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Troisième Séance
LES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT
(Mise à jour le 20 Novembre 2010)

INTRODUCTION : Transparent / Document 1 p.22 Hachette 2004.


Qu'est-ce que le développement? Un ensemble de performances socio-économiques élevés
mesurées par l'I.D.H....... Lorsque celles-ci sont très élevées, le pays est très développé.
La généralisation des flux planétaires souligne encore mieux le partage du monde entre les Etats riches
très développés, globalement situés au Nord de la « ligne de fracture », et les Etats en développement
situés plutôt au Sud, dont l¶opposition est persistante. Entre ces deux grands ensembles géopolitiques
et géoéconomiques, il existe encore des inégalités de grandes ampleurs malgré la mondialisation.
c
Quels sont les marqueurs de ces inégalités, comment elles évoluent aujourd¶hui ? Cette coupure ne
demande-t-elle pas aujourd¶hui à être affinée, car le monde est devenu plus complexe ?

I-| NORD-SUD, UNE DISTINCTION TOUJOURS D¶ACTUALITE ?


1- Au Nord de la ligne de fracture
- Un ensemble de pays à l'IDH très élevé (0.850 à 1), riches et très développés:
moins de 20% de la population mondiale, un haut niveau de vie plude 40.000 dollars en
moyenne, plus de 80% des échanges matériels et immatériels, produisent 80% du PIB
mondiale, canalisent les principaux flux humains; les Nord assurent la gouvernance mondiale.

2- Au Sud de la ligne de fracture, une pauvreté persistante :


L'IDH est globalement inférieur à 0.800
È| le PIB cumulé des 49 P.M.A, (soit plus de 500 millions d¶habitants), équivaut à celui de
l¶Autriche qui n¶a que 8 millions d¶habitants !
È| Le PIB- ppa/hab est de 470 dollars au Sierra Leone.
È| La grande pauvreté touche une part importante de la population mondiale : 1.2 milliards vivent
en dessous du `  
(1 dollar /jour).
È| De plus, depuis 1990, le revenu moyen a baissé dans 54 pays du Sud ! Donc, une pauvreté
bien persistante et qui se creuse malgré la mondialisation !
Mais la pauvreté humaine ne se réduit pas à la seule pauvreté monétaire.

1-| Quels sont alors les autres visages de la pauvreté humaine?
Prendre en compte la seule richesse ne permet pas d¶évaluer tous les aspects du développement,
notamment les aspects sociaux, c¶est pourquoi le PNUD a mis au point en 1990 l¶
 qui donne une
idée plus juste des contrastes de développement dans le monde. Sur quels critères ?
-| (Document 3 p.51 Magnard ou 5 p.39 Nathan)Les inégalités sanitaires telles que :
l¶encadrement médical, les dépense de santé sont criantes : 92% des victimes du sida sont au
Sud, la tuberculose tue encore 2 millions de personnes par an; le paludisme tue 1 million de
personnes par an d¶où une espérance de vie plus faible dans les Sud que dans les Nord.
-| L¶instruction et la formation demeurent un enjeu majeur qui améliore la capacité de produire.
Malgré des progrès significatifs, 115 millions d¶enfants ne sont pas scolarisés ; 800 millions
d¶adultes sont encore analphabètes dont 2/3 de femmes.

2-| Mais le pire, c¶est l¶ampleur des inégalités sociales et spatiales, obstacle majeur au
développement :
Parmi les inégalités sociales :
-| Les inégalités excessives de revenus (très riches et .. très pauvres) constituent un frein
majeur au développement : le faible effectif de la classe moyenne réduit le marché de
consommation intérieur, ce qui freine les investissements productifs.
-| L¶inégalité d¶instruction entre les hommes et les femmes est trop forte et incompatible avec le
développement : la scolarisation plus systématique des filles aurait de nombreuses
conséquences positives : réduction de la fécondité, créativité, revenu supplémentaire,
meilleure alimentation, meilleure santé pour elles et leurs enfants.
Le poids des inégalités spatiales :
-| entre les régions (le cas du Brésil),
-| les villes et les campagnes,
-| à l¶intérieur même de l¶espace urbain le á     á 
est visible(développement mal
réparti entre les hommes et les territoires).

II-| QUELS SONT LES OBSTACLES DE FOND AU DEVELOPPEMENT ?


