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UNIVERSITE SULTAN MOULAY SLIMANE

FACULTE DES SCIENCES ET TECHNIQUES


Filière : Génie Physique option Energie

Economie pour l’ingénieur

Flottement de
dirham

Réalisé par :
RAHHALI CHAYMAE

BENKHEY YOUSSRA

MAHFOUD SELMA

BADER BELKAOUI BENHADDOU

Encadré par :
PR. F. TOUHAMI Année universitaire 2020-2021
Table des matières

Introduction .............................................................................................................................................. 3
1 Notions importantes .......................................................................................................................... 3
1.1 Régime fixe ................................................................................................................................ 3
1.2 Régime flottant ........................................................................................................................... 4
2 Marché de change............................................................................................................................. 5
2.1 Définition .................................................................................................................................... 5
2.2 Marché de change au Maroc ...................................................................................................... 5
2.3 Taux de change – Régime de change : ...................................................................................... 5
2.3.1 Taux de change .................................................................................................................. 5
2.3.2 Régime de change .............................................................................................................. 6
3 Historique de régime de de change au Maroc ................................................................................... 6
3.1 Le régime de change marocain entre 1957 et 2015 : .................................................................. 6
3.2 Nouvelle pondération Euro/Dollar dans le portefeuille /Dirham à partir de 2015 : ....................... 7
3.3 Le dirham marocain commence à flotter ..................................................................................... 7
4 Pourquoi le Maroc a commencé l'adoption d'un régime de change flottant ? ..................................... 7
5 L’impacts de la réforme de régime de change ................................................................................... 8
5.1 Pour le citoyen : ......................................................................................................................... 8
5.2 Pour les entreprises : ................................................................................................................. 8
5.3 Pour L’Etat : ............................................................................................................................... 8
5.4 Un impact sur les prix : ............................................................................................................... 8
6 Expériences internationales en matière de passage au taux de change flottant ................................ 8
6.1 Egypte ........................................................................................................................................ 8
6.1.1 Impératifs de passer à un régime de change flottant : ......................................................... 8
6.1.2 Résultats du passage au flottement .................................................................................... 9
6.2 Turquie ....................................................................................................................................... 9
6.2.1 Impératifs de passer à un régime de change flottant ........................................................... 9
6.2.2 Résultats du passage au flottement .................................................................................... 9
6.3 Russie ...................................................................................................................................... 10
6.3.1 Impératifs de passer à un régime de change flottant ......................................................... 10
6.3.2 Résultats du passage au flottement .................................................................................. 10
7 Passage du Maroc au flottement : état des lieux ............................................................................. 10
CONCLUSION ....................................................................................................................................... 11
Introduction

Sur ce rapport nous avons essayé de traiter une des plus pertinente politique dans la macroéconomie, c’est
le flottement de la devise bien précisément le flottement du Dirham.
Avant d’entamer notre sujet il est primordial de mettre en valeur deux axiales notions pour bien comprendre
l’origine de préférence d’une devise par rapport à autre ;
Le marché est un lieu de rencontre entre l’offre et la demande, ce lieu peut être réel ou fictif. Il existe
différents marchés en fonction de la nature de ce qui y est échangé. L’offre, déterminée par
les producteurs, est croissante en fonction du prix de vente. Inversement, la demande, représentée par les
consommateurs, est décroissante en fonction du prix. Les principaux marchés sont ceux des biens et des
services et du travail.
On peut projeter cela sur les pays et leurs devises, imaginons que les pays du monde sont des sociétés qui
se concurrencent, le pays qui exporte un grand nombre de produits précis au monde bénéficie d’une devise
très valorisée et vice versa ; C’est comme par l’exemple d’Euro et Dollars qu’on peut tous admettre que ce
sont les plus dominante devise dans le monde entier.

1 Notions importantes

Le taux de change : c’est le prix d’une monnaie exprimé dans une autre monnaie.
Les déterminants du taux de change sont :
-La parité de pouvoir d’achat : c’est une méthode utilisée comparer le pouvoir d'achat des devises
nationales entre pays,
-Le taux d’intérêt : c’est la somme versée par un pays ayant emprunté de la monnaie, au pays qui lui a
prêté cette monnaie.
-La balance des paiements : c’est un document statistique élaboré sous forme comptable, il recense les
flux de biens et de services, de transferts de capitaux et les flux financiers, que les résidents d'un pays
entretiennent avec ceux du reste du monde.

