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Université Sultan Moulay Slimane

Ecole Nationale des Sciences Appliquées


Béni Mellal

Département Mecatronique
Année Universitaire : 2021/2022

Electronique Analogique

• Filière : TDI – 1ème année – S3


• Elément : TDI1.3 / Electronique Analogique
• Présenté par : Pr. Soukaina ESSAGHIR

Les machines électriques 1


Plan de cours

Partie 1: Electronique Analogique


 Chapitre I : Circuits à amplificateurs;
 Chapitre II : Amplificateur opérationnel / Filtres analogiques;
 Chapitre III : Contre réaction;
 Chapitre III : Oscillateurs non sinusoïdaux;
 Chapitre VI : Convertisseurs analogique/numérique et
numérique/analogique
*
Partie 2 : Electronique Numérique
 Chapitre I : Rappel ( Base de numération, Algèbre de Boole,
Codage )
 Chapitre II : Logique Combinatoire
 Chapitre III : Logique Séquentielle Circuits Programmables
 Chapitre IV : Circuits Programmables

Les machines électriques


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Rappel et initiation Electronique Analogique
I. Généralités
1. Diviseur de tension

Le diviseur de tension est le montage de base de l’électronique analogique. Ce montage permet de simplifier
considérablement les calculs. Cependant, l’application de cette méthode n’est valable que lorsque les deux
résistances (respectivement impédances), sont parcourues par la même valeur de l’intensité.

En fait, on s'affranchit des courants dans la formulation, ce qui revient implicitement à diminuer le nombre
d'inconnues, donc d'équations du problème. On arrive ainsi beaucoup plus vite et plus sûrement à le résoudre.

Prenons cet exemple avec les valeurs suivantes :


Rappel et initiation Electronique Analogique
2. Diviseur de courant

Le diviseur de courant est appliqué lorsque deux résistances (respectivement impédances), sont connectées en
parallèle et alimentées par un générateur de courant, et soumises toutes les deux à la même tension.
Rappel et initiation Electronique Analogique
Rappel et initiation Electronique Analogique

3. Lois de Kirchhoff
a. Lois des noeuds

C ’est une conséquence de la conservation de la charge électrique.


La somme des courants qui arrivent à un noeud est égale à la somme des courants qui en repartent.
Rappel et initiation Electronique Analogique
Rappel et initiation Electronique Analogique

b. Lois des mailles

La somme des tensions aux bornes des différentes branches d’une maille parcourue dans un sens déterminé
est nulle.
Rappel et initiation Electronique Analogique
Rappel et initiation Electronique Analogique

4. Théorème de Thévenin
Tout circuit à deux bornes (ou dipôle) linéaire, constitué de résistances, de sources de tension et de sources de
courant est équivalent à une résistance unique Rth en série avec une source de tension idéale Eth.

Eth = V La tension à vide (en enlevant la charge)


Rth = RAB En absence des tensions et courants fournies par les sources non-liées ( remplacement des
sources de tension non-liées par un fil et les sources de courant non-liées par un circuit ouvert)
Rappel et initiation Electronique Analogique

4. Théorème de Thévenin
Rappel et initiation Electronique Analogique

5. Théorème de Norton
L’ensemble du circuit se trouvant à gauche des deux nœuds A et B peut être remplacé par un générateur de
courant et une résistance interne .

IN = Icc La tension à vide (en enlevant la charge)


RN = RAB Lorsque l’on court circuite les bornes A et B en absence des tensions et courants fournies par les
sources non-liées ( remplacement des sources de tension non-liées par un fil et les sources de courant non-
liées par un circuit ouvert)
Rappel et initiation Electronique Analogique
6. Théorème de superposition.
Soit un circuit linéaire comportant plusieurs sources autonomes de tension et de courant. Le courant dans une
branche (ou la tension aux bornes d'une branche) est égal à la somme algébrique des courants (ou des
tensions) produits séparément par chaque source autonome, toutes les autres sources autonomes étant
éteintes.

