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Master spécialisé : management stratégique des ressources humaines et

gouvernance régionale

Semestre 2

Module : Entrepreneuriat et développement régional

Thème :

Les politiques territoriales


d’accompagnement à l’entrePRENEURIAT

AGHZER Siham

CHERFAOUI Chaïmaa

DRIOUECH AYYOUB

EL-OGRI Oussama

KLAI Afaf Sous-direction de :


Mme. Bouchra DEBBAGH

1
2020/2021
Plan :
Chapitre I : L’accompagnement entrepreneurial

Section 1 : Le cadre conceptuel de l’entrepreneuriat

Section 2 : Les fondements d’accompagnement entrepreneurial

Chapitre II : les politiques territoriales d’accompagnement de l’entrepreneuriat

Section 1 : Les mesures publiques d’accompagnement de l’entrepreneuriat au Maroc

Section 2 : les obstacles que rencontre l’accompagnement de l’entreprenariat et les solutions


possibles pour les surmonter

Chapitre III : cas d’accompagnement à l’entrepreneuriat

Section 1 : expérience marocaine MOUKAWALATI

Section 2 : programme intégré d’appui et de financement des entreprises et programme IMTIAZ

Conclusion

2
Introduction générale :
De nombreux pays ont multiplié les politiques d’aide, d’incitation et de soutien à la création
d’entreprise basée ou non sur l’innovation. Ces initiatives font l’objet d’évaluations fondées sur de
nombreux indicateurs proposés par la littérature pour classer les pays selon la performance de
l’activité entrepreneuriale (Szerb et al. 2013). Mais ces évaluations nationales ne tiennent pas compte
des processus de décentralisation en cours dans de nombreux pays. Alors que les régions et les
territoires ont acquis de plus en plus de compétences en matière de développement économique et
ont déployé de nombreux dispositifs de soutien à la création d’entreprise à l’échelle territoriale. Ces
dispositifs viennent généralement compléter ou adapter les dispositifs nationaux en la matière.

Cependant, l’approche territoriale du développement économique reste contestée par certains


auteurs qui pointent le manque de vision et de cohésion dans les politiques territoriale, et surtout une
tendance à répliquer la politique nationale et à créer un millefeuille de dispositifs qui nuit à la
compréhension des porteurs de projets. En effet, cet empilement des dispositifs politiques d’aide à la
création d’entreprise entraîne un manque de clarté dans la répartition des rôles et des missions entre
les structures d’accompagnement.

L’hypothèse de recherche avancée est que l’accompagnement à l’entrepreneuriat implique un


management du territoire au niveau méso et micro économique en faveur de la création d’entreprise.
Cela suppose un management des institutions et des réseaux qui soutient de manière directe et
indirecte, formelle ou informelle, l’entrepreneuriat au niveau des territoires et surtout construire un
vrai projet territorial d’appui au développement local.

Dans un tel contexte, comment les entrepreneurs marocains perçoivent-ils le rôle de l'État dans
la promotion de l'entrepreneuriat ?

Ce travail s’articule sur 3 chapitres :

 Le premier introduit l’accompagnement entrepreneurial ;

 Le deuxième met l’accent sur la promotion de l’esprit entrepreneurial au


Maroc ;

 Finalement le troisième s’intéresse à l’étude du cas du Maroc vis à vis à


l’accompagnement de l’entrepreneuriat.

3
Chapitre 1 : L’accompagnement entrepreneurial :

Introduction :
Discipline scientifique, objet d’enseignement, de débats politiques, économiques ou institutionnels,
l’entrepreneuriat est invoqué à tous les niveaux. Il représente souvent un enjeu, parfois un espoir, et
systématiquement une richesse.

Selon l’angle adopté, l’entrepreneuriat peut être valorisé comme apporteur de solutions alternatives
aux problèmes économiques et sociaux, essentiellement par le biais de : la création de richesses,
d’emploi, l’innovation, le renouvellement du parc d’entreprises, l’exploitation des ressources, la
diversification et la complémentarité des entreprises...etc.

Au-delà des étapes de création, l’accompagnement permet de mieux appréhender la multiplicité des
facteurs qui interviennent dans le processus d’élaboration et de mise en œuvre des projets de création
ou de développement. Si les structures d’accompagnement locales mettent à disposition ressources ,
outils, réseaux. Nous pouvons supposer qu’elles influent également sur la représentation qui va
construire l’entrepreneur à la fois de son projet de développement, de sa capacité à convertir ses
savoirs en compétences entrepreneuriales, ainsi que la façon dont il va surveiller cet environnement.

Ce chapitre, traite en premier lieu le cadre conceptuel de l’entrepreneuriat dans la première section,
la deuxième section va aborder les concepts fondamentaux de l’accompagnement entrepreneurial en
second lieu à savoir les outils et mécanismes d’accompagnement à la création d’entreprise, et en
dernier lieu les différents dispositifs et structures d’accompagnement entrepreneurial.

Section 1 : Le cadre conceptuel de l’entrepreneuriat


L’une des plus fondamentales critiques formulées à l’encontre du domaine de recherche en
entrepreneuriat concerne la définition des concepts qui lui sont centraux, notamment les notions
d’entrepreneuriat et d’entrepreneur (Landström, 2005).

L’entrepreneuriat1:
Quelques définitions de l’entreprenariat :

 « L’entrepreneuriat est le champ qui étudie la pratique des entrepreneurs : leurs activités,
leurs caractéristiques, les effets économiques et sociaux de leur comportement ainsi que les
modes de soutien qui leur sont apportés pour faciliter l'expression d'activités
entrepreneuriales » FILION (1997)
 « L’entrepreneuriat est un phénomène combinant un individu et une organisation […], son
action induit du changement et conduit à une modification partielle de l’ordre existant »
(Thierry VERSTRAET dans l’ouvrage Histoire d’entreprendre : les réalités de l’entrepreneuriat).
 « L'entrepreneuriat est quant à lui généralement défini comme un processus qui débouche
sur la création d'entreprises. C'est un ensemble d'actions consistant à partir d'une idée, à
identifier, évaluer et exploiter une certaine opportunité en créant ou en reprenant une

1
Nezha AMARA et Zahra RAMADAN ; L’entrepreneuriat au Maroc ; page : 3-4-Mohamed
Binkkour ; La promotion de l’entrepreneuriat au Maroc : rôle de l’Etat et perception des
entrepreneurs ; page : 244-250

4
activité qui sera par la suite développée par un individu ou un groupe d'individus ». Cet
ensemble d'actions se solde par la création d'une valeur nouvelle (Paturel, 2007) et l'individu
ou le groupe réorganise des ressources indépendantes d'une façon nouvelle afin de saisir
l'opportunité (Johannisson, 2003). Ce processus se matérialise par la création d'une nouvelle
organisation : l'entreprise (Gartner, 1993).
 Le phénomène entrepreneurial met en relation l'entreprise et son créateur. Le créateur
d'entreprises est appelé entrepreneur. C'est lui qui crée une chose, une valeur. C'est à
travers cette valeur qu'il est définit (Bruyat, 1993). Il crée, développe une entreprise contre
vents et marées. Cette initiative constitue pour lui une source de création de richesses et
d'emplois (Bruyat, 1993).
 « L’entrepreneuriat est le résultat de toute action humaine pour entreprendre en vue de
générer de la valeur via la création ou le développement d’une activité économique identifiant
et exploitant de nouveaux produits, de nouveaux procédés ou de nouveaux marchés ». (OCDE,
2007).
Donc, l'entrepreneuriat est le phénomène de l'émergence et de l'exploitation de nouvelles
opportunités créatives de valeur économique ou sociale, motivées et rendues possibles par l'initiative
et le dynamisme de l'innovation en interaction avec l'environnement.

L’axe essentiel du phénomène est le processus créatif qui mouvemente et structure la dynamique
homme/projet pour l’entraîner vers une configuration entrepreneuriale susceptible d’exploiter avec
succès l’opportunité visée.

Trois transformations accompagnent le processus de l’entrepreneuriat :

D’un porteur de projet en entrepreneur ;

D’une idée en opportunités commerciales et en business model ;

D’un groupe de personnes disparates en organisations entrepreneuriale effective.

Quatre dimensions déterminent l’envie d’entreprendre :

Une dimension socio culturelle ;

Une dimension psychologique ;

Une dimension managériale ;

Une dimension économique et politique.

A. Fayolle (2005) identifie trois axes génériques qui s’expriment dans le champ de l’entrepreneuriat :

L’entrepreneuriat en tant qu’objet de recherche qui revient à s’intéresser à des comportements


individuels et organisationnels et au couple individu/projet.

L’entrepreneuriat en tant que domaine d’enseignement qui est plus focalisé sur des connaissances
spécifiques pour entreprendre.

L’entrepreneuriat en tant que phénomène économique et social s’intéresse à des effets, à des
résultats de l’acte d’entreprendre. Aussi plusieurs chercheurs se sont-ils intéressés à élaborer un cadre
conceptuel pour mieux appliquer ce concept.

5
L’entrepreneur au centre de processus entrepreneurial2:

L’entrepreneur représente l’essence ou le cœur de l’entrepreneuriat. Il innove en fonction des


opportunités qui se présentent, mais aussi organise les ressources pour produire et commercialiser,
tout en cherchant son intérêt.

L’idée et le désir d’entreprendre échappent à la simple analyse économique, ces dernières germent et
grandissent dans un terroir favorable (culture histoire, valeurs, aspirations etc.…) qui situe
l’entrepreneur au centre du processus entrepreneurial.

La définition du terme « entrepreneur » ne fait l’objet d’aucun consensus (Gartner, 1999). Selon lui, il
existe deux façons pour approcher le terme “entrepreneur” : la première est « qu’est-ce qu’un
entrepreneur ? » ; la deuxième est « que fait l’entrepreneur ? ».

Casson (1991) propose deux approches pour distinguer les théories traitant le terme “entrepreneur” :

L’approche fonctionnelle : qui cherche à spécifier la fonction de l’entrepreneur, elle se contente


simplement d’affirmer que l’entrepreneur est défini « par ce qu’il fait ». Cette approche définit une
fonction et considère un entrepreneur comme toute personne qui la remplit.

L’approche descriptive : elle fournit une description de ce qui fait l’entrepreneur, elle permet de mettre
en lumière les caractéristiques propres d’un acteur qualifié d’entrepreneur. Cette approche est la plus
privilégiée par les comportementalistes.