1.1 Régime fixe

Dans un régime de change fixe, le cours d’une devise est fixé par rapport à un étalon – souvent une
monnaie ou un panier de monnaies- par la banque centrale qui émet cette devise.
Le cours ainsi fixé est appelé le cours pivot (ou parité fixe) et constitue le taux de change de référence
autour duquel une certaine marge de fluctuation peut être autorisée (de plus ou moins quelques
pourcents). Les autorités monétaires sont tenues de défendre le cours pivot pour le maintenir à l’intérieur
de la marge de fluctuation autorisée. Des modifications du cours pivot (dévaluation ou réévaluation)
peuvent néanmoins être autorisées sous certaines conditions.
a) Caractéristiques
❖ Currency board :
La monnaie nationale se trouve attachée à une autre monnaie d’un pays partenaire fondée sur une parité
fixe, donc le taux de change est fixé par rapport à la monnaie choisie.
❖ Fixe mais ajustable :
Le régime de change fixé par les autorités monétaires : il met une marge de fluctuations du taux de
change, ce qui conduit à la modification de la parité choisie.
❖ L’union monétaire :
Les taux de change des participants sont fixés, donc on peut remplacer les monnaies locales par une
monnaie commune.
b) Avantages
• Il confère une certaine confiance dans la devise du pays dans la mesure où celle-ci est rattachée à
une devise déterminée ou à un panier de devises.

• Il va souvent de pair avec de meilleurs résultats en matière d'inflation, notamment, dans les pays
en développement ou dans les pays émergents. La crédibilité de l'engagement pris par la banque
centrale de défendre la parité de sa monnaie est donc essentielle.
• Il favorise la croissance de la production et l'intégration économique du pays.
c)Inconvénients
• Il freine l'ajustement extérieur (exemple récent des pays émergents d'Europe)
• Il limite le recours aux politiques macroéconomiques et accroît la vulnérabilité aux crises.
• Il est parfois maintenu à des niveaux incompatibles avec la situation économique d'un pays.

1.2 Régime flottant

• Dans un régime de change flottant (ou flexible), à l’inverse, aucun engagement n’est pris au sujet
du taux de change, qui évolue librement, en fonction de l’offre et de la demande sur le marché des
changes.
• Il existe de même plusieurs formes de régimes de change flottant, depuis le régime « pur » dans
lequel seul le marché définit l’équilibre, jusqu’au régime de flottement administré dans lequel les
banques centrales interviennent de façon coordonnée pour informer le marché des taux de change
souhaités.
a) Avantages
• Il permet une certaine autonomie des politiques monétaires
• Il permet un rééquilibrage automatique de la balance extérieure, sans que les autorités monétaires
aient à intervenir.
• Il permet un ajustement plus rapide aux chocs externes puisque l'ajustement du taux de change de
la devise est constant.
b) Inconvénients
• Il est caractérisé par une forte sensibilité du taux de change aux flux de capitaux dans l’économie.
• Il enregistre une volatilité plus grande à court et moyen terme, ce qui peut provoquer des impacts
négatifs sur la balance commerciale.
• Il est susceptible d’être inflationniste, dans la mesure où il entraîne moins de contraintes dans les
politiques monétaires menées par les pays.
2 Marché de change

2.1 Définition
On ne peut pas aborder le taux de change sans projeter la lumière sur le marché de change ;
Le marché des changes est un marché de gré à gré, c’est à dire que les transactions y sont conclues
directement entre le vendeur et l´acheteur. Il s´oppose donc à un marché organisé (une bourse).
Les opérations y sont souvent moins standardisées et moins normalisées ou dans un cadre réglementaire
plus souple ; Par exemple : une entreprise ou une banque qui désire effectuer une opération de change va
se mettre en relation directe avec une autre banque.