Définition: Un générateur de courant ou de tension est dit "source autonome" si sa f.e.m. ou son courant
électromoteur sont indépendants des autres grandeurs du circuit. Dans le cas contraire, la source est dite liée.
Rappel et initiation Electronique Analogique
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7. Théorème de Millman.
Rappel et initiation Electronique Analogique
Rappel et initiation Electronique Analogique
Rappel et initiation Electronique Analogique
Rappel et initiation Electronique Analogique
I. Introduction
1. Définition

L'amplificateur opérationnel est un composant actif (il est réalisé à partir de transistors). Pour fonctionner, il doit
être polarisé à l'aide de deux tensions opposées (+VCC et – VCC).
L'AO est un circuit intégré monolithique (homogène). Il est constitué de trois parties :

- Un amplificateur différentiel : il amplifie la différence des tensions d'entrées.


- Un amplificateur intermédiaire : c'est un amplificateur de tension dont le gain est assez important.
- Un amplificateur de sortie : c'est un amplificateur de puissance. Le signal amplifié à la sortie est sous une
faible résistance.

2. Modélisation de l’amplificateur opérationnel


Rappel et initiation Electronique Analogique

Suivant le montage réalisé, il peut fonctionner en amplificateur (Régime linéaire) ou en comparateur (Régime non
linéaire ou zone de saturation).

Dans la pratique, l'amplificateur opérationnel utilisé comme amplificateur est toujours associé à d'autres
composants (résistances, capacités,…).
Rappel et initiation Electronique Analogique

Exemple : µA 741 : Il est sous forme d'un circuit intégré à 8 pattes.


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II. Régime Linéaire
Rappel et initiation Electronique Analogique

2. Utilisation de l’entrée non inverseuse


A. Montage multiplicateur

Le signal à amplifier est appliqué sur l’entrée +. Pour diminuer l’influence des courants d’entrée, on ajoute sur cette entrée une
résistance R0 = R1 // R2. Avec un amplificateur idéal, il est inutile de la prendre en compte puisque le courant qui la traverse est
nul. On a donc : V+ = VE.
Comme la réaction est négative, on peut écrire que : V+ = V– =VA
Le courant d’entrée étant négligeable, l’application du théorème de Millman au point A donne :

Le gain est positif et toujours supérieur à 1.


Avec un amplificateur opérationnel idéal l’impédance d’entrée du montage est infinie.
Si la tension d’entrée VE est trop grande, il y aura saturation de la sortie : la relation précédente n’est valable que si VS <
VSat.
La fréquence du signal d’entrée doit être inférieure à une fréquence limite qui est fonction du gain. Par exemple avec un
amplificateur de produit gain-bande passante égal à 20 MHz, et un rapport R2/R1 égal à 100, la fréquence de coupure sera
voisine de 200 kHz
Rappel et initiation Electronique Analogique
B. Montage suiveur
La sortie est reliée à l’entrée inverseuse. Comme  = V+ – V– = 0, VE = V+ = V–
VS = VE : le gain est unitaire.

En première analyse ce montage ne présente aucun intérêt


mais on constate que son impédance d’entrée ZE est très
grande et son impédance de sortie ZS très faible. La sortie ne
prélevant aucune puissance sur le circuit d’entrée ne perturbe
pas celui-ci.
Ce montage constitue un adaptateur d’impédance de gain
unité.
Rappel et initiation Electronique Analogique

2. Utilisation de l’entrée inverseuse


A. Montage multiplicateur

Pour compenser les effets des courants d’entrée, on relie l’entrée non inverseuse à la masse par une résistance
R3 = R1 // R2. Le courant qui circule dans cette résistance étant très faible, le potentiel de l’entrée + est celui de la
masse. Le potentiel du point A est également nul car V+ = V– , mais l’impédance entre le point A et la masse n’est
pas nulle. On dit que ce point est une masse virtuelle.

I1 = (VA – VS)/R2 I0 = (VE – VA)/R1


Le courant vers l’entrée – est nul donc : I0 = I1
Comme VA = V+ = 0, on tire : I0 = VE/R1 = – VS/R2 

Le gain est négatif. Il y a un déphasage de  entre


l’entrée et la sortie en régime sinusoïdal.
Le courant d’entrée du montage étant I0, l’impédance
d’entrée est égale à R1.
Le gain est négatif. Il y a un déphasage de 
entre l’entrée et la sortie en régime sinusoïdal.
Le courant d’entrée du montage étant I0,
l’impédance entrée est égale à R1.
Rappel et initiation Electronique Analogique
B. Sommateur

Si l’amplificateur opérationnel est idéal le courant dans RP est nul et V– = V+ = 0

En choisissant R1 = R2 = R0, on obtient VS = – (V1 + V2).


Toujours pour compenser les effets des courants d’entrée, il est conseillé de relier l’entrée non inverseuse à la
masse par une résistance RP = (R0 // R1 // R2).
Ce montage est souvent utilisé comme « mélangeur » de signaux
Rappel et initiation Electronique Analogique
C. Intégrateur idéal

Le signal d’entrée est VE(t). Dans le modèle idéal, VA = 0 ; donc : i(t) = VE(t)/R

En fait, ce montage ne fonctionne pas correctement : le faible courant d’entrée de l’amplificateur produit dans
R une chute de tension qui est elle aussi intégrée : la sortie se sature car le condensateur reste chargé. Pour
obtenir une intégration satisfaisante, on peut placer une résistance R’ en parallèle sur C afin de permettre
l’écoulement de son courant de décharge. Cette résistance doit être assez grande pour ne pas perturber
l’intégrateur mais pas trop pour pouvoir jouer son rôle. En pratique on prend R’  10.R.
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D. Dérivateur idéal

Par permutation du condensateur et de la résistance, on obtient un dérivateur.

La tension de sortie est proportionnelle à la dérivée de la tension d’entrée. En pratique, R et C sont choisis en
fonction de la fréquence du signal pour obtenir un gain compris entre 0,1 et 10. Ce montage est insensible à la
dérive mais il a tendance à osciller en haute fréquence. Pour y remédier, on peut placer une résistance R’ en
série avec le condensateur (R’ < R/10) qui limitera le gain aux fréquences élevées et donc les possibilités
d’oscillation.
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E. Convertisseur tension-courant
On utilise le fait que les courants qui circulent dans la résistance R et dans une charge, placée entre A et la
sortie, sont identiques. VA = 0  I = VE /R.
Ce courant est donc indépendant de la nature et de la valeur de
l’impédance de la charge. Le montage est équivalent à un
générateur de courant commandé par une tension. La réalisation
pratique d’un tel convertisseur s’écarte souvent de ce schéma de
principe car le courant de sortie de l’amplificateur opérationnel
est limité.
Pour ce montage, nommé source de Howland, montrer que si les
4 résistances R sont égales, le courant dans la charge est égal à :
I = – VE /R

F. Convertisseur courant-tension
On relie le point A à un générateur de courant d’intensité I. On a donc :
VS = – R.I
Le montage se comporte en générateur de tension commandé par un
courant.
Un tel montage peut être utilisé pour amplifier le courant d’une
photodiode.
Rappel et initiation Electronique Analogique
3. Amplificateur différentiel

A cause des problèmes de saturation il est impossible d’utiliser directement un amplificateur opérationnel comme
amplificateur différentiel. On utilise souvent le montage de la figure 16, comme il n’y a pas de courant prélevé par
l’entrée non inverseuse, R1 et R2 constituent un diviseur de tension idéal pour la tension V2 : I0 = V2 /(R1 + R2).

Les impédances vues par les deux générateurs sont égales à R1 + R2.
Rappel et initiation Electronique Analogique

III. L’amplificateur opérationnel en régime de saturation


1. Comparateur simple
Rappel et initiation Electronique Analogique
Plan de cours

Partie 1: Electronique Analogique


 Chapitre I : Circuits à amplificateurs;
 Chapitre II : Amplificateur opérationnel / Filtres analogiques;
 Chapitre III : Contre réaction;
 Chapitre III : Oscillateurs non sinusoïdaux;
 Chapitre VI : Convertisseurs analogique/numérique et
numérique/analogique
*
Partie 2 : Electronique Numérique
 Chapitre I : Rappel ( Base de numération, Algèbre de Boole,
Codage )
 Chapitre II : Logique Combinatoire
 Chapitre III : Logique Séquentielle Circuits Programmables
 Chapitre IV : Circuits Programmables

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