rrur~~lab~,~c
rzngs, Aincr. Math. Soc.. Providmce
(1975).
~ , o r s q i i rP rst de t.,ypc fini, cc, dsnltat rst vrai saris l'lrypolhèse ( C M ) , cf. P. ROGEIZ'I'S, Le
11~Eorl.rr~ed'snlerscctror~.C . K . Acad. Sci. Paris, s6r. 1, t. 304, 177-180 (1987). Par suite Ics résiiltitts
des exerc. 13 et 14 sont vrais pour tout aririeaii local 1iiw1.lii.ririi A .
AC X.162 PROFONDEUR, R É ~ U L A R I T B ,D T I A L I ~ ~ 54

c) Soit x = (XI,.. . , z T ) iine siiite sécante d'Cléments dc mA, qui engendre un idéal .l
(le dirrieiision proje<:t,ivefinie. Ui.mont,rer qiic la siiitc x est, complktemnnt séca.rite poiir
A (soit p E V(J) et soit q c p un idCa1 prcinicr nin ni mal dc V(J) ; obscrvcr yii'ori a
prof (Ap) 2 dpAp( A P / J P )2 dpAq( A 4 / J 4 ) et dpn, (A,/J,) 3 r d'après b), d'où finalement
profA(.J ; A ) 2 ,r ; cori(:liire que x est compli.teinent; si.cant.c à l'airlc dii cor. 1 du th. 1 du
5 1, no 3).
d) Prouver que toute suite M-régulikre est, A-régulihre. (Dérriordrcr qric tout élémcr~tu
de A dorit l'arnnilateur a n'est pas nul n'est pas M-régulier ; pour cela, se ramener
pa.r I«calisatiori au cas où Supp(M) n Supp(a) = { m ~ }: e i ~
appliqiiant l'exerc. 13 a) au
corriplexe L @A A/p , oii L est une résolution libre de M et p a n idéal prcmicr associé de
< <
a , prouver les inégalités prof (A) tiirn(A/p) dpA(M) et en di.diiirc prof (M) = O .)
e) Pour que l'anneau A soit intkgre, il fant et il siiffit qii'il conticmie lin idéal premier
de clirriension projective < +cc (si dpA(p) < +cc, niont,rcr quc A s'itlcritific a. uri sous-
anneau de l'anneau régulier Ap ).

15) Soient A un aririeau local noetliérien, M un A-module de type fini et de dimension


injective finie.
a) Soit p E Siipp(M). DEnlontrcr l'égalité prof (A) = prof (Ap) + dini(A/p) .
(Soient p = prof (AP) et (1 = dirn(A/p) ; obscrvcr yu'oii a. p = diAp( M D ) , d'où
~ ,# O d'aprhs Sc lcmmc 3 du S 1 . no 7, ce
, # O et par suite E X ~ A ' I ( KM)
ExtAv( ~ ( p )&Ip)
+
) p q .) Si Siipp(l\/l) = Spec(A) , A est un anneau de
qui entraîne prof (A) = d i ~ ( M =
Mxaiilay.
b) Dé~noiit~rer
l'égalité grade(M) + dim(M) = prof (A) (iitiliscr a) ct l'cxcrc. 15 dii 5 1).
7 16) Soiei~tA uri anneau de Macaulay et M un A-mocliile do dimension projective fi-
riic. Prouver que pour que M soit plat, il f a i t et il siiffit qiie pour tout idéal d de A
engendré par une suite complètement sécante I'liomomorphismc cailoniqiic .T @ A h?i 4 .TM
soit bijcctif (prouver par récurrence sur la. longueur de la suite qiie cettc condition cn-

~ o r f (M) -
traîne ~ u r f i ( A / ~ , M=) O pour tout > O , puis, par récurrence décroissante siir n ,
~ , O pour tout A-module de type fini N et tout entier ,rl, > O). Exemple : nn
rri«dule sans torsion siir un anneaii de Dedekind est plat (cf VII, 3 2, exerc. 14).

1) Soit A iiii aiineau local iioetli6rieri. Pour yue A soit régulier. il fair1 rl, il siifil, qu'on
ait &*(KA)< + W .

2) Soient A un anneau régulier et p un idéal premier de A . Démontrer que 1c coniplCtC


de A polir la topologie p-a.diqiie est iiri a.iiriea.u intègre.

3) Soient A lin annea.ii, T = (T,),,[ urin fwriille finie d'indéterminées. Proiivcr que les
conditions sirivantcs sorit <lyiiiv;~lcrites:
(i) l'anneaii A est régulier ;
(ii) l'anneaii A[T] est régulier ;
(iii) l'anneau A[[T]] est régulier.
4) Soit A un anneau nocthérien de dimension < 2 . Montrer que pour que A soit rbgulier,
il h i i t et il siiffit qiic le dnal de tout A-nlodiilc de type fini soit projectif (soit p uri idéal
preinicr dc il ; si la sccor~dccoridition est satisfaite, prouver d'abord qiie A,, est régulier
<
lorsque prof(Ap) 1 , pilis que dpA P ( ~ ( p )== ) 2 lorsqiie prof(hp) = 2 ) .

5) Soit A iiri a,iirieaiilocal iiocthéricii dc dimcnsioii homologiqiie h i e ; (1bdiiir.ede l'exerc.


16 dc A,X, p. 208 urlc autre tlbrnonstration dii fait qiie A est rbgiilier (observer qu'on a
<
dim,, rnA/rn: < dl-i(A) prof (A) ).

6) Soient A un aiinnaii local régulier, (:r:i, . . . , z,,) cl, . . . , y,) (les suites sécarites
.
maxirrides tl'ClCirierits tlc r n ~engcndra.nt des idéaiix r et .I, respectivement. Ori suppose
qu'on a 9 c 2 ,de sorte qu'il exist,c des klbments o.,, de A tels qu'on ait y, = C
c ~ , j z pour
,
< <
1 i 1 1 . Prouver qiir la classe de &(a,,) dans A/g iie dépend pas de la rrmtricn ( O , , ? )
clioisic~et que son anrnilatcur est l'image de r ; en particillier, »II a CIct(aî3) # 0 (prouver
qiic I'homomorphisme canoniqiie l?xtz(A/.x; A) 4 ExtA(A/g, A) est ir'jccliî. puis rrw~itrer
à l'aide dcs coniplcxcs de Koszul qu'il s'identifie l'lioinornorphismc A/x + A/% dkduit
de l'homothétie de rapport <iet(u,,)).

11 7) Soient A lin anneau local régulier de dirnensioii 3 , f i i i r ClCiricrrI. rrori niil dl: ma .
Dérriontrer que les coriditioiis sriivaritcs soiil. Cquivalentcs :
(i) l'annean A/(f) n'est pa.s f;i.ctorinI ;
(ii) il existe i i r i entier 71, >; 2 et iirie rrialrke X E M,, (A) , à élémen1,s dans inA , tels
qiie f = det(X) .
(Sons l'l'ypoi,llix: (ii), proiivcr qiic l'idbal de A / ( f ) crigendri. par les classes des miricurs
Al' l
. . . . ,~l rL de X où X'?' est ol;>tennen supprirriant la preniikre ligne et la colonne
d'indice p , CSI, de hô,~it,eiir1 mais non principal. Sous 1'hypot.lièsc (i), soit, p 1111 idCa1
premier dc hniiteiir 2 dc A dont I'iiiiage daiis A/(f) rl'cst pas prirrcipal ; déduire de l'excrc.
11 du # 3 qiie p est engendré par les rriineurs d'ordre n-1 tl'iirw ma,t,rice - Y E M,,,-1 (A) à
blérncrits dans rnh . Ecrire f cwrnrne le <iétermina,ritd'une rnô.t,i.icc Y o1)tciiiic en rajoutant,
Iinc coloiine Y,, à, Y ; si u n tléinnrrt de Y, csl irivcrsil)lc se rimicncr mi cas oii Y,
appartient à la base carloi~iyuc.de A" .)

7 8) Soient A uii airrieau local régulier, x = (si,.. . ,.rd) lin systi.mc de coordoni~kesde
A, p : A -) T3 un hornomorpliisiiie d'aiincaux ii'jcctiî hisant, tic R rm A-uiodiile (le type
h i . Prouver que lcs coiiditiurls sriivi~nlcssont éqiiivalcrites :
(i) pour toiit entier p , I'Plkn~entp ( 5 1 . . . .r:d)P n'apparticnl, pas à I'idCnl de B crigeridré
par p(z7+1),. . . , p(ad+') ;
(ii) le A-module p(A) est fxteiir direct (Ic B.
Ccs coriditioiis soiit satislaitcs si A cst uric Q-algCbre (exerc. Y dii 5 2).
(I'oiir proiiver (ii) J (i), adapter la. dkriioristra.tiori clc loc. r i t . Pour l'inrplicalion oppo-
s é ~sr, ramcricr au cas A est coiriplet, et poser pour p 3 O Ap = A/(z:'-', . . . ,:ïj;'l )
ct B, = ~/(:ï?-'-', . . . , :cj; " ) B . 0l)server que la classe de (zi . . . .c,i)' cngciidrc le socle rie
A, , et err dédiiire qiie I'hornornorphism pl, : A, -. B, induit par p cst injectif. Pruuver
qiie p, atlrnet une rétraction Al,-lirhirc. Conclurc A l'aide de E, III; p. 60, exerriplc il.)

9) Soient p : A i B lin horrioruorplrisnie local d'a.nrica.iix locaux noethbriens, N uii


B-rnodiile rrlacaiil;iyen de type fini. Oii siipposc qiic l'annceir A est rcgulier et qu'on a
+ ,
dimg (N) = dini(A) clirriu/,,, R ( N / ~ T A N. Pruiivc:r
) qiic le A-module N est plat (raisoniler
par récurrcrrce sur dirn(A) ; si z E m.4 -
m i , on montrera que :r: est N-rPgulier et,
que I'lrorrioriiorpliisri~eA/zA -t B / z B et le (B/irB)-rriodiile N/:cN satisfont aiix mêmes
hypothèses que p et N ).