2.2 Marché de change au Maroc


L'instauration d'un marché des changes au Maroc en 1996 rentre dans la modernisation des marchés
financiers. Cette orientation se justifiait par l’accompagnement de l’économie marocaine vers l'intégration
dans le circuit de la mondialisation et de la globalisation financière.
Depuis cette date, les exportateurs, les importateurs et les investisseurs institutionnels marocains, peuvent
non seulement négocier des taux de changes préférentiels, mais aussi se couvrir contre le risque de change.
Il convient de signaler que le Maroc continue jusqu’à aujourd'hui ce processus de modernisation sur le plan
technique et réglementaire.(pratiques techniques, régime de changes, réglementation du marché…)
Et puis nous sommes concentrés sur une notion indispensable qui est le taux de change ;

2.3 Taux de change – Régime de change :


2.3.1 Taux de change
Comme nous sachons, tout pays a sa propre monnaie ; Au Maroc la monnaie que nous utilisons dans nos
échanges de quotidien est le Dirhams ,ceci sur le territoire national bien sûr mais nous réaliserons également
des opérations commercial ou financière avec d’autre pays qui ont leur propre monnaie , par exemple qd
une entreprise souhaite importer une matière qui rentre dans la fabrication de ce qu’elle produit ou quand
un étudiant marocain souhaite poursuivre ses études à l’étranger ce qui implique qu’il doit payer les frai de
scolarité dans le pays où il se rend ou bien encore un citoyen marocain qui désire faire le tourisme à
n’importe quel autre pays . Alors pour tous ces exemples que j’ai cités ; qd ils veulent payer ils seront censé
de payer par la devise du pays de provenance ou bien par une autre devise.
Imaginons que ces personnes ne disposent que de dirham, la question qui se pose c’est comment peuvent il
avoir des devises , c’est bien tout simplement en les achetons comme toute marchandise .Ils s’adressent
vers la banque ou un bureau de change pour acheter la devise dont ils ont besoin en contrepartie du montant
dirhams dont ils disposent cela bien sûr à hauteur de la dotation touristique autorisé par la réglementation
des changes .Pour que toutes ces opérations puissent être réalisés, ils devront connaitre le montant qui leur
faudra payer en dirhams pour obtenir la qté de devises étrangère dont ils ont besoin, c’est ce qu’on appelle
le taux de change .Alors le taux de change est la valeur d'une monnaie nationale ou devise par rapport à
celle d'un autre pays. Traitons cette notion d’une manière approfondie !
Il faut savoir que tout ce qui a trait au régime de change et au cours de change est du ressort du ministère
d’économie et de finance ainsi que de Bank al Maghreb .cette dernière détermine au quotidien le coup
maximum pour la vente et le coup minimum pour l’achat des devises négociés sur le marché de change
domestique .les informations concernant les cours de change sont publiés par Bank Al Maghreb sur son
portail internet , une application téléchargeable sur le smartphone et à travers ses agences implantés dans
différentes régions du royaume .
2.3.2 Régime de change
L’ensemble des règles qui encadrent l’évolution des cours de change est appelée régime de change.
Comme on a déjà mentionné au début on trouve un régime de change fixe, fixes intermédiaires et flexibles.
Notre pays adoptait un régime de change fixe intermédiaire sa monnaie le dirham est rattaché alors à un
panier de monnaie constitué de l’euro à la hauteur de 60% et de dollar américain à hauteur de 40%,cette
composition reflété la structure de change extérieurs du Maroc ,comme on vient de voir la détermination
de la valeur du dirham par rapport au devise se fait sur la base de ce panier euro dollar , la valeur du dirham
vis-à-vis les autres devises évolue à la hausse ou à la baisse selon les variations de ces monnaies sur les
marchés de changes internationaux .
Les devises étrangères proviennent des recettes touristiques, des recettes d’exportation ou des transferts
émanant des marocains résident à l’étranger. Le système bancaire et les autres intermédiaires utilisent leurs
stocks de devises pour réaliser les opérations de leurs clientèles, en cas d’insuffisance sur ce marché elles
peuvent recourir à Bank alma Ghrib pour acheter des devises ;
Pourquoi Bank Al Maghreb et non une autre banque ?
Bank al Maghreb car c’est la banque centrale de notre pays ainsi qu’elle est l’institution mandaté pour
détenir et gérer les réserves de change du pays.
Découvrons comment ces réserves sont constitués ; les sources de devises du Maroc sont principalement
les recettes des exportations des biens et des services, les transferts émanant des marocains résidents a
l’étranger, les recettes touristique, les recettes au titre des investissements des sociétés étrangères au Maroc
et les aides obtenues par le Maroc en provenance de l’étranger. A l’inverse les sortie sont les dépenses
d’importations de bien et de services comme le blé, le pétrole ou autre, le remboursement des dettes
contractés à l’étranger ou encore les dépenses des marocains qui se rendent à l’étranger.