1-| Un profond malaise interne, en matière de choix politique et de société.
-| Le développement est un problème de choix politique qui exige d¶investir mais aussi arbitrer
entre les urgences et les perspectives à long terme. Que choisir entre la santé, l¶éducation, qui


sont des domaines productifs mais qui améliorent la capacité des hommes à produire sur le
long terme et les autres secteurs répondant à l'urgence ?
Résultat, compte tenu des besoins énormes dans tous les secteurs on se limite à un
saupoudrage des investissements qui deviennent très rapidement improductifs !
-| Le développement passe aussi par la maîtrise de la croissance démographique dans des pays
en pleine
`
  á   , ce qui suppose la réduction de la natalité qui permettrait


d¶investir davantage, mais celle-ci suppose d¶autres mesures, telles que l¶éducation des filles,
l¶interdiction du travail des enfants, la lutte contre le chômage .
-| Par ailleurs, en dépit des tenants du libéralisme, le rôle de l¶Etat devrait rester déterminant,


pour la mise en place d¶infrastructures de bases et le soutien aux entreprises, comme ce fut le
cas dans les NPI donc la nécessité d'un certain protectionnisme.
-| Mais surtout, il y a trop de pays déliquescents dans lesquels la corruption de l¶appareil de
l¶Etat et la confiscation de la richesse nationale par les dirigeants paralysent le fonctionnement
de l¶économie. Dès lors, la démocratie devient une condition pour le développement : les
populations ne participent aux efforts exigés par les choix de développement que si elles
bénéficient en retour d¶un minimum de justice sociale.

2-| Le malaise est aussi interne en matière de choix économique : Que faut-il produire et
comment ?
-| L¶agriculture devrait rester une priorité pour le développement, lorsque la population en
dépend à plus de 70%, par une faible dose de progrès technique afin de permettre aux plus
pauvres d¶améliorer leur faible productivité. Car une modernisation trop rapide fait basculer
les paysans dans la dépendance des FTN et crée du chômage rural.
-| Faire de l¶industrie le moteur du développement ? pose aussi d¶importants défis comme la
formation et la qualification de la main d¶œuvre !
-|
3-| Comment réduire la dépendance économique et s¶insérer dans la mondialisation ?
-| Le Sud tient une place trop faible dans le commerce mondial du fait qu¶il se cantonne dans la
monoculture, se concurrence sur les différents marchés et ne maîtrise pas le cours de ses
produits exportés, trop faiblement rémunérés, excepté le pétrole.
-| A cela s¶ajoute la concurrence inégale des pays du Nord qui subventionnent leurs exportations
et mettent en place des protections douanières occultes sous forme de  á `  
 .
-| La situation financière est préoccupante pour les Sud : ils subissent la volatilité et le choix
sélectif des IDE ; certains souffrent d¶un endettement paralysant en dollar et doivent se plier
aux exigences du FMI.
-| Pourtant, certains pays du Sud sont parvenus à entrer dans la mondialisation en diversifiant
leur économie, en se modernisant, et ainsi ils parviennent à s¶opposer aux projets des pays du
Nord, comme ce fut le cas à la conférence de l¶OMC à Cancun en 2003 par le G 23 sur la
libéralisation des productions agricoles.
III-| D¶OU UN SUD DE PLUS EN PLUS HETEROGENE :
1-| Les pays émergents : Documenttransparent.
-| Deux géants incontestables :
È| La Chine dispose des atouts pour devenir une très grande puissance : elle dispose d¶un marché
de consommation considérable, d¶une main d¶œuvre inépuisable et bon marché, d¶un IDH en
progression. Mais la forte croissance a aggravé les inégalités sociales et spatiales entre le
littoral et l¶intérieur et la démocratie est toujours absente.
È| L¶Union indienne a fait des progrès remarquables dans l¶agriculture, l¶industrie, l¶atome et les
services mais reste une puissance pauvre  .pesanteurs culturelles !
-| Les progrès des autres pays émergents :
È| Par leur poids démographique, leur tissu industriel le Brésil, le Mexique, l¶Argentine, le Chili
s¶ouvrent à la compétition internationale et accueillent des IDE. Mais de fortes inégalités
sociales et spatiales persistent.

2-| Les Tigres :


La spirale de croissance touche maintenant en Asie la Thaïlande, la Malaisie, l¶Indonésie, les
Philippines, la Tunisie, qui sont les nouveaux pays ateliers visant l¶exportation. Mais aussi
l¶Afrique du Sud.

3-| Les pays rentiers.


Les Pétromonarchies du golfe persique bénéficient d¶une source de revenus importante. Mais
conservatrices et peu peuplées elles présentent un grand décalage entre revenus et autres
composantes de l¶IDH.

4-| Les PMA :


-| Ce sont des pays trop peu peuplés, enclavés, ayant peu de ressources naturelles ; le chaos
politique compromet aussi tout développement.
-| Les disparités entre les continents se creusent : si l¶Asie du Sud abrite encore un grand nombre
de pauvres des progrès significatifs sont accomplis ; à l¶inverse l¶Afrique noire connaît une
paupérisation absolue : dépendance alimentaire accrue, ravage du sida et des guerres civiles,


poids minime et déclinant dans le commerce mondial, le commerce extérieur reste typique du
sous-développement .Le seul continent à réunir la pauvreté du monde sur son sol : 22 PMA.

CONCLUSION
Malgré ce sombre bilan, la pauvreté est partout en recul dont la preuve la plus tangible est
l¶extrême diversité des Sud!
Par ailleurs des statistiques attestent le recul du sous développement : 22 PMA en 2008 contre 49
en 1990, la progression de lµIDH mondial (0.722 en 2000 ; 0.756 en 2009), autant de preuves que


la mondialisation est porteuse de développement, de progrès ! Cependant le système reste
perfectible, ..car il n'existe plus de modèle de développement concurrent.
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Séance n°4
Y-A-T-IL D¶AUTRES LOGIQUES D¶ORGANISATION DE L¶ESPACE EN DEHORS
DE LA MONDIALISATION ?

INTRODUCTION : Document p.45 H 2008


Mise en œuvre depuis la colonisation par l¶Europe, les avancées de la mondialisation
impulsées par les Etats-Unis depuis la fin de la guerre sont incontestables (N.P.I, Pays
émergents .I.D.H mondial en progression, régression du nombre des PMA ).
Malgré tout, cinq siècles plus tard,le processus de mondialisation, est loin de s¶imposer
partout sur la planète au regard des résistances qui se développent et du grand nombre de
PMA existant encore et entre autres ..
c : Quels sont les freins et les limites de la mondialisation dans son
processus actuel? N¶y-a-t-il pas des solutions alternatives (solutions intermédiaires) pour tenterde
surmonter ses contradictions ?(de mieux intégrer l¶ensemble de la planète)

I-| QUELS SONT LES FREINS ET LES LIMITES DE LA


MONDIALISATION ?
Le phénomène se heurte aujourd¶hui à divers obstacles parmi lesquels:
-| L¶exclusion sociale (= les freins) :
La grande pauvreté prive une part importante de l¶humanité, soit plus de60 %, du
progrès matériel et social : cette population ne dispose que de 5% des biens et des
services consommés dans le monde car vit avec < 2 dollars/jour.
-| Par ailleurs, 25% de l¶humanité vit dans des  `  ` sans accès aux moyens
de transport moderne, sans électricité, sans accès aux techniques moderne de
communication, on parle de  
 á  pour désigner cette situation.
Dès lors ces régions et ces populations n¶intéressent personne, ni les FTN, ni les IDE et ne
tirent aucun avantage de la mondialisation :( village malien de la région de Kayes isolé du
monde)
-| En outre, la mondialisation est sélective spatialement et aussi socialement : Aux Nord,
les `
 `  `et aux Sud les `
 ` 
`Par ailleurs, son
impact sur l¶emploi est négatif dans les pays du Nord du fait des délocalisations, mais
aussi dans certains pays du Sud vu les difficultés qu¶éprouve l¶appareil productif local
à faire face à la concurrence des pays du Nord. La mondialisation produit donc de
l¶exclusion tant aux Nord qu¶aux Sud!

1-| Les oppositions culturelles (= les limites) :


Au plan culturel, la mondialisation fait planer des menaces d¶uniformisation fondées
sur :l¶économie de marché, la démocratie et s¶accompagne de l¶affaiblissement du rôle des
Etats et du recul de l¶Etat-nation.D¶où le renforcement des identités culturelles qui
souvent opposent des communautés et débouchent soit sur des luttes nationalistes armées
(Pays Basques, Kurdistan) soit sur des guerres civiles entre ethnies de religion différentes :
Côte d¶ivoire, Soudan, Nigeria, Inde, Indonésie, Philippines, Palestine.

2-| La menace sur l¶environnement (= les limites) : (empreinte écologique).


Le modèle de  ``  
`
du Nord (production de masse de biens diversifiés et innovants), trop
gourmand en ressources naturelles, ne peut s¶étendre au reste de la planète dans le cadre de la mondialisation, au
risque de détruire 70% des  ``
á ` ( `
  `` 
  `
`
`á   de la
planète d¶ici à 2030-2040 ! Sans parler des changements climatiques qu¶il entraîne !
II-| QUELLES SONT LES FORCES QUI S¶OPPOSENT A LA
MONDIALISATION DANS SA FORME ACTUELLE?
Face aux menaces d¶uniformisation culturelle dont elle est porteuse, face aux risques
environnementaux et au recul sociaux dont on la crédite, la mondialisation suscite des
oppositions actives et variées, ainsi :

1-| La résistance Etatique à la mondialisation


-| La libéralisation du commerce des produits agricoles, des services et de la culture
provoque des réticences même dans les Nord ainsi en Europe : la France met en avant
le principe de « l¶exception culturelle », j  `   
  `
`
 
`
 ` 
 . Mais aussi dans les Sud, c¶est ainsi qu¶à Cancun en Septembre
2003, le G.23 conduit par le Brésil, la Chine et l¶Inde s¶oppose à la libéralisation des
produits agricoles car ceux du Nord sont subventionnés à l¶exportation, et pas les
leurs! Donc ils demandent un traitement différent.
-| La résistance aussi sous la forme des regroupements économiques régionaux ....
traduisent la peur de la mondialisation et en même temps, le besoin de s¶ouvrir aux
marchés de plus en plus vastes, donc le besoin de la mondialisation !

2-| La résistance de la société civile, à travers la galaxie alter-mondialiste.


Des mouvements Transnationaux désignés globalement : alter-mondialistes, agissent en
utilisant les mêmes moyens que ceux de la mondialisation en construisant des solidarités
planétaires. Ils se constituent en dehors des Etats et des institutions officielles et
interviennent dans des domaines où les carences sont graves comme l¶alimentation, la
santé, les conflits ; mais les actions sont aussi militantes afin de faire pression sur les
acteurs de la mondialisation,comme en témoigne le document 3 p.77. Dans cette galaxie
nous retrouvons :
È| Des associations syndicales (José Bové)
È| Des mouvements écologistes, citoyens, paysans
È| Des mouvements de contestations globales
È| Des ONG humanitaires et de développement, actifs et efficaces
Mais sa grande hétérogénéité nuit à sa crédibilité et à son efficacité ..

III-| ALORS EXISTE-T-IL DES ALTERNATIVES A LA MONDIA-


LISATION ACTUELLE ? PEUT-ON L¶ENCADRER ET
L¶INFLECHIR ?
1-| La création d¶une Gouvernance mondiale » ?
C¶est-à-dire une institution internationale qui pourraient travailler dans l¶intérêt de la planète
pour la paix et le bien-être de l¶humanité. Ce projet très séduisant reste utopique car aucune
institution : O.N.U, O.M.C, F.M.I n¶est capable d¶assumer une fonction de gouvernance dans
un monde de plus en plus multipolaire........! Malgré certains progrès comme le CPI j    


   siégeant à la Haye.

2-| La création de groupements économiques régionaux ?


-| L¶association d¶Etats géographiquement proches, économiquement interdépendants et
ayant souvent des liens culturels apparaît comme une solution alternative et viable
pour affronter la mondialisation ......( `

-| Cependant, nombre d¶entre elles sont des « coquilles vides = la C.E.I, la
C.E.M.A.C »« « la plus élaborée est l¶U-E qui n¶est pas seulement une zone de libre-
échange mais construit une véritable Union politique avec la mise en œuvre du « mini
traité européen de Lisbonne »!

3-| Existe-t-il un modèle de substitution ?


-| Le seul modèle global qui ait tenté de concurrencer la mondialisation est le « á 
  
 » mais en dépit de ses 70 ans en URSS et ses 61 ans en Chine, il n¶a pas
su convaincre et s¶imposer ..
-| Par ailleurs, les forces qui contestent la mondialisation sont chacune cantonnées dans
un champ bien précis : le commerce, la finance, l¶écologie .les droits de l¶Homme...
Mais il n¶existe aucun projet global offrant une alternative réelle à la mondialisation
actuelle si ce n¶est des réorientations sans conviction.
-| En revanche, la solution la plus crédible est celle du ]

!"« c¶est-à-dire un développement qui satisfait les besoins des
générations présentes sans compromettre ceux des générations futures » !
Notion qui repose sur « trois piliers » c¶est-à-dire trois objectifs fondamentaux et
interdépendants :
È| Continuez à produire des richesses pour satisfaire les besoins des populations
mondiales (    á 
È| Mais veillez à réduire les inégalités à travers le monde ( ` 
È| Et tout cela sans dégrader l¶environnement que les générations futures recevront en
héritagej    á 

-| Mais le D.D reste à construire malgré des avancées significatives telle que : le
«Grenelle de l¶Environnement» : (« « « .) Car partout les aspirations au
développement et à la consommation restent fortes et le gaspillage et la pollution
continuent ! Cependant la mondialisation met en place des instances internationales
qui contribuent à gérer et prévenir les problèmes planétaires.

CONCLUSION
La crise financière que nous avons connu démontre que l'on peut encadrer la mondialisation par de
nouvelles règles et par ailleurs l'infléchir sous l'influence du réchauffement climatique, vers le
développement durable!
Mais l¶absence de substitut global fait de la mondialisation dans sa forme actuelle un processus
irréversible quand bien même elle serait tempérer par les regroupements régionaux qui répondent
eux aussi à un besoin d¶échange ! Toutefois, un espoir est en train de naître : des initiatives
nationales et citoyennes de mise en œuvre d¶une vraie politique de Développement Durable voient
le jour : « le Grenelle de l¶Environnement » !