7 10) Soient A mi anrieaii rioethérieri, M lin A-inodiile de type fini. l'oiir toiit, cn-
tier rA 3 O , 0x1 désigne par X,, l'cnseinhlc des élbmcnts p de Spcc(A) tels qiic
d i r r i ~ (MP)
, - profAp(MD)2 I L . Soit l>i Ilri entier 2 0 .

a) Pour que M satisfasse ii la propriéLi. Si, (# 1, cxcrc. 8),il h l , cL il siifil qu'on ait
+
codirn(X,, , Supp(M)) 3 ,n k pour toiit n 3 0 .
b) On suppose que X,, est fermé dans Spec(A) pour tout r L 3 0 . Soit p un élément de
Supp(lL3). Pour que le A,-rnodiile MI, satisfasse à la propriété Si. (5 1, exerc. 8), il faiit
+
ct il siiffit qu'on ait codirn(Xn, Supp(M)) 3 7% X: pour tout n 3 O et toiitc coinposantc
X:, dc X, ïoritcr~arit p .
r.) On suppose que I'a~meauA est présentable. L)Cduirc dc h ) que l'cilsei~~blc des idCaux
preniicrs Q de A tels que M,, satisfasse à la propriété Si, est ouvert dans Spe<:(A).

11) Soit A l'anneau Z[X], où X = (X,),,I est une fmiille finie d'indéterminées. Soit .J
lin idéal dc A cngcndr6 pa.r des rnorr6ines.
a) Soit i E 1 ; soient P I , . . . ,P,r ; Q I , . . . , Q , des uioriôrnes erigeridrarlt J , oii les P, sont
divisibles par X, h n d i s qiic lcs Q k ne le sont p s . Proiiver que le t,ra.risp«rteur J : X,
(idéal de A for1114 des éléiiieiits P tels que X , P E J ) est engelidri. par les mon6incs
X,;'PI,. . . ,x;'P, ; Q I , . . . , Q, .
h ) E n dCduirc. que si J : X, est égal ù J ou A pour tout i t 1 , .1 est l'itléal engendré par
les variables X, qui appartiennent à J .
c) Soierit, M un A-rriodulc, et p uii entier. Ori suppose que T ~ ~ ~ ( A / . J ' , M (resp.
)
ExtA(A/J1. M ) ) est nul pour tout idéal .J' contenant .J et engen(li-6 par certains des X, .
. J , (resp. Extz (A/J, M) ) est nul (soit J' un idéal conteannt .J ,
Proiivcr qiic T O ~ ~ ( A /M)
erigericlré par des monômcs, tel que Tora (A/J1, M) # O , et maxiinal pour ces propriétés ;

-
déduire de la mite exacte

O -+ A/(.J' X,) A/.J1 ---.A/(J' + AX,) -i O

cl de b) que J' cst erigeridré par les élérrients X, qii'il contient, ce qui contredit l'hypo-
thi.sc).
d ) En tlbduirc l'irii.gli.lit4 dp,(A/.J) <
Card(1).
e) Soient A iiri aniiea.u, x = ( x , , ) , , ~une famille finie d'éléiiients dc A ; on siipposc qiic
pour toute partic 1' dc 1 la farnille (z,),,,, est cornplèternerit sécante pour A . Soit J un
idéal rle A cngcndr6 pa,r des i.lknient,s x", où rx pascourt urir partie fiiiie F tir NI . Prouver
l'inégalité dpA(A/J) 6 Card(1) (soit J O l'iclbl <le1';mricnn A" = Z[(X,),,r] eiigeiidré par
les X" pour a t 1" ; déduire (le c) que T ~ ~ P ~ > ( A o /A) . J ocst
, niil, et conclure en consid6rant
iinc r6soliition projective du A"-rnodule Ao/.Jo de Iongiieiir < TL).
y[ 12) Soiont A lin a.niiea,iilocal r6gtilirr, M uri A-rriodule de type fini, tcl qiir Ic A-inodule
End,l(M) soit librc. 0 x 1 sc propose de prouver que les conrlitioils sriivan1,es sont, équiva-
lentes :
(i) le A-rnodirle M csl librc ;
(ii) lc A-inodiilc M est rbflcxif ;
(iii) ~ x t , ;(hl;M) = O .
a) Proiivcr l1iniplica,tiori (iii) + (ii) (utiliser I'exrrc. 2 de VI 1, # 4).
85 EXERCICES AC X.165

b) Prouver l'implication opposée (utiliscr l'cxcrc. 4 si dirri(A) <


2 , puis raisonner par
récurrence sur dirn(A) à l'aide dt. l'exerc. 18 du 5 1).
c) On suppose dirn(A) <
:J>. Démontrer I'iniplication (ii) + (i) (utiliscr l'exrrc. 4 si
diin(A) < 2 ; si dirn(A) : 3 , observer que (ii) impliqiic dp,(M) <
1 : puis qiic (iii)
et la remarque 2 du r1° 3 ml,raîneiit que M cst projectif).
d) On suppose M réflexif. Soit n: i i r i 6lbmeiit de nia -
mi ; on note B l'anneau A/n:A,
N Ic B-mocliile M/xM cl N* son drial. Prouver S l'aide de b) que le R-riiodiile Endo(N)
est libre, pi& qne Endn(NA)est libre (déduire dc VII, 5 4, no 2 que E i i d ~ ( N * s'idcntific)
au bicha1 de Eridi3 (N) ).
e) Démontrer qire (ii) implique (i) (raisormer pa,r tCcurrcncc siir la diiiierision de A ,
slippos6c 2 4 ; avec les iiotatioris de d), l'hypothèse de r6ciirrence eritraîrie que Ic B-module
N* cul librc ; en déduire à l'aide de l'exerc. 18 di1 jj 1 ct dc Irt prop. 7 di1 rio 4 que l'on a
profA(Ext; (M, B)) 3 1 : puis qiic E x t i ( ~A, ) , qui csl. tlr: lorigirciir finie par l'hypothèse de
r6ciirrcncc, est niil ; conclure quc Ir I3-module MA/xM* s'identifie & N* , d o r ~csl libre,
puis qiic le A-moclule Ail* est libre ct firialerrierit qiie M est libre.)
, f ) Mdiiirc de ces résultats une a.utrc déiiionstratioii du fait qiie l'anneau A cst îxloricl.

12) Soient A un anncair. ( s r , . . . , x:,,) une famille d'élérriwit,~de A , engendrant un idéal 1.


0ii dit que la fai~iille ( L I , .. . , x:,) es( A-indipendante si les clnsscs des s, daiis 1/12
fornient iinc hasr de ce A/l-module.
a ) Toute farriillc corripli.lemerit s4caritc pour A est A-indépendniitc.
b) Soit ( X I , . . . ,:r:,) iine hmillc A-iridépeiidantc, avec zt = x;xy . Proiiver qiie les farriilles
(z:, . . . , x,,) et (a::', . . . , :c,) sont A-iiidépeiidn~ltcs.et que l'on a.

(observer que lc quotient ( x i , . . . ,x,,)/(n:l:. . . , z,,) est isorriorphe iA/(ni;', . . . , z , ) )

y 13) Soicnt p uri iioirihre prcmirr, q Urie piiissa.ncc de p , A uii anneau local rioethérien
r6duit de caractéristique p . On riote A V c suris-nimcau de A formé des 6lérrieiits a" poiir
n E A . Prouver que pour que A soit régulier, il falit et il suffit que le Aq-rriodule h soit
plat.
(Se rarrieirer au cas oii A est complet, donc qiiotieiit d'uric algChrc de séries forrrielles
B = K A [ [ X I ,... , Xli]] par lin idéal b , qu'on pciit supposer contenu daris rn; . Si A est
régulier, ori a b = O . Si A est plat siir A" soit :r:, l'irnagc de X, daris A ; prou-
ver que la famille (zl,
-
Ig,(A/(:r::, . . . , x z ) )
. . . : CI::) est A-indépentiarite (cxrrc. 12); ct eii déduire I'égalitC
q" . Montrer qiic ccla entraîne b c (Xy.. . . : X'f,) ; pronvcr (le
même qu'on a b c @y", . . . , x$) polir h n t s , d'oii f i d e n m i t b U .) -

1) Soicnt k im corps, A l'ariricau quotient de l'aimeaii de polyiiôrries k[X,Y. Z] par l'idéal


mgcndr6 par Z" ZX, Z ( Y - 1), n: et y les classcs de X et Y daris A . Montrer que la
suitc (ni, y) est corriplèternent sécante pour A nia.is n'est pas A-régulière, bien que la suite
(y, x) soit A-régulière.

2) Soient A lin anneaii local rkgiilier, 1 un idéal de A


a) Si lit(1) = 1 , prouver que les conditions siiivarit,cs sont équivalcntcs :
(i) l'idéal 1 est principal ;
(ii) A/I est un aniicau tlc Goreristein ;
(iii) A/I est un anneau de Macaulay.
b) On siip~x)seht(1) = 2 ; pour que A/I soi1 un anrieau de Chrenstein, il faut et il siiffit
qiic l'idéal 1 soit, cornplètcmcnt sécant (si (L, p) ost une résolution projective rriiriirnale
de 1 , observer que L, est (le ra.ng 1 et par suite Ln de rang 2 ) .
c ) Soit k iin corps cornrriutaliî ; on prend A = k [ [ X Y, , Z]] et 1 - (XY, YZ,ZX,
x2 - y 2 ,y 2 z') . Prouver quc 1 est un idPa1 de hauteur 3 qui n'est pas coiriplttcrrient
-

sécant. et que A/I est uri a.nnea.11de Gorenstciil.


3) Soient R un anneau local ri.gulicr, T 1111 idCa1 de R , A l'ciniieau R / I . Soient
x = ( x l , . . . , x d ) un systèrnc tlc coordorir~écsde R , et y - ( V I , . . . ,y,,,) iiri systcme
g h é r a t e u r rniriin~alde 1, de sorte que m = [ I / r n ~:l KR] .
a) Lorsque 1 est contenu da.ris m i , (iétinir iin isoinorphisnic caiioiiiquc de Hl (x, A) siir
1 / m ~ I(considércr une suite cxacte de complexes de Kosziil).
h ) Pour que les irriages des z, dans A forrricnt lin système mininial de gi.riCr;itciirs dc mA.
il faut et il suffit qne 1 soit cont,enu daris &K.
c) Uérrionf;rnr que la dirncrisioii du KA-espace vectoriel H i ( x , A ) est égale à
m - d i- [m,~/niZ: K A ] .

4) Soit A uii arineau local noethérien. O n pose 6(A) = [ma/in; : K A ] diin(A) (cJ. 5 4)
-

no 5).
a) Montrer que la dirnensiorl dii KA-cspaccvectoriel H , ( z , A ) , où z est- lin syst,kme dc
générat,eurs miiiinial de m.4, est indépendant,^ (in choix dc z ; on la ilote li,(A).
-
b) Dériiuulrcr l'égalité h,(A) ta,(A) p m r tout i .
c) Prouver qii'ori a hi(A) 3 & ( A ) ,ct que l'égalité a lica si e(. seulriririît. s i A est lin
anneau d'iiitcrscctioii corriplèle (rerriarquc 2 di1 no 2 ; se ra.mmrr a.u cas air A est coinplct
ct appliquer I'exerc. 4 en présentant A conimc un quoticrit R / I , où R cst un arineau local
régulier et 1 c mg ).
d) Soit (xi,. . . ,x,,)uric suite complètement sécarit~ed'él6ments de i i i ~ cngciidrnrit
, uri
idéal J . Dérnoritrer l'égalité ~ L ( A / . J-) 6(A/J) = 1 1 1 (A) 6(A) (se ramener au cas p = 1
-

et distirigiier deux ca.s, siiivarit que .r:i ;~ppartieritou non A m,: ).


5) Soierit li uri annca.11 local régiilier, 1 un idéal dc R , A l'annean R.11. I'onr qiie A
soit iin anrieaii tl'iriterscctioii coiiiplCtc, il faut et il suffit qiie I'idPal 1 soit coinplèicniciit
sécant (utiliser les cxerc. 4 c) et 3 c ) ) .

a 6) Soient A un nnncaii local nocthérien, 1 uri idéal d r A .


u) Prouver qiic les cnnditioris suivantes sont équivulcritcs :
(i) 1'idéa.l 1 est complèteiuciit sCcarit ;
(ii) le A/T-rriodule 111' est libre et I'ori a rlpA(A/J) < +m.
(Sous I'llypotliksc (ii), déduire dc l'cxcrc. 2 du 3 3 qu'il existe lin élément simpliIiahle
z clans T tel que r 4 i n ~ I; raisonner par récurrence snr la. dimension de I / I ~ .)
b) Pronver que l'cnsemblr des i d h i x premiers p dc A où l'idéal 1, est corriplhmient
sécant cst ouvert dans Spcc(A) .
c) Soit B i l r i aririeau présentable ; proiiver qiic l'ensemble des id&rux premiers q dc B tels
que Bq soit uii ûrineaii d'intersection coniplttc est ouvert dans Spcc(B) .
5 5 EXERCICES AC X.167

7) Soient A un anneau. B une A-algèbre ; on suppose que 11: A-rnodulc B est libre de
type firii. Dans les exercices qiii siiivent, on riote B* le A-module Hom*(B, A ) , et on le
rriuriit de sa st,ructure ria,turcllc de B-module.
a) Soierd (e,),,r une basc dii A-niodule B , et ( r :
l'éiérncnt Tr,,, de B* (A, III, p. 110) est &al 8 k:ze:.
la hase duale dc E* . l'roiiver que

b) Ori supposc que le R-rriodule B* est libre de ra.ng 1 ; soit O itri élément formant iiiie base
de ce niodule, et soit 6 1'Dlirncnl. de B tel que SrB/* = 8 l . L'idéal SB dc B ne dépend
pa.s dn choix de P ; on l'appelle l'idr'al dzfl6renle de B sur A . Prouvcr que NulA(&)est
un gériératcur de l'idéal discriminant de R sur A (A, 111, p. 115 ; calculer le discriminant
d'une base ( e , ) de B sur A A l'aide de la matrice de la rnultiplication par ô &ris cette
ha.se).
8) Soient A un anneau, P ini polynôme unitaire de degré 1% de A[X], U la A-idgèbrc
A[X]/(P). On note :r la cla.sse de X daris B . Soit P : B i A la îorrnc A-linéaire telle
que ~(2'"') = 1 , !(xi) = O pour O i < < T L - 2 ; on note ë : B[X] -* A[X] 1'applica.tion
i\[X]-linéaire déduitc clc V par extension des scalaires.

i -
a) Soit a : B[X] + A[X] l'application A[X]-linéaire telle qiie u(z7) = X b o i i r
O, . . . , ,n - 1 . Dénior~trerla formule P I(Q) = u((X :r)Q) pour tout éléincnt Q
de R[X] (la. vkrificr pour Q = 1, . . . , z"-' ).
-

b) Soit P*(X) = t,,,-]~"-l + . . . + ho le polynôme de B[X] tel qu'on ait P(X) =


(X :r)P*(X) dans B[X]. Proiiver que (Do!, . . . , h,,-li?) est la basc de B* diiale de la basc
-

( 1 , . . . ,xnP1) de B (appliqiier a) aux poli-riôrrics xLP*). En déduire que le B-rrio(liile n*


est libre de rang un, et que P en forme une base.
-
c) Proiiver l'égalité 'îrB/A Pf(:z)! dans Ba (cf. exerc. 7 a)).

9) Soient A un anneaii, n uii entier, S l'algbhrc A[Xi,. . . , X , ] (resp. A[[Xi, . . . , X,,]]),


a nri idéal de S engendré par une suite P = (Pi , . . . , P,) ïornplèteuient sCca11tc pour
S . On pose R = S/a , ct on désigrie pa.r .ir I'homorilorphismc canonique de S sur S/a .
On suppose quc le A-module R est librc de type firii. On se propose de proiivcr qiic le
U-module Bk est libre de rang 1 ct qiie l'idéal difiDrcriLe (le B sur h cst crigendré par
n(det(g)).
a) Onpose C = S Q ~ A cl B & = X , @ 1 - 1 @ v ( X , , ) pour 1 < i < n . Onnote < p : C t B
l'homomorphisrrie de A-algèbres tel que <p(P@ h ) = r(P)D. Prouver que le noyau de <p cst,
engendrC par la mitre ( = (El, . . . , <,,) , et quc cct,te siiite est complètement sécante pour C .
b) Soit (c,,) é M,r8,(C)une rria,t,ricc satisfaisant à P, 8 1 = C 1
ç,,& . Prouver l'égalité

4aP6)
= <p("V) .
c) La matrice (ci,;) d"fiit lin rnorphisrne de coniplcxcs K.(P, C) i K.(<, C) (A, X,
p. I E i l ) , d'où un r~iorpliisrnctic complexes de S-rn»diiles : K. ( P , S) + K. (e,
C) . L'lio-
niornorphisrne u,, : S + C applique 1s sur l'ClDrrlcnl, d = det(c,,) dc C .
d) Soit 7: : I-Iorns(C, S ) R ~ : Bt B l'liorriornorphisrnr B-linéairc tel que 71(f @ l )= ~ (( df) ) ;
proiivcr que u est iin isomorphisme (identifier 1 , à Hn(Homgrs(u, l s ) ) , et observer que
c;liaciin (les coriiplcxcs K. ( P , S) et K.((, C) dCfinit une 1-ésoli~t,ionde U par des S-modules
libres de type fini).
e) Ori considère l'application cornposi.e t : Horr~s(R, A) i Hoins(C, S) + B , où la pre-
mitire flèche s'oh1,ient par exterision des scalaires et la seconde est déduile de 71. Prouver
que t cst B-liriCnire et bijective (identifier Horris(C, S) A l l o n i ~ (El, A) @b: C ) .
f ) Pi.oiivcr la îormule t('rrB/*) = ~ ( d (exprinier
) d d; à l'aide d'une base de B ct
de la base duale de B A .cf. cxerc. 7, a)).
y) Déduire de O), s) et f ) qiie l'idlal diflérent,~de R sur A est eiigendrt par m(det(A2))
10) Soiciit A uii aririclau de valuation discrète, u sa. valiiat,ion riormi.c, K son corps rlcs
fractions. On corisidkre iiric A-a.lg+l)rc noetl-16ricnne B tniinic d'nn liorriom«rphis~ilcde
A-a.lg+brw R : B i A . 011~ i o t c1 le rloyau de t: , cl, J son aniuilat,eiir dans B .
a) Démontrer que les conditions suivarit,es sont 6qiiivalenti.s :
(i) le A-rrrodule 1/12 est de lorigiieur finie ;
(ii) l'anrieaii local de K @ A B en l'idéal maximal K 6 3 1~ est isomorphe (en tarit que
K-algèbre) à K ;
(iii) on a K @ A B = (K @ A 1) @ (K @,A J ) .
On suppose désormais qiic ccm coiidit,iorrs sorii satisfaites ; on note y(B. c) , ou simplement
y ( B ) , ln longireiir du A-module 1/12, et q(B, R), oir simplerrrerit q ( B ) , celle dii A-modulr
A/&(J).
b) Soil, b un idéal de B cont,rnii dans 1 ; on corisidèrr la A-algbhre Ut - n / b et l'homo-
morphisme c' : U' + A di-duit de n . Proiivcr que R' vérifie aussi les roridilioiis tlc a ) , et
<
qiie l'on a y(L3', F') y(B, F) et q ( B t ic') < q(B, F ) .
c) On suppose qiic le A-rnodiile U csl, lihrr de typc fini. Proiivcr que J c,si uri A-rnotlirle
lihrr de rang un, facteur direct dniis R ,et qii'ori a T r n I A ( ~= ) e ( z ) pour tout :x. t .I.
d) On suppose en outre que U csi. lin anneau de Gorensteiil ; on note E une bü.se
t l i i H-rriodiilr R ' (8 3 . exerc. 5), et 6 uii géii6rateur de I'idéd différente de B siir A
(exerc. 7, b ) ) . Prouver l'égalité q(l3) = u(c(6)) (proiwer que [(J) est Aga1 B A , et iitili-
S
.. c)).
e) On se phce daris la sitiiatioii de h ) , avec b # O ; oii suppose que les A-;i.lgkbres T3
et B' sont h i e s et plates; et qiir U est un ani1Pa.u de Gorelmteiil. Démontrer qu'oii a,
q(Ht) < q(B) (observer que I'ii~mgedc J daris B/niAB est Ic socle dc B/m,\R, donc est
contenue daiis h / m , ~b ).
7 i l ) 011 ronscrvc les not,atioris dc l'cxcrcicc pr~c&it:r~t
; cm siipposc que les a.nneaux A et
B sont locaux cl (:orrq)l<:t,s.
a) Morit,rrr qiic B est isoiilorphc au q~ioticril, d'urrc algi:hrc de shrics formelles
S = A [ [ X i , .. . ,X,]] par un idéal a contenu dans ( X i . . . . .X,,) ; on pciit prendre
n = dirn,, (n/ii2) : où n est l'image de mu d m s B/m.t,U.
11) Prouver que les coridilions suivantes sont équivalentes :
(i) U est iinc h ~ l g b h r cfiiiic Cplatt:
I ci, un airnraii d'iritcmrcliori complète ;
(ii) l'id6a.l a est engcndr.6 pa.r iine siiil,c ( P l , . . . , P,,) comj)l~(,crncril, s6carii,c poiir
K A @A S.
(CS. excrc. 5.)
c ) Si ces conditions sonl sal,isî;~itcs,prouver qri'on a q(B) = y(B) = ~ i ( e ( d c t ( 2 ) ) (lit ) i-
liser les exerc. 9 et 10, d)).

c m t e poiir K;, @.A. S telle qiie la A-nlgbbre B'


(Déduire tlc la suite cxaclc a/n2 i R.A.(S)63s B
-
d) Montrer qu'on pcut 1,rouvcr une suit,t: ( f i , . . . , j,,) c1'6161nrnts de a compl~t,emcnl,

- - si.-
S / ( , f i , . . . , f,,) sa1,isfassc à y (B') y (B) .
-
. I ~ A ( B ) O (A, III, p. 137) iinr
siiitc exacte de A-modules a / a b s A i RA(S) 53s A + 111% O ; prendre tlcs i.1Crnr:rils
, f i ,. . . , f,, de a dont lcs imagcs daris Cl*(S) @s h Sorrilenl rrrie base sur A dc l'image de

a/a2 NS A .)
s) En déduire & I'aidc tlc l'cxcrc. 10, e ) qric l'on a y(B) 3 q ( R ) et que 111galii,6a. lie11 si ct,
seiilerrieril si B est iin anneau d'intersect,ion compli.f,e.
1) Soient k un corps ilon parhit dc caractéristiqiie p > 2 . a uri él(heiit de k kp, A -
lla,nneaii k[X, Y]/(x' Y P a ).
- +
O,) Prouver qile l'anneau A est r6giilier (on pourra. prouver que A est irit,igralerrierrt clos
+
dans sou corps des fractions K = ~ ( Y ) [ x ] / ( x ' - Y" a ) ) .
b) Prouver qiie k est algébriqiiemerit fermé tla.ris K .
c) Soit k' l'extension k(al'") de k ; prouver que l'nnncau A @ h k' n'est pa.s noriiial.
2) Soient k: un corps, A une k-algèhrn csscntiellemcnt de type fini, B une k-a1gi:hre. p
lin eiitici.
u) Si A et T3 satisforrt à la propriété S, (5 1, exerc. 8), il en est (le mêriie de A R
(raisonner corrirnc dans la déirionstration de la prop. 4, cn iitilisarit loc. cit., f ) ) .
b) Soit K une extension de k ; pour que A(K) vkific S", il fa.ut et il suffit qu'il erl soit
ainsi dc A .
3 ) Soient A ilri ~ L I I I I C ~noetllirien
U et p : A 4 R lin homorriorphisnie d'anneaux. On dit
que la A-a.lg&breB est ci.bsolumen,t r4yulsi.1.csi B est un anneaii nocthérien et un A-module
plat et qriel pour tout p E Spcc(A), la ~(p)-algèbre~ ( p@A ) B est a.bsoliiment r4giilikre.
a) Soient '1' uric partie iriidtiplicativc de T3 et S une pa.rtie de A telle que p(S) c 7'. Si
R est ilne A-algtbre régulière, '1' 'B est une ~-'A-al~i.hrcir6gulièrc.
b) Pour qii'une A-algkhre noethi-rieririe B soit nhsoltrrncnt régiiliiire, i l fri.ril,et il sufiit cilie
pour. tout. idéal maximal i i de U , la A,-i(,)-algèbre B, soii absolurr~r.i~l. régulière.
c) Si C est une B-algtbrc. ahsoluriient régulière et i3 urie A-algèbre absoliirrient régulitrc,
C est ilne A-a.lgkbre absoliirrient régiilitre.
cl) Si R est un arincau rioet,lii.rien et que C est un B-riiodulc fidèlement plat et une
A-algèbre absoluiricnt r6giilitre, B est iinr A-algP1n-c absolurnent rbgulii.re.
e) Soirnt !3 une A-algèbre absoluiricnl, régulière ct A' une A-algkbrc essenticllcmer~tde
type fini. La A'-algè1)re A' @A B est a.hsolurncnt régulih-c.
4) Soierit A un wnca.u noetti6ricn, B une A-algèbre ficlèlerrierit plate absolument réguliiire
(cxerc. 3 ) . Pour (pic A soit un anneau régiilier (rcsp. normal, rcsp. de Ma.caiilay;resp. de
Gor.crislcin), il faut et il suffit qu'il en soii, de rriême de B .
5) On dit qiic A est un annxou de Gmthcndreck si A est, un mnnaii noetliéricil et qiie.
pot11 tout id&l premier. p de A , Ic cornplété de I'annrair local Ap cst une .Ap-algbhrc
absolurnent rbgiilièrc (cxcrc. 3).
a ) Proiivcr que tout aiirreau de fractions ct tout quotient d'iin anneau dc Grothendieck est
un anneau de Grol.hrndieck.
b) Soierrt A ini anrieau noethérien d;L1 ilne A-alghbrc fidèlement; plate absoliiment régir-
1ii.r~.Si El est iiri anncaii de Crothcndieck, prouver qii'il cn est de même dc A (si p est,
A

un idéal premier de A d,q i i r i idéal premier de B a-tlcssus de p ; on rriorit,rcra qiie Bq


A

est ini ilp-module fidiilcmeiit plat eri ut,ilisant 111, 5 5, no 4, prop. 4 ; ori appliquera eiisiiitc
I'exerc. 3).
A

6) Soicnt A un anneau de Grothendieck, 1 un idka1 de A , et A Ic séparé coniplété de A


pour la topologie i-idiqirc. Prouver que A est, iine A-a,lgi.bre absolument régulikre. (Soicnt
A

rin idéal niaxirnal dc A , et m son image réciproque dans A ; dddiiire de I'cxerc. 3 que
A, est une A,-algèbre absolument régulière.)
7) a ) Morit,r<:ryu'uri aririeau de Dedekind intègre de ca.ractCristiqiie O est uii aiineau tir
Crotliendieck.
h) Soient k un corps tic car;iclCristique p > O tel qiic k soit de dimension infiiiic sur k" ,
r un entier 2 1,et A le sous-aririeau de XI, . . . , X,.]] forrilé dcs séries formellcs dont
les coefficients engendrent un espace vectoriel de dimciision finie sur kt'. Montrer qiic A
est, lin anneau local régiilicr dc dirrierisioii r dont le cornplM s'identifie à k[[Xi,. . . , X,]] ,
mais n'cst pas uri anrieau de Grotheridieck (utiliser I'cxerc. 17 de III. 5 3).

1) Soient k lin a.iinca.ii; A une k-algèbrr li116aircmeut topologisée. On dit, qiie A est
iine k-algphre j o m ~ e l l ~ m m6th 1 ~(resp.
: formellem,mt nette) si elle satishit à la coriclitiori
suivaiite : quels que soicrit la 12-algèbre C , miinic de la topologie discrèlc, el l'idéal de
carré nul N de (:, tout. I~ioniori~orphisnic conliriii de k-algèbres A i C/N admet lin
iinique (resp. au plus un) rcli.vcrrient A + C . Pour que A soit forniellement étalc sur k ;
il faut ct il suffit qu'elle soit formelleoierit lissr et formellcmeiit net,te. Tout qiicrtient de k
est formellcrnerit net.
o.) Prouver les énoncés analogues à ceux des prop. 3 et 4 pour les algèhres forincllcnic:ri(
ncllcs ou forrriellement &des.
h) Soit J uii idéal clc h tcl que la topologie de A soit la topologie .J-adiqiie ; on note
&(A) le séparé complété ciil A-n~odnleflk(A) (pour la topologie J-;dique). Pour que
A

la k:-al,qi?Iilhre t,opologiclue A soit Sornicllcnicrit riette, il faut et il suffit que CLr ( A ) soit nul
(observer que chacune de ces propriétés équivaut au fait qiie t,oiitc k-dérivatioii de A dans
un A-module annulé par iine piiissa.nce dc J est riulle).
,-.
2) Soient A un a.nneaii rioethérieri, .J un idéal dc A et A le séparé cornplét,6(Ir A pour la
A

topologie .I-adiqiic. Si la il-algbbre A est formclleiricnt lisse (polir la topologie discrète),


A

elle est forinclleni<:rit Ct.alc (observer qu'on ri. fZ*(A) = .J'Y-L,q(A) pour tout cnlicr 71 ).

3) Soit K une extension de type fini d'un corps k ; proiivt:r qut: les conditions siiivantcs
sont éqiiivalentrs :
(i) la k-algèbre K est forrriellernerit nette ;
(ii) la k-algi%>rcK cst forrriellerrient Ctde ;
(iii) K est iine extension finic séparable tlc k .

4) Soierit k i l r i aiiricau rioctliérien, A inie k-algkhrc tie type fini. On dit qilc h cst une
k-algkbre étale (resp. nette) si elle est forniellemeiit étale (resp. forrnellement nette) lors-
qu'on la rriiinit iir la topologie cliscrète.
cc) Prouver que les conditions snivant,cs sont 6qiiivaleiites :
(i)la. kl-algkhre A est nclt,c ;
(ii) Rk(A) = O :
(iii) le A A-module A est projectif.
cttrior~iqueA 63k A + A ; montrer que (ii) et (iii)
(Soit I Ic noyai1 de l'hornor~~or~>liisrnc
équivalent ioritcs deux k
(iv) 1, = 0 pour tout idéal prerriicr q de A 'Rk A cont,cna.rrt 1 . )
$ 7 EXERCICES AC X.171

b) Soit / E k[T] uri polyriôirie tel que f et f' engendrent l'idéal unité de k [ T ] . Proiiver
que la. k-algèbre k[T]/(f) est étale (cf. no 3, exemple 3).
c) Si k est nn corps, les k-algèlres nettes sont les k-algèbres étales, et cette notion coïncide
avec celle introdiiite en A, V, p. 28 (le cas des algèbres de degré fini sur k résulte de Ioc.
c i t . , p. 32, th. 3 ; si A est iinc k-algkhre net,te, considérer. un idéal maximal m de A pt
appliquer le cas préc6derit à A/mTL).Les k-algèbres riettes sont donc les produits finis
d'extensioris séparables de degré fini dc k (A, V, p. 34, th. 4).
4 Pour que la kalgtbre A soit nette, il faut et il suffit qiie poiir toiit idéal premier p de
k la. ~(p)-algèbre~ ( p @) k A soit étaie.

5) Soient A un anneau local noethéricri coinplet et B une A-algèbre essentielleinerit de


type fini.
a) Montrer que l'enseiriblc des idéaux prcrnicrs p tlc A Ocls cltic l'ai~ncauAp soit régulier
est ouvert dans Spec(A) (on utilisera l'exercice 16 de VIII, ji 5 poiir se ramener au cas où
A est intkgre, piiis TX, 5 2, ri0 5, th. 3 et l'exercice 17 de VIII, 5 5).
b) On sirppose que A çoni,ienl un corps1. I\/lorit,r~rque l'eriserrible des idéaux premiers q
de B tels qiie l'anneau Bq soit régulier est ouvert d a m Spec(B) (on utilisera Ji 7, no 9,
cor. 2 du th. 3 et IX, 5 3, no 3, th. 2).

6) Soient k un aiillenu, A une k-algèbre liiiéairement topologisCe foriiicllei~iciillisse. Proii-


ver qiie poiir tout idéal ouvert J de A , le A/J-module (A/.J)@ACL~(A) est projectif (proii-

M -
ver en utilisant l'exemple du no 1 que pour tout homoinorphisine surjectif de A/J-rnodiiles
M", toute k-dbrivation de A dans M" se relève h M ) .
7) Soierit, k un a.riiiea.u, p : A 4B uu lio~noniorpliisiiiede k-algkbrcs, J un idéal de B . On
dit que B , rriunie de la topologie J-adique, est fwrmellem,ent lisse sur A relntzvemen,t à k
si poiir tolite A-algèhre C (que l'or1 munit de la topologie discrtte) et tout ideal de carrC
niil N de C , tout l~onioriiorphisniecontiiiu de A-algèbres B 4 C / N , qui sc relCvc cri iui
homomorphismc continu de k-algèbres de B dans C ; se relève aussi eri lin homornorphismc
continu dc A-a,lghhrcs(le R da.ns C .
a) Montrer qiic les coiidit,ions siiiva~itrssont éqiiivalerites :
(i) B est forrr~ellementlisse siir A rclat,ivcmcnt à k pour la topologie J-a.diqiie ;
(ii) poiir toiitc k-dériva1,ion D dc A dans un R-rnodule E aunulé par une puissance
de J , il existe une k-dérivation D : E -t E telle que D o p = D ;
(iii) pour tout entier n 3 0 , l'application canonique u.,: Ilk(A) @A (B/Jn) +
&(B) QOB (B1.J"') est injective et son irnage est facteiir direct.
h ) On siipposc E formellcmcnt lisse siir. k pour la topologie J-adique. Prouver que pour
que B soit formcllcnlent lissc sur A , il faut et il suffit que l'hoinornorpliisrrie cailoiiique
11.1 : flk(A) @A (B/J) 4 CLk(B) @n (E/J) soit injectif ct que son image soit facteur direct
(iitiliser a) et I'exerc. A pour proiivcr qii'iinc rMra.ction de ?LI se relkve en ime rétra.ctiori
de u,, pour tout n ) .

$ 8) Soicrit k uri corps ct T une farnille finie d'indéteririinées. 0x1 rniinil la k-algèlxe
Ic[[T]] de la topologie discrhtc.
a) Prouver que k[[T]] est forincllement lisse siir k[T] relativement à k (exerc. 7).

' Cette h,ypotlièse est en fait siiperfliie, cf. M. Nagata, On the Closrdness o,f Singular Loci, Puhli.
Mat. I.H.E.S. 2 (1959).
h ) Si k[[T]]est formellement lisse snr k , proiiver qiie la caractérisliyiie p de k est stricte-
rricnt positive et que k est urie extension h i c tlt. kp (déduire de l'excrc. 2 qiie &,, (k[[T]])
) ) nid ; proriver ensuite l'aide dc la prop. 6 de .k,
est inil, cl par suite que { l k ( , ) ( k : ( ( T )est
V, p. O!), qne la sous-extension de k((T)) formêe des séries dont les cocficienls erigendrerit
une extension de type fini de k:" est (:gale à k:((T))).

9) Soit k i i r i corps de caractéristique p > 0 , contermit iine famille filtrante décroissant,c


( k ~\ )(IC~SOUS-CCIS~S
~ vbrifiarit nhthkh = kp .
o.) k'rouvrr que l'iiitersectioli cles iioymx des Iiorriomorphismes ca.iioniqiies (le R(k) da.iis
flk,(k), pour h parcourant A , est réduite à (O) (consid6rcr iinc phase de k ) .
h ) Soit A iirie X-nlgPbre localc rCgiiliPre, munie de la topologie ma-adiqiie. Dkmoritrer que
pour que A soit formellement lisse siir k , il fant et il s u f i t qiic h soi0 ~oririellenientlisse
sur k relativemeiit A. k i . pour tout A E A (utiliser a), la prop. 8 et l'cxerc. 7, a)).

7 10) Soient A iin anneau local rioetliérieii c«inplcl,, K soi1 corps des fractions. Soit p lin
A

it1Ca.l prcmicr de A ; on note B l'ariricair local A,,et B son cornplCté.


A

u) 011suppose A rkgi~lieret K de ca.ract6ristiqiie nulle. Moiitrcr quc la K-algthre K ¢OB B


est ahsoliiment rbgulikre.
b ) On siippose A rCgiilier et K de carxtéristiquc p > O , dc sorlc y u A s'ideirtifie B
.
lin annean de séries fornielles k:[[Ti.. . . T,]] (IX, 5 3 , rio 3 , th. 2). On note (k:x)x,n la
famille des sous-corps kx dc k corrtcnant kp et tels que k: soit iine cxtensioii de degré fini
de kh. Soit A t h ; on note Ah I'anncaii kh[[Ty,. . . , T:]], Bk l'annci~nlocal de Ah en
l'idbal premier p n A h : et Kh le corps (les hctioris de ilxet B i . Prouwr qne la A-algtbre
L3 (miinie dc la l o-i ~ o l-o ~ discrèlc)
ie est formellement lisse relativerrieiit à Bi (on Dourra,
d'abord montrer que U est isomorphe W 13 C - ' B ~Bk)
,-.
c) Sous Ics liypot1ii.s~de b), pronver qiie tout a.nnca.ii local dc K NB B est de la îorrric
A A

(H), , avec r t Spec(B) et r n U = {O), et - qu'il est formellclnent lisse sur K relaliverocnl à
Kh . F h dCduirc qiie la. K-algèhrc K R est al>soliirnc:r~t
rêgirlière (prouver q i la~ famille
{Kh}x,n de sons-corps de K est liltrniite dkroissante ct qiie O,, Ki = kz'(('l'i,. . . , T,,)) ;
appliquer t:risiiilc l'exercice 9).
d) (ln revient au cas g(:116ridl.Prouver que h est un anncaii de (:rotiieudieck ( # 6, exerc. 5) :
si q E Spcc(B), il s'agit de montrer qne la ~(q)-algkhrc~ ( y ) &13 est absolumerit rCgiilii.re ;
remplaçarit A par A/(A n q) , o n peiit supposer il inI,&greet q = (0) ; on utilisera IX,
5 2, ri" 3. th. 3 et 5 3 , no 3 , th. 2 pour. se rarncilcr an cas où A est un annca.ii local r6giilier
corriplet.

11) Soit A uri xnicau rioetliérien ; on siippose qne pour 1,ont idCa1 maximal ni tlc A . lc
cornplété de l'anneau local A,, est iine A,n-algi.bre ahsoliimcnt r6gulikr.e. Morrt,rcr que A
de Grothendicck (5 6. cxcrc. 5). (011 uliliscrx loç. cit. et l'exercice pr6c6dcnt
est nn ariiiea.~~
pour montrcr que ponr Lout idéal rriaxirnal m de A . l'anneau A, est un a.nncan de
Grotlierrdieck.)

12) Soit A un anneau local noetlibrien. Four cpe A soit iiii nrincaii de Grothendieck, il
laut et il sutiit que, pour toiitc il-algCkx-e finie irittgrc R , tout idCa1 rnaxirrial m de R et
A

toiit idéal premier q de l'aiiiieau corriplêté B, vbrifiarit B,,,nq = ( O ) , 1'annea.iilocal (B,),


soit rêgnlier (pour rriontrer que c:et,l,ccondit.ion est nbcessaire, il srifil grâce à l'exercice
précédent de niontrer_clue, pour tout idêal premier p tics A , ct toute extension finie K de
~ ( p :)l'annca~iK@,tA est regulier ; on poiirra introduire unc A-algkbre finie iritiigre B de
6 8 EXERCICES AC X 173

corps des frxtions K , noter m i , . . . ,ni, ses itl6aiix rriaxirriaux, et inlcrpr<:t,erles aririea,iix
locaux de K @ A A comme tics anrieaux locaux de I'iiri des B,nL).

13) Soient k iin corps et il unr k-algcbre essrnt,iellernei~ttlc lypc fini. IVIoritrcr yiic A est
un mncaii de Grotheridieck (on se rainènera au c u oii A es1 i i r i anrieaii local d'un a.iinew.ii
de polyri6mes sur k cm i i r i nombre fini d'iridétern1in6cs ; en iitilisarit l'exercice prki.dcnt.,
on se ramhnera erisiiite B montrer qiic, pour tout idéal prcniicr r de A [ T l , . . . ,'î,,], toiit
A
.
a.nnra.ti local C de A [Ti, . . . T,] cn un itiCal rnaxiinal contenant L , et tout id6al q de
A A

l'anneau complété CI tcl yuc C n cl = r C , 1'a.nncau (C),/r(C), est régulier. 011 pourra
pour cela utiliser le th. 3 du ri" 9).

* 14) Soit A i i r i anneau local de Crotlieritlicck. Montrer qiic l'eriscmblc des idéaux premiers
p de A tels yiic l'aiirieaii 4,, soit régiilicr est ouvert &ns Spec(A) (soit A le coinplét6
de A ; on utilisera l'exerc. 5, l'exercicr 16 de VIII, 5 5, et le fait q i ~ cl'applicat,ioii carioriiyue
Spec(A) + Spcc(A) est ouverte). ,

15) Soierit k: lin corps parfait de caract<:rist,iqucp > O , ('r,),,N uiic Iarr~illcd'iriclbter-
minées, et K le corps k((rT'.r,),,N). Soit A le sous-;inrieaii de l'anneau de series formelles
K[[X,Y]] engeridr6 par KP[[X.Y]] et K . L'anneau A est local noeth6rien r6giilier de di-
iricrisiori 2 et son corriplété est K[[X,Y]] (5 6, exerc. 8). Poix toiit crilier n , ou riotc p,
l'élément X - T,,Y de A, q,, Ic prodi~itpo . . . p , , et or1 pose c = C
q,,T,, . Ori désignc
nsN
pa.r B la sous- A-algèbre dc KL[X;Y ] ]tmgeidrée pas c .
a) Soient 'n un entier > O et p 11i1 idéal prcmicr de l 3 de hauteur 1 qui contient
p r L . Montrer que 1'annc;cu Bp n'est pas rmrrnal ( p u r tout entier m , on posera
rrb-1

c,,, = (C- q7TL)/q,,,et on riioiitrera qiic Bp = A A ~[,r,r L - i,]de sort,c qiie c,, n'est pas
1 O

clans B,, , alors que :( appartient 2 A ).


b) En d6diiirc qiie I'erisenihle cles klPaiix premiers p dc B ttds que l'anneau BI, soit rbgulicr
ne contient aucini ouvert non vitlc de Spec(B) (on remarquera. qiic B est un A-rnodule
fitlClcrnerit plat).

1 ) Soient A un anrieau local iioct,h6ric11, h3 uri A-rriodiilc. Montrer qiie pour qiie M soit
nrtir~icri,il Iaut et il sulfit que son socle S soit de dirriension finie siir KA et que M soi1
une extension essentielle de S (ciest,-Rclire (A, TT, p. 185, cxcrc. 15) que tout soiw-module
non niil de M coritieniie i i i ~él611ienl non iiul dc S ).

7 2) Soient A lin anneau noetki6rieri local complet, 1\11 uii A-iriodiilc. Montrer que les
contlitioris siiivuntes sont équivaleiitcs :

(ii) il cxisk une suitcl exacte O


artin icn.
-
(i) l'liorriornorphisin~:canoniqiie <YM : M i D(D(M)) est bijectif ;
1\4' 4 M 4 M" -. O , où M' est de type fini et Mt/

(Si M satisfait (i), rrio111rr:r que sorr socle est de dimension finie sur KA , et qu'il en cst
dc rriêirie de tout quotient de Ni ; constriiire 1111 sous-modiile de type fini N de M tel qiie
M/mN soit ex1,cnsion essentielle de son socle, ci utiliscr l'cxerc. 1).
3) Soient Ic un corps, S l'anneau TI.. . . . .
m I'iiiéal ('1'1,. . . T d ) .On note S*"' lc
diial gradne dc S (no 6 ) , ct (TpU)u,,d la. base duale de ( T U ) u t N ,(1l0t6~
~ (1~,),,~d dans
loc. cit.).
a) À toiit sous-S-module de type fini hl de S*"' on a.ssocie I'idCal Ann(M) de S . Montrer
qu'on définit ainsi une correspoiidarice bijective entre lcs sous-rnodulcs de type fini de S*gr
et, les idéaux a de S colitenus dans m el tels que S/a soit de longiienr finie ; la bijection
réciproque associe à l'idéal a le sous-modiile hil de S*"' forme cies 6léments anriulés par a
(observer que M est. iiri S/a-module de hfatlis).
b) Pour que S/a soit 1111 anneau de Goreristein, il faut et il sufit que le S-rnotliilc M soit
rnouogène.
c) Soit / l'C16mc~il T i 2 <le Sxgr ; prouver que llidi.al a correspondant au sous-module
Af de S*"' est engendré par les formes quadratiques '1','1', ponr i < j cl, T: T: pour
-

i > 1. Si d 2 3 I'idkal a n'est pas com~lètemeiltsécant ; l'anncau dc Gurcnstcin A/a


n'est pas un anneau d'intcrscction complète (cf. 5 5, cxerc. 5)

4) Soient A un anneau rioethéricri, M un A-module de type fini. Pour toiit p t Spec(A) ,


on pose pi(p, 1\&) = d i ~ l i , , (i3xtAp
~ > ( ~ ( p )Mp)
, ; o n not;c (I(p),e,) une eiweloppe injective
du A-niocinle A/p. Soit T urir ri.soliition iiljcctivc minimale de hl (ce qui sigi~ificque IlL
est une enveloppe irljcctivc dc Z7"(I pour tout n 2 O , cf. A, X, p. 182, exerc 13) Prouver
que le A-rriodule 1" est isomorphe à @ I ( ~ ) ' " ~'O. (P
P

5) Soient A un anneau local noethérien, 1 ilil ,4-motlulc de Mat,lis. Pour Lout A-rirodule
M oii note D(M) le dual de Matlis Horri~(M, 1 ) . On rappelle qu'on note dplA(M) la bornc
inférieure (les lorigueiirs des résolutions plates dc M (A, X, p. 202, exerc. 7). Prouver les
égalités di*(U(M)) = dplA(M) , d i ~ ( h ' i=
) dpl,(D(M)).

6) Soient A uri anneaii rioet,hérien, 1 et J des A-niod~ilcsiiijectifs. Prouvrr quc l e


A-moclulc H o n i ~ ( 1J)
. es1 plat (cj. prop. 6, b)).

7) Soicrit A et B dcs anneaux non. n,écessairernent commutatzfs, J un (A, B)-bimodiilc,


P un B-module à ganche plat. On suppose I'a.ririeau A noetharicn à gaiichc. Prouver que
si J est im A-modiilc injectif, il cn est dc mîrrric de J G*?B P .

8) Soit A 1111anneau local iioethCricr~.


a) Soient A 1 et Dj des A-modnlns tels qnc dplA(M) < +cc et ' r ' o r f ( ~N)
Ilétiriir paiir toiit entier n 1111 isornorpliisnie canonique
, - O polir i > O.

H.4 N)
r t prouver qu'on a d i ~ ( M <
i i i ~ ( N )(adapter la d é ~ ~ ~ o ~ i s t r ade
t i ol'exerc.
ii Ci du 5 3
k l'aide (lc l'exerc. 7).
b) Soient N , P des A-rnodnles tels quc d i ~ ( P < ) +cc et Ext:,(N, P) = O pour 1: > O .
Définir pour tout entier ,rr un isoniorpliisnie cünoiiiquc

(appliquer la dualité (le Matlis).


c) Prouver que s'il existe un A-nlodiil~ M dont la clirneiisiori iiljcctive et la dinicnsion
plate sont finies, A cst uri anneau de Gorensteiri (prendre N = A dans a)).
3) Soit A un arineaii adrriettarit u i ~rriodiile tiiialisanl, Cl.
a) Poiir qiic Cl soit isoniorphe à uri idéal 1 de A , il Faut et il suffit que Al, soit uri anneau
dc Gorcnstcin pour tout idéal preinier niiriirnal p de A (ohscrvcr que Cl est isorrrorplie à
un sous-module de @ R, ).
P
h ) Lorcpe ces couditious sont satisfaites, prouver q ~ l c1 est égal à A ou de liaiiteiir 1 , et
que A/I est uri amieau de Goreustcin (calciiler la profondeur de A/1, puis le A/I-niodule
EX~;(A/T, T) ).
c) Démontrer qu'un ar~rieaufactoricl ;~drricttaril1111 module diialisaiit est uri anneau de
Gorcnstcin.

4) Soit A lin anneau de Macaulay local de dimension d ; soit f l un A-module de type


fini, de dimcnsioii injective finie, de profondeur (-1, t,el que l'homorriory~hisrr~e ca.noniqiie
A + E n d A ( a ) soit bijectif. Prouvcr qirc le A-rnodulc 0 est dualisant (raisonner par
réciirrence sur d , en déduisant dc l'cxcrc. 7 di1 5 3 qiie pour tout élément Sl-régulier n: de
m ~ l'homomorpliisnie
, carionique A / : d + k d A l T A ( t L / d L )est bijectif).

5) Soit A un a.nneau local noethérieri, admettant un moclule duô.lisa.rrt (2. Soit T iin
A-module de type firii, de dirrierisiori injective finir.
(1,) Prouver qiie Exl,A(O,T ) est niil pour i > O (utiliser l'cxcrc. 7 du 5 3).

b) Prouvcr que l'hornoinorphisinc canonique 6263~ Hoin\ (61, T ) -t T est bijectif (appliquer
a) ct I'cxcrc. 10 du 5 8).
c) Dérnontrer à l'aide de l'exerc. 8, h) d u 5 8 les i.galit,ks dpA(Horri~ (CL, T)) =
dirri(A) prof (T) ci, proî(Hoini\ ( 0 , l')) = ~ r o (T) f . En clkdiiire que si prof (7') =
dirn(A) , le A-niodiile T est somme directe de modules isomorphes 0 .
cl) On pose c = dim(A) p r o f ('l') . Prouver qu'il exista(?dcs cnt,icrs n.0;. . . , l a c et une suite
exacte
O + on.,+ . . . + s r 0 + T + O
(raisoririer par réciirrcr~ccsur c , en coiis0rnisant à l'aide de h) iiii liornonmrpliisme surjectif
nno+ T I .
i/ 6) Soit A urr aniicaii local noethérien, adrriettant un rr~odulcdualisant 0 ; soit M uu
A-inodiile de type firii, dc dimension projective finie.
, = O pour i > O . (Rü.isoiirier par r6ciirrcncc sur dini(A) ,
cc) Prouvcr qu'on a ~ o r f ( f 1M)
en considérant une siiitc cxacte O 4 N + L -t M + O où L est libre de type firii. Si z
est un blérnent simplifiahlc dc m,\, déduire de I1hypot,hBsede réciirrence que '~'or:'(n, N)
est, niil pour > O , ce qui entraîne Torf(d2, M) = O pour i > 1 ; cl, qiie l%oniotliétie de
rapport z est injective dans bZ @AN , ce qui eirtraîne que tout idCa1 premier p associé A
Torf(61, M) est uri ideal minimal dc Spec(A) ; observrr qu'en iin t,cl p le AD-module MP
est libre).
b) Proiiver que le A-niodule f Z @A NI est de dimension injcctivc finie.
c) Prouver que l'application 0 : M + Hoinn(b2, 61 @,$ M) définie par B(m,)(iii) = w @ m
pour m t M , lu t 0 est un isornorpliisrne (se rairierier i. l'aide d'uiie rbsolui.ion projective
au cas où M est libre).
d) Les applicatioris [SIH [ I ~ o I I ~ T)]
A ( ~et, [Ml t-,[ f i @ A Ml défiiiisscnt des hijcctions
réciproques l'me (le I'a,iit,re entrc l'cnscmble des classes d'isomorphisnie de A-modules
de type fini et de dirricrision injcctivc finie et l'erisernble des classes d'isomorphisme de
A-module de type fini ct de diniension projective fiiiic, * cl des éqiiivaleiices de catégories
quasi-inverses l'iine de l'autre entre Les catégories correspondantes. .
b) Si A admet nn module dualisailt 12, toute résolution injective de longiieiii finie (1,s)
de a dbfiiiit un complexe dualisant (loc. czt.).
c) Soient B une A-algèbre yiii est iin A-module de type firii, T un complexe diialisa.nt,
de A-rr~odules; prouver yne le complexe de B-modules HomgrA(R,1) est dualisaiit. Airisi
tout anneau quotient, d'iin anneaii de Gorensteiri de dimension finie adniet un complcxc
dualisaiit .
d) Soit 1 un A-complexe borné injectif. Poiir que 1 soit dualisant, il faut et il suffit que le
coniplexe de A,-modules T,, soit diialismt poiir tout idbal maximal m de A .
e) Soient 1 lin A-complexe dualisarit, P un A-rnodulc projcc0iî <Scrang 1, ri un criticr.
Le complexe 1@A P(n) est dualisant.
f ) Soiclil 1, J dcs A-complcxcs bornés, injectifs, dont l'homologie est de type fini, et
7~ : 1 -i J un homologisme ; pour que J soit dualisant il faut et il suffit que 1 le soit.

7 1 1 ) Soit A lin anneaii noethbrirn


a) On suppose A local. Soicnl P , Q tlcs A-complcxcs horilés et plats. On suppose que
H(P @ A Q) est riul en dcgri. # O , et libre de rang 1 en degré O . Dénioiitrer qu'il existe un
entier p E Z et des homologisrncs A - P(p) et A -t Q(-p) .
(À l'aide du lcrrirric 1 ct dc la prop. 1 de A, X, p. 66 et 62, se ramener au cas où P
et Q sont riuls à droite ; à l'aide de la prop. 1 de Ioc. clt. et du th. 3 de Il, 3 5, no 4,
construire alors des complcxes P' et Q' tels que P = A @ P' et (2 = A CF> Q ' , et proiivcr
qii'ori a H(P') = II(Q') = O .)
b) Soient, 1, .T des A-complexes diialisants (exerc. 10). Si A est local, prouver qu'il cxiste un
crilicr n CL un hoinologisme de .J sur l(n) (soient P = Hoingr,(I, J ) , Q = Horngr,(J, 1) ;
en utilisant le morphisme v du ri" 7 et l'hornologisme a,,: J + Homgr* (Q, 1) relatif au
cornplcxc diialisant 1, construire un Iiornologisrne P @A Q -t A , et appliquer a ) ) .
c ) Daris lc ca.s gbnéral, prunver qir'il existe iiii entier n , un A-iiiodulc 1, projectif de rang 1,
et un hornologisme de J snr 1 @ A L(n,) (poser L = H(Homgr,(I, J)) , et appliquer b)).

12) Soient k iin corps, It. une kalgèbre graduée de type N , tcllc que Ri1 k et
quc R. soit un anneau de Macaulay, de diriierision d . Poiir tout R-modiilc gradué
-
de type fini M , on note PM('J') la soric de Poinca.ré C(dimk M L )T' , et l'on pose

-
QM(T) (1 T ) -
dim(h.l)P
~ ~ ( ';1 ) un élément de Z['r,T '1 (VIII, 8 ü, no 3, prop. 5).
c'est
u) Soit (2 uri R-rriodulc diinlisant ; prouver que 0 admet une structure de R-niodiile
gradui. poiir laquelle Qn(T) = (-l)"Qn(TPi) (écrire Il. cornnic quotient d'une algCbre
de polynômes ,4 - /;:[Xi,.. . , X.,,] , avec deg(&) = il, ; si L est une résolution gradiii.~
lilm <ln A-modiilc R , observer que le complexe HoiiigrA(L,A)(-d) en définit une dc d l ,
et ntiliser l'rxemple 3 de VIII, 5 4, ri" 2).
b) Or1 siippose q i i ~R est un anneaii de Ckxensteiri ; prouver qu'il existe iiri erit,icr a E Z
'
salisfaisar~là QR ( T ) = ( - l ) d ~ n
QR(T).
c) On suppose que R est inthgrc et qii'il cxiste im entier (A E Z tel qu'on ait
Q n ( T 1 ) = ( - -1)"' QR(T). Proiivcr yiic R csl 11x1 anneau de Gorensteiii (rriuiiir 62
d'une graduation pour laquelle Qn = Qx , et proiiver qu'un élément non nul de Clo formr
une base de II).
d) Soit R la k-algèbre graduée ~ [ x , Y ] / ( X " , X Y , Y ~; )proiiver qii'ori a Q ~ ~ ( =
T ~ ~ )
'I'-'QR('I') , mais que I t ri'est pas nri a.nneaii de Gorenst,ein.
1) Soient A uri armeau, .J un idéal de A , M lin A-rnodiile. On &signe par l i ~ , j ( M )ou
,
simplement Hj(IC1) , le A-module grariiii. lin!Extn(A/Jn, M) . Si A est local iioetlibrieii,
7L
le A-~nodnlcgradirb HA,,, (M) s'identifie à HA(M) .
a) Etahlir pour HJ(M) Ics prupriktbs analogues à. celles de Hi\(M) vis-$vis des horriomor-
phisrries et des suites exactes de A-rriodiiles (rio 1 ) .
b) D C h i r pour Ioirt ,i 2 1 des isomorphismes H;" (M) + I&Ext",.J7f M) .
c ) Ori suppose l'anncaii A local noethérici7 de dirncnsion d , et l'icléal .T engendré par une
siiite complèteiuerit sCcante ( x i , . . . ,z,.). Constriiire iin isomorphisme

qiii géiiCrnlisc I'isoniorphisine T'(M) ciil no 2 ; en part,iciilier, on a H;(A) 7O pour i > r .


d) Polir t,oiit idPa1 K de A contenu daiis J , uri riotc PK,J : Hj(M) + HK(M) l'hornonior-
pliisrric dCduit dcs tpplications canoniques de A / K T 2 a r i s A/J7Y Soit. 1 iin idbal (le A ;
construire une suite exacte lorigiin (ln A-rriodiilns

2) Soit A un anneaii local dc Macaulay de tlimerisiori d . Déinontrnr que pour que A soit
un anneau de <hrcnst,ein,il bit, et il siiffit qiie le i'Linotliilc HA
(A) soit ir'jcctif.

y/ 3) Soit p : A + B lin honioniorpliismc local d';~rin(:aiix locaux nocthériens, tel qiic


p ( n i ~ ) Bsoit iin idéal de définition de B .
a) Coristruire pour tout B-rnodule N un isorrwrphisnie A-liriéaire natiirel de Hi\(N) sur
1-In(N). (En ulilisant une résolution injective de N , rriontrnr qu'il siifit dc prouver qti'ori
a FIL (J) - O polir t,oiit i > O et toiit B-niodiile injectif iiidécornposablc J . Soiciil q
I'iiniqiin 6li.mcnt dc Assn(J), et p = p l ( q ) . Si p # ma , observer qu'il existe a E mA tel

-
que l'horriotliétic (IJ soit bijective. Si p = m ~ et.si 1 cst imc ri.soliit,ion injnct,ivc miniinale
du A-module J , observer qii'on a Assa(YL) {ma} polir toiit 77, .)
O) Ori suppose de plus qiie B est lin A-rriodi~leplat. Construire pour toiit A-module IV1
un isorriorphisnir H-linkirn naturel de R HA(M) sur HR(B@ A M) .

4) Soient A nn anneaii local ct M un A-rriodiilc rion riid de type fini, de dimension e .


Prouver que HA(M) n'est pas niil (sc ramencr au cas où 1'annna.ii A est complet,, puis à.
l'aide de l'exerc. 3 ail cas oii A est régiilier).

5) Soit 1 une par& finie de N


a) Construire iiri anneau loca,l régiilicr U ct nu U-modiile N tel que l'eiwcnll~lcdes criticrs
p tels qiie H g ( N ) # O soit kgal à 1 (considhrcr iinc sornirlc directe).
b) Coristruirc uri anneau local A tel que l'ensenihle des cntiers p tels quc HA (A) # O soit
égal 5. 1 (prnridre A = B @ N , où N cst uri idéal de carré nul, et utiliser l'exerc. 3).

6) Soicrit A un anrieair local riorth6rien admettant un niodule diialisant, IVl lin A-rnodiile
de type fini, r L lin entier.
a) Pour qiic Sc A-module HA(M) soit de lorigueur finie, il faut et il suffit que pour tout
idbal prcmier p de A distiiict de mi\ , on ait H ~ ~ " ' " ' ( * ' ~(MD)
' = O (utiliser la dualité de
AP
Grothendieck).
b) Pour que HA(W1) soit de lorigiieur finie pour tout i <
n ; il faut ct il suffit qu'on ait
+
prof (Mp) dini(A/p) > n pour tout idéal premier p distinct de rn*

7) Soient A uii aririeau, M UII A-rnodrilc, x = (z,),,~ UIK:famille h i c cl'i:l~!rncnt.sde A .


Pour tout entier rL 2 1 , on notc x" la famille ( x T ) , , ~ . Soit A(x) l'endomorphisme de A'
défini par A(x)(ei) = x , e, .
a) Pour tout couple d'entiers (rs, na) txls qiic n. 3 m,, montrer qiie les applications

(léfinissent un systèrne inductif de complexes ; on notc K'(xw', NI) la lirnite de ce système,


et H o ( x m ,Ml) sa. cokiornologie.
b) On choisit im ordre total sur 1 . Pour toute partie .I de 1 , on pose 2.7 =
,,t .l
-I, .
Pour p E Z, 011 pose %'" = @ AZ,] ; pour n. E A Z J , avec Card(.l) = p , oii pose
IJI=P
dp(a) = C ( - l ) " ( J ' " ) dans A,,T,,,141, oii F(J,Z) est le nonibre d'élérrierits de .1 stricte-
td,J
nient inférieurs A z Démontrer que ( 7 d) , est un complcxc, et definir un isomorphisme
Laiionique de K * ( x m M) sur le t omplexe 7 @A M

7 8) On conserve les notations (le l'exercice pré<:étlerit, eri siipposarit de plus l'aririeau A
noet,h6ricn. On no1.c x I'id6a.l engendri. par x .
a) Soit m iin cnt,icr. Proiivcr qii'il cxiste lin entier n,o 3 rn tel qiie poiir n 2 nu ; le
nmrphisrnc A(A(x)"-~') : K. (xTL, A) i K. ( x m ,A) induise 0 sur l'horrrologie de degré
3 1 (observer qu'on a A"(A(xnpm))(K,(x", A)) c r n p m K , ( x m , A) ; déduire du lerrirrre
d'Artin-R.ees qu'il existe lin entier tel que Zp(x7".A) i? r"'OK.(xn',A) soit coritenu
dans rTmZ,,(xm, A) , et par suite dans B,(xm , A) ).

*
b) Définir un isoniorphisrrie caiioriique de lirri ExtA (A/x7",M) sur II"(xm, M) (se ramener
à. proiiver qiic l l Y ( x m M)
, est niil poiir p 3 1 et M irijectif ; daris ce cas observer que
Hp(x", M) s'identifie à la limite inductive des Hom*(H,(xn, l\lI)), et utiliser a ) ) . En par-
ticulicr, si A est local ct si x est un idéal de définition de A , le A-rnodule gradué HA(M)
cst canoniqiicmcnt isomorphe à Il' ( x w, M) .
c) On siipposc I'anncaii A local noethérien. de dirrieiisiori d ; soit x = ( X I ,. . . , .zd) une
suite sCcantc inaximalc d'élCmcnts de r n .~Montrer que le A-module H ~ ( M s'identifie )
à la lirnite du système inductif de A-rno<liiles (M,, ,u,,), où M, est le rriodule quotient
M/(zyM+. . .+zdM) et l a , , : M, 4 M, (q 3 p) l'horriomorphisme induit par l'homothétie
de rapport ( r i . . .

9) Soient A un anneau local rioethérieri, d sa dimension, x = ( x i , . . . , x , ~ )unc suitc


sécante rnaxiinale d'6lérrieiit,s de rit* .
a) Prouver qu'il existe uii entier nbo tel qiie poiir r n 3 in," ct n > O , on ait
(x;II.. . x : : ; L ) ~ ~ ( ~ ( . 1 ( " + ~. .) ., , X:(~+')) (utiliser ICS CXCIC. 4 ct 7, b)).
O) 011 suppose que A coriticiit urr corps dc caracliiristiqiic p. Prvuvcr qu'on a
( x .~. . x d ) 6( (xY+', . . . , z:ifJ ) quel que soit n 3 0 , c'cst-à-dire qiie A vérifie la condition
5 10 EXERCICES A c x.181

(CM) (exerc. 3 du 5 2 ; consitlérer l'eridorriorphisme n: H z" de A ) . %ut anlieau local


iioetliérien coiitcnmt irri corps vkrilic donc la cordition (CM)' .
c) On suppose de plus <111eA est régiilicr ; soit p : A 4 R uii houiomorphisme d'anneaux
injectif faisant de B un A-module dc typc fini. Prouver yuc le A-rno<iiilep(A) est facteur
direct dans B (cf. 5 2, exerc. 3) ; se ramener au cas où B est intègre, donc local, et
appliqiicr l'cxcrc. 8 di1 # 4).

10) Soicilt k lin corps, A une k-algi.lx-c locale r6guliCrc dc dime~isiond , telle clrie l'cxtcri-
sioii k + K A soit. lrivii~lc.Les A-11iodl11es H;(A) et A' = Homknt (A, k) sont drs modules
de Matlis, donc isomorphes ; on se propose d'explicif,cr lin isorriorpl-iisme entre ces deux
rriodules.
a) Soit x - (21, . . . , x , ~ )un systtme de coordonnées de A . l'oiir t,oiit cnticr p 3 O , on
note A, la k-a.lgi.hrc: A/(zy,. . . ; sd) . Les classes des nior~ôniesx:' . . . T:" avec O ui < p <
forment une hase de A, sur k ; oii clésigric par p, la foririe linéaire sur A, qui vaut I sur la
classe de z f - l . . . zd-l et 0 sur les autres éléincnts de la. hase. Déniontrer qiic lla.pplica.t,iori
k:-liriéaire fi, : A , + Homk(A,, k) déduite dc la fornie bilinéaire (a, O) H p,(ah) cst uii
isomorphismc (on pourra raisonner directerrieril,,o u utiliser l'exerc. 10 du 5 5).
b) Polir q 3 p , soit u,, : A, 4 A, I'ho~noniorphisnie A-linéaire indiiii, pa.r I'hoiiiotlrétir
de rapport (xi . . .z d ) q - p , ~t soit T T , ~ ~: AT 4 Ap l'applicatioii de passage au quoticrit ;
démoiitrer qu'on n fi, o u,, = 'T,,O p , . En dédiiirc par p~wsageA la limite inductive,
compte teriil de l'exerc. 8 , c), un isoriiorphisrne A-linhairc fi : ~ d( A, ) t A'.
c) On suppose (1 = 1 , de sortc quc A csl r i r ~arirlcau de valiiation d i s c r h , et xl = z
uric iiriifoririisarite (le A . Moiitrcr que le choix de l'uniformisante n: permet d'identifier
H;(A) à K/A ; I'isornorphisrnc p : K/A 4 A' est alors défini par p(<p)(a)= lXes(acp),
où Res : K/A 4 k est la projection sur le facteiir k::r;-' dans la décorriposition canonique

I l ) Soient A un anricau local rioetliérieri, 1 un A-rriodulc de Matlis, M un A4-inodulc


de type fini. Oii pose p," = dirn,, E x ~ A ( K A , Mpour
) tout p 3 O ((:$ 5 8, excrc. 4).
Prouver que le A-modiile grad116 HA(M) s'identifie à l'homologie d'un coinplcxc
. . . + O + 1" i 1"' > . . . (loc. cit.). En particulier, si M est nori nul, on a # O pour
p = prof (M) et p = diin(M) (exerc. 4).

11) Soierit A un a.nnea.iilocal rioethbrien, M un A-module de typc fini, de clirnciisioii d ;


ori suppose que M cst un riiodule de BiichsI>airrri(5 2, exerc. 7).
a) Prouver que Ha (M) est anniilé pax mA pour i #d (traitcr d'abord le cas d = 1 , puis
raisonner par récurrence sur d).
h) Soit x un élérnent shcant pour m ; définir pour O < i < d-2 des suites exactes
O 4 HA(M) + Hl(M/.>:M)--i II::'(M) t O.

ri-1

c) Déinonlrcr la forrriule i(M) = C (" , ')


i=»
lg(Hi(M)) (raisonner par récurrence sur l'entier
d 3 1 , en utilisant b) et I'exerc. 8, d) .)II 3 2)

' On ignore si tout anneau local nocthmricn sa.t.isfait (CM)

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