3 Historique de régime de de change au Maroc

3.1 Le régime de change marocain entre 1957 et 2015 :


Le Dirham marocain (DH) depuis sa création le 17 Octobre 1957 est resté accroché au FF par
une parité fixe jusqu'en 1973.

A partir du 17 Mai 1973, et après avoir été rattaché au France français (FF) par un coefficient fixe le dirham
a été rattaché à un panier de 9 devises dans lequel le franc français (FF) rentrait pour une part importante
(38% EN 1973) et déclinante au profit du dollars US qui y pesait 15% en 1973 et 32% en 1980 alors que le
franc français passait à un poids de 25%.
Systèmes de cotation du dirham adoptés en 1973 et 1980 :

L’intégration croissante du Maroc à l’Union européenne, a poussé la banque centrale à ajuster en avril
2001 la composition du panier de référence en faveur de l’euro.
Cette opération donne lieu à la valeur d'un dirham courant et son équivalent en dollar.
Cette méthode de cotation est en vigueur depuis le 25 avril 2001 et elle va durer jusqu’en 2015. Sa mise en
place a coïncidé avec la dévaluation du dirham, en diminuant sa valeur de 5%. Le dollar valait alors 0,8967
euro. L'objectif des autorités monétaires était de réduire la fluctuation du dirham vis-à-vis de la monnaie de
son premier partenaire commercial, à savoir l'Union européenne.

Au moment où la parité dirham/euro est restée globalement stable, la monnaie nationale s'est fortement
appréciée face au dollar. En chiffres, la valeur de l'euro par rapport au dirham a crû de 9,2% seulement
entre 2001 et 2007. Alors que celle du dollar par rapport au dirham s'est dépréciée de 28,25% durant la
même période. Quant à la parité euro/dollar, elle a progressé de 52,2% sur sept ans.

3.2 Nouvelle pondération Euro/Dollar dans le portefeuille /Dirham à partir


de 2015 :
En 2015, la Banque centrale marocaine va modifier la pondération Dollar/Euro, augmentant
celle du Dollar, en la portant à 40 %, et en réduisant d’autant celle de l’Euro, désormais à 60 %, tenant
compte d’une augmentation des échanges commerciaux hors de l’Union européenne (UE).
Cette pondération ne sera pas modifiée et perdure encore aujourd’hui.

3.3 Le dirham marocain commence à flotter

Avec l’entrée en vigueur du flottement du dirham, son cours sur le marché des changes
dépendra de la loi de l'offre et de la demande. Les autorités ont commencé dans un premier temps à élargir
la bande de fluctuation avant une libéralisation totale. Et donc La parité du dirham est déterminée à
l'intérieur d'une bande de fluctuation de ±2,5% contre ±0,3%.

4 Pourquoi le Maroc a commencé l'adoption d'un régime de change flottant ?

La réflexion sur la flexibilité du régime de change a débuté en 2007 pour permettre au Maroc d'être en ligne
avec la libéralisation de son économie. Cette réforme du régime de change est également encouragée par la
fragilité du régime de change fixe face à l'éventualité d'un choc extérieur important. La nécessité de cette
réforme et son timing s’expliquent en réalité par deux raisons :
• La première est la prédisposition de l’économie marocaine à opérer ce changement de cap
puisqu’elle réunit tous les prérequis (réserves de change, déficit maîtrisé, monnaie en ligne
avec sa valeur réelle...).

• La seconde est l’incertitude dans laquelle évolue l’économie mondiale qui comporte de forts risques
extérieurs.
5 L’impacts de la réforme de régime de change

Pour un pays en développement comme le Maroc, la mise en place d'un tel régime peut être un moyen
d'augmenter les recettes en devises, de booster l'offre exportable et les investissements étrangers et de
faciliter l'intégration à l'économie mondiale.

5.1 Pour le citoyen :

C’est peut-être un changement dans les habitudes de consommation et une orientation vers le produit
national, mais surtout de nouvelles opportunités d'emploi et d'insertion professionnelle grâce à une
économie dynamique et créatrice de richesse. Donc une rationalisation de la consommation des biens
importés s'imposerait en cas d'augmentation des prix de ces derniers.

5.2 Pour les entreprises :

C'est une révolution culturelle où la définition d'une vraie stratégie et la mise en place d'une
gestion des risques sont les mots d'ordre, plutôt qu'une gestion opérationnelle au jour le jour. Donc une
orientation vers la maîtrise de la chaîne de valeur et la définition de stratégies de croissance s'imposeraient
-industrialisation et internationalisation, notamment- afin de garantir un développement durable loin de
toute dépendance et de chocs de l'environnement externe.

5.3 Pour L’Etat :

Il ne faut pas oublier que pour l'Etat, c'est plutôt un soulagement des finances publiques et une orientation
de l'effort financier du Trésor vers l'investissement et le renforcement des
fondamentaux économiques

5.4 Un impact sur les prix :

Bien évidemment que cela a un impact sur les prix. Supposons que le flottement du dirham est total et que
le prix de certains produits que l'on importe augmente. Le Maroc sera obligé d’émettre une grande quantité
de devises. Par conséquent la valeur du dirham va baisser ce qui augmentera la valeur et les prix des
marchandises importées. En d'autres termes, certaines marchandises seront plus couteuses et moins
accessibles pour les Marocains

6 Expériences internationales en matière de passage au taux de change flottant


Afin de tirer des leçons de passage à un régime de flottement, et de relever les effets macroéconomiques
qu’un pays peut-il subir par son passage à un régime de flottement, nous allons mettre l’éclairage sur un
panel composé de trois pays à savoir : L’Egypte, la Turquie et la Russie. Ce choix est basé sur la revue de
littérature. Notamment, sur le benchmark présenté par la banque centrale du Maroc au sujet du passage au
flottement.
6.1 Egypte
6.1.1 Impératifs de passer à un régime de change flottant :
En Egypte, la mise en place d'un système de taux de change flottant en novembre 2016, fait partie
d'un ensemble de mesures conditionnelles du FMI pour l’obtention d’un prêt de 12 Milliards de dollars,
afin de s’échapper de la crise économique qui a frappé l’Egypte après les révolutions de 2011. Ce pays, a
toujours été témoin des niveaux de réserves de change faibles et en baisse de 45% : 19,6 milliards de
dollars en septembre 2016 contre 35,5 milliards de dollars en septembre 2010 [15], compte tenu des
instabilités politiques et régionales, d'un climat d'investissement faible, des préoccupations en matière de
sécurité et de l'affaiblissement de la compétitivité. Par ailleurs, les pénuries de devises durant les années
postrévolutions, ont ainsi conduit à l'émergence d'un marché noir pour le dollar, avec le taux parallèle
double le taux officiel, aggravant la situation nationale.
6.1.2 Résultats du passage au flottement
Le passage à un taux de change flottant a permis après une période d’ajustement de réduire le
déséquilibre externe. La hausse des exportations, des recettes touristiques et des transferts des expatriés
s’est traduite par une baisse du déficit du compte courant. L’excédent du compte de capital s’est accru du
fait d’une hausse des IDE et des investissements de portefeuille. La dette privée en devise détenue en
grande partie par le système bancaire s’est réduite limitant les facteurs de risque lié à un choc externe. Les
exportations devraient continuer de progresser en 2018. Les gains de compétitivité prix et l’accroissement
de la production de gaz et électricité continueraient via la hausse des exportations de générer une baisse
du déficit courant en 2018. Les conséquences immédiates du passage au flottement ont montré un certain
potentiel de progression économique, pouvant résoudre la crise des changes. Cependant, d’énormes
contraintes inflationnistes sur le pouvoir d'achat des ménages ont eu lieu. Par conséquent, la capacité du
gouvernement et des décideurs institutionnels à s'adapter efficacement aux défis inflationnistes des
ménages déterminera grandement le succès macroéconomique du flottant.
6.2 Turquie
6.2.1 Impératifs de passer à un régime de change flottant

La grave crise bancaire et monétaire qui a marqué la fin de 2000 et le début de 2001 a fait capoter
le programme triennal de stabilisation fondé sur le taux de change, 14 mois seulement après son
lancement. La parité à crémaillère a été abandonnée et la monnaie a été mise en flottement le 22 février
2001.Les tensions qui ont connu leur apogée lors de la crise de fin novembre 2000 étaient profondément
enracinées dans le système économique turc. Toutefois, la cause immédiate de la crise aura été la
combinaison de pertes de portefeuille et de problèmes de liquidité dans quelques banques qui a déclenché
une crise de confiance dans l’ensemble du système bancaire. Ce phénomène a lui-même suscité des
sorties de capitaux spéculatifs, une ponction des réserves de change, une aggravation de la pénurie de
liquidité bancaire, ce qui a entraîné une hausse brutale des taux d’intérêt et des pertes de portefeuille
encore plus grandes pour les banques.
6.2.2 Résultats du passage au flottement

L’adoption d’un régime de change flottant, a conduit la livre turque à se déprécier aussitôt d’un
tiers vis-à-vis du dollar, et des deux tiers pour finir. Un nouveau programme a été présenté dès le mois de
mai 2001, et son contenu a été précisé et affiné pendant les derniers mois de l’année et jusqu’au début de
2002. Ce programme a obtenu le soutien du FMI, qui s’est engagé à accorder de nouveaux financements à
l’automne 2001 et a procédé à un important versement en février 2002. Le nouveau programme
représente un effort plus affirmé que les précédents pour remédier aux faiblesses fondamentales de
l’économie. En conséquence, les principales réformes structurelles sont fortement axées sur le secteur
public, l’assainissement du secteur bancaire, et la libéralisation des marchés afin de permettre une
croissance tirée par le secteur privé. En raison de l’ampleur des coûts budgétaires engendrés par la remise
en ordre du secteur bancaire et du gonflement consécutif de la dette publique, les objectifs budgétaires ont
été durcis. Compte tenu par ailleurs de la nécessité de trouver un nouveau point d’ancrage nominal,
l’intention des autorités était de faire évoluer la politique monétaire vers un régime formel de ciblage de
l’inflation, géré par une Banque centrale indépendante.
6.3 Russie
6.3.1 Impératifs de passer à un régime de change flottant

En novembre 2014, l’économie russe a été confrontée à des circonstances exceptionnelles. Durant
cette année, le pays a été au bord de la récession, masquée par le repli des importations, l’impasse
géopolitique, les sanctions économiques internationales et la chute des prix du pétrole. À l’issu de cette
dernière, les exportateurs de pétrole accumulent les liquidités en devises et les investisseurs quittent la
Russie. Dans le même mois, la Banque de Russie annonçait que le rouble passait à un régime de libre
flottement monétaire. Cette démarche était planifiée, mais dans le contexte de la forte baisse du cours
pétrolier à partir de l'automne 2014, il était important de trouver le bon moment pour annoncer le
lancement du processus. Initialement, la Banque de Russie comptait passer au libre flottement du rouble
en janvier 2015, mais la situation tendue sur le marché monétaire à cause de l'activité accrue des
spéculateurs, les problèmes économiques et les facteurs géopolitiques ont brouillé les cartes du régulateur.
La Banque de Russie a finalement décidé de mettre en œuvre cette décision deux mois plus tôt que prévu.

6.3.2 Résultats du passage au flottement

La libéralisation de la monnaie russe a été accompagnée aussitôt d’une dévaluation. Il y a


plusieurs facteurs à l’origine de l’énorme dévaluation du rouble. Les principales causes sont les sanctions
imposées par l’Occident, la baisse du prix du pétrole et des attaques spéculatives contre le rouble, qui se
sont multipliées. Les attaques contre le rouble font partie d’une guerre économique menée par les Etats-
Unis et l’Union européenne (UE) contre la Russie. En raison desdites sanctions, de nombreuses grandes
sociétés russes ne peuvent plus avoir accès aux capitaux étrangers et ont dû renoncer à des projets
lucratifs. Des licenciements massifs ont été enregistrés dans le secteur industriel, et le revenu réel a
diminué officiellement en Octobre pour la première fois depuis 2008. Ainsi, la dépréciation rapide du
rouble a constitué un obstacle à la croissance économique dans la mesure où la dépréciation renforce
l’inflation et crée des risques dans le secteur bancaire. La hausse de l’IPC, qui a atteint 9,1% en novembre
2014 (contre 6% au début de l’année) a pesé sur les salaires réels. Par ailleurs, le relèvement du taux
directeur (jusqu’à 17%) par la Banque centrale a pesé ainsi sur la demande domestique. Les finances
publiques ont également été soumises à des pressions de plus en plus fortes en raison de l’inflation. D’un
autre côté, la dépréciation réelle du rouble (16% depuis le début de l’année 2015) a aussi pu engendrer
des gains de compétitivité. Mais ils semblaient limités compte tenu de la pénurie des investissements
paralysés par la dépréciation elle-même et le coût élevé du crédit.

7 Passage du Maroc au flottement : état des lieux


Etat comparatif
À travers ce qui a été exposé ci-dessus, nous pouvons déduire pour ce qui est associé aux inconvénients
de l’adoption du régime de change flottant par les pays du panel, que contrairement aux cas de l'Egypte et
de la Turquie, la réforme du processus de flexibilisation pour le Maroc est préparée, graduelle est ordonné
pour le Maroc, c’était aussi le cas pour la Russie, sauf l’empêchement des circonstances survenues et
poussant le pays à adopter le flottement deux mois avant la date planifiée. Ainsi, à l’opposé des deux
premiers pays, cette mesure n'est pas une décision prise dans l'urgence et ne conditionne pas la réception
d'un aide financier. La réforme devrait accompagner les mutations structurelles qu'a connues l'économie
marocaine durant ces dernières années. Par ailleurs, contrairement aussi à l’Egypte et la Turquie, le Maroc
dispose de réserves de changes adéquates, entre 100 et 150 % de l'ARA METRIC, contre des réserves
inadéquates pour l’Egypte et la Turquie respectivement de 50% et 68%. Le Maroc Jouit d’un niveau
d’inflation faible, inférieur à 2% à contrario pour les deux autres pays en question dans les pourcentages
respectifs sont de 23 et 30 [22]. Pour ce qui est du cas de la situation politique de la Russie, nous pouvons
affirmer qu’à l’opposé, le Maroc jouit d’une certaine stabilité politique, qui empêche le Maroc dans de
telle situation de faire face aux conséquences désastreuses qu’a connu la Russie.

CONCLUSION

Depuis son indépendance, le Maroc s’est engagé dans un processus de réformes structurelles visant
l’amélioration de la situation économique. Les résultats de ces réformes ont été assez diversifiés. À
travers ce qui précède nous concluons que les différents régimes de change s’accompagnent de plusieurs
avantages et inconvénients, et qu’aucun régime de change n’est approprié pour l’ensemble des pays, et
que le même régime ne sera approprié éternellement. Le Maroc a parcouru un long chemin de réformes
afin de chercher la stabilité des fondamentaux macroéconomiques. Le pays a ainsi opté pour une
libéralisation progressive et une flexibilisation de son régime de change afin de gagner d’avantage de
compétitivité par rapport à ses concurrents. Ce passage, certes étudié et soutenu par le Fond Monétaire
International et les autorités marocaines sont optimistes quant aux avantages multiples à acquérir.
Toutefois, le passage vers plus de flexibilité n’est pas sans risque. La sphère internationale présente des
leçons riches pour le passage au flottement, traçant les impacts positifs mais aussi négatifs, auxquels le
Maroc doit se méfier et mettre les mesures nécessaires afin de les affronter au bon moment. Pour finir, il
s’avère utile de souligner que d’autres facteurs, autre que le régime de change, influent sur les
fondamentaux. Notamment, la forte dépendance du pays du secteur agricole pour bâtir sa croissance.

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