Selon Filion et Toulouse (1995) :

 L’entrepreneur est un acteur ayant l’initiative, qui ose faire des choses nouvelles ou faire les
choses d’une autre manière. Généralement, il est qualifié d’opportuniste ou de visionnaire.
Donc l’entrepreneur est défini comme :
L’individu ou le groupe d’individus qui réussit ou réussissent à identifier dans son leur
environnement une opportunité et qui arrive ou arrivent à réunir les ressources nécessaires pour
l’exploiter en vue de créer de la valeur.

Ou l’individu qui engage une quelconque action en vue de la création ou l’établissement d’une
entreprise ou d’une organisation (Gartner, 1990 ; Reynolds, 1997).

Définition de l’accompagnement entrepreneurial

L’accompagnement entrepreneurial s’inscrit dans la perspective de l’aide au conseil à la création et au


management stratégique, c’est une méthode fondée sur la décision et sur la systémique.

En fait, l’approche se veut collective et encourage le créateur ou le dirigeant à reproduire


progressivement sa propre démarche intellectuel dans le cadre des impératifs organisationnels et du
contexte socio-économique générale

2
Frank Janssen et Bernard Surlemont ; L’entrepreneur : ses caractéristiques et ses motivations
; chapitre 2-Mohamed Binkkour ; La promotion de l’entrepreneuriat au Maroc : rôle de l’Etat
et perception des entrepreneurs ; page : 250

6
L’accompagnement entrepreneurial est pourtant un facteur qui influence le succès des entreprises : la
pérennité est supérieure pour celles qui sont accompagnées que pour celles qui ne le sont pas.3
L'accompagnement entrepreneurial comme l'a présenté Pluchart (2012, p. 220)4 "recouvre un
ensemble de relations et/ou de médiations visant à apporter les ressources financières, matérielles et
immatérielles nécessaires au créateur ou au repreneur d'entreprise". Batavia Industrial Center fut la
première structure d'accompagnement établi en 1959 à New York, Etats-Unis5 Il présente le premier
incubateur établi.

Ansi, R. Cuzin et A. Fayolle6 définissent l’accompagnement comme une « pratique d’aide à la création
d’entreprise, fondée sur une relation entre un entrepreneur et un individu externe au projet de
création. A travers cette relation, l’entrepreneur va réaliser des apprentissages multiples et pouvoir
accéder à des ressources ou développer des compétences utiles à la concrétisation de son projet ».

Les démarches d'accompagnement à la création d'entreprise sont désormais courantes et font partie
des préoccupations socio-économiques des collectivités locales (Fourcade, 1991). En fait, le processus
de création et de développement de l’entreprise s’inscrit dans un écosystème constitué par les agents
socio-économiques du territoire concerné, en l’occurrence, les institutions locales, les réseaux de sous-
traitances et de fournisseurs, les structures de recherche, les organismes de formation et les financeurs
actuels et potentiels. Sous l’influence croisée de ces agents, le territoire peut connaître de notables
transformations pour s’assurer une dynamique économique favorisée par les pratiques
d'accompagnement (Fayolle, 1994 ; Saporta, 1994 ; Levan-Lemesle, 1998). Les actions collectives de
sensibilisation à la création d’entreprise et d’accompagnement des créateurs émanent de cette
nécessité de dynamiser le territoire local (Smith, Dickson et Smith, 1991 ; Johannison, 1988 ; Geringer,
1988 ; Lynch, 1989 ; Freeman, 1991 ; Blancho, 1995). On remarque que, non seulement, ces actions
contribuent à bâtir un environnement économique favorable au phénomène entrepreneurial, mais
qu'elles participent aussi à l’aménagement du territoire4.

Section2 : Les fondements d’accompagnement entrepreneurial


Etapes, objectifs et rôles d’accompagnement entrepreneurial :

Les étapes d’accompagnement entrepreneurial :


A/ L’accueil :5 est un temps d’information, de sensibilisation et d’orientation ou de réorientation des
porteurs d’idées. Il marque « le début du traitement de l’idée et laisse une grande place à l’expression
du porteur, ce dernier se présentant et exposant son projet, puis détaillant plus au moins la
formalisation écrite du projet et les informations déjà réunies.

Dans cette étape, le porteur va tenter d’expliciter son idée et les accompagnants vont l’aider à
clarifier cette idée. Pour ce faire des informations vont être échangées et des informations peuvent
être suivies, l’accompagnant va également réaliser un pré diagnostic du projet.

3
Le grand livre de l'entrepreneuriat Sous la direction de Catherine Léger-Jarniou, Paris, 2013, p271
4
Xième Conférence de l’Association Internationale de Management Stratégique « ACCOMPAGNEMENT
ENTREPRENEURIAL ET CONSTRUCTION DES FACTEURS CLES DE SUCCES », Gérard A.Kokou
DOKOU, juin 2001, Université Laval, Québec
5
BOUGHANEM. F, « L’entrepreneuriat féminin et son accompagnement : cas de l’accompagnement par
l’ANSEJ des femmes entrepreneurs de la wilaya de Tizi-Ouzou », Thèse de magister, FSECG-UMMTO, 2008,
P. 94

7
 B/ L’accompagnement proprement dit : comprend l’aide au montage complet du dossier pour
aboutir à présenter un business plan d’une part et à organiser un accompagnement financier
d’autre part. Des formations peuvent également être envisagées à ce niveau sur des points
précis ainsi que des temps de rencontre avec l’accompagnant pour valider et construire le
business plan. Le Business plan : « est un dossier synthétique de présentation d’un projet
entrepreneurial, et une démarche d’analyse stratégique ayant permis de l’élaborer, il est
composé d’un plan d’action détaillé et tente de démontrer la viabilité et la rentabilité de la
future entreprise » 6L’accompagnement financier peut aller jusqu’à aider le porteur de projet
dans ses démarches de négociation avec des porteur de fonds.
 C/ Le suivie post-création : comprend toutes les formes d’appui au chef d’entreprise visant à
l’aider à mettre en place des outils de gestion adaptée, lui apporter des conseils pour la prise
de décision, aussi « il s’agit bien d’une démarche qui comprend trois volets : l’accueil des
créateurs, des prestation personnalisées et un suivi pendant une période plus au moins longue
»7
L’aider à définir et à réaliser sa stratégie commerciale, insérer son entreprise au mieux dans
l’environnement la réalisation de ces missions présuppose une expertise technique de
l’accompagnement pour valider la viabilité du projet. Elle souligne également son rôle social même
si certains le minimisent l’accompagnement implique, en effet, une mission sociale et un
encadrement technique. Ces définitions et ces missions partagées par l’ensemble des
accompagnants sont ensuite interprétées sur le terrain de manière fortement contrastée selon les
dispositifs et les structures.

Les objectifs de l’accompagnement :


Plusieurs objectifs peuvent sous-tendre l’accompagnement, à savoir :

- Apporter une réponse rapide et de proximité aux porteurs de projet ;


- Permettre aux acteurs de s’accaparer de la méthodologie de la création et, éventuellement, de suivre
une formation ;
- Valoriser la démarche entrepreneuriale des créateurs, même si celle-ci ne devait pas aboutir, et
préparer, le cas échéant, les personnes à passer de la sphère sociale à la sphère économique ;

-Veiller à ce qu’une évaluation des capacités des porteurs de projet et de leur projet soit effectuée tant
par les acteurs mêmes que par les accompagnateurs ;

-Tendre à l’autonomie des créateurs donc des futurs chefs d’entreprise ;

-S’assurer de l’adéquation entre la personne et son projet ;

- Faire acquérir le capital social jugé minimum pour la pérennité du projet ;

- Dans cette optique, mettre en réseau le créateur avec ses partenaires commerciaux, financiers

Et industriels.

Le rôle de l’accompagnement :8
Le rôle de l’accompagnant consiste en une transmission de connaisses spécifiques. L’accompagnant
contribue à la définition des critères qui serviront de fondations à la décision de l’entrepreneur et à la

6
FAYOLLE. A, « Entrepreneuriat, apprendre à entreprendre », Ed Dunod, Paris, 2004, P. 292.
7
KIZABA.G ; Op cité, P75.
8
38 www.entrepreneuriat.com.

8
distinction de l’information fiable et pertinente pour la poursuite du projet entrepreneurial. Il se doit
d’adapter sa posture afin de cerner la personnalité de l’entrepreneur, ses compétences et savoir-faire,
mais aussi comprendre sa situation particulière, ses enjeux. Il doit prendre en compte la dimension du
projet et toujours adapter son approche et considérer que les organisations de petites tailles ne
peuvent s’entendre comme un modèle réduit des grandes entreprises.

Cette approche doit l’aider à mieux appréhender le projet entrepreneurial et à identifier son
avancement. Toutefois, si dans cette démarche, l’accompagnant épaule et supporte l’entrepreneur
dans sa quête d’informations il ne peut, ni ne doit, se substituer à lui dans la prise de décisions.

Outils et mécanismes d’accompagnement entrepreneurial :

les outils d’accompagnement entrepreneurial :9


« L’accompagnement à la création d’entreprise utilise des différents types d’outils pour que le

Système d’aide soit complet et cohérent » :

A/l’information : L’information et disponible grâce aux chambres de commerce ou organismes


spécialisés dans le traitement de l’information économique, financière ou juridique aux universités
impliquées dans ce processus de lancement d’entreprises, aux revues spécialisées qui contribuent
d’une manière très efficace grâce à la vulgarisation de l’information et à leur apport en conseils
pertinents, souvent données par des spécialistes aux compétences indiscutables.
Sur le plan de l’information sur le marché, sur les produits ou les performances des entreprises par
secteur, l’INSEE (Institution National de la Statistique et des Etude Economiques) en France, par
exemple, met à la disposition des créateurs d’entreprises, des informations très détaillées. Cette
disponibilité d’une information de qualité contribue considérablement à une meilleure prise de
décision.

B/la sensibilisation : Il existe divers pratiques de sensibilisation, ceci est certainement dû à la nécessité
de prendre en compte plusieurs facteurs, tel que la culture, les habitudes, les coutumes, les
connaissances, les habitudes spécifiques à la population visées. Nous présentons quelque unes de ses
pratiques de sensibilisation les plus utilisés :

-Les actions pédagogiques (cours, modules et conférence).

-Les manifestations associatives (conférence, journée d’information) ;

-Les actions initiatives (concours, subvention, prêts) ;

-Les actions de communications (campagne télévisé, radio, journaux).

C/la stimulation : Il s’agit maintenant d’information et d’actions plus orientées, destiné à mettre en
lumière les avantages que l’on peut retirer d’une création d’entreprise au plan personnel. On
informera les créateurs potentiels et on les fera accéder à des avantages tels que primes, concours,
aides financières. Cette démarche a pour objectif d’accélérer la prise de décision, de crée en levant les
freins éventuels et en proposant des opportunités et des facilités.

9
9 ALBERT. P, FAYOLLE. A et MARION.S, « L’évolution des systèmes d’appui à la création d’entreprises »,
In revue FG.n°101, Novembre_Décembre 1994.PP. 100_112.

9
D/la formation : La formation entrepreneuriale est aujourd’hui reconnue comme étant primordiale
pour la bonne conduite des nouveaux projets entrepreneuriaux et pour améliorer des compétences
des entrepreneurs. Nous distinguons la formation générale des créateurs potentiels, personne qui a
l’intention vaguement, ressenti d’être de nouveaux entrepreneurs et pour lesquels la formation est
plus une sensibilisation qu’une étude approfondie du métier du nouvel entrepreneur, et la formation
spécifique destiné aux créateurs révélés, c’est-à-dire aux personnes ayant un projet plus au moins
défini. Cette formation spécifique prend très souvent la forme d’une préparation à l’action et d’une
mise en garde vis-à-vis des obstacles qui vont se présenter lors des phases de création et de croissance
risquée.

E/la préparation : À ce niveau nous nous situons aux frontières de la formation et du conseil, dans la

Mesure où la formation passe souvent par une assistance plus au moins personnalisée. Le

Formateur prend fréquemment la position du conseil pour l’élaboration du dossier de création.

 F/le conseil : L’intervention de conseil peut avoir lieu avant, pendant ou après la création. Elle
concerne les plus souvent les domaines techniques, juridiques, financiers ou commerciaux.
Cette assistance vise à seconder le futur ou nouvel entrepreneur, à lui éviter les erreurs le plus
fréquemment rencontrées, à l’informer des possibilités qui lui sont offertes, à redresser les erreurs qui
ont pu être commises.
 G/le soutien institutionnel : Ce sont notamment les mesures administrative et fiscales
proposées aux entrepreneurs et/ou aux entreprises dans le but de réduire les freins
(allègement des formalités administrative ou juridique par exemple), ou de crée des
encouragements par des mesures fiscales appropriées.
 H/le financement : Ces mesures sont destinées à remédier au problème le plus fréquemment
évoqué en matière de création et de développement d’entreprise : l’absence ou l’insuffisance
de capitaux propres ou de financements à long terme. L’appui financier s’est beaucoup
développé avec la vague de la création de start-up d’internet et des PME de haute technologie.
L’objectif de l’appui financier est de subvenir aux besoins des créateurs au cours des phases
critiques de pré création et de poste création.
 I/ la participation : Ce comportement est caractérisé par une interpénétration des actions des
créateurs et des promoteurs. C’est le plus souvent l’association des financeurs et des créateurs
qui implique la participation des premiers à la gestion de l’entreprise.

les mécanismes d’accompagnement entrepreneurial :10


La plupart des mécanismes d’appui à la création d’entreprises, sont d’ordre politique comme les
mécanismes d’appui financier (dons, subvention, crédit, primes d’aménagements), réglementaire
(garantie, guichet unique, assouplissement des procédures), social (exonération des charges sociales),
fiscale (dégrèvement, exonération fiscale, zone franche), logistique (constructions de pépinières
d’entreprise publique, construction de pôle technologiques et de centre d’incubation).

1)les mécanismes financiers : il existe quatre types à s’avoir :

-les dons : C’est un abandon d’une somme d’argent ou d’une propriété d’un bien sans contrepartie
réelle ou monétaire (gratuitement).

10
BAZUREAU. F, BOSC. S, CENDRON. J- P, COMBEMACE. P et FAUGERE. J-P, « Dictionnaire économie et de
sciences sociales, Ed Nathan, Paris, 1989, P. 78.

1
0
-les subventions : C’est une somme versée par les autorités publiques afin de venir en aide à une unité
économique (entreprise, ménage, collectivité territorial), pour la réalisation d’un objectif jugé
économiquement et/ ou socialement souhaitable. Ainsi des subventions peuvent favoriser la création
d’emplois, le maintien d’activités agricoles ou la création culturelle.

-les crédits : Mécanisme pour lequel une personne (débitrice) obtient un bien ou une somme d’un
créancier en échange de la promesse d’un paiement différé de la contrepartie.

-les primes d’aménagement : C’est une subvention d’équipement destiné à la promotion d’activités
dans certaines zones du territoire national.

2)les mécanismes réglementaires :11 Les mécanismes réglementaires sont présentés comme suit :

-Les garanties : C’est assurance une indemnisation en cas de risque comme il peut signifier un
engagement à rembourser, c’est-à-dire solvabilité de l’emprunteur (client).

-le guichet unique : Il s’agit une institution très importante qui doit accomplir les formalités
constitutives des entreprises et permettre la mise en œuvre les projets d’investissement.

- Les assouplissements des procédures : Intervention qui permet de rendre moins stricte ou plus
tolérant les procédures liées à l’exploitation d’un projet.

3)les mécanismes sociaux : S’effectue par l’exonération de charges sociales, qui représente une
suppression d’une part ou de la totalité des versements en espèces ou en nature que la loi oblige tout
employeurs (entreprise, ménage, administration) à effectuer a une caisse officielle pour la couverture
des besoins sociaux.

4)les mécanismes fiscaux : Les mécanismes fiscaux sont présentés en trois types a s’avoir :

- Le dégrèvement : Réduction ou exonération accordées à titre exceptionnel ou durable à un


contribuable ou à une catégorie de contribuable, ou bien c’est une remise totale ou partiel d’impôt en
vue de soulagé certaines catégories défavoriser, ou pour encourager certains comportements.

- Les exonérations fiscales : Suppression d’une part ou de la totalité d’une taxe ou d’une obligation liée
à la fiscalité.
- Les zones franches : C’est une zone géographique d’un pays bénéficiant d’avantages tel que
l’exonération de charge fiscale.

5)les mécanismes logistiques : C’est une fonction dont l’objectif est de satisfaire des besoins exprimés
aux meilleures conditions économiques pour l’entreprise et pour un niveau de service déterminé. Il
existe des différents types comme Les pépinières d’entreprises publiques ; Les pôles technologiques ;
Les centres incubateurs.

11
4 PATUREL. R, « Dynamiques entrepreneuriales & développement économique »Ed L’Harmattan, Paris, 2007,
PP 73-74.

1
1
Chapitre 2 : les politiques territoriales d’accompagnement de
l’entrepreneuriat

De nombreux pays ont multiplié les politiques d’aide, d’incitation et de soutien et


d’accompagnement de l’entreprise pour promouvoir cette dernière. La mise en œuvre de politiques
territoriales pour accompagner l’entreprenariat se traduit par une multiplicité des actions et des
interventions publiques dédiées à des échelles géographiques différentes : région, nation,
département, agglomération… cet accompagnement se réparti aux différents niveaux administratifs
et politiques et législatifs et autre. L’accompagnement de l’entrepreneuriat suppose un management
des institutions et des réseaux qui soutient de manière directe et indirecte, formelle ou informelle.
Ces politiques territoriales de soutien rencontrent pas mal des contraintes et des défis telles que
l’insuffisance de coordination, de coopération, de communication entre les différents acteurs de
l’accompagnement.

On va essayer d’expliquer dans le présent chapitre, les pratiques mise en place par les institutions
publiques marocaines pour accompagner l’entrepreneuriat. Ensuite on va montrer les obstacles
rencontrés dans l’accompagnement entrepreneurial et les solutions possibles.

Section 1 : les mesures publiques d’accompagnement de


l’entrepreneuriat au Maroc
12
L’accompagnement entrepreneurial est une activité sur le court ou le long terme où des jeunes
entrepreneur(e)s peuvent bénéficier de l’expérience d’intervenant(e)s experimenté(e)s et
d’entrepreneur(e)s accompli(e)s pour le démarrage de leur projet.

On peut dire également que l’accompagnement est un assistant qui aide les entrepreneurs en leur
fournissant des conditions d’assistance d’administration, et de soutien des affaires en management,
en financement, en comptabilité. C’est pourquoi le gouvernement marocain a eu recourt à des
politiques pour l’amélioration de la culture entrepreneuriale, et également son accompagnement et
son soutien.

Les principes institutions dédiées à l’accompagnement de


l’entrepreneurial au Maroc :
 Création des Centres Régionaux d’Investissement (CRI)13
Ces centres ont été mis en place en 2003 pour le développement de l’investissement et la création
des entreprises tant à l’échelon national qu’international. Ces CRI ont passé de 16 centres à 12
centres avec le nouveau découpage en 2015. Ils ont deux fonctions essentielles : l'aide à la création
d'entreprises et l'aide aux investisseurs, et donc composés de deux guichets.

 Guichet d’aide à la création d’entreprises :


Ce guichet est l’interlocuteur unique de toute personne désireuse de créer une entreprise. Sa
mission est de : - Mettre à la disposition des investisseurs un formulaire unique dans lequel figurent
tous les renseignements (législatifs ou réglementaires) pour la création de l’entreprise.

12
https://clubjed.ca/avantages-accompagnement-entrepreneurial/
13
https://www.casainvest.ma/fr/cri

1
2
- Accomplir les démarches pour recueillir auprès des administrations compétentes les documents ou
attestations nécessaires à la création d’une société.
 Guichet d’accompagnement ou guichet d’aide aux investisseurs : Ce guichet a pour mission
de :
- Procurer aux investisseurs toutes les informations utiles pour l’investissement régional.
- Etudier toutes les demandes d’autorisations administratives ou préparer tous les actes
administratifs nécessaires à la réalisation des projets d’investissement dans les secteurs industriel

- Promouvoir au profit des PME

- Appliquer les orientations et les normes relatives aux programmes d'action en matière de
prestations de services et en matière d'aménagements fonciers.

- Assister les PME, en relation avec l'administration et les organismes publics concernés, dans les
domaines de l'accès aux marchés extérieurs, de l'acquisition des nouvelles technologies et du
développement de l'innovation et de la qualité.

- Entreprendre toute action de sensibilisation, d'information et d'assistance auprès des


administrations, des collectivités locales et des organismes publics concernés, en vue de promouvoir
et faciliter.
Alors l’offre de service du CRI consiste à assister les investisseurs et les entreprises, en particulier les
petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises, dans l'accomplissement des
procédures et démarches administratives requises pour la réussite de leur projet d’investissement,
notamment en matière de Création d’entreprises.

 Création de l’agence nationale pour la promotion des PME (ANPME) dont le nom devient
Maroc PME :
Maroc PME14, c’est le nouveau nom que l’ANPME s’est choisi. Cette nouvelle appellation met
d’avantage l’accent sur la nationalité de l’agence et sur son principal domaine d’action, les petites et
moyennes entreprises. Ce revirement sémantique vient en parallèle avec un changement d’identité
plus global.

En effet, les instigateurs du programme Moussanada ont développé une nouvelle stratégie
d’accompagnement, basée sur trois notions clés : Entrepreuneuriat, croissance et compétitivité. Ce
sont là les principaux axes d’intervention de l’agence qui sont mis en avant. Le nouveau logo dénote
les valeurs de modernité, dynamisme et synergie. De plus, la charte de l’ANPME sera revue.

Plus concrètement, ce changement d’identité vient accompagner les nouveaux chantiers dans
lesquelles s’est inscrite l’agence depuis l’instauration du Plan d’Accélération Industrielle. Celui-ci
donne à un nouveau cadre de référence à l’intervention de l’ANPME, englobant aussi bien les PME
que les TPE. Ainsi, l’agence projette d’accompagner 10.400 entreprises, dont 700 PME et 9.700 TPE.

L’Agence Maroc PME met à disposition une panoplie d’offres de service pour soutenir la croissance
et le développement de la compétitivité des entreprises :

 Tatwir croissance verte :programme d’accompagnement intégré pour l’appui à la


décarbonation des entreprises.
 Tatwir startup : accompagnement de bout en bout de porteur de projet de startup à
l’idéation, à l’industrialisation en passant par l’incubation.

14
https://www.pegase.ma/actualites/62-anpme-devient-maroc-pme

1
3
 NAWAT : accompagnement des TPE, auto entrepreneurs et porteurs de projets.
 ISTITMAR : soutien financier destiné aux Très Petites, Petites Moyennes Entreprises
disposant de projets d’investissement et de croissance.
 MOWAKABA : Dispositif d’accompagnement en conseil et expertise technique pour
l’amélioration de la compétitivité des TPME.

 Fonds Hassan II 15:


Depuis sa création en 1999, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, est
devenu un soutien fort à l’investissement. Son appui en faveur du secteur industriel est doublement
bénéfique, dès lors qu’il intervient aussi bien dans le financement des infrastructures d’accueil
dédiées à l’investissement que dans la contribution au financement même des projets
d’investissement dans des secteurs ciblés.
Le fonds Hassan II a apporté 2 milliaires de DH, c’est un montant considérable dédie à la zone rural et
remboursable avec zéro taux d’intérêt

 Fonds de promotion de l’investissent FPI :


Il s’agit l’une des politiques territoriales d’accompagnement de l’entrepreneuriat au Marco, dont
l’objectif principal est de promouvoir l’investissement et la création et le soutien du
l’entrepreneuriat. : ce fonds est prévu par la charte d’investissement, pour but de donner une prise
de charge liées aux couts des fonciers allant jusqu’à 20 pour cent du montant d’investissement.

 ANAPEC :
L’agence notionnelle de la promotion d’emplois et des compétences c’est une institution qui vise
aussi d’encourager l’entrepreneuriat au Maroc. ANAPEC a trois missions principales :
Primo, procéder à la prospection, à la collecte des offres d’emploi auprès des employeurs et à la mise
en relation de l’offre et de la demande d’emploi.
Secondo, assurer l’accueil, l’information et l’orientation des demandeurs d’emploi.
Et, tertio, informer et orienter les jeunes entrepreneurs pour la réalisation de leurs projets
économiques. Egalement, L’ANAPEC veille à la promotion de l’emploi par le biais d’une série de
mesures incitatives.
Comme le programme d’appui à l’auto-emploi, les contrats d’accès à l’emploi. Les domaines de
compétences de l’ANAPEC sont :
 L’intermédiation : présenter des candidats aux employeurs qui recrutent, proposer des offres aux
chercheurs d’emploi ;
 Le conseil aux employeurs pour analyser leurs besoins de compétences ;
 Le conseil aux chercheurs d’emploi pour trouver par eux-mêmes un emploi ;
 L’appui aux porteurs de projets d’emploi indépendant ;
 La diffusion d’informations sur le marché du travail

Les programmes dédiés à l’accompagnement de l’entrepreneuriat au


Maroc :
 Les microcrédits :
Pour le financement de la micro-entreprise, les pouvoirs publics ont encouragé le développement du
Micro - crédit. Le développement de la Micro finance au Maroc est un phénomène de la décennie 90
avec la contribution fondamentale du mouvement associatif. Dans ce contexte, la micro finance s'est
développée à travers le monde, notamment dans les pays en développement pour rependre aux

15
https://www.invest.gov.ma/index.php?Id=34490&lang=fr

1
4
besoins financiers des populations défavorisées en matières de prêt, d'épargne, d'assurance et de
transfert de fonds.
 MOUKAWALATI 16
Au cours de ces dernières années l'Etat a donné beaucoup de soutien et d'appui aux initiatives de
l'encouragement des jeunes à l'auto emploi générant la création d'autres nouveaux emplois.

Le programme MOUKAWALATI a pour objectifs :

La création effective d'entreprises viables, La Pérennisation des entreprises créées. Ce programme


vise à encourager la création des entreprises, assurer un accompagnement pré et post création des
TPE créées afin de les pérenniser. Pour éligible au programme, il faut être 17 :

- Être de nationalité marocaine. - Être âgé entre 20 et 45 ans.

- Un maximum de deux personnes peuvent s’associer ramenant le projet à un montant


d’investissement inférieur ou égal à 500.000 DH.

- Accompagnement pré et post création, des jeunes porteurs de projets.

- Prise en charge par l’État des frais d’accompagnement à hauteur de 10.000 dh par projet.

- Avance sans intérêts représentant au maximum 10% de l’investissement et dans la limite de


15.000,00 DH remboursable sur six (6) ans dont trois (3) de grâce.

- La garantie du crédit par l’Etat à hauteur de 85%

L’incubateur de l’entreprenariat :
Définition 17:

Incubateur c’est un lieu d’accueil et d’accompagnement de porteurs de projet de création


d’entreprise. Il offre un appui en matière de formation de conseil et de financement jusqu'à ce qu’ils
trouvent leur place le marché ou dans les locaux industriels. L'incubateur met à disposition des
jeunes entrepreneurs les ressources dont ils ont besoin pour mener à bien leurs projets de création
d’entreprise, notamment dans le domaine de l’innovation.

L’incubation au Maroc18 :

Au Maroc, l’incubation a été introduite dans les universités, sous l’impulsion de la loi 01/00 qui régit
l’enseignement supérieur. Cette loi a révolutionné les modes de fonctionnement de l’enseignement
supérieur et de la recherche. Elle a ouvert de nouvelles perspectives aux universités en leur
permettant de participer à la création de richesses et de contribuer directement au dynamisme
économique régional et national.

Plusieurs initiatives ont été mises en œuvre par des associations, des universités, des autorités
locales, régionales et nationales ou extranationales pour contribuer au développement de
l’écosystème National de l’innovation et de la création d’entreprises.

16
Jeunesse, entreprenariat et financement au Maroc étude de cas Moukawalati. par mohamed el makaou,
2015
17
selon le ministre français 1999 de la recherche et national business incubation association
18
file:///C:/Users/lenovo/Downloads/18015-46233-1-PB.pdf

1
5
La création d’entreprises innovantes a suscité de la part des pouvoirs publics et de la société civile un
intérêt grandissant illustré par un certain nombre d’outils de financement :

 La multiplication des événements, des concepts, des modules de formations et plus généralement
d’initiatives qui visent la sensibilisation à l’entrepreneuriat

 La création du « Réseau Maroc Incubation et Essaimage » (RMIE) qui dépond du Centre National
pour la Recherche Scientifique et Technique au Maroc (CNRST) et qui comprend des opérateurs
publics et privés pour soutenir la création d’entreprises innovantes à partir des résultats de la
recherche. Depuis 2011, le RMIE a soutenu 16 projets de création d'entreprises innovantes
appartenantà6 incubateurs [36] ;

 Le soutien financier du CNRST aux activités universitaires en relation avec la sensibilisation à la


création d’entreprises ;

 Le lancement annuel, dans le cadre du RMIE, d’un appel à propositions visant l’appui financier à la
création d’entreprises technologiques innovantes ;

Section 2 : les obstacles rencontrant l’accompagnement de


l’entreprenariat et les solutions possibles pour les dépasser.
Malgré les efforts déployés par les politiques territoriales marocaines et la mise en place des mesures
permettant l’encouragement et l’accompagnement de l’entreprenariat , ce dernier n’a pas encore
atteint sa vraie vitesse, et l’Etat relativement n’a pas pu semer la culture de l’entreprenariat chez ses
citoyens, parce que ces pratiques rencontrent très souvent plusieurs défis et obstacles, et parfois
même des freins qui rendent l’accompagnement de l’investissement une opération compliquée et
l’investissement ne doit pas être une opération difficile car celui-ci est l’essence de la croissance
économique .dans cette section nous montrons les obstacles empêchant l’efficacité de
l’accompagnement entrepreneurial et aussi de présenter quelques solutions pour faire face à ces
obstacles.

1-Les obstacles de l’accompagnement de l’entreprenariat

Selon une enquête menée par la Banque mondiale était fait sur 6 500 chefs d’entreprise marocaine
ont été interrogés aléatoirement, entre mai 2013 et mars 2015. Les résultats de l’enquête montrent
que trois éléments principaux font obstacle à l’accompagnement de l’entreprenariat sont les suivants
: la concurrence déloyale exercée par le secteur informel, la corruption et le manque de ressources
humaines19.

La concurrence déloyale exercée par le secteur informel

D’après le rapport, 47,3% des chefs d’entreprise marocaines interrogés estiment qu’ils doivent
rivaliser avec le marché informel qui représente une part très importante de la croissance au Maroc
(40% du PIB en 2014). Ce secteur concerne plus particulièrement les jeunes et les femmes en zones
rurales où il constitue la seule alternative pour trouver un emploi. Le rapport indique également que
les petites entreprises se tournent plus facilement vers le secteur informel afin d’éviter des
procédures bureaucratiques contraignantes et le paiement de taxes.

La corruption

19
Enquête menée par la banque mondiale entre 2013 et 2015

1
6
La corruption est le deuxième obstacle majeur qui complique le promouvoir et l’accompagnement de
l’entreprise au Maroc. 18,2% des chefs d’entreprises affirment que l’obtention d’une licence
d’importation nécessite le versement informel d’argent ou de cadeaux (pont de vers). C’est une
caractéristique profondément ancrée dans la société marocaine.

Le manque de ressources humaines

Le troisième obstacle du développement de l’entrepreneuriat au Maroc est le manque de


qualification de la main d’œuvre. L’enseignement supérieur ne permet pas aux étudiants d’acquérir
les compétences nécessaires pour travailler dans le secteur privé, souligne le rapport. Autrement il
faut que tous les establishments d’enseignement consacrent une ou deux matières pour les
enseigner aux étudiants, afin de produire des diplômés ont pas mal des connaissances ou des savoir-
faire concernant l’entreprenariat.

Il n’y a pas que ces obstacles-là. En fait il existe plusieurs d’autres défis que vécu le développement
de l’entreprenariat comme :

La complexité des procédures administratives

Les procédures administratives sont très complexes et trop longes, ceci entraine une perte de temps
et d’énergie chez les porteurs des projets et les investisseurs, ceci traduit et termine souvent par une
frustration et effet les porteurs des projets peuvent laissent les choses tomber, et cessent
radicalement de penser au mode des affaires.

La pression fiscale

La multiplicité des réformes fiscale pose les entrepreneurs dans la situation de doute vis-à-vis la
crédibilité de ce système. La réglementation fiscale est complexe et trop lourdes et parfois
répétitives. Et le fait de trouver les recettes fiscales représentent plus 80% des recettes totales, ceci
signifie qu’il n’y a de la justice fiscale. Voici donc un autre handicapeur de l’entreprenariat. D’ailleurs
90% des entrepreneurs pensent que la pression fiscale a un impact considérable sur l’avancement de
l’entreprenariat.

Le manque de coordination et des communications entre les différents acteurs d’accompagnement

On remarque aujourd’hui qu’il y a plein d’efforts effectués par l’ensemble des institutions et des
instances, mais le problème, c’est que chacune joue à son propre terrain, du coup il faut une
coordination entre ces intervenants.

L’absence de culture de l’entrepreneuriat chez les individus

Cet obstacle est l’un des principaux défis qui influencent négativement l’avancement de
l’entreprenariat. Ce problème se justifie sincèrement et essentiellement par le présent timide de
l’entrepreneuriat dans l’enseignement supérieur, et c’était dit déjà. Donc on a une ’absence de la
culture entrepreneuriale et surtout au niveau de l’entreprenariat féminin, cette absence consiste le
vrai obstacle au Maroc.

On peut ajouter d’autres obstacles tels que le Manque du capital de départ, Manque de conseils et
d'orientation, Manque d'expérience professionnelle et de relations professionnelles.

2- Des solutions pour un bon accompagnement et pour promouvoir l’entrepreneuriat au Maroc :


La plupart des solutions sont que des traitements des problèmes ou des obstacles qu’on a déjà cité
parmi ces solutions on trouve :

1
7
Accorder une place respectueuse à l’entreprenariat dans l’enseignement

La principale mesure qui peut aider la promotion de l’entreprenariat au Maroc est la sensibilisation
des jeunes de l’importance de cette dernière, la promotion de la culture entrepreneuriale à l’école et
à l’université.

Faciliter les procédures et les actes juridiques concernât la création des entreprises

Le fait de faciliter les procédures et les actes juridiques concernant la création des entreprises est
considéré comme un véritable facteur d’encouragement et de favorisation de l’entrepreneuriat.

Réduire la pression fiscale

C’est aussi un facteur déterminant pour assurer le développement de l’entreprenariat, il donne aux
entrepreneurs l’impression qu’ils ont plus de chance de bénéficier, et les encourage aussi de manière
attentive.

La bonne gouvernance

La bonne gouvernance est bien évidement pour un objectif de lutter contre l’un des principaux freins
de développement de l’entrepreneuriat qui est la corruption.

Favoriser la culture de l’entreprenariat chez les citoyens

C’est la solution la plus efficace, mais aussi la plus difficile à exécuter, car la culture par définition est
un processus qui nécessite une longue durée pour se changer et donc il faut des années pour avoir
cette culture entrepreneuriale au sein de la société. Il est difficile aussi parce qu’il nécessite un vrai
travail collectif entre tous les acteurs de l’accompagnement, un travail dont il y’a de la participation,
et aussi de la coopération entre l’enseignement et les médias pour recouler en fin le fruit d’une
culture entrepreneuriat.

En guise de conclusion, le Maroc a fourni et encore en train de fournir des grands efforts dans le
cadre de l’encouragement et l’accompagnement de l’entreprenariat. Ces efforts déployés n’ont pas
donné les résultats souhaités cela revient tout simplement aux obstacles et contraintes solides qui
rencontrent ces politiques d’accompagnement et empêche la promotion de l’entreprenariat au
Maroc.

1
8
CHAPITRE 3 : L’EXPÉRIENCE DU PROGRAMME “MOUKAWALATI”.20

Section 1 : L’expérience MOUKAWALATI

1- : Objectifs généraux du programme :


Dans le cadre des « Initiatives emploi » avec notamment le programme Idmaj, Taâhil ... les pouvoirs
publics ont lancé depuis le 1 juillet 2006 le programme Moukawalati. Il s’agit d’un programme national
d’appui au micro et petit entrepreneuriat dont l’objectif est d’encourager et d’accompagner la création
de 30.000 Toutes Petites Entreprises (TPE) à l’horizon 2008. Ce qui pourrait générer entre 60.000 et
90.000 emplois (soit 2 à 3 emplois par TPE).

Le Programme « MOUKAWALATI » a donc pour objectif principal non seulement la contribution à la


lutte contre le chômage des jeunes diplômés dont le taux avoisine les 25%, moyennant l’appui à la
création d’entreprises génératrices de richesses et d’emplois en adéquation avec les exigences et les
spécificités régionales mais également la création effective d’entreprises viables ainsi que la
pérennisation des petites entreprises créées par les jeunes. Ainsi, tout un dispositif de suivi des
entreprises créées au cours de la période critique de démarrage a été mis en place. De même, il s’agit
également de développer l’esprit d’entreprise chez les jeunes en favorisant l’auto emploi afin de
dépasser la préférence générale pour le salariat dans le secteur public très développée chez les jeunes
diplômés chômeurs.

2 : Sélection des jeunes entrepreneurs potentiels :

Les personnes éligibles à l’accompagnement financier et non financier pour la création d’entreprises
sont des jeunes marocains âgés entre 20 et 45 ans, diplômés de la Formation professionnelle ou de
l’enseignement supérieur ainsi que les bacheliers, porteurs de projet d’investissement. Le programme
a été élargi en 2010 aux jeunes non diplômés.
Le coût du projet projeté doit être compris entre 50.000 DH et 250.000 DH. Il est possible à deux
personnes au maximum de s’associer dans un projet d’investissement dont le coût devrait être compris
entre 50.000 DH et 500.000 DH.
Les jeunes entrepreneurs potentiels doivent obligatoirement être inscrits à l’ANAPEC puisque c’est
l’organe qui a été choisi par les autorités gouvernementales pour assurer l’accompagnement et la
gestion de cet important programme d’appui à la création de MPE.

20
-Boussetta M.(2013) Entrepreneuriat des Jeunes et Développement de l’Esprit
d’Entreprise au Maroc : l’Expérience de Moukawalati, Rapport de Recherche du FRCIEA N° 54/13

1
9
Les jeunes candidats doivent subir une présélection pour juger leurs compétences entrepreneuriales
et managériales afin de ne retenir normalement que ceux ou celles qui sont déterminés à créer et à
gérer des entreprises viables et compétitives. L’idée de base est de choisir des candidats réellement
ambitieux et motivés afin de leur assurer un accompagnement efficace et une formation appropriée
avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.
Ainsi, tout un processus du choix des futurs entrepreneurs est organisé en deux étapes essentielles :

Accueil et Inscription du porteur de projet :

L’inscription au programme « MOUKAWALATI » se fait auprès d’un seul guichet d’appui à la création
d’entreprises, choisi directement par le porteur de projet. Ce guichet devient pour toujours
l’interlocuteur unique du porteur de projet. Une fois inscrit, Un guide du programme « MOUKAWALATI
» est alors remis au porteur de projet. Celui-ci précise les droits et obligations du candidat et explique
le processus global avec les différentes étapes du parcours du candidat entrepreneur.

Ensuite, le candidat rempli un dossier de candidature qui comporte les informations préalables
nécessaires concernant le jeune et son projet.

Processus de sélection du candidat :

Le guichet ayant assuré l’inscription du candidat, organise tout d’abord l’opération de présélection,
constituée de deux étapes avec d’une part, un entretien de positionnement et un « Soering Test » ou
entretien approfondi d’autre part, afin d’évaluer les différents aspects requis chez le candidat pour la
création de sa propre entreprise.
L’opération de présélection débouche sur la remise au candidat d’une convocation pour se présenter
à la sélection définitive. Cette convocation précise la date et le lieu du déroulement de l’opération de
sélection définitive.

Au cas où le candidat n’est pas présélectionné, une seconde chance lui est offerte en se représentant
auprès d’un autre guichet dans un délai maximum d’un mois à compter de la date de sa dernière
épreuve de présélection.

Les porteurs de projets présélectionnés sont ensuite orientés vers la commission de sélection, instituée
par le comité régional du programme « MOUKAWALATI ». A l’issue de l’opération de sélection, en
présence éventuellement des accompagnateurs en tant qu’observateurs, les résultats sont établis sur
la base d’un rapport élaboré par le Centre Régional d’Investissement. Si le candidat est sélectionné
définitivement, il bénéficie alors de l’accompagnement tout au long du processus de création et de
démarrage de son entreprise par le guichet de son choix.

2
0
Dans le cas où le candidat n’est pas sélectionné, il lui est possible de se représenter une autre fois, à
un autre guichet dans un délai maximum d’un trimestre à compter de la date de sa dernière épreuve
de sélection définitive.

Conditions d’éligibilité et dispositif financier du programme :


Pour être éligible à ce programme, le bénéficiaire doit être de nationalité marocaine, âgé entre 20 et
45 ans et porteur d’un projet d’investissement dont le montant n’excède pas 250.000 dhs sans être
inférieur à 50.000 dhs. Si deux personnes s’associent, le montant maximum de l’investissement ne doit
pas dépasser 500.000 dhs.

Trois leviers financiers essentiels sont utilisés dans le cadre de ce programme :

- L’Etat prend en charge les frais d’accompagnement du projet à hauteur de10.000 dhs ;

- L’octroi par l’Etat d’une avance sans intérêt de 10% du coût du projet dans la limite de 150.000dhs,
remboursable sur six ans avec trois années de différé ;

- L’Etat garantirait 85% du crédit bancaire nécessaire pour la réalisation du projet.

Structures de pilotage et de suivi du programme :


Pour assurer un fonctionnement opérationnel du programme, quatre intervenants sont concernés
avec une mission spécifique pour chacun d’entre eux :

Les Chambres de Commerce d’Industrie et des Services pour piloter les projets de création ;

L’Agence Nationale Pour l’Emploi et les Compétences (ANAPEC) pour centraliser les dossiers et
débloquer les fonds de l’Etat ;

Les associations de micro crédit pour accompagner les jeunes créateurs ;

Les banques pour financer les projets bancables.

L’accompagnement des jeunes entrepreneurs potentiels dans ce cadre est assuré aussi bien en pré
que post création. Ainsi, il est dispensé pendant trois phases tout au long du processus de création et
de démarrage :

La première tout au début du processus entrepreneurial, c'est-à-dire en pré, en cours et en post


création : étude de marché, étude technique, élaboration du business plan ...Il s’agit d’initier et de
mettre en forme un projet viable et un dossier bancable et prêt à être financé ;

La seconde tout au long de l’étape du démarrage en apportant d’une part, le conseil, l’aide ...au niveau
des négociations avec les acteurs concernés et notamment les banques et d’autre part, en

2
1
accompagnant les petits entrepreneurs dans toutes les formalités administratives et juridiques de
création de son entreprise ;

La troisième et dernière phase concerne l’accompagnement post création de 12 mois qui est prévu
dans le cadre du programme lui-même et qui en constitue une composante principale. Celui-ci permet
de renforcer les capacités managériales du petit porteur de projet et de faire les diagnostics
nécessaires pour déceler les points forts à renforcer et les points faibles à corriger de sa micro ou petite
entreprise.

Les guichets « Moukawalati » qui constituent l’interlocuteur unique des porteurs de projets dans ce
domaine sont disséminés un peu partout à travers le Royaume. Ces guichets dont le nombre dépasse
actuellement 80 sont mis en place par les trois grandes associations de micro crédit (Al Amana, Zagora
et Fondep), les différentes Chambres de Commerce, d’Industrie et des Services ainsi que par les
délégations régionales de l’OFPPT.

L’organisation institutionnelle :
Etant donné que le domaine de création et de développement des entreprises est complexe et difficile
particulièrement pour des jeunes sans moyens et dépourvus d’expérience, une organisation
institutionnelle dédiée à ce programme a été instituée :

Le Comité National du programme MOUKAWALATI qui est investi de quatre missions principales à
savoir :

-La définition concertée des objectifs annuels du programme

MOUKAWALATI,

-L’approbation des objectifs régionaux,

-La promotion du programme au niveau national,

-L’évaluation et le suivi des indicateurs régionaux du programme MOUKAWALATI et la proposition de


mesures correctives.

L’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi et des Compétences qui est choisie comme secrétariat
du Comité National du programme MOUKAWALATI.

Le Comité Régional du programme MOUKAWALATI qui existe dans chacune des seize régions du
Royaume. Ce qui dénote du caractère multidimensionnel du projet national.

2
2
Les guichets d’appui à la création d’entreprises qui valident les candidatures et mettent en place des
guichets d’appui à la création d’entreprises, pour l’accompagnement des porteurs de projets, éligibles
au programme, en vue de créer leurs propres entreprises.

Le travail de ces organismes qui sont censés disposer d’une expérience suffisante dans les domaines
de formation, d’appui et d’accompagnement à la création d’entreprises consiste dans :
- L’accueil des candidats à la création d’entreprise ;

- La présélection des jeunes entrepreneurs potentiels ;

- L’accompagnement pré et post création, des candidats sélectionnés ;

- La constitution des dossiers de paiement et leur présentation à l’ANAPEC ;

- L’élaboration de rapports sur les réalisations périodiques de l’opération à destination de l’ANAPEC ;

L’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences à laquelle est confiée les missions
suivantes :

- L’élaboration de l’offre de services et des outils y afférents en partenariat avec l’OFPPT ;

- La formation des accompagnateurs des porteurs de projets en partenariat avec l’OFPPT ;

- La mise en place du système d’informations qui sert de support au programme « MOUKAWALATI » ;

- La consolidation des indicateurs et données des différents intervenants dans le programme ;

- Le règlement des frais d’accompagnement ainsi que le suivi et l’évaluation des réalisations des
guichets.

L’ANAPEC assure aussi le secrétariat du comité national du programme « MOUKAWALATI ».

L’accompagnement des porteurs de projets :


Le programme Moukawalati s’appuie sur l’assistance des porteurs de projets avant, au cours et après
la création de leur MPE. En effet, même si des jeunes réussissent à concrétiser des projets viables, bien
des difficultés ultérieures handicapent la réussite et la viabilité de leur l’entreprise. En partant des
expériences du passé (formule jeunes promoteurs en 1996 notamment) cet aspect a été fortement
développé dans ce programme. Ainsi, en vue de réunir les conditions permettant au programme
MOUKAWALATI d’atteindre ses objectifs, des mesures d’accompagnement pré et post création des
jeunes porteurs de projets ont été mises en place. L’accompagnement du porteur de projet se fait en
trois phases : La première phase d’accompagnement est focalisée sur trois aspects importants en
l’occurrence l’étude de faisabilité, l’identification des besoins en formation et la réalisation d’une

2
3
simulation du business plan. Ainsi, le soutien des jeunes porteurs de projets à réaliser l’étude de
faisabilité de leur projet concerne trois aspects à savoir l’étude de marché, l’étude technique et l’étude
financière. De même, l’identification des besoins en formation managériale, administrative et
financière et la réalisation d’un plan de formation adéquat basé sur des études de cas constitue un
élément essentiel dans ce cadre. La simulation du business plan est également assurée pour chaque
candidat / entrepreneur au sein du guichet afin d’améliorer ses performances de communication et
mieux présenter et défendre son dossier de demande de financement à la banque. Le dossier de
financement préparé par le candidat et sa qualité, sont assurés par le guichet.

La deuxième phase d’accompagnement porte sur deux éléments essentiels à savoir l’éventuelle
rectification du business plan et une assistance au démarrage de la micro et petite entreprise.

Les rectifications du business plan sont tributaires des observations formulées par la banque. A ce titre,
une nouvelle présentation appuyée par une solide argumentation du dossier de financement s’avère
nécessaire.

Les porteurs de projets ont besoin de plusieurs formes d’aides au démarrage y compris le choix des
fournisseurs, recherche d’un local, ... Ces démarches de départ de l’entreprise font l’objet d’un plan
d’action, qui comporte entre autres :
- élaboration d’un plan de marketing ;

-la préparation technique ;

-les démarches administratives en particulier :

-L’acquisition ou la location du local

L’élaboration des statuts

L’obtention du certificat négatif

L’inscription au fichier des patentes

L’immatriculation au registre de commerce

L’obtention de l’autorisation administrative d’exercer

L’affiliation à la CNSS le cas échéant

En cas de difficultés dans l’accomplissement des démarches administratives, le guichet intervient


directement avec le candidat auprès des instances concernées afin de faciliter l’obtention de réponses
positives. La troisième phase d’accompagnement du candidat entrepreneur est centré sur :

2
4
- La réalisation de diagnostics globaux portant sur les divers aspects de l’activité de l’entreprise. Cette
analyse doit être suivie de recommandations et de plans d’actions échelonnés favorisant l’amélioration
des compétences et des capacités compétitives de la jeune entreprise.

- La mise à disposition des jeunes entrepreneurs d’informations riches, fiables et actualisées sur les
opportunités offertes par l’environnement. Ce soutien concerne également les informations relatives
aux appels d’offres, à l’externalisation, à la sous-traitance...

Les objectifs du programme étant de concrétiser des projets prometteurs dont les conséquences se
répercutent sur le développement socio-économique, c’est la raison pour laquelle les responsables du
programme ont envisagé un suivi systématique de l’accompagnement des porteurs de projets afin de
procéder à une évaluation progressive, et partant, s’assurer des buts préétablis au fur et à mesure.

Ce suivi de l’accompagnement se fait à la fois par le système de reporting établi entre le guichet d’appui
et l’ANAPEC et des visites des guichets et des entreprises créées par l’ANAPEC.
Le guichet met à la disposition de l’ANAPEC tous les éléments attestant des actions réalisées dans le
cadre de la prestation « accompagnement » : plan d’action correspondant aux différentes phases,
calendrier des entretiens, outils fournis aux candidats, résultats obtenus et comptes rendus.

Résultats globaux du programme :


Entre 2007 et 2011, le programme Moukawalati a permis la création de quelques 2050 entreprises,
soit 410 entreprises par an. Ce qui représente un taux de réalisation de 6,8% par rapport à l’objectif
initial qui étant de 30000 entreprises entre 2007 et 2010. On peut donc affirmer que ce programme a
largement échoué sur ce plan.

Il faut remarquer à ce niveau, que le nombre d’entreprises crées n’a cessé de régresser d’une année
sur l’autre en passant de 612 en 2007 à 430 en 2009 et à seulement 232 en 2011. Ce qui est difficile à
expliquer dans la mesure où le rythme de création devrait normalement s’accroitre au fil des années.
Il faut dire que le financement bancaire du programme est quasiment arrêté depuis la fin de 2010.

Parallèlement, le nombre d’entreprises créées ayant bénéficié d’un financement bancaire n’a été que
918 projets entre 2007 et 2011. Ce qui ne représente que 44,8% de l’ensemble des entreprises créées
dans le cadre de ce programme. Or, Moukawalati est venu justement pour faciliter le financement
bancaire des MPE qui sont créées par les jeunes diplômés chômeurs.

Sur ce plan également, il faut noter que les projets bancarisés ont connu une baisse continue et
importante d’une année sur l’autre en se limitant à 122 en 2011 contre 241 en 2007. Ce qui ne fait que
confirmer les critiques et les griefs formulés par les jeunes promoteurs envers les banques dont la

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méfiance ne fait que s’accroitre vis-à-vis des jeunes entrepreneurs avec l’avancement du programme
dans le temps. L’expérience du crédit jeunes-promoteurs est toujours présente à l’esprit.

La même tendance est exactement observée quant au volume total des crédits octroyés par les
banques qui ont enregistré une chute très importante entre 2007 et 2011 en s’établissant à 1254
millions de dhs en 2007 contre 312 millions de dhs en 2011. Globalement, le montant des crédits
bancaires accordés aux jeunes promoteurs dans le cadre du programme Moukawalati n’a même pas
atteint 4 millions de dirhams, soit une moyenne annuelle de quelques 790 millions de dhs par an.

Concernant le volet emploi, le programme Moukawalati a permis la création d’un peu plus de 6180
emplois entre 2007 et 2011, soit une moyenne annuelle de 1236 emplois. Ce qui représente trois
emplois pour chaque entreprise créée. Il faut rappeler que lors de son lancement, le programme
Moukawalati visait la création de 30000 MPE en trois ans qui doivent générer 90000 emplois. Le
nombre d’emplois crées ne représente ainsi que 6,7 % des objectifs initiaux du programme dans ce
domaine.

Cinq années après, force est de constater que les résultats obtenus sont très faibles et largement en
deçà des objectifs fixés au départ. L’échec du programme est tout à fait consommé dès les premières
années de sa mise en œuvre. En effet, l’approche qui a été adoptée et qui consiste à susciter voire à «
vouloir créer artificiellement » un esprit d’entreprise chez les jeunes qui sont souvent au chômage ainsi
que la volonté des pouvoirs publics de s’appuyer sur un système bancaire oligopolistique très
concentré et fortement mercantile est complètement dépassée et tout à fait inefficace.

Tableau : résultats globaux de programme MOUKAWALAT :

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Les failles du programme MOUKAWALATI :
Certes, l'inexpérience est la clé de l'échec, surtout quand il s'agit de plan à vocation structurelle, pour
MOUKAWALATI, l'idée n'est pas mauvaise, mais les résultats fixés était un peu l'ouvre de l'irréalisme.
Après constat des résultats obtenus à terme de l'échéance, et après analyse, statistiques et études à
différents niveaux, il s'est avéré que les failles étaient maîtresses du sort du programme, c'est-à-dire
le décalage entre objectif initial et résultat final, une identification de ces failles montre l'existence de
:

· Une insuffisance des banques concernées par le programme.

· Une inadéquation des objectifs tracés avec les moyens disponibles.

· Une incohérence des projets avec la conjoncture internationale et l'état actuel de l'économie.

· Un manque d'encadrement et d'accompagnement des candidats porteurs de projets, expliqué par


l'incompétence des encadrants aux niveaux des GACE.

· Une complexité des procédures administratives.

· Une insuffisance des GACE.

· Une mauvaise évaluation des profils des candidats : les tests adoptés ne pouvant dégager les bons
profils.

· Le retard des réponses des banques, et surtout leur prestation très minime, seuls 1743 dossiers ont
été approuvés parmi 4000 déposés.

· La garantie de 15% du crédit accordé par l'Etat, est un réel frein à la réalisation, puisqu'on note un
grand retard lié au déblocage des fonds, alors que les banques l'exigent avant de parapher les
dossiers, il faut attendre 5 à 6 mois parfois. Et les charges s'alourdissent, chose qui pousse bon
nombre de jeunes promoteurs à abandonner leurs projets.

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Section 2 : programme intégré d’appui et de financement des
entreprises et programme IMTIAZ

1) Programme intégré d’appui et de financement des entreprises


Il convient 21de rappeler que la réflexion sur le programme intégré d'appui et de financement des
entreprises a été entamée suite au Discours Royal d'ouverture de la 1ère session de la 4ème année
législative de la 10ème législature. Le programme a été développé de manière conjointe entre le
Ministère de l'Economie, des Finances et de la Réforme de l'Administration, Bank AlMaghreb et le
Groupement Professionnel des Banques du Maroc dans le cadre d'une approche participative. Il
s’appuie sur le Fonds de soutien à l’entrepreneuriat créé dans le cadre de la loi de finances 2020 et
doté initialement de 6 milliards de DH sur 3 ans (3 MMDH apportés par les banques et autant par
l’Etat), avant que le Fonds Hassan II ne soit mis à contribution avec 2 milliards de DH supplémentaires,
en faveur du monde rural. Au total, 8 milliards de DH serviront donc à garantir les crédits qui seront
octroyés par les banques et dans une moindre mesure à co-financer les bénéficiaires du programme.

Ce programme vise à offrir une nouvelle génération de produits de garantie et de financement à


destination des TPE, des jeunes porteurs de projet, du monde rural, du secteur informel et des
entreprises exportatrices. L'objectif étant de lancer une nouvelle dynamique de rupture à même
d'encourager.

L’entrepreneuriat afin de favoriser l'insertion socio-économique des jeunes, notamment dans le


monde rural.

 Grandes lignes de l’offre produits de financement


Le programme intégré d’appui et de financement des entreprises s’adresse aux 3 catégories de
population :

 La population ayant le plus de difficultés pour accéder au financement en général.


 La population ayant le plus de difficultés pour accéder au financement dans le monde rural.
 La population ayant le plus de difficultés pour accéder au financement en général
Pour assurer le financement dans le cadre de ce programme, une signature de conventions entre les
banques et la Caisse Centrale de Garantie pour la mise en œuvre et l'opérationnalisation des produits
suivants :

21

https://www.researchgate.net/publication/313663113_La_promotion_de_l'entrepreneuriat_au_Maroc_role_d
e_l'Etat_et_perception_des_entrepreneurs

2
8
 « DAMANE INTELAK » : Produit de garantie ciblant les autoentrepreneurs, les porteurs de projet et
les TPE

 « DAMANE INTELAK AL MOUSTATMIR AL QARAWI » : Produit de garantie ciblant les petites


exploitations agricoles, les TPE, les porteurs de projets et les auto-entrepreneurs du monde rural

 « START-TPE » : Produit de financement sous la forme d'une avance remboursable après une
franchise de 5 ans, sans intérêts et sans exigence de sûretés, à destination des TPE, porteurs de projet
et auto-entrepreneurs.

 Les conditions de réussite de programme intégré d’appui et de financement des entreprises :


Le programme intégré d’appui et de financement des entreprises s’articule autour de trois principaux
axes, à savoir le financement de l’entreprenariat, la coordination des actions d’appui et
d’accompagnement de l’entreprenariat au niveau des régions et l’inclusion financière des
populations rurales.

Pour assurer plein succès à ce programme, il sera procédé à la création de commissions au niveau
des régions, qui seront chargées de la coordination et du suivi de l’exécution des mesures relatives à
l’accompagnement entrepreneurial, en outre le ministère de l’Economie, des Finances et de la
Réforme de l’Administration œuvrera avec Bank Al-Maghreb à l'accélération de la mise en
application de la stratégie nationale d'intégration financière, soulignant que les parties concernées
œuvreront, dans un premier temps, au renforcement de leur action dans le monde rural. De même,
le ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration veillera, en
coordination avec Bank Al Maghreb, au suivi de la mise en œuvre de ce programme, à travers
l’établissement de rapports périodiques qui seront soumis au Souverain.

D’autre part la banque Centrale a, dans le cadre de la mise en œuvre, globale et intégrale, des Hautes
Orientations Royales contenues dans le Discours royal à l'occasion de l’ouverture de la session
parlementaire d’automne de l’année 2019, adopté un ensemble de mesures, notamment la mise en
place d’un mécanisme de refinancement illimité de la part de Bank Al-Maghreb de tous les crédits
bancaires accordés aux catégories évoquées par le Souverain dans ce discours, qu’ils s’agissent de
crédits de fonctionnement ou d’investissement.

M. Jouahri a, en outre, fait observer que le succès de ce programme est la responsabilité de tous les
acteurs concernés, notamment le secteur bancaire, les établissements publics et particulièrement
des citoyens bénéficiaires qui doivent s’engager d’une façon positive dans ce programme et veiller à
honorer leurs engagements. Chacune des Banques s’engage à mettre au service des jeunes porteurs
de projets et des Petites et Moyennes Entreprises tout l’accompagnement dans la durée qu’ils

2
9
requièrent, en termes de proximité, d’écoute, d’assistance à la structuration, de formation ou de
Conseil, dans tous les secteurs économiques et de toutes les régions du Royaume .La réussite de ce
dispositif réside tout autant dans l’accompagnement individuel mené aux niveaux local, régional et
national, par les Centres Régionaux d’Investissement, la Caisse Centrale de Garantie et l’Agence
Maroc PME

 Impact attendu du programme :


Le programme donnera une véritable impulsion au financement des créations d’entreprises et
d’emplois :

Impact annuel additionnel


Nombre d’entreprises bénéficiaires 13500
Nombre d’emploi à créer 27000

Donner un nouvel élan au financement des TPME tout en apportant une valeur ajoutée aux différents
acteurs économiques :

 Accès amélioré au financement bancaire


 Meilleures conditions de crédit (tarification et sûretés)
 Insertion d’un plus grand nombre de TPE dans la dynamique économique
 Amélioration des créations d’emplois
 Réduction des inégalités territoriales
 Augmentation de l’activité de crédit envers les TPME

2. Programme IMTIAZ
L’ANPME a lancé, un appel à projets relatif à l’édition 2012 d’Imtiaz. Le programme IMTIAZ est une
compétition nationale d’investissement, destinée aux entreprises porteuses d’un projet de
développement et souhaitant bénéficier de primes à l’investissement matériel et immatériel.
 Objectifs :

 Sélectionner les PME bénéficiaires dans le cadre d’une compétition nationale


d’investissement
 Accompagner de manière volontariste les PME disposant d’un projet de développement à
travers l'octroi d'une prime à l'investissement matériel et/ou immatériel.
 Financer 20% de l'investissement total plafonné à 5 millions de dirhams par projet et
l’autofinancement du bénéficiaire est fixé à 20% minimum de l'investissement total.

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0
 Les facteurs de succès de programme IMTIAZ

IMTIAZ est un programme qui permet aux PME à fort potentiel de croissance disposant de
programmes de développement et d’investissement ambitieux de bénéficier de l’aide de l’Etat
sous forme de contribution financière non remboursable. La réussite de la mise en œuvre de ce
programme dépend de plusieurs éléments :

 L’implication directe des différents intervenants publics et privés concernés


 Le déploiement de l'Etat des efforts non négligeables pour améliorer l'environnement des
entreprises à travers notamment un meilleur accès.
 La mise en place de services techniques d'appui et la levée des contraintes à
l'investissement et au développement des entreprises
 La mise en place d'un cadre institutionnel de promotion des PME basé sur des structures
et des mécanismes de concertation, de dialogue et de partenariat avec les opérateurs et les
institutions représentatives des PME Les Petites et Moyennes Entreprises (PME)
MAROCAINES .

 Bilan de réalisation
Bilan 2010-2012 2013
Nombre de projets 116 48
Investissements 2.63MMDH 1.077MMDH
global(MDH)
Primes IMTIAZ 427.5M 169.8M

 les obstacles de la mise en œuvre du programme IMTIAZ


Parmi les facteurs répulsifs, la complexité des procédures administratives vienne en tête. Le
processus entrepreneurial demeure perçu comme un parcours de combattant, nécessitant beaucoup
de moyens financiers, que la plupart des entrepreneurs peuvent difficilement assurer, mais aussi,
beaucoup d’efforts pour la poursuite des différentes tâches administratives qui sont complexes et
fastidieuses. Malgré les efforts déployés par l’Etat pour l’allégement de ces procédures
administratives, les entrepreneurs considèrent la lourdeur administrative comme l’entrave principale
à la création d’entreprises au Maroc. La totalité des entrepreneurs considèrent que les difficultés
administratives sont plus captivantes après la création de l’entreprise, dans ce sens les principales
contraintes avancées sont :
 La multiplicité des services administratifs caractérisés par un manque de cohérence et de
coordination.
 L’administration reste peu formée ce qui engendre un problème de compétence et de
compatibilité poste/profil.
 Le favoritisme et le clientélisme entravent toute chance d’égalité entre les entreprises
 l’entrepreneur souffre cruellement du manque d’interlocuteur fiable, que ce soit du point de
vue des procédures ou des informations.
 Le manque d’informations claires et fiables : problème d’actualisation des bases des donnés.
D’autre part Les principales contraintes d’ordre juridique avancées par les entrepreneurs sont :
 Le manque de transparence dans la compétition de programme IMTIAZ et la permanence des
rentes et des privilèges.

 Le nouveau cadre contractuel Etat –ANPME :

3
1
2013/2020 Ouverture du programme IMTIAZ sur de nouveaux de financement au profit d’une cible
d’entreprises plus élargie :

 Prise en compte par le programme IMTIAZ de différentes options de financement du projet de


développement de l’entreprise : crédit bancaire, contrat de leasing, autofinancement

 Possibilité de présenter pendant la durée du Cadre Contractuel 2013/2020 un 2ème projet de


développement pour bénéficier d’une deuxième prime IMTIAZ

EDITION SPÉCIALE DU PROGRAMME « IMTIAZ TECHNOLOGIES COVID-19

Dans le cadre de l’appel à projets lancé, ce dimanche 29 mars 2020, par le Ministère de l’Industrie,
du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique, relatif au programme «Imtiaz Technologies Covid-
19» qui appuie les TPME investissant dans la fabrication de produits et équipements permettant de
faire face à la pandémie Covid-19, 42 premiers projets d’investissement ont été reçus et
présélectionnés par Maroc PME, représentant un montant d’investissement global prévisionnel de
137 MDH.

Les activités couvertes par ces projets concernent la fabrication de masques, d’équipement de
protection individuelle (combinaisons médicales, blouses de protection…), de dispositifs médicaux,
ainsi que de gels hydroalcooliques et de produits désinfectants. Ces projets seront évalués sur les
plans technique et financier par un comité mixte composé de représentants de l’Etat, du secteur
privé et d'experts métiers reconnus.

Les projets présélectionnés sont localisés essentiellement dans les régions de Casablanca-Settat ,
Rabat-Salé-Kénitra , Fès-Meknès , Marrakech-Safi , SoussMassa et Tanger-Tétouan-Al Hoceima .
Objectifs :
Le programme « Imtiaz Technologies » soutient financièrement les TPME bénéficiaires, à hauteur de
30% du montant global de l'investissement, plafonné à 10 MDH pour les PME et 1,5 MDH pour les
TPE.

Bilan de clôture : sur le total de 42 projets présélectionnés, le comité de sélection public privé a
approuvé 34 projets d’investissement portés par des TPME pour la fabrication de produits et
d’équipements utilisés dans la lutte contre cette pandémie.

Les projets approuvés bénéficieront d’une subvention à l’investissement de 30% du montant de


l’investissement plafonné à 10 MDH pour les PME et à 1.5 MDH pour les TPE.

3
2
Conclusion
Malgré leur importance, les efforts déployés par l’Etat marocain pour promouvoir l’entrepreneuriat
sont jugés insuffisants. A cet égard, la perception du rôle de l’Etat chez les entrepreneurs est
révélatrice des problèmes que rencontrent les nouvelles générations d’entrepreneurs et
d’entreprises marocains. Leurs principales revendications sont : la levée des obstacles qui entravent
l’entrepreneuriat, l’appui financier, l’encadrement, l’accompagnement et la formation, ce qui
suggère la mise en place d’une politique publique multidimensionnelle concertée et coordonnée,
avec tous les partenaires de l’entreprise. Ainsi, l’Etat Marocain doit :

• Promouvoir une culture entrepreneuriale, en particulier par l’éducation et la formation.

• Garantir des conditions macroéconomiques et générales stables pour soutenir l’environnement


entrepreneurial.

• Garantir la diminution et la simplification des textes et des coûts administratifs qui accablent la
création d’entreprises.

• Intégrer la dimension du développement local dans la promotion de l’entreprenariat via le


renforcement de la régionalisation.

• Prendre en considération les spécificités et les caractéristiques des PME dans les programmes de
soutien en termes de coût et leur aptitude à fournir des résultats mesurables.

3
3
Bibliographie :

 Nezha AMARA et Zahra RAMADAN ; L’entrepreneuriat au Maroc ; page : 3-4-Mohamed


Binkkour ; La promotion de l’entrepreneuriat au Maroc : rôle de l’Etat et perception des
entrepreneurs ; page : 244-250
 Frank Janssen et Bernard Surlemont ; L’entrepreneur : ses caractéristiques et ses motivations ;
chapitre 2-Mohamed Binkkour ; La promotion de l’entrepreneuriat au Maroc : rôle de l’Etat et
perception des entrepreneurs ; page : 250
 Le grand livre de l'entrepreneuriat Sous la direction de Catherine Léger-Jarniou, Paris, 2013,
p271
 Xième Conférence de l’Association Internationale de Management Stratégique «
ACCOMPAGNEMENT
 ENTREPRENEURIAL ET CONSTRUCTION DES FACTEURS CLES DE SUCCES »,
Gérard A.Kokou
 BOUGHANEM. F, « L’entrepreneuriat féminin et son accompagnement : cas de
l’accompagnement par l’ANSEJ des femmes entrepreneurs de la wilaya de Tizi-Ouzou », Thèse
de magister, FSECG-UMMTO, 2008,
 FAYOLLE. A, « Entrepreneuriat, apprendre à entreprendre », Ed Dunod, Paris, 2004, P. 292.
KIZABA.G ; Op cité, P75.
 www.entrepreneuriat.com
 BAZUREAU. F, BOSC. S, CENDRON. J- P, COMBEMACE. P et FAUGERE. J-P, «
Dictionnaire économie et de sciences sociales, Ed Nathan, Paris, 1989, P. 78.
 https://clubjed.ca/avantages-accompagnement-entrepreneurial/
https://www.casainvest.ma/fr/cri
 Jeunesse, entreprenariat et financement au Maroc étude de cas Moukawalati. par mohamed el
makaou,2015
 selon le ministre français 1999 de la recherche et national business incubation association
 Boussetta M.(2013) Entrepreneuriat des Jeunes et Développement de l’Esprit d’Entreprise au
Maroc : l’Expérience de Moukawalati, Rapport de Recherche du FRCIEA N° 54/13

3
4
Table des matières
Plan : ..................................................................................................................................................2
Introduction générale : .......................................................................................................................3
Chapitre 1 : L’accompagnement entrepreneurial : ..............................................................................4
Introduction : ......................................................................................................................................4
Section 1 : Le cadre conceptuel de l’entrepreneuriat ..........................................................................4
L’entrepreneuriat: ..............................................................................................................................4
Définition de l’accompagnement entrepreneurial ...............................................................................6
Section2 : Les fondements d’accompagnement entrepreneurial .........................................................7
Les étapes d’accompagnement entrepreneurial : ................................................................................7
Les objectifs de l’accompagnement :...................................................................................................8
Le rôle de l’accompagnement : ...........................................................................................................8
Outils et mécanismes d’accompagnement entrepreneurial : ...............................................................9
les outils d’accompagnement entrepreneurial : ..................................................................................9
les mécanismes d’accompagnement entrepreneurial :...................................................................... 10
Chapitre 2 : les politiques territoriales d’accompagnement de l’entrepreneuriat .............................. 12
Section 1 : les mesures publiques d’accompagnement de l’entrepreneuriat au Maroc ...................... 12
Les principes institutions dédiées à l’accompagnement de l’entrepreneurial au Maroc : ................... 12
Les programmes dédiés à l’accompagnement de l’entrepreneuriat au Maroc : ................................. 14
L’incubateur de l’entreprenariat : ..................................................................................................... 15
Section 2 : les obstacles rencontrant l’accompagnement de l’entreprenariat et les solutions possibles
pour les dépasser.............................................................................................................................. 16
CHAPITRE 3 : L’EXPÉRIENCE DU PROGRAMME “MOUKAWALATI”. ..................................................... 19
Section 1 : L’expérience MOUKAWALATI ........................................................................................... 19
1- : Objectifs généraux du programme : ........................................................................................ 19
2 : Sélection des jeunes entrepreneurs potentiels : ........................................................................... 19
Conditions d’éligibilité et dispositif financier du programme : ........................................................... 21
Structures de pilotage et de suivi du programme : ............................................................................ 21
L’organisation institutionnelle : ......................................................................................................... 22
L’accompagnement des porteurs de projets :.................................................................................... 23
Résultats globaux du programme : .................................................................................................... 25
Section 2 : programme intégré d’appui et de financement des entreprises et programme IMTIAZ .... 27
1) Programme intégré d’appui et de financement des entreprises .................................................... 28
2. Programme IMTIAZ ....................................................................................................................... 30
Conclusion ........................................................................................................................................ 33
Bibliographie :................................................................................................................................... 